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 Au pied de mon arbre, je vivais heureuse

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MessageSujet: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Mar 10 Mai 2016, 22:18
Intervention MJ : NonDate : Juillet 2200RP Tout public
Sara Vaylee ♦ Ravi Vertax ♦
Au pied de mon arbre, je vivais heureuse




Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
- Superviseure!

Ravi jeta un regard tenté à la fenêtre grande ouverte. C'était hélas trop tard, Watson venait déjà de débarquer comme une furie dans le bureau. Alors, comme un animal acculé, la Turienne attrapa doucement son Bouzouki et commença à reculer jusqu'au mur. Elle faisait en sorte de toujours avoir l'officier et son datapad vengeur en face d'elle. Si elle arrivait à bien se débrouiller, elle pourrait atteindre la porte sans qu'il comprenne et...

- Ce n'est même pas la peine d'y penser, la dissuader directement l'Humain.

Merde. Tout ça parce qu'elle lui avait déjà fait le coup l'année dernière. Abaigh avait une meilleure mémoire que sa supérieure le croyait. Elle allait devoir feinter. Bien. Elle pouvait le faire. Oh, elle avait sans doute déjà sortie l'intégralité de ses excuses et arguments à l'officier depuis qu'ils avaient commencé leur collaboration mais elle avait de la réserve. Elle allait bien trouver quelque chose...

- Watson... Je suis en week-end et vous le savez. Nous avons eu une longue semaine vous et moi, mais ce n'est pas la peine d'en arriver à de telles extrémités... Ça peut atteindre lundi, hein ? , tenta-t-elle.

Sa voix était presque suppliante, avec un mince espoir coincé dans sa gorge. En désespoir de cause, elle tenait l'instrument devant elle. La seule barrière entre sa liberté et son collègue qu'elle hésiterait énormément à sacrifier. Il le savait. Il allait profiter de cet avantage contre elle!

Watson soupira.

- Vous avez oublié de signer le rapport, Superviseure.... Le reste est bon.

On sentait toute la peine de l'homme habitué à un tel cabotinage. Face à lui, sa superviseure afficha un air ravi. Sans mauvais jeu de mot.

- Quoi? C'est tout? Il fallait le dire plus tôt voyons!

Une signature plus tard, la Turienne filait dans les rues de la Citadelle, son Bouzouki dans le dos. C'était la fin d'après-midi, quand bien même cela ne signifiait pas grand-chose ici. La station était perpétuellement en activité, et ce qui était une fin de journée pour certains n'était que le début pour un autre. Malgré tout, il y avait des heures de "pointes", à raison de plus ou moins toutes les 5 heures. Ici, ils étaient en plein dedans. Dans le ciel on pouvait facilement apercevoir la file de taxis à la queue-leu-leu, qui amenaient leurs lots de passagers jusqu'à chez eux, ou le spatioport. La plupart des Humains du coin rentraient sur Terre pour profiter de leur famille. Ils profitaient du fait que la Citadelle n'avait jamais été vraiment déplacée de l'orbite terrestre et que le voyage était dès lors affreusement court.
Pour Palaven, c'était une autre affaire. Un voyage de quelques heures souvent. La grande majorité des Turiens et autres espèces vivaient sur la station, ne rentrant sur leur planète natale que pour les vacances. Ou lors de week-end. Tout dépendait de l'humeur.

Pour le moment, la Superviseure Vertax ne pouvait pas rentrer. Le souci de son métier, c'était qu'il impliquait beaucoup d'imprévus, comme devoir être sur le pont en catastrophe à trois heures du matin. Le mieux pour elle, c'était de poser des congés de plusieurs jours avant de retourner voir sa famille. C'était le seul moyen pour elle d'être sûre de passer en toute dernière sur la liste des potentiels appelés.
Enfin, elle n'avait pas à se plaindre. La vie sur la Citadelle restait agréable, et elle avait ses petites manies.

Alors que dans le ciel, la sonnerie de klaxon commençait à se faire entendre, la femme continuait son bout de chemin à pied. La station principale du SSC, lieu de "résidence" des Superviseurs, était en plein Présidium. Un coin magnifique dont le centre était sévèrement gardé mais les alentours un peu plus libres. Très vert aussi, avec des parcs en veux-tu en voilà. Et une belle vue sur le lac artificiel.
Bref, un endroit idyllique, pleins de petits recoins pour qui les connaissaient. Et Esprits savaient que la Turienne avait arpenté la Citadelle en long et en large depuis ses environ six années dans les Services de Sécurité de la Citadelle. Il ne lui avait pas fallu très longtemps pour qu'elle déniche un petit coin de parc peu passant et éloigné de la circulation aérienne.

Le lieu avait beau être public, elle en avait fait son petit coin. Elle adorait se mettre sous un jeune arbre toujours en feuilles. Elle pouvait y rester des heures entières sans voir le temps passer.

D'un signe de tête, la biotique salua les quelques personnes présentes sur les bancs. De tête elle reconnut deux-trois habitués, qui profitaient de leurs rencontres inopinées pour profiter de la musique qu'elle jouait. Ses week-end ne commençaient jamais au même moment, mais parfois ils se retrouvaient par hasard. Elle ne connaissait pas leur nom, de même qu'eux ignoraient le sien, mais ils se tutoyaient avec plaisir. Il y avait aussi de parfaits inconnus qui devraient faire avec.

La Turienne s'assit à l'indienne sous son arbre puis posa le Bouzouki sur ses jambes. Elle prit un instant pour vérifier que l'instrument était bien accordé. Pour cela elle improvisa même un petit air. Un des membres de l'assemblé se leva, sentant la tempête mélodique arriver, et partit s'installer ailleurs. Les autres étaient soit indifférents, soit curieux, soit attendaient manifestement la suite.
Le bouzouki était très bien. L'instrument avait beau être humain, il ne comportait que trois cordes. Le nombre allait très bien avec les trois doigts qu'elle avait à chaque main. Bien évidemment il lui était déjà arrivé d'essayer un instrument à plusieurs cordes. Autant dire que certains résultats avaient été une catastrophe.

