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 Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants

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MessageSujet: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Mer 27 Avr 2016, 20:10
Intervention MJ : NonDate : février 2201 RP Violent
Anton Ardak ♦ Dahl Elkoss ♦
Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants



Il y a toujours plus manières de réagir à une trahison, de manière sentimentale, le meilleur moyen d’entrer dans un cycle infernal de vengeance toujours plus violente, qui est la manière la plus courante de réagir, principalement par la vengeance honorable véhiculée par les mythes et les œuvres artistiques, ou alors de manière pragmatique, en réglant la situation en fonction des possibilités et des avantages.

Evidemment, il était toujours éminemment aisé de clamer réagir avec pragmatisme avant qu’une telle chose vous arrive, et surtout une fois l’affaire réglée. Pourtant, à y bien réfléchir, la chose la plus logique n’est guère de faire couler un flot de sang. Au contraire dans le monde des affaires, le plus intelligent est bien de souvent de reprendre les relations le plus vite possible, afin d’éviter que la haine et la vengeance ne s’enlise pour empoisonner sur le long terme tous les protagonistes.

Enfin, en vérité Anton était pas totalement honnête, après tout il avait manqué de craquer à de nombreuses occasions avec Eclipse, et même lors du conseil final qui lui ouvrait enfin les portes du pouvoir. Mais cette affaire-ci ne concernait nullement ces raclures d’Eclipse, non loin de là même, mais simplement un tout autre belligérant, qui avait tenu son rôle avec une exactitude proprement parfaite.

Ici il était question de Dahl Terminus, et plus précisément de son créateur et maitre, Dahl le puissant magnat volus qui avait échoué encore plus totalement qu’Anton. Et même s’il n’avait pas perdu la vie, une grande partie de son aura avait été anéantie sur Oméga lorsqu’il fuit de la station la queue entre les jambes. Et si le Pacificateur n’avait aucun doute que le volus n’avait rien perdu de sa puissance en quittant la station, ce dernier étant bien trop rusé pour ça, il était tout de amusant de voir que le plus hautain des individu peut connaître l’échec de manière aussi visible.

Le problème dans l’histoire, c’est que son échec en avait entrainé un autre, celui d’Anton lui-même, qu’il avait trahit sans la moindre pitié, et bien plus tôt que le butarien ne l’avait envisagé. Pourtant était-ce étonnant ? Non, pas plus que la découverte du fait qu’il eut aidé tous les parties durant toute la durée du conflit. Enfin sauf Anton en vérité, lui il l’avait abandonné avec une rapidité peu commune à son espèce.

Néanmoins, et à sa propre surprise, l’ancien chasseur de prime n’en concevait aucune rancune à ce fait. En effet, Dahl n’avait fait que suivre la loi des affaires et avait rallié la faction la plus puissante sur place et, à la plus grande colère du butarien, ce n’était pas celle d’Anton. Le fait était là, et le magnat avait fait son choix avec un pragmatisme aussi remarquable … qu’erroné. Car en vérité les cartes n’avaient jamais été entre les mains d’Aria ou de Shoran, mais entre celles de groupes qui avaient tenté par bien trop de fois de prendre le contrôle, et dont tout le monde, Anton compris, avait négligé jusqu’à l’existence.

Au final, tout le monde avait été doublé, et à y bien réfléchir les cartes étaient jouées d’avance, et cela le Pacificateur l’avait bien compris, il avait été négligeant, dans ses ambitions et sa manière de mener ses alliances. A force d’attendre la trahison de Dahl terminus, et espérer vaincre en combat singulier Aria et Shoran, il avait été jusqu’à oublier l’existence de certaines cartes. L’erreur ne devait et ne serait pas refaite.

Ainsi l’esprit d’Anton s’était, et ce dès l’instant du conseil de partage, à penser la suite. Les plans se succédaient déjà dans son esprit, et celui de ses lieutenants. Qu’importe ce que tout le monde pense, la guerre n’était pas terminée, loin de là même, en vérité ce n’était qu’une première bataille certes sanglante et importantes, mais simplement la première d’une longue et difficile campagne. Et pour la suite, Dahl ne devait pas se trouver aux côtés de Shoran. Cela au moins était évident.

Aussi le Pacificateur avait-il expédié un message au bras droit de Dahl, une butarienne restée sur place après la fuite de son maitre. Et, non sans une légère surprise, elle avait répondu rapidement, et positivement à la demande de rencontre. Quoiqu’avec l’assurance qu’Anton n’entreprendrait rien à son encontre et qu’elle pourrait venir avec des gardes du corps. Chose immédiatement acceptée par l’ancien ravageur.

Et maintenant l’heure du rendez-vous était arrivée, tout comme la représentante de Dahl terminus semblait-il, si les gardes avaient bien cerné les nouveaux venus. Immédiatement, Anton indiqua à ses gardes de mener la butarienne jusqu’à lui, c’est-à-dire directement dans ses quartiers temporaires.

