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 S'oublier

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MessageSujet: S'oublier   Mar 08 Déc 2015, 17:23
Intervention MJ : OuiDate : 2193 RP érotique
Abbadon Bynare ♦ Ravilla Aper
S'oublier


S'Oublier


2193,
Citadelle, Secteurs
Turbulence émotionnelle


Je ne veux penser à rien.

L'avenue est illuminée. Ce secteur est réputé pour ses bars et ses boîtes de nuit. Un endroit parfait. Pour ne plus être suivi, ni par les gens, ni par les souvenirs. Pour se faire oublier, et pour les oublier. Je ne veux pas y penser. Pas... Pas maintenant.

Je passe la porte, la laisse se refermer derrière moi. Je n'ai même pas regardé le nom de l'endroit où je suis entré. L'atmosphère suffocante me prend à la gorge, instantanément. J'étouffe, je dois me concentrer pour respirer convenablement, pour ne pas laisser surgir mes réflexes et repousser ces gens qui m'agressent les sens. C'est bien. Se concentrer, c'est un bon moyen pour ne pas penser. Pour ne pas penser au delà des lignes. Pour ne pas penser en arrière, ne pas regarder en arrière, ne pas revoir le vaisseau volé, la fuite, les tirs, la...

Non. Je décide de me lâcher un peu, rien qu'un peu. Je commence à jouer des coudes, à me creuser un passage. Le rez-de-chaussée est bondé, la plupart des individus ont un verre à la main, et presque tous sont tournés vers une plate-forme sur-élevée, où un groupe joue de la musique. Quel genre ? Les instruments ne sont pas galariens, ni asaris. Trop raffinés pour être krogans, trop divers pour être turiens, et une majorité d'humain dans le groupe, probablement un genre de leur espèce. Je ne connais pas ces musiques, mais elles donnent de l'énergie, elles donnent envie de se lâcher, de se déchaîner.

Le bar, enfin. Un barman turien me regarde. Parfait. Un turien, pas de question. Les galariens sont trop curieux, les humains trop bavards, les volus trop chers, les asaris trop hautaines. Je lui fais un signe de la main, puis indique quelques bouteilles rangées dans un coin. Il a comprit le message. Ces bouteilles contiennent de l'alcool galarien, il m'en fera un cocktail. Un cocktail importé de Sur'Kesh. Ne pas penser à Sur'Kesh.

Le barman sort un de taille moyenne, je lui fais signe d'en sortir un grand. Il plisse ses yeux, j'insiste. Il finit par sortir un vrai verre, pour les alcools légers ou l'eau, et fait le cocktail. J'observe les doses, il connaît son affaire : quelques centilitres d'Hydrolagon, une goutte de vénéneux des forêts froides, un jus de fruit de la jungle méridionale. Le barman se retourne, je le vois ajouter de nouveaux ingrédients, j'ignore lesquels. Secrets professionnels, peut-être, je l'ignore, de toute façon cela ne me dérange pas, il connaît son métier mieux que moi. Il revient vers moi, me sert le verre d'une belle couleur bleutée, j'envoie les crédits depuis mon omnitech et m'en empare aussitôt.

Le goût est riche. Une profusion de saveur, davantage mises en valeur par l'alcool que l'accompagnant. Je garde la première gorgée en bouche, tentant de retrouver les ingrédients au fur et à mesure. J'en reconnaît certains, d'autres me sont totalement inconnu, j'ai les derniers sur le bout de la langue... Quel jeu de mot de merde. Une saine occupation.

L'alcool est bon, mais il ne m'occupera pas toute la soirée, je le sais. Je dois trouver autre chose. Mes yeux se baladent, passent sur la foule en délire face au groupe de musique, puis sur l'escalier menant à la piste de danse à l'étage, reviennent au bar. Quelques personnes y sont appuyées. Un groupe d'humain, avec quelques asaris. Non. Deux galariens, qui prennent leurs verres et vont s'asseoir sur une table plus isolée. Je ne veux pas les rejoindre, je sais de quoi ils parleront, je ne veux pas y penser. Plusieurs couples. Une turienne, enfin, qui a dû arriver un peu avant moi. Je la vois finir son verre, va-t-elle partir, rester, rejoindre un groupe ? J'agis vite, je me dirige vers elle, m'appuie à côté sur le bar.
« Vous reprendrez un verre ? »


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Dernière édition par Abbadon Bynare le Sam 19 Déc 2015, 14:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: S'oublier   Mar 08 Déc 2015, 20:48

    Parfois le bonheur prend des formes humbles et simples à atteindre. Chez certains, il peut s'agir d'un rien; un parfum oublié qu'on redécouvre, une lettre qu'on reçoit, le goût d'un plat, un peu de temps pour soi... Chez d'autre, il peut être matériel, tentant de troquer une envie contre un bien, qu'importe le prix. Le petit plaisir du moment, pour se faire plaisir. Chez d'autre, ce sera la fuite, sous toutes ses formes. Parfois sans même le savoir.

    Ce petit bonheur à bas prix n'est au final pas difficile à atteindre. Pour Ravilla, il ne vaut qu'une bouchée de pain. De l'alcool, une musique forte et entêtante, entraînante, assez de place pour se déhancher. Il n’en faut pas plus que ça pour lui plaire. Qu'importe le lieu, pourvu qu'elle ait l'ivresse.
    Elle prend tout, sans un regard, à la recherche de son propre plaisir. Ce n'est pas important si l'endroit est malfamé ou minable, que les danseuses y sont à moitié nues, prostituées à peu cher, ou que l'alcool y est mauvais. Tant pis si certaines fois elle n'y reste qu'un court instant, le temps d'expérimenter avant de partir vers un autre Eden artificiel, bien plus en accord avec le minimum de standard qu'elle a.

    La Turienne se fout de perdre ses minutes inutiles ou quelques crédits pour une boisson infecte coupée à l'eau. Ce n'est pas son souci. Pis, cela l'arrange même. Car le temps passé à ressentir du dépit et de la colère l'empêche de penser à autre chose. Elle se doute un peu de ce qu'elle veut fuir, sans jamais trop s'y attarder, ni se l’avouer. Quelque chose l'emmerde, elle ne veut pas y faire face plus longtemps. Il ne faut pas chercher plus loin. Pas si elle veut que les choses restent un minimum agréable pour elle.
    Alors pour le fuir, elle s'occupe. En dansant, en buvant notamment. Parfois, c'est assez. Parfois non. Dans ce cas, elle change d'objectif, profitant de son charme, avenant si on oublie la rigueur de ses traits, pour se trouver une compagnie. Même pas le temps d'une nuit, juste pour une partie de jambe en l'air sauvage. Puis au revoir et à jamais. Elle n'aime pas la compagnie d'imbéciles qui se pensent obligés de courtiser ou se montrer romantique. Cela lui fait trop penser à... Cela la fait trop penser.
    De toute façon, elle ne cherche pas un compagnon d’une vie ou juste d’une partie de vie. Rien qu’un peu de chaire contre laquelle se réchauffer.