Satisfaite du résultat, la chanteuse commença à s'échauffer la voix par quelques petits exercices avant de commencer par une chanson qu'elle adorait. Une très courte, qu'elle utilisait souvent pour commencer ou qui servait d'exercice à lui seule. Elle pinça les cordes pour l'accompagner. Une chanson populaire, qu'un film avait rendu célèbre.

- Dans un rayon de lune,
Deux amants sont protégés...
Et même si dans peu de temps,
L'on viendra nous séparer
Cette nuit gardera à jamais,
Un goût d'éternité...

Enfin je te sens contre moi...!


Elle était facile à chanter. Il fallait y mettre de la voix, de la puissance selon les moments et de l'émotion... Des souvenirs d'une époque révolue, qui réveillaient des choses et aidait à faire passer un message... A propos d'être aimé et de séparation.
Nostalgique, les yeux dans le vague alors qu'elle se remémorait, Ravi pinça les cordes sans trop s'en rendre compte. Une partie d'elle réfléchissait à la prochaine chanson.



Dernière édition par Ravi Vertax le Sam 21 Mai 2016, 01:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Jeu 12 Mai 2016, 19:29

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
Feat. Ravi Vertax




Un torse se soulevait à un rythme régulier sur sa gauche. Ouvrant ses yeux, elle observant le lieu où elle avait atterri. Ses souvenirs lui revinrent vite. Une soirée où les femelles du canton avaient jeté leur dévolu sur un homme à l'Etoile Noir, un des lieux de prédilection du médecin. Un homme d'une trentaine d'années, aux allures de gorille avec muscles saillants et probablement une cervelle de moineau. Mais dans le type de personne que le médecin recherchait pour le temps d'une nuit, elle n'avait pas besoin de discuter et parler sentiment car aux jeux de l'amour, on sait qu'il ne brillera ni par le goût ni par l'esprit. Qu'elle était son nom déjà?

Sara aperçut l'heure et vit qu'il était temps pour elle de disparaître. Entamant une position latérale de sécurité anti-réveil, elle s'échappa du lit et se rhabilla en vitesse. Le raclement de gorge lui annonça qu'il ne dormait plus.

Tu pars comme une voleuse ? Demanda-t-il d'une voix mielleuse donnant la nausée.

Se crispant sur sa veste, elle était prise sur le fait. Avec un sourire, lui aussi crispé, elle se retourna brusquement.

Oui, je dois y aller, j'ai beaucoup de chose à faire aujourd'hui!

On se recontacte ?

Une cervelle de moineau pour un mémoire de poisson. J'aurai eu droit à tous les animaux avec ce spécimen ...

Non. Je pensais que c'était clair. Au revoir.

Elle lui fit un signe de la main et tourna les talons sortant de l'appartement en quatrième vitesse. La grasse matinée avait eu raison d'elle et la soirée alcoolisée encore plus. Un détour par son appartement dans le secteur de Tayseri non loin de l'Opéra Dilinage, pour prendre une douche, se poser un peu. Mais l'ennui arriva vite comme à son habitude et le médecin enfila sa veste pour sortir s'ennuyer sur la pelouse verte du Présidium non loin du lac suffisamment éloigné de la circulation car dans deux bonnes heures, les voies aériennes allaient être bondées.

Elle trouva un coin sous un arbre, se mettant pieds nus pour apprécier la douceur de l'herbe. Le calme du lieu était apaisant. Quelques enfants jouaient ensemble à chasser une chose invisible jouant les héros de leur propre histoire. Une grosse heure passa pendant qu'elle écoutait les musiciens qui passaient du temps à s'exercer sur leurs instruments. Sara décida de passer prendre un café au Café Apollon et tremper les pieds dans le lac.

Une fois sa boisson chaude en main, elle traversa le parc et s'aperçut qu'un Turien installé à son arbre. J'aurai jamais dû le quitter des yeux ! Elle s'aperçut que c'était une Turienne en fait, une cure de rappel de ses cours d'anatomie lui montrait que sa crête était plus petite que celle des mâles et pourtant, elle n'avait pas la taille habituelle d'une femme. Elle tenait un instrument entre ses mains et jouait une petite rythmique pour s'échauffer. Déçue d'avoir perdu sa place, elle s'approcha du rebord de l'eau, non loin de la voleuse de place, et trempa les pieds dans l'eau fraîche, remontant son pantalon à mis hauteur pour ne pas le mouiller. Elle regardait la fontaine centrale qui crachait de l'eau en continue tout en tendant l'oreille à la musique de la Turienne.

Sara aimait la musique, elle aimait l'effet que cela pouvait créer en elle, les émotions qui naissaient à chaque note. Pourtant, elle n'avait pas eu l'occasion d'apprendre car ses parents étaient trop concentrés sur sa réussite dans le domaine du médicale. Chercher des activités parascolaires était bien trop ardu à leurs yeux.

La Turienne entama une chanson qu'elle avait déjà entendue quelque part. Sara se demandait même si elle ne l'avait pas déjà entendu ici. Cette voix... Elle se tourna vers la musicienne et l'observa mettre tout son cœur dans sa voix, donnant des frissons au médecin. Cette voix ne lui était pas inconnue. Elle fut transportée le temps d'une chanson loin de la Citadelle.

C'est beau, seulement c'est triste... Annonça-t-elle lorsqu'elle termina le morceau.

Sara semblait avoir perturbé la Turienne dans ses pensées.

