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 Le point de sauvegarde

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MessageSujet: Le point de sauvegarde   Mer 09 Déc 2015, 14:53
Intervention MJ : NonDate : 7 avril 2200 RP Garanti sans alcool
Fadila' Teril Nar Finor ♦ Edgar Roth Vaärminen
Le point de sauvegarde







Citadelle / Secteur

Psshhhhhhhhhhh. La buée se forma dans le casque et Fadila recommença pour savourer la sensation de chaleur près de sa bouche. La jeune quarienne était penchée sur la barrière délimitant l'étage, et observait le reste de la citadelle. Elle avait choisi cet endroit exprès, car d'ici elle pouvait voir les différentes ailes de la gigantesque cité. Elle n'avait jamais vu quelque chose d'aussi gigantesque et d'aussi fascinant à contempler, les paysages de Rannoch étaient merveilleux, ceux de Trébin un peu moins, mais la citadelle c'était un autre niveau. Des personnes partout, dans les airs, dans les bâtiments, politiques, commerciales, appartenant à la sécurité, des civils, des gens venus voir leurs amis, il était impossible de s'imaginer toutes les relations, toutes les possibilités que cela pouvait engendrer. Fadila était devant un océan de futur possible, c'était tellement excitant, elle avait hâte de voir quelles personnes allaient croiser sa route et ce qu'ils allaient vivre. En tout cas, elle s'estimait heureuse d'avoir survécu sur Trébin, ça avait plutôt mal commencé, et ça n'a fait qu'empirer, sa première aventure avait été quelque peu mouvementé. Mais même si elle serait morte là bas, elle ne l'aurait pas regretté. Fadila estimait qu'il valait mieux mourir ainsi que de passer le reste de sa vie de vaisseau en vaisseau. Mais en quittant la planète, elle avait du choisir une destination pour se reposer, raison pour laquelle, elle n'était pas encore en état de bien explorer la citadelle. Mais désormais ça allait beaucoup mieux ! Sa blessure était guérie, et sa fièvre n'avait pas eu le temps de bien s'installer, elle remerciait intérieurement ExoTerra pour ça. Le destin lui avait donné la chance de survivre un peu plus longtemps et elle n'allait pas la gâcher !
La jeune quarienne se redressa et reprit sa route en bondissant. Sa situation financière était redevenue stable, du moins pour un moment, il allait falloir penser à comment regagner de l'argent, une autre aubaine ne lui tomberait sûrement pas dessus. A la limite, elle pouvait essayer de chercher un travail qui ne demandait pas vraiment de compétences pré requises comme serveuse ou même danseuse. Juste de quoi mettre un peu de côté avant de reprendre son voyage. Elle n'avait pas vraiment d'idées sur comment organiser la suite, cela se ferait sûrement le moment venu. Mais en y réfléchissant, elle devrait peut être consacrer son temps libre à l'étude de quelque chose, mais quoi ? La quarienne n'avait absolument aucune idée d'où s'orienter, le pèlerinage était d'ailleurs là pour ça, afin de découvrir toutes les facettes de la galaxie et ce qui lui conviendrait le mieux. Mais elle avait le sentiment que commencer pendant son pèlerinage lui ouvrirait sûrement plus de portes et en même temps, il ne fallait pas gâcher du temps dans quelque chose d'inutile. Elle se remémora Rannoch et Trèbin, si elle était un peu plus forte, peut être pourrait elle être vraiment utile ? Enfin bon, pour l'instant, seule l'aventure comptait !
Fadila continua de progresser dans les allées de la citadelle en faisant de petits bonds, l'ambiance générale qui ressortait de cet endroit était vraiment enivrante, la jeune quarienne adorait ça. Elle vérifia dans sa sacoche que ce qu'elle avait acheté était toujours là, il s'agissait d'une bouteille d'alcool, elle n'en avait jamais goutté auparavant, mais elle comptait bien changer cela ! Elle se dirigeait vers une zone qui semblait commerciale, elle y trouverait sûrement encore plus intéressant une fois sur place.
En avançant, Fadila passa à côté d'un Hanari. La jeune quarienne les trouvait amusant, elle n'avait pas encore eu l'occasion de vraiment parler à l'un d'entre eux mais elle éprouvait une grande sympathie à leur égard. L'individu en question parcourait le corps d'une asari, visiblement en colère, avec ses tentacules.

Celui ci va apprécier l'exploration de vos magnifiques reliefs.

Mais c'est pas vrai ! Tu vas me lâcher le poulpe !

L'asari décolla avec vigueur les membres tentaculaires de sa peau et fixa sur leur propriétaire un regard mauvais. Fadila s'arrêta un instant pour observer la scène, un turien s'approcha.

Qu'est ce qui se passe ?

Cette saloperie me suit depuis plusieurs heures.

Pourquoi est ce que vous faites ça ?

Celui ci se sent désobligé de votre intervention.

Le turien se plaça devant l'asari.

C'est limite de l'agression à ce niveau là.

L' hanari n'eut pas le temps de répondre, un krogan massif qui tentait de se frayer un passage à travers les personnes agglutinées autour de la scène passa à côté et bouscula le turien.

Bon sang, mais faites attention !

Le krogan s'arrêta, il ne semblait pas en pleine maîtrise de ses moyens et vacillait d'un côté ou de l'autre. Il se retourna et frappa violemment le turien prit complètement au dépourvu. Celui ci fut propulsé en arrière vers Fadila, cette dernière tenta de s'écarter, mais réagit trop tard, les deux se percutèrent et passèrent par dessus la barrière faisant office de sécurité au niveau du bord. La jeune quarienne tenta de s'y agripper mais n'y parvint pas, elle tomba avec le turien, et ils percutèrent le sol sur la plate forme du dessous. Le choc fut violent et lui coupa le souffle. Fadila, étalée sur le sol, tenta de reprendre ses esprits. Keelah ! Cette discussion avait quelque peu dérapé, et plutôt rapidement. La jeune quarienne tenta de redresser, son corps n'avait vraiment pas besoin de cela maintenant. Elle se rendit compte qu'il lui manquait quelque chose.

Ma sacoche !

Fadila observa les alentours paniquée à l'idée d'avoir perdu son précieux bien. Le turien se relevait doucement et quelques curieux venaient voir ce qu'il se passait, mais aucune trace de ce qu'elle cherchait. Soudain, elle l'aperçut près du rebord, la quarienne se jeta dessus et s'en empara. Malheureusement, la bouteille avait volé en éclats, et tout l'intérieur était désormais remplis de liquide. Elle soupira, le destin venait de lui faire un rapide rappel de qui contrôlait l'autre, et pour le coup, Fadila n'avait pas eu les moyens de s'y opposer. Elle sentit une main se poser sur son épaule.

Est ce que vous allez bien ?

Le turien se penchait vers elle avec une expression visiblement inquiète.

Oui, je vais bien, pas de soucis.

Elle se releva et tenait sa sacoche gorgée d'alcool au bout des bras, elle ne savait pas vraiment quoi en faire.

Je suis vraiment désolé, je ne m'y attendais pas.

