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 [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga

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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Dim 21 Fév 2016, 13:20
Tout semblait de plus en plus étrange, tandis que l’armée s’enfonçait lentement mais sûrement au plus profond des mines, au loin pouvait s’entendre une série d’explosions dont l’origine était aussi mystérieuse qu’inquiétante. Une attaque pouvait-elle déjà y avoir lieu ? Cette idée bien qu’étonnante et même inimaginable quelques heures auparavant n’était plus si folle. En effet un passage avait été découvert menant de l’Au-Delà droit vers les mines.

Shoran avait-elle vaincu si aisément les défenses du bar d’Aria et assaillait-elle déjà les mines ? Même si cela était peu probable, l’idée n’en était pas moins absolument excitante. Pouvoir se retrouver sur les arrières de Shoran et lui porter un assaut massif et ainsi l’abattre par sa main même. Pourtant la majeure partie de l’esprit d’Anton continuait à chercher une explication plus crédible, encore inaccessible.

C’est alors que l’asari menant Eclipse s’approcha de lui pour lui faire part des dernières avancées de l’avant-garde.

« Continuez à faire avancer les mécas de combat en première ligne. Il faut que les combattants restent intacts au maximum pour notre arrivée au cœur des mines. Nous atteindrons sous peu un embranchement que votre employeur m’a indiqué comme menant vers l’Au-delà, une fois sur place nous prendrons un temps pour réfléchir à la suite des opérations. »

L’asari lâcha un sourire sardonique, tout son visage exprimant la supériorité supposé qu’elle s’imaginait représenter. Soudain Anton eut un frisson qui secoua l’ensemble de son corps, le désir de tuer l’emplit avec une force qu’il avait rarement connu. Tout chez cette asari lui donnait la nausée, et faisait monter en lui la haine. Non celle qui te pousse à ignorer une personne, ou tout faire pour lui faire du mal, mais cette haine viscérale qui bouillonne dans les tripes, effaçant toute pensée rationnelle pour ne désirer qu’une chose, annihiler la chose qui se trouve devant nous à tout jamais.

Heureusement, l’asari avait détourné le regard alors que la haine commençait à déformer les traits du Pacificateur, lui faisant dévoiler sa dentition carnassière aiguisée. Aussi elle évita de produire la moindre action qui aurait déclenché une crise meurtrière. Lorsqu’enfin le frisson cessa, laissant l’ancien ravageur momentanément sans force, Gorbag surgit à ses côtés, scrutant son chef avec un sourire de plaisir.

« L’ordre devrait bientôt tomber. » La voix dure et grave du krogan suffit à ramener Anton totalement à lui.

« Oui, prépare tes combattants. » Puis le butarien fit quelques pas pour redonner des forces à ses membres endoloris par la force du sentiment qui les avaient brutalement comprimés. « Nous arrivons bientôt à un croisement, nous y trouverons peut être des combattants d’Aria, ou de Shoran, préviens les Na’Hesits, discrètement. »

Aussitôt Gorbag disparut, il pouvait être étonnement discret pour un colosse plus massif que la moyenne chez son peuple déjà exceptionnel de ce côté-là. L’amitié entre Anton et le krogan était née déjà des années auparavant, les deux ayant combattu de nombreuses fois côte à côte en tant que chasseur de prime. Depuis le krogan avait toujours apporté son soutien au butarien sans jamais accepté de rejoindre les ravageurs.

Toutefois, le temps n’était pas à réfléchir aux amitiés du passé, mais à la guerre imminente. Enfin en vérité cette dernière avait déjà commencé depuis quelques temps, mais il était plus que temps que l’outsider entre aussi en jeu. Les deux prétendantes devaient comprendre que la décision de qui règnera ne dépendait pas uniquement d’elles.

Aussi l’armée reprit-elle au plus vite son avancée, connaissant les mêmes pièges, attaques qu’ils avaient déjà rencontré tout du long. Mais jamais de combattants ennemis, comme s’ils s’étaient mystérieusement évaporés. Tout ceci sentait vraiment mauvais, Aria devait réserver une sacré surprise à tout le monde, ou bien Shoran avait déjà écrasé son armée.

Néanmoins, Anton sentait que la deuxième assertion était fausse dès qu’elle eut trouvé sa place dans son esprit. Il était impossible que la reine qui régnait depuis si longtemps tombe aussi facilement. La meilleure situation serait que le centre de commandement tombe, et que l’Au-delà tienne plusieurs heures encore. C’était les pensées qui emplissaient l’esprit lorsque la troupe atteignit enfin le croisement menant soit à l’Au-Delà, soit au cœur des mines.

C’est aussi à cet instant précis qu’une explosion qui ridiculisait les précédentes se fit entendre clairement, faisant même trembler les mines si violemment que des pans des murs se détachèrent. Sans aucuns doutes, l’explosion provenait de l’Au-delà, laissant Anton complètement perplexe sur l’instant. Puis les différents gains stratégiques d’une telle action commencèrent à rappeler le butarien à lui.

Etait-ce Shoran pour montrer sa force à la station ? Ou Aria qui avait sacrifié son trône pour tuer sa rivale ? Dans tous les cas, Gernlo et Kyre était sûrement morts. Cette idée déçu fortement un Anton qui appréciait réellement ces deux individus. L’idée était déprimante, aussi le butarien activa son omnitech et expédia rapidement un message crypté vers ceux des deux individus travaillant avec lui. Les probabilités de leur survie étaient minces mais qu’importe, s’ils vivaient ils étaient bien trop important pour être laissés de côté.

« Nous continuons dans les mines. Si vous vivez faites ce qu’il faut. » Gern allait clairement comprendre ce qu’on attendait de lui. Pour Kyre c’était plus complexe, l’asari n’ayant pas connaissance de tous les plans. Aussi l’ancien ravageur rajouta un second message à destination de l’Ardat. « Si besoin, gagne le point de chute de l’Archange. »

Tous les citoyens d’Oméga connaissent cet endroit.

Le reste était maintenant entre les mains des deux potentiels survivants. Anton avait maintenant une armée à gérer. Et surtout une installation à envahir. Aussi toutes les troupes se regroupèrent enfin au croisement, installant un camp temporaire. La nourriture et la boisson coulèrent à flot, permettant à chacun d’être au summum de sa condition pour la suite des opérations.

Alors le spectre des Terminus, titre provocateur dont s’était paré Anton, appela à lui son allié et capitaine de vaisseau Deruuk.

« Tu dois t’ennuyer, pour l’instant l’ennemi refuse le combat et attends simplement que nos nerfs et notre volonté s’effilochent pour nous cueillir. » Ou Alors Aria et son armée se trouve dans un vaisseau à scruter la station en rigolant d’eux. « Aussi je vais te confier une nouvelle mission. Tu vas partir en éclaireur vers l’Au-Delà. Vérifie qu’aucune armée ne s’y terre ou que Shoran ne s’apprête pas à nous tomber dessus dans le dos. Je compte sur toi. » Alors qu’Anton s’apprêtait à partir s’occuper d’une autre mission, il s’arrêta finalement après quelques pas. « Prends qui tu veux avec toi, mais contente toi d’une équipe réduite. »

Puis seulement l’ancien ravageur gagna le centre de commandement construit rapidement par les ingénieurs.
S’y trouvait déjà la totalité des chefs de contingents et leurs seconds. Nar’Liam s’avança en première et parla avec calme.

« Nous parcourons des mines sans fins. Il fallait me prévenir que nous partions en randonnée j’aurais laissé mes armes sur Korlus. »

Aussitôt Gorbag et Solan ricanèrent, tandis que Jagah’Ei et les autres Pacificateurs attrapaient leurs armes, semblant sur le point de déclencher un conflit pour si peu. Immédiatement Anton leva une main, ce qui ramena le silence.

« Aria me surprend. Elle n’était guère connue pour sa patience ou son sens tactique. Elle semble agir différemment depuis que Cerberus a conquis la station. Pourtant l’Au-Delà vient de partir en fumée et le centre de commandement va tomber ou l’est déjà. »

Le silence qui était sérieux devint littéralement caverneux. Aria devait donc logiquement se trouver dans les mines. La nouvelle n’était pas vraiment bonne, tout le monde même les étrangers connaissait les pouvoirs et la fureur de la reine.

« Attrebus. » A son nom, le turien scruta son chef avec un regard mêlant le doute et le désir de se battre. « Tu vas mener ton contingent en première ligne. Les mécas seront devant vous, mais tomberont vite alors je veux une ligne de défense totalement impénétrable. Formation de combat Kor’Vattra » Le turien acquiesça et quitta aussitôt la réunion, rapidement suivit de Ner’Liam, qui un dernier regard amusé vers Anton. Mais nulle moquerie, les anciens amants se connaissaient bien et chacun avait jugé l’autre bien des années auparavant.

« Jagath’Ei, ton contingent va se mêler à celui d’Attrebus. Le commando sur le flanc droit, les Pacificateurs sur le gauche. » Connaissant la formation de combat, le butarien et son bras droit Zaekael partirent de la même manière que les précédents.

« Solann, tu prépares tes meilleurs techniciens, tenez-vous prêts à agir dès que je vous le dis. J’ai un plan pour une petite surprise à nos ennemis. » Alors Anton scruta Jazza, le second du contingent d’environnement. « Que les médecins soient prêts, je ne veux perdre personne inutilement. » Les deux galariens quittèrent alors le centre provisoire avec l’urgence habituelle à leur espèce.

Ne restaient alors plus que la chef d’Eclipse, enfin la branche présente, et les chefs du contingent de percée.

« Va’Rea, les combats vont commencer. Préparez vos forces, le combat va bientôt commencer. » Aussitôt l’asari lâcha son habituel sourire méprisant. Mais quitta ce qui tenait lieu de centre de commandement, une espèce de tente mécanique montée par les équipes d’ingénieurs, sans la moindre parole, chose étonnante cette asari.

Alors une nouvelle fois, Anton rêva de broyer le crâne de ce cloporte et de toute sa faction de vermines sans loyauté. Pourtant quelque chose retint le bras de l'ancien ravageur, sûrement pas la conscience de faire une erreur, l'idée même de se saborder en exterminant Eclipse était déjà ensevelie sous le doux rêve d'anéantir la faction mercenaire. Non, au final ce qui ramena le spectre des terminus au calme fut le retour soudain et inattendu des doutes qui l'envahissaient depuis quelques temps déjà.

Voulait-il réellement devenir seigneur d'Oméga ? Alors qu'il était si prompt à se saborder, peut être était-ce son inconscient lui criant de tout faire pour échouer. Cette idée était désormais si forte, qu'il fallut quelques secondes à Anton pour réussir à reprendre pied dans la réalité. Dévoilant une faiblesse aux deux individus restants, et heureusement pas les plus déloyaux.

"Anton ?" Grenin était inquiet, s'imaginant déjà sûrement une maladie quelconque à son chef. Gorbag lui gardait le silence tout en fronçant ses arcades sourcilières, dévoilant aisément sa perplexité. Devant ce moment de faiblesse, Anton comprit qu'ils devaient avancer et ne plus se stopper désormais.

"Grenin, ton contingent va rester en arrière, tu connais la formation que j'ai demandé. Nous serons bientôt sur le cœur des mines. Et je sens que la première bataille qui nous attend sera bien plus compliqué que ce que je pensais. Aria en personne sera peut être là."

Aussitôt le colonel bondit pour rejoindre les troupes, mais le krogan lui resta encore quelques secondes dans l'ombre. "Et Eclipse ?" Alors, las pour une raison que lui seul pouvait comprendre, Anton lui fit non de la tête. "Bientôt, mon ami. Bientôt."

Et Anton se figea encore quelques temps, oubliant le départ du massif Gorbag et toute sa haine et ses doutes. S'oubliant lui même, et lorsqu'il rouvrit les yeux, il redevint lui même. Aussitôt, avant que tout ressurgisse, l'ancien ravageur bondit hors de sa tente et commença à beugler des ordres.

L'armée était en marche, la guerre allait réellement commencer pour eux.

Spoiler:
 



Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Ven 26 Fév 2016, 15:17

Peu après la chute de l'aéronef Surprise, une clameur commença à se faire entendre depuis le front adverse. Par-dessus le vacarme de la bataille, des cris de guerre et de joie poussés par des voix humaines, Asaris, Kroganes et autres, montaient de l'autre côté. Un énorme meca apparu soudain aux abords du champ de bataille. Il y eut un léger flottement dans le camp d'Aria, puis une rumeur commençait à monter d'un peu partout. Shoran elle-même était aux commandes de ce monstre.


Les attaquants, galvanisés par l'apparition de leur chef suprême, retournèrent à l'assaut avec une puissance nouvelle, et ils commencèrent à prendre de plus en plus de terrain contre les défenseurs. Les pertes s'accroissaient parmi ceux-ci, et Elena voyait ceux auprès de qui elle combattait depuis le début de l'assaut tomber les uns après les autres. Ils étaient tous fidèles à Aria jusqu'au plus profond de leurs os, et se réjouissaient presque de mourir pour défendre son territoire.

Elena commençait à prendre conscience de la situation dans laquelle elle s'était plongée, coincée dans une guerre dans laquelle elle n'avait aucun intérêt, aucun allié. Elle vit Kyreshorl, qui jusque-là était en pleine discussion avec un autre Krogan tirer une fusée en direction du meca de Shoran. Elena crut d'abord que l'Asari avait manqué sa cible, mais elle comprit à son geste provoquer qu'elle cherchait à éveiller la rage de la Turienne.


Alors qu'Elena continuait à tirer dans la masse ennemie, elle entendit l'autre Asari lancer le signal de retraite dans l'Afterlife. Les troupes d'élite se precipiterent d'abord vers l'entrée, et le reste des combattants commencèrent à courir pour leurs vies, la plupart se faisant abattre avant d'avoir atteint la porte. Alors qu'elle se préparait à faire de même, Elena vit un petit passage sur sa gauche formé par des débris de barricade et de la navette qui était protégé des tirs adverses. Alors qu'elle allait partir dans cette direction, un humain avait qui elle combattait l'interpella.


" Eh ! Tu vas où comme ça ? Elle est pas finie la bataille !

- Je me barre, c'est pas mon combat ici !

- Ah non, ça va pas se passer comme ça !", rugit l'homme en se jetant sur l'Asari. Celle-ci le reçut avec un coup de pied dans le plexus, puis profita de son étourdissement pour courir vers l'abri., courant plus vite que jamais dans sa vie.


Une fois le couvert atteint, elle se retourna une dernière fois, et ne vit que l'humain qui avait tenté de la suivre tomber, une balle fichée dans le crâne. Sa décision était prise, et elle continua sa tentative d'échapper au champ de bataille. Après tout, elle ne devait rien à personne et personne n'avait rien à lui apporter dans ce combat.

Elle s'éloignait de plus en plus de la bataille, mais elle entrevit la porte de l'Afterlife se fermer devant une dizaine des combattants d'Aria ayant été trop lents à la détente, qui se firent exterminer sur place. Cette vision fut cependant interrompue par l'explosion des barricades devant le QG d'Aria. Elena, étant encore trop près du parvis, fut soufflée par l'explosion, et atterrit quelques mètres plus loin.

Elle se releva avec peine, mais eut le réflexe de se mettre à courir de toutes ses forces. Elle avait parcouru une centaine de mètres, quand une deuxième explosion, bien plus puissante que la précédente, la fit à nouveau décoller du sol. Cette fois, son vol fut interrompu par son arrivée brutale dans un mur, et le choc lui fit perdre connaissance.


Lorsqu'elle se réveilla quelques instants plus tard, elle ne sentait plus aucun de ses membres. Rassemblant assez de forces pour bouger ses bras, elle réussi à activer ses réserves de medi-gel. Ayant retrouvé l'usage de son corps, elle put se relever et constater l'étendue des dégâts.

Devant elle, l'Afterlife n'était plus qu'une ruine fumante. L'explosion avait du emporter une grande partie des Ravageurs, mais en détruisant également une partie des autres bâtiments dans les environs. Aria avait donc sacrifié son trône, sa place forte, le symbole de son pouvoir sur Oméga, dans l'espoir d'emporter ses ennemis dans le feu.


Elena décida de retourner vers le lieu qu'elle avait fui, dans l'espoir de trouver du matériel encore récupérable sur les cadavres des combattants, voire peut-être plus d'informations sur les combats en cours.


Autour d'elle, tout brûlait. Oméga était-elle partout dans le même état ? Pouvait-il vraiment y avoir un vainqueur dans ce combat destructeur ? Les deux opposantes, dans leur folie, risquaient bien de détruire la station entière avant que l'une puisse marcher sur le cadavre de l'autre.

Elena s'approcha discrètement du parvis de l'Au-Dela, au cas où certains Ravageurs auraient survécus à l'explosion. Elle s’allongea entre deux plaques de tôles au sol qui autrefois soutenaient les panneaux publicitaires devant la boîte de nuit.

Elle put voir du mouvement quelques mètres devant elle, mais n'arriva pas à le distinguer précisément. Était-ce des Ravageurs ou des soldats d'Aria qui nettoyaient l'endroit ? Ou encore des combattants d'autres factions ou des civils ?


Au vu de son ignorance de la situation, Elena décida de rester dans sa cachette pour continuer ses observations.


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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Sam 27 Fév 2016, 23:15
Le Crépuscule d'Oméga



Vous savez qui n'avait quasiment pas intervenu, à ce moment ? Les trois principaux gangs mercenaires de la station : les Soleils Bleus, les Berzerkers et Éclipse.
Éclipse avait un peu agis, dans le cadre de son contrat avec moi. Mais ça restait secondaire par rapport à ce qu'elle pouvait faire. Les Soleils Bleus n'avaient techniquement pas intervenu du tout : une partie d'entre eux combattaient pour le Pacificateur, mais c'était des rebelles. Je prévoyais alors de futures relations houleuses entre le gang et le butarien. Enfin, les Berzerkers ne faisaient réellement rien, sans doute pas assez intelligent pour décider que choisir.
Mais ceci allaient changer. Et comme toujours, j'ai tenté de m'en mêler.




La communication s'ouvrit. Pas de vidéos, juste plusieurs intervenants connectés en même temps. Les chefs des trois grands groupes mercenaires, plus un quatrième individu inconnu. Un autre représentant sans doute, mais de qui ? Aria, Shoran, quelqu'un d'autre encore ? Dahl n'aimait pas ça, mais n'avait pas eu le choix.
SHHHK. Chefs mercenaires. SHHHK. Merci d'accepter ma demande de communication. SHHHK.
Nous n'avons que peu de temps, SHHHK, les choses bougent vites. SHHHK. Je suis ici pour savoir si les mercenaires comptent agir de leur propre chef dans cette guerre. SHHHK. Et s'il serait possible d'influencer votre choix."

La communication se fit muette l'espace de quelques instants.
"Nous avons nos idées", répondit le chef des Soleils Bleus. "Que voulez-vous influer ?"
La négociation était donc possible. Le volus s'installa plus confortablement dans son siège : il ne prévoyait pas quelque chose de facile. En effet, le risque était grand que les mercenaires décident d'entrer à leur tour dans l'affrontement, dans leur propre camp, ce qui rendrait de nouveau l'issue de la guerre imprévisible.
"SHHHK. La bataille a prit un grand tournant. SHHHK. L'Afterlife est tombé. SHHHK. Que Aria y soit ou non, elle ne pourra plus régner. SHHHK. Tant qu'à Shoran, on ignore si elle y a survécut ou non. SHHHK. Ainsi, il pourrait être tentants pour d'ambitieux groupes armés, SHHHK, de mettre la main sur ce qu'ils ont convoité si longtemps. SHHHK.
J'aimerai vous en dissuader et vous engager. SHHHK. Si les mercenaires tentent de prendre le contrôle, le chaos empirera. SHHHK. Sans compter que vous ne resterez unis qu'un temps. SHHHK.
Mais si vous travaillez pour moi, SHHHK, vous pourriez intervenir sous couvert de contrat, SHHHK, et faire partie des vainqueurs sans pour autant être l'un des belligérants. SHHHK.
Qu'en pensez vous ?"

La communication se coupa de nouveau un instant.
Ce fut le chef des Soleils Bleus qui répondit.
"Nous n'avons rien à gagner dans cette proposition. Le chaos est inévitable."
"SHHHK. L'est il vraiment ? SHHHK. Si Shoran a survécut, la partie est gagnée pour elle. SHHHK. Si elle est morte, le chaos pourra arriver, oui. SHHHK. Sauf si, pour ce contrat, vous venez supporter les forces de Anton Ardak, SHHHK, ou du lieutenant de Shoran qui parviendra à rallier les troupes derrière elles. SHHHK. Dans tous les cas, si les mercenaires interviennent d'eux même, SHHHK, ils ligueront tout le monde contre eux. SHHHK. Que gagneriez vous, alors ?"
Dahl n'osait prendre parti pour l'un ou l'autre de ses alliés. La quatrième personne rendait le risque trop important.
"Oméga est le centre des terminus. Le cœur et le point vital, il est pour nous tous une grande force que nous ne pouvons pas laisser échapper.", répondit le chef d'Eclipse. "Nos trois armées prendrons chacune une part de la station pour elles-mêmes et diviserons les profits de la production d'ezo. Nous avons tout à gagner. "
Le volus réfléchit. Les mercenaires avaient tout à gagner, en effet. S'ils gagnaient. Et ils n'auraient une chance de gagner qui si Shoran était morte - et encore, seulement une chance ! Infime, mais cette possibilité n'arrangeait pas le volus. Si les mercenaires se rebellaient et gagnaient, lui n'obtiendrait aucun gain de leur part. Mieux valait une victoire de Shoran ou de Ardak.
"SHHHK. Tout à gagner oui. SHHHK. Tout à perdre, aussi, si jamais vous agissez trop vite et avez tort. SHHHK. Vous estimer donc pouvoir gérer les Ravageurs restants, même plus nombreux que vous ? SHHHK. Ainsi que la faction rebelle avec laquelle les troupes d’Éclipse sont déjà présentes ? SHHHK. Et sans vous trahir en cours de route, bien sûr. SHHHK. Ma foi, vous êtes les stratèges militaires. SHHHK. Je ne suis qu'un volus sans grande expérience du domaine. SHHHK. Dois je vous souhaiter bonne chance ou n'en n'avez vous même pas besoin ?"
le ton du volus était ouvertement sarcastique. Une provocation, visant à savoir ce que cachaient les mercenaires. Avaient ils un plan plus approfondi, des alliances déjà faites ?"
Un rire du chef des Bersekers passa sur la ligne.
"Tu es si amer, si amer, petit volus !"
Le chef des Soleils Bleus continua :
"Tu ferais mieux de quitter la station rapidement, Elkoss."
"SHHHK. Ainsi soit il."
Le volus coupa la communication, puis en ouvrit une nouvelle, vers Anton Ardak. Si les mercenaires voulaient la guerre... Ils auraient la guerre. Et le volus comptait bien à ce que son (ses?) camps y soient préparés.
"SHHHK. Les mercenaires jouent dans leur propre camp, Pacificateur. SHHHK. Attention au poignard dans votre dos."



Il s'est avéré que j'avais tort, que les mercenaires m'avaient repoussé parce qu'ils se méfiaient autant de moi que je me méfiais d'eux. Les aléas de l'existence... Qu'importe, aujourd'hui. Au moins ce quiproquo a-t-il permis d'ajouter encore un peu de confusion à une guerre qui n'en n'avait pas besoin. Et vouss avez ce que l'on dit, n'est ce pas ? Le chaos est une échelle...



Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Dim 28 Fév 2016, 04:10
-Oh, bordel de merde d'enfoiré de merde !

Deruuk avait craqué. C'était la dixième fois qu'un mur se dressait sur leur chemin. Solan tapait des informations sur son omnitool à toute vitesse, faisant apparaître un plan holographique des environs de la mine au dessus de son avant bras. Il semblait terriblement embêté et ennuyé.

-Décidément les murs se sont élevés partout. A part ici, je ne vois pas vraiment où est-ce qu'Anton voudrait qu'une entrée se trouve.

Malcolm haussa les épaules. Pour lui, cette recherche était une perte de temps. Qui sait depuis combien de temps ils cherchaient ? Une heure ? Peut-être plus. Deruuk posa la tête contre le métal froid du mur. Il caressait la paroi dure d'un air désesperé.

-S'il te plait, mur. Ouvre toi. Qu'on en finisse. Qu'on finisse cette putain de guerre. Tout ce que je veux faire, c'est refroidir Shoran et rentrer.

Refroidir... Malcolm eut un illumination.

-L'aération.

Solan et le butarien se tournèrent vers lui.

Il les regarda d'un air évident. On pouvait presque sentir son sourire de fierté au travers du casque.