Je crois vous avoir déjà entendu jouer ici, ajouta-t-elle un léger sourire apparaissait sur son visage. Et c'est de là que je connais ce morceau... Je me trompe?






"Les ennuis c'est comme la chtouille, quand on en a, autant en faire profiter les autres"





Dernière édition par Sara Vaylee le Lun 30 Mai 2016, 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Mar 17 Mai 2016, 18:23

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
- C'est beau, seulement c'est triste...

Clong, fit la note mal jouée, dénotant au milieu de ses consoeurs. Une corde mal grattée, qui avait échappée à la Turienne alors qu’elle se faisait tirer de sa rêverie. Rien de grave, mais c’était une surprise. Une surprise certes moins surprenante que la remarque que venait de faire l’Humaine.
La musicienne releva la tête, fixant la nouvelle arrivée de ses yeux verts. Elle garda le silence quelques secondes, qui lui servirent à l’observer.

Une Humaine donc, aux cheveux blonds-bruns comme seuls les humains sont capables d’avoir. Un air encore un peu ensommeillé si on en croyait les yeux vaporeux, les cheveux moins bien coiffés que ce qu’ils pourraient être, la tenue un peu débraillée mais festive.
Ravi pouvait se targuer d’être une bonne observatrice. L’un des avantages de son métier, c’était qu’il formait à cajoler le moindre petit détail, l’embrasser tendrement et le coucher dans une boîte avant d’envoyer tout ça au service mémoire, où il y serait gardé aussi longtemps que possible. Là, c’était le moment d’en engranger de nouvelles, de toutes ces petites données, qui seraient soigneusement rangées dans une grosse boîte avec un « ? » en guise de prénom. Aux milieux de tous les autres « ? » que contenaient le cerveau de l’enquêtrice, mais unique chacun en son genre.

L’ancienne Cabale sourit doucement face à l’inconnue. Il y avait quelque chose en elle de doux. Un petit truc qui invitait au calme et au repos, une pointe d’apaisement que sa « ? » semblait diffuser à chaque pas, à chaque geste, à chaque petite moue. Peut-être plus marqué par la nostalgie propre de la chanteuse. Allez savoir.

- Je crois vous avoir déjà entendu jouer ici. Et c'est de là que je connais ce morceau... Je me trompe ?

- A vrai dire, je ne viens pas vraiment régulièrement... J'avoue ne pas avoir souvenir de vous avoir déjà vu en tout cas. Pourtant, j'ai plutôt bonne mémoire.

Rapport à avant, tout ça… A sa petite boîte aux milles couleurs, la Turienne rajouta le son de la voix, la façon de parler et la façon dont elle pouvait hésiter.
Le bouzouki était sur ses genoux, mais les doigts volaient toujours sur les cordes, les pinçant de temps à autre. La musique avait tout d'une mélopée que jouait l'âme plutôt que la conscience.

- C'est une chanson très populaire à vrai dire. Elle vient de "Flotte et flottille". Je ne sais pas si vous connaissez... C'est un holo assez connu, qui date d'avant la guerre.

Elle marqua un temps d'arrêt, son esprit ailleurs. Latis avait toujours aimé ce film, tout comme elle. Oh, ils n’avaient jamais été ce couple un peu fleur bleu, qui s’imaginait des ressemblances. Déjà parce que dans le holo, tout opposait Bellicus à Shalei, là où les deux militaires avaient tout qui les unissaient. Ensuite parce que les histoires d’amour interdites étaient bien plus difficiles à jouer quand on se voyait tous les jours, sans véritable tabous et sous l’approbation sainte des collègues et le « je regarde ailleurs » compatissant de supérieurs.
Mais ils avaient aimé le film et la chanson, et ça leur avait bien suffit. Il y avait quelque chose de suffisamment touchant dedans.

- C'est une histoire d'amour. Entre un Turien, Bellicus, et une Quarienne, Shalei. Elle est en Pèlerinage, lui est militaire en service... On ne peut pas vraiment dire qu'ils ont quelque chose en commun. Et pourtant...
La chanson équivaut à la déclaration en fait. Scène du balcon. Si vous tapez "Flotte et Flottille" sur l'Extranet, c'est sans doute la première vidéo que vous trouverez.


Nouveau temps d’arrêts, nouvelles pensées. C’était difficile d’évoquer « Flotte et Flottille » sans penser aux temps des Cabales. Celui où on se retrouvait entre alter égo et où on était du même bois. Celui des biotiques, des « rejetés » de la Hiérarchie pour les plus durs. Un peu rustique, un peu brut, aux pouvoirs encore un peu incertains et dont on fait n’importe quoi avec l’entraînement, la formation et le développement personnel.

Enfin, le présent était le présent. A force de vouloir rester en arrière, on pouvait finir par ne plus vouloir avancer. Ce qui aurait été dommage.

La Turienne eu un sourire en coin alors qu’elle plantait ses yeux verts dans ceux identiques, mais un peu moins fendus, de sa comparse.

- Je ne savais même pas qu’il existait des gens pour ne pas le connaître à vrai dire. Je crois qu’il a été l’un des plus gros succès commerciaux d’avant la guerre. Bon, le public-cible était surtout les Quariens et les Turiens, mais j’ai déjà entendu des Humains dire qu’il s’agissait d’une représentation de leur acceptation au sein de la Galaxie…

Oui, les Humains étaient connus pour être égocentrés. Quelques un mais pas forcément tous. Le clin d’œil que reçut Sara fut pourtant purement amical, comme si la Superviseure venait de lui souffler un petit « Ah, certains quand même… Ils ne peuvent pas voir dans un film que ce qu’il leur est montré ».
Elle dévoila ses dents, les mandibules écartées, en un sourire purement Turien.

- Ah ! Si vous voulez, j’ai une chanson humaine ! Watson me l’a apprise - c'est un collègue, super au demeurant - ça commence comme ça…
Vous allez voir, c'est tout de suite plus chaleureux !