    Certains moments, ce n'est toujours pas assez. Il lui faut plus. Avoir d'avantage l'impression d'être vivante, de sombrer dans son propre oubli; il lui faut avoir les sens exacerbés. La douleur aussi, lorsqu'elle couche avec quelqu’un. L’un ne va pas sans l’autre ; seule l’intensité qu’elle ressent change avec son amant du jour.
    La drogue aide bien dans ce cas, en plus de lui faire oublier qu'elle est sur la Citadelle. Et puis les effets s'estomperaient déjà alors qu'elle remballerait ses affaires, prête à reprendre son service comme si rien ne s'était jamais passé. Jusqu'à la prochaine permission forcée ou inévitable.


    Mais pour le moment, ça va. Elle n’a pas besoin de ces petits extras.
    Le bar où elle se trouve n'est pas mauvais. Plutôt bonne réputation, beaucoup de monde, peu de strip-teaseuses à la petite semaine pour attirer le chaland. L'alcool n'est pas désagréable non plus et la musique qui passe a beau être actuelle, elle a aussi le mérite d'être brutale, enivrante. Il y a des danseurs, pas tous bons, mais au moins ils forment une foule compacte. Une énergie dense qui serait agréable lorsqu'elle danserait. Et puis, son regard avait déjà pu se poser sur quelques personnes intéressantes. Un peu comme le barman. Il a une bonne gueule.

    Accoudée au comptoir, la femme boit son verre, laissant ses yeux félins mouvoir d'une forme à l'autre. Les musiciens, des humains, donnent l'impression de jouer leur vie sur leurs instruments. Elle aurait préféré qu'ils appartiennent à une autre race mais elle peut toujours les ignorer, se contentant de se concentrer sur l'air qu'ils jouent. Et puis la piste est surélevée; elle pourrait leur tourner le dos aisément une fois qu’elle y serait.
    Ses mandibules frémissent légèrement alors que ses papilles viennent de percevoir l'arrière-goût âcre de l'alcool. Fort bien tassé même. Il lui brûle agréablement la gorge. Elle engloutit le reste d'un trait, frissonnant doucement alors que la sensation grisante lui revient, plus vive.
    Le verre tinte alors qu'elle le repose.

    Danser maintenant. Vider son esprit, le laisser s'emplir de musique. Elle pourrait en profiter pour trouver quelqu'un, boire des verres avec, passer un bout de nuit, repartir dans sa chambre d'hôtel. Elle repart demain de toute façon, autant en profiter.

    - Vous reprendrez un verre ?

    Ses pupilles se figent sur l'inconnu qui vient de l'aborder. Un Galarien qui tente sa chance? Peu probable; ils ont la science pour seule amante. Peut-être qu'il voulait juste parler. Elle n'aimait pas discuter. Pas spécialement en tout cas. Mais c'était une situation intrigante. La première fois qu'une telle personne l'aborde ainsi. Ce serait dommage de la manquer.
    Elle finit par se rasseoir. Elle n'a pas encore décroché les mâchoires, mais son geste interrompu suffit à faire connaître ses intentions.

    - Pourquoi pas, se contente-t-elle de répondre sobrement.

    Elle surveille les gestes du barman, après lui avoir indiqué de lui resservir la même chose. Il serait dommage qu'il se trompe dans son cocktail et qu'elle manque d'en crever. Un peu comme quand...
    Bordel. Non. Ne. Pas. Penser.

    Elle avale la première gorgée avec une retenue feinte. Elle aurait dû commander quelque chose d'autre, histoire de ne pas se lasser.
    Pour le moment, elle se contente de faire tourner le liquide dans le verre, observant clairement son interlocuteur.

    - Et donc? Que me vaut une telle offre?

    Elle est en retrait, ni cajoleuse, ni séductrice. Juste... curieuse. A quelques occasions, elle laisse son attention dériver sur les danseurs avant de se reprendre et se concentrer à nouveau pleinement.






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MessageSujet: Re: S'oublier   Sam 12 Déc 2015, 22:00
S'oublier


2193,
Citadelle
Une turienne curieuse


La turienne hésite un instant, se rassoit. Je la comprend, il est rare qu'un galarien fasse ce genre de chose.

« Pourquoi pas. »


Un geste vers le barman, et celui-ci lui ressert un cocktail. Moi, je réfléchis. Que dire, que faire ? Je n'ai guère l'habitude de ce genre de chose. Ça... ne se fait pas, chez moi. Ne pas penser à chez moi. J'en ai eu quelques rares occasions, en mission. Ne pas penser aux missions non plus. Ça ne me laisse pas beaucoup d'expériences sur lesquelles me baser.

La turienne me regarde. Elle ne semble pas spécialement vouloir discuter, elle est plutôt pensive, son regard naviguant entre moi, son verre, et la piste de danse.

« Et donc ? Que me vaut une telle offre ? »

Bonne question. Qu'est ce que je veux ? Ne pas penser ? Ne pas parler ? C'est la vérité, mais ça fait curieux comme activité. Enfin, avec un galarien. Peut-être les turiens sont ils différents. Je n'en n'ai jamais fréquenté en privé.

La turienne continue de laisser se balader son regard, que ce soit vers moi ou vers les danseurs. Elle semble vouloir les rejoindre. C'est sans doute une bonne idée, ou du moins meilleure que les autres : les bals sont une tradition sur Sur'Kesh, et la danse est quelque-chose d'apprécié. Il paraît que je m'y débrouille bien, on va voir si c'est aussi le cas sur un thème que je ne connais pas.

« Je ne suis pas là pour réfléchir ou discuter. Je préfère éviter ça, en fait. Aimez vous danser ? »


La turienne acquiesce. Nous quittons tous les deux le bar et nous enfonçons dans la foule. Je la précède, me déplaçant souplement entre les danseurs. Peu à peu, je ralentis, amplifiant les mouvements, jusqu'à ce que je me retrouve à danser face à elle, sans transition bien nette avec notre déplacement.

La musique porte bien les mouvements. Il suffit de suivre le rythme, de réagir en harmonie aux vibrations et aux mouvements des autres danseurs. Je prends rapidement le coup.
En face, la turienne est visiblement une habituée, elle bouge son corps avec grâce, certains danseurs la regarde du coin de l'oeil. J'accorde mes mouvements aux siens, m'en faisant l'écho. Peut-être nous séparerons nous plus tard dans la soirée, mais pour l'instant, c'est ensemble que nous dansons.