Oui je sais, ce n'est pas votre faute !

Fadila tapota la crête du turien, avec son air concerné, il était plutôt mignon, elle ne voulait pas qu'il se sente coupable.

Euh... Tenez, prenez ça, comme preuve que je ne vous en veux pas !

La quarienne tendit la sacoche trempée et le turien la prit, visiblement dubitatif, fixant sur elle, un regard d’incompréhension. Fadila se tourna et reprit sa route en sautillant. Elle allait devoir en racheter une maintenant, bon ce n'est pas comme ci c'était cher, mais elle ignorait complètement où elle pourrait en trouver. Elle continua de parcourir les allées des secteurs à la recherche de vendeurs et en espérant ne pas se reprendre un turien de plein fouet.






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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Mar 15 Déc 2015, 16:16

Le point de sauvegarde



Une journée sur la Citadelle, une autre. Une soirée, bientôt. À compter de ce moment fatidique où on entre dans un bar... sans même se soucier de l’heure qu’il sera quelques verres plus tard.

>> 7 avril 2200, 16h16
>> Citadelle, secteurs


Un homme en chemise, d'un sombre vert vêtu, déambulait ici et là, dans les secteurs d’une station concillienne bien connue. En arrêt de travail, il ne lui était pas permis d'aller bien loin, mais fort heureusement la Citadelle était à deux pas de la Terre. L'endroit lui était demeuré accessible au moyen de la navette du vaisseau dont il était habituellement le capitaine. De titre plus que de fonction, certes, mais cela avait joué en sa faveur. Toutefois, il lui était proscrit de quitter la Bulle Locale.

Car l'idée suivante lui traversa vivement l'esprit, il se fit une idée... La dernière fois qu'il avait tenté de se rendre en Finlande, il l'avait « regretté », pour faire dans l'euphémisme. De plus, un tel projet, s'il se posait, n'avait plus la même importance qu'auparavant. La galaxie était vaste, et Roth n'en avait exploré qu'une infime partie. Alors pourquoi rester constamment tourné vers le passé ? D'autant plus si celui-ci éveille les plus sombres de ses souvenirs, récents ou antérieurs. Le froid pays l'avait vu dans tous ses états, au fil de sa regrettable jeunesse, et ce fut en cherchant à retrouver ce même froid pays qu'il avait à nouveau failli y laisser sa peau - ou du moins ce qu'il en restait d'organique.

Pour autant de raisons, rien que dans la Bulle Locale, les destinations potentielles étaient multiples, mais bien peu d'entre elles mèneraient le Finlandais quelque part sur Terre. Tant qu'à faire, autant s'émanciper de ses entraves personnelles autant que faire se peut. Ce temps où son pays natal lui manquait était révolu, car à présent la Voie lactée toute entière était à sa portée. Enfin l’avait été, et le redeviendra bientôt ! Il l’espérait. En cela, le Transhumain avait hâte de reprendre du service.

[...]

Roth était arrivé à bon port, sa navette accostée au quai B22. Il ne portait aucune armure, seulement une flasque à sa ceinture. Pas besoin de préciser qu'il n'était pas armé... déjà que le SSC l'avait à l'œil, lui et ses drôles d'implants qui le rendaient louche. En partant, le Finlandais n'avait pas pris la peine de remplir sa flasque. Il fallait donc remédier à cela. Une zone marchande se trouvait à proximité de sa position, pourquoi ne pas aller y jeter un œil ? Sans mauvais jeu de mot, aucun. La Citadelle n'avait jamais cessé de l'impressionner. S'il s'était habitué à en parcourir les cinq secteurs au cours de ses diverses pérégrinations, il n'en avait jamais exploré bien davantage du cœur même : le Présidium. Enfin ici, pas question de se trainer plus loin que nécessaire. Les secteurs regorgeaient déjà dans toute une flopée de boutiques toutes plus farfelues les unes que les autres. Ce fut dans cet optique de ravitaillement qu'il emprunta un accès qui semblait donner vers un club, où il n'y avait tout à parier que l'alcool y abondait à foison.

Deux vigiles turiens gardaient les lieux. Cordialement, Roth leur fit comprendre qu'il ne comptait pas rester bien longtemps à l'intérieur, et ils lui permirent d'entrer.

Malgré les quelques lueurs dynamiques qui animaient les lieux, il faisait bien sombre. Suffisamment pour se faire piquer des trucs sans le moindre soupçon. Méfiance à ce niveau-là. Une main sur sa flasque, le Finlandais s'orienta quasi instinctivement vers le comptoir où toute une équipe se défonçait à satisfaire les clients.

« Bonsoir-Monsieur-qu'est-ce-que-je-vous-sers ? » Demanda l'un d'eux à l'intéressé.

Wow ! C'est du rapide ici !

C'était surtout un Galarien, et pas des moins réactifs. Il lui avait posé mécaniquement la question, cruciale certes, mais à laquelle Roth n'avait pas spécialement la réponse, à vrai dire.

« Et bien... Mettez-y ce que vous avez de plus fort, je vous prie. » Répondit l'assoiffé en tendant sa flasque et s'apprêtant à effectuer le règlement via OmniTech.

Ainsi, les cinquante centilitres de son fidèle récipient furent bientôt occupés par un breuvage dont Roth espérait se délecter bientôt. Dès que sa flasque lui fut rendu, une fois le paiement effectué, une nouvelle déception l'attendait.

Sans déconner... c'est quoi cette pisse de renne ? Perkele ! L'alcool ici, c'est plus ce que c'était.

Un alcool sans réel goût, triste comme tout. Sûrement un de ces alcools branchés bourrés de saloperies. Non pas que c'était incomestible, seulement Roth n'aimait pas avoir cette désagréable impression de boire de l'eau quand ce n'était pas le cas. Tant pis. Par politesse, le Finlandais fit preuve de retenue et se contenta de ce qu'il avait entre les mains, empruntant la porte de sortie, repassant ainsi devant les deux vigiles.

Il marcha un peu et s'arrêta quelque part, où la vue ne lui semblait pas trop moche. Tandis qu’il s'était finalement accoudé à une de ces barrières, censées garder quiconque de se casser magistralement la figure, Roth assista à quelque chose qu’il avait pris le temps de voir évoluer et qui avait commencé à dégénéré un peu trop à son goût. Un fauteur de trouble importunait tout le monde autour de lui. Il était saoul, à n'en pas douter, et c'était un Krogan.

Sinon c'est pas drôle.

Dit comme ça, on dirait effectivement le début d'une mauvaise blague. Ce dont Roth était sûr, c'est que s'il restait planté là, il ne s'amuserait plus pour très longtemps, car l'individu ivre, qui venait tout juste de cogner un Turien, se rapprochait dangereusement de lui, et il faisait certainement plusieurs fois son poids.

En règle générale, Roth ne cherchait pas volontairement les ennuis. Il les accueillait à poings fermés, en revanche. Hors ici, quiconque un brin réaliste se serait accordé à dire que le Transhumain n'avait pas du tout intérêt à se retrouver mêlé dans quoi que ce soit de musclé avec le Krogan - qui n'était pas des moins bâtis pour un membre de son espèce, soit dit au passage.

