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 La guerre, seule hygiène de la galaxie

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Personnage RP
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Messages : 1095

MessageSujet: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Lun 14 Sep - 14:02
Intervention MJ : NonDate : Mai 2185 RP Violent
Artérius Vorasen ♦ Anton Ardak ♦ Telhius Sharkan ♦
La guerre, seule hygiène de la galaxie


Mars 2185

Tout était venu très vite, trop sûrement. Mais Anton avait toujours était sûr de lui, et il n’avait que rarement douté de ses capacités. Toute sa vie il avait parfaitement réussi à survivre à toutes les pires situations possibles, les guerres de gangs, la pègre de Korlus, la guerre civile d’Anhur, et les différentes missions qu’il avait accomplis. Aujourd’hui le butarien était un chasseur de prime reconnut et craint, du moins par les individus capable de réfléchir ou ceux qui ne sont pas membres des plus grands groupes paramilitaires des Terminus.

Toutefois la crainte pouvait mener à trop de confiance, et cette dernière à une mort aussi violente que surprenante. Et c’est exactement ce qui aurait pu se passer, si Anton avait agis comme à ses habitudes. En devenant si apprécié, le chasseur de prime s’était fait beaucoup d’ennemis, et il avait son lot de vengeances à gérer, ou de trahisons. Et c’était encore une fois le cas. Alors qu’il s’apprêtait à partir à la chasse, Anton changea subitement, et sans être capable de l’expliquer, d’envie et laissa sa navette de transport pour marcher. Grand bien lui a pris car peu de temps après son véhicule explosa tuant quatre personnes et rayant son appartement en cendres.

Mais le pire était à venir, une guerre violente et totale éclata au sein de la pègre. Le sang coula massivement dans les rues et les morts s’accumulèrent. Anton se retrouva complètement surpris par la soudaine guerre et manqua plusieurs fois de se faire abattre. Finalement après plusieurs mois de conflit, la pègre qui avait engagé le butarien remporta la guerre mais se retrouva complètement exsangue tant sur le plan matériel que financier, la guerre avait couté cher, beaucoup trop.

Ne voulant pas travailler à nouveau avec les soleils bleus ou les gangs, Anton se décida à quitter temporairement la planète pour laisser le temps aux différents groupes de se refaire. De toute manière cela faisait déjà deux ans que le butarien stagnait sur le monde déchet et l’air malsain de ce monde commençait à lui porter sur le système. Aussi le butarien gagna le réseau des chasseurs de prime travaillant dans tout l’espace Terminus. Finalement ce sont les volus qui dépensèrent le prix juste pour l’ambitieux guerrier.

***

Avril 2185

Le vaisseau était une véritable merveille, une frégate de la plus belle finition, du travail d’orfèvre. Anton admira sous toutes les coutures l’intérieur de ce vaisseau, mais cela sembla agiter ses occupants.

« Huh Huh Monsieur Ardak, allons le chef de clan vous attend. Huh Huh »

Le butarien avait beaucoup de mal à s’adapter à la manière de parler des volus, mais surtout à leur morphologie. Pour lui il était difficile de faire confiance à des individus camouflant leur visage, que ce soit justifié ou non il était impossible de lire dans leurs yeux, dans leur esprit. Heureusement il restait la gestuelle.
Finalement le guide mena le chasseur de prime au dit chef de clan, un individu totalement identique aux dizaines d’autres rencontrés auparavant. Hormis quelques détails comme la qualité des ornements et de la tenue, il aurait pu être le clone de tous les autres, encore une caractéristique énervant chez cette espèce. Anton avait l’espoir de ne jamais avoir à faire à une longue coopération avec l’un des membres de ce peuple.

« Huh Huh, je suis le chef de clan Haran, je vais être clair, nous payerons une fortune dans cette affaire. Cela fait bien trop longtemps que Talis Fia subit les raids décomplexés des pirates. Huh Huh Nous voulons la tête de celui qui dirige ces attaques.

Huh Huh Est-ce que vous en êtes capables ? Nous n’avons entendu que du bien de votre travail aussi il serait évidemment dommageable que cette réputation n’en soit que mensongère. Huh Huh »


Anton appréciait l’honnêteté du volus et son offre aussi ne s’offusque-t-il pas outre mesure de la remise en question de ses compétences. A vrai dire il avait encore beaucoup à faire pour installer définitivement sa réputation.

« Il me faut le nom, et si possible le visage de la cible. J’ai aussi besoin d’un vaisseau, petit rapide et ayant appartenu à des pirates. Quelque chose de pilotable par une seule personne. Bien entendu il me faut aussi l’aide de vos services.

Mon nom doit se retrouver dans la liste des individus recherchés et que vous seuls soyez au courant que ce n’est pas le cas. Ma tête mise à prix, mais pas pour une somme trop importante ça doit rester crédible.
J’apprécierais aussi que soit ajoutée à tout ça une caisse contenant plusieurs produits intéressants produit par Talis Fia. Des armes, de l’alcool, des omnitechs ou tous autres produits ayant un but militaire ou de plaisir.

Je pense qu’il ne faudra pas plus d’un mois pour débusquer ce chef pirate. Ais-je des ordres particuliers ? Localisation uniquement ? Mise à mort ? »


Le volus ne donnait, comme chez ses autres congénères, aucune information sur ce qu’il pensait mais ne criait pas non plus à l’impossible, un bon point. Le silence dura encore quelques secondes puis le chef de clan repris enfin la parole.

« Huh Huh Tout cela sera fait selon vos désirs. Je n’ai pas besoin de vous comprendre l’importance de cette mission ni l’ampleur de la vengeance que nous serons prêt à mettre en œuvre si une trahison quelconque devait avoir lieu.

Huh Huh Nous voulons le chef pirate mort, mais donnez-nous la localisation et autres informations capitales avant d’intervenir de quelque manière que ce soit. Huh Huh Le pirate se nomme lui-même le baron de l’ézo, il a construit son empire sur le trafic de carburant. Son véritable nom, comme son identité nous est inconnue, nous comptons sur vous. Huh Huh. »


***

Mai 2185 première semaine

Il n’avait fallu que deux semaines pour localiser le groupe de pirates responsable des attaques, pas leur base par contre. Au final ils étaient particulièrement discrets sur leurs agissements et leur identité, et c’était purement par hasard, au détour d’une ruelle, qu’Anton trouva enfin l’information qu’il cherchait. Le baron de l’ézo recrutait, ou plutôt cherchait des collaborateurs pour l’aider dans son entreprise d’import-export.

Ce ne fut pourtant que le début des ennuis, l’entreprise était particulièrement dur dans ses critères de recrutement et particulièrement mystérieuse. Les rendez-vous étaient toujours donnés au dernier moment dans des lieux sans cesse différents, les individus étaient à chaque fois de parfait inconnus, trop lisses pour être honnêtes. Ce n’est qu’une semaine après avoir pris contact avec l’entreprise que les choses changèrent, les hommes en costume disparurent, remplacés par des pirates de longue date, des vétérans rien qu’à voir leur allure et les vilaines cicatrices.

Finalement en pleine nuit Anton fut convoqué, départ de la planète en toute vitesse, dans une frégate plus âgée que la découverte de la Citadelle, une ruine totalement incapable de servir en combat. Le butarien se retrouva avec une vingtaine d’autres candidats, principalement des turiens mais aussi quelques butariens et humains. Etrangement aucunes asaris, uniquement ces trois espèces. Certes les plus communes dans les groupes pirates mais c’était tout de même étrange.

Plusieurs heures s’écoulèrent alors les discussions allaient bon train, mais Anton gardait le silence se contentant d’écouter les paroles qui fusaient, les espoirs et les craintes de ses partenaires de voyage. Soudain le silence se fit, un ascenseur venait de s’ouvrir laissant apparaitre trois individus, deux turiens et un humain. Ce dernier, assez impressionnant par sa carrure et sa taille, claqua des mains attirant le regard de tous.

« Je suis le baron. » Silence total. « Mon entreprise a besoin de collaborateur efficaces et compétents, mais surtout d’une loyauté sans borne. Aussi vous allez avoir le choix, agir ou partir. »

L’humain claqua des doigts et cinq prisonniers quittèrent à leur tour l’ascenseur pour devenir visible de tous.

« Ce sont des collaborateurs particulièrement décevants. Bavards, idiots. Tirius prépare les. »

L’un des turiens poussa les prisonniers vers le groupe de recrues, installant l’un d’entre eux pour quatre
nouveaux venus. Une fois la chose faite, le deuxième turien présenta des sacs à chaque groupe. Le baron reprit la parole.

« Servez-vous, allez-y. » Les sacs contenaient des armes rudimentaires, de simples bâtons mais avec des bandelettes entourant la poignée. « Bien une fois que vous êtes tous servis, servez-vous en. »

Anton regarda l’humain qui était menotté et agenouillé devant lui, nul hésitation à avoir. Le butarien frappa l’homme à la tête le faisant s’effondrer, rapidement rejoint par les trois autres, les quatre individus mirent à mort l’inconnu qui ne prononça pas le moindre mot, ni le moindre cri.

« Parfait. Bienvenue dans la compagnie. » S’exclama joyeusement le baron de l’ézo.