La musique et la danse me font du bien. Je me perds dedans, laissant les sensations prendre le dessus sur la pensée...


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MessageSujet: Re: S'oublier   Dim 13 Déc 2015, 03:12

    - Je ne suis pas là pour réfléchir ou discuter. Je préfère éviter ça, en fait. Aimez-vous danser ?

    Elle lui glisse un regard en coin, intriguée. Ils se ressemblent un peu, tous les deux. Ils sont là pour fuir leurs propres pensées, pour éviter les discussions inutiles. Il faut que les choses soient claires et aillent droit au but, ou qu'elles ne soient pas. Mais un Galarien qui propose de danser... C'est peu orthodoxe. Si elle n'était pas en train de vivre la scène, jamais la Turienne n'aurait pu dire que c'était possible. Elle les pensait trop amoureux pour s'intéresser à de telles choses. Bah. Ça sera une expérience.

    Elle finit par hocher de la tête et les deux se lèvent, quittant le comptoir. Elle y laisse son verre à moitié vide. Elle en recommandera un prochain après, au pire. On est jamais trop méfiant.
    Le duo improbable fend la foule jusqu'à atteindre le centre de la piste. Elle devant, lui qui suit. Par moment, la femme lui jette un coup d'œil, voir s'il arrive à se frayer un chemin. Il y arrive sans peine, glissant comme un serpent. Voilà qui l'amuse. La marée humaine est dense, mouvante. Il faut anticiper les mouvements pour réussir à atteindre sa destination. Son inconnu semble plus observateur qu'on ne pourrait le croire.

    Ils ralentissent petit à petit, jusqu'à rester à l'endroit qui leur plaît le plus. Il continue de se faufiler jusqu'à se retrouver devant elle. Il commence à danser; d'une marche souple, il passe à une chorégraphie travaillée. Son corps l'invite à la rejoindre; la militaire accepte, suivant le rythme de la musique, de même que ses mouvements à lui. Très vite elle finit par s'en détacher. Son esprit s'emplit de la musique et elle seule la guide.
    Son compagnon n'est pas mauvais, mais elle est meilleure. C'est un débutant et ça se voit; elle a passé des années à écumer les bars et les pistes, à apprivoiser son propre corps et l'harmonie de la foule. Lui réfléchit trop. Son esprit devient son propre frein. Dommage. Il reste divertissant néanmoins.

    On l'observe. Pas uniquement le Galarien, mais d'autres. Elle le sait, elle le sent. Ceux qui viennent ici recherchent souvent la compagnie, même rien que pour un soir. Danser permet de se montrer, se faire repérer, laisser croire à ses proies qu'on en est une, tout en ne laissant s'approcher que ceux qui nous intéresse.
    Son regard croise celui d'un Turien. Il est grand, sportif, belle gueule. Désirable. Elle le toise, sourire en coin, le défiant carrément. Il le lui rend avant de s'approcher. Il profite d'un de ses mouvements pour l'attraper par le bras et l'attirer à lui. Il ne la force pas, influence juste le mouvement. Elle se laisse faire alors qu'elle aurait pu y échapper d'une dérobade. La femme se retrouve presque collée à lui, leur visage non lui l'un de l'autre. Le Galarien se retrouve seul pour l'instant.
    Dans ces moments tout passe par le regard. On se jauge, on s'évalue. On se brave aussi, proche l'un de l'autre au point de sentir le souffle chaud sur son visage. C'est pour ça que les yeux ambre sont pleins de provocations. Cela dure quelques secondes puis, sourire en coin, elle le repousse tout aussi doucement que lui l'a saisi.
    Ici, c'est son terrain de jeu. Elle ne laissera pas quelqu'un lui dicter quoi faire, quoi dire, quoi penser. Pas même elle. Pour le moment, elle choisit le Galarien. Elle le fait bien comprendre. Ses mandibules cliquettent. Beau-joueur, le Turien hoche la tête, lui rend son claquement et repart. Pour l'instant en tout cas. Il reviendra sans doute un peu plus tard, pour retenter sa chance ou avoir l'occasion de se présenter sous son plus beau jour.

    Ravilla et son inconnu dansent encore plusieurs minutes, se cherchant et se fuyant à la fois. Lorsque l'un s'approche trop, l'autre se dérobe, et inversement. Un jeu de chat et de souris qui lui plaît et l'amuse. Maintenant, il danse bien mieux. Il a finalement compris l'essentiel; les deux corps ne sont que des échos de la musique qui se joue. Poupées de chaires sans esprit, dont le marionnettiste n'est autre que la symphonie et l'ambiance électrisante.

    Ils finissent par reprendre leurs pensées, aussi douloureuses soient-elles, alors que le groupe entame une pause sans doute bien méritée. Ils s'en vont reprendre leur place, eux aussi.
    Le duo se retrouve à nouveau assis. Cette fois-ci, la Turienne commande un autre cocktail. Elle n'aime pas ce qui est trop habituel, voir même la routine. En tout cas pas dans le privé.

    - A mon tour de vous inviter, je crois bien, lâche-t-elle alors que son verre se fait poser devant elle.

    Il commande donc. Puis chacun boit. Ils n'ont pas envie de parler, profitent du silence. Mais quelque chose intrigue tout de même la militaire.

    - Je croyais que les Galariens n'étaient pas foutus de savoir danser. Il faut croire que je me trompais tout ce temps.

    Qu'il parle, tant que cela l'empêche de penser à elle. Ou qu'il garde le silence. Cela lui va tout aussi bien.






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MessageSujet: Re: S'oublier   Lun 14 Déc 2015, 00:29
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2193,
Citadelle
Danses galariennes


Danser est enivrant. Danser, c'est laisser parler le corps et plus l'esprit. C'est accorder le corps à la musique et aux danseurs. C'est faire de l'esprit la musique et le mouvement. Danser, c'est s'oublier.

La turienne est libre. Nous dansons ensemble, mais je la vois aussi danser avec d'autres. C'est normal. Jolie ou non, je l'ignore, je n'y suis guère sensible – mais elle dégage une énergie, une sensibilité, quasiment animale, âme même de la danse, qui ne laisse personne indifférent. Elle attire le regard par ses mouvements, par son équilibre avec son environnement. Tout cela, je le vois, sans même y penser, alors que mes yeux captent chaque image, microseconde après microseconde, pour les mémoriser et les analyser, fonctionnant à plein régime mais sur un autre régime, laissant la logique froide pour l'instinct en chaleur. L'instinct me guide, faisant de mon corps écho du sien, sur ses pas que je n'ai pas appris mais que je commence à maîtriser. Sans doute cela lui plaît il... Sinon, elle danserai davantage avec ce turien la couvant du regard.

