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 L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve

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MessageSujet: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Mar 26 Avr 2016, 21:25
Intervention MJ : NonDate : février 2201 RP Violent
Anton Ardak ♦ Kyreshorl Venterra ♦ Kydra Lifith ♦ Deruuk Khätk ♦ Elena T'Soran
L'instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve



Tout n’était plus que ruine.

Là était peut-être la seule vérité que ce monde pouvait connaître. A moins que cela aussi fût un mensonge aussi affreusement palpable que tout le reste avant lui. A vrai dire, s’interroger sur la véracité de tout cela n’avait plus aucun sens, de toute manière les faits se présentaient désormais aux yeux de celui qui avait cru tout voir, tout comprendre.

Enfin à une partie de ses yeux puisque même cela lui avait dérobé, comme un rappel constant et hautement ironique de sa cécité passé. Lui qui avait imaginé vaincre le monde entier sans avoir à aucun moment à poser genou devant quiconque. Quel mensonge, quelle erreur ! Tout cela n’avait été que vanité extrême et aveuglement criminel, et pourtant, malgré toutes ses erreurs il était encore debout, nul ne l’avait fait plier et il restait théoriquement invaincu.

Quelle blague !

Tout cela était pathétique, et seul un idiot seulement gouverné par son égo pouvait se croire vainqueur face à une telle catastrophe. Il s’était rêver empereur et se retrouvait baron, ce n’était plus manquer une marche mais un escalier à ce niveau, et tout cela frôlait le ridicule tant les grands groupes mercenaires avaient tenté de le convaincre qu’il devenait un « suzerain d’Oméga ». L’insulte avait été si totale qu’Anton manqua de peu de craquer et se lancer dans un massacre parfaitement suicidaire.

Et sûrement aurait-il craqué, s’il n’avait eu son propre reflet le scrutant avec une haine si farouche et absolu qu’il en avait ressenti un plaisir insensé. En effet Shoran avait été aussi balayée que lui, pire peut être tant son assurance de la victoire était aussi absolu que sa rancœur actuelle. Et cela avait sauvé Anton. Littéralement. En voyant ainsi le visage furieux et momentanément brisé de sa rivale le Pacificateur avait ressenti une joie malsaine, qui avait partiellement éclipsé sa pulsion suicidaire, suffisamment en tout cas pour tenir le reste du conseil.

Puis il y avait eu le moment parfaitement délicieux, ou les mercenaires avaient accepté de remettre les commandos de Dahl à Anton. L’information s’était révélée extrêmement délectable, d’autant plus que ce maudit volus avait mystérieusement disparu, même si tout cela devait avoir un lien avec l’apparition de l’immense vaisseau qui avait rageusement pilonné la station, au plus grand amusement du butarien.

Et enfin l’acceptation de parts dans la production d’ézo, de partage des quartiers et surtout du mémorial à son effigie. Le dernier point était uniquement là pour emmerder encore plus Shoran mais qu’importe il avait était accepté, autant apprécier la rage qui courut sur le visage de sa pire ennemie. Même si en vérité, la cerise sur le gâteau fut le message envoyé par un Deruuk mystérieusement revenu à la vie. Les raisons de sa disparition restaient toujours aussi nébuleuses mais la vérité finirait par éclater, d’une manière ou d’une autre.

En tout cas l’âge du changement avait bel et bien commencé, et pour l’organiser au mieux, Anton allait devoir former sa propre armée, et pour cela sa cour de lieutenants. Ce point était essentiel, en récompensant les plus utiles, punissant les lâches et se débarrassant des traitres. Il y avait aussi les relations avec l’Hégémonie à renégocier pour s’assurer leur soutien, prévoir les récompenses aux différentes factions qui l’avaient soutenu, et enfin régler la situation avec Dahl Terminus.

Et autant commencer par le cas le plus problématique, celui de Dahl terminus donc. Et pour cela, autant être le plus direct possible. Aussi Anton expédia un message directement à la nouvelle dirigeante de l’entreprise, une butarienne, que la rumeur décrivait comme extrêmement compétente et diablement rusé, et au travers elle au volus lui-même.

« Vos hommes sont chez moi. Il ne m’est d’aucun intérêt de les faire souffrir pour les fautes passé. Maintenant la situation a changé, une rencontre va être nécessaire pour clarifier nos nouvelles relations.
Toutefois, et vous comprendrez mes raisons, la rencontre se fera sur mes terres, à l’endroit où l’Archange connu la réponse à ses torts. Le troisième jour du renouveau. »

Rien de plus, ou de moins, au volus de décider de la suite à donner. Tout dépendrait de la loyauté qu’il éprouvait pour ses soldats, ou de sa capacité à accepter le changement. Après tout il était le traitre dans cette histoire, et même si cela n’avait guère étonné le butarien, cela l’avait tout de même laissé affaiblit. Alors peut-être n’oserait-il pas risquer d’avantage de vies.

Une fois cette affaire organisée, Anton sut qu’il était plus que temps de s’attaquer à l’organisation de sa nouvelle organisation. Et la première personne à figurer sur sa liste était déjà toute désignée, et même Jagath’Ei méritait tout autant cette place, tout comme Gorbag, il était évident que la nominée avait droit de préséance au vue de son rôle et des blessures qui en avaient découlé. Pour ce qui était du lieu pour la discussion, il était déjà tout choisi, le même que pour le représentant de Dahl terminus, l’endroit où était resté terré une partie des forces du Pacificateur, l’endroit où était tombé Archangel.

Sur place, trois clans vorchas proches de la guerre civile, ainsi que quelques renégats des Soleils Bleus et un Aerdris fortement perturbé par son inutilité dans le conflit attendaient les combattants éreintés et partagés entre une immense déception, et une avidité immense. La première heure fut un véritable bordel, alors que les clans vorchas tentaient par tous les moyens d’attirer l’attention d’Anton, que les renégats Soleils Bleus réclamaient sa protection, que les rares sangs purs survivants appelaient leurs pertes des martyres à la lutte contre les humains envahisseurs et qu’à peu près tous les divers gangs et factions tentaient de clamer leur immense fidélité et désir de devenir les bras droits du nouveau butarien fort de la station.

Heureusement, tout se calme petit à petit tandis qu’Anton proclamait qu’il rencontrerait à tour de rôle tous les chefs de toutes les factions l’ayant soutenu, puis en envoyant divers factions en patrouille et aider à la reconstruction. Mais surtout pour s’assurer du bon respect des nouvelles frontières. Désormais, Oméga allait comprendre ce que régner signifiait.

Le clame revenu, le Pacificateur ordonna aux Pacificateurs de partir à la recherche du trône butarien antique qu’il avait planqué dans l’une des caches des ravageurs, vieux trône en pierre datant de la Monarchie pré-Hégémonie et qui avait été dérobé par des colonisateurs d’Anhur bien des années auparavant. Et qu’Anton avait récupéré lorsqu’il avait aidé à reconstruire la planète après la Guerre civile.

Il était plus que temps de trouver un usage à ce trône, en effet, plus que temps.

Le temps passa, et peu à peu la nouvelle se fit, Anton régner sur des terres et lui seul, ainsi que le fait qu’il avait vaincu l’armée d’Aria en personne. Et mieux qu’elle avait fui devant lui, rien que cela, et même si la savoir morte aurait été bien mieux, l’idée d’avoir vaincu la reine elle-même n’était pas pour déplaire au Pacificateur. Puis le trône fut installé, dans la salle faisant face à l’endroit où le tristement célèbre Archangel avait péri des mains des Soleils Bleus.

Une fois en place, et assuré que les vorchas ne commettaient nulles bêtises, l’ancien ravageur fit mander celle qui lui avait transformé une bataille serrée en victoire assurée.

Kyreshorl fut emmené dans la pièce de taille respectable par deux vétérans Na’Hesits, qui quittèrent la pièce dès qu’Anton leur fit signe. L’ardat retrouva alors son compagnon de combat debout à côté du fameux trône, dos tourné, scrutant avec un profond intérêt le paysage urbain offert par une large fenêtre. Le silence se fit quelque secondes, puis, tout en croisant les bras dans son dos, le Pacificateur prit enfin la parole.

« Tout le monde dit que j’ai vaincu. Pourtant à mes yeux, tout cela reste une défaite, comment peut être même appelé victoire une chose si éloignée de ce que l’on désire ? » Mais en vérité ce n’était pas vraiment une question, et Anton n’en attendait aucunes de la part de celle qu’il osait appeler amie, aussi reprit-il sans attendre.

« Toutefois victoire ou défaite, je possède enfin une partie d’Oméga et il est hors de question que je me contente de si peu. » La voix du butarien était froide. « Je pense que tu conviendras que nous ne pouvons en rester là, Shoran doit et va mourir. Mais nous devrons agir intelligemment, car pour le moment les trois nous tiendrons à l’œil et empêcherons tout débordement. »

Alors enfin Anton se retourna, dévoilant l’ampleur de sa blessure à Kyre, l’oeil supérieur gauche n’était plus, et seul un trou béant indiquait qu’il n’eut jamais existé. Par ailleurs, une douleur fantôme continuait à lancer le butarien, qui lâchait de temps en temps une grimace incontrôlable.

« J’ai besoin de toi Kyre, et je dirais même plus, j’ai confiance en toi. Nous allons devoir relever cette station et combattre plus que jamais pour réussir cela. Je dois être sûr que tu me suivras. »

Le regard d’Anton se fixa alors sur celui de Kyreshorl et n’en dévia plus.

« Mais je sais aussi récompenser ceux qui m’ont été fidèles. Aussi dis-moi ce que tu désires au plus profond, je te dois bien ça. »

La négociation commençait maintenant.



Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Mer 27 Avr 2016, 21:49







C’était enfin terminé. Non, en fait c’était là que tout commençait, la seule fin était celle de l’introduction.. Tout comme l’Au-dela. Lorsque Kyre se réveilla elle était sur un brancard proche de Karrlog et sa première émotion fût l’agacement, avoir ainsi été exposée dans cet état lui faisait bouillir le cerveau, mais ce n’était rien comparé au moment ou elle aperçut Shoran, en meilleur état qu’elle. Cette fois la haine était profonde, dans les deux camps, Shoran avait certainement espéré la voir crever sur son brancard, mais jamais elle ne lui donnerait cette satisfaction, alors, elle afficha un sourire narquois et plein de vanité.

Elle laissa Anton faire ce qu’il avait à faire le temps qu’elle reprenne ses esprits correctement et surtout de l’énergie en compagnie de son compagnon Krogan qui se devait d’en faire autant. Visiblement Anton était pas plus satisfait qu’elle-même des résultats, ils devraient bientôt reprendre les choses en main. Mais chaque chose en son temps.
Le temps passa et finalement, ce fut deux vétérans Na’hesits qui vinrent l’accompagner, rien que ça, le genre de geste que Kyre appréciait de la part d’Anton, tout comme elle, il savait prendre soin de ses amis. Lorsqu’elle arriva dans la pièce elle resta silencieuse et patiente, observant le butarien dans sa propre observation qui prit la parole après quelques longues secondes. Ce qui lui laissa le temps de s’installer confortablement pour écouter sans distraction.

« Tout le monde dit que j’ai vaincu. Pourtant à mes yeux, tout cela reste une défaite, comment peut être même appelé victoire une chose si éloignée de ce que l’on désire ? Toutefois victoire ou défaite, je possède enfin une partie d’Oméga et il est hors de question que je me contente de si peu. Je pense que tu conviendras que nous ne pouvons en rester là, Shoran doit et va mourir. Mais nous devrons agir intelligemment, car pour le moment les trois nous tiendrons à l’œil et empêcherons tout débordement. »

Le ton froid d’Anton confirmait ses précédentes réflexions et lorsqu’il se retourna, dévoilant l’ampleur de sa blessure, Kyre observa sans gêne l’oeil supérieur gauche qui n’était plus. Son combat avait été visiblement d’une violence rare même sur la station a n’en pas douter, Kyre connaissait que trop bien le spécimen.

« J’ai besoin de toi Kyre, et je dirais même plus, j’ai confiance en toi. Nous allons devoir relever cette station et combattre plus que jamais pour réussir cela. Je dois être sûr que tu me suivras. Mais je sais aussi récompenser ceux qui m’ont été fidèles. Aussi dis-moi ce que tu désires au plus profond, je te dois bien ça. »

L’Ardat-Yakshi soutint le regard du butarien sans cligner des yeux, ce n’était en aucun cas un signe de défi mais bien un signe de respect d’un regard ils savaient autant l’un que l’autre qu’ils étaient exactement du même avis a propos de Shoran et la situation ne pouvait pas rester ainsi.

Je pense que tu sais très bien que tu n’as pas besoin de demander quelque chose d’aussi évident. Nous voulons la même chose et nous l’obtiendrons, j’ai comis l’erreur de penser Shoran morte après l’avoir fait sauter avec l’Au-delà.. La prochaine fois je mettrais sa tête sur une pique et l’exposerai au milieu des décombres et plus personne n’osera se lever contre nous.

Son regard noircit un instant pour conclure ses paroles, avant qu’elle ne se redresse et réfléchisse aux paroles d’Anton.

Il y a bien quelque chose que je souhaite.. Mais ce n’est pas qu’à titre personnel, c’est surtout un projet de partenariat. Elle marqua une pause et reprit doucement. Il nous faut une arène, une grosse arène et organiser des jeux divers et variés et encore mieux.. Nous alors en faire un show extranet et le diffuser sur une chaine privée dans les terminus cette émission apportera gloire et respect à ses combattants et on sait combien le monde aime le sport et débourse des millions de crédits juste pour regarder les jeux. Alors allons plus loin que ça, offrons au monde l’exécutions de ceux qu’ils haïssent en direct et de façon totalement légitime, ils pourrons se défendre mais finirons bien par crever pour le plus grand bonheur du public, et il nous aimera pour ça.. Pense aux emplois que nous coffrerons à la station et aux revenus exorbitants qui financeront notre emprise sur la station. Prenons le cœur de notre peuple et il nous offrira Oméga.

Kyreshorl était persuadée de l’efficacité et de la puissance d’un tel plan aussi compliqué soit-il à mettre en place, elle observait son ami et sa réaction.

Je pensais pus précisément à deux arènes chacune avec des jeux différents et puisque tu es le nouveau roi d’Omega je ne te demanderais pas la place de président de l’arène principale. En revanche, je présiderais la seconde à nous deux les possibilités serait innombrables.

Qu’en penses-tu ?





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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Jeu 28 Avr 2016, 11:05
Evidemment, Kyre se retrouva fidèle à elle-même, ce qui ne manquait jamais d’étonner Anton. Enfin surtout depuis que l’asari lui avait avoué sa caractéristique. Une de celle qui nous vaut la prison à vie, si ce n’est l’élimination pure et simple. Car oui son amie était une Ardat-Yakshi, un mutant capable de dévorer l’esprit de ses partenaires pour la bête à deux dos. Et même avec ce trait extrêmement rare, elle s’était toujours révélée d’une loyauté extraordinaire et ne correspondait nullement aux descriptions que l’ancien ravageur avait trouvées en questionnant discrètement quelques courtiers en information.