Ravi étant ravie d’avoir trouvée une autre mélomane, et plutôt fière de pouvoir jouer la musique avec un instrument « typique » et du bon pays, elle commença à entonner sa musique avec un enjouement qu’aucun n’aurait pu feindre. Ou contenir !

Ce n'est qu'une fois finie que la biotique tendit sa main, son instrument toujours sur les genoux. Les Humains aimaient bien attraper la main des gens d'après ses observations.

- Ravi !

Oh, oui, la Turienne n'avait rien oublié de sa fantaisie, même dans la nostalgie qu'elle effaçait si vite, qu'elle gardait pour elle, tout bas. Et si elle pouvait confondre les gens avec son nom si particulier, si difficile à traduire pour leurs traducteurs, alors elle ne s'en priverait jamais.

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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Mer 01 Juin 2016, 12:21

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
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Les doigts sur les cordes vrillèrent laissant une fausse note terminer ce semblant de morceau. Sara n'avait pourtant fait de tort à personne en adressant à la Turienne mais elle semblait rompre un instant privée auquel elle n'était pas invitée. Pourtant, la musicienne ne l'ignora pas, l'observant comme si elle notait tous les détails qui pouvaient apparaître. L'envie de se faire toute petite éveilla en elle un léger sentiment de malaise comme une sensation de paraître nue face à un inconnu.

De même, je ne viens pas souvent, répondit-elle simplement après une gorgée de sa boisson chaude pour enlever cette désagréable sensation.

Les permissions la ramenaient souvent à la Citadelle et bien que le médecin vînt à chaque fois que l'occasion lui permettait, cela se faisait rare. Ainsi, elle avait croisé la voleuse de place par le plus grand des hasards sur un des rares passages au Présidium. Ce hasard faisait si bien les choses. Et pourtant après avoir vu cent paysages, elle retrouvait après maintes traversées en ce lieu propice qu'était la Citadelle.

La Turienne lui expliqua d'où provenait le morceau, d'un holo qui semblait avoir eu son succès. Sara chercha dans sa mémoire si un jour, elle avait un jour vu un holo à l'eau de rose racontant les rapports entre un Turien et une Quarienne. Son hochement de tête lui annonça qu'elle ne l'avait jamais vu bien qu'elle ait vu une scène similaire. La militaire eut un rictus lorsqu'elle glissa un sous-entendu au sujet des humains.

Il faut bien attirer l'attention sur nous, les petits derniers de la Galaxie! Répondit-elle avec un brin d'ironie dans la voix puis ajouta un plus sérieusement. Non, j'avais vu Blasto contre les Geths et il me semble qu'il y avait un clin d'œil à la scène du balcon qui rappelle cette histoire. Ce n'est pas dans mes habitudes de regarder des holo à l'eau de rose.

Dire qu'elle n'en avait pas vu serait mentir, mais elle avait été habituée à d'autres films moins sentimentaux et un peu plus bourrins même. Sans rapport avec Blasto, Sara était allée lorsqu'elle était petite avec sa famille sur Terre, à Londres, pour visiter des musées racontant l'histoire de la civilisation humaine. Un vieil auteur avait laissé une marque indélébile avec ces écrits et l'une des histoires était celle d'un amour impossible entre deux êtres qui finirent par se donner la mort, car ils ne pouvaient être réunis en vie. Ils n'avaient rien inventé. Les humains avaient déjà inventé cette histoire, dans ta face! Où alors cet auteur avait tout pompé sur ces extra-terrestres à une époque où le premier contact n'avait pas encore eu lieu. Mais ces histoires sont une réflexion classique qu'importe les origines ! Rien n'est jamais acquis par l'homme, ni par sa force, ni par sa faiblesse ni par son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d'une croix et lorsqu'il croit serrer son bonheur, il le broie. Car il n'y a pas d'amour heureux. Et c'était pour cela que Sara ne comptait pas s'embarquer dans ce genre d'histoire. Plus à 34 ans.

La Turienne entama une musique que le médecin connaissait, laissant apparaître un sourire sur son visage bien que sa main s'approchât inconsciemment de sa mâchoire pour se la masser jusqu'à ce qu'elle s'en rende compte pour s'arrêter immédiatement. Une musique rythmée qui lui rappelait une soirée où elle était avec des membres de Leipzig et où cela avait dégénéré en bagarre suite à des propos sur l'Alliance par des hommes n'aimant pas l'armée. Diplômée depuis peu, la jeune femme n'avait pas supporté qu'on puisse dénigrer à ce point ces personnes qui s'étaient battues pour eux. Ne jamais toucher à mes louveteaux! Ses mains s'en rappelaient encore et l'homme en face d'elle avait répondu par un sacré poing dans la mâchoire. Elle s'était jetée sur lui pour le ruer de coup mais les autres soldats l'avaient dégagée et avaient calmé le jeu. Sara s'était pris un savon par son supérieur par la suite. Il fallait dire qu'elle pouvait être impulsive dès que cela touché à ses protégés et cela n'avait jamais changé. Une véritable jolie fleur qui cachait une peau de vache.

Après avoir posé le basé dans l'herbe, elle battait le rythme tout en regardant la Turienne entonner ce morceau qui venait de chez elle, appréciant les souvenirs qui resurgissaient avec, malgré la douleur. La musicienne termina sous les applaudissements et les rires de l'humaine. Ce type de rythme était entrainant lui donnait envie de danser, faisant sauter seulement le bas du corps les mains appuyées sur les hanches. Étrange comme sensation mais ce serait le début pour faire commencer à danser un certain lieutenant.

