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 Les Feux de Turvess

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MessageSujet: Les Feux de Turvess   Dim 01 Nov 2015, 13:34
Intervention MJ : OuiDate : 21 juillet 2200 à 31 Aout 2200 RP Violent
Divers
Les Feux de Turvess


Les Feux de Turvess




Vous voulez savoir comment tout a démarré, n'est-ce pas ?

Peu peuvent raconter comment a débuté la guerre. Nous n'étions pas nombreux présents, et moins encore à survivre. Ceux qui restent n'en parlent pas forcément.

Pourquoi y étais-je ? Un mafieux volus sur la planète mère du plus jeune peuple galactique ayant une ambassade concilienne ? Simple : j'étais là pour gagner des crédits et du pouvoir, comme toujours. Et comme toujours, je n'étais pas venu seul : ce genre d'affaire nécessite plusieurs partenaires. Au final, ça n'a fait qu'augmenter l'impact du conflit...

Mais cessons de raconter la fin. Reprenons plutôt au début : l'arrivée du cadavre de l'ex-ambassadrice raloise, Ranem'Tha Ar'Ika. Une traîtresse et un pion de l'échiquier raloi, même dans la mort.


*****


21 Juillet 2200,
Turvess, capitale d'Aviana


Arrivée


Dahl posa le pied dans le spatioport raloi. Il était regardé avec hostilité. C'était prévisible, évidemment : Aviana savait parfaitement que le volus était un allié de son adversaire, le Zéphyr. En d'autres occasions, Dahl aurait été éliminé sur place, ne bénéficiant de la protection d'aucun gouvernement concilien. Mais en ce jour, il était accompagné.
A sa gauche, la Thémessianne Saskia T'Zela. La Général de la Bordure, comme elle était encore surnommée, représentait le gouvernement asari et était venue accompagnée d'une escorte d'honneur militaire, en orbite autour de la planète. Une force dissuasive supplémentaire.
A sa droite, le rash'an Ythaq'Fi Hyasin, qui recevait encore bien plus de regards hostiles que le volus et l'asari réunis. Mais la présence de la politicienne décourageait toute agression : les conciliens, bien qu'encore neutres officiellement, veillaient.

Le volus soupira. Le voyage démarrait seulement. Dans quelques heures, un convoi – protégé par des hommes de l'asari et du volus – partirait vers la frontière aviano-zéphyronne, où une rencontre était organisée entre le représentant du Thul'baal d'Aviana, les chefs d'intérim du Zéphyr et le Solat, cercle indépendant censé être au-dessus des deux nations. De cette rencontre serait décidé les événements suivants.


22 Juillet 2200,
Turvess, frontière aviano-zéphyronne

Trahison(s)


Le Cercle était vieux. C'est la première chose que constata Dahl en voyant le Solat les accueillir. De vieux ralois, aux idées sans doute vieilles, aux actions lentes et modérées. Pas du tout ce dont les ralois avaient besoin pour maintenir la paix.
Les chefs zéphyrons ne semblaient pas valoir mieux. Âgés eux aussi, fiers dans leurs tenues légères, et en même temps toujours à discuter entre eux avant de faire une déclaration publique. Ils manquaient de réactivité, et peut-être même d'union.
A l'inverse, le représentant du Thul'baal impressionnait. Sobre avec ses plumes d'un noir bleuté, plus jeune, un regard incisif et un bec plus aiguisé encore, il ressemblait à un loup aux dents longues. Totalement opposé aux vieux ralois lui faisant face, seul représentant contre une multitude, son isolement lui donnait un air d'autant plus dangereux. Et chose curieuse, Greïms'Tha Zagnir portait un nom zéphyron, malgré son appartenance au clan avian.

*****


Nous avions trois sujet de discussions prévus. Tout d'abord, le corps de l'ex-ambassadrice. T'Zela voulait organiser un défilé en son honneur, en passant par les deux pays ralois, afin de faire connaître la dualité de l'espèce à toute la galaxie tout en montrant l'implication asari dans l'affaire.
En deuxième, l'élection du Thul'odin, le chef du Zéphyr. Le précédent chef avait été assassiné en janvier et toujours pas remplacé. Nous espérions pouvoir accélérer les choses.
La dernière affaire ne concernait pas Aviana : il s'agissait de l'aide apportée par T'Zela et moi-même aux zéphyrons. Cette aide n'était pas gratuite, et il fallait convaincre les chefs d'accepter. Ce n'était pas gagné : dès notre arrivée, nous avons senti qu'en tant qu'étrangers, nous n'étions pas les bienvenus.

Mais de toute manière, comme toujours dans les plans des généraux, rien ne s'est déroulé comme prévu...


*****


« L'idée du défilé est très intéressante, Thémessianne. Néanmoins, je pense que l'on devrait le faire en sens inverse, c'est à dire commencer par les territoires zéphyrons et terminer par les territoires avians. En effet, le Thul'baal apprécierait beaucoup de voir notre fidèle ambassadrice reposer sur notre terre. »

Les regards se tournèrent vers le représentant avian. C'était la première intervention de celui-ci, en dehors de sa présentation. Les chefs zéphyrons se concertèrent aussitôt puis répondirent.

« La proposition du Thul'baal est généreuse, mais Ranem'Tha est zéphyronne. Elle a fidèlement représenté le peuple raloi en son ensemble, et il n'y a donc pas de raison qu'elle repose en un pays étranger au sien. »

« Ce que vous dites est vrai, à une exception près. Ranem'Tha ne représente plus le peuple zéphyron depuis des années. »

Les zéphyrons se figèrent. Le représentant continua à parler.

« En effet, au vue du manque d'implication du Zéphyr dans la politique galactique, nous avons pris contact avec l'ambassadrice. Au fil des années, vous même ne vous manifestant pas, nous avons de plus en plus communiqué avec elle, et discuté de la position officielle des ralois dans la galaxie. Elle a certes fidèlement défendu notre espèce en son ensemble, mais en se concentrant exclusivement sur Aviana, seule intéressée par nos compatriotes galactiques. C'est pour cette raison que nous aimerions l'accueillir une dernière fois, en remerciement. »


L'ambiance était devenue électrique. L'avian au nom zéphyron souriait toujours a sa manière, devant le silence se prolongeant. Enfin, il lança sa dernière pique.

« Je peux comprendre que vous doutiez de moi, raison pour laquelle je suis disposé à vous transmettre l'intégralité des discussions qu'il y a eu entre l'ambassadrice et mon gouvernement. Néanmoins, j'aimerai également mettre l'accent sur autre chose : Ranem a été assassinée, alors qu'elle était dans l'ambassade. Hors Ythaq'Fi ici présent a été vu dans l'ambassade et autour dans les heures proches de celles du meurtre. L'enquête n'est bien sûr pas terminée, mais les soupçons sont lourds. Je doute que l'ambassadrice veuille reposer sur la terre de ceux qui l'ont tuée. »
« Donnez nous ces preuves. »

Pour la première fois, un zéphyron avait parlé sans consulter les autres. L'avian activa son omnitech, envoyant des informations vers ses homologues. Les chefs du Zéphyr se réunirent, lisant les documents. Dahl ne douta pas un instant qu'ils étaient soigneusement choisis et sans équivoque...
Rapidement, les zéphyrons relevèrent la tête.

« Gardez son corps. Il n'est pas autorisé à entrer au Zéphyr. »

*****


Les avians avaient tout gagné. Les chefs du Zéphyr, fous de rages, ont quitté la réunion. Zagnir a accepté leurs dernières paroles, puis a annoncé à T'Zela que l'escorte d'honneur du corps serait avianne et que les troupes asaris étaient inutiles, mais que l'aide de la Thémessianne serait précieuse pour diffuser l’événement dans la galaxie, comme prévu au départ. Saskia se retrouva coincée, obligée de supporter Aviana pour ne pas se compromettre politiquement. Et avec cette association, même brève, toute alliance avec le Zéphyr devenait inenvisageable pour elle.
Sans les chefs du Zéphyr, l'élection du Thul'odin devenait hors de propos. A la place, Zagnir amena la discussion sur Ythaq'Fi et moi-même. Ythaq'Fi était soupçonné de meurtre et devait être arrêté, selon lui. Tant qu'à moi, j'étais un alien et un criminel, et je n'avais donc rien à faire là. Le Solat estima que mon cas ne concernait que le Zéphyr, mais que celui de Ythaq'Fi devait être étudié. Mais le rash'an ne se laissa pas arrêter gentiment. Se rebellant contre la garde du Solat, il se retrouva face à l'ambassadeur avian qui s'était déplacé. Ythaq'Fi a réagi d'instinct, attaquant l'ambassadeur, le blessant avant de s'enfuir.
Je ne perdis pas de temps non plus, profitant de la confusion pour rejoindre mes hommes, les sommant de rejoindre les chefs zéphyrons au plus vite. L'acte de Ythaq'Fi venait de déclencher la guerre, je le savais. Désormais, m'associer aux zéphyrons m'obligerait à combattre. Les gains en valaient la peine, mais seulement si nous gagnions. Et pour gagner, mon alliance avec le Zéphyr devait être scellée au plus vite.

Et c'est ainsi que la guerre a commencé.




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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 09 Nov 2015, 17:02
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Le jour où j'ai réussi à sceller mon accord avec le Zéphyr. Je m'en rappelle encore. C'était quelques jours après mon arrivée, au début de la guerre. Les chefs tournaient sur place, nerveux. Je m'attendais à les voir s'arracher les plumes d'un instant à l'autre.

Lorsque je les ai rattrapés, après le fiasco du Solat, ils s'étaient contentés d'un nouveau regard méprisant, tempérés par l'autorisation de les accompagner. Malgré ce qu'ils disaient, je sentais leur dilemme. Ils ne voulaient pas de mon aide. mais ils craignaient d'en avoir besoin.


*****
22 Juillet 2200, soirée,
Turvess, capitale du Zéphyr
Traditions raloises


Dahl dévorait des yeux la ville raloise. Il avait l'impression d'être dans un récit fantastique.

Le Zéphyr était connu pour ne prendre dans la technologie que le strict nécessaire. Et c'était visible dans sa capitale, très éloignée de ce que l'on voyait ailleurs !
La ville était intégrée dans la forêt. Littéralement dans la forêt. Les traces de technologies étaient rares, les ralois circulaient à pied, ou en utilisant des sortes de deltaplane. Les habitations étaient autant composées des matériaux modernes que tout le monde avait obtenu des Prothéens, que des matériaux naturels provenant de l'environnement forestier. L'éclairage était quasi totalement bioluminescent, probablement grâce à des espèces originaires de la planète. Les arbres étaient immenses, et les structures s'attachaient à eux, à la fois construites et en même temps avec un air organique, comme s'il s'agissait d'une relation de symbiose et non de parasites.

Dahl compara de tête la capitale zéphyronne à la capitale aviane. Cette dernière, bien que plus moderne, était aussi bien plus classique. Même si les avians avaient un style propre dans leur architecture, l'influence prothéenne était omniprésente, comme chez toutes les espèces.

Les chefs ralois dirent à Dahl où lui et ses hommes pouvaient monter leur camp, puis l'invitèrent à lui rendre visite le lendemain. Il y avait beaucoup à discuter.

*****


Mes premières propositions se heurtèrent à des refus nets. Les chefs du Zéphyr étaient horrifiés à l'idée qu'un alien puisse accéder à leurs terres sacrées. Pire encore, qu'il y implante des industries. J'ai même cru un moment qu'ils m’exécuteraient pour avoir fait cette proposition ! Mais ils m'ont laissé en paix, m'annonçant qu'il n'y aurait pas de nouvelles rencontres.

Mais la situation changeait. Plusieurs jours s'écoulèrent, et n'ont pas été perdus. J'avais profité de l'accalmie pour contacter mes alliés butariens, leur demandant de se tenir prêts. Les zéphyrons refusaient pour l'instant mon aide, mais je savait que bientôt, ils n'auraient plus le choix. La guerre était en marche.

D'une part, la fin de la rencontre avec le Solat avait des implications assez claire. L'acte de Ythaq'Fi était une déclaration de guerre. Aviana aurait été folle de laisser passer l'occasion.
D'autre part, les préparatifs étaient aussi en cours au Zéphyr. Il s'agissait certes d'un pays guerrier, mais toutes ces troupes circulant dans la capitale et partant vers la frontière n'étaient pas habituelles, même moi je l'avais remarqué.
Et enfin, mon réseau commençait déjà à se mettre en place. Lors de mon arrivée chez les avians, le trio de geth m'accompagnant s'était discrètement éclipsé. Synthèse était resté avec moi, m'informant de ce qu'apprenaient ses comparses. Et Aviana était elle aussi sur le sentier de la guerre.