Car d’après les rumeurs, les Ardats sont d’immondes créatures perfides qui n’ont qu’un désir, s’accoupler avec quiconque possède une once d’intérêt pour les dévorer. Pourtant Kyre semblait ne convenir à aucun de ces traits, car elle était une vraie beauté, pour une asari, était l’une des seules véritables amies du butarien et s ‘était toujours démontré d’une loyauté exemplaire. Restait le point de l’accouplement avec des êtres extraordinaires.

Et Autant les autres points avaient fait rire le Pacificateur, celui-ci l’avait laissé perplexe, voir énervé. Car il était vrai que les quelques partenaires connus d’Anton étaient toujours des femmes d’exception, et pourtant on l’avait assuré, les Ardats n’apprécient pas les êtres en fonction de leur sexualité, mais uniquement de leurs talents. Cette assertion avait, sur le moment, méchamment vexé le butarien. Alors pourquoi pas lui ? Pendant plusieurs jours, Anton s’était imaginé que Kyre se jouait de lui, le jaugeant en vérité faible et idiot. Puis il y avait eu la guerre pour Oméga.

Désormais le Pacificateur savait. Les Ardats ne sont que des êtres comme les autres, capables de posséder des goûts et de choisir le chemin qu’elles désirent emprunter. Cette conclusion n’avait pas manqué de faire sourire Anton face à sa propre vanité, aurait-il préféré devenir l’ennemi de Kyreshorl pour simplement combler son égo ? Evidemment que non, mais savoir qu’elle ne le considérait pas forcément comme un être dépourvu de talent n’était pas pour lui déplaire non plus.

Mais le moment de débattre sur ce point, et potentiellement d’en rire, n’était pas venu, aussi Anton se recentra sur la discussion actuelle, et la surprenante mais appréciable proposition de son amie. Toutefois l’ancien chasseur de prime de répondit pas sur le champ, gardant d’abord le silence, s’amusant intérieurement du regard plein d’espoir de l’asari. Et devant elle, il s’assit tranquillement sur son trône en pierre.

« Je suis heureux de te l’entendre dire Kyre. Toutefois Shoran est à moi. Cela fait bien trop longtemps que je remets à demain les comptes que j’ai avec elle, l’heure est venu de clore définitivement, et personnellement, le livre de mes rancunes. »

Nouveau silence, durant lequel le spectre des terminus changea de position assise, déposant l’une de ses jambes sur l’un des accoudoirs et s’affalant tel un pacha.

« Pour ce que tu souhaites … » Un large sourire prit place sur le visage du butarien. « C’est une excellente idée qui rejoint la mienne à la perfection ma chère. L’Au-Delà n’a plus d’intérêt, il représente maintenant le passé, il sera reconstruit en un mémorial à ma victoire. Mais nous ne nous arrêterons pas là, il sera agrandit et nous organiserons des courses autour de lui. Et je te veux à sa tête.

Tu seras la reine des courses, tu règneras depuis là et tous se rappelleront que nous avons balayé Aria à chaque fois qu’ils assisteront à une course. Je te ferais pleinement confiance pour la gestion et tu n’auras de comptes à ne rendre à personne, hormis moi évidemment. »


Anton attrapa soudain un bol qui se trouvait sur son bureau massif et entreprit de dévorer les fruits d’Anacardiacées s’y trouvant. Ces fruits, mixte entre une mangue et une pistache étaient de véritables délices tout droit venus d’Anhur.

« Et comme tu l’as si bien dit, une seconde arène sera bâtit, juste à côté d’ici. A l’emplacement ou les trois groupes mercenaires avaient massé leurs troupes pour l’assaut sur cet emplacement. D’ailleurs ce lieu sera aussi intégralement reconstruit pour être fortifié. J’aurais le centre de mon pouvoir et une arène de combat parfaite.

Enfin deux arènes parfaites. »


Puis, tout aussi soudainement qu’il s’était affalé comme un pacha, Anton se releva d’un bond et reprit sa pause devant la baie vitrée.

« Je le savais Kyre, tu es l’alliée qu’il me faut. Ensembles nous changeront la face d’Oméga pour toujours. Toutefois pour réaliser nos ambitions il va nous falloir un sacré paquet de pognon, et pour ça des investisseurs sérieux. J’en ai déjà deux mais cela ne suffira pas. Surtout que ces deux-là possèdent déjà de nombreux problèmes à régler en interne et les crédits provenant d’eux seront limités. »

Les Na’Hesits étaient le premier des investisseurs, mais l’économie qui se relève seulement maintenant n’était pas pour permettre des dons mirifiques, toutefois avec les ressources récupérés sur Turvess ils avaient une dette envers lui. Il y avait aussi l’Hégémonie, toutefois la reconstruction difficile de ses mondes allait être un sérieux frein aux donations. Il fallait donc un nouvel investisseur et foutrement riche pour permettre de telles ambitions, et la cible était toute trouvée.

« Kyre. Désormais nous passons dans un tout autre niveau, et il est fini le temps où nous jouions chacun de notre côté. » Et Anton croisa à nouveau les mains dans son dos et redevint froid comme la glace. « Nous sommes une seule et même organisation, et j’ai besoin que tu tiennes un rôle plus important en son sein. Aussi je vais te demander quelque chose maintenant. Je veux que tu construises un groupe qui t’appartiendra, qui possède un nom et qui sera gèrera l’arène avec toi, mais surtout qui sera prêt à combattre dès que cela sera nécessaire.

Tu peux prendre des membres parmi les anciens ravageurs si tu en as besoin, mais je veux ton gang le plus vite possible. »


Léger temps de silence.

« Et deuxièmement, trouve des ouvriers prêts à travailler dès demain pour déblayer les ruines de l’Au-delà. Tu peux choisir le design de ton arène, toutefois sache qu’un mémorial se trouvant en son centre. »

Puis Anton se tourna à nouveau vers son amie.

« Kyre est-ce que tout cela te va ? »


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Jeu 28 Avr 2016, 12:51




..Des ombres..



L’évolution.

Ainsi était faite la vie, les choses évoluent, les cycles changent, quelqu’un part et il est vite remplacé et malgré des centaines d’années de stagnation c’était le cas bien évidement sur la station la moins encline à évoluer normalement. Et pourtant après plusieurs siècles, le nouveau cycle venait de commencer, les dirigeants, les groupes, tout devait changer.
Kyre écouta les paroles de son ami en leur totalité sans ouvrir la bouche et plus il avançait dans ses mots, moins l’Ardat se sentait fatiguée, elle n’avait pas su dire en formulant son idée, si Anton serait vraiment enchanté ou réticent bien que quelque part.. Elle savait que tout se passerait bien, comme un instinct puissant et rassurant. Mais le Suzerain d’Oméga semblait exactement sur la même longueur d’onde que la démone et tout ce qu’il avait répondu et proposé sonnait parfait aux oreilles de celle-ci.

Mh.. Bon très bien.. Je mettrais ma fierté et mes hormones de côté et te laisserais Shoran Afin que tu puisses « terminer ton livre des rancunes ». Dit-elle finalement avec un fin sourire en coin. L’Au-delà comme tu l’as si bien dit, appartient au passé, mais nous allons offrir à oméga quelque chose de bien plus grand, cela demandera d’énormes modifications du quartier, mais ce ne sera pas un véritable problème vu qu’il a été bombardé.. Je transformerais cet endroit atomisé en une parfaite arène. C’est exactement ce dont j’avais besoin.. Poser un peu mon cul et regarder les autres se foutre sur la gueule sans avoir à les aider.

Elle retient un léger rire amusé alors qu’Anton mangeait ses fruits devant la baie vitrée, à cet instant Kyre se demanda si son appartement avait été saccagé ou non, ayant entendu parlé du bordel qu’avais mis les vorchas dans les docks.

Tu as raison, nous allons avoir besoin d’investisseurs pour commencer, j’ai moi-même de bonnes réserves grâce à mes entreprises passées que je n’hésiterais pas à investir au besoin. De ce fait, commencer les jeux sera une priorité de mon côté pour commencer à récolter des fonds. Je me charge des travailleurs pour commencer le chantier.


L’Ardat-Yakshi réfléchis un moment aux dernières paroles du Pacificateur.

Tu sais.. Il y a des fois je me demande si.. C’est la vie qui s’amuse de coïncidences incroyables tout en te balançant des bâtons piégés dans les pieds pour te les arracher avant de te donner un peu de ce que tu voulais en guise de consolation.. Ou alors.. Avoir perdu un œil t’aurais octroyé la possibilité de lire dans les pensées ?
Demanda-t-elle amusée. Après tout, quelle amie serait-elle si elle ne vannait pas un peu son pote à propos de son trou au milieu de la figure.

Cela fait nombre d’années que je veux une arène et que dire à propos d’un groupe.. Cela fait longtemps que je réunis des contacts de confiance dans ce but.. J’imagine qu’il est temps de hisser mon drapeau après avoir fait quelques modifications, je ne suis plus seule avec mon équipage.. Il est temps que je réalise mon second projet.. Je pense qu’il va te plaire. L’ardat esquissa un sourire bien plus large elle ne put s’empêcher de se lever d’excitation ne prêtant pas la moindre attention à ses douleurs.

Anton, fais-moi parvenir les anciens ravageurs les plus disciplinés je ferais le tri moi-même, fais venir tous les orphelins quel que soit leur âge que toi et tes hommes trouveront, suite à une guerre pareille leur nombre doit être plutôt élevé.

Ce que je vais offrir à Oméga.. Ce n’est pas un gang de plus… Mais un véritable clan d’assassins, loyaux et disciplinés..
..Des Ombres..




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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Jeu 28 Avr 2016, 16:40
Il était amusant de voir à quel point Kyre était une exception aux yeux d’Anton. Lui qui éprouve en vérité le plus profond mépris pour les asaris, qui n’a que peu de véritables amis, et qui trouve en cette ardat la somme de tout ce qu’il chercher chez un allié. Comme quoi les rebuts des uns se retrouvent être des rois en d’autres terres. Enfin des reines. Ou quoique ce soit d’autre après tout.

Mais il était encore plus intéressant que d’observer à quel point ils étaient sur la même longueur d’onde.

« Tu n’auras jamais à mettre ta fierté de côté Kyre. Si tu as l’occasion de mettre Shoran à mort saisit là. Quitte à doubler autant que ce soit par toi. »

Puis Anton se rassit sur le trône, son bol toujours dans les mains.

« Cela me rassure de savoir que tu as mis de l’argent de côté, du mien je vais profiter de mes parts dans la production d’ezo et des arènes illégales qui vivotent dans les docks de la station. Puis une fois notre projet bien avancé nous les réduirons au silence. Nous ne récupérerons uniquement les individus utiles. »

Alors le butarien toucha pour la première fois sa nouvelle blessure, assimilant enfin le fait qu’il avait perdu une partie de lui-même, et de nombreux butariens n’allaient pas manquer de remarquer cette perte jugée déshonorante. Il lui fallait quelque chose en remplacement, quelque chose qui démontre sa puissance.

« Je ne suis pas sûr de vouloir user d’un tel pouvoir sur toi Kyre. Lire les pensées d’une Ardat serait un suicide fort peu agréable, autant passé par les galipettes auparavant. »

C’était au tour d’Anton de charrier son amie, mais le temps de l’humour fut fugace tandis que l’air froid reprenait le dessus.

« Mais tu auras tes ravageurs. Je demanderais à Tigurius de faire la liste et de te les envoyer. Pour les orphelins c’est accepté aussi, mais tu ne les auras pas tous j’en ai aussi besoin. Enfin je ne conserve que les butariens et les turiens, le reste est à toi.

En tout cas j’aime bien ton idée de clan assassin … »
Les dernières paroles du pacificateur se perdirent en murmure presque imperceptibles. « … Les ombres d’Oméga » Et alors seulement Anton déposa le bol, désormais vide sur le bureau.

« Bien je crois que tu as largement de quoi t’occuper pour les années à venir. Tu peux y aller, mais fais-moi parvenir un rapport d’ici la semaine prochaine sur les couts supposés et l’avancement du recrutement. »

Alors le butarien lâcha son plus beau sourire à Kyre et lui indiqua qu’elle pouvait y aller. Ce qu’elle fit, et dès que cela fut fait, Gorbag, Aerdris, Zaekael, Solan, Attrebus, Ner’Liam et Jagaht’Ei pénètrèrent à leur tour dans le bureau. Après que chacun eut fait son rapport, Anton prit enfin la parole.

« Parfait. Gorbag tu vas rejoindre les arènes clandestines et commencer à juger qui est digne de continuer ou non. Commence aussi à organiser le déménagement.

Aerdris tu vas rallier les chefs de clan vorchas fidèles et les prévenir que je les attends d’ici peu pour une réunion.

Solan, tu vas commencer à installer l’infirmerie et les laboratoirs dans les sous-sols. Il y a un immense hangar, utilise le comme tu veux mais laisse un bon tiers libre.

Attrebus tu vas me faire le recensement des ravageurs, récupère leurs équipements et assure toi que toute trace de logos liés aux ravageurs disparaissent. Une fois fait, tu envoies les vingt meilleurs éléments à Kyre.

Ner’Liam, vous transmettrez à vos employeurs que la mission n’est pas terminée. Je m’occupe de récupérer ce qu’ils me demandaient et la première livraison ne devrait pas tarder. Ils peuvent aussi envoyer les premières cargaisons.

Vous pouvez disposer. »


Ce qu’ils firent, même s’il était indéniable que certains avaient encore des choses à dire. Toutefois le moment n’était pas encore venu.

« Jagaht’Ei, je veux que tu récupères tous les orphelins disponibles sur la station, ainsi que quiconque capable de devenir ouvrier. Une fois fait, envois tous les orphelins qui ne sont pas butariens ou turiens à Kyre.

Nous ne discuterons de l’organisation que plus tard. Tu peux donc partir »
ce qu’il fit. « Ô et indique à l’humaine qu’elle peut entrer. »

Il était maintenant temps de régler le cas de cette Kydra Lifith, une humaine marchant sacrément proche du gouffre de la folie mais qui s’est révélée diablement utile. D’ailleurs il suffisait de croiser son regard pour comprendre l’ampleur de ses troubles mentaux. Ce que fit Anton dès que cette dernière passa la porte.

« L’assassin d’Oméga. Rien de moins. Tu as fait des merveilles, plus que ce que j’attendais. Tuer Rhys, vraiment quelle action merveilleuse. Même s’il semblerait que Jikew est survécu. »

Puis le Pacificateur ouvrit l’un des tiroirs de son bureau et y attrapa un sachet qu’il ouvrit et déversa dans le bol tristement vide, qu’il reprit en main une fois à nouveau remplit. Alors le butarien s’affala sur le trône et reprit sa dégustation de manguo-pistaches.