***

Mai 2185 semaine 3

Cela faisait presque deux semaines qu’Anton trimait pour le compte du baron, effectuant tâches ingrates et entrainement inutiles, il était déjà au summum de sa force et il ne fallut guère de temps pour devenir la recrue la plus renommée. Il était le meilleur au combat corps à corps et même les vétérans pirates mordaient la poussière. Aussi Anton gagna peu à peu leur confiance et pu même rencontrer par deux fois le célèbre baron lui-même. Cependant il était encore impossible de deviner l’emplacement de la base étant donné qu’il était interdit de se rendre en surface seul et encore plus de se connecter sur le réseau extranet. La promiscuité devint de plus en plus lourde à supporter et plusieurs bagarres menèrent à des meurtres au sein de la compagnie.

Tout le monde vivait dans cette espèce de bunker, de taille certes respectable, qui pesait lourdement sur le moral des pirates. Finalement Le baron convoqua enfin tout le monde. Dans la cantine du bâtiment.

« Ça y est vous êtes tous des membres à part entière de la compagnie. Pour fêter ça vous allez avoir une semaine de repos sur une station de plaisir, déduite de vos futures missions évidemment, et nous pourrons alors parler pleinement de nos actions. Profitez bien. »

Pas bête, pensa Anton, faire gonfler le désir et la colère des hommes jusqu’à ce qu’ils soient à la limite de la saturation, puis les faire dépenser massivement afin de les tenir par la suite financièrement , une stratégie intéressante. Et puis une bonne manière de les tester.

***

Mais 2185 Derniers jours du mois

Une semaine de débauche, cela était une première pour le chasseur de prime, beuveries, coucheries et bagarres dans une station particulièrement propices aux affaires de ce genre. Mais le butarien n’en avait pas profité que pour son plaisir, il avait aussi réussi à faire cracher le morceau à l’un des vétérans particulièrement réceptif, le lieu de la base.

La nouvelle était d’ailleurs particulièrement cocasse, la base se trouvait au cœur même du système des volus, plus exactement sur une planète naine proche de Talis Fia, Roch, un monde non colonisé et non utilisé malgré son abondance de ressources et une magnifique planque pour des pirates avides. Après s’être débarrassé du bavard pirate, s’arrangeant pour faire disparaitre le corps, Anton réussit à expédier un message crypté et court à ses employeurs indiquant l’endroit où se trouvait la base, un emplacement qui est rarement visible depuis les télescopes de Talis Fia et la taille approximative de l’armée pirate.

Pourtant quelque chose clochait, les vétérans étaient extrêmement peu nombreux, et disparaissaient régulièrement pendant plusieurs jours, quelque chose clochait. Aussi le chasseur de prime ajouta à son message la précision qu’une partie conséquente de l’armée pirate pouvait se trouver à un autre endroit, peut être une seconde base.

La réponse ne tarda pas, et fut aussi courte que clair. « Faites en sorte d'éteindre les capteurs de la base dans quarante-six heures, et deux heures après, nous pénètrerons dans le complexe. Ne soyez pas en retard. »
Puis la semaine se termina, Les nouveaux membres des pirates regagnèrent la base, qu’ils avaient quittée avec joie. Les quarante-six heures s’égrainèrent avec une lenteur folle, et Anton commença très vite à tourner en rond, même les séances d’entrainement ne calmaient le combattant que temporairement, le butarien était pressé de mener à bien sa mission.

Mais alors qu’Anton s’apprêtait à rejoindre le centre de contrôle, quartier privée du baron lorsqu’il se trouvait sur la base, un pirate se posta devant lui. Le butarien, qui se trouvait dans la cantine, posa son couteau et regarda le vétéran droit dans les yeux.

« Le baron te demande Anton. Dépêche-toi, il est vraiment pas de bonne humeur. »

Le chasseur de prime acquiesça et fit signe qu’il était prêt, le guide, un turien, prit le chemin des quartiers du baron. Anton profita que son guide lui tourna le dos pour attraper son couteau et le planquer discrètement dans sa poche. Le voyage fut court, la cantine se situant juste en contrebas des quartiers du baron, qui avait une vue imprenable sur la salle.

Une fois sur place le baron fit signe aux nouveaux venus d’entrer. Sans un mot Anton se plaça face à sa cible et le regarda droit dans les yeux. L’humain était une véritable montagne de muscle, et un combattant hors pair pour ce que le butarien avait pu voir, il n’avait jamais eu le droit de le combattre mais les ceux qui le pouvaient mordaient toujours la poussière, une force de la nature à n’en point douter.

« Tu es de loin le meilleur des collaborateurs que nous ici, Anton. Evidemment nous avons enquêté sur toi, et ton passé. Chasseur de prime au sein de la pègre de Korlus, soldat d’Anhur et vétéran de la guerre civile. Tu as un sacré pédigrée. »

La colère était illisible dans les yeux, ou les mots, du baron aussi le butarien fut étonné, le turien se moquait-il de lui ?

« C’est un plaisir d’être reconnut à sa juste valeur, baron. »

L’humain renvoya le turien, qui quitta la pièce sans demander son reste.

« Nous avons un problème, pourquoi un individu comme toi rejoindrais la société ? Tu vois j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas la moindre logique à ce problème. Éclaire moi veux-tu ? »

Etrange que le baron renvois le pirate vétéran pour ensuite remettre en question la loyauté de son subordonné, soit il était tellement sûr de lui qu’il pensait n’avoir nul besoin d’aide, soit il voulait en venir quelque part mais différent d’une accusation.

« C’est pourtant simple, baron. Pour vous. »

Anton marcha lentement jusqu’à la fenêtre de la pièce regardant la cantine et la trentaine de pirates qui s’y bousculaient. Ainsi positionné, le butarien était dangereusement proche de sa cible, mais cela ne dérangea nullement l’humain qui ne s’éloigna pas le moins du monde.

« J’ai entendu beaucoup de bien de vous et de vos … opérations. J’ai décidé d’en prendre conscience moi-même et de découvrir qui pouvait bien être ce célèbre baron. Et j’y suis parvenu je suis heureux d’avoir décidé de prendre le chemin de votre groupe. »

Le baron se gargarisa devant tant de compliments, qui n’en étaient pas en réalité, une simple et froide description de la réalité.

« Je suis flatté d’avoir attiré de si bons combattants mais en véri… . » L’homme n’eut pas le temps de prononcer un seul mot de plus, alors que la lame du couteau perfora sa gorge coupant net sa phrase pour finir en gargouillements d’atroce souffrance. Soudain plus aucun bruit ne quitta l’homme qui s’écrasa bruyamment à terre, un flot de sang macula le chasseur de prime.

Récupérant un couteau qui trainait sur le bureau du baron, en vérité un objet purement décoratif dont le butarien ignorait l’usage, Anton se dirigea vers la porte et l’ouvrit, le turien était bel et bien toujours dans le couloir et s’étonna de voir sortir le butarien ainsi maculé de sang. Mais il n’eut pas le temps de réagir plus à l’apparition soudaine du chasseur de prime qui enfonça violemment le couteau décoratif dans l’œil du pirate. De l’autre main Anton agrippa la gorge du turien qui ne put crier. Une fois assuré de la mort du pirate, le chasseur de prime tira le corps jusque dans le bureau.

Il ne restait plus qu’une heure avant l’arrivée des unités volus, étrange d’imaginer des combattants de ce peuple, sûrement une armée mercenaire. Aussi Anton ne perdit pas plus de temps, non sans récupérer au préalable l’arme du garde turien, attrapa l’ordinateur centrale qui se trouvait être une bonne partie du bureau. Après quelques essais infructueux, le butarien réussit enfin à comprendre le fonctionnement de l’appareil, il fallut plusieurs minutes de plus pour trouver et déconnecter les défenses extérieures de la base. Le temps défilait, étonnement sans qu’un pirate ne s’inquiète outre mesure, laissant de moins en moins de temps au chasseur de prime pour accomplir sa tâche.

Il était presque l’heure, les capteurs avaient été déconnectés, mais la porte la gestion de la porte était difficilement trouvable, le système de sécurité était très peu intuitif et particulièrement retors à l’utilisation. Mais finalement Anton parvint enfin à trouver le fonctionnement du réseau des entrées, il en existait deux, l’une à l’avant du bâtiment, une porte simple, et une seconde au niveau inférieur plus large, capable d’accueillir deux makos de côte à côte. Anton activa les deux après quelque secondes d’hésitations, les caméras ne montraient aucune présence de pirates mais quelqu’un pouvait surgir à n’importe quel moment. Il fallait espérer que les renforts avaient prévu de pénétrer par les deux côtés à la fois.

Et puis au pire le butarien avait le contrôle de la station, il pouvait très bien bloquer l’un ou l’autre entrée. Il fallait uniquement compter sur le commandant des troupes envoyées par les volus, Anton espéra que ce dernier était quelqu’un de compétent …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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Crédits : Essence-Of-Rapture

MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Jeu 15 Oct - 15:03
Cela faisait déjà quelques mois qu'Artérius avait été promu et s'occupait de la défense des colonies hors de l'espace de Palaven, et donc, par la même occasion, de la chasse aux pirates et autres nuisances. Il s'agissait principalement d'attaques de vaisseaux, mais aussi parfois de neutralisations des rares bases que ces parias avaient le courage - ou la stupidité - d'installer sur quelque roc stérile flottant dans l'espace.
Ces diverses purges étaient toujours effectués avec brutalité et efficacité, ce qui, sur le moyen terme, semble décourager les téméraires.