Ces informations avaient rapidement été confirmées. La guerre avait été déclarée, et la ville d'Aquilon était devenu un champ de bataille, auquel s'ajoutait les nombreuses escarmouches de chaque côté de la frontière.

Et il devenait vite évident que Aviana avait l'avantage.

Le Zéphyr tenait par le nombre, empêchant les avians de prendre Aquilon et l'unique col suffisamment important pour qu'une armée moderne entière puisse passer d'un pays à l'autre. Mais cette confrontation directe tournait en boucherie.

Les traditionalistes s'en sortaient mieux lors des escarmouches, punissant sévèrement les groupes avians isolés et rattrapés. Mais ils ne pouvaient être partout, et Aviana utilisait sa flotte – minime, mais c'était toujours plus que le Zéphyr – pour effectuer des raids derrière les lignes. Ce n'était que peu de dégâts à la fois, mais à l'usure, Aviana gagnerait, je le savais. Tout le monde le savait.

Et les chefs du Zéphyr ne comptaient pas laisser ça arriver, raison pour laquelle ils m'avaient invités une seconde fois.


*****

26 Juillet 2200,
Turvess, capitale du Zéphyr
Alliés contre leur gré


« Vos conditions sont intolérables. »
« SHHHK. Pourquoi ça ? SHHHK. Vous aurez une armée pour vous défendre. SHHHK. Vous gagnerez des crédits pour vous développer. SHHHK. Vous serez intégrez dans la galaxie. SHHHK. Et surtout : vous survivrez. »
« C'est à l'encontre des traditions ! »
« SHHHK. Vos traditions vous mènent à la mort ! SHHHK. Un peuple peut ne pas être capable de se défendre lui-même. SHHHK. C'est le cas du mien. SHHHK. Mais nous avons des alliés, en particulier la Hiérarchie. SHHHK. Et ces alliés nous protègent. SHHHK. Quel mal y a-t-il a ça ? »

Le protectorat Volus. Dahl ne s'était jamais fixé sur ce sujet. Était-ce une bonne chose ? Sacrifier son indépendance, pour pouvoir perpétuer ses traditions ? Dahl n'en n'était pas certain. Mais les volus n'avaient guère le choix : au delà de leur société pacifique, leur faible constitution physique était un énorme désavantage.

Les ralois continuaient de rechigner, mais moins. Ils débattaient déjà depuis plus d'une heure. Une heure durant laquelle d'autres rapports étaient arrivés. Au fond, ils le savaient : pour vivre, ils n'avaient pas d'autre choix que de s'allier au volus.

« Amenez vos forces. Si, et seulement si, elles parviennent à vaincre Aviana... Nous vous autoriserons à vous installer sur nos terres. »

*****

Dès l'accord scellé, j'en ai informé l'Hégémonie, puis j'ai commencé à déployer mes propres hommes. Pas pour le combat, bien sûr : mes hommes sont précieux et pas assez nombreux pour faire basculer un conflit d'une telle ampleur. Non, j'ai tout simplement commencé à étudier les terrains afin de trouver les plus rentables. Néanmoins, le harcèlement aérien des avians n'a pas tardé à m'atteindre, moi aussi. J'ignore encore s'ils étaient au courant que l'accord était scellé, où s'ils frappaient de façon préventive.

Et ainsi, mes troupes se sont retrouvées prises dans le combat. Je n'ai eu que peu de pertes à déplorer : les avians, bien que plus avancés que les zéphyrons, avaient un équipement médiocre par rapport à celui de mes hommes. Mais la situation me dérangeait : si Aviana maintenait constante cette pression, le Zéphyr risquerait de tomber rapidement.

Ainsi, j'ai fait établir mon camp non loin du col tenu par Aquilon. Recevant des informations de tout part, de l'espion geth, du gouvernement zéphyron avec lequel j'étais en contact, des butariens quand ils sont arrivés... Aviana avait lancé sa flotte dans l'espace, interdisant à mes cargos de venir approvisionner en arme le Zéphyr. J'espérais que les butariens pourraient changer ça.
De plus, d'autres groupes imprévus intervenait. Une organisation humaine, ExoTerra, tentait de maintenir la paix. Un groupe non-identifié avait anéanti l'avant-poste commercial raloi sur la lune de Turvess. Il était encore trop tôt pour savoir à quel point ils pourraient faire pencher la balance.

Il y avait encore un autre groupe, dont j'ignorais ce qu'il deviendrait. Les Rash'ans. Ythaq'Fi affirmait qu'ils pouvaient faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Mais ils étaient encore désunis, déchirés par leurs luttes intestines. C'était l'une des grandes inconnues du conflit... Et surtout, c'était une menace potentielle à mes objectifs.

Ythaq'Fi voulait réunir les Rash'ans. Pour ma part, je préférais les éliminer, et je commençais à travailler en ce sens.



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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Mar 17 Nov 2015, 01:01
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La dernière semaine de juillet a vu s'installer les principaux acteurs des événements à venir. Dans l'espace, la domination avianne était brisée par la flotte butarienne, et mes cargos ont pu commencer à débarquer. J'ai aussitôt ouvert une partie de mes stocks aux zéphyrons, toujours en passant par leurs dirigeants. Je voulais que ceux-ci aient conscience de mon impact dans leur guerre... Et effectivement, rapidement, ils se montrèrent plus respectueux. Néanmoins, j'évitais de leur vendre trop d'arme : pas question qu'ils aient les moyens de me résister après la guerre !

Le reste de mon stock était pour mes propres hommes, et servit à consolider nos premières installations. En particulier les installations dans les zones que je prévoyais d'exploiter. Une nouvelle fois, en prévision de la fin de la guerre et d'une possible trahison...

Enfin, dernière bonne nouvelle de la semaine : les butariens ne devaient pas tarder à débarquer eux aussi sur Turvess, et renforcer le col d'Aquilon. Une fois installés, les avians seraient définitivement coincés. Mais ces derniers en avaient conscience, et au premier jour du nouveau mois, avant que les butariens n'arrivent, ils prirent l'initiative.


*****

1er Août 2200, le matin
Aquilon
La Chute du col


Dahl avait peine à croire ce qu'il avait sous les yeux.
L'armée avianne s'était mise en marche d'un seul coup. Abandonnant leur stratégie de progression lente, qui leur permettait d'infliger de lourdes blessures aux zéphyrons plus nombreux sans réellement souffrir, ils étaient d'un seul coup passé à l'offensive. L'armée avianne taillait en pièce les zéphyrons stationnés à Aquilon, et les repoussait de plus en plus loin dans le col. Même pour le volus peu versé dans l'art de la guerre, la situation était évidente : les avians tiendraient l'ensemble du col avant la fin de la journée.

Malgré les espions de Dahl, même lui n'avait rien su à l'avance de l'offensive. Tout au plus, ses informations lui permettait de désigner un ennemi : Verne Dox, le chef des services secrets avians, reconvertis en chef des armées pour la guerre. Plus que jamais, Dahl regrettait l'assassinat de Kelnus, qui aurait été plus à même de gérer les combattants du volus que son remplaçant.

*****

Les avians avaient commencé par leurs bombardements habituels, bloquant la vue. Et quand ceux-ci s'étaient arrêtés, l'armée avianne était déjà aux pieds des fortifications zéphyronnes, tandis que des commandos avians faisaient leur apparition derrière les lignes. La bataille fut un massacre, les zéphyrons pris entre deux feux ne purent mettre en place leurs tactiques de guérilla et d'embuscades habituelles. Avant la fin de la journée, Aquilon était tombée aux mains – ou plutôt aux serres – aviannes, et les pertes zéphyronnes étaient les plus lourdes subies depuis le début de la guerre. Les survivants se replièrent au delà du col, dans les fortification bloquant la sortie. Les positions défensives étaient bonnes, mais pas autant que Aquilon : le Zéphyr ne pourrait pas les tenir.

*****

1er Août 2200, soir,
Aquilon
La Chute du col


Le volus regardait les nouvelles lignes de défense sur son plan. L'ensemble du col était tombé, seules restaient les fortifications entourant la sortie.
Dahl espérait que les butariens arriveraient bientôt sur place. Avec leur soutien, empêcher les avians de quitter le colle serait faisable. Sans, les efforts du volus ne pourrait que repousser l'échéance.
« Chef, les troupes sont prêtes à bouger. »
« Parfait, j'arrive. »

Le remplaçant de Kelnus se tourna vers son patron. Il s'agissait d'un humain, Tomson. Un combattant efficace, et un bon chef sur le terrain. Mais la stratégie à une échelle plus grande qu'un petit groupe était au-delà de ses compétences.
« Nous tiendrons le temps nécessaire, patron. »
Le volus acquiesça silencieusement, sans se retourner. Une fois seul, il regarda par la fenêtre de son abri.
Des lignes de zéphyrons blessés, mutilés, traversaient le camp. Les plus en forme continuaient leur route, préférant rejoindre les installations appartenant à leur peuple. Mais beaucoup s'arrêtaient sur place, s'écroulant de fatigue et d'abattement. Une partie d'entre eux ne se relèverait pas, pas même pour rejoindre l'infirmerie à deux pas. Il faudra les y porter. Et parmi ceux atteignant l'infirmerie, moins encore combattraient à nouveau dans cette guerre.
Dahl se détourna. Il était habitué à la violence : elle était omniprésente, sur Oméga. Et la victoire nécessitait des sacrifices.

*****

Le renfort de mes hommes a permis de stabiliser la situation les jours suivants. Enfin, stabiliser... Les avians étaient visiblement au courant des mouvements. Ils se retinrent d'attaquer et reprirent leur stratégie habituelle, attaquant à distance, avançant lorsque le chemin se dégageait, et fortifiant leur nouvelle position. Une pure tactique de guerre d'usure. Mais heureusement, les butariens arrivèrent à leur tour. Et avec eux, les avians se retrouvèrent effectivement dans l'impossibilité d'avancer. Du moins, pour l'instant, car ils connaissaient toujours mieux le terrain que nous.

Le front étant stabilisé, j'en ai profité pour le laisser aux mains de mes alliés et retourner vers les chefs ralois. Ceux du Zéphyr, mais aussi le Solat. Ils ne m'avaient pas fait forte impression, mais j'avais besoin d'information. Et de ces informations allaient dépendre mon plan.

Parce que oui, même dans ce scénario catastrophique, j'avais un plan.




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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 23 Nov 2015, 18:45
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Le mois d'août... Ce mois avait démarré avec la perte du col. Un départ violent, et c'est un euphémisme. Mais grâce aux butariens, les avians n'ont pas pu aller plus loin, et je suis retourné vers l'intérieur des terres. Là, j'ai convaincu les chefs zéphyrons qu'il leur fallait un chef unique, et non un groupe ; que le Thul'Odin devait être élu, pour unifier la nation face à l'ennemi. Ils n'ont pas été durs à convaincre, pour une fois ; il faut dire qu'eux-mêmes désiraient avoir un véritable chef. Puis il fallut arranger l'entrevue avec le Solat, l'unique camp raloi ''neutre'' dans cette guerre.
Ce fut un peu plus difficile. Le Solat voulait élire le Thul'Odin, oui. Mais il voulait le faire en présence d'un représentant d'Aviana, hors une trêve était inenvisageable. J'ai perdu un temps précieux à les convaincre, et je n'aurai pas pu s'il avait compté davantage de membres pro-avians. Mais heureusement, ceux-ci étaient minoritaires, et le Cercle a fini par accepter de convoquer les chefs zéphyrons pour nommer le Thul'Odin.