-Il y a bien des réacteurs et des moteurs dans les mines, pour faire tourner les machineries ?
-Et ?
-Eh bien alors, il faut bien les refroidir ces réacteurs ! Ils ont forcément du laisser une ouverture quelque part, pour faire passer l'air !

Solan comprit à son tour, et chercha sur la carte.

-Une chose pareille, ça se trouve généralement au sommet. Mais aucun moyen de savoir si on peut y entrer ou non.

Deruuk fit un pas en avant.

-Ça vaut le coup d'essayer, non ?

Ils se regardèrent et acquiescèrent. Deruuk partit devant, déterminer à trouver cette entrée. Une sorte de vibration se fit ressentir.

-C'était quoi, ça ?

Le son d'un appel retentit. Solan décrocha.

-Solan. Oui. Hein ? Mais...

Il soupira et raccrocha.

-Il faut qu'on y retourne, Anton nous demande.
-Mais on a rien trouvé !
-Je sais, mais c'est un ordre. Ils ont percé les murs à coups d'explosifs.

Le butarien leva les yeux au ciel. Ce jeune imbécile ne pouvait pas tenir en place cinq petite minute. Ils repartirent pour la base. A peine arrivé, Derruk fonça, remonté, une fois de plus, sur Anton. Intérieurement, il se répétait de garder son calme.

-Anton !
-Deruuk, vous revenez à temps, notre tour de pénètrer les mines est venu.

Khätk vit l'énorme trou dans le muren face d'eux. Il respira fort pour se calmer.

-Nous avions peut-être trouvé un moyen de contourner les murs de manière discrètes, mais nous avons été rappelés sans pouvoir vérifier. Je vous félicite pour votre patience, Ardak.

Le ton était mesquin, mais calme. Il était trop fatigué pour crier de toute manière, et une humiliation publique aurait été de trop. Et puis il fallait l'admettre, le travail d'Anton était impressionnant. Les contingents pénètraient dans l'enceinte des mines sans difficultés et rien ne semblait pouvoir les arrêter.

-Deruuk je vous présente Jenjak, il sera notre invité pour quelques temps. Et votre nouvelle mission est de le protéger. Il serait terriblement dommage qu’il subisse un accident en route.

Anton s'avança un peu, mais Deruuk, ayant à peine accordé un regard au galarien, l'aggripa violemment par l'épaule et le plaça devant lui.

-Ecoute moi bien, toi, Jenjak, c'est ça ?

L'ingénieur acquiesca, tremblant.

-J'ai eu une longue semaine, fatigante, très fatigante. J'ai à peine dormi ces deux dernières nuits et je me sens un peu... sur les nerfs. Et là, on me donne pour mission de te protéger de te faire du baby-sitting. Mais écoute moi bien, et écoute moi vraiment bien pour ce coup là. Je ne suis PAS un baby-sitter. Tu vas suivre mes ordres, à la lettre, et tu auras une chance de survivre. Mais si tu fais quoique ce soit, et je dis bien quoique ce soit pour me contrarier, et je te jure que la mort par balle perdue n'aura jamais été aussi rapide. Suis-je clair ?

Jenjak avait écouté la tirade du butarien sans s'arrêter de trembler, et avait finit par un petit « ouioui » de la tête, à peine perceptible.

-Bien.



Deruuk marchait derrière Anton. Tout était calme. Trop calme. Une asari vint échanger quelques mots avec Ardak, et Deruuk fit quelques pas plus en avant, avant de se retourner et de voir quelque chose qui ne lui plut pas du tout. L'expression d'Anton changea. C'était une expression de violence, de haine, et de fureure pure. Une aura meurtrière. Il en eut froid dans le dos. Quelqu'un d'autre l'appela et l'expression disparut du visage du butarien. Khätk hésita. Est-ce que c'était vraiment ça qu'il voulait faire ? Aider un homme imbu de violence à accéder au trône d'Oméga ? Etait-il seulement capable de changer les lieux ? De faire ce changement promis ? Il se perdit dans ses pensées. Mais un choc le ramena à la surface des événements. Tout le monde se regarda. C'était une énorme explosion. Et ça venait d'Afterlife. Les gens s'activaient, tentaient d'obtenir des informations sur ce qui venait de se passer. Anton lui-même semblait contrarié. Il vint vers lui quelques minutes plus tard.

- Tu dois t’ennuyer, pour l’instant l’ennemi refuse le combat et attends simplement que nos nerfs et notre volonté s’effilochent pour nous cueillir. Aussi je vais te confier une nouvelle mission. Tu vas partir en éclaireur vers l’Au-Delà. Vérifie qu’aucune armée ne s’y terre ou que Shoran ne s’apprête pas à nous tomber dessus dans le dos. Je compte sur toi. Prends qui tu veux avec toi, mais contente toi d’une équipe réduite.

Deruuk resta un instant dans le vide. Il regardait sa main. Enfin, son gant, plutôt. Malgré tous ces discours, malgré toutes ces promesses, malgré tout ça... il se sentait... inutile. Ou plutôt il avait l'impression d'être un... un pion. Deruuk, fais ceci. Deruuk, fais cela. Peu importe ce que faisait Deruuk, Anton jouait selon ses propres règles. Ce n'était pas une alliance. C'était un nouveau contrat. Il ferma le poing. Il savait exactement qui il allait prendre.

Ledra, Malcolm et Deruuk arrivèrent devant le groupe de Na'hesits. Le capitaine ignora complètement Gefkevan et se dirigea immédiatement sur Graam.

-Capitaine ?
-Graam. Tu viens avec moi.
-Oui Cap.
-Une minute ! interpela Gefevan. Où croyez-vous aller comme ça ?
-En mission pour Anton.

Sans même attendre la réponse du butarien, Khätk et ses compères se dirigèrent vers la sortie. Ils entendaient Gefkevan insulter Deruuk, mais n'y firent pas attention.

-Qu'est-ce qui se passe, Cap ? demanda Graam. On s'en va ou quoi ?
-Pas encore, Graam, mais je commence à avoir de sérieux doutes sur l'intégrité de notre présence ici.
-Il était temps, laissa échapper Malcolm.
-Mais je ne sais pas encore si ces doutes justifient l'abandon total de la cause que nous nous sommes fixés. Alors on va rester ensemble. En on va bien voir. Des nouvelles d'Holly ?
-Aucune, répondit Ledra. Les communications sont complètement coupées.

C'était pas bon du tout. A un moment ou un autre, il faudra bien prendre contact. Enfin, du moment qu'ils restaient loin des combats...


Devant Afterlife, c'était l'enfer. Des bouts de cadavres, des débris et des flammes. Les trois éléments décrivant parfaitement la scène. Ledra s'agenouilla devant un cadavre pour l'examiner, alors que Malcolm observait un bout de la porte principale, complètement explosée. Il n'y avait pas un chat. Les combats avaient cessés depuis l'explosion, c'était très étrange. Où était Shoran et ses troupes ? Est-ce qu'Aria était morte ?

-Qu'est-ce qui s'est passé ici ?

Ils voulaient être discrets, mais ils s'étaient vite rendus compte que ça n'était plus la peine. Ils ne tambourinaient pas aux murs, mais ne se cachaient pas réellement non plus. Ils pourraient toujours se faire passer pour des civils en cas de rencontre. Enfin, passer pour des civils avec un krogan et un armement pareil, ça n'était pas de la tarte. Mais de toute manière, tout le monde était mort ici. Ou du moins, personne n'était en vue.Et puis aucun d'eux n'étaient certifiés hommes d'Anton. Ni d'Aria ou de Shoran dans le cas présent. Il était peu probable qu'ils se fassent tirer dessus au premier regard. Il suffisait juste que Deruuk ne se présente pas. A condition que personne ne le reconnaisse. Il se massait le front. Il commençait à avoir mal à la tête. La fatigue l'envahissait peu à peu. Il avait oublié quelque chose, mais quoi. Une petite colonne de flamme empêchait totalement l'accès aux ruines même de l'Afterlife. Les quatres compères restaient sur le parvis, n'osant pas non plus approcher. Jenjak. Il se frappa le front. Il avait complètement oublié Jenjak ! Il l'avait laissé là sans le confier à qui que ce soit !

-Eh !

Malcolm poussa un cri de surprise, faisant dégainer, par réflexe, les armes des trois autres. Il tira, sans trop de mal, une asari de derrière une plaque de tôle. Elle semblait faible et en mauvais état. Deruuk se rapprocha rapidement, l'aggripa avec Baldwin et l'emmena plus loin.

-Bon sang mais fermez-là ! Vous allez rameuter tout le quartier !

Ils étaient là, tous les cinq, dans une petite ruelle donnant sur la place d'Afterlife. Dans l'ombres, ils espéraient voir sans être vus. Graam avait sa Claymore chargée et pointée contre la tête de l'asari. Malcolm l'avait assise par terre contre le mur et la scannait pour vérifier qu'elle n'avait pas d'arme cachée on ne sait où. Ledra regardait furtivement sur la place pour vérifier que personne ne se pointait de manière imprevue. Deruuk soupira. Fort. Il était fatigué, fatigué, fatigué... Il observa l'asari. Effectivement, elle semblait avoir prit un sacré coup. Ses vêtements étaient noircis, probablement par le souffle de l'explosion, mais elle ne semblait pas avoir de blessure grave. Cependant, elle ne semblait pas non plus au meilleur de sa forme. Mais maintenant, la question qui tâche. Alliée ? Ou ennemie. Dans un cas comme celui-ci, le deuxième cas était toujours le juste. Shoran ou Aria ? Valait-elle la peine d'être tuée ? Valait-elle la peine d'être gardée ? Ou est-ce que l'on pouvait considérer, voyant son état, qu'elle pouvait être relâchée ? Il se reprit, la regarda droit dans les yeux, et, d'un ton strict, débuta les hostilités.

-Qui êtes-vous.

La question était simple, mais la réponse attendue était longue. L'asari avait intérêt à donner un maximum d'information, et sans oublier le moindre détail. Et ça, elle semblait le savoir.





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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mer 02 Mar 2016, 05:37
"L'After Life a explosé !
- QUOI ?"

Jiwek manqua de se blesser en faisant un geste vif, pour voir où en étaient les troupes. Son esprit courait dans ses deux hémisphères. Il eut du mal à réfréner sa sensibilité mémorielle qui allait inonder son esprit de souvenir. Il tâtonna dans le vide pour se rattraper à la table. Que faire ? Que faire ? Se reprendre, vite. Une ligne pleine de bruit se mit à grésiller.

"Je suis… Vivante, Jiwek."

Il s'accrocha au communicateur comme à une chance inespérée de survie. C'était là un salut.

"Nous allons compter les pertes… Rassemblement au camp.
- Entendu."

Jiwek souffla en s'appuyant contre un mur, il se releva et alla prendre une flasque qui traînait sur une table pour en boire une longue gorgée. L'alcool lui brûlant la gorge le rappela à la réalité. Il contacta Kyrille.

Des ruines fumantes. Le symbole d'une bataille perdue. Les pierres roulèrent tandis que les survivants tentaient de déterrer l'Atlas dans lequel était Shoran. Elle avait signifié son existence en bougeant légèrement l'une des grandes plaques de béton qui la tenait prisonnière. Les derniers soldats d'Aria étaient morts. Trois quarts de ceux de Shoran n'avaient pas survécu non plus, les médecins étaient surchargés. Derrière le mur défoncé se trouvait un camp de fortune où étaient acheminés les blessés les moins gravement touchés. Après une demi-heure, ils réussirent à extraire Shoran de son carcan de métal et de pierre. Elle était blessée au bras, mais pas assez grièvement pour que cela l'arrête. Dès qu'elle fut sortie, elle rassembla ce qui restait de troupe. Avec ceux qui n'étaient pas blessés, seule une vingtaine de personnes étaient disponibles pour faire un groupe viable. Elle leur demanda de protéger les blessés, à présent, il y avait des chances pour qu'une vague de soldats adverses vienne les achever.

Elle-même devait rentrer au camp et réfléchir plus en avant à ce qu'elle allait faire à présent. Lorsqu'elle reçut un message de Rhys.

"On a trouvé un bâtiment au nord du Centre de Commandement. Des troupes en sortent pour prendre le centre de commandement en cisaille.
- Où en est le retrait des troupes ?
- Les équipes légères sont parties, mais les lourdes sont encore en pleine manoeuvre."

Elle monta dans une navette, le visage fermé.

"Vu le nombre de soldats, ils vont se faire massacrer, Shoran.
- Message reçu."

La turienne, tandis que son véhicule s'envolait, regardait les ruines fumantes de l'AfterLife.

"Trouve un moyen de faire exploser l'entrée d'où ils sortent.
- Entendu."

Rhys raccrocha et fixa du regard les équipes avec lui. À eux de jouer à présent, ils pouvaient encore sauver une partie des soldats lourds. Il fi un mouvement de tête aux soldats de Dahl.

"Vous avez entendu ? Il faut agir. Rapidement, discrètement. S'ils nous trouvent, nous sommes morts."

Dans le camp de Shoran, on se repliait aussi vite que possible, mais les pertes devenaient impossibles à endiguer du côté du Centre de Commandement. On levait les barrières de protection et s'attendait à devoir défendre l'endroit. Shoran était dans le bâtiment avec Jiwek, une infirmière pansait ses blessures. Elle grogna. Aria l'avait totalement piégé. Elle allait reprendre la station si facilement avec ce mouvement. Une seule chose était étonnante : la vague attendue du côté de l'After-Life ne venait pas. Cela aurait été la chose la plus logique à faire. Quelque chose d'autre se passait.

Aria, dans sa base, crissaient des dents en fixant le contingent qui se présentait devant elle, dans les mines. D'abord le GSI et maintenant, ça ? Que faisait-ils ici ? Ils bloquaient son attaque en cisaille du camp où s'était retranché Shoran. Elle lança un regard à Gavorn et fit un mouvement de main. Puisqu'elle ne voyait pas de réel passage, elle se créerait le sien. De larges portes de fer s'ouvrirent.

Le combat était sur le point de commencer lorsqu'Anton reçut un message de Va'Rae : "Dahl a essayé de monnayer le contrôle de la station avec nous. Nous avons décidé de refuser." Quelques secondes après, il reçut un autre message : "Shoran dans une très mauvaise position. Le moment où jamais d'agir."

Attrebus prit la suite brusquement en annonçant voir les ennemis. La bataille des mines pouvait commencer. Anton avait la supériorité stratégique et militaire, tandis qu'Aria avait celle du terrain et une meilleure force biotique. La première frappe dans les larges couloirs des mines fit des morts des deux côtés, mais ce fut surtout Anton qui fut le plus durement touché. L'effet de surprise aidant. La première ligne fut décimée. Les hommes d'Aria commencèrent à envahir toutes les issues et tous les couloirs parallèles à ceux qui filaient vers la cache de l'Asari. Certains -trop sûr d'eux ?- n'hésitaient pas à utiliser des grenades. Lorsqu'il l'était possible, les biotiques envoyaient les hommes dans le vide.

Kyreshorl arriva dans le bunker principal alors que commençait la bataille. L'ébullition des soldats était à son comble. On lui jeta un fusil dans les mains. Kerrlog analysa finement la situation par un joyeux :

"Ça ne se termine jamais ! Quelle belle journée, vraiment !"

Au camp de Shoran, un communicateur flashait. Elle le regardait fixement, hésitant à répondre. Jiwek était silencieux, il notait consciencieusement les pertes. Toujours plus nombreuses. Au moins 40% de l'armée de Shoran venait d'être décimée. Aria n'avait presque rien perdu. Elle retournait la situation dans tous les sens. Une contre attaque sur le Centre de Commandement était nécessaire. Elle décrocha enfin et c'est un rire qui commença la communication. Le chef des soleils bleus riait.

"Mon rêve. Te voir à genoux. Cela valait la peine d'attendre, Shoran !"

Ce fut le chef d'Éclipse qui continua.

"Mais notre but n'est pas -plus- de voir Aria au pouvoir."

Et ce fut le chef de Bersekers qui conclua :

"Alors on va te faire gagner, Shoran. Mais selon nos putains de plans."

Du côté de l'AfterLife, les blessés finissaient d'être rapatriés. Mais un sous-groupe de survivants de Shoran remarqua des personnes au loin. Ils étaient cinq pauvres types, à peine soldat, vaguement citoyen. Ils levèrent la main vers le groupe, composé -entre autres- d'un asari et d'un butarien.

"Hola ! Ami ou ennemis !?"

[Suite en MP ou par Skype]
MJ a écrit:

Résumé :
- Shoran est dans la mouise.
- Les troupes de Dahl doivent casser du bâtiment.
- Anton commence son combat contre Aria dans les mines.
- Kyre est du côté d'Aria dans le combat.
- Deruuk et Elena viennent de se faire spotted.

Voilà, désolée pour le retaaaard ! La routine habituelle, n’hésitez pas à me contacter -lettre d'amour, crachat, tentative de corruption- si vous avez une idée en tête. Mon skype, c'est armowen (pour Elena et Derruck). Anton, on peut voir pour la bataille sur Skype aussi viteuf pour que je te dise comment qu'on fait. Kyre, fais exploser des trucs. Et voilàààà. (Dahl, crève Trollface)



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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Jeu 03 Mar 2016, 14:19
« Ennemis en vue. »

Excellent voilà enfin le moment qu’Anton attendait tant, celui de la boucherie et des plaisirs qu’une seule chose peut produire à ce degré, la guerre la vraie. Celle qui vous dévore de l’intérieur, qui broie vos sens et vous réduit à l’état d’esclave de vos propre pulsions. C’est ainsi que la guerre se révèle en vérité, une amante excessive et possessive, qui jamais ne relâche son étreinte qu’importe à quel point l’on peut se mentir.

Cela faisait bien des années maintenant que le butarien cherchait à connaître à nouveau sa caresse exquise, sans jamais y parvenir réellement. En devenant Chasseur de prime, il avait tenté de retrouver cette folie qui battait dans ses veines durant la seule véritable guerre qu’il avait connu, celle qui avait bâti le nouveau Ardak, le tueur impitoyable qu’il est désormais. Et pour une mission il avait presque atteint ce stade. Puis à nouveau le vide, et la Grande Guerre eut alors lieu emportant Anton dans sa folie destructrice.

Toutefois, le butarien se retrouva bloqué par Cerberus, le laissant stagner dans une simili résistance, agréable mais loin du véritable combat à mort que peuvent se mener deux nations complètes tournées vers une guerre totale. Puis s’ensuivirent les années, apportant son lot de joies et de déceptions, comme la Guerre civile de Turvess qui n’avait jamais atteint le point culminant espéré par l’ancien ravageur, tout en lui portant sur un plateau d’argent une mise à mort particulièrement palpitante.

Désormais le temps avait enfin atteint celui d’une nouvelle renaissance, et Anton n’allait pas la laisser filer entre ses doigts. Hors de question, fini le ravageur sanguinaire stagnant dans une hiérarchie sans avenir. Terminé le butarien se forçant à suivre tel un laquais les plans d’individus sans véritable ambition. Maintenant Anton serait le dirigeant de toute une nation, nouvelle et imprégnée d’une idéologie tournée vers la grandeur et non la médiocrité sans fin.

Mais pour cela, le spectre des terminus, comme il s’était surnommé lui-même, farce hautement symbolique destinée à se moquer d’un gouvernement lointain persuadé qu’il était l’incarnation d’un idéal absolu et destiné à régner sur les étoiles, mais aussi défi lancé à la chance elle-même, enfant capricieux jamais bien longtemps fidèle, pour cela il allait devoir vaincre un avatar de la domination, la reine cruelle qui avait mis à terre toute une station et ses millions d’habitants pour son seul plaisir.

Aria devait mourir.

« Attrebus. Déluge de tirs, peu importe si vous touchez, il faut empêcher l’ennemi de viser correctement. Ner’Liam, que la pègre vise particulièrement le centre de la formation ennemie. » Puis Anton expédia le message à ses différents lieutenants. "Formation de combat Kor'Vattra. Gorbag tu mèneras l'assaut, Jagaht'Ei tu mènes les tiens pour frapper et désorganiser le flanc est, Zaekael tu prends les Pacificateurs et vous frappez le flanc ouest. En avant."

Heureusement qu’Anton avait décidé de mettre en place la formation Kor’Vattra, cette formation consistait à mettre en avant les unités les plus lourdement blindées ou simplement les mieux équipées en bouclier et en cas d’assaut ennemi, de poser genou à terre pour les deux premières lignes, les rangs suivant étant légèrement décalés pour pouvoir faire feu sans soucis. Les troisième et quatrième rangées restaient debout tout en conservant le décalage entre elles.

Ainsi positionnées, les unités pouvaient délivrer un véritable déluge de feu sur les rangs ennemis, mais étaient bloquées en position défensive. Chose éliminée par la deuxième particularité de la formation. Lorsque les unités délivrent leur feu sur l’ennemi, elles créent dans le même temps un nombre de « puits » séparant l’armée en trois unités, l’espacement dépendant évidemment de la largeur des lieux, mais toujours suffisant pour laisser au moins deux combattants. Depuis ces puits, les contingents de percée profitent du déluge pour charger le plus vite possible les forces ennemies.

Depuis toujours, les butariens avaient eu une préférence pour les combats à courte portée, voir les corps à corps particulièrement violents, là où toute la technologie militaire de cette espèce pouvait s’exprimer. Mais cette fois-ci l’armée avait un autre avantage conséquent, un bon contingent de percée renforcé par une bonne dizaine de krogans et un commando de vétérans Na’Hesits, les créateurs de cette même formation.

Malheureusement, la troisième caractéristique de la formation ne pouvait être mise en place dans ces tunnels, cette dernière consistant à mener l’assaut sur les flancs ennemis avec les meilleures unités de l’armée.

Toutefois une variante pouvait être utilisée. Aussi le contingent d’insertion, qui s’était mélangé sur les flancs de l’armée, mènerait une attaque simultanée via les deux côtés pour frapper le plus fort possible les deux côtés de l’armée ennemie.

Le plus gros défaut de l’armée d’Anton restait la très faible proportion de biotiques, écueil compensé partiellement par la forte présence de combattants habiles au corps à corps équipés de boucliers ou d’armures blindées. Mais aussi et surtout par la présence de nombreux combattants d’Eclipses, et parmi eux un certain nombre de biotiques.

Et Alors que l’ancien ravageur avait prévu de les exterminer, et frôlé de le faire peu de temps auparavant, ils se révélaient une aide précieuse. Surtout maintenant que l’asari les dirigeant lui avait annoncé la trahison peu surprenante de Dahl, lui promettant son aide cette fois-ci directement à lui et non par alliance lointaine.

Aussi les biotiques d’Eclipse furent mêlés au contingent de percée et activèrent chacun le bouclier le plus imposant qu’ils pouvaient pour retenir le plus gros des tirs ou assaut biotiques. Les ingénieurs quant à eux se mêlèrent au contingent d’environnement et organisèrent la défense des arrières via la construction de défenses, principalement des drones de combat et quelques tourelles automatisées.

Tous connaissaient leurs missions et l’armée s’organisa rapidement lorsque l’assaut dégénéra rapidement, décimant quasiment tous les mécas de combat, mais aussi de nombreux combattants du contingent d’affrontement. Puis, alors que les tirs s’organisaient, la formation s’activa, libérant un déluge mortel sur les rangs adverses, tandis que le contingent de percée perçait les rangs de l’armée pour rejoindre les rangs des laquais d’Aria.

Anton lui-même, qui ne pouvait plus attendre une seconde de plus, faisait partie des assaillants, laissant à Gorbag le droit de mener l’assaut. Et Heureusement, les deux armées n’étaient guère éloignées, le temps de transmettre et organiser les ordres, les forces s'étaient fortement rapprochées, et les défenseurs des mines avaient même anéantis leur principale défense en ouvrant en grand leur porte d’acier et menant son assaut à l’extérieur de ces dernières.

Pour l’assaut, l’ancien ravageur s’était équipé de son fusil à pompe AT-12 Raider et de ses munitions cryo, et prenait pour cible avant tout les biotiques. D’ailleurs les krogans avaient pour mission de parvenir le plus vite possible au corps à corps des biotiques, tandis que les vétérans butariens tentaient autant que possible de couvrir les flancs de leurs mastodontes d’alliés, l’un des vétérans est même équipé d’un lance flamme, les autres principalement de fusils à pompe.

L’assaut était en court, maintenant seul la violence règne, même si la discipline qu’à tenter de maintenir le plus possible Anton lorsqu’il avait fondé son armée résiste autant que possible. Désormais Chaque chef de contingent est le pilier de l’organisation et mène sa troupe le plus fidèlement possible à l’antique formation de combat qui consiste à mater l’ennemi le plus vite possible avec l’attaque la plus puissante possible.