Mais ce jour n'était pas un jour comme les autres. Le Commandant reçu un message inhabituel de la part des Volus. S'il n'était pas rare, et même normal qu'ils fassent appel au Turiens, c'était l'objet de la mission ainsi que l'expéditeur qui étaient pour le moins surprenant. Un puissant chef de clan demandaient une intervention dans le secteur. La cible était une faction de pirate qui, non contente de piller divers cargos et autres vaisseaux marchands dans l'espace volus, avait établie une base sur une planète à deux pas d'un monde volus. Ainsi, grâce à la destruction de la base, le commerce pouvait reprendre et la colonisation de la planète, visiblement riche en ressources, pourrait s'ensuivre.
C'était là la vision du volus, mais Artérius ne voyait pas en quoi cela concernait la Hiérarchie, dans la mesure où la demande avait été transmise par un seul chef de clan, et non pas par le gouvernement. Malgré tout, après débat avec ses supérieurs, le Commandant reçu l'instruction de mener à bien la mission.
Après tout, tant mieux : cela leur ferait faire un petit peu d'exercice, à ses hommes et lui.

Les volus avaient déjà un homme sur place, infiltré dans la base. C'était d'ailleurs lui qui avait donné la localisation des pirates. Il s'agissait d'un certain Anton Ardak, ancien soldat, au dossier assez impressionnant. Heureusement pour tout le monde qu'il n'avait pas rejoint la cause des parias mais était resté fidèle à ses engagements auprès des volus. D'après les renseignements fournis par le butarien, la base ne semblait guère préparée à une attaque. Un bunker, quelques hommes, mais sans plus. Ce serait une mission facile, et plus encore avec un homme à l'intérieur.

Les derniers détails revus dans son bureau, et ayant répondu à la demande d'instruction d'Ardak, Artérius se dirigea vers le mess des officiers pour y trouver le responsable de l'escouade qu'il avait choisi pour l'accompagner. Le Major Kaseo et son escouade Lux, uniquement composée des meilleurs éléments de la Hiérarchie - à l'en croire -, avait déjà abordé nombre de navires pirates, et nul doute qu'ils seraient à l'aise dans les couloirs étroits d'une base pirate. Les deux hommes discutèrent longuement de la stratégie à adopter, et il fut décidé d'emporter, en plus des vingts soldats de Lux, un nombre égal de jeunes recrues en service militaire. Elles avaient été envoyés ici pour parfaire leur formation, mais jusque là, la seule expérience du combat que ces jeunes turiens avaient eu, c'était lors d’exercices en condition réelles. Cet assaut était donc l'occasion rêvée de leur montrer du vrai travail de terrain sans trop les exposer au risque.

Toute cette populace embarqua bien vite sur une des frégates à la disposition du Commandant, et le saut SLM fut engagé. Le délai de quarante-six heures ne devrait pas être trop difficile à respecter, mais il s'agissait de ne pas arriver en retard. Les deux officiers profitèrent du temps restant à attendre jusqu'à l'arrêt - supposé - des capteurs pour refaire un point avec l'escouade Lux, mais surtout avec les recrues. Ils étaient des Turiens et devaient, par conséquent, agir comme tel et se battre. Malgré tout, ils n'étaient pas encore de vrais soldats et l'objectif était de les ramener en vie pour qu'ils puissent apprendre de l'expérience. Pas de risques inconsidérés, donc, et une obéissance absolue aux consignes d'un supérieur.

Le délai était écoulé, et il était normalement désormais sur de s'approcher de la planète. Artérius espérait qu'Ardak avait bien désactivé les capteurs, sinon toute la discrétion de l'opération était compromise et les turiens fonçaient droit vers un piège potentiel. Mais, bien vite, un scan depuis l'orbite basse fut effectué, et rien ne sembla indiquer qu'ils avaient été détectés. Conformément aux informations du butarien, la base avait deux entrées. Artérius prendrait la tête du groupe principal, tandis que Kaseo mènerait le secondaire.

Une heure avant l'assaut, la frégate atterrit dans une petite vallée, suffisamment éloignée de la base pour ne pas gâcher l'effet de surprise. L'approche se fit à pied, le rampant ayant été considéré trop bruyant. Le groupe s'arrêta au sommet d'une crête surplombant l'objectif pour confirmer le plan d'action, après observation directe. Puis les deux se séparèrent, chacun se dirigeant vers son entrée respective en évitant les quelques fenêtres de la base.

L'heure H sonna bientôt. Du côté principal, tous étaient à couvert de chaque côté de la porte. Artérius, menant la charge, posa un pack d'explosif sur le battant, et, alors qu'il allait le faire détonner, la porte s'ouvrit, tout simplement. Derrière se trouvait un butarien, un sourire sur le visage. Dans la seconde, il eut trois canons de Phaëton pointés sur lui, mais le Commandant empêcha ses soldats de faire feu.

    - Monsieur Ardak, je présume ? Commandant Vorasen, de la Hiérarchie Turienne. Votre présence va rendre les choses plus faciles pour nous, mais attendez un instant.

Quelques pianotages sur son Omnitech permit à Artérius de se mettre en contact avec Kaseo.

    - Major ? Nous avons ici notre infiltré. Notre porte est donc ouverte sans bruit. Faites détonner la vôtre, et progressez avec grande prudence. Les cibles devraient converger dans votre direction, et nous les prendront à revers. Je ne veux pas de pertes de notre côté, Major. Terminé.

Le turien se retourna pour faire de nouveau face à la porte.

    - Très bien, nous sommes prêts. Après vous, Monsieur Ardak, montrez-nous le chemin.

Alors qu'il terminait sa phrase, une puissance explosion se fit entendre.
La progression dans la base fut aisée. Les quelques pirates qui étaient restés dans les couloirs furent abattus aisément, et bientôt, le groupe principal eut parcouru presque toute la base. Ils arrivèrent derrière le gros des pirates, comme prévu. Ces derniers empêchaient les hommes de Kaseo d'avancer dans le grand garage. Artérius déploya ses soldats, et quand tous furent en position, il donna l'ordre fatidique. En l'espace d'une poignée de seconde, tout les pirates passèrent de vie à trépas.
Malgré tout, il n'y avait aucun moyen, à l'heure actuelle, de savoir si toute la population de la base avait été purgé. Aussi, le Commandant demanda à ses hommes de fouiller toute la base, par paire, un vétéran avec une recrue.

    - Monsieur Ardak, pourriez-vous nous montrer le bureau du chef, s'il vous plait ?

Le butarien hocha la tête, et mena les deux officiers turiens dans le dédale de couloirs jusqu'au bureau dudit chef. Alors qu'il pénétrait dans la pièce, Artérius vit sur le sol le cadavre de l'humain. Il leva alors la tête vers l'infiltré.

    - Ce cher Baron de l'ezo, je suppose ? C'eut été bien si vous l'aviez seulement neutralisé. S'il ne s'était agi que de purger l'endroit, un bombardement depuis l'espace aurait fait l'affaire. Il aurait fallu capturer le chef de la base afin de l'interroger. Vous disiez vous-même dans votre message qu'une partie de son armée pourrait se trouver ailleurs qu'ici ... Enfin, j'espère que nous trouverons ces informations dans ses ordinateurs.


Anton dresse mon portrait fidèle.

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MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Ven 20 Nov - 15:31
Bientôt une année que le jeune turien était entré au service militaire et bientôt six mois qu'il était en "stage de campagne" comme les instructeurs de Palaven aimaient le dire. Il s'agissait d'une période de temps non fixée ou une compagnie de recrues partageaient la quotidien d'une vrai base militaire, sur une colonie ou sur un vaisseau.
Ces "stages" avaient pour but de les habituer au voyage et de les éloigner de leur foyers. Ils devaient s'habituer à se côtoyer, à vivre dans la rigueur et l'ordre militaire bien que la vie civile soit déjà empreinte de cette touche martiale.

Dans un mois, sa première année au service serait achevée, qu'avait il apprit en une année ? Manier une arme, la recharger, viser, tirer. Les points sensibles de différentes races, leurs propres faiblesses, les premiers secours à apporter à un blessé. Des manœuvres de terrains leur avaient aussi apprit plusieurs formation de combats, desserrée, par paires . Comment se replier, comment établir une fortification légère sur un champ de bataille. L'essentiel du savoir de base qu'un soldat se devait de connaître avait été vu.

Un matin le réveil fut plus brutal que les autres jours. Le sergent instructeur du camp donna cinq minutes à toute la compagnie pour être prête, en tenue et en arme dans la coure principale du camp. Même des vétérans étaient présent. Un bref appel fut fait et deux retardataires se firent violemment disputer. Un haut commandant de la hiérarchie devait arriver dans peu de temps et il partirait avec une vingtaine d'élèves. Seuls les meilleurs avaient cette chance. Le bruit courait qu'une opération réelle se préparait et que celle ci servirait tant à accumuler de l'expérience, qu'a recevoir une recommandation.

