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 Tic-Tac fait l'horloge

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MessageSujet: Tic-Tac fait l'horloge   Jeu 05 Mai 2016, 02:53
Intervention MJ : S'il le souhaiteDate : Octobre 2200 (début) RP Tout public
Alec Sykes ♦ Ravi Vertax ♦
Tit-Tac fait l'horloge




Tic-Tac fait l'horloge

- On est lundi ? Je suis sûre qu'on est lundi. On ne peut pas être un autre jour qu'un lundi.

"Watson" pinça les lèvres face à l'écran. A côté, sa supérieure était assise dans ce qu'il aimait appeler une position de chat. Un pied par-dessus l'accoudoir, une main au-dessus le dossard et le reste du corps à moitié jeté dans le vide, elle observait elle aussi. On sentait l'habitude de la Turienne à lire la tête à l’envers ou presque, ou dans toute autre posture abracadabrante dont elle raffolait dans les moments d’ennuis. Pourtant, le temps n’était ni à la détente, ni à l’embêtement. Le rapport qui défilait sous leurs yeux était inquiétant.

- A vrai dire nous sommes jeudi, Superviseure.

Un blanc s’installa.

- Oh. Merde. J’aime bien les jeudis. On peut dire que c’est un lundi sous couverture ?

Le ton n’y était pas mais la Turienne s’efforçait de garder son air nonchalant. L’Humain apprécia ce geste. Elle restait calme pour ne pas l’inquiéter et il fallait avouer que ça fonctionnait bien.

- Ce sont eux à votre avis ?

Elle secoua la tête, négative. On pouvait aisément deviner ses traits sévères et tirés qu’elle cachait tant bien que mal. L’attentat l’avait touché, même si elle n’avait déploré aucun blessé parmi ses proches. Encore que… A ce qu’il avait pu lire sur l’Extranet une Cabale, voir deux, avait trouvé la mort. Il n’avait pas osé lui demander si elle la connaissait, bien qu’il se doutait de la réponse.
De ce qu’il avait cru comprendre, le groupement était constitué de peu de membres et tout le monde avait vent de tout le monde, ne serait-ce que de nom.
Alors oui, si ce n’était pas un ami, le mort était au moins un visage sur laquelle l’enquêtrice était capable de coller un patronyme.

- Non. D’après les rapports de la Superviseure-en-chef, nous connaissons le terroriste principal. Néanmoins nous ne pouvons pas écarter l’idée qu’il s’agisse d’un groupuscule rattaché, ou n’importe qui qui souhaiterait tenter sa chance.

Les images des armes et de l’ancienne cache défilèrent automatiquement sur la seconde partie de l’écran. Sur certaines on pouvait voir les corps d’une partie des terroristes, sur une autre ceux qui étaient encore en vie et leurs complices menottés. Ce qui aurait pu être un joli coup de filet n’était au final qu’un hors d’œuvre. Le gros de la troupe restait encore à débusquer.

- Vous savez Watson, commença la femme, pensive, d’une certaine façon cet attentat au eu « du bon ». Si j’ose dire. Enfin, autant que faire ce peu.
Au moins l’Alliance en a profité pour lancer sa chasse aux sorcières et il semblerait… Quelle est l’expression déjà ?


Elle sembla réfléchir un court moment avec d’hasarder ce qui lui passait par la tête.

- Qu’ils viennent de trouver la grande garce sataniste égorgeuse de bébé ? C’est compréhensible ?

- L’image est facile à comprendre Madame.

Le sourcil s’abaissa de soulagement alors que Ravi se remit droite, s’enfonçant dans le fauteuil avec délice. Chasser lui ferait sans doute du bien et elle se régalait à l’avance de l’idée.

Le dossier n’était pas bien dur à comprendre. Suite à l’attentat de Palaven, l’Alliance s’était retrouvé sur le banc des accusés ou en tout cas en tête de liste des principaux suspects. Pour redorer leur blason et éviter un second Shanxi (qui avait failli arriver sur des colonies inter-espèces), l’armée humaine avait décidé de montrer patte blanche en chassant la mauvaise herbe qui infestait leurs colonies, leurs villes ou qui agissait au nom de l’Humanité. Le Conseil recevait régulièrement des rapports pour indiquer les avancées ou les nouvelles prises, comme si l’Alliance était un élève souhaitant s’attirer les bonnes faveurs de son instructeur. A chaque fois le SSC était cordialement invité à venir superviser les opérations s’il le souhaitait et, en cout cas ils l’interprétaient de cette façon, à valider leur action et leur donner une gentille tape sur la tête. Bien évidemment, la plupart des demandes restaient sans action. Ils avaient autre chose à faire que courir après le premier humain extrémiste comme s’il s’agissait d’un génocideur de l’extrême.
Mais il arrivait parfois que, dans ce tas de lettres s’apparentant presque à du spam, on puisse retrouver une véritable alerte. Une qui pouvait toucher directement le Conseil…

Comme des preuves d’un nouveau groupement dont l’idéologie, très « Cerberus-ienne », prônait la destruction du Conseil par une attaque armée qui était sans rappeler celle de 87. De véritables fan-boy qui n’avait ni les moyens ni l’expérience de leur modèle mais qui s’efforçaient de « reprendre leur grandeur ».
Il fallait voir le bon côté des choses. Il fallait TOUJOURS voir le bon côté des choses.

Au moins ce mouvement serait facile à éradiquer. Sauf grosse surprise.

En tout cas, l’Alliance avait sauté sur l’occasion comme une mousse métallifère sur un Spuma. L’attaque aurait lieu le lendemain, le temps de mobiliser les troupes. Ils attaqueraient directement la base des terroristes en plein cœur de la Nébuleuse de la Tête du Cheval. Une action qui se voulait vite fait, bien faite mais qui nécessitait évidemment une surveillance.
Sans doute espéraient-ils recevoir une gommette rigolote avec remarque « Efforts remarqués et remarquables » ? Les Humains étaient parfois compliqués à comprendre.

Vertax croisa les doigts devant son visage.

- Et bien, il est temps de superviser. Watson, contactez l’Alliance. Qu’ils préviennent le responsable de l’opération sur place et sur base, je n’ai pas envie qu’on se prenne un coup de canon en arrivant. Je veux les coordonnées du point de rendez-vous dans l’heure.
Prévenez l’équipage. Ceux qui ont pris des congés se les voient décalés. Vous m’excuserez auprès de l’ingénieur Dimitris, je crois que c’était l’anniversaire de sa fille ce week-end. Il se pourrait qu’il soit un peu en retard à cause de ça.

Merci Watson.


Alors que l’Humain refermait la porte derrière lui, la Turienne commença à gratter les cordes de sa mandole, pensive. Devant elle, les images défilaient toujours.




*******************



- Waton, je suis catégorique. Ce vendredi n’est définitivement PAS un vendredi. C’est un lundi. Et je ne reviendrais pas dessus.

Les Turiens n’aimaient pas le froid. Cette phrase était presque fausse à elle-seule. Il était plus correct de dire qu’ils exécraient le froid, la neige, la glace et tout ce qui faisait que les températures étaient en dessous de zéro ou en était la conséquence. Ravi n’échappait pas à la règle. Et pour le moment, elle tentait de ne pas trop trembler.
Evidemment, son armure l’isolait bien, mais psychologiquement il n’empêchait qu’elle avait FROID. En grandes lettres.

Et bien sûr, Morana n’avait pas pu être une planète tropicale. Non, bien sûre que non. C’aurait été trop simple. Pas de plage, de cocotiers et de douce chaleur. Il fallait une planète glaciaire isolée pour foutre une saloperie de plate-forme terroriste.

L’officier Abaigh ne répondit pas. Il observait plutôt le petit groupe en arme qui s’avançaient vers eux. Leurs vaisseaux respectifs s’étaient posés assez loin de la base et de façon à éviter des scanners, entrant dans l’atmosphère presque à l’autre bout du pôle pour ensuite voler jusqu’ici à basse altitude. Normalement, il était presque impossible qu’ils se soient faits détecter. Et pour garder leur couverture, il faudrait qu’ils se déplacent soit à pied, soit en Mako. La première perspective était loin d’être réjouissante mais il fallait ce qu’il fallait. C’était à l’officier d’en décider néanmoins. Eux n’auraient qu’un rôle d’intervention somme toute secondaire, sauf gros cas.

Celui qui était en tête de sa troupe arborait le symbole « N7 » sur son torse. Il était difficile de le rater car le rouge et le blanc qui le composaient était sans doute la seule touche un peu colorée sur l’armure. L’Alliance avait vraiment voulu employer les grands moyens ou les impressionner.
Vertax se redressa. Elle mesurait quelques dix centimètres de plus que le nouvel arrivant mais ne semblait pas s’en soucier plus que cela. Watson était même le plus petit du trio, touchant à peine le mètre quatre-vingt.

- Lieutenant-Commandant Sykes, c’est ça ? Superviseure Vertax. On va commencer par les formalités.

Je suis là pour superviser, c’est-à-dire que je ne suis pas sous votre commandement direct. Vous pouvez me demander d’intervenir ou me donner des directives, mais je ne suis pas tenue de vous obéir. Enfin, on verra ça sur place hein.
A contrario, je ne vous dirais pas comment diriger vos troupes, sauf nécessité.


On sentait le ton habitué au refrain et la hâte de passer à autre chose.

- Bien, maintenant que c’est fait, enchantée ! Voici l’officier Abaigh, mon second.

L’intéressé opina de la tête en guise de salutation.

- Monsieur.

- Oh, et c’est normal si je chante. Enfin, chantonne. Bref, ne vous en faites pas pour ça.
Vous avez des questions? Moi je vous demanderais bien : Mako ou pieds ? Mais c'est vous qui voyez pour ça.


Ravi se mit à sautiller sur place pour se réchauffer.


Dernière édition par Ravi Vertax le Sam 21 Mai 2016, 01:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Sam 07 Mai 2016, 22:28


SSV Guam, Système Hélios, Octobre 2200

Lendemain de soirée difficile pour le Lieutenant-Commandant Sykes. Dépêché dans un bar de la Citadelle pour une occasion particulière, l’officier et ses hommes n’avaient pas ménagés « leurs efforts ». Dans quelques jours, la frégate sur laquelle chacun servait depuis plusieurs années serait envoyée en retraite après plusieurs décennies de bons et loyaux services. Vétéran du conflit Moissonneur, l’appareil n’avait depuis eu de cesse d’écumer la galaxie pour des missions diverses et variées, ne laissant jamais en défaut son équipage.

C’est donc pour lui rendre une sorte d’hommage, ainsi que marquer les adieux qu’entrainait l’évènement qu’ils avaient choisi d’effectuer un raid au Purgatoire. Sans dépasser certaines limites, il faut avouer que la nuit se trouva être bien arrosée, ce qui causa les symptômes que l’on connaît chez certains. Pourtant, gueule de bois ou pas, un ordre de mission arrivé à cinq heures et demi du matin imposait de se lever : « Présentez-vous à sept heures précise sur le pont avec votre unité, nous appareillons. ». Ni plus, ni moins. Pour être honnête, le Capitaine du Guam n’avait jamais été très loquace, que ce soit par écrit ou face à face, cependant, on ne pouvait lui retirer le génie tactique et la fermeté qui faisaient de lui un officier compétent.