6 Août 2200,
Sanctuaire du Solat, zone neutre
Le Thul'Odin


« Le Solat accueille la délégation du Zéphyr. Soyez les bienvenue. »
Tour le monde s'inclina devant les vieux ralois. Les Anciens de leur peuple, des sages respectés pour leurs connaissances et leur neutralité. Enfin, qui étaient respectés : aujourd'hui, plus personne n'écoutait leurs appels à la paix, et de son impuissance naissait le désespoir : les ralois paraissent fatigués, usés, ratatinés sur leurs fauteuils à haut dossier.
Dahl les regardait, se demandant s'ils parviendraient à enfin agir, et à nommer un chef pour le Zéphyr. Leur faire accepter l'absence d'Aviana avait déjà été dure, et ne garantissait même pas qu'un Thul'Odin serait choisi : ils pouvaient encore revenir sur leur décision, et refuser d'en élire un sans que tous les camps soient présents.
« L'ordre du jour est le suivant : dans le but de rétablir la paix sur Turvess, le Solat souhaite désigner le nouveau Thul'Odin du Zéphyr. Le nouveau dirigeant aura pour mission de rencontrer son homologue avian et de déterminer un accord mettant fin à la guerre. »
Personne ne broncha. Tous étaient au courant de l'objectif du Solat, et Dahl savait que cet objectif répugnait aux zéphyrons, même s'ils refusaient de l'admettre. Tout comme le volus savait que le nouveau Thul'Odin tenterait de remplir cet objectif, ne serait-ce que par dévotion envers le Solat.
« Que le Zéphyr présente son premier candidat. »
L'un des membres de la délégation zéphyronne avança. Dahl ne lui prêta pas vraiment attention : il savait que le Solat ne rendrait pas sa décision tout de suite, même si les Anciens avaient sans doute déjà décidé de leur favori. Cette présentation était davantage faite pour confirmer le Solat dans son choix, que pour le convaincre de choisir tel ou tel individu.
Discrètement, le volus ferma les yeux et laissa le temps courir, pensant aux temps à venir, et espérant que ses agents réussissaient dans leurs missions.



Nous n'avons appris l'identité du nouveau Thul'Odin que le lendemain. Casp'Fi Majir, un zéphyron du conseil qui en valait un autre, selon moi. Au moins, il a su unir le Zéphyr un temps.
Dès le lendemain, il a pris contact avec son homologue avian. Je l'ai laissé à ses occupations, ne pouvant pas interférer cette fois-ci. A la place, j'ai repris contact avec mes hommes, et surtout avec James Bringtown. Celui-ci avait quitté mes camps sur mon ordre, et s'était lancé dans une mission particulièrement dangereuse, aidé par un commando constitué de mes meilleurs hommes. J'avais ordonné à Bringtown de retrouver et rassembler les Rash'ans pro-Zéphyr, en particulier Ythaq'Fi.
Pourquoi, me demandez vous ? Plusieurs raisons à cela. Ythaq'Fi serait, au minimum, une monnaie d'échange lors de la discussion entre les deux Thuls. Mais c'était également un individu au cœur des événements depuis le début. C'est lui qui avait amené sur cette planète les nombreux acteurs étrangers dont je faisais parti. Et j'avais appris qu'il avait également des liens avec la quasi-totalité des autres Rash'ans, des liens très forts, que ce soit en loyauté ou en haine. Plus qu'une monnaie d'échange, il pouvait me servir d’appât.




« SHHHK. Du nouveau ? »
« Oui, monsieur. Une piste, obtenue grâce à Roya Fairq. »
« SHHHK. Êtes vous certain qu'il ne s'agit pas d'un piège ? »
« Je suis toujours prudent. Si c'est un piège, nous le saurons en avance. »
« SHHHK. Bien. SHHHK. Avez vous obtenus d'autres informations ? »
« La raloise peut nous aider à trouver d'autres Rash'ans. Maori Treito, encore accompagnée de Harwick, Nelar'Fi, qui a quitté Oméga, et Direhm'Gün, notamment. »
« SHHHK. Parfait. SHHHK. Continuez à les rassembler. SHHHK. Dites leur bien que nous avons de nouveau besoin de l'unité des Rash'ans. »
« La plupart d'entre eux semblent avoir de gros doutes, monsieur. »
« SHHHK. Faites ce qu'il faut pour les rassembler. SHHHK. Je les convaincrai moi-même. »
« Entendu. »



Bringtown ne savait pas ce que je prévoyais exactement. Je pense qu'il se doutait que je ne disais pas tout : il a toujours été intelligent, et comprenait entre les lignes. Mais il savait aussi retenir sa curiosité quand il le fallait.
Le lendemain, la nouvelle tomba : le Thul'Baal acceptait de rencontrer le Thul'Odin, au sanctuaire du Solat. Cette rencontre devait avoir lieu une semaine après. C'était à la fois beaucoup, pour les combattants, et peu, pour retrouver Ythaq'Fi. Mais c'était jouable, et mes hommes intensifièrent leurs recherches.




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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Mar 01 Déc 2015, 00:39
Les Feux de Turvess




Je vous ai parlé de bien des choses, jusqu'ici. Je vous ai présenté les protagonistes, les premiers événements importants, les premiers plans mis en place. Peut-être commencez vous à voir les fils se resserrer, peut-être devinez vous comment certaines choses se finiront... Mais les plus attentifs auront sans doute remarqué qu'il y a encore un camp dont je n'ai pas parlé, et qui pourtant devrait être là. Que faisait le Conseil ?
Je l'ignorais, à l'époque. Je me posais moi aussi la question, me disant qu'il craignait d'intervenir dans la Travée et fermait donc les yeux, mais en même temps doutant qu'il puisse être, à nouveau, si passif. Ce que j'ignorais alors, mais que je sais aujourd'hui, c'est que le Conseil était en fait déjà là.

Permettez moi donc de revenir en arrière, et de raconter les actions de deux individus discrets, présents depuis le début du conflit : Thal Erani et Lleyton Benam, tous deux Superviseurs.




6 Août 2200,
Turvess, Sanctuaire du Solat
Rencontre secrète


Le Superviseur Lleyton Benam regardât la grande double-porte se refermer devant lui. Derrière se trouvait le Solat, les représentant du Zéphyr, et le Volus, Dahl. Un individu sur lequel une enquête approfondie serait sans doute intéressante, mais qui n'était alors pas la priorité.

Lleyton n'avait pas accès à la réunion. Après tout, il n'était pas censé être quelqu'un d'important. Ythaq'Fi l'avait présenté comme une personne de confiance à Dahl, et l'humain avait suivit ce dernier lorsque le Raloi s'était enfui. Il avait ainsi pu assister – de loin – aux nombreuses réunions entre le volus et les chefs zéphyrons, circulé librement dans la capitale traditionaliste, interrogé de nombreuse personnes, et enquêté. Et la situation était globalement catastrophique.

Le Superviseur ignorait comment se déroulait les choses, du côté d'Aviana. Mais côté zéphyron, aboutir à une solution pacifique lui semblait impossible. Les ralois traditionalistes étaient presque heureux d'affronter leur voisin et rival. Un rapport au Conseil devait être fait, un rapport complet sur la situation, des deux côtés.

Et c’est pour cela que le Superviseur avait contacté son collègue, Erani, et l'avait invité à venir le rejoindre au Sanctuaire. Le galarien avait lui aussi été envoyé enquêté pour le Conseil, mais côté avian. Les communications n'étaient pas simples entre les deux Superviseurs, et la réunion au sanctuaire était une occasion parfaite pour faire le point sur leurs observations respectives.

Lleyton remonta les couloirs. Les gardes ralois le surveillait, mais il n'était pas armé et avait l'autorisation de circuler dans la plupart des endroits. Il alla sur les terrasses extérieures, puis continua à s'enfoncer dans les corridors discrets jusqu'à une terrasse plus petite, isolée, offrant une vue à couper le souffle sur les montagnes environnantes. Les forêts montaient haut sur les pentes, avant de céder la place à une neige étincelante. Turvess était un monde encore si sauvage, par rapport aux autres planètes mères des civilisations galactiques...

L'unique individu présent se tourna en entendant Benam. Erani accueilli son collègue avec la froideur quotidienne des galariens.
« Superviseur Benam. L'Exécuteur a confirmé que vous étiez ici sous couverture. »
« Ravi de vous voir aussi, Erani. »
« Nous devons faire vite. Si les ralois nous voient, la situation deviendra problématique. Quelle est la situation de votre côté ? »
« Une guerre totale. Le Zéphyr entier est tourné vers l'affrontement. La rencontre d'aujourd'hui est censée mettre un Thul'Odin à la tête du pays. Il paraît que les précédents ont réussi à faire la paix, mais je crains que celui-ci unifie surtout les forces pour faire la guerre. »
« Peut-être que ce serait mieux. Avec l'arrivée de l'Hégémonie, le Thul'Baal me demande l'aide du Conseil. Une intensification de la guerre côté zéphyron permettrai d'accéder à cette demande et de forcer la paix. »
« Une paix forcée... C’est à l'encontre des habitudes du Conseil. »

« Mais aura-t-il le choix, alors qu'une espèce concilienne affronte l'Hégémonie ? »
Lleyton se tût un instant, réfléchissant à la situation.
« Il faut espérer que le nouveau Thul'Odin tente de faire la paix, alors... Comment réagirais le Thul'Baal ? »
« Je peux le pousser à discuter. »
« Alors, faisons ça. Si le Thul'Odin est belliqueux, je lui parlerai au nom du Conseil et le pousserai à discuter. En attendant, un rapport doit être envoyé. »
« Je le ferai, donnez moi vos données par omnitech. »
« Merci. Je retourne devant la salle de réunion. »
« Bonne chance, Benam. »
« A vous aussi, Erani. »



Et oui. Lleyton Benam. Un humain a première vue sans importance, qui se révélait surveiller nos gestes pour le Conseil. Je ne l'ai appris que bien plus tard, évidemment : le Superviseur n'a pas eu à dévoiler son identité, le Thul'Odin respectant l'ordre du Solat, à savoir rechercher la paix.
J'ignore comment a réagit le Conseil en recevant le rapport. Il a sans doute choisi d'attendre, une fois de plus. De voir ce que donnerait la réunion entre les Thuls. D'espérer qu'ils parviendraient d'eux-mêmes à la paix.

Tant de chose dépendaient de cette réunion...




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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 07 Déc 2015, 14:01
résultat de l'assaut butarien sur le Thul'baal.
2 réussites : le Thul est capturé.
1 réussite, 1 échec : le Thul est tué.
2 échecs : l'assaut est repoussé.


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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 07 Déc 2015, 14:01
Le membre 'Dahl Elkoss' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

#1 'Hasard Joueur' :


--------------------------------

#2 'Hasard Joueur' :


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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 07 Déc 2015, 14:53
les Feux de Turvess




Le dernier espoir de paix. La réunion des Thuls. Peu de gens croyaient à une résolution pacifique du conflit, surtout depuis que les butariens avaient intensifié l'assaut sur le col et reprit Aquilon. La réunion, devant avoir lieu au sanctuaire du Solat, s'annonçait électrique : les avians et le Solat désapprouvaient l'alliance entre le Zéphyr et l'Hégémonie, ce à quoi le Thul'Odin disait que c'était Aviana qui en était responsable, par ses tentatives incessantes d'assimilation. En conséquence de quoi, les troupes armées des deux camps avaient été interdites au sanctuaire même, seul le Solat se chargeait de la sécurité.
Tout était prêt pour accueillir le Thul'Baal, qui était en route. Mais le Thul n'est jamais arrivé.




12 Août 2200,
Sanctuaire du Solat
Noires ailes, noires nouvelles


La délégation d'accueil du Solat était aux portes du sanctuaire. Dahl, posté sur une terrasse, observait la scène avec une tension grandissante. Le Thul'Baal aurait déjà du arriver plusieurs heures auparavant. Mais ils étaient sans nouvelles de lui.
Le volus sentait que quelque chose n'allait pas. Tout le monde le sentait. Et ils avaient raison.
Le message arriva tard dans la soirée, sous la forme d'une vidéo ou l'ambassadeur Zagnir parlait, digne malgré son bras bandé, ses plumes noires luisant de reflets bleus.
Le Thul'Baal n'ayant pas prévenu son gouvernement de son arrivée au sanctuaire, ses conseillers avaient envoyé des éclaireurs sur ses traces. Et ces éclaireurs avait trouvé l'entière délégation massacrée, apparemment par les butariens.
En conséquence, Aviana refusait désormais toute paix. Verne Dox, le chef des armées, dirigeait le pays en situation de crise. Et il ne comptait pas laisser ce crime impuni.
Lorsque le message se coupa, le silence se maintint un instant. Puis le Solat se tourna vers le Thul'Odin.
« Vos alliés ont tué le Thul'Baal, en opposition à la mission que nous vous avions confié. Vous êtes déchu de votre titre, et considéré comme traître. »
Le raloi ne dit rien, puis baissa la tête, se laissant arrêter par la garde du Solat. Tout le monde le suivit des yeux, puis les dirigeants du Zéphyr se regardèrent les uns les autres. Ils ne remarquèrent pas tout de suite que Dahl s'était éclipsé.