L'air change, nous décidons de faire une pause. Pas besoin de mot pour ça, ce n'est pas ce que nous cherchons. Nous retournons au bar, et cette fois, c'est elle qui m'invite. Un nouveau cocktail pour elle, un autre pour moi. Différent du premier, aussi bon, mais plus fort, je sens presque les molécules d'éthanol franchir les parois encéphaliques et pénétrer mes réseaux neuronaux, bouleversant les transport des informations électriques et chimiques en un chaos effervescent.

La turienne est silencieuse aussi, mais je la sens curieuse. De moi, cette fois-ci. Une attitude observable dans ses gestes, dans ses regards. J'ignore ce qu'elle veut, j'espère juste... Qu'elle ne s'interroge pas sur moi, sur mon origine, sur ce que je fais ici.

« Je croyais que les Galariens n'étaient pas foutus de savoir danser. Il faut croire que je me trompais tout ce temps.  »

Une interrogation légitime. Les galariens dansent peu, en dehors de chez eux. Pas vraiment l'envie, trop pris par nos réflexions pour laisser parler notre corps. Une habitude de penser, que nous cherchons rarement à fuir.

« Habituel que ce soit ignoré. Nous nous mélangeons peu aux autres espèces. »

Je m'arrête là un instant, reprenant une gorgée de boisson. Elle est bonne, hydratante même, une spécialité des alcools de mon espèce. Des formules spéciales, mélangeant l'eau et l'éthanol. Sans cela, les alcools nous déshydrateraient trop rapidement.

« Les bals galariens font parti de notre politique. Ce sont des occasions pour les familles de même rang de se rencontrer, d'échanger, de négocier, conjecturer sur les actions des uns et des autres. Et on y pratique la danse. C'est une preuve de bonne santé et de bonne éducation. »

Toujours avec des arrières pensées donc. Mon peuple n'agit rarement – jamais, en fait – sans arrière pensées. C'est comme ça qu'il a survécut, depuis l'aube des temps.

« Et vous, où avez-vous appris la danse ? »

La turienne me l'a demandé, peut-être attends-t-elle que je fasse de même.


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MessageSujet: Re: S'oublier   Lun 14 Déc 2015, 19:01

    - Habituel que ce soit ignoré. Nous nous mélangeons peu aux autres espèces.

    Un peu mufle, mais amusant. Elle sourit avant de reprendre une gorgé de sa boisson. L'alcool la brûle un peu. C'est toujours aussi fort, et en plus couplé avec des épices. De quoi lui faire un peu mal à chaque fois qu'elle boit. Parfait. Ce n'est pas grand-chose mais ça a au moins le mérite d'être un début. Bien vite elle s'y habitude et la douleur ne devient que ténue. Dommage. Il lui faudrait plus fort, plus piquant. A moins que ça ne soit à cause de l'alcool qui commence à lui monter à faire effet et enraye ses sensations. Elle ne se sent pas encore dans le vague, ses sens sont encore assez vif. Et ses pensées pas assez brouillées.
    Mais il parle et la distrait. Pour le moment, ça suffit.

    Elle hoche la tête, l'écoute, se rendrait saoule de ses paroles s'il faut plutôt que réfléchir.

    - Les bals galariens font parti de notre politique. Ce sont des occasions pour les familles de même rang de se rencontrer, d'échanger, de négocier, conjecturer sur les actions des uns et des autres. Et on y pratique la danse. C'est une preuve de bonne santé et de bonne éducation.

    Putain. Qu'est-ce qu'elle y connait de la politique Galarienne? Rien et elle s'en fout royalement. Tout ce qu'elle constate, c'est qu'ils abordent la danse de la façon la plus chiante qui soit. Et politique.
    Elle déteste la politique. Encore plus celles des autres espèces. C'est toujours plus compliqué, plus traître et manipulateur que chez les Turiens. Et le moindre connard sans expérience ou mérite peut prendre un poste qui n'aurait jamais dû lui revenir. Un véritable bordel, vraiment. Plus d'une fois on a pu voir dans quelle merde ce genre de choses les a foutus.
    Elle garde cependant pour elle ses remarques. Règle numéro un des bars, de ses soirées et de ses moments sur la Citadelle. Ne jamais ramener ce genre de sujet sur le tapis. C'est un coup à casser le sien. Ou aborder une discussion qui ne fera que l'emmerder et la faire fuir.

    A la place elle préfère boire. Il ne reste plus grand chose dans son verre. La femme fait signe au barman de la resservir. C'est le troisième de la soirée. Deuxième et demi, si on part du principe qu'elle n'a pas fini celui offert par son inconnu.

    - Et vous, où avez-vous appris la danse ?

    Elle se fige, verre en main. Lui lance un regard en coin. Puis écluse le fond qui lui reste et repose le verre. Un peu trop violemment.

    Que répondre.

    La vérité? Elle l'exècre. Un mensonge? Pas son genre? Lui déballer toute l'histoire? Plutôt s'ouvrir la gorge avec ses propres griffes.
    Et puis même, tout cela ne le regarde pas. Elle ne veut même pas tenter de ce souvenir de cette période, de Hécarion, de...

    Non. Non non non non non! Pas ça bordel!

    Son visage devient plus dur, ses gestes plus fermés. Tout indique chez elle le replie et elle le sait. Le nouveau verre est posé devant elle. Elle s'enivre un peu plus de quelques gorgées.

    - Dans les bars, par moi-même. Ça aide quand on ne veut pas réfléchir. Ou discuter.

    Les raisons même qui l'ont poussé à danser avec elle un peu plus tôt. Il devrait comprendre. Que ce n'est pas le moment de l'emmerder avec de telles questions, ou de vouloir pousser plus en avant. Vu qu'il vit la même chose, il devrait comprendre. Sinon, il se recevra le reste d'alcool alors qu'elle partira à la recherche du Turien de tout à l'heure.
    Pendant qu'elle parle, elle laisse ses doigts courir le long de sa hanche et de sa cuisse à la recherche d'une poche fermée. Dedans un petit sac. Et encore à l'intérieur... des pilules. Pour usage personnel, évidemment. Rien de bien illégal. Même dans ce genre de moment, elle reste militaire. Elle connait les limites, ce qu'on lui permet ou pas. Elle a beau être Turienne, ça a beau être permis pour les siens tant qu'elle n'est pas en service, tous ne le voient pas d'un bon œil. Elle préfère se faire discrète alors.
    Son inconnu est observateur. Le Barman lui a l'habitude. Pas d'elle, mais de ce genre de chose. Elle ne sait pas comment le premier réagira. Le second, c'est sûr, va s'en foutre. Tant qu'il n'y a pas de grabuges, il veut bien fermer les yeux. Il sait comment les choses se passent sur Palaven lui.

