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 Les Cercles de Dante

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Personnage RP
Faction : Alliance Interstellaire
Rang : Directeur de Cabinet du Premier Ministre
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Messages : 417

MessageSujet: Les Cercles de Dante   Jeu 21 Mai 2015, 22:58
Intervention MJ : NonDate : 2 Mai 2200 RP Mature
Thomas Dole ♦ Dahl Elkoss ♦ Alessa N'Mara ♦ Yisin'Shagas Nar Nekesh ♦ Ayara T'Xin ♦ Kutuk Siak
Les Cercles de Dante



Watson était très connu pour ses larges marrées. Avec la gigantesque lune qui se trouvait dans son orbite, il n'était pas anormal de voir des vagues impressionnantes, certaines aussi hautes que des immeubles. Dans les endroits où les températures étaient correctes, bien qu'un peu froides, nombre de surfeurs s'amusaient à les braver. Nombre également y perdaient la vie. Une mort stupide et sans aucun intérêt. Mais après tout, toutes les morts étaient stupides et sans intérêt. Ce n'était pas la fin qui importait, mais simplement la manière dont on vivait.

Un homme avait acquis cette philosophie dès le début de sa vie. Christian Ewing était le fils de Bobby Ewing. Pour la majeure partie de sa vie, celle-ci n'avait été que sans intérêt. Il profitait d'un large luxe, de belles voitures et de belles femmes. Sa vie n'était que ça. Mais la guerre arriva, et, comme pour la quasi-totalité des survivants du génocide des Moissonneurs, sa vie changea du tout au tout.

Watson était une colonie « civilisée ». Mais elle restait dans les Terminus. À la fin de la guerre, il n'y avait plus de gouvernements, plus de lois, plus de normes. Bobby était mort, et le fils se retrouvait à présent sans le sou. Les minéraux de ses terres étaient attaquées par d'autres compagnies, et Christian pouvait bien agiter la menace d'avocats, qui allait vraiment se soucier de son avis ?
Christian avait donc décidé de reprendre sa fortune, mais de la manière forte. Il devint un mafieux. Il commença à recruter des vétérans et des chômeurs, pour aller casser des genoux et des crânes de temps à autre. Et dans cette vie de crime, naquit en lui, comme s'il avait été touché par la Grâce de Dieu, un nouvel élan, un nouveau souffle, un nouvel idéal.

Au milieu de la marrée, il avait bâti un manoir. À la nuit tombée, ce bon manoir trônait tel un Roc au milieu de nulle part, la houle agitée bloquant tout accès à l'endroit. On ne pouvait s'en enfuir, on ne pouvait y pénétrer. Il faudrait attendre la matinée pour de nouveau y accéder, mais d'ici là, la nuit, sombre et pleine de terreur, avait déjà avalé les pulsions des habitants.

En ce mois de mai 2200, Christopher Ewing organisait de nouveau l'une de ses fêtes dans son immense manoir. Un homme peu informé pourrait penser à un simple moyen de tromper l'ennui, de tromper la vie, de voir des gens puissants profiter de leurs richesses. Rien n'est jamais acquis pour toujours. Les gens qui entraient dans ces fêtes ne venaient pas seulement pour s'amuser, non. Ils venaient pour s'entretenir. Ils venaient pour satisfaire la bête immonde qui sommeillait en chacun d'entre eux. Ils venaient lui acérer les griffes et lui vider les tripes et les couilles.

Il y eut un éclair dans la nuit. Et, après de longues secondes, un grondement. Ce n'était que le début de la tempête. Mais d'ici à quelques heures, une large averse irait frapper le sol, et il sera impossible d'y accéder. Un bateau venait d'arriver juste pour l'invitation. Une petite embarcation, moderne, d'où en sortit deux hommes. Ils portèrent de longs manteaux sur lesquels s'écrasèrent les premières grosses gouttes des nuages noirs qui recouvraient en partie la lune géante de Watson. Ils étaient en bas du Roc. Sur des sortes de petites collines, on voyait des spectres, dressés, qui observaient les 2 hommes qui marchaient vers le manoir. Des mercenaires, des caïds qui restaient fixes. A force, ils faisaient partie du décor. Certains étaient arrivés sur Watson en quête de gloire et d'argent facile, et les voilà ici, comme simples porte-flingues.

Les 2 spectres arrivèrent, après quelques minutes de marche, devant le manoir. Il s'étalait de long en large, la façade blanche, quasi-immaculée. Les fenêtres, elles en revanche, étaient totalement noires, et blindées également, mais plus pour la tranquillité voulue des résidents que pour la peur d'une attaque terroriste.

L'un du duo toqua à la porte. L'homme derrière ne perdit pas de temps à regarder par le judas, et se contenta d'ouvrir en grand la porte, permettant ainsi aux deux hommes d'entrer.

- Monsieur Dole, un plaisir de vous revoir.

Cet homme là était assez petit, une calvitie grandissante sur le haut du crâne et le teint blême, un étrange uniforme de pingouin sur le dos. Dole entra, ne prêtant nullement attention au maître d'hôtel. Celui-ci s'approcha du politicien et lui retira son long manteau, avant de commencer à le plier. Mais ses yeux croisèrent alors ceux du compagnon de Dole. Tel un automate, il récita une phrase comme il en avait tant ressorties.

- Les invités sont prohibés d'être accompagnés par un quelconque personnel de sécu-
- Ce n'est pas mon gorille. Il est invité tout comme moi.

Le maître d'hôtel haussa un sourcil et pencha légèrement la tête. Le compagnon de Dole sortit alors une sorte de petite carte, un petit rectangle interactif avec une marque facilement reconnaissable.

- Je vois...


Le compagnon retira lui-même sa veste, et la posa sans ménagement dans les bras du pingouin. Après quoi, les deux spectres se retiraient du hall pour marcher près d'un escalier.

- Bonne soirée, messieurs.

Le sourire vicieux du maître d'hôtel résuma bien l'ambiance générale. Mais qu'importe. Il n'était pas là pour faire un jugement de valeur. Même à son âge avancé et avec son apparence faible, ce petit homme tâchait de rester discret. Il savait quand il devait l'écraser, même s'il aimait bien parfois appeler à son autorité. Une autorité confiée et temporaire, certes, mais les lâches adoraient appeler leur autorité.

Dole et son « compagnon » étaient des prédateurs, eux. Ils étaient venus pour vivre une soirée de prédateurs, pas pour se cacher comme des lâches dans l'entrée.

Mais il restait encore un passage avant de rentrer. Placés devant une longue porte massive en bois noble, 4 hommes montaient la garde. Deux étaient debout, bras croisés, un troisième était avachi sur le mur adjacent et le dernier assis en amazone sur sa chaise. Les 4 molosses portaient des chemises aux manches courtes, sur lesquels se trouvaient d'épais gilets pare-balles, des étuis à pistolets et à couteaux solidement accrochés à leur ceinture. Sitôt Dole approché, celui qui apparaissait être leur chef s'approcha et mit les mains dans le dos.

- Monsieur Dole.
- Nathaniel. Comment va votre mère ?
- Morte, monsieur.
- Oh... Dole prit un ton peiné. Toutes mes condoléances...
- Il n'y a pas de quoi, monsieur. Elle est dans un monde meilleur, à présent. Avec un peu de chance, en train de cramer en enfer. Dites-moi, cet homme-là est avec vous ?

L'homme en question s'approcha à son tour, et pencha légèrement la tête sur le côté. C'était un homme grand, musclé, aux épais cheveux noirs un peu gras, une barbe de trois jours et un bouc sur le menton. Il allait répondre avec sarcasme, quand il fut coupé court.

- Votre première fois ici ?
- Je sais de quel genre de « soirées » on parle...
- Vous devez laisser toute arme, implant biotique et désinstaller vos logiciels d'omni-tool qui pourraient blesser autrui.
- Bien sûr. De toute façon j'ai pas besoin de ça pour tuer quelqu'un...

Sur ces mots, le jeune homme sorti un Carnifex replié de l'intérieur de sa veste, et le posa consciencieusement dans une boîte métallique juste à côté. Le garde le fusillait du regard, ses mains accrochées à sa ceinture.

- Heu... Je déconnais, hein...

- Passez une bonne soirée...

Une fois cet ultime barrière de sécurité franchie, les 2 humains pouvaient enfin entrer dans les lieux. La large porte se déploya, et ils posèrent le pied à l'intérieur. La porte donnait sur une petite allée, ce qui leur permit de faire bien d'autres pas. À leur gauche se trouvait un grand et large escalier de pierre, et la pièce était finement décorée de statues, de créations avec des plantes et des fleurs, ainsi qu'un large tableau représentant le colonel Guillaume de Villiers écrasant les communistes grecs de la commune d'Athènes.
Le temps de leur marche, les 2 humains s'échangèrent quelques mots. Celui qui collait aux talons de Dole était étrangement léger et insouciant. Ou alors, c'était Thomas qui n'était pas normal, tant il jetait des regards par-dessus son épaule.

- Calmos, pépé. Tout va bien se passer...
- Contentez-vous de rester près de moi.
- On a déjà fait ça tous les deux, non ? Je suis un pro, vous le savez.

Dole leva les yeux au ciel. Il risquait vraiment gros en se promenant ici. Mais sa doctrine avait toujours été simple : quitte ou double. Par le passé, il avait déjà eu à craindre pour sa vie, et il avait déjà eut à se balader ainsi en public, avec un tueur qui rode. Et les résultats avaient été corrects.
Enfin bref. Le politicien arriva juste devant la porte, et mit sa main sur la poignée.

- Vos « talents » ne sont pas en doute. La manière dont vous les mettez en exécution, c'est différent.
- Yippie Ki Yay...

Et finalement, après ce long chemin bien chiant, ils purent enfin rentrer dans la salle qui les intéressait.

Sitôt la porte ouverte, une large lumière dorée éclaira l'escalier. Les 2 rentraient dans une salle des fêtes, où on entendait des rires distincts et calmes.

C'était un cocktail. Un de ces cocktails mondains pleins de gens en costume, répartis en petits groupes, leurs rires et conversations un peu couvertes par un piano qui jouait en haut. On voyait distinctement les gens riches et puissants, ils avaient cet air, vous savez. Cet air hautain qu'ils partageaient.

- Mmh... C'est moins glauque que prévu...
- C'est le début. Restez près de moi et tâchez de pas trop boire.

Les 2 hommes se baladèrent un peu autour de la large salle, largement décorée et éclairée. Des hommes en costumes, le même genre de costume que le maître d'hôtel, se baladaient autour de la pièce, portant des plateaux d'argent ou des tas de serviettes. Non, il n'y avait qu'une chose de différente : Tous portaient des masques. Des masques étranges, assez vénitiens, juste un moyen de marquer un peu plus l'extravagance du lieu. Dole observait autour de lui, et il était sûr de ne pas apercevoir de gardes.
En fait, les gardes n'étaient pas comme ceux de dehors ou dans l'entrée. Il ne s'agissait pas d'énormes bêtes qui montraient ostensiblement leur force. Les gardes étaient mêlés dans la salle, portaient également ces masques aux couleurs et aux formes variées, mais n'avaient pour seule arme que des bâtons électriques cachés sous leurs épais costumes.

Dole parvint à soutirer une coupe d'un liquide sûrement très cher d'un plateau, et commença à se poster dans un coin, quand il entendit des pas s'approcher de lui.

- Ah. Monsieur Dole. Alors vous avez pu venir...

C'était une voix anormalement rauque. Une voix très graveleuse, enrouée, étranglée, même. La voix d'un homme dont les cordes vocales avaient un problème, très clairement.

- Wilkus. Toujours en vie...

Dole et Wilkus se mirent face à face. Le dénommé Wilkus était un peu plus grand que Dole. C'était un homme fin, élancé, très ridé, aux cheveux blancs plaqués sur le crâne, aux oreilles pointues et un peu décollées, au nez droit, aux yeux ovales couverts par des arcades sévères. Ils ne se serrèrent pas la main, mais leur vision mutuelle avait été un salut suffisant.
Wilkus tourna son attention vers l'autre homme.

- Et vous avez amené quelqu'un. Vous connaissant, cela va être quelqu'un d'exceptionnellement abject. Bon. Au moins, ce n'est ni un nègre, ni un communiste... Contrairement à votre meilleur allié...

Dole leva légèrement la lèvre supérieure, tel un chien qui montrait les crocs. Mais l'autre homme ne semblait pas impressionné. Il pouffa de rire et étendit sa main, comme pour faire signer qu'il voulait serrer celle de Wilkus. Celui-ci écarquilla les yeux, ne sachant que faire.

- Gabriel Wade. Heureux de vous connaître, monsieur...
- Dole. Présentez-moi, ordonna Wilkus après quelques secondes d'un silence gênant.
- Gabriel, je te présente Wilkus Van de-
- Colonel.
- Le colonel Wilkus Van de Merwe. Ancien officier des forces de défense sud-africaine. À la fin de la guerre, il a pris sur lui-même de pacifier les Terres Mortes du mieux qu'il pouvait...
- Ah ! Un mercenaire ! Heureux de rencontrer un collègue !

Wilkus étendit sa mâchoire, comme s'il se retenait de vomir.

- « Mercenaire » ? Je pense que nous ne nous sommes pas bien compris. Un mercenaire, c'est un pédéraste avec un flingue qui le vend au premier crédit venu, encore moins farouche qu'une putain galarienne unijambiste. Je ne suis pas un mercenaire. Je dirige une compagnie de sécurité et de détectives privée.
- Le colonel est un spécialiste de la pacification. Surtout dans les colonies ou chez les ouvriers.
- Ces sales socialos aiment à croire que le monde est un endroit simple où ils peuvent jouer les hippies. Les chefs d'entreprises payent la mienne pour briser les grèves.
- A chaque fois que le colonel se rend sur un chantier, les nombres de « suicides » et « d'accidents du travail » sont en forte hausse.
- Je vois.

Gabriel Wade s'en balançait un peu, au final. Mais Wilkus dégageait une aura qui puait plus qu'un étron dans un sac. Le mercenaire craignait Wilkus. Pas Dole. Dole savait que les gens les plus dangereux étaient ceux dont on ne se doutait pas.

- Et vous, donc, Wade ? Qui êtes-vous ?
- Mercenaire.
- Vous avez votre compagnie ?
- Je recherche encore des investisseurs.
- Comment est-ce que vous avez rencontré Dole ?
- J'ai tenté de le kidnapper.

Wilkus sourit. Un sourire qui dévoilait ses dents jaunes, ainsi qu'une molaire en or brillante. C'était mieux quand il ne souriait pas, en fait.

- Eh bien, eh bien... Cela promet d'être plus intéressant que je ne le pensais.
- Personne d'intéressant invité, ce soir ?
- Détrompez-vous. Ewing a ramené une diplomate asari, ici. Comme quoi, vous ne serez pas le seul politicien. Malheureusement pour nous...

Dole resta assez perplexe. Les Républiques asari étaient fractionnées, et étranges, mais de là à se mêler à ce genre de fêtes...

- Erada sera aussi présente.
- Peu étonnant.
- Et Dahl Elkoss également.
- Oh. Espérons qu'ils ne s'entre-tuent pas.
- Au contraire, espérons-le...

Dahl Elkoss était le patron volus de Dahl Terminus, une entreprise d'armes légères qui avait des contrats sur Oméga. Erada Aegis était la patronne turienne de Aegis&Wills LLC, une entreprise d'armes légères qui avait des contrats avec des groupes de sécurité sur Illium. Les deux avaient en commun leurs produits : Ils « empruntaient » des armes de la Hiérarchie avant de les revendre de manière reconditionnée.
Dole avait eu la ''chance'' de rencontrer les deux, et il se doutait bien que leur confrontation pouvait un peu déraper. Dahl était assez froid et hautain, mais Erada, elle, était une garce sanguine et violente. Une détraquée sexuelle, aussi, mais ça c'était moins officiel.

- Oh, je pense avoir rencontré quelqu'un qui devrait vous intéresser. Vous voyez le butarien derrière moi ? C'est un représentant d'une entreprise de minage butarienne. Un peu sauvage, comme entreprise.
- En quoi il m'intéresse ?
- C'est un ennemi d'Argonar. Un réfugié politique. Si jamais il remet les pieds sur Khar'Shan, il est pendu.
- Pourquoi ?
- C'est un activiste politique.
- Ah.
- Non, je plaisante. Il a tué sa femme et le mec qui baisait sa femme à coup de pelles.
- De pelles ?!
- Moi j'ai déjà tué un mec avec un crayon.

Dole se retourna pour voir Gabriel Wade, qui sirotait tranquillement son champagne.

- Bon, d'accord. Un crayon ET un marteau.
- Doux Jésus.
- Enfin. Christopher Ewing ne saurait trop tarder. La fête va commencer.
- Qui est chargé de mettre l'ambiance ?
- Louis-Marie, comme d'habitude.
- C'est qui ce mec ? Demanda Gabriel, qui ne supportait pas trop être ignoré.
- Un patron d'une boîte de transport pour les entreprises...
- Oh, pas passionnant comme boulot.

Oui, parce que c'était son boulot officiel. Les vaisseaux de transport de Louis-Marie voyageaient quasiment partout, même sur des coins chauds comme Tuchanka ou le fin fond des Terminus. Beaucoup de pauvres migrants se cachaient à l'intérieur de ces vaisseaux. Et ils disparaissaient, du jour au lendemain. On pourrait croire que Louis-Marie les tues. Mais, alors que Louis-Marie était enfant, il allait jeter ses légumes à la poubelle. Sa mère le tabassa violemment, en lui disant qu'il ne fallait jamais rien gaspiller, et Louis-Marie n'aimait pas gaspiller...

- Certes.
- Isabelle Jager est là. Il m'a semblé que vous et elle étaient assez en froid...
- Je suis contre le trafic de drogue sur le territoire de l'Alliance, tu le sais bien. Une fois que j'en serai capable, il faudra que je fasse quelque chose contre.
- Je prie pour que cela n'arrive pas.


Condescendant et menaçant, Wilkus donna une tape à l'épaule de Thomas.

- Eh bien, monsieur Dole, nous nous reverrons plus tard.
On a dû vous le dire plusieurs fois, mais j'insiste : Bonne soirée...


Et sur ces mots, l'afrikaaner s'éloigna un peu. La musique continuait. Les rires continuaient. L'ambiance continuait.


Notes:
 





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Crédits : SallibyG-Ray Sur Deviantart

MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Ven 22 Mai 2015, 14:00
Citadelle, 23 avril 2200



…Et peu importe la voie que tu as choisie, tu resteras toujours ma seule et unique fille, je sais que tu feras de grandes choses, et que tu feras honneur à ta…

…Mère, protège nos enfants, fais en sorte qu’elles soient heureuses, si la galaxie survit à tout ça. Les moments que nous avons passé ensemble me permettent de tenir ici, et si tu devais recevoir ce message, sache que je chérirai toujours nos…

…Moments passés ensemble. Je me rappelle encore nos entrainements au combat, quand tu n’étais qu’une petite fille. Je sais que tu crois que tu m’as déçu, en ne choisissant pas de suivre mes pas, mais aujourd’hui tu n’as pas à avoir honte de quoi que ce soit, alors…

…Vis ta vie, profite de chaque chose dès que tu le peux, sois un modèle pour nos filles, un phare qui les aidera à traverser les prochaines années, qui seront sans doutes difficiles. Et surtout, n’oublie jamais que…

…Je t’aime.

…Je t’aime.

Ayara mit fin aux deux transmissions simultanées enregistrées sur l’écran du bureau de ses quartiers. Regarder les messages d’adieu des deux turiens qu’elle avait aimé était devenu une sorte de drogue pour elle, du genre doux-amer dont on ne peut se passer, même si on sait qu’elle nous empêche d’avancer. Le regard toujours posé sur les deux visages figés, elle essuya une larme qui manquait de couler sur son maquillage.

La ressemblance entre les deux turiens était assez frappante, surtout à plusieurs siècles d’écart. Un psychologue lui avait un jour dit qu’elle avait sans doute choisi son compagnon en fonction de cette ressemblance, mais Ayara avait préféré annuler ses rendez-vous, et cesser ces séances qu’elle jugeait, de toute façon, inutiles. Le psychologue avait du se dire que la vérité était trop dure à supporter, mais il n’avait pas connu Vespien, qui avait partagé sa vie, et plus encore, il n’avait pas connu Algor Vartas.

L’un comme l’autre avaient compté-comptaient toujours- comme parmi les personnes les plus importantes pour Ayara, et pourtant ils étaient plus que différents par leur nature, si pas par leur apparence physique. Et, de toutes façons…

« Ambassadrice ? Madame ? Vous avez un appel, sur canal sécurisé. Dois-je vous le transmettre ? »

L’asari fut tirée de ses ruminations par la voix de sa jeune assistante, une asari d’une quarantaine d’années recommandée personnellement par la Conseillère, sans doutes la même faveur qu’on lui avait faite un jour. Mais la jeune Delenn faisait son travail de façon correcte, et ça lui suffisait.

« Envoie-le sur ma console. Et si tu pouvais me faire porter un plateau de fruits… »

« Bien sûr ambassadrice. »

Ayara n’eut pas le temps de la remercier que la communication se coupa, laissant place à une mélodie répétitive, signe qu’elle avait un appel en attente. Delenn n’aimait pas être remerciée, détail qu’elle devrait travailler, si elle voulait un jour entrer en politique. Recevoir la reconnaissance des autres était presque aussi important que se montrer généreux, sans quoi les autres auraient tôt fait de vous prendre pour quelqu’un d’hautain.

D’un geste, l’ambassadrice fit disparaître les visages turiens, et appuya sur l’écran, faisant apparaître l’image d’une asari, visiblement sur Thessia, étant donné les bâtiments en arrière-fond. Il ne fallut pas plus d’une seconde à Ayara pour reconnaître le regard de Tasha, son attachée sur la planète Mère. Elle lui sourit aussitôt, et s’ensuivit un passage de banalités, avant de passer à l’objet de son appel :

« Thessia aimerait que vous… Participiez à une réception. Dans les systèmes Terminus, pas forcément bien fréquentée. Mais nous avons appris que Thomas Dole y sera. Il est déjà important en matière de politique humaine, et est appelé à l'être encore plus. Nous aimerions en savoir autant que possible, dans le cas où il se montrerait moins conciliant envers les Républiques que ses prédecesseurs. »

Ayara se pinça le nez. Une réception dans les Terminus, avec un ponte de la politique humaine présent ne pouvait signifier qu’un certain type de fête, du genre qu’elle aurait sans doutes apprécié il y a quelques siècles, mais à présent… Elle ne pouvait de toute façon pas refuser une demande directe de Thessia, et puis, rencontrer ce Thomas Dole ne pouvait pas faire de mal, tant sur le plan de sa propre avancée politique que pour son gouvernement.

« Quand a lieu cette réception ? »

« D’ici quelques jours. Je vous ferai parvenir une invitation, et une liste des invités confirmés, si vous vouliez vous renseigner à leur sujet. Vous êtes invitée à titre personnel, pas en tant que représentante gouvernementale, bien sûr, sans quoi votre présence dans les Terminus serait illégale. Un vaisseau passera vous prendre et vous conduira sur Watson, tout sera dans les notes que je vous envoie. »

« Merci Tasha. Visiblement, ce n’est pas encore aujourd’hui que je te prendrai à oublier un détail. »

Ayara sourit, son interlocutrice sourit, et il y eut un nouvel échange de banalités, qui ne fut interrompu que par la corbeille de fruit que Delenn apporta à sa supérieure.


Orbite de Watson, 2 mai 2200, quelques heures avant la réception.



« J’aurais visiblement dû choisir ce que je porterais avant de partir. »

Discrétion oblige, les Républiques n’avaient fourni à Ayara qu’un petit vaisseau, et avec un petit vaisseau, les cabines étaient toujours petites. Si bien que le sol de celle-ci se trouvait presque entièrement recouvert de diverses robes, bijoux et colifichets autour desquels l’ambassadrice rôdait, agacée, ne portant qu’une serviette autour du corps.

Dans le seul coin de la pièce épargné par l’assaut vestimentaire, une asari en armure légère, les bras croisés, souriait en coin. Sa ressemblance avec Ayara était frappante, de même que le visible manque total d’intérêt qu’elle avait pour les considérations de l’ambassadrice.

« Vous serez très bien peu importe laquelle vous porterez, Mère. Et vous le savez. »

Ayara lança un regard noir à sa fille, avant de reprendre ses errances entre les îlots formés par les vêtements. Demya était la plus âgée de ses filles, et aussi celle qui ressemblait le plus à son père, du moins sur le point de vue mental. Tasha lui avait fait la courtoisie d’adjoindre ses deux filles en tant qu’escorte jusqu’à la réception, et Ayara en était reconnaissante. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pu les croiser autrement que par holo interposé, et pouvoir les serrer toutes les deux dans ses bras lui avaient apporté un réconfort plus important que ce qu’elle aurait cru.

« Vous apprendrez, Lieutenant T’Xin, qu’en matière de politique, être très bien ne suffit pas, il faut être parfaite. Et c’est ce que j’entends être une fois là-bas. »

Les derniers mots avaient été prononcés sur le ton de la plaisanterie, mais Ayara n’en pensait pas moins chacun d’entre eux. Ses vêtements, comme ses bijoux, devaient être le reflet de son rang, en plus d’être en accord avec le but du lieu. Elle finit par s’arrêter sur une robe rose pâle, ouverte sur l’avant, ce qui laisserait une vue suffisante sur sa poitrine et son ventre, sans pour autant en dévoiler trop et la faire passer pour vulgaire. Le bas, fendu sur la droite, permettrait de laisser entrevoir ses jambes de temps en temps, en les cachant le moment opportun, technique qu’Ayara maîtrisait déjà depuis des siècles. De plus, il s’agissait d’une des créations de la dernière couturière asari à la mode, ce qui n’ôtait rien à l’attrait qu’on lui porterait.

Au passage, l’ambassadrice s’empara d’un torque léger en argent, qu’elle préférait à l’or pour sa couleur plus discrète, tout en restant dans le luxueux, et d’une série de bracelets assortis. Dès le moment où sa tenue fut choisie, Ayara cessa d’éviter les autres vêtements, sachant qu’on s’occuperait bien assez vite de les repasser et de la rendre présentable.

« Tu peux aller dire à Jina que je serai prête d’ici une heure, qu’elle commence à amorcer la descente. »

« Vous serez parfaite avec ça, Mère. »

Demya avait souri, puis était retournée dans le cockpit de pilotage où sa sœur manoeuvrait le vaisseau, pour la mettre au courant de ses nouvelles instructions. Une fois sa fille partie, Ayara entama les derniers préparatifs pour la réception, et une heure plus tard, elle fut prête, rayonnante comme à son habitude, il n’y avait plus aucune trace sur son visage des réserves qu’elle aurait pu avoir à fréquenter le genre de personnes présentes à cette réception, où même des choses qu’elle allait y voir. Elle savait parfaitement qu’elle saurait faire montre d’enthousiasme le moment venu, et, qui sait, peut-être même ne serait-il pas feint, la soirée promettant de lui rappeler sa jeunesse.

Le vaisseau trembla un peu, signe qu’il avait amorcé sa descente. D’ici peu, elles atteindraient une des plates-formes de Watson, et de là, prendraient une navette vers la villa où se déroulerait la fête. Après ça, elle serait seule, les gardes du corps n’étant pas autorisés à la réception. Demya et Jina attendraient non loin, prêtes à intervenir s’il fallait évacuer. Ayara avait préféré prévoir le pire, même si dans ce genre de réception, les débordements et violences ne quittaient que très rarement l’ordre du sexuel.

L’ambassadrice décida de profiter du temps qu’il lui restait pour se remémorer ce qu’elle savait de Thomas Dole. Il avait été directeur de cabinet de l’ancien Premier Ministre, avant de prendre sa place. Difficile de dire si on avait décidé de le préparer pour remplacer son prédécesseur, ou s’il avait profité de sa position pour l’évincer. La politique humaine était tellement pleine d’hypocrisie qu’on ne pouvait connaître la vraie raison des choses avant qu’un de leur journaliste tombe sur le vrai récit des choses, à moins d’en avoir fait partie. Du reste, Dole avait eu un parcours calme, si ce n’était pour les nombreuses rumeurs qui couraient à son sujet. Ayara se dit qu’il faudrait qu’elle profite de cette soirée pour tirer certaines choses au clair.

Les autres invités de la fête étaient surtout issus des Terminus. Quelques marchands d’arme, probablement des trafiquants aussi, voire des chefs d’entreprises connus pour leur manque d’éthique. L’hôte de la fête lui-même était un patron aux liens connus avec la pègre locale. La chose était claire, aucun enfant de chœur ne serait présent à cette soirée, ou du moins pas en tant qu’invité.

Finissant de refermer sa robe, Ayara se dirigea vers le pont, où elle put observer les gigantesques vagues de Watson, et la plate-forme où elles allaient bientôt atterir. Posant ses mains sur les épaules de sa plus jeune fille, l’ambassadrice réalisa pour la première fois qu’une fois à l’intérieur de la villa, elle n’en sortirait plus avant la fin de la fête. Inconsciemment, un frisson lui parcoura l’échine, et elle serra un peu plus les épaules de sa fille.


2 mai 2200, Watson, aux environs de la villa Ewing.



Emmitouflée dans un imperméable la protégeant de la pluie battante, Ayara marchait les quelques mètres la séparant de l’entrée de la villa, en compagnie de ses filles. Toutes silencieuses, Ayara savait qu’elles étaient en train d’analyser les lieux, de repérer une faille éventuelle si le besoin s’en faisait sentir, tandis qu’elle-même se mettait déjà dans le personnage qu’elle jouerait cette nuit.

Elle jeta un œil distrait aux nombreux gardes présents en extérieurs, avant d’observer la villa elle-même. De taille impressionnante, elle avait été faite pour impressionner plus que pour y vivre, c’était certain. Les fêtes devaient y être nombreuses, et les débordements fréquents. Un cadre parfait, somme toute.

Sur le pas de la porte, Ayara se retourna, et jeta un dernier regard à ses filles.D’un commun accord, elles avaient décidé de se séparer avant d’entrer, ne voulant pas révéler, même inconsciemment, leur lien familial. L’ambassadrice se contenta donc de hôcher la tête, avant de s’annoncer. Ce fut un petit maître d’hôtel qui lui ouvrit habillé selon la tradition humaine. Dépassée, à l’heure actuelle, mais sans doutes le maître des lieux avait-il une forme de nostalgie pour l’époque.

« Bienvenue, madame. Puis-je voir votre carnet d’invitation? »

Il lui avait demandé avant même de la débarrasser de son manteau, une forme d’impolitesse certaine, qu’Ayara ne releva cependant pas. Elle lui tendit son carton sans un mot, ôtant elle-même le lourd imperméable qu’elle jeta, trempé, sur l’épaule du majordome. Son petit costume serait trempé, et il apprendrait à ne plus lui manquer de respect de la sorte. En temps normal, l’ambassadrice se serait contentée de passer au-delà de ce manque, le petit personnel aimant parfois faire usage du peu d’autorité qu’ils avaient, mais ici, elle se devait d’être plus agressive, de se montrer plus dominante qu’elle ne pouvait l’être en des circonstances normales. Et ce petit homme ne serait sans doute pas le dernier à en faire les frais.