Forgé dans les flammes des combats menés par l’Humanité pour sa survie il y a maintenant treize ans, le quinquagénaire avait su gagner et conserver le respect de ses hommes depuis lors. Promu Contre-Amiral avant la fin de l’année, il se verrait bientôt confier une escadre dans son ensemble, tandis qu’Alec, son second, prendrait à son tour les rênes de son propre bâtiment à la veille du Nouvel An. Quel genre de leader serait-il d’ailleurs ? Se montrerait-il à la hauteur des responsabilités supplémentaires qu’on lui confierait sous peu ? En pâtirait-il d’une façon ou d’une autre ? Autant de questions qui trottèrent en de nombreuses occasions dans l’esprit du soldat suite à l’annonce de la nouvelle. Néanmoins, si il y a bien une chose qui pouvait le sortir de ses doutes et interrogations en tout genre, c’est bien l’éventualité d’une nouvelle mission. La dernière avant de voir le vaisseau être retiré du service. S’il ne fallait pas en foirer une, c’était certainement celle-là…

Conformément aux instructions, tous se présentèrent donc à l’heure et en uniforme dans la salle de briefing du bord, plus ou moins frais selon les cas. Bien que n’ayant pas personnellement pas participé à la soirée, le Capitaine se montra somme toute compréhensif avec ses hommes, ce qui exclut le recours à « des mesures particulières » pour s’assurer du réveil de chacun. A dire vrai, le commando n’interviendrait sur le terrain que le lendemain, ce qui laissait un temps conséquent pour se préparer et à certain de « revenir du Terre ». Enfin… façon de parler vu qu’ils allaient plutôt s’en éloigner pour les prochains jours.

Malgré la joie de vivre inhérente aux conséquences d’une bonne cuite, le briefing fut assez rythmé pour être suivi sans se retrouver largué sous les détails techniques. Le motif du déplacement ? Démantèlement d’une cellule d’activistes de plus en plus virulents vis-à-vis de l’autorité Concilienne, mouvement armé prenant de l’ampleur en dépit de l’amateurisme qui semblait encore régner en son sein. La « routine » pourrait-on même dire pour des commandos de l’Alliance. Depuis bien longtemps déjà, la politique des différentes institutions et gouvernements régissant la galaxie soulevait des oppositions plus ou moins virulentes…

Et hélas, le monde post-conflit qui avait surgi de la quasi-annihilation de toute vie organique civilisée il y a de cela plus d’une décennie n’avait pas arrangé les choses, en dépit des beaux discours d’unité qui en avait découlé. Inégalités à la pelle et en augmentation dans les colonies et tensions raciales exacerbées venaient ajouter du bois supplémentaire au brasier couvant déjà… Un brasier dont les répercussions comme la récente tentative d’attentat en partie déjouée sur Palaven ne seraient très certainement que les prémices de quelque chose de « bien plus gros ».

Alors oui, comme il fallait bien s’y attendre, aucun membre du contingent envoyé pour « traiter le début d’incendie » ne s’étonna de la tâche que leur incombait. Ils étaient le traitement de choc à un mal qui pourrait s’étendre si personne d’autre ne s’en chargeait. Le sale boulot était leur quotidien, et cette fois ne dérogerait pas à la règle. Non, ce qui retint réellement l’attention des différents intervenants, c’est bien la mention presque innocente et discrète d’un acteur extérieur sur les lieux. Un représentant du Conseil chargé « d’observer et de superviser » les opérations en cas de besoin. Une jolie laisse que l’on se faisait un plaisir de leur passer autour du coup pour faire bonne figure en gros.

Du moins est-ce ainsi que la majorité des soldats interpréta la chose, bien que le vieux Sykes ne put s’empêcher de penser que la particularité de cette mission servait en un sens les intérêts de l’Alliance en faisant foi de sa bonne volonté par rapports aux récentes accusations sur son compte… Un mal pour un bien ? Probablement…

Toujours est-il qu’une remarque discrète, à peine murmurée et inaudible aux oreilles du maître à bord, résuma à elle seule la façon avec laquelle beaucoup abordait cette mission et digérait la nouvelle :

- « Des nounous envoyées par le Conseil ? J’espère qu’elles savent se démerder. La dernière chose dont on aura besoin dans ce merdier, c’est bien d’avoir à leur torcher le cul…»

*****

Surface gelée de Morana, Nébuleuse de le Tête de Cheval, le lendemain

Un planétoïde plus petit que la Lune et gelée tout au long de l’année, quelle meilleure planque pour dissuader et éloigner tout curieux éventuel ? Il est clair que Morana ne remporterait jamais la palme des conditions de vie et de l’accueil le plus agréable décerné par l’office de tourisme des colonies. Mis à part quelques timides stations de recherches et d’études, ainsi que des avant-postes industriels répartis à sa surface, rien ne venait casser l’impression déprimante de mer gelée qui s’en dégageait. Principalement composé de plaines glacées, les alentours ne présentaient aucun relief conséquent, si ce n’est quelques collines éparses aussi hautes que de petites dunes d’un désert polaire.

C’est à l’ombre de l’une de ces formations géologiques que l’unité d’Alec avait établi sa zone d’atterrissage afin de prendre contact avec le fameux envoyé Concilien. Délimitant un périmètre de sécurité concentrique autour de l’UT-47 posés là, les soldats attendaient l’ordre de marche avec impatience, certainement pressés de quitter l’endroit plongé dans un hiver éternel. Cette attente ne fut cependant pas vaine, puisqu’elle permit aux humains de prendre connaissance du terrain à travers une première reconnaissance de la cible qui serait la leur. Résultat ? Pas brillant comme l’apprendrait bientôt la Turienne qui se présenta au leader de l’équipe un petit quart d’heure plus tard.

Ils nous ont envoyé une originale... Aussi givrée que ce trou ? A voir… Fut plus ou moins la pensée qui traversa directement l’esprit du N7 lorsque Vertax fit les présentations et mentionna son goût pour la chanson au milieu de ce congélo’.

Décidant de faire fi de la première impression, l’officier de l’Alliance se fit muet tout au long du monologue de la nouvelle arrivante, accordant à peine un discret signe de tête en guise de salut à chacun. Le trentenaire ne sembla au final s’animer qu’après le moment des questions arrivé.

- « Mes ordres sont d’assurer la pacification de toute opposition armée, la saisie de tous les supports pouvant receler des informations, et, dans la mesure du possible, l’identification et la capture des cadres dirigeants de ce groupe. La cible est un ancien avant-poste minier à l’abandon depuis huit ans. Du moins aux dernières nouvelles… Il est possible que l’on rencontre une opposition conséquente : les derniers registres de la compagnie qui gérait l’endroit indiquent qu’ils y ont abandonné des engins lourds. Des méchas pour les travaux de creusement et d’excavation principalement. Ces trucs doivent tomber en ruines, mais leur châssis est semblable à ce que l’on pourrait trouver sur un Atlas. Donc s’il s’avère que certains ont été modifiés… Je vous passe les détails. Sans parle de l’absence de registre ou de documents fiables sur les plans des lieux… » fit-il d’un ton tout à fait protocolaire à travers son casque.

Le Lieutenant-Commandant avait choisi de passer en vitesse sur le briefing de rigueur, ne donnant pas de réponse dans l’immédiat à celle qu’il considérait probablement comme une inconnue et une possible emmerdeuse pour la réussite de sa mission. Dans le doute, s’il ne laissait rien paraître à travers son comportement, ses mots et le masque de professionnalisme derrière lequel il se dissimulait apprendraient certainement le fond de sa pensée à son interlocutrice.

Bidouillant son Omni-Tech les quelques secondes nécessaires à l’autre partie pour assimiler ces premières infos, il projeta par le biais du gadget électronique un plan à échelle réduite des environs puis reprit la parole. Une à une, les zones mentionnées se mirent à clignoter.

- « En conséquence, les experts en démolition que j’ai avec moi se sont équipés de charges de démolitions et de quelques ML-77, histoire de voir venir. Espérons ne pas en avoir besoin… Quant à votre question : l’approche se fera à pied, par le Sud, pour rejoindre le point d’insertion qui est une ancienne plateforme de chargement du minerai sur des navettes, à 500 mètres d’ici. Une autre unité s’occupera du flanc Est en progressant à travers un vieux tunnel de stockage des déchets. L’état précaire du terrain interdit l’avancée d’un convoi. Nous avons recensé beaucoup de crevasses de différentes tailles… »

Terminant son exposé par un regard curieux, et sans doute mal dissimulé par sa tête positionnée en biais, sur le manège de la Turienne sautillante, il donna l’ordre de marche d’un simple geste de la main droite. Tous se mirent donc en route, laissant là navettes et pilotes, non sans qu’Alec ne se permette une confidence au Superviseur et à son toutou.

- « Je vais être franc avec vous avant d’aller plus loin : mes hommes voient d’un très mauvais œil d’être baby-sitter par une autorité extérieure. L’accueil sera sans doute plus chaleureux de la part de l’ennemi que de la leur… Simple fierté de soldat j’imagine… » lança-t-il cette fois l’air détaché.


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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Mar 10 Mai 2016, 12:16

Tic-Tac fait l'horloge

Le problème des casques, c'était qu'ils ne laissaient pas beaucoup de place aux mandibules. Pourtant ils avaient été conçus en prenant en compte cette excroissance. Mais cela ne les empêchaient pas d'être extrêmement désagréable. L'intérieur frottait et il était impossible de cliqueter en paix sans se cogner. Quand on pouvait cliqueter d'ailleurs, car il était rare de pouvoir bouger ses mandibules de plus de quelques millimètres. Heureusement que la plupart des Turiens s'abstenaient de grands gestes dès lors, et préféraient un frissonnement la plupart du temps.
Enfin, c'était soit ça, soit le froid tuant de l'extérieur. Et quand bien même l'un était préférable à l'autre (astuce : il s'agissait de celui des deux qui permettait de rester en vie), il n'empêchait que Ravi avait une furieuse envie de cliqueter. Pas de grand-chose, mais définitivement trop pour son heaume. C'était comme quand on voulait se gratter : On mourrait d'envie de le faire, mais l'impossibilité de la chose entraînait une frustration grandissante.

C'était à vouloir en hurler. Et il était difficile de se concentrer sur quelque chose ici : il n'y avait que du blanc sur du blanc et... oh surprise ! Encore du blanc.
Heureusement, les Humains adoraient parler. C'était comme une manie chez eux. Ils balablataient d'abord et faisaient des choses ensuite. C'en était devenu un cliché dans les holo que plus personne n'osait utiliser, de peur d'user les dernières miettes du filon.
Enfin, on ne pouvait pas leur en vouloir. C'était toujours une bonne chose de discuter.

En l'occurrence, cela distrayait suffisamment la Turienne. Elle adoptait un air sérieux, hochant de temps à autre la tête.
Comme tout bon militaire, il présenta son objectif, dans le cas où la Superviseure serait venue les mains dans les poches ou, elle était sûre qu'il le pensait, avait prévu de lui mettre des bâtons dans les roues. Une méfiance qui pouvait être compréhensible. Les militaires aimaient avoir l'impression d'être seuls sur leur terrain et voyaient des nouveaux venus comme une source de problèmes potentiels. Même lors de coopération inter-espèce il y avait ce doute qui flottait au-dessus de leur tête.
Elle aussi avait été militaire après tout.

La femme le laissa dire, réprimant furieusement une envie de se gratter la joue. Joue tout aussi inaccessible que sa mandibule soit dit en passant.