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Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 08 Mar 2016, 20:47

La stratégie du piège.










Le trajet pour arriver au bunker s’était déroulé sans encombre, avant de reprendre la route, Karrlog avait distribué des grenades récupérées au dernier moment à tous les survivants à l’exception de Kyre et Gernlo, l'asari reconnut la caisse, ce Krogan était parfait sans même le savoir. Les vainqueurs de la bataille de l’after-life, si l’on puis dire, étaient enfin arrivés et a peine arrivés que déjà on leur annonçait qu’il fallait retourner crever dans des mines. Karrlog semblait vraisemblablement le seul heureux quasiment d’apprendre une telle nouvelle. Kyre, elle aurait bien foutu son fusil dans laggle de celui qui le lui avait simplement lancé dans les mains comme si elle était qu’un vulgaire soldat. Mais son visage resté de marbre observa la marée de soldats partir au combat avec hargne. Alors elle se tourna vers ceux qui la suivaient et avaient écoutés et exécutés ses ordres depuis le début.

Préparez-vous et prenez 5 minutes pour vous reposer, nous partons dans 10 minutes.

Kyre partit s’asseoir dans un coin et réfléchir en observant la situation qui se présentait devant elle, d’une façon elle était au pied du mur, forcée à prendre une importante décision. Mais elle devait le faire intelligemment et surtout avec un plan prudent et efficace. Plan qui était en vérité déjà entamé depuis un moment et tous les acteurs qu’ils le sachent ou non avaient déjà sautés à pied joints dedans. Mais maintenant qu’elle était là, au pied du mur, était-elle vraiment certaine que cela fonctionnerait comme prévu ? Aussi bien que pour la bataille de l’After-life ? Elle tourna la tête vers Garnlo, tout aussi pensif qu’elle, surement se posait-il des questions similaires aux siennes, puis vers Karrlog, se posait-il la moindre autre question que celle de savoir quand allaient-ils enfin repartir au combat ? Elle observa autour d’elle un bref instant.
Elle se redressa en inspirant profondément et esquissa un sourire amusé, finalement, elle n’en avait plus grand-chose à foutre. Etait-ce une envie de paix ?.... Non pas vraiment. Juste une envie de fin, la fin de ce bordel qui commençait à la lasser. Kyre aimait les combats rapides, violents, mais rapides, les choses simples et efficaces et c’est ainsi qu’elle allait procéder, simplement et efficacement. Elle se leva et s’étira alors que le combat faisait rage en bas dans les mines.

Votre mission est simple… Vous allez vous séparer et allez rejoindre les escouades biotiques, ne les lâchez pas d’une semelle et protégez-les. Notre victoire dépendra grandement de la force biotique alors je me répète, tous autant que vous êtes, devenez dès à présent l’équivalent de garde du corps des escouades biotiques. Vous avez deux minutes pour trouver une équipe biotique et vous mettre en position à leurs côté ! Bon courage à tous !

Kyre regarda tout le monde se ruer dans le combat à la recherche leurs objectifs respectifs, à ses côtés Garnlo et Karrlog observaient dans la même direction, silencieux. Il était compliqué de comprendre le combat qui se déroulait plus bas, mais une chose était certaine les barrières biotiques étaient bien visibles, ce qui donnait la position des équipes biotiques. Kyre observa son omnitech un moment, deux minutes venaient de s’écouler, elle patienta encore quelques secondes puis sans tourner la tête vers le monstre de muscles à ses côtés..

Karrlog.

.. Il acquiesça et pianota pas plus longtemps que trois secondes sur son propre omnitech, un geste anodin, et releva la tête vers le champ de bataille. Une première explosion explosa à l’intérieur d’une barrière biotique et mit en pièces l’équipe biotique qui y était retranchée. A la suite chacune des grenades piégées distribuées plus tôt à chacun des soldats qui avaient protégés l’After-life détonaient pour la majorité a décimant les équipes biotiques qu’ils pensaient protéger et ce, sans laisser le moindre témoin vivant du plan de l’asari. Sans toute sa force biotique, l’armée d’Aria serait gravement affaiblie, il était maintenant temps d’observer un instant ce qui allait se passer et se tenir prêts pour la suite. Pour le moment le groupe se fondit dans la masse sans aller loin du bunker, la suite du plan était en marche, discrètement, doucement mais surement.

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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Jeu 10 Mar 2016, 21:54
Le Crépuscule d'Oméga




Et c'est ainsi que le Pacificateur Ardak me trahi : en prêtant davantage foi aux dires des mercenaires qu'aux miens. La trahison a toujours un goût amer, et je ne comptais pas le laisser s'en tirer si facilement.
Évidemment, son comportement était compréhensible. Lui et moi nous haïssions. Nous n'avions aucune confiance l'un pour l'autre, notre alliance n'était que de circonstances, et utile que s'il atteignait son objectif : dominer Oméga en maître. Mais les événements avaient déjà montré qu'il s'était surestimé : alors qu'il avait prétendu face à moi avoir les mercenaires derrière lui, ceux ci ont joué dans leur propre camp et comptait faire parti des dirigeants. À partir de ce point, notre alliance était de toute façon nulle et non-avenue. Une manipulation rondement menée par le butarien.
Mais même lui ne pouvait tout prévoir. Je comptais lui donner une ultime leçon, lui rappeler qu'en changeant d'alliance, il avait renoncé définitivement au contrôle absolu de la station, et qu'il aurait non pas des détracteurs, mais des rivaux.




15 Janvier 2201,
Oméga


Le volus ne recevait plus de communication de la part du rebelle butarien. Ni de la part des mercenaires qu'il avait engagé – ce qui était logique, en soi. Et comme les informations indirectes qu'il recevait montrait que les deux groupes ne s’entre-tuaient pas dans les mines, la conclusion était simple à tirer : ils l'avaient doublé.
Dahl arborait un rictus de rage. Le doubler, lui. Dahl l’exilé. Qui avait volé la Hiérarchie, été témoin de l'assassinat du favori au poste de Premier Ministre de l'Alliance, remporté la guerre sur Turvess pour son propre profit. Le doubler. Et s'en tirer sans conséquences ? Jamais.
Le volus ouvrit de nouvelles communications. Le butarien vaincrait – sans doute. Mais ça ne se ferait pas sans heurt. Jamais la station n'entrerait dans l'ère de neutralité qu'il espérait tant.
En premier lieu, Dahl contacta Shoran, lui proposant de nouveaux services et de nouvelles informations. Puis il parla à sa seconde, Jerata, qui se devait de devenir le nouveau visage de Dahl Terminus. Le volus était obligé de partir – c'était déjà prévu, et son opposition désormais officielle avec les gangs de mercenaires ne pourrait que nuire à son entreprise, rendant son départ plus important encore. C'était donc à Jerata de s'imposer désormais, et de motiver les troupes de l’entreprise, alors qu'elles partaient enfin sur le terrain.



Les ennemis étaient nombreux. Anton et ses hommes, les mercenaires, et Aria dont je ne savais presque rien de la position. À l'inverse, ma seule alliée à peu près certaine, Shoran, était très affaiblie. Mon seul moyen de vaincre – et de leur donner une leçon – était de les désorganiser.
J'ai donc augmenté la puissance du brouillage de Shoran avec mon propre matériel. Désormais, les communications étaient totalement désactivées, ou passaient sur mon propre réseau. Combattre était déjà une tâche difficile, combattre sans coordination était encore pire.
Et après avoir isoler les différents commandants, je devais isoler physiquement les différentes armées.




Dahl Terminus

La butarienne apparue sur l'omni écran géant. En face se trouvait les combattants de Dahl Terminus. De toutes espèces, avec un entraînement de base correct et l'expérience de la guerre raloise, et extrêmement bien équipés par l'entreprise.
Jerata Keln commença à parler, de sa voir autoritaire et froide. Tous ici la connaissaient, et reconnaissaient ses capacités. Pas une générale, mais une gestionnaire excellente, appuyée par des individus expérimentés. Ses propos étaient durs, la réussite était nécessaire, l'échec refusé.
Le discours fut court, bref et intense, puis les hommes partirent. Peu nombreux face aux autres groupes – cent, deux cents peut-être, pas beaucoup plus en tous cas – mais suffisamment pour faire pencher la balance en agissant à un endroit critique. Ils se séparèrent peu à peu en forces plus petites, ne laissant dans l'entreprise que la force de sécurité minimale.
Les différentes escouades se répandirent dans les rues et avenues d'Oméga, se déplaçant rapidement vers les quelques entrées des mines, tâchant de se faire discret au maximum.

Nord du CC

Rhys, sa patrouille, James Bringtown et son commando. Une troupe peu nombreuse. Mais de l'élite uniquement, au moins par rapport aux standards de Dahl Terminus. Avec une mission : bloquer de manière définitive le tunnel que prenait un ennemi.
Les soldats disposaient d'explosifs, mais il faudrait entrer dans le tunnel pour les disposer de manière efficace. Hors le tunnel donnait dans un bâtiment, s'y infiltrer reviendrait donc à combattre l'armée, et l'unité de commando n'était pas assez nombreuse pour se le permettre.
Bringtwon se tourna vers Rhys, exposant un plan d'action.

« On va devoir ruser. Je propose deux équipes, une de diversion, et une d'infiltration. La première devra attaquer les ennemis se dirigeant vers le camp de Shoran. Suffisamment près pour être repérer par le bâtiment, afin de les obliger à sortir pour intervenir. L'autre équipe en profitera pour s'infiltrer, piéger le bâtiment et tout faire exploser. Qu'en dites vous ? »




Aider Shoran et me venger au passage. Pour ça, rééquilibrer la situation en blessant autant les différents groupes que l'avait été celui des Ravageurs. Et n'ayant pas les hommes nécessaires pour faire ça, je n'avais qu'une seule façon de le faire : les pousser à se battre entre eux.
Je voulais bloquer ces tunnels. Coincer ce traître d'Ardak avec ses troupes dans un combat à mort face à Aria. Ne laisser qu'un seul passage, que ce soit pour fuir ou intervenir, et y tendre des embuscades.
Je voulais déstabiliser ces mercenaires en jouant sur leurs tensions naturelles : sans communication, coordonner leurs actions devenait un véritable défi. Entre leurs rivalités et la situation critique d’Éclipse si sa chef asari se retrouvait coincée dans les mines, j’espérais que cela suffirait à fragiliser leur alliance. Suffisamment pour qu'ils ne puissent pas intervenir au sommet de leurs forces.
Mes troupes étaient peu nombreuses. Elles devaient être d'une efficacité extrême pour gagner.




Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Dim 13 Mar 2016, 13:16


Du dessous de sa plaque de tôle, Elena avait vu le petit groupe se rapprocher lentement, mais elle s'aperçut qu'elle n'arrivait plus à se sortir de sa cachette. Un des hommes de la bande la tira de là et l'amena devant celui qui semblait être le chef, un Butarien. Après avoir été scannée et jaugée un long instant du regard celui lui posa la question la plus simple du monde.

"Qui êtes-vous ?"

Alors qu'Elena s'appretait à répondre le plus intelligemment possible, une autre voix se fit entendre venant de quelques dizaines de mètres sur la gauche.

"Hola ! Ami ou ennemis !?"

Le Butarien réagit au quart de tour et sorti son fusil en le pointant vers les nouveaux venus.

"Je te retourne la question l'ami. Tu es avec qui?"

Une question risquée qui n'allait sûrement pas apaiser les soldats, qui pointèrent agressivement leurs armes vers Elena et le groupe du Butarien

"Nous sommes avec Shoran ! Contre Aria !"

Elena n'appréciait que très peu le destin qui la faisait se faire arrêter par des soldats de Shoran juste après en avoir massacré par dizaines.
Le visage du Butarien semblait figé dans une expression qui semblait montrée une réflexion intense. Après quelques courts instants, il sembla se détendre et adressa un grand sourire aux soldats de Shoran tout en levant les bras en signe de reddition.

"Dieu merci les gars! J'ai bien cru que ces enfants de putain revenaient pour nous prendre par derrière! Excusez la question dure, on est jamais trop prudent, vous savez comment c'est."

Elena fut déstabilisée par cette révélation, et commença à se demander si le Butarien bluffait ou si elle était vraiment fichue. Les soldats semblèrent cependant se détendre également. Ils baissèrent légèrement leurs armes.

"On doit se replier, ordre de Shoran ! Votre amie semble blessée, il lui faut des soins !"

Le Butarien jetta un regard à l'asari, puis se tourna vers les soldats.

"Ouais, deux minutes les gars !"

Il se diriga vers Ekena et s'accroupit devant elle en parlant doucement, de manière à ce que les soldats ne l'entendent pas.

"Ils sont avec vous ?"

Elena observait la situation d'un œil méfiant. Cette petite bande d'abord, qui l'avait sortie des décombres, ne lui inspirait que peu confiance. Elle comprit cependant son stratagème lorsqu'il se pencha vers elle.

"Non, et vu votre question je suppose qu'ils ne sont pas avec vous non plus. Suivons les pour le moment, on trouvera bien une occasion de se tailler. ", dit-elle en grimaçant de douleur.

Avant qu’elle ai put faire quoique ce soit, le Butarien frappa le mur juste à droite de son visage et approcha ses quatre yeux des siens.

"Ecoutez-moi bien. Je ne suis pas le genre à faire confiance facilement. Shoran ou Aria, je m'en contre-fous... vous pourriez être de la bande d'Anton ou de n'importe quel autre imbécile voulant diriger la galaxie, je vous traiterais pareil. Avec méfiance. Si vous faites quoique ce soit nous mettant en danger, moi ou mon équipage... et c'est la fin." Le Korgan qui l’accompagnait mit son fusil à pompe en évidence, comme pour appuyer son propos. "Suis-je bien clair?"


"J'espère qu'au moins votre petit show vous plaît, car j'ai le plaisir de vous informer qu'il est inutile. Au cas où vous n'auriez pas remarqué je ne suis pas trop en état de faire face à cette troupe seule, donc ce serait stupide de tenter quoi que ce soit contre vous. En tout cas, votre technique d'intimidation est très efficace : Au lieu d'avoir une alliée en confiance, vous avez maintenant une alliée méfiante et qui s'attend à tout de votre part "

Un mot avait cependant alarmé l'Asari : Anton.
Était-ce l'ami de Kyreshorl qu’elle avait rencontré sur Oméga il y a quatre ans, Anton Ardak? Et qu'avait-il a voir avec cette guerre ?

Le Butarien sourit en reculant légèrement. "Tant mieux”, dit-il simplement. "Cependant, puisque nous sommes désormais dans la même navette, évitons au moins de la percer de trous inutiles." Il présenta rapidement son équipage. A chaque fois, il donnait juste un prénom, sans description particulière. Malcolm, Graam, Ledra. Ils n'étaient pas connus. Lui par contre... "Et mon nom, c'est Elliot. Il va me falloir votre nom pour jouer le jeu."

Elliot, prénom bizarre pour un Butarien, pensait l'Asari. Était-ce un faux ou est-il un enfant non-desiré ?

"Je m'appelle Elena." Pas de nom de famille évidemment, c'était plus sûr. "Par contre nos nouveaux copains ont l'air de s'impatienter, donc il va falloir maintenir votre bluff jusqu'au bout. Je ne suis pas sûre de l'intelligence de ceux-ci mais je doute qu'ils ne nous posent pas plus de questions pour vérifier notre identité"

"Hm." Le Butarien se tourna vers le groupe de soldats sans s’occuper plus que ça de sa nouvelle équipière de fortune. "Okay les gars, vers où maintenant?"

Elena tenta difficilement de se relever en s’appuyant sur son fusil, et fut aussitôt aidée par le Galarien nommé Ledra.


La petite troupe d'Elena et Deruuk fut emmenée le long des barricades. Ils pouvaient admirer le désastre que l'explosion de l'After Life avait provoqué, tous les bâtiments sur leur passage ayant été soufflés par l’explosion ou baignant dans les flammes qui se reflétaient sur toutes les surfaces des environs, donnant à l’endroit un vrai caractère d’apocalypse. Ils furent chargés dans une navette et amenés au camp principal.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 15 Mar 2016, 22:48
Elena fut soignée de manière rapide par une medic qui n'avait que peu de temps pour elle. Deruuk était resté très silencieux pendant le déplacement. L'état de branle dans lequel se trouvait la base de Shoran lui indiquait que tout n'allait pas si bien pour la turienne. Des soldats passaient dans les rangs avec une question pour les survivants de l'Afterlife :

-Est-ce que vous avez remarqué une ouverture, un bâtiment d'où sortaient ou rentraient des troupes près de l'AfterLife ?

L'asari s'avança vers le soldat

-Moi j'ai pas vu grand chose, j'étais coincée sous une plaque de tôle à cause de l'explosion de l'Afterlife, et je pense que les autres étaient trop occupés à me chercher pour regarder des ouvertures. Demandez leur si ça vous chante mais je pense que vous obtiendrez beaucoup plus.

Deruuk senti ses poils se hérisser. Est-ce que c'était une question piège? Il hésita un instant, fit semblant de chercher dans sa mémoire, puis répondit, avec l'honnêteté la plus affligeante du monde.

-Non, je n'ai rien vu de tel. Très franchement, j'ai vu l'explosion de loin, et on s'est immédiatement mis à chercher des survivants dans les débris.

Il espérait ne pas avoir dit de bêtise. Bordel dans quelle situation s'était-il mis? Au moindre faux pas, qui sait ce qui pourrait arriver? Il devait trouver un moyen de contacter Anton, et vite. Il laissa partir le soldat qui leur avait posé la question, dépité, les laissant là, tous les cinq, à nouveau, seuls. Il se tourna vers l'asari.

-Elena, c'est ça?
-C'est bien ça, Elliott, répondit l'Asari en insistant sur le prénom

Deruuk grinça des dents. Elle se doutait probablement de son faux nom. Il regarda sur le coté, pour voir s'il y avait quelqu'un pour les entendre. Personne en vue. Quand bien même, le branle bat de combat occupait beaucoup trop les esprits. Pouvait-il lui faire confiance? Rien n'était moins sûr. Il remarqua un petit tabouret portatif et souffla un grand coup avant d'aller s'assoir dessus.

-Et qu'est-ce que vous faisiez sous ces débris exactement?

C'était le retour de l'intéroggatoire. Connaissant son rôle, Graam fit un pas vers l'asari, comme pour l'inviter à répondre sans trop dire de mensonge.

-Vu qu'apparement je n'ai pas trop le choix : je me cachait sous les décombres car j'avais aperçu du mouvement dans les environs et mes blessures ne pouvaient me permettre d'être blessée. Et vous, que faisiez-vous au-dessus des débris ?

Deruuk rigola un instant. Il regarda à nouveau rapidement autour de lui pour vérifier que personne n'allait entendre ses prochains mots.

-Et Aria, elle sait que vous êtes là?

Si elle n'était pas avec Aria, alors Deruuk avait fait une erreur de calcul, mais tout semblait indiquer qu'elle faisait partie de la bande de l'asari violette. Il avait évité la question. Le mieux était de ne pas trop lui en dire pour l'instant.

-Aria n'en a rien à foutre de ma tronche, et maintenant c'est réciproque. Et pour vous, comment va Monsieur Ardak ?

Deruuk explosa de rire. Ledra fit la grimace. A quoi jouait le capitaine bon sang?

-Il va bien, un peu trop peut-être. Ma foi, j'ai bien l'impression que nous nous trouvons dans la même situation.

Ce n'était pas exactement vrai. Anton n'en avait pas réellement "rien à foutre" de Deruuk, mais ce dernier était si fatigué de courir à droite à gauche pour lui qu'il se permettait cette petite suggestion. Il voulait en savoir plus sur elle. Le jeu venait de commencer. Qui parviendrait à glaner le plus d'informations sur l'autre?

-Vivre en freelance ne doit pas être simple. J'espère que votre équipage parviendra à venir vous chercher. Ou n'en a-t-il lui non plus, plus rien à foutre de vous?

A l'instar de son nouveau patron, un large sourire carnassier se dessinait sur son visage. Il tentait de l'énerver, de la titiller... tout pour la faire parler. La conversation oscillait entre échanges de piques et recherche d'informations, et personne ne savait comment allait se terminer cet échange. Graam commençait à se perdre dans le flot de paroles et semblait relâcher son attention, adoptant de plus en plus une posture d'incompréhension.

-Mon équipage se porte très bien merci, mais il préfère être plus utile que de rester en retrait pendant que leur boss fait son show ou de remuer une arme pour essayer d'intimider les gens. Mais dites-moi, si vous n'êtes pas avec Shoran, Aria ou Anton, vous êtes aussi des free-lance ? Alors qu'est-ce qu'une bande comme vous fait au milieu des débris du trône d'Aria à questionner ceux que vous trouvez ? Vous n'avez pas non plus une dégaine de détectives amateurs

Ça, Graam l'avait compris. Deruuk ne pouvait pas effacer le sourire amusé de son visage. Elle était bonne. Pas à glaner les informations, mais à lancer les piques. Graam jeta un regard énervé à son Capitaine, qui ne fit rien pour arranger ça.

-Peu importe si ça vous plait ou non. En attendant, c'est lui qui tient le fusil. J'éviterais de l'énerver à votre place.

Pour toute réponse, Graam arma réellement la claymore. Il avait déjà tué par erreur, mais là, il ne se tromperait pas.

-Je n'ai jamais dit que j'étais en free-lance, mademoiselle.

Il avait simplement une querelle avec ses employeurs.

-Et cet équipage qui est le votre, il est utile en faisant quoi exactement? Rester au port à se torcher mutuellement le bout du museau?

Elena sembla se crisper en entendant ça. Tant mieux, peut-être allait-elle enfin cracher le morceau...

-Si vous voulez tout savoir, mon équipage est actuellement aux Docks en train d'essayer de trouver un moyen de désactiver les défenses orbitales, ou du moins de les contourner pour pouvoir décoller de ce caillou.

Deruuk se figea. Comment?

-Maintenant, si ça ne vous dérange pas, j'aimerais pouvoir les rejoindre et me barrer, finit l'Asari en se levant pour appuyer son intention

Deruuk se leva immédiatement après elle et fit un signe à Graam, qui appuya sur les épaules de l'asari pour la faire rassoir. Le butarien s'avança vers elle et se pencha pour rapprocher sa tête de la sienne. Graam la lâcha.

-Vous voulez dire que vous avez un moyen de quitter ce maudit rocher?

Son intonation avait complètement changée. Ce n'était pas un ordre, ce n'était pas une question. C'était un espoir.

-Je ne garantit rien, mais il y a une possibilité qu'ils trouvent le moyen de nous faire sortir.

Deruuk sourit. Il sourit très largement. Ses joues manquèrent d'exploser. Il se mit à rire d'un petit rire joyeux. Joyeux et nerveux à la fois. Il marcha un peu autour de l'espace, puis regarda Malcolm, toujours caché derrière son casque. Il fit "oui" de la tête. Deruuk rit de plus belle. Il n'avait pas besoin de plus. Oui, il avait promis à Anton de l'aide, mais qu'avait-il fait en retour? Rien de bien grand. Deruuk va par ici, Deruuk va par là! Non! Il en avait assez. De toute manière, ce conflit ne l'intéressait plus. L'avait-il seulement intéressé à un moment ou un autre? En y réfléchissant, non, pas vraiment. Il était là car il y était contraint. Oubliant complètement les paroles de son second, il se tourna vers l'asari.

-Notre route est toute tracée ma foi, en échange de notre aide, je vous offre notre compagnie.

La tournure des événements était tout à fait intéressante. Il s'arrêta.

-Et que fait-on de...

Il agita les bras pour montrer ce qui se trouvait autour de lui.

-...ça? D'eux?

Shoran ne lui était pas sympathique. Il était en train de le trahir, de l'abandonner, mais un petit coup de pouce envers Anton pourrait...

-J'aimerais beaucoup m'amuser avec vous, mais je pense qu'on manque déjà assez de temps.

Deruuk eut un petit rire.

-C'est bien dommage, mais vous avez raison. Je pense que nous étions partis sur une mauvaise base, pourquoi ne pas essayer de nous concentrer sur un avenir un peu plus... fructueux?

Il tendit la main, comme une invitation à la serrer. Elena accepta cette invitation puis s'écarta pour désigner d'un grand sourire la sortie du camp de la main gauche, comme une marque de courtoisie.