La rencontre avait lieu dans l’endroit même où le célèbre Archangel était tombé, enfin presque puisque les quartiers se trouvaient dans la pièce faisant face au lieu de sa mort. Et Anton attendait la représentante assis dans son trône de pierre venu tout droit d’Anhur. Il était d’ailleurs à l’origine d’une déception chez son propriétaire, en effet le trône avait été présent lors de la première rencontre d’importance entre Dahl et lui, alors que le magnat gisait ligoté à une chaise prêt à être mis à mort. La chose n’aurait pas manqué de rappeler des souvenirs au volus, néanmoins il avait fui et son bras droit ne comprendrait pas le symbolisme de la chose.
Mais qu’importe. L’important était que les troubles entre les parties soient réglés et le plus vite serait le mieux.
Puis enfin quelqu’un toqua à la porte.

« La représentante est là. Ainsi que sa garde. » Les choses étaient parfaites.

« Faites la entrer, mais que ses gardes soient menés dans le Hall, ils attendront sur place, la discussion se fera entre sept yeux. » Et oui seulement sept, se rappela Anton tout en tentant plusieurs fois de porter sa main à l’orbite vide marquant sa perte, sans jamais y parvenir, repoussant sa main toujours quelques instants avant de pouvoir vérifier véritablement l’absence de son œil.

La porte s’ouvrit alors, dévoilant une butarienne tout à fait charmante, mais au regard aussi dur et rusé qu’il s’était attendu. La partie serait tout aussi serrée qu’avec le volus lui-même. Ce qui arracha immédiatement un sourire carnassier au Pacificateur. Voilà le jeu du trône était lancé, restait à connaitre les ambitions du magnat …

« Enchanté Jerata. Alors voici donc le nouveau visage de Dahl terminus sur Oméga. »

Le silence se fit quelques secondes, tandis qu’Anton scrutait avec bienveillance son quartier du moment. Il observa ainsi le large bureau qui séparait la butarienne et lui, ou se trouvait éparpillé de nombreux datapads faisant pour la plupart un résumé de la situation dans ses territoires, ou demandaient son attention sur des problèmes mineurs mais néanmoins gênants, puis son regard dévia vers le reste de la pièce totalement vide à l’exception de deux caisses en métal, contenant armes et des mods.

Puis, en voyant que Jerata semblait attendre que son interlocuteur développe davantage, le butarien reprit.

« Je pense que nous pouvons discuter dès maintenant de l’affaire qui vous amène ici. Dahl terminus m’a trahit et vous le savez, tout comme je le sais. Toutefois je ne vois pas l’intérêt d’amplifier le contentieux en faisant couleur le sang. Vos hommes vous seront rendus, et vous remarquerez qu’ils n’ont été soumis à aucun supplice. »

Puis Anton s’étala sur son trône comme s’il était totalement détendu.

« Je veux savoir ce qu’il en est de votre côté. Pouvons-nous balayer ce qu’il s’est passé durant le récent conflit ou sommes-nous condamner à nous entretuer au plus grand amusement du reste de la station ? »

Le Pacificateur était parfaitement honnête, et cela lui fait presque drôle. Pourtant il allait devoir en passer par là pour régler ses affaires et préparer l’avenir sereinement. Maintenant il ne restait plus qu’à attendre la réponse de la porte-parole du magnat volus.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Jeu 28 Avr 2016, 16:22
Il n'y a pas de trahisons,...



Février 2201,
Oméga
Après la guerre


Quinze jours, déjà. Quinze jours depuis la chute d'Aria. Quinze jour depuis la division de la station. Quinze jour depuis le second bombardement d'Oméga et le départ de Dahl.
Jerata se retrouvait ainsi propulsée au cœur des événements. Ce n'était pas réellement une surprise : le départ du volus était prévu depuis plusieurs semaines – peut-être même des mois, dans la tête de Dahl – mais la violence de l'événement n'aidait pas. Dahl Terminus avait perdu ses alliés, et Jerata devait désormais faire retrouver sa stabilité et son influence à une entreprise isolée sur une station encore sur le qui-vive. Il lui fallait faire preuve de diplomatie et d'instinct, ce qui était habituellement l'apanage du volus.
Enfin, était. Avec son départ en fanfare, on ne pouvait plus réellement qualifier Dahl de diplomate. Et avec ses mauvais choix durant le soulèvement, son instinct aussi pouvait être critiqué. Au moins Jerata maîtrisait elle l'étiquette butarienne dans les moindres détails, et même plus que la plupart des butariens eux-mêmes.
La butarienne n'en voulait pas réellement à son prédécesseur, mais elle regrettait quand-même ses erreurs. Mais aujourd'hui, c'était à elle de les rattraper. L'entreprise était sur le fil du rasoir – sur Oméga, du moins – mais son potentiel était plus grand que jamais : Shoran n'ayant pas respecté son accord avec Dahl, Jerata pouvait se permettre de trouver de nouveaux acheteurs pour ses armes. Retrouver la liberté de vendre au plus offrant, dans un contexte d'équilibre entre des camps à couteaux tirés, c'était l'occasion rêvée pour la gestionnaire.
Et le premier individu à voir était l'ex-allié de Dahl, Anton Ardak. Le butarien était dangereux. Les récents événements avaient montré ses liens à la fois avec l'Hégémonie et la colonie de Anhur. Il était ambitieux, compétent, et sans pitié. Et avait déjà tué Kelnus, l'ancien commandant de Dahl Terminus. Jerata ne comptait pas être la suivante.
Mais elle n'était pas non plus en position d'exiger des garanties. Tout au plus avait elle la promesse qu'on ne lui nuirait pas, et l'autorisation d'une garde personnelle. Au moins, s'il s'agissait d'une embuscade, bien moins de gens accorderaient leur confiance à Ardak.
La butarienne rejoignit le hangar à navette de l'entreprise. Elle embarqua dans un Kodiak, et celui-ci s'envola vers un endroit hautement symbolique : le bâtiment où Archangel était disparu et présumé mort, des années auparavant.



