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 Constantin Lamiad

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Personnage RP
Faction : Justice
Rang : Juriste
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Messages : 31
Crédits : Moritatsubaki

MessageSujet: Constantin Lamiad   Mer 11 Mai 2016, 02:49
Registre Galactique des espèces
CONSTANTIN LAMIAD
Informations primaires

Sexe : Mâle
Race : Humain
Âge : 44 ans
Faction :
Poste / Grade : Juriste
Parenté : Henri Lamiad (Père-Vivant), Thérèse Lamiad (Mère-Vivante), Paul Lamiad (Frère-Vivant, Marié), Lucie née Lamiad/ Épouse Valette (Soeur-Vivante,Mariée), Lauren Carter (Ex-épouse-Vivante), Victoire Lamiad (Fille-Décédée)
Situation maritale : Divorcé
Planète d'origine : Terre

Histoire


2159-2178

Je suis né en 2159 dans la commune de St Germain de Tallevande la Lande Vaumont, petite bourgade tranquille situé dans l'Ouest de la France sur la planète Terre.
Il n'y a guère de choses à dire sur l'endroit. Peu connu, éloigné des principaux axes et villes, ressemblant beaucoup aux autres bocages et milieux ruraux Français, ce village n'est donc guère propice à l'amusement de la jeunesse.
Bien sûr, cette partie de la Normandie n'est pas non plus désagréable avec ses prés verdoyants, ses zones fleuries, ses lacs paisibles et sa flore diversifié. J'en garde plusieurs bons souvenirs à la fois d'innocence, d'insolence, de débauche et de romantisme.

Mon père est un notaire reconnu dans la région, honnête, droit, avec une vision idéaliste de son métier. « La loi est la seule chose qui permet de mettre les hommes à égalité, aux yeux de la justice chaque vie à de la valeur », c'est sa devise, gravé sur la pierre encadrant la porte de son office.
Il avait eu une courte carrière au sein de l'armée en tant qu'officier avant de se tourner vers le droit pour je ne sais quelle raison. C'est également un fervent catholique, s'imposer un jeûne ou aller à l'église chaque semaine est une chose naturelle chez lui, tout comme respecter à la lettre les paroles prêcher par la Bible : aimer et aider son prochain, donner aux pauvres etc...
Maman, elle est simple femme au foyer, le salaire de mon géniteur étant suffisamment élevé pour subvenir aux besoins familiaux elle stoppa rapidement son travail de docteur au sein de l'armée après avoir eu mon frère Paul.
Enfin « arrêter » est un bien grand mot, elle continue à offrir des soins gratuitement au voisinage, participe à de nombreuses œuvres caritatives tout en se concentrant sur notre éducation. Ma mère est une personne aux goûts simples, aimante, attentionnée, dévouée à chaque cause, à l'écoute de quiconque à besoin d'aide, il est difficile de la haïr.

C'est donc dans cet environnement propice que j'ai grandi. Mon enfance fut plutôt joyeuse, mon frère était l'aîné de deux ans tandis que Lucie, la cadette avait deux ans de moins que moi.
Jeune j'étais beaucoup plus proche de mon grand frère avec qui j'ai fais les quatre cents coups, j'aimais ma sœur bien évidemment mais nous n'avions pas vraiment les mêmes centres d'intérêts. Cela ne nous empêchait pas de nous amuser parfois tout les trois à faire une cabane ou à toutes autres activités enfantines.
Mes parents n'étaient pas en reste, je me souviens des longues séances de pêches à bord d'une barque, sur les étangs sauvages de la commune. Maître Lamiad, mon frère et moi même sur l'embarcation, patientant aussi silencieusement que des gamins excités à l'idée d'attraper quoi que ce soit. Ma mère et Lucie, flânaient à l'ombre des saules, lisant, discutant, parfois nous encourageant ou plus simplement faisaient un bain de soleil.

Mais la vie d'un jeune garçon n'est pas faite que de frivolités et d'amusements. A côté il y avait aussi l'école qui ne fut pas vraiment une partie de plaisir. Loin d'avoir un comportement exemplaire lors de mes premières années d'apprentissage, je n'étais pas non plus détestable, on peut dire que j'étais dans la moyenne. Pourtant j'avais énormément de facilité, en cause une excellente mémoire visuelle et une capacité à emmagasiner tout ce que j'entendais. Cela avait le don d'irriter mes enseignants que de ne pas me voir utiliser mon plein potentiel. Plus ils s'exaspéraient plus je prenais de plaisir. Au fur et à mesure que les années s'écoulèrent je commençais à devenir le mouton noir de la classe. Au primaire ce n'était pas grand chose, simplement tenir tête, ne pas écouter, bavarder, glisser des mensonges ci et là, intimider les plus petits ou sécher les cours.