« Madame l’ambassadrice, je ne vous avais pas reconnu, c’est la première fois que nous avons l’honneur de vous recevoir, je crois… Je vous prie de m’excuser. La soirée se tient par là, continuez tout droit. Et surtout… Passez une bonne soirée. »

« J’y compte bien, oui. »

Tournant le dos au maître d’hôtel, Ayara n’eut pas le loisir d’observer son sourire et on regard trainant sur ses formes tandis qu’elle s’éloignait d’un pas plus ou moins lent, son imagination lui offrant sans doutes ce qu’il ne pourrait pas avoir, faute d’une position sociale plus élevée.

Arrivée à une entrée où quatre humains étaient postés, Ayara s’arrêta, et tendit machinalement les bras, habituée aux contrôles de sécurité. Le détecteur ne trouva rien d’interdit, et on la laissa passer avec un grand sourire, lui indiquant une fois de plus le chemin vers la réception. Cette fois, Ayara pu entendre les commentaires des gardes, en s’éloignant, ce qui la fit sourire en coin. Visiblement, elle avait bien choisi quoi porter.

« Putain, elle est bien roulée l’asari. J’aimerais bien voir ce qu’il va se passer là-bas, dans quelques heures… Il sait les choisir, le Christopher. »

« Bof, je suis pas trop fan des bleues, pas de cheveux, ça me gêne, mais faut avouer que celle-là à quelque chose… »

La pièce suivante, adjointe à la salle d’où émanaient déjà des rires et des bruits de discussion, étaient cependant vide, décorée de statues indéniablement issues de l’art classique humain, l’ambassadrice ne sachant dire s’il s’agissait de reproductions ou d’originaux. Au milieu du mur principal trônait un portrait d’un autre humain, visiblement un guerrier au vu de ses atours. Ayara ne put cependant identifier de qui il s’agit, n’ayant pas les connaissances nécessaires en matière d’Histoire de la guerre humaine.

Traversant la pièce, les portes s’ouvrirent enfin sur la réception, où quelques invités étaient déjà présents. Tout en descendant les escaliers, Ayara observa les lieux, fortement éclairés, ce qui ne tarderait pas à changer, si le déroulement de ce genre de fête n’avait pas changé. Les serveurs arboraient tous un masque, et circulaient avec de quoi grignoter, et surtout, de quoi boire. Au vu de la diversité des plateaux, l’hôte avait prévu tous les goûts possibles, aussi Ayara profita du passage d’un serveur pour s’emparer d’un verre contenant un alcool originaire de Thessia, au titrage moyen, mais néanmoins très doux, si bien que l’on ne sentait pas l’alcool que l’on ingérait. Un alcool qu’ayara avait souvent utilisé pour soutirer des informations, et, elle n’en doutait pas, dont d’autres avaient fait un usage bien moins recommandable.

Sirotant son verre, elle finit par apercevoir Dole, dans un coin, en compagnie de deux hommes. Visiblement en grande conversation, l’ambassadrice décida de se rapprocher d’un mur, et d’attendre que le reste des invités arrive, ne quittant cependant pas le Premier Ministre des yeux. La fête allait bientôt commencer, et avec elle, la chasse aux informations…


Dernière édition par Ayara T'Xin le Sam 23 Mai 2015, 12:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Ven 22 Mai 2015, 16:12
Les Cercles de Dante



Watson, dans la journée

Dahl regardait la planète depuis le vaisseau descendant de l'espace. C'était la deuxième fois qu'il y allait. Sa première venue s'était déroulée d'une façon surprenante : il y avait rencontré un homme qu'il avait volé, et s'en était fait un allié important tout en gagnant beaucoup d'argent au passage.

Depuis, Dahl Terminus s'était confortablement installée sur la planète, en fournissant de manière régulière de la nourriture à chacune des nations y étant représentées, et en plus pour des tarifs raisonnables ! C'était en effet l'une des conditions à l'association entre Ivrancic et Elkoss, et Dahl respectait scrupuleusement les contrats qu'il signait.

Les rencontres devant avoir lieu le soir même étaient du même acabit : de gros risques, et de gros bénéfices. L'élite des Terminus, ou du moins une partie non-négligeable d'entre elle, y était présente. Des vendeurs d'armes, des trafiquants de drogues, des passeurs, des esclavagistes, des officiels corrompus, toute une population riche et puissante qui se rassemblait pour comploter avec pour objectif de doubler les autres.

Dahl était à la fois ravi et embêté par cette soirée. D'un côté, sa présence montrait clairement qu'il n'était pas un individu recommandable, hors il espérait toujours parvenir à donner une image positive de lui-même et de son entreprise.
De l'autre, être invité à cette soirée était une preuve supplémentaire du pouvoir qu'il avait accumulé, en particulier ces derniers mois. Et puis, qui sait quelles intéressantes rencontres il pourrait faire ce soir ?

Globalement, le volus décida d'être positif. Puis il se remémora les différentes personnes qu'il devait absolument voir lors de la soirée, se préparant aux joutes verbales...

Villa Ewing, soirée

Le volus sortit de la navette, seul. Il fut aussitôt ballotté par le vent, mais heureusement sa petite taille n'offrait que peu de prises, et il se remit à marcher en direction du bâtiment dont on ne voyait que quelques éclairages extérieurs.

Derrière lui, la navette repartit, se noyant rapidement dans l'obscurité. Mais Dahl savait qu'elle ne retournait pas à la base : il n'avait certes pas le droit d'avoir des gardes ou des armes avec lui, mais il préférait en avoir à proximité. Ainsi, quatre humains faisant parti des combattants de Dahl Terminus étaient à l'intérieur, armés de pied en cap. La navette, une fois hors de vue du manoir, plongea dans les eaux déchaînées et s'approcha jusqu'à être à la limite des sonar dont étaient sans doutes dotés l'île. En cas de grabuge, ils pourraient intervenir en quelques minutes. A Dahl de survivre jusque là.

Le volus arriva, titubant légèrement, à la porte du manoir. Celle-ci s'ouvrit instantanément, et un majordome à la livrée humide accueillit le chef d'entreprise comme il se doit.

« Monsieur Elkoss, je présume ? Soyez le bienvenu parmi nous. Continuez le long du couloir. »

L'homme regardait le volus, le bras légèrement tendu, comme s'il espérait prendre quelque chose, mais ne reçut que le regards inexpressif du casque se détournant de lui. Dahl laissa en plan le majordome et s'éloigna le long du couloir, laissant derrière lui une trace humide issue de l'eau dégoulinant de sa combinaison.

Il arriva à un poste de garde, où il remis son pistolet lourd sous le regard légèrement amusé de quatre humains. Ceux-ci ne prirent même pas la peine de vérifier que le volus n'avait pas d'autres équipements : il faut dire que la réputation pacifique des volus n'était plus à faire.

Une pièce contenant des œuvres d'arts, et Dahl arriva en haut d'un escalier d'où il eut une vue sur l'ensemble des invités. Les serveurs et gardes se démarquaient facilement grâce à des masques tape-à-l’œil. De nombreuses personnes semblaient captivées par une asari se mêlant à la foule, portant une robe luxueuse mettant ses atouts en valeurs. Plus loin, Dahl aperçu Dole, l'une des nombreuses personnes avec qui ils comptaient discuter ce soir.

Le volus descendit les marches lentement. Un serveur l'aperçu et lui proposa un échantillon de boisson qu'il pouvait consommer. Ewing s'était bien renseigné. Dahl choisit une consommation à son goût, assez légère, et commença à se mêler à la foule.


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Sam 23 Mai 2015, 20:44
20 Avril, Omega

J'ouvre la porte de ma cachette dans les égouts, avec mes mains couvertes de sang de galarien j'ai dû me prendre à deux reprises avant d'être capable de tourner la vieille poignez de la porte. Je m'assoie sur un des fauteuils et consulte le message que j'ai reçu sur mon omni-tech il y a de sa une demi-heure pendant que je m'occupais du cas de ma victime, hors de question de m'arrêter durant le travail juste pour un message. J'ouvre le message et vois le visage d'une jeune femme humaine, les seules personnes qui me contact sur ce canal de message c'est sois pour me menacer de mort, sois me donner un contrat et comme je ne connais pas cette femme je crois que la seconde option est la meilleure.

-Je m'appelle Isabelle Jager, la cible que je veux que vous éliminez est Thomas Dole. L'humaine me montre une photo d'un homme en âge avancer et très bien habiller. Pour y parvenir je vous ai fait parvenir une fausse identité et un billet d'invitation pour une fête le 2 Mai prochain qui est organisé dans les Terminus pour les grands Barons du système et Dole sera présent, c'est durant cette fête que vous allez devoir l'abattre. Vous aurez votre argent à la fin de l'opération. Bonne chance assassin.

La vidéo pris fin sur ces mots, le fait de prendre une fausse identité qu'on me fournit me déplais un peu et encore plus celle d'être payé par après, mais le montant de la paye vaut largement ces petits désagréments. Je regarde les infos sur ma double identité avec attention, Krikos Elm, un esclavagiste spécialisé dans les combats à mort dans les arènes des Terminus. J'éteins mon omni-tech et m'enfonce confortablement dans le fauteuil en repassant avec un sourire au défi qui m'attend.

2 Mai, Watson

J'arrive dans le manoir mon manteau en cuir trempé par la forte pluie et les vents cinglant de la tempête qui gronde dehors. Un major d'homme habiller en pingouin est à l'entrée pour saluer les nouveaux arrivant comme dans toute bonne fête de ce genre. Je ne lui laisse même pas le temps de me saluer que je lui lance mon manteau en pleine figure avant de passer mon chemin. La fausse identité qu'on m'a fournis ne me convient pas du tout, Krikos est quelqu'un de trop extravagant et qui attire trop l'attention pour ce type de contrat, habillé avec seulement une chemise bleue pâle au manche retroussé et un pantalon noir chic avec une belle pair de soulier assorti. Le couloir que j'ai emprunté m'amène à un poste de garde surveiller par quatre humains armés d'un couteau de combat et d'un pistolet lourd, si je dois faire une fuite la porte principale sera risquer. Un des gardes avance dans ma direction avec un bac dans les mains. –Les armes sont interdites à partir d'ici. Je le regarde dans les yeux avec un grand sourire, - Je ne suis pas armé, je peux passer alors. Le garde me regarde avec un souci relevé avant de me laisser entrer dans la pièce principale de la fête. La seule arme que je transporte est une lame en céramique enduis de poison qui est caché dans la semelle de mon souliers. Je me mêle rapidement à la foule en cherchant ma cible, je repère rapidement les gardes qui ont des masques différents des serveurs, probablement armer de bâton électrique. Je prends un verre d'une boisson forte qu'un serveur transporte et continu mes recherches en balayant la salle du regard assied sur un fauteuil.
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Dim 24 Mai 2015, 21:28
Entrepôt désaffecté. Elysium. Nébuleuse de Petra / Une semaine plus tôt.

Alessa était en bien fâcheuse posture. Peu importe comment elle s’était retrouvée dans cette situation, le fait est qu’elle se trouvait à présent dans un entrepôt désaffecté, pieds et poings liés. Un homme se trouvait avec elle et il supervisait l’installation d’un terminal portatif sur la table en face de l’Asari. Une fois la tâche menée à terme, il congédia l’ingénieur et ouvrit un canal sécurisé. Un homme apparut en image de synthèse sur l’holoécran. Alessa le reconnut sans peine au premier regard : Vladimir Korachev. Il s’agissait justement de l’homme à cause duquel elle se retrouvait en pareille situation.

— C’est elle ? demanda l’homme avec un fort accent ukrainien.
— Oui, répondit le soldat se trouvant seul dans la pièce avec Alessa. C’est elle qui a attaqué l’entrepôt.
— Où sont les autres ? s’enquit l’Ukrainien.
— Elle était seule, monsieur. Il n’y a personne d’autre.

Le chef tourna la tête vers Alessa en fronçant les sourcils et en la fusillant du regard.

— Pourquoi attaquer mon entrepôt ? demanda-t-il avec autorité. Qui vous envoie ? Pour qui est-ce que vous travaillez ? (Alessa garda le silence.) Répondez !

Face à l’absence de réponse de la jeune femme, l’Ukrainien fit signe à son homme de main de passer à l’action. Le poing du soldat s’abattit sur la mâchoire d’Alessa sans prévenir et lui arracha un hoquet de douleur et un gémissement. La jeune femme accusa le coup et releva la tête avec insubordination.

— Monsieur Korachev t’a posé une question, souffla le soldat en se massant la main.

Alessa se contenta de cracher un peu de sang au sol sans pour autant répondre à la moindre question. Le dénommé Vladimir l’observa un moment en silence avant de se tourner vers son homme de main.

— Que cherchait-elle exactement ?
— Des informations.
— Quel genre d’informations ?
— Le soldat qu’elle interrogeait nous a dit qu’elle cherchait à apprendre plus sur un Krogan.
— Un Krogan ? Mais encore ? Ces chiens se multiplient comme des lapins. Ce Krogan a-t-il un nom ?
— Le soldat a dit qu’elle-même ne semblait pas connaître son nom. Elle s’est contentée d’agiter cette photo sous son nez en lui demandant s’il le connaissait. (L’homme de main montra la photo à Vladimir qui redressa le menton en hochant lentement la tête comme s’il avait déjà vu ce visage quelque part.)
— Et pourquoi recherchez-vous ce Krogan ? demanda l’Ukrainien à l’Asari.
— Cela ne vous regarde pas. C’est personnel.
— Cela me regarde plutôt deux fois qu’une si vous cherchez à arracher à mes hommes des informations à propos d’un des mes anciens collaborateurs. Je ne répéterai pas ma question. Alors vous feriez mieux d’y répondre avant que mon chien de garde ne perde patience.

L’homme de main fit craquer ses articulations pour appuyer les paroles de son patron. Mais il en fallait plus que ça pour intimider Alessa. Bien plus que ça même. Elle garda le silence et écopa d’un nouveau coup sur la mâchoire. Mais cela ne suffit pas à lui délier la langue.

— OK. Si vous le prenez comme ça. (Il fit signe à son homme de main.) Tuez-la.
— Attendez ! s’exclama Alessa en voyant le soldat sortir une arme de poing et la pointer sur sa tempe. Si vous voulez tout savoir : j’ai des comptes à régler avec ce Krogan. Voilà tout.
— Mais encore ?
— Il semblerait que vous soyez la dernière personne avec laquelle il ait fait affaire avant de disparaître de la circulation. C’est pour cela que je suis ici. Je voulais découvrir ce qui lui est arrivé. Découvrir dans quel trou à rat il a été se terrer afin de l’en dénicher et de lui faire la peau.
— Une sauvage, souffla l’Ukrainien en souriant. J’aime ça. (Il marqua une pause.) C’était téméraire de votre part de prendre d’assaut mon entrepôt sans renfort pour assurer vos arrières. Que pensiez-vous découvrir exactement ? Une quelconque information susceptible de servir votre… petite vendetta ? (Il sourit de nouveau.) C’est bien dommage pour vous. De toute évidence vous avez fait chou blanc.
— Vraiment ? s’enquit Alessa en plongeant son regard dans celui de l’Ukrainien. Je savais pertinemment que vous ne seriez pas sur place. Que ferez un flic comme vous dans un endroit comme celui-ci ? Vous êtes plutôt du genre à briller sous le feu des projecteurs, n’est-ce pas ? Sûrement pas à traîner dans de vieux entrepôts abandonnés. Et vous semblez détenir les informations que je recherche.
— Mais rien ne vous dit que je suis prêt à les partager avec vous.
— Vous êtes certainement le mieux placé pour savoir que tout homme à un prix. Quel est le vôtre ?

Le policier corrompu jusqu’à la moelle s’enfonça un peu plus dans son fauteuil en observant en silence les traits fins et délicats de son interlocutrice. Il réfléchissait à la tournure que prenait cet entretien.

— Ma foi, reprit-il après un moment. Je dois admettre que vous m’avez impressionné en parvenant à déjouer ma sécurité et à vous infiltrer dans cet entrepôt. De toute évidence, vous êtes douée. (Il se tut de nouveau un instant.) Vous disiez vrai : tout homme a un prix. Que diriez-vous qu’en échange de ces informations que vous recherchez, vous me rendiez un petit service ?
— Un service ? répéta Alessa avec prudence.
— Oui. Un service qui requiert vos talents et votre expertise. (Un sourire fleurit sur les lèvres du policier corrompu.) Vous semblez être justement le genre de personne qu’il me faut pour cette mission.
— Qu’attendez-vous de moi ?
— C’est très simple. J’attends de vous que vous assassiniez un dénommé Thomas Dole…

***

Watson. Berceau de Siegfried / Début de soirée.

Un masque dissimulant les traits fins et délicats de son visage exotique, Alessa arpentait la grande salle dans laquelle se tiendrait le début des festivités. Elle était pratiquement invisible aux yeux des invités qui ne daignaient s’intéresser à elle que pour exiger qu’elle étanche leur soif sans limite. Dans le fond, elle était là pour ça : faire le service. C’est ainsi qu’elle s’était présentée à l’intendance quelques heures auparavant, prétendant être ici pour assurer le service durant la soirée. Les papiers qu’elle avait alors présentés avaient attesté la véracité de ses propos et après une fouille corporelle – qu’elle avait jugée plus approfondie que nécessaire – la jeune femme avait été autorisée à accéder à la riche demeure où aurait lieu la rencontre. Jusqu’à présent, tout s’était déroulé selon le plan. À quelque défaut près…

Alessa avait préparé cette mission du mieux qu’elle put compte tenu des maigres informations mises à sa disposition par son commanditaire. Ce n’était pas une mauvaise foi de la part de ce dernier ni même un manque de professionnalisme de la part de l’Asari. Le fait est que l’organisateur de cette « soirée » mondaine avait semble-t-il fait son possible pour brouiller les pistes. De toute évidence, il souffrait du syndrome de la paranoïa aigüe. Alessa ne pouvait guère lui en tenir rigueur : compte tenu de la raison d’être de ces festivités, si les rôles avaient été inversés, elle-même aurait certainement exigé un niveau de discrétion et de sécurité similaire. Elle aussi souffrait souvent de paranoïa et d’un besoin excessif de tout contrôler de A à Z. Dans le cas ici présent, cela jouait en quelque sorte en sa faveur : l’organisateur de la soirée pensait comme elle. C’était un atout dans la manche de la jeune femme. Elle aurait ainsi la possibilité d’anticiper les réactions du maître des lieux. C’était un plus.

Arpentant la salle où se tenait la réception en prenant bien soin de ne croiser le regard d’aucun invité, Alessa ne perdait cependant aucune miette du spectacle se jouant sous ses yeux. Des trafiquants et des grands pontes issus du monde de la politique ou de celui – bien moins fréquentable – de la criminalité. Guère le genre d’individus qu’on avait l’habitude de convier à un gala de charité. Mais bien entendu, il n’était pas question ce soir-là d’un gala ordinaire. Les personnalités réunies en ces lieux n’avaient rien d’enfants de cœur et sous leurs dehors hypocrites de fausse cordialité planait le spectre cendreux de la félonie et du vice. Ces beaux parleurs étaient tous pourris jusqu’à la moelle. Tous sans exception.

Et justement, tandis qu’elle retournait prendre place à côté d’une longue table drapée de blanc croulant sous les hors-d’œuvre et des litres de liqueurs originaires d’autant de planètes différentes qu’il y avait de boissons différentes, Alessa vit au loin les grandes portes s’ouvrir afin de laisser apparaître en haut des marches le plus vicié des charognards conviés à cette petite « sauterie ». Un Humain. Un homme à l’allure respectable qui dissimulait pourtant bien son jeu. Sous ses beaux atours et son visage inexpressif se dissimulait « la pire ordure que l’Humanité ait jamais enfantée depuis que ces chiens de capitalistes ont pris le monopole du pouvoir sur Terre » aux dires de ce très respectable Vladimir Korachev. Et c’est ainsi que la jeune femme posa pour la première fois de la soirée les yeux sur sa prochaine victime.


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Lun 25 Mai 2015, 23:52
[Berceau de Siegried]

Thomas... Thomas... Immonde fils de pute, raclure de trou du cul de porc : meurs. J'vais mettre ta sale tronche de balance dans un sceau de ta propre pisse et te noyer d'dans. Pauvre merde. Je t'encule. T'entends ? Je t'encule, et cette fois j'vais vraiment le faire !
- Ah.
Ahahah. Aller calmes toi garçon.

Dans son demi-sommeil , délirant et psychotant Yisin avait fini par cracher ses pensées d'une voix bien audible, se répercutant dans l'habitacle du vaisseau. Il n'y avait dans cette boite de métal voyageant entre les étoiles que lui, Yisin, somnolant difficilement sur sa banquette et Tosh Dayak, son associé, un butarien à la réputation qui n'était plus à faire, pirate, esclavagiste, et toute ces conneries, et quant Tosh ne trempait pas sa queue dans le merdier de la criminalité c'était pour s'la caler dans la première des salopes venues. Tosh il cassait des culs, dans tout les sens du terme.

- On va lui régler son compte.
La réponse étrangement calme de son pote l'extirpa un court instant de son délire enfiévré, Yisin n'avait pu que constater ce changement chez Tosh, depuis qu'il avait perdu un de ses œils lors de l'évasion de prison : une couche de mysticisme froid s'était ajouté à sa violence ordinaire... une histoire de butarien : leurs quatre yeux leur assuraient une sorte de supériorité raciale, en plus d’être un truc religieux en rapport à l’âme. Bha, pas plus d’âme dans le corps de Tosh que dans une brosse à chiotte. Il n'avait jamais était proche d'une quelconque façon que ce soit à la spiritualité, pourtant il aura fallut seulement qu'il perde l'un de ses oeils pour qu'il s'aperçoit de la valeur des autres.

- On y laissera nos vies certainement, mais ça va se faire.
Thomas Dole avait réussi de trouver encore un peu de place dans leur dos pour les planter. Tosh et Yisin avaient fait tout un tas de taff de petits bras pour le compte du politicien... jusqu'à ce qu'une mission "d'intimidation" dérape, là le politicard les a immédiatement lâchés. Depuis ils n'avaient pu quitter les systèmes terminaux, probablement traqués qu'ils étaient. Yisin, lors d'un trip particulièrement sévère de Straph (sable rouge en free-base) il y a quelques semaines de cela, retrouvé plus perché que les étoiles il lui était apparu clairement que leur ancien patron Thomas D. avait comploté leur chute et, même ! qu'il avait commandité plusieurs missions en vue des les éliminer pour de bon. Encore que pour cette dernière partie Yisin s'avouait que cela pouvait être qu'un délire de toxico.

- J'le... j'le sens pas putain.
Yisin se gratta les avant bras, incapable de soulager ses démangeaisons au travers de sa foutu combinaison. Le voilà bien réveillé, et la sensation de manque l'avait déjà fauché.
- Putain j'le sens pas nan. On va s'faire chopper... on... nan.
- Fumes cette merde et détends toi.
Dans cette galaxie il n'y a que deux sortes de types : les victimes... Et moi.
Il nous a balancé ? Nous on va l'enculé.

Le butarien décocha un sourire de circonstance, détermination et férocité pour calmer la confusion et la psychose de Yisin. Il ne s'agissait là que de rentrer, briser le crane d'une balance, et ressortir. D'une main il tenait avec fermeté l'épaule du quarien, de l'autre il tendait la dose de sable rouge. Ce con ne faisait qu'une mauvaise décente, et il n'y avait qu'un remède selon le Dr Tosh : encore plus de came.

Yisin prit l'inhalateur, le fixa à son module respiratoire. Un flash de bien être ébloui sa morosité, dissipant le voile illusoire d'une "mission suicide".
Bordel que c'est bon! Je me sens revivre. Je savoure la montée, rapide, brutale. Le petit-déjeuné des champions, ça nique même les Chocapic.
Dilatation des pupilles, Yisin se sentit transi d'énergie, ses yeux fou s'agitait plus que le regard d'un enfant battu au retour du bar de son père alcoolique. Ses doigts s'agitèrent dans le vent comme pianotant une partition invisible, sa mâchoire se serra comme sous amphét'... et bientôt le flash disparu, laissant place au bien être et au regain bienvenu de confiance.
Retour à la réalité. Yisin se frappa le casque, la niaque s'était réveillée et il allait tout niquer.



* * *



Ce début de soirée mondaine sembla porter le principe de snobisme à l’extrême. Les tenues étaient d'une richissime complexitées, le but pour beaucoup n'était pas de montrer qu'ils avaient les moyens... mais bien qu'ils en avaient plus que tout autres. Les masques ? Magnifique pour certains, farfelu pour d'autres mais pour tous : extravagant.
L'immense pièce où tous se trouvaient, au pieds d'un imposant mais néanmoins classieux escalier de marbre blanc à la main courante d'or et de platine, se trouvait être bien à la hauteur du chic insolent et la suffisance des invités.
Lapièce était riche de mille détails. Œuvres d'arts asaris : sculptures et holo-sculptures érotiques, superbe d’arrogance propre à leur race. Mais aussi quelques rarissimes tableaux d'un peintre krogan. Draperies minutieusement et magnifiquement brodées par de petites mains galariennes... sans compter bien évidement sur la vingtaines de tableaux majestueux ornementant les murs.

Plusieurs chaises élégantes et tables se trouvaient de ci et de là disposées de façon faussement indifférente, des bancs d'un blanc éclatant et plusieurs fontaines d'une splendeur architecturale.
Et tout ça, ce n'était que la première pièce du manoir Ewing.

Partout discutait aimablement cette noblesse criminelle et même... politique (oui ! Je vais devoir vous avouer une chose difficile à entendre mais : même la politique est corrompue). Des serveuses et serveurs circulaient avec discrétion entre les invités, proposant une indécente pléthore de mets et boissons différents. L'ambiance était cordiale mais montait rapidement, laissant place à des discutions et débats plus animés, à des rires et même quelque rapprochement. Beaucoup jouaient au jeux des masques, essayant de découvrir qui se cachait sous ceux ci, forçant ainsi la discutions mais jamais sans lourdeur, toujours avec tact.



Une turienne se trouvait affalée avec une nonchalance clairement affichée à une table, sur un siège au design étonnant dont on aurait dit qu'il flottait au dessus du sol tellement son pieds était d'une finesse incroyable. Portant une robe étonnante associant le coté martial et rude des turiens et une élégance frivole, entre un uniforme d'officier et une robe tzigane, un mélange subtil néanmoins réussi. Qui a dit que les turiens ne pouvait être gracieux ? Son masque d'un blanc éclatant aux touches de rouge profond réussissait l'exploit de faire ressortir des lèvres pulpeuses et avenante même pour des traits aussi sec que ceux de cette race.
Erada, principale actionnaire de Aegis&Wills LLC était une turienne plaisante à l’œil et aux sens, elle n'avait pour l'instant passée cette première demi heure qu'à quelques échanges plats et sans intérêts, préférant boire tranquillement dans son coin et observer. Et boire.

Mais voilà qu'une étrange et comique silhouette se dessina à sa vue. Elle alpagua immédiatement.
- Dahl Delkos !
Monsieur le président directeur général. Joignez vous donc à moi, sauvez moi de cette ambiance assommante.

Le volus s'approcha de sa démarche ridicule.
- Si j'avais su,mon chers, votre venu ici...
Erada s’interrompit pour siffler sèchement une serveuse. Bouteille, vite. Deux verres.
- On vient ici pour me voler encore un peu plus de part de marché mon chers ? Illium ne suffit plus dirait on.
Elle entama la conversation d'un ton enjoué.
- Comment se portent les affaires ? Evidemment, la réponse elle la connaissait parfaitement, gardant un œil constant sur l'évolution de ses concurrents.

- Malgré notre antagonisme commercial, tentons de profiter de cette soirée mon chers. Mais je dois bien vous dire que je suis sincèrement impressionnée par la croissance de votre entreprise. Même pour un Volus.



Wilkus était resté planté là, quelque peu abasourdi, une bière à la main. Une bière de Pretoria. L'Afrikaneer n'avait eut qu'à recracher et râler sur la boisson immonde qu'on avait eut l'audace de lui servir, un vin millésimé de Thessia pour un homme qui carbure à la bière depuis cinquante ans c'était comme de l'huile de moteur en plus amer. Mais voilà, une minute après ses plaintes, voilà qu'un serveur lui apportât personnellement cette bière. Coïncidence où Christian Ewing ordonnait des recherches aussi approfondies pour tout ses convives ?

Il n'eut qu'à décoller son attention de l'étiquette de la bouteille pour être frappé d'encore plus de stupeur. Ayara.
Guidé plus par son instinct que part sa raison, sentant déjà une raideur qu'il sut néanmoins contrôler par expérience, Wilkus s'approcha de cette créature aguichante, tout était provocante chez cette asaris, de sa robe évidement jusqu'à sa démarche.
- Mademoiselle, un verre ?
Il saisit immédiatement la bouteille de vin qu'on avait laissé à sa portée.
- Un vin millésimé de Théssia, fruité, moelleux et équilibré, un nectar rare dont vous me feriez honneur à déguster avec moi.
- Agréable persistance aromatique n'est il pas ?

Le caporal déblatéra mot pour mot ce que venait de lui dire le serveur il y a peu. Il se força à ingurgiter une nouvelle dose de boisson. Immonde, amer, et ca pue, comme les français.
- Votre première venue ici ?

- Une magnifique demeure oui, le petit Ewing c'est bien donner du mal pour avoir l'air d'un mécène. J'aime particulièrement les sculptures asaris, dégageant une sensualité brute mais finement ouvragé.
Il n'écouta que d'une oreille les réponses que lui donna Ayara, absorbé par le mouvement de ses lèvres délicates et de son aura de volupté.

Derrière lui il entendit une voix bien familière. Prenant la bouteille de vin et sa bière sud-africaine Wilkus se tourna et alla s'asseoir à la table d'Erana et de Dahl, emportant à sa suite Ayara il espérait.
- Mademoiselle Aegis.
Un... plaisir.

Son ton moqueur à la fin ne désarma absolument pas Erana.
- Savez vous que mes gars on eut le plaisir de découvrir dans le dernier lot de livraison de M-96 deux fusils défectueux ?
- Mes prix sur les Mattock sont les plus bas, vous concéderez bien cette minuscule erreur à une négligence minime, sans récidive.