Les hommes de Ardak accueillir la butarienne et ses hommes de front. Apparemment, il ne s'agissait pas d'une embuscade. Jerata fut ensuite conduite auprès du maître des lieux, pour un rendez-vous en face à face.
Le butarien était assis dans un ancien trône de pierre. Jerata aurait reconnu l'architecture, typique de son peuple, si elle ne regardait pas déjà le butarien. Celui-ci était de haute stature, imposant, un parfait représentant de son espèce... mais il lui manquait un œil. La blessure était récente, sans doute due aux affrontements contre Aria.
La butarienne réprima un frissonnement d'horreur. Chez les siens, les yeux étaient l'âme, aucun sort n'était pire que d'être aveugle. Elle dissimula son trouble par un mouvement gracieux, sorte de révérence à la butarienne, légèrement plus inclinée sur la droite en signe de respect. Qu'importe le fait que l'homme en face d'elle soit défiguré, il restait l'un des cinq suzerain d'Oméga, celui qui s'était le plus illustré durant les affrontements, et elle lui devait le respect.

« Enchanté Jerata. Alors voici donc le nouveau visage de Dahl Terminus sur Oméga. »
« Je suis honorée de votre invitation, suzerain Ardak. »

Le butarien laissa quelques secondes passer, puis reprit la parole.

« Je pense que nous pouvons discuter dès maintenant de l’affaire qui vous amène ici. Dahl Terminus m’a trahit et vous le savez, tout comme je le sais. Toutefois je ne vois pas l’intérêt d’amplifier le contentieux en faisant couler le sang. Vos hommes vous seront rendus, et vous remarquerez qu’ils n’ont été soumis à aucun supplice. Je veux savoir ce qu’il en est de votre côté. Pouvons-nous balayer ce qu’il s’est passé durant le récent conflit ou sommes-nous condamner à nous entre-tuer au plus grand amusement du reste de la station ? »

Le butarien était confortablement installé dans son trône, détendu, totalement maître de la situation. Et effectivement, il l'était. Mais il se montrait également encourageant. Visiblement, Ardak avait des projets de prévus, et ceux-ci n'incluaient pas d'éliminer l'entreprise d'Oméga. Pas tout de suite, du moins.

« Dahl a mal agit, sans aucun doute. Mais ses choix, pris dans le feu des combats, ne sont pas les miens. Je ne suis pas que le visage de Dahl Terminus, je suis sa dirigeante, entièrement et sans opposition. »


Jerata savait qu'elle devait éliminer l'image du volus afin d’asseoir son autorité. Il était déjà prévu de changer le nom de l'entreprise, mais ce n'était pas le plus urgent. Le plus urgent était que les personnes extérieures à l'entreprise la reconnaisse comme la véritable gestionnaire. Ne pas être vue comme une simple marionnette.

« Et c’est pour cela que je vous remercie beaucoup de votre générosité. Mon entreprise n'a ni intérêt ni envie d'entrer en conflit avec vous. Les événements passés sont derrière nous.
Mais je suppose que vous ne comptez pas en rester là. Pas alors que l'équilibre de la station est si précaire. Que désirez vous de mon entreprise, suzerain ? »





Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff
Jerata Keln : #ff0000


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Jeu 28 Avr 2016, 17:27
Suzerain. Quel titre flatteur … et ô combien éloigné de la vérité. Quel serait le véritable titre d’un individu ayant échoué à obtenir la victoire finale, qui se trouverait à gouverner par la décision d’autrui, qui préfère régner depuis les ombres ? Un pantin. Le terme était fort, mais parfaitement juste. Et cela, Anton ne pouvait le tolérer, lui qui avait dû tenir ce rôle des années durant en servant Shoran et Aria. Aussi la reprise du conflit était inévitable, afin d’obtenir enfin et totalement le titre de suzerain.

Mais cela devrait attendre, pour le moment l’important était de négocier correctement avec une butarienne ne pouvait retenir une grimace d’horreur en voyant ses traits déformés par la guerre. Enfin plus précisément la perte d’un œil, emblème vital pour son peuple. Chose que le Pacificateur lui-même vivait plutôt bien en vérité, même s’il ne l’aurait jamais cru quelques semaines auparavant.

Il allait devoir réussir à effacer sa perte déshonorante et convaincre Jerata qu’il était le meilleur allié possible. Et pour cela, l’honnêteté serait sûrement la plus efficace des méthodes en pareille occasion.