Afin donc d'éviter les ennuis, qu'il ne pouvait de toute façon pas régler à la place du SSC, Roth s’éclipsa discrètement, l'air de rien. En fait, il se contenta de longer la rambarde de l'estrade jusqu'à une petite série de marches qui donnaient sur le niveau inférieur du périmètre, un mètre et cinquante centimètres plus bas. En se retournant, il aperçut le Turien que l'autre brute avait pris pour cible. Son visage avait souffert, mais dans l'ensemble il n'avait pas l'air si mal en point, heureusement. Une Quarienne en combinaison rouge l'accompagnait, une sacoche trempée dans les mains, dont elle lui fit l'offrande, étonnement. Tandis que la Quarienne tourna les talons d'un air sautillant, le pauvre Turien semblait un peu perdu... Son regard croisa celui du Finlandais, tous deux haussèrent les épaules.

« On peut dire que vous avez encaissé rude... Tout va bien ? »

« Oui, oui. Plus de peur que de mal, rassurez-vous. »

Tant mieux. En attendant, il lui restait une sacoche trempée dans les mains dont il ne savait pas spécialement quoi faire. Le Turien soupira et chercha une poubelle dans laquelle jeter l'objet qui, curieusement, dégageait une odeur familière à Roth : celle d'un alcool dextro-aminé très rare qui, bien qu'inedible pour un Humain, possédait soi-disant certaines propriétés uniques loin de désintéresser le Finlandais.

« Attendez, vous permettez ? »

Le Turien s'arrêta net et aurait volontiers froncé les sourcils s'il en avait eu. Roth se permit de se pencher quelque peu sur la sacoche humide. Il ne se trompait pas, c'était bel et bien l'odeur de l'Endocristae, cet alcool spécial turien qui avait prétendument le mérite d'être toléré par les organismes lévo-aminés à condition d'être soumis à une alchimie dont Roth pensait avoir trouvé le secret ! Seule lui manquait un extrait de la boisson en question, et si quelqu'un en avait trouvé ici, sur la Citadelle, il y avait tout un enjeu à rencontrer cette personne.

« Pardonnez-moi de vous importuner encore, mais qui vous a remis ceci ? »

« Une Quarienne, dont j'ignore le nom. Pourquoi ? »

« Si cela lui appartenait, j'ai une question à lui poser. »

« Vous pouvez tenter de la rattraper, elle est partie par là. »

Le Turien désigna une direction à la volée, que Roth s'empressa de prendre. Il fit un bref signe de la main à l'inconnu pour le remercier. À présent, il cherchait une Quarienne vêtue de rouge. Le chemin que lui avait indiqué le Turien ne tarda pas à se séparer en deux voies. Gauche ou droite, tel était le dilemne...

- Jet de dés -
Réussite : Roth part à droite et aperçoit la Quarienne un peu plus loin.
Échec : Roth part à gauche et perd la trace de la Quarienne.

Les deux tournants ne lui permettaient pas d'y voir plus loin, il fallait choisir !

[...]



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Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Mer 18 Mai 2016, 05:20, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Mar 15 Déc 2015, 16:16
Le membre 'Edgar Roth Vaärminen' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

'Hasard Joueur' :


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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Jeu 17 Déc 2015, 21:11



(oui encore, mais elle est trop bien Brille )





Regardant partout autour d'elle, Fadila tenta de repérer ce qu'elle cherchait, mais en vain. Elle continua d'avancer, se frayant un chemin à travers la masse grouillante, frôlant des individus tantôt grands, tantôt cuirassés, tantôt tentaculaires. Elle n'était rien de bien exceptionnelle au milieu de tout cela, jeune quarienne découvrant la galaxie. Certains de ces moments lui arrivait quelque fois, elle stoppait momentanément toute volubilité, toute action effectuée sous une pulsion, tout mouvement inutile, toute dépense d'énergie malavisée, et elle se plongeait dans son esprit, calmement, simplement, le plus limpidement possible et elle essayait de d'aller là où son âme ne pouvait exister. Elle essayait de se représenter chaque créature, homme, femme, leurs ambitions, leurs loisirs, leurs haines, qu'est ce qui les force à avancer dans cette direction ? Pourquoi telle personne parle t-elle avec celle ci ? Tentant d'avoir une vue globale de toute ces choses, une vue permettant d'avoir chaque donnée, chaque information, chaque paramètre, s'imaginer les modifier, les emboîter ensemble, et voir le tout se dérouler à la perfection. Elle essayait de se mettre à la place du destin. C'était impossible évidemment, comme pour n'importe quelle créature vivante, mais elle essayait, espérant secrètement ne serais ce que de pouvoir le concevoir. Elle trouvait cet exercice fascinant mais dont l'objectif se situait bien trop hors de sa portée.

Un humain bouscula violemment la quarienne et la tira de ses pensées. Il lui cracha dessus et continua sa route, comme si de rien n'était. Fadila avait été préparé à ce genre de comportements avant son pèlerinage, peu importe la provenance ou la forme. Pour elle, il n'en découlait aucune colère, mais elle était prête à tuer de tels individus si elle en avait la possibilité. Si a cet instant un agent du SSC venait la voir, lui donnait une arme et lui informait qu'elle pouvait tuer n'importe qui sans conséquences, elle aurait descendu l'humain. Pas par haine ou par vengeance, mais simplement par volonté d'éliminer tout les facteurs gênants, tous ceux qui nuisent au bon fonctionnement de la galaxie, qui l'empêche d'évoluer en imposant leur idéaux primitifs et renfermés. En attendant, il n'en était rien, et la quarienne essuya le crachat avec une lingette, une de celles qu'elle utilisait pour garder sa combinaison dans un état décent.

Fadila reprit sa démarche sautillante et continua de parcourir les allées en cherchant du regard ce qu'elle convoitait. Sans connaissances préalable des lieux, ni même vraiment de ce qu'elle cherchait, il était difficile pour elle d'être fructueuse. Elle espérait tomber dessus par hasard, en continuant d'explorer. Le chemin bifurqua et la quarienne se retrouva sur une petite place avec une excellente vue sur cette partie de la citadelle, plusieurs boutiques y avaient élu domicile. Fadila jeta un coup d’œil dans chacune d'elle et fit un saut de joie en tombant sur l'une contenant vêtements, valises, sacs et sacoches. Elle y bondit à l'intérieur et contempla les articles sous l’œil du marchand qui s'avérait être un krogan, encore un. Il y avait tout un tas de choix et de prix aussi, mais la quarienne voulait quelque chose de simple qui se contenterait de faire son travail. Elle avisa une sacoche proche de celle qu'elle possédait, simple et fonctionnelle et s'en empara. Le prix était un petit peu plus élevé que ce qu'elle avait imaginé, ce qui ne l’arrangeait pas, mais ce n'étais pas comme si elle avait vraiment le choix.