Je dois avouer que même moi, j'ai été surpris. Le mouvement des butariens me semble, bien que compréhensible, si maladroit... Notre camp avait reprit l'avantage, finir la guerre à ce moment nous aurait obtenu un statut quo, voir mêmes des concessions. A la place, la violence s'est déchaînée à nouveaux, avec une haine encore plus visible. Certes, de nombreux zéphyrons en étaient finalement ravi : leur ennemi de toujours était mort, lui qui, depuis des années, tentait peu à peu de les assimiler. Jamais ils n'ont compris que leur assimilation arriverait forcément un jour, que c'était le destin de tout peuple traditionaliste refusant le changement.
Pour ma part, je quittai le Sanctuaire le soir même. Les zéphyrons risquait de rejeter la faute sur moi, estimant que je n'aurai pas du ramener les butariens, oubliant au passage que sans eux, ils auraient déjà perdu la guerre. Et je devais mettre au point de nouveaux plans.
Ces nouveaux plans me sont parvenus rapidement, d'ailleurs.




15 Août 2200,
Turvess, base de Dahl
Pièges

« Ils ont capturé Liam ! »
L'image tremblotait, signe de la mauvaise connexion. Maori Treito apparaissait à l'écran, épuisée. Avec Liam et trois hommes de Dahl, elle avait exploré l'arrière des lignes avianes durant des semaines, alternant entre sabotage, attaque surprises, et recherches de Ythaq'Fi.
« SHHHK. Comment est-ce arrivé ? »
« Que voulez-vous que je vous dise ? Comme ça arrive toujours ! On a du être repérés. Ils nous ont tendu une embuscade. Vos hommes sont morts, et Liam a été capturé avec son amie. »
« SHHHK. Il est vivant, vous en êtes sûre ? »
« Certaine. Écoutez, je sais ce qu'ils prévoient. Liam est un ami proche de Ythaq'Fi. Ils vont se servir de lui comme appât, puis capturer Ythaq et le présenter au Conseil comme assassin de l'ambassadrice. Avec cette preuve, le Conseil interviendra, et la guerre sera perdue pour le Zéphyr. »
« SHHHK. Je vois... »
« Vous voyez, seulement ? »
« SHHHK. Nous allons devoir être plus malins qu'eux. SHHHK. Mes hommes commencent déjà à rassembler les Rash'ans de notre camp. SHHHK. Nous allons créer l'occasion rêvée pour les avians. SHHHK. Les obliger à réunir leurs meilleurs forces pour éliminer ou capturer les nôtres. SHHHK. Et nous retournerons le piège contre eux. »
« Comment comptez vous faire ça ? »
« SHHHK. Par la désinformation. SHHHK. Revenez au Zéphyr, Treito. SHHHK. Aidez moi à réunir nos forces, et nous sauverons Liam et Ythaq'Fi. »
« Entendu. »



La situation prenait un nouveau tour inattendu. Le piège à l'encontre de Ythaq'Fi était l'occasion rêvée de réunir le maximum de Rash'ans possibles, y compris ceux du camp adverse. Je commençais alors à lâcher de fausses informations, dans le but d'être certain que Dox saurait que les Rash'ans zéphyrons seraient réunis. Je voulais qu'il envoie ses meilleures troupes, je voulais qu'il envoie ses propres Rash'ans... voir qu'il vienne lui-même. Et une fois réunis, je souhaitait les exterminer.



Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff


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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 14 Déc 2015, 20:08
Les Feux de Turvess




Les deux dernières semaines de la guerre n'eurent rien à voir avec les précédentes. Le conflit militaire en lui-même était bloqué, les butarien n'avançant pas au-delà du col en dehors d'attaques de commandos, et les avians ne parvenant pas à franchir leurs défenses. N'essayant même pas vraiment, en fait. Tout se déroulait dans l'ombre, désormais. Les batailles du cols avaient révélé la présence d'espions avians parmi les zéphyrons, et j'essayais d'en jouer, distribuant vraies demi-vérité et fausses rumeurs dans l'armée traditionaliste, en espérant que Verne Dox mordrait à l'hameçon. Mais je n'étais sûr de rien concernant leurs effets : le raloi était le maître espion de son pays, il connaissait son métier. Synthèse avait beau l'espionner dès que possible, je ne pouvais me fier à 100% à ses dires : Dox risquait d'être lui aussi au courant de la présence de l'espion, et d'en jouer contre moi.

La première étape fût de retrouver Ythaq'Fi et de rassembler les Rash'ans pro-Zéphyr, mais cette quête est relatée ailleurs. Sachez seulement qu'au 18 août, ce fût chose faite. La seconde étape, la plus dur, pouvait commencer : retourner le piège de Verne Dox contre lui.




20 Août 2200,
Turvess, Base de Dahl
Communications secrètes


La tension était palpable dans la pièce. Le volus Dahl était présent, accompagné de ses lieutenants, et des Rash'ans du Zéphyr. Ythaq'Fi faisait face au PDG, faisant les cent pas.

« SHHHK. Nous allons le sauver, Hyasin. SHHHK. Mais pour ça, il faut survivre à la confrontation. »
« Si nous tardons, il sera tué »

Le ''il'' en question était Liam Harwick, l'ami de Ythaq'Fi, capturé par les forces avianes. Depuis une semaine déjà, Dahl recevait des rapports réguliers sur la localisation de l'humain. Des pistes lancées par Dox afin d'appâter Ythaq'Fi. Si les premières étaient sans doute fausses, les plus récentes avaient en revanche reçues de nombreuses confirmation. Mais leur véracité allait avec le danger : il s'agissait systématiquement de lieux très à l'avantage des avians, des embuscades évidentes.

Bien entendu, Dahl ne comptait pas foncer dans ces pièges. Mais Ythaq'Fi... Lui s'inquiétait pour son ami, et était prêt à prendre le risque. D'où la tension ambiante.

Le raloi finit par ne plus vouloir discuter et quitta la pièce. Les hommes de Dahl furent aussitôt prévenus : même si le volus doutait que le raloi soit prêt à sacrifier la victoire en vain, il préférait être prudent et ne pas le laisser quitter le camp. Dahl ne s'attendait pas non plus à ce que Ythaq attaque l'ambassadeur avian.

Tout le monde quitta peu à peu la pièce, laissant le volus seul. Une nouvelle discussion en vain. Tout le soucis résidait dans la location de Harwick. Il fallait amener les avians à disposer leur piège ailleurs, ou bien les Rash'ans ne tiendraient plus et se sacrifieraient en vain, accordant la victoire aux avians. Et Dahl ne comptait pas être dans le camp des perdants.

Dahl savait ce qu'il devait faire. Il activa son omnitech, puis ouvrit une communication vers l'un de ses vaisseaux en orbite. Canaux sécurisés uniquement, et du solide. Il ne voulait pas être entendu. Le destinataire ne tarda pas à répondre.

« Dahl. J'attendais votre appel. »

Verne Dox, maître espion avian et général des armées progressistes, regardait le volus depuis l'omniécran.



Dox est un individu d'une intelligence redoutable. Il savait réellement que j’appellerai. C'était une étape obligée. Soit pour tenter de le piéger, soit pour m'allier à lui et trahir le Zéphyr. Me faisait-il confiance ? Évidemment pas. Mais j'étais l'une des clés verrouillant le conflit, à ses yeux. Tout comme lui l'était aux miens.

Nous avons discuté, longuement. Négociant. Ce que j'obtiendrai, ce que je devrai apporter en preuve de bonne foi. Ythaq'Fi, évidemment, ainsi que les Rash'ans l'accompagnant. Ils devaient être pris ou neutralisés pour garantir la victoire d'Aviana, et donc ne pas être accompagnés. Tendre une embuscade à l'aide de Harwick était l'évidence même, seul le lieu restait à définir. Sur les territoires avians, évidemment, mais en lieu paraissant moins contrôlé par leur armée. Finalement, nous nous sommes mis d'accord sur une ex base aérienne aviane, qui avait été rasé par une force inconnue. Une force inconnue qui avait déjà frappé la lune raloise, ainsi qu'un avant post de l'organisation humaine, Exoterra. Elle semblait avoir disparue, c'était le moment idéal pour y tendre l'embuscade à l'adresse des Rash'ans zéphyrons.

A la fin de la nuit, nous nous étions mis d'accord, et nous avons coupé la communication. J'étais épuisé. Mais ce n'étais pas la première fois de la guerre, et j'avais encore à faire. Je rouvris un canaux de discussion, et contactais un individu que je n'appréciais pas, mais auquel le destin m'alliait à nouveau. Un butarien, chef de la force inconnue, repéré par le commando de Synthèse courant août, et qui me fournirait un appui militaire plus que suffisant lors de l'embuscade.

Verne Dox ne me faisait pas confiance, et c'était réciproque.




25 Août 2200,
Turvess, ruine aviane
Embuscades


Les Rash'ans avançaient prudemment. Ils étaient cinq, un commando d'élite en mission d'infiltration, avec un seul objectif : sauvez Liam Harwick.
Les rapports de Dahl – le Solat seul savait d'où le volus les tenait – étaient catégorique sur la présence de l'humain sur cette base. Le volus affirmait également que c'était une embuscade, mais que la zone était régulièrement attaquée par un groupe inconnu. Les communications y étaient donc coupées, ce qui donnerait une chance aux Rash'ans de s'en sortir vivants et libres. Il n'y aurait pas de meilleure occasion.

Les cinq ralois pénétraient la zone, lorsqu'une voix s'éleva.

« Vous devriez mieux choisir vos alliés, Hyasin. »

Verne Dox était présent, et pas seul. Les quatre autres Rash'ans zéphyrons étaient là. Ainsi que Liam Harwick et son amie Hélène. Et évidemment, une troupe d'embuscade forte d'au moins cinquante ralois combattants, comprenant probablement des chasseurs. Les cinq zéphyrons ne pouvaient pas fuir.

« Rendez-vous. Morts ou prisonniers, vous aurez la même utilité. Le Zéphyr est perdu. »



Notes HRP : avant dernier post ! La semaine prochaine sera celle de la conclusion et de l'épilogue.

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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Dim 20 Déc 2015, 14:52

Depuis qu'il savait que Liam avait été capturé par les Avians, il savait qu'une rançon ou un échange serait envisagé. La guerre commençait a atteindre un revers qui pourrait tourner a l'avantage pour le camp traditionaliste. Lesquelles conséquences seraient terribles pour la planète, d'un point de vue diplomatique. A la place, Dahl avait officiellement prévu une opération discrète pour récupérer Liam sous le nez et le bec de ses ennemis. Ythaq'Fi avait confiance en lui-même, en ses capacités et en les Rash'ans qui l'entourait. Beaucoup moins en Dahl.

Donc, quand Ythaq'Fi, accompagné de Maori Treîto - Aviane de base mais consciente des dangers et conséquences de cette guerre fratricide -, Nelar'Fi Güyri, fervent défenseur de la paix, Direhm'Gün Salem, garde-forestier porté disparu depuis des années mais que les efforts conjugués d'Ythaq et de Dahl ont réussi a ramener sur Turvess pour la guerre, et, et c'était une surprise pour les autres Rash'ans, Roya Fairq - Aviane de naissance elle aussi -. Elle avait longtemps joué double jeu entre les deux belligérants, mais s'était finalement décidée à se ranger du côté du futur vainqueur présumé - à savoir le Zéphyr. Le quintet s'était donc confiée la mission de franchir les lignes ennemies, traversant le col d'Aquilons, tracer leur route dans la Vallée d'Urlith peu après Aquilons pour rejoindre une zone que les renseignements Butariens supposaient cacher les otages. La mission comprendrait alors un certain temps... un long temps où la guerre continuerait de faire rage - en théorie.