    Elle avale le Hallex comme si de rien était. Presque personne ne lui prête attention. C'était rapide, discret, à peine plus remarquable que si elle venait de prendre un quelconque médicament. Le Turien ne fait même pas semblant de froncer les sourcils et retourne s'occuper d'autre chose. Mais il l'a vu du coin de l'œil, elle le sait.
    Le Galarien, lui... Il a l'air pensif. Il l'observe. Elle lui répond par un regard de défi, ouvrant ses mâchoires dans un sourire provocateur. Elle est à la limite, certes, mais du bon côté au moins.

    Il faut attendre un peu avant qu'il y ait les effets. Mais ça reste tout de même rapide. Une dizaine de seconde. Tout commence par les sens. Le toucher, notamment. Le chaud et le froid sont plus vifs à percevoir entre autre. Les sons ensuite. Ils couvrent le bourdonnement des pensées, les étouffent. Le goût, évidemment. L'alcool n'est jamais aussi bon que sous Hallex. La vue donne l'impression d'être plus fine, plus vive. Les couleurs sont plus intenses en tout cas.
    Et puis, il y a ce sentiment d'euphorie implacable. Seul le présent compte, rien que lui. Et même s'il est merdique, on a l'illusion que tout va bien. Le reste est balayé, jeté, oublié.

    Elle boit à nouveau son alcool. Toutes les drogues ne supportent pas d'être mélangées à de l'alcool, mais celle-ci oui. Faire attention à ne pas abuser cependant. Comme pour tout.
    Les goûts sont exquis, multipliés, sublimés. Et la chaleur de l'alcool magnifiée. Et cette douleur... Elle l'a fait frissonner. Tout est tellement plus intense maintenant.
    Elle est plus chaleureuse tout de suite, maintenant que tout va bien.

    Elle garde le contrôle de son esprit cependant. Une grande partie en tout cas. Pourtant ça ne l'empêche pas d'éclater de rire en croisant le regard de son compagnon de bar. Elle continue à pouffer, un coude sur le comptoir et ses doigts soutenant sa tête, le visage vers le bas alors qu'elle a les yeux fermés.

    Elle aura le temps de se trouver pitoyable plus tard.







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MessageSujet: Re: S'oublier   Lun 14 Déc 2015, 22:50
S'oublier


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Première dose


Je ne m'attendais pas à une telle réaction.

J'ai l'impression de l'avoir giflée. Comme si lui poser cette question la stupéfiait, ou pire l'horrifiait. Le seul équivalent qui me vient à l'esprit, c'est si j'avais désobéi à un ordre direct d'une Dala...

Non. Pas ça. Pas encore. Les turiens.

Est-il impoli de poser des questions chez eux ? Je ne crois pas. Ils ne sont pas bavards oui, mais c'est plus un trait de caractère qu'une coutume. Sauf chez cette turienne, où c'est apparemment un problème.

Elle reprend ses mouvements, mais ils sont plus brusques, fermés, s'éloignant de l'écho de l'ambiance qu'ils étaient jusque là. Le verre remonte jusqu'à ses lèvres, et elle boit de longues gorgées. Plus, plus vite qu'avant.

« Dans les bars, par moi-même. Ça aide quand on ne veut pas réfléchir. Ou discuter. »

Les choses s'éclaircissent. J'ignore de quoi parle la turienne. J'ignore ce qu'elle a vécu. Je ne veux pas le savoir, et elle ne veut pas en parler. Nous en sommes au même point. Est-ce pour cela que, entre tous les individus présents, c'est elle que j'ai abordé ? Des signaux discrets, informulés, incontrôlés et involontaires malgré toutes nos avancées et notre science ? Une empathie transgenre et trans-espèce, reliant tout le vivant de la galaxie ? Certains scientifiques travaillent dessus, mais je ne suis pas un scientifique, je suis...

Un combattant. Un agent. Un traître. NON !

Je regarde à nouveau la turienne, qui saisit discrètement quelque chose dans une poche. J'ai le temps d'apercevoir une pilule, qu'elle gobe aussitôt, sans eau.
Elle me regarde à nouveau, l'air provocateur, presque... Tentatrice. Puis ses pupilles s'écarquillent, son sourire s'élargit encore, ses mouvements se font plus frénétiques. Elle reprend son verre descend une nouvelle longue gorgée, puis éclate à nouveau de rire en me regardant, se soutenant désormais au bar. Il ne me faut pas longtemps pour analyser la liste des substance provoquant ce genre d'effet : une drogue, le hallex. Très répandu en boîte de nuit pour ses effets désinhibiteurs, et l'acuité des sensations qu'il provoque. Particulièrement connu pour nuire aux facultés de réflexions. Je comprend la turienne, j'en ai envie aussi.

Les galariens régulent peu les drogues. Celles réellement dangereuses sont interdites, bien sûr, mais la coutume est plus active que la loi sur ce domaine. Les galariens pensent, c'est notre façon d'être, de vivre, de survivre. Il nous semble illogique et particulièrement stupide de consommer une substance nuisant à nos facultés de survie.

Mais ce soir, je ne désire pas penser, ni réfléchir. Ni même survivre.

La turienne oscille, je termine ma boisson d'un trait et me rapproche légèrement d'elle.

« OK. Dansons. »

Nous retournons vers la piste et reprenons les mouvements, comme si nous n'avions jamais arrêté. Mais ce ne sont plus les mêmes. La turienne est plus erratique, moins équilibrée, moins souple... Mais plus énergique encore. Je la suis, renonçant à m'adapter aux mouvements des autres danseurs, me rapprochant d'elle. Nous tournons, échangeons nos place, nous rapprochons, parfois nous éloignons aussi. Je vois des gens la fuir, d'autres la suivre, dont le turien l'ayant déjà approché, plus tôt dans la soirée. Elle l'a remarqué aussi, n'y semble pas indifférente, navigue de l'un à l'autre. Le turien me regarde, souris, tente un moment de m'éloigner... Mais je passe souplement sous son bras, m'intercalant à nouveau entre lui et la turienne, m'amusant d'un jeu qui n'existe pas chez les miens.

La turienne rit toujours, à intervalle régulier, riant de nous, riant des mouvements, riant d'elle lorsqu'elle trébuche. Le turien et moi la retenons, l'une de mes mains se pose sur sa hanche, glisse plus bas, tombe sur une poche entrouverte dont des pilules tombent. Je les rattrape et les remet à leur place, une seule me reste en main, je la porte à mon visage. Je ne suis pas spécialement discret, la turienne m'a sans doute vue, mais impossible de décrire sa réaction.