Pour résumer, ils ne savaient pas grand-chose. Oh, il y avait un doute sur le fait qu'il y aurait des mécas modifiés, mais sinon... Au moins la topographie du terrain était connue. Ils avaient prévu de passer par des tunnels et à pied. C'était à en gémir. Le froid lui rongeait déjà assez les os comme ça pour qu'elle ait envie de crapahuter plus longtemps dans la neige.
Si elle avait été en vacances, elle se serait permis de refuser tout de go et serait retournée sous ses couettes. Dommage, elle n'était pas en position de choisir. Il faudrait faire avec.

Les bras croisés sur son torse, elle attendit que l'Humain tombe à court de salive ou de mots. Elle n'eut pas à attendre bien longtemps. Et maintenant que les paroles n'avaient plus leur place, il lança la marche. Pourtant, le Lieutenant-Commandant sembla vouloir cracher une dernière réserve.

- Je vais être franc avec vous avant d’aller plus loin : mes hommes voient d’un très mauvais œil d’être baby-sitter par une autorité extérieure. L’accueil sera sans doute plus chaleureux de la part de l’ennemi que de la leur… Simple fierté de soldat j’imagine…

Watson lui rendit un regard presque peiné. Non pas qu'il se sentait blessé par de tels propos - les Superviseurs en avaient l'habitude - mais plutôt parce qu'il venait de déclencher. La Turienne elle restait droite, un sourire sur les lèvres. Pourtant, ses yeux s'étaient légèrement plissés.
Abaigh était sûr que des guerres avaient commencés pour moins que ça. A vrai dire, il était même persuadé que des guerres froides avaient pu commencer pour un simple "Êtes-vous sûr de vouloir reprendre une part de ce gâteau ? ". C'était le genre de remarque mal venues qui dépendait de la sensibilité de chacun. Mais la phrase de Sykes... Elle pouvait être bien plus blessante, surtout lorsqu'elle était entendue pour la cinquantième fois.

Le sourire de la Turienne s'agrandit davantage alors qu'elle regardait l'Humain.

- Quoi ? Baby-sitter ? Quelle idée voyons !

Le ton joyeux colla un frisson dans le dos de Watson.

- Ça voudrait dire que je suis prête à sacrifier l'objectif pour la survie de vos hommes ! Non, je suis là pour superviser, comme je vous l'ai indiqué.

Le sourire se fit plus acéré. Pas longtemps, juste celui d'un clignement de paupières.

- C'est là toute la différence.

Elle ne précisa pas sa pensée et continua une marche digne, quoiqu'un peu alourdit par l'amas de glace et de neige sous ses pieds. Derrière son dos, Watson jeta un regard navré au N7 et soupira.
Il aurait préféré une collaboration courtoise plutôt qu'à couteaux tirés. Avec un peu de chance, la situation ne s’aggraverait pas plus que cela ? Mais vu le caractère de la Turienne, ce n'était pas certain. D'autant plus que ce qui touchait aux attentats tendaient à la mettre sur les nerfs, quand bien même elle s'efforçait de ne pas le montrer. Alors il tenta de faire preuve d'un peu de médiation.

- Si je puis me permettre, Lieutenant-Commandant, votre équipe n'est pas la première et ne sera sans doute pas la dernière à se sentir... vexée par une telle surveillance. Mais nous ne sommes pas là pour vous tenir par la main. L'Alliance souhaite faire du zèle et prouver au Conseil qu'il n'est en rien responsable des attentats de Palaven, soit. Mais vous comme nous ne sommes pas ceux qui ont décidé de venir ici aujourd'hui afin de prouver cette bonne foi.
N'oubliez pas qui sont les vrais ennemis ici.

Monsieur.


Un signe de tête suffit comme conclusion. C'était désormais à Sykes de méditer sur ses paroles et de les digérer comme il le voulait.
Avec le temps, l'ordre de marche finit par s'établir plus précisément. En tête venaient les hommes de l'alliance et leur dirigeant, puis la Superviseure et Watson un peu en arrière. On voulait qu'ils se sentent à l'écart ? Ce n'était pas un problème. Les équipes ne se mélangeraient pas. De toute façon, ils ne resteraient pas ensemble bien longtemps et il y avait peu de chance qu’ils se recroisent un jour. Encore que, le Destin étant connu pour être farceur, ce n’était pas sûr.

Vertax garda le silence tout le long. Le voyage ne fut pas des plus passionnant ; autour d’eux s’étendaient des kilomètres de neiges et, si ce n’était des montagnes, de congères assez hautes. Le vent soufflait, charriant par moment de la glace et de la brume dans son chemin. Fort heureusement le chemin fut court, mais même ces cinq cents mètres furent rendus plus long à cause des conditions.
Le second groupe devait déjà avoir atteint les anciens tunnels.

Leur groupe quant à eux pouvait voir l’ancienne plateforme de chargement. Il s’agissait d’un bâtiment, un grand entrepôt même, que les années d’abandon avaient malmenés. Les murs étaient à moitié rongés par la glace et la porte ne devait tenir que grâce à sa solidité originelle. Quelques fenêtres avaient été cassées, soit par une pluie de grêle, soit alors qu’une tempête avait amené des rocs gelés s’abattre sur l’entrepôt. C’était difficile à dire.
Tout semblait fermé, abandonné.

Ravi s’arrêta en même temps que tout le monde, et croisa ses bras sur sa poitrine. Elle observait mais ne put s’empêcher de railler alors que Sykes se tournait vers eux.

- Oh, ne vous en faites pas pour nous. Faites ce que vous avez à faire. On ne fait que vous suivre.

Un de ses doigts vint caresser la crosse de son pistolet. La Superviseure s’était placée de tel façon qu’elle n’était pas dans l’angle direct de la porte mais un peu en décalé. Il fallait être optimiste pour penser que les entrées ne seraient pas gardées. Soit les gardes se terraient du froid dans le bâtiment et surveillaient la seule entrée possible – à savoir la porte -, soit ils se tenaient un peu après la plateforme. Mais dans tous les cas, il y aurait de la résistance.
A moins que…

Mmmh. Non. Ce serait improbable. Encore que.


Dernière édition par Ravi Vertax le Sam 21 Mai 2016, 01:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Ven 13 Mai 2016, 23:24


De la neige, de la glace, un sol casse-gueule par endroits et des paroles quelque peu moralisatrices pour rythmer l’affaire, voilà comment résumer le déroulement de cette marche. Pour être honnête, les propos du duo « concilien » n’eurent pas réellement l’effet escompté sur le militaire. Sans être un farouche opposant à la présence d’observateurs extérieurs à l’Alliance, l’officier ne voyait dans cette coopération qu’une bien drôle de mascarade visant à faire bonne figure sur la scène politique. Certes, les récents évènements de Palaven avaient jetés de l’huile sur le feu, mais faire un tel étalage de bonne volonté relevait autant de l’hypocrisie que de courbettes à n’en plus finir.

Loin de coller à l’image du soldat sans cervelle, Alec comprenait les enjeux, mais ce n’est pas pour autant qu’une telle coopération l’enchantait, et hélas, les propos de la Turienne n’arrangeraient pas les choses…

La mission se déroulerait donc dans un climat de défiance mutuelle, une ambiance aussi malsaine que stimulante de par l’attention qu’elle engendrerait. Après tout, le plus important restait de neutraliser la menace représentée par quelques extrémistes aux idées plus dangereuses que les actes, et ce dans les plus brefs délais. L’incertitude relative quant à la configuration des lieux et l’importance des forces en présence ne jouerait malheureusement pas à leur avantage, ce qui ne laissait au commando qu’une seule et unique carte à jouer : l’effet de surprise.

Le leader du contingent humain avait médité la question dans l’attente de ses deux « invités ». Perché sur sa colline pendant une bonne heure, occupé à parcourir l’horizon de ses jumelles et à consulter les premiers rapports faits par ses éclaireurs, Sykes en était arrivé à la conclusion que le recours à une approche furtive du complexe ne serait pas envisageable. Bien que délabré, l’endroit représentait un véritable défi en tant que place-forte à prendre : parois de plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur pour protéger l’intérieur du froid, volumineuses portes anti-souffle, absence de consoles ou câblage pour permettre un piratage des accès depuis l’extérieur…

C’est au moyen de puissants explosifs perforants que l’assaut serait rendu possible. Un assaut qui serait donc extrêmement bruyant et n’autoriserait au mieux que quelques minutes pour prendre l’initiative une fois le coup de pied dans la fourmilière donné. Pris au dépourvu durant ce laps de temps, l’ennemi concentrerait alors ses forces sur l’entrée principale tandis que le groupe progressant à travers les tunnels se retrouverait en mesure de le prendre en tenailles. Pendant ce temps, au dehors, les navettes du Guam patrouilleraient les cieux de la région à la recherche d’éventuels fuyards et prendraient en chasse d’éventuels engins volants qui évacueraient la zone.

Un plan somme toute très simple dans son principe et sa mise en œuvre, mais dont la réussite se trouvait complexifiée par de multiples inconnues concernant ce qui pouvait bien se trouver à l’intérieur…
L’heure n’étant pas aux doutes mais à l’action, tous se retrouvèrent en position en parfaite adéquation avec le timing prévu par la feuille de route. Selon les dernières communications radios de la seconde unité, ses membres venaient de pénétrer dans le souterrain qui serait leur point d’entrée dans le cœur de la structure sans rencontrer la moindre résistance pour le moment. Il était temps de couvrir leur approche et de faire « un peu » de bruit.

Littéralement dos au mur à côté de l’imposante porte de l’entrepôt, et d’un signe de tête à l’affirmative, le N7 ordonna à Sørensen – son expert en démolition – de se mettre à la tâche. La plus imposante des silhouettes casquées parmi les soldats de l’Alliance étouffa un rire enjoué au geste de son supérieur, visiblement ravi à l’idée de faire péter un nouveau truc. Motivé par le sang nordique qui coulait dans ses veines et la prédisposition de destructeur qui émanait de son héritage viking, le concerné s’affaira quelques instants en vue de créer une ouverture. Un moment de latence suffisant pour répondre à la remarque acide de Vertax.

- « Tant que vous savez où vous tirez au milieu de tout ce foutoir… J’imagine que l’idée de se retrouver au chaud là-dedans doit être motivante. » dit-il sur le même ton qu’elle avait employée.

Petite pique innocente faisant évidemment référence à la manie de sautiller de la Turienne pour se protéger d’un froid qu’elle semblait avoir en horreur, ces propos ne purent recevoir de réponse. En effet, dans la seconde suivante, ce qui se dessinait comme une éventuelle pseudo-rivalité fut interrompu par la déflagration donnant le signal de l’assaut. L’explosion ébranla la structure dans son ensemble, en faisant trembler les murs durant une infime microseconde. Un vacarme aussi violent qu’éphémère, une pluie de poussière et de neige soulevée par le souffle et des oreilles qui sifflent : autant de symptômes qui annonçaient le début de la fête.

Sans se faire prier, les invités se précipitèrent les uns derrière les autres à l’intérieur, armes épaulées, et investirent les lieux. Il y avait là d’imposants rayonnages s’étalant à perte de vue dans toutes les directions, et, au sol, deux de leurs « hôtes » étalés par le souffle de l’explosion. Chargés de garder l’accès, il était impossible de déterminer leur état. Vivants ou morts, les portes-flingues ne remuaient en tout cas pas un cil, ce qui se trouva ne pas être le cas de leurs autres copains… Dix à vingt nouveaux venus, sortis de nulle part, armés jusqu’aux dents et équipés d’armures intermédiaires ou lourdes à la familière teinte blanche et noire.