Il avait enfin un moyen de faire ce qu'il savait faire de mieux. Fuir.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Jeu 17 Mar 2016, 22:23


Kydra soupira. Elle n'était pas en pleine activité, immobile comme elle l'était, mais elle devait pourtant essayer de se concentrer, tous ses efforts étaient tournés vers cet objectif. En effet, si son esprit avait été complètement vide auparavant, elle était désormais envahie d'émotions et de souvenirs qui menaçaient de lui faire perdre le contrôle si elle ne restait pas concentrée. Ce genre de combats psychologiques étaient tout aussi durs que leurs homologues physiques, voir même plus encore quand l’ennemi s'avérait être son propre esprit. Au moins, cela lui empêchait de réfléchir à ce qui se passait autour d'elle, ou à la situation dans laquelle elle était. Était ce simplement un instinct humain, ne pouvant rester vide et forçant ainsi des réactions ? Un mécanisme bien étrange si c'était le cas, dont l’intérêt échappait complètement à Kydra. Elle ne pouvait en aucun cas se permettre de s'abandonner à cette sensation, car cela lui ferait définitivement perdre le contrôle.

Ou peut être ne s'agissait il que de cela finalement. Peut être qu'elle n'était qu'un simple parasite dans son propre corps et qu'il réclamait son libre arbitre ? Elle même n'était peut être qu'une simple fusion d'idées qui avait pris possession de l'esprit qui en était à l'origine ? Cette pensée seule faillit lui faire définitivement lâcher prise. L'humaine mit quelques instants à essayer de se ramener dans la réalité. Non, elle n'abandonnerai pas, peu importe ce qu'elle était, elle continuerai à se battre jusqu'au bout pour continuer d'exister. Mais pourtant elle était bel et bien au contrôle, alors pourquoi pensait elle cela d'elle même ? Les pensées et l'«âme» n'étaient pas dissociables pourtant, la conception de l'esprit en étant automatiquement une, alors que se passait il ? Était il possible qu'elle ait atteint un nouveau degré de réflexion lui permettant de conceptualiser son âme ? Non, non, non, non, c'était beaucoup trop compliqué, plus elle y réfléchissait et moins elle y comprenait quelque chose.

Holly est ce que ça va ?

Kydra était de retour dans la réalité, penchée, les deux avant-bras appuyés contre un mur, elle avait visiblement perdu le contrôle de son corps physique quelques instants. Mais elle ne devait en rien montrer ce qui se passait réellement à ceux qui l'entouraient.

Oui ça va, c'est juste ma blessure qui me lance parfois.

Elle porta sa main à la partie de l'armure qui était percée. Cela lui semblait remonter à une éternité.

Tu devrais retourner au centre médical.

Non ça va aller je vous dit. Il y a plus urgent que moi.

Même si son tout nouveau poste de garde ne l'enchantait pas, elle n'avait aucune envie de retourner là bas. A vrai dire, elle n'avait plus aucune envie de rester ici. Maintenant qu'elle avait réussit à reprendre pleinement conscience, le camp était devenu envahi de mercenaires et des troupes qui se repliaient, un joyeux bordel qu'elle n'appréciait d'aucune façon. Elle voulait tuer, et elle ne voulait pas rester ici, voilà de quelle manière elle devait procéder, se baser sur ses émotions et prévoir la suite en conséquence. Si elle essayait de réfléchir à trop long terme... Non, elle avait peur d'y réfléchir tout simplement. Elle devait simplement trouver un moyen de se barrer. Moyen qui sembla presque prendre une forme physique devant ses yeux lorsque plusieurs mercenaires s'approchèrent d'eux. Ils voulaient s'entretenir avec les lieutenants de Shoran, et ils furent arrêtés par la patrouille de la même manière que Kydra un peu plus tôt.

Pour Jikew, adressez vous à Kyrille d'abord, c'est elle qui filtre les informations, et Rhys se trouve au nord du centre de commandement, vous ne pouvez pas le déranger actuellement.

Kydra haussa un sourcil à l'écoute de cette phrase. Cela lui rappela pourquoi elle était venue ici à la base, pour le butarien. Elle n'avait pas tué Jikew, et elle n'allait pas le tuer, il s'agissait pourtant clairement de la cible qu'il lui avait indiqué. Elle brisait ainsi purement et simplement le contrat sur lequel ils s'étaient accordés. Cependant, rien ne lui empêchait de l'aider en affaiblissant son ennemi. Elle savait que ceux qui l'entouraient étaient ses ennemis et que le butarien fut son allié, ce constat était suffisant, une information de plus sur laquelle se baser pour avancer. Ses réflexions concordaient donc désormais en un seul objectif. Rhys. Il ne lui restait plus qu'à avancer vers celui ci sans se poser plus de question. Elle devait continuer de procéder ainsi pour ne pas sombrer dans la folie.

Pendant ce temps, la discussion avait chauffée, les mercenaires refusant les directives de la patrouille et cette dernière n'en démordant pas. L'humaine y vit une occasion, l'attention étant centrée sur le groupe, elle quitta sa position et se fondit dans la foule. Personne ne fit attention à elle, il y avait beaucoup trop de soldats et tout le monde était trop occupé pour cela. Kydra se faufila entre les membres ravageurs et mercenaires et se dirigea vers la sortie du camp. Pourtant parmi ce brouhaha, une phrase attira son attention.

Savez vous où se trouve Holly ?

L'humaine s'arrêta un instant et tourna la tête vers l'origine du son. Un groupe de ravageurs avaient posé la question à des médecins.

Ils l'ont appelé à la garde de la tente de Jikew il me semble, pourquoi cette question ?

Elle a tué un homme qui l'accompagnait. Merde ! Faut qu'on se dépêche !

Les ravageurs reprirent leur progression rapidement. Elle avait bien fait de quitter son poste, l'étau s'était resserré autour d'elle sans qu'elle le sache. L'humaine arriva près de la sortie du camp. Tout le monde ici était sur le pied de guerre, les patrouilleurs s'attendaient à devoir riposter à n'importe quel instant et toutes les tourelles avaient été activées. Cependant les troupes qui se repliaient continuaient d'affluer.

En s'y dirigeant, elle croisa un groupe de personnes qui ne semblaient n'être ni des ravageurs, ni des mercenaires. En leur centre, un butarien et une asari se serraient la main. Kydra n'y porta pas attention plus longtemps et se fraya un passage parmi eux en les bousculant, ne voyaient ils pas qu'ils gênaient ? L'humaine atteignit finalement la sortie du camp. Un des patrouilleurs la fixa.

Je dois rejoindre Rhys sur le champ, ordre de Jikew.

Il lui adressa un signe de tête et Kydra continua son chemin, sortant enfin de ce campement. Elle n'était plus la même que lorsqu'elle y avait pénétré, tout avait changé en un si court laps de temps... Inutile d'y perdre du temps de réflexion, seul l'avenir comptait à présent. Elle se dirigeait vers le centre de commandement, marchant au travers de rues désormais complètements vides. Les loups s'affrontaient, et les brebis fuyaient ou se cachaient, tentant de prolonger ainsi leur vie. Une existence qui n'en était pas une, qui ne méritait pas de l'être en tout cas. La seule chose que devait faire une brebis, c'était de se faire pousser griffe et crocs et devenir ainsi ce qu'elle craignait le plus, devenant maître de son destin. Kydra s'arrêta un instant et porta sa main à son visage. Qui était elle pour penser cela ? Elle qui n'avait absolument rien contrôlé, se plongeant dans le mensonge et l'ignorance pour se protéger d'elle même. NON ! Non, non, elle devait arrêté de penser à cela, elle devait se concentrer sur son objectif, la tête de Rhys, voilà c'est tout, juste cela, c'est tout ce dont elle avait besoin. Tuer Rhys, tuer Rhys, tuer Rhys... Un mouvement la déconcentra.

Un homme apparut face à elle et s'approcha. Kydra dégaina immédiatement son arme et la pointa vers ce qui s'avéra être le visage de Kurt. Ensanglanté, l'homme grimaçait de douleur et titubait vers elle.

Kydra... On a essayé de te joindre mais c'était impossible. Les autres... Ils sont morts...

L'humaine écarquilla les yeux. Ce visage... Ce visage lui rappelait ce qu'elle avait pensait être, ce qu'elle détestait désormais plus que tout. Elle devait faire disparaître ce visage, oublier toute trace de ce qu'elle avait été. Non, elle ne pouvait pas faire ça, elle était d'ailleurs en route dans l'intérêt de quelqu'un de son passé. Mais alors, était elle encore la Kydra d'avant ? Non c'était impossible, plus maintenant. Et pourtant si elle continuait d'avancer, cela signifiait qu'elle acceptait forcément ce qu'elle avait été. L'humaine était complètement perdue, elle s'était encore une fois enfoncée dans ses réflexions, soulevant plus de questions que de réponses. Elle devait se reconcentrer encore une fois. Elle leva la tête vers Kurt.

Caches toi, fuis le temps que la tempête s'estompe, il y aura bien quelqu'un qui pourra s'occuper de tes blessures.

L'humain attrapa Kydra par les épaules.

Ils se sont sacrifiés pour toi, n'étaient ils donc rien à tes yeux ?

Elle braqua son arme sur sa tête.

Et tu iras les rejoindre si tu ne dégages pas rapidement.

Kurt se redressa et croisa les bras.

Alors il en est ainsi ? Tu n'avais donc aucune estime pour nous depuis le début ?

Kydra afficha une expression de dégoût, pourquoi en aurait elle eu ?

Soit. Je refuse de salir la mémoire de mes camarades... et j'ai fait le serment d'obéir à tes ordres. Vas y, tire, mourir ne me fait pas peur, j'ai vécu ma vie dans l'honneur, je peux partir la tête haute.

Kydra éclata de rire.

HAHAHAHA ! Abruti, l'honneur ne t'as rien apporté si ce n'est ta mort AUJOURD'HUI !

Elle tira, la balle alla se loger dans le crâne de Kurt, éteignant instantanément son existence et rependant son contenu tout autour d'eux. L'humaine ne s'attarda pas un instant de plus sur le cadavre et ne se permit pas d'y affecter son esprit. Elle resta concentrée sur son objectif.

Kydra atteignit finalement le nord du centre de commandement. Se déplaçant discrètement et seule, le voyage n'avait connu aucun encombre. Elle repéra rapidement la patrouille qui l’intéressait. Rhys était parmi eux, mais il y avait bien plus d'hommes qu'elle ne s'y attendait. Ils étaient postés pas très loin du tunnel qui vomissait les troupes ennemis, leur objectif, sans doute. Kydra s'aperçut d'ailleurs que c'était la première fois qu'elle voyait les troupes d'Aria depuis le début du conflit. La patrouille en question se scinda et partit dans deux directions différentes. Voilà qui allait simplifier les choses, les forces ennemis avaient ainsi été diminué de moitié. Se déplaçant silencieusement et à une portée respectable, elle suivit le groupe mené par Rhys. Ce dernier se positionna près de la sortie du tunnel et se préparait à attaquer. Ils devaient sans doute jouer le rôle de diversion. Kydra fit en sorte de trouver une ligne de tir correcte et attrapa son lance grenades. Elle n'avait qu'à attendre que le combat commence. Elle allait exploser leur arrière en les prenant complètement par surprise. Et lorsque les survivants se replieraient vers sa position, elle allait pouvoir s'occuper directement de Rhys.

L'humaine agrippa fermement son lance grenades et attendit avec impatience que résonnent les premiers coups de feu.




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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Lun 28 Mar 2016, 05:36
Il fait toujours un peu moche sur Oméga, un peu noir. Jamais vraiment l'endroit paradisiaque qu'on aimerait que ce soit. C'est sûr que comme base de vacances, personne ne vous le conseillerait réellement, même pour les soldats les plus aguerris. Seuls ceux de gang trouvaient sur Omega le calme tendu et savoureux qui leur était si appréciable. Au fil des siècles, la base était devenue de plus en plus fréquentable par le tout-venant, Aria tenant les différents gangs dans le creux de sa main et offrant à l'endroit une stabilité bienvenue.

Autant vous dire immédiatement qu'à présent, rien ne pourrait plus permettre le retour de cette stabilité. L'armée d'Aria s'écrasa contre celle d'Anton. En premier lieu, elle donna l'impression d'avoir l'avantage. Les divisions biotiques en particulier étaient meurtrières dans les rangs adverses. Ils étaient fortement protégés par des forces blindées et des ingénieurs. Le contingent de percée d'Anton fut mis à mal dès l'assaut. L'impact fut brutal et les pertes nombreuses. La stratégie d'Aria semblait être de mettre à l'avant les unités les moins douées pour faire barrière tandis que les soldats confirmés à l'arrière descendaient les forces qui arrivaient. Malgré la vitesse de frappe du contingent de percée, les corps tombèrent d'un côté comme de l'autre, Grenin fut abattu par un tireur adverse. Les Sangs Purs furent décimés avec rage par les hommes d'Aria. Chaque instant était une lutte pour sa vie. L'arrivée du contingent d'affrontement permit une bonne avancée de l'armée d'Anton vers la base d'Aria. Gorbag put en profiter pour descendre deux escadrons de biotiques, mais son signalement sembla passer parmi l'armée adverse et il commença à être pris pour cible de manière appuyée.

Le contingent d'insertion prit en tenaille une partie de l'armée d'Aria. Cette dernière profita dans sa connaissance du terrain pour tenter de donner le plus de difficulté possible à son adversaire, n'hésitant pas à détruire des voies de passage ou des ponts au-dessus du vide si nécessaire. Aux yeux des néophytes, Anton pouvait donner l'impression de gagner. Mais les habitués des batailles pouvaient bien comprendre que celle-ci piétinait, ce qui n'avait rien de réjouissant pour les armées qui attaquaient. Ce qui fit réellement le renversement de la bataille fut la trahison de Kyreshorl qui porta un mauvais coup définitif aux protections des troupes d'Aria. Ce fut d'ailleurs cette dernière qui se montra alors que les troupes refluaient vers l'intérieur de sa base. Armée d'une veuve noire, elle tira à bout portant sur Kerlogg, Gerno et sur l'asari qui l'avait trahi. Le premier Krogan grogna touché gravement, mais ce fut surtout pour le butarien que la visée fut meilleure, la tête explosant en couvrant de sang ceux près de lui. Ces troupes assaillirent les traîtres, mais la confusion fut telle qu'il fallut bientôt surtout s'occuper des troupes d'Anton qui venait de devant. Aria envoya Gavorn s'occuper personnellement du butarien commandant. Elle grinça des dents en lançant cet ordre "Je perds la guerre, mais je ne veux pas qu'il puisse la savourer." Après cet ordre, elle s'enfonça dans le repaire, préparant alors sa fuite. "Elkoss, vous avez tenté de me contacter depuis un bon moment, vous allez enfin vous montrer utile."

À l'extérieur, la situation n'était pas moins chaotique. Le camp de Shoran avait été pris par les mercenaires qui retenaient joyeusement Shoran et Jiwek dans la tente principale. Il était facile de voir qui avait à présent du contrôle de "l'armée d'Omega" et ce n'était plus la Turienne.
"Les docks sont totalement envahis par les Vortchas. Ils sont devenus fous avec le Sable rouge. fit remarquer Jiwek
- Peu importe, en premier lieu, nous allons dératiser ces mines et nous nous occuperons de ses insectes… répondit le chef des soleils bleu en holoconversation."

En effet, l'entrée vers les mines qui se trouvait du côté du Centre de Commandement avait cessé de déverser des soldats. Une véritable bataille rangée avait lieu à présent, mais avec l'aide des trois groupes mercenaires, il n'y avait plus beaucoup de suspense pour savoir qui allait gagner à présent.
Rhys hocha la tête au plan de Bringtown, c'était le plus facile à faire, à présent, il fallait mettre cela en place. Mais lorsqu'il jeta un coup d'oeil au tunnel, le flot de troupes semblait avoir arrêté de passer par là. Même plus besoin de diversion, donc. Il fit un mouvement de main et il partit directement sur le terrain sans vraiment réfléchir : comme d'ordinaire. Il ne voyait même pas le piège de l'humaine sur un immeuble qui avait prévu de l'envoyer manger les racines d'ezo de la station.

À l'entrée des mines, un problème de taille attendait Dahl : Non seulement les troupes en réserve d'Anton étaient là, mais également des renforts d'Éclipse argumentaient avec le chef de ce contingent pour entrer et aider ses camarades. Quelle serait alors la meilleure stratégie face à eux ?
Citation :

Résumé :
- Les troupes d'Anton semblent gagner la bataille. Gavorn est parti l'affronter en combat singulier.
- Aria profite de la confusion pour fuir. Elle contacte Dahl.
- Les Docks sont pleins de Vortchas.
- La guerre a commencé à atteindre le quartier du CC, attention aux balles perdues !

J'ai besoin que Kyre ainsi qu'Anton me lancent deux dés : Un d20 et un d6, qu'ils m'envoient les résultats par MP ! À la semaine prochaine Smile


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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Lun 28 Mar 2016, 19:37
Une balle frôla la tête d’Anton, qui la baissa inconsciemment alors que le danger faisait déjà partie d’un passé révolu, d’autant plus que le tireur venait de trouver la mort alors qu’un krogan lui abattait un monumental coup de tête, rapidement suivit d’une décharge de Claymore. Au final la situation se révélait de plus en plus catastrophique, et si la défaite était loin d’être une évidence, elle se dessinait de plus en plus tandis que l’assaut s’enlisait inexorablement.

Le pire fut la mort de Grenin, abattu vulgairement par un tireur, et d’après le bruit et les dégâts, vraisemblablement un M-97 Viper. Cette perte fut particulièrement difficile pour le commando Na’Hesits, mais aussi par Anton qui connaissait ce butarien depuis maintenant près de trente ans. Mais aussi parce que le colonel était un diable de combattant aussi impitoyable qu’un krogan et tenace qu’un elcor.

Toutefois, les Na’Hesits restaient des vétérans et n’étaient pas du genre à fuir mais plutôt à chercher la vengeance, aussi les butariens redoublèrent d’effort. Ce qui ne fut par contre pas le cas pour les Sang Purs qui rompirent les rangs devant la perte d’autant des leurs. Heureusement l’entrée en lice des commandos de l’Hégémonie et des Pacificateurs compensa largement la défection des intégristes.

Mais, alors que la situation s’enlisait toujours davantage, des explosions aussi subites qu’inattendues survinrent, emportant un nombre conséquent d’unités d’Aria, et plus particulièrement ses unités biotiques si dangereuses. Aussitôt, Anton beugla ses ordres.

« L’ennemi cède, A moi soldats, A moi Oméga. » Évidemment la déclaration était bien prétentieuse et rapide, mais là était le but de ces déclarations, mentir pour mieux motiver. De toute manière les mots importaient peu dans ces situations où ils se perdent dans le vacarme des armes et des hurlements.

Soudain, un galarien surgit devant l’ancien ravageur et tenta de lui asséner un coup d’omnilame, attaque aisément évitée par le butarien qui punit l’idiot par un tir à bout portant de son AT-12 Raider, envoyant la carcasse du fou valdinguer plus loin. Mais alors un tir vicieux de Viper vint frapper Anton … ou tout du moins l’aurait frappé si un Na’Hesit n’était pas passé par chance sur le chemin du tir. Sauvé par la chance, le Pacificateur bondit dans la direction du tir, protégé de près par deux combattants butarien et un krogan qui ouvrait la route à coup de tête et d’épaule.

Le champ de bataille étant quasiment plat, les tirs ne pouvaient provenir que d’un seul lieu, l’espèce de centre de commandement qui trônait à l’arrière de l’armée ennemie, toutefois devant l’absence de nouveaux tirs ennemis, il semblait que le sniper avait décidé de se joindre à la bataille, ou de fuir. Dans tous les cas, il était plus que temps de briser définitivement les rangs ennemis, surtout que de plus en plus de combattants ennemis se repliaient derrière les enceintes de protection, l’armée d’Anton devait réussir à pénétrer les lieux avant que la porte puisse être refermée.

Soudain un déluge de tirs vint faucher le krogan menant l’assaut, le tuant avant même que son corps ne touche terre. Aussitôt, Anton siffla ses ordres aux deux acolytes le couvrant. « Grenades maintenant. » Les Na’Hesits agirent de suite et lâchèrent la mort sur les quelques combattants tenants lieu de peloton d’exécution.

Mais à peine les explosifs effectuèrent leur œuvre de mort, un turien surgit par le flanc droit et cueillit le butarien de droite d’une rafale de sa mitrailleuse, exécutant froidement un autre vétéran. Alors seulement, le Spectre des terminus reconnut son adversaire, le célèbre nettoyeur de vermines, Preitor Gavorn laquais sans ambition de l’ancienne reine d’Oméga, mais aussi dangereux combattant implacable avec ses proies. Certains auraient pu craindre un tel combat, mais pas Anton, lui qui avait connu deux guerres civiles, combattu côte à côte avec les meilleurs soldats de l’espace concillien et survécu aux pires conditions climatiques. Mais aussi et surtout à lui qui avait combattu et tué une probatrice, l’une des pires menaces qui soit.

Non Gavorn n’apporta pas le moindre frisson de peur, ni même de doute, mais uniquement de plaisir. Le duel serait intéressant, aussi Anton releva le défi et lâcha un tir percussif bien senti qui claqua violemment contre le bouclier du lieutenant turien, et même s’il ne causa aucun dommage, il suffit à figer quelques secondes le chasseur sur place. Alors le butarien bondit et lâcha deux tirs rapides vers son adversaire qui encaissa le tout sans broncher, avant de riposter en lâchant une courte salve qui entama sérieusement le bouclier de l’ancien ravageur.

Maintenant que le combat avait commencé, le reste de la galaxie pouvait brûler rien n’arrêterait les deux belligérants avant que l’un d’eux ne se vide de son sang sur le sol froid des mines. Qu’importe pour eux les pertes qui s’entassaient des deux côtés, ou des tirs qui frôlaient miraculeusement les deux adversaires assoiffés de sang. Les échanges de tirs s’enchainèrent, un tir particulièrement chanceux parvenant à blesser le Pacificateur au bras droit, tandis que ce dernier se débarrassait de son fusil à pompe déchargeait pour s’équiper d’un carnifex bien plus pratique.

Soudain, Anton parvint à atteindre Gavorn au corps à corps, percutant le turien d’un sublime plaquage qui emportant les deux ennemis au sol, transformant dès lors le duel en furieux corps à corps. Rapidement l’ancien chasseur de prime prit le dessus, lui qui était habitué à combattre ses adversaires en combat rapproché, tandis que le turien était un habitué des assassinats de loin et sans grand efforts, toutefois ce dernier bénéficiait d’un avantage certain, celui que tout turien possède, son poids conséquent et son exo armure naturelle le rendant difficile à combattre.

Toutefois Anton avait un avantage différent, sous la forme d’un énorme couteau de combat dentelé. Un avantage que le butarien n’hésita nullement à user en frappant vicieusement de sa lame droit dans le bras gauche de son ennemi, qu’il perforant violemment en traversant de part en part le membre du turien.
Néanmoins, Gavorn avait beau ne pas être un vétéran des combats rapprochés, il n’en restait pas moins un sacré salopard doublé d’un combattant intelligent, aussi la douleur ne lui fit pas abandonner la lutte, au contraire il s’en servit comme une arme en bloquant la lame de son adversaire il se dégageait une option.

Durant le début du combat, le turien avait perdu son fusil mitrailleur, qui gisait quelques centimètres plus loin, aussi il profita du fait que l’attention d’Anton soit détournée pour récupérer l’arme et tenter d’en user. Le pistolet cracha son déluge de feu et vint frapper le butarien à la tête. D’ordinaire, le tir aurait été mortel, surtout à si courte portée et avec une telle cadence, mais l’arme se trouvait presque en parallèle du visage d’Anton, qui réussit à repousser l’arme, non sans qu’un tir ne parvienne à l’atteindre.

Le tir cueillit le Spectre des Terminus droit dans l’œil gauche supérieur et traversa la tête du butarien de part en part en longeant la surface, traçant un sillon dévastateur tout du long. Et bien que la blessure était abominable, elle n’était pas mortelle du moins pas avant un bon moment et en l’absence de soins. La douleur fit exploser la rage de l’ancien ravageur qui réussit enfin à retirer sa lame en tirant un coup sec puis l’abattit à de très nombreuses reprises dans la bouche de Gavorn. Tant pis pour la promesse aux vorchas ou à quiconque d’autre. La mort emporta le turien avec une telle rage que le corps fut méconnaissable tandis que les autres Pacificateurs atteignaient enfin l’emplacement de leur chef.

Jagath’Ei s’agenouilla à côté d’Anton, continuant encore et encore son œuvre destructrice.

« Les troupes d’Aria se replie. Semblerait que l’asari abandonne son armée. » Alors seulement le butarien découvrit la blessure de son ami, beuglant alors immédiatement. « Que quelqu’un me cherche un foutu médecin. » puis se tourna à nouveau vers un Anton subitement bien calme. « Il faut qu’on te soigne, le reste peu attendre. »

Mais l’ancien ravageur ne l’entendait pas ainsi. « Non » Lâcha avec rage le butarien tout en se relevant, dévoilant l’horrible blessure à tous les autres. Son orbite désormais vide scrutant fixement chacun d’eux et aucun à la fois. « Pourchassez chacun d’eux, vivants si possible. Maintenant. » Alors chaque Pacificateur partit accomplir sa mission, laissant le premier d’entre eux seul.