« Je ne dirais pas qu’il a mal agit, peut-être trop précipitamment, mais me trahir était malheureusement le choix le plus cohérent qu’il ait choisi. J’ai déjà totalement pardonné ses actes, et il en est de même à votre égard.
Dahl Terminus et moi n’avons plus de motifs à discorde, bien au contraire même. J’aimerais donc reprendre comme avant les marchés ouverts, c’est-à-dire l’achat d’armes et mods, une aide dans la gestion du marché d’ézo.

Mais plus important que tout, un investisseur capable de soutenir financièrement de nombreux projets. Sommes qui seront évidemment remboursées selon un calendrier mutuellement consenti. »


Voilà, le marché était proposé.

« Ce que je désire, nouvelle dirigeante de Dahl Terminus, c’est votre soutien plein et entier dans la reconstruction et le réaménagement de la station. Ce que je désire, c’est que vos cerveaux et mains œuvrent dans le sens dont j’ai besoin, c’est-à-dire en équipant mes infrastructures et combattants du meilleur.
Et pour cela j’ai besoin que votre société déménage, ou fonde une succursale sur mes terres. Il est indéniable qu’elle conservera complètement son autonomie et que vous serez la seule maîtresse à bord, et que toute discussion passera exclusivement de vous à moi pour tous les contrats passés et futurs. »


Puis Anton se leva de son trône, pour faire face à la baie vitrée se trouvant dans le dos du siège royal. Il croisa les mains dans le dos, manie qu’il avait prise depuis qu’il s’était installé ici.

« Je désire que nos deux organisations fonctionnent dans le même but. Faire évoluer la station en la débarrassant des indésirables qui continuent à la parasiter. Evidemment vous seriez autorisés à prendre des contrats auprès de qui se propose, même nos ennemis si cela vous fait plaisir. Toutefois je ne laisserai jamais passer une seconde trahison, qu’importe que vous soyez totalement innocente quant à la première.

Je pense que nous tombons d’accord sur ce point, notre peuple n’est pas connu pour son sens du pardon. De mon côté, je m’engage à ne jamais tenter de causer consciemment du tort à votre entreprise que ce soit avant, pendant ou après ce que mes plans prévoient. »


Alors seulement, Anton se retourna vers son interlocutrice, qu’il scruta avec une note de joie dans le regard, et sur les lèvres.

« J’aimerais aussi qu’un message soit envoyé à votre, ancien, supérieur. Si cela est possible bien évidemment. Prévenez-le de ce que je propose, et d’un message plus personnel.

« Lorsque mon plan sera parvenu à son terme, une nouvelle rencontre serait fort intéressante. »

Je ne pense pas qu’il réapparaitra mais qui sait. Ce sera en tout cas tout ce que j’aurais à lui dire. En ce qui me concerne vous êtes la seule maitresse des lieux, et je ne vous ferez plus l’affront de vous parler comme si vous ne teniez pas ce rôle. »


Puis le Pacificateur s’installa à nouveau sur son trône, sortit un livre d’un des tiroirs de son bureau et le déposa sur la table. Le titre était évocateur, mais difficile à lire depuis la place de Jerata.

*L’art de régner : le difficile partage des pouvoirs *

« Il m’a été difficile de l’obtenir, et encore plus à traduire tant le texte utilise un vieux dialecte de notre peuple. Pourtant je me rends compte que la chose n’a guère évoluée depuis lors.

Ce que je désire Jerata, c’est que vous m’aidiez à régner. Ce que vous obtiendrez en échange, c’est ce fameux partage des pouvoirs. »


Soudain, le regard d’acier, cette fois-ci complètement froid, se figea dans celui de la magnat de l’armement et des technologies.

« Alors, pouvons-nous discuter ? »


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Ven 29 Avr 2016, 15:46
Il n'y a pas de trahisons,...



Anton Ardak était poli, très poli même. Jerata ne savait trop comment interpréter ce comportement. Un signe positif, une manœuvre de manipulation ? Elle préférait rester prudente.
Le butarien désirait un certain nombre de choses. Des armes, des mods, de l'équipement, évidemment. Cela, Jerata était prête à lui fournir sans la moindre hésitation. Il désirait également une aide sur la gestion de l'ézo. Chose curieuse, au vue de la valeur de l'élément zéro. À voir ce qu'il désirait exactement.
Et évidemment, des crédits. Des financements. Là, elle bénéficiait de l'ancienne aura de Dahl, le volus aux bourses toujours largement ouvertes, que le projet soit faramineux ou risqué. Il faudra que la butarienne sache aussi bien se faire payer que lui.

Le butarien voulait, en somme, que l'entreprise travaille pour lui. Il voulait des ingénieurs, il voulait des financements, il voulait du matériel. En lui laissant l'entière autonomie. Mais quelle autonomie réelle aurait elle, en déménageant l'entreprise sur le territoire du butarien ?
Ce n'était pas forcément une action stupide. Il serait bien plus sécurisant pour l'entreprise d'être sur le territoire d'un suzerain favorable à son existence, que sur le territoire d'un ennemi. Mais ce serait également difficile à mettre en place : les hangars, le matériel, les stocks, tout ceci était compliqué à déplacer et dépendait de plusieurs facteurs. Et notamment de l'accès aux spatioports, hors ceux-ci n'étaient pas déplaçables et Jerata ne comptait abandonner celui appartenant à la société ! Le plus simple à déplacer était le siège, finalement, mais était-ce un bon choix ? Les Soleils Bleus, propriétaire du quartier où était le siège actuel, étaient plutôt coulant avec l'organisation comemrciale.