Au collège, on commence à rêver d'indépendance, j'arrivais dans la cour des grands. Je pouvais compter sur mon frère qui était loin d'être sans reproche. Lui aussi filer un mauvais coton et je suivais cette voie identique. Certains me croyaient incapable de me défendre, la cause à Paul qui me couvait un peu trop. Peut-être mon air soigneusement travaillé de condescendance mondaine ajouté à mon attitude désinvolte donnait l'impression de pouvoir me sous-estimer mais plus d'un de mes camarades de classe a été surpris de se retrouver à mordre la poussière après m'avoir provoqué.
Je savais aussi bien régler mes différents par la bagarre que par les mots, ce dernier trait hérité de mon père. Même si bien sûr je préférais le plus souvent cogner. C'est aussi l'époque ou j'ai fumé mes premières cigarettes et bu mes premières canettes de bières le plus souvent acheté par les aînés.
En 2170, Paul nous fût retiré, son fœtus ayant été exposé à l'élément zéro, il était maintenant en âge de recevoir son implant biotique, c'est un L2 qui lui fut implanté. Il partit ensuite pour Vancouver ou il suivit une éducation dans une école spécialisé lui permettant d'apprendre à magner ses pouvoirs biotiques et à s'intégrer dans la société, les biotiques n'étant pas toujours bien vu dans celle-ci.
Le départ de mon frère a été plutôt brutal, créant un grand vide lors de mon adolescence. Durant les dix années qui suivirent nous ne pouvions le voir deux à trois fois par an au grand maximum.
J'avais donc reporté mon attention sur ma sœur, la protégeant comme mon aîné l'avait fait pour moi. J'ai souvent tenté de l'entraîner sur la même pente que moi, sans aucun succès. C'était elle qui relevait le niveau de notre fratrie.

A la maison, les choses se compliquaient, mes parents n'aimaient guère mon attitude rebelle et me l'ont fait savoir, souvent privé et puni, cela ne m'avait jamais empêché de récidiver. Les clashs survenaient surtout avec Maître Lamiad qui devenait toujours plus sévère et strict à mon encontre.
Au lycée j'ai découvert la drogue qui m'offrait un échappatoire à tout mes problèmes, doublé à l'alcool, ma vie partait vraiment en couille. J'ai redoublé et été renvoyé de plusieurs établissements, majoritairement pour mauvais comportement. Je traînais souvent dans un squat ou l'on échangeait nos problèmes, fumaient tout ce qui nous passaient sous la main et baisaient sans retenue. J'ai collectionné les petites amies, couchant avec elle pour satisfaire mes besoins sexuels avant de les laisser seules sans aucune vergogne. Mon père excédait par mon comportement décida alors de m'envoyer en maison de redressement, j'y resta enfermé un an afin de bien comprendre l'étendue de toute mes conneries. J'y obtins mon baccalauréat, je réussis à me débarrasser de mes problèmes de drogues et d'alcools, bien que cela ne m'empêche pas d'apprécier un bon verre de spiritueux ou une simple lager.
J'arrêtai de me battre avec mes poings et utilisé un moyen plus civilisé, comme la parole. Mon comportement avait donc évolué, je ne cherchai plus autant la confrontation. J'avais toujours des défauts, le centre de correction ne faisait pas de miracles.
On me laissa le choix de mes études. Je décidai de me tourner vers le droit et parti en Angleterre en 2178 à l'Université d'Oxford.
Je voulais m'éloigner le plus possible de St Germain et de mon père quitte à ne plus voir ma famille, je gardais contact avec ma mère, Paul et Lucie. Maître Lamiad était la seule personne dont je ne voulais rien entendre.