Un cri retenti soudain sur la place. La quarienne et le krogan tournèrent tous les deux la tête vers son origine, et quelle origine ! En effet au milieu des passants, il y avait un homme nu, dans le plus simple appareil, en train de courir. Les agents de SSC présents sur place partirent immédiatement à sa poursuite, tandis que les civils regardaient tantôt choqués, tantôt complètement hilares. Fadila eut une idée en un éclair, l'attention générale étant complètement tournée sur l’événement, personne ne verrait une quarienne s’éclipsant discrètement avec une sacoche non ? Elle eut honte de cette pensée, mais c'était tellement tentant... Il fallait qu'elle essaye ! Elle en assumerait les conséquences si elle se faisait attraper. Elle sortit donc de la boutique le plus discrètement possible, sacoche en main, mais bien évidemment, le krogan l'aperçut. Elle avait oublié son existence.

Je suis désolée !

Fadila lâcha la sacoche sur le sol et partit en courant. Le krogan contourna l'objet et chargea vers la quarienne qui ne put réprimer un couinement, il ne semblait visiblement pas disposé à la laisser partir après cet incident. Elle tenta d’accélérer l'allure, mais le krogan courait bien plus vite qu'elle ne l'aurait pensé, il était d'ailleurs presque sur elle. Fadila s'approcha du bord, il s'agissait là de la seule issue qu'elle possédait. Le krogan lui bondit dessus et elle n'eut plus le choix. Elle sauta par dessus la barricade, cette fois ci elle le faisait consciemment et parvint à se réceptionner sur l'étage du dessous. Le krogan se pencha sur le bord et la toisa d'un regard mauvais.

Que je te reprenne plus à revenir sale voleuse !

La quarienne s'éclipsa sans se faire prier. Elle avait honte de ce qu'elle avait fait et comptait bien ne plus jamais céder aussi facilement à une pulsion de la sorte. Elle comptait bien revenir s'excuser plus tard auprès du krogan et lui acheter cette sacoche au double de son prix, c'était un sacrifice nécessaire pour qu'elle ne se sente pas coupable à son égard. Perdu dans ses pensées et toujours en train de courir, le chemin bifurqua et elle n'aperçut pas à temps l'homme qui lui faisait face. La quarienne le percuta violemment et roula sur le sol. La citadelle s'avérait être un endroit vraiment sportif au final. En se redressant, elle aperçut le visage de l'humain qui a sa grande surprise, possédait un œil de geth. Cette particularité la fascinait et elle resta quelques secondes à le contempler. Mais elle se reprit immédiatement, elle venait de le percuter et s'il s'agissait encore d'un de ces humains xénophobes, il n'hésiterai peut être pas à se venger directement. Elle se releva et lui tapota l'épaule.

Je suis désolée, je ne vous avais pas vu, je m'en vais.

Fadila reprit sa progression en se faisant toute petite, elle avait déjà accumulé suffisamment d'ennuis pour la journée.






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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Jeu 14 Jan 2016, 09:00

Le point de sauvegarde

Évidemment, si l’une des deux possibilités s’offrait à lui, entre prendre la bonne direction et la mauvaise, il fallait que cette incontournable loi de la vexation universelle intervienne en sa défaveur. Ou alors il n’avait juste pas eu de bol, au choix. En tant cas, pas la moindre trace de la Quarienne en vue. Un léger grognement de sa part indiqua son désarroi, informant qu’il n’appréciait pas la tournure des évènements.

« Tant pis... » Fut-il résigné d’admettre, à la suite d’un long soupire.

L’excursion continuait, pour autant. Et avec un peu de chance, le Finlandais finirait peut-être par trouver ce qu’il cherchait, malgré toutes les raisons qu’il s’inventait lui procurant le bénéfice d’un doute quasi légitime.

En longeant la paroi d’un bâtiment, d’un pas démotivé, Roth replongea dans ses pensées, s’imaginant ailleurs, en train de faire autre chose. Se demandant si sa mise à pied temporaire n’était pas juste un bon prétexte pour l’éloigner de l’entreprise, en fin de compte. Il y pensait beaucoup, ces temps-ci. Pas tant à l’organisation en elle-même, mais à la place qu’il y occupait. Cette réflexion, mais surtout le fruit de celle-ci, l’avait déjà contrarié un bon nombre d’années plus tôt, alors que Nestori lui permettait tout juste de s’intégrer à cet univers complètement à part qu’était déjà celui d’ExoTerra.

Un univers dans lequel on se pointe avec un diplôme de neuropsychologue, pas volé, soit dit au passage, pour se retrouver quoi ? Milicien ? Et pas des moins impliqués, de surcroît...

Cette pensée se faisait vieille et avait, pour ainsi dire, plutôt mal vieilli, dans l’esprit d’un homme se sentant perdu. Ses sentiments pour sa vie et sa raison d’être étaient progressivement devenus contraires, au fur et à mesure qu’il réalisait ce à quoi celle-ci se résumait, ou semblait se résumer : survivre à des situations tordues, boire beaucoup, et surtout... avoir constamment cette impression que le monde lui échappe, comme de la neige qui fond entre les doigts d'une main engourdie. Se sentir confus sur tout et rien lui donnait un vertige qu’il chassait comme il pouvait. Boire avait toujours été une manière de s’y prendre, avant de devenir une routine pathologique, et accessoirement un plaisir, quand c’était bel et bien le cas.

Toutes ces angoisses appartenaient au présent, mais se sublimaient dans le futur, ou plutôt dans son anticipation, et trouvaient leurs racines dans le passé.

Avant d’avoir le temps de songer plus en détails à cette perspective, Roth fut littéralement projeté hors de ses pensées par... une tornade rouge. Du moins, ce fut tout ce que le Finlandais fut en mesure de distinguer avant de relever la tête sur... la Quarienne en combinaison écarlate dont il avait perdu la piste.

Manifestement, le choc n’avait pas eu la même ampleur pour l’un et pour l’autre. Là où le Finlandais, par sa carrure, n’avait reculé que d’un ou deux pas, la Quarienne en revanche avait remarquablement virevolté. À en juger la distance à laquelle elle se trouvait au moment où Roth, se reprenant tout juste, posa son regard sur elle, cela avait dû être assez spectaculaire à regarder. Toute gênée, et sûrement encore un peu sous le choc, elle se redressa et fixa Roth un moment, son attention attirée par quelque chose de spécifique. Il n’était pas franchement dur de deviner ce qui valait ce moment de silence. En général, un œil artificiel comme le sien, soit ça faisait peur, soit ça rendait curieux. Dans tous les cas, ça ne laissait que rarement indifférent, sans compter les quelques cicatrices qui semblaient refuser de quitter son visage depuis qu’elles y avaient été gravées...

Les deux êtres s’observèrent ainsi quelques instants. Outre sa combinaison haute en couleurs, la Quarienne se cachait derrière une visière bleutée, un drôle de contraste qui n’était pas pour autant désagréable à effleurer du regard.

Comme si elle revenait subitement à la réalité, dans laquelle les circonstances de cette toute nouvelle rencontre se ponctuaient d’un impact, elle se releva, se pressa de s’excuser, devant un Roth confus, et indiqua qu’elle s’apprêtait à poursuivre tout bonnement sa route.