La traversée d'Aquilons se révéla très facile - trop facile. Même pour le groupe constitués d'éléments bien entraînés et compétents. Soit leurs compétences leur rendaient la vie facile, soit le chemin avait été délibérément ouvert, alors qu'ils franchissaient obligatoirement la ligne de front entre les Zéphyrons et alliés contre les Avians. La prise du col par les Avians rendaient la situation terrestre plus compliqué malgré un statu-quo bien renforcé par l'action Butarienne. Traverser Aquilons fut pour le quintet - plus particulièrement pour Ythaq, Nelar et Direhm - un coup dur au moral. Les réfugiés étaient cloisonnés voir concentrés dans des habitats précaires, des ruines gisaient çà et là, des arbres avaient brûlés - acte de crime capital sur la planète instauré par le Thul'Odin Vaeltyr'Fi Mynas lors des premières guerres saintes -, une ambiance austère régnaient sur le col.

Après avoir traversé la plus grande partie du col, ils se posèrent deux bonnes heures sur un des arbres gigantesques qui peuplaient la planète, proche de la grande muraille qui servait de frontière. Roya somnolait allongée sur une grosse branche, Maori observait au loin la ville d'où s'élevait des colonnes de fumée, Direhm'Gün à ses côtés. Nelar'Fi taillait ses armes et Ythaq'Fi était lui tourné vers la vallée Urlith et Aviana.
« J'ai longtemps défendu mon peuple, mais je ne peux pas croire qu'ils fassent preuve d'une telle cruauté. Je ne comprends même pas pourquoi ils font ça. », disait la jeune et innocente Maori Treîto.
« Aviana est devenue un peuple galactique comme les autres espèces de la Voie Lactée, Maori. Ils ont évolué dans le sens que leurs dirigeants et scientifiques voulaient bien qu'ils évoluent. On ne peut pas leur en vouloir, les travers du développement capitaliste sont souvent la corruption, la recherche du profit, l'agglomération de ressources pour avoir en quantité plus que suffisante et subvenir à ses besoins. Ils n'hésitent pas à épuiser les ressources de leur propre planète, leur propre sol qui les a nourris et élevés, pour leur postérité. J'ai découvert cela en voyageant ces dernières années dans la galaxie. J'ai vu comme les peuples galactiques ont évolué. Certains ont trouvé des parades pour assurer leur survie sur le long terme, d'autres en ont subi les conséquences. J'ai peur pour Aviana. J'ai peur pour le Zéphyr et pour Turvess. Cette guerre doit cesser. »
Maori avait écouté en silence, Nelar'Fi, bien que concentré sur son travail, entendait les paroles sages du vieux garde forestier et leva la tête quelques secondes dans sa direction.
« Ils vont donc détruire le Zéphyr - qui représente leur passé, en quelque sorte - pour construire leur avenir ? Heureusement que nous ne sommes pas seuls dans cette galaxie... », intervint-il en soupirant.
« Nous avons assez attendu. Remettons nous en route. », annonça Ythaq'Fi en posant une patte sur Roya afin de la tirer de sa somnolence.

Ils reprirent ainsi la route, certains pleins d'espoir. Roya lança une remarque cinglante sur les alliés qu'Ythaq'Fi avait dégotés pour son peuple chéri - à savoir un PDG d'une entreprise douteuse mais puissante et une puissance régionale située à l'autre bout de la galaxie du nom de l'Hégémonie Butarienne, une espèce sur la liste rouge du Conseil Galactique. Elle avait ainsi de nombreux doutes sur le fait de l'image qu'obtiendrait le Zéphyr s'ils sortaient finalement vainqueur de cette guerre, et ce après avoir tué leur propre chef, et ruiné les négociations, tout ça pour des raisons inconnues.

Ce à quoi Ythaq lui avait répondu de se faire aller tailler le bec ailleurs. Après tout, il avait été l'un des seuls a agir, et avant tout le monde, pour tenter de désamorcer le conflit et, dans le pire des cas, rétablir un semblant d'équilibre des forces.

***



Ils arrivaient maintenant près de la cible.
« Mettez vos omnitechs en standby, les communications sont coupées, mais il ne faudrait pas qu'ils nous repèrent pour des communications internes malavisées. »

Tout le monde s'exécuta. La zone en question où était, soit-disant, retenu Liam Harwick, une ruine aviane qui avait subi des dommages collatéraux de la guerre, notamment aérienne entre Aviana et les Butariens. Peut-être y avait-il une symbolique derrière cela. Les ruines représentaient un hameau des plus simples dans laquelle se situait une sorte de vieux temple en pierres sur lequel la nature avait de nouveau reprit ses droits. Comme souvent dans les temples, un bâtiment en cercle ou rectangulaire avec une antichambre, plusieurs petites entrées, mais un énorme goulet qui menait jusqu'au centre du temple, entourée de gradins, d'étages afin de pouvoir observer ou participer à la cérémonie traditionnelle. En résumé, un énorme cul de sac mortifère.

La zone semblait vide. Pas même un garde. C'était bien entendu on ne peut plus suspect. Après une brève mise au point, tout le monde dégaina leurs armes, se mirent sur leurs gardes, mais pénétrèrent les ruines, commençant par l'antichambre derrière laquelle situait l'âtre principal - la grande place.
A peine mirent-ils les pieds dans l'antichambre qu'une voix - très connue du quintet - s'éleva et résonna en rebondissant sur les vieilles parois de pavés taillés.
« Vous devriez mieux choisir vos alliés, Hyasin. »

Verne Dox. Rien que ce nom qui soudainement envahi son esprit rétrécit immédiatement son iris de colère. Il apparut de l'autre côté de l'antichambre qui n'était après tout qu'un corridor surmonté par deux étages a rambardes de part et d'autre sur le long de la pièce rectangulaire. Il était alors accompagné des autres Rash'ans. Ils étaient alors tous là. Gyp et Ultir Youan, les frères inséparables, de vaillants guerriers qui avaient été corrompus par la doctrine aviane; Poupa'Gün Ksheirl, qu'on pouvait s'étonner de sa présence étant donné qu'il s'agissait d'une scientifique, attirée par les moyens Avians plutôt que l'obscurantisme Zéphyron sur certains sujets qui la passionnait. Ythaq'Fi se demandait bien comment Verne avait pu la convaincre de se poser sur le champ de bataille pour se battre. Ce n'était pas son genre.
Et, pour finir, celui qu'Ythaq'Fi redoutait d'entre tous. Qasxi'Fi Hyasin, son frère de couvée, laissé pour mort dans le Bourbier après avoir commis un crime punissable de l'exil, récupéré par Verne Dox et retourné comme chasseur spécial dans l'Armée Aviane.

Étrangement, tout comme son frère Zéphyron, Qasxi'Fi transpirait lui aussi la haine.
« Rendez-vous. Morts ou prisonniers, vous aurez la même utilité. Le Zéphyr est perdu. »
« Parce que vous pensez pouvoir dégager les Butariens et Dahl Terminus peut-être ? Réveillez-vous un peu, Dox. », coupa Direhm'Gün.
« Direhm'Gün... le vieux fou qui après être passé quelques années dans la galaxie comme un ermite peut se permettre de donner des leçons tel un grand père radotant ses histoires de jeunesse. Je suis sûr que tu es même rouillé au combat. Tu l'as toujours été, en fait. », se moqua-t-il, cinglant. « Tu me rappelle Ythaq. Sauf que lui est plus naïf encore que cette jeune Treîto. », il tourna alors son regard vers la jeune combattante. « J'ai un sort spécialement réservé pour les gens comme toi qui me tournent le dos. Toi aussi, Roya, mais toi, ça sera très personnel. »

Ythaq'Fi remarqua derrière Dox et ses acolytes Liam et Helen, bâillonnés. Il remarqua aussi de part et d'autre de l'antichambre sur les étage, deux vingtaine de guerriers Avians, dont probablement des chasseurs, près a attaquer le quintet, visiblement pris au piège. Ythaq eût soudainement une mauvaise impression. Quelques pièces du puzzle s'assemblèrent dans sa tête. Dahl récupère les informations sur la place, dans laquelle Verne les attend sagement. Pourquoi Dahl les vendraient-ils, étant donné la victoire futur du Zéphyr et ses alliés ?

La réponse le heurta d'avantage. Il ne s'agît pas de la victoire du conflit mais de l'après conflit. Dahl ne compte pas simplement effectuer son exploitation dans son coin sans demander son reste. Il veut le beurre et l'argent du beurre. Et ce même sur le dos des Avians. Or, pour allier l'utile et l'agréable, le seul moyen est de neutraliser ou d'éliminer les catalyseurs d'une éventuelle résistance dans les deux camps - à savoir tout les Rash'ans.

Un léger silence dura quelques secondes, d'où la tension fut palpable. Verne attendait une réponse, le quintet refuserait de déposer les armes quitte à mourir en héros - mais pas en martyr, tellement planqués ici-, tout en faisant le jeu de Dahl, et peut-être même des Butariens.
« Apparemment, comme d'habitude, ils t'ont berné, Verne. Dahl s'est joué de nous tous, nous allons tous mourir ici. Ce n'est même pas le Zéphyr qui va gagner, c'est Dahl Terminus. Nous nous sommes tous fait avoir. Je suis sûr que tu as probablement comploté avec lui pour nous amener gentiment ici pour assouvir ta vengeance personnelle. Nous, les Rash'ans, avons été utilisés, manipulés... habilement, je le conçois. Si tu n'es pas près a accepter cela, alors nous allons effectivement tous mourir. Tout comme tes chasseurs, là-haut. Tu penses bien que Dahl ne voudra pas de témoins... »

C'est alors qu'une explosion retentit, faisant vibrer le sol, et s'effondrer des gravas dans l'antichambre, immédiatement, des cris et hurlement retentirent, des tirs, des coups de feux, d'autres explosions survinrent. Le chaos s'installa sur le temple alors que Liam et Helen fut ramenés dans l'âtre pour les cacher, suivit par le quintet. Étrangement, d'autres combats firent rage dans les étages supérieurs. Et ce n'était pas des ralois.

Était-ce ce fameux "groupe inconnu" dont parlait Dahl ?



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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 21 Déc 2015, 16:32
Je suis la mort,

Peu importe le nombre de cadavre que je dois laisser derrière moi, peu importe le nombre d'ossements que je dois fouler.

Je suis la mort,

Peu importe la terreur que mon adversaire peut produire en moi, peu importe la pitié qu'il peut induire en moi.

Je suis la mort,

Peu importe si la vie est l'enjeu de ma victoire, peu importe tout ce en quoi je crois doit disparaitre. Car la mort est absolue, pour l'ennemi comme pour moi. La seule vérité qui existe est que rien ne peut plus menacer ce que je protège si toutes les menaces sont détruites.


Pourquoi ce serment revenait-il maintenant ? Pourquoi entre tout ce qu'Anton avait pu apprendre dans la galaxie, ces propos en particuliers revenaient dans son esprit ? Le ravageur avait l'impression de redevenir le jeune soldat qui rêvait de s'élever, qui rêvait de partir en guerre pour défendre sa patrie, sa culture. Peut être était-ce dû à son entourage, aux nombreux jours de traque, aux incessants combats, à la possibilité de sa mort imminente, ou simplement tout cela à la fois.

Anton se retrouvait si près de son monde natal, et pourtant si loin, ici sur ce monde ravagé par la guerre civile, les trahisons et les promesses susurrées. Ici alors que le frère tue le frère, que les innocents brûlent et que les bourreaux s'épanouissent, au cœur de la tornade, pour la première fois depuis longtemps, le ravageur s'épanouissait réellement. Lui se rêvant dictateur, redécouvrait le plaisir sur un monde si plein d'intérêt.

Et maintenant, après des jours à déambuler dans la forêt à porter des embuscades à leurs poursuivants, à dévaster des domaines avians, les guerriers Na'Hesits s’apprêtaient à apporter la dernière pierre à leur édifice de destruction, abattre les meilleures troupes raloises, l'élite du peuple avian, les Rash'ans. Au final peu importait le nom, l'appartenance ou leurs idéaux, ils n'étaient qu'une gène pour les plans de factions dépassant de très loin tout ce qu'ils pouvaient espérer produire.

Et pour éliminer les gêneurs, il n'existait rien de mieux qu'une unité totalement dépourvue de conscience, l'élite d'un peuple habitué à la guerre et la portant dans ses gènes. En vérité ce statut dérangeait Anton, accomplir la sale besogne d'un volus incapable de comprendre sa place, et pire que tout de ce Dahl ambitieux fouineur incapable de comprendre la notion de loyauté et de respect, tout autant que de se battre. L'image inverse et difforme de son allié butarien.