Matériel récupéré dans les vieilles armoires de Cerberus ou volonté réelle de rendre une forme d’hommage ? Toujours est-il que les défenseurs se firent très pressants, tentant de repousser le commando à l’extérieur pour pouvoir sceller le périmètre et se retrancher. Fusils d’assaut, quelques snipers, drones et même des tourelles : l’attirail parfait pour mener une guérilla se trouvait déployé pour contrer l’assaut.

Les festivités venaient de débuter…


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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Mer 18 Mai 2016, 18:43

Tic-Tac fait l'horloge

Il y avait tension et tension, piques et piques, haine et haine. C'était sans doute rassurant de savoir que, pour le moment, ils n'avaient pas atteint le stade de Shanxi. C'était déjà ça, pouvait-on dire. Oui, déjà ça...
Watson observa le petit groupe, toujours en arrière. Après un moment, il décida de partir sur le constat que, tant le Lieutenant-Commandant Sykes que la Superviseure Vertax, avait un caractère... bien défini. La façon poli de dire que si la mission se déroulait sans finir en incident diplomatique, c'était heureusement qu'ils avaient tous les deux de l'humour. Ou peu de colère. Ou assez de retenue. Bref, un sang-froid qui pouvait, dieu merci, éviter la catastrophe.

Ravi, quant à elle, souriait de toutes ses dents, les mandibules légèrement écartées pour mieux révéler ses dents aussi longues que pointues. Comme disait la chanson, il en faut peu pour être heureux ; chez-elle, trouver quelqu'un pour lui donner la réplique suffisait parfaitement à la combler.

- Tant que vous savez où vous tirez au milieu de tout ce foutoir… J’imagine que l’idée de se retrouver au chaud là-dedans doit être motivante.

Elle avait déjà les mots sur la langue, prêts à rouler et fouetter l'air pour mieux piquer en botte. Elle savourait avec un plaisir totalement assumé, s'imaginait la tête, la réaction, son sourire alors que Watson, derrière elle, caresserait l'idée de quitter le SSC... avant de se rappeler qu'il l'adorait trop pour ça. Toujours des petits pas en plus pour tester les limites, jamais un grand pour les franchir. Et si en face on reculait la ligne, on invitait à continuer... Alors pourquoi s'en priver ?
La Turienne ouvrit la bouche, goupil parmi les goupils, sa phrase bien en tête, dévoila ses dents... Et fut interrompue par le bruit de l'explosion de la porte. C'était le signal que le N7 attendait pour pouvoir s'élancer, prenant de l'avance sur ses deux invités. Et l'enquêtrice resta là, sa jolie petite pique dans les bras. Elle jeta un regard malheureux, de ceux qui se veulent exagérer pour marquer le désarroi, à son complice de toujours (toujours commençant il y a quatre ans).

- J'avais un super truc à répondre...

Compatissant, Abaigh lui posa la main sur l'épaule. Une demi-seconde tout au plus avant qu'ils ne s'élancent vers des cieux plus sérieux, armes au poing.
Au jeu de la réaction, les Superviseurs et leur équipe avait appris à être rapides.

Certains pensaient d'ailleurs que leurs fonctions étaient dans le titre. Superviseur - superviser. Rester en arrière, regarder, prendre des notes et vérifier avec des petits coups de pieds que la personne au sol n'était pas trop morte ou bien complètement, et noter à nouveau. Le carnet en guise d'épée, la langue comme bouclier. Oui mais non ; même si on pouvait dire d'eux qu'ils étaient "des Spectres de l'Administratif", ils agissaient aussi. Et puis, entre nous... Quand il fallait se défouler, la neutralisation de terroristes arrivaient en bonne position parmi les activités recommandées.

Lorsqu'ils s'engagèrent, un peu à la suite des militaires, le tableau était déjà plus ou moins posé. Des étagères en guise de séparations dans l'entrepôt, des hommes au sol, d'autres qui tiraient. Certains aux couleurs bleus comme l'Alliance, d'autre en blanc et or. Les armures étaient mal faites, les sigles copiés avec une tentative de minutie qui sentait bon la décalcomanie. Il y avait peut-être des pièces authentiques dans le tas, mais vieilles de bien dix ans et portée d'avantage comme des galons que pour se défendre.
Ils avaient donc réellement à faire à une bande de fan tarés... Armés, certes, mais tarés tout de même. Ils tentaient de recopier la stratégie de Cerberus sans la connaître, sans l'améliorer, sans la savoir vingt fois étudiées et contrée sur les champs de batailles, en 87.
Cerberus, la Cabale ne les avait pas beaucoup vu à cette époque. Juste entendu, constaté les dégâts sur la Citadelle, une fois qu'elle était en permission. Croisés, tout de même, au détour d'un couloir ou d'une mission. Mais très peu au final.

Watson d'un côté et Ravi de l'autre, ils trouvèrent couverts derrière de grandes caisses. Une protection fragile mais il fallait bien composer avec ce qu'ils avaient.

Devant elle, les militaires de l'Alliance se débrouillaient, il fallait le reconnaître. Ils tiraient en quinconce, permettant à ceux qui le devait de recharger sans interrompre un feu nourrit. Un technicien tenta d'envoyer un drone pour pirater sans doute et abandonna l'idée pour tirer sur un drone ennemi qui tentait de les contourner. Au milieu de leurs rangs, le Lieutenant-Commandant se battait lui aussi, éliminant les cibles ou faisant baisser les boucliers.
Les ennemis non plus n'avaient pas beaucoup d'endroits où se cacher, mais cela ne les intéressaient pas. Ils cherchaient plutôt à faire reculer leurs assaillants, quitte à avancer pour mieux les repousser.

- On s'écarte !

Elle avait fait de son mieux pour viser une ligne débarrassée de tout Allancieux. Elle y était arrivée ; en même temps certains soldats avaient jeté un rapide coup d'œil en arrière, interpellés par les cris. Et avaient eu la bonne idée de saisir leurs compères qui avait ignoré la Turienne pour les forcer à s'écarter. Juste à temps, puisque des boules biotiques apparurent là où ils se tenaient juste avant et s'étendirent encore sur 3 mètres, au milieu d'un groupe de trois ennemis.
Ravi serra la main en souriant. L'ézo qui l'entourait frémit un instant, puis les boules explosèrent "en chantant", comme elle aimait le dire. Les mercenaires tombèrent à la renverse dans un cri. Un qui avait voulu les rejoindre resta immobile tandis que son bouclier cinétique accusait le coup, crépitant par moment alors que les batteries s'étaient retrouvées partiellement vidées.
Petit à petit, homme du SSC et militaires, ils commençaient à saper les forces adverses, les forçant à entreprendre des actions de plus en plus risquées et des mesures désespérées. Certains reculaient déjà.

La Superviseure se jeta à un autre couvert, non loin de Sykes. Qu'elle regarda avec le plus lupin des sourires. Un peu carnassier, un peu profiteur alors qu'elle jeta sa réplique précédente. Elle avait mieux. Plus amusant et surtout, surtout, plus déstabilisant.

- Bonne nouvelle Lieutenant-Commandant ; je ne risque pas de rater mes cibles. En même temps, ce serait difficile vous confondre avec les terroristes.
Vous avez un plus joli petit cul qu'eux.


Un jour, elle prendrait sans doute une plainte pour harcèlement, à force de chercher les limites. Derrière eux, ayant tout entendu grâce à leur communication actuellement reliée, la main de Watson vint s'écraser avec force sur son casque.
Ravi quant à elle s'amusait.
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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Lun 23 Mai 2016, 23:52


L’excitation du combat, l’adrénaline qui monte alors que les cartouches thermiques se vident, les sens aiguisés pour voir venir toute éventualité… Alec avait déjà fait l’expérience de ces sensations maintes et maintes fois au cours de ses vingt années de service. Pourtant, elles étaient toujours aussi fortes, présentes, et, bien que cela soit quelque peu malsain de l’avouer, grisantes pour certaines. Au-delà des qualités et convictions habituelles que l’on attend du soldat de carrière, comme sens du Devoir et Sacrifice, il y avait chez l’officier un goût du risque latent qui se manifestait dans des moments tels que celui-ci.

Loin de faire de lui un casse-cou, ce trait de caractère suffisait bien souvent à motiver les tactiques employées par le militaire pour parvenir à ses fins, tactiques que ses supérieurs jugeaient parfois un peu trop agressives. Les résultats étant néanmoins au rendez-vous et les pertes minimes lorsqu’il se trouvait à la tête de son escouade, on lui posait rarement de questions sur le déroulement des opérations. Le commando avait fait des actions éclairs sa spécialité, usant de stratagèmes parfois peu réglementaires pour balayer toute opposition, mode opératoire malheureusement à mettre de côté cette fois-ci…

Avec des observateurs extérieurs à son unité, il était de mauvais goût, et surtout imprudent, de sortir des sentiers battus pour gagner du temps. Non, au lieu de cela, les « Allianceux » se contentèrent d’adopter un schéma offensif des plus classiques, conscients qu’au même moment, leurs petits copains prenaient l’ennemi à revers, contrant toute menace. Mais pouvait-on seulement parler de menace ? L’adversaire ne semblait en tout cas pas disposer d’un grand savoir martial : déploiement brouillon, des couverts peu judicieux, une ligne de feu incertaine et plus ou moins faiblarde par endroits. Tout dans la force brute et rien dans la réflexion. S’il était aisément possible de les traiter de fanatiques de par leurs convictions, le constat relatif à leurs performances ne jouait pas en leur faveur pour être pris au sérieux.

Sans doute n’y avait-il là dans ce hangar que le bas du panier, l’effectif aisément remplaçable que l’on n’hésite pas à sacrifier. En effet, les derniers rapports des services de renseignements faisaient état d’un noyau dur très bien formé, et constitué en partie de plusieurs dizaines de « Catégorie 6 ». Ces anciens soldats de l’Alliance Interstellaire, déchus de leur statut de soldats et envoyés en détention pour diverses infractions et crimes allant de la prise de stupéfiants au meurtre, représentaient le pire de ce qui se faisait au sein des forces armées humaines. Evadés pour la plupart, ces individus n’avaient plus rien à perdre, condamnés au peloton d’exécution si on les reprenait.

Voilà qui représenterait un véritable challenge de taille pour ceux envoyés mettre un terme à la mascarade que constituait ce énième mouvement de contestation spéciste. En attendant de se retrouver face à l’élite des fanboys de Cerberus, Sykes et ses hommes se trouvèrent plutôt bien assistés par le duo du SSC, même cela faisait mal de le reconnaître… Avoir quelques bras de plus aptes à tirer et un support biotique supplémentaire avait un certain avantage, bien que le Lieutenant-Commandant ne fût pas prêt de le reconnaître publiquement. Au moins n’aurait-il pas à coller plusieurs de ses soldats aux miches des deux officiels pour s’assurer de leur survie.

Il en faudrait cependant bien plus pour gagner le respect de l’officier humain, pour qui l’ingérence du Conseil restait une pure mascarade dans cette affaire…

Bien loin des affaires de politique, la réalité du terrain s’imposa cependant à eux alors que le gros de l’effectif ennemi battait désormais en retraite à l’intérieur du complexe, dépassé par la combattivité et les moyens déployés par leurs adversaires. Les « méchants » se retirèrent d’ailleurs sans aucune discipline, laissant derrière eux une bonne moitié des leurs morts ou blessés en scellant l’imposante porte anti-souffle donnant sur l’intérieur. Le commando n’avait lui à déplorer que quelques blessures légères et des boucliers vides pour certains, ce qui signifiait une insertion réussie dans son ensemble. Car, certes, on était désormais au courant de leur présence, mais toute opposition se trouvait désormais devant eux, sans aucun échappatoire possible si ce n’est tenter un baroud d’honneur en guise de percée.