Elle lui tendit la main, gestuelle purement humaine tout en lui disant qu'elle était ravie, probablement de faire sa connaissance. Un de ses sourcils s'arqua naturellement cherchant le mystère derrière ce mot. Il ne lui fallut que quelques secondes avant de comprendre que c'était ainsi qu'elle se nommait.

Sara, enchantée, répondit-elle en lui serrant la main sentant que Ravi semblait avoir l'habitude dans cette poignée de main. Vous travaillez avec un humain ?

Cette question, pouvant être anodine au premier abord, ne l'était pas. Le passé entre les Turiens et les Humains étaient suffisamment houleux pour se demander s'il était possible de coexister. De l'eau est passée sous les ponts depuis le Premier Contact, mais vu l'espérance de vie de chacun, certains encore vivants gardaient une rancune envers l'autre race. Ils avaient beaucoup perdu mais il y avait de l'espoir de voir ces tensions disparaitre avec les années.

Ravi n'avait pas lâcher son bouzouki et continuait sans pour autant que cela soit conscient de gratter des accords machinalement jouant ce qui ne devait pas être un air mais qui en donnait l'impression.

Y a-t-il un air Turien que vous pouvez jouer avec cet instrument ? Finit-elle par demander appréciant la tonalité de cet étrange guitare.





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Dernière édition par Sara Vaylee le Jeu 04 Aoû 2016, 12:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Ven 10 Juin 2016, 13:46

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
Sara était pour sûre un public agréable. L'Humaine se régalait des chansons et même de ces petits morceaux que la chanteuse jouait pour s'échauffer ou passer le temps. Elle battait des mains comme une enfant, riait à gorge déployée et battait le rythme de la chanson de son pied alors qu'une partie de son corps se mouvait discrètement, dansant sans trop oser. Et puis elle se laissa prendre au jeu face au nom particulier de la Turienne, donnant le sien en échange sans laisser présager qu'elle avait compris.

Une personne réellement agréable.

Vertax continuait de dévoiler ses dents, comme elle aimait le faire quand elle souriait. Comme quoi, il ne fallait pas battre la campagne pour dénicher une nouvelle compagne. Même temporaire, c'était le genre de rencontres occasionnelles qui donnaient la pêche. Un peu comme par un matin d'été, quand le soleil vous chante au coeur. Après, chacun avait ses préférences évidemment. Certains préféraient la grisaille et la pluie. Mais pour Ravi, son bonheur était ensoleillé la plupart du temps.

- Vous travaillez avec un humain ?

La question avait le ton caché et pudique de celle qui s'enquérait des relations entre deux espèces ayant un lourd passé. Shanxi avait beau être loin, il continuait de hanter l'esprit de certains. Enfin, 43 ans, ce n'était pas si vieux. Pourtant, ni la Superviseure ni la médecin n'avait vécu cette période. Et pourtant... Ils en parlaient comme si ça datait d'hier.

- Oui! Ce serait difficile de faire autrement; je travaille pour le SSC. Watson aussi, mais c'est logique vu qu'on travaille ensemble! Il vient d'Ir...lande? C'est le bon nom oui. C'est une chanson typique de là-bas... Normalement.

Un soupire passa au travers des mandibules, seul nuage noir dans le beau temps. Elle avait du mal avec les noms humains. Bien sûr, elle avait sa bonne mémoire qui lui permettait de les retenir, mais ils lui écorchaient parfois les mandibules. Esprits que les Terriens aimaient les choses compliquées... Eden Prime, c'était facile à prononcer. Indonésie... Moins à ses yeux.

- Shanxi est loin et depuis Shepard, les Turiens et les Humains tendent à avoir de meilleures relations... Mieux que depuis 2187 on va dire. On commence même à voir de plus en plus de relations Humano-Turienne dans les holo! Bon, ce n'est pas forcément au goût de tout le monde, continua-t-elle en repensant à sa défunte mère, mais c'est déjà ça...
Enfin, bref, tout ça pour dire que voir des Humains et des Turiens être amis, ce n'est plus si étonnant que certains pensent.


Les doigts dansaient sous les cordes, frottant un air joyeux qui laissait parfois sa place à quelque chose de plus mélancolique mais sans tomber dans la mélopée. Ce n'était pas la représentation de l'esprit de Ravi comme on aurait pu croire, mais peut-être qu'effectivement, le chant reflétait un peu des variations d'humeur inconsciente. Mais si c'était ça, le visage n'en donnait pas l'impression; elle restait agréable et souriante, même quand elle se voulait neutre.

- Y a-t-il un air Turien que vous pouvez jouer avec cet instrument ?

Les cordes ne furent plus frottées pour quelques secondes alors que la propriétaire inspectait son instrument avec un air minutieux.

- Et bien... Les notes sont universelles d'une certaine façon... Techniquement je pourrais jouer une roumba Asari avec. Surtout qu'il a un champ assez grand d'octaves, ce qui me rend assez libre quand à ce que je veux jouer.

Elle affichait pourtant des mandibules un peu de traviole alors qu'elle réfléchissait, faisant claquer doucement ses mâchoires pendant qu'elle réfléchissait. D'habitude elle chantait pour se concentrer, mais là, faire du bruit en entrechoquant ses dents lui convenait tout autant.

Il y avait de nombreuses chansons turiennes contrairement à ce que certains pensaient. Les chants militaires étaient bien sûrs une bonne majorité, que ce soit par leur hymne que les diverses chansons de régiment, ceux qui étaient devenus populaires, qui narraient un événement... Sans oublier les prières et cérémonies animistes qui étaient parfois ponctuées de chants.
Ils avaient aussi différents tubes populaires, bien ancrés dans la culture populaire grâce aux films, aux jeux-vidéos, aux groupes et tout ce qui pouvaient s'ancrer dans leur histoire. Et le brassage culturel apporté grâce à la communauté galactique n'avait fait qu'enrichir un peu plus toute la mosaïque musicale dont était pourvue la Hiérarchie.