Mais aussi écœurant ce statut pouvait être, il n'en privait aucunement le plaisir de mettre à mort leurs ennemis communs. En vérité les ordres étaient uniquement de récupérer deux prisonniers humains, et de soutenir une unité raloise du Zéphyr tentant de libérer les deux otages. Toutefois, leur chef,un dénommé Ythaq, pouvait connaître un accident malencontreux dans l'opération toujours d'après les propos du volus manipulateur. De toute manière, Anton n'avait nullement prévu de faire le moindre prisonnier ou de porter secours à une unité raloise, bien qu'il n'ait aucune haine pour ce peuple, il était bien trop amusé par l'idée de combattre les meilleures troupes adverses pour gâcher son plaisir en laissant les ralois s'en mêler.

Toutefois, le désir d'abattre immédiatement les ralois alliés s'estompa rapidement lorsque la troupe atteignit enfin le lieu de rendez vous, qui avait changé entre temps. Désormais, la cible était une ruine d'un âge vénérable qui s'était perdu au travers le temps pour n'être plus qu'un abri pour la faune locale. Et même si la vie allait reprendre le contrôle de la zone, ce ne serait que temporaire, et elle ne laisserait qu'un monceaux de corps avant de repartir laissant la nature reprendre une nouvelle fois ses droits. Mais pour le moment, les maîtres avaient repris possession des lieux, comme pouvait très bien le voir Anton.

En effet, une troupe de ralois avait devancé les combattants butariens, et pénétraient les lieux sans se soucier des nouveaux arrivants. Incapable de différencier un quelconque ralois de ses semblables, le ravageur ne pouvait que deviner l'identité de la petite troupe qu'ils observaient, et décréta donc qu'il s'agissait de leurs alliés. Les avians devaient donc logiquement se trouver à l'intérieur, et depuis l'extérieur des ruines, il était impossible de juger des forces en présence. Heureusement, les éclaireurs du contingent de percée revinrent à ce moment là.

"Nous avons découvert une autre ruine à quelques pas d'ici. Il s'y trouve un sous terrain qui mène directement dans le bâtiment central. Impossible toutefois de dire s'il ou il débouche, nous avons failli être découverts par deux gardes ralois. A leur tenue je dirais les troupes régulières, pas des vétérans."

Le compte rendu était parfait, mais la présence de troupes plus classiques compliquait sérieusement la situation. Surtout qu'il était impossible de dire si toute une armée ne se trouvait pas quelques mètres plus loin dans la forêt.

"Parfait, Contingent d'environnement, on se dirige vers les sous terrain, contingent de percée, quatre resterons en protection pour couvrir nos arrières." Puis en indiquant celui qui était venu faire le rapport "Gaer'Nei, tu pars en éclaireur pour reconnaître les environs, je ne veux pas une armée surprise qui se camoufle à quelques pas d'ici."

Et sans attendre de réponse, Anton quitta la protection de la forêt pour gagner rapidement, mais discrètement, la ruine menant vers l'intérieur du temple. Une fois sur place, le ravageur longea le mur jusqu'à l'entrée et entendit alors la voix des deux gardes. Assoiffé de sang, le commandant Na'Hesit attrapa son pistolet carnifex qu'il avait préalablement équipé d'un silencieux, puis bondit littéralement vers les deux gardes qui réagir bien trop lentement pour devenir un danger. Deux balles s'assurèrent de la docilité définitive des ralois et ouvrirent les portes du temple.

Une fois assuré que l'entrée était libre, la troupe pénétra alors dans le sous terrain, qu'ils parcoururent sans rencontrer d'autres menaces. Une fois arrivé au bout, un escalier s'offrit à eux, ainsi que deux destinations. La troupe pouvait rejoindre l'étage inférieur du temple, et comme la lumière du jour le suggérait, se retrouver au même endroit que la troupe raloise du Zéphyr, ou grimper à l'étage, et s'offrir une meilleure vue de la situation. Le choix fut rapide, et le commando grimpa. Toutefois, des voix s'élevèrent alors, dévoilant un dialogue provenant de l'intérieur du temple tendu et prompt à dégénérer.

D'autres voix dévoilèrent la présence de nombreux soldats, ces derniers semblant nerveux, sûrement à cause de la présence des meilleurs guerriers de leurs nations. Heureusement, ils semblaient tout ignorer de la troisième faction qui s'agitait pourtant tout près d'eux. Tout se déroulait donc correctement. Satisfait, Anton fit signe à ses soldats de préparer leurs grenades et indiqua la sortie qu'ils avaient devant eux. Les Na'Hesits n'hésitèrent nullement, et les grenades fusèrent à la plus grande surprise des résidents des lieux. Les explosions résonnèrent violemment et de nombreuses pierres s'effondrèrent. Mais le plus plaisant fut les nombreuses voix clamant toutes les souffrances ressenties, mais aussi la douleur de la mort.

Alors le commando jaillit, et apporta la mort avec lui, en face se trouvait une unité d'une vingtaine de combattants, mais aucuns d'eux ne s'étaient encore remis de la violence de l'assaut, ils furent impitoyablement abattus, et seule une poignée réussit à gagner un couvert. Déjà une dizaine gisait mort et le reste sentait la panique les gagner. De son côté, Anton dégaina son kishock et aperçut ses véritables cibles.

Deux troupes raloises sortaient inévitablement du lot, l'une entourait deux prisonniers humains, l'autre était en position de faiblesse depuis la "cour" du temple. La bataille allait être d'un tout autre niveau avec ceux là, Anton le ressentait sans même pouvoir dire pourquoi. Pourtant, il en fallait nettement plus pour que le ravageur craigne quelque chose, aussi le kishock ne trembla pas lorsque le cristal fusa de l'arme pour toucher l'un des rash'ans. Le guerrier d'élite, qui se trouvait presque collé contre un autre lui ressemblant énormément, fut touché à la tempe et s'effondra mort sans le moindre cris. Le "frère" hurla alors sa douleur et fit feu sur la troupe rash'an se trouvant en contrebas. Ses propos étaient complètement inintelligibles pour la troupe butarienne qui subissait les premiers tirs de leurs adversaires, mais sa fureur était évidente.

La bataille allait être sanglante ...


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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Mar 22 Déc 2015, 14:46

La tournure des évènements n'étonna même pas Ythaq'Fi. Bien sûr, la surprise était là, le piège tendu était prévisible, et le "groupe inconnu" dont avait parlé Dahl n'aurait pas manqué une telle occasion d'attaquer à leur tour. Question de logique et de stratégie militaire. Diviser pour mieux régner. Quoi qu'il en fût, le temple qui avait traversé l'épreuve du temps était maintenant l’œuvre du chaos des explosions, du clinquement des balles, des râles d'agonie et représentait un spectacle morbide qui ravirait le premier des amateurs de batailles épiques et d'escarmouches meurtrières. L'anarchie régnait dans l'enceinte de l'antichambre supérieure et de la cour du temple.

Les chasseurs avians, redoutables guerriers furent-ils, ne pouvaient opposer une véritable résistance aux Na'Hesits Butariens dirigés par le Pacificateur Ardak. Les étages, de part et d'autre de l'antichambre, offraient des couverts intéressants. Après avoir rapidement purgé un des corridors supérieurs, les Butariens se mirent en position afin de répliquer aux attaques venant de l'autre étage qui leur faisait face, séparés par un gouffre infranchissable de plusieurs mètres.

Ythaq'Fi mit un certain temps à se rendre compte de qui était qui. Le groupe de Verne Dox s'était rapidement repliés en une bonne position défensive dans la cour, près de l'autel principal, qui offrait une zone capable d'encaisser moults assauts. Cependant, les attaquants, les quatre Rash'ans pro-Zéphyrons rassemblés par Ythaq'Fi Hyasin, n'étaient pas de première facture.

Étant donné la nature des guerriers qui s'opposaient dans l'atrium, le combat rapprocherait irrémédiablement les belligérants au corps à corps. Direhm'Gün et Poupa'Gün s'affrontaient à coups de flèches acérées et de balles d'un petit calibre empoisonnées par les soins de la scientifique reconvertie. Ayant surgi hors de l'Atrium, Qasxi'Fi se retrouva in extremis bloqué par une parade de son frère de couvée, Ythaq'Fi. Les frères Youan combattaient ensemble contre le duo Nelar'Fi/Maori. Et, finalement, tout proche de l'autel, Roya Fairq et Verne Dox combattaient avec des lances à double lames tranchantes aux extrémités. L'expérience, la combativité et la dextérité de chacun des opposants Rash'ans créait un spectacle impressionnant de rapidité d'exécution des estafilades et des coups bas ainsi que des parades correspondantes. Ils venaient de milieux différents, avaient reçu une formation issue d'esprits différents, mais leur motivation restait la même : la survie.

Helen et Liam, toujours bâillonnés, avaient été éjectés hors du combat, maintenant sur le ventre, dans l'arrière de l'Atrium.

« J'ai attendu ce moment depuis si longtemps, vieux frère. », grinçait Qasxi'Fi Hyasin entre deux coups et parades. « Tu ne sais pas ce que j'ai subi à cause de ton abandon. »
« Tu étais au courant des risques. Tu étais au courant des lois. Tu étais au courant des traditions en t'engageant dans la voie du Feu. Ton bannissement, tu en es seul responsable. »
« Seul responsable ?! », s'écria-t-il dans le vacarme ambiant, qu'Ythaq'Fi dut faire un effort supplémentaire pour pouvoir écouter clairement son frère. Il recula de deux pas, avant d'attaquer de nouveau. « Tu as toujours refusé tes responsabilités ! Tu as fuis pendant dix longues années de Turvess ! Tu- Huh ! »

Un rayon de lumière puissant, tir provenant d'une arme moderne et peu connue, vint transpercer l'armure ébène du chasseur avian converti par Verne Dox lui-même, après des années de bris d'esprit et de tortures. Il s'arrêta net, tenant sa poitrine à deux pattes, laissant tomber son arme. Il tomba a genoux, jetant finalement un regard plein de pitié à Ythaq encore debout, mais interloqué.
« Tu... huh... nous... on va tous y passer... », bredouilla-t-il entre deux respirations saccadées qui, apparemment, lui transperçait les poumons perforés de ses côtes cassées. Il s'effondra comme une chiffre molle, buste contre terre. Inerte et silencieux.

Ythaq'Fi fronça les sourcils, et tourna la tête vers la provenance du tir. Il provenait des étages supérieurs de l'Antichambre. Un Butarien, qui baissa son arme à ce moment-là. Un Butarien aux traits durs, les quatre yeux l'étudiant d'un air neutre. Ils étaient encore loin l'un de l'autre, mais il se demanda bien dans quel camps ils étaient. Il hésita a se rapprocher de nouveau de leur position, mais craignait un nouveau tir ennemi, qui le mettrait immédiatement hors d'état de nuire. Il se rendit compte que tous les Rash'ans ici étaient a découvert, dans cette cour. S'ils le voulaient, ils pourraient tous les abattre comme des pigeons dans une cage.

La seule solution restait l'Atrium, pour leur faire gagner un peu de temps, les étages de l'antichambre se poursuivaient dans les gradins entourant la cour, et avaient un angle de tir parfait s'ils faisaient le tour, afin de pouvoir les attaquer dans leur dos. Ils pourraient temporiser quelques minutes de répit, car il fallait s'occuper de la menace directe. Ils étaient désormais à 5 contre 4. Il ne savait pas encore l'état de ses alliés, c'est ainsi qu'il décrocha son regard du dit Butarien, occupé encore a combattre les chasseurs de l'étage opposé.
Roya Fairq venait d'être blessée à l'épaule, que Verne Dox ne s'empêcha pas d'expulser hors de l'Atrium. La guerrière s'écrasa contre une des parois de pierre, coupant sa respiration, et glissa sur son derrière, visiblement hors d'état de combattre à nouveau. Les frères Youan, de leur côté, étaient en difficulté, jusqu'a ce qu'il vit sous ses yeux Gyp, le jeune frère, se faire transpercer par une petite dague que sorti Nelar'Fi de son carquois, alors en mauvaise posture. Ultir, le grand frère, plus raisonnable, leva alors les pattes en l'air. Maori baissa alors son arme, Nelar'Fi mettant en joue son ennemi. Une balle perdue des combats environnants qui commençaient a déborder sur la cour et les gradins toucha la jeune Aviane dans les côtes, qui tomba sur le flanc. Ce n'était pas une blessure mortelle, mais elle avait besoin de soins immédiats.