Je porte le hallex à ma bouche et l'avale. Aussitôt, les sensations explosent, me portant à la limite de l'inconscience... Et de l’hyper-conscience.


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MessageSujet: Re: S'oublier   Jeu 17 Déc 2015, 19:21

    Son cœur bat au rythme de la musique elle-même. Le groupe a d'ailleurs repris, plus endiablés qu'auparavant. Le monde tournerait presque autour d'elle si une petite partie de son cerveau ne gardait pas le contrôle.
    Bordel, c'est comme ça qu'elle aime les choses. Quand elles se font plus sauvages, imprévisibles. Quand le son de ses propres pensées ne sont plus audibles, étouffées par le moindre son ambiant. Quand la moindre sensation est décuplée au centuple, que la moindre basse la fait vibrer ou la moindre caresse frissonner. Quand elle se dédit corps et âme à l'instant présent, sans personne ni rien pour l'en détourner. Quand elle ne se rappelle presque plus ce qui pourrait l'accabler autant.

    Elle continue de sourire au Galarien, sa crise désormais terminée. Elle reste néanmoins euphorique. Un rien l'amuse et elle le sait. Il est pourtant rare qu'elle se laisse aller au rire, même dans un tel état. Mais son inconnu est tellement appréciable. A ne pas trop poser de questions, et comprendre où il met les pieds quand elle l'averti. Direct aussi, puisqu'il ne cherche pas à lui faire des ronds de jambe. Tout ça couplé à son quasi-mutisme rend le Galarien étrangement... attrayant. Le Hallex y joue pour beaucoup aussi dans cette façon de voir les choses sous un nouvel angle. Il est en tout cas une compagnie plaisante, même en dehors de ça.

    - OK. Dansons.

    Quelle idée merveilleuse! L'univers entier danse déjà, alors pourquoi ne pas en suivre les gestes? Cette fois-ci c'est lui qui prend les devants et elle qui marche sur ses pas, au moins le temps d'arriver jusqu'à la piste. Il y a d'ailleurs moins de monde qu'auparavant. Pas une grosse différence, mais il est plus facile de se frayer un chemin. Ou peut-être qu'elle ne se rend juste pas bien compte de la difficulté.
    Ce n'est pas grave. C'est même... risible. Tout est risible de toute façon.

    C'est peut-être pour ça qu'elle sourit autant alors que ses hanches se meuvent au son électro qui se joue. Elle interprète chaque note avec une énergie folle, s'y jetant à cœur perdu. Elle virevolte, s'approche et s'éloigne de son inconnu qui le lui rend bien. Ils se frôlent pour mieux se rejeter.
    Elle rit de voir certains, choqués par tant d'audace et de dynamisme, qui s'éloignent d'elle. Tant mieux, qu'ils dégagent. Ici, c'est son monde; ceux qui ne veulent pas y rester n'ont qu'à partir, s'y enfuir. Elle ne les chasse pas après tout. Ce sont eux qui font ce choix.
    Et envers ceux qui restent, elle se montre charmeuse, par de petits gestes, des regards. Quelques-uns ont déjà commencé à se réunir autour d'elle. Ils sont vite chassés par le Turien qui est revenu. Il fait en sorte de rester près d'elle, repousse ceux qui font mine de s'approcher trop près, se rapproche voir se colle à elle.
    La femme ne se laisse pas faire. Pas entièrement en tout cas. Elle continue de se laisser entraîner, entre le Galarien et le Turien, son inconnu et l'inconnu. Mais ce jeu de mâles la fait rire, tout comme elle se moque d'elle-même lorsqu'elle vacille et leur échappe, eux qui cherchent à assurer ses pas.

    Un combat commence presque à s'instaurer entre les deux hommes. Le plus grand tente d'évincer l'autre, de la garder tout à lui. Mais le plus menu est aussi plus rapide. Il se dérobe, se glisse entre les deux représentants de Palaven, sans arrêter sa danse. Le rival finit par accepter la présence étrangère, à composer avec. Possiblement pour éviter les foudres de la Turienne, peut-être parce qu'il comprend qu'il ne réussira pas à l'éloigner.

    Même s'il est finit, cette escarmouche continue d'amuser l'intéressée. Sans forcément le nourrir mais plutôt pour récompenser également les participants, elle vole de l'un à l'autre. Qui une caresse sur le bras, qui un regard charmeur, qui une danse plus rapprochée en l'espace de quelques secondes... Ils ont le droit chacun à un petit prix, symbole de son intérêt.
    Elle se laisse porter désormais. Par la drogue qui se consume dans ses veines, par l'envie qui en naît, son amusement et son plaisir tous réunis. Ses pas sont moins sûrs, mais elle continue de danser quand même.

    Un faux mouvement manque d'entraîner sa chute, mais les deux chevaliers de sa soirée viennent. Elle finit par se rattraper à la poitrine du Turien alors que le Galarien soutient ses hanches. Le premier lui fait sentir son souffle chaud contre la nuque, le second fait courir ses doigts le long de sa hanche. Un nouvel éclat de rire lui échappe face à tant d'attention.
    Son regard d'or se glisse vers le bas pour mieux observer son inconnu. Il se fige et s'écarquille un peu quand il le voit remettre les pilules dans sa poche. Elle ferme la fermeture que déjà, il gobe l'unique exemplaire qu'il a réussi à lui dérober. Les effets sont visibles, presque immédiatement.
    Et ils commencent à s'esclaffer en même temps.

    A un autre moment, la culpabilité aurait déjà commencé à lui murmurer au creux de l'oreille. Pas ce soir, pas maintenant. Elle s'en veut un peu, c'est vrai. Au fond, dans la partie censée de son cerveau, qui tente de gérer le flot d'information du mieux qu'il peut. Mais la plus grande partie ne fait que saluer l'habilité de celui qui est désormais devenu son voleur. Elle ne lui en veut pas. Elle se fout du prix de ce qu'il lui a dérobé. Il est ridicule à ses yeux, vu les sensations qu'il apporte. Elle ne peut pas être accusée de dealer non plus puisqu'il l'a saisi contre son accord.

    Malgré tout, c'est un peu de sa faute. Elle aurait dû être plus discrète tout à l'heure. Pas grave, elle assume. Pour cette raison, elle décide de veiller sur le Galarien, sans pour autant délaisser son Turien.

    Elle danse alors au milieu d’eux, se plaque un instant tout contre l'un avant de repartir dans les bras de l'autre. Elle cherche à voir les réactions, à s'en amuser. Dans le même temps elle prend plaisir à faire découvrir à son inconnu les nouvelles sensations. Par une caresse, un coup de griffe léger sur la peau nue. La musique et la vue, il constate leur amélioration par lui-même, de plus que la sensation béatifiante d'un esprit calme. Il ne manque plus que le goût désormais. Il faut qu'il essaye!