« Mais tu l’as compris tout comme moi. La guerre n’est pas terminée, loin de là. Il reste tellement de cibles à abattre, qu’un assassin compétent ne serait pas de trop. Qu’en dis-tu ? Accepterais-tu de continuer à travailler avec moi ? Il est … »

Mais avant qu’il ait pu continuer, un message l’interrompit. Un garde indiquait qu’ils avaient réussi à récupérer Deruuk, son équipage et le vaisseau et qu’ils venaient d’être ramenés à la base. L’amusement balaya quelques secondes Kydra de son esprit.

Aussi Anton activa l’appel et contacta immédiatement le garde à l’origine de cette nouvelle.

« Je veux voir Deruuk le plus vite possible. Aussi amenez le à mon bureau, mais faites le patienter devant. J’indiquerais lorsque je serais disposé à le voir. »

Puis le Pacificateur coupa la communication sans attendre de réponse et retourna son regard vers la tueuse psychotique humaine.

« Ou en étions-nous ? Ô oui, alors est-ce que le poste d’assassin à plein temps est suffisamment attrayant à tes yeux ? »

Restait à écouter la réponse de Kydra. Après tout c’était à elle d’indiquer ses souhaits.


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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Jeu 28 Avr 2016, 23:24

Kydra éclata de rire. C'était un rire franc et sincère, traduction de son ressenti immédiat face à l'image qui lui faisait face, le butarien affalé sur son trône. Voilà bien une scène à laquelle elle n'aurait jamais imaginé assister. Tout était pourtant bien réel, Anton fixait ses trois yeux sur elle, attendant sa réaction. Elle s’apercevait également qu'elle contemplait le tout avec son nouveau regard. Les événements récents avaient été plus bénéfiques pour elle que toutes les années qui les avaient précédé, sans pour autant perdre la moindre trace d'expérience de ces dernières. Elle n'avait pas vraiment changé au final, elle était juste redevenue l'humaine qu'elle aurait du être à la base, en enfonçant les portes qui avaient été condamné il y a si longtemps. Et étonnement, elle ne regrettait rien. Acceptant jusqu'à la moindre parcelle de son être, acceptant chacune des deux Kydra autant que l'autre, car elles avaient contribué de manière égale à son existence. Et maintenant qu'elles étaient réunies, elle n'avait désormais plus aucune part d'ombre sur son passé, seul comptait l'avenir. Et il semblerait que cet avenir prenait justement une dimension physique face à elle, sous la forme d'Anton.

Tu es décidément un bien curieux personnage, butarien.

L'humaine lorgna quelques instants le bol qu'il tenait. Elle se pencha en avant, attrapa un fruit et le goba avant de se tourner vers la fenêtre, contemplant Oméga.

A débarquer avec tes grandes phrases, tes grands idéaux, comme si tout était déjà orchestré, que tout n'était plus qu'une question de temps, paroles que l'on prêterait à un prophète ou à un fou. Et pourtant te voilà ici aujourd'hui, foulant déjà des hauteurs que le reste de la masse grouillante ne pourra jamais atteindre. Il est difficile d'imaginer refuser une offre venant d'un individu possédant une efficacité aussi terrifiante.

Kydra se retourna et s'empara à nouveau d'un fruit avant de bondir en arrière, persuadée que le butarien avait préparé une contre attaque en cas de récidive.

Et puis au delà des aspects pratiques, je suis curieuse de voir comment les choses vont évoluer, curieuse de voir jusqu'où tu pourras t'élever, et je tirerai une grande joie à en être l'une des responsables.

La femme prit le temps cette fois ci de savourer le fruit et le dégusta entièrement avant de continuer.

En format court, oui j'accepte.

Une certaine ironie du sort avait voulu que la personnalité quelle s'était créée se soit fondée un idéal sur les bribes de ses rêves de gamine, idéal qui l'avait amené à suivre Anton dans un premier temps afin de l'aider à s'élever. Si aujourd'hui elle souhaitait la même chose mais dans un but complétement différent, il était néanmoins intéressant d'en remarquer les rapprochements, cette nouvelle personnalité avait été un calque quasi similaire qui s'était inspirée inconsciemment de l'ancienne. La véritable barrière mentale n'était donc pas basé sur les différences, mais sur un déni total. Elle était partie bien trop profondément dans son idée pour en arriver à ce résultat, erreur qu'elle ne commettrait jamais plus. Mais au final cela s'avérait bénéfique.

Kydra s'accroupit pour se lancer dans l'observation d'une fissure dans le sol. Trop petite pour défier la stabilité de l'endroit, mais suffisamment importante pour se faire remarquer.

Il est cependant légitime que tu te poses des questions sur mon efficacité, surtout concernant mon incompétence par rapport à Jikew.

Elle ferma les yeux quelques instants.

Disons qu'ils y a certaines choses qui devaient s'éclaircir.

L'humaine se releva et fit face à Anton.

Mais ça ne se reproduira plus. Si une cible est désignée, il n'existe que deux options, sa mort, ou la mienne. C'est tout ce que tu as besoin de savoir. A voir maintenant jusqu'où cela pourra t'emmener.

Elle croisa les bras et se mit à sourire.




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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Ven 29 Avr 2016, 10:11
Pourquoi donc, par tous les yeux bénis et maudits de la galaxie, Anton avait-il recruté cette humaine complètement désaxée et étrange ? Tout simplement parce qu’elle est compétente, mais aussi et surtout parce qu’elle possède quelque chose d’autre dans son regard. Et bien que ce soit enfouit sous la nonchalance, l’irrespect et une bonne dose de folie, cette chose était belle et bien là. Peut-être même encore plus aisément visible depuis la fin du conflit.

Comment pouvait-il dire une telle chose ? Et malgré l’ironie de la situation au vu de sa blessure récente, sûrement que sa vue s’était éclaircie depuis que sa vanité prenait moins de place. Car oui, et même si son ambition n’avait jamais brulé aussi forte, le butarien sentait qu’il n’avait jamais été aussi humble, évidemment d’un niveau différent de la plupart des individus, mais tout de même. Et cette soudaine fièvre semblait lui ouvrir l’esprit de manière extraordinaire.

Avec son aide, il avait pardonné Dahl Elkoss, il avait cessé de se croire destiné à régner, mais comprendre que s’il l’était ce ne serait que par ses actes et non un dû. Et surtout, il avait l’impression de jauger avec bien plus de compétences la valeur d’autrui. C’est à travers cela qu’il comprit aussitôt que Kydra avait changé, et en bien. C’est aussi à travers cela qu’il pardonna l’irrespect de cette humaine au comportement proto-suicidaire.

Il la laissa donc s’exprimer, et se perdre en contemplation d’une fissure sur le sol sans intervenir de la moindre manière, tout comme il laissa l’assassin se servir dans son bol. De toute manière il avait planqué tellement de stocks de ces manguo-pistaches qu’il était futile de faire place à l’égoïsme. Puis, une fois que l’humaine sembla en finir avec ses tirades, le ravageur posa le bol sur le bureau, se rassit correctement, les mains bien posées sur les accoudoirs et lui répondit.

« Je pars donc sur une réponse positive. Excellent. » Et l’ancien ravageur attrapa un datapad gisant négligemment sur son bureau, supprima son contenu, qui n’était autre qu’un rapport déjà maintes fois étudiés de l’état du quartier entourant le bar Venerae. Une fois nettoyé, le datapad reçut la copie d’un dossier tout à fait différent. La copie terminée, Anton déposa l’objet sur le bureau et le fit glisser jusqu’à son bord opposé.

« Prend ce datapad avec toi. Il contient toutes les informations restantes sur Jikew. Tu as accès à absolument tout ce que nous savons de lui de son arrivée ici à sa disparition. Retrouve le, si tu penses qu’il est intéressant amène le vivant, sinon élimine le de la manière la plus spectaculaire possible. Je veux que des gens retrouvent son corps et comprennent le message qui se trouve derrière. »

Puis le Pacificateur reprit sa pause nonchalante sur le trône.

« Kydre, je te veux te faire confiance et te prouver que ton rôle ici ne sera pas cantonné à servir tel un larbin. Tu auras des responsabilités, et pour cela ton jugement doit être tourné vers le bien de cette organisation. Pour cela ta première épreuve sera de juger Jikew et plus précisément les informations qu’il est sensible de posséder.

Juge-le et décide s’il sera plus utile mort ou vif. Dans tous les cas tu seras décisionnaire. »


Anton ne savait pas si l’humaine comprenait la confiance et le respect qu’il mettait sur la table au travers de cette offre, mais cela importait peu pour l’heure. Elle aurait tout le temps de comprendre.

« Et je ne me pose aucunes questions sur ton efficacité. Eliminer Rhys est une chose nettement plus importante que tous les Jikew de cette galaxie. En tout cas avec la configuration actuelle. Tu as fragilisé Shoran de la plus belle des manières et pour cela tu as gagné mon respect, humaine.

Deuxièmement, si une cible est inaccessible, et que tu peux frapper tout autre chose d’égal ou de supérieur alors n’hésite jamais. Mes cibles ne sont pas des ordres absolus, sauf mention spéciale, mais simplement des demandes sur un plan plus large. Ton pouvoir de décision est aussi important que tes talents ne l’oublie jamais. »


Et soudain Anton lâcha un large et franc sourire.

« Mes grandes phrases et mes grand idéaux ont encore frappé semble-t-il. » Puis l’ancien chasseur de prime posa ses pieds sur le bureau, dans l’un des maigre espaces encore disponibles.

« Ma chère, tu n’es plus dans l’Alliance, je ne te demande nullement d’être la parfaite soldate qui agit sans en référer à sa cervelle. Tu es ici une extension de mon organisation, si tu meurs elle s’affaiblit, si tu vaincs elle croit. L’échec est une fin uniquement si tu renonces, pas si tu dois reculer.

Mais assez pour la leçon. Tu es maintenant de la famille, aussi tu auras désormais accès à nos planques et nos informateurs, que tu découvriras au fur et à mesure de tes missions. Tu n’en référeras directement qu’à trois personnes, Jagaht’Ei, Kyreshorl et moi-même. Personne d’autre ne peut te donner d’ordres sauf si j’agis au travers d’eux.

Toutefois, tu n’as de ton côté aucun pouvoir sur eux non plus. Si tu as besoin de soutien, il suffit de prévenir les soldats les plus proches mais ils agiront par eux même. Tu as un poste totalement à part. »


Le partage des pouvoirs. Pensa très fort Anton. Un livre passionnant, vraiment.

« As-tu autre chose à dire ? D’autres affaires m’attendent. »


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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Sam 30 Avr 2016, 21:13
Deruuk ouvrit la trappe. On l'aida a s'en sortir. Il était le dernier à faire passer. Après de très longues heures d'attente dans une ambiance déplorable au sein de la carcasse de Serenity, les secours étaient enfin arrivés pour les aider. Ils avaient installé un petit sas mobile devant l'une des portes de la baie, afin de ne pas gâcher l'air de la station. Ils avaient fait passer les membres de l'équipage un à un, à commencer par Harley et Holly, avant de s'occuper de Ledra et de Malcolm. Elena avait été la dernière a partir après Graam. Après longue réflexion, Deruuk avait décider de faire passer Elena pour une membre de son équipage. Pour l'instant. Un krogan l'aida à se projeter dans la bonne direction pour ne pas voltiger n'importe où dans l'immense salle dépressurisée. Il s'accrocha au bord du sas, et regarda en direction de son vaisseau. Il ne put s'empêcher d'exprimer un profond sentiment de dégoût en voyant la carcasse écrasée de son habitation. Il avait profondément failli. Il resta de longues secondes dans cette position, le son de sa respiration résonnant dans sa combinaison. Finalement, il finit par se retourner, et ouvrir la porte. Le sas se pressurisa, et il put pénétrer à l'intérieur de la station. Les couleurs rouges des lumières attaquèrent son œil lorsqu'il retira son casque pour rendre la combinaison à l'humain lui ayant prêté. Il sorti ses vêtements habituels du sac utilitaire qu'il avait ramené du vaisseau, et enfila son cache-poussière. On lui indiqua le chemin à suivre pour rejoindre ses compagnons. Un petit camp improvisé dans l'une des baies encore intactes. A son arrivée, il dut supporter le regard lourd de son second. Il n'osait plus la regarder dans les yeux. Il se dirigea directement vers Baldwin.

-Tout le monde va bien ? demanda-t-il comme pour supprimer le silence oppressant.
-A priori, oui. Rien ne nouveau, on nous a proposé un repas chaud et des couvertures...

Deruuk regarda rapidement ses compagnons. En effet, Harley dégustait une sorte de soupe en écoutant de la musique. Son casque avait survécu au crash, un vrai miracle. Ledra avait une couverture sur le dos, et se massait doucement le bras.

-Elena est en train de se faire rafistoler correctement par le toubib d'à coté, complèta Graam.

Lui et l'asari avaient discuté pendant l'attente de secours, et Graam semblait s'être attaché à la mercenaire. Il la qualifiait de « porteuse de couilles ».

-Un très bon médecin, conclue Ledra, il m'a arrangé le bras en quelques minutes seulement.
-Hm...

Deruuk pointa une tente portant une croix sur son tissu d'un air interrogatif. Malcolm fit 'oui' de la tête. Le capitaine fit un pas en avant, mais fut arrêté par une voix rauque qui l'interpela. Un butarien en armure lui tendit un datapad.

-Anton veut te voir, Khätk. Maintenant.

Deruuk prit doucement le datapad dans ses mains. Il ne savait pas réellement quoi en faire. Avant de pouvoir prononcer un seul mot, le soldat disparu. Ils étaient tous très occupés, personne ne restait en place. Holly se leva comme une flèche.

-Deruuk.

Le butarien resta immobile. Il lisait et relisaient encore et encore les simples mots inscrits sur la tablette. Il ne répondait rien.

-Deruuk, répéta simplement l'humaine. Tu sais ce que tu dois...
-Je sais, Holly, répondit-il sèchement.

Il y eut un silence.

-Je sais...
-Prends-la avec toi.

Deruuk regarda Holly dans les yeux pour la première fois depuis des heures.

-L'asari ?
-Elle était avec Aria, non ?

Malcolm lui avait tout raconté sur leur compagnon de fortune.

-Et ?
-Montre-lui que tu n'as pas fuis. Que tu as capturé un ennemi. Que tu as fait quelque chose, ou n'importe quel autre histoire que tu pourras en tirer pour regagner un minimum de sa confiance, mais tu vas le faire.

Elle était sérieuse. Plus pragmatique que jamais, elle savait probablement que cela voulait dire envoyer Elena à la mort. Mais elle pensait aux siens avant tout. Et Deruuk se devait de faire pareil. Présenter l'asari à Anton pourrait, en théorie, calmer sa fureur en la présentant comme une ennemie majeure, et par conséquent, augmenter les chances de survies de Deruuk. Il serra le poing, et se dirigea vers l'infirmerie. Il avait particulièrement évité le regarde de Graam et Ledra, dont les soupirs de déception se faisaient entendre malgré eux.

A l'intérieur, un vieil humain finissait d'appliquer des bandages sur l'asari.