N’ayant lui-même à souffrir que de la perte du quart de sa dotation en cartouches thermiques suite à cet affrontement, Alec resta de longues secondes à contempler le champ de bataille derrière son couvert avant de finalement en sortir. Soucieux à l’idée que tout cela se révéla un peu trop simple à son goût, il ne se fit pas prier pour donner une nouvelle volée d’ordres, certainement pressé d’en finir avec toute cette affaire peu ragoutante.

- « Saisissez les armes, neutralisez-moi les cargaisons d’explosifs et le matériel de propagande. On identifie les blessés dans la mesure du possible et on fait ce qu’il y a à faire s’ils ne représentent aucune valeur stratégique. Et faites-moi sauter cette foutue porte. Flores, occupez-vous des bobos de chacun. Au boulot… » aboya-t-il au milieu la confusion post-combat.

Très vite, tous se mirent à l’œuvre autour des cadavres et des caisses, certains avec plus de ferveur que d’autres suivant la tâche qui leur était assignée. Une moitié de l’effectif se mit ainsi à scanner les différents étalages à la recherche de matériel digne d’intérêt, tandis que l’autre remuait corps et blessés adverses à la recherche de quelque chose d’intéressant. De temps en temps, un coup de feu pouvait se faire entendre à travers ce petit manège macabre, conformément aux ordres donnés par le leader du groupe. Les blessés sans intérêt pour la poursuite de la mission et la collecte d’information étaient promptement exécutés, conformément aux instructions du commandement appelant à « balayer toute menace ».

Depuis les évènements de Palaven, le recours à des pratiques peu conventionnelles et à l’éthique douteuse se trouvait parfois généralisé sur certaines opérations, preuve s’il en est que l’Alliance souhaitait faire le ménage par le vide de façon définitive. En tant que membre des Forces Spéciales, le N7 et ses hommes se trouvaient malheureusement familiers de ce genre de techniques au point de ne plus s’en formaliser. Ne pas laisser de témoins, retirer à l’ennemi toute possibilité de riposte constituait leur quotidien depuis des années, alors pas question de changer les habitudes pour des observateurs extérieurs.

Surplombant un type duquel émanait un profond râle d’agonie car mortellement blessé en plusieurs endroits du torse, l’officier lui décocha un unique tir de son arme de poing au niveau de la tempe droite pour l’achever, tandis qu’il tournait enfin la tête en direction de ses invités.

- « J’espère que la façon dont nous gérons le cas des traitres et individus de cette espèce ne vous choque pas plus que ça… Ils avaient fait leur choix depuis un moment déjà. Oh ! Et si ce sont les plaques d’armures et les cicatrices votre truc, je connais un ou deux Krogans qui s’accommoderaient certainement de votre caractère… » lâcha-t-il du même ton cynique qu’auparavant, le bras armé toujours tendu au-dessus du malheureux, faisant évidemment écho aux précédents propos de la Turienne concernant son attrayant derrière en armure lourde.


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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Mer 01 Juin 2016, 17:07

Tic-Tac fait l'horloge

L'avant garde ne fit pas long feu sous les assauts combinés de l'Alliance et de la Superviseur. Le gros des terroristes recula de façon plus ou moins organisée. Ils n'avaient pas l'intention de mourir là et de laisser leurs projets, quels qu’ils soient, être interrompus. Ils firent un dernier tir de couverture, plus pour l'honneur et pour éviter qu'on les suive, avant que de lourdes portes blindées se referment derrière eux.
Le "calme" de l'après combat revint. La fureur et le bruit laissèrent place aux gémissements des blessés et aux ordres secs des vainqueurs. Les armes furent saisies, les matériaux dangereux désactivés, les blessés achevés pour peu qu'ils ne représentaient aucun avantage tactique, stratégique ou informatif. Les soldats alliés se virent offrir des soins rapides afin de les préparer aux combats à venir.

De son côté, Ravi s'installa sur une caisse, observant les Humains faire. En temps normal, elle aurait agi autrement. Elle aurait été la première à chercher, empêcher un abruti trop pressé de tirer dans le crâne d'un terroriste, pour peu qu'il ait la moindre bribe d'informations. La Turienne aurait fouillé les indices, piratés les omnitechs et ordinateurs.... Bref, empêcher que l'Alliance ne cache des informations. Mais elle était têtue. Et puis, plus que son honneur, il s'agissait d'une simple mission d'observation. Le Conseil s'en foutait bien. Evidemment, le groupe terroriste et ses menaces étaient inquiétants. Mais il fallait être réalistes. La menace était quasiment inexistante. A vrai dire, même si le groupe était arrivé jusqu'au spatioport, le service de sécurité les auraient vite repérés et ils n'auraient pas eu le temps d'aller très loin. C'était l'Alliance qui cherchait à mettre les formes, présenter le groupuscule comme un grand danger, holàlà ma bonne dame, heureusement que nous sommes ici!
Ce n'était cependant pas une raison pour être laxiste. Les ordinateurs seraient fouillés, les renseignements pris et le Lieutenant-Commandant aurait le droit à un serrage de main en règles et des remerciements pur cette glorieuse coopération. Mais pour le moment, il n'y avait face à eux que du menu fretin qui ne méritait pas une attention particulière.

Le menton dans la main, la Superviseuse regardait donc les Humains faire. Watson passait lui aussi en revue les cadavres, s'arrêtant pour vérifier des données ou les prendre selon l'intérêt qu'il y avait. Il ne le fit qu'une fois, sur un homme qui semblait vaguement un peu plus au courant que les autres. Ils n'avaient aucun signe distinctif établissant une éventuelle hiérarchie. La "tête", pour peu qu'on puisse l'appeler ainsi, devait être plus loin dans les entrailles de la base.

Les yeux verts se posèrent sur Alec, occupé à achever un ennemi d'un coup de feu entre les deux yeux. Elle ne fit même pas semblant de sourciller. Cependant, elle dévoila ses dents en un sourire lorsqu'il s'enquit de son idée face à ce qu'ils faisaient. C'était presque mignon, tant d'inquiétudes. Et de bêtises. Elle se redressa, plissant les yeux de façon amusée. Tout dans son attitude faisait comprendre que celui des deux qui appartenait à une espèce purement militaire était plus grande et plus écailleuse que le N7 ne pensait.

- J’espère que la façon dont nous gérons le cas des traitres et individus de cette espèce ne vous choque pas plus que ça… Ils avaient fait leur choix depuis un moment déjà.

- Oh, mes Esprits... Vous voulez dire que vous appliquez des techniques militaires afin d'éliminer un groupe terroriste? Les Turiens auraient beaucoup à apprendre de vous.

La moquerie était piquante mais éducatrice. A vrai dire, il était presque impossible que le militaire ignore que la Hiérarchie et les Turiens soient l'une des espèces les plus guerrières - mais dans le sens organisé du terme - de la galaxie. Cependant, à ses yeux, les Humains devaient les suivre de près, si ce n'était les dépassés.
Au final, tout cela n'était qu'une bataille d'égo et d'honneur mal placé. Mais la Turienne ne l'aurait jamais avoué. C'était de toute façon beaucoup trop amusant.

Elle continua, ravie de la balle qu'il lui renvoyait en l'envoyant vers les Krogans.

- Les Krogans, ce n'est pas mon truc. Trop durs et rêches. Les Humains sont plus doux et mous...

Elle reprit son sourire pleins de sous-entendus alors que ses yeux pétillaient de malice. Le genre de femme à provoquer un ours en plein hiver en le titillant avec un bâton.
Derrière eux, Abaigh décida que ce n'était pas son affaire et apporta son soutien au médecin du groupe en l'aidant à remettre un blessé sur pied, puis se rendre utile auprès d'autres membres de l'Alliance. C'était toujours plus efficace qu'assister au combat qui avait lieux entre les deux dirigeants totalement têtus. D'ailleurs, l'un ou l'autre partageait son regard dépité lorsque, de temps à autre, ils regardaient le duo.

- Pour votre information, continua la biotique avec délice, le "truc" des Turiennes, ce sont les hommes guerriers et sûrs d'eux.

Elle se rapprocha d'un pas, pas assez pour qu'ils soient trop proches, mais assez pour mieux le voir dans les yeux. Elle s'amusait plus qu'elle n'était sérieuse et cherchait le moindre petit instant de gêne ou d'interrogation pour en rire.

- Le mien, c'est aussi les hommes qui ont au moins la décence de respecter mon travail. Et les belles gueules.

Un claquement sourd l'empêcha de continuer davantage. La porte blindée venait de s'ouvrir sous le travail du pirate de l'Alliance. Un long couloir s'offrit à leur vue, libre de tout ennemi. Il tournait vers la gauche, s'enfonçant dans le bâtiment au vu du panneau qui indiquait les escaliers. Une tactique intéressante pour eux, puisqu'il réduisait à néant les tentatives de bombardement. Sans compter que la plupart des mécas modifiés dont Sykes avait fait mention servaient au départ à la mine et n'avait pas été conçus pour en sortir. Ils avaient sans doute voulu fortifier leurs défenses.

La femme commença à s'avancer prudemment, non sans avoir glissé une dernière pique à son rival du jour.

- J'espère que vous n'avez pas peur des souterrains.

Rien ne semblait se tenir en bas des marches, mais cela ne l'empêcha pas d'activer un scanner sur son omnitech afin de détecter des sources de chaleurs immédiates. Pour l'instant, seuls leur groupe apparaissait.
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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Lun 13 Juin 2016, 23:59


Absolument rien d’intéressant parmi les maigres ressources abandonnées par l’ennemi en ces lieux. Communicateurs basiques, armement sans grande valeur et datapads complètement vierges constituaient le gros de la « prise de guerre » réalisée jusque-là par l’équipe d’assaut. Les hommes qui maniaient quelques minutes plus tôt tout cet équipement furent promptement éliminés conformément aux ordres, laissant dès lors le champ libre à la poursuite des éléments hostiles restant au cœur du complexe.

Ceci dit, et alors que tous se préparaient à se remettre en ordre de marche, les provocations et pics entre le leader du contingent humain et l’envoyée du Conseil grimpèrent d’un échelon en termes d’intensité. Oscillant entre mise au point et flirt provocateur, l’attitude de la Turienne au milieu de ce cimetière avait de quoi décontenancer. Certains des hommes de Sykes se stoppèrent même dans leurs préparatifs à la vue de ce petit manège, curieux à l’idée de voir leur supérieur face à quelqu’un lui tenant tête de la sorte. Si deux ou trois d’entre eux esquissèrent un sourire en coin à travers leur casque, avides d’en voir plus, ceux-ci disparurent très certainement lorsque le Lieutenant-Commandant balaya l’assemblée du regard.

- « Établissez le contact avec la garnison de l’avant-poste le plus proche, qu’ils envoient un détachement pour assurer la garde de l’entrée principale. Je ne peux pas me permettre de perdre plusieurs hommes pour effectuer une tâche de ce genre. S’ils disposent d’engins type Mako, qu’ils les embarquent également. Cela pourrait s’avérer utile… »

Tous se remirent alors au travail sans demander leur reste, bien qu’une oreille un peu trop curieuse devait très certainement toujours trainer ici et là.