« A-attendez... s’il-vous-plaît. »

Roth n’avait pas totalement perdu le nord...

« Vous allez bien ? En tout cas vous en faîtes pas pour moi, j’ai connu bien pire. J’aurais juste... une question à vous poser, si ça ne vous ennuie pas. »

Mêlant le geste à la parole, il lui montra la sacoche humide que le Turien à qui elle fut initialement confiée lui avait implicitement permis d’embarquer.

« C’est à vous, n’est-ce pas ? Et il semble qu’une certaine bouteille y ait trouvé son compte... C’est à ce sujet que je me questionne. Où donc l’avez-vous trouvé, cette fameuse bouteille ? »

Le ton était simple, se voulant le moins possible semblable à celui auquel on fait face quand on subit un interrogatoire. Le genre mené dans une pièce sombre et enfumée par un individu peu scrupuleux, cigarette aux lèvres, une lampe pendue au plafond se balançant pour seule source d’éclairage. Pas question de recréer de telles conditions dans ce qu’elles ont de plus glauque, et Roth s’appliquait à paraître rassurant autant que faire se pouvait, mais il fallait reconnaître que sa question sortait un peu de nulle part... Aussi espérait-il qu’il ne passerait pas pour un fou, à venir semblablement fouiller dans ce que les autres laissent derrière eux. Enfin, ce qui était fait était fait. Le Finlandais espérait juste ne pas obtenir une réponse trop cinglante, dans la mesure où il en obtiendrait une.

[...]



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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Dim 31 Jan 2016, 20:42


Pourtant, avant que Fadila ne puisse avancer davantage, l'humain lui adressa la parole.

A-attendez... s'il-vous-plaît. Vous allez bien ? En tout cas vous en faîtes pas pour moi, j’ai connu bien pire. J’aurais juste... une question à vous poser, si ça ne vous ennuie pas.

La jeune quarienne pencha la tête sur le côté. Outre que l'humain semblait plus amical qu'elle ne le pensait, elle se demandait bien ce qu'il pouvait avoir à lui demander. Lorsqu'il sortit la sacoche qu'elle avait donné au turien, sa curiosité fut profondément piquée.

C’est à vous, n’est-ce pas ? Et il semble qu’une certaine bouteille y ait trouvé son compte... C’est à ce sujet que je me questionne. Où donc l’avez-vous trouvé, cette fameuse bouteille ?

Étrange, la quarienne se demandait ce qui pouvait motiver une telle question ainsi que l'obtention de son ancienne sacoche. Cet alcool n'était pas rare non ? Elle ne l'avait pas payé à un prix exorbitant, mais il semblait suffisamment intéressant pour valoir ces efforts. Ce qui augmenta légèrement sa frustration de l'avoir perdu ainsi que sa volonté d'en retrouver à nouveau. Cependant, elle s'aperçut qu'elle ne pouvait répondre précisément à la question de l'humain par le simple fait que, vagabondant aléatoirement, elle n'avait pas mémorisé le chemin qu'elle avait effectué. Retourner au lieu d'achat de ladite boisson allait s'avérer fastidieux même si, sachant qu'il ne se trouvait pas à l'autre bout de la station, il ne s'agirait que d'une question de temps.

Euh, en fait le problème c'est que... Je ne me souviens plus exactement où je l'ai eu.

Fadila se rendit compte que cette réponse pouvait froisser l'humain ou lui faire croire qu'elle mentait, alors elle rajouta en précipitation en levant les mains :

Mais je sais où est l'endroit à peu près, il suffit juste de chercher dans la zone. Venez je vous y emmène !

La jeune quarienne bondit en avant, sans même vérifier si l'humain la suivait ou pas. Il lui suffisait de remonter cette allée, puis de prendre l’ascenseur... Non ! Il fallait tourner à droite ! La chute qu'elle avait effectuée un peu plus tôt avait légèrement désorienté Fadila qui devait trouver le moyen de remonter. Mais la surface parcourue s'avérait au final plutôt faible et retrouver ses traces fut plus facile que prévu. Ça y est ! Ce chemin sur lequel elle venait d'arriver menait droit à l'objectif, elle en était convaincue. Il suffisait juste de le suivre. La quarienne regarda derrière et vit l'humain près d'elle, il semblait visiblement motivé à obtenir cette bouteille.

Ce n'est plus très loin.

Les deux individus avancèrent en suivant le chemin et rien ne semblait pouvoir les séparer de la boisson qu'ils désiraient tant. Mais pourtant, les choses furent plus compliquées que prévu. En effet, le chemin était obstrué de balises et d'agents du SSC. L'un d'eux vint à leur rencontre.

Désolé, mais vous ne pouvez pas avancer plus loin, c'est une scène de crime. Nous avons retrouvé un cadavre et la zone est interdite au public.

Cette situation n'aurait pas posé de problèmes si le chemin ne se trouvait pas bordé, d'un côté par le vide, et de l'autre par un énorme bâtiment. Il allait falloir faire un énorme détour pour revenir ici, mais de l'autre côté de l'incident, et Fadila refusait de perdre autant de temps. Le garde du SSC retourna à son poste un peu plus loin, où il interceptait les civils un peu trop curieux. La jeune quarienne se retourna vers l'humain qui observait la situation.

Attendez, je vais essayer de trouver un passage.

Elle activa directement son camouflage optique et pénétra discrètement dans la zone interdite. Les membres du SSC ne s'attendaient pas du tout à ce que quelqu'un entre ici de la sorte et ne la repérèrent donc pas. Fadila avança doucement et chercha du regard un passage qu'ils pourraient emprunter, mais la zone sécurisé s'avérait bien plus grande que prévue. En marchant, la quarienne tomba sur le fameux cadavre, c'était un drell, gisant sur le sol, une balle dans la tête. Ce genre de choses était rare dans la citadelle, et elle avait croisé plus tôt dans la journée un individu suffisamment violent et instable pour être capable d'une telle chose. Pour elle, l'identité du tueur ne faisait aucun doute, mais elle se fourvoyait peut être complètement.

Fadila écarquilla les yeux sous son casque lorsque le camouflage disparut. Perdue dans ses pensées, elle n'avait pas fait attention au temps qui s'écoulait. Les membres du SSC l'interceptèrent immédiatement.

Eh vous ! Que faites vous là ?

La quarienne leva les bras.

Non attendez, je voulais juste pass...

Les gardes étaient déjà sur elle et l'avait immobilisé. Fadila se maudit d'avoir fait preuve d'aussi peu de concentration. Les mains liées dans le dos, ils l'emmenèrent près d'une balise où se trouvait déjà un humain, celui qu'elle avait aperçut plus tôt complètement nu, mais une serviette avait été positionné pour cacher ses parties intimes. Lorsque Fadila fut positionnée près de lui, il se mit à vociférer.

Comment osez vous approcher une créature impie aussi près de moi ? Regardez là, elle n'a aucune parcelle de peau visible !

Et, mais je n'ai pas le choix !