-Voilà, disait-il, avec ça, ça devrait tenir. L'important, c'est de ne pas faire de mouvements brusques. Surtout, ne tentez rien de fou dans les jours qui vont suivre. Je préconise beaucoup de repos, et une dose de médigel chaque jour. Ne gardez pas non plus le même bandage trop longtemps. Si vous suivez ces instruction, votre bras devrait guérir. Il aura une sale cicatrice, mais il sera guéri.

Il remarqua Deruuk.

-Oh. Bonjour. Avez-vous besoin de soins ?
-Non. Laissez nous.
-Pardon ? demanda le vieil homme offusqué.

Deruuk fit un pas en avant vers le médecin. Il faisait une bonne tête de plus que lui et savait se faire imposant.

-J'ai dit. Laissez nous. Le salarien faisant partie de mon équipage a besoin de soin. Allez le soigner.

Il se pencha à son oreille et chuchota tout bas.

-Je n'ai pas de temps à perdre, vieillard...

L'homme fit un pas en arrière, mais il n'avait pas peur.

-Pas besoin de m'intimider, butarien.

Il attrapa une trousse de soin et sorti sans un mot de plus. Deruuk se massa le front en marchant doucement en direction d'Elena. La journée venait de commencer, et il avait déjà un sacré mal de tête. Mais qu'est-ce qu'il était en train de faire? Il se reprit.

-Anton Ardak a demandé à me voir.

Il passa derrière la table d'opération de fortune d'où elle était assise.

-Bien sûr, vous vous en moquez.

Il posa ses mains sur une étagère portative.

-Je sais que certains membre de mon équipage se sont déjà attachés à vous. Mais pensez bien que j'essaie de voir la grande image, plutôt que de me concentrer sur la petite.

Il ne la regardait pas, mais pouvait la sentir dans son dos.

-Vous allez venir avec moi...

Elle savait tout aussi bien que lui ce que cela voulait dire. Il allait regretter sa prochaine action, mais tant pis. Il dégaina son carnifex et le posa devant lui. Le son de l'arme se formant allait sans aucun doute permettre à Elena de comprendre ce qu'il essayait de faire... mais il hésita. Il posa lourdement l'arme sur l'étagère, et se mordit les lèvres.

-... de gré ou de force.
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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Lun 02 Mai 2016, 20:54


Quand la porte du vaisseau s'ouvrit enfin, Elena se releva avec l'aide du Krogan. Ils avaient passé les heures d'attente à discuter ensemble de combat, de la mort (surtout de celle des autres) et de leurs exploits respectifs. L'Asari commençait à apprécier le personnage pour sa réflexion simple. Chez lui, il n'y avait pas de complots, de stratagèmes ou autres sournoiseries. D'après ses propres termes, "si c'est un ennemi je tire, si c'est un ami je tire pas, si c'est pas sûr je tire quand même on sait jamais".
Ils avaient aussi profité de quelques interventions du docteur, qui leur avait également fait quelques précisions sur les points les plus douloureux chez les différentes espèces, ou par exemple sur la façon la plus sûre de neutraliser un Krogan. Celle-ci était assez simple : remplissez un salle d'explosifs, attirez le Krogan dans la salle, sortez de la salle et faites péter le tout.


Quand ils furent sortis, Elena contempla l'étendue des destructions qui avait été provoquées sur les Docks. Des centaines de flammes dansaient un peu partout au milieu des débris des vaisseaux et bâtiments. Son propre appareil semblait intact mais ne montrait pas de signe de vie. Soit son équipage était mort, soit ils avaient plus de loyauté que ce qu'elle pensait. Elle se rappela de les contacter à la première occasion.

Pour l'heure elle s'aperçut que Deruuk l'avait fait passée pour une membre de son équipage, sans doute pour apaiser les équipes d'Anton. Elle décida qu'elle les accompagnerait encore un peu pour se faire vraiment soigner, puis repartirait enfin de son côté pour quitter cet enfer qu'était Oméga, aujourd'hui plus que jamais.


Ils furent conduits à un campement où le Galarien l'entraîna immédiatement vers une tente ornée d'une croix. À l'intérieur, un vieil humain les accueillit et dirigea l'Asari vers un grand fauteuil d'opération. Puis il se tourna vers le Galarien et l'assit sur une table à côté.

"Règle de guerre : on s'occupe en priorité des blessures les plus légères", s'expliqua le médecin.

"Parfaitement logique, retour au combat plus probable, pas de gaspillage de ressources", répondit le Galarien alors que le vieux se penchait sur sa blessure.

Quelques instants plus tard, ils avaient fini et Ledra ressortait de la tente, adressant un léger sourire à l'Asari avant de refermer l'ouverture.

Le médecin se pencha sur la blessure d'Elena et l'étudia quelques instants. Puis il se tourna vers la table où était posée sa trousse et en sorti une seringue, qu'il planta légèrement au-dessus de la blessure. Il entreprit ensuite de recoudre l'entaille avec un fil.

"Bon, commença-t-il. Votre blessure est assez grave, les dents se sont enfoncées assez profondément pour atteindre le nerf. Fort heureusement, celui n'a pas été endommagé et le bon travail de votre medic a permit de limiter les dégâts. Vous vous en tirerez simplement avec une grosse cicatrice, et vous retrouverez l'usage complet de votre bras d'ici quelques mois.

- Et comment je suis censée faire pour me battre ?

- Si j'étais vous, je limiterait tout effort physque jusqu'à ce que la blessure soit refermée, et une activité réduite jusqu'à au moins 8 mois. Si vous devez vraiment tirer, entraînez-vous à utiliser votre bras gauche.

Tout en parlant, il commençait à appliquer un bandage par-dessus la blessure.


"Voilà, avec ça, ça devrait tenir, continua-t-il. L'important, c'est de ne pas faire de mouvements brusques. Surtout, ne tentez rien de fou dans les jours qui vont suivre. Je préconise beaucoup de repos, et une dose de médigel chaque jour. Ne gardez pas non plus le même bandage trop longtemps. Si vous suivez ces instruction, votre bras devrait guérir. Il aura une sale cicatrice, mais il sera guéri."

C'est le moment que choisit le Butarien pour entrer dans la tente.


Le médecin se retourna vers lui.

"Oh. Bonjour. Avez-vous besoin de soins ?

- Non. Laissez nous, répondit le Butarien d'un ton froid.

- Pardon ?

Le Butarien prit un air menaçant et s'avança vers l'humain

"J'ai dit. Laissez nous. Le salarien faisant partie de mon équipage a besoin de soin. Allez le soigner."

Puis ils échangèrent deux mots à voix basse et le médecin sorti immédiatement avec ses affaires. Elena observait calmement la scène, mais sa méfiance à l'égard du Butarien grandissait rapidement.

"Anton Ardak a demandé à me voir, dit le Butarien en passant dans son dos. Bien sûr, vous vous en moquez. Je sais que certains membre de mon équipage se sont déjà attachés à vous. Mais pensez bien que j'essaie de voir la grande image, plutôt que de me concentrer sur la petite."

Elena sentait venir les emmerdes rapidement, et ses doutes furent confirmés.

"Vous allez venir avec moi...

Alors qu'il disait ces mots, Elena pouvait entendre le son d'une arme qui se dépliait et était posée sur un meuble.

-... de gré ou de force."

Elena prit quelques instants pour encaisser l'information, puis, de sa main gauche, déplia sa propre arme, qui était accrochée à sa ceinture. Bien qu'il ait pu entendre le bruit de l'arme, le Butarien n'esquissa pas un geste.

"De force, donc ?", dit-il seulement.

"Qu'est-ce qui m'empêche de vous exploser le crâne et de me barrer tout de suite ?", fit l'Asari tenant Deruuk en joue d'une main gauche tremblante.

Deruuk sourit. "Porteuse de couille", pensait-t-il.

"Les cinq membres de mon équipage qui attendent dehors, répondit le Butarien. Ils savent ce que je suis venu faire. Et ils n'hésiteront pas à venir au secours de leur capitaine.

- Si je viens avec vous je suis presque sûre de crever aussi, alors qu' est-ce que ça change ?

- Partir avec honneur."

Il se retourna et la fixa droit dans les yeux. "Pour certains, ça compte pour quelque chose. Et peut-être qu'Anton ne vous tuera pas immédiatement, qui sait? Si vous êtes capable de lui donner des informations valables, peut-être--

- Avec honneur. Ha ! rigola l'Asari. Au moins un de nous deux en gardera comme ça !"

Elena garda encore quelques instants le bras tendu, puis fit lentement pivoter son pistolet de manière à présenter la crosse au Butarien.

"Mais si jamais je m'en sors, sachez que vous aurez gagné une ennemie"

Il fixa l'arme des yeux quelques instants, comme si il hésitait, puis prit doucement l'arme des mains de l'Asari.

"Encore un", soupira-t-il. Il démonta le pistolet et posa les pièces sur l'étagère. "Anton veut me voir dès que possible, ne le faisons pas attendre."

L'Asari sentit qu'il ne faisait pas ça de bon coeur, mais ce n'était pas suffisant pour le comprendre. Elle se leva avec douleur du fauteuil et, après un signe du Butarien, sortit de la tente.


Dehors, les compagnons de Deruuk avaient tous la main posée sur leurs armes, et semblèrent se détendre lorsqu'ils la virent sortir apparemment de son plein gré. La seule qui gardait une attitude agressive était l'humaine, Holly, et Elena devina qu'elle devait être à l'origine de ce plan. Elle lui jeta un regard de défi avant d'aller s'asseoir à l'écart en attendant qu'ils repartent. Tout de suite après, Deruuk fit signe à la troupe qu'il était temps de partir. Ils se levèrent et commencèrent à marcher, le Butarien en tête, suivi de près par les deux humains et le Galarien, et enfin l'Asari et le Krogan qui fermaient la marche. Au bout d'un moment, celui-ci rompit le silence après s'être assuré que les autres étaient trop loin pour les entendre.

"Dis, avec le Galarien on voulait te dire qu'on aime pas trop tout ça, mais le boss nous a pas trop laissé le choix.

- T'inquiète pas gros tas, je sais bien que c'est le genre de combine que tu fait, répondit l'Asari en lui lançant une bourrade amicale.

- T'as l'air plutôt de bonne humeur pour quelqu'un qui va sûrement crever bientôt.

- J'essaie de garder le moral face à la mort. C'est pas en déprimant que j'aurais une chance de m'en sortir. Et puis j'ai déjà rencontré Anton il y a quelques années. Avec un peu de chance, il reconsidèrera l'option de me tuer.

- Ha ! Ça c'est de la porteuse de couilles tout craché ! Mais je serais toi je miserai pas tout sur la merci d'Ardak en ce moment. On dit qu'avec ses responsabilités il est encore plus brutal qu'avant."


Elena se replongea dans ses pensées sans répondre. Au bout d'un moment, ils arrivèrent à une plateforme improvisée où une navette repeinte à la hâte aux couleurs d'Ardak les attendait. Ils grimpèrent prestement dedans et elle décolla dès qu'ils furent tous montés.


Le voyage fut bref mais mouvementé, la navette devant naviguer à travers les gros débris qui traversaient la station. Une fois la navette posée, ils virent qu'ils se trouvaient dans la base nouvelle d'Anton, à l'intérieur. Ils furent conduits par des gardes lourdement armés jusqu'à une porte imposante, derrière laquelle on pouvait deviner que se trouvait le centre de commandement d'Anton Ardak.

Elena commençait à redouter de plus en plus sa rencontre avec l'ancien Ravageur. Il allait sûrement l'exécuter sur place, ou la garder indéfiniment dans ses cachots.

Elle profita du fait que le Krogan ne la surveillait qu'à moitié pour envoyer rapidement un message à son propre équipage, qui l'attendait peut-être encore dans son vaisseau.

Elena T'Soran a écrit:
Suis bloquée dans le repaire d'Anton. Ça se présente mal. Si dans 3 heures pas de nouvelles, taillez-vous.






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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Dim 08 Mai 2016, 14:59
Kydra n’avait en fait rien à ajouter. Ce qui conclut la discussion et permis à Anton de pouvoir enfin recevoir le fameux contrebandier fantôme. Enfin le terme fantôme était plus qu’incertain étant donné que certaines personnes auraient entrevu Deruuk et sa petite équipe se diriger droit vers les quais sans que rien ne semble indiquer autre chose qu’une fuite en bonne et due forme. A moins, bien sûr, que le butarien ait pris sa fonction d’éclaireur tellement au sérieux qu’il soit allé jusqu’à vérifier les docks.

L’idée fit sourire le Pacificateur, et c’est ainsi qu’il se présenta à ses nouveaux invités, Deruuk, son équipe et une surprise, une asari que l’ancien ravageur avait déjà rencontré par le passé, il y a de cela quelques années maintenant. Quel était son nom déjà ? Un truc typiquement de son espèce d’après les quelques restes que sa mémoire semblait vouloir se remémorer.

Mais cela pouvait attendre, tout comme savoir le pourquoi du comment de sa présence, l’important était d’entamer au plus vite la discussion avec le contrebandier volage.

« Deruuk, éclaire-moi si je me trompe, mais je ne me souviens pas vous avoir demandé de partir en éclaireur dans votre vaisseau. A moins que ce soit mon erreur de ne pas avoir délimité la zone de surveillance. »

L’ironie était palpable, et le large sourire sincère d’Anton se mua peu à peu pour disparaitre complètement au terme de la tirade. Pourtant, malgré son air de plus en plus sérieux, le butarien restait toujours nonchalamment assis sur le trône en pierre et conservait ses pieds sur le bureau massif le séparant de ses invités.

« Toutefois le pire reste le fait d’avoir dû venir vous chercher dans ce qu’il reste de ton navire, franchement quel intérêt présente un contrebandier sans son navire de contrebande ? »

Alors seulement Anton déposa pied à terre et agrippa un tiroir, dont il extirpa un bol emplit de manguo-pistaches, qu’il commença à déguster avec une lenteur exagérée.

« Mais je bafoue les règles de l’hospitalité, il est ici des invités dont j’ignore la raison de la présence. Mais si j’en crois mes informateurs, vous êtes, ma chère, membre de feu le navire de contrebande. Toutefois je ne crois pas avoir eu l’opportunité de vous rencontrer. Même si je ne doute pas que mon identité vous est au contraire connue, je vais donc éviter l’inutilité de me présenter. » Et le Pacificateur se contenta d’un signe de tête respectueux à la vieille humaine. Puis se tourna vers l’asari dont il n’arrivait toujours pas à replacer le nom.

« Pour ce qui est de la seconde, il m’est surprenant de vous retrouver en pareille occasion. Une freelance qui a participé à la défense de l’Au-delà avant de disparaitre dans l’explosion.

Mon éclaireur aurait-il donc découvert le secret de la nécromancie ? »


Et le sourire chaleureux d’Anton réapparut alors, même si en vérité seule la curiosité prenait place dans son esprit.