2178-2182

A l'Université je me fis rapidement des amis, tout en me concentrant sur mes études. Cela ne m'empêchait pas de faire la fête bien qu'avec modération. J'étais décrit comme la personne qui pouvait être la plus haïssable tout en étant la plus appréciable du campus, l'emmerdeur qui détestait les emmerdeurs. J'avais toujours cette haute estime de moi même. C'est également à Oxford que j'ai rencontré Lauren, c'était la fille idéale, l'esprit vif, intelligente, drôle, un joli visage. Bref le genre de personne à vous redonner goût à la vie. Elle avait cette force intérieure qui la magnifiait.
A chaque fois qu'elle se trouvait à côté de moi, j'étais incapable de prononcer le moindre mot, moi la grande gueule, celui qui vomit sa logorrhée verbale sans jamais faillir. Je devenais un crétin. Nous eûmes l'occasion d'apprendre à nous connaître lors d'une journée inter-universitaire. Chaque institution de l'université avait choisi trois personnes pour représenter l'école. Je faisais donc parti de cette délégation représentant les Sciences Humaines, Lauren représenter la division Mathématiques d'Oxford. Les débuts furent timides, elle avait l'air aussi malhabile que moi. On parlait de tout et de rien, mais surtout de rien. Un soir, l'alcool aidant je me suis lancé à l'eau. Le lendemain matin, lorsque mon réveil m'a tiré des bras de Morphée pour retrouver Lauren lovée dans les miens, je me souviens avoir été l'imbécile le plus heureux de cette galaxie.

J'ai également pratiqué plusieurs sports à l'académie sur mon temps libre : escrime, tir, athlétisme, self défense, escalade. Activités que je continue de pratiquer hebdomadairement si mon emploi du temps me le permet.
Au bout de cinq formidables années, je fus diplômé de la Faculté de Droit de l'Université d'Oxford et sorti major de ma promotion en l'an 2182. J'avais travaillé au sein de plusieurs grands cabinets d'avocats durant mon cursus et bénéficié d'une certaine notoriété suite aux recommandations de mes Maîtres de stages.

2182-2186

Lauren reçu une offre d'emploi en tant que Chef de Projet chez Kassa Fabrication dans l'une de leur filiale Londonienne, pour ma part j'avais déjà signé une offre d'emploi chez l'un de mes anciens tuteurs. Ainsi commença notre vie, tranquille et insouciante. Nous avions travaillé dur les deux premières années, accumulant suffisamment d'argents pour nous offrir une maison dans un coin paisible de la mégalopole. J'avais acquis une excellente renommée, j'étais un avocat juste et intègre qui avait une vision profonde de la justice.
Été 2184, je demande Lauren en mariage, qui se fait dans le plus grand secret, seul quelques amis proches sont invités. Un mois plus tard j'ouvre mon propre cabinet, les demandes affluent rapidement, certaines pour des broutilles, d'autres bien plus importantes. Je préférai me concentrer sur les secondes bien plus gratifiantes et prestigieuses. Certains de mon entourage me conseillaient de m'associer avec un autre avocat, mais ne souhaitant pas dépendre des décisions d'une tierce personne ou laisser quelqu'un profiter de mon nom, je préférai rester seul Maître de mon office.

En 2185, je connu un grand bouleversement dans ma carrière, le fils d'un dignitaire de l'alliance se trouvait accusé du meurtre d'une prostituée lors d'une de ses « soirées » sur la Citadelle. Je me retrouvai directement sur la scène galactique à jouter verbalement contre les meilleurs as du barreau. Plusieurs centaines de milliers de crédits m'ont fait mettre ma conscience de côté.
J'ai donc défendu un coupable... et je l'ai fait acquitté. La morale que j'aurai retenu de cette affaire fut que le rêve de l'avocat idéaliste se dissipait dès qu'il y avait une pute morte dans un jacuzzi.
Même si mon plaidoyer avait été remarquable, je n'étais pas vraiment fier de ma performance, j'éprouvais même une certaine honte. Pourtant cela était incroyablement fructueux, je me suis rapidement rendu compte qu'il était bien plus intéressant de représenter les coupables.
Ce procès a eu un autre avantage, ma renommée avait explosé. Mes honoraires eux aussi. J'étais devenu bien trop cher pour les innocents. Mes principaux clients étaient maintenant des chefs d'entreprises peu scrupuleux, des politiciens corrompus etc...
La même année naissait Victoire, notre petite fille. Nous avions tout pour être heureux, une belle maison, de l'argent et un adorable bébé.