Une excuse ! Pour rejeter ainsi la voie de la nudité, de la communion ultime avec notre mère à tous, vous ne pouvez être que des démons, votre peuple mérite ses malheurs !

Mais notre peuple se porte très bien je vous signale !

Les vêtements, tous les vêtements, ils doivent disparaître ! Ce ne sont que des remparts à la félicité éternelle !

Euh... vous êtes sur que ça va ?

Bien évidemment ! Pour comprendre il te faut enlever ta combinaison, ne fait qu'un avec ce qui t'entoure, et alors la vérité te sera révélée.

Mais je ne veux pas prendre le risque !

Bon vous allez la fermer tous les deux ?

L'agent du SSC semblait frustré d'avoir été assigné ici pour surveiller deux captifs aussi bruyants. Un de ses collègues qui semblait être son supérieur arriva.

Alors qu'est ce qu'on a là ?

L'humain a été capturé pour atteinte à la pudeur et la quarienne pour présence dans une zone interdite au public.

Les deux agents faisaient défiler les informations sur leur omnitech, cherchant sans doute leur identité et leurs éventuels antécédents. Fadila baissa la tête et se demanda dans quoi elle s'était encore embarquée.




HRP : Désolé pour la médiocre qualité >< Mais l'idée a été retranscrite, agis comme tu veux par la suite LOL




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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Mer 10 Fév 2016, 10:00

Le point de sauvegarde

La bonne nouvelle, c'était que la Quarienne allait bien, à priori, et ne semblait pas avoir mal vécu la question qui venait de lui être posée. Drôle de question en l'occurence, étant données les circonstances. Mauvaise nouvelle en revanche : elle semblait avoir perdu son chemin et, ainsi, le lieu où elle s’était procurée la bouteille convoitée. Zut alors ! Roth ne pouvait pas lui en vouloir, et il le put encore moins quand elle lui proposa ouvertement de l'aider à en trouver une nouvelle du même acabit. De quoi lui redonner le sourire. À présent, il ne demandait qu'à la suivre.

À sa façon de se déplacer, la Quarienne démontrait une agilité notable. Son pas dansant et quelque peu désinvolte avait même quelque chose de tout à fait charmant. Roth la suivit ainsi quelques temps, tournant tantôt à droite, tantôt à gauche. Cette forme de progression à tâtons les avait bien menés quelque part, mais le reste de la route était bloquée par la présence des forces de l’ordre. Un agent vint les informer qu'une scène de crime se profilait, impliquant que l'accès au périmètre en question était strictement proscrit au public.

Voilà qui était contrariant, dans la mesure où aucun autre accès ne semblait exister pour aller là où la Quarienne voulait emmener le Finlandais.

Roth haussa simplement les épaules, s’apprêtant à rebrousser chemin en compagnie de la Quarienne, qui eut quant à elle une toute autre idée... par laquelle apparut que le Finlandais n'était pas le seul à posséder un dispositif de camouflage optique - dont il ne pouvait avoir l'usage sans de son armure, de toute façon. La Quarienne en revanche, dans sa combinaison de tous les jours, s’était mise à marcher dans la zone interdite en toute impunité, profitant de son camouflage préalablement activé. Roth s'était brièvement retourné le temps d’une courte réflexion avant de constater que la Quarienne avait disparu, d’où son étonnement au moment où il se retourna à nouveau vers les banderoles.

Ben alors ? Elle est passée où ?

La réponse à sa question ne tarda pas à venir d’elle-même, et le désarroi était au rendez-vous. La vision de la Quarienne en train de s’écrouler sur le cadavre d’une zone de crime balisée, le tout en présence du SCC bien entendu, le fit se demander dans quelles emmerdes il replongeait. En tout cas, il ne pouvait pas déguerpir comme ça, pas après avoir provoqué lui-même ce contexte, à la recherche de sa foutue bouteille. Roth s'avança vers un agent du SCC à qui il voulut s'adresser, et ainsi assumer sa part de responsabilité dans ce qui était en train d’arriver, mais...

« Circulez Monsieur ! Il n'y a rien à voir ici. »

« Attendez ! Cette personne est avec m... »

« Circulez on vous dit, vous irez la chercher directement au poste du secteur, votre amie. Compris ? »

À ces mots, Roth se sentit impuissant. Tout ce qu'il était en mesure de faire, dans le spectre du légal, venait de lui être suggéré par l’agent qui était déjà parti voir ailleurs.

Perkele ! (Bordel !)

Cachant sa frustration de ne pas pouvoir agir dans l’immédiat, le Finlandais se résolut à suivre les directives du SSC, cherchant sur son OmniTech les coordonnées du poste le plus proche, tandis que deux agents tenaient chacun la Quarienne par un bras et l’emmenaient quelque part, à l’abri du regard de son œil cybernétique.

[...]

Peu de temps plus tard, Roth avait fini par trouver le poste en question. Une structure qui ne lui inspirait rien, mais qui avait le mérite de ressembler à ce qu'il cherchait. L’entrée se constituait d'une pièce à part, hermétique, un peu comme celle d’un vaisseau. Un scan s'enclencha. Heureusement pour Roth, il ne transportait aucune arme sur lui, ce qui n’empêcha pas l’appareil de sonner.

Ah, les prothèses...

Détail ennuyeux que d'avoir en permanence sur soi un morceau de métal à la place de certains membres ou organes, surtout dans les spatioports... et les lieux spécifiquement sécurisés comme celui-ci. Les accès se bloquèrent, tandis qu'une voix masculine légèrement déformée par les haut-parleur se fit entendre.

« Retirez tout ce que vous avez sur vous. Tout. Vêtements compris. »

Le Finlandais soupira. Non pas que cela le gênait d’avoir à se déshabiller devant une caméra du SSC, mais de telles pertes de temps avaient le don de l'agacer. Ôtant tout vêtement, à commencer par sa chemise, Roth ne tarda pas à se retrouver complètement nu, ce qui fut l'occasion au scan de se répéter, sans plus de succès.

« Cherchez pas, c’est mes prothèses. »

Rien ne lui garantissait que quelqu’un l’entendait, mais au moins c’était dit.

« C'est bon, vous pouvez vous rhabiller. »

« Si vous insistez... »

Pas de réponse... mais un bref soupir saturé.

Ayant beau prendre intérieurement le thème de sa nudité à la rigolade, Roth se demandait tout de même ce qu'il allait bien pouvoir raconter au SSC quant à la Quarienne. La maison allait certainement lui poser des questions auxquelles il ne serait pas en mesure de répondre, ou alors pas de façon appropriée, déjà qu'il ne connaissait pas son nom. « Si je la connais ? Bien sûr ! On s'est croisés il y a moins d’une heure et là on était partis acheter de la gnole ». Ça ferait tache... mais c'était la pure vérité. À se demander ce qui valait le mieux : un petit mensonge, ou une explication bête ?

[...]