Une heure passa sans que le rang ne soit déformé, plusieurs recrues se dandinaient légèrement afin d'éviter les crampes qui menaçaient de se manifester.
Un transporteur se posa sur la zone prévue à cet effet et quelques minutes plus tard, un grand turien suivit de quelques hommes en arme se manifesta.
Il s'approcha de l'instructeur mais la discussion fut inaudible pour les non concernés.

- Psst, Telhius. Combien tu paris que moi je vais partir et toi tu vas rester ici à récurer les chiottes du sergent ?

En guise de réponse, le turien lui donna un bref mais puissant coup de coude qui le fit vaciller vers son voisin de rang. L'agitation fut de courte et légère, mais un regard perçant venant de l'instructeur se posa sur le plaisantin qui avait provoqué son camarade.

Une liste de noms fut donnée et les deux rivaux étaient tous deux sélectionnés. Le départ ne se fit pas attendre et une heure plus tard ils embarquaient avec tout leur barda de combat. C'était la première fois qu'ils se sentaient soldat bien que sans galons.

Dans le transporteur, le jeune turien n'en menait pas large. Il sentait la force en chacun des vétérans. Leur leader s'appelait Artérius Vorasen. Celui ci les accueilli d'un petit discours sincère mais non sans autorité.
Telhius fit le tour de ses camarades, aucuns ne manifestaient de peur apparente. Lui même n'en éprouvait aucunes pour l'instant. Ils s'y étaient tous préparés. Bien avant d'entrer à l'instruction ils savaient qu'ils seraient soldats. C'était un baptême du feu alors même que leur formation était en cours, c'était plus ça qui pouvaient les inquiéter.

Nul doute que les hommes de Vorasen étaient au fait de leurs objectifs, mais un nouveau briefing fut mené par un major dénommé Kaseo durant le voyage afin que chacun connaisse sa mission.
Visiblement, l'attaque d'une base de pirate était prévue. Telhius mémorisait chaque détails énuméré par le Major.
Une heure avant l'arrivée le Commandant lui même revint dans la zone d'attente ou tous les hommes se trouvaient et il y forma les deux groupes.
La recrue se retrouvait dans son groupe.

Approchant de la planète, les soldats se rangèrent devant la porte du vaisseau en deux colonnes représentant les deux groupes. Le tout par paires de soldats.

- Quel est ton nom ? lui demandait le vétéran à côté de lui.

- Telhius Sharkan monsieur.

- Bien Telhius. Reste proche de moi une fois dehors, observe moi, obéis moi et tout ira bien. Ne prends aucunes initiative et ne joue pas les héros.

- A vos ordres. Sauf votre respect, je tiens à rester en vie, ne vous faites pas de soucis pour ça, je ne jouerai pas les héros.

- Ahah C'est bien. Commence par fermer ta gueule mon garçon quand un supérieur te donne un ordre. Fermer sa gueule c'est la première qualité d'un soldat. Regarde notre commandant, il a fermé sa gueule lui aussi et maintenant c'est à son tour de nous faire fermer la notre.

La discussion prit fin lorsqu'un léger choc se fit ressentir. Le vaisseau avait atterrit. La porte s'ouvrit sur l'arrière du transporteur tout en laissant s'échapper une passerelle permettant aux soldats de débarquer.
Tous avaient revêtus leurs casques à présent et seul des numéros sur leurs épaules permettait une identification claire. Telhius remarqua quelques personnalisation sur l'armure de chaque vétérans tandis qu'eux, ils ressemblaient vraiment à une armée de clone.

Le groupe se mit en marche en direction de la base adverse.
Une fois devant, le commandant prépara des explosifs qui ne furent pas nécéssaire. Le contacte que la hiérarchie avait au sein de la base venait de déverrouiller la porte et d'apparaître dans son encadrement.
C'était un butarien. Telhius n'en avait encore jamais rencontrés en vrai mais il en avait déjà vu sur l'extranet. Il avait eu il y a quelques années un camarade butarien qui vivait sur une planète dont le nom lui échappait, ils ne s'étaient jamais vus mais ils jouaient ensemble via Extranet. Un jeu de gestion ou il fallait gérer le développement de sa nation. Enfin, il se concentra à nouveau.

Dans un premier temps Telhius n'eut pas l'occasion de tirer, il suivait le vétéran qui ne lui avait toujours pas donné son nom, comme une ombre. L'occasion lui fut donnée lorsqu'ils prirent à revers les pirates retenant le groupe numéro 2. Cette fois ci, il avait l'impression de présser la détente de son Phaëton pour la première fois. Un peu impressionné par l'acte de tirer sur quelqu'un, il laissa le doigt sur la détente plus longtemps que prévus, à tel point que sa cible déjà morte bougeait encore au sol, recevant de nouveau impacts.

Suivant les ordres, Son vétéran et lui partirent fouiller la base. Ils trouvèrent deux pirates qui les bloquèrent dans un couloir.

- Rien de bien grave. Je vais me mettre de l'autre côté, à ce moment là l'un d'eux va me tirer dessus. Abat le, montre un peu comment tu vises.

Telhius affirma de la tête et se prépara. Le guerrier se jeta de l'autre côté du couloir et immédiatement les tirs fusèrent vers lui en même temps que le jeune turien se montra pour tirer sur l'ennemi. Plusieurs tirs ricochèrent sur les parois du couloir mais les éclats bleutés du bouclier de l’adversaire indiquaient qu'il prenait des tirs jusqu'à ce qu'ils cèdent et que les balles pénètrent sa chair.
Le reste du combat fut achevé rapidement.

Quinze minutes plus tard, ne trouvant rien d'autres le duo regagna le hangar servant de point de rassemblement pour les forces turiennes. Tout le monde n'était pas là mais plusieurs groupes avaient déjà explorés eux aussi leurs secteurs de la base.


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MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Mar 24 Nov - 6:33
Tout devenait de plus en plus étrange, alors même que les pirates ne semblaient ne guère comprendre toute la puissance militaire qui s’apprêtait à s’abattre sur eux, une partie non négligeable d’entre eux semblait manquer à l’appel. Pas un trop grand nombre, mais les plus compétentes d’entre eux, des vétérans qui avaient connu de nombreux raids et savaient se battre.

Déjà avant l’ouverture des portes, la quasi-totalité des vétérans manquaient à l’appel mais depuis que la base s’ouvrait lentement mais sûrement aux forces extérieures, les quelques pirates compétentes restants avaient eux aussi disparues. Quelque chose clochait et méchamment, pourtant il n’y avait pas milles moyens de disparaitre.

Toutefois le mystère devait attendre encore quelques minutes avant de connaitre sa résolution, Anton était parvenu à la porte avant juste avant qu’elle ne s’ouvre complètement. Quelle ne fut pas la surprise de l’indépendant lorsque tout un commando de soldat turien, non de mercenaires comme le butarien mais tout un peloton de la Hiérarchie. C’était la première fois que le chasseur de prime travaillait de concert avec un gouvernement concillien, et la surprise lui déplut fortement.

Que venait foutre les molosses du Conseil dans une affaire comme celle-ci ? Foutu Volus, ils auraient pu laisser ces laquais tout faire, ce n’était pas les contrats qui manquaient. Bon après heureusement il s’agissait, logiquement en fait, de la Hiérarchie, le seul gouvernement concillien que le butarien ne détestait pas réellement, mais admirait un peu en vérité. La suite allait donner raison ou non à ce semblant d’admiration.

« Anton Ardak en effet. Chasseur de prime. » Rien de plus, ni de moins. Une présentation sans fioritures. Le butarien laissa ensuite le commandant turien préparer ses troupes, suivant une stratégie globalement bien choisie. Toutefois, le chasseur de prime n’eut pas le temps de développer ses soupçons que déjà les combats commencèrent. Enfin commença et se termina avec une rapidité exemplaire, qui aurait été extraordinaire si elle ne s’était appliqué qu’à des recrues qui ne connaissaient pour la plupart même pas la guerre.

Une fois que la troupe eut rejoint la salle de commandement, le commandant turien se laissa quelques secondes pour observer et comprendre la situation puis reprit la discussion avec son allié du moment.

« Il est des choses qui ne se déroulent pas comme il aurait pu l'être. » Un haussement d’épaules renforça les propos du butarien qui se moquait royalement des critiques provenant d’un individu tel qu’un officiel concillien. « Elle ne pourrait pas se trouver ailleurs, elle l’est. Vous n’avez abattu que des recrues et quelques formateurs. Il eut été bien d’en laisser quelques-uns en vie. » L’ironie était évidente.

« Toutefois, je n’ai été payé que pour deux travaux, éliminer la tête et cibler la base ennemie. Mes deux missions ont été accomplies aussi, je vais me retirer pour vous laisser vous amuser avec l’ordinateur ennemi. » Mais Anton avait encore une action à accomplir aussi dégaina-t-il sa lame dentelée qu’il avait reçu lors de la fin de sa formation militaire, et commença l’agréable devoir qu’il lui restait. La tête fut séparée du tronc assez facilement et fut prestement attachée à la ceinture du combattant butarien.

Et sans attendre la confirmation du commandant turien, ou la moindre réponse, dont il n’avait cure, le chasseur de prime quitta le centre de commandement et regagna le hangar, qui servait alors de point de rendez-vous pour l’ensemble des troupes turiennes. La plupart y étaient déjà et déjà les blagues et autres histoires de calibrages typiquement turiennes fusèrent de toutes parts.