2186-2187

2186 fut une année pour le moins mouvementée, cela faisait maintenant dix ans que je n'avais pas vu mes parents, j'en voulais et en veux toujours à mon père de m'avoir envoyé en maison de correction et surtout de ne pas être venu à mes remises de diplômes. Je continuais cependant à parler avec ma mère par extranet. Pour mon frère et ma sœur c'était plus simple, n'étant pas en froid avec eux j'entretenais une bonne relation. Paul était lui aussi rentré dans le droit chemin après quelques années au sein de l'armée, il rejoignit l'équipe de Biotiball des Washington Hackers ou il officie toujours en tant qu'Attaquant, sa carrière se termine par ailleurs d'ici deux ans. Ma sœur occupe un poste à haute responsabilité chez la Sirta Fondation.

Outre mes petits problèmes personnels, il y eut l'arrivée des Moissonneurs, les destructeurs de mondes. Impossible d'oublier cette horreur et ce massacre. Londres s'éveillait doucement, dans le ciel s'épanouissaient un splendide soleil, entouré par quelques blancs nuages. Les rayons de l'astre perçaient timidement à travers les persiennes de la maison. Les pleurs de ma fille Victoire m'avaient tiré de mon sommeil, sommeil qui était perturbé ces derniers temps.
J'étais sur une affaire délicate, en cause un assureur ayant refusé plusieurs couvertures sociales à des pauvres ères en phase terminale, piqué quelques millions de crédits dans la caisse et autres magouilles.
Je me tirait délicatement hors du lit dans une fugace tentative de ne pas réveiller ma bien aimée qui était blottie contre moi. Cette dernière se solda évidemment par un échec. Elle me retint plusieurs secondes avec une douce embrassade, que j'interrompis à contre cœur pour lui rappeler le dur devoir du père de famille dévoué à la tâche. Elle me relâcha non sans afficher un petit sourire enjôleur. J'enfilais rapidement un pantalon et un t-shirt pour finalement me diriger vers la pièce de mon enfant. Quand je sortis de ma chambre, il y eu un énorme impact qui me jeta à terre, un bruit strident à déchirer les tympans et de violentes explosions. Quand mes esprits et mon sens de l'équilibre me revinrent, je constatais avec effroi qu'une moitié de la maison avait disparu, incinéré. Seul quelques vestiges des fondations étaient encore là. De ma fille il ne restait rien.
Mon esprit était vide, je suis tombé à genoux, incapable de bouger, incapable de raisonner, incapable d'agir. J'ai levé les yeux, à ce moment j'ai su que nous étions dans la merde.
Poussé par mon instinct de survie ou la peur, je me suis relevé, je suis retourné dans la chambre pour chercher Lauren et le pistolet que j'utilisais lors de mes exercices de tirs. Elle m'a demandé ou était Victoire, la douleur qu'elle pouvait lire dans mes yeux fut suffisante pour qu'elle comprenne ce qui était advenu de notre bébé.

Nous avons fui à travers les ruines de la capitale, il y avait des cadavres, mutilés, brûlés. Des blessés par centaine qui imploraient à l'aide. Les premières minutes nous les avons aidés jusqu'à ce que des monstres arrivent. Des hybrides de toutes sortes, de toutes races massacrant sans pitié quiconque avait le malheur de croiser leur chemin. Je me souviendrai toujours du premier que j'ai abattu.
Il avait une peau grisâtre, un corps déformé et bouffi, des orbites bleus enfoncé dans un crâne saillant. Il courait vers Lauren en poussant des gémissements gutturaux. Je me suis saisi de mon arme, levé mon bras vers cet hybride, ma deuxième main vint soutenir la crosse, ma respiration se bloqua, le temps se rétracta, mon doigt pressa la gâchette. Le canon de l'arme leva le nez sous le coup du recul tandis que la balle fila vers sa cible. Une seconde après le projectile traversa la tête de ce « zombi », pulvérisant son crâne et réduit son contenu à l'état de pulpe. D'autres arrivaient déjà, alertés par la détonation. Nous n'eûmes pas d'autres choix que d'abandonner ces personnes à leur triste sort pour préserver nos vies.

Puis nous avons croisé des survivants, jusqu'à être une bonne dizaines, nous prîmes la décision de nous éloigner des principaux centres d'habitations et nous réfugier dans la campagne britannique. Visiblement nous n'étions pas le seul groupe à avoir pris cette même initiative. D'autres réfugiés affluaient petit à petit. La plupart d'entre eux étaient des civils même si le lot comptait quelques militaires. Au total nous étions à peine une trentaine.