Ardak désirait débarrasser la station des indésirables. Jerata s'en moquait, elle ne savait même pas de qui ils parlaient en particulier. Sans doute de Shoran, au minimum. L'inimité entre les deux était un fait connu, désormais. Il s'engageait également à lui laisser sa liberté d'agir et à ne pas nuire à l'entreprise, tant qu'elle ne le trahissait pas. Comme si elle pouvait se permettre de le trahir, en vivant sur son territoire !

Le suzerain voulait également envoyer un message à Dahl. Jerata acquiesça silencieusement. Contacter Dahl, elle pouvait le faire. Répondrait-il à la demande du butarien, c'était une autre question, au-delà de sa portée.

Enfin, le butarien sorti un livre, et lui proposa tout de go de l'aider à régner.
Il y avait de quoi être méfiante. Le suzerain, proposer à l'ex-seconde d'un adversaire potentiel, de l'aider à régner sur l'immense gâteau qu'était Oméga ? L'ambition et la méfiance se disputait au sein de Jerata, mais sa voix était ferme en reprenant la parole.

« Laissez moi commencer par vos premiers besoins. Je serai ravie de conclure un contrat sur le long terme concernant la reconstruction de la station. Je dispose en effet de personnel compétent et de matériel efficace en la matière. Vous étiez sur Turvess, je suppose que vous n'avez pas manqué d'observer la croissance des infrastructures développées par ''Ressources raloises'' ? Dahl Terminus en est en parti propriétaire, et a accès à tous leurs moyens. »

En revanche, la butarienne ne précisa pas que l'entreprise avait aussi participé à la reconstruction après le premier bombardement d'Oméga. L'histoire se répétait, tel un cycle. Après avoir survécu aux Moissonneurs, ça en devenait ironique.

« Nous pouvons également vous fournir en équipement militaire, comme avant. Notre catalogue s'est même étoffé. Vous trouverez ce qui vous plaira. Une succursale de vente peut parfaitement être ouverte sur votre territoire afin de faciliter ces échanges. Pas de déménagement en revanche : les entrepôts prennent de la place et sont compliqués à trouver, hors nous disposons déjà d'emplacement et d'un spatioport. Nous préférons avoir notre indépendance plutôt qu'utiliser les installations d'autres personnes. »

La butarienne ne proposa pas d'exclusivité non plus. Dahl pouvait s'amuser à signer ces contrats exclusifs pour ne pas les respecter, Jerata préférait miser sur la flexibilité. Mieux valait ne rien garantir et ne vendre l'élite des armes qu'à Ardak, comme un geste de bonne volonté, que de jouer plusieurs jeux à la fois. Même si ça rapportait moins de bénéfices.

« Concernant les investissements, j'ai besoin d'en savoir plus. Je peux financer de larges et nombreux projets, mais l'économie de la station va être instable un certain temps, et des revers sont à prévoir. »

Mieux valait être prudente. Financer des projets économiques rentables, ou même risqué, pourquoi pas. S'il s'agissait de financer une guerre, la butarienne n'avait pas de camp, et refusait de s'impliquer, pour le moment du moins.

« Sur la question des indésirables, tout dépendra de si nous avons effectivement des buts communs. Mon entreprise fait de l'économie, pas de la politique. Nous négocions avec le Conseil des Mercenaires, mais nous n'y avons pas notre place. Et nous ne souhaitons pas y entrer. Ce qui m'amène au dernier point : je suis honorée de l'honneur que vous me faites, mais je ne suis pas sur cette station pour régner. »

Du moins, pas avec Ardak. Aucun des suzerains ne pouvait, à l'heure actuelle, dominer les autres, et la situation resterait ainsi tant que les trois grands gangs mercenaires resteraient alliés dans un but commun. Ardak les avait déjà négligé, de même que Dahl et Shoran, et la situation actuelle en était la conséquence. Jerata ne reproduirait pas la même erreur. Si son entreprise décidait un jour de se lancer à la conquête de la station, elle développerait elle-même le plan, et ne se contenterait pas d'être l'alliée incertaine de l'un des clans.

« Ceci étant dit, estimez vous que nous pouvons discuter ? »




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Jerata Keln : #ff0000


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Sam 30 Avr 2016, 11:18
Le changement était assez exceptionnel, pour ne pas dire extrêmement agréable. En effet, Anton entrevoyait désormais pleinement le potentiel du nouveau Dahl terminus, et dans une moindre mesure sa dirigeante. Là ou Dahl suinté la trahison et semblait incapable d’agir autrement qu’en prenant ses interlocuteurs de haut, ironie parfaite, Jerata se montrait bien plus diplomate. Cette fois-ci le ravageur n’avait pas l’impression d’avoir affaire à un requin n’ayant qu’un unique désire, le dévorer, mais à une véritable commerciale.