Il était vrai que cela était courant, et vu la taille du lot et le prix qu'il avait obtenu Wilkus devrait s'estimer heureux, mais l'homme ne ratait pas une occasion pour remettre ces saloperies d'aliens à leurs places
S'il y avait quelque chose que Wilkus détestait plus que les nègres, c'était bien les socialistes et les hippies, et plus que ca encore c'était les xéno. Inférieur aux humains, tous autant qu'ils sont. Pourtant... pourtant s'il y avait quelque chose que l'Afrikaaner aimait plus que de mater une grève de travailleurs à coups de matraque c'était de baiser de l'asaris. Tel était le tourment de Wilkus... Mais, tel un maître blanc propriétaire de ses champs de cotons, il pouvait et se devait de féconder de la négresse, ne serait-ce que par devoir civilisateur. Et bien là, c'était le même combat. Cette haine raciste et ce désir violent constituaient un cocktail puissant.

En parlant cocktail... bha il était à cours de bière le caporal. Il héla une serveuse et...
Il ne put réprimer un tel sourire de satisfaction à la vue d'Alessa.
Ça devient une vraie écurie de putes ici, Wilkus avait plus chaud que sur une plage brésilienne.
- Laisses tomber ton plateau et rejoins nous ma belle.




* * *


- Mes amis ! Mes chers amis !
La voix de Louis Marie se réverbéra à travers toute la pièce. Louis Marie, le Sublime, le Magnifique, l'Extravagant, le Dingue c'est selon. Un homme non, une célébrité oui, dont la réputation de débauché n'était plus à faire : d'Oméga à la Citadelle même.
Il se tenait en haut de l’escalier imposant, un joyaux sur son piédestal. Louis Marie était un homme à la classe naturelle, à personne d'autre la richesse offrait une telle prestance, une tenue de noble. Son charisme, son sourire magnifique, son sens de l'humour, son ouverture d'esprit font partis du kit de base cela dis, son charisme incroyable est naturel, comme sa dépravation.
Il se trouvait drapé d'un lourd manteau bleu, d'un masque majestueux pullulant de milles détails. De son sceptre d'or il tapa trois fois le sol de façon théâtral pour instaurer le silence définitivement, le pianiste fut le dernier à s’arrêter, coupant son morceaux en plein milieux comme si même la partition retenait ses notes alors que le public retint son souffle.

- Mes chers amis, nous sommes tous là ! Ceux qui ne le sont pas ne sont plus à attendre, nous nous amuserons sans eux ! Je vous remercie tous, vous qui êtes venus pour cette soirée qui s'annonce déjà mémorables.
Il brandit le bout de son sceptre de manière grandiloquente en direction d'une des grandes portes.

- Le petit salon est ouvert, pour qui désire parler affaire avant la fête.
La porte s'ouvrit sans un bruit. Le petit salon faisait la moitié de la taille de la pièce dans la quelle ils se trouvaient, plusieurs fauteuils et canapés des plus confortables étaient organisés autour de table basse, créant ainsi divers petits "îlots" où pouvaient venir discuter les inviter sans être particulièrement dérangés. Louis Marie désigna une autre façade qui coulissa :

- Le Boudoir pour qui... voudrait plus d'intimité !
Le boudoir était la désignation même du mot "cosy", une ambiance chaleureuse un cadre de chalet suisse, tout de vieux bois et de canapés aux rembourrage divin, des lits aussi.

- Et enfin mes chers camarades... et je vous le dis, la fête c'est là ! L'aquarium !
Une grande porte s'ouvrit, laissant filtrer des reflets bleus mouvants sur le sol blanc éclatant. L'aquarium portait son nom du fait que le plafond tout entier en était un, une extravagance d'ultra riche. D'une couche de verre ultra résistant et d'une deuxième de poly-plastique, on voyait au travers avec une clarté ahurissante. La pièce en elle même faisait la taille de celle où se trouvait actuellement les convives, mais on pouvait séparer l'endroit en deux part distinct : d'un coté une piscine et pour les deux tiers restants un bar/club style After life, avec barres de pole-dancing, boxes et même un bar.

- Nos hôtesses ne sont pas là que pour faire le service, ici on ne touche pas qu'avec les yeux ! Le personnel mis à votre disposition est bien là pour satisfaire toutes vos demandes mes chers amis ! Tout un tas de distractions et autres sources de plaisirs vous serons proposer au cours de la soirée !
Il laissa un temps de silence, saisit enfin son masque d'une main pleine et l'envoya voler haut au dessus de lui. Plusieurs convives l'avaient déjà imités.
- QUE LA FÊTE COMMENCE !



* * *



Ouais ouais, niques tout, niques tout putain. Yisin venait de mettre pieds à terre, déjà tremblant, transi de froid, une tempête aux proportion biblique semblait s'annoncer prochainement.
- Wo, mais on pourra plus quitter c'cailloux ?
- Il semblerait bien qu'non.
- Mais... on va crever alors ?
- Il semblerait bien qu'oui.

Au moins j'aurais vécu comme un nabab quelques temps. Crever pour arracher la gueule à une balance, ça en valait le coup ?
- Putain, j'ai les tétons qui pointent de peur.
- Ah.
Ahahah.

- Bha. Même si on aura pas réussi à devenir c'qu'on voulait, on mourra en essayant.

Ouais, le marché de la dope rapportait de moins en moins pour des gars comme eux, les conciliens avaient mis un point d'honneur à la guerre contre la drogue. C'pas qu'on essayait de créer un monde en paix, sans drogue, sans trafiques d'armes et d’êtres non, un monde en paix ca existe pas. La politique était simple : tuer les p'tits artisans "criminels" comme Yisin et Tosh, les seuls qui réussiront à garder la tete hors de l'eau dans toute ce merdier c'est les caïds en lien avec les gouvernements conciliens. Oh ca le trafic il va rester, juste qu'une partie de ce fric ira direct dans les poches des grands pontes de l'espace "concilien civilisé, moralement supérieurs au reste". Ah ! j'te jure, monde de merde.
- PAS UN GESTE !
Le quarien se figea, sans qu'il n'ait pu s’apercevoir de quoi que ce soit quatre gardes armées les avaient encerclés. Ces mecs là c'était la crème de la crème, la cerise sur la cerise. Armure de solide, armement de guerriers, certainement des vétérans en plus de ça.
Tosh fut le seul qui réagit, et calmement en plus.Il sortit sa carte d'invitation.
- On est juste les gars qui viennent fournir la dope.
Le scan de la carte était déjà fini.
- Ok. On vous amène.
Bordel, Yisin avait encore le palpitant en mode tambour de guerre, il serra fermement le caisson qu'il tenait en main pour s'éviter de trembler. Foutu soldat de mon cul, foutu pluie de merde.
- Et vous allez rester planter là dehors toute la nuit en pleine tempête comme des putains d’épouvantails ?
Putain j'espère que la paie est foutrement bonne.
Vous avez droit à une pose café au moins ? Vous allez vous geler le cul j'vous l'dis.

Yisin était agacent et il le savait, mais il pouvait foutrement pas s’arrêter de parler, le Straph avait cet effet là sur lui.
- Fermes là, t'en tireras rien, autant parler à un mur.
Ces mecs là sont cons comme des briques.
De la soldatesque pur jus, dans tout son miasme de règles, de protocole, de connerie de système militaire.

Yisin et Tosh ne passèrent pas par l'entrée principale mais par la cours arrière. Certainement un jardin magnifique au proportion folle, mais là autant dire qu'on y voyait mieux dans le trou du cul d'un rat.
L'un des gardes entra un code, fit glisser une carte et leur ouvrit la porte.
- Merci le boy.

La porte claqua derrière eux.
Chaleur.
Musique.
Rires.
Yisin et Tosh restèrent un moment à se toiser dans le large couloir. Ils y étaient.
- Shagas !
Un butarien venait de faire son entrée. Takya, représentant de Aya'Khlor Extraction dans le secteur, le butarien était visiblement anxieux. C'était grâce à lui qu'ils avaient pu entrer ici, Yisin le connaissait personnellement depuis longtemps, et Tosh depuis que Yisin lui avait donner ordre de faire pression sur lui. Leur taff pour le compte de Thomas Dole leur avaient apprit énormément de ficelle question filature et recherche de crasses dans le passé des gens pour faire pression.
- Bien, vous avez le sable rouge.
Tosh était resté incrédule face à Takya, dans un costume ridicule et portant un masque vénitien.
- Bordel mon frère...
T'as pété un plomb ?
Qu'est ce... qu'est ce qu'ils t'ont fait là bas ?
Mon frère... c'est quoi c'délire ? Pourquoi tu te déguise en tafiolle ?
Merde, j'ai déjà vu des eunuques avec plus de couilles que toi.

- C'est une fête de bourge, tu t'la colle pas comme dans l'ghetto Tosh, ils ont tout un protocole à respecter ici.
Bon, où il est ?

Tosh le souleva avant qu'il n'ait répondu.
- Réponds ! T'as trop de foutre dans ta bouche de tapette ? T'es même plus foutu de parler ?
- Q... Quoi ?!
- C'est une réponse ca "quoi" ? Bougre de fiotte je t'ai demandé où il est !
- B-b-b-b
Tosh tourna sa tête blasé vers son pote.
- Il se fout de moi ?
- Le Bb-bb-bb-bou-... Le Boudoirrrrr !
Le mec se tapait une crise de chiale sévère, à c'niveau là il aurait fini noyé en quelques heures. Tosh le sécha d'un coup de tête avant de lâcher la carcasse par terre. Takya avait été déjà bien flippé de son premier contact avec Tosh, c'était alors que ce premier revienne sur leur accord et demande à être payer pour les faire entrer. Tosh Dayak n'avait pas dutout aimer ça. Il y était pourtant allé mollo en arrachant que quelques dents.
Yisin se baissa, prit le pouls. Il eut un mouvement de recul.
- Ah... bordel ! J'crois qu'il s'est chié dessus.
- Tant mieux. S'il ne l'avait pas fait, ça aurait été moi qui lui aurait chié dessus.

C'était ok pour le pouls, le gars allait se réveiller dans quelques minutes certainement. Par précaution Yisin mit tout ca en scène, l'adossant contre un mur, une dose à moitié vide de sable rouge en main (l'autre moitié il venait à l'instant de se l'enquiller).
- On bouge.



Yisin venait de lâcher le colis de came au bar comme c'était prévu, il tailla même la bavette au type pour la forme. Plusieurs fois sur la route les menant jusqu'au boudoir ils furent alpagués, le quarien joua des coudes, balança de l'insultes pour se délester de ces curieux. Tosh lui était tiraillé dans son avancé par sa queue, c'est qu'il y avait de la meuf dans l'tas et qu'il était du genre sanguin. Ce con se voyait déjà rouler son cigare cubain dans une paire de miche, ou repeindre le visage d'une autre. Mais voilà, déjà trop de fois où cet enfoiré avait tout fait merder à cause de ses pulsions, et Yisin était bien trop chargé de vindicte et de came pour s’arrêter.
- Là.
Thomas était confortablement assis, finissant de causer avec un mec en face de lui, un vieillard. Celui ci s'en alla bientôt en riant, laissant la place libre.
- J'y vais, prends le par derrière.
- Ah. Ahahaha.

...

Thomas sortit un cigare de sa boite, tâtant ses poches à la recherche...
- Du feux Monsieur D ?
Tosh avait déjà prit place derrière Thomas, ses deux mains posées sur le dossiers du siège en cuir. Evidemment le politicard pouvait gueuler, donner l'alarme, Tosh et Yisin étaient condamnés, mais le butarien n'aura aucun mal à lui décrocher la tête avant.
- J'espère que tu es bien assis, c'est quand même le minimum lorsqu'on est spectateur de sa propre fin.
Yisin se pencha en avant, Thomas était à moins de trois mètres devant lui mais il ne le regarda pas droit dans les yeux, son regard divaguant plutôt sur la table basse entre eux deux.
- Monsieur D était un tocard de politicard, et comme tout ceux de son espèce, il ne voulait qu'une chose : plus de pouvoir. Monsieur T et moi même on s'est associé avec le politicard, histoire de donner un coup de pousse à sa carrière, et puis l'intimidation on aime ça, Monsieur T aime particulièrement péter des genoux. Et nous on gagnait du fric.

Quinze ans mon frère, quinze ans qu'on a bossé pour toi le Tosh et moi.

Et Monsieur D ? Il était content lui aussi, le trône d'or de la république terrienne était là, bientôt à portée. Et D il trique à mort rien qu'en pensant au trône. Et j'le comprend.
Mais voilà, à force de monter, à un moment donné tu t'fais descendre.
Mais Monsieur D, tout à son honneur, croyait pouvoir s'en tirer sans casse, blanc comme le foutre sur la cuisse d'une pucelle.
FAUX, nul, zéro, erreur.
D il s'est mis à balancer. D il s'est mis à comploter. Merde, des gangsters ça fait tache sur mon palmarès.

Alors... un bon jour m'sieur D le vieux roublard il met sur pieds un plan pour niquer l'grand Tosh et le p'tit Yisin : il les envoi casser la gueule à Madame X, en omettant bien de leur dire qu'est c'est un foutu inspecteur du SSC dans l'genre bien placé en hauteur dans la pyramide des enculés !
Nous, on lui a cassé la gueule comme c'était prévu.
Et là, là putain tu nous appelles dans la soirée pour nous dire qu'elle est morte. Putain on l'a buttée.
Pourtant le Tosh et moi, on est sur que non. Hein ?


- J'vais caler tellement fort ma bite dans ton orbite qu'ca va ressortir de l'autre coté de ton crane de balance.

Yisin se releva bien sur son siège, plantant ses deux lueurs bleus de ses yeux sur ceux de Thomas.


- On t'as cru mon vieux, sur parole. Sur parole putain. On s'est tirés dans les terminus, un putain d'Exile.
J'étais fidèle patron, ON t'était fidèle. Quant tu nous dis : "barrez vous" on l'fait.

J'suis p'tet plus con qu'un autre mais il m'arrive de réfléchir. J'me suis dis que toute cette histoire ça puait la couille de conspirateur. J'ai vérifié juste un truc.
L'agent, le putain d'agent là.
Elle est toujours vivante.


Yisin se cala en arrière sur son siège, une main sur sa visière. La came décuplait ses émotions, il avait presque envie de chialer.

- Pourquoi tu nous a fait ça boss ?
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Mer 27 Mai 2015, 22:49
Le colonel Van de Merwe était un sacré personnage. Mais, par la Grâce de Dieu, il s'était décidé à partir pour aller sûrement à la recherche avide de jambes bleues qu'il pourrait placer autour de sa taille.
Gabriel Wade avait observé le bonhomme parti, et afficha un sourire carnassier alors qu'il s'éloignait.

- Brave type.
- Vous êtes déjà allé en Afrique du Sud, Wade ?
- Bien sûr.
- Je me rappelle qu'il y a 10 ans, c'était impossible de se déplacer. On avait des barricades autour de Pretoria, quant à Johannesburg, c'était une favela contrôlée par des gangs et des bandes de mercenaires.
- Sûrement, sûrement, répondit Wade qui se contentait de prendre un verre et de le siroter, sans s'occuper de ce que le politicien lui disait.
- Puis, ce type est arrivé, avec son uniforme de l'Alliance et 20 vieux vétérans de la guerre. Il est allé voir les gars de Pretoria, qui s'étaient construit une petite communauté de mecs, avec quelques moyens financiers. Il leur a dit : « Vous me filez tout votre pognon, et vous devenez rentiers jusqu'à la fin de votre vie ».
- Le colonel est banquier ?
- Le colonel a pris ses vingts hommes et sont allés dans un petit village au nord de Johannesburg. Ils ont fait un raid, une sorte de chevauchée médiévale, avec des jeeps à la place des chevaux. Ils ont pendu les hommes, ils ont capturé les femmes et les enfants, et ils sont allés dans une mine d'or pour les faire bosser.
- Cool.
- C'est quand même incroyable de se reconvertir aussi facilement. Genre, aujourd'hui, l'Alliance dépense des centaines de millions de crédits dans des programmes de l'aide à l'emploi, mais si on veut trouver du travail, faut vraiment faire ce qu'on a envie de faire.
Tiens, comme vous, Wade, quand avez-vous décidé de devenir un coupe-jarret ?


Avant même qu'il ne puisse répondre, Louis-Marie était descendu pour faire son discours. Vêtu d'un luxueux costume et portant un large spectre, l'homme au visage ovale, aux petites lunettes, à la chevelure remplie de gel et au sourire en coin parvint à, encore une fois, impressionner tout le monde en dévoilant un gigantesque aquarium dans une pièce à côté.
Christopher Ewing avait vraiment un problème d'ego, et tellement d'argent qu'il ne savait vraiment quoi en faire.

- Quel gentil garçon !
- Oh, oui, Louis-Marie est quelqu'un de toujours très enjoué, jamais colérique. Il est vraiment le meilleur pour mettre l'ambiance à une fête, il devrait se reconvertir dans l'événementiel.
- Bien. Bon. Que faisons-nous maintenant ? Vous avez des gens à rencontrer, boss ?
- Une personne, oui. Suivez-moi donc.

Dole ouvrait le pas sur son camarade. Wade tranchait beaucoup avec le reste des invités : Il était l'un des très rares invités à être classe. Oui, quasiment tout le monde était arrivé avec des habits un peu farfelus et extravagants, mais lui portait un superbe costume noir bien simple. Il ressemblait à une icône de la mode, comme l'Homme Trouble, ce superbe styliste.

Ils montèrent une sorte de petit escalier qui menait vers une pièce à côté, jusqu'à arriver à une nouvelle pièce, appelée le « boudoir ». Un nom de tafiole et une déco minable, mais ça plaisait aux viocs et aux bobos. De toute façon, Sade, qui avait théorisé cet endroit de déglingués du slip, était lui-même une tâche qui avait bien mérité sa place en asile.

Ils arrivèrent à l'intérieur. Ils étaient presque les premiers. Le boudoir n'était toujours pas fréquenté, le chemin normal était de passer par cette pièce en tout dernier lieu, généralement pour se détendre après avoir négocié, partir sur un bon souvenir...
Dole aurait bien aimé suivre le trajet normal, mais avant cela, il avait quelqu'un à rencontrer.

Sitôt passé l'armoire à glace, un krogan zehef en costume (Un krogan en costume...), sans même être fouillés ou interrogés, ils purent pénétrer dans ce coin à l'ambiance si particulière.

Il y avait, au fond, deux asaris en tenues légères, des sortes de chitons grecs transparents, qui étaient allongées sur un divan. Et puis, une humaine aussi, une rousse, près du balcon. Elles n'étaient pas bien actives, en ce moment, ces « hôtesses » fournies par Louis-Marie. Il faut dire qu'au début de la soirée, « Le Dingue » se devait de les mettre en forme.

- Alors, alors...
- Thomas Dole ! L'unique, le magnifique !

Les deux comparses se retournèrent pour voir le type qui venait de les aborder.

- Dave Cigale.

Un vieux mec de 60 ans, à la barbe bien fournie s'approchait. Il portait la tenue la plus décontractée possible : Un peignoir rougeâtre avec des espadrilles. Il paraissait être une parodie de Hugh Hefner, pour les connaisseurs, ou de Dominique Strauss-Kahn en beaucoup plus mince pour les Français. Le fait que Thomas Dole soit Thomas Dole expliquait bien sûr qu'ils se connaissent.

Ils ne se serrèrent pas la main. Dole n'aimait pas serrer la main de ce type. Il avait souvent peur que des trucs se trouvent sur sa poigne, tant ce brave Dave Cigale était obsédé.

- Et tu as ramené un charmant jeune homme, dit-il avec une voix enjouée et un léger accent dont on ne saurait dire d'où il vient.
- Dave, je te présente Gabriel Wade, un ami. Est-ce que tu peux prendre soin de lui quelques minutes ?
- Quelques minutes ? Si c'est un rapide, pas de problème.

Dole donna un coup de coude à Wade, tandis que Cigale claqua des doigts et fit un regard noir vers les asari. Un simple mouvement de bras réussit à convaincre le mercenaire d'aller s'exiler un certains temps avec elles dans une autre « pièce », en réalité, derrière une légère cloison.

Dave se dirigea alors vers un fauteuil.

- Après toi.

Ils se mirent face à face, leurs culs malpropres bien calés sur le cuir. C'est qu'ils étaient agréables, ces fauteuils, spécialement rembourrés pour limiter les frottements.

- Alors, fiston, dis-moi tout.
- Dave, je préfère quand tu ne m'appelles pas « fiston », c'est glauque vu notre passif...
- Certes, certes... Mais bref... Comment ça va ? J'ai entendu dire que tu avais quelques problèmes en ce moment...
- Au contraire. J'ai de moins en moins de problèmes, et c'est justement pour ça que ça sent pas bon.
- Premier ministre...

- Certains commencent à avoir peur de moi. Enfin, c'est une longue histoire... Mais disons que j'avais besoin de te voir, Dave.

Ils allaient encore devoir négocier, ce qui n'était pas tellement au goût de Cigale.
Alors que Dole avait les yeux rivés sur le vieil homme, la posture droite, comme celle d'un homme qui cherchait à être imposant, Dave n'avait les yeux rivés que sur la cloison. Il observait l'ombre distincte d'une asari qui bougeait légèrement à la lueur de la lumière...

- La baise, c'est un sport...
- Je sais.
- Surtout quand un des deux veux pas.

Dole pencha légèrement la tête, ce même sourire figé sur le visage. C'est vrai que Davey savait jamais quand ce qu'il disait était normal ou pas.
Avec ce genre de mec, la seule solution, c'était de jouer à leur jeu.

- Tu gardes toujours les vidéos de tes clients ?
- Louis-Marie les gardes. D'ailleurs, j'ai des trucs à te raconter là-dessus, c'est incroyable... Tu savais ce que c'était le « Poirier japonais » ?
- Le... Quoi ?
- Je sais pas, il appelait ça comme ça, le type...
- Qui ?
- Le primarque de Digeris. En fait, tu vois, le type, assez rigide, quoi, c'est un vieux, mais il était avec une asari super souple, une contorsionniste à la retraite, tu vois. Et donc, en gros, l'asari elle se fout une jambe derrière la tête pour lui lécher l'anus.

Dole posa une main sur son menton, les sourcils froncés, l'air circonspect.

- Ah.
- C'est un peu difficile à expliquer pour les néophytes, mais avec un peu d'entraînement c'est pas si dur... Mais je crois le pire, c'est que le primarque, il avait une super tactique avec sa langue... Enfin, tu connais ça, la langue des turiens, un truc super long, petit coquin. Enfin bref, quand ça a giclé, ça lui est rentré dans la face, PSCHIIIIT ! C'était incroyable, putain, l'asari elle hurlait tellement fort si t'écoutes l'enregistrement avec des écouteurs t'as plu de tympans. Qu'on se le dise, entre nous, Thomas, mec... Autant de sécrétion vaginale, c'est pas possible...
- Ah.
- En plus t'aurais dû voir sa bite, au primarque ! Il en a une petite mais putain, il a un bon mouvement de bassin, c'était incroyable. Et puis, l'asari elle était souple, alors, pendant ce temps, elle foutait ses doigts à l'intérieur de son...

Dole n'était pas arrivé dans les Terminus pour écouter l'histoire de baise d'un officiel turien. Avec la même face calme et froide, il coupa subitement Dave Cigale.

- T'as toujours été homo sur les bords, hein ?
- … Hein ? Demande Dave après un long silence.
- Je juge pas, je me demande juste.
- Pourquoi ? Tu... Tu veux qu'on se fasse un truc ?
- … Non. Je ne mange pas de ce pain-là.
- Ah ! Bien sûr.

Le sourire sardonique de Cigale semblait parler pour lui-même.

- Non. Je te demandais cela pour savoir si tu avais toujours la mienne.

- Oh. Pourquoi ?
- J'aimerai bien la reprendre.
- Oh. Pourquoi ? Tu fais nous fais plus confiance ? Tu te doutes bien que quand tu nous demandes ça, ça paraît un peu... Suspect...
- J'ai rendu service à Louis-Marie plusieurs fois. Je ne lui demande pas du pognon ou de l'influence en échange. Juste l'enregistrement.
- Mais... T'es sûr ?
- J'aime bien régler mes détails et passer à autre chose. Tu me connais.
- C'est... Dommage. Mais je comprends. Tu vas plus faire partie de ce « monde », c'est ça ? Premier ministre, sérieux...
- Ne t'en fais pas pour moi. Contente-toi de me remettre le chantage que t'as sur moi, et on peut se séparer en tant qu'amis.

Cigale se leva, et sortit de sa poche un cigare, tel un ultime geste de courtoisie face à l'un de ses habitués les plus fidèles.

- Tiens, je pourrais plus t'en offrir ?
- Il y a que toi qui aimes les trucs longs et durs.

Dave rigola en s'éloignant, visiblement très enjoué. Thomas aussi gloussa un tout petit peu, avant de finalement palper ses poches.
Cela faisait un moment qu'il n'avait pas fumé un bon cigare, un vrai cigare. En vrai Dole en achetait pas, parce que ça pue, c'est cher et c'est pas cool. La première fois qu'il avait tiré sur un cigare, il avait avalé la fumée, et c'était tellement immonde il avait dû rester couché sur le lit tout le reste de la soirée...
Mais de temps à autre, c'était génial.

Il palpait les poches de sa veste à la recherche d'un briquet, quand une voix l'arrêta.

- Du feu Monsieur D ?

Jusqu'ici tout va bien.

- J'espère que tu es bien assis, c'est quand même le minimum lorsqu'on est spectateur de sa propre fin.

Dole restait totalement fixe, la main dans la veste, la cigarette dans la bouche, le visage livide. Des quariens, il n'en avait pas connu des tonnes. Il pencha très légèrement la tête de manière à observer rapidement derrière lui, et il reconnu distinctement le bras d'un butarien, tranquillement posé sur le fauteuil.

Yisin'Shagas nar Nekesh. Tosh Dayak. Deux noms qui lui revirent immédiatement en tête, alors qu'ils avaient été oubliés depuis tant d'années.
Est-ce que c'était ça, les tueurs que Isabelle Jager avait sorti ? Et ce connard de Gabriel Wade qui était occupé avec des putains...

Au moins, il semblerait que quelqu'un ait passé ces 3 dernières années avec un cœur lourd de peine. Alors que Dole n'avait pas vraiment prêté attention à l'exil des deux comparses, Yisin se mettait à faire une relecture tragique de leur relation passée.

C'est alors que Yisin dit quelque chose de plus... Surprenant que le reste.

- J'suis p'tet plus con qu'un autre mais il m'arrive de réfléchir. J'me suis dis que toute cette histoire ça puait la couille de conspirateur. J'ai vérifié juste un truc.
L'agent, le putain d'agent-là
Elle est toujours vivante.


Dole leva les yeux. Sa face était un peu plus... Livide.

- Pourquoi tu nous a fait ça boss ?

Le mec avait un vrai problème. Dole mit quelques longues secondes avant de réagir, quand, finalement, il sortit son briquet de sa veste. Il l'alluma, et incendia le bout du cigare, avant de pouvoir tirer dessus. La fumée entra dans son corps, mais il ne fit pas l'erreur de l'avaler. Il fallait se calmer.
Il était fond au gouffre, mais, comme d'habitude, il allait tenter de s'en tirer.
Putain de Wade.

- Monsieur Shagas... Ôtez-moi d'un doute... Quand vous dites, « elle est vivante »... Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Yisin semblait également déconcerté par la question idiote de Thomas.

- Comment ça, qu'est-ce que je veux dire ? Merde boss, tu t'fous de moi ?! 
- Qu'est-ce que vous entendez par, « vivante » ?
- Tu déconnes ?? Y a un truc pas net dans ton cigare ou bien ta mère prenait du crack quant elle était enceinte de toi ?
VIVANTE, bordel : son cœur bat. Ses yeux voient. Ses poumons respirent. Ses putains de neurones connectent. Elle rit, elle mange, elle baise : elle vit quoi !


Thomas retira le cigare de sa bouche, en extirpant bien la fumée. Oui, Dole chiait de trouille. Mais l'important, c'est qu'on ne le voit pas. Il posa bien ses bras sur le fauteuil, les deux pieds à terre, son regard directement vers le casque des quariens.
C'est vrai que c'était chiant de discuter avec un quarien, parce qu'on pouvait pas voir leur visage. Jouer au poker avec un quarien, intimider un quarien... Pas étonnant que Dole adorait les quariennes.

- Comment avez-vous appris qu'elle était vivante ?
- Boss, je vous respect, vous le savez ? Mais à nous prendre pour des cons, putain, vous êtes en train d'franchir la putain de limite là ! Hurla Tosh derrière.
- Quant l'idée d'la trahison m'a titillée l'esprit... j'n'ai eut qu'à checker l'premier terminal d'information v'nu. Bam : archives extranet... Et Bam : l'article sur cette pauvre CONNASSE qui sort de l'hosto, en héroïne. Cinq lignes, en cinq putains de lignes v'là l'vertige d'une nouvelle perspective sur c't'affaire.
T'avais dit qu'elle était morte, sale chienne ! T'as balancé pour te débarrasser d'nous.

- Et à force de balancer, tu t'fais enculer boss. Ce sera pas avec gaieté de cœur qu'je le ferais M'sieur D, mais c'est la règle.
- Je vois. Et... À cause de cela, vous avez conclus, que... Quoi ? Que je vous avais menti ? Que j'avais tenté de vous « piéger » ? Que je vous faisais peur ?
Dites-moi, est-ce que vous pensez sincèrement que vous êtes le genre de personnes qui me fait peur ?


Il tira une nouvelle fois sur le cigare. Quitte à crever, autant prendre du cubain.

- Elle est allée à l'hôpital, oui. Je vous avoue qu'après 3 ans je ne me rappelle plus trop de cette affaire, c'était il y a tellement longtemps... Mais je sais qu'elle était dans un sale état... Je vous avais demandé de lui faire peur et à la place vous l'aviez anéanti, encore un boulot mal fait, comme ce n'était pas étonnant de votre part.
L'agent, comme vous dites, était un légume. Une fille dans le coma, c'était ça dont vous aviez peur ? Ses collègues du SSC ont remis la pression, mais l'avantage, c'est que la petite asari était une de ces personnes persuadées d'être une héroïne contre les méchants, seul contre tous dans une hiérarchie corrompue. Elle avait des preuves, solides. Mais chez elle. Si vous saviez tout ce que votre petite escapade m'a coûté en nettoyeurs... Mais je m'en suis tiré, blanc comme neige.
Je vous ai dit qu'il y allait avoir une enquête et des vengeances. Dieu merci, Armando Bailey avait quitté le SSC depuis un moment, et le « nouveau » SSC était bien moins... Regardant sur le travail de ses subordonnés à cette époque.
On ne vous a pas poursuivi. On n'a même pas prononcé votre nom. Lorsque notre chère agente est sortie du coma, c'était en fauteuil roulant, avec de lourdes, lourdes séances de ré-éducations... Et une famille aimante...
Qui serait assez débile pour sacrifier sa famille pour l'honneur ? Au moment où on parle, cette agente coule de beaux jours sur Théssia avec... Avec je sais pas qui, qu'importe, cela n'est pas notre problème.
Mais bon. Vous voulez que je vous dise un autre truc marrant ? Non seulement votre, heu, « vengeance », qui soi-dit en passant est sûrement simplement arrivée à cause de l'un de vos nombreux passages sous sable rouge, une autre raison pour laquelle vous êtes une telle déception à mes yeux... Elle est mal formulée. Parce que vous m'êtes totalement redevables de ne pas avoir été tués par un drone de la Citadelle, mais en plus, au moment où l'on parle, la moitié des invités de ce bâtiment veulent déjà ma peau. Donc, vous auriez pu tout simplement continuer de vous lustrer dans votre bled, où qu'il soit, et attendre que je crève... Cela aurait été du pareil au même...