Alors qu’il s’apprêtait à quitter le hangar, le butarien croisa un jeune turien, encore tout heureux de sa mission. L’entrain du jeune soldat fit sourire le chasseur de prime se rappelant lui-même lorsque la guerre civile avait commencé. Mais l’instant fugace de nostalgie fut vite brisé lorsque les alarmes de la base hurlèrent sans prévenir et que de nombreuses portes blindées bouchèrent l’ensemble des sorties de la base. Les lumières se coupèrent et seuls les lumières rouges agressives des alarmes permirent aux troupes de voir un tant soit peu.

Mais les ennuis ne commencèrent qu’à ce moment-là et des tirs résonnèrent à travers toute la base pirate. Non pas de simples tirs de fusils mais les bruits lourds et mortels de tourelles automatisées capables de perforer même les meilleurs boucliers du marché. La situation venait de changer du tout au tout. L’armée pirate n’était pas ailleurs, mais belle et bien ici, les soupçons d’Anton se révélaient justes et le chasseur de prime se retrouvait piégé désormais.

Toutefois la situation ne pouvait rester aussi agréable, alors d’autres tirs fusèrent, mais cette fois-ci directement depuis les murs. En fait des portes s’ouvrirent directement depuis les murs de la station et des combattants lourdement armés en surgirent. Les soldats turiens réagirent avec une discipline qui décida complètement Anton quant au fait qu’il admirait les forces de la Hiérarchie, et abattirent la plupart des assaillants sans subir trop de pertes.

Mais la surprise avait fait son œuvre et les pirates eurent le temps de se positionner dans tous les angles possibles et peu à peu le feu nourris mit à terre la discipline de fer turienne. Si la troupe avait été constituée uniquement de vétérans alors la situation aurait été dangereuse mais ils auraient vaincu sans doute possibles, mais de nombreux jeunes étaient présents, et la plupart commirent des erreurs. Plusieurs tentèrent de jouer les héros en chargeant les ennemis pour les débusquer de leurs planques.

Paradoxalement, la mort de ces têtes brûlées fut au final bénéfique pour le reste de la troupe qui profita du chaos pour se replier et quitter le hangar mortel. Anton, lui avait déjà quitté les lieux depuis quelques temps, en compagnie d’une jeune recrue tirant le corps sans vie du vétéran censé l’encadrer. Le duo avait malheureusement choisit la mauvaise voie de replis et se retrouva encore plus loin des deux entrées et s’enfonça plus loin sous terre.

Heureusement en quittant le hangar, le duo ne subit plus aucunes attaques ennemies et put respirer un coup. Toutefois, le jeune continuait bêtement à tirer le corps de son protecteur ce qui commença à irriter le chasseur de prime.

« Il est mort. Récupère sa plaque d’identification ou tout autre truc du genre et tu honoreras sa mort plus tard, lorsque tu rentreras vivant. Maintenant nous devons rejoindre ton commandant, je te ramène auprès de lui et on lance la contre-attaque. »

Anton ne fit pas plus attention à la pauvre recrue, et reprit sa marche tout en tentant le plus possible de rester discret. Rapidement il atteint un couloir qui donnait sur un couloir qui terminait autrefois sur un cul de sac, donnant maintenant droit vers un nouveau couloir totalement inconnu du chasseur de prime. Toutefois, là encore la situation n’était pas au plus rose. Une dizaine de pirates occupait la zone et surveillait le couloir, en tournant le dos au butarien. De plus une tourelle lourde trônait au plafond et visait aussi la direction surveillée par les pirates. Dans le couloir trois corps jonchaient le sol. Deux appartenaient à la Hiérarchie, les corps sanguinolents étaient démembrés par une puissance de feu impressionnante, venant sûrement de la tourelle, le dernier d'un pirate quelconque.

Bien, Anton agrippa sa grappe de grenades, trois pour être exacte, et les activa toutes, puis balança le tout vers l’attroupement ennemi. La grappe atterrit directement aux pieds des soldats qui réagirent trop lentement pour espérer survivre. L’explosion vaporisa quatre d’entre eux, démembra deux autres, et envoya voltiger le reste. La tourelle, n’explosa pas, et mais subit de lourds dommages. Insuffisants toutefois pour l’empêcher de tirer ou de se mouvoir.

Un déluge de tir vint frapper l’ancienne position du butarien qui plongea, plus par instinct que par volonté, juste à temps pour survivre. Il fallait espérer que la recrue turienne se révèle d'une quelconque utilité ...


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MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Dim 17 Jan - 17:59
Alors que le mercenaire s'affairait à couper la tête du baron de l'ezo, Artérius regardait avec intérêt. Décidément, ce butarien était plein de surprise. S'agissait'il là d'un trophée personnel, ou d'une demande particulière de son employeur ? Laissant cette question en suspens, Anton quitta la pièce, laissant là les deux turiens.

    - Kaseo, regardez ce que vous pouvez trouver sur le terminal, je vais fouiller la pièce.

Les deux officiers se mirent au travail, faisant quelques découvertes, mais sans grande importance. Pas de traces, jusqu'ici, d'une autre base ou de partenaires extérieurs.
Soudain, sans aucun signe avant-coureur, le courant fut coupé, éteignant les lumières et les terminaux. Dans la seconde, le générateur secondaire se lança, en même temps que les alarmes et les faibles lueurs rouges éclairant les couloirs.

    - Kaseo, rapport ! Qu'avez vous fait ?!

    - Rien mon Commandant ! Le black-out n'est pas de mon fait.

Aussitôt, des coups de feu retentirent et on pu entendre de nombreuses portes, sans doute massives à en juger de par le bruit, se fermer.

    - Major, à couvert !

Kaseo et Artérius se placèrent à l'abri, de chaque côté de l'unique porte du bureau. Une tourelle escamotable sortit alors du plafond dans le couloir, et elle aurait eu une vue dégagée sur les deux officiers turiens s'ils n'avaient pas étés assez rapides.
Six pirates investirent bientôt le couloir, venant de divers embranchements, et firent un bref rapport de situation. A en croire les forbans, des escarmouches avaient éclatées partout dans le bunker, mais les forces turiennes résistent, malgré quelques pertes.

Alors que les deux turiens commencaient à échafauder un plan de riposte par gestes, un déluge de tirs vint faucher les ennemis, éclaboussant les murs de leur sang.
Presque tous moururent sur le coup, mais quelques-uns survécurent, mortellement blessés mais insuffisamment pour leur apporter une mort rapide et indolore. La tourelle, bien qu'endomagée, demeura intacte, et ouvrit aussitôt le feu sur la position de ceux qui avaient lancé les hostilités.

Artérius jeta un coup d'oeil dans le couloir, faisant bien attention à ne pas se faire repérer par la tourelle, puis se tourna vers son soldat.

    - Major, surchargez le bouclier de la tourelle, puis feu nourri !

Les deux turiens s'exécutèrent et la tourelle céda après quelques secondes. Le danger étant, pour le moment, écarté, Artérius sortit du bureau, se dirigeant vers ses alliés. Sur le chemin, il passa devant un humain qui agonisait, une rafale de tirs lui ayant transpercé le thorax et perforé les genoux. Il était trop faible pour représenter le moindre danger, aussi le Commandant l'ignora royalement.
Arrivé à quelques mètres du couvert de son allié, il se manifesta.

    - Escouade Lux, au rapport !


Anton dresse mon portrait fidèle.



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MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Lun 1 Fév - 11:52
La pause fut de courte durée pour l'équipe de Turiens. Seulement quelques minutes après que Telhius se soit adossé contre une caisse, un bordel sans nom éclata. Les lumières s'éteignirent brutalement ne laissant place qu'aux flash rouges et violents des alarmes accompagnées d'un bruit strident. C'est presque au même moment que des tirs se firent entendre. Par réflexe une bonne partie des soldats turiens avaient déjà pris couvert sans savoir d'où provenait la menace. Hormis quelques pirates dissimulés dans des angles très bien choisis, la majorité d'entre eux déboulèrent par des portes jusqu'ici dissimulées à même le mur. Ces guerriers là firent rapidement abattus. Le combat ne dura qu'une ou deux minutes mais elle paraissaient être interminable.

Regardant par dessus de la caisse qui servait de couvert à son tuteur et lui même, Telhius vit une paire de combattants turiens s'effondrer sous les tirs d'un fusil lourd dont le son se distinguait largement des autres armes. Les corps sans vies des deux soldats étaient complètement déchirés et du sang bleu tachait le sol autour deux signalant la violence de l'impact. Une rafale de cette arme ricocha contre la caisse qui recula légèrement sous la puissance du feu faisant perdre son équilibre au turien le temps d'une seconde.
Se redressant il vit le soldat d'élite lui asséner une rafale critique mais un tir de riposte vint l'atteindre au torse. Ses boucliers volèrent instantanément en éclats et dans un râle de douleur il se posa brusquement adossé à la caisse.
Se relevant Telhius envoya une rafale vers le némésis de son collègue et le fit taire une bonne fois pour toute en profitant des dégats déjà infligé à ses boucliers.
Dans l'holocom le repli fut ordonné, dans le stress du combat, Telhius suivit le premier individu ne semblant pas être une recrue qu'il croisa. Il attrapa le turien blessé et le traina avec lui tout en tirant au jugé vers la position ennemis. Une rafale vint les frapper ricochant sur les bouclier du jeune turien et achevant le vétéran sans que Telhius ne s'en rende compte avant qu'il ne passe l'encadrement d'une porte et qu'une main ne se pose sur lui, le ramenant à l'instant présent. Il avait laissé son doigt sur la gâchette depuis presque trente seconde et son arme réarmait à vide, s'en rendant compte il la rechargea en écoutant l'homme qui s'avérait être le butarien qu'ils avaient croisés plus tôt.