« Mais cessons de tourner autour du pot, j’ai hâte d’entendre le compte rendu de ma précieuse équipe, qui semble avoir tant d’aventures à conter. Je ne voudrais surtout pas rater celle qui nous mène à tenter de quitter la station en vaisseau. Je suis tout ouïe. »

Et aussi savoir pourquoi Deruuk avait imaginé avoir quoique ce soit en emportant une prisonnière qui n’était qu’une freelance et non une véritable ennemie du Pacificateur. Tout cela promettait d’être fort intéressant …


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Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Dim 29 Mai 2016, 22:55
Les quelques minutes qui séparaient le camp du repère d'Anton paraissèrent d'une longueur interminable. La graine qui était plantée dans son esprit commençait à germer. Est-ce qu'il n'était que ça ? Un immonde bâtard prêt à donner la vie de personnes innocentes pour seul espoir de sauver sa peau ? Le regard pesant de Ledra n'aidait pas. Même le galarien semblait déçu. On les emmena dans le bureau d'Anton, où ils durent attendre de longues minutes. Pendant toute cette période de temps, Deruuk se mordait le doigt. Lorsqu'Anton entra, tous se levèrent, mais Deruuk, lui, resta assit dans le fauteuil où il était installé. Il fut abattu à la vue de son oeil écorché. C'était un sublime et resplendissant témoignage de sa lâcheté. Il se massa le front. Bordel, mais quel imbécile. Il pensait à beaucoup de choses, et pas que des gaies. Il était flic bon sang ! Avant toute cette merde ! Avant toute cette foutue merde il était flic, et flic avant tout. Aider les gens, c'était ce pour quoi il était né. Ou du moins c'est ce qu'il pensait. Il n'écoutait ce que disait Anton que d'une demie-oreille. Il les prenait en compte, mais, il réfléchissait surtout à un moyen d'arranger tout ça. Il regardait Elena avec détresse. Avait-il besoin d'une nouvelle ennemie ? Non, bien sûr que non. Et il n'avait pas besoin d'ajouter une mort à sa conscience. Bordel mais à quoi pensait-il ? Ardak n'allait pas non plus tout oublier et pardonner juste parce que Deruuk le lui demandait. Il pouvait toujours tenter de fuir ? Il était déjà dans le bureau de son futur bourreau de toute manière. Il avait merdé et il devait payer les conséquences. Et puis même, fuir où ? Dans les jupes de Perceval ?

Holly se leva.


-Anton, les rumeurs sont parfois trompeuses.

Alors qu'elle commençait à déblatérer, Deruuk, lui, voyait un nouveau bourgeon éclore dans son esprit. Achilles Perceval. C'était un petit amiral de l'Alliance à qui il avait rendu de nombreux services. Ce gaillard là lui en devait plus d'une, et c'était un homme d'honneur. Mais c'était bien sûr évident ! La solution pour le sortir de là ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il se leva d'un bond et stoppa l'humaine. La première chose à faire, c'était d'arrêter de mentir au ravageur.

-Les rumeurs sont parfois trompeuses, mais sont parfois vraies également, Anton.

Il s'avança et se plaça entre Holly et le bureau.

-Et j'ai bien peur qu'elles le soient. A mon plus grand regret, croit-le bien.

Le visage de son second se décomposa.

-Cependant, avant toute chose, j'aimerais te parler. En privé.

Holly s'interposa.

-Une petite minute Anton, hahaha.

Elle emmena Deruuk dans un coin.

-Je peux savoir ce que tu es en train de faire ? chuchota-t-elle, pleine de colère.
-Holly, j'ai besoin que vous sortiez, tous, dit-il, suffisamment fort pour que tout le monde entende.
-Deruuk, tu...
-Holly. Je ne me répéterai pas. Sors. C'est un ordre.

Elle voulu répliquer quelque chose, mais se tue. Les choses avaient changées depuis la guerre. Elle l'oubliait souvent, mais c'était lui le capitaine. Elle donna un regard vers Anton. « Si tu lui fais du mal, je te tue », pensa-t-elle avec force. Elle suivit les autres hors du bureau. Deruuk, lui, n'avait d'yeux que pour Elena. Il voulait se faire pardonner, mais il ne savait comment. Une fois que tout le monde fut sorti, avant de se tourner vers Ardak. Il eut un petit rire nerveux.

-Quelle scène... Quelle journée ! se corrigea-t-il.

Il était hésitant. Il ne savait pas par où commencer. Au moindre faux pas, il pouvait ressortir du bureaux les pieds devant. Il réfléchissait au fur et à mesure qu'il parlait, laissant des petits silences entre chaque phrase.

-Je t'ai échoué deux fois en moins de 24 heures. Et pourtant, je suis toujours debout. On ne peut pas dire que tu fasses honneur à ta réputation, Anton.

Il y eut un temps.

-Ou alors tu attends simplement la fin de mon discours avant de me coller une balle entre les yeux... J'imagine que je le découvrirai bientôt...

Il soupira.

-J'ai fui toute ma vie. J'ai fui les moissonneurs, j'ai fui ma terre natale, j'ai fui le combat, les emmerdes...

Il se massa la mâchoire, comme gêné.

-Aujourd'hui j'ai fui mon devoir.

Et il avait abandonné Anton sur le champ de bataille. Il y eut un long silence.

-Et maintenant, mon second me demande de fuir mes responsabilité. En... je ne sais pas. En feignant. En t'offrant cette mercenaire en... en offrande.

Il le regarda, droit dans les yeux cette fois. Il avait du mal, mais il essayait de ne pas détourner le regard. Il posait ses cartes sur la table. Le tout pour le tout.

-Mais pas cette fois. Je ne suis pas attardé au point de ne pas savoir quand j'ai dépassé les limites.

Il dégaina son arme, encore une fois, et la posa sur la table devant Anton, la crosse en sa direction.

-A la fin de mon discours, ça sera à toi de décider si je vis un autre jour.

Cette posture était effectuée dans l'espoir de calmer Anton. De lui montrer que c'est lui qui décidait, que c'est lui qui aurait le dernier mot. C'était un véritable lancer de dés. Après tout, Ardak pouvait très bien prendre l'arme à n'importe quel moment et coller du plomb dans la gorge de Deruuk. Il fallait prier.

-Tu as tout à fait raison, continua-t-il après un temps. Un mauvais contrebandier sans navire n'est d'aucune utilité. Mais... qu'en est-il d'un ambassadeur ?

Il tenta de mettre le ton dans sa phrase, pour susciter l'intérêt du pacificateur. Il semblait avoir son attention. Maintenant, il fallait bien jouer sa main.

-Je n'ai pas toujours déçu mes mécènes. Il y quelques années, les contrebandiers étaient plutôt difficile à trouver sur la Citadelle. Du moins, des contrebandiers acceptant de faire des travaux, disons, plus... ardus. J'ai rendu quelques services, et certains des hauts gradés de l'Alliance me sont redevables.

C'était un bien grand mot. Entre l'ex général qui voulait sa mort et la haine que certains avaient envers sa personne de butarien, on ne pouvait pas dire que cela faisait beaucoup de monde. Il y avait un amiral qui l'appréciait, et qu'il avait beaucoup aidé il y a quelques années. Un seul, et encore. Il n'avait pas vu Perceval depuis des mois maintenant. Mais ça, Anton ne le savait pas, et Deruuk pouvait jouer là-dessus.

-Omega est une mauvaise station. C'est un symbole, rien de plus. Elle a de la valeur en tant qu'étandard, mais elle est fragile. Constamment tiraillée par des conflits internes, nous sommes toujours à la lisière d'une guerre civile. Et il y a quelques années seulement, elle fut prise. Deux fois. Par Cerberus, et par le commandant Shepard, accompagné d'une équipe des plus minimes. La salope mauve peut essayer de nous faire croire à sa puissance, mais elle n'aurait probablement pas pu récupérer sa précieuse station sans aide extérieure. Tu es régent d'Omega, très bien, et après ? Que se passera-t-il une fois que tu auras éliminé Shoran ? Imaginons que quelqu'un d'autre ne sente son estomac en demande de puissance, et réclame le trône ? Qu'on ne me fasse pas croire que cette station sera un jour libérée des conflits. Ce qu'il te faut, Anton, ce sont des alliés. Des alliés puissants.

Des alliés bien plus loyaux que Deruuk en tout cas.

-Tu veux être le seigneur d'Omega ? Très bien. Agis comme tel alors. Donne moi une navette et une réelle protection, et je te ramènerai les plus puissants alliés que tu aurais pu espérer.

Cette dernière phrase était presque comme un ordre. Une obligation. Khätk eut peur pendant une courte seconde. Peur d'avoir passé la mesure. Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir.

-Et si cela ne te convient pas...

Alors Anton mettra à execution le sort réservé aux traitres.

-...sois bref.

C'était la seule demande qu'il pouvait faire en cas de refus. Une fin brève. Une fin paisible.





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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Mar 31 Mai 2016, 09:38
Anton éclata de rire.

Cela était presque contre nature tant la chose était extrêmement rare pour le butarien, mais cela arriva bel et bien. Evidemment ce n’était pas une question d’humour, mais uniquement devant le culot extraordinaire d’un congénère complètement ravagé. Enfin le Pacificateur espérait presque que ce soit le cas, sinon le contrebandier avait la paire d’yeux la plus solide de la galaxie.

Et que dire de cette petite scène presque touchante entre la vieillarde humaine et son chef, digne des plus grands classique du cinéma. Mais le plus amusant en vérité, fut ce moment complètement insensé ou Deruuk décida tout seul de congédier tout le monde du bureau d’Anton, comme s’il était un simple invité et non un mort en sursis attendant la décision finale de son exécution à n’importe quel moment.

Puis il y eut aussi cette petite pique, pour parler de réputation et autre conneries habituelles, mais cela passa largement au-delà du regard du chef Pacificateur, qui laissa faire le contrebandier et ses petites décisions complètements folles. De toute manière cela simplifiait la chose, si jamais le butarien devait abattre froidement son ancien acolyte alors cela serait plus aisé.

Et enfin, il y eut le moment étonnant de la scène, un Deruuk tentant d’acheter sa survie en vendant des alliés surprise, et quels alliés, rien de moins que l’Alliance Interstellaire en personne. C’est à ce moment-là exactement qu’une crise de fou rire pris le contrôle de l’ancien ravageur, comme rarement il en avait connu dans sa vie. C’est aussi à ce moment-là que Deruuk avait atteint un stade particulier à ses yeux.

Et il fallut quelques minutes pour que cette dernière ne se termine enfin, laissant quelques secondes Elena et le contrebandier fou complètement interloqués, enfin sûrement après tout il était impossible à Anton d’entrevoir pleinement ce qu’ils pouvaient ressentir vu sa situation propre.

Puis enfin le calme revint et le butarien replaça ses pieds sur son bureau tout en s’affalant sur son trône en pierre et scruta tour à tour ses deux prisonniers encore sur place. Finalement son regard se fixa en premier sur Elena, auprès de laquelle il déclara d’une voix étonnement douce.

« Il est unique. »

Alors seulement, Anton replaça son attention sur son ancien contrebandier.

« Certes Deruuk, tu es encore debout, et comme tu le dis si bien, cela ne fait nullement honneur à ma réputation, et cela fait passer la rumeur que je faiblis. Et sur Oméga faire preuve de faiblesse, ou simplement donner l’impression d’être faible suffit largement à attirer les prédateurs qui vivotent en ces lieux.

Mais cela tu le sais par cœur, toi qui a tant d’ennemis et qui a malgré tout survécu à chacun d’entre eux. »


C’est à ce moment précis que l’ancien chasseur de prime se releva pour commencer à déambuler dans son bureau, sans dépasser, pour le moment, son bureau qui servait encore de séparateur entre lui et ses deux interlocuteurs.

« Tu me dis que je dois décider si tu vas vivre ou mourir. C’est exact, mais seulement partiellement, car s’il n’y avait que moi je me contenterais de te bannir d’Oméga, car bien que tu fus lâche à aucun moment tu n’as tenté de me porter atteinte dans tes actions.

Toutefois, je ne suis plus seul. Mon organisation a besoin de croire en quelque chose, et plus que tout de comprendre qu’ils possèdent un chef impitoyable qui récompense correctement les réussites et puni parfaitement les échecs. Mais plus que tout, qu’ils comprennent que l’organisation ne tolèrera aucune désobéissance ou lâcheté. »


Evidemment, le cas de Deruuk était à part, étant donné que ce contrebandier avait juré de servir Anton durant le conflit à venir, et surtout qu’il avait promis de protéger de son corps celui de son employeur d’alors. Et son absence en avait résulté par la perte d’un œil, chose impossible à pardonner dans la société extrêmement rigide des butariens.

« Mais jusqu’à preuve du contraire, je suis encore le seul maitre à bord et les décisions reviennent à moi et moi seul. Et pour le moment tu as gagné ma curiosité. Néanmoins, pas assez pour pardonner complètement la lâcheté dont tu as fait preuve.

Car qu’est-ce qui me prouve qu’une fois en dehors de la station tu ne vas pas fuir aussi loin que possible et ne jamais remettre les pieds sur place. Donc avant de réfléchir à toute survie potentielle, je vais te demander de racheter ma confiance. »


Alors seulement, Anton dépassa son bureau pour se placer tout près de la chaise qu’utilisait le contrebandier et s’assit alors sur le bureau massif et agrippa le pistolet de son ancien employé.

« Il va falloir que tu me sacrifies quelque chose de toi, quelque chose d’important. Évidemment j’ai déjà mon idée de la chose, mais je suis curieux de savoir ce que toi, l’insensé baratineur va me proposer pour connaitre un jour de plus.

Toutefois, je vais corser le jeu. Si ton offre est insultante alors tu connaitras une fin extrêmement douloureuse, si elle est décevante alors tu mourras sur le champ, et si cela me satisfait alors tu auras gagné mon pardon et tu pourras me montrer enfin ce que tu vas faire lorsque tu respectes tes engagements.

Et si notre nouveau partenariat me satisfait alors tu pourrais même entrevoir ce que gagnent ceux qui contribuent à faire d’Oméga un monde nouveau. »


Et le sourire froid d’Anton réapparut, tout cela lui donnant un air franchement carnassier. Puis son regard se tourna vers l’asari qui restait encore étonnement silencieuse. Peut-être allait-elle daigner réagir après tout.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Ven 10 Juin 2016, 17:23



Elena entra avec les autres dans le bureau d'Anton, où des sièges les attendaient. La salle était un croisement entre un bureau, un centre de commandement et une salle du trône.

Lorsque le chef lui-même entra, Elena se leva d'instinct, comme si elle se tenait devant son supérieur. Elle ne put s'empêcher de contempler le trou béant qui lui traversait le crâne et commença à comprendre l'attitude de Deruuk : il était mort de trouille. Il avait sans doute abandonné son poste de garde du corps et est donc devenu la cause indirecte de cet accident. Lui aussi vivait donc probablement ses derniers instants. Étrangement, l'Asari se détendit légèrement quand Anton entra. Quelque chose dans son attitude démentait les rumeurs qui couraient du Butarien sanguinaire et sans pitié. Après tout, peut-être allait-il faire bon vivre sur l'Omega d'Ardak ?