Il se pencha en avant, tout comme Yisin l'avait fait il y a deux minutes.

- Allons, bon, ce n'est pas de ta faute, je te pardonne... Après tout, j'y suis un peu pour quelque chose aussi... Je t'ai mal élevé...

Tosh allait défoncer la gueule à Thomas, c'était sûr. Mais au même moment, Gabriel Wade sortait enfin de son rendez-vous galant.

Il avait la chemise ouverte, des traces de rouge à lèvre sur le cou, et remontait sa braguette, quand il aperçut Dole.

- Boss ? Il y a un problème ?
- Pas le moindre, Gabriel. Je te présente juste deux... Heu... « Connaissances ».
- Ah. Encore d'autres mecs... Salut les gars.

Dole se leva de son fauteuil, le cigare dans le bec, un large sourire carnassier sur le visage.

- Bon. Allez. Sans rancune. De l'eau sous les ponts. On fait tous des erreurs. Personnellement, je suis heureux que nous ayons pu tous dire ce que nous avions sur le cœur, ça fait une jolie thérapie.
Maintenant. Monsieur Shagas. Monsieur Dayak. Je vous donne deux choix : Un, vous continuez d'être des larves obsédées par une vendetta inutile, et monsieur Wade ici présent vous refait le portrait. Ou, deux... Vous commencez enfin à jouer dans la cour des grands. Allez, comme je vous le disais, la moitié des invités ici présent veulent ma mort, essayons de les décevoir.






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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Jeu 28 Mai 2015, 14:55
Les Cercles de Dante



La soirée ressemblait à ce qu'en attendait Dahl. Les grandes silhouettes orgueilleuses devisaient aimablement sur leurs petits trafics, qu'il s'agisse de ressources minérales, d'armées, de drogues, d'esclaves. A sa manière, Dahl s'intégrait parfaitement à tout ce beau monde, échangeant quelques compliments ici et là, repérant de plus près les individus à voir et ceux à éviter, écoutant les ragots, les rumeurs et les cachotteries du moment. Pour avoir pu côtoyer les élites de la galaxie à Illium, l'assemblée concilienne sur la Citadelle et maintenant les poids lourds ténébreux des Terminus, le volus repérait vite les signes communs à toutes ces personnes.

Qu'ils vendent des armes ou qu'ils négocient des traités, les sourires de façades étaient les mêmes. Qu'ils échangent des informations ou qu'ils recherchent ce qu'ils ignoraient encore, les arguments, les figures de style, les discours même se ressemblaient. Certes, ici et là, on remarquait un individu se démarquant du lot, en général parce que l'individu en question a décidé de prendre une approche plus osé, plus rarement parce qu'il s'agit d'une personne s'étant élevée bien au delà de sa condition initiale. Mais dans la quasi-totalité des cas, toutes les élites de la galaxie, quelques soient leurs postes, leurs responsabilités, leurs commerces ou leurs fonctions, semblaient sortir de la même école.

Encore un étrange point commun à toutes les espèces malgré leurs différences...

Dahl vaquait donc, tel un jeune poisson-globe au milieux d'un banc de requin, encore jeune dans le domaine, mais déjà suffisamment dangereux pour être surveillé du coin de l’œil. Toujours surveillé, car malgré sa petite taille, il n'échappait que rarement au regard...

« Dahl Elkoss ! Monsieur le président directeur général. Joignez vous donc à moi, sauvez moi de cette ambiance assommante. »

La femme ayant interpellé Dahl de cette manière était une turienne qu'il connaissait bien : Erada, dirigeante de Aegis&Will LLC, une marchande d'arme confortablement installée sur Illium. Une concurrente donc, également, même si Dahl Terminus n'était qu'une petite entreprise sur la planète asari. Le volus se dirigea vers la femme, se retenant de soupirer. Erada pouvait paraître superficielle, voir même stupide, mais Dahl avait déjà eu l'occasion de voir quel esprit acéré se cachait derrière cette façade maquillée.

« Si j’avais su, mon cher, votre venu ici... Bouteille, vite. Deux verres. »
« HUUUF. Je gage que vous auriez agis de même. »

La turienne se contenta de sourire tandis que le volus s'installait confortablement. Erada acquiesça en voyant la bouteille apportée par la serveuse, qui remplit deux verres et les donna aux marchands d'armes. Dahl jeta un bref coup d’œil sur la boisson : un cocktail d'Irune, un peu plus corsé que sa première boisson, parfois mortel pour les concilien, mais qui entraînait également un certain nombre d'effet secondaire relativement agréables. En effet, il est euphorisant et grisant de sentir ses organes internes palpiter sous l'effet langoureux du poison, ça rappelle à quel point il est bon d'être en vie.

« On vient ici pour me voler encore un peu plus de parts de marché mon cher ? Illium ne suffit plus dirait on »
« HUUUF. Vous me surestimez. HUUUF. Il est très difficile de lutter avec les... arguments, HUUUF, que vous déployez à la perfection. »

La turienne était singulière pour de nombreuses raisons, aux yeux du volus. Certes, il savait parfaitement que dans les hautes sphères de tous les domaines, le pouvoir, les crédits et le sexe avaient tendance à se mêler. Mais il n'avait jamais eu l'occasion de négocier avec une représentante d'une autre espèce lui faisant du gringue jusqu'à Erada. Leur première rencontre l'avait tellement surpris que la turienne était parvenue à lui imposer un contrat qu'en temps normal il n'aurait jamais accepté. Par la suite, le volus s'était montré plus prudent avec Erada, et avait même fini par découvrir que la complimenter lui faisant en générale très plaisir, même si les compliments venaient d'un volus. Aussi ne s'en privait-il pas : même s'il n'y était pas spécialement doué, au moins cela changeait-il des négociations habituelles.

« Comment se portes les affaires ? »
« HUUUF. Vous savez ce que c'est. HUUUF. Des retards dans les productions. HUUUF. Des partenaires jamais satisfaits. HUUUF. Et des occasions pour résoudre les problèmes. HUUUF. Et vous ? HUUUF. Il paraîtrait que vous avez diminué vos prix récemment. »
« Disons que depuis qu'un certain volus vends des armes très similaire aux miennes, même si ce n'est pas au même public, la demande se fait plus dur à contenter. »
« HUUUF. J'ai un excellent service marketing, vous savez. HUUUF. Vous pourriez louer ses services. »

La turienne rit. L'idée de recourir au service d'un important concurrent pour le rattraper était rarement bonne. Mais tous deux le savaient déjà.

« Malgré notre antagonisme commercial, tentons de profiter de cette soirée mon cher. Mais je dois bien vous dire que je suis sincèrement impressionnée par la croissance de votre entreprise. Même pour un volus. »
« HUUUF. Le Dieu de la Chance me sourit. HUUUF. J'envisage de lui faire bâtir un temple sur Oméga. HUUUF. Vous pourriez y faire une généreuse donation. »
« L'espèce protectrice se convertissant à la religion de la race cliente, comme ce serait amusant ! »

Un homme arriva à ce moment là, accompagné de la belle asari que Dahl avait déjà remarqué plus tôt. L'humain paraissait assez âgé, et ne dépareillait pas de la foule, ce qui faisait sans doutes de lui un bel enfant de salaud.

« Mademoiselle Aegis. Un... plaisir. »
« Colonel Wilkus ! Et comme toujours, en charmante compagnie.»
En disant cela, la turienne modifia légèrement sa position, mettant plus encore en valeur ses courbes, pour autant que l'on puisse parler de courbes chez une turienne. La seule question, selon Dahl, était la suivant : changement de posture avec pour objectif de combattre une rivale, ou de charmer une amante potentielle ?

« Savez vous que mes gars ont eut le plaisir de découvrir dans le dernier lot de livraison de M-96 deux fusils défectueux ? »
« Mes prix sur les Mattocks sont les plus bas, vous concéderez bien cette minuscule erreur à une négligence minime, sans récidive. »

Dahl pouvait confirmer les prix abordables de la turienne, surtout pour une arme aussi excellente que la Mattock. Lui même avait réfléchi à comment descendre aussi bas, d'un point de vue théorique, et n'avait trouvé qu'une seule solution : les armes étaient sans doutes volées, soit lors de convois, soit en étant détournées des usines des producteurs originaux. Dahl penchait plutôt pour la seconde option, car cela expliquerait les défaillances : ses contacts au sein des usines devaient se débarrasser ainsi des échecs de la production.

« Permettez-moi de vous présenter Dahl Elkoss, le PDG de Dahl Terminus. Vous en avez sans doutes déjà entendu parler. »
« Elkoss. »

Le signe de tête était bref, le coup d’œil évaluateur, et rapidement méprisant.

« Dahl, voici le colonel Wilkus Van der Merwe, un humain chargé de résoudre les... problèmes. »
« HUUUF. Colonel. »

Dahl ignorait ce qu'était un colonel, mais il supposait qu'il s'agissait d'un titre de militaire. En effet, tous les humains qu'il avait rencontré jusque là était simplement appelé ''Monsieur'' ou ''Madame''. Une première observation sur le combattant appris à Dahl qu'il ne l'aimerait pas. Le regard était méprisant, voir dégoutté. La position du corps en recul par rapport à la turienne et au volus. En revanche, il ne semblait pas déranger par l'asari, mais c'était somme toute habituel. Pendant ce temps, le soldat interpellait justement une autre asari.

« Laisse tomber ton plateau et rejoins nous ma belle. »

C'était une serveuse, cette fois-ci, belle comme toutes celles de son espèce. Il n'y avait probablement pas beaucoup d'intérêt à discuter avec elle. Aussi Dahl centra son attention sur la première asari venue.

« HUUUF. Pourrais-je demander votre nom ? »


Partenaires : Thomas Dole, Alessa N'Mara, Ayara T'Xin, Kutuk Siak et Yisin'Shagas Nar Nekesh
Couleurs personnages:
 


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Mer 03 Juin 2015, 12:24
La salle s’était remplie assez rapidement après l’arrivée d’Ayara, lui permettant d’évoluer plus facilement entre les invités sans montrer spécialement d’intention envers le groupe formé par Dole et ses… « amis », situé plus au fond de la salle. L’asari sourit lorsqu’elle sentit les regards qui la suivaient sur son passage, avant d’atteindre une colonnade, d’où elle put observer le groupe de sa cible de plus près.

Après une courte conversation, l’un des trois hommes se dirigea vers une des tables où était présent un serveur, qui lui servit un verre d’une bouteille dont la forme indiqua immédiatement à Ayara qu’il s’agissait d’un vin de Thessia. Malgré la réputation des vins asari, il recracha pourtant le liquide, dont une partie termina sur le plastron du serveur. Sans se démonter, celui-ci s’éloigna, et demanda à un collègue d’apporter une bouteille bien plus vulgaire à son « aggresseur ». Ayara choisit ce moment pour quitter sa colonnade, se postant à un endroit où elle serait bien plus visible, ce qui ne manqua pas de fonctionner.

L’humain n’affichait déjà pas un air des plus intelligents, contemplant sa bouteille comme s’il s’agissait d’une relique sacrée de sa planète, mais son visage démontra qu’il pouvait faire bien mieux en matière d’étonnement facial lorsqu’il posa les yeux sur Ayara. Celle-ci fit néanmoins mine de n’avoir rien vu, et se laissa aborder le plus facilement du monde. Ne jamais faire croire à un homme qu’il s’est ridiculisé, surtout si on espère lui soutirer des informations.

« Mademoiselle…Un verre ?»

L’homme ne laissa pas le temps à l’ambassadrice de répondre, qu’il se jeta sur la bouteille qu’il avait délaissé quelques instants plus tôt pour en servir deux verres, en cachant plus ou moins discrètement la bouteille de liquide ambré, non sans un regard plein de regrets à celle-ci.

« Un vin millésimé de Théssia, fruité, moelleux et équilibré, un nectar rare dont vous me feriez honneur à déguster avec moi.»

Se contentant de lui décocher un sourire charmeur, Ayara leva son verre et en dégusta une gorgée. C’était un fait, le vin servi était une œuvre d’art, digne de figurer parmi la cave de la Théméssianne, ce qui ne rendait la réaction de son interlocuteur que plus… Détestable.

« Un délice, en effet. Notre hôte sait choisir ses vins, c’est une certitude. »

«Agréable persistance aromatique, n’est-il pas ?»

Sur ces mots, il reprit une gorgée de vin, et retint cette fois d’en cracher le contenu au sol. Belle performance, Ayara faillit même applaudir, après ce qu’elle avait vu, elle n’en fit toutefois rien.

« Vous avez l’air d’être un connaisseur en terme de vins asari, monsieur… ? »

L’asari n’obtint aucune réponse à sa question, l’homme étant sans doute trop concentré sur le fait de ne pas montrer son dégout pour le vin que pour écouter sa réponse. Néanmoins, en l’observant, Ayara pouvait dire qu’il s’agissait d’un militaire plus que d’un homme politique, probablement à la retraite vu les rides sur son visage, et pas vraiment porté sur l’entretien d’une apparence convenable. Un mercenaire peut-être ? Important en tout cas, puisqu’il était présent à une fête réservée à l’élite.

«Votre première venue ici ?»

Ayara sourit à la question. Paraissait-elle si peu habituée à ce genre de soirées ? Si c’était le cas, il faudrait qu’elle change de comportement. Mais peut-être que l’homme qu’elle avait en face d’elle était tellement habitué à ces réceptions qu’il en connaissait les invités plus sûrement que la marque des sous-vêtements qu’il portait. S’il en portait bien.

« Ça se voit tant que ça ? J’ai obtenu mon invitation en dernière minute, mais je n’allais pas rater la fête… Et puis, on m’avait parlé du luxe de l’endroit, il fallait que je le voie par moi-même. »

«Une magnifique demeure oui, le petit Ewing c'est bien donner du mal pour avoir l'air d'un mécène. J'aime particulièrement les sculptures asari, dégageant une sensualité brute mais finement ouvragé.»

Ayara jeta un œil aux quelques sculptures asari présentes dans la salle. Elle n’était pas experte, mais elles lui semblaient toutes venir de la même artiste, Dera T’Naris, dont l’entièreté du travail avait porté sur une approche décentralisée du concept de mort chez les asari. Rien de bien sensuel, du moins pour elle, mais les stéréotypes sur son peuple faisaient tourner n’importe quoi autour de la sensualité. Son interlocuteur devait sûrement faire partie de ceux qui ne voyaient chez les asari qu’un fantasme mobile, et bien réel. Et pourquoi détruire les préjugés, quand ils peuvent servir ?

« Certes. Il faut dire que nous sommes… Spécialisées dans ce genre de choses. »

L’homme ne répondit pas vraiment par autre chose qu’une onomatopée ressemblant vaguement à un « oui », quand il se détourna un instant d’Ayara pour aviser une turienne et un volus un peu plus loin, qu’il rejoignit à grandes enjambées. Visiblement, l’ambassadrice n’obtiendrait rien de l’homme si elle ne passait pas par la case sexe avant. Une option à retenir, sans doute, mais pas une priorité. Si elle pouvait éviter de coucher avec quelqu’un d’aussi peu séduisant, elle ne s’en priverait pas. Et puis, si Dole était un habitué de ce genre de soirées, d’autres personnes ici devraient bien le connaître…

Ayara décida néanmoins de suivre l’Afrikaaner un moment, le temps de se choisir une nouvelle proie. Elle le rejoignit juste à temps pour entendre la turienne.

« Colonel Wilkus ! Et comme toujours, en charmante compagnie.»

L’asari se contenta d’incliner brièvement la tête en signe de salut, puis écouta les échanges de la conversation sans grand enthousiasme. Elle n’avait jamais été très portée sur les armes, et n’en portait d’ailleurs que lorsque c’était absolument nécessaire. Et puis, deux fusils défectueux dans un stock, en quoi était-ce tellement grave ?

En revanche, elle nota la position plus qu’aguicheuse de la turienne, même si elle ne savait pas vraiment si elle lui était adressée à elle, ou au Colonel. Dans tous les cas, la chose pourrait s’avérer utile en temps voulu. La turienne finit enfin par présenter le volus, PDG d’une entreprise dont Ayara n’avait pas entendu parler, peut-être présente dans les Terminus, mais pas dans l’espace concilien ? Les salutations entre l’humain et Dahl furent relativement froides, de même que le regard que porta le colonel au chef d’entreprise. Xénophobe, probablement, à moins qu’un volus ne l’aie arnaqué récemment, ce qui ne serait pas vraiment une surprise.

Le militaire se désintéressa cependant bien vite de la conversation, du volus, de la turienne et même d’Ayara lorsqu’il avisa la serveuse asari qui était passée non loin de la table. L4ambassadrice se sentit désolée pour sa congénère qui, vu son statut dans cette soirée, ne se verrait probablement pas offrir les mêmes égards qu’elle avait reçu de la part de l’Afrikaaner. Elle se promit de la soustraire à l’homme si elle en avait l’occasion. Cependant, ce fut Dahl, le volus, qui lui adressa la parole en premier :

« HUUUF. Pourrais-je demander votre nom ? »

Détournant le regard de la serveuse, Ayara sourit au volus, avant de lui répondre :

« Ayara T’Xin. Représentante asari pour la Citadelle et les Républiques. Le déroulement de cette soirée est presque tellement… Irréel que j’en oubliais même de me présenter. »

Elle avait prononcé la deuxième partie de sa phrase en jetant un regard en coin au militaire, comme pour signifier discrètement à son interlocuteur qu’elle non plus n’appréciait pas vraiment l’homme, mais aussi pour voir si la serveuse parvenait à se sortir des mains –qui ne tarderaient probablement pas à se montrer baladeuses- du Colonel. Elle reporta ensuite son attention sur le volus.

« J’ai cru comprendre que vous aviez une entreprise? Dans les Terminus? J’ai bien peur de n’avoir jamais entendu parler de celle-ci. »

Autour d’eux, des groupes se formaient, pour se diriger dans les différentes pièces énumérées par l’excentrique Louis-Marie. Aucun doute possible, la fête avait commencé
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Sam 06 Juin 2015, 21:48
Alessa avait fort à faire en ce début de soirée. Elle n’avait pas une minute à elle. Littéralement. Toutes les trente secondes, quelqu’un la hélait d’un claquement de doigts pour attirer son attention et exiger qu’elle serve telle ou telle boisson originaire de telle ou telle planète de l’espace concilien. Et c’était là les convives les plus « policés » – les autres se contentant d’un regard mauvais et il lui incombait alors de deviner leurs pensées et attentes. Ce qui heureusement n’était guère difficile. La plupart avait juste en tête de faire fi des banalités et de passer immédiatement au « dessert » et aux douceurs exotiques qui leur avaient été promises par l’homme les ayant tous conviés en sa demeure. Ils n’avaient que faire de ce qui leur était servi. Du moment qu’ils pouvaient se rincer l’œil sur la tenue plus qu’avenante de celle chargée de répondre au moindre de leurs caprices, c’était le principal.

Aussi Alessa avait-elle toutes les peines du monde à garder son attention focalisée sur Dole. Elle devait assurer ses arrières en protégeant sa couverture et cela ne laissait que peu d’occasions de se rapprocher de sa cible. Surtout que celle-ci n’était pour ainsi dire jamais seule. Un homme suivait Dole partout où il se rendait comme son ombre. Et quand bien même ce mystérieux individu portait un costume d’une élégance certaine, il ne faisait aucun doute à ses yeux qu’il s’agissait d’un homme expérimenté sachant se défendre. Cela n’avait pas été prévu. Korachev n’avait jamais laissé entendre que Dole serait protégé par un garde du corps. L’invitation stipulait clairement que les armes et les gardes du corps ne seraient pas tolérés durant la réception et les festivités qui suivraient. De toute évidence, Dole continuait de jouer selon ses propres règles. Cela ne faciliterait en rien la mission d’Alessa. De même que la sécurité renforcée et l’isolement de la demeure elle-même n’offrant aucune retraite possible.

***

Entrepôt désaffecté. Elysium. Nébuleuse de Petra / Une semaine plus tôt.

— Et comment suis-je censée m’y prendre exactement ? demanda Alessa une fois ses poignets libérés.
— Comme il vous plaira, répondit Korachev depuis le terminal informatique. Vous aurez carte blanche pour agir à votre guise. De ce que j’ai pu constater jusqu’à maintenant, vous ne manquez pas de jugeote et de savoir-faire. Je suis certain que vous saurez vous arranger pour mener à bien cette mission.

Alessa demeura silencieuse un instant en massant ses poignets pour stimuler la circulation sanguine. L’idée de servir de tueuse à gages pour un ripou comme Korachev ne lui plaisait pas du tout. Elle n’était pas de ce bord-là. Du moins tentait-elle de s’en convaincre. Le fait est que son séjour sur Oméga et les années passées au service d’Éclipse prouvaient indubitablement le contraire. Une erreur de jeunesse. Un égarement passager avant de revenir dans le droit chemin. Vraiment ?

— Et en échange, vous vous engagez à me fournir les informations dont j’ai besoin ? demanda-t-elle en redressant les yeux vers l’écran. Comme ça ? Sans le moindre scrupule pour votre ancien associé ?
— Exactement, répondit Korachev avec un sourire cruel. (De toute évidence, il aurait fallu être stupide pour croire cet homme sur parole.) Comme vous venez vous-même de le préciser : ancien associé veut tout dire. Ce Krogan s’est révélé très compétent et digne de confiance, mais de toute évidence, il s’est laissé aller à la négligence. Sinon vous ne seriez pas ici, n’est-ce pas ? (Il marqua une pause et ajouta.) Quand bien même vous êtes la première à faire le lien entre lui et moi, peut-être ne serez-vous pas la dernière. Et c’est le genre de risque que je suis peu enclin à prendre. Le temps est venu de couper les ponts entre Jorek et moi. (Le rictus de Korachev s’accentua et il hocha la tête face à la réaction surprise qu’Alessa ne parvint pas à dissimuler.) Oui. Ce n’est pas une négligence de ma part. Rendez-moi service et je vous fournirai bien plus qu’un simple nom. Ce sera donnant-donnant, ma chère. Une vie pour une vie. Dole contre Jorek. Qu’est-ce que vous en dites ?

Une proposition des plus alléchantes, il fallait le reconnaître. Alessa venait d’en apprendre plus durant ces cinq dernières minutes qu’au cours des cinq derniers mois. Et quand bien même l’idée de s’associer avec une raclure comme Korachev la répugnait, elle ne voyait pas d’autre moyen de parvenir à ses fins. Lui seul détenait à l’heure actuelle une piste solide pouvant la mener au meurtrier de sa femme. Elle ne pouvait décemment pas laisser filer cette opportunité.

— Et pourquoi vouloir vous débarrasser de ce Thomas Dole ? demanda-t-elle.
— Disons que lui et moi avons quelques connaissances en commun et que ces mêmes connaissances se sont mystérieusement toutes retrouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Je préfère prendre les dispositions qui s’imposent avant de me retrouver moi aussi à manger les pissenlits par la racine. Si vous voyez ce que je veux dire. (Alessa ne répondit pas.) Vous recevrez sous peu les informations que je jugerai utiles à la réussite de votre mission. Ne me décevez pas.
— Et qui me dit que vous honorerez votre part du marché ?
— Vous le saurez une fois votre mission menée à bien.

Le terminal se coupa et la conversation prit fin abruptement.

***

Watson. Berceau de Siegfried / Durant la soirée de Christian Ewing.

Alessa avait connu pire comme situation. Du temps où elle servait encore les Républiques asari, il était courant qu’elle se retrouve assignée une mission d’infiltration sous couverture sans aucun support de la part du centre de commandement. Elle avait souvent officié dans les Terminus où les lois conciliennes interdisaient aux gouvernements tout mouvement de troupes militaires. Mais n’était-ce pas justement à ça que servaient les services secrets ? N’avait-elle pas été formée pour justement ce genre précis de situation ? Et récemment encore, n’avait-elle pas infiltré l’un des services réputés les plus fiables et les plus sécurisés de toute la galaxie ? À ceci près qu’elle n’avait pas agi seule. Elle avait pu compter sur un soutien logistique pour l’exfiltration. Là, elle était seule et manœuvrait sans filet de sécurité.

Un sifflement sec et autoritaire tira Alessa de ses pensées. Une Turienne lui aboya alors :

— Bouteille, vite. Deux verres.

Alessa se contenta d’un simple hochement de tête bref et elle se retourna vers la table devant laquelle elle se trouvait. Elle s’empara alors d’une bouteille du même poison que cela qu’ingurgitait la Turienne depuis son arrivée et l’ouvrit avant de l’apporter à la convive avec les deux verres demandés. Alessa ne s’attarda pas une fois sa mission menée à bien. Elle repéra sa cible dans le fond de la salle toujours en compagnie de son garde du corps et d’un autre humain fin, élancé, aux cheveux blancs plaqués sur un crâne très ridé. Alessa les observa de loin sous son masque. Elle allait devoir trouver une parade afin d’occuper le garde du corps le temps qu’elle fasse son affaire à sa cible.

Les minutes s’égrenèrent tranquillement. Les convives allaient d’un petit groupe à l’autre en se saluant et en échangeant des banalités plates et soporifiques à souhait. Ils n’étaient pas là pour ça. Ils n’avaient que faire des discussions. Ce qu’ils désiraient pour la plupart, c’était passer à l’action. Obtenir enfin les douceurs promises dans l’invitation. Certains plus que d’autres, de toute évidence.

Voyant Dole s’éloigner vers le fond de la salle, Alessa attrapa un plateau de petits fours et lui emboîta le pas à distance en proposant ses amuse-bouches ici ou là. Une voix rauque très enrouée retint alors son attention et la contraignit à détourner le regard de Dole. C’était l’homme avec lequel sa cible avait échangé quelques mots à son arrivée. Alessa replaça le nom par rapport aux informations reçues de la part de Korachev. C’était même l’un des très rares noms sur lesquels le policier ripou avait pu mettre la main. Malgré son influence, il n’avait pu avoir accès qu’à une partie seulement de la liste des invités. L’homme qui venait de héler Alessa était l’un de ces noms. Un colonel de l’Alliance. Un vétéran. Pourri jusqu’à la moelle, comme tous les autres.

En se retournant vers lui, Alessa avait posé une main sur sa hanche et prit une posture suggestive tout en présentant son plateau. Un regard appuyé de la part du vieil homme suffit à certifier à l’Asari qu’il n’en avait cure des petits fours. Il n’avait d’yeux que pour le dessert. Et la teinte violette de la peau de la serveuse qui contrastait avec son masque de velours noir et ses vêtements noir et blanc parfaitement ajustés à la taille et à la poitrine surent l’émoustiller plus que de raison. La preuve avec la remarque qu’il lâcha :

— Laisse tomber ton plateau et rejoins-nous, ma belle.
— Peut-être plus tard, répondit Alessa en dévoilant une dentition étincelante. En attendant, permettez-moi de vous offrir une… mise en bouche. (Elle avança le plateau en continuant de sourire avec ingénuité.)

Au même instant, une porte s’ouvrit en haut du grand escalier et une silhouette masquée fit irruption dans la salle. Louis Marie. L’homme chargé de mettre l’ambiance. Un excentrique de première. Mais il eut le mérite de faire son entrée juste au bon moment. Ayant retenu l’attention des convives, il offrit à Alessa une diversion pour lui permettre de se tirer des griffes du colonel. Et elle avait bien fait car elle remarqua de loin le vieil homme la chercher du regard quand Louis déclara que les hôtesses n’étaient pas là que pour faire le service et qu’ici on ne touchait pas qu’avec les yeux.

Mais le mal était déjà fait. Elle avait perdu sa cible de vue. Dole s’était volatilisé. Il avait quitté la salle principale. Où était-il passé ? Les convives avaient désormais accès au salon, au boudoir et à l’aquarium. Peut-être s’était-il rendu dans l’une de ces pièces. Elle se lança sans attendre à sa recherche. Mais elle fut retenue un moment par des convives désirant une nouvelle rasade de leur poison fétiche. Lorsque ces derniers furent enfin satisfaits, elle reprit ses recherches et se retrouva finalement dans le boudoir. Rien. Du moins ne tomba-t-elle pas sur l’homme qu’elle cherchait. Il n’y avait là qu’un Quarien et… un Butarien.

— Excusez-moi, souffla-t-elle en baissant les yeux. Je ne voulais pas vous interrompre.

Elle fit mine de revenir sur ses pas et de quitter la pièce, mais une voix la retint. Elle resta sur place.


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Mer 10 Juin 2015, 01:06
La fête ressemble beaucoup à ce que je m’imaginais avant de commencer cette mission, un endroit remplis de racaille et de personnalité influence des Terminus et de l’espace Concilient, bref des gens qui me ressemble ou biens pires. Je sirote tranquillement mon verre, les glaçons qui sont au fonds de mon verre se liquéfie assez vite et atténue le gout amer de ma boisson, un problème moindre que ceux qui m’attend. Je me promène en écoutant les brides des conversations tout en regardant les points cruciaux de cette mission, les endroits de fuites possible, le nombre de garde et Dole le plus important de tout. Je garde continuellement un œil dessus, sur lui et également le type qui le suis partout, je me doute probablement que ce type n’est pas là que pour son invitation à la fête, surement pour le protéger avec ses capacités physique ou biotique qui sais. Je remarque même d’autre gens qui tourne autour de certaines personnes y compris une certaines servantes qui cache très bien son jeux , c’est à se demander si elle n’a pas juste un œil sur ce vieux type ou si elle est un assassin comme moi engager pour le tuer donc un rival dans cette course.

C’est à cet instant que Louis-Marie décide de faire son apparition dans la salle du haut de son grand escalier, il nous fais un banal message de bienvenu et nous invite à aller visiter les autres pièces de son manoir pour un peu pimenter la soirée. Les convives commence à s’agiter dès que notre hôte fini son discours, la phrase ou il parlait de ne pas juste regarder les servantes a fait son effet. La salle principale ce vide tranquillement de gens qui vont vers les autres pièces maintenant au service des invitées, gardant toujours un œil sur Dole je le vois quitter la salle suivi par son camarade pour monter quelques marches et arriver vers ce que l'hôte de la soirée avais appelé le boudoir. Je quitte ma cible un instant des yeux pour regarder le serveuse qui lui tournais un peu au tour et m'aperçois qu'elle est occupée à servir boisson et amuse-gueule à plusieurs invités. Je monte à mon tour les marches qui mène au boudoir monté ces quelques marches me permet d'apercevoir un garde qui sortait de la pièce par une porte situé proche des portes principales. Surement le poste de garde, mais j'ai appris trop souvent à mes dépends de ne pas me fier à un indice de ce genre pour essayer de deviner les points essentiels en missions.