Nous nous sommes établis à la limite de la périphérie de Londres, caché dans une vieille ferme abandonnée niché au cœur d'une forêt verdoyante. Nous avons commencé à nous organiser. Mes compétences en droit n'étant guère indispensable j'ai mis les mains dans la merde et aidé comme j'ai pu. Les débuts ne furent pas glorieux, je n'étais guère habile dans le travail manuel, puis comme chaque chose que l'on pratique tout les jours, je finissais pas m'améliorer. Nous avons barricadé l'endroit, établi une surveillance, réparé de qui pouvait l'être etc... Les premières semaines nous vivions surtout de chasse, les repas étaient maigres. Nous avons donc décidé de partir en ville, chercher des provisions et autres objets indispensables, des produits d'hygiènes aux armes tout en passant par le matériel nécessaire à nos opérations comme les talkies ou radio. Il y eut des pertes, peu mais à chaque fois c'était trop. Bien sûr nous étions tous choqués par ce qui arrivait et nous étions tous anéantis par la perte de nos proches. Mais que pouvions nous faire ? Il fallait vivre avec et continuer de se battre. Chaque nuit je rassurais ma femme que la situation allait s'arranger, qu'on allait s'en sortir. Je n'étais pas vraiment convaincu moi même, mais l'espoir fait vivre alors nous devions nous accrocher à lui.

Cet enfer dura un an. Nous étions sales, fatigués, affamés, la mine maussade, notre groupe s'était réduit à une vingtaine de personnes. Un matin, une nouvelle arriva, le genre de nouvelle qui vous pousse à reprendre foi, à vous lever et vous battre pour ce que vous avez. Le Commandant Shepard arrivait sur Terre à la tête de la plus puissante armada de la galaxie. Qu'il venait pour mettre un terme à cette guerre.
Hommes et femmes sans distinctions s'équipèrent de leurs protections et prirent les armes. Nous sommes partis en direction de la ville pour nous jeter sur l'enclume de la bataille. Il n'y avait aucune gloire à retirer de ce moment, seulement le plaisir de faire mordre la poussière à ces saloperies.

Une fois le signal lancé nous nous sommes battus avec vaillance et beaucoup des réfugiés que j'avais côtoyé durant cette année tombèrent, des bonnes gens, des survivants qui méritaient de voir le soleil poindre à l'horizon le lendemain matin, des survivants qui méritaient de pouvoir vivre le lendemain matin.

Nous étions acculés, les huit derniers du groupe, dans un avant poste, il en arrivait sans cesse, nous avions l'avantage de la position et de la hauteur, mais à chaque fois qu'un mourait, deux autres prenaient sa place. Le cauchemar continua quand leurs montres arrivèrent, des Asari déformés, un rictus amer figé pour l'éternité sur leur visage, des créatures à tête de Turien et un corps deux fois plus imposant qu'un Krogan. Nos balles étaient inefficaces contre eux et ce n'était pas avec nos dernières grenades que nous allions les intimider.
Nous nous sommes retranchés dans un bunker et avons établit notre dernier carré. De puissants coups étaient donnés contre la porte qui allait céder sous peu.

Une aura rouge traversa la salle, visible le temps d'un clignement d’œil, puis plus rien, le silence total. Les secondes s'écoulèrent puis des minutes. Intrigués, nous avons jeté un œil à l'extérieur. Rien. Le calme plat. La guerre était gagnée, à quel prix nous ne le savions pas vraiment, mais nous étions en vie, c'est tout ce qui importait.

2187-2202

La vie reprit son train train habituel, tout le monde aidant à la reconstruction des mondes détruits. De notre ancienne maison, il ne restait plus grand chose, bien qu'une moitié était encore debout, l'intérieur avait été pillé, les souvenirs piétinés. C'était un spectacle triste et difficile à soutenir. Nous avons passé les premières nuits dans les camps de réfugiés établis par l'Alliance. C'était bruyant et inconfortable. Il me fallut plusieurs jours pour négocier une place dans les nouveaux blocs d'habitations temporaires. Au bout d'une semaine et demi, mes efforts payèrent.
Nous avions au moins un lieu à nous, pour nous reposer, panser nos blessures, visibles ou invisibles. Nous avons pu repenser à Victoire, une petite fille si pur, si innocente. Elle n'avait jamais blessé personne, jamais fait le mal. Pourquoi est-ce qu'elle nous avait été prise ? Il me fallut une demie décennie pour surmonter cette tragédie. Lauren en souffre encore aujourd'hui.