Et face à cette richesse, la médecin lui demandait innocemment de choisir. Vertax en avait évidemment une tripotée dans son répertoire, mais la demande la prenait de cours. En temps normal elle aurait chanté ce qui lui passait par la tête, mais là... Un chant militaire n'aurait fait que renforcer le préjugé que les Turiens ne connaissaient rien d'autre que l'armée, une chanson mièvre d'amour n'aurait pas été au goût de l'Humaine, une qui était trop ancrée dans la culture turienne ne lui aurait rien dit...
Son choix se porta finalement sur une chanson populaire, à l'air très doux et même mélancolique. L'air reproduit n'était pas exactement le même que la version originale, mais il s'en rapprochait beaucoup.

- Mère, je viens vous dire au revoir;
Je m'en vais à la guerre.
Aujourd'hui sonne mon devoir
Embrassez bien Père.

Je vous en prie, ne me pleurez pas
Mais faites un jardin de pierre
Si je meurs au combat.


La chanson continuait. Elle pouvait paraître militaire d'un premier abord, mais ce n'était pas tellement le cas. L'accent était mis sur les sentiments d'une fille partant pour la guerre, son désir de protéger les siens et de veiller sur eux, même si elle devait devenir Esprit pour cela. Ce n'était pas triste, tout du moins aux yeux d'une Turienne. La chanson symbolisait la fatalité acceptée, le sens du devoir et l'importance du groupe et des autres au-delà de son propre intérêt. Une mentalité très "Hiérarchie" que d'autres espèces pouvaient avoir du mal à comprendre sans doute.

Les dernières notes flottèrent un moment dans l'air, quelque temps encore après qu'elle eut finit de jouer. Le parc était devenu silencieux. Quelques passants s'étaient arrêtés pour écouter, d'autres avaient décidés de prendre un siège. Oh, ça n'avait pas été du goût de tout le monde puisque certains visages n'étaient plus les mêmes. Sans doute agacées de ne pas pouvoir se reposer tranquillement, des personnes étaient parties, laissant leur place à d'autres plus désireux d'écouter.
Certains semblaient tristes ou émus. Des Asaris, qui avaient sûrement connues des compagnons Turiens, semblaient plongées dans leurs souvenirs. Il y avait des militaires aussi, dont la carrure, la démarche, les petites manies parlaient pour eux. Une Turienne écoutait aussi, les bras croisés, fredonnant du bout des mandibules la chanson qu'elle devait aussi bien connaître. Elles s'échangèrent un regard complice avant que l'inconnue ne parte.

Une partie de l'audience s'en alla, ayant mieux à faire, l'autre resta, attendant la suite. Ravi révéla ses dents en retournant son attention sur Sara.

- Je crois que les gens l'aiment bien... Vous avez une idée pour une autre ?

Elle en jouerait encore quelques unes avec plaisir avant d'arrêter. Elle commençait à avoir soif.

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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Dim 14 Aoû 2016, 17:23

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
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Elle lui fit un signe de tête, confirmant qu'il s'agissait bien de l'Irlande. Un de ses gosses était né là-bas. Ainsi la Turienne travaillait au SCC en compagnie d'un humain. Il est vrai qu'ils se sont imposés petit à petit dans ce milieu. Ravi rappela que les tensions s'étaient apaisées entre les deux races. Sara haussa les épaules peu convaincues par ses propos.

Et à l'inverse, j'entends trop de gens, craindre ces rapports qui ne leur sont que méconnue. Je ne peux pas faire généralité, mais je croise encore des humains méfiants. ça dépend du milieu où on est. Encore heureux que les temps changent et que les pensées évoluent. Il y aura toujours irréductibles humains résistants au changement !

Jusqu'au Premier Contact, les humains se considéraient comme le centre de l'univers. Ça a du bien leur flanquer un sacré coup lorsqu'ils ont découvert qu'ils n'étaient pas seuls! Partout, il y avait des gens fiers qui n'aimaient pas le mélange et ce n'était pas seulement chez les humains.

La demande de Sara eut une réponse. Elle semblait pouvoir jouer beaucoup de musique avec cet instrument mais elle réfléchissait ce qu'elle pouvait lui jouer. Le médecin attendait silencieusement en prenant une gorgée de son café tandis que la Turienne entamait un morceau de chez elle. Connu pour leur vie militaire, les chants ne donnaient que plus de sens à cette vie. Et pourtant cette chanson faisait écho dans l'esprit de la blonde qui écouta sagement en fixant le lac du Présidium. Elle avait tout quitté pour un homme, s'enrôlant dans l'armée par pure folie, laissant ses parents sur la Citadelle, inquiets de savoir le futur de leur fille. Et pourtant malgré toutes les chances mises de son côté, ses parents étaient partis les premiers, survivant à l'attaque des Moissonneurs. Elle avait ressenti cela lorsqu'elle fut embarquée sur le Leipzig et elle se reconnaissant dans ses paroles. Son regard se posa sur les doigts de la Turienne qui le rythme ralenti pour se terminer dans un silence apaisant.

Je préfère quand ça bouge. La musique est, à mes yeux, le reflet de nos émotions et de l'état de pensées dans lequel nous sommes à l'instant T mais j'ai peut-être tort, dit-elle en regardant les gens autour d'elles, certains restant pour entendre la prochaine musique et d'autres décidant de se trouver un coin plus calme.

Sara pensait sincèrement que la musique que l'on écoutait était un reflet des émotions de chacun. Ravi semblait triste et ailleurs à première vue, elle n'était pas au meilleur de sa forme. Écouter tous les jours des musiques entrainantes pourrait aider les plus dépressifs à sourire. C'était sa façon de penser et jusqu'à présent cela marchait pour elle. La Turienne lui demanda si elle avait une idée de musique mais au premier abord, elle n'avait rien en tête.