Je passe le krogan qui surveille l'entré et aperçois Dole assied avec un autre humain en train de parler d'un sujet peu important, un bref balayage de la pièce me permet de voir qu'il n'y a personne d'autre excepter 2-3 femme presque dévêtu qui sont à la disposition des convives. Je ne m'y attarde pas trop et laisse Dole discuter pour me diriger vers une porte ou étais écris employer seulement dans le coin de la pièce, je m'engouffre dans le couloir de l'autre côté de la porte, un banale couloir avec peu d'éclairage. Je marche sans me soucier du bruit de mes pas ou des gens que je pourrais croiser, si on me remarque je dirais juste que je cherchais les plus belles filles de la soirée. Je passe plusieurs porte avant d'en apercevoir une entre ouverte, je regarde brièvement à l'intérieur et je remarque plusieurs filles entrains de se faire très belle avant de rejoindre les autres au boudoir et une fenêtre.

-Et! Que faite vous la!

Je me retourne pour apercevoir un garde masqué me pointé du doigt en s'avançant vers moi d'un pas qui ne laisse guère place à la gentillesse.

Je lève les mains paume ouverte pour lui montrer que je ne cherche pas d'ennui, un petit truc qui m’a souvent aidé. -Je ne fais rien de mal je vous le jure, je cherchais juste les plus belles filles de la soirée ces tout.

Le garde baisse son bras et laisse sortir un soupir.- Bon retourner sur vos pas et rester avec les autres invité je vous prie.

Je me retourne et marche en direction du boudoir, les quelques informations que j'ai récolté me seront très utile pour une fuite si besoin. J'ouvre la porte qui mène au boudoir, ou se trouvait Dole plutôt se trouve maintenant un Butarien et un Quarien et une serveuse. Dole va être chiant à tuer je crois.

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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Sam 13 Juin 2015, 20:32
Impérieux, le ton cassant et l'attitude presque dédaigneuse. Dole n'avait rien perdu de sa verve. Il avait écouté son ancien homme de main Yisin Shagas sans exprimer le moindre ressenti, entouré de son habituel aura d'une agaçante assurance alors même qu'il était menacé de mort. Il avait seulement eut un arrêt -bref- en découvrant le quarien en face de lui, le politicard continua son geste là où il s'était stoppé, sortant son propre briquet de sa poche, négligeant avec insolence celui là même que Yisin lui avait jeté.

Putain, ça c'était le vieux roublard que Tosh et Yisin connaissaient.

Thomas ne prit pas de gants et avec toute sa condescendance il brisa la théorie émise par le cerveau embrumés de drogue de Yisin, comme s'il sermonnait un gosse.
Bien sur ça pouvait être un bon vieux bluff, monsieur "D" était un politicard, donc un poids lourd du mensonge et du foutage de gueule. Mais les paroles de leur ancien boss touchèrent dans le mille, Yisin se sentit totalement perdu. Et stupide, incroyablement stupide. Un peu comme un pauvre connard qui sort d'une méga-défonce à la came, en pleine descente d'acide et qui se réveil enrôlé par les Soleils Bleus en tant que freelance lancé à l'assaut de la planque d'Archangel.

Yisin s'était encore emballé sur un coup de sang, il n'avait fallu que d'une intuition et la lecture d'un simple article de 5 pauvres lignes pour que quelques semaines plus tard il se retrouve dans cette position : raillé par son ancien patron.
Mais le quarien restait sur ses gardes, quelques part tout ça sentait un peu l'enculerie et il avait des questions, beaucoup de questions. Mais pas le temps d'ouvrir son claque merde que le gorille de Thomas vint jouer les troubles fêtes.

- Boss ? Il y a un problème ?
- Pas le moindre, Gabriel. Je te présente juste deux... Heu... « Connaissances ».
- Ah. Encore d'autres mecs... Salut les gars.

Thomas se leva, serein, satisfait comme après une bonne branlette. Il toisa Yisin et dis d'un ton aimable :

- Bon. Allez. Sans rancune. De l'eau sous les ponts. On fait tous des erreurs. Personnellement, je suis heureux que nous ayons pu tous dire ce que nous avions sur le cœur, ça fait une jolie thérapie.

Le gorille de Thomas vint s'approcher de Tosh, plus petit d'une tete et demi, l'humain n'en démordra pas.

Maintenant. Monsieur Shagas. Monsieur Dayak. Je vous donne deux choix : Un, vous continuez d'être des larves obsédées par une vendetta inutile, et monsieur Wade ici présent vous refait le portrait.

Yisin se crispa légèrement, c'était typiquement le genre de truc à ne pas dire à Tosh, ça sonnait comme un défis à ses oreilles (et sérieusement, le butarien aurait pu démembrer ce p'tit gars et replacer ses membres dans des endroits improbables style art moderne), Yisin le savait parfaitement, Thomas aussi.
Tosh ne fit qu'un pas pour se retrouver face à face avec ce qu'il voyait déjà comme son adversaire, il toisait le garde du corps comme un boxeur lance un regard mauvais à son rival juste avant le match.
Le gorille ? Lui restait étonnement serein, les mains croisées dans le dos...
- Tu veux qu'on se la donne petit ?
Tu trembles tellement que tu te chies dessus et tes deux pieds ils trempent dedans gamin.
Tu veux qu'on s'la donne c'est ça ?

Wade resta les mains dans le dos, un fin sourire se dessina sur son visage.

Là c'était presque si les poils de cul de Yisin se dressaient tous au garde à vous, son 6eme sens en ébullition le travaillant directement au corps : personne ne réagissait comme ca dans cette situation. On a plus les deux pieds dans la merde là, on est englué jusqu'au coup, Thomas n'a plus qu'à se baisser et remuer toute cette merde pour que le Tosh et moi on se noie. En termes simples : ils étaient baissés. Le quarien n'avait pas les détails mais avait vu juste : un garde du manoir Ewing tenait en joue Tosh, plus discret qu'une ombre en pleine nuit celui ci se trouvait pourtant bel et bien dans le boudoir sans éveiller le moindre soupçon. C'était ca la sécurité dans le manoir Ewing : qualité et discrétion.

Ou, deux... Vous commencez enfin à jouer dans la cour des grands. Allez, comme je vous le disais, la moitié des invités ici présent veulent ma mort, essayons de les décevoir.
Thomas se tourna vers Tosh et Wade, indifférent à la tension soudaine qui émanait entre ces deux là et coupa net à ces enfantillage :
Vous avez pas fini de vous renifler le cul tout les deux ? Cessez immédiatement ces gamineries, Monsieur Dayak mes excuses mais tu devras trouver un autre os à ronger ce soir... pas d'inquiétude je te le trouverais.
Et, Wade, repos... ces deux là... sont nos alliés.


- Pourquoi... ?
Le quarien s'était levé à son tour, sans geste brusque. Il n'eut pas à aller plus loin dans sa question, Thomas voyait clair en lui, parfaitement, toutes les questions qui remuaient le cerveau du quarien débordaient de toutes parts. Alors il répondit tranquillement et simplement, mettant fin une bonne fois pour toute à la théorie idiote qu'avait élaboré l'esprit paranoïaque du dealer :
- Je n'ai jamais imaginé me débarrasser de toi et Tosh, vous m'étiez utile et après toutes ces années d'association... je n'irais pas jusqu'au mot "confiance" bien trop bancale, mais une véritable synergie lucrative pour les deux parties c'était bel et bien mis en place.
Quant la nouvelle de la mort de cette agent du SSC m'est parvenu aux oreilles qu'ais je fais ?

- Tu nous as prévenu qu'une enquête était ouverte. Lâcha le quarien presque honteux de son ingratitude.
- Oui, et plus encore : j'ai couvert vos arrières, effacés les traces, déroutant l'investigation.
- Mais pourquoi ne pas avoir reprit contact... en 3 ans bordel ?!
Thomas ne prit même pas une bouffée de son cigare, l'éloignant de sa bouche ; d'ailleurs il préféra se tourner vers la silhouette frêle du quarien, une pointe d'impatience dans la voix :
- Quoi ? J'aurais du passer un coup de téléphone, vous dire à quel point vous me manquiez ? Ou une lettre et un panier de fruits avec mots d'excuses ?

Tu es extrêmement naïf... je paris que t'es de ceux qui embrasse les prostitués.


Le rire gars et sonore de Tosh n’empêcha pas Dole de continuer, néanmoins après avoir décoché un sourire au butarien, comme tout un chacun Thomas aimait qu'on se marre de ses plaisanteries.

Oui, tu as toujours eut ce coté niais gamin.
Tu imagines bien qu'après votre exil, et le fiasco de l’enquête, j'ai trouvé rapidement de nouveaux hommes de mains pour mes travaux... hum de relation public. Bien que ce fut difficile de trouver d'aussi bons et dociles molosses que vous deux, j'ai bien fini par tomber sur Wade. Ce brave gars ne m'as encore jamais déçu.

Mais ne t'y trompes pas, je me réjouis -dans une certaines mesure- de votre retours. Le moment n'aurait put être plus opportun.


- C'est quoi le topo alors ? Lança Yisin de tout son sérieux retrouvé.

Cigare fumant à la main, Thomas fit quelques pas, se rapprochant de la sortie du boudoir, un œil sur la grande pièce principale bien vide désormais alors que les convives c'étaient déplacés tout azimut avide d'expérience d'un soir ou pour parler affaire.

Philosophe, Dole souffla une bouffée de fumée :
- On a beau se donner l'image de prédateurs, nous ne sommes que des proies. Le jeux politique plus que tout est un combat sanglant, une lutte constante et complexe.
Je dois faire table rase de tout un pan de mon passé si je veux franchir la dernière marche de l'Alliance... d'où ma présence ici, je rencontre des gens, des anciens associés, des hommes et des femmes ayant... comment dire ? Du biscuit sur moi, mis bout à bout de quoi constituer un beau dossier qui pourra me mettre hors course, alors je marchande et si cela ne passe pas... et bien tu connais la chose, je vous employais tout les deux pour régler ce genre de besognes non ?

Mais vois tu gamin, certaines personnes prennent peur et conspirent contre moi avant que je ne les atteignent.


- Tu veux dire qu'il y a un pauvre connard, ici, qui vas essayer de te crever ?
- Mais pourquoi faire ça ici ?

De un : il n'y a pas qu'une seule personne qui souhaite ma mort ici. Et de deux : je ne met quasiment jamais les pieds dans les Terminus, sauf pour cette occasion bien spéciale et pour les raisons que je vous ait donnés... le territoire concilien est surveillé, et protégé, je ne dirais pas que je suis intouchable mais... hum, toujours est il qu'il est bien plus facile de tuer dans cette partie du monde, dans les Terminus, personne ne t'entendra crier.

- Tu veux qu'on joue les gorilles alors ? Qu'on garde ton petit cul au propre ?

- Entre autre. Mais de ce coté là je suis bien protégé, pas d'inquiétude, bien plus que vous ne pourriez l'imaginer. Mais c'est pour le plan à long terme que vous allez m’être précieux les enfants...
Mais d'ici là... hé, profitez donc de la fête voulez vous.


Précédé de Wade, Thomas sortit du boudoir, lâchant son mégot à même le sol, de toute façon nettoyé dans la minute par le personnel du manoir. Yisin resta les bras ballants, le cerveau retourné par les paroles de son ancien employeur (ancien ?), Thomas jouait des mots comme Tosh de ses mains : tel une arme. Putain, c'est comme... s'il m'avait pénétré l'esprit !
- Il m'a pénétré l'esprit vieux ! Se lamenta-t-il au près de son associé.
Le buatrien était distrait, il y avait à présent une dizaine de convives dans la pièce, tous en compagnie d’hôtesses.
- Bha, c'est lui le boss. Plus ça va et plus il a de pouvoir.
Plus de pouvoir, plus de blé.

- J'me fous de savoir ce qu'il gagne, ce qui compte c'est ce qu'il partage vieux.
Derrière une fine cloison à coté du duo on entendit gloussements frivoles et bruits de sucions. Tosh n'allait bientôt plus tenir en place, Yisin lui semblait toujours confus.
- Mettons nous dans l'ambiance, enlève cet air morose mon pote où j'vais devoir te peindre un sourire sur ton casque.
- Je sais pas vieux... c'est pas un endroit pour des gars comme nous autres.
Il lui claqua le dos gaiement et se mit en marche :
- Tu t'fous de moi ?
La classe, le physique, le pognon, on a tout ce qu'il faut.

La bonne humeur de son collègue l’irritait. Ou bien était-ce tout ce plan foireux qu'il avait mis en place suite à une théorie encore plus foireuse. Ou encore était-ce de revoir Thomas Dole, son ancien patron pour qui il vouait -sans jamais l'avoir révélé à qui que ce soit même sous un trip des plus perché- une certaine admiration.

Le butarien bouscula négligemment le garde krogan à la sortie du boudoir. La bestiole se contenta d'un regard mauvais mais ne quitta pas son poste.
- Désolé mon gros je t'avais pas vu, j't'avais pris pour un meuble.
- Arrêtes tes conneries, pas envie d'me faire aplatir, c'est fou mais j'ai un regain d’intérêt pour le fait de rester en vie.
Le butarien ne fit que quelques pas de plus, tout en continuant de regarder le garde avant de s’arrêter.
- Tu l'connais ?
- Hum... naaaan. Il me disait quelque chose pourtant.
Il a comme une ressemblance avec Wotarok.

- Qui ?
- Wotar' putain quoi, mon pote contrebandier, le gars en liaison avec Fukson le mec à qui tu revendais d'la came dans l'temps, il est dans la bande à Jorek, l'autre taré là.
- Taré ? c'est la première fois que je t'entends dire ce mot. Tu veux dire qu'il est plus taré que toi ?
- Tu rigoles ou quoi, à coté de lui j'suis tellement sains que je pourrais ouvrir un asile psy'.
Le sourire à peine visible du quarien disparu derrière son masque... c'était lui où on l'observait là ?
— Excusez-moi, souffla la serveuse. Je ne voulais pas vous interrompre.
- Oh mais vous êtes tout excusée mademois
Yisin stoppa la phrase de son collègue -et son avancé subtil vers la serveuse- d'un geste de la main.
- Nan t'es pas excusé, et ouais tu nous interrompt. D'où tu laisses traîner tes oreilles comme ça ?
L'asaris recula, comme embarrassée. Il s’apprêtât à la suivre quant un mec vint la héler.
- Hé bien ma belle, pour peu je croirais qu'on essaie de m'éviter... Son demi sourire figé sur sa vielle face de terrien tressota à peine à la vision des deux xéno, les butariens dégouttaient profondément Wilkus Van de Merve... les quariens ? Ces gitans de l'espace, même pas besoin de s'étendre plus longtemps sur cette race de manouches.
Le colonel se fit violence pour maintenir son regard fixant ces deux stupides animaux. Un butarien et un quarien. La Brute et le Voleur. Wilkus pesta soudainement de plus bel que le maître de cérémonie, Louis Marie, l'ai chargé de jouer au coursier.
- Z'etes ceux qu'on amenés la came ?
Le duo s'échangea un regard. Qu'est ce qu'il voulait l'terrien ?
- Roes gat van varkvleis boude. Bien sur que c'est vous. Un quarien et un butarien estropié... ouais, même avec 3 yeux j'vous trouve toujours aussi repoussant vous aut'.
Louis Marie veut vous voir, allez à l'aquarium, il arrivera bientôt.

Le colonel tourna les talons, la rigidité soudaine de sa posture trahissait son éducation martiale, il prit la serveuse par l'avant bras pour l'amener à sa suite. Tosh avança d'un pas lourd, l'air très, très mauvais...
- Ramènes ton cul de petit blanc ici fils de pute !
Yisin du mettre tout son corps pour faire obstacle à son coéquipier.
- Bordel c'est pas le moment pour tes conneries vieux !
Tu l'auras ton os à ronger qu'il a dis le boss. Restes tranquille d'ici là, pas d'éclatage de gueule contre les murs.

L'afrikaneer s'était à peine retourné, resserrant tout de même sa prise sur l'avant bras de l'asaris face à l'insulte.
- Tu sortiras pas d'ici vivant.
J'vais t'ouvrir la gorge et la remplir de merde t’entends ?

- Aller vieux, calmes toi, allons là bas pour voir. Bois un coup et dompte de la chatte si l'envie t'en dis, mais pas de grabuge.



Wilkus tira brusquement la serveuse asaris pour qu'elle suive sa démarche rapide, le colonel avait encore du monde à voir, celle ci eut comme un mouvement de recul, comme excédé l'afrikaneer se tourna, pointant un doigt d'impatience :
- Écoutes moi bien ma belle, ici c'est plus comme un de ses tripots de merde dans lesquels tu travaillais, oublis ton expériences dans je ne sais quel bordel de je ne sais quel bas-fond galactique. Ici plus qu’ailleurs tu n'es plus une personne, tu n'es plus rien, à peine un objet pour nous satisfaire nous les convives. Tu vas faire ce que je dis, sinon ça va trés, trééééés mal se passer.
Tu me suis, maintenant tu es mon hôtesse attitrée, alors pas de tapin auprès des autres invités, tu m'obéis à moi et moi seul.

Il se retourna et reprit sa marche sans attendre une quelconque réponse ou réaction de la part d'Alessa.

Le colonel épia à droite et gauche, la salle principale était bien vide. Deux hommes fins saouls s'amuser à miner l'acte sexuel sur une des sculpture érotique, non loin un groupe de butarien riaient grassement à il ne savait quel propos, une galarienne et un turien échangeaient des messes basses.
Wilkus passa devant un homme au visage affichant un mélange de béatitude et d'expression perverse alors qu'il se faisait tailler une bonne fellation de spécialiste par une des hôtesse et un des serveurs, là devant tout le monde se permettant même un regard insistant à celles et ceux qui passaient prés de la scène.
Le colonel avait eut une soudaine envie de lui coller un poing dans la gars histoire d'effacer ce sourire narquois à ce sale petit con de bobo-socialo, mais déjà il arriva à destination.

Autour d'une table discutaient une turienne, un volus et une asaris qu'il avait lâché un peu plus tôt.
- Mesdames et... monsieur, excusez cette interruption.
Louis Marie souhaite vous voir, suivez moi à l'aquarium je vous pris.


Erada se leva la première, ce qui se rapprochait le plus d'un sourire en coin pour une turienne affichée sur sa face. Excitée quelque part que le plan se mette à exécution, ais déçu que cela arrive si vite. Elle, Isabelle Jaeger et d'autres, avec l'aide de Louis Marie, avaient mis en place l'assassinat de Thomas Dole cette nuit même, c'était Isabelle qui avait engagée l’exécuteur, un drell des plus apte selon elle. Louis Marie avait certainement décidé de mettre en branle la machination.


***

L'aquarium.
Bordel. De. Dieu.

Yisin n'avait même pas fait attention à son arrivée. Mais là, il était restait planté quelques minutes, la tête levée au plafond, sidéré.
- C'est... magnifique.
Mais que c'est beau, regardes moi ca.
Oh ! T'as vu ce poisson là ?! Boooordel...
...
Géniaaaaaal.

Tosh poussa un soupir, voir son pote triper sans être défoncé n'était pas des plus intéressant alors que tout autours d'eux il y avait autant de chattes qui n'attendaient qu'à être domptées.
- Restes donc là à te palucher le goujon sur tes poissons, moi je trisse vieux on est pas dans le même délire.
Tosh joua des coudes etd es épaules pour se frayer un chemin dans cette marée humaine jusqu'au bar. Quelle foule, il devait y avoir plus d'une cinquantaine de convive ici, pour une trentaine d’hôtesses et de personnel en tout genre.
Le butarien tapa deux fois avec force sur le comptoir.
- Envois du lourd mon frère, de quoi me faire un deuxième trou de balle à la sortie tellement ça arrache.
- Immédiatement Monsieur.
Il réceptionna le verre que le barman lui envoya. Celui ci décapsula une petite bouteille, quasi une mignonnette, il lâcha un misérable fond dans le godet de Tosh.
- C't'une blague ?
Le serveur hossa un sourcil, mais consentit à rajouter quelques gouttes, il lança avant de partir :
- Bonne chance Monsieur.
Le butarien lâcha une railleries et s'enquilla cul sec la liqueur.
L'eau de vie délivra sa chaleur bienvenue dans le corps de Tosh.
Il ne fallu que quelques secondes pour que l'effet vienne le frapper comme un coup de genoux dans les parties.
Tosh plia, les dents serrées prêtes à casser sous la pression. Suant à grosse gouttes, il s'accrochait au comptoir comme un naufragé à une planche de bois. Une larme coula sur sa joue grise et balafrée.

Il réussi après quelques secondes à contrôler ses tremblements. Putain mais ce truc était utilisé pour déboucher les chiottes sur Tutchanka ou bien ?
Il regarda son verre vide avec un léger hochement de tete approbateur. Pas mal, on s'est pas foutu de ma gueule.

Un peu après, Tosh taxa une petite dose de sable rouge qu'un gars vint lui offrir sur un plateau, entre les petits four et les noix de cajou. Un bon amuse gueule, de quoi ouvrir l'appétit. Le serveur était à croquer lui aussi dans son tuxedo cintré pensa le butarien, et vu son air mal à l'aise, il s'imagina que lui aussi y'avait moyen de l'enculer plus tard dans la soirée.
C'est un peu comme la maison en pain d'épice cette endroit, tout ce mange, Tosh serait même tenté d'enculer les murs.
La soirée commençait à lui plaire, tout doucement.

Rires et éclaboussures venaient de la piscine dans le fond de la pièce. L'éclairage extrêmement élaboré donnait une impression plus qu'étrange, une flaque d'eau sur un nuage de coton. Un peu partout, des serveurs proposaient de la came en tout genre, celle là même qu'ils avaient amenés.
- Salut.
Il y eut comme une décharge d'érotisme dans l'air. Une petite humaine, rouquine, venait d'aborder Tosh, ingurgitant une franche lampée de sa boisson, laissant visiblement une belle marque de rouge à lèvre rouge.
Petite, dans les un mètre soixante, des cheveux de feu ondulés jusqu'à la base de son cou. Une mine faussement innocente, une veste de cuir jaune pétillante, provocante.
Tosh Dayak se voyait déjà lui arracher tout sa et la prendre là sans complexe, devant tout le monde, un plat à consommer sur place. Il taperait dedans comme s'il y avait pas de fond.
- Tosh, Tosh Dayak. Une verre ?
Ses lèvres pulpeuses esquissèrent un sourire.
- Isabelle... Jaeger. Et oui, avec plaisir.
- Je viens de découvrir une boisson qui saoulerait Dieu lui même.
Il héla le serveur, se contentant de montrer son verre vide.
- Et... vous faites quoi dans la vie ?
- Moi? J'encule.
Elle a pas bien l'air de comprendre alors il explique.
- Quand je dis que j'encule, je te parle pas que de ton anus poupée! Le matin quand je me lève, j'ai une trique à péter des parpaings, et ça encule. Le midi je bouffe un steak, et quand on veut que je paie, j'encule. Le soir, je m'ennuie? J'encule! Et souvent je m'auto-encule même, c'est la vie on peut pas toujours gagner.
J'encule un peu tout. J'ai décidé ça quand j'étais gosse, que quand je serai grand, j'enculerai dans la vie.
C'est comme ça que le monde tourne: Autours de ma bite qui l'encule! Ma bite, c'est l'axe du monde et je le fais tourner en lui claquant les fesses!

L'humaine ria de bon cœur, ne s’arrêtant de pouffer qu'en s'en filant son verre, se préparant certainement à s'faire enfiler cette pouf. Enfin c'était comme cela que Tosh interprétait les signaux, soit elle était déjà archi rabat, soit elle était naturellement chaude, dans les deux cas c'était feux vert : cuisse légère.

- Arrêtez de vous bécoter, ça viendra après.
Dole, immonde salopard.
Mais celui ci n'attendait aucune contestation, déjà suivi de Wilkus van de Merwe (accompagné d'Alessa) et de Yisin qu'il avait récupéré en chemin, il se dirigea vers le fond de la pièce, à l'opposée de la piscine donc. Il trouva sur le chemin Dhal, Erada et Ayara qu'il invita aussi à le suivre.

Le mur du fond coulissa en silence entièrement, découvrant un prolongement de la salle.
Entour ré d'une balustrade basse de platine éclatant, légèrement surélevé, on accédait à ce carré VIP par trois courtes marches. Il y avait là une table de bois sculpté finement, des banquettes agréablement rembourrés sur certains murs et un mini bar. Des tableaux, évidement et sans surprises, et de l'art moderne en tout genre, comme cette parodie de la crucifixion avec un geth cloué sur la croix.

Une porte à coté du mini bar s'ouvrit discrètement, laissant apparaître Louis Marie.
Louis Marie, plus éclatant qu'un bouddha d'or, qu'un couché de soleil sur la plage ou qu'un rail de C. entre les seins d'une putain.
Si Louis Marie devait être un animal ce serait le paon, un mot : la splendeur. Habillé simplement, un pantalon gris clair et des chaussures simple parfaitement ciré, une redingote gris claire et une chemise aux manches retroussées laissant voir sa musculature juste ce qu'il fallait de développée.
Il ne donnait qu'une envie : passer une soirée débordante de sensualité dans un chalet suisse au coin du feu, même pour un homme.
A leur vue, il sourit de plus bel :
- Venez donc mes amis, prenez place.
Thomas Dole entra en premier, choisissant de s'écrouler sur le siège le plus garni, en face de la table sculptée. Wilkus prit place au plus proche d'Ayara comme un chien fidèle, entament directement la conversation.
Tosh allait faire de même avec Isabelle quant une étrange créature passa "entre ses pieds". Il ne pu s’empêcher de rire, comme à chaque fois qu'il rencontrait l'un des individus de cette race. Il poussa légèrement le volus qui vint s'écraser au sol. Il ria de plus bel.
M'enfin, si les volus avaient réussi à partir à la conquête des étoiles c'est qu'ils arrivaient au moins à se relever quant ils tombaient au sol, ils avaient au moins dépassés le stade de la tortue.
Yisin aida Dahl à se relever.
- Ah, excusez le donc, pas plus d'esprit dans sa caboche que dans une asperge.
Yisin Shagas.

Le quarien avait décidé que puisqu'ils étaient invité dans ce carré VIP c'est que chaque personne ici avaient son importance, autant la jouer diplomate. Il tendit une main à trois doigts pour serrer celle du Volus.
- Et vous êtes dans le commerce de quoi ?

- Ah ouais, spécialiste des flingues hein. Z'auriez quoi à conseiller à un quarien ? J'veux dire mon Carnifex me déboîte l'épaule, et pas plus de réussite au tir qu'une mouche qui essaie de sortir d'une maison par la fenêtre ouverte.


Erada prit place à coté de Wilkus, coupant la phrase de celui ci en interpellant la diplomate asaris (la turiene prit un vicieux plaisir à casser l'approche de drague du Colonel, peut être par jeux, peut être par une certaine jalousie).
- Qu'est ce qu'une diplomate aussi irréprochable que vous fait dans un endroit comme celui ci exactement mademoiselle Ayara ? Pas la peine de tourner autour du pot, ici tout le monde est direct, nous ne sommes pas là pour prendre des gants.

- Ah voilà notre dernier admis. Il aime se faire désirer. S'exclama Louis Marie en levant son verre à Dave Cigalle.
Le maquereau arriva dans une robe de chambre motif léopard, en pantoufle et avec deux prostituées sous chaque bras. L'une blonde, plantureuse, LE fantasme des trois quart de l'humanité, l'autre avait l'air plus revêche, des cheveux pourpre plutôt court, des tatouages tribaux sur le corps. Dave baissa ses bras et leur claqua le cul, les deux hôtesses allèrent directement prendre position sur les barres de pole dancing et commencèrent leur chorégraphie.
Le proxénète réajusta la ceinture de son peignoir :
- Excusez la tenue, je sors de la douche.
Il embrassa la petite assemblée du regard.
- Je me présente : Dave Cigale, spécialiste de l'orgasme féminin à répétition.
- Aussi propriétaire du troisième plus grand bordel de toute la galaxie. Producteur, réalisateur et acteur de plus d'une centaine de films X.
Bienvenu mon ami.

Le vielle homme prit le verre que lui tendait avec amabilité Louis Marie et alla faire de brèves salutation à chacun des membres personnellement, un hochement de tête et son verre levé pour les hommes, un baisé sur le dos de la main pour chaque femme.

- Gamin, viens par ici tu veux.
Yisin s’avança et prit place aux coté de Thomas et Louis Marie. Une mallette était posée devant eux. SA mallette, celle avec la came dedans. Il en manquait déjà une bonne moitié. Mais Louis Marie négligea celle ci pour entamer, énigmatique :
- Moins que d'autres je ne saurais dire si la vie a un sens.
Mais, plus que quiconque je puis dire qu'elle a une valeur.

Thomas clarifia :
- Louis Marie a trempé lui aussi dans le commerce d’être humains.
Avec nostalgie le quarien se souvint de la Grande Guerre contre les Moissonneur, où lui, Tosh Dayak et Thomas Dole avait su tirer un profit maximal de cette "tragédie", en vendant de l'espoir à des milliers et des milliers de réfugiés, espoir sous la forme d'un ticket de sortie de leurs mondes envahis... les vaisseaux qu'ils fournissaient pour un prix exorbitant n'était que des ruines, des vrais pièges mortels.
- Qu'est ce que vous voulez m'dire là ? Qu'on est des camarades criminels ? Que je vous connais même pas mais en fait si parce qu'on a connu le même biz' ?
Louis Marie sortit deux pochons de la caisse. Du sable rouge, et la version free base, le Straph.
- Ça.
C'est de la très, très bonne came.
Et mon ami Thomas me dit à l'oreillette que ce n'est qu'un échantillon de vos capacités de cuisinier ?

Yisin se détendit.
- Merci du compliment, ça me va droit au cœur, j'vous assure.
Ouais j'ai toute une gamme de produit, j'ai expérimenté tout un tas de truc dont de nouvelles marchandises très prometteuse. Dernièrement et je met pas mal d'espoir là dessus j'ai mis au point avec mon associé une bactérie génétiquement modifié qui se fixe directement sur une parties des neurones, libérant une quantité de phéromones hallucinante. Un orgasme puissance dix. Pendant un quart d'heure, scotché sur place, vivant l'expérience la plus forte possible. Neuro-toxicité élevée mais faible dépend...

- Calmes toi gamin.
- Je sais que le commerce est de plus en plus difficile pour les petits artisans comme vous.
Pour survivre désormais il faut des contacts.
Très haut placé.
Et ces contacts... c'est nous.

Les doigts de Yisin serrèrent les accoudoirs. Back dans le biz'.
- Continuez...