Quiconque croisait Anton évitait soigneusement de l’approcher lorsqu’ils découvraient la rage qui l’habitait, lui-même ignorait allégrement ceux qui passaient pour scruter avec force le corps de celui qui l’avait défiguré. Puis enfin un médecin apparut, un autre galarien comme l’essentiel du contingent d’environnement. Hésitant ce dernier se positionna à la gauche du seigneur de guerre, attendant sûrement une quelconque invitation de sa part.

« Approche. Fais ce que tu peux, je veux repartir au plus vite au combat. » Le galarien acquiesça tout en gardant, chose surprenante pour un membre de cette espèce, le silence tout du long. Soudain, Anton chercha du regard celui qui lui avait promis de tenir lieu de garde du corps. Ou était donc passé ce satané contrebandier ?

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Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Dim 03 Avr 2016, 14:50





Tout n’était qu’une question de temps et pour ainsi dire, un temps qui passait à une vitesse incontrôlable et qui ne serait d’aucune pitié car lorsque vous ne démontrez pas la moindre pitié dans vos actes, il faut s’attendre à ne pas en recevoir en retour. Kyre et ses deux complices devaient faire vite, ils devaient sortir des rangs d’Aria tout en se fondant dans le bordel. Mais un mauvais pressentiment agressait sa nuque telle une épée de Damoclès pendant juste au-dessus de sa tête.

Les balles fusaient et tout le monde courait dans un sens ou dans l’autre, le trio sortant peu à peu des rangs pour prendre une nouvelle place stratégique et organiser le prochain coup, le champ de bataille ne semblait être que chaos dans lequel il n’était pas rare de voir quelqu’un tirer sur un allié par mégarde tant le stress vous prenait à la gorge et altérait la concentration.

Il ne fallut pas longtemps à Kyre pour comprendre d’où provenait ce mauvais pressentiment tout particulièrement lorsque Kerrlog tomba à genoux blessé d’une violente balle de sniper qui n’était en aucun cas une balle perdue, l’asari eut tout juste le temps d’administrer une bonne dose de médigel au Krogan que la tête de Garnlo explosa sous la violence du même tireur… Ou plutôt tireuse, Aria avait décidée de leurs faire sauter la tête de ses propres mains et utilisait les grands moyens pour ça. Kyre déploya une barrière biotique tout juste à temps pour se protéger de la balle qui lui était destiné, mais le choc fut tel qu’elle fut propulsée au sol. Il était temps de fuir, elle sentit plus d’une balle siffler l’air derrière sa tête et traverser la mauvaise cible alors qu’elle courait le plus habilement possible parmi la pagaille.

Malheureusement l’ex reine d’Oméga avait fait en sorte que son identité soit dévoilée au près des troupes, heureusement pour elle, elle n’était pas la seule asari dans le coin et surtout tout le monde était plutôt occupé à éviter de crever. De ce fait, seul quelques-uns des laquais d’Aria avaient tentés de l’attraper, lame courbée en main, Kyre ne se servirait de sa biotique qu’en cas extrême pour tenter de garder sa progression parmi la foule la plus discrète possible. Tous ses siècles d’entrainement et de combats avaient enfin la possibilité de fleurir sur un champ de bataille digne de ce nom et l’asari en fuite devait enchainer les abatages au couteau ou à l’omnilame avec pour avantage son armure légère, son extrême agilité et une endurance à toute épreuve. L’asari se devait de faire dans le simple, rapide et efficace, ne pas passer par quatre chemins. L’humain qui avait tenté de l’arrêter fut surpris de voir l’asari bêtement dévier le canon se son arme d’une main et d’un geste vif et précis glisser à deux reprise la lame courbée de son couteau dans sa gorge et continuer son chemin d’un pas rapide jusqu’à sa prochaine altercation.

Cela faisait de bien longues années que l’Ardat n’avait été dans cet état d’esprit, sa situation était tellement mauvaise qu’elle était prête à tout. Son visage était complètement fermé n’affichant plus le moindre sourire. Les battements de son cœur se calmaient petit à petit et sa respiration devenait peu à peu plus sereine, mais au plus elle avançait au plus les combats s’enchainaient et Aria semblait avoir abandonné l’idée de lui faire sauter la tête elle-même, pensant surement qu’elle finirait par crever ici ce qui était une évidente possibilité. Mais si cela devait arriver la déesse seule savait qu’elle le ferait en beauté et en parlant de déesse Kyre était loin de penser à la même que les autres asari. Kyre repartit dans l’autre sens et retourna en direction du bunker il était hors de question qu’elle abandonne aussi facilement.

« Kerrlog ! T’es vivant ? »
« Grraah… Ouais.. »
« Tu as toujours tes grenades biotiques ? Il me les faut. »

Ce n’est pas sans encombre que Kyre finit par retrouver le grand Kerrlog dans un coin un peu reculé le temps de laisser le médigel agir, elle récupéra les trois grenades à la ceinture du krogan.

« C’est quoi ce regard ? Tu comptes faire quoi comme connerie encore ? »
« … Dégager la voie et faire en sorte qu’un ami puisse atteindre sa cible. »
« Bon dieu… Ça pue l’idée de merde. »

Kyre activa son camouflage optique et s'élança vers l’entrée du bunker ou les troupes d’Aria s’agglutinaient pour retenir l’assaut de l’armée d’Anton. Elle se faufila derrière les mitrailleuses et repéra les caisses de munitions et autre choses explosives pour calculer son coup.

L’Ardat-Yakshi retrouva son sourire alors qu’elle lançait les grenades, puis dans le même mouvement elle chargea ses ondes de chocs qu’elle déballa de toutes ses forces en direction des grenades. La réaction d’un explosif et d’un déclencheur biotique crée une explosion biotique par grenade, une fois de plus Kyre n’était bonne qu’à créer des explosions, mais cette fois elle n’aura pas le temps de s’enfuir, elle participera elle-même à son propre chaos.

La triple onde de chocs due aux trois réactions fut accompagnée des explosions de diverses caisses de munitions et autres matériels, emportant avec elles de nombreux soldats mais également L’Ardat-Yakshi dont les boucliers cinétiques l’avaient globalement protégée des flammes mais pas du violent choc contre la paroi du bunker contre laquelle elle rebondit violemment avant d’être une fois de plus propulsée par une seconde onde dans un angle au pied du bunker, inconsciente.


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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Dim 03 Avr 2016, 20:34


Tenant fermement son arme, prête à faire pleuvoir la mort, Kydra attendait. Si le silence précédant le combat était particulièrement puissant, elle en perçut également un autre tout aussi intriguant. Son esprit était limpide, pour la première fois depuis ce qui lui semblait une éternité. Il n'était pas vide pour autant, mais l'approche du combat et la concentration instinctive qui en résultait avaient généré un équilibre. Aucun débordement, aucune rage, et surtout, aucune réflexion. Seule son arme et ce qui se trouvait en face comptait. Cette sensation pourtant tout aussi banale qu'elle puisse être fut un vrai soulagement pour l'humaine qui prit le temps de l'apprécier, attendant patiemment les premiers coups de feu.

Rien ne se passa. Kydra reprit son observation et constata que les troupes avaient cessée d'affluer. Rhys et sa patrouille reprirent une formation de déplacement et se dirigèrent vers le tunnel. L'humaine réprima un sentiment de frustration et quitta son poste de tir. Cette stratégie s'avérait complètement inutile en l'absence d'un deuxième front, il allait falloir qu'elle se rapproche. Si elle frappait rapidement, elle pourrait les attaquer avant que les deux patrouilles ne se reforment. Elle se rapprocha des hommes de Rhys en veillant à rester discrète. Se débarrasser du groupe entier allait s'avérer difficile, mais il s'agissait du seul moyen. Pourtant, si les troupes d'Aria ne déferlaient plus, l'endroit restait protégé, et la patrouille fut prise sous un feu nourri provenant du bâtiment surplombant leur position. Les soldats se mirent rapidement à couvert comme ils le pouvaient et ripostèrent. Kydra aperçut rapidement l'autre patrouille qui, déjà positionné plus en profondeur, y pénétra. La situation semblait tourner de nouveau à son avantage finalement.

L'humaine se positionna sur un angle à mi chemin entre l'entrée du tunnel et l'arrière de la patrouille, dans un but précis. La précision de son arme n'était pas exceptionnelle, mais suffisante pour ce qu'elle en exigeait actuellement. Elle tira une première grenade qui explosa sur leur position, achevant les quelques combattants qui avaient déjà perdu leur boucliers. Complètement pris par surprise, ils firent volte face, mais là où la plupart des soldats dans cette situation auraient rompu les rangs paniqués, la patrouille garda la position et se redéploya pour faire face à cette nouvelle menace. Kydra en profita pour tirer une deuxième grenade. Cette dernière eut un effet dévastateur, éparpillant dans toutes les directions, les morceaux de ceux qui se l'étaient pris de plein fouet. L'attaque avait eut l'effet escompté, l'humaine quitta sa position. Rhys et les quelques survivants réagirent comme elle s'y était attendue, ils se replièrent perpendiculairement au tunnel, regagnant peu à peu le couvert des bâtiments afin de pouvoir affronter les deux menaces sur un seul front. Courant dans les ruelles désertes, Kydra allait les intercepter par l'arrière une nouvelle fois.

Les trois survivants étaient désormais hors de portée des troupes d'Aria, à couvert dans le dédale de ruelles. Ils se dirigeaient justement vers l'ancienne position de Kydra, sans doute dans l'idée d'y éliminer ceux qui les avaient massacrés, maintenant qu'ils n'étaient plus à découvert, pendant que l'autre patrouille s'occupait du bâtiment. L'humaine avait fait le détour suffisant pour se retrouver de nouveau derrière eux. Dégainant son canon lourd, elle s'apprêtait à finir ce qu'elle avait commencé. Elle s'approcha du petit groupe et les intercepta directement. Déboulant dans la ruelle, elle pointa son arme sur le premier soldat qui se trouvait juste face à elle. A cette distance, le gros calibre était dévastateur. La balle fit son travail destructeur et acheva la vie de l'homme. Après le oup de feu, Rhys et l'autre guerrier se tournèrent instantanément vers Kydra.

Contact !

Un déluge de balles s’abattit sur l'humaine qui s'était rapidement remise à couvert. Cependant, l'homme qui accompagnait Rhys possédait un fusil à pompe, ce qui rendait dangereux une approche similaire dans un endroit aussi étroit. Elle allait devoir utiliser un petit plus. L'humaine activa son camouflage optique dans l'espoir de les approcher plus furtivement. S'il était impossible de le deviner pour ses deux ennemis, le bruit de l'activation du camouflage ne passa pas inaperçu car Rhys se tourna directement vers son collègue.

Scott, vision thermique !

Ils se mirent à surveiller les ruelles adjacentes, mais Kydra avait déjà foncé vers eux sans chercher à les contourner. Lorsque le dénommé Scott aperçut la chaleur de l'humaine, il avait déjà une balle dans le crâne. Elle se tourna pour infliger la même attaque à Rhys, mais ce dernier lui avait foncé dessus. Prise au dépourvu, elle se prit l'homme de plein fouet et la violence du choc lui fit lâcher son arme. Dégainant un poignard, il tenta de la planter en une attaque directe. La femme para en immobilisant son bras et contre attaqua en lui infligeant un violent coup de coude d'armure dans la tête. Elle tourna sur elle même pour lui asséner un coup fatal à l'omnilame, mais sa précédente frappe, bien que brutale, n'avait même pas sonné l'homme massif qui l'intercepta. Kydra se prit toute la puissance du coup de poing de Rhys et recula de quelques mètres sous la force de l'impact. Crachant du sang, elle essaya de se ressaisir, mais l'homme était déjà sur elle, poignard en main. L'humaine puisa dans ses forces et se releva en esquivant in extremis l'attaque qui lui était destinée. Elle recula de quelques pas avant de refaire face à l'homme.

Elle sentait son sang bouillir dans ses veines. Loin de tout état de stress ou de peur, ce combat l'excitait complètement. Finies les réflexions à la mords-moi-l'noeud, il n'y avait qu'une seule vérité qui allait éclater au cours de ce combat, un vainqueur et un vaincu, simple et efficace, raison pour laquelle il s'agissait là de la méthode la plus utilisée pour régler les litiges. Et pour Kydra, il ne faisait aucun doute de qui allait l'emporter, qu'il se débatte autant qu'il le veuille pour prolonger de quelques instants sa misérable vie, elle ne prendrait que plus de plaisir à la lui arracher.

Rhys s'empara de son fusil d'assaut. Sans son canon lourd, l'humaine n'avait plus que son lance grenades, mais riposter à cette distance lui serait également fatal. Elle sauta se mettre à couvert dans une autre ruelle. Son adversaire était puissant, elle ne faisait pas le poids en force brute, mais il ne possédait pas une excellente technicité. Cependant avec son armure lourde, Kydra ne pouvait faire usage de toute son agilité. Il allait falloir trouver un compromis. Elle se débarrassa rapidement d'une partie de son équipement pour s'alléger, ne laissant que ce qu'il fallait pour protéger ses parties vitales. Son bouclier était encore intact, il lui permettrait de temporiser suffisamment pour pouvoir s'approcher et le désarmer.

Inspirant un grand coup, elle bondit et chargea Rhys, les rôles s'étaient inversés. Il vida son chargeur sur elle. Comme attendu, le bouclier arrêta la salve, mais même en y mettant toute sa vitesse, il fut détruit juste avant qu'elle n'atteigne l'homme. Plongeant sur lui, elle lui tordit le bras de sorte à ce qu'il lâche l'arme mais il eu le temps de tirer une dernière fois, la balle alla se loger dans la cuisse droite de Kydra qui n'était désormais plus protégée par l'armure. Elle jeta un rapide coup d’œil, et même si la douleur était intense, la balle n'était pas rentrée en profondeur et s'était contentée de l'érafler en surface, elle pouvait donc continuer d’utiliser sa jambe droite.

Rhys recula la tête avant de lui infliger un violent coup de boule. Elle s'écarta, pas plus sonnée que son adversaire, et se prépara à bondir de nouveau. Elle allait tout donner sur cette attaque. Kydra sortit également son couteau et sauta sur l'homme initiant une frappe puissante qui visait sa tête. Mais la lenteur d'une telle attaque laissa le temps à Rhys de l'esquiver et d'en profiter pour sectionner ce membre sans protections qui était désormais à sa portée. Sa lame s’abattit sur le bras de Kydra, tranchant la chair. Seulement, elle n'avait en réalité mit aucune puissance dans cette fausse attaque. Rhys ne s'en rendit compte que trop tard lorsqu'il vit l'autre bras de l'humaine qui fonçait vers lui, omnilame sortie.

Kydra enfonça la lame du bas du ventre en remontant, transperçant tous les organes vitaux, les poumons et le cœur. Les muscles de Rhys se relâchèrent complètement, pourtant il ne s'effondra pas. Il leva la tête vers elle, plongeant son regard haineux dans le sien, apportant ses mains à son cou, et commençant à lui broyer la gorge. Surprise, Kydra ressortit la lame et la rentra dans son torse une deuxième fois. L'homme crachait du sang, mais il ne faiblissait pas. Incapable de respirer, l'humaine sentait surtout l'intérieur de sa gorge qui commençait à craquer, à ce rythme, elle allait mourir avant lui. Elle retira encore une fois sa lame, mais cette fois ci, elle lui trancha la tête avec. Désormais sans ordres, ses mains lâchèrent le cou de Kydra et le reste du corps s'affala au sol. La femme tomba à genoux et reprit de grandes goulées d'air.

Le combat désormais terminé, elle ne ressentait plus aucune excitation, elle n'éprouvait même pas une quelconque joie à la vue du corps sans vie de son adversaire. Il s'agissait au final de la même chose qu'avec Kurt. Elle avait détruit leur corps, mais en aucun cas leur esprit et ils étaient restés fidèles à eux mêmes jusqu'à la toute fin. Même Kurt avec son honneur qui révulsait Kydra, il était mort pour cela, il avait sacrifié son existence pour une vision qui valait plus que sa propre vie. Chose qu'elle ne pouvait faire, raison pour laquelle elle n'était rien comparée à eux. Aussi insignifiants ou idiots soit leur cause ou leur raison de vivre, ils en avaient eu une, et l'avaient défendu jusqu'au bout.

Kydra frappa le sol, écumante de rage. Pourquoi ne pouvait elle pas avoir elle aussi accès à quelque chose d'aussi simple ? Pourquoi cette mission était elle devenue une si grande torture pour elle ? Elle était déjà découragée à l'idée d'essayer de trouver à nouveau des réponses. Elle leva la tête vers la ruelle ensanglantée. Elle devait agir comme elle l'avait décidé un peu plus tôt, par étape. Cette étape terminée, elle devait en trouver une autre rapidement pour ne pas sombrer.

L'humaine se leva, récupéra son arme et quitta l'endroit. Elle avait été blessé à la jambe et au bras, mais les blessures étaient légères. Elle était surtout épuisée après un combat aussi intense. Mais elle pouvait forcer bien plus sur son corps s'il le fallait. Et il allait le falloir. Le combat avait sans aucun doute continué entre l'autre patrouille et les troupes d'Aria. Mais peu importe le vainqueur, elle allait devoir s'occuper des survivants. Même s'il ne relâchait plus de troupes, ce tunnel ne devait ni rester au contrôle d'Aria, ni tomber entre les mains des hommes de Shoran. Il semblait s'agir d'un point important de la station, et que des troupes ennemies l'utilisent pour entrer ou sortir n'était pas vraiment bon signe. Elle devait faire en sorte que rien n'entre ni ne sorte, tout du moins, rien qui ne soit pas rattaché au butarien. Seule, cela allait s'avérer difficile, mais elle devait faire son possible.

Agrippant son arme, haletante, l'humaine se dirigea vers l'entrée du tunnel, prête à effectuer à nouveau ce qu'elle savait faire de mieux.




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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Lun 04 Avr 2016, 18:56

Elena et ses nouveaux compagnons se dirigeaient donc vers les Docks, pour trouver un moyen de partir de la station. En essayant de rester discrète, l'Asari écrit un message à l'attention de sa pilote.


"Je reviens au vaisseau avec un Butarien et une petite bande, ils cherchent un moyen de se barrer et la seule façon que j'ai trouvé de leur survivre c'est de leur dire que vous planchiez sur la solution. On devrait arriver dans une quinzaine de minutes, c'est le temps que vous avez pour sortir des scans de la station et des armes qui protègent l'espace aérien autour d'elle, et de me préparer un petit discours. N'importe quoi assez convaincant pour les apaiser et qu'ils se barrent ou pour leur faire baisser la garde.

--- RESEAU INDISPONIBLE ---"


Elena peste en silence contre le brouillage de communications installé sans aucun doute par un des deux camps, si ce n'est les deux.

Le Butarien et son équipe semblaient ne pas avoir prêté attention à son petit manège, concentrés qu'ils étaient sur les environs.



Elena profita de ce moment où tous étaient occupés pour observer plus intensément ceux qui l'accompagnaient. D'abord, le Galarien qui l'avait aidée à se relever, sans doute le plus sympathique de la bande. Il avait l'air tellement gentil et attentionné qu'on pouvait se demander comment il était passé du pays des Bisounours aux enfers d'Oméga.

Ensuite, le Krogan qui la menaçait pendant le semblant d'interrogatoire que lui avait imposé le Butarien. Elle avait réussi à saisir son nom au vol lors d'une conversation : Graam. L'archétype d'une brute sans cervelle qui ne servait qu'à pointer une arme et tuer toutes sortes de choses. Après tout, tout le monde n'avait pas la chance de naître avec un cerveau.

Enfin, le Butarien qui semblait commander cette joyeuse bande : Deruuk. Si en apparence il était comme tous les Butariens (c'est à dire incroyablement hideux), ses motivations étaient plus qu'obscures. Il semblait travailler pour Anton Ardak, et pourtant il n'hésitait pas à se dérober à ses ordres à la première occasion de fuite. Son comportement était trop changeant pour qu'Elena puisse lui accorder sa confiance complètement, et elle décida donc de rester sur ses gardes quant à ses actions.

Le dernier membre de l'escouade, un humain, ne lui avait pas adressé la parole, ni même un regard, celui-ci étant caché par son casque de Soleils Bleus aux insignes rayés.



Lorsque la troupe arriva aux abords des quais, Elena aperçu une large bande de Vortchas qui vadrouillaient dans les environs, en détruisant ce qu'ils pouvaient, arrachant des tuyaux des murs et brûlant les décombres qu'ils trouvaient.

Des Vortchas”, chuchota Elena au reste du groupe.

Le Butarien s’accroupit en faisant signe au reste de son groupe de faire de même. L’humain avait sorti son fusil comme par réflexe et observait la scène au travers de sa lunette.

J’en vois cinq. Ils ont l’air énervés”, dit-il calmement. On pouvait cependant entendre le bruit d’un plus grand nombre d’entre eux au loin.

On peut les prendre facilement à nous cinq. Je peux peut-être les contourner pendant que vous les mitraillez pour descendre l'arrière garde ?”, proposa Elena, aussitôt interrompue par le Butarien.

Doucement l'amie. Me donne pas d'ordre. Je veux pas vous voir seule gambader trop loin. Malcolm, tu contournes.”, dit-il en observant le groupe de Vortchas.

Elena rageait en silence devant le traitement qu’elle devait subir alors que l’humain partait dans un couloir parallèle.

C’est bon, on peut y aller ?”, dit-elle en grinceant des dents.

Le Butarien et le Krogan rechargèrent leurs armes, puis Deruuk lui dit avec un sourire carnassier : “On peut y aller”.




Elena dégaine son Mattock et envoie une rafale en direction de l'ennemi le plus proche, qui s'écroule instantanément. La bande de Vortchas réagit immédiatement et se déplie pour leur faire face. L'Asari se jete derrière un comptoir pour l'utiliser comme couverture afin de continuer à mitrailler la horde. Un des Vortchas, moins stupide que les autres, s'est approché d'elle en passant par derrière et lui tombe dessus par surprise. Il n'a cependant pas le temps d'agir qu'il est déjà projeté à l'autre bout de la salle pour un coup biotique. L'Asari passe ensuite par-dessus le comptoir pour se rapprocher de ses futures victimes.


Elle contourne le groupe en train de se faire pilloner par Deruuk et Graam pour tenter de déjouer de futures menaces que l’humain n’aurait pas aperçu dans son fusil.

En effet, cinq Vortchas lui tournent le dos, en train de courir vers les lieux de la fusillade.. L'un d'entre eux tombe sous les coups de fusils de l'Asari, qui lance ensuite une Singularité pour en pieger deux autres. Pendant que ceux-ci flottent dans les airs, elle en abat un deuxième, puis descend les deux flottants au-dessus du sol. Elle a à peine le temps de se rendre qu'il manque un des Vortchas qu'elle sent une douleur insoutenable dans son épaule droite, provoquée par des dents pointues qui s'enfoncent dans sa chair. L'Asari bascule en avant pour faire chuter son attaquant sous elle et dégaine son couteau de chasse de sa main gauche. Il s'enfonce dans le ventre du Vortcha, qui émet un vif cri de douleur. Le couteau ressort en éclaboussant le visage d'Elena de sang, puis se fiche une nouvelle fois dans la chair et continue ce manège plusieurs fois. À la cinquième blessure, le Vortcha n'émet qu'un léger gargouillement, puis se tait. Mais l'Asari, comme pour apaiser sa propre douleur, continue à planter son couteau dans de la chair de Vortcha, qui devient de plus en plus méconnaissable. Au bout du onzième coup, l'Asari s'écroule sur le côté et s'adosse à un mur.

Aucun muscle de son bras ne répond aux commandes de son cerveau, qui doit se contenter de recevoir sa douleur. Un regard sur sa blessure informe Elena que les dents du Vortcha ont pénétré plus profond que ce qu'elle pensait, atteignant sans doute ses nerfs. La douleur se fait insupportable, et l'Asari se laisse aller sur le mur, tentant désespérément de diminuer se ressenti. Elle ne remarque même pas que l'escouade qui l'accompagnait s'est approché d'elle et observe son état.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 05 Avr 2016, 02:21
Holly était assise dans la chaise du co-pilote, et était en train de tailler un bout de bois à l'aide d'un énorme couteau de chasse. Harley, son casque sur les oreilles, se mordait l'ongle en relançant toutes les deux minutes un appel sur la chaîne de communication de l'équipage. Holly soupira en recoiffant ses cheveux teintés de rose.