    Ils sont désormais trois, assis au comptoir.






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MessageSujet: Re: S'oublier   Sam 19 Déc 2015, 14:47
S'oublier


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Perdu dans les sens


Comment décrire ce qu'il se passe ?

Tout semble exploser à chaque instant, supernova de couleur se déployant sous mes yeux, arc-en-ciel d'une diversité éblouissante même pour un natif de Sur'Kesh, ondes sonores se déployant sur chacune des fréquences détectables par mon oreille qui les identifie une à une et les associe en harmoniques, accords, dissonances et assonances, voltigeant au gré des mouvements des doigts des artistes mais s'altérant aussi au contact des danseurs coupant et modifiant les trajectoires. Ce serai un capharnaüm aveuglant, si ce n'était pas si beau.

La turienne rit, et je ris avec elle. La danse continue, la turienne continue d'alterner entre moi et son prétendant, se collant tour à tour à nous contre nous, de différentes manière, faisant admirer – et profiter – de son anatomie. Tout est... plus sensible, plus fort, que ce soit le contact de sa paume sur mon torse, de ses griffes sur ma peau, ou de mes mains sur ses hanches.

Pourquoi mes mains sur ses hanches, en fait ? Mon esprit survolté se penche sur la question. Je n'ai pas vraiment de réponse, jusqu’à voir la turienne proche de son autre cavalier, qui n'hésite pas à balader ses mains sur son corps : je l'imite, sans en avoir conscience !

C'est... étrange, de voir, de détecter, de réagir, sans en avoir conscience. Mais ça ne m'inquiète pas : tout est dans l'instant présent, tout est présent, tout est doré de la beauté et de la jouissance de l’instantané temporaire, rien ne peut avoir d'importance quand tout est sur le point de finir. Je me sens complet, en phase avec ce qui m'entoure, avec cette énergie déchaînée par la foule.

Nous riions tous les trois, toujours, quand la turienne s'arrête de danser et s'empare de nos mains, nous emportant vers le bar. Nous nous asseyons tous les trois sur des sièges hauts, très proches, la turienne au centre, parlant peu mais souriants beaucoup. La turienne continue de recevoir nos attentions, trouvant à peine le temps de commander de nouveaux cocktails. Je regarde un instant le turien nous accompagnant, me demandant si lui aussi a consommer quelque chose : il semble totalement en phase avec nous, lui aussi. Peut-être qu'il a consommé du hallex, en effet ; mais si c'est le cas, je ne l'ai pas vu.

Les trois cocktails arrive, la turienne a un grand sourire en nous les tendant. Je m'en empare et le porte à mes lèvres, comme mes deux compagnons. L'explosion de saveur me prend aussitôt la bouche.
Je retrouve chacun des ingrédients du cocktail à une vitesse phénoménale, leurs goûts étant décuplés à l'infini, se faisant échos les uns aux autres, se surpassant tour à tour en vagues déferlants sur mon palais avant de couler dans mon œsophage. L'alcool, une nouvelle fois, monte très vite, ses effets décuplés par le hallex. Mais je m'en moque, et continue de descendre mon cocktail, jusqu'à le finir en une fois. Les effets se prolongent, quasiment exponentiel, je sens presque les arcs de données électriques parcourir mon cerveau au fur et à mesure de leur progression, depuis mes papilles jusqu'au sommet de mes excroissances, se retrouvant alors pour mieux se disperser dans tous mon système cérébral.

J'éclate de rire en reposant mon verre et me retourne vers la turienne, un grand sourire aux lèvres. Il n'y a pas besoin de mots, elle sait parfaitement ce que je ressens, elle l'a même fait exprès : c'est elle qui nous a ramené une fois de plus au bar.

La turienne est très détendue, légèrement appuyée, voir allongée, sur son second partenaire, donc les mains lui caresse discrètement le bas du dos et les hanches. Ses jambes sont détendues devant elles, croisées juste en face de les miennes. Je laisse l'une de mes mains les parcourir à leur tour, depuis l'articulation du genoux en remontant le long de sa cuisse, prenant conscience que l'extrême sensibilité que je ressens est partagée, en profitant pour lui faire ressentir les sensations qu'elle me fait découvrir.

Je me rapproche de mes compagnons, à nouveaux, sans vraiment savoir pourquoi. Je me... demande... quels goûts ont leurs peaux, quelles sensations je ressentirais, plus proche encore, alors que mon visage est déjà très proche de celui de la turienne...


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MessageSujet: Re: S'oublier   Mer 23 Déc 2015, 21:35

    Ils doivent paraître pour une belle bande d'imbéciles aux yeux de certains. Ils sont tous les trois au comptoir. Jeunes, hilares, drogués... Et entreprenants. Depuis qu'il a avalé la pilule, que ses sens sont en émois, exaltés, le Galarien a les mains baladeuses. Elle le laisse faire, amusée, alors que les deux hommes se "disputent" son corps. C'est à qui la cajolera le plus, dans les limites de la pudeur imposées par l'espace public. Cela ne la dérange pas. Au contraire. A voir son attention déchirée ainsi entre les deux, elle oublie mieux. Pas le temps de se concentrer sur soit quand elle doit parfois repousser des assauts un peu trop aventureux.
    Le Hallex désinhibe. C'est un fait indéniable. Mais il faut bien avouer qu'elle n'aurait jamais cru qu'un Galarien puisse succomber à ça.

    Elle repousse en gloussant une caresse qui remonte trop, d'un doigt.

    Il est de notoriété publique que l'espèce de son inconnu ne se soucie pas du sexe en général. Pas le temps pour ça. Ils pourraient passer pour les plus grands emmerdeurs de la Galaxie d'ailleurs. A ne jamais avoir le temps pour rien, mis à part pour apprendre. Cela se comprend néanmoins. Ils ne restent pas longtemps en vie. Alors, pour essayer de grappiller la moindre seconde, ils ont décidé de tout réduire à la productivité pure et dure. L'accouplement n'est devenu qu'un contrat pour assurer la survie de l'espèce. Jusqu'à présent, la Turienne a toujours estimé, sans doute comme beaucoup d'autres, qu'ils n'avaient pas le moindre intérêt pour le désir. Il semble qu'elle se soit trompée.

    Le Hallex y est sans doute pour beaucoup, si ce n'est pas l'origine même d'un tel comportement.