Telhius opina du chef suite aux propos tenus par le mercenaire et naturellement il se mit sous ses ordres.
Rapidement le duo tomba sur une position pirate. Dissimulé à côté du Butarien, il n'y avait la place que pour l'un d'eux. Ce fut le mercenaire qui se chargea de l'adversaire à l'aide de grenades offensives. Malheureusement la tourelle résista à cet impact.

Le butarien comprenant rapidement que la tourelle n'était pas hors d'état de nuire, replongea vers Telhius resté à l'abris dans l'angle du couloir.

- Je devrais pouvoir la finir.

Le jeune turien attendis que la tourelle ait finie son cycle de feu qui d'ailleurs devenait insupportable. Les balles ricochant contre la paroi du mur.
Lorsqu'il se montrerait il aurait environ une seconde et demi pour se remettre à couvert, c'était le temps qu'il faudrait à la tourelle pour comprendre, verrouiller et se mettre à faire feu.
Fouillant rapidement sur son torse, il trouva rapidement les deux sphères explosives qu'il prit en même temps. Armant ces dernières, le Turien passa sur le côté du Butarien et d'un geste fort et rapide il jeta les grenades qui pétèrent autour de la tourelle lui décrochant un canon, le deuxième ouvrit le feu plus rapidement que ne l'espérait le turien, mais le barillet endommagé explosa au bout de la quatrième balle et la tourelle fut détruite. En revanche, le calibre élevé de la mitrailleuse réduisit à néant les boucliers du turien qui prit un impact en plein dans la tête. Impact stoppé par le casque dont la verrière se brisa. Sonné par l'impact, Telhius mit quelques secondes à se relever en cherchant à taton son Phaeton tombé au sol.

Sans dire mots, le Butarien poursuivit sa route suivit du jeune soldat qui se débarrassa de son casque, la verrière fissurée, le Hud de son armure était illisible et ses yeux étaient troublés. La tête nue il s'en sortirait mieux.
Le soldat détéstait ce genre de complexe, cela lui rappelait la caserne, des couloirs gris, sans décorations, très austères et ne proposant que quelques choix de directions. Ici c'était pire, sans fenêtre, un éclairage exclusivement artificiel... La lumière n'arrêtait pas de clignoter suite aux dégâts causés par les explosions.
Finalement, c'est sur une porte non vérrouillée que leur route reprit un gain d'intérêt.

Les deux hommes se postèrent de part et d'autres de l'ouverture, le Turien appuya sur la commande d'ouverture et c'est sur une pièce noir que la porte donna. Restant à couvert, Telhius alluma la torche de son arme et éclaira le sol de la pièce, du sang rouge jonchait le sol, sa lampe révela un cadavre de butarien, un autre de Krogan et une trainée de liquide noirâtre dessinait une piste vers le bout de la pièce.
Rien ne semblait avoir été attiré par la lumière du Phaeton et prenant un instant de témérité, Telhius entra dans la pièce.
Il s'approcha des cadavres et du liquide noir. Il diffusait une forte odeur d'huile.
Faisant part de son avis au butarien il lui exprima ses doutes.

- Vous pensez que cela peut venir d'une fuite de Mécha ? Un droïde de sécurité ou quelque chose du genre ?



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MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Lun 1 Fév - 15:40
Etonnement, le jeune turien se révéla posséder une utilité. La chose n’avait pas paru évident d’emblée alors que la recrue tentait bêtement de sauver un mort de la bataille, un attachement émotionnel bien inutile alors que sa vie est en danger. Pourtant, le turien s’était vite remis, et démontrait déjà les valeurs plus traditionnelles de son peuple. L’abnégation, le courage et une discipline de fer.

Aussi, lorsque le jeune bondit avec courage pour projeter ses grenades sur la tourelle adverse, Anton ressentit un respect auparavant inconnu naitre pour cet inconscient mais bienvenue acte guerrier. Mais aussi envers une jeune recrue qui avait un avenir tout tracé s’il continuait à faire preuve d’un sens du sacrifice aussi développé. C’était d’ailleurs en partie pour ces réactions que le butarien estimait la Hiérarchie alors qu’il haïssait volontiers le Conseil et les gouvernements membres.

Néanmoins Anton n’était pas butarien à montrer aussi aisément son respect à quiconque, aussi il continua d’ignorer la recrue qui tentait de le suivre. Un simple regard suffit pour voir que ce dernier s’était débarrassé de son casque abimé par l’ultime tir de la tourelle, comme un trophée invisible de l’ennemi qu’il avait abattu.

Puis le duo atteint enfin autre chose que ce couloir sans fin qu’ils traversaient. Leur faisait face, une porte blindée anti incendie, et le turien fit une nouvelle fois montre d’un esprit d’initiative bienvenue, en décidant tout seul d’ouvrir la porte. Immédiatement, le chasseur de prime leva son arme, se préparant à recevoir l’assaut d’une horde vociférant de pirates, mais rien ne vint. Hormis le noir le plus anxiogène possible, et une odeur de mort et d’huile écœurante, rien ne se trouvait derrière.

Toutefois l’odeur suffit à faire comprendre au duo ce qui pouvait bien se trouver dans la pièce, mais le jeune turien semblait vouloir observer pour en être sûr aussi alluma-t-il sa lampe accrochée à son arme, et éclaira largement la pièce, dévoilant les corps attendus. Au nombre de deux, les cadavres semblaient ne pas avoir été abattu il y a longtemps, mais le plus étrange restait l’absence de corps de soldats de la Hiérarchie, alors que la quantité de sang au sol ne correspondait nullement au nombre de corps. Toutefois ce qui réveilla le plus la curiosité du chasseur de prime fut la large trainée huileuse qui souillait le sol, menant vers l’intérieur de la pièce.
Vous pensez que cela peut venir d'une fuite de Mécha ? Un droïde de sécurité ou quelque chose du genre ?

Anton garda le silence quelques secondes de plus et s’intéressa au corps du butarien, étrangement il lui disait quelque chose, puis le souvenir refit surface aussi soudainement qu’intense.

« Je connais ce butarien. Il faisait partie des chefs pirates, c’était le troisième meilleur pirate dans le tableau des prises. Etrange qu’il croupisse ici. » Puis le chasseur de prime trempa son doigt dans le sang presque solide qui stagnait dans les blessures du butarien. « C’est récent, mais ça ne colle pas. Ils ont été abattus à peu près en même temps que nous avons lancé l’assaut, pourtant aucun turien n’a pu mettre les pieds ici. »

Alors un raclement se fit entendre attirant immédiatement l’attention d’Anton, qui activa la lampe de son armure et se dirigea vers les bruits en préparant son carnifex. Les bruits provenaient de derrière une caisse en métal, et ressemblait à des bruits de quelqu’un griffant un mur. Et cela se révéla être partiellement vrai alors que le butarien découvrait un galarien inondé de sang et griffant la caisse se trouvant à ses côtés. La carcasse d’un méca gisait sur lui, et alors qu’Anton éclairait la scène il comprit ce qu’il s’était passé. Le méca avait tenté d’abattre le galarien, mais ses bras avaient été détruits auparavant aussi avait-il tenté de se faire exploser contre sa cible, ce qu’il avait réussi à faire d’après les vilaines blessures qu’arborait le galarien agonisant lentement.

« Si tu me dis ce qu’il s’est passé je te file assez de médigel pour faire disparaitre toute douleur. »

Le blessé sursauta en entendant la voix dure d’Anton mais regarda vers la lumière qui lui voilait la vue avec un espoir nouveau. L’idée de survivre sembla réaliser un miracle alors que le galarien parvenait à s’exprimer.

« Ce…Cet enfoiré « tousse » a profité de l’attaque des « tousse » turiens pour se débarrasser des pirates ayant de nombreuses prises. »

Les pièces du puzzle se mettaient en place, mais le chasseur de prime avait besoin de plus d’informations.

« Qui ? Et surtout dis-moi ou il se cache. »

Aussitôt le galarien cracha un flot de sang, et tenta d’agripper n’importe quoi chez celui qui l’interrogeait, mais Anton était trop loin, aussi abandonna-t-il.

« Kurz Himmler, un foutu humain « tousse » un paranoïaque, il est persuadé que tout le monde veut sa place, c'est pour ça la base secrète dans la base secrète. Il se planque au fond du complexe, continue vers l’intérieur, la prochaine porte à un code, 2012.» Le galarien éclata de rire, qui se termina en une quinte de toux violente. « Maintenant soigne moi putain »

Et Anton s’approcha du blessé, et abattit son pied dans la gorge du galarien, qui eut le souffle coupé. Puis d’une torsion de cheville, le butarien broya le cou de sa victime.