« Oui, vous pouvez la voir, mais pas plus de quinze minutes. »

Soulagement. Roth n'avait pas eu à broder bien loin. Dire qu'il l’avait rencontré le jour même, qu'il n'avait pas compris sa réaction et que certaines choses étaient restées en suspens semblait avoir suffi à convaincre l’agent de le laisser la voir en cellule. Ce n'était pas du luxe, mais il s'en voulait moins ainsi que s'il s’était contenté de poursuivre sa route comme si de rien n'était, sans se soucier de la personne qu'il venait juste d’envoyer indirectement en taule pour une durée qu'il ignorait.

Un autre agent l'accompagna à la cellule où patientait la Quarienne à la combinaison rouge. Sans trop parvenir à décrypter les sentiments qu'elle devait avoir à sa vue, Roth parla quand le moment fut opportun.

« Hei... V-vous allez bien ? Pardon pour tout ça. C’est en partie de ma faute j'imagine. »

En partie, oui, mais pas que. Et s’il ne le disait pas, il le savait et le gardait à l’esprit.

« Je me sens bête, je ne connais même pas votre nom. Moi c’est Roth, enchanté. Je vais vous aider comme je peux à sortir de là. »

C'était bien beau à dire, mais plus les minutes défilaient, moins il restait de temps pour planifier quoi que ce soit. Il s'agissait de réfléchir vite.

[...]



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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Dim 01 Mai 2016, 18:07


Ressortant de sa couleur si vive et si inhabituelle en ces lieux, cette petite plante se dressait, fragile mais fière, au centre de la pièce. Il était étonnant de constater que la seule fissure de l'endroit, aussi infime soit elle, avait été investi de la sorte. Véritable guerrière, cette graine avait du connaître d'intenses et périlleux voyages avant d'arriver ici, en ces lieux si inhospitaliers pour elle. Et pourtant, elle s'était installée au seul endroit possible, comme si la vie venait sanctionner la moindre erreur de cette urbanisme envahissant. Ou plutôt non, pas une sanction, pas avec un représentant aussi faible, plutôt un message. Rappelant d'une manière douce quelle puissance elle pouvait receler.

Aucune brise ne venait se perdre dans un endroit aussi clos, aucune goutte de pluie, seulement quelques rayons de lumières provenant de l'extérieur, et semblant fournir le carburant nécessaire pour cette petite beauté verte. Tout près d'elle, se trouvaient de longues et fines jambes, dont la courbure pouvait s'apparenter facilement à une quarienne. Et c'était en effet le cas, une jeune femme en combinaison rouge, assise jambes croisées, reposant sa tête sur l'un de ses avants bras et observant la plante. Mais il ne s'agissait là que d'un point de repère, le végétal étant loin d'être le centre des réflexions de Fadila.

Elle était enfermée, cloîtrée, mise à l'écart du monde extérieur comme punition. Victime d'un système qui sanctionnait les méchants mais également les individus comme elle qui prenaient un peu trop leurs aises mais qui ne pensaient pourtant pas à mal. Mais ce système ne pouvait être remis en question, car il empêchait tout débordement, et permettait de stopper les criminels. Et pourtant à cet instant, la jeune quarienne ne pouvait que le haïr. Cruelle ironie du sort que d'avoir réussi à atteindre la citadelle, mais à ne pas pouvoir la contempler, l'explorer, pour une erreur si idiote. D'une certaine manière, le destin lui rappelait encore une fois qui était aux commandes, et qu'elle ne pouvait tout simplement pas agir de quelque manière que ce soit contre lui. Elle avait voulu précipiter, forcer les choses, et en jouant ainsi avec des forces qui la dépassait complètement, elle ne pouvait que se brûler.

Fadila se pencha en arrière et soupira. Inutile d'y réfléchir, ressasser le passé n'était utile que si elle pouvait y gagner davantage d'expérience. Hors dans le cas présent, cela lui avait un minimum servi de leçon. Mais en aucun cas cela ne l’empêcherait de recommencer, elle était têtue et impulsive, deux caractéristiques qui ne pouvaient être soignées d'une manière aussi simple.

Désormais, il lui fallait surtout réfléchir à un moyen de sortir d'ici, elle n'avait pas du tout l'intention de croupir entre ces quatre murs pendant une durée prolongée. Hors, elle n'avait aucune idée pour arranger sa situation. Des bruits de pas proches interrompirent ses réflexions, et la jeune quarienne écarquilla les yeux sous son casque lorsqu'elle aperçut l'humain à l’œil de geth.

Hei... V-vous allez bien ? Pardon pour tout ça. C’est en partie de ma faute j'imagine.

Fadila n'en revenait pas. L'homme était venu jusqu'ici pour la voir et s'excuser en plus ?

Je me sens bête, je ne connais même pas votre nom. Moi c’est Roth, enchanté. Je vais vous aider comme je peux à sortir de là.

La surprise laissa peu à peu la place à la reconnaissance. Elle était touchée que ce Roth soit venu jusqu'ici pour s'enquérir de son état. Ce n'était peut être que parce qu'il avait besoin d'elle, mais les faits étaient là. La jeune quarienne se tourna vers lui.

Je me nomme Fadila' Teril Nar Finor, mais vous pouvez m’appeler Fadi. Et ne vous en faite pas, je suis la seule responsable de ce qui m'arrive.

Cependant, elle ne pouvait pas réellement établir de plan pour la suite, à cause du peu de connaissances qu'elle avait concernant les sanctions sur la citadelle. Mais elle devait sûrement être dans une sorte de garde à vue.

Je n'ai pas pu corrompre de preuves sur la scène, parce que... Bah je suis une quarienne !

Fadila tapota sa combinaison.

Et ils ne trouveront rien qui puisse me rattacher à ce qui s'est passé. Donc je ne pense pas que l'on va me retenir ici très longtemps.

En effet, un agent s'approcha d'eux et les interrompit. Si la jeune quarienne ne pouvait être d'aucune manière rattachée au crime ni a une tentative de destruction de preuves, il n'en restait pas moins qu'elle avait ouvertement désobéi à l'ordre d'un agent du SSC, et elle ne pouvait être relâchée sans écoper d'une amende.

C'est donc avec encore moins d'argent que Fadila sortit su poste, accompagnée par Roth. Depuis qu'elle était arrivée sur la citadelle, le maigre pécule qu'elle avait réussi à accumuler semblait s'envoler petit à petit, et ce qui avait laissé une marge assez confortable ne se réduisait désormais qu'au strict nécessaire. Elle ne devait cependant pas laisser ses émotions négative prendre le dessus, elle devait rester positive, quoiqu'il arrive. La jeune quarienne se tourna vers l'humain et joignit ses mains dans son dos.

Merci d'être venu ici, ça me touche beaucoup qu'un inconnu se fasse du souci pour moi. Il serait donc peut être temps que je finalise votre requête. Suivez moi, et ne vous inquiétez pas, cette fois je vais vous mener à destination sans aucun accroc !

Ce qu'elle fit. Se frayant de nouveau un passage dans les ruelles de la gigantesque station, Fadila prit soin cette fois ci de faire un grand détour. Finalement le trajet à pied ne s'avérait pas si long que ça, et le duo arriva rapidement devant le bar en question. Elle leva les bras en l'air.