Restant en tête-à-tête l’espace de quelques secondes, le duo de collaborateurs contraints et forcés se dévisagea l’espace d’un instant à travers leurs visières sans même se voir, donnant à la scène un aspect bien étrange. C’est la Turienne qui rompit la première le contact, son attention attirée par l’imposante porte blindée s’ouvrant sur le premier souterrain d’une longue série. Se voyant privé de la possibilité d’envoyer une réponse cinglante à l’intéressée, le N7 lui emboîta le pas sans trop se faire prier, ne marquant pas même un début de réaction à sa dernière question.

Du moins, au premier abord, car après un nouveau signe de la main pour intimer l’ordre à ses pas d’ouvrir le bal en progressant prudemment, le trentenaire s’intéressa au seul point d’intérêt du moment, sa « rivale » de Palaven. Planté en haut des marches, le duo eut un nouvel et bref instant « à partager » pour s’envoyer des vannes et tester l’autre. Ce dont le Marine profita, bien évidemment décidé à ne pas laisser la main à son interlocutrice.

- « Vous savez quoi ? Finissons-en au plus vite avec ces rebuts animés par des idéaux gangrénés. Après ça, la tournée est pour moi lors de mon prochain passage à la Citadelle… Si tous les Turiens dansent de la même façon une fois un coup dans l’aile, ça peut valoir le coup d’œil. »
dit-il l’air railleur, mais bien sérieux dans sa proposition.

Inviter la Superviseure à boire un verre une fois les évènements terminés ? Jeu dangereux compte tenu de leurs caractères respectifs ! Sans doute se prendrait-il une réponse cinglante et un refus des plus catégoriques, mais au moins le soldat pouvait-il se dire que la chose serait surprenante à encaisser… Histoire de savourer son éphémère victoire, il finit par abandonner la jeune femme sur place, fusil d’assaut en main et sens en alerte. Descendant les marches à pas de loup, ne s’attendant surement pas à une réponse de la part de Vertax, il finit par rejoindre son escouade, inexplicablement stoppée au milieu d’une coursive.

- « Rapport de situation ? »


- « Champ de mines, détecteurs de mouvements et tourelles à toutes les intersections, Monsieur. L’équipe Bravo vient d’entrer en contact avec une forte résistance ennemie au niveau des conduits d’évacuation et de stockage des déchets. Ils ne peuvent pas nous apporter leur soutien en prenant le centre de contrôle dans l’heure… »

- « On déploie les drônes, Sorensen, voyez ce que vous pouvez faire avec ces mines… Pas question de rester bloqués à cause de cette merde. Au boulot. »


Très vite, tout le contingent de l’Alliance déploya son matériel. Omnitechs en action, drones scanners et tourelles se mirent à voler de partout pour reconnaître les quelques mètres les séparant du prochain croisement et neutraliser la menace. Le genre de manœuvre qui nécessiterait de précieuses minutes, mais ne pouvait être prise à la légère. Peut-être certains trouveraient-ils le temps de digresser sur un tout autre sujet que la mission ?




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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Sam 18 Juin 2016, 15:08

Tic-Tac fait l'horloge
Les escaliers ouvraient la voie vers l'étage inférieur. On voyait bien que les bâtiments avaient été abandonnés depuis longtemps ; sans parler de véritable insalubrités, les murs étaient parfois lézardés de rouille, un joint ayant été rompu et ayant permis au froid et à l'humidité de s'y infiltrer petit à petit. Lorsqu'ils avaient pris possession des lieux, les pirates n'étaient allés qu'au plus rapide et au plus pratique. L'intérieur des bâtiments restait assez chaud pour ne pas avoir à se soucier de ça. Dans le même genre, certaines lampes étaient cassées lorsqu'il ne s'agissait pas simplement d'une ampoule morte. Encore une fois, les mercenaires avaient réparé à la va-vite, laissant ce qui demandait trop de ressources en l'état et se contentant de réparations basiques pour le reste. Qui aurait cru qu'en 2201, on utilisait encore du gros scotch ? Pas Ravi jusqu'à ce jour en tout cas.

Elle s'arrêta un instant, observant ce bricolage amateur, lorsqu'elle se fit dépasser par un, deux, trois puis toute la troupe de soldats. Ils avançaient avec cette démarche sûre et prudente alors qu'ils formaient les rangs, laissant les éclaireurs ouvrir la voie, les scanneurs scanner et les suiveurs... suivre. Sauf le N7, qui resta là. Mince, si ça continuait, elle allait finir à bout de remarques piquantes. La femme essayait déjà de trouver quelque chose, les mandibules cliquetantes tant bien que mal dans le casque, lorsqu'elle se retrouva tout simplement devancé.
Ce n'était pas du jeu.

- Vous savez quoi ? Finissons-en au plus vite avec ces rebuts animés par des idéaux gangrénés. Après ça, la tournée est pour moi lors de mon prochain passage à la Citadelle… Si tous les Turiens dansent de la même façon une fois un coup dans l’aile, ça peut valoir le coup d’œil.

La Turienne leva un sourcil, qu'il ne put pas voir à cause de la visière. Il lui fallut du temps pour comprendre toute la signification des mots. Enfin, non, tout de même pas, mais bien ce qu'il disait. Elle chercha un sens caché, une blague, une taquinerie pour finalement tomber sur l'idée la plus simple qui soit : Le lieutenant-commandant Sykes l'invitait à boire un verre.
Le sourcil se releva encore plus haut qu'avant, aux limites du turiennement possible. Elle souriait, cachée derrière son casque. Nooooon? Si? Si. Mince, elle ne l'aurait jamais cru. Oh, il fallait une réponse brillante, étincelante! Et rattraper l'humain qui avait déjà pris la poudre d'escampette, suivant ses hommes à son tour dans les boyaux du bâtiment.
Silencieusement, Watson prit place à ses côtés. Il la laissa dans ses pensées un instant avant de toussoter. S'il ne pouvait pas voir le visage, il reconnaissait sa posture légèrement penchée en arrière, l'une de ses mains sous le menton, l'autre autour de sa hanche. Elle souriait. Il aurait parié sa paye sur trois mois qu'elle souriait à pleine dents, les yeux plissés, alors que son cerveau s'activait sous sa crête.

- Superviseure....

Il n'avait pas à dire quoique ce soit sur la vie privée de sa collègue. Il n'était pas non plus le genre "grand frère protecteur" à vérifier d'un oeil critique ses relations. Déjà parce qu'en fils unique, il n'avait jamais eu de frère ou de soeur pour se comporter ainsi. Ensuite parce que sa propre vie de famille était un boulot à plein temps qui ne laissait pas la place à la fantaisie. Et en dernier lieux parce que la Turienne faisait bien ce qu'elle voulait, ce n'était pas son affaire. Ce qui l'était plus en revanche, c'était que la mission se déroule dans les meilleures conditions. Alors s'ils pouvaient laisser les dragouilles pour plus tard et se concentrer, merci bien et avant.

- Je sais Watson, je sais... Vous êtes trop sérieux pour votre propre bien...., fit-elle semblant de se plaindre en avançant.

Il leva les yeux au ciel, ne répliquant rien de plus, et la suivit à son tour, suiveur d'une suiveuse suivant un suivant. Et ainsi de suite jusqu'au premier.

Le groupe s'était d'ailleurs arrêté pas si loin de ça du bas des escaliers. Alec avait réussi à se frayer un chemin jusqu'à un des éclaireurs/scanneurs et demandait les raisons de cet arrêt inopiné. Ravi s'arrêta à mi-marche, observant les membres de l'Alliance, prenant appui sur la rambarde. Elle aiderait peut-être un peu plus à l'avenir... Un tout petit peu.

- Champ de mines, détecteurs de mouvements et tourelles à toutes les intersections...

Ouuuuuh... Ça sentait la discrétion ça. Les pirates, même si peu équipés, avaient fait en sorte de bien préparer le terrain. Curieux, par ailleurs, qu'ils aient trouvés autant. Tout ne devait pas venir des ruines de Cerberus évidemment, mais soit ils avaient balancé tout ce qu'ils avaient dans le désespoir (et dans ce cas ils arrivaient sans doute au cœur des opérations), soit les terroristes avaient plus de ressources que les rapports de l'Alliance ne laissaient supposer.
Au final, cette mission pouvait ne pas être une simple observation ennuyeuse, comme on aurait pu y penser de prime abord.

Enfin, l'équipe du N7 était plus préparé que les terroristes; il ne fallut pas longtemps pour que tout un système de contre-défense soit mis en place, envoyant quelques drones et tourelles voler de ci de là. Un véritable ballet aérien qui prit les couloirs, disparaissant vite de la vue de tous en tournant à l'angle, sauf de leur propriétaire. Certains étaient déjà en train de pirater, se servant de leur drone comme d'un intermédiaire, le nez penché sur leur datapad alors qu'ils réfléchissaient, appliquaient et s'efforçaient de neutraliser les défenses.
Et ils devaient attendre maintenant.

Ravi soupira en se laissant tomber sur les marches pour s'y asseoir. Son casque rencontra la barrière dans un "poc" des plus charmants. Elle avait besoin d'être stimulée et s'ennuyait vite en général. Elle s'apprêtait d'ailleurs à se lancer dans un concours de devinettes avec Abaigh lorsqu'elle vit le N7 venir jusqu'à elle. La femme se jeta sur la distraction bienvenue comme une végétarienne affamée sur un bocal d'olives.

- Dites, Lieutenant-Commandant, je repensais à votre proposition de tout à l'heure...

Elle l'observait entre les barreaux, sa visière au clair du au peu de luminosité de la pièce. Ses yeux verts et ses pupilles fendues comme ceux des chats pétillaient d'amusement.

- J'ai déjà vu un humain bourré danser une fois. C'était moche. Rose, mou, qui avait du mal à bouger et tentaculeux... oh, attendez, je confonds peut-être avec un Hanari en fait!
Y a qu'un moyen de le savoir... Vous êtes disponibles demain ou vous avez peur du ridicule? Je connais un petit bar qui fait une soirée Happy Hour à des prix pas mauvais le samedi. Avec des petites pailles de couleurs pour pas confondre les verres dextro et lévo.

L'addition pour celui qui se ramasse en dansant, ça vous va?


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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Sam 02 Juil 2016, 21:32


L’envie de vitrifier toute la zone depuis l’espace revenait à mesure que ses spécialistes œuvraient sur les dernières petites surprises laissés par les opposants de l’équipe d’assaut. Déployer autant de moyens pour traiter une "simple" menace, comme celle représentée par cet obscur groupuscule, avait de quoi rendre amer. Des forces spéciales pour une faction dissidente d’imbéciles suprématistes excités par l’idée de jouer à la guéguerre ? Sacrée perte de temps pour ceux que l’on chargeait de tirer la chasse. Sans même ce petit sentiment d’accomplissement et cette pincée de fierté mal placée que l’on peut ressentir d’appartenir à un corps d’élite, certains ici présents ne pouvaient s’empêcher de se dire que leurs talents pouvaient être mieux exploités.

A croire que l’Alliance avait du temps à faire perdre à ses meilleurs soldats, à moins que la psychose post-Palaven ne soit désormais omniprésente chez lui huiles.

Méditant la question d’un air passablement blasé, qui passa complément inaperçu derrière son casque, l’officier fut tiré de sa contemplation des hommes s’affairant par son "équipière" d’infortune. Sans s’en rendre compte, ses pas l’avaient mené non loin du duo d’envoyés du Conseil, ce qui ne manqua pas d’interpeller le soldat. Désir inconscient de passer le temps en échangeant avec un élément extérieur à son commando ? Difficile à dire. Toujours est-il que le sujet abordé différait bel et bien de leurs préoccupations actuelles, faisant écho à une proposition qu’il n’arrivait toujours pas à savoir si elle était honnête ou non.