-Tu sais, s'ils n'ont pas répondu après six heures, ils ne vont pas répondre maintenant. Le brouilleur doit toujours être en place.

Harley enleva son casque.

-Et tu ne t'inquiète pas plus que ça ?
-Pourquoi est-ce que je m’inquiéterais ? J'ai une confiance totale en mon équipage. Je suis sûr que...

Il y eut comme une détonation au loin. Harley se leva comme une flèche. Si Holly avait pu faire de même, elle l'aurait fait. De l'autre coté des docks, près de l'entrée, on pouvait voir une fumée noire s'élever. Des tirs, des explosions... Il y avait comme des cris. Des cris par centaines. Holly se tourna vers sa pilote.

-Harley, coupe les moteurs.
-Hein ?
-Coupe les moteurs, maintenant ! Les moteurs, le réacteur, les lumières, coupe tout !

Harley s'activa. Une fois fait, elles furent plongées dans le noir, avec pour seule lumière celle des docks qui pénétrait le vaisseau par le cockpit avant. L'ex-militaire jeta des regards furtifs en direction des cris. Elle plissa les yeux. Des vorchas. En masse. En très, très grande masse. C'était une vraie horde. Elle s'agenouilla près de la jeune pilote qui sortit deux lampes qu'elles accrochèrent rapidement. Harley l'accrocha sur le haut de sa combinaison, Holly sur sa bretelle. Cette dernière rapprocha sa camarade et lui chuchota avec vitesse.

-Ecoute moi bien Harley, on a aucun moyen de savoir avec qui sont ces gaillards là. Je veux que tu ailles dans la cale, et que tu te trouves une arme, d'accord ?
-Mais...
-Je sais que tu déteste ça, mais tu vas en avoir besoin. Tu vas te trouver une arme, et tu vas me verrouiller ce vaisseau d'accord ?
-Je...
-Harley.
-... oui !

Elle s'activa. Holly avait une poussée d'adrénaline lui permettant de se déplacer facilement et rapidement sans se faire mal à la jambe. Elle se hâta dans sa cabine. Elle décrocha sa M-98 Veuve du mur au dessus de son lit. Bon sang, elle n'avait pas servie depuis des lustres. Elle l'ouvrit rapidement pour vérifier que tout allait bien. Il ne fallait surtout pas qu'elle s'enraye. Elle ouvrit un tiroir et attrapa une boîte de munitions avant de se rediriger vers la sortie. L'obscurité et le silence rendait le vaisseau très effrayant. Elle avançait à la lumière de sa lampe et priait pour que sa jambe ne la lâche pas au mauvais moment. Harley sursauta en la voyant. Elle avait une M-12 Locust dans la main et un énorme sac de munitions. Elle suait à grosse gouttes et son front était luisant.

-Je ne savais pas quoi prendre...
-Tu as bien fait, dit Holly en l'emmenant par le bras.

Elle jugea l'endroit, puis se posa vers le centre de la passerelle de l'entrée. De là où elle était, elle avait une vue parfaite sur la grande porte d'entrée. Elle se posa en position de tir, déposa des cartouches près d'elle, et regarda au travers de la lunette de son fusil. Oui, peu importe qui passerait par cette porte, il serait sûr de se prendre une balle, de préférence dans la tête. En espérant qu'elle n'était pas trop rouillée. Elle pouvait entendre les dents d'Harley claquer.

-Harley.
-Ou-oui ?
-Ça va ?

La jeune femme eut comme un frisson.

-Oui. Ça va...
-Ne t'inquiète pas, ça va bien se passer.

Holly se reconcentra. Une explosion se fit à nouveau entendre. Deruuk avait intérêt à montrer signe de vie, et très bientôt.

***

Le butarien marchait tranquillement dans les rues d'Omega en direction du port. Tranquillement, et excité à l'idée de dégager de la maudite station. Ils étaient sortis de la base sans aucun effort, et sans aucune contrariété. Tout le monde semblait bien trop occupé par les batailles, dont le son résonnait au loin, pour s'occuper d'un petit groupe de six personnes fuyant doucement en direction des dock. La vrai surprise fut lorsqu'un groupe de vorchas sortirent de nulle part. Ils étaient en train de tout détruire, et ne semblaient pas très frais. Probablement shooté au sable rouge. Une minute. Les vorchas n'étaient pas sensés être avec Anton ? Ceux-là n'avaient pas l'air d'appartenir à une quelconque allégeance. Les cinq compagnons étaient cachés derrière un sorte de muret qui donnait une parfaite couverture visuelle. Malcolm les compta rapidement et se tourna vers Deruuk pour attendre ses ordres.

-On peut facilement les prendre à nous cinq. Je peux peut-être les contournez pendant que vous les mitraillez pour descendre l'arrière garde ?

Deruuk leva la main pour la stopper.

-Doucement l'amie. Me donne pas d'ordre. Je veux pas vous voir gambader trop loin.

C'est vrai, il ne manquait plus qu'elle en profite pour prendre la poudre d'escampette. Il considéra la situation.

-Malcolm, tu contournes.

Il s'executa. Discrètement, il se plaça de l'autre coté du groupe. Ils pourront facilement les prendre en tenaille de cette manière. Deruuk se tourna vers Graam.

-Eh, tu restes près de nous. On va jouer la carte de la sécurité.
-Compris, répondit simplement le krogan.
-C'est bon, on peut y aller ? dit l'asari impatiente.

Deruuk dégaina son carnifex.

-On peut y aller.

L'asari est la première à faire feu. Elle met à terre l'un des vortchas en une demie seconde, mais il n'en faut pas plus pour que les autres se mettent à couvert. Ledra tira deux trois rafales de Locust un peu au hasard, et Graam concentra son tir de shotgun sur un ennemi en particulier. Deruuk renvoyait sous couverture tout ennemi se sentant un peu trop chanceux pour tenter sa chance. Un tir plus détonant se fit entendre, et un vortcha s'effondra de derrière sa couverture. Malcolm était toujours aussi efficace. Un autre vortcha voltigea sous leurs yeux. Deruuk adressa un regard étonné à l'asari. Une biotique ? Ledra toucha par pur hasard la jambe d'un quatrième ennemi, qui fut immédiatement abattu par un tir de mantis qui lui traversa le torse. Graam poussa un cri de satisfaction et fonça sur le dernier vortcha qui, terrifié, ne parvint pas à toucher l'énorme masse lui fonçant dessus. Le krogan le renversa d'un coup d'épaule, posa son pied sur le ventre du dernier et lui tira à bout portant dans la tête. Il ria d'un rire gras.

-J'avais dit carte de la sécurité Graam !
-Quoi ? Il était tout seul là !

Un cri de douleur attira leur attention. L'asari renversa son ennemi et lui donna tellement de coups de couteau que la victime en devint méconnaissable.

-Onze, dit le krogan.
-Hein ?
-Onze coup de couteau. La petite commence à me plaire.

En la voyant s'adosser contre un mur, Ledra se jette sur elle.

-Par tous les dieux, Elena !

Il observa sa blessure. C'était sale, c'était gros. Elle ne parvenait plus à bouger son bras. Il commença à lui appliquer les premiers soins.

-Ne vous inquiétez pas, je suis là.
-Oh, merde... dit Malcolm.

Il appela son capitaine à le rejoindre près de la fenêtre qui donnait sur les docks. Le spectacle était affligeant. Des dizaines et des dizaines de vortchas étaient en train de mettre à néant le port. Ils ne s'arrêtaient devant rien et détruisaient tout sur leur passage.

-Qu'est-ce que c'est que ce bordel...
-C'était pas juste des junkies je crois.

Deruuk entendit une sorte de lamentation. Un vortcha était en train d'agoniser au sol. Le batarien s'accroupi près de lui, c'était l'heure d'obtenir des réponses.

-Que... Hhh...

Il semblait être en train de décuver du sable rouge, sa dose avait du être moins importante que les autres. Khätk lui donna une tape sur le visage.

-Reste éveillé encore un peu, toi. J'ai des questions.
-Hhh... Va au diable...
-Qu'est-ce que vous foutiez-là ? Qu'est-ce qu'Anton mijote encore ?
-Hhhahahahahahaaa ! Qu'Anton aille se faire mettre ! Les docks... khh... les docks appartiennent aux vortchas maintenant, et rien qu'à nous ! Rien ne nous arrêtera, tu...

Deruuk mit fin à la conversation en collant une balle dans la tête de son interlocuteur. Anton avait donc perdu la main sur les vortchas. Intéressant. Il y eut comme un tilt dans son esprit. Malcolm eut la même idée. Ils se regardèrent et s'exclamèrent en choeur.

-Serenity !

Il fallait vite trouver un moyen de rejoindre le vaisseau avant que la horde n'atteigne Holly et Harley ! Malcolm fit apparaître une carte holographique des environs et chercha une solution rapide du regard. Ledra aidait Elena à se relever.

-Je vous ai administré les premiers soins, mais ça ne sera pas suffisant. Il faut vite s'occuper de vous où vous perdrez bien plus que l'usage de votre bras.

Deruuk pointa un chemin sur la carte de Malcolm.

-Là ! Si on contourne le quai C on peu faire le tour et arriver à Serenity avant le gros de la horde. Mais il va falloir qu'on court.
-Ça me va, dit Malcolm en se relevant.

Deruuk se tourna vers Elena.

-Si vous pouvez courir, vous pouvez venir avec nous. Sinon, on vous laisse ici.

Sans même attendre la réponse, il se mit à courir dans la direction du vaisseau, suivi de Malcolm et de Graam. Ledra hésita, puis se tourna vers l'asari.

-J'ai ce qu'il faut dans ma med-bay pour vous rafistoler, mais vous allez devoir venir avec nous...

Il la traîna un peu vers le chemin.

-Je vous en prie, acceptez, vous n'avez aucune chance seule dans cet état là.

Elle avait intérêt à se décider, et vite.





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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 05 Avr 2016, 19:48
Le Crépuscule d'Oméga




La fin de la bataille approchait... Nous le savions tous. La reine Pirate, Aria T'Loak, avait perdu son trône, vaincue par les nombreuses forces ennemies, achevée par la trahison de ses capitaines. Mais elle était toujours vivante, et ses ennemis n'étaient pas tous alliés. C'est dans ce genre de moment que les ultimes coups de poignards se donnent. Et ça tombe bien, c'est ce que je préfère !
Ainsi, alors que l'armée de l'asari tombait, celle-ci me contacta. Le dernier parti de cet affrontement me contactait enfin pour négocier à son tour...




15 Janvier 2201,
Dahl Terminus


« Patron, on reçoit une demande de communication. Aria. »
« SHHHK. Ligne sécurisée. »

Les galariens agirent aussitôt, s'assurant que la conversation ne serait ni entendue, ni perçue, par qui que ce soit. Dans le même temps, la Reine déchue d'Oméga apparue devant Dahl.

« SHHHK. Aria T'Loak. SHHHK. Je n'attendais plus votre appel. SHHHK. La situation vous est catastrophique, n'est-ce pas ? »
« J'imagine que vous pouvez voir cela comme ça. »
« SHHHK. Ni vous ni moi n'avons le luxe du temps. SHHHK. Vous n'aviez pas prévu de fuir ? »
« Si, mais je crains que mon transport ne soit déjà pris d'assaut. Des brouilleurs m'empêche de le localiser. »
« SHHHK. Je vois. SHHHK. Et vous cherchez donc qui pourra vous permettre de fuir. SHHHK. Et quoi de mieux qu'un volus égoïste et aisément corrompu, n'est ce pas ? »

Dahl ricana. Mais pas vraiment de bon cœur.

« SHHHK. Je peux vous aider, oui. SHHHK. Mais qu'avez vous à m'offrir en échange ? »
« J'imagine que vous êtes au dessus de l'argent, néanmoins, il se pourrait que je me sois mis de côté une réserve d'ezo intéressante en dehors de la station. »
« SHHHK. J'imagine, oui. SHHHK. J'imagine que vous ne manquez pas de ressources matérielles. SHHHK. Mais à l'heure actuelle, elles me sont secondaires. SHHHK. Nous n'avons guère de temps, aussi j'irai droit au but. SHHHK. Ce sont vos compétences qui m'intéressent. »

Le volus s'arrêta un instant. Ce qu'il s'apprêtait à demander était risqué, et il n'en n'avait pas parlé à l'Ordre. Mais il n'avait pas construit son pouvoir sur la prudence.

« SHHHK. Je peux vous faire sortir de la station, Aria. SHHHK. Et en échange, je veux que vous travaillez pour moi. SHHHK. Au sein d'une organisation aux objectifs plus ambitieux, SHHHK, que ce qu'Oméga aurait jamais atteint. »


Aria fronça légèrement les sourcils tout en désactivant les défenses orbitales.

« Travailler pour vous ? »

Elle eut un sourire en coin.

« S'il le faut... »

Le volus regarda le plan d'Oméga se mettre à jour. les défenses orbitales étaient coupées. Parfait.

« SHHHK. Ne prenez pas ce service à la légère, Aria. SHHHK. Cette organisation comporte des individus bien plus dangereux que moi, SHHHK, et bien moins prévisible. » Dahl se tût un instant, se remémorant sa discussion avec l'Histoire, puis reprit. « SHHHK. Même moi, je dois rendre des comptes.
SHHHK. Mais la récompense en vaut la peine. SHHHK. Si vous souhaitez m'accompagner, prenez le tunnel sortant à proximité de l'Afterlife. SHHHK. Enfin, du cratère fumant qui était l'Afterlife. SHHHK. Nous viendrons vous chercher. SHHHK. Et assurez vous que ces défenses orbitales ne se remettent pas en place. SHHHK. Elles compliqueraient notre départ. »

« C'est entendu. Passer dans la confusion devrait être simple. »

Le volus rit à nouveau. Bien plus franchement, cette fois, mais ce rire était bien plus mauvais.

« SHHHK. Oh oui, il y aura de la confusion. SHHHK. Mais croyez moi, nous ne serons pas invisibles. SHHHK. Oméga n'oubliera pas de sitôt le départ de sa Reine ! SHHHK.
Hum, et en parlant de reine... SHHHL. La catin d’Éclipse doit être dans l'armée face à vous. SHHHK. pourriez vous m'en envoyer une image, SHHHK, si possible alors qu'elle serait en grande difficulté ? SHHHK. Les mercenaires doivent recevoir quelques leçons. »


Aria arma sa veuve noire.

« Cela risque d'être difficile, les troupes d’Éclipse sont en arrière de leur formation. »
« SHHHK. Hum. L'idée serait de pousser le reste des forces d’Éclipse, SHHHK, à charger sur l'arrière des positions de Ardak. SHHHK. Le galarien est inquiet pour sa compagne, et l'arrière garde du butarien l'empêche de passer. SHHHK. Je veux ruiner leur belle entente. SHHHK. Si vous avez un autre moyen, je suis preneur. »
« Sa compagne ? Allons donc, Dahl. Vous connaissez mal les commandants d’Éclipse. D'ordinaire, j'aurais pu simuler une attaque alliée vers Éclipse, mais là, je n'ai pas les forces nécessaires. »
« SHHHK. Je suis économiste, pas stratège militaire. SHHHK. C'est justement pour ça que vos compétences m'intéressent. SHHHK.
Tant pis pour la lieutenante. SHHHK. Je trouverai un autre moyen. SHHHK. Assurez vous que les défenses ne seront pas réactivées, et sortez dans le cratère de l'Afterlife. SHHHK. Qu'importe s'ils vous suivent, si vous avez l'avance nécessaire pour embarquer dans une navette. SHHHK. Nous nous reverrons en orbite de la station. SHHHK.
Bonne chance, Aria T'Loak. »

« De la chance, c'est tout ce qu'il reste. »

Elle coupa la communication.



C'était risqué, oui. Aria T'Loak était à peu près aussi loyale envers ses supérieurs que moi. Mais j'estimais que nous avions des moyens suffisant pour qu'elle accepte de nous rejoindre sans tenter de nous décapiter.
Puis bon, dans le pire des cas, nous aurions toujours pu la faire tuer. Du moins, c'était ce que je me disais à l'époque.




Entrée gardée des mines

La majeure partie des troupes envoyées par Dahl Terminus étaient là. De petits autres groupes faisaient le tour des autres entrées, déjà scellées par Aria, et s'assuraient que les ouvrir serait une tâche ardue. Pas impossible – il aurait fallu bien plus de temps que n'en possédait les hommes – mais ardu.
Le commandant responsable de l'attaque sur l'entrée principale évalua la situation. Les troupes adverses étaient trop nombreuses pour un assaut frontal. Divisée, ça aurait été envisageable, mais malgré des tensions, les hommes de Ardak comme ceux d’Éclipse ne semblaient pas en venir aux armes. Il devait donc ruser.
Ses snipers, ainsi que de nombreux soldat sachant se débrouiller au tir à distance, entourèrent la zone, depuis les toits et les ruelles. Au commandement de leur chef, l'attaque surprise commença. Pas de charge violente ou ce genre de chose, non ; juste des tirs, précis et massifs, concentrées vers le gros des troupes adverses, les obligeant à se retrancher dans la position défensive la plus proche : à l'intérieur des mines elle-même.
Puis les troupes de chocs chargèrent réellement, toujours sous couverture des snipers, balayant de leurs tirs la mine. Peu efficace pour tuer, mais idéal pour obliger les ennemis à se mettre davantage à couvert. Malgré ça, c'était une stratégie coûteuse, et les mercenaires expérimentés firent aux aussi bien des morts dans le camp de l'organisation privée. Mais l'objectif avait été atteint : couverts par les snipers et protégés par les troupes de chocs, les saboteurs atteignirent l’entrée de la mine. Peu après, leurs explosifs réduisaient en cendre les supports, causant un effondrement.
Les mercenaires en sortiraient, oui. Un jour ou l'autre.

Nord du centre de commandement

Les deux troupes profitèrent du calme apparent pour partir en direction du bâtiment. Elles en arrivèrent à proximité assez vite, s'apprêtant à y pénétrer, lorsque deux patrouilles d'Aria les remarquèrent. L'affrontement commença aussitôt, avec un avantage assez net pour les hommes d'Aria. Rhys et Bringtown se concertèrent rapidement.
« On les retiens, partez devant ! »
L'humain accepta. Il fit un bref signe à ses hommes, dont deux étaient déjà tombés, et ils partirent en direction du bâtiment. Une patrouille tenta de les suivre mais fut aussitôt prise à revers par les hommes de Rhys. Ça ne les retiendrait pas éternellement, mais suffisamment pour détruire le tunnel. Pour la suite... Inutile de trop se presser.
James et sa troupe pénétrèrent le rapidement. Une partie d'entre eux se retourna aussitôt, verrouillant la porte et se préparant à la défendre. Le reste, dont Bringtown, s'enfonça dans le bâtiment jusqu'au tunnel.
Il était bien construit. Possibilité de le camouflé dans le sol lorsqu'il était fermé, et assez solide. Les hommes déchargèrent les explosifs, deux saboteurs commencèrent à les installer. Dans le tunnel même, mais aussi dans la pièce. Après leur passage, le bâtiment serait en ruine.

« Capitaine, l'assaut sur les porte reprend, elles ne tiendront pas longtemps ! »
« Où en sont les saboteurs ? »
« On a fini. Mais faut qu'on se mette à couvert quelque part, on peut pas rester dans le bâtiment ! »
« On y reste pas. Tout le monde, dépêchez, on se replie dans les mines ! »
« Pardon ? On entend les tirs d'ici, c’est un massacre ! »
« Pas d'autre choix. On y fuit, on tente d'en sortie par le tunnel vers l'Afterlife. À l'intérieur, pas de pitié pour qui que ce soit, mais soyez discrets. On part, maintenant ! »

Les hommes obéirent, plus ou moins rapidement. Trop lentement pour certains, soufflés par l'explosion de la porte du bâtiment. Les patrouilles d'Aria entrèrent et coururent vers le tunnel.
Seule l'explosion les accueilli.



Bringtown. L'un des meilleurs agents que j'ai eu. Fidèle, efficace, intelligent. Il a fait des merveilles, ce jour là. Survivre à l'explosion était envisageable, oui, à condition de fuir vite et loin de l’entrée du tunnel. Passer dans les rangs des combattants de la mine sans se faire éliminer était déjà une tâche plus risquée.



Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 12 Avr 2016, 04:16
Aria avait vu cette bataille comme son dernier champ du cygne, sa gloire finale. Après avoir écrasé Shoran, plus personne n'aurait pu alors reprendre sa station une nouvelle fois. Et cela aurait dû se passer ainsi si ces informations avaient été exactes. Elle aurait écrasé sans peine la turienne et son ami butarien. Elle s'était fait doubler. Quelqu'un ne lui avait pas donné toutes les informations malgré sa soi-disant neutralité. Ou alors, il avait été payé plus cher. Le Courtier des Ombres l'avait trahie. Elle n'avait pas su pour le concile des chefs mercenaires. Elle n'avait pas su pour la traîtresse Kyreshorl.
Elle s'engouffra dans le tunnel qui donnait vers l'After Life, scellant la porte derrière elle en ne laissant personne la suivre. Repoussant ses propres troupes s'il le fallait. Elle remonta alors à la surface en courant. À l'extérieur, les rues étaient vides. Tout ne semblait être qu'un décorum d'apocalypse, les ruines rivalisaient de fragilité tandis que le sol était trempé d'une eau qui fuyait des différents systèmes dans le sol. Elle plaça sa main sur son visage en voyant arriver la navette de Dahl qui venait la chercher, elle s'agrippa à la corde qui en tomba. Adieu Oméga. Elle reviendra quand ils auront tous compris. Tous compris que le chaos n'était qu'au commencement avec son départ.

La fuite d'Aria ne fut pas des plus discrète. La panique commença rapidement à se propager dans les rangs clairsemés de l'ancienne chef de son départ, des hurlements se firent entendre. Avec Gavorn de tuer, il ne restait plus une étincelle de possibilité de victoire. Le bruit des fusils que l'on lâche sur le sol se fit entendre. Certains hurlèrent "On se rend ! On se rend !". Le galarien put soigner Anton dans un relatif calme. Différents groupes de prisonniers furent faits, la bataille des mines était gagnée.

À l'extérieur, près du centre de commandement, le combat entre Rhys fit rage, avec la fin qu'on lui connaît. Bringtown fut soufflé par l'explosion, il frappa de tout son corps contre un mur et sentit plusieurs de ses côtes se briser, sombrant dans l'inconscience. Il n'eut pas le temps de voir les restants de son équipe se faire capturer par les hommes d'Anton. Cette sortie-là était condamnée. Ce fut tout ce que trouva Kydra, un amas de pierre et de béton concassé. C'est ce qu'elle vit avant de remarquer qu'elle s'était alors faite encerclée par un mélange d'hommes des Bersekers et des Soleils Bleus qui venaient de finir de nettoyer la zone des derniers soldats d'Aria. La bataille avait été rapide, les hauteurs avaient été investies et les derniers ATLAS envoyés sur le terrain. L'humaine était entourée d'un contingent classique d'une dizaine d'hommes et femmes. On lui intima l'ordre de les suivre, la prenant pour prisonnière. Bien que des coups de feu s'entendaient toujours en arrière de la brigade, c'est dans les ruines plutôt paisibles de la station qu'ils marchèrent.

À l'entrée des mines, un front de combat relativement imprévu s'ouvrit. Alors que partout, la situation redevenait lentement sous contrôle. C'est un contingent presque trop détendu qui fut pris d'assaut par les hommes de Dahl. Le résultat fut alors désastreux pour Eclipse, qui vit l'entrée qu'elle gardait s'effondrer sous les explosions. Ils ne purent que constater les dégâts. Aidés de méchas, ils commencèrent à déblayer l'entrée, jurant sur leur propre stupidité. Les soldats d'Anton eurent pour ordre de passer par la porte qui débouchait sur l'After Life, celle-ci fut craquée par les troupes d'Eclipse. Les autres compagnies mercenaires firent l'accueil des prisonniers à la sortie et des troupes de soin furent envoyées pour aider à l'intérieur des mines.

C'est quelques heures plus tard que tous se retrouvèrent dans le camp de Shoran où celle-ci était les bras croisés face aux trois chefs des compagnies mercenaires. Kyreshorl avait été soignée, amenée sur un brancard au côté d'Anton et de Kydra (qui s'était prouvé être à ses ordres.). L'ambiance était tendue dans le bâtiment d'état major, transformé en véritable bunker par diverses protections bien inutiles aujourd'hui. La guerre venait de se "finir". À présent, il fallait se partager les restes.