La véritable différence était que la butarienne agissait comme une patronne, et Dahl comme un souverain. Mais il y avait aussi, dans une moindre mesure, la manière de répondre des deux individus, Dahl pouvait promettre monts et merveilles à quiconque tant que cela servait ses intérêts et trahir sans la moindre hésitation, alors que sa remplaçante ne promettait rien, hormis un commerce neutre bien éloigné de toutes promesses d’alliances.

Toutefois ces différences n’en rendaient pas moins Jerata plus utile que son patron, loin de là. Car Dahl avait une véritable ambition de se bâtir un empire, tandis que la nouvelle semblait simplement agir pour engranger de l’argent sans se mouiller. Le changement n’était pas totalement pour plaire à l’ancien ravageur, même si cela se révélait tout aussi utile. Néanmoins, les affaires sont les affaires, aussi Anton fit avec ce qu’il a.

« Une succursale suffira amplement évidemment. » Et le Pacificateur n’ajouta rien de plus sur l’instant se contentant de réfléchir aux réponses de son interlocutrice. Puis, alors que le silence menaçait de se prolonger de manière désagréable, le butarien rangea avec une lenteur exagérée le livre qui gisait quelques instants auparavant sur le bureau.

« Nous pourrons tout aussi bien parler de ceci plus tard. » Et ensuite Anton se replaça avec nonchalance sur son trône et scruta Jerata.

« Nos représentants respectifs s’occuperont de conclure les accords sur tous les points concernant le matériel. Aussi je vais répondre plus précisément à votre question.

Les investissements que je souhaite développer se basent sur la construction de quatre structures distinctes. Les crédits sont suffisants pour le moment à développer certains d’entre eux mais pas les deux plus importants.
En venant ici, vous avez dû passer par une série de hangar et quais qui ont été le théâtre de l’assaut contre Archangel, symbole de l’échec des trois malgré leur Alliance. Et malgré une victoire proclamée. »
Puis Anton lâcha son plus beau sourire. « Mais je ne vais pas vous refaire l’histoire, une butarienne de votre talent connait évidemment tous les détails.

Donc, je veux transformer tout l’espace se trouvant entre mon camp et les quais en une arène de combat, à but lucratif. A la manière de notre peuple, dans la plus pure tradition de Khar’Shan et dans une architecture semblable. L’investissement va être extrêmement lourd et les travaux nombreux, toute la structure même de la zone est à revoir. Toutefois de tels lieux sont éminemment rentables, et particulièrement sur une station qui encense la violence comme un art.

Le second investissement, concerne une seconde arène qui remplacera l’Au-delà. Celle-ci sera encore plus massive et concernera des évènements comme des courses, et des courses de la mort. »


Cela représentait des centaines de million de crédits, si ce n’est plus, mais il était inutile de faire de telles déclarations à l’encontre de Jerata, la PDG était tout à fait à même de calculer la chose, sûrement bien mieux que lui.

« Je possède déjà le soutien de deux investisseurs, ainsi que des financements de plusieurs entreprises locales propriétés de mon organisation, ainsi que du soutien financier de mes parts d’ézo. Pourtant il manque le visage public et un important donateur qui sera à même de pousser d’autres à entrer dans la course.

Il est évident, que le plus gros investisseur gagnera de nombreux avantages, et de facto le titre de sponsor officiel. Car les arènes feront partie d’une même opération, qui verra la création de chaînes extranet, de commerces liés et d’évènements majeurs qui participeront à la fondation d’une culture commune à Oméga. »


Et voilà tout le projet était sur la table, restait à voir si Jerata allait décider à le saisir ou non. En vérité tout l’important de cette discussion était de savoir cela.

« Pourrais-je connaitre vos premières pensées sur ce projet ? Même s’il est évident qu’un temps de réflexion sera nécessaire. »

Anton fixait intensément son interlocutrice et misait tout désormais, l’important était d’avoir Dahl terminus derrière lui, autant pour une question de réputation que de finance. Après tout rien ne disait que le volus n’avait pas laissé à Jerata l’ordre de tout faire pour lui nuire, même si une telle mesquinerie semblait bien basse de se part.

Et maintenant la réponse allait tomber. Le reste des questions pouvait attendre, tout le reste pouvait attendre.


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Lun 02 Mai 2016, 16:39
Il n'y a pas de trahisons,...



« Une succursale suffira amplement évidemment. »

Le butarien ne dit rien de plus pendant un moment. Jerata restait debout, imperturbable, attendant qu'il reprenne, imaginant ce à quoi il pouvait penser. Était il surpris de sa réponse ? Peut-être, s'il avait pensé avoir affaire à un Dahl-bis ou à une porte-parole du volus. Sans doute révisait-il ses plans pour la suite de la discussion.
Ardak repris la parole au bout de quelques minutes, passant à autre chose. Jerata acquiesça à la remarque sur les représentants – rien de spécial à discuter, les prix étaient les prix – puis écouta attentivement les projets du suzerain. Deux immenses arènes de combats, à but lucratif, dans la tradition de leur peuple. Des lieux d'orgies de puissance donc, où la force disputera la victoire à la violence, où le public sera autant là pour voir que pour être vu. Des lieux extrêmement intéressants donc, et rapidement rentables, grâce aux paris. C'était déjà le cas lors de l'Antiquité butarienne, ce le serait encore plus aujourd'hui, avec les moyens de communication moderne.
Mais l'investissement était conséquent. Très conséquent. Même pour l'entreprise galactique, financer d'un seul coup les deux arènes était difficilement envisageable.
Heureusement, d'autres investisseurs étaient de la partie. Mais seul un pourrait être l'image, le mécène officiel des événements. Jerata devra enquêter pour savoir qui sont les autres investisseurs potentiels, et s'assurer qu'elle est la plus puissante.