Le Butarien estropié commença son discours d'introduction, posant d'emblée toutes les questions auxquelles il attendait une réponse. D'entrée de jeu, il montrait à Deruuk toute l'étendue de la galère dans laquelle il se trouvait. Après avoir parlé légèrement à Holly, il se tourna vers l'Asari.


"Pour ce qui est de la seconde, il m’est surprenant de vous retrouver en pareille occasion. Une freelance qui a participé à la défense de l’Au-delà avant de disparaitre dans l’explosion. Mon éclaireur aurait-il donc découvert le secret de la nécromancie ?"

Il ne savait donc pas encore toute la vérité. Peut-être y avait-il encore une marge de manœuvre et de manipulation de la vérité qui pouvait la tirer d'affaire ?

"Mais cessons de tourner autour du pot, j’ai hâte d’entendre le compte rendu de ma précieuse équipe, qui semble avoir tant d’aventures à conter. Je ne voudrais surtout pas rater celle qui nous mène à tenter de quitter la station en vaisseau. Je suis tout ouïe. »

Avant que Deruuk puisse répondre à son supérieur, l'humaine s'interposa et tenta de sauver la situation en démentant les accusations, mais Deruuk l'interrompit et ordonna à tous ses membres de sortir et de le laisser seul avec Anton. Elena ne savait pas si l'ordre s'adressait aussi à elle, mais elle ne se considérait de toute façon pas comme une subordonnée de Deruuk, et resta donc vissée dans son siège, adressant un sourire et un signe de tête au Krogan et au Galarien qui sortaient.

Elena s'aperçut que Deruuk la regardait fixement, et elle se doutait que ce n'était pas pour son décolleté. Elle évita soigneusement de croiser son regard, et reporta son attention sur Anton. Il semblait presque s'amuser de la situation, contemplant sa proie tentant en vain de desserrer le piège dans lequel elle s'était fait prendre. L'Asari commençait elle aussi à savourer ce qu'elle pensait être ses derniers instants d'existence, et s'amusa du désespoir de Deruuk et de ses tentatives d'échapper à l'abattoir.

Son sourire retomba lorsque celui-ci déposa son pistolet sur le bureau, la crosse en direction du Pacificateur.


"A la fin de mon discours, ça sera à toi de décider si je vis un autre jour."


Il était sans doute devenu fou ou suicidaire. Ou alors c'était un moyen plus ou moins subtil de montrer son courage, son abnégation et son dévouement à Anton. Il enchainait sur un discours exposant toutes ses qualités en tant qu'allié, ses relations dans l'Alliance et ses soi-disant compétences "d'ambassadeur". À la grande surprise d'Elena, cela eut un effet proche de celui escompté, puisque Anton décida de lui offrir une chance de survivre, en lui faisant une offrande digne de sa personne.

Pendant que Deruuk réfléchissait, Anton se tourna vers l'Asari et lui lança un regard insistant, et celle-ci se leva et s'avança vers le bureau.

"Vous voulez sans doute savoir comment je suis revenue d'entre les morts, commença lentement Elena. La réponse est très simple : je n'étais pas dans l'Au-Dela quand il a explosé. Comme vous le savez sûrement, je ne fais même pas partie de l'armée d'Aria. Je n'ai intégré ses rangs que parce qu'etre derrière une barricade me semblait plus sûr que de rester au milieu du champ de bataille. Je suis cependant partie par un passage parallèle lorsque la situation se faisait trop tendue. Je ne suis pas une desertrice puisque je n'étais pas dans l'armée, et je n'étais pas certaine d'avoir une récompense à la fin des combats. Mais avant que je puisse partir complètement, j'ai été soufflée par l'explosion de l'Au-Dela et je me suis retrouvée sous les décombres."

Elena marqua une pause, à la fois pour reprendre son souffle et pour observer l'attitude des deux Butariens. Anton la regardait avec un visage indéchiffrable; impossible de savoir si il était intéressé ou au bord de l'endormissement. Deruuk semblait toujours chercher l'offrande parfaite pour se racheter et ne portait que peu d'attention à son récit.


"J'étais assez blessée et je tentais de me révéler quand votre éclaireur est arrivé avec son équipe. Ils ont tenté de m'interroger mais nous avons vite été repérés par des soldats de Shoran. On a donc du jouer la comédie jusqu'à ce qu'on puisse filer discrètement puis on a pris la direction des docks. Tout ce temps, j'étais retenue prisonnière par l'équipe de Khätk. Les événements qui nous ont mené jusqu'ici, vous les connaissez sûrement."

Elena hésita un instant, puis continua : "Mon plan d'origine était de partir d'Oméga le plus vite possible, mais je commence à apercevoir maintenant le potentiel qu'amène cette restructuration. La station a la chance de pouvoir se reconstruire elle-même depuis les fondations, et c'est une chose que j'aimerais voir de mes yeux. Si je suis libérée, je resterai dans les environs pour voir si Anton Ardak est vraiment le sauveur d'Oméga que tout le monde dépeint."


Une fois finie, elle regrettait presque ses paroles : son discours n'était-il pas trop détendu, trop calme ? Elle s'adressait tout de même à un des nouveaux suzerains d'Oméga ! Mais elle misait tout sur la bonne humeur relative d'Anton, et sur le fait qu'il était trop occupé à punir son subordonné pour s'occuper d'une freelance comme elle.





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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Lun 27 Juin 2016, 01:51
Deruuk se renfonça dans son siège, pensif. Sacrifier quelque chose. Il regarda les trois yeux d'Anton. Il serra les dents. Aouch.

Il avait merdé, et il avait merdé sévère. Il avait fui, faisant de lui le fameux lâche que tout le monde aimait voir en lui. Pas trop de changement à ce niveau là. A cause de lui, indirectement, son employeur avait perdu un œil. Un œil pour un œil. Il avait lu ça dans un bouquin humain, la... la vible? Il semblait important à leurs yeux. Lui s'en moquait. Mais ce passage l'avait marqué. Œil pour œil. Dent pour dent. C'était la loi du plus fort, la loi de la vengeance. La loi d'Omega. Il y eut comme un déclic. La loi d'Omega. Depuis des années, et des années, et des années, Omega était le pire du pire. Les pires rebus y trouvaient leur repère, les marginaux, les criminels. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Héros de guerre. Mon cul. Ça rimait à rien. Ça ne signifiait rien. Les gens ont déjà oublié. Déjà oublié la guerre. Qui se préoccupe encore des reapers ? Personne. Aujourd'hui, tout est redevenu comme avant. On est toujours prêt à tuer son prochain pour une barre de crédit, et une place dans ce monde. Tout espoir d'unité est de nouveau tombé dans l'ombre. C'est pourquoi il s'était jeté sur la première occasion de gagner un peu plus. Quand Anton Ardak est venu, et s'est imposé, Deruuk fut charmé. C'est ce qu'il voulait n'est-ce pas ? Une place dans cette vie. Remplir ces espaces vides. Ses yeux s'humidifièrent. La vérité faisait mal. C'était vraiment un déchet. Rien de plus. Il clamait ses hauts discours, mais au final, il était comme les autres. Il s'essuya les yeux. Non. Non, il refusait d'être ainsi. Perdre un œil ? Sacrifier quelque chose ? Qu'est-ce que c'était que ça ? C'est pour un type pareil qu'il était prêt à se battre ? Prêt à mourir ? Non. Jamais. Jamais !

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Il serra du poing, et se releva. Un flash-back. Leur rencontre. Voilà pourquoi il se battait.

-J'ai fait mon choix, dit-il d'une voix rauque.

Il se racla la gorge, et essuya discrètement la goutte qui avait perlé de son œil. Prise de conscience froide et flippante. Est-ce qu'il a fait les bons choix ? Souvent non. Mais cette fois, lorsqu'il avait rencontré Ardak dans Afterlife... ça, c'était un bon choix.

-Je ne sacrifierai rien.

Il laissa un petit silence, tentant d'analyser la réaction d'Anton. Il se perdit un petit instant dans le vide, puis se reconcentra en fixant le butarien dans les yeux.

-Oeil pour œil. Dent pour dent. La vible. A Omega, c'est la loi qui règnait sous Aria. Elle aurait probablement durée sous Shoran. Et maintenant, Anton Ardak, Suzerain d'Omega... l'Histoire s'écrit.

Il fit un pas en avant.

-''Ce que je recherche, c'est du changement. Et de l'aide pour organiser ce changement.''

A quelques mots près, c'était ça.

-Voilà ce que tu m'as dit lors de notre rencontre. Voilà la raison pour laquelle je t'ai suivi. Cette raison, je l'ai perdue de vue. Mais je me refuse... je me refuse à l'oublier. Si je te suis, ce n'est pas pour la puissance ou la richesse. Mais pour changer Omega. Changer ce lieu. Changer son esprit. Pour changer tout cette crasse qui l'habite. Tu semblait être prêt à te battre pour ça. Et tu semble enfin être en position de le faire. Alors fais le. Faisons le. Si tu es prêt à changer tout ça... alors je te suivrai jusqu'à la fin.

C'était facile de dire ça après avoir fui. Il avait un peu l'impression de se mentir. Mais sombrer dans la même merde que tous ces mercenaires et contrebandiers ne voulant que de la gloire et des richesses ? Non, ce qui lui fallait, c'était se tirer vers le haut.

-Mais si tu es prêt à t'abaisser au même niveau que ces autres salopes pour t'imposer alors... plutôt crever.

Il y eut un silence. Si plus tard on voulait connaître ses histoires, peu vaudraient la peine d'être racontées. Mais celle-là, celle où il s'était levé, peut-être pour la dernière fois, il espérait qu'elle serait mémorable.

-Maintenant... je suis prêt à te donner. Si tu es prêt à lancer ce changement, je serais le premier à t'aider. Et dans ce cas là, tu pourras compter sur moi, et n'importe lequel des membres mon équipage. Un seul mot de ma part, et ils te suivront. Tu sais à peine de quoi ils sont capables. N'est-ce pas mieux que d'obliger quelqu'un à sacrifier quelque chose ? Ne préfères-tu pas obtenir des atouts notables ? Le dernier mot t'appartient. J'ai fini de donner les miens.





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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Lun 27 Juin 2016, 12:37
Ce monde est fou.

Avec ce Deruuk qui confond complètement le principe de violence et le prix à payer pour une trahison. Comment un butarien tellement porté par sa fierté, qu’il s’en est fait un talisman qu’il agite à tout bout de champ, ne pouvait-il comprendre qu’une société ne peut fonctionner que si les actes sapant l’autorité et propageant un sentiment d’égoïsme intouchable sont réprimandés de manière cohérente ?

Avec cette asari égocentrique et froide qui décide tout à coup qu’elle comprend le principe d’entre aide et d’union. Enfin toujours avec ce détachement et cette manière de paraitre complètement déconnectée par ce qui la concerne.

Mais surtout avec un Anton qui écoute patiemment, et pire avec intérêt toutes ces preuves répétées que son univers n’avait aucun sens, ni notion de la logique.

Ainsi marqué par sa propre constatation que rien ne tournait rond, le chef des Pacificateurs garda le silence quelques longues minutes, laissant ses deux interlocuteurs à leurs réflexions personnelles. Evidemment le silence se prolongea tant qu’il en devint limite gênant, et ce même pour un Anton extérieurement imperturbable, mais connaissant en son esprit un véritable bouillonnement des sentiments contradictoires et pensées philosophiques complètement inopportunes.

Finalement, le butarien prit sa décision.

« Deruuk, tu n’es qu’un sombre idiot. » Là n’était pas une insulte destinée à déstabiliser ou énerver le contrebandier, simplement une constatation profondément honnête. « Tu me parle de changement, de valeur et de fierté. Mais de quel droit décides tu que tu ne fais que mériter de prononcer de telles paroles ?

Lors de notre première rencontre, tu m’as manqué de respect, et je t’ai pardonné. Lors de notre seconde rencontre, tu as continué à me parler comme si nous étions égaux et non un employeur et son employé, et je l’ai accepté parce que j’ai décidé qu’une telle relation était possible. Pour la troisième rencontre, tu m’as trahi.
Malgré les grandes paroles de fidélité, tu as fuis. Et maintenant tu fais quoi ? Tu tentes pitoyablement de me faire la morale. »


Anton parlait d’une voix étonnement calme, surtout pour un discours qu’il aurait dû clamer la bave aux lèvres et les doigts s’abattant durement sur le bureau dont il était le propriétaire. Mais non, l’ancien ravageur restait imperturbable, continuant à débiter ses paroles avec une voix presque amicale.

« Maintenant, je te parle d’un sacrifice pour prouver que tes paroles ne sont pas que ça. Mais non, tu agites la fierté comme une protection. Tu te permets de remettre en question ma valeur, alors que tu ne comprends rien. Tu me parles de la loi du Talion, cette pathétique vision humaine de la vengeance comme si je n’étais qu’un abruti sanguinaire.

Mais avant de parler et de juger avant même de réfléchir, est-ce que tu as tenté de comprendre l’ampleur de la générosité dont je fais preuve à ton encontre depuis notre première rencontre. Bien sûr que non, tu es bien trop occupé à tenter de justifier la moindre de tes conneries en brandissant la carte de l’honneur ou du jugement de valeur inversé. »


Là, la voix du butarien commença à s’élever légèrement, laissant paraitre un tout petit bout de la colère qui bouillonnait dans le cœur d’Anton. Pourtant l’ancien chasseur de prime parvint à se reprendre en sentant qu’il était sur le point de laisser paraitre ses véritables pensées.

« Si j’avais agis comme dans l’ancienne Oméga, et ta chère loi du Talion, alors j’aurais requis une punition qui soit égale à ta trahison. Et quelle serait-elle d’après toi ? »

Quelques secondes de silence, mais avant que le contrebandier put dire quoique ce soit, Anton reprit la parole.

« La mort, et de manière publique. Et surtout extrêmement cruelle et spectaculaire. Car en fuyant c’est mon autorité que tu as bafoué, tu as clamé haut et fort que tu n’as pas peur de moi et qu’il suffit de partir pour être hors de portée de mon pouvoir. La seule réponse à cela est tu aurais dû servir à redorer mon blason en montrant ma force devant tous et toutes.

Telle est la loi du Talion. Pas un petit sacrifice rapidement oublié de tous. Mais non cela dépasse le grand et courageux Khätk. Et maintenant, tu te permets en plus de continuer encore et toujours de bafouer mon autorité, et plus amusant tu le fais devant témoin, histoire de me réclamer toujours plus fort une punition exemplaire. »


Les derniers mots avaient été sifflés tant la colère bloquait la mâchoire d’acier du Pacificateur. Lui qui avait toujours désiré faire de ce butarien complètement paumé un véritable lieutenant digne de la Nouvelle Oméga, et qui voyait ses innombrables tentatives toutes sabordées par l’idiotie crasse de son allié. Toutefois, pour être totalement honnête, sa colère n’était pas totalement due à la bêtise de son interlocuteur, mais aussi un peu à ses propos. Il avait malgré tout touché le cœur d’Anton qui se rappelait désormais Turvess.