« Bien gamin, maintenant on a un nom et une destination. Deux solutions, tu retournes en arrière en priant que tes petits copains gagnent contre la racaille du coin ou tu me colles aux basques et on s’occupe de ce petit enfoiré. Ta décision. »

Puis le chasseur de prime ignora à nouveau le turien et reprit sa route gagnant la porte au fond de la pièce, l’ouvrant sans un regard pour ce qu’il se trouvait derrière lui. Et le butarien atterrit dans un nouveau couloir, ce qui semblait être le fantasme absolu du maître des lieux.

Arme au poing, couteau dans l’autre main, Anton s’avança prêt à abattre sa colère sur le premier venu peu importait sa putain de fonction sur cette base. Mais heureusement pour ce malheureux, personne ne se présenta durant toute la traversée du couloir par le butarien belliqueux, qui arriva sans soucis à une nouvelle porte. D’ailleurs, hormis la trace d’huile qui indiquait le chemin à prendre, rien ne semblait indiquer une quelconque vit dans le coin.

Toutefois derrière la porte pouvait désormais s’entendre de nombreux coups de feu, et une voix braillant avec joie.

« Vous ne quitterez jamais cette pièce ! Cet endroit sera votre tombeau ! »

Pour une raison quelconque, la voix humaine fit grandement plaisir à un Anton désireux de faire entendre sa colère à quelqu’un, aussi ouvrit-il la porte avec empressement tombant sur un spectacle étonnant.

La pièce était très classique, en carré, mais l’un des pans de mur était une immense baie vitrée ou était visibles de nombreux impacts de balles, dévoilant sa véritable nature. En effet, le chef pirate devait être terriblement paranoïaque pour installer une vitre renforcée au sein même de sa station. Mais le plus étonnant était ce qui se trouvait de l’autre côté de la vitre.

Un hangar d’une taille appréciable se dévoilait à ses yeux, et à l’intérieur de nombreuses carcasses entassées de véhicules, pour la plupart des makos, mais aussi quelques véhicules civiles, ainsi qu’une chaine de production de mécas de combat. A l’intérieur de la pièce, un véritable déluge de tirs était clairement visible, une unité de turiens de la Hiérarchie s’étaient barricadés entre des carcasses de véhicules et subissait les assauts d’une bonne quarantaine de mécas. Plusieurs corps gisaient de part et d’autres, enfin surtout du côté de l’armée robotique, mais leur supériorité numérique était encore clairement visible, et déjà ils semblaient sur le point d’atteindre le dernier carré des soldats.

Immédiatement, un turien apparut clairement au-dessus de ses semblables, se tenant debout malgré les tirs incessants, donnant ses ordres tout en tirant vers les assaillants. Aussitôt, Anton reconnut celui qui dirigeait le commando, un individu qui donnait indubitablement l’impression que mourir sous ses ordres était une chose non regrettable mais idéale. Un chef né. Presque un combattant parfait, qu’il aurait été en étant né butarien.

Toutefois, aussi doué était-il la situation était critique et la troupe n’allait pas tarder à succomber sous le poids du nombre. Aussi le chasseur de prime se recentra sur la personne qui beuglait et gesticulait dans la pièce qu’il venait de pénétrer. Une humaine, en tenue de mécano qui semblait apprécier un peu trop la situation se déroulant en contrebas. A ses côtés gisait un méca, avec les jambes broyées, auprès duquel se terminait la trainée huileuse. Une console de contrôle se trouvait juste à côté de l’ingénieure humaine jubilant, sûrement le centre de contrôle des mécas.

Aussi Anton rangea son flingue et se dirigea sans se presser vers la mécano puis, en arrivant juste à portée attrapa son cou et lui fit rencontrer le verre de la baie avec son front, lui arrachant un cris de douleur virulent. Alors le chasseur de prime attira sa nouvelle victime vers la console.

« Ecoute ma jolie, tu très vite me déconnecter tes joujoux, sinon je m’en charge moi-même, et tu n’aimeras pas le résultat. »

Alors l’humaine éclata de rire tout et saignant abandonnement des arcades sourcilières.

« Tu sais à qui tu as affaire, je suis Nikita Himmler. » Et le rire se mua en gloussement strident. « Oui la fille du boss alors lâche moi sinon tu crèveras très lentement. » Aussitôt sa tête vint frapper la vitre, suivit d’un hurlement de douleur. « Ok ok, mais tu vas crever, tu m’entends CREVER. »

Et Nikita se mis à pianoter très rapidement sur l’ordinateur, sous le regard dur de son bourreau. Un à un les mécas se mirent à s’éteindre laissant alors place aux cris de joie des combattants turiens du hangar.

« Merci Nikita. » Puis Anton abattit à de nombreuses reprises la tête de la femme contre l’ordinateur de contrôle jusqu’à ce que sa tête fracasse complètement l’ordinateur et se fiche dans la le circuit électronique situé dessous. « Et encore merci, je commençais à être un peu nerveux. » Alors le chasseur de prime attrapa sa lame et la ficha dans la nuque de sa victime pour s’assurer de sa mort.

En se relevant, Anton, tâché de sang, apparut complètement à la vue du commando turien, et de son chef, qui fit un signe de tête au butarien qui le rendit. Satisfait, le chasseur de prime se retourna et découvrit la jeune recrue turienne qui l’observait étrangement.

« Puisque tu as décidé de te rendre utile, pars en éclaireur. Trouve un moyen de rejoindre ta clique de combattants. Je pense qu’ils ne seront pas de trop pour ce qu’il nous attend. »

Pour Anton, laissé le jeune turien passer en premier était une grande marque de respect, cela signifiait qu’il le considérait digne de faire couler le sang ennemi en premier. Toutefois cette notion pouvait tout à fait échapper au turien qui pouvait prendre cela comme un moyen de se débarrasser de lui. Dans tous les cas cela n’intéressait pas le butarien, aussi ne dit-il rien de plus, se contentant de montrer la prochaine porte à son allié du moment. Etrange partenariat en vérité. Deux symboles dichotomiques de la galaxie, et pourtant étrangement fonctionnels en coopération.



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MessageSujet: Re: La guerre, seule hygiène de la galaxie   Dim 11 Déc - 2:17
Derrière les lourdes caisses de métal se trouvaient trois Turiens. Sur le qui-vive dans un premier temps, ils se détendirent en apercevant leurs supérieurs. Répondant à l'injonction d'Artérius, les soldats expliquèrent la situation : ils avaient été séparés des autres membres de l'escouade par de multiples parois apparues un peu partout dans la base, la transformant en un mortel labyrinthe. De plus, les communications avaient été coupées, rendant impossible tout contact avec les survivants.

    - Très bien. Avant tout, il faut retrouver le reste de l'escouade, évaluer les pertes et préparer une contre-attaque. Tout le monde a bien ses charges explosives si des murs venaient à nous barrer le chemin ?

Un hochement de tête général répondit à sa question.

    - Parfait. On va se regrouper comme à l'entraînement, au point d'entrée de l'équipe deux. Vous combattez tous avec moi depuis longtemps, les autres auront tiré la même conclusion. En route, soldats !

Sur le chemin, quelques pirates tentèrent bien de les surprendre, mais l’entraînement des soldats surpassait l'effet de surprise maintenant très réduit des assaillants, et les Turiens s'en sortirent sans fracas. Après quelques portes arrachées de leurs gonds, ils arrivèrent à l'entrée du hangar.
Mais deux pirates dotés d'armes lourdes les y attendaient, ouvrant le feu sur eux dès la porte détruite.
Il était impossible de passer sans se découvrir, et les ennemis semblaient avoir une puissance de feu telle qu'il ne resterait rien de celui qui serait assez fou pour quitter son couvert.
Le bruit familier d'un Phaeton retentit alors, quelque peu étouffé par les tirs pirates, qui cessèrent un instant après.

Il s'agissait là d'un autre contingent turien, une douzaine d'hommes, ayant également échappés à de multiples embuscades. Les combattants se rassemblèrent au centre du hangar, à couvert, en prenant bien soin de couvrir chaque entrée.
Il attendirent une demi-douzaine de minutes, au cours desquelles de hommes les rejoignirent encore, puis Artérius décida qu'il était temps de repartir à l'assaut. Ils étaient à présent vingt-sept en tout. Grâce aux témoignages de certains d'entre eux, il fut possible d'estimer les pertes, mais quelques disparus subsistaient encore. Un soldat appris notamment au groupe la localisation d'un mur cachant une entrée, sans doute vers une seconde base, cachée au sein de la première.
Le groupe se mit alors en route dans cette direction.

Arrivés sur place, le mur était effectivement là, mais une trace de sang partait du couloir pour sembler s'enfoncer dans la paroi. Aucun doute possible, c'était bien un accès. Un soldat plaça sa charge d'explosif contre le mur, et tout le monde se mit à l'abri.
Le mur détona, laissant une ouverture béante sur un escalier qui descendait. Prudemment, le groupe s'y engagea. Personne en vue ...