La situation tournait cour, et ce pour les deux partis. Les Butariens et les chasseurs combattaient encore, leur laissant un minimum de répit, mais l'évidence assomma Ythaq'Fi : personne ne sortirait d'ici vivant. De leur côté, Poupa'Gün, forcée au respect par le garde-forestier Zéphyron, se rendit et se mit à genoux. Elle était une scientifique, après tout.
Jusqu'à ce qu'un rire le tire de ses pensées.
« Regardez-le, regardez-le. », Verne Dox se tenait à plusieurs mètres de lui, une arme de poing dans la main et une longue épée dentelée de l'autre. Son omnitech était allumé, mauvais signe. « Se rendant compte de l'évidence, voyant ses amis mourir... »
« Comme je le disais, on va tous mourir ici. Je compte bien te régler ton compte avant les Butariens. », dit Ythaq'Fi, qui leva son arc, flèche explosive déjà enclenchée. « N'es-tu pas un peu déçu, toi qui assure les responsabilités digne d'un chef d'état et de guerre a Aviana, de te voir pris au piège, destiné à mourir dans ce trou paumé ? »
Son interlocuteur leva les épaules.
« Nous Ralois vivons pour vivre simplement. D'autres vivent pour accomplir leurs rêves. Je ne suis pas mécontent de ce que j'ai accompli jusque-là. Ainsi soit-. »

Un sifflement. Une légère explosion. Le bruit d'une carcasse s'effondrant sur le sol. Verne Dox n'était plus. Ythaq'Fi lâcha un léger soupir, relâchant la tension, alors qu'il allait se diriger vers l'Atrium afin de relâcher les deux humains, le cliquetis d'une arme qu'on amorce le fit s'arrêter net, et se retourna lentement.

Le Butarien de tout à l'heure, fusil harpon Kishock pointé sur lui. Ythaq'Fi demeura silencieux, se contentant de rester de marbre. Il ne rangea pas son arc, une nouvelle flèche avait déjà été encochée après la précédente.

Du coin de l’œil, il voyait Nelar'Fi et Ultir porter Maori - qui hurlait à la mort - vers l'Atrium, Poupa'Gün tendant d'aider Roya Fairq qui était tombée dans les vapes. Dans tout ce malheur, les Rash'ans, avec la mort de Verne Dox, de Qasxi'Fi Hyasin et du jeune Gyp Youan imprévisible, s'étaient rassemblés. Mais il fallait être réaliste : l'issue du combat ne leur permettrait sûrement pas de faire durer cette union.

Les combats avaient maintenant pleinement débordé sur la cour et les gradins. Plus aucun endroit n'était sûr. Il n'y avait que ce petit endroit où, Ythaq'Fi Hyasin et apparemment le Pacificateur Ardak se faisaient face, silencieux, alors que les enfers se déchaînaient autour d'eux.

Ythaq'Fi regarda de ses yeux saphirs les quatre yeux citrines de son interlocuteur Butarien.
« C'est ainsi que je dois mourir, alors ? »



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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Mar 22 Déc 2015, 19:56
Existe-il une chose que tu désires réellement, que tu brûles de réaliser ou simplement d'y assister ?

Oui, il existe une telle chose. Je désire réellement rencontrer un individu qui soit mon égale, qui brûle autant que moi. Un être que je puisse reconnaître immédiatement, en plongeant simplement mon regard dans le sien. Je désire rencontre un tel être, mais surtout je désire pouvoir le tuer.


Le regard de ce ralois était si intense, si pur, si puissant qu'une excitation exceptionnelle gagna tout le corps d'Anton. Le frisson hérissa tous les poils du butarien et restèrent ainsi en suspension pendant quelques secondes, qui semblèrent pourtant infinie dans l'esprit du ravageur. Toutefois rien n'est jamais appelé à durer éternellement, et l'excitation refluant finalement laissant Anton tremblant et, momentanément, faible.

Mais le butarien était un vétéran, mieux, un guerrier, et un tel moment ne pouvait affaiblir réellement l'esprit brûlant du ravageur. Surtout si l'un de ses plus fervents désirs lui était servit sur un plateau. Soudain, sans même qu'il puisse se contrôler, un large, et infiniment sincère, sourire vint éclairer les traits durs du combattant. Un profond respect naquit alors envers celui qui correspondait, sans même le savoir, à ce que son vis à vis recherchait depuis si longtemps. Un frère, un égal, mais aussi et surtout une victime.

"C'est ainsi que je renais." Fut la seule réponse d'Anton à la funeste déclaration du ralois, peut importait son nom, son appartenance ou ses aspirations, il était désormais impossible au butarien de contrôler ses pulsions destructrices plus longtemps. Le moment fatidique arriva donc, et le doigt d'Anton se déposa impitoyablement sur la détente, puis la pressa et ... rata, du moins en partie, sa cible. Le cristal vint frapper l'épaule du combattant rash'ans, qui fut projeté en arrière.

Mais ce n'était pas des réflexes exceptionnels, ou un raté inquiétant, mais un autre ralois qui venait de sauver Ythaq'Fi Hyasin. En effet, un second rash'an venait de surgir tel un héro d'histoire, et avait percuté violemment le butarien, envoyant les deux guerriers s'effondrer au sol. Ainsi le tir mortel se mua en blessure vicieuse, et une morte assurée en violente lutte. Toutefois, le ralois avait mal calculé sa propre force, mais surtout celle de son adversaire. Avec près de deux mètres de haut et une musculature impressionnante et régulièrement entretenue, le ravageur n'était pas un ennemi à prendre à la légère ... et surtout pas au corps à corps.

Conscient de la dangerosité de sa position, le ralois tenta de se dégager en roulant sur le côté, mais une main s'abattit sur sur bec, l'agrippant et le bloquant dans une position de faiblesse. Le ralois sortit alors les griffes et tenta de faire lâcher prise à son ennemi, mais la lame d'un couteau stoppa net sa tentative de défense, perforant les côtés du guerrier avian. Anton repoussa alors son adversaire d'un coup de pied, retirant du même coup sa lame du corps du ralois. Malheureusement pour ce dernier, les lames traditionnelles Na'Hesits étaient forgées non pour tuer lors de la perforation, mais infliger un maximum de douleur et de dégâts internes.

Ainsi la lame était recourbée, et recouverte de fins crochets sur toute sa longueur, déchirant les chairs et les organes. Ce qui mit immédiatement le ralois hors course, aussi le ravageur se désintéressa de lui, le laissant se vider lentement de son sang, ses organes éventrés et se vidant de leurs contenus, causant d'atroces souffrances au blessé. Restait alors à régler le cas du chef rash'an, mais le guerrier n'était visible nul part, seule une trace de sang indiquait la direction qu'il avait pris.

De leurs côtés, les survivants Na'Hesits terminaient d'achever les dernières forces aviannes, puis encerclèrent les rash'ans survivants les poussant à rendre les armes et s'agenouiller les mains sur la tête, leur identité pouvait attendre. Il ne restait donc plus qu'à régler le cas de cet Ythaq, non pour le travail, mais simplement pour le plaisir, et par respect pour un adversaire qui avait réussit à plaire au ravageur. Et pour montrer ce respect, Anton ramassa son kishock et le rangea pour équiper son pistolet carnifex de la main gauche, et sa lame fétiche de la droite.

Le sang partait vers le fond de l''atrium, dans une petite pièce se trouvant derrière les deux prisonniers sonnés par quelques drogues ou blessures, ainsi que les restes d'un autre ralois. De l'épée que ce dernier tenait encore quelques instants auparavant, nulles traces, ce qui plut encore davantage au butarien. Ravi, Anton s'enfonça encore plus le bâtiment, prêt à esquiver les flèches de son adversaire ...


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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Jeu 24 Déc 2015, 12:21

On va tous y passer...

Les derniers mots du frère de couvée d'Ythaq'Fi. Alors que les circonstances lui avaient donné encore de précieuses minutes de répit. Quand son dos percuta le sol suite au puissant impact du cristal de l'arme Kishock du Butarien, il eût le souffle coupé quelques secondes. Ses yeux s'embuaient sous la vive douleur qui s'était emparée de son épaule, lieu de la blessure. Du sang en coulait abondamment. Tout en se tenant l'épaule de la patte opposée, il éprouva de la difficulté a se relever. Le Butarien en question, figure imposante et impressionnante, était aux mains contre un chasseur Avian. Il n'eût pas de mal à s'en débarrasser.

Ce n'était pas dans ses habitudes, mais le guerrier Rash'an en profita pour fuir. Il titubait, son pas était ralenti par cette épaule qui le lançait à chaque fois qu'il posait patte à terre, ses griffes s'enfonçant dans la terre labourée par les tirs et explosions. Il se dirigeait vers l'Atrium. Il voulait revoir Liam, son ami, avant de probablement rendre l'âme.
C'est ainsi que je renais.
Quel mystère que ce Butarien, dont il ne connaissait même pas le nom... Il ne saurait même pas pourquoi il serait tué. Toujours pour la gloire de Dahl ? Il n'en était même plus sûr, à ce moment. Il était trop préoccupé à survivre, à se réfugier dans ce qui serait sûrement son tombeau. Il était né de la terre, il retournerait donc à la terre.

On va tous y passer...
...nous allons tous mourir ici. Nous nous sommes tous fait avoir. Nous, les Rash'ans, avons été utilisés, manipulés...
SHHHK. Nous allons le sauver, Hyasin. SHHHK. Mais pour ça, il faut survivre à la confrontation.
Regardez-le, se rendant compte de l'évidence, voyant ses amis mourir...
C'est ainsi que je renais.

Les pensées d'Ythaq étaient brouillées. Une sorte de fatalisme s'était abattu sur lui, le réduisant à l'état d'un animal blessé, sur le point d'être achevé. La distance le séparant de la salle arrière de l'Atrium lui semblait tellement longue. Son sang perlait sur ses plumes bleues, le colorant de mauve et de pourpre. Les gouttes glissaient chaque fois plus fort à chaque pas, s'écrasant sur le sol meuble. Une traînée se formait alors derrière lui, une invitation à son ennemi pour le suivre dans la mort. La poussière de la terre et des armes, l'odeur des cadavres et de la chair brûlée, les cris qu'on croiraient tout droit sortis des enfers, les coups de feux et explosions créaient une lumière stroboscopique, les pattes moites et trempées de sang... Ythaq'Fi avait vécu et survécu à des batailles diverses et variées, celle-ci s'annonçait bien comme sa dernière, à part un miracle.

Il atteignit alors l'entrée de la salle arrière de l'Atrium. Il se cogna contre l'encadrure de la porte, lui arrachant un râle de douleur. Il était appuyé sur la paroi glaciale de la pierre du Temple. C'est là qu'il les vit. Liam Harwick et Helen Parr. Liam, un capitaine, un contrebandier, un coéquipier... un ami. Et Helen, son amie. Ils étaient bâillonnés, mais ils pouvaient parler. Ils étaient cul contre terre, adossé contre le mur, côte à côte. Helen avait même posé sa tête dans le creux de l'épaule de Liam. Ils semblaient heureux, fatigués, mais heureux.
Liam lui lança alors un regard que le Rash'an ne put vraiment distinguer clairement. Tellement de sentiments puissants allièrent alors les deux compères. Il était heureux, cela se voyait, mais il semblait aussi avoir accepté la situation dans laquelle ils se situaient tous - à savoir proche du gouffre. Il demeura silencieux, se contentant de lui sourire. Chose très rare chez son ami, appuyant la gravité de la chose.

« T'as une sale gueule, Taqi. », dit-il finalement, rompant le silence, chose plus forte que lui. En un sens, cela réconforta Ythaq dans ses dernières minutes.

Ythaq'Fi s'avança non sans mal dans la pièce, et s'écroula à côté de son ami. Le sang du Raloi commença a teindre le mur et l'épaule de Liam. Le guerrier Rash'an eût la force de brandir son arc, flèche toujours encochée comme à son habitude. Il vérifia le type de mod. Empoisonnée. Il mourrait probablement ce soir, mais espérait-il, emmènerait-il son ennemi dans la mort avec lui.

« Bonne chance, mon vieux. », encouragea simplement le contrebandier. « Adieu, mon ami. »

Il n'eût pas à l'attendre longtemps. Le Butarien était de nouveau là, cette fois-ci équipé d'un Carnifex d'une main et d'une lame courbe de l'autre, il leva son arme. Ythaq rassembla ses dernières forces, décocha sa flèche dans la direction du Butarien.