MJ a écrit:
Résumé :
- Les docks ne sont pas encore nettoyés de tous les Vortchas, mais les défenses orbitales sont coupées.
- Les troupes d'Aria sont faites prisonnières, ainsi que celles de Dahl.
- Aria s'est enfuie avec l'aide du Volus.

Salut ! Merci pour l'attente, nous arrivons à la toute fin ! Votre prochain post est le dernier que vous ferez dans le cadre de la mission, on arrive au but ! Pour Deruuk et Elena, il s'agira de fuir -sans doute-. Kyreshorl se fera soigner. Je laisse Kydra et Anton décrire ce qu'il s'est passé durant mon post. La réunion se fera dans le prochain ! Le post suivant sera également celui contenant vos récompenses pour avoir participé et pour vos faits d'armes.

Néanmoins ! Je voudrais vous demander de bien lire le prochain post qui sera celui de Dahl. Ce sera lui qui ajoutera le petit mot de fin de cette guerre auquel vous devrez surtout réagir. Une très bonne journée à vous et donc : Priorité au Volus !


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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Jeu 14 Avr 2016, 22:10
Le Crépuscule d'Oméga




Savez vous ce que c'est, que de finir une guerre ?

Ça n'a rien de simple. Vous ne fêtez pas votre victoire sur les décombres des champs de batailles et les cadavres de vos ennemis. Ça, c'est bon pour la chair à canon, les soldats, ceux qui ne savent rien des enjeux et ne connaissent que la survie au jour le jour. La guerre qui se termine avec l'affrontement, c'est pour les récits adressés aux générations à venir.
Non, finir une guerre, c'est préparer la prochaine.
C'est tirer la couverture à soi, en tentant d'en déchirer le plus gros morceau.
C’est affaiblir vos anciens alliés avant qu'eux-même ne vous affaiblisse.
C'est démontrer une dernière fois sa puissance.

L'affrontement sur Oméga était fini. À l'échelle de la station, cette guerre l'était, même. À l'échelle de la galaxie, le jeu ne faisait que commencer.
Et les dernières pièces du premier acte devaient être jouées.




15 Janvier 2201,
Oméga


« Nous sommes en orbite, mais hors de portée de leurs détecteurs. »
« SHHHK. Il était temps. »
« Vous n'aviez pas prévenu que la révolte se ferait aussitôt. »
« SHHHK. Shoran a été plus rapide que prévu. SHHHK. Mais qu'importe. SHHHK. La situation pourrait être meilleure, SHHHK, mais nos intérêts sont garantis. SHHHK. Et nous pouvons gagner une pièce majeure. »
Le volus activa un écran, le montrant à ses interlocuteurs. On y voyait Aria, assise dans une navette, accompagnée de plusieurs des gardes d'élite de Dahl.
« Que comptez vous faire de ces hommes ? »
« SHHHK. Ils nous accompagnent. »
« Bien. Nous discuterons du cas d'Aria sur le vaisseau. »
La communication se coupa. Dahl grogna. Malgré ce qu'il prétendait, il n'était pas vraiment satisfait de cette conclusion. Les mercenaires – Éclipse, les Soleils Bleus et les Berzerkers – y gagnaient trop. Il fallait rendre leur situation critique. Le volus contacta Shoran, son alliée parmi les ''vainqueurs'' de cet affrontement.
« SHHHK. Shoran, je quitte la station dans l'heure à venir. SHHHK. Mais notre accord est maintenu. SHHHK. Vous négocierez avec Jerata. SHHHK.
Je ne pars pas silencieusement, en revanche. SHHHK. Dégagez vos troupes des défenses orbitales. SHHHK. Laissez les mercenaires allez les prendre, s'ils le veulent. SHHHK. Laissez les même se regrouper. SHHHK. »
, continua le volus en ricanant. « Je vous demanderai un service, néanmoins. SHHHK. Je n'ai plus de nouvelles du commando que j'avais envoyé sous vous ordres. SHHHK. Si vous retrouvez ces hommes, aidez les. SHHHK. Adieu, Shoran. SHHHK. »
Dahl coupa la communication, puis quitta son bureau. En fermant la porte derrière lui, c'était une page de sa vie qu'il tournait, l'époque de son ascension économique à partir de la capitale galactique du crime. Mais il ne regrettait rien. Son avenir, sa nouvelle position, il l'avait voulue, il l'avait méritée.
Le baron du crime quitta rapidement le bâtiment, entouré de sa garde personnelle, qui ne portait déjà plus les couleurs de Dahl Terminus. Aria le rejoignît également, et les navettes s'envolèrent silencieusement, se coulant dans les ombres des pylônes d'Oméga, oiseaux de mauvais augures au dessus d'un peuple qui espérait un retour au calme. Elles quittèrent la station, et s'enfoncèrent dans le noir de l'espace... Avant de disparaître, avalées par une bouche de ténèbres.



Je ne suis jamais retourné sur Oméga. Je n'avais plus rien à y faire. La station m'a servi de marchepied vers le pouvoir, et elle s'est servie de moi comme d'un atout économique. Aujourd'hui encore, et même après ma mort, mon entreprise et celles qui en sont issues forment et formeront le cœur de l'économie d'Oméga. Quel meilleur autel pour un volus ?



Les écrans d'Oméga captèrent une tentative de transmission de l'extérieur. Alors que les IVs l'analysaient, elles furent soudain débordées, piratées, et les images furent diffusées partout dans la station. On y voyait deux individus : l'un était un volus, et sur Oméga, il ne pouvait être que le volus, Dahl. Mais c’est surtout l'autre qui retint l'attention.
Entièrement armuré, le visage camouflé, impossible à reconnaître, si l'armure elle même n'était pas si reconnaissable. Il n'y avait qu'une seule armure comme celle de Vassily Varto, l'ancien Général des Soleils Bleus, disparût des années auparavant.
De la même manière qu'il n'y avait qu'un seul vaisseau comme le Bellethium, et que personne, sur Oméga, ne pouvait ignorer l'immense masse sphérique noire en orbite de la station.
Un vent de panique commença à souffler. Les deux individus en combinaison se parlèrent, comme si personne ne les voyait.
« SHHHK. Oméga ne vous a visiblement pas oublié. »
« Home, sweet home, volus. »
C'est sur ces mots, et sur l'éclat de rire haineux du volus, que le vaisseau du Général s'illumina, ses puissants canons bombardant la station pour la seconde fois de leur existence.



Était-ce nécessaire ? Peut-être pas. Mais mieux vaut prévenir que guérir.
Ce bombardement n'avait pas pour but de réellement abîmer la station. Les affrontements avaient déjà fait bien assez de dégâts. Mais il a permis de semer le chaos dans la belle fin que prévoyait les vainqueurs.
Les défenses orbitales, désactivées, ont été visées en priorité. Histoire que les mercenaires ne puissent jamais oublier la possibilité qu'un jour, le vaisseau revienne et les écrase sans qu'ils aient la moindre chance.
Varto refusa en revanche de frapper en plein cœur de la station, là où les troupes étaient rassemblées. Peut-être par respect envers ces hommes qui avaient gagné une bataille pour découvrir qu'ils n'étaient que poussière dans cette guerre. Lui même a été mercenaire, après tout.
En revanche, il frappa les ruines fumantes de l'Afterlife, agrandissant encore le cratère créé par le piège de Aria. Même maintenant, je ne suis pas certain que quelque chose y ait été reconstruit.
Enfin, l'apparition même de Varto a eu l'effet escompté. Je n'ai que rarement vu les Soleils Bleus aussi déboussolé qu'à ce moment là. Avec les blessures que j'avais infligé à Éclipse, seul les Berzerkers s'en sortaient relativement bien, et je ne les estimais pas assez intelligent pour en profiter de la bonne manière.
Nous sommes ensuite parti, quittant, définitivement pour ma part, Oméga. Le voyage m'a permis de faire la transition vers mes nouvelles responsabilités envers l'Ordre. Ordre qui comptait désormais une nouvelle membre : Aria T'Loak.




Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
Journal de Bord, avec présentation de mes personnages secondaires




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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Sam 16 Avr 2016, 14:56
Il existe des évènements si importants, que tous ceux qui le vivent en sortent transfigurés, parfois fondamentalement en détruisant ou renforçant ce en quoi ils croient, parfois en touchant directement l’être même des belligérants, leur faisant connaitre les affres de douleurs. Mais pour ceux et celles qui sont les moteurs de tels évènements, et bien les choses sont souvent encore plus imposants que pour quiconque.

Et cet évènement ci était indéniablement de ceux capables de modifier l’essence même des êtres l’ayant connu. Et même si bien des situations avaient mené à des changements drastiques sur cette station oublié des dieux, aucunes n’avaient réussi l’exploit de modifier à ce point l’ADN profond d’Oméga, au point de la rendre méconnaissable aux yeux de ceux qui n’avaient fait qu’effleurer sa nature profonde.

La Guerre civile d’Oméga, ou l’âge du changement comme se plairait à l’appeler par la suite Anton Ardak, le Pacificateur qui avait tenté de supplanter les grands de ce monde, était LE moment qui fit basculer la station sur une orbite si différente de par le passé, changeant la face même de son fonctionnement.

Autrefois cœur de la liberté, formation en constante stagnation servant de vitrine pour les Terminus, avec sa reine éternelle et impitoyable mais en vérité bien moins liberticide que tout gouvernement provenant de l’espace concillien, maintenant un statu quo gravé dans le marbre, laissant les individus capables d’y survivre seuls maîtres de leurs destinées.

Mais même le marbre cède aux coups de burins les plus obstinés, et Oméga sombra alors que les requins depuis bien trop longtemps parqués dans l’ombre se libéraient de la cage que la reine avait tenté de bâtir. Et lorsque les chaînes se brisèrent, le sang coula à flot, emportant les plus neutres dans le combat le plus ardu de leur vie, la survie, lâchant les plus belliqueux en meutes sanguinaires, faisant s’effondrer les grands et noyant les petits dans leur propre sang.

La station voulue par Aria mourut à cet instant même, alors que les requins finissaient par s’user les crocs à force de vouloir dévorer tout ce qui symbolisait la période de leur enfermement. Alors vint l’ultime affront qui termina misérablement de mettre un terme à la période de règne d’une reine aussi crainte que respectée, le nouveau bombardement d’Oméga par le même navire que bien des années auparavant, sur les ordres du même individu si mystérieux.

Mais en vérité, et même si de nombreux individus, n’ayant pas réellement compris ce qu’il s’était déroulé sur la station, diront que ce bombardement final comme premier souvenir de ces jours de folie, il n’eut en vérité que peu, voir aucun réel impact sur Oméga, simple désir de vengeance pouvant se voir comme pathétique à l’égard des véritables sentiments qui bouillonnaient alors même que les survivants organisaient l’évènement fondateur de la nouvelle station.

Désormais l’âge du changement venait bel et bien de débuter.

***

Bien qu’il n’eut plus besoin de ses services, ce foutu médecin galarien collait Anton avec plus d’insistance qu’un correiro devant un repas. Pourtant cela ne dérangeait pas plus que cela le butarien, qui l’était bien plus par la soudaine soumission de l’armée d’Aria. Et même si la nouvelle n’était en rien surprenante, l’armée étant démoralisée et décapitée avec la fuite de leur général et la mort de son bras droit, non c’était plus l’impossibilité de continuer le combat qui portait les nerfs du Pacificateur à la limite de l’explosion.

La colère bouillonnait désormais dans l’esprit de l’ancien ravageur, celle de ne pas avoir réussi à piétiner le corps sans vie d’Aria, celle d’avoir été blessé par un laquais sans intérêt ou encore celle d’avoir en vérité perdu la guerre. Car la défaite était belle et bien réelle, lui qui désirait régner sur Oméga devait sa victoire uniquement à l’aide d’Eclipse. Ce groupe pathétique qui avait causé la mort de son propre frère et son emprisonnement dans la pire des prisons durant presque deux années.

Et plus Anton y pensait, plus la colère enflait au point de lui faire comprendre qu’il risquait de faire une connerie d’un moment à l’autre. Aussi le Pacificateur attrapa l’un de ses combattants, un ancien ravageur qui exprimait sa joie de la survie et de la victoire en riant.

« Toi, va me chercher Jagaht’Ei. Tout de suite. » Et le rire du combattant s’étouffa sur le champ en découvrant la vilaine balafre qui remplaçait l’œil perdu de son chef, mais aussi sa colère impossible à masquer, et bondit sur immédiatement pour accomplir sa mission.

Pour patienter, Anton scruta tel un gardien de prison les soldats d’Aria être rassemblés comme du bétail. Il aperçut alors les agents d’Eclipse se regrouper plus loin et commencer à quitter la zone, pour accomplir on ne sait quelle autre trahison dont ils ont le secret. Ce qui rappela alors à l’ancien ravageur une personne qu’il avait totalement oublié, le volus mesquin qui avait tenté, sans surprise de le trahir. Qu’est-ce qu’il pouvait bien être devenu ?

C’est alors que surgit un krogan imposant, dénommé Kerrlog si Anton se souvenait correctement de la chose, portant dans ses bras une Kyreshorl salement amochée. Aussitôt la colère du butarien s’atténua grandement, pour être remplacé par de l’étonnement, qu’elle soit encore en vie, et que quelqu’un ait réussi à l’amocher à ce point. Mais aussi, au plus grand étonnement d’Anton, de l’inquiétude pour celle qu’il a réussi à considérer comme une amie autant qu’une alliée.

Immédiatement, Anton agrippa le cou du médecin le suivant et le propulsa, sans méchanceté, vers le krogan qui comprit sans soucis les intentions du Pacificateur. Puis le bras droit de l’ancien chasseur de prime arriva et l’état de l’asari devint secondaire, surtout qu’elle était entre de bonnes mains.

« Les rares qui ont tenté de continuer la lutte sont morts, nous tenons l’armée. » Jagaht’Ei n’alla pas plus loin lorsqu’il aperçut le corps inanimé de Kyre, préférant laisser son supérieur lui donner ses ordres plutôt que risquer de dire quelque chose de superflu.

« Excellent mon ami. Récupère les individus les plus « gradés » de l’armée d’Aria et amène-les. Trouve-moi Bray, je le veux en vie. Si tu croises Gorbag, dis-lui de mettre l’armée en ordre et d’attendre les ordres. » Le butarien acquiesça et parti mettre en action les ordres qu’il avait reçu.

Kerrlog s’avança alors vers Anton et prit la parole, d’une voix bourrue, mais légèrement indécise, étrange chose chez un krogan. « Gernlo est mort, Aria. » Rien de moins, rien de plus, à la manière des krogans évidemment. Et même si rien ne semblait pouvoir toucher le Pacificateur, il le fut. Après tout Gern était son plus vieil ami, ayant partagé la même école militaire, ayant connu tous deux la guerre civile et l’emprisonnement. Encore un lien avec le passé de perdu.

Et une raison de plus de regretter la survie d’Aria.

***

Quelques minutes plus tard, et une fois assuré que Kyre survivrait à ses blessures, Anton parti rejoindre un Jagaht’Ei ayant terminé sa mission, regrouper les officiers survivants d’Aria, même si cela n’était en vérité que partiellement. Bray était introuvable.

Maintenant devant cinq combattants à genoux, le Pacificateur regardait songeur ceux qui avaient dirigé l’armée ennemie, ceux qui lui avaient couté tant de vies. Trois asaris, un galarien et un humain formaient cette troupe hétérogène, l’un portant l’armure d’un gang sans grand envergure, l’autre celle de la protection des navettes à ézo de la station, plus une alliance qu’une véritable armée, un véritable miroir de celle d’Anton en vérité.

« Aria n’est plus là. Mais vous et moi oui, alors l’équation est très simple en vérité. Soit nous travaillons ensembles, soit je me retrouve avec un paquet de prisonniers à gérer. Et nous savons tous à quel point je serais un très mauvais geôlier. » Anton lâcha son plus beau sourire carnassier à ses prisonniers qui eurent tous des réactions différentes, peur, défi, angoisse, haine, … autant d’informations vitales pour la suite.

Ce fut finalement la plus verdâtre des asaris qui prit la parole en premier, celle qui avait dévoilé le plus intéressant des sentiments, l’intérêt.

« Aria n’est plus là. » Puis jeta un regard à ses camarades, dont une autre asari lui ressemblant énormément, qui lui jeta un regard empli de mépris. « Et je n’ai aucun désir de mourir pour quelqu’un qui nous a abandonné, alors l’entente est une idée qui fonctionne pour moi. » Aussitôt, l’asari méprisante lui cracha dessus, ce qui poussa celle s’étant exprimé à éclater de rire devant une fidélité aussi anachronique.

« Aria reviendra saloperie de butarien » grogna alors le galarien, tandis que l’humain semblait simplement trop occupé à s’empêcher de s’uriner dessus pour réagir à tout autre chose.

Toutefois, rien n’avait plus d’importance dans les propos des différents officiers, Anton avait déjà les infos qu’il désirait aussi il était plus que temps d’agir. Attrapant son couteau de combat, le Pacificateur agrippa la tête du galarien et lui ouvrit la gorge avec une lenteur exagérée. Puis, tandis que le galarien terminait de se noyer dans son propre sang, l’ancien ravageur décocha un coup des plus violent dans le visage de l’asari plus loyale qu’intelligente. Cette dernière chuta face au sol et resta ainsi à cracher sang et dents avec une régularité exemplaire.

Alors Anton fit se relever l’humain terrorisé et l’asari ayant un instinct de survie hypertrophié. Puis il marcha lentement en leur tournant autour, tout s’exprimant d’une voix douce, presque comme s’il parlait à des enfants.

« Le problème dans une entente, c’est le doute. Il détruit tout, et fini invariablement par faire couler le sang.Tout cela entraîne invariablement une perte de temps, et il n’y a rien que je déteste plus que ce genre de choses. » Alors Anton attrapa un fusil d’assaut de l’un des gardes entourant la scène, puis entreprit de retirer la capsule thermique s’y trouvant, puis s’assura que l’arme soit belle et bien déchargée.

« Pour éviter ce petit désagrément, il convient, je suis sûr que vous en conviendrez, d’éliminer le plus vite possible tout ce qui pousse à douter les uns des autres. »

L’asari, qui commençait à comprendre ou menait la discussion eut un sourire non dissimulé, tandis que l’humain secouait la tête énergiquement alors qu’il n’était en vérité nullement en état de comprendre quoique ce soit. La dernière asari réagit alors enfin, et rampa jusqu’à Anton.

« Je n’ai rien à faire d’Aria, je voulais juste rendre mon gang plus puissant, je ferais n’importe quoi. » Ainsi elle ne présentait pas le moindre intérêt, aussi Anton la repoussa-t-elle du pied et sans un regard, puis indiqua à deux soldats de l’emporter avec le reste des prisonniers.

Alors le Pacificateur donna le fusil à l’asari qui n’hésita pas la moindre seconde pour l’attraper. Et même si elle comprenait partiellement la situation, le fait d’user d’une arme déchargée lui échappait encore. Néanmoins, elle allait rapidement comprendre.

« Tue l’autre asari. » Furent les seuls ordres que donna l’ancien ravageur, ce qui plongea la combattante dans la perplexité, comment faire cela sans munitions ? Puis peu à peu la compréhension prit place dans l’esprit de l’officier, puis l’hésitation, et enfin l’acceptation. La crosse du fusil frappa alors le crâne de la blessée, encore et encore, jusqu’à ce que le visage de la fidèle combattante ne soit plus qu’une pulpe écœurante.

De son côté, Anton, satisfait, agrippa alors l’humain resté interdit et l’attira à lui.

« Si tu écoutes et respectes scrupuleusement ce que je vais te demander, alors demain tu parcourras les rues d’Oméga comme avant et connaitra une vie bien plus longue que dans le cas contraire. Tu comprends ? » Tout d’abord l’humain ne réagit pas, se contentant de fixer avec une curiosité morbide sa coéquipière fracasser sa congénère, puis réussi enfin à revenir à lui alors que le sourire du pacificateur virait mauvais.

« Oui. Je comprends. » Peu à peu la peur semblait quitter le corps du soldat, subtilement remplacée par l’avidité et l’espoir.

« Parfait, alors tu vas suivre mes soldats et me faire une liste parfaite de tous les combattants qui resteront fidèles à Aria, ou ceux qui seront les plus prompts à vouloir rompre cette si belle entente. » Et l’humain acquiesça et parti avec le sourire de ceux qui vont pouvoir se venger de quelqu’un, mais surtout profiter d’une situation critique pour s’en mettre plein les poches.

Dès lors qu’il eut disparu à la vue du Pacificateur, Anton tourna à nouveau toute son attention sur l’asari survivante. Qui de son côté essayait de se calmer en insultant copieusement le cadavre de sa victime.

« Les doutes commencent à s’envoler mon amie. Donne-moi ton nom. » L’asari sursauta en entendant à nouveau la voix du butarien, et il fallut quelques secondes de plus pour qu’elle récupère ses esprits et parviennent enfin à répondre à la question. Temps que l’ancien ravageur lui laissa volontiers.

« Aleena. Qu’est-ce je dois faire de plus pour prouver ma bonne volonté ? » La lueur de défi qui brilla dans les yeux de l’asari amusa Anton qui ne put retenir un sourire.

« Et bien c’est extrêmement simple .. .»

***

Quelques heures supplémentaires s’écoulèrent, entre le traitement des prisonniers, qu’Anton refusa de remettre aux troupes mercenaires, entre le déblayement de l’entrée des mines, que les laquais de Dahl avait fait s’effondrer par pur désir d’emmerder son monde, vengeance pathétique et parfaitement mesquine mais en vérité amusante et même utile au Pacificateur.

Et une fois tout ceci accomplit, tous les survivants de la guerre se retrouvèrent convoqués, ce qui causa une crise de rage chez Anton, par les trois groupes mercenaires pour discuter des modalités de la paix forcée. L’idée de devoir négocier avec Eclipse, et pire Shoran rendait Anton proche de la crise d’apoplexie, pourtant il parvint à se contenir suite à l’effort le plus incroyable qu’il eut à accomplir.

Durant ce même voyage, Anton apprit que Deruuk n’était jamais revenu de sa mission et que ni lui ni son corps n’avaient encore été retrouvés. Mais le Pacificateur n’eut guère le temps d’y penser, qu’une unité de soleils bleus lui ramena une Kydra plutôt mal en point, dont il ne put tirer qu’une seule information avant de devoir se présenter à la réunion, une seule mais ô combien importante à ses yeux, la mort de Rhys.

Kyre de son côté s’était enfin réveillée, mais bien trop faible pour marcher, elle restait prisonnière d’un brancard de fortune.

Une fois arrivé, Anton se présenta devant les trois chefs mercenaires et une Shoran furieuse. Aussitôt le sourire mauvais du butarien réapparut lorsqu’il fit face à son ancienne chef.

« Shoran, je me serais attendu à te voir fuir aux côtés d’Aria, mais il semblerait que même pour ça elle te surpasse. A vrai dire ça ne m’étonne pas, tu as toujours été une bien piètre copie de la reine.» La pique était directe, et libéra l’ancien ravageur comme jamais. Lui qui s’était toujours obligé à obéir sagement devant elle durant toutes ces années alors même que la haine bouillonnait en lui.

Le reste de la discussion se noya dans le tumulte des négociations, qui furent âpres, Anton se libérant totalement du carcan d’obéissance qui le maintenait depuis des années dans un statut de simple lieutenant. Maintenant il était là et il comptait dévorer le plus de part du gâteau.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Dim 17 Avr 2016, 23:35


Un silence impeccable régnait, de ceux si parfaits et envahissants que l'on hésite à les briser. Il était surprenant de le rencontrer ici, là où tout avait aussi bruyant précédemment. Longeant les murs, respirant encore à grande peine et gémissant parfois de douleur, Kydra tentait pourtant de faire cela le moins fort possible, trouvant en cette absence de sons de quoi donner une dimension physique au calme qui l'envahissait. Elle ne fit aucunement attention au temps qui passait, se contentant d'avancer machinalement vers sa destination, l'esprit en paix.

L'humaine ne reprit totalement conscience que lorsque du sang commença à lui brouiller la vue. D'un geste simple, elle passa sa main sur son visage, tentant d'en chasser la substance qui le recouvrait. Elle contempla alors ce liquide rouge qui stagnait un peu partout sur son armure, provenant d'elle même, mais également de ses ennemis, résidu funeste d'existences qui s'étaient achevés. Kydra se remémora à quel point la simple vision du sang la terrifiait par le passé. Elle l'avait toujours caché, mais sa simple présence signifiait que quelqu'un avait eu des problèmes... et qu'elle pouvait rapidement en avoir aussi. Il en avait toujours été ainsi, même au sein de l'alliance. Elle ne s'était jamais sentie à l'aise face à ce liquide dont la quantité en était un facteur encore plus terrifiant. Mais ce n'était plus le cas. Elle se demanda à partir de quand le sang était devenu un simple indicateur de la vitalité de son ennemi et de la sienne. Kydra se posa pour la première fois cette question à cet instant précis... Et se demanda combien d'autres changements du genre elle avait connu sans s'en être encore rendu compte. Cette partie inconnue d'elle même qui avait évolué dans le mensonge et l'auto persuasion, cela la terrifiait véritablement.