Je n'en ai pas, dit-elle en réfléchissant, amenant une main sur ses lèvres. Ah si! Ajouta-t-elle précipitamment en s'exclamant, levant cette même main en l'air. Si votre équipier vous a appris des chansons de chez lui, peut-être que vous connaîtrez celle-là. Elle est dans le même genre!

Elle commença à chantonner les paroles, voyant si la Turienne arrivait à reconnaître l'air, ce qui semblait être le cas vu que les notes commencèrent à jouer le morceau. Sara la laissa peu à peu prendre le dessus sur le chant car le médecin ne savait pas chanter juste. Elle murmurait seulement les paroles, enjouée par le morceau. Lorsque le morceau fut terminé, Sara applaudit, ravie.

J'aime la musique mais je n'ai jamais pas les compétences pour chanter ni jouer un instrument. Vous jouez merveilleusement bien Ravi.

En se rapprochant un peu de la Turienne pour être plus près et apprécier d'autant plus la musique. Mais, et c'était son habitude, il fallait que quelque chose n'aille pas. Elle renversa son café en voulant l'attraper.

Et mince, grommela-t-elle en voyant son café se déverser dans l'herbe, le rattrapant de justesse mais trop tard pour sauver le fond. Il me faut un café, je vous prends quelque chose? Demanda-t-elle en debout.





[Désolée pour le temps de réponse et pour la taille]


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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Sam 27 Aoû 2016, 23:18

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
Pour une raison presque inconnue mais pas trop, les chants turiens trouvaient peu leur publique auprès des autres races. Sara ne dérogeait pas à la règle, plissant son nez et avançant, mine de rien, qu'elle préférait les musiques plus... dynamique. La Superviseure hocha la tête, compréhensive. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait et ne serait pas la dernière; par expérience, lorsqu'elle entamait des musiques de Palaven, c'était avant tout les siens ou ceux qui avaient l'habitude de côtoyer un Turien qui l'appréciaient le plus. Il fallait dire, parler de la mort et du devoir ne semblait pas être la tasse de thé de beaucoup d'espèces. Certains craignaient trop la fin de leur vie pour goûter qu'on en parle si librement. Tout du moins, c'était ainsi qu'avait fini par l'interpréter la chanteuse, à défaut de réel explication. Elle n'avait pas pris la peine d'interroger Watson ni aucun autre mais avait accepté cette phase de la réalité, voilà tout.
L'Humaine se montrait assez vive dans son éducation, mais une vivacité qui était contrastée par ses paroles, empreint d'une douce tentative de médiation. C'était son point de vue, peut-être vérité universelle, peut-être pas. Elle le pensait mais ne l'imposait pas, un peu comme Ravi et son explication.

Sara fit la moue, une main s'agitant le long de ses lèvres, réfléchit, agita ses boucles blondes au grès de ses mouvements de tête. Jusqu'à ce qu'elle s'arrête, soubresaute, levant haut les doigts comme si elle demandait la parole, forte de sa découverte.

- Si votre équipier vous a appris des chansons de chez lui, peut-être que vous connaîtrez celle-là. Elle est dans le même genre!

Elle n'attendit pas, enchaînant un air qui disait vaguement quelque chose à la policière. Watson l'avait déjà entonné une fois où deux, toujours très bas pour ne pas se faire entendre. En fait, maintenant qu'elle s'y attardait un peu plus, il marmonnait plus qu'il ne chantait, laissant s'échapper un vague rythme et de vagues notes lorsqu'il haussait un peu la voix sans le vouloir. Mais toujours très rapidement et pour mieux se taire s'il se sentait espionné. Tout au plus pensait-elle que les notes étaient assez répétitives et qu'il y avait peu de changement, les couplets étant les mêmes et le refrain un peu différent.
En bonne novice usée à écouter, la musicienne laissa la médecin chanter seule dans ce qui semblait une sorte de gêne alors que quelques fausses notes fusaient. Mais rapidement, elle commença à l'accompagner de son instrument, loupant un passage ou accélérant le rythme en voyant qu'elle le suivait mal. Esprits qu'elle aimait Watson, mais maudit était-il - en tout bien toute amitié - de ne pas oser lui faire partager ses connaissances musicales si elles ne se trouvaient pas sur holo.
La première partie fut, il fallait le dire, une cacophonie alors que les deux femmes tentaient de découvrir, pour l'une chanter avec un instrument, pour l'autre de découvrir une mélopée toute inconnue. La seconde partie fut plus douce à l'oreille alors que Sara laissa pudiquement la place aux cordes et la troisième fut on ne peut plus correct. Au vu des difficultés, malgré les quelques rires qui avaient accompagné leur prestation, voir des grimaces qui avaient éclairés certains visages lorsque de fausses notes étaient venues écorcher les oreilles, le duo s'en était bien sorti. Assez bien sorti. Sans doute que cela aurait pu être pire. Mais la Turienne, en matière de musique, se montrait on ne peut plus perfectionniste.

Ces quelques défauts n'avaient pourtant pas déplu à sa partenaire, qui applaudit, souriant de toutes ses dents. Ravi lui rendit un sourire ravi elle aussi, bien qu'un peu déçue de n'avoir pu connaître pleinement ce qu'elle jouait avant cela. Dans un coin de sa tête elle se promit de travailler plus ardemment.

- J'aime la musique mais je n'ai jamais pas les compétences pour chanter ni jouer un instrument. Vous jouez merveilleusement bien Ravi.

- Et bien... Merci? Mon père m'a beaucoup appris et m'apprends encore!