- ... Une pierre grosse comme ma main, je vous le jure !
Voilà que Wilkus racontait encore son histoire du jour où il avait trouvé un gisement d'or en Afrique du Sud. Les Moissoneurs avaient tout labourés là bas, sans jeux de mots.
- Dommage qu'il n'ait pas été gros comme autre chose.
Le colonel se renfrogna de nouveaux, encore quelqu'un qui vient lui couper la parole. Mais je suis quelqu'un d'intéressant !
Dave tenait une bouteille élancée de verre rose d'une main et de l'autre plusieurs verre à pieds. Il servit les convives.
- A votre santé mes amis !
Et à ce nectar à quarante mille crédits la bouteille !

Erada était sincèrement stupéfaite.
- C'est un délice !
On en boirais jusqu'à plus soif.

Dave eut un petit rire avenant :
- Je vous le déconseille fortement ma chère. Cela vous tuerais... de désire !
Vous savez, de tout temps et pour chaque race, oui, il y eut la quête d'un élixir de l'amour. L'on prête un effet aphrodisiaque à tout et n'importe quoi !
Mais ceci mes amis, ceci est le seul vrai Philtre d'amour. Un verre et vous voilà submergé d'émotion, une chaleur lancinante dans l'aine.
Certains disent que cette boisson est faite à partir du cœur d'une reine Rachni, d'autres chuchotent que l'ingrédient secret serait l'organe reproducteur d'une espèce disparu sur Esylée, ou dis aussi que le philtre contiendrait les menstruation d'une matriarche asaris.
Cela vous étonnerait si je disais que tout cela est vrai ?
Ah ah ah.


Le colonel Wilkus recracha immédiatement la boisson dans son verre. Ce vielle animal lui en avait trop servit en plus, m'est d'avis que ce salopard essaie de me drogué, avec ses airs de pédéraste là....
Il tendit son verre vers Alessa :
- Bois ça.
Bien.
Maintenant vas me chercher une bière, j'ai la gorge plus sèche que la chatte d'une vielle.

Il tourna sa carcasse vers Louis Marie, toujours assis à la table avec Thomas et le quarien.
- Quel distraction pour la soirée cette fois ci ?
- Vous voulez dire à part la drogue de première qualité, le sexe à foison, les mets les plus chers et recherchés de la galaxie ?
Un combat à main nue, à mort.
Et bien d'autres surprises.

- Hum, j'ai entendu dire qu'il y avait un bookmaker célèbre... ou un organisateur de combat clandestin ce soir.
- Oh oui... un certain Krikos. Je ne l'ai toujours pas vu d'ailleurs, un vrai fantôme il faut croire.






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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Lun 15 Juin 2015, 12:05
Les Cercles de Dante



« Ayara T’Xin. Représentante asari pour la Citadelle et les Républiques. Le déroulement de cette soirée est presque tellement… Irréel que j’en oubliais même de me présenter. »

L'ambassadrice jeta un regard en coin au colonel humain. Sans doutes avait elle plus l'habitude des prétendants civilisés. Ces conciliens...

« J’ai cru comprendre que vous aviez une entreprise? Dans les Terminus? J’ai bien peur de n’avoir jamais entendu parler de celle-ci. »

Là, Dahl était davantage surpris. Et rassuré aussi, d'une certaine manière. Rassuré, parce que cela signifiait que la Hiérarchie avait décidé de ne pas trop parler de lui. Le volus devrait donc faire très attentions à des attaques directes, mais il pensait pouvoir y résister tant qu'il resterait dans les Terminus.
Mais également surpris, car personne, dans les Terminus, ne pouvait ne jamais avoir entendu parler de son entreprise.

« HUUUF. Voilà qui est surprenant, ambassadrice. HUUUF. Sans doutes évitez vous les systèmes Terminus depuis bien des années. HUUUF. A moins que ce ne soit votre première venue par ici ? HUUUF. Auriez vous besoin d'une aide... particulière ? »

Louis Marie s'adressa alors à ses invités depuis le sommet de l'escalier, attirant toutes formes d'attention à lui. Si Dahl n'appréciait pas son style, il fallait avouer que l'homme était doué. Il paraissait aussi vaniteux et stupide qu'un paon, mais il fallait être fou pour arrêter là son observation, et ne pas deviner le cynisme et le calcul présents dans chaque détails de l'organisation de la soirée.

Une fois le discours terminé, Dahl recentra son attention sur ses collègues du moment. Le colonel Wilkus semblait frustré, regardant autour de lui, probablement à la recherche de la serveuse asari s'étant discrètement éclipsée. Mauvaise idée... Elle n'aurait aucune protection ici, et Wilkus semblait clairement du genre à lui faire payer cet affront. Un instant après, il se leva.

« Chère ambassadrice, je reviens à vous dans un instant, avec une nouvelle bouteille de votre excellent vin. »

L'homme s'en fut sur ces paroles, avec un bref salut pour Erada et rien du tout pour le volus. La turienne ne tarderait guère à lui faire remarquer, d'ailleurs.

« Et bien, Elkoss, on a du mal à se faire une place parmi les grands ? »
« HUUUF. Quelle chance ce doit être de négocier avec de tels partenaires, Erada. HUUUF. »
« Si vous saviez ! Il a l’œil pour repérer les armes défectueuses, mais pas pour les tarifs ! Wilkus est un excellent client. »

La soirée continua ainsi un moment, chacun devisant aimablement avec ceux qu'ils chercheraient à éliminer le moment venu.

Wilkus finit également par revenir, au grand déplaisir de Dahl, et suivit de la serveuse asari, sans surprises donc.
« Mesdames et... monsieur, excusez cette interruption. Louis Marie souhaite vous voir, suivez moi à l'aquarium je vous prie. »

Erada se leva la première, l'air ravie. Dahl suivit, étonné de l'invitation du maître de la soirée, mais également avide de profiter de cette opportunité.
L'aquarium était à la hauteur des espérances. La pièce était illuminée dans les tons bleuâtre, les vaguelettes faisaient courir des ombres sur les convives, et Dahl soupçonnait que certains jeux de lumières avaient été mis en place pour percer les plus opaques des tenues : dans cette salle, chaque individu, seveur comme invité, semblait plus déshabillé. Ce n'était toutefois pas qu'une impression, étant donné que nombre de personnes s'étaient déjà mises en tenue pour profiter de la piscine. Dahl lui-même irait bien y faire un tour plus tard : on se sentait encore plus léger dans l'eau qu'ailleurs, ce qui provoquait un certain nombre de sensations étranges chez les volus, habitués à une gravité et une pression atmosphérique insoutenable pour les autres espèces.

La marée humaine eut toutefois l'effet de séparer Dahl de ses compagnons. Aussitôt, il fut entouré de serveurs, repoussé par des invités servi en boisson... de quoi lui faire oublier ce qu'il venait faire ici. Mais il ne s'était pas élevé jusque là en manquant si facilement des opportunités. Il se glissa entre les invités quitte à en bousculer certains en frappant là où ils étaient les plus sensibles, ordonna aux serveurs de s'occuper d'eux et parvint à rejoindre Erada et Ayara, puis rapidement Wilkus qui était accompagné de sa serveuse et de Dole. Le groupe atteint enfin un mur qui se révéla être une porte camouflée, et derrière elle une nouvelle salle respirant l'opulence et la supériorité.

Louis Marie arriva par une autre porte, et invita tout le monde à s’asseoir. Dahl commença à se rapprocher vers un siège bas lui semblant plus agréable quand un butarien le renversa puis rit. Un quarien vint aussitôt à la rescousse de Dahl.

« Ah, excusez le donc, pas plus d'esprit dans sa caboche qu'une asperge. Yisin Shagas. »
« HUUUF. Dahl Elkoss, de Dahl Terminus. HUUUF. »
« Et vous êtes dans le commerce de quoi ? »

Dahl tiqua. C'était déjà la deuxième personne qui ne connaissait pas son entreprise, ça en devenait vexant ! Et surtout improbable. Improbable aussi qu'ils soient tous du même niveau social, car on ne s'aviser pas à des blagues aussi stupide que celles du butarien quand on est civilisé.

« HUUUF. Bien et services. HUUUF. Je fournis entre autres les Ravageurs. »
« Ah ouais, spécialiste des flingues quoi. Z'auriez quoi à conseiller à un quarien ? J'veux dire mon Carnifex me déboîte l'épaule, et pas plus de réussite au tir qu'une mouche qui essaie de sortir d'une maison par la fenêtre ouverte. »

Dahl jaugea le quarien du regard. Il ne réagissait pas à son nom, ni à celui de son entreprise, ni à celui des Ravageurs. Quelque chose clochait. Dahl décida toutefois de répondre. Si le quarien ne pigeait rien à rien, peut être Dahl aurait il vite l'occasion de se venger du butarien.

« HUUUF. Prenez une mitraillette. HUUUF. Avec un mod perforant. HUUUF. Ça devrait régler vos problèmes de douleur, précision et puissance. HUUUF. Venez donc sur Oméga, et amenez votre ami avec vous. HUUUF. Vous serez bien reçus. HUUUF. Qui est il, d'ailleurs ? »

Tandis que la quarien présentait à Dahl son camarade butarien, un nouvel humain arriva dans la salle : Dave Cigale, le célèbre producteur d'holofilm X. Même Dahl savait qui il était, alors que l'on ne pouvait pas le dire porté sur le domaine. L'humain commença à faire son tour de table et arriva au volus, levant une fois encore son verre.

« Enchanté monsieur ? »
« HUUUF. Dahl Elkoss, PDG de Dahl Terminus. »
« Ah oui, j'ai entendu parler de vous. Vos cargos sont idéaux pour certaines scènes impliquant des mafieux. »

Dahl acquiesça, devinant de quoi parlait Cigale sans réellement y être mêlé. Il gérait une grande entreprise, et n'avait pas le temps de s'occuper de toutes les affaires y circulant. En revanche, ce genre de transaction ne l'étonnerait pas de la part de Jerata.

« Pourrais-je vous demander un service ? »
« HUUUF. C'est mon métier, monsieur Cigale. »
« Oh, appelez moi Dave. Ce service concerne la pornographie volus. Je sais qu'il en existe, mais il se trouve qu'elle est rarissime en dehors d'Irune et de vos colonies. Puis-je tout d'abord vous demander pourquoi ? »
« HUUUF. C'est assez simple. HUUUF. Il n'y a pas de marché pour, en dehors des volus. HUUUF. »
« C'est bien ce que je pensais. Mais voyez vous, au cours de ma carrière, j'ai rencontré nombre d'individus, dont certains prêts à payer des sommes faramineuses pour de la pornographie exotique. A l'heure actuelle, seul le marché noir peut satisfaire leurs envies. Mais je pense que notre association permettrait d'officialiser les choses, dans certains cercles élitistes, et de s'emparer du marché. Pour la gloire du métier, et avec de gros bénéfices à la clé, bien entendu. »
« HUUUF. C'est une proposition intéressante. HUUUF. Je trouverai ce que vous demandez. HUUUF. Puis je vous recontacterai. »
« Merveilleux ! Sur ce, si vous me permettez ? »

L'humain pris congé de Dahl, continuant son tour de table. Le volus en profita pour regarder ce qu'il se passait auprès de chaque convive. Wilkus parlait toujours à Ayara, ses yeux avide de sexe, mais en même temps l'une de ses mains restait systématiquement en contact avec la serveuse asari qu'il avait ramené. Erada prenait un malin plaisir à interrompre et couper le colonel aux pires moments. Cigale arriva à leur groupe et commença à son tour à tourmenter le colonel, tout en proposant une boisson apparemment forte.
Le butarien prenait pas mal de libertés avec une humaine qui ne semblait pas dérangée le moins du monde.
Louis Marie, Dole et Yisin discutaient, une mallette avec du sable rouge ouverte devant eux.
Une situation calme et banale, du moins en apparence.

Quelque chose clochait. Cette réunion semblait intimiste. Une petite élite au sein de l'élite, complotant pour ses propres intérêts. Sauf que Dahl ne voyait pas ce qui réunissait les individus présents. Certains semblaient se connaître, bien sûr, comme Wilkus qui était visiblement un habitué. Idem pour Erada. Mais l'ambassadrice asari, qui ne connaissait guère les hautes sphères des Terminus ? Le butarien, qui travaillait avec Yisin, simple dealer, mais se comportait comme un invité avec ses supérieurs ? Ou bien Dahl lui-même ? Ce n'était que sa première venue en cette soirée après tout.

« Un combat à main nue, à mort. Et bien d'autres surprises. »
« Hum, j'ai entendu dire qu'il y avait un bookmaker célèbre... ou un organisateur de combat clandestin ce soir. »
« Oh oui... Un certain Krikos. Je ne l'ai toujours pas vu d'ailleurs, un vrai fantôme il faut croire. »

Dahl perçut la conversation seulement en passant. Mais encore une fois, il était étonné. Un combat à mort, mais l'organisateur de la soirée ne l'aurait toujours pas vu ? De plus, le nom de Krikos ne lui disait rien, et pourtant, il avait commencé à faire des recherches dans le domaine... Dahl comptait en effet bientôt investir dans les combats, sur Oméga et ailleurs.
Il vit la serveuse asari revenir, et l'interrompit sur le chemin, hors de portée des oreilles de Wilkus.

« HUUUF. Vous travaillez ici. HUUUF. Dites m'en plus sur le combat à mort. HUUUF. Et sur ce Krikos. HUUUF. »

Dahl écouta attentivement la réponse de la serveuse, puis lui donna un petit conseil.

« HUUUF. Merci. HUUUF. Et concernant Wilkus, laissez tomber la fuite. HUUUF. Vous ne ferez que l'énerver, ou pire. HUUUF. Faites le plutôt jouir dans son pantalon. HUUUF. Vous savez danser ? HUUUF. Alors rejoignez les deux autres danseuses. »

Dahl fit signe à la serveuse de partir. Il se resservit ensuite d'une boisson volus présente sur la table, et réfléchit.


Partenaires : Thomas Dole, Alessa N'Mara, Ayara T'Xin, Kutuk Siak et Yisin'Shagas Nar Nekesh
Couleurs personnages:
 


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
Journal de Bord, avec présentation de mes personnages secondaires




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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Ven 26 Juin 2015, 13:25
La salle se remplit en quelques secondes à peine, certains restaient assis sur les divans entourer des filles de la maison tandis que d'autre préfère profiter pleinement des beautées derrière les rideaus rouges. Je me promène de gauche a droite en me rinçant l'œil et en cherchant Dole par la même occasion, après deux tours de salle je me déplace vers le petit salon pour essayer de retrouver Dole même si quitter cette pièce me fends un peu le coeur, mais les affaires passe avant tout. Un butarien présent à la fête avais une dette envers moi pour lui avoir rendu un précieux service dans sa business, ce butarien dénommer Règ est un esclavagiste réputé qui devais parler un peu de moi avant et pendant la fête pour que mon identité passe plus crédible.


Je le remarque assis à une table avec un turien et un autre butarien, des partenaires de métier, la discussion vu d'ici a l'air enflammer. Je m'approche à un pas raisonnable de la table l'idée et plus que je m'approche plus que la discutions se transforme en insulte verbale à un point telle que je vois un garde masqué qui se dirige vers la table d'un pas rapide. J'arrive à porter de vois de Règ qui est dos à moi et maintenant levé de sa chaise le doigt pointant le turien d'un air accusateur. -Règ, quel mauvais plaisir de te revoir.J'ai les bras grands ouvert quand il se retour pour me voir les yeux plein de haine.-Krikos mon ami, alors comment vas les affaires depuis notre dernière rencontre tu as formé beaucoup d'esclave depuis.


J'avais mis Règ au courant de ma venu à la fête, étant un homme fiable je lui fais confiance et il sais que si il me dénonce je vais le retrouver. Il s'approche vers moi et me sert la main en vieux ami.-Viens que je te présente mes partenaires, tu vas voir ils sont dure en affaire mais ils savent bien payer. Parfait pour toi. Le butarien me dirige vers la table -Voici mes charmants collègues, le turien se nomme tinkus et le butarien worm. Le butarien me tard des ses quatre yeux. -Tes qui au juste pour nous interrompre dans nos business ? Je n'ai même pas le temps de répondre que Reg prends la parole. -Ce drell s'appelle Krikos Elm, il est esclavagiste dans les terminus et je vous le dis il fais de l'excellent travail. Je me fais analyser pendant que Reg parle aux deux esclavagiste devant moi, leur regard montrait très bien qu'ils ne croyaient pas vraiment au discours. Il est temps que n'intervient,-Un exemple vos milles mot comme on dis, vous connaissez sûrement Hadès le gladiateur dans les terminus, ces moi qui les entrainer et tuer. Les yeux du butarien changèrent du tout au tout, Hadès avais étais un très grand gladiateur des terminus et qui est mort dans des circonstance qui laisse croire qu'ont la battu a mort. L'autre turien semble encore incertain de mon potentielle. - Si tu la vraiment buter je veux bien te prendre a l'essaie. Et voilà, la plus gros du travail est fait. Je me lève de la chaise pour serrer la main du turien -Sa me va ,on parlera de cette arrangement plus tard. Je dois aller voir notre hôte pour l'instant. Je quitte de la table et me dirige vers l'aquarium en voyant que Dole n'est pas dans cette pièce, l'aquarium est la pièce la plus grandiose de la soirée du a son immense bocal remplis de poisson exotique en son centre et de faune marine.


La salle est littéralement bonder de monde impossible de trouver Dole dans cette foule, mais Dole n'est pas n'importe qui le salon des VIP dois sûrement lui avoir été ouvert et par la même occasion je vais pouvoir parler avec Louis Marie pour le combat. Je regarde les murs et fini par trouver un pan de mur garder par deux garde masquer, au même instant un valet passe devant moi avec un plateau remplis de boisson exotique. J'en saisi deux au vol et m'approche des deux gardes qui me bloquent le chemin pour le salon priver,-Laisser moi passer les gars, ces le boss de la place qui veux me voir et vous savez aussi bien que moi que si vous me laisser pas entrer sa va mal finir et pour vous. Je regarde les deux masques un a la fois puis il me laisse passer,-merci les gars.


J'entends des murmures de l'autre coter du mur,-Parler moi de se krikos huff. J'entre en écartant violemment le voile pour faire une entrer des plus remarquer,-Qui est Krikos Elm? C'est un charmant jeune homme douer pour le business d'esclave qui y touche en tout genre et principalement les combat et pour couronner le tout ce beau gosse est devant vous. J'aperçois Dole assis au coter de Louis Marie et d'un quarien, je me dirige vers thomas tout en le fixant,-Et voici le grand Thomas Dole, j'ai suivi votre progression vous savez chapeau beau. Je vous est amener un rafraichissement si le coeur vous en dis. Je dépose le verre la table avant de m'assoir sur le fauteuil adjacent a celui de Louis Marie, -Tu en a mis du temps alors tout est prêt? Je regarde tout les gens dans la salle que la crème de la crème -Tout est prêt il ne reste que les combattant a sélectionnerjeprends une gorger du champagne que j'ai garder en main, -a vous de choisir


Dernière édition par Kutuk Siak le Jeu 02 Juil 2015, 20:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Dim 28 Juin 2015, 15:44
Alessa avait pénétré dans le boudoir en pensant y retrouver Dole. Il en prenait la direction la dernière fois qu’elle avait posé les yeux sur lui avant de perdre sa trace. Cependant, en y mettant les pieds, elle ne se retrouva pas face à un Humain mais face à un Quarien et à un Butarien. Et de toute évidence, elle venait les interrompre au beau milieu d’une conversation privée. Jouant son rôle de servante docile et soumise, la jeune femme s’empressa de s’excuser et fit mine de tourner les talons pour prendre congés des deux hommes. Mais ces derniers la retinrent avant qu’elle ait quitté la salle. L’un pour lui faire des avances à peine voilées et l’autre pour lui passer un savon.

— Nan, t’es pas excusée, et ouais tu nous interromps, cracha méchamment le Quarien. D’où tu laisses traîner tes oreilles comme ça ?
— Mes excuses, souffla Alessa d’une voix peu assurée et embarrassée. Ce n’était pas mon intention.

Elle recula lentement en gardant la tête baissée. Une fois sur le seuil de la porte, elle se détourna pour retourner dans la salle principale mais découvrit avec stupeur qu’un autre homme se tenait devant elle. Le colonel Wilkus. La jeune femme se crispa. Quelle plaie ! Cet homme était un vrai pot de colle. Avait-il l’intention de la coller tout le restant de la soirée ? Cela en avait tout l’air en effet.

— Eh bien, ma belle, pour peu je croirais qu’on essaie de m’éviter, souffla le militaire obscène avec un demi sourire pervers au coin des lèvres. (Alessa s’efforça de lui rendre son sourire, mais l’Humain avait d’ores et déjà détourné son attention pour fixer les deux autres individus présents dans la pièce.) Z’êtes ceux qu’ont amené la came ? ajouta-t-il à leur attention.

Alessa garda les yeux baissés mais ses oreilles ne perdirent pas une miette de l’échange en cours. De la came ? La nouvelle ne l’étonna pas le moins du monde. Dans le fond, rien de surprenant d’apprendre que de la drogue circulait librement dans ce genre de soirées. C’était d’ores et déjà le cas dans la grande majorité des galas de charité et autres grands rassemblements conciliens. Alors une soirée secrète aux confins des Terminus… Ce qui retint surtout son attention, ce fut le fait que cela pourrait sûrement lui être utile pour mener à bien sa mission d’assassinat. Une overdose était toujours moins suspecte dans ce genre de fêtes qu’une balle tirée à bout portant en pleine tête ou même une gorge tranchée d’une main de maître. Un moyen comme un autre de parvenir discrètement à ses fins.

— Louis Marie veut vous voir, entendit Alessa en reprenant le fil de la conversation. Allez à l’aquarium, il arrivera bientôt.

Le colonel tourna les talons et prit la direction de la sortie. En passant devant Alessa, il lui saisit l’avant-bras et l’entraîna à sa suite sans lui demander son avis. La jeune femme se laissa faire. Dole n’était pas ici. Elle n’avait donc aucune raison de s’y attarder plus longtemps. Et quand bien même il aurait été là, il y aurait eu bien trop de témoins pour passer à l’acte. Elle devait commettre son assassinat en attirant le moins possible l’attention. C’était le seul moyen de quitter cette île en vie. Que Dole disparaisse sans qu’on puisse remonter jusqu’à elle. Elle n’avait pas le droit à l’erreur étant donné qu’elle n’avait aucune autre échappatoire si jamais les choses tournaient mal. L’île était à l’écart de tout. Et elle était bloquée ici jusqu’au matin. Mieux valait donc éviter les soupçons et ne pas être repérée.

— Ramène ton cul de petit blanc ici, fils de pute ! s’exclama le Butarien avec haine.

Quand bien même le colonel ne releva pas l’insulte, il resserra sa prise sur l’avant-bras d’Alessa si fort que la jeune femme lâcha un hoquet de douleur en serrant la mâchoire. Nul doute que ce sale pervers prenait un malin plaisir à violenter les pauvres femmes ayant le malheur de tomber dans ses filets. Les soupçons d’Alessa furent rapidement confirmés quand, ayant fait mine de vouloir s’arrêter à cause de la douleur dans son bras, elle résista et trembla en reculant comme la frêle créature qu’elle était censée être. Le colonel s’arrêta à son tour et la fusilla du regard.

— Écoute-moi bien, ma belle, souffla-t-il en pointant vers elle un doigt impatient, ici c’est plus comme un de ces tripots de merde dans lesquels tu travaillais. Oublie ton expérience dans je ne sais quel bordel de je ne sais quel bas-fond galactique. Ici plus qu’ailleurs tu n’es plus une personne, tu n’es plus rien, à peine un objet pour nous satisfaire nous les convives. Tu vas faire ce que je dis, sinon ça va très, trèèèèès mal se passer. (Alessa serra la mâchoire et ne dit rien. Elle se contenta de hocher la tête en prenant un air soumis et impuissant.) Tu me suis, maintenant tu es mon hôtesse attitrée, alors pas de tapin auprès des autres invités, tu m’obéis à moi et moi seul.

Comme si elle avait eu l’intention de jouer les allumeuses. Quoique… Elle gardait effectivement cette carte sous le coude si jamais elle s’avérait utile pour parvenir à ses fins. Et force est de constater qu’au vu de la nature des convives, nul doute qu’elle serait forcée à un moment ou à un autre de satisfaire à cette excentricité.

Toujours est-il que cette mise en garde autoritaire du colonel poussa Alessa à lui lancer un regard noir sans pour autant refuser ses exigences. Elle n’en avait pas les moyens sans risquer de compromette sa couverture et sa mission. Louis Marie avait été clair sur ce point : les convives étaient parfaitement en droit de faire ce qu’ils désiraient avec le personnel entièrement mis à leur disposition. Pour le coup, la situation tournait complètement au désavantage d’Alessa. Autant sa position de serveuse était plutôt un atout : elle pouvait aller librement parmi les convives sans attirer plus que de raison leur attention et leur suspicion ; autant maintenant que le colonel lui avait mis le grappin dessus et semblait décidé à ne pas la lâcher une seule seconde, elle perdait sa liberté de mouvement. Hélas, impossible de mettre le colonel hors d’état de nuire sans que cela n’attire l’attention.

En effet, le colonel Wilkus n’avait pas cessé depuis le début de la soirée de passer d’un groupe d’invités à un autre pour faire la conversation et rouler des mécaniques devant chacune des femmes présentes à cette soirée susceptible de passer quelques heures dans son lit. Son absence soudaine et inexpliquée serait rapidement remarquée et les choses iraient de mal en pis pour Alessa. Pour l’heure, mieux valait le suivre et observer en silence. Une opportunité de prendre la poudre d’escampette et de distraire le colonel suffisamment longtemps pour qu’il oublie son absence se présenterait sûrement à elle tôt ou tard. Elle ferait montre de patience. D’autant plus qu’elle avait perdu Dole de vue et ignorait où il était désormais. Il pouvait se trouver n’importe où dans la propriété.

Alessa suivit donc le colonel de retour dans la salle principale. Celle-ci s’était grandement vidée depuis l’annonce de Louis Marie. Seuls quelques rares individus demeuraient là plutôt que de profiter des joies et des plaisirs des annexes mises à leur disposition. L’Asari jeta à peine un regard aux éméchés tentant de se faire une statue et encore moins à l’homme s’adonnant à sa débauche au vu et au su de tous, là au beau milieu de la salle. Elle se contenta de demeurer auprès du colonel en silence, telle une ombre. Et ensemble, ils rejoignirent une table autour de laquelle se trouvaient un Volus, une Turienne et une Asari. Parvenu à destination, le colonel les pria de rejoindre l’aquarium où les attendait Louis Marie.

Et force est d’admettre que le hasard faisait bien les choses : pensant que le colonel Wilkus la tiendrait éloignée de sa cible au risque de mettre sa mission en péril, Alessa se rendit compte qu’en réalité, il la conduisait sans le savoir justement à elle. Dole se trouvait dans un carré VIP auquel elle n’aurait peut-être pas eu accès sans l’entremise du colonel. Ce n’était donc pas plus mal dans le fond que le colonel ait jeté son dévolu sur elle. Au moins maintenant avait-elle retrouvé l’homme qu’on lui avait demandé d’abattre. Le tout était maintenant de trouver un moyen de mener l’exécution à terme.

Le carré VIP était à l’image du reste de la demeure : richement décoré. Cela en était presque indécent. Mais Alessa n’eut guère le temps de s’appesantir sur le luxe de la décoration ou même les magnifiques reflets bleutés de l’eau se réfléchissant sur toutes les surfaces. Louis Marie en personne venait d’entrer dans la pièce. L’homme chargé de mettre l’ambiance. Le meneur des festivités.

— Venez donc mes amis, prenez place, dit-il de sa voix enjouée en désignant les sièges rembourrés.

Thomas Dole fut le premier à prendre place dans l’un des fauteuils. Puis quelques secondes plus tard, Wilkus fit de même en faisant en sorte de s’installer au plus près de la représentante asari aux formes aussi ensorcelante que la profondeur de son regard pénétrant. On aurait dit un petit chien suivant son maître en agitant la queue. Mais si la diplomate asari ne pouvait se targuer d’être le maître du colonel, nul doute que sa queue à lui, pour sa part, s’agitait sans peine. Les mâles. Tous les mêmes…

Contrainte de demeurer à proximité du colonel, Alessa profita que l’attention de Wilkus était accaparée par une autre pour faire courir discrètement son regard à travers la pièce. Elle laissa également traîner ses oreilles. Étaient réunis là le maître de cérémonie, le politicien humain condamné à passer l’arme à gauche avant la fin des festivités, le mystérieux homme de main lui servant de garde du corps, deux ou trois trafiquants d’armes, une diplomate asari et deux trafiquants de drogue. Une belle brochète de ce qui se faisait de pire dans la galaxie. Et cerise sur le gâteau : un proxénète en tenue légère accompagné de deux danseuses asari aussi peu vêtues qu’un nouveau-né fraîchement mis au monde. Cette soirée ne pouvait décidément pas plus mal tourner en termes de débauche des sens.

Alessa reprit contact avec la réalité en sentant une main glisser dans le bas de son dos en épousant la courbe de ses hanches. Décidément, ce colonel était pire qu’un chien en rut. Toute son attention était focalisée sur la poitrine de son interlocutrice et en parallèle, il trouvait encore le moyen de faire courir ses sales mains sur le corps d’une pauvre serveuse n’ayant rien demandé à personne. Il ne perdait rien pour attendre.

Le colonel Wilkus recracha alors le contenu de son verre dans ce dernier après avoir entendu de quoi était prétendument constituée ladite boisson. Du pipeau bien entendu. Mais les gens faibles d’esprit étaient prêts à croire n’importe quel mensonge du moment qu’ils voulaient que celui-ci soit vrai ou tout simplement parce qu’ils redoutaient qu’il le soit. Le colonel appartenait de toute évidence à la seconde catégorie. Alessa fronça les sourcils en voyant l’humain tendre le verre elle.

— Bois ça, ordonna-t-il sèchement. (Elle hésita et il lui lança un regard mauvais. Elle n’avait pas le choix. Aussi s’exécuta-t-elle sans un mot.) Bien. Maintenant, va me chercher une bière. J’ai la gorge plus sèche que la chatte d’une vieille.

Alessa hocha la tête toujours en silence. Et pour cause, elle n’avait pas avalé et retint un haut-le-cœur en se détournant avant de recracher le contenu du verre lorsqu’elle fut certaine que Wilkus regardait ailleurs. Elle enrageait intérieurement. Qu’il profite donc de la soirée. Ce serait sa dernière. Il ne verrait pas le soleil se lever de sitôt. La jeune femme avait désormais d’autres projets pour lui.