Une explosion retentit tout à coup, interrompant les pensées de l'humaine. Reprenant ses instincts de militaires, elle se déplaça vers l'origine de la déflagration prête à devoir combattre à nouveau. Cependant, elle se rendit rapidement compte que l'origine en question n'était autre que l'entrée du tunnel. Kydra se tint face aux gravats encore fumants qui empêchaient désormais toute utilisation de cette voie. C'était donc ce qu'était venu faire Rhys, le reste de la patrouille s'était apparemment débrouillé pour achever le travail. Cela arrangeait l'humaine, elle n'avait plus à se soucier de ce problème, ni de cette partie de la station. Il allait falloir qu'elle se renseigne sur ce qu'il se passait partout ailleurs, rester en mouvement, se soigner, reprendre des munitions et changer son équipement pour...

Kydra dégaina son canon lourd et le pointa sur ce qui s'avéra être non pas un, mais une bonne dizaine de mercenaires qui se placèrent en arc de cercle face à elle. Sortant du bâtiment anciennement aux mains des troupes d'Aria, ils l'avaient pris complètement par surprise. Son bouclier était rechargé, mais elle était épuisée, blessée et ils étaient surtout bien trop nombreux pour qu'elle puisse s'en occuper seule, encore moins en s'étant faite surprendre.

Lâchez votre arme !

L'humaine haussa un sourcil lorsque l'un des mercenaires lui beugla cet ordre. Elle aurait volontiers engagé le combat en tentant d'en tuer autant que possible avant de s'écrouler, mais comme on lui offrait la possibilité de sortir de cette impasse et de pouvoir les tuer plus tard, elle ne pouvait refuser. Affichant un sourire carnassier, elle tendit le bras et lâcha son arme.

***

Toute la station était entrée en guerre, et pourtant Kydra avait passé la majeure partie de son temps dans le camp de Shoran, et elle s'y retrouvait à nouveau. Elle détestait définitivement cet endroit. Pourtant cette petite promenade en tant que captive lui avait permis de connaître la situation générale, et elle avait évolué d'une manière bien différente de ce à quoi elle s'était attendue. Ce sentiment se renforça lorsqu'elle fut amenée auprès d'Anton. Le butarien avait désormais une orbite vide ainsi qu'une vilaine blessure lui parcourant la moitié du visage. Il posa son regard sur Kydra sans dire mot, attendant simplement qu'elle lui fournisse ce qu'il attendait d'elle.

Jikew était encore en vie, et elle n'avait aucune raison, ni aucune envie, d'expliquer pourquoi elle n'avait pas tué sa cible. Cependant, son état actuel lui rappela qu'elle n'était pas pour autant restée inactive.

Jikew est en vie, mais Rhys ne l'est plus.

C'est tout ce qu'elle avait à offrir au butarien, et il allait devoir s'en contenter. Il se détourna sur ces mots et Kydra en profita pour s’asseoir près du brancard sur lequel se trouvait Kyre. Si l'idée de voir un jour l'asari dans un tel état l'avait déjà fait saliver, sur le moment, elle n'en tirait aucune joie et cela l'inquiétait d'ailleurs plus qu'autre chose, que des ennemis aient été suffisamment puissants pour la mettre à ce point en échec. L'humaine quitta Kyre du regard et observa les alentours. Depuis le début des festivités, elle avait toujours ressenti de l'excitation, même hors combat, une ferveur qui ne l'avait pas quitté un seul instant, mais désormais, c'était terminé. Elle se sentait épuisée et terriblement fatiguée. La situation n'arrangeait en rien les choses, les combats étant pour l'instant terminés, ne restait plus que ce que Kydra détestait le plus, la parlotte. Tenter de maintenait un semblant d'ordre et de cohésion à coup de mensonges et de phrases bien faites, elle détestait toujours autant cela.

Une fois qu'une entité avait atteint un certain seuil d'intelligence et de savoir, il fallait toujours qu'elle se construise au sein d'une société, abandonnant la loi du plus fort considérée comme trop primitive, laissant ainsi une chance à ceux qui ne le méritaient pas, les dressant même parfois au dessus de tous les autres. Réduisant alors à néant la sélection naturelle qui avait pourtant permis à leur espèce de se dresser si haut et se précipitant ainsi parfois, vers leur extinction. Et savoir que son avenir, si elle en avait un, se jouait peut être sur l'une de ces divagations sociétales lui donnait envie de vomir. D'ordinaire, elle considérait son futur avec le plus grand intérêt, mais à cet instant, elle s'en foutait royalement.




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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Lun 25 Avr 2016, 02:09
Deruuk courait sans s'arrêter. Son souffle se manquait pas. La simple idée de voir son vaisseau envahi de vorcha lui donnait un coup d'adrénaline le rendait plus rapide qu'un varren et plus endurant qu'un elcor. Même Malcolm avait du mal à suivre. Graam n'en parlons pas. Le butarien se retrouva face à deux vorchas en train d'essayer de forcer une magasin dans la ruelle. Sans s'arrêter, il dégaina son pistolet et colla une balle dans le crâne du plus proche. Un coup de chance, mais un beau tire malgré tout. Il donna un coup de crosse violent dans la bouche du second avant du lui coller deux balles dans le torse. Il se remit à courir. Ils étaient proches. Quelques mètres plus loin, il s'arrêta devant une grande vitre blindée qui donnait sur le quai où était posé Serenity. Elle était là, dormante. Toutes lumières étaient éteintes. Étrange. Il aperçu quelques vorchas seulement. Probablement là devant les autres dans l'espoir d'étriper quelques malheureux traînant dans le coin. Il fallait se hâter, le reste de la horde ne devait pas être très loin.Il dévala les escaliers et pénétra dans le port, Malcolm sur ses talons, l'ayant rattrapé durant sa courte pause. Deruuk dégaina son vindicator et commença à allumer les vorchas de loin. L'un deux répliqua immédiatement. L'armure du capitaine fit son travail, et le sniper de Baldwin aussi. Une balle bien placée déchira la gorge de l'assaillant. Dans sa lunette, il voyait des dizaines de vorchas se diriger dans leur direction.

-Faut qu'on bouge Capitaine !

Deruuk tenta d'ouvrir le sas du vaisseau. Pas de réponse. Il frappa plusieurs fois contre la paroi. Rien.

-Bordel c'est quoi cette merde !

Malcolm s'approcha, se mit à couvert et tapota sur son omnitool. Graam arriva et commença à tirer sur les vorchas.


-Présent ! cria le krogan.
-Tout est fermé de l'intérieur, diagnostiqua Baldwin, elles ont du se barricader dans le vaisseau.
-On a pas de temps à perdre Malcolm, ouvre moi cette porte.
-Je vais devoir hacker tout ça, donnez moi 5 minutes !

Les vorchas se faisaient de plus en plus proche.

-On a pas 5 minutes !
-Alors trouvez-les, merde !

Le stress grimpant faisait complètement oublier la hiérarchie à l'ancien mercenaire, les yeux rivés sur son omnitool. Graam frappa dans sa main.

-Enfin un peu d'action !

Il hurla, et fonça dans la mêlée. Ledra arriva derrière, accompagné d'Elena qu'il soutenait toujours à moitié et alla se placer près de Malcolm.

-Que se passe-t-il ? cria-t-il.

On l'entendait à peine dans les tirs. Et Malcolm ne fit même pas attention à lui. Entre deux rafales, Deruuk se tourna vers lui.


-On est dans la merde doc, sortez votre arme et commencez à tirer !

Il se tourna vers Elena.

-Et vous...

Il remarqua sa blessure.

-Faites ce que vous pouvez.

De son bras valide, l'Asari dégaina son Carnifex et envoya quelques tirs dans la mêlée. Il allait falloir qu'elle s'habitue à utiliser son autre main pendant quelques temps.

Deruuk dégaina une bombe fumigène et la balança dans la horde. Les vorchas volaient dans tous les sens, Graam les éliminait à la suite en hurlant à la mort, en riant comme un damné entre deux coups de Claymore. Mais même lui avait du mal. Il commençait à fatiguer. Ça faisait du monde. Et son armure n'était pas invincible. Plus il se faisait tirer dessus, plus il sentait l'impact des balles sur sa peau. Il tira. Plus de munition.


-J'suis à sec !

Le butarien hésita un instant, puis lui lança son fusil d'assaut. Le krogan l'attrapa, et recommença à tirer immédiatement. Deruuk dégaina son pistolet.

-Quand tu veux Mal !
-J'y suis presque !

Les lumières du vaisseau démarrèrent. En voyant ça, Graam, se dirigea vers ses compagnons, mais un vorcha planta un couteau dans son épaule gauche, traversant directement ses barrières. Il poussa un hurlement de douleur, attrapa le couteau, le sorti de sa chair d'un coup sec, le planta avec une rare violence dans le crâne du vorcha, avant de l'attraper et de le balancer dans la horde. Il y avait des dizaines de vorchas en train de dévaler le port. On avait l'impression que tous les vorchas de la stations étaient réunis dans un seul et même carnage. Il sauta par dessus la couverture derrière laquelle était caché son capitaine. La porte s'ouvrit lentement.

-Ça y est !
-Tout le monde à l'intérieur, vite !

Pour une fois, Graam fut le premier à rentrer. Le sang coulait de son épaule à flot. Le foutu vorcha avait visé la où il fallait, et avait frappé comme si sa vie en dépendait. Deruuk fut le dernier à pénétrer le sas.

-Allez ! Renferme moi tout ça !

La porte se ferma, un tir ricocha et manqua de toucher le capitaine en plein crâne. Il en eut des sueurs froides. Malcolm ouvrit le sas intérieur et pénétra dans la cale.

-Mal !

Il leva la tête. C'était Holly.

-Holly !
-J'ai failli vous tirer dessus, soupira l'humaine.
-Tant mieux si tu ne l'as pas fait, pesta Deruuk en grimpant les marches de la passerelle, on a pas le temps, faut qu'on dégage d'ici.
-Comment ça faut qu'on dégage d'ici ? questionna son second.

Un grand boum juste à coté du vaisseau signifiait que la horde était toute proche.

-Mal ! La tourelle !
-Tout de suite !

Baldwin survola les marches et alla s'installer au siège de la tourelle de Serenity.

-Harley, au poste de pilotage, allez !
-Deruuk...
-Pas maintenant, Holly !

Il couru aux cotés de sa pilote.

-Allez, allez, on s'envole.
-Mais on ne va pas être une cible facile si on décolle ?
-Malcolm va nous couvrir, j'espère.

Malcolm, lui, mitraillait tout ce qui bougeait. Les vorchas tombaient par dizaines, mais plus semblaient en surgir à chaque seconde. Une vraie hydre. Les munitions commençaient à se faire rares.

Serenity s'élèva difficilement du sol, les réacteurs à froid. Harley vit immédiatement quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout.

-RPG !

Un vorcha tira une roquette en direction du vaisseau. Deruuk hurla le nom de sa pilote tellement fort qu'il se fit mal à la gorge. Harley réagit à toute vitesse. Elle vit virer le vaisseau sur le coté dans l'espoir d'esquiver la mort imminente qui leur fonçait dessus. Serenity frôla la roquette, et le mur extérieur du port.

-J'ai réussi ! Je l'ai esqui...

L'explosion fut détonante, et inattendue. Surtout que la roquette avait frôlé le coté gauche du vaisseau. Pourquoi tout pétait à droite ? Le souffle fut d'une rare violence. Il projeta le vaisseau au travers des docks. Tout fut sans dessus dessous pendant quelques secondes dans le navire. Graam qui était resté près d'elle se jeta sur Holly pour éviter qu'elle ne se retrouve la nuque écrasée au sol de la cale. Ledra manqua de s'écraser la tête contre sa table d'opération. Il se protégea au dernier moment, mais le choc fut violent. Il s'était probablement cassé quelque chose. Malcolm était attaché comme il le pouvait à son siège. Lorsque le vaisseau s'écrasa contre le sol, tous furent secoués. Par miracle, personne ne se cogna mortellement. Deruuk était presque aussi sonné que sa pilote. Mais il était encore suffisamment conscient pour se rendre compte de ce qui se passait. Il voyait des containers et des vorchas se faire aspirer vers l'extérieur, vers le vide intersidéral. Et il voyait surtout une énorme fissure se former sur la vitre du poste de pilotage. Il réagit au quart de tour. Il se détacha, détacha Harley, la pris dans ses bras, et se jeta hors de la salle, avant de la refermer et de la verrouiller juste à temps pour ne pas se faire aspirer à l'extérieur.


***


La petite trappe placée au sommet du vaisseau s'ouvrit. Malcolm en sorti, en combinaison spatiale.


-Eh beh...

La vue était particulière. Les docks avaient perdus leur couleur rouge orangée pour un ton plus bleuté. La première chose qui frappa, c'était cet énorme trou dans le mur extérieur. L'explosion venait de l'extérieur. Il n'y avait plus rien dans ces docks-ci. Rien de vivant en tout cas. L'oxygène était nulle, tout avait été aspiré par le vide, par le grand rien. Les autours de la station devaient désormais être joliment ornés de cadavres de vorchas. Il se projeta à l'avant du navire, et pénétra dans le poste de pilotage par le cockpit brisé. Il vérifiait l'état du navire. C'était pas bon. Il fit quelques vérifications en profondeurs, puis retourna à son point de départ. Il entra à l'intérieur du navire, passa dans le petit sas de la trappe et enleva son casque. Il alla rejoindre les autres, tous rassemblés dans la med-bay. Ledra était en train de soigner tout le monde tout à tour, à l'aide d'un seul bras, son droit étant visiblement en assez mauvais état.

-C'est pas bon, dit Malcolm après un long soupir. Les systèmes sont complètement grillés, et toute la partie droite du vaisseau est complètement cramée. Je suis pas sûr, mais je crois bien que la partie gauche, elle, est encastrée dans le mur.

Deruuk se massa le front. Il avait merdé. Sévère.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Holly en brisant le silence qui s'était installé.
-Je ne sais pas vraiment, répondit Malcolm, mais on dirait un tir de missile. Ça venait de l'extérieur.
-Non, rétorqua Holly. Pas ça.

Elle se tourna vers Deruuk.

-Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu agisse comme ça ?
-Comment ça « comme ça » ? Le port était envahi, il fallait bien faire quelque chose.
-Tu allais partir n'est-ce pas ?

Silence.

-Tu allais laisser Anton, l'abandonner comme le grand lâche que tu es, après tout ce qu'on a fait pour gagner sa confiance.

-Hey ! C'est pas vrai, c'est...

Holly le frappa au visage. C'était tellement inattendu, que même Graam sursauta.

-Est-ce que parfois tu penses aux autres avant de penser à toi-même Deruuk ?

Son ton était calme, et doux. Mais on sentait une colère sans nom au fond de sa gorge.

-Tu sais pertinemment qu'on a besoin de lui. Et malgré tout tu t'es encore enfuis. Tu peux essayer de me mentir, Deruuk Khätk, mais tu ne peux pas te mentir à toi même. Tu as fuis. Comme toujours. Parce que tu es un lâche. En ramenant je ne sais même pas qui dans notre vaisseau.

Elle pointa Elena du doigt.

-Hey ! Je veux pas être mêlée à vos disputes conjugales moi, répondit l'intéressée. D'ailleurs je repars dès que j'en ai l'occasion.

L'humaine ne prêta même pas une oreille à la réponse de l'Asari et continua son monologue.

-Et malgré tout ce que je t'ai dit, tout ce qu'on a souffert, tu as trahis sa confiance, et la mienne. Et maintenant, on est dans une merde sans nom. Et tu sais qui est la seule personne qui peut nous sortir de là ? Anton. Andon putain d'Ardak. Ce sera un miracle s'il ne décide pas de tous nous abattre après ce que tu viens de faire.

Le silence fut insupportable. Personne n'osait dire mot. Malcolm se sentait doublement coupable, à avoir encouragé Deruuk dans une telle voie. Il savait qu'il l'avait fait culpabiliser. Il savait qu'il en était pour quelque chose. Harley leva doucement le doigt.

-Euh... Je... Je crois que les communications sont rétablies.

Holly regarda son omni-tool. Effectivement, il y avait un flux de communication clair et continu. Elle se tourna vers Deruuk.

-Tu vas aller au poste de communication. Et tu vas envoyer un message à Anton. Montre que tu es encore le capitaine de ce vaisseau, Deruuk.

Sans dire un mot, sans pousser un seul soupir, Deruuk alla au poste de comm et ouvrit la chaîne utilisée par Anton et ses subordonnés. Il hésita, réfléchit un instant.

« Anton Ardak, Ici le Capitaine Deruuk Khätk de Serenity. Nous sommes dans une situation précaires et avons besoin d’assistance immédiate. Notre position est au dock B151 »

Il lança le message en continu, comme il le ferait pour une balise de détresse. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il réponde...
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 26 Avr 2016, 04:44
Loin des combats et pourtant tout proche, le Courtier observait les évènements. Il avait aidé, évidement, cette révolution. Il avait posé ici les pions que personne n'attendaient dans ce conflit : les trois factions mercenaire. Chacun des belligérant avait appelé à ses services, du moins dans les "gagnants". D'autres avaient reçus des données qu'il n'auraient pas dû voir par des moyens irrévencieux. Dahl, bien entendu. Elkoss. Il y avait juste cette étrangeté, Anton Ardak. Un butarien qui était devenu chef d'une petite armée par la force des choses.

Lorsqu'un vaisseau imposant apparu sur les écrans, ce fut avec les mains presque tremblante qu'il ouvrit les écrans autour de lui. Sous toutes les coutures, sous tous les plans. Il était là. Sa lèvre trembla légèrement tandis qu'il détaillant le vaisseau de ses propres yeux. C'était lui. Le Bellethium. Il appuya sur le communicateur brusquement et hurla :

"TETRA ELOIGNEZ VOUS ! "

La petite navette lança ses propulseurs sans répondre, elle fila dans l'espace. Oubliée de tous dans ce coin de la galaxie. Le Courtier ne remarqua aucune réaction de la part du vaisseau : ils n'avaient pas été repérés. Il soupira légèrement et continua à compiler toute les données qu'il pouvait sur le vaisseau en face de lui.

"Heat ! J'ai besoin de…"

Il vit les canons se préparer à tirer. Sa phrase resta en suspend tandis qu'il tiraient d'un coup. Il voyait la station se faire bombarder. C'était lui. Évidement que c'était lui. Il était là dedans. Le Courtier n'avait pas vraiment voulu y croire. Il se calma alors, les doigts sur son front, il s'assit de travers sur son siège. Ce fut long. Trop long pour lui. Il restait calme, mais bouillait intérieurement. Il avait gagné, et on lui jetait le plateau à la face ? Ils étaient de bien mauvais joueurs. Lorsque les bombardements eurent finis, il leva juste les yeux vers le vaisseau qui s'éloignait. Il tendit la main et ouvrit la fréquence vers ses lieutenants.

"Trouvez les survivants. Reprenez les négociations. Mettez une prime à l'information sur Dahl Elkoss. "

Il croisa ensuite les mains, fixant les plans en sauvegarde du Bellethium. Il rouvrit la fréquence.

"Et une prime d'assassinat. Leur prix sera le notre."

La vie de cet univers est cyclique. Cet état de fait a toujours été rassurant. On recommence et recommence à vivre les même stades. Les mêmes idées se retrouve. Les mêmes conflits. Edran avait vécu cela toute sa vie, mais aujourd'hui, en tant que Courtier, ses mains étaient ouvertes vers de nouvelles perspectives. Il était désolant de voir qu'il était le seul dans ce cas.

Il n'y a pas d'utopie pour ceux qui ne cherche que le pouvoir. A peine de l'espoir.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   Mar 26 Avr 2016, 06:15
MJ a écrit:


HRP

Les récompenses !

Anton Ardak
- Gagne le titre "Suzerain d'Omega"
- Il gagnera 16% de la production d'Ezo.
- Un mémorial sera créé "quand on aura le temps, faut déjà rebâtir toute la station, bordel."
- Shoran ne sera pas exécutée, personne ne lui sera livré sauf demande particulière, dans un maximum de dix hommes. (Jiwek semble avoir disparu lors des bombardements.)
- Les mercenaires ne sont que peu intéressés par une main mise totale sur Omega. Ils placent Shoran en dirigeant fantôme du quartier qui contient son propre QG et le Centre de commandement. Anton pourra alors avoir tous les quartiers autour de l'ancien After Life. Les Docks sont sous contrôle du "conseil" des mercenaires. Le QG de Dahl se situe dans une zone appartenant au Soleil Bleu.
- Il fait ce qu'il veut avec Dahl. Ce n'est plus le problème des mercenaires. Bringtown est introuvable, mais ce qu'il reste de son commando est capturé.


Kyreshorl Venterra
- Gagne le titre "Héroïne d'Omega"
- Les gens connaissent ton histoire et te respecte. La brûlure que tu portera sera un signe de bravoure. Tes actions durant la bataille te donne accès à la célébrité, ton nom est reconnu. C'est parfois pratique, parfois ennuyant. Mais c'est surtout ton entrée dans l'histoire de la station. Les chefs mercenaires te laissent t'asseoir à leurs côtés sans broncher.
- Tu gagnes 3 points de compétence à mettre dans militaire et/ou biotique.


Kydra Lifith
- Gagne le titre "Assassin d'Omega"
- Ton combat contre Rhys n'a été vu de personne, ou presque, mais tout le monde connaissait ce colosse. Ta réputation gagne quelques point en plus.
- On t'offre un Bourreau Berseker pour ta collection d'armes. Ainsi que deux mods de ton choix.
- Tu gagnes 2 point de compétence à mettre dans Militaire.


Dahl Elkoss
- Gagne le titre "Traître d'Omega"
- Tes hommes capturés sont dans un bien mauvais état, mais Bringtown semble avoir survécu. saura-t-il t'être encore utile ?
- Ton traité avec Shoran n'a pas été respecté. Elle ne donnera plus aucune nouvelle.


Deruuk Khätk
- Gagne le titre "#YOLO"
- Gagne ce qu'Anton voudra bien lui donner Very Happy Débrouillez vous entre vous.
- Gagne 1 point de compétence à mettre dans la branche de son choix.


Elena T'Soran
- Gagne le titre "La Neutre"
- La neutralité dans un combat, ce n'est jamais très bon, mais tu as vu ce qu'il s'est passé ici depuis l'intérieur de la station. Même si tu as été mêlé de loin à ces évènement, qui sait ce que l'avenir te réserve en lien avec ceux-ci ? Déjà, tâche de survivre.
- Gagne 1 point de compétence à mettre dans la branche de son choix.


Officiellement, la station est passée sous le contrôle de Shoran sauf les quartiers d'Anton. Mais il s'agit ici d'une ruse de la part des chefs mercenaires pour ne pas affoler la population des systèmes terminus et ne pas donner l'impression que la station se morcelait. Éviter que les hyènes ne se jette sur l'endroit ou que l'Alliance ne vienne mettre son nez dans des terminus un peu mal en point. Officieusement, la station sera donc divisé en plusieurs quartier à partir de ce jour. Les mercenaires se gardent 23% de la production d'ezo chacun et occupent les quartiers bas de la station, ces quartiers sont tous liés à leurs bases.

L'armée de Shoran a pris un beau coup dans l'aile et dispose seulement de la moitié des quartiers de la partie haute, les plus riches en général. Elle est dépendante du conseil des mercenaires par le peu d'Ezo qu'elle s'est vue allouer (15% de la production) et le fait que ses quartiers rapportent un revenu assez médiocre.
Cela va sans dire que les tensions sont très hautes dans l'endroit. A chacun de voir comment il va tirer son épingle du jeu. Après tout, ce n'est que le début d'une nouvelle ère...

_________

Bravo à tous pour cette mission ! Désolée du temps en plus que cela a pris vis à vis du planning initial. Je vous invite à aller dire ce qui vous a plu et ce qui e vous a pas plu juste là : http://www.masseffect-reborn.fr/t4119-organisation-mission-6-omega. Je prendrais en compte vos remarque si cela est réalisable ! Il s'agit pour moi de la toute première mission que je masterise ici, donc ne soyez pas trop méchant quand même Smile

Je laisse le topic ouvert pour ceux qui voudrait conclure leurs situations.


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MessageSujet: Re: [Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga   
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[Intrigue #6] Le Crépuscule d'Oméga

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