Nous avons repris notre travail. Kassa Fabrication ayant perdu beaucoup de cadres, Lauren connu une ascension fulgurante dans les mois qui suivirent. Les systèmes Conciliens cherchaient à se réarmer le plus vite possible. Le rassemblement hétéroclite mené par Shepard se fragmenta, et les Terminus n'allaient pas hésiter à attaquer les territoires du Conseil maintenant que la menace moissonneur été écartée.
De mon côté, je croulais sous le travail. Mon nom était réapparu. Beaucoup de capitaines de transporteurs avaient profité de la crise pour molester les réfugiés de leur bien. S'engraissant sur le malheur des autres, car oui même en temps de guerre il y aura toujours des personnes exécrables prêt à profiter de la moindre occasion pour s'enrichir. C'était à moi que revenait ce privilège, de protéger ses raclures. Je l'ai fait sans broncher et en j'en ai tiré une grande satisfaction. Eux qui était autrefois des loups dans la bergerie, étaient devenus des agneaux. Je les ai plumé jusqu'au dernier. J'étais hors de prix pour ce genre de personne. Plus leurs comptes en banque se vidaient, plus le mien se remplissait.

Après plusieurs essais infructueux, je réussis à reprendre contact avec ma famille, tous s'en étaient tirés sans exception. Cela paraissait inconcevable. J'ai tenté de renouer les liens avec mon père, sans succès. Ce dernier avait été mis au courant de mes méthodes et le fait que je prenais toujours la défense des coupables. Lorsque je leur ai demandé s'ils avaient besoin de crédits ce dernier m'a craché qu'il n'accepterait jamais de l'argent sale avant de couper la communication.
Je suis donc toujours en froid avec Maitre Lamiad et ce depuis vingt cinq ans.

Mon couple, lui se dégradait au fur des années qui s'écoulaient. J'étais souvent préoccupé par mon travail, de dernier empiétant de plus en plus sur mon temps libre. Lauren me suppliait de me reposer, de prendre du recul, de voyager avec elle. C'est ce que nous avons fait un temps.
Mais même en vacances, on m'appelait constamment, les premiers séjours je ne regardais ni ne décrocher à mon interlocuteur. Puis j'acceptais un appel, un deuxième, un troisième, ainsi de suite, jusqu'à me retrouver pendu toute la journée au téléphone.
Elle était triste, je le savais, elle était toujours bloqué dans le passé. Elle se réveillait parfois la nuit en criant. J'ai fais beaucoup d'efforts et de sacrifices, elle aussi, autant que moi. La passion qui nous unissait se détériorait, c'est une tâche difficile que de faire durer et entretenir son mariage. Nous n'étions plus capable de nous rendre heureux, les fougueux sentiments d'autrefois avaient disparu. Nous avons alors fait ce qui nous semblait juste, plutôt que de continuer dans l'erreur, nous nous sommes séparés en l'an 2198. Il y a eu plusieurs dernières chances , au final il était inutile de se voiler la face.
Le divorce n'est pas vraiment gai, mais nous avons pu néanmoins nous quitter en bon terme. Aujourd'hui encore il m'arrive de la voir.

Quant à moi, et bien j'ai ouvert mon cabinet sur La Citadelle, continuant à protéger les profiteurs. Je me suis également acheté une villa sur Bekenstein, situé en pleine nature au bord d'un étang sauvage. Là ou je suis sûr de ne pas être dérangé. J'y ai fondé plusieurs compagnies off-shore qui servent principalement à stocker ma fortune, mais aussi de compagnies de transporteurs à louer. Qui est-ce qui les louent ? Pour quels raisons ? Qu'est-ce qu'ils transportent ? En soit je m'en foutais royalement. Les clients signaient une décharge qui disculpait d'office l'entreprise en cas de saisie. Ces sociétés étaient dirigés par des directeurs que j'avais recruté par des intermédiaires. Les dirigeants touchaient la majeure partie des revenus générés par les livraisons en échange de leur silence.
J'ai commencé à m'intéresser aux systèmes Terminus, là bas se trouvaient les pires ordures et certains commençaient à me demander conseil. Je n'étais pas un truand, je ne leur disais donc pas comment faire pour transgresser une loi en toute impunité. J'expliquais le plus simplement les faiblesses de tel ou tel loi, et ce que des gens mal intentionnés pourraient faire s'il les trouver.