Rendue au bar aligné contre le mur du fond, Alessa versa une bière pour le colonel et porta son regard sur le plateau posé non loin d’elle. La jeune serveuse à laquelle il appartenait faisait des avances à cet homme qui suivait Dole partout comme son ombre. Elle était à ce point focalisée sur sa tâche qu’elle en avait délaissé son plateau et son contenu. Au milieu des petits fours et autres amuse-bouches, la jeune femme repéra plusieurs shots de sable rouge qu’elle subtilisa d’une main experte avant de les dissimuler dans son décolleté. Et dans le même mouvement, elle en glissa un peu dans le verre du colonel tandis que l’idée germait dans son esprit qu’elle pouvait tirer parti de sa rancœur à l’égard de l’homme. Une dispute sous effet du sable rouge pouvait vite déraper et entraîner la mort d’un innocent. Wilkus était du genre colérique et Alessa pouvait tourner cela à son avantage. Il lui suffirait de droguer lentement mais sûrement le militaire et l’attirer hors de la pièce avant de faire son affaire à Dole et rejeter la faute sur cet homme ayant cédé aux sirènes de la drogue et n’ayant pas su retenir sa main quand la rage et la haine avaient pris le pas sur sa raison et poussé le malheureux à assassiner froidement le politicien.

S’en retournant auprès de Wilkus, la jeune femme fut interceptée à mi-chemin par le seul Volus de la soirée. Le trafiquant d’armes des Terminus. Dahl Elkoss.

— HUUUF. Vous travaillez ici, souffla-t-il à travers le filtre de son épais casque. HUUUF. Dites m'en plus sur le combat à mort. HUUUF. Et sur ce Krikos. HUUUF.
— Navrée, répondit Alessa. Je ne sais rien de ce dénommé Krikos. Rien, si ce n’est que sa réputation au sein des Terminus n’est plus à faire aux dires de Louis Marie. C’est la raison pour laquelle il a fait appel à ses services. Il désire entretenir ses convives avec des combats d’arène à la hauteur de vos attentes. Mais je ne puis vous en dire plus. Louis Marie désire garder la surprise.

Le petit Volus hocha la tête pensivement. Du moins devait-il l’être, ce qui était difficile à juger compte tenu du casque dissimulant complètement son visage et ses expressions faciales.

— HUUUF. Merci, finit par répondre le petit homme. (Il marqua une pause en jetant un œil par-dessus son épaule en disant du colonel.) HUUUF. Et concernant Wilkus, laissez tomber la fuite. HUUUF. Vous ne ferez que l'énerver, ou pire. HUUUF. Faites le plutôt jouir dans son pantalon. (Alessa avait d’autres projets pour cet homme et aucun d’entre eux ne prévoyait qu’il y prenne du plaisir d’une manière ou d’une autre.) HUUUF. Vous savez danser ? HUUUF. Alors rejoignez les deux autres danseuses.

Alessa regarda le Volus s’éloigner avant de jeter un œil aux deux Asari se trémoussant gracieusement sur une petite scène autour de barres de pole dance. Le conseil de Dahl n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Compte tenu du plan qu’elle venait d’élaborer pour mener à bien sa mission, elle aurait besoin d’isoler le colonel du reste des convives. Et quand bien même celui-ci avait jeté son dévolu sur elle, il n’avait d’yeux pour le moment que pour la diplomate asari. Si elle parvenait à l’en détourner et à le pousser à aller plus loin avec elle, elle pourrait profiter de ce moment en tête à tête pour le mettre hors d’état de nuire et assurer ses arrières pour la suite.

Aussi Alessa se pencha-t-elle vers le colonel en lui offrant sa boisson. Elle lui souffla au passage :

— Pour vous…

Une phrase bien énigmatique qu’elle laissa en suspens avant de prendre la direction de ses consœurs. Elle les rejoignit sur la scène et prit les devants en se lançant dans une danse lascive en ne quittant pas des yeux le colonel afin de lui faire passer un message sans équivoque. Les deux autres Asari gardèrent leurs distances pour un temps et finalement, elles se rapprochèrent d’Alessa et les trois jeunes femmes commencèrent à faire onduler leurs corps gracieux à l’unisson en une étreinte sensuelle et envoûtante. Les Asari n’avaient pas leur pareille pour charmer un public que ce soit par le geste ou la parole. C’était un don naturel dont elles maîtrisaient les secrets depuis des milliers d’années. Raison pour laquelle le Conseil était dominé par l’une d’elle. Personne ne pouvait résister à leur attrait et à leurs charmes. Et c’est justement sur ça que comptait Alessa pour retirer le colonel de l’échiquier et en faire l’un de ses pions à elle. Une fois celui-ci écarté, elle aurait fait un pas de plus vers sa cible.


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Mar 07 Juil 2015, 03:53
Les Cercles de Dante



Dans le salon VIP de Marie Louis, des groupes se formaient.

« Tout est prêt, il ne reste que les combattants à sélectionner, à vous de choisir. »
« Nous allons nous en occuper tout de suite. Thomas, puis-je vous abandonner ? Je n’aimerai pas vous gâcher la surprise ! »

L’humain et le drell s’éloignèrent du premier ministre et du dealer. Une fois légèrement isolé, Marie Louis se remit à parler, d’une voix rapide et basse.

« Vous connaissez votre cible, je vous laisse le choix des moyens. Vous devrez éliminer ce Wade aussi. Pour les autres, inutiles de vous inquiéter : soit ils sont au courant, soit nous nous en occupons. Eviter de traîner, d’autres affaires sont en suspens. »

Louis Marie écouta la réponse du drell, puis repris ensuite son habituel ton rayonnant.

« Tout ceci me semble prometteur ! Je vous laisse vous charger de la suite ! »

L’humain s’éloigna ensuite, retournant vers ses hôtes.

**********

« Pour vous… »

La voix douce, aguichante et pleine de promesses de l’asari détourna Wilkus de ses pensées un moment. Il suivit du regard la serveuse, qui rejoignît les danseuses avant d’entamer des mouvements envoutants. Le groupe – la diplomate Ayara, la turienne Erada, le proxénète Dave et Wilkus lui-même – se turent un instant, hypnotisés par la danse. Wilkus parla à voix basse, sans s’adresser à quelqu’un en particulier.

« La boisson lui a donné le feu au cul à cette putain ! »

Il fût entendu toutefois, et Ayara ne retint pas un regard noir. Mais c’est Dave qui répondit.

« Ayez un peu de respect pour ces belles créatures. La nature leur a donné des atouts, c’est une chance que de pouvoir les admirer en spectacle ! »

Wilkus commença à ouvrir sa bouche, mais la referma en voyant Ayara se lever. Dave l’imite aussitôt, prenant son bras.

« Inutile de gâcher la soirée par de méchantes paroles ! Accepteriez-vous de m’accompagner et de continuer cette discussion ailleurs ? »

L’asari sourit et emboîta le pas de la star. Les deux sortirent du salon par une énième porte dérobée. Erada ricana à la face de Wilkus.

« Il vous a coupé l’herbe sous le pied ! Vous n’étiez pas de taille, de toute façon. »

Elle se leva à son tour, abandonnant l’homme sur le fauteuil. Wilkus tourna à nouveau son regard vers les danseuses, imaginant d’avance les tourments qu’il ferait subir à la serveuse. Cette catin allait souffrir, oh oui.

**********

« Alors, on fait bande à part ? »

Dahl se tourna vers la turienne. Il ne l’avait pas entendu arriver, trop occupé à rêvasser. Je dois ralentir sur l’alcool, se dit-il.

« HUUUF. Je regardais les scènes. HUUUF. Wilkus m’a l’air de bouillir de colère ? »
« Sans aucuns doutes ! Il s’est fait voler la diplomate sous le nez. C’est sans doute sa serveuse qui en paiera les frais ! »
« HUUUF. Tu as raison. HUUUF. C’est jamais ceux qui le méritent qui souffre. HUUUF. »
« Oh, voyez comme il souffre de ses dilemmes, le malheureux trafiquants d’armes ! »

Dahl ricana. Légèrement.

« HUUUF. Je n’irai pas jusque-là. HUUUF. Disons juste que je préfèrerais voir ce butarien planté au sol, HUUUF, plutôt que sur le point de baiser. »
« Oh, ne t’en fais pas. On ne dirait pas comme ça, mais Isabelle n’est pas qu’un joli minois. Il l’amuse pour l’instant, mais il le regrettera vite. »
« HUUUF. Si tu le dis. HUUUF. Et sinon, que faisons-nous là ? HUUUF. Louis-Marie n’en n’a que pour Dole, HUUUF, on dirait ! »
« Bah, laisse-le profiter ! Dole est un investissement important pour beaucoup de monde, il est temps qu’il rende ses comptes. »
« HUUUF. Je ne vais pas te contredire. HUUUF. Mais ceci implique que moi aussi, je le vois. »

La turienne claqua des mandibules, l’air légèrement étonné.

« Tu es en affaire avec lui ? »
« HUUUF. Rien de fixé. HUUUF. Nous n’en n’avons pas beaucoup discuté. HUUUF. Il attend de moi beaucoup, HUUUF, mais je tiendrais parole. HUUUF. Quand est-il de lui ? »
« Intéressant… Entre nous, je doute que Dole rembourse un jour ses dettes. »
« HUUUF. Pourquoi ça ? »
« Intuition féminine. Fais-moi confiance. »

La turienne fit un clin d’œil. Le volus haussa les épaules, puis se remit à observer la pièce, s’interrogeant sur ses accords avec le politicien humain. Etait-ce vraiment un bon allié ?



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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Jeu 09 Juil 2015, 21:14
Les mains des deux danseuses asari couraient sur la peau d’Alessa en épousant les courbes tentatrices de son corps élancé. Des caresses sensuelles susceptibles de faire monter la température de plusieurs degrés. Mais la jeune femme n’avait d’yeux que pour le colonel humain. Du moins était-ce l’impression qu’elle donnait. Elle faisait mine de garder toute son attention focalisée sur lui comme s’il était le seul et unique convive présent dans le carré VIP à en valoir la peine. Mais elle ne perdait pas de vue ce qui se passait dans le reste de la pièce : Marie Louis discutant avec un Drell dans un coin ; Dole et le dealer quarien confortablement installés dans les canapés ; le Butarien et une des trafiquantes d’armes tous deux penchés l’un vers l’autre ; l’ombre de Dole toujours à fricoter avec la serveuse ; le petit Volus seul dans son coin ; et la diplomate asari, la Turienne psychorigide et le proxénète prenant congé en laissant le Colonel seul devant l’estrade sur laquelle Alessa et ses consœurs poursuivaient leur petit numéro.

L’Humain gardait les yeux rivés sur la jeune femme en retenant pratiquement sa respiration. On aurait dit qu’un éclat cruel brûlait dans le fond de ses prunelles. Le genre de regard loin d’être rassurant. Et compte tenu de sa nature colérique et de la manière dont il l’avait d’ores et déjà menacée plus tôt dans la soirée, Alessa ne doutait pas que l’homme lui promettait en silence une nuit de souffrances qu’elle n’oublierait pas de sitôt. Mais au lieu d’éprouver terreur et angoisse, Alessa sentit sa volonté se fortifier et ses muscles se tendre. L’heure était venue de passer à l’action.

Alessa descendit de l’estrade en ondulant des hanches en direction du militaire. Celui-ci ne s’était pas encore débarrassé de son expression courroucée. Il la tenait pour responsable de son échec vis-à-vis de sa tentative de séduction avortée envers la diplomate. Comme si une femme pouvait volontairement choisir de s’abandonner dans les bras d’un être aussi abject. Il suffisait de poser les yeux sur l’homme, ou plutôt la bête, pour se faire une idée juste sur la qualité avariée de la marchandise. Cela n’empêcha cependant pas Alessa de se pencher vers le militaire en faisant courir sa main sur la nuque du Colonel en soufflant dans le creux de son oreille :

— Et que diriez-vous d’un petit moment en tête à tête ? (Sa voix était sucrée comme du bon miel. Son interlocuteur aurait certainement toutes les peines du monde à résister au chant de la sirène.) Disons que cette petite danse m’a donné chaud et… une paire de mains supplémentaire ne serait pas de trop pour m’aider à retirer toutes ces couches de vêtements superflus. (Un sourire étira les lèvres d’Alessa.)

Wilkus mordit à l’hameçon en arborant à son tour un sourire lubrique. Le fait est cependant qu’il avait une autre idée derrière la tête. Il avait bien l’intention de mêler l’utile à l’agréable : offrir à la danseuse une bonne correction de son propre crû. C’est pourquoi il hocha la tête sans piper mot en quittant son siège et en laissant Alessa l’entraîner à sa suite vers le fond de la pièce. La jeune femme trouva là une porte menant vers une autre section de la richissime propriété. Et ce n’est qu’une fois parvenue dans une luxueuse chambre à coucher qu’elle consentit enfin à lâcher la main du Colonel.

— Enfin seuls ! s’exclama le Colonel en refermant la porte derrière lui. (Alessa entendit le verrou et un nouveau sourire fleurit sur ses douces lèvres.) Et ce n’est pas trop tôt. Dès que j’ai posé les yeux sur toi, j’ai eu envie de te la mettre profond. On dirait que le moment est enfin venu. Je vais prendre mon pied avec toi. Oh oui ! Et de toutes les manières possibles, ça tu peux me croire. Je veux t’entendre crier !

Alessa demeura assise au bord du lit en laissant le Colonel lui cracher son venin au visage. Elle attendait qu’il se rapproche encore un peu. Et ne le quittant pas des yeux, elle le regarda ôter lentement la veste de costume à la coupe très militaire qu’il portait. Plus libre de ses mouvements à présent, il s’approcha suffisamment d’Alessa pour se tenir debout juste devant elle. Un nouveau rictus étira ses lèvres.

— Les putains dans ton genre ne paient rien pour attendre, dit-il alors. Surtout celles qui m’empêchent de concrétiser avec des diplomates frigides qui ne réclament pourtant que ça à corps et à cri. (Les traits de son visage étaient à présent déformés par la colère.) J’aurais pu me la faire. Mais c’est cette enflure de Dave qui va la lever maintenant tout ça parce que tu as fait diversion. Ça… tu vas me le payer cher ! (Le Colonel leva la main pour frapper Alessa au visage. Mais le coup ne porta jamais.)

Wilkus regretta immédiatement son geste quand un éclair de lucidité brilla soudain dans ses prunelles. Alessa n’avait pas seulement dépassé les bornes en retenant le coup du militaire, elle avait arrêté son geste en plein vol. Avec une rapidité et une dextérité peu communes pour une vulgaire prostituée de bas étage. Et c’est à ce moment-là seulement que l’esprit cartésien du vétéran mit les pièces du puzzle bout à bout : Alessa n’était pas une simple serveuse, c’était une combattante professionnelle.

Ni une ni deux, l’Humain recouvra ses esprits et se lança dans un combat féroce avec la jeune femme. Alessa esquiva sans mal la première attaque en roulant sur le dos. Elle se retrouva alors en position de force en se redressant debout sur le lit. Elle dominait son adversaire et en profita pour lui asséner une frappe. Wilkus bloqua sa jambe et tira dessus pour la déstabiliser et la faire tomber du lit. Alessa lâcha un juron en sentant son dos venir heurter sans douceur le parquet brillamment ciré. Mais elle n’eut pas l’occasion de méditer sur ce qui venait de se passer : Wilkus tenta de lui broyer le crâne avec ses bottes de luxe. Alessa eut tout juste le temps de rouler hors de portée avant de sentir le souffle de l’air que la frappe déplaça venir lui caresser le visage.

Faisant une pirouette, la combattante asari faucha les jambes du Colonel et l’entraîna avec elle au sol. Il tenta de se redresser mais reçut un nouveau coup à la mâchoire qui le contraignit à rester étendu au sol. Alessa frappa cette fois du coude et un craquement au niveau du genou de son adversaire arracha à celui-ci un gémissement étouffé. Roulant de nouveau sur le dos, la jeune femme ramena ses jambes par-dessus sa tête et se retrouva debout en un clignement de paupières. Wilkus pour sa part demeura étendu. Il avait la tête qui tournait et son genou le lançait douloureusement. Alessa était satisfaite.

— Vous avez été un vilain garçon, dit-elle en portant la main à son décolleté. (Ses sourcils se froncèrent quand elle se rendit compte que le sachet de sable rouge qu’elle avait dérobé un peu plus tôt dans la soirée ne s’y trouvait plus.) Où est-ce que… ?

Alessa repéra la drogue au sol quelques mètres plus loin. Mais quand elle se pencha pour la ramasser, une main se referma comme un étau sur son bras en lui arrachant une exclamation de douleur. La voix du Colonel résonna alors tout près de son oreille :

— Et toi, tu n’es qu’une salope qui mérite une sacrée correction !

Wilkus tordit le bras d’Alessa dans le dos de celle-ci avant de la projeter au loin. La jeune femme heurta un mur et glissa au sol, sonnée. Un goût métallique emplit instantanément sa bouche et elle découvrit ses doigts poisseux de sang quand elle se passa la main au coin des lèvres. Mais Wilkus n’en avait pas fini avec elle. En réalité, il ne faisait même que commencer :

— Une chose est sûre : on ne s’ennuie pas avec toi. Si tu baises aussi bien que tu frappes, ma parole, la nuit promet d’être magique ! Malheureusement, j’ai comme qui dirait l’impression que je serai le seul à prendre mon pied. Je doute que tu trouves tout cela très jouissif – ou alors cela voudra dire que tu as un sacré pet au casque. Parce qu’avec ce que j’ai l’intention de te faire, tu n’es pas prête d’arrêter de crier, ça tu peux me croire. Peut-être crieras-tu au début pour que cela ne s’arrête pas, mais à la fin, tu regretteras le jour où tu es venue au monde.

Alessa sentit une main se glisser sous sa gorge et sa tête heurta une fois le mur en la plongeant encore un peu plus dans le brouillard dans lequel elle flottait déjà. Puis sans véritablement se rendre compte de ce qui se passait, elle sentit son corps quitter le sol et s’enfoncer dans les couvertures épaisses et soyeuses recouvrant le lit. Des mains baladeuses se mirent alors à glisser sur son corps en arrachant la couture de son bustier et en tentant de se glisser sous la pièce de tissu. Elle eut beau se débattre, une force supérieure à la sienne la clouait sur place.

— Vas-y, continue de te débattre, siffla la voix mauvaise du Colonel. J’aime quand les femmes tentent en vain de me résister. Ça met un peu plus de piment et ça m’existe grave. (Il glissa une main entre les cuisses de sa prisonnière.) Et maintenant, voyons voir ce que tu caches là-dessous, ma belle.

Alessa mit un moment à faire le point et à poser enfin les yeux sur le visage déformé par la colère et le désir de son tortionnaire. Le Colonel salivait déjà en pensant aux sévices qu’il comptait lui faire. Et son attention était entièrement focalisée sur les vêtements déchirés de la créature qu’il chevauchait comme un cow-boy des temps modernes. Au point qu’il avait perdu de vue un détail essentiel : les Asari étaient toutes de puissantes biotiques naturellement douées.

— Allez, débats-toi un peu, l’encouragea-t-il. Ce n’est pas un viol si tu te laisses faire.
— À vos souhaits, rétorqua alors calmement Alessa en prenant une profonde inspiration et en sentant un courant électrique courir sur ses avant-bras en remontant vers ses épaules et sa nuque.

Quand Wilkus croisa son regard, il fronça les sourcils et sentit sûrement que quelque chose n’allait pas. Mais il était déjà trop tard. L’énergie noire accumulée dans le corps d’Alessa fut brusquement relâchée en une puissante vague télékinétique qui repoussa violemment le militaire contre le mur opposé de la chambre. Le choc fut terrible et Alessa eut presque le sentiment que le mur trembla sur ses fondations. Wilkus glissa à terre complètement sonné. Il ne bougeait plus mais avait l’air de respirer encore.

Alessa prit quelques secondes pour recouvrer ses esprits. Puis sans tenir compte de la douleur dans ses membres ou même de ses vêtements déchirés, elle retourna à l’endroit où elle avait fait tomber le sachet de drogue et s’avança ensuite vers Wilkus. Comme elle s’en était doutée, il respirait encore. Mais il était pour le moment inconscient. Ce n’était pas plus mal. Elle avait besoin de lui en vie. Ou du moins pour les prochaines minutes.

Balayant la chambre du regard, Alessa se mit en quête d’une seringue. Compte tenu des activités dont elle avait été témoin jusqu’à présent, elle ne doutait pas un seul instant que toutes les chambres de la propriété étaient pourvues d’un kit du parfait petit consommateur de drogue. Le tout était de mettre la main dessus. Ce qui ne lui prit guère plus d’une minute. Et il ne lui en fallut pas plus pour mélanger le sable rouge en poudre à une solution saline en vue de l’administrer par voie intraveineuse. Ce n’était peut-être pas la méthode de consommation habituelle, mais c’était tout aussi efficace.

La seringue prête, Alessa s’agenouilla devant Wilkus est lui dit :

— La chance vous sourit. C’est une fin trop clémente pour vous à mon goût. Mais bon…

La jeune femme fit tourner la tête sur le côté pour mettre à jour l’oreille gauche du militaire. Elle glissa ensuite l’aiguille de la seringue dans le conduit auditif et en perça le tympan avant d’injecter le produit directement dans le cerveau du militaire. Elle se doutait que personne n’aurait l’idée d’aller chercher une marque de ponction à cet endroit. Et puis compte tenu de l’endroit où le corps serait découvert, il ne faisait aucun doute que les autorités n’iraient pas chercher plus loin que « overdose » – si tant est que les autorités soient informées de la situation, ce dont elle doutait également.

Le méfait accompli, Alessa se redressa et dissimula l’arme du crime dans un repli de sa tenue rapiécée. Elle s’était débarrassée d’un poids mort et fait de lui un bouc-émissaire. Il ne lui restait plus qu’à trouver le moyen d’amener Dole dans cette pièce et le tour serait joué. Wilkus serait tenu pour responsable de la mort du politicien et tout le monde penserait qu’il avait agi sous l’effet de la drogue à laquelle il aurait finalement succombé suite à une overdose. Le plan était parfait. À un détail près : Alessa n’avait aucune idée qu’elle n’était pas la seule à en avoir après Dole. Et le fait est que ce n’est pas tant sa cible ou son garde du corps qui risquaient de lui mettre des bâtons dans les roues, mais bien les autres prétendants au titre de meilleur comploteur de l’année. La poisse…

Alessa quitta la chambre en refermant soigneusement la porte derrière elle et en s’assurant en bloquant l’accès que personne ne viendrait déranger ses projets. Puis elle regagna le carré VIP où elle découvrit avec stupeur que beaucoup de choses étaient survenues en son absence. Et pour cause : avant même de remettre les pieds dans le salon privé, ce qui retint son attention, ce fut les cris et les bruits de lutte en provenance de l’aquarium.

*Qu’est-ce que…* se demanda Alessa en s’élançant dans la direction du chahut.


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Mer 15 Juil 2015, 00:35
-Vous connaissez votre cible, je vous laisse le choix des moyens. Vous devrez éliminer ce Wade aussi. Pour les autre, inutiles de vous inquiéter : sois il sont au courant, soit nous nous en occupons. Éviter de trainer, d'autre affaire son en suspens.

-J'ai compris le message et en passant, j'emprunte votre aquarium.

Une idée me traverse l'esprit et satisfait Louis-Marie qui retourne voir les autres invités VIP dans le salon, principalement Dole. Je le suis et m'assieds au côté de l'homme qui est depuis le début avec Dole, je l'évalue rapidement du regard en essayant de trouver les meilleurs moyens de le mettre hors d'état de nuire.

-Qu'est-ce que tu regardes toi.

L'homme me dévisage, je viens de me faire griller et dans ces moments la seule chose à faire est improviser comme toujours.

-Ça te dirais un petit combat amical juste pour stimuler la foule avant le gros combat,ten fais pas, tu vas être payé. Alors tu es partant ?

Ma cible lance un bref regard à Dole et au deux dealers qui étais a ses côtés, il me dévisage un petit moment avant d'accepter en me serrant la main.

-Bon alors n'attend-on pas et allons-y(je fais un signe à Louis-Marie ) tu pourrais galvaniser la foule pendant que je prépare le terrain.

Louis-Marie sort du salon pour aller dans l'aquarium et je me dirige accompagner de Wade dans les couloirs d'entretien de l'aquarium principal. Je trouve que cet homme est vraiment silencieux pour quelqu'un qui se tien en compagnie d'un politicien.

-Et contre qui je vais devoir affronter au juste ? J'espère que sa vos le détour.

Je penche la tête pour éviter un tuyau qui dépasse du plafond en souriant a cette question.

- Ne vous en fais pas, ton adversaire va être une bonne épreuve.

On monte plusieurs marches avant d'arriver juste au-dessus de l'aquarium, on peut entendre notre hôte parler à la foule par l'immense trou dans le plancher qui donne accès a l'aquarium.

-Bon alors comment tu organises ça?

Sa voix montrait le manque de bonne foi qui a en moi et à dire vrai, il fait bien. Une plaque de verre de la grandeur d'un homme est adossée sur un mur, je m'y approche pour évaluer la plaque de verre. Solide, assez long, la largeur d'un homme. Je la prends dans mes mains, le verre est épais vu son poids, avant de la lancer dans l'aquarium sous le regard médusé de Wade.

-Merde, mais qu est ce que tu fais ?!

La plaque flotte sur l'eau de l'aquarium, - Bon voilà, le premier qui tombe à l'eau a perdu. Je saute dans l'aquarium et atterri sur la plaque de verre, je pose a peine le pied que j'entends déjà les gens dans la salle acclamer mon entrée.

Quelques secondes plus tard un contre poids viens équilibrer un peu la plateforme, ont se fixe mutuellement avant de chacun prendre position, nos gardes levés, sur le minuscule terrain. La foule est bruyante, mais rapidement, elle devient muette à mes oreilles, il faut être rapide dans un combat comme celui-ci. Si l'adversaire Attrape un de vos membres ces fini. Wade ouvre le bal avec un petit enchainement de coup poing, rien de très spectaculaire, que je bloque facilement avant d'attaquer à mon tour. Je feinte avec un coup de pied dans les partis avant de frapper du tranchée de ma main sur sa trachée, la feinte marche et le coup attend sa cible qui bloque net la respiration de Wade pendant quelque seconde, mais pour étirer le combat, je me replace en position et lui laisse le temps de retrouver sa respiration. La foule est plus bruyante que jamais au moment ou Wade retrouve son souffle et quand je croise son regard ses yeux avais changer. Maintenant, il sait contre qui il se bat. Wade fait tangué la plateforme en frappant du pied, juste assez fort pour causer un déséquilibre et il en profite en plus en m'envoyant un coup de pied en plein dans le thorax. Par pur réflexe, j'attrape son pied, son coup a porter fruit, mais ne ma pas projeter hors de la plaque de verre, sais même le contraire. Je garde son pied dans mes mains et recule ma jambe arrière et projette Wade dans le bassin.

La foule hurle la fin du combat, j'aide Wade à remonter sur la plateforme avant de sauter pour attraper le bord du trou par lequel ont est arrivée. Je remonte dans la salle et l'aide à Wade a remonter, des qu'il arrive en a mon niveau je ne lui laisse même pas le temps de respirer que je saute sors lui. Il m'attrape en plein vol et me jette un peu plus loin, mais il est trop tard dans ma chute, je lui ai égratigné l'avant-bras avec ma lame cacher et rapidement, mon adversaire tomber au sol avant de succomber au poison. Plus que Dole maintenant.
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Mer 15 Juil 2015, 04:40
Les Cercles de Dante



De nombreux regards suivirent Wilkus et la serveuse qui s'isolaient, certains goguenards, d'autres s'interrogeant sur le sourire qu'abordait l'asari, alors que tous avaient pu voir sur le visage de Wilkus qu'elle allait passer un sale quart d'heure. Peut-être aimait-elle ça, au fond.

Mais l'attention fût rapidement détournée par la proposition de Krikos : un combat servant d'entracte, rien de moins ! Wade sembla hésiter un instant, puis accepta et suivit le maître des combattants jusqu'à l'aquarium.

Tous les membres du salon privé eurent le loisir d'observer le combat grâce aux caméras astucieusement placées dans tout le bâtiment. Il avait été bref, mais intense, et le drell fût applaudi lors de son retour.

« Toutes mes félicitations, vous méritez amplement votre réputation ! »

C'est Louis Marie qui parlait, comme toujours, ses avant-bars dessinant de larges arcs de cercles tandis qu'il applaudissait. Il s'avança vers le drell, lui posant familièrement un bras derrière les épaules, désignant la salle de l'autre.

« Je suis impatient de voir la suite de votre programme ! Nous l'attendons... Grandiose ! »

Dole, debout de l'autre côté de la table centrale, applaudissait aussi, quoique avec plus de modération. Le dealer quarien n'était plus à ses côté, il proposait apparemment ses substances aux différents invités présents. Le butarien, quand à lui, s'était à peine interrompu pour saluer le retour du drell, préférant continuer son exploration du corps de la rouquine, dont la tenue cachait de moins en moins de choses. Elle était à moitié allongée sur la table, gloussant et parfois gémissant.

Louis Marie et Krikos avancèrent davantage dans la salle, l'humain continuant de vanter haut et fort les mérites du combat. Aucuns d'eux ne virent le quarien continuer son tour de table, tantôt fructueux, tantôt non, légèrement shooté après s'être servi lui même, jusqu'à arriver aux couloirs d'où était revenu le drell.

« Et Wade, il fout quoi ? On va pas l'attendre s'il traîne comme ça ! »

Le quarien passa la tête dans le couloir, ignorant totalement le regard que lui envoya Louis Marie. Il regarda des deux côtés, puis s'enfonça dans les couloirs.

« Reviens ici, crétin ! »
« Wade, t'es où, face de bosh'tet ? »

**********

Dans leur coin de la pièce, Erada se pencha vers Dahl, mettant généreusement en valeur ses hanches.

« J'ai comme l'impression que ce Wade ne reviendra pas de sitôt. »
« HUUUF. Et je suppose que ce n'est pas parce qu'il est occupé par une belle asari. »

La turienne ricana, mais cette fois-ci, le volus eût froid dans le dos.

« Tu suppose bien. »
« HUUUF. C'est pour Dole, je suppose. HUUUF. Qu'as tu contre lui ? »
« Oh, la routine. Il a un sacré passif, le futur premier ministre ! Alliance avec des ex-afrikaner, nettoyage de témoins par des mercenaires, trafics d'armes pour remercier tout ce beau monde... »
« HUUUF. Et je suppose qu'il a oublié de payer un moment ou l'autre ? »
« Il nous a pris pour ses électeurs. Il pense pouvoir payer en promesses ! »
« HUUUF. Un mauvais plan, dans les Terminus. HUUUF. Mais tu ne me dis pas ça par hasard. HUUUF. Il y a trois marchand d'armes ici. HUUUF. Je suppose qu'il y en a un de trop ? »
« Tu as toujours été si intelligent, Dahl... »

**********

L'ambiance morose des couloirs de maintenance dégrisa lentement Yisin. Mais la vue du cadavre de Wade le fit avec beaucoup plus d'efficacité. Il revint en criant, mais l'écho du couloir fit qu'il ne fût compris que lorsqu'il déboula dans le salon VIP.