Finalement, c’est en acceptant ce fait, que la colère qui emplissait l’esprit du butarien disparut et laissa l’ancien chasseur de prime soudainement apaisé.

« Deruuk. Tu es passé plus près de la mort en ce jour que tu ne peux que l’imaginer. » Puis la voix d’Anton se fit presque bienveillante. « Pour la dernière fois, je te pardonne. Mais sache que si tu me déçois une nouvelle fois, je serais implacable, et pour toi je te dévoilerai ce que veut vraiment dire la loi du Talion. Ce n’est pas une menace, simplement la plus pure des promesses.

Tu as perdu le droit de me décevoir. Surtout après toutes tes belles paroles. Pour ta punition, même si ce n’en est nullement une. Tu vas être banni de la station durant le prochain mois, tâche pour toi de réussir ce que tu m’as promis, ou tout du moins de réellement essayer. »


Il était maintenant plus que temps de répondre à l’asari dont il avait complètement oublié le nom. Mais alors qu’il allait lui répondre, Anton revint une dernière fois vers le contrebandier.

« Maintenant va voir Solan pour discuter des réparations pour ton vaisseau. Une fois cela fait tu quittes la station et je ne veux pas te revoir avant un mois. » Alors seulement le chef Pacificateur daigna revenir sur l’asari qu’il avait désormais en face de lui.

« La station va faire bien plus que se reconstruire. Eminemment plus. Les premiers changements sont déjà visibles pour qui se donne la peine de voir. Et si c’est cela que tu veux faire, voir, alors tu es libre de voyager ou tu le souhaites, dans les limites du raisonnables.

Je vais ordonner à quelqu’un de te guider dans mon quartier, et t’expliquer les principaux changements qui vont prendre forme dans les mois et années à venir.

Toutefois, si l’ambition n’est pas une maladie pour toi, tu peux faire beaucoup plus que voir. Tu peux agir. Chacun de mes lieutenants s’est vu remettre le contrôle d’une partie du territoire et doivent désormais contrôler une activité qui sera profitable à l’organisation, et à Oméga elle-même.

Ne désires-tu rien ? Arènes, brasseries, bars sont déjà voués à croitre sur mon territoire. Mais libre à ton imagination de proposer quelque chose. Casino, courtier tout est possible dans le Nouvel Oméga. Si bien sûr tes compétences sont suffisantes pour valoir une telle chose. Même si ce que j’ai vu sembles faire plus que correspondre à ce que j’attends de mes lieutenants. »


Alors Anton passa de l’autre côté du bureau, scruta l’asari droit dans les yeux, enfin avec deux des siens et croisa les bras.

« Visites le quartier, réfléchis à ce que je t’ai dit et reviens me faire part de ta décision. Alors peut être que toi et moi pourrions-nous entendre. N’est-ce pas …. »

Anton laissa exprès l’asari comprendre qu’il cherchait son nom mais semblait ne pas y arriver. Manière plus subtile de demander à nouveau.


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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Lun 27 Juin 2016, 15:34
Deruuk eut comme un frisson. Il avait écouté tout ce qu'avait dit Anton avec une concentration inébranlable. Il sentait sa mort venir et repartir sans arrêt. Tout ce qui disait Anton était vrai, Khätk se l'était dit et redit. Apparemment, se mentir et mentir aux autres ne fonctionne pas. A rajouter sur la liste des choses à ne pas faire. Et pourtant, ce frisson n'avait rien à voir avec cela. Ce frisson, c'était une joie. Une joie réellement intense. Non pas parce qu'il venait encore une fois de se tirer d'une situation impossible, mais bien parce qu'il avait d'après lui réussi. Et il avait vu juste. En ce moment même, il vit en Anton quelque chose de nouveau. Presque pas de colère. Un stoïcisme des plus honorables. Et un quatrième pardon. En ce butarien, il vit quelque chose qu'il n'avait pas encore vu jusque là. Quelqu'un qui valait la peine d'être suivi.

Son frisson était un frisson de joie. Il avait eut raison d'accepter le deal, il y a un an, dans l'Afterlife.

Juste avant qu'Anton ne parle à l'asari, Deruuk ne put s'empêcher de le couper rapidement. Il s'avança et lui serra la main. Pour les humains, cela signifiait un respect certain. Ce faisant, il pencha la tête vers la gauche, en souriant.


-Je ne te décevrai pas, Anton. Pas cette fois.

En disant ça, son sourire disparut rapidement. Il se rappela que son plan était très bancal. Un doute se montra sur son visage. Il se retourna alors très vite vers la sortie. Il croisa le regard de l'asari. Il voulait dire quelque chose. Quelque chose pour s'excuser. Mais il ne trouva rien de valable, alors il fit un simple signe de tête comme forme de respect avant de sortir, un peu gêné.

Il se retrouva nez à nez avec le reste de son équipage. Holly lui sauta dessus.

-Deruuk ! Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il eut un nouveau frisson.

-Je... C'est bon.
-C'est... C'est bon ? demanda-t-elle, peu convaincue de la réponse.
-Oui, il a accepté ma proposition.
-Ta proposition ? Tu lui as donné l'asari ?
-Non.

Il avait répondu froidement. Il était encore énervé qu'Holly ait une telle idée en tête.

-Je ne suis plus son contrebandier. Je lui ai proposé de faire le lien entre nos anciens contacts et lui même. Je suis son nouvel ambassadeur.
-Et c'est... bien ? Oui, c'est bien ! Où allons nous alors ?
-Vous restez ici.
-Hein ?
-Ecoute moi. Vous allez rester ici, dans cette pièce, et lorsque cette asari sortira de cette pièce, vous rentrerez, seuls, et vous proposerez vos services à Anton. Et vous l'aiderez comme s'il était moi.

Malcolm se leva comme un piquet.

-C''est quoi cette merde, capitaine ?! s'exclama-t-il.
-Cette merde, Mal, c'est mon dernier ordre en tant que votre capitaine.

Ces mots, presque criés avec haine et tristesse, furent créateurs d'un long silence. Graam, après une longue minute, se leva.

-Ça veut dire quoi, ça capitaine ?
-Ça veut dire, Graam, que pendant un mois minimum, je vais à la Citadelle, seul, et que vous allez rester ici et aider Anton à faire ce qu'il y a faire. Point.
-Tu vas à la Citadelle ? s'exclama Holly. Mais tu es fou ! Et qu'est-ce que tu fais pour Vincent ? Je te rappelle qu'il veut toujours ta pea...
-Marcus ne sait toujours pas qui a tué son fils. Et ça n'est pas moi.

Il fit un petit regard à Graam. Le krogan baissa la tête, gêné.

-Et il n'est pas près de l'apprendre. Anton vaut la peine d'être suivi. Il nous donne une cause, une vraie cause. Changer cet endroit de merde dans le quel on vit depuis les derniers mois. Et j'en ai assez d'errer sans but.

Il y eut de nouveau un silence. Soudain, Malcolm s'avança.

-Okay.

Deruuk s'étonna.

-Okay ?
-Je te dois bien ça, Deruuk.

C'était probablement la première fois que Baldwin s'adressait à lui par son prénom. Il ne lui parlait plus de marin à capitaine. Mais d'égal à égal. Il se caressa la barbe.

-Je vais bosser pour Anton. Et je vais voir s'il vaut vraiment la peine d'être suivi, comme tu dis. Tu pars quand ?
-Dès que possible, répondit Deruuk avec un sourire nerveux incontrôlable.
-Alors ce sont des adieux, dit Malcolm en lui serrant la main.
-Seulement des au revoir, Mal, ne soit pas pessimiste, ria Deruuk.

Graam s'avança, posant la main sur l'épaule de Khätk.

-Anton peut compter sur ces canons-là hahahaha !

Ledra vint lui serra la main.

-Ce fut court, mais ce fut furieux.
-C'était une belle balade, Doc.
-Ne vous blessez pas grièvement cette fois, je ne serai pas là pour vous soigner.

Harley s'avança, et sans un mot, enlaça son capitaine. Elles allaient lui manquer, elle et sa musique. Une fois le câlin fait, il se tourna vers Holly. Elle semblait gênée, et très embêtée.
Tout l'équipage l'avait suivi, elle ne pouvait plus reculer. Elle s'appuya contre un mur et se massa le front. Deruuk s'apprêta à partir, déçu. La voix de l'humaine se fit entendre.


-Évite juste de te faire tuer.

Et c'est avant un sourire qu'il sorti de la pièce.

***

Il observait les décombres de son vaisseau, encore dans le même hangar, à moitié encré dans le mur. Si le hangar se réparait peu à peu, le vaisseau, lui, était toujours en bien mauvais état.


-Alors comme ça, vous êtes toujours en vie, hm ?

Solan vint se placer près de Deruuk, observant le même spectacle.

-Il semblerait, oui.

Le galarien serra les dents.

-Je n'aurais pas fait de même à sa place.
-Je ne me souviens pas vous avoir demandé votre avis.
-Moi non plus, mais je le donne quand même. Contrairement à certains, je m'inquiète pour mon supérieur.

Deruuk serra les poings. Le galarien le cherchait, et ils avaient beau garder les yeux rivés sur le panorama du hangar dévasté, les insultes cachées fusaient.

-Anton vous fait peut-être plus confiance qu'à moi, mais j'attends toujours que vous fassiez ce qu'il vous a demandé.
-Quoi, pour votre épave ? Vous l'avez regardé ? Si vous voulez mon avis, vous feriez mieux de la jeter à la casse.

Khäkt serra le poing encore plus fort. Il se retenait de frapper le galarien tellement fort, il s'en faisait mal à la main.

-Serenity n'ira nulle part près de la casse.
-Comme vous voudrez. Mais pour le réparer, ça va coûter cher, et ça sera long.
-Eh bien ça prendra le temps que ça prendra.
-Et pour les coûts ?
-Les coûts, je m'en chargerai.

Solan souffla.

-Olala... Hm. Vous avez de la chance qu'Anton m'ait ordonné de suivre vos indications concernant le vaisseau. Sinon, je l'aurait déjà vautré dans l'espace.
-Et c'est pour ça qu'Anton est le patron, et pas vous.

Il senti le galarien vexé.

-De toute manière, il s'occupera de la décision finale. Si vous demandez trop, il ne le fera pas, vous le savez bien.
-Eh bien je me moque de qui s'en occupe, mais je veux que mon vaisseau soit opérationnel. Avant l'année prochaine si possible.
-Vous demandez beaucoup.
-C'est un vieux morceau, ça ne devrait pas être trop difficile.

Solan nota quelques petites choses sur son datapad, avant de le ranger.

-Allez au hangar 87-B, je vous ai réservé une petite navette, pour que vous puissiez faire le chemin jusqu'à la Citadelle.
-Elle n'est pas truffée d'explosifs ?
-Non, bien sûr que non. Si je devais vous tuer, ça serait avec une lame dans la gorge, bien plus satisfaisant. Anton m'a chargé d'assurer votre traversée. Elle est en bonne état, aucun sigil. A moins de rencontrer des pirates, personne ne vous attaquera à vue.

Sur ces mots, il tourna les talons et retourna à ses activités. Deruuk regarda une nouvelle fois Serenity. Il posa la main sur la vitre. Un mois, c'était long. Mais depuis combien de temps n'était-il pas allé à la Citadelle ? Deux ans ? Quelque chose comme ça.

***

Il s'installa dans la navette. En effet, tout fonctionnait à merveille, elle semblait flambant neuve. Tant mieux. Il la démarra, et sorti de la station. Il activa les caméra arrières pour donner un dernier regard vers la station. Plus rien ne le retenait ici. Son équipage était entre de bonnes mains.
Il partait serein.





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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Mer 29 Juin 2016, 11:13

Décidément, Elena avait en face d'elle les deux Butariens les plus hors du commun qu'elle avait jamais rencontré. D'un côté, le meneur que tout le monde décrivait comme assoiffé de sang et qui en réalité était clément avec les traîtres dans son camp et de l'autre une personne qui semblait être à cheval sur l'honneur et qui pourtant n'hésitait pas une seconde à trahir ses supérieurs pour sauver sa peau.


Elle ne put retenir un petit rire lorsque celui-ci parla de la "Vible" des Humains. Dommage, elle était presque en train de se dire que tous les Butariens n'étaient pas stupides. Cependant, Anton Ardak défiait encore tous ses préjugés. Il dégageait une prestance inhabituelle qui justifiait le fait qu'il n'ait pas besoin de violence pour se faire respecter. Et puis ce troisième pardon qu'il accordait à Deruuk était hors-norme. Sur Oméga, la plupart des gens voulant se faire respecter tuaient leurs subalternes avant même le premier signe de rébellion. Anton Ardak venait de gagner aux yeux de l'Asari le titre de Butarien et chef de gang le plus courtois d'Oméga.

Cela semblait cependant efficace, puisque Khätk décida d'obéir à son maître et de se remettre à la place qui lui était propre.

Lorsque le sous-fifre fut sorti, Anton se tourna de nouveau vers Elena.


" La station va faire bien plus que se reconstruire. Eminemment plus. Les premiers changements sont déjà visibles pour qui se donne la peine de voir. Et si c’est cela que tu veux faire, voir, alors tu es libre de voyager ou tu le souhaites, dans les limites du raisonnables. "

Ces simples paroles étaient déjà j' énorme soulagement pour Elena qui était entrée dans ce bureau certaine de ressortir dans un cercueil. Mais alors qu'elle s'apprêtait à remercier le Butarien de sa clémence, celui-ci continua son discours.


"Je vais ordonner à quelqu’un de te guider dans mon quartier, et t’expliquer les principaux changements qui vont prendre forme dans les mois et années à venir.

Toutefois, si l’ambition n’est pas une maladie pour toi, tu peux faire beaucoup plus que voir. Tu peux agir. Chacun de mes lieutenants s’est vu remettre le contrôle d’une partie du territoire et doivent désormais contrôler une activité qui sera profitable à l’organisation, et à Oméga elle-même.

Ne désires-tu rien ? Arènes, brasseries, bars sont déjà voués à croitre sur mon territoire. Mais libre à ton imagination de proposer quelque chose. Casino, courtier tout est possible dans le Nouvel Oméga. Si bien sûr tes compétences sont suffisantes pour valoir une telle chose. Même si ce que j’ai vu sembles faire plus que correspondre à ce que j’attends de mes lieutenants. Visites le quartier, réfléchis à ce que je t’ai dit et reviens me faire part de ta décision. Alors peut être que toi et moi pourrions-nous entendre. N’est-ce pas …
»


L'Asari était maintenant certaine qu'elle était en train de rêver. Le Butarien venait de lui proposer, de manière subtile, le poste de lieutenant, alors qu'il ne l'avait vu que deux fois. Il lui faisait miroiter un changement de vie qu'elle attendait depuis longtemps. La vie de freelance était amusante au début, on pouvait vagabonder n'importe où, attaquer n'importe quel vaisseau et se faire de l'argent facilement. Mais elle commençait à en avoir marre, elle voulait quelque chose de plus satisfaisant, du plus gratifiant. Et quoi de mieux que de servir sous les ordres de celui qui incarne le renouveau d'Oméga et sa salvation. Elle commençait vraiment à y croire, à penser qu'Oméga pouvait être changée et transformée en autre chose qu'un dépotoir aux pires raclures de la galaxie contrôlé par la salope ultime elle-même. Sous le choc, elle prit quelques secondes pour se rendre compte qu'il fallait qu'elle réponde.