Le "glouglouglou" discret du café qui se vidait donna un spectacle magnifique pour qui voulait voir la terre avaler goulûment son dû. Ce cadeau s'était fait au détriment de la propriétaire, puisque Vaylee affichait cet air blasé et affecté de celle qui, certes habituée aux gaffes, aurait préféré y échapper pour cette fois.

Il me faut un café, je vous prends quelque chose?

Clic-clac firent les mandibules. Un bout de langue passa rapidement sur les lèvres que formaient la plaque faciale. L'idée était bonne, pour ne pas dire très bonne. A force de chanter, elle commençait à avoir la gorge sèche, et sa bouteille d'eau était déjà épuisée depuis un moment. Finalement, elle dodelina de la tête, passant la lanière qui tenait son Bouzouki de façon à ce que celui-ci soit dans son dos.

- Je vous accompagne. Comme dit l'expression : Une pause s'impose!

Il y avait ce qu'on pouvait décrire comme un petit kiosque/bar non loin. Bien placé, construit en rond pour diminuer au maximum l'attente et servir tout le monde, habitué à ce que ses clients aillent et repartent dans le parc, on y servait tout un tas de boissons chaudes et fraîches, pourvues qu'elles soient classiques. Il était parfois difficile de faire comprendre aux touristes que non, ils ne vendaient pas d'alcool fort, pas plus qu'une "Orée du désert lancinant, servie avec un Rocher Néptunien et des glaçons, merci bien".
L'Asari qui était au bar leur adressa le traditionnel "Bonjour" plein d'entrain.

- Bonjour ! Un Thé du désert s'il vous plaît.

Le traducteur compris dans les omnitech traduisait maladroitement le nom du breuvage parce qu'il connaissait le mieux. Il ne s'agissait pas d'un thé à proprement parler, plus d'une infusion à base d'écorce d'arbres de Palaven, souvent accompagné d'autres écorces et épices pour le rendre fort en goût, tout en le sucrant à côté. C'était en tout cas un breuvage on ne peut plus commun, notamment pour ceux qui habitaient non loin du désert. Et même ceux qui n'y habitaient pas puisque l'infusion s'était largement répandue sur leur planète-mère.
Ravi récupéra son gobelet, pris d'assaut une table non loin et adressa de grands signes à sa camarade lorsque celle-ci se retourna, ayant son fameux café en main. Toutes deux sifflotèrent tranquillement leur boisson respective avant que la Turienne ne décide de briser la glace.

- Vous venez souvent ici?
D'ailleurs... Vous, tu, troisième personne du singulier?

Claquement de mandibules.
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre, je vivais heureuse   Dim 04 Sep 2016, 21:33

Au pied de mon arbre, je vivais heureuse
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Autant le dire, Sara avait tendance à s'effacer devant de forte personnalité, et tout particulièrement quand elle était sobre. Bien des exemples montreraient que sa maladresse pouvait dire le contraire. Cette sensation de passer pour un je-ne-sais-quoi, d'avoir mauvaise réputation et pourtant, elle ne faisait de tort à personne seulement les braves gens n'aimaient pas que l'on suive une autre route que la bienséance afin d'oublier de vivre et de profiter de la vie. Petite chanson, mauvaise chanteuse, mais elle s'était amusée le temps de quelques minutes oubliant les regards des passants et des amoureux qui se bécotent sur les bancs publics en se foutant du regard oblique des passants honnêtes.

Yerk, j'ai beau être romantique, leur je t'aime sont pathétiques me donnent des renvois gastriques. Rien de mieux que se réveiller dans le lit d'un inconnu sans se souvenir de la veille. Cela a son charme et son lot de mystère! Ha, pathétique aussi. De toute manière, je n'ai pas envie de changer de situation. J'ai mes gosses, ma famille, mon vaisseau : mes seules attaches. Un homme serait trop compliqué à entretenir. Enfin la relation. Heureusement que je ne dis pas cela à voix haute.

Sur cette pensée, la blonde n’entendit pas la réponse de la Turienne mais la comprit bien vite par sa gestuelle. Elle lui adressa un sourire. Sara était prête à partir chercher un café, sentant que sa dernière soirée l’avait épuisée. Définitivement trop vieux pour ses conneries ! Les deux femmes se dirigèrent vers un kiosque dans le parc en silence. Elle jeta au passage le gobelet dans une poubelle. Amusante comme rencontre, mais loin d’être désagréable, cela change des énergumènes en soirée qui ne sont là que pour enlever le silence et l’ennui d’une longue solitude.

Ravi passa sa commande puis lui laissa la place :

Bonjour, un café … Serré, merci.

Le thé arriva rapidement et la musicienne chercha une place pour pouvoir s’installer. L’Asari lui servit sa boisson chaude avec un grand sourire qu’elle rendit à son tour avec à nouveau un remerciement une fois le paiement réglé. Sara aperçut la Turienne lui faisant de grands signes. Le médecin vint s’asseoir en face d’elle, laissant un nouveau silence s’installer entre elles. Ce fut Ravi qui brisa ce silence. Tutoyer ou vouvoyer ? Bonne question.

Peu importe, ce n’est pas dans mes habitudes de tutoyer quelqu’un que je connais à peine. Mais je vous laisse le choix selon vos préférences. Sinon, oui, aussi souvent que possible. J’ai grandi sur la Citadelle, alors j’y retourne dès que j’ai une permission dans le coin. (Sara marqua une pause, évitant une autre question) Je suis médecin au sein de l’Alliance. Du coup, c’est … Peu fréquent.

Elle esquissa un sourire.

Et vous, vous venez souvent ici ? D’ailleurs quelle est votre poste au SSC ?

À la différence de Sara, Ravi semblait être sur la Citadelle de part son métier et sa présence ici devait être assez régulière. Son poste au SSC ne devait pas lui permettre de sortir beaucoup de la station sauf si elle était Superviseur.






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Au pied de mon arbre, je vivais heureuse

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