Je continue toujours d'officier en tant qu'avocat, bien que préférant me concentrer sur les dossiers les plus importants. Je me suis imposé aussi, sans vraiment savoir pourquoi, un quota de contrat gratuit. Ça peut paraître stupide. Mais parfois certaines personnes déclenchent en moi un sentiment indescriptible qui me fait les aider et les défendre sans me poser de questions. Que la personne soit le pire désœuvré ou le dernier des enfoirés, qu'il soit riche ou pauvre, que ce soit un Vortcha, un Quarien ou que sais je encore, peu importe sa couleur. Je me battrai pour elle ou lui jusqu'au bout.
Mais cette activité de défenseur a été relégué au second plan. Connaissant le droit Concilien sur le bout des doigts, je voyage donc à travers la galaxie la majeur partie de mon temps en tant que juriste et homme d'affaire
Je ne le fais pas vraiment pour l'argent que j'ai déjà en quantité suffisante, ou pour le prestige que j'ai acquis depuis de nombreuses années. Je le fais simplement parce que j'aime mon métier.



Apparence

La quarantaine passée, Constantin est un homme dans la fleur de l'âge. D'une taille correspondant au standard humain (le mètre 85), sa silhouette est élancé, athlétique dû aux nombreuses activités sportives qu'il pratique: du jogging quotidien à l'alpinisme en passant par l'escrime. L'avocat aime entretenir son corps et y prête une grande attention, dans le milieu ou il opère, l'apparence compte énormément. La balance affiche un petit 75kg qu'il évite de dépasser.
Sa démarche générale montre une certaine éducation mélangeant grâce et élégance.

Un visage avec des traits à la fois fins et subtils, le teint rosé, il arborera le plus souvent une expression sérieuse et sereine, qui sera très difficile à briser pour les personnes ne faisant pas parti de son cercle privé. Bien sûr c'est un humain avant tout et il lui arrive de se laisser aller à un peu d'humour quand le moment s'y prête.

Sa chevelure, aussi mûrie et quelques cheveux blancs commencent à poindre. Nous pouvons donc dire couleur poivre et sel. Ses derniers font aussi l'attention d'un soin particulier ni trop long, ni trop court pour ne pas faire mauvais genre, ils sont la majeur partie du temps coiffés sur le côté ou en arrière.Notre juriste est également toujours rasé de près, exception faite lors d'excursions en montagne ou il n'est guère facile de se raser.

Ses yeux d'un mélange gris vert sont vifs et déterminés car notre homme sait ce qu'il veut. Parfois cernés quand le travail devient trop prenant. Il a des pommettes légères qui soutiennent ce regard qui peut être aussi bien hautain, inquisiteur ou amical.
Son nez droit, glisse doucement sur des lèvres légèrement charnues cachant une dentition saine et propre.

Ses épaules carrés s'accordent à merveille avec ses vestes de costumes. Car oui lorsque l'on représente la loi on ne se présente pas en jogging, bermuda et débardeur. Constantin est le plus souvent vêtu de costume taillé sur mesure, certains valant bien plus que le salaire moyen annuel d'un habitant de l'Espace Concilien. Lors de ses journées de repos, il se contentera le plus généralement de vêtements traditionnels : un polo, une chemise, un pantalon chic et des chaussures de ville. Inutile de se le cacher ses vêtements sont également hors de prix.

Une dernière chose à préciser, son corps est exempt de toutes cicatrices et ne comporte aucun tatouage ou tout autre marquage de gang. Pas plus qu'il n'est percé.


Caractère

Constantin est loin d'être l'homme détestable comme l'on pourrait s'y attendre. C'est un gentleman qui connaît les règles de savoir-vivre et de bienséance. Toujours poli et courtois, il fera en sorte que son interlocuteur se sente à l'aise.
Il a toujours cette façade professionnel, calme, sûr de lui tout en restant humble lorsqu'il se trouve avec des clients ou dans un milieu élitiste.

Son sourire sympathique a quelque chose de rassurant, et pousse certaines personnes à lui faire confiance rapidement. D'ailleurs il fait grand cas de la confiance, celle-ci occupant une importante partie de sa réputation, il tient énormément au secret professionnel et jamais un mot soufflé par l'un de ses clients n'est ressorti de son bureau. Constantin est également très vigilant au sujet de sa vie privée, à ce jour il existe très peu d'informations sur sa personne et les rares données sont sous bonne protection.
Ce n'est pas non plus un avocat pourri, trafiquant les preuves, créant des témoins bidons. Constantin est un homme bien plus subtil, préférant se jouer de la loi. Il ne s'encombre pas d'elle. Elle ne l'impressionne pas.
Il ne cherchera pas non plus à doubler qui que ce soit, d'un c'est mauvais pour les affaires, de deux cela réduit grandement l'espérance de vie, chose qu'il a n'a pas envie d'écourter. Cependant gare à celui qui tentera de s'amuser à ses dépends.