"Elena T'Soran, dit-elle en souriant. Vos paroles m'honorent, Ardak. Je ne m'attendais pas à de telles propositions dans cette pièce."


Elle marqua une petite pause pour préparer la suite de son discours, puis se leva et se tint droite devant le bureau du Butarien.


"La perspective de faire partie de ce changement et non de l'observer en étrangère me réjouit grandement. Je vais suivre vos conseils et visiter le quartier. Je suis sûre que de grandes choses peuvent être accomplies ici. Puis-je également visiter les activités établies par vos autres lieutenants afin de m'impregner de ce Nouvel Oméga ?


Si ma décision est positive, je contacterait également mon équipage pour leur ordonner de se mettre à votre disposition, ainsi que mon vaisseau
."


Elle avait en réalité déjà pris la décision d'accepter l'offre qui lui était faite, mais il lui semblait plus judicieux de donner l'impression de réfléchir longuement à la chose, et de ne pas avoir l'air d'une Asari trop impulsive. Et puis il fallait qu'elle réfléchisse à l'activité qu'elle pourrait lancer sur le territoire d'Anton. Un casino ? Une école d'entraînement pour biotiques qui rejoindraient ensuite l'armée du Butarien ? Un quartier général de la défense aérienne d'Oméga ? Les possibilités étaient infinies, avec assez d'ambition et d'imagination.


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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Jeu 30 Juin 2016, 18:13
Pas cette fois.

Cette simple phrase suffisait amplement à tout définir, Deruuk avait merdé, et salement avec ça. Pourtant encore une fois, Anton n'avait ni eu l'envie ni l'intérêt à l'éliminer aussi l'avait-il encore une fois pardonné. Évidemment cette décision ferait polémique, et quelques fortes têtes seront sûrement à remettre dans le droit chemin, mais le butarien avait un avantage non négligeable sur ses adversaires, ses combattants le suivaient principalement parce qu'ils croyaient en lui et en son idée de l'avenir et non pour une raison aussi basique que la peur ou la simple cupidité.

Alors oui, la plupart craignent l'ancien ravageur, mais pas parce qu'il est extrêmement dur avec eux, ou qu'il en tue un de temps en temps pour passer un message comme dans les clichés de l'holonet. Non en vérité ils le craignent uniquement parce qu'il est un combattant implacable et surtout impitoyable qui a survécu à de nombreuses confrontations qui en auraient laissé plus d'un sur le carreau. Ce simple état de fait suffit à apporter la crainte, non celle de se voir injustement assassiner par un psychopathe, mais tout bêtement par le fait qu'il soit capable de les tuer si vraiment ils décidaient qu'ils auraient plus à gagner en rejoignant quelqu'un d'autre.

Toutefois, et comme le contrebandier l'avait si bien souligné, Anton avait décidé de changer les choses sur Oméga. d'en finir avec le règne de la terreur et de la corruption. C'est pour cela qu'il gardait en vie le butarien, car ce n'était pas tant une trahison contre le Pacificateur que Deruuk avait réalisé, mais contre son propre courage. En effet jamais le contrebandier n'avait tenté de rejoindre une autre faction ou de mettre à mal les plans d'Anton, non il avait simplement décidé que son employeur ne valait pas le prix de son sacrifice.

Et c'est cette idée même que l'ancien chasseur de prime essayait d'éliminer dans l'esprit de son allié inconstant. En éliminant la représentation qu'il pouvait avoir de lui, celle d'un déséquilibré mégalomane, pour la remplacer par celle d'un véritable leader qui désire plus que de régner comme un baron sur ses terres mais de réellement bâtir quelque chose. Et avec l'aide d'individus capable de comprendre une telle chose. Puis il y avait aussi cet attachement étrange qu'Anton éprouvait pour ce butarien vieillissant qui aurait très bien pu être à sa place mais que la vie avait mené aux antipodes.

Il fallait désormais espérer que le message avait bel et bien parvenu jusqu'à la conscience de Deruuk.

Car une tout autre personne semblait l'avoir de son côté compris, et de manière bien plus rapide. Elena, car c'était ainsi que l'asari se prénommait, et ainsi que son esprit parvint à retrouver la confirmation de cela dans le tumulte de ses pensées. Elle avait compris, tout du moins semblait-il, à moins que ce ne fut qu'une ambition dépourvue d'une vision de l'avenir. Toutefois quel qu’en soit la raison, Elena disait être intéressé mais devoir réfléchir, action logique s'il en est.

"Cela est un grand plaisir que t'entendre une simple réponse dépourvue d'excès de fierté ou de compréhension erronée.

Je te laisse donc Elena à ta visite, celle-ci terminée alors il te suffira de revenir en ces lieux pour me faire part de ta décision définitive. Toutefois sache que celle-ci actée, tout retour en arrière sera inenvisageable.


Quelques secondes de silence appuyèrent lourdement les mots lourds de sens qu'Anton venait de prononcer, renforçant encore leur importance. Ainsi assuré de bien avoir été compris, le butarien repris tout aussi posément.

"Sache toutefois qu'une réponse positive de ta part t'ouvrira des portes que tu n'aurais même pas imaginé en tant que freelance et que la hiérarchie des Pacificateurs est aisée à grimper mais tout autant à descendre, mais aussi d'y rester.

Pour rester au sommet les choses sont simple, il faut choisir une activité profitable à notre organisation, s'entourer d'individus loyaux et surtout la faire fructifier. Tant que tu réussiras une telle chose, alors tu seras ta propre reine sur ton territoire et tu n'en répondras qu'à moi.

Maintenant va, et réfléchis posément à ton avenir."


Ainsi se conclut la discussion, et Anton cessa de regarder fixement son interlocutrice pour retourner s'assoir à même son trône de pierre. Une fois bien assis, le butarien attrapa un datapad parmi la masse qui jonchait son bureau et commença sa lecture.

Maintenant seule Elena pouvait décider de son avenir.


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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Dim 03 Juil 2016, 21:30



"Cela est un grand plaisir que t'entendre une simple réponse dépourvue d'excès de fierté ou de compréhension erronée.

Je te laisse donc Elena à ta visite, celle-ci terminée alors il te suffira de revenir en ces lieux pour me faire part de ta décision définitive. Toutefois sache que celle-ci actée, tout retour en arrière sera inenvisageable.

Sache toutefois qu'une réponse positive de ta part t'ouvrira des portes que tu n'aurais même pas imaginé en tant que freelance et que la hiérarchie des Pacificateurs est aisée à grimper mais tout autant à descendre, mais aussi d'y rester.

Pour rester au sommet les choses sont simple, il faut choisir une activité profitable à notre organisation, s'entourer d'individus loyaux et surtout la faire fructifier. Tant que tu réussiras une telle chose, alors tu seras ta propre reine sur ton territoire et tu n'en répondras qu'à moi.

Maintenant va, et réfléchis posément à ton avenir.
"



Elena s'inclina légèrement en avant, puis tourna les talons et quitta la pièce. Un des servants d'Anton vint à sa rencontre et la conduit dans un bureau pour lui présenter les plans du changement.




****************************************************






L'Asari était sortie de son rendez-vous depuis près d'une heure maintenant, et elle repensait à ce qu'elle avait vu des différents.


Il y avait les projets qui étaient prévisibles, comme les deux arènes de la circonscription. Elle aimait particulièrement le remplacement de l'Afterlife par des courses et autres distractions. En plus, elle allait être gérée par une personne qu'elle avait déjà rencontré, Kyreshorl Venterra. Elle espérait juste que sa désertion n'allait pas lui attirer des ennuis auprès de celle-ci.


L'autre projet un peu particulier était la brasserie qui allait produire sa propre bière et la vendre aux autres territoires. Mais après tout, tous les projets étaient bons tant qu'ils rapportaient un profit.


Elle se demandait encore si elle devait accepter l'offre du Butarien. C'était une vie assez différente de celle à laquelle elle était habituée. Mais en même temps, cette promotion immédiate, toutes ces possibilités de gloire et de renommée, tout ce pouvoir à sa portée... Elle ne pouvait simplement pas refuser. Mais elle n'était pas seule dans sa décision. Elle ouvrit son OmniTech et envoya un message à sa pilote.


Elena T'Soran a écrit:
- Lucy, je suis sortie de chez Anton. Il a été plus dur avec l'autre Butarien qu'avec moi, il m'a même proposé un poste dans son armée.



- Ah ouf ! T'as refusé j'espère ?



- ....



- Putain Elena tu vas pas t'engager dans l'armée d'un Butarien ! T'es libre, t'as du fric, tu vas où tu veux, qu'est-ce qu'il te faut de plus ?



- Il m'a proposé un poste de lieutenant ! Je vais enfin pouvoir faire autre chose que vendre mes talents à n'importe qui, et en plus il a l'air de vraiment vouloir changer Oméga.



- Putain... Tu fais chier hein ! Tu sais très bien que je te suivrais partout, même si tu décidais de plonger dans un trou noir



- J'espère que tu sais ce que tu fais...



- Je te recontacte pour te tenir au courant, à plus



---- FIN DE COMMUNICATION ----


Elle était arrivée devant un petit champ de ruines, où se tenaient les décombres d'anciens immeubles, détruits sans doute par le bombardement qui a conclu la révolte. Devant celui-ci, un humain était acculé par trois Vortchas armés, qui voulaient probablement lui prendre ses possessions. Elena hésita un instant à aider l'humain puis continua son chemin. Après tout, elle n'était pas un chevalier au service du peuple et elle ne connaissait même pas ce pauvre type.

Lorsqu'elle entendit une explosion puis des cris, elle se retourna. Par terre, les trois Vortchas se convulsaient, grognant de douleur. L'humain se tenait debout, entouré d'un halo violet, et reprenait son souffle. D'une seule onde de choc biotique, il avait maîtrisé ses trois adversaires. C'était là la puissance secrète qui sommeillait dans beaucoup de gens : le potentiel biotique de chacun pouvait être exploité et transformé en une arme redoutable.

Elle avait trouvé son projet pour Anton. Elle fit demi-tour et retourna au pas de course vers le QG des pacificateurs. Elle fit savoir à l'entrée qu'elle souhaitait parler à Anton, et on la fit patienter une dizaine de minutes.


Elle fut conduite dans le bureau d'Anton, d'où il semblait n'avoir pas bougé depuis qu'elle était partie. Elle s'inclina légèrement puis prit la parole :

"Anton, j'ai pris ma décision. J'ai réfléchi, et je me suis dit qu'il serait stupide d'ignorer une telle offre. Tes Pacificateurs ne font que prendre en importance et ils se pourrait bien qu'ils soient bientôt à la tête de cette station. J'accepte donc ton offre, et je viens également avec une proposition d'activité. Vois-tu, j'ai observé ton armée et j'ai vu des soldats, des ingénieurs, des techniciens, mais très peu de biotiques. Trop peu à mon avis. Une escouade de biotiques pourrait t'apporter un renouveau dans ton armée et une puissance de frappe insoupçonnée.
Avec ta permission, je voudrais donc ouvrir un terrain d'entrainement à la biotique, qui recruterait tous ceux ayant un potentiel biotique sur cette station. Les plus prometteurs intégreraient ton armée et les déchets.... Et bien ils pourraient toujours être utiles à ton arène
", conclut Elena en souriant.

"Bien sûr, le profit financier serait sans doute faible comparé aux autres activités prévues, mais je suis sûre que tout peut potentiellement conduire à des bénéfices non-négligeables."



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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   Mer 06 Juil 2016, 10:15
Lorsqu'Elena se représenta à son bureau, son visage fermé par l'assurance et les yeux brillants par une ambition impossible à masquer, Anton garda le silence, se contentant d'écouter la déclaration de sa nouvelle combattante. Et alors qu'elle terminait son discours d'entrée chez les Pacificateurs, le butarien lâcha enfin son plus beau sourire, puis prit la parole.

"Bienvenue Elena. Les portes te sont entièrement ouvertes. Alors bien sûr tu n'auras accès à toutes les informations dès le départ, mais tu comprendras aisément les précautions qui m'animent.

Toutefois, sache que tu es dès cet instant un Pacificateur. D'ailleurs tu pourras rejoindre le sous sol pour faire graver le sigle de notre organisation sur ton armure, de manière plus ou moins discrète selon ton désir. Puis tu entreras dans les rangs des combattants durant un tout petit mois d'essai.

Après cette période, le lieutenant qui se charge de la formation et des patrouilles me tiendra au courant et je prendrai en compte son opinion à ton encontre. Mais sache que j'ai déjà vu personnellement tes compétences aussi il n'y a que peu de chances que tu stagnes à un poste sans importance."


Puis Anton se leva de son trône et ouvrit le tiroir le plus bas de son bureau, et en extirpa un datapad. Alors seulement, le Pacificateur contourna tout ce qui le séparait de son interlocutrice puis s'arrêta directement devant elle.

"Sur ce datapad tu as la liste de tous les contacts dont tu auras besoin pour l'instant. Mais il a aussi une importance tout autre. Durant ce mois, tu vas devoir réfléchir ardemment au fonctionnement de ton projet de formation biotique. Sur ce datapad tu vas inscrire tout ce qu'il te manque pour fonder cela , mais aussi le lieu basé sur notre territoire que tu aimerais comme camp d'entrainement.

A chaque fois que tu auras une demande liée à ton projet, tu déposeras ce datapad au sous sol, dans le service adéquat. Tu repasseras le lendemain à la même heure pour le récupérer avec les réponses."


Le regard du butarien se fixa soudain droit dans celui de l'asari.

"Lorsque ton mois d'essai sera terminé, ton projet de camp d'entrainement sera lancé et tout ce que tu auras réclamé, et qui aura été validé, sera normalement disponible et l'emplacement demandé sera utilisable.

Maintenant va rejoindre le lieutenant Zaekael, tu le reconnaitras facilement c'est un Lysthénis. Sache toutefois que durant ce mois, tu ne seras qu'une combattante parmi tous les autres aussi nuls avantages ou irrespect ne seront tolérés."


Puis l'ancien chasseur de prime indiqua à son interlocutrice qu'elle pouvait prendre congé.

"La prochaine fois que l'on se verra, alors tu seras sûrement une nouvelle lieutenante dans mon armée et ton projet sera entamé. Mais entre temps, tu ne seras qu'un rouage."

Et Anton détourna alors son attention de l'asari et repartit gérer l'organisation qu'il avait créée et essayait tant bien que mal de maintenir en état d'urgence. Après tout il n'y avait rien de pire pour une société ultra militarisée qu'une période de paix plus qu'incertaine.


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MessageSujet: Re: L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve   
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L’instinct nous choisit des amis, le jugement nous les conserve

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