    Le Turien reste plus calme, voir discret. Il essaye de l'avoir d'une façon plus subtile, plus... Palavienne, pourrait-t-on presque dire. A coups de petits défis, de challenges. Dans le regard, les gestes, les mots. Il profite d'un moment de déséquilibre de sa part pour l'inviter à se reposer plus près. Elle accepte, venant s'allonger à moitié sur son torse, lui souriant avec effronterie alors qu'elle lui susurre à l'oreille regretter de ne rien avoir de plus agréable. Il répond avec la même mimique, les mandibules claquantes. C'est à qui aurait la dernière proposition, le dernier mot, avant que l'autre accepte. Un petit jeu de séduction qui pourrait presque ressembler à un combat. Leur façon de faire.
    A côté d'eux, son inconnu ne veut pas être laissé de côté. Il se rappelle à elle, faisant courir les doigts le long de sa cuisse, l'effleurant tantôt, appuyant d'avantage à d'autres moments. Elle frissonne sous le contact, reprend contenance. C'est désormais vers lui que les yeux d'or, provocateurs, sont tournés. Il s'approche, sans paraître remarquer le petit jeu dans lequel elle essaye de le faire rentrer. Il semble trop... obnubilé. Elle rit de le voir ainsi hypnotisé tandis qu'il continue d'avancer. Et puis, elle est curieuse aussi. De voir ce qu'il va faire, ce qu'il l'intrigue autant....

    Son étonnement s'accroît lorsqu'elle sent le contact humide de la langue qui se pose sur sa joue et remonte, passant par ses mandibules. Elle le repousse en s'esclaffant, les larmes pointant à ses yeux tandis qu'elle essuie le filet de bave qu'il lui a laissé. Derrière elle, même son autre compagnon regarde le Galarien en essayant comprendre ce à quoi il aspirait. Et puis, il en profite pour relancer son jeu de séduction. Il lui lèche le cou à son tour, plus doucement, sensuellement que l'autre, mordillant un bout de mandibule au passage. Les yeux fixés sur ceux de son "rival" qu'il nargue presque, alors que leur compagne ronronne presque entre ses bras.

    Elle profite de leur proximité pour lui susurrer quelques mots à l'oreille. Surpris dans un temps, il finit par hocher la tête. Le jeu est finit, il est temps de passer à plus sérieux. Plus concret.
    Elle laisse le Turien se relever alors qu'il indique au barman qu'il prend en charge les verres consommés.


    - On va passer le reste de la soirée dans un lieu plus... calme. Vous voulez venir?

    C'est une invitation à demi cachée, mais pourtant lourde de sens, au ton ronronnant qu'elle emploie. Elle ne sait pas exactement comment marche le Hallex sur les Galariens. Chez les Turiens, les actes commis sous l'effet de la drogue sont considérés comme voulus, à partir du moment où la personne intéressée n'est pas forcée et reste tout de même assez lucide. Mais la consommation reste un choix propre. La conséquence logique est que ce qui a été fait sous son emprise est un choix tout autant personnel, sous les conditions déjà évoquées.
    Mais chez ceux de Sur'Kesh.... C'est sans doute une autre histoire. Elle fera en sorte d'être sûre de s'être faite comprise, d'avoir vérifié qu'il savait ce qu'il lui proposait, qu'il comprenait ce qu'il acceptait.

    En attendant, elle continue de se montrer affable. Le Turien les a de nouveau rejoint, pose les mains sur les hanches de la femme, regarde l'inconnu.

    - On y va? La station de taxi n'est pas loin.

    Ils attendent sa réponse, de voir s'il a bien compris.






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MessageSujet: Re: S'oublier   Sam 26 Déc 2015, 23:27
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L'épiderme de la turienne a bon goût. Un mélange de saveurs, légèrement métallisé pour sa peau, salée pour la sueur due à la danse, et quelques autres parfums don j'ignore l'origine. Un délice, en fait, mais la turienne me repousse en riant.

Néanmoins, elle ne semble pas gênée. Surprise, amusée, oui ; mais je ne l'ai pas dérangée ou offensée. C'est déjà ça. Je ris doucement moi aussi, surpris de mon comportement, de ce genre de chose que je ne ferai jamais en temps normal. Mais là, maintenant, n'est pas un temps normal.

Le turien me regarde aussi, sourire aux lèvres, puis je le vois avec surprise sortir légèrement sa langue et la faire courir, bien plus doucement que moi, le long du cou de la turienne. Elle ne le rejette pas, semble même ronronner de plaisir. Le turien me nargue, mais je ne lui en veut pas : il en sait davantage que moi, et m'instruit, involontairement ou non. J'ai hâte de l'imiter...

Mais à la place, je vois la turienne chuchoter quelques mots, puis le turien se relève et prend l'addition. Dans le même temps, la femme me regarde et me parle, ronronnant à nouveau.

« On va passer le reste de la soirée dans un lieu plus... calme. Vous voulez venir? »

Je reste interdit, un instant. Très court. Je comprend ce qu'elle veut dire. Les galariens connaissent le fonctionnement de la reproduction alien, évidemment. Mais comprendre...

Mon peuple n'a pas de relations sexuelles. Elles sont... Perturbantes. Trop de phénomènes chimiques en découlent, qui perturbent profondément notre équilibre physiologique, et empêchent le retour à la normale après l'acte. Un temps précieux de perdu. Aujourd'hui, tout est réglementé par les contrats de reproduction, les mâles fécondent les œufs déjà pondus par la femelle, puis sont éjectés de tout le processus. Les salles à couveuses gèrent la gestation à la perfection jusqu’à la naissance, qui elle est du ressort des Dalatraces de chaque camp.

Mais ce soir, ce moment... Est unique. Je suis dans le présent, je ne m'occupe pas du temps. Ni le passé, ni l'avenir. Seul compte maintenant. Et maintenant, cette turienne me propose quelque chose que peu d'individus de mon espèce ont connu, et qui sera capable de prolonger mon insouciance des heures encore ensuite. Puis elle parle d'elle et du turien, ce sera d'autant plus intéressant.

« Oui. »

Je me relève, le turien est de nouveau là, les mains enserrant les hanches de la turienne.

« On y va ? La station de taxi n'est pas loin. »


Un hochement de tête, et nous quittons tous les trois le bar avant de nous mettre en marche, la turienne entre nous, le bras du turien croisant le mien dans le dos de la femme pour atterrir sur chaque hanche.






Notes HRP : Si quelque chose te gêne, hésite pas à me le dire, je modifierai !

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MessageSujet: Re: S'oublier   Lun 04 Jan 2016, 01:44








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MessageSujet: Re: S'oublier   Mar 05 Jan 2016, 23:26
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MessageSujet: Re: S'oublier   Lun 01 Fév 2016, 22:59








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MessageSujet: Re: S'oublier   Dim 14 Fév 2016, 11:54

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