Le Lieutenant-Commandant se tourna tout naturellement en direction de la Turienne lorsqu’elle lui proposa d’aller se saouler le lendemain. Du peu qu’il avait pu percevoir jusque-là vis-à-vis de la personnalité haute en couleurs de Vertax, Alec ne doutait pas qu’elle pensait réellement ses mots. En dépit de la saine rivalité qui semblait s’être installée entre eux, l’idée de se retrouver au bord d’un comptoir bondé avec un verre en main et au milieu d’une foule de fêtards était tentante.

Encore davantage lorsque l’on considérait l’amertume qui habitait le trentenaire en cet instant…

- « Pas vraiment loyal ce que vous me proposez. Difficile d’imaginer un concours de boisson lorsque les deux protagonistes ne peuvent pas consommer les mêmes alcools. Voilà qui fausserait les résultats… Attendons tout de même de voir comment les choses tournent avant de penser au lendemain. La dernière fois que mon équipe s’est fixée un agenda festif après une mission, nous avons passé trois jours sous terre à tenir une position jusqu’à l’arrivée de renforts. Alors sans être superstitieux… »

Un sourire en coin apparut sur ses traits habituellement austères, bien que cela soit toujours invisible aux yeux de son interlocutrice et de son acolyte. Un esprit vif n’aurait cependant pas manqué de noter ce subtil changement dans son timbre de voix, comme si songer à un éventuel moment de détente lui suffisait à lâcher prise momentanément.

Une impression certifiée par ce qui suivit.

- « Cela dit, je note et j’approuve, même si le coût des consommations est bien amorti après quelques années passées à porter le N7. Arborer la bonne veste dans certains bars permet de se faire offrir ses verres. »
dit-il sur le ton de la plaisanterie.

Si Ravi imaginait peut-être déjà de quoi lancer une pique quelconque, cette dernière se retrouva momentanément prise de cours par l’intervention d’un membre de l’escouade de Sykes. Venu faire son rapport suite à une communication entrante tout récente.

- « Monsieur, Bravo signale une diminution de l’opposition ennemie, qui se replie vers une section encore inconnue. Ils sont parvenus à prendre le contrôle d’une salle de surveillance et de traitement d’images secondaire. Les quelques images tirées des caméras signalent la présence d’un Catégorie Six identifié comme Alan Parkson. On a pas mal d’infos à son sujet grâce à la base de données relative aux évasions récentes fournie par le haut-commandement. Renvoyé de la Flotte et condamné à perpétuité par une cour martiale pour le double meurtre d’un couple mixte Turio-Humain sur un quai d’appontage de l’Alliance au sein de la Citadelle. Déclaré en fuite depuis la disparition de son transport carcéral il y a trois mois. Il se trouvait il y a encore cinq minutes à 40 mètres au Nord, dans ce qui s’apparente à une caserne pour l’effectif de garde. Il a quitté la zone avec d’autres vétérans. On y signale désormais une trentaine de contacts, jugés sans aucune valeur stratégique selon les relevés d’identité effectué grâce aux bandes. »

Un silence pesant se manifesta à la suite de cette présentation, et tandis qu’un chemin sûr se dessinait désormais au sein du champ de mines. Beaucoup d’informations à traiter désormais, et peu de temps pour rattraper ce qui serait peut-être la seule personne capable d’offrir des réponses. Alors, risquer son effectif de moins d’une dizaine de combattants – aussi bien entrainés soient-ils – contre une force aussi nombreuse ? Hors de question…

Là encore, il allait être question d’employer un mode opératoire aussi moralement discutable que diablement efficace. Appartenir à un corps aussi sélectif et secret que le leur impliquait d’obtenir des résultats rapides, ce qui signifiait bien souvent l’utilisation de moyens détournés et parfois jugés barbares voire proscrits pour le "commun des mortels". "Le résultat prime sur tout le reste !" lui avait-on un jour déclamé lors d’une session particulièrement éprouvante à la Villa. Cette notion, Alec en avait fait son crédo, n’hésitant jamais à employer des actions dangereuses et une vision pragmatique pour le peu que cela lui permettait d’épargner ses hommes et de parvenir à ses fins.

Et hélas pour ceux d’en face, la situation s’y prêtait parfaitement...

- « Ces salopards s’offrent les services de consultants bien particuliers … Vous avez dû croiser pas mal de tarés de son genre au sein du SSC, non ? Quoiqu’il en soit, j’en ai assez de perdre du temps avec du menu-fretin… Leur choix est fait depuis longtemps, aucun espoir et intérêt quant à leur reddition. On traite l’objectif en vitesse et on poursuit la tête pensante. Si quelqu’un doit savoir où le gros de l’effectif et des moyens sont planqués, c’est lui. Le même coup qu’avec les pirates de Pragia : charges incendiaires. Et gaffe au retour de flammes. Il en restera tout juste assez pour les identifier lorsque l’on aura récupéré les corps. Vous allez avoir la « chance » de participer aux plus basses besognes et méthodes les moins ragoûtantes employées par nos forces dirait-on… Sale journée, j'aurai bien besoin de me saouler après ça… » soupira t-il lourdement.

L’attention du N7 avait tour à tour été tournée en direction de Ravi et de son propre artificier, avant de donner l’ordre de marche en direction du futur barbecue. A moins que la Turienne ne s’y oppose ou ne propose un moyen moins meurtrier, le commando prendrait complètement ses opposants par surprise. Retranchés dans la caserne, l’effectif ennemi ne s’apercevrait que trop tard qu’on introduisait des explosifs au potentiel anti-personnel diablement efficace à travers les grilles d’aération qui parsemaient les cloisons de leur petit nid.

Chair brûlée, départs d’incendie mineurs et émission de fumée seraient alors de la partie, tout cela sous la sinistre musique de cris de souffrances très brefs. La voie serait néanmoins libre dans la minute, laissant la structure totalement intacte, bien que noircie…



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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Jeu 04 Aoû 2016, 00:14

Tic-Tac fait l'horloge
Ravi plissa les yeux, guettant les réactions du soldat. Elle l'avait tiré de ses pensées, c'était clair. Et au vu de l'ambiance actuelle, du danger imminent et du stresse que la situation engendrait, ce n'était sans doute pas un mal. Au moins ses interventions devaient le distraire et l'aider à les accueillir d'une façon bienvenue. Il se laissa prendre au jeu, se feignant d'une plainte "déchirante" durant laquelle il soulignait l'inégalité due à leur organisme différent. Comme si, parmi toutes les créations inter et intra-espèces de la galaxie en matière de spiritueux, il n'en existait pas deux d'un degré différent, consommable d'un côté pour les Lévo et de l'autre pour les Dextro. Bon, maintenant qu'elle se posait la question, la Turienne devait reconnaître être infoutue de citer un alcool étranger équivalent à un de ceux qu'elle buvait de temps à autre. Mais il n'était pas rare de voir dans certains bars des cocktails et leur variante Lévo ou Dextro - elle avait ainsi découvert la Pignyakolada (si ça s'écrivait comme ça... Elle le buvait néanmoins avec plaisir à défaut de l'orthographier). Alors oui, la complainte du N7 était d'une mauvaise foi particulière. Mais elle le laissa faire.
Bien entendu, elle souriait en attendant. Elle souriait toujours. La Superviseure faisait partie de ces personnes qui souriaient tout le temps. Si on la voyait faire grise mine, c'était soit que l'apocalypse était proche, soit que les choses se corsaient. Dans cet ordre d'importance. Elle posa un coude sur la rambarde, fourra son visage dans sa main et fixa l'Humain, cachant en partie le rictus qui semblait vouloir s'accrocher coûte que coûte à ses lèvres.

- Attendons tout de même de voir comment les choses tournent avant de penser au lendemain. La dernière fois que mon équipe s’est fixée un agenda festif après une mission, nous avons passé trois jours sous terre à tenir une position jusqu’à l’arrivée de renforts. Alors sans être superstitieux…

- Des excuses... Toujours des excuses!

Son corps bascula en avant pour mieux observer son confrère un peu plus bas qu'elle. Sa chute fut arrêtée au niveau des hanches un peu grâce à la barre, un peu grâce à ses bras. Ainsi penchée, elle semblait pourtant dans une position des plus confortable.

- Vous êtes déjà allé sur la Citadelle? Ils font des cocktails de tout, et leur version dextro ou lévo. Mais si vous avez peur... je prendrais quelque chose de plus fort que le vôtre, que vous soyez rassuré.

Elle se balançait de gauche à droite en même temps qu'elle parlait. Si elle avait été un chat, sa queue s'en aurait été retrouvée complètement agitée, continuant le mouvement de balancier voir s'amusant à aller dans le sens inverse, pour attirer le regard et jeter un voile de confusion. Mais les Turiens n'étaient pas des chats, et elle se contentait de se mouvoir ainsi pour s'amuser et narguer Alec. Une façon de renforcer ses provocations et titiller un peu plus l'élite de l'Alliance.
Les Humains prenaient souvent la mouche. C'était le plus amusant avec eux. Watson en avait souvent essuyé les frais, ne s'en sortant que grâce à son stoïcisme et sa patience désormais légendaire.

Hélas pour son amusement, Watson et Sykes partageaient la même expérience ou, à défaut, le même self-contrôle.

- Cela dit, je note et j’approuve, même si le coût des consommations est bien amorti après quelques années passées à porter le N7. Arborer la bonne veste dans certains bars permet de se faire offrir ses verres.


Un rire fut la première partie de la réplique.

- Ne m'en parlez pas! Un blason du SSC négligemment laissé sur une veste a le même effet! A tel point qu'on a dû faire la chasse aux faux à un moment. Une sombre histoire de Butarien qui a cru voir une mine d'or dans cette affaire... Bref, pour faire court, ce n'était pas une SI bonne idée que ça. On doit presque présenter une plaque en plus maintenant si le patron veut nous offrir un verre.

Elle croisa les bras et hocha la tête plus pour elle-même que pour Alec. Celui-ci avait déjà vu son attention être captée par un de ses soldats. Il lui dressait un rapport plus ou moins détaillé de la situation et des informations qu'ils avaient pu avoir. A défaut de pouvoir placer une nouvelle anecdote, la policière écouta elle aussi. Des Catégories Six xénophobes qui se rassemblaient pour ce qui était au choix une tentative désespérée de sauver les meubles ou une dernière charge "héroïque".

Le regard vert se glissa sur la compagnie qui s'affairait. A vue de nez, Watson et elle compris, ils étaient une dizaine. Peut-être quinze. Soit un contre deux face à des hommes qui, si elle avait bien compris, étaient dotés d'un lourd passif militaire et d'une santé mentale pas si stable que ça. Même avec sa biotique, les choses ne seraient pas faciles.

- Ces salopards s’offrent les services de consultants bien particuliers … Vous avez dû croiser pas mal de tarés de son genre au sein du SSC, non ?

- Oh, un peu... Disons que mis à part certains grands coups d'éclats - où je n'étais pas là mais dans la Hiérarchie par ailleurs - ceux qui veulent essayer de faire péter une station entière sont souvent arrêtés avant de réussir à rassembler tout le matos.
C'est un peu au-dessus là
, finit-elle par reconnaître.

Elle sourit vaguement, un peu pour elle même, un peu pour ne pas se dépêtre de sa fameuse mimique.