« Pourrais-je connaître vos premières pensées sur ce projet ? Même s’il est évident qu’un temps de réflexion sera nécessaire. »

La patronne réfléchis un instant, comme devant toute proposition ambitieuse. Celle-ci l'était, mais les risques étaient finalement peu élevés, il était quasi certain que cela soit un succès. L'unique obstacle était la quantité à investir dans le projet, mais Jerata savait comme le franchir.

« Ambitieux, très ambitieux. Mais envisageable. Dahl Terminus vous soutiendra. »

Elle commença à marcher en cercle, réfléchissant à comment financer ce projet.

« Il faudra des moyens conséquents. J'ignore qui sont vos autres investisseurs, mais à moins qu'il ne s'agisse des Républiques asari ou du Protectorat volus, payer tout d'un seul coup sera compliqué. Je n'ai évidemment pas la direction du projet mais je vous conseille de faire traîner le second chantier – celui de l'Afterlife – le temps que le premier finisse et commence à rapporter des crédits. Développer les deux arènes d'un seul coup sera non seulement très coûteux, puisque tous les frais seront réunis sur la même période, mais nuira aussi à la rentabilité : trop de spectacles et trop d'offres d'un coup, les prix des places seront plus bas que ce qu'ils pourraient être, et la situation ne se rétablira que lorsque des individus extérieurs à oméga commenceront à venir. Mais avec la crise que la station vient de traverser, ça n'arrivera pas tout de suite. »

Jerata se stoppa face à son interlocuteur, continuant son explication.

« Jetez les bases des fondations des deux arènes mais développez surtout la première. Faites monter les enchères en avance, notamment sur les rediffusion, afin de la financer. Utilisez l'image de la seconde arène en construction comme preuve de votre solidité sur la longueur, mais n'y investissez pas si cela nuit au premier lancement. Et lorsque le succès de la première arène sera assuré – sans doute rapidement, car oui, le public existe pour ce genre de choses, partout dans la galaxie – reprenez le financement de l'arène de l'Afterlife, afin qu'elle soit prête lorsque les plus riches et sanguinaires individus de la galaxie ne supporteront plus de ne pas être sur place. »

Jerata s'arrêta un instant, reprenant son souffle. Peut-être s'était elle trop avancée. Mais au moins, elle prouvait directement son intérêt en tant qu'investisseuse.

« Du moins, c'est ce que je vous conseille de part mon expérience en affaire. Comme dit, je ne dirige pas votre projet, suzerain. »




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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Mar 10 Mai 2016, 12:12
Voilà les mots étaient lâchés, Dahl terminus allait suivre son œuvre. Cette nouvelle réussit presque à faire oublier à Anton le fait qu’il avait perdu la grande dans les grandes largeurs, aussi bien dans son but que dans son égo, surtout qu’il subissait encore de plein fouet le fait que Shoran était considérée comme la grande vainqueur, et pire qu’elle avait vaincue Aria elle-même.

Mais qu’importe, que tout le monde s’incline devant la statue de cire, et ignore les sculpteurs se gaussant derrière elle, qu’importe que lui soit ignoré et maintenu dans l’ombre, après tout si la lumière refusait de l’éblouir, alors il créerait la sienne. Et pour cela, Dahl terminus venait d’accepter de financer la construction de ce soleil artificiel.

Satisfait, et cela se voyait clairement sur le visage habituellement froid du butarien, Anton croisa les mains tout en restant affalé sur son trône et reprit enfin la parole, quelques secondes après s’être assuré que son interlocutrice eut pleinement terminée d’intervenir.

« Jerata, l’ambition est le maitre mot des Pacificateurs. »

Puis le silence se fit à nouveau, tandis qu’Anton attrapait un datapad trainant sur son bureau.

« Se trouve sur ce datapad les demandes de mes contremaîtres sur les chantiers de mes futures arènes, j’aimerais que Dahl Terminus effectue un contrôle de ces demandes. Je veux que les fondations de mes deux arènes soient bâties le plus vite possible.

Toutefois, je vais suivre votre conseil et n’en terminer qu’une pour l’heure, mais pas celle que vous pensez. L’arène de l’Au-delà sera la première à prendre forme, son emplacement est hautement symbolique et je veux débuter les courses de la mort avant toute autre chose. »


Alors seulement le Pacificateur se leva et fit le tour de la table, pour se trouver à quelques centimètres seulement de la nouvelle dirigeante de Dahl Terminus. Et ensuite le butarien déposa le datapad juste à côté d’elle, sur la portion du bureau la plus proche.