Outre son côté gentleman qu'il travaille chaque jour, c'est quelqu'un d'intelligent, ayant une excellente mémoire et un certain sens de l'observation, remarquant les détails les plus infimes. Ce n'est pas un maniaque, mais plutôt un perfectionniste assumé. C'est un homme agréable à côtoyer, gentil mais pas naïf, sincère, capable de pointes d'humour mesurés. Pas forcément calculateur, il apprécie néanmoins une certaine rigueur. Notre avocat aime également l'aventure, ce qui peut en surprendre plus. Il peut-être difficile d'imaginer un homme habillé en alpiniste alors qu'il passe la majeur partie de son temps en costume.
La grossièreté n'est pas son apanage bien que de temps en temps sa langue réagissent plus vite que son cerveau, l'erreur reste humaine.

Mais le juriste a aussi quelques défauts car personne n'est parfait. Outre son temps de préparation ignominieusement long à la toilette, digne des plus grandes divas de la galaxie c'est pour dire... Constantin peut dans certains cas être un peu trop franc, ce qui lui a valu de temps à autre des soucis. En effet, la parole étant son arme de prédilection, il se peut que sa langue soit de temps à autre trop pendu. Amateur de plats fins, de bons vins, de doux cigares et d'autres sucreries, la gourmandise étant un vilain défaut qu'il lui sera difficile de soigner.

Mr Lamiad est également de confession catholique, malgré ses moments d'errements lors de sa turbulente jeunesse, il n'a jamais vraiment perdu la foi. Ce n'est pas pour autant un fervent fidèle. En effet les églises sont généralement une chose rare dans la galaxie tout comme les prêtres. Le seul signe visible de sa religion étant la croix qu'il porte autour du cou, dissimulé sous sa chemise.


Compétences / Équipement


Équipement :

Armure :

Évoluant dans un milieu ou un petit gilet taillé chez les plus grands couturiers de la galaxie sera préférable à une Armure Colossus, Constantin ne dispose donc pas d'une protection conséquente. Voyageant néanmoins dans certains coins sombres de la galaxie, Maître Lamiad s'est fait faire chez un tailleur reconnu une série de costume disposant de renforts cinétiques et de boucliers miniatures militaires capable d'encaisser plusieurs impact d'un calibre conséquent.

Armes :

La parole (Arme terrifiante qui a déclenché des guerres, mené à des génocides et qui pourtant est toujours aussi sous estimé)
Constantin dispose également d'un M-5 Phalanx.

Armurerie :

Tout une série de costumes réalisés par les plus grands stylistes de la galaxie

Compétences :


Militaire : Combattant moyen au Corps à Corps/ Maîtrise basique du combat à distance.

Biotique : Non

Technologie : Capable de Maj-Suppr des e-mails à la chaîne.





Compléments

Signe(s) distinctif(s) : Oui
Relations avec les autres : Neutre, Amical, Aucune animosité
Des liens prédéfinis ?  : Manifestez vous si vous êtes intéressez.
L'objectif de votre personnage à long terme ? : Non


Hors Personnage

Célébrité sur l'avatar (seulement si besoin) :
Comment avez-vous connu le forum ?
Est-ce un double compte ? Oui, Vindex Treyn
Des remarques ?



Dernière édition par Constantin Lamiad le Jeu 26 Mai 2016, 20:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Constantin Lamiad   Jeu 26 Mai 2016, 16:04
Salut Vin Constantin.

Pour l'histoire : le projet ascension à ouvert aux alentours de 2176, donc difficile que ton frère parte rejoindre le projet en 70. D'ailleurs, le projet se concentre sur des enfants ayant été exposé à l'ezo sur des colonies. Et le projet Ascension se fait dans une aile de l'académie Grissom.
La Citadelle a été détruite et reprise qu'à partir de 2191.

Pour le reste, c'est bon.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Constantin Lamiad   Jeu 26 Mai 2016, 17:59
La correction a été faite.
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MessageSujet: Re: Constantin Lamiad   Jeu 26 Mai 2016, 22:38
C'est bon.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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Constantin Lamiad

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