- Le même coup qu’avec les pirates de Pragia : charges incendiaires. Et gaffe au retour de flammes. Il en restera tout juste assez pour les identifier lorsque l’on aura récupéré les corps. Vous allez avoir la « chance » de participer aux plus basses besognes et méthodes les moins ragoûtantes employées par nos forces dirait-on… Sale journée, j'aurai bien besoin de me saouler après ça…

La Turienne aussi un sourcil. C'était étrange pour elle et sa race de voir un militaire rechigner à accomplir son devoir. Enfin, ce qui en découlait: à savoir tuer, d'une façon certes horrible et sans doute assez douloureuse, des terroristes. Il fallait sans doute se rappeler que "Mourir pour la cause" était un hymne de la Hiérarchie et non de l'Alliance, mais tout de même... Evidemment, la femme n'allait pas jubiler jusqu'à l'idée de faire brûler vifs des gens. Elle avait été soldate et non pas sadique. Et même ses taquineries et ses jeux n'allaient pas bien loin s'il s'agissait de heurter quelqu'un (physiquement et même sentimentalement. A moins qu'il l'ait cherché. Quand même). Mais les choses s'effaçaient face à la Mission.
Pour les Humains, il était sans doute plus facile de s'imaginer tuer d'une balle dans la tête que de façon moins conventionnelle. Avaient-ils même le sens du sacrifice? L'Histoire avait montré que certains en étaient dotés, mais sinon...

Bah. Pour eux, c'était probablement plus facile d'imaginer un héros qui donnait sa vie pour le bien de tous. Pourvu que ce héros ne soit pas soit et que son "Moi" en question soit très loin, de préférence dans une maison douillette loin de tout ça. Et quand il fallait agir, c'était le nez pincé et en espérant très fort que ce soit la dernière fois.

Ainsi, pour résumer toute la masse de questions qui s'agitaient dans la tête, la biotique se contenta de pencher la tête sur le côté.

- Ce n'est pas contre vous mais... Vous êtes sûrs que c'est une bonne idée? Pas de matériel hautement explosif ou quoique ce soit assez toxique et nocif pour nous faire regretter tout ça?
Ou, je dis ça, je ne dis rien, un contre de prévu par... Allez, au choix: piratage, barrière, ouverture des portes pour nous prendre par surprise et commencer à nous tirer dessus alors qu'on se prépare?


Elle haussa les épaules.

- Enfin, ce que j'en dis moi...

Rien ne lui empêchait de donner des conseils. Restait à Alec de les suivre ou non.


Dernière édition par Ravi Vertax le Lun 29 Aoû 2016, 21:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tic-Tac fait l'horloge   Sam 27 Aoû 2016, 01:24

Discussions de soiffards entre deux fusillades… Drôle d’ambiance, surtout avec la présence d’observateurs extérieurs envoyés par le Conseil. Enfin, vu le caractère et la façon d’opérer de la Turienne avec les gens, le tout semblait presque normal en comparaison. Alec en venait même à plaindre l’humain qui lui servait d’assistant ou d’équipier, difficile à dire, pauvre homme subissant ses humeurs et lubies en apparence plutôt particulières. La folle idée qu’on l’ait assigné lui et son équipe à cette mission en toute connaissance de cause vis-à-vis de leur observatrice traversa même l’esprit d’Alec un instant. Peut-être cherchait-on à se venger de lui ou à lui mettre les nerfs à l’épreuve par pur sadisme ?

Allez savoir…

Toujours est-il que le soldat devait s’en accommoder par la force des choses. A défaut d’être parfaitement adaptée à la tournure des évènements, au moins fallait-il reconnaitre que cette présence « originale » s’avérait divertissante. Lorsqu’elle revint à la charge pour émettre des doutes sur le mode opératoire choisi par l’officier, en revanche, l’agent du SSC s’avéra davantage envahissante sur le coup. Il est vrai que les doutes soulevés par la Turienne pouvaient se concevoir, mais il ne s’agissait pas vraiment de la première opération du commando. L’unité pouvait se vanter d’avoir parcouru quelques coins reculés de la galaxie, et sans trop en jouer, avait acquis une expérience certaine face à toutes sortes d’opposants. L’Alliance cherchait peut-être à faire bonne figure en acceptant des interventions étrangères depuis Palaven, mais ceux que l’on envoyait au casse-pipe voyaient dans leur grande majorité ce fait d’un mauvais œil.

Il en était également question ici, puisque plusieurs des hommes de Sykes se stoppèrent momentanément dans leurs tâches de préparation pour lancer un regard interrogateur en direction du duo Turio-Humain. Comment leur supérieur réagirait-il face à une telle remise en question ? Voilà qui promettait un spectacle divertissant au beau milieu de cette poudrière… Du moins c’est ce que tous se dirent l’espace d’un court mais pesant silence au sein de ce qui n’était avant tout qu’une simple coursive d’un complexe encore abandonné il y a peu. Hélas, tous déchantèrent l’instant d’après lorsque le trentenaire gratifia l’assemblée d’un signe de tête appuyé, l’air de dire « Au boulot tas de feignasses ! ».

Non, s’énerver face à un officiel ou une autorité extérieure n’était pas réellement son genre. En dépit de l’impression qu’il pouvait donner de par son intransigeance, le N7 préférait la diplomatie lorsqu’elle représentait une alternative viable pour les siens. C’est donc cette ligne de conduite qu’il suivit pour justifier son point de vue auprès de Vertax, qui ne se trouvait d’ailleurs pas en possession de tous les éléments pour apprécier la tournure des évènements dans leur globalité.

- « Ces types sont tout juste assez malins et entrainés pour savoir se servir d’une arme. Croyez-moi, leur plus dangereux aspect, c’est bien leur fanatisme. Nous ne sommes pas du genre à sous-estimer l’adversaire, mais on nous a dépêchés ici pour faire le ménage dans les plus brefs délais. N’allez pas y voir une marque de confiance excessive, mais nous préparons cette opération depuis plusieurs jours, et je suis du genre à coordonner toutes les ressources en ma possession avant de passer à l’action… Il n’est pas question de perdre des hommes sur une mission de ce genre. » dit-il d’un ton presque las.

Comprenez par là une mission aux enjeux aussi discutables… Se voir dépêcher de la sorte sur un monde paumé pour déloger quelques péquenots et autres colons pour beaucoup à peine plus cultivés d’un Vortcha en rut relevait davantage d’une mission de police coloniale qu’autre chose. Non, l’humain ne considérait pas sa présence et celle de son escouade comme insultante pour eux, il n’y avait pas là une affaire quelconque de fierté, mais bien un doute sur la nécessité d’un tel gâchis de ressources. La seule et unique présence sur les lieux de Parkson justifiait peut-être le tout, et encore… Quitte à se trouver là, autant faire fi des conventions et le capturer par tous les moyens possibles, non ? C’est dans cette optique que le N7 avait opté pour une approche aussi directe, ce qui changeait grandement de son penchant pour les méthodes détournées mais diablement efficaces en temps normal.

Il continua donc son explication sans s’attarder, conscient que chaque seconde pouvait jouer…

- « L’équipe Bravo dispose des enregistrements des caméras et manifestes du contenu de cet endroit, dont les parois sont assez épaisses pour supporter l’énorme pression de la glace où une explosion de forte puissance. Et les scans effectués ne révèlent pas l’existence d’agents chimiques particuliers. Aux dernières nouvelles, ils n’ont aucun moyen de détecter notre présence autrement que par une tentative d’intrusion. S’il s’avère que les choses changent, même au dernier moment, ils seront en mesure de nous en informer en direct. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de les engager un à un si la cible est en cours d’extraction. Ce type représente une source d’informations certaine, et si je dois faire brûler tous ses partisans pour arriver jusqu’à lui… Assurez-vous tous du bon fonctionnement du système de filtrage d’air de votre armure une dernière fois. Allez, en position. » conclut-il sans appeler à une discussion immédiate.

Les soldats de l’Alliance finirent par se positionner de part de d’autre des volumineux portes anti-souffle, n’attendant que le feu vert pour opérer. N’ayant pas enregistré de défaillance matériel, Alec finit par concéder la mise en œuvre du plan à son artificier qui se mit en branle. Le viking de l’équipe balança les feux de l’enfer incarnés dans sa grenade incendiaire d’un vigoureux lancer, qui trouva aisément son chemin à travers le conduit d’aération adjacent. Dans la pièce toute proche, on s’activa soudainement à ce bruit inattendu, mais bien trop tard pour pouvoir faire quelque chose…

Dans la seconde qui suivit l’atterrissage de l’explosif au sol, un véritable vacarme retentit suivi d’une secousse, signes que le processus de déflagration et de crémation qui suivit faisaient leur macabre ouvrage. L’air ambiant s’embrasa sous la réaction chimique entamée au moment de retirer la goupille. Les pauvres âmes piégées de la sorte ne comprirent ce qu’il advint de leur existence qu’à l’instant où les flammes se mirent à les ronger jusqu’à l’os, couvrant en partie leurs cris de souffrance et d’agonie. Une vaine tentative d’étreindre l’incendie ou de l’étouffer ne faisait que l’attiser encore plus, rendant le tout imparable. Il ne s’agissait pas vraiment là du genre d’arme dont l’emploi peut être qualifié de « propre », et ça, tout le monde en était conscient. Conçue pour venir à bout des servants d’un véhicule blindé ou de la garnison d’un bunker sans en ébranler la structure, ce genre d’explosif avait au moins l’avantage de balayer de façon certaine toute volonté d’opposition. Et pour de bon…

En effet, lorsque tous pénétrèrent dans la pièce une minute après le déclenchement de cette mauvaise surprise, il était difficile d’imaginer la quelconque présence récente d’être vivants dans ce lieu. Après avoir consumé tout l’oxygène de la pièce et dissipé un puissant effet de souffle, plus aucunes flammes ne brûlaient devant leurs yeux. A la place, un impressionnant volume de suie parsemait le sol et les murs, saturant également l’atmosphère d’une véritable pluie de cendres. Ça et là, quelques restes humains très discrets laissaient deviner le sort peu enviable des occupants, mais guère plus que des os rongés et noircis par le brasier… Plus d’armures, d’armes ou de matériel lourd, non. Ce genre d’objets n’avait pas fait long feu ! (ahem, pardon…)

- « Opposition traitée… Occupons-nous du gros poisson. » se contenta de résumer Alec d’un point de vue très… pragmatique de la chose.

Des siècles après la découverte du napalm et l’emploi du phosphore blanc pour en décupler les effets, force est de constater que le goût des hommes pour la destruction et les inventions la facilitant ne changeait pas…

Il faudrait en tout cas une toute autre façon d’opérer pour capturer vivant le VIP, qui se trouvait en route pour une extraction d’urgence. Une navette l’attendait dans un hangar auxiliaire se trouvant au bout de la coursive devant laquelle le commando se trouvait désormais planté. Cet ultime couloir débouchait sur une cavité naturelle gigantesque par la taille, une crevasse de la taille d’un canyon, et qui offrait un abri bienvenu pour des atterrissages discrets. Seul bémol pour leur ami extrémiste, il devait d’abord franchir un précipice enjambé par un pont rétractable. Un pont justement rentré par mesure de sécurité suite à l’attaque du commando, et dont le déploiement nécessitait de longues minutes. Incapacité à communiquer chez l’ennemi pour un tel manque de synchronisation ? Sans doute.

Certainement la dernière fenêtre possible pour une interception du colis, encore protégé par une bonne dizaine de sbires classés catégorie six et un méca minier type Atlas modifié. Un dernier combat, cette fois de taille, s’annonçait pour obtenir une conclusion à cette mission peu engageante.


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Tic-Tac fait l'horloge

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