Il ne sut pas s'il avait atteint sa cible. Un voile noir s'était levé devant les yeux saphirs du Raloi.



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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Sam 26 Déc 2015, 16:02
Possèdes-tu des ennemis ?

Oui, il existe une myriade d’individus que se trouvent ou se trouveront être mes avdersaires. Parfois ce sera par choix, d’autres par la mauvaise appartenance à une formation, mais d’autres encore, et ceux que je crains réellement, parce qu’ils seront simplement capables de me faire dévier de la voie que je me suis choisi.

Te faire dévier de ta voie ?

Oui, certains individus sont exceptionnels, ils attirent à eux tous types de personnes et arrivent à changer les choses autour d’eux. D’autres encore arrivent simplement à change les autres simplement en se trouvant près d’eux, ce sont ces individus que je crains le plus, parce qu’ils peuvent émousser le destin que j’ai décidé de créer. Alors ces êtres, je les détruirai et ce de la plus cruelle des manières afin de briser l’influence qu’ils pourraient avoir sur moi.


Alors qu’Anton s’avançait lentement mais sûrement vers la position de son adversaire, une sensation étonnante emplie le butarien. La compréhension, ce ralois rappelait tant sa propre jeunesse, son désir ardent de vaincre l’ennemi qui tentait de mettre à bas la culture de son peuple. La fureur de devoir combattre le frère et l’ami dans une guerre civile frôlant l’absurdité et n’ayant comme base que la haine et l’incompréhension.

Tuer Ythaq devenait soudain immensément important, une guérison salvatrice, la suppression des peurs et des regrets qui emplissaient encore le ravageur. La mise à mort violente et cruelle de la version moins dure d’Anton, de l’idéalisme, du désir de sauver son peuple, sans imaginer le changer pour l’adapter au nouveau monde qui l’entoure. Ici Ythaq n’était plus le ralois, ni le guerrier mais simplement une version haïssable du Pacificateur, un remède à un mal antérieure à la crise raloise.

Car simplement, Anton ne haïssait nullement cet Ythaq et éprouvait même un profond respect pour cet individu qui n’avait jamais baissé les bras, qui avait toujours lutté pour faire survivre ce en quoi il pouvait croire, et la liberté de ses frères et sœurs ralois du Zephyr. Mais le simple respect n’avait aucun pouvoir sur le devoir, et Anton devait tuer Ythaq pour lui-même sans considérer quelconque à la situation locale, ou les besoins inintéressants de l’ambitieux volus.

Aussi, tout doute, et toute excitation meurtrière avaient disparu bien avant qu’Anton passa l’ultime entrée de l’atrium, et pénètre dans la dernière salle du temple. Le couteau était paré à tenir son œuvre de mort, la main ne bougerait pas d’un millimètre et nuls regrets n’empliraient l’esprit du butarien, tout son être était intégralement tourné vers l’acte de mettre à mort, et rien ne pouvait le dévier de cette tâche.

Pas même la flèche mortelle, dernière bravade d’Ythaq, qui eut le mérite de causer le trouble dans le cœur trop sûr du ravageur alors qu’elle frôlait sa joue. La flèche passa si près qu’Anton eut l’impression de recevoir une fugace caresse, avant de découvrir avec stupeur un étrange liquide sur sa joue. Qu’il nettoya avec hâte de peur qu’un quelconque acide ne l’ait atteint. Puis seulement apperçu la présence des deux otages qu’il avait complètement oublié. Les deux humains semblaient s’être totalement remis du choc et observaient avec curiosité, peur et colère les évènements.

L’humain semblait surtout inquiet pour le ralois qui avait sombré dans un état de quasi comateux, et jetait de temps à autre des regards à la fois méprisants, et résignés. Mais rien de tout cela ne pouvait distraire Anton, ou plus improbable, le troubler. Aussi Anton s’avança sans un mot ni regard, et agrippa sa cible par les jambes avant de la tirer sans pitié sur le sol, laissant une nouvelle trainée sanglante sur le sol.

Le transport ne dura guère de temps, et le Pacificateur atteignit sa destination relativement vite. Une destination qui n’était autre que la loge supérieure du temple, donnant une vue sur tout ce qui se déroulait en contrebas. Une fois sur place, le ravageur se figea quelques instants, observant tout ce qu’il se déroulait autour de lui. Et cela fut plutôt rapide étant donné que les Na’Hesits avaient regroupé tous les prisonniers ralois sur l’arène centrale et les tenaient en joug. Se trouvait sous surveillance la quasi-totalité des rash’ans d’Ythaq maus aussi quelques combattants avians, ils étaient tous salement amochés et certains semblaient sur le point de défaillir.

Le combat était terminé, les rash’ans broyés et la guerre pour Turvess proche de sa fin, tout se déroulait donc comme prévu. Pour une raison étrange, Anton en était presque déçu, tout cela ne lui convenait pas réellement, une victoire franche d’une faction lui aurait bien plus plu. Toutefois la fin pouvait encore lui donner un peu de plaisir. Aussi le Pacificateur attrapa Ythaq et banda tous ses muscles pour soulever le guerrier ralois le plus haut possible. Une action qui attira alors invariablement tous les regards.

Puis Anton abattit Ythaq de toutes ses forces sur son genou, brisant net la colonne vertébrale du ralois. Le choc réveilla temporairement le pauvre guerrier qui lâcha un assourdissant râle d’agonie. Alors le ravageur releva sa victime puis le projeta en contrebas du temple, laissant Ythaq chuter de quelques mètres puis s’effondrer durement au sol sableux de l’arène. S’en était terminé des rash’ans.

Les Na’Hesits comprirent la suite logique de tout ceci, et les butariens s’alignèrent devant les ralois encore sous le choc de la mort de leur frère et guide. Puis ils comprirent à leur tour le destin qui les attendait, et eurent un sursaut de courage et d’honneur. Tous se relevèrent, même les plus blessés, y compris les soldats avians, s’alignèrent et regardèrent avec défis les soldats leur faisant face. Cela fit encore grimper le respect que pouvait éprouver Anton à leur égard, mais ne suffit nullement à leur sauver la vie. Un déluge de tir vint clore définitivement la scène, tuant les derniers rash’ans et témoins de la journée cruelle qui venait de voir le jour sur Turvess.

Quelques instants durant, Anton ferma ses yeux et chercha la moindre trace de culpabilité, de tristesse ou simplement de regret, mais nulle faiblesse morale ne vint déranger l’esprit du butarien qui rouvrit alors les yeux profitant de sa première bouffée d’air post meurtre d’Ythaq, comme la première de sa vie, ressentant celle-ci comme jamais auparavant. La renaissance était actée.

Alors seulement le Pacificateur activa son omnitech et contacta Dahl.

« Prisonniers récupérés, zone nettoyée, Nous retournons chez nous, le reste est entre vos mains. Nous viendrons réclamer notre part plus tard. Terminé. »

Rien de plus, rien de moins, à Dahl de comprendre ou non la situation, à lui de vérifier. Pour le moment, les Na’Hesits allaient s’occuper de leurs morts, puis trouver un moyen de quitter cette foutue planète, pour eux la guerre était terminée.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: Les Feux de Turvess   Lun 28 Déc 2015, 17:53
Les Feux de Turvess




Un jour, un butarien m'a dit : « La guerre, la guerre ne meurt jamais. ». Il avait raison. La guerre n'est jamais morte sur Turvess, pas même après que les nations n'aient plus les moyens de combattre. Pas même après ce jour funeste de l'histoire raloise, où les deux nations ont littéralement perdu leurs têtes.



25 Août 2200,
Turvess
La fin de la guerre


Dahl attendait un message, seul. De Ythaq'Fi, d'Anton Ardak, de Verne Dox. N'importe lequel des trois annoncerait la fin de la guerre, et le résultat final. La victoire du Zéphyr et de ses Rash'ans, ou celle d'Aviana si Ythaq était pris et que les butariens avaient échoués. Les plans du volus étaient en place, il saurait s'adapter quelque soit le résultat. Mais impossible de dire ce qu'il préférait.

Le message arriva enfin.

« Prisonniers récupérés, zone nettoyée, Nous retournons chez nous, le reste est entre vos mains. Nous viendrons réclamer notre part plus tard. Terminé. »

Le volus ne répondit rien pendant un moment, puis ouvrit une connexion. Pas de réponse. D'autres essais, d'autres destinataires, toujours rien. Il poussa un long soupir.

« Ainsi soit-il. ».



Dès que la nouvelle est tombée, j'ai pris mes dispositions. Avec Dox et les siens morts, je savais que Aviana serait paralysée. Avec Ythaq et ses compagnons tués, je savais aussi que personne ne me résisterait au zéphyr, que je pourrai m'y implanter sans aucuns soucis. La guerre était bouclée, elle pouvait rester dans cette position aussi longtemps que les ralois pouvaient tenir debout. Moi, j'estimais en avoir fini avec.

La guerre n'a pas duré longtemps, d'ailleurs. Le lendemain, la flotte du Conseil arrivait, et tout le monde déposa les armes.





29 Août 2200,
Turvess, ruines d'Aquilon
Le traité d'Aquilon


« Par ce traité, la paix est instaurée entre nos deux peuples. »

Les deux nouveaux Thul se serrèrent la main. Serrèrent fort, tentant de se les écraser.

Cette paix n'était désirée par personne, mais avait été imposée par les représentants du Conseil. De la poudre aux yeux, tous les individus présents le savaient. Mais aux yeux de la galaxie, qui voyait l’événement grâce aux retransmissions, le Conseil venait d'instaurer la paix entre deux peuples.
Dahl n'en n'avait cure. Présent, mais à l'arrière, hors du cadre des caméras, il observait les rictus qu'arboraient les ralois en regardant ceux du camp opposés. Ils souhaitaient tous se jeter à la gorge. Mais la présence de troupes butariennes et conciliennes décourageaient les velléités d'assaut.

Les butariens ne tarderaient pas à partir, d'ailleurs. Ou plutôt, les soldats partiraient, remplacés par les techniciens, les ingénieurs et les travailleurs, qui commenceraient l'extraction des ressources pour l'entreprise nouvellement créée, Ressources raloises. La publicité commençait déjà, les premières commandes apparaissaient, notamment venant de l'Hégémonie elle-même. Shar'Kan reconstruisait toujours, après tout, ces ressources de base lui serait utile. Et dahl ne doutait pas que le chef de l'Hégémonie saurait convaincre son peuple que le bois raloi était à la mode.

Tant mieux. Plus de demande, plus de bénéfices.



Je partais de la planète peu après, attendant juste que les opérations soient lancées, m'assurant que tout se passerait bien. Et effectivement, il n'y eut aucun problèmes. Les deux nations raloises étaient insatisfaites du résultats, elles désiraient reprendre la guerre. En conséquence, le Zéphyr m'était fidèle, et utilisaient même une partie des ressources que j'extrayais pour renforcer ses défenses. Tant qu'aux avians, ils savaient qu'ils ne pouvaient vaincre le zéphyr et ses alliés, et craignaient une invasion. Ils s'assuraient donc de la fidélité du Conseil en lui obéissant, malgré la rancœur qu'ils avaient à son encontre.

Et c'est ainsi que la guerre sanglante s'arrêta, tandis que Turvess entrait dans une guerre froide.

Vous avez des questions ? Si j'avais prévu les événements et la mort de Ythaq'Fi ?
Non, je n'avais pas tout prévu. Quand à la mort du Rash'an... Du temps est passé, depuis. Je ne me souviens plus des ordres exacts que j'avais donnés à Anton Ardak. Peut-être ais-je trahi Ythaq, peut-être que le butarien a laisser ses pulsions sanguinaires prendre le dessus. Qu'importe, aujourd'hui ?

Si je regrette la mort du raloi ?
Je l'admirai. Je l'admire toujours. Un loyaliste prêt à mourir pour son peuple.
Je comprend ses choix, ses décisions. Je comprend pourquoi il en est mort, car j'ai parcouru ce chemin avant lui, en prenant des embranchements différents.
La victoire requiert des sacrifices. Il a sauvé son peuple de l'anéantissement, au prix de sa vie.


Fin



Notes HRP :
Dahl Elkoss : #ffcc00,
James Bringtown : #0066ff


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
Journal de Bord, avec présentation de mes personnages secondaires




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