Et voici le Shining Star ! C'est ici que j'ai euh... Trouvé cette bouteille.

La jeune quarienne se rapprocha de Roth.

Je peux vous accompagner à l'intérieur ? Si vous m'avez demandé ce service, c'est que vous semblez connaître ce genre de choses, et j'aimerai bien euh, bah... apprendre !

Cet humain était la figure la plus amicale ou tout du moins, la moins hostile qu'elle avait rencontré depuis qu'elle avait posé les pieds sur la citadelle. Et si elle avait la possibilité d'étancher sa curiosité à ses côtés, elle se saisirait de cette chance.







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MessageSujet: Re: Le point de sauvegarde   Mer 18 Mai 2016, 07:30

Le point de sauvegarde

Dans une mesure où la quarienne, par sa combinaison hermétique, ne pouvait pas avoir compromis quoi que ce soit sur la scène de crime, le SSC la laissa finalement partir, lui priant de ne plus causer d'ennuis et la faisant tout de même écoper d’une amende en guise de dédommagement. Au cours de ce qui avait suivi, Roth avait appris son prénom : Fadila. À partir du moment où Roth connaissait le prénom d’une personne, il la tutoyait plus volontiers.

Tirés d'affaires, tous deux se remirent en route. Une certaine bouteille les attendait toujours ! Arrivés à destination, Fadila se pencha davantage sur Roth et lui demanda de l’initier aux loisirs de la boisson. Ce fut naturellement et avec grand plaisir que le Finlandais accepta, même s’il ne savait pas encore précisément quoi lui apprendre qu’elle ne puisse savoir d’elle-même spontanément. D’autant plus qu’il ne s’était jamais risqué à goûter un breuvage dextro-aminé... ce qu’il n’avait pas plus l’intention de faire à présent.

Quoi qu’il en soit, les deux compagnons finirent par entrer dans ce bar, le Shining Star. Une place les attendait au comptoir, qu’un bon nombre de personnes occupaient déjà. Les premiers conseils que donna Roth à Fadila furent les suivants :

« Certaines personnes prétendent que "manger c’est tricher". À moins d’avoir une constitution suffisante, il ne faut pas les écouter. Manger ralentit le temps que va mettre l’alcool à aller dans ton sang, et donc le temps qu’il prendra à te faire effet. »

« Si tu bois pour le plaisir de boire, il n’y a rien à prouver à qui que ce soit. »

« Quand tu bois, tu n’es pas obligée de commencer tout de suite par la mixture à cinquante degrés coupée au rhyncol. Mieux vaut généralement commencer doucement. Par des alcools légers. »

Liant l’action à la parole, Roth commanda une bière. Pas une bière butarienne, mais une bière humaine, classique. Puis il se renseigna sur ce qui existait pouvant convenir à son amie quarienne. Un équivalent dextro-aminé semblait justement présent à la carte.

« Je ne sais pas ce que ça vaut, mais cela me semble raisonnable pour commencer. » Avoua-t-il à une Fadila toute excitée à l’idée de découvrir quelque chose de totalement nouveau.

Roth prit également soin de demander au tenancier de bien vouloir stériliser la boisson destinée à la Quarienne. Après tout, depuis que les Quariens se faisaient plus fréquents sur la Citadelle, il était logique que de telles institutions se soient adaptées en conséquence. C’était d’ailleurs le cas, puisque le tenancier acquiesça simplement avant de partir et revenir un verre stérilisé à la main.

« Parfait, merci ! »

Maintenant que tout le monde avait quelque chose à boire, Roth leva son verre pour trinquer.

« Kippis, Fadila. »

[...]


Quelques verres y passèrent, les uns après les autres, à un rythme raisonnable pour quelqu’un qui ne buvait pas souvent. Ainsi allait la soirée, jusqu’à un moment où Fadila exprima son désir d’aller danser. Roth proposa de l’accompagner, ce qui leur vallut une longue valse, au terme de laquelle Fadila le serra dans ses bras. Longtemps.

Roth n’avait rien contre cela, au contraire, mais il n’était pas dupe. Il savait parfaitement que l’alcool pouvait provoquer des comportements qui n’étaient en rien significatifs du réel désir. Au moins, l’alarme était tirée. Il tapota la tête de Fadila en souriant, et lui fit gentiment remarquer qu’elle ferait sûrement mieux de s’arrêter de boire pour ce soir. D’autant plus qu’elle avoua bientôt d’elle-même être prise de fatigue.

Sur ce, les deux compagnons quittèrent le bar, sans particulièrement se presser. Le Finlandais était content, il avait sa bouteille. Il se faisait tard, le temps était passé très vite. Bien plus vite qu’il n’aurait dû, en fait. Roth proposa à Fadila de l’héberger chez lui afin qu’elle puisse se reposer un peu. Ne semblant pas avoir de meilleure option sous la main, la Quarienne accepta volontiers, estimant sans doute pouvoir faire suffisamment confiance à cet homme à qui elle avait tenu compagnie tout ce temps.

[...]

Le trajet jusqu’au modeste appartement du Finlandais s’effectua sans encombre. C’était, comme dit, un appartement sans grande prétention, mais aisément en capacité d’accueillir une ou plusieurs personnes. Au seuil de sa porte, Roth se prit à bailler. Décidément, la marche avait eu raison de son énergie, lui en laissant tout de même assez pour sortir des draps propres et préparer son lit qu’il prêterait à la Quarienne pour l’occasion. Quant à lui, il dormirait sur le canapé. Ça ne le dérangeait pas, c’était même la moindre des choses. Question de principe.

« Bonne nuit, Fadila. » Dit-il simplement, avant de s’endormir lui-même.

[...]

À défaut d’un réveil censé sonner, ce fut l’œil artificiel du Transhumain qui le réveilla en s’activant à sept heure et demi, comme il était programmé pour le faire habituellement. Fadila dormait toujours. Réticent à l’idée de la réveiller tout de suite, Roth se leva et se prépara comme tous les matins, en faisant en sorte cette fois d’être le moins bruyant possible. Au sortir de sa douche, il entendit une voix interrogative se demander où elle était.

« Bonjour Fadila, comment te sens-tu ? »

Bien mieux que la veille visiblement. Avec assurance, Roth lui raconta les évènements constituant la raison pour laquelle elle s’était réveillée dans son lit. Toute une discussion s’en est suivit, au cours de laquelle Fadila posa une question parfaitement légitime, à laquelle le Finlandais répondit en toute honnêteté qu’il ne s’était rien permis à son encontre. Rassurée, Fadila ressentit néanmoins une certaine gêne, se sentant comme en trop dans un appartement qui ne lui était pas familier. Aussi exprima-t-elle son envie de partir, précisant bien que ce n’était pas contre Roth et qu’elle le remerciait infiniment pour ses conseils et... sa bienveillance.

Ce fut en ces termes que se séparèrent les chemins de ce drôle de duo. Peut-être se recroiseraient-ils un jour, Roth l’espérait sincèrement. Après tout, elle avait son contact, et lui le sien. Le reste, seul l’avenir le dirait.

À suivre...



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