« Il a clamsé ! Bordel, putain, il a clamsé ! Boss, y a un tueur ici ! »

La situation se figea un instant. Les comploteurs avaient commencés à sourire, tournant leur regard vers Dole, mais au son de ''boss'', les sourires disparurent. Le butarien arrêta de s'occuper de Jaeger, qui protesta, et regarda Krikos.

« Enfoiré de Drell ! »

Le butarien commença à reculer mais les jambes de l'humaine l'encerclèrent. Il baissa les mains pour les desserrer mais celle-ci se redressa, une fine lame entre les mains, et la planta dans le corps du dealer à trois yeux. Celui-ci hurla avant de repousser l'humaine d'un coup dans le visage qui l'envoya cogner violemment sur la table. Il arracha le couteau de son torse et le jeta au sol, puis se remit à frapper la rouquine.
Le quarien ne s’embarrassa pas de tant de détails. Il prit l'une de ses seringues, pleine de sable rouge, et se jeta sur Krikos.

**********

« HUUUF. Jaeger a l'air d'avoir du mal. »
« Oui. Peut-être vais-je avoir deux concurrents en moins ce soir, au lieu d'un. Et quel dommage ce sera pour Krikos, c'est elle qui devait payer. »

La turienne n'était pas pressée d'en finir avec Dahl. Le volus n'avait nul part ou fuir. Elle savoura donc tranquillement ce que subissait Jaeger, sa langue légèrement pendante devant la femme à la tenue déchirée se faisant étrangler. Quand Jaeger commença à se débattre plus mollement, elle s'approcha vicieusement à son tour, sortant un second couteau qu'elle planta dans le crâne du butarien, puis qu'elle planta à nouveau dans le cœur de l'humaine. En se retournant, elle aperçut Dahl reculer, le couteau qu'avait utilisé Jaeger dans la main.

« Dahl, toujours le mot pour rire, tu veux vraiment rendre cela encore plus savoureux ? »

Erada releva le couteau, s'apprêtant à sauter sur le volus, quand la serveuse asari revint. La turienne l'apostropha.

« Et bien, Wilkus a déjà fini ? T'en as de la chance ! »

Puis elle remarqua que l'asari état toujours habillée, et paraissait toujours en forme malgré quelques contusions autour de la gorge.

« Attends une minute... Où est Wilkus ? »

**********

Dès qu'il entendit le cri du quarien, Louis Marie s'isola. Laissant Krikos accomplir sa tâche seul, il se dirigea vers les deux danseuses qui adoptaient désormais des postures bien plus agressives. Un verre en main, il contemplait les scènes de massacre d'un air amusé. Il leva un sourcil étonné en apprenant l'association entre les dealers et le politicien humain, mais ne s'en formalisa pas outre mesure : il y avait bien assez de monde ici pour éliminer les deux dealers. Il ne bougea pas non plus le petit doigt en voyant les marchands d'armes régler leurs comptes : ce n'était pas son business.

En revanche, il leva son verre pour Dole lorsque le politicien le regarda.

« A ta santé ! »
« C'est stupide de ta part. Tu vas perdre toute crédibilité aux yeux de l'espace concilien. »
« Je prends le risque. »
« Moi aussi. Krikos, c'est ça ? Je suis le premier ministre de l'Alliance. Tue Louis Marie, et je double ta paie. »



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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Dim 19 Juil 2015, 16:54
Quand Alessa passa la porte menant à l’aquarium, elle découvrit une pièce plongée dans le chaos. Les coups pleuvaient de tous les côtés et le bleu miroitant à travers les vitres en verre avait laissé place aux nuances carmin de trainées sanguinolentes couvrant les murs transparents et le sol dallé. Alessa avait vu juste. C’était bien des bruits de lutte et des cris sauvages qu’elle avait perçus depuis le couloir lorsque Wilkus avait eu son compte pour la nuit… et pour la vie. Cela aurait pu être les encouragements vibrants de la foule en délire assistant à un combat passionné mais de toute évidence, Louis Marie avait décidé de laisser tomber le programme des festivités pour donner une toute autre tournure à la soirée. Plutôt du genre… mortelle.

Debout sur le seuil de la porte, Alessa balaya du regard la pièce où les convives se jetaient mutuellement à la gorge. Pour une soirée où les armes étaient prohibées, force est de constater que pas mal d’armes blanches avaient réussi à passer entre les mailles du filet de la sécurité. La trafiquante d’armes turienne brandissait une lame. De même que le petit Volus tout ratatiné dans son armure. Et dans le fond de la pièce, la combattante asari posa les yeux sur sa cible. Dole se trouvait en compagnie de l’animateur de la soirée. Celui-ci était entouré des deux ravissantes créatures qui n’avaient désormais plus rien de filles décérébrées tout juste bonnes à onduler du bassin au rythme de la musique. Leur posture trahissait une discipline et un entraînement militaires. Des chasseresses mercenaires. Eh bien… quel rebondissement.

Alessa fut interrompue au milieu de son examen – avant d’avoir pu poser les yeux sur Kutuk et le Quarien luttant dans un coin de la pièce ; et avant aussi d’avoir pu repérer le garde du corps de Dole dont elle ne savait encore rien du récent trépas – par la voix de la trafiquante d’armes turienne faisant face au Volus.

— Eh bien, Wilkus a déjà fini ? T’en as de la chance ! s’exclama-t-elle avec un sourire cruel.

Les yeux de la Turienne se mirent alors à courir sur la tenue d’Alessa avant de s’attarder un instant sur le cou de celle-ci. Alessa nota un subtil changement dans l’expression du visage de son interlocutrice et un frisson d’appréhension descendit le long de son échine. Son instinct la mettant en garde que la jeune femme avait flairé quelque chose. Et comme de fait, Erada demanda avec suspicion :

— Attends une minute… Où est Wilkus ? (Sa question empestait la méfiance à plein nez. Aussi Alessa ne fut-elle pas tellement étonnée de voir la trafiquante se détournait légèrement du Volus pour faire face à la créature éthérée s’étant mystérieusement absentée avec le Colonel avant de reparaître seule.)
— Il a eu son compte pour la soirée, répondit simplement Alessa sur le ton le plus innocent possible. Il semble que les rumeurs au sujet de ses « prouesses » ne soient qu’un ramassis de conneries. Le Colonel n’est rien de plus qu’une grande gueule. C’est d’ailleurs tout ce qu’il y a de « grand » chez lui. Monsieur se repose maintenant. (Alessa dessina des guillemets invisibles dans les airs.) Ou plutôt, il prend encore un peu de bon temps avec une autre danseuse avant de rejoindre les festivités. (Alessa leva les yeux au ciel en soupirant.) J’ai préféré m’éclipser. Il m’a déjà suffisamment fait perdre de temps comme ça.
— Vraiment ? demanda la Turienne. (Alessa hocha la tête.) C’est vrai que Wilkus a toujours été plus ou moins une grande gueule. Il n’en manquait jamais une pour la ramener dès qu’il en avait l’occasion. (Il y eut un éclat brillant dans les prunelles de la trafiquante avant qu’elle n’ajoute.) Mais s’il y a bien une chose pour laquelle il méritait qu’on le supporte, c’était bien sa « taille » et elle seule…

Alessa dévisagea la Turienne en silence. Le masque de la pauvre fille innocente et ingénue s’était envolé et seul demeurait à présent le visage inexpressif et fermé d’une combattante prête à défendre sa vie. Erada savait. Elle savait ce qui était arrivé à Wilkus. Ou du moins… elle le suspectait. Suffisamment pour avoir employé un temps passé plutôt que présent. Elle n’était pas dupe. De même qu’elle n’était pas si émue que ça à l’idée de la tragique disparition du Colonel. Ce qui semblait surtout la déranger, c’était la jeune femme lui ayant fait son affaire. La main de la Turienne se resserra imperceptiblement sur la garde du couteau. Un mouvement furtif qui poussa Alessa à prendre les devants.

Bondissant en avant, Alessa couvrit la distance la séparant de son adversaire en une fraction de seconde et bloqua le bras de celle-ci lorsqu’elle frappa. Les deux femmes se livrèrent alors à un combat rapproché alors même que le reste de l’aquarium avait lui aussi sombré dans le chaos et l’anarchie la plus totale. Alessa n’avait pas le loisir de s’enquérir de ce qu’il advenait de Dole. De même qu’elle n’avait pas le temps de se soucier du Drell aux prises avec le Quarien défoncé. Ou encore de la sécurité renforcée qui aurait dû faire irruption dans la pièce depuis plusieurs minutes déjà. Elle n’avait d’yeux que pour cette femme qu’elle combattait. Une trafiquante turienne ayant probablement servi dans l’armée. Une adversaire de taille. Mais pas non plus de quoi effrayer Alessa. Elle avait déjà affronté pire dans sa vie.

Un craquement sinistre précéda le bruit mat d’une lame en métal s’écrasant au sol sur la dalle en verre laissant entrevoir les reflets bleutés de l’eau en-dessous. Et s’ensuivit le grognement rageur et sauvage d’une Turienne tenant son avant-bras serré contre sa poitrine. Alessa venait de désarmer son adversaire. Le combat serait ainsi un peu plus équitable. Mais la trafiquante n’avait pas dit son dernier mot et sans lui laisser le moindre répit se jeta de nouveau à la gorge de la combattante asari. Elles échangèrent de nouveau quelques coups jusqu’à ce que le tournis se saisisse soudain d’Alessa.

La jeune femme avait reçu un sacré coup à la tête durant son face à face avec Wilkus. L’adrénaline avait su alors tenir la nausée et le contrecoup du choc à distance. Mais pour un temps seulement. Et c’est à présent qu’elle faisait face à une adversaire de taille qu’Alessa sentit un accès de faiblesse offrir à Erada une ouverture dans sa défense. La Turienne s’y engouffra sans la moindre hésitation et renversa d’un coup l’équilibre du combat en sa faveur. Alessa reçut un coup au ventre et au visage qui l’entraînèrent au sol. La Turienne alla récupérer son arme et se pencha sur Alessa :

— Merci d’avoir fait son affaire au Colonel. Je n’ai jamais pu le voir en peinture. Mais comme de toute évidence tu ne travailles ni pour moi ni pour Louis Marie, c’est que tu es forcément de mèche avec Dole. Ma pauvre, tu aurais mieux fait de choisir tes alliés avec soin. Une erreur que tu paieras de ta vie.

Elle leva le bras et frappa avec la lame du couteau orientée vers le bas…


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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Dim 26 Juil 2015, 18:24
J'ai vraiment merder sur ce coup là, tuer Wade et ne pas cacher le corps est assez risquer vue les chances que quelqu'un trouvé sa carcasse et ces sur que quelqu'un va le trouver. Je repasse par le même chemin que celui que j'ai emprunté plus tôt en compagnie de Wade avant d'arriver au Salon VIP et me faire applaudir par les personnes présentes,j'envoie quelque signe de main et fais quelque salut à la foule pour souligner le tout. Un rapide balayage de la pièce me permet de remarquer que l'asari qui se trémousse pour le colonel a disparu avais avec ce dernier pour faire autre chose que juste se trémousser, je crois, sinon tout le reste des invité est présents.

Louis-Marie s'approche de moi en me félicitant tout en m'entraînant un peu à l'écart de la pièce, tout se passe bien jusqu'à ce que le quarien toxicomanes a la brillante idée d'aller chercher Wade même si on lui avais dit de rester parmi nous. Ces bruits de course et ces cris qui son étouffée par le corridor m'avertis que comme j'avais prévu le corps de Wade a rapidement été découvert, mais dès que le quarien dis le mot "boss" en regardent Dole tout disjoncte dans le Salon VIP. Un silence de mort tombe, puis tout explose. Du coin de l'œil, je vois quelques affrontements débuter et le mien également, le quarien fous de rage et sous les effets de sable rouge se jette sur moi armer d'une seringue pleine de son contenu. Son premier coup donné est brutal, il essaie de me transpercer avec sa seringue. Je le bloque avec mon avant-bras en rentrant dans sa garde et ma contre-attaque ne tarde pas à venir, aussi proche de lui, je bloque ma respiration puis lui envoie un uppercut en pleine mâchoire en libèrent l'air de mes poumons au moment de l'impact. Mon coup le projette au sol, et même si habituellement, je ne frappe pas les gens au sol le coup est juste trop tentant, un bon coup de pied la bouteille de vin déposer sur la table basse suffie à la projeter dans la direction du quarien. Heureusement pour lui, il réussit à éviter le missile improvisé en exécutant un roulade parfaite et malheureusement pour lui, il ne peut pas voir le coup pied circulaire qui arrive pour lui transpercer la gorge avec ma lame sortie.

Le toxicomane fini, sa roulade pour me faire face debout, j'ai toujours adoré cet instant ou un quarien s'aperçoit que sa mort est proche juste pour pouvoir imaginer leur visage stupéfie derrière leur masque et au moment que ma lame s'enfonce dans le coter de son cou, je m'imagine très bien voir son visage horrifier. J'attends quelques secondes avant de retirer ma lame pour voir le corps s'écrouler et observer le sang du cadavre encore chaud se rependre sur le tapis du salon, je prends une bonne bouffée d'air pour me recentrer sur tout ce qui se passe dans la pièce. Une asari viens à peine de rentrer dans la pièce qu'elle est déjà aux prises avec une des politicien et les deux cadavres du butarien et de mon employeur ne m'échappe pas et en particulier le dernier. Même si mon employeur a les deux pieds dans la tombe, mon regard se tourne quand même en direction de l'homme qui se tien devant Louis-Marie et ces deux gardes asari. Je donne un coup de talon sur le haut de la table basse pour faire éjecter la lame empoisonnée avant de la saisir avec mes doigts gantés et de me diriger vers Dole,puis il me propose de tuer Louis-Marie pour le double du prix initiaux.
Au début je trouve sa drôle a m'en faire sourire puis j'en ris presque a me rouler a terre avant de retrouver mon calme.

- Voilà bien un concilient qui n'a jamais discuter avec des vrais mercenaires!( je le pointe avec le bout de ma lame ) Vous penser que toutes les mercenaires sont achetable parce qu'il travaille que pour l'argent, ces vrai avec les free-lance et autre petit malfaiteur, mais les vrais mercenaires tiennent encore a quelque chose de beaucoup plus grand que tout les creds du monde. Aller, je te laisse 5 secondes pour deviner. (petit mouvement de balancier avec mon idex de ma main libre) Cette chose ces sa réputation ces comme ça que tu surpasse pour avoir des meilleurs contrat.

J'entends un bruit sourd sur le coter et vois que l'asari est en mauvaise posture face a son adversaire humaine. Dès que je vois le couteau de la jeune femme s'abaisser pour transpercer le corps de l'asari coucher au sol, je lance ma lame de toute mes forces et avec une précision mortel pour finir la fin de sa course dans l'œil de l'humaine qui tombe sur le dos entraîner par la force du coup. Je fixe Dole tout en m'approchant de lui.

-Aucun autre assassin est aussi bon que moi et a une meilleure réputation que moi.(rendu en face de lui, je regarde les sorties qui son bloquer par les gardes de Louis-Marie avant de défier du regards Dole pendant plusieurs secondes.)Et le plus sanglant aussi.

Je brise mon petit duel avec l'humain du coup de tête qui casse net son nez avant de l'agripper par son bel habit et de le projeter au loin en renversent un fauteuil et en explosant une table baisse. Je le rejoins a pas de loups sans faire ne serais un bruit, je passe a coter du fauteuil renverser et écartes quelques eclat de bois qui entoure le vieux bonhomme qui a peine a se relever avant de lui envoyer un coup pied en plein visage. Je le laisse tranquille pendant un instant pour me diriger vers le mini-bar, j'entends Thomas me lance quelques injures étouffées par son sang qui crache en même temps. Ça me fait sourire pendant que je cherche un alcool assez fort dans les réserves du bar jusqu'à ce que mes yeux s'écartent devant une bouteille à moitié pleine de Ryncol. Je la ramasse avec un paquet d'allumettes et me redirige vers Dole qui est en train de se redresser debout lentement, j'arrive par-derrière pour lui donner un bon coup avec la bouteille dans le genou juste assez fort pour qu'il tombe s'effondre. Je m'accroupis juste devant lui et lui tends la bouteille qui rejette avec le revers de sa main tout en grognant. Je me relever et lui vide le reste de la bouteille d'alcool krogan sur la tête et le dos avant de craquer une allumette et de la lui lancer dessus sans plus de cérémonie. J'écoute pendant une dizaines de secondes ces cris avant de lui rompre la nuque du tranchant de ma main avant de retourner au bar pour me servir de quoi a boire en laissant le corps brûler.
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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Lun 27 Juil 2015, 10:47
Les Cercles de Dante



2 Mai 2200, Watson
Meurtres


Je déteste ce souvenir. Erada s'est retournée vers moi, juste après le meurtre du butarien et de Jaeger. Je ne les regretterait pas, c'est clair, mais le regard sadique qu'elle arborait en léchant le sang sur le couteau m'ôtait toute raison de me réjouir. Je l'avais toujours su perverse, j'apprenais juste à quel point.

J'ignore ce qu'il se serait passé sans l'asari. Ou plutôt si, je le sais : je n'avais qu'un couteau en main pour me défendre face à une turienne entraînée, il est évident qu'elle m'aurait tué. Mais j'ai eu, une fois encore, de la chance. La tueuse de Wilkus – encore un que je ne regretterai pas – est revenue à ce moment là, et Erada l'a tout de suite considérée comme une ennemie. Les deux femmes se sont battues, plus ou moins égales, jusque la turienne parvienne à prendre l'avantage. A ce moment là, je me suis avancé, couteau en main. Je n'avais que peu de chances de pouvoir la blesser, vu l'épaisseur de l'épiderme turien, mais je pouvais toujours la distraire !

Mais avant que je ne puisse frapper, c'était fini. L'assassin, Krikos, s'était débarrassé du camé quarien en quelques mouvements. Il était en train de parler à Dole quand, quasiment sans y pensé, il a envoyé un couteau jusqu'à la garde dans l’œil d'Erada. Celle-ci s'est écroulée, un air de stupéfaction peint sur le visage, qu'elle continua d'arborer même une fois morte, son corps tourné vers le mien. J'ignore pourquoi Krikos a agit dans l'intérêt de l'asari. Peut-être la connaissait-il. Ou pour l'intérêt physique. Ou encore, peut-être avait-il vu Erada tuer son employeur. Dans tous les cas, il n'y eût plus d'action dans la salle, l'espace d'un instant.

L'asari s'est débarrassée du cadavre de la turienne et s'est redressée, regardant Dole. Louis-Marie aussi regardait l'assassin exécuter sa cible. Krikos frappa une première fois, d'un coup de tête. Puis un coup de pied. J'ignorais ce qu'il cherchait à faire, ce n'était ni pour tuer, ni assez violent pour être de la torture. Je n'ai compris que lorsqu'il s'est approché, une bouteille de ryncol à la main. Un nouveau coup pour rejeter Dole au sol, puis il l'a imbibé d'alcool et y a foutu le feu.

C'était abominable. Dole hurlait de douleur, sans réussir à se relever. Du coin de l’œil, j'ai vu Louis-Marie désactiver le système incendie de la salle, puis retourner profiter du spectacle. Combien de temps cela dura-t-il ? Je l'ignore. Des heures, peut-être. Mais probablement quelques minutes seulement : Krikos a rapidement interrompu la douleur d'un coup dans la nuque. Pourquoi l'avoir brûlé, si c'était pour l'achever ? Je ne sais pas, mais j'en étais soulagé.

La scène était... Surréaliste. La salle baignait dans les cadavres, ça sentait la mort et la chaire brûlée, ce maudit synthétiseur d'odeur ne m'épargnait rien. Dès que j'en ai pris conscience, je l'ai coupé, préférant les gaz inodores et fades de ma combinaison.

Louis-Marie a fini par se lever de son siège, s'adressant aux survivants. Je détestais cet humain.

« Voici une bonne chose de faite, et de façon grandiose, avec ça ! Toutes mes félicitations, maître Krikos. Je vous ferai parvenir la paie, Jaeger m'a maintenu au courant de toutes vos tractations.

Vous concernant, asari, j'ignore qui vous êtes et ce que vous faites là, mais je vous conseille d'abandonner l'idée d'en faire plus. En général, vous ne repartiriez pas d'ici vivante, mais la mort de Thomas mérite bien une amnistie exceptionnelle, n'est-ce pas ? Vous pouvez vous considérer libérée du service pour ce soir.

Tant qu'à vous, Dahl, je dois vous avouer que je suis surpris de vous voir en vie. Les choses se goupillent bien pour vous, visiblement : deux concurrentes en moins ! Je vous contacterai à l'avenir, j'aurai besoin d'un nouveau trafiquant pour remplacer les contrats que j'avais avec Erada et Jaeger. Je suis sûr que vous saurez profitez de l'occasion qui vous est offerte pour répondre aux demandes futures !

Et maintenant, je vais vous laisser, d'autres invités et d'autres affaires requièrent ma présence. N'hésitez pas à profiter de la soirée, c'est la maison qui offre ! »


Il est alors parti, accompagné par ses deux gardes, laissant les cadavres en plan. J'avais envie de vomir. Et, chose rare, cette scène m'avait ôté tout désir de commercer pour ce soir. Je ne désirais plus qu'une seule chose : quitter cette fête et retourner sur Oméga. La station pirate me semblait plus sûre que la planète humaine, un comble !

Je n'ai pas échangé beaucoup de paroles avec les deux combattants survivants.

« HUUUF. Quel gâchis. HUUUF. Asari, je vous dois la vie. HUUUF. J'ignore pourquoi vous êtes là, mais vous aurez une prime. HUUUF. Je pense également ne pas m'attarder à la soirée. HUUUF. Si vous désirez rejoindre le spatioport, HUUUF, ou Oméga, je peux vous y conduire. HUUUF.

Krikos... HUUUF. Je ne fais pas parti de vos employeurs, j'étais en affaire avec Dole. HUUUF. Tant pis. HUUUF. Je vous dis adieu, en espérant ne plus avoir à vous croiser. HUUUF. Et sinon, puissions nous être dans le même camp. »

J'ai enfin quitté le salon VIP, puis traversé la salle de l'aquarium dans un espèce de flou. Les gens s'ôtaient de mon passage, peut-être sentaient-ils l'odeur de la salle, à moins que Louis-Marie n'ait laissé ses instructions. Quoiqu'il en soit, je ressorti vite du bâtiment, repassant devant le majordome toujours aussi pincé, puis j'ai appelé ma navette qui est arrivée immédiatement. La suite, rien d'exceptionnel : le spatioport, l'embarquement, puis Oméga, et seulement une fois là bas j'ai commencé à réfléchir aux implications commerciales.

Louis-Marie avait raison sur un point, en fait. Deux puissantes concurrentes de moins, ça libère pas mal de parts de marché. Et je ne suis pas du genre à laisser passer ce genre de choses.




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MessageSujet: Re: Les Cercles de Dante   Ven 31 Juil 2015, 17:46
Alessa avait la tête qui tournait. Erada venait de lui porter un coup au visage et l’Asari voyait à présent des étoiles danser devant ses yeux. Impossible pour elle de se concentrer suffisamment pour faire appel à ses capacités biotiques. Le visage de la Turienne était informe et mouvant en continu. Alessa n’arrivait pas à garder l’esprit fixé sur lui. Elle entendit cependant la déclaration de son adversaire. Le fait qu’elle la remerciait de s’être occupée de Wilkus et le fait qu’elle aurait mieux fait de choisir plus soigneusement ses alliés. Et la lame du couteau miroita quand Erada arma son bras pour frapper Alessa.

L’Asari retint son souffle en attendant que le coup porte. Mais la chance lui sourit et Erada s’immobilisa en plein mouvement en hoquetant de surprise. Elle venait de recevoir un couteau dans l’œil. Le manche dépassait de l’orbite mais la lame y était profondément ancrée. Un lancer puissant et mortel. Le geste d’un professionnel. Un tueur entraîné et méritant. Le Drell comme le constata Alessa en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule lorsqu’enfin elle parvint à recouvrer pleinement ses esprits. Il lui avait sauvé la vie. Elle ignorait cependant qui il était. Mais à voir la façon dont il tournait autour de Dole désormais, nul doute qu’il était là pour la même chose qu’elle : tuer le politicien véreux.

Alessa quitta cependant Dole et son adversaire des yeux le temps de se remettre debout. Ses genoux chancelèrent un instant, mais elle parvint à garder l’équilibre. Elle avait déjà connu pire. Ce n’était pas une commotion cérébrale de plus ou de moins qui aurait raison d’elle. Elle s’en remettrait rapidement. De même que le Volus lui faisant face. Erada avait tenté de s’en prendre à lui avant l’intervention de la fugitive asari. Il avait beau être trafiquant d’armes lui-même, les rares Volus qu’Alessa avait rencontrés au cours de sa vie s’étaient tous révélés – sans exception – être des petites boules de métal facilement impressionnables. Peut-être était-ce le cas de ce Dahl. Peut-être pas. Mais lui aussi n’aurait sûrement aucun mal à se remettre des festivités. Il semblait indemne sous son armure immaculée.

Des bruits de lutte attirèrent alors l’attention d’Alessa qui délaissa Dahl pour reporter son regard sur le Drell et l’Humain. L’assassin tenait dans les mains une bouteille de Ryncol dont il se servit pour frapper Dole et le faire tomber à terre. Il en déversa ensuite le contenu sur le politicien qui tenta en vain de se débattre et craqua ensuite une allumette qu’il jeta au visage de l’Humain. Alessa retint une exclamation de surprise et d’horreur en voyant la silhouette trempée s’enflammer brusquement. C’était inhumain. Les cris. Les hurlements d’agonie et l’odeur de chair calcinée. Alessa avait connu pire durant la guerre contre les Moissonneurs. Mais elle n’avait pas assisté à pareil spectacle macabre depuis bien des années. Elle détourna les yeux quand le Drell acheva finalement le malheureux supplicié. C’était terminé.

Le silence prit possession de l’aquarium et du salon VIP quelques instants avant que finalement la voix de Louis Marie se fasse de nouveau entendre. Il félicita le Drell comme si ce dernier venait de sortir de l’arène en vainqueur et acclamé par la foule en délire. Puis il se tourna vers elle et dit :

— Vous concernant, Asari, j’ignore qui vous êtes et ce que vous faites là, mais je vous conseille d’abandonner l’idée d’en faire plus. En général, vous ne repartiriez pas d’ici vivante, mais la mort de Thomas mérite bien une amnistie exceptionnelle, n’est-ce pas ? Vous pouvez vous considérer libérée du service pour ce soir.

Alessa fronça les sourcils et observa longuement Louis Marie avant qu’il ne porte son attention sur Dahl. Disait-il la vérité ? N’y aurait-il aucune répercussion quelconque sur elle ? Était-elle libre de quitter cet endroit de dépravation sans avoir à lutter jusqu’à la sortie ? Si oui, alors ce n’était pas plus mal. Après tout, rien ne s’était passé comme le plan prévu. La mise en scène avec Wilkus n’avait servi à rien. Si ce n’est à le faire payer pour les affronts qu’il avait fait à la jeune femme. Mais au final, Dole était mort et n’était-ce pas le plus important ? N’était-ce pas ce pour quoi elle avait été envoyée à l’origine ?

Alessa retrouva le fil de la réalité en voyant Louis Marie quitter la salle inondée de sang et retourner à ses activités avec les quelques convives restants n’ayant pas participé au lynchage général et ayant de fait poursuivi les festivités dans les autres ailes de la riche demeure. Alessa se retrouva alors seule avec Dahl et le Drell. Krikos ? À n’en pas douter un nom d’emprunt et une fausse identité. Mais qu’importe.

— Merci, lui lança Alessa en désignant le corps inerte d’Erada à ses pieds. (Elle n’en dit pas plus. C’était suffisant compte tenu des circonstances.)

Le système de ventilation de l’armure du Volus cliqueta et sa voix s’éleva à son tour en soulignant que tout ceci était du gâchis. Puis il s’adressa spécifiquement à Alessa :

— Asari, je vous dois la vie. HUUUF. J’ignore pourquoi vous êtes là, mais vous aurez une prime. (Alessa estima que ce n’était pas nécessaire. Elle n’avait pas sauvé la vie du Volus dans le but de faire une bonne action. N’était-ce pas plutôt la Turienne qui s’était empressée de se jeter à la gorge de l’Asari en voyant celle-ci faire irruption dans la pièce ? Ce n’était que le fruit du hasard si Alessa s’était interposée pour sauver le Volus. Mais il fallait avouer qu’un peu de crédits ne ferait pas de mal. Elle était un peu limitée de ce point de vue dernièrement. Aussi préféra-t-elle hocher simplement la tête.) Je pense également ne pas m’attarder à la soirée. HUUUF. Si vous désirez rejoindre le spatioport, HUUUF, ou Oméga, je peux vous y conduire. HUUUF.

Une proposition fort alléchante. Alessa était coincée sur cette maudite île jusqu’au petit matin. La faute à l’excentricité du propriétaire des lieux ayant érigé sa demeure sur un îlot accessible uniquement en journée. Aussi un taxi ne serait pas de trop pour la raccompagner au spatioport où l’attendait sa navette personnelle.

— Ce serait avec grand plaisir, répondit la jeune femme en posant les yeux sur le corps calciné de Dole. Je n’ai guère de raison supplémentaire de m’attarder ici. Quelqu’un s’est déjà chargé à ma place de la raison de ma venue à cette soirée. Maintenant que l’affaire est réglée, plus vite je serai loin d’ici, mieux je me porterai. Et le spatioport le plus proche fera amplement l’affaire. Merci à vous.

Voyant le Volus quitter la pièce, Alessa fit un dernier signe de tête au Drell avant de quitter le carré VIP sans poser les yeux sur les traînées sanglantes dégoulinant des parois vitrées. Comme elle l’avait dit : plus vite elle serait loin d’ici et mieux cela vaudrait.

***

Entrepôt désaffecté. Elysium. Nébuleuse de Petra / Deux jours plus tard.

Alessa se tenait debout devant un terminal informatique. Sur l’écran était projetée l’image d’un homme fort de carrure avec un cigare en bouche. Il était pensif et hochait la tête sans dire un mot.

— Eh bien ? demanda Alessa.
— Vous l’avez tué donc ? se contenta de rétorquer l’Ukrainien.
— Non. Mais c’est tout comme. J’étais présente sur les lieux et je peux vous certifier que Dole est bel et bien mort. Impossible que sa mort ait été mise en scène. Il a brûlé vivant.
— Vous êtes sûre de cela ? insista Vladimir Korachev.
— Sûre et certaine, oui. Alors maintenant, cessez de tourner autour du pot et dites-moi ce que je veux savoir à propos du Krogan. Ma part du contrat a été remplie. À vous maintenant d’honorer la vôtre.

L’Ukrainien observa un moment Alessa en silence. Puis il tira lentement sur son cigare avant de recracher la fumée tout en disant :

— Bien. Un marché est un marché. Je vais vous dire tout ce que je sais. À commencer par son nom : le Marteau. Ou pour les intimes : Jurdon Jax.

Spoiler:
 


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