« Cessez donc de m’appeler suzerain. A l’heure actuelle je suis au mieux un chef de quartier, au pire qu’un simple chef de gang. »

De toute manière, le titre suzerain ne l’intéressait guère, et n’avait été amusant que quelques jours, non il y avait bien des titres qui lui iraient au mieux. Mais pour le moment, Anton se contentait de l’obéissance de l’équivalent d’un quartier, ce qui restait toujours 20% de la station en plus qu’auparavant.

Puis l’ancien chasseur de prime se détourna de son interlocutrice, et reprit sa place de l’autre côté du bureau, mais sans retourner s’assoir sur le trône antique lui servant de fauteuil. Se contentant simplement de faire face à la baie vitrée qu’il apprécie tant.

« Quelque chose d’autre attise votre curiosité ou puis-je considérer cette discussion close le temps que vous preniez votre décision définitive ? »

D’autres projets, et surtout une rencontre avec un vieil ami restait à organiser, aussi le temps d’Anton était précieux, et perdre son temps en discussions stériles n’étaient plus réellement dans ses habitudes. Et même si Jerata s’était révélée être une personne extrêmement intéressante et une alliée plus qu’importante, le Pacificateur ne s’en laisserait pas plus aller à une perte de temps.

Aussi l’important était de recentrer la discussion à l’essentiel, les accords et non des débats idéologiques ou financiers. Tous ces détails seront de toute manière réglés une fois l’accord définitif conclut et définit.


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de trahisons, seulement des perdants   Mar 10 Mai 2016, 23:30
Il n'y a pas de trahisons,...



Jerata écouta attentivement les paroles du suzerain Ardak. Il arborait fièrement une expression satisfaite, ce qui plaisait à la butarienne : son expertise était appréciée. Le combattant désirait simplement commencer par l'arène de l'Afterlife – Jerata ne prit pas la peine d'acquiescer, c'était là entièrement le choix du butarien, et cela ne l'importait pas. Ardak désigna ensuite un datapad, contenant selon lui toutes les demandes des contremaîtres chargés de la construction des arènes. Le dirigeant d'Oméga le prit puis contourna la table, le déposant à côté de la butarienne qui s'en empara. Ardak n'avait visiblement pas tardé à se trouver au moins les chefs pour les ouvriers ! Jerata jeta un coup d'œil rapide aux données avant de télécharger les informations dans son omnitech. Inutile de les lire entièrement maintenant, elle avait besoin des tableaux de Dahl terminus pour faire une analyse précise.
Dans le même temps, Ardak s'était approché à seulement quelques centimètres de la PDG, la surprenant légèrement. Elle le fixa de ses quatre yeux, évitant de remarquer que lui n'en n'avait que trois, attendant de voir ce que le suzerain désirait. Il était grand, fort, et malgré sa blessure, il dégageait un charisme et une force sauvage qui ne la laissait pas indifférente. La PDG fit toutefois attention à maintenir son attitude imperturbable, fruit d'un entraînement rigoureux où les échecs étaient sévèrement punis, et approfondis par plus d'une vingtaine d'années d'expériences en négociation.

« Cessez donc de m'appeler suzerain. À l'heure actuelle je suis au mieux un chef de quartier, au pire qu'un simple chef de gang. »
« Entendu, Pacificateur. »

Et en quoi cela vous différencie-t-il des autres suzerains, Ardak ?, se demandait la butarienne. À ses yeux, aucuns des actuels chefs de la station ne méritait vraiment la place de leader. Aucun ne valait réellement Aria, chez qui le sens politique était aussi aiguë que le talent de stratège. Les cinq nouveaux venus n'avaient vaincus que par leur alliance et une situation fortuite, et devaient encore tout prouver.

Enfin, le Pacificateur Ardak – puisqu'il ne voulait pas du titre de suzerain – retourna à son trône, tandis que la satisfaction laissait la place à une expression plus neutre sur son visage.

« Quelque chose d’autre attise votre curiosité ou puis-je considérer cette discussion close le temps que vous preniez votre décision définitive ? »
« Je n'abuserai pas davantage de votre temps, Pacificateur. Vous aurez la réponse définitive de Dahl Terminus dans les deux jours à venir. »

La butarienne s'inclina, puis prit congé du chef mercenaire. Elle fut reconduite auprès de sa garde, agrandie des prisonniers libérés - mais remarqua que James Bringtown ne s'y trouvait pas -, et tous rentrèrent au QG de l'organisation. Jerata avait du travail : vérifier que Dahl Terminus était en mesure de répondre aux demandes du butarien, et s'assurer que ce qu'elle avait conclu aujourd'hui ne nuirait pas à ses relations avec les autres suzerains.

Deux jour plus tard,
Messagerie électronique


« Mes salutations, pacificateur Ardak.

Dahl Terminus accepte votre proposition et s'engage à vous fournir les fonds, matériels et experts demandés, en échange de rétributions monétaires et d'avantages médiatiques que nos représentants conviendront en détails.

Nous portons un toast à cette collaboration, fructueuse à n'en pas douter.

Respectueusement,
Jerata Keln, PDG de Dahl Terminus »





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James Bringtown : #0066ff
Jerata Keln : #ff0000


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