Toujours en suivant la trace de sang, ils arrivèrent dans une large salle dotée de multiples portes. Quelle était cette folie ? Pourquoi ce "Baron" avait-il fait construire une base sous une autre ? Y avait-il encore des surprises à espérer ? La prudence était de rigueur, maintenant plus que jamais.
Sept soldats resteraient dans la pièce pour la garder jusqu'au retour de la force principale, tandis que les vingt autres suivraient encore et toujours la piste de sang. Artérius et ses hommes prirent donc la porte à leur gauche, surveillant chaque recoin. Au bout du couloir, ils aperçurent finalement un corps adossé au mur, près d'une porte dysfonctionnante : elle s'entrouvrait et se fermait à intervalles irréguliers, ne laissant voir que l'arrière d'un véhicule tout-terrain.

La trace de sang semblait mener à cette porte, pour ensuite en revenir, et s'achever en une mare écarlate sous le corps de l'homme. Ce dernier présentait une blessure à la jambe, dont le sang semblait plus sec. Il devait donc s'agir de la première blessure, qui avait donnée cette longue traînée que les Turiens suivaient. Il était également criblé de balles au niveau du torse, des blessures qui avaient dû être infligées dans la salle suivante. Elles étaient si nombreuses qu'il était étonnant et assez impressionnant que le pirate ait réussi à revenir dans le couloir pour y mourir.

Artérius intima la prudence à ses hommes, et prit de nouveau la tête du groupe. Bien que n'arrivant pas à se fermer correctement, la porte s'ouvrit néanmoins après quelques sollicitations. En arrivant dans la vaste pièce, qui semblait être un hangar, les Turiens ne virent pas grand chose, pour la simple et bonne raison que seules les lumières d'urgences étaient allumées. On apercevait bien quelques véhicules, dispersés dans la pièce, et, au loin, ce qui semblait être un chaîne de montage. A quelques pas de la porte, des giclées de sang, reliquat du passage du pirate.

Les soldats se dispersèrent, allant chercher couvert derrière les divers véhicules. Soudain, les lumières de la pièce s'allumèrent, révélant le hangar dans son entièreté. Les détails entrevus plus tôt se confirmèrent, et une grande baie vitrée pouvait maintenant être vue au bout de la salle. Derrière elle, une autre pièce, bien plus modeste. On pouvait y voir de multiples moniteurs, et surtout, une femme. Ce devait être elle qui avait allumé les lumières. Elle semblait hurler quelque chose, mais la vitre épaisse empêchait les Turiens d'entendre quoi que ce soit. Stupide humaine ...

Le Commandant fit un signe de main, et un déluge de feu s'abattit sur la pirate. Ou plutôt, aurait dû ...
En effet, la vitre semblait être à l'épreuve des balles. Dommage, il faudrait trouver un autre chemin pour la neutraliser. Mais ce serait pour plus tard, car soudain s'activa une petite armée de mécas, qui étaient jusqu'à présent en sommeil sur la chaîne de montage. Les robots ouvrirent immédiatement le feu, mais les Turiens étaient à nouveau à couvert.
Ils étaient quarante, cinquante, non, une soixantaine ...
Les mécas étaient rarement d'une efficacité folle, mais ils étaient nombreux et sans peur, ce qui en faisait malgré tout des ennemies redoutables.

Par chance, les véhicules, et donc les couvertures, étaient placés de manière favorable aux Turiens. Ces derniers répliquèrent, prudemment mais avec hargne. Les premiers mécas tombèrent bientôt en miettes, mais les autres continuaient leur inexorable avancée.
Artérius, acharné, était debout, au coin d'un véhicule, et ne se remettait à couvert que lorsque les tirs se faisaient trop insistants. Il était ainsi beaucoup plus exposé que ses camarades, mais il savait qu'ignorer la peur, ou tout du moins le faire penser, était un moyen d'inspirer ses hommes, et le moral, surtout face à un ennemi inébranlable et supérieur en nombre, était un élément à ne pas négliger.
Peu à peu, des Turiens tombèrent, mais pour chaque brave qui mourait, des poignées de mécas succombaient avec lui.

Alors que la situation commencait à s'assombrir pour les soldats, les mécas commençant à s'approcher et à contourner les véhicules, de l'animation éclata derrière la vitre blindée. Le mercenaire butarien et u membre de la Hiérarchie, une recrue à en juger pas son armure, pénétrèrent dans la pièce de l'humaine. Tout en continuant de tirer, sans plus guère se soucier de sa sécurité, Artérius suivait d'un oeil distrait la situation du butarien. Une discussion musclée semblait avoir lieu, et après avoir été "convaicue" de quelque chose, l'humaine pianota sur ses commandes et les mécas s'arrêtèrent d'un coup. Hélas, l'humaine ne vécu pas assez longtemps pour que le Commandant puisse lui montrer sa façon de penser : le butarien lui fracassa la tête contre ses propres moniteurs. Artérius, pour remercier son allié de son action, pencha la tête vers la gauche, montrant ainsi au butarien qu'il connaissait ses coutumes et l'estimait à sa juste valeur.

Il retourna ensuite à ses hommes, pour faire le compte des pertes. Six morts, et le double de blessés, légers pour la plupart. Le Turien prit ensuite le temps d'explorer la salle, finalement assez vaste. Mais il n'y avait rien, sinon les véhicules et les mécas. Une grande porte, sans doute la sortie du hangar, qui devait mener dehors, mais rien d'autre.
Artérius rassembla ses hommes, et ils revinrent en arrière, pour retrouver les soldats laissés au carrefour. Il passèrent de nouveau une porte, pour tomber sur une salle de stockage, contenant matériel et nourriture. Ils en franchirent une autre, pour ne trouver qu'une grande salle vide. Sans doute servait-elle pour les rassemblement et autres briefings.
Enfin, à la quatrième porte, et après quelques instants à parcourir un couloir, ils tombèrent nez à nez avec un turien, la recrue aperçue plus tôt. Celle-ci fit un rapide compte-rendu, et parti chercher le butarien laissé en arrière. Ils revinrent peu après, et Artérius en profita pour remercier le mercenaire de vive voix :

    - Merci encore, Monsieur Ardak. J'aimerais pouvoir dire que nous n'avions pas besoin de votre aide, mais il n'en est rien, hélas. Nous vous devons la vie.

Il expliqua ensuite qu'il ne restait qu'une porte, et donc qu'une seule partie de la base inexplorée. Les réponses à leurs questions, de même que leur objectif, devraient se trouver derrière celle-ci.
Les Turiens se rassemblèrent à nouveau au carrefour, pour ensuite partir tous ensemble à l'assaut du dernier fortin de l'ennemi. Ils pénétrèrent donc dans un long couloir fortifié, avec quelques cadavres de pirates ça et là, complété par des épaves de tourelles au plafond.
Pourquoi s'étaient-ils battus entre eux ?
Le groupe poursuivit son chemin, jusqu'à tomber sur une énième porte. Une fois à couvert, ils ouvrirent cette dernière, pour découvrir une salle en longueur, avec de nombreuses tables et terminée par une estrade. Mais tout était renversé, pour faire autant de couvertures improvisées. Des cadavres gisaient aussi ici. Au bout de la salle, sur l'estrade, se trouvaient un humain et un turien, ainsi que trois cadavres. Les vainqueurs du combat fratricides, il semblerait.

En voyant la porte s'ouvrir, et des visages inconnus en émerger, l'humain, à priori le chef, entra dans une rage folle et hurla à son compagnon de tirer, de tuer tout le monde. Mais ce dernier n'eut pas le temps de s'exécuter : Artérius sorti de son couvert, ajusta son Carnifex, et tira une seule balle.
Pleine tête.
Le Commandant marmonna un simple "Traître à ton espèce" avant de se remettre à couvert et de s'adresser au dernier pirate.

    - Rends-toi, chien ! Il n'y a pas d'autre issue sinon la mort.

Les Turiens bloquaient son unique sortie, le surpassait en nombre, mais le dernier survivant semblait être un forcené, et ne se rendrait sans doute pas ...
Artérius fit signe à quatre de ses recrues de se rapprocher de l'humain, naviguant de table en table, tandis que le reste de ses hommes maintenaient un feu nourri sur la position ennemie. Une fois ses hommes suffisamment rapprochés, Artérius hurla une bref ordre de capture, et aussitôt, les fusils turiens se turent et les recrues bondirent de leur couvert pour se ruer sur l'humain. Ce dernier tenta bien de riposter, mais l'un des soldats lui enfonça son couteau de combat dans l'omoplate, lui faisant lâcher son arme de douleur.
L'humain était immobilisé, sans défense.

Tandis que les recrues le restreignait, le reste des Turiens, bien qu'à l'affût, se détendirent. A moins d'une troisième base, ce qui était peu probable, l'endroit était nettoyé. Le Commandant donna un ultime ordre de sécurisation de la base et de récupération de toute information.
Artérius s'avança alors vers son allié d'un jour et lui présenta sa main tendue.

    - Je vous remercie de votre aide aujourd'hui. Vous avez remarquablement bien combattu, et la Hiérarchie serait chanceuse d'avoir un auxiliaire tel que vous. Vous avez gagné mon respect et trouverez en moi et en la Hiérarchie des alliés ... tant que vous ne menacez pas ses intérêts.

Le butarien eut alors un sourire en coin, presque carnassier.


Anton dresse mon portrait fidèle.

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La guerre, seule hygiène de la galaxie

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