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 La Traque d'un mineur

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MessageSujet: La Traque d'un mineur   Sam 18 Avr 2015, 14:47


Intervention MJ : NonDate : Mars 2200 RP potentiellement violent
Krelek Aelos ♦ Vala Cyrus ♦ Alice Sharp
La traque d’un Mineur


Alice avançait d’un pas tranquille dans la ruelle. Elle avait atterri sur Oméga il y a quelques heures, juste après avoir reçu la confirmation d’un rendez-vous. Cela faisait déjà quelques années qu’elle avait intégré les rangs très secrets des agents du Courtier de l’Ombre, plus par besoin personnel que par réel intérêt pour la cause de l’information. Mais maintenant les choses changeaient, elle avait débuté toute une série d’action afin d’élargir son champs d’action, et si tout fonctionnait comme prévu son statut de mercenaire resterait derrière elle. Elle n’avait jamais eu la folie des grandeurs, une vie aisée et libre lui avait longtemps suffit, mais elle avait à présent besoin de plus, un but, un objectif. Et pour cela elle devait se tourner vers le Courtier, grimper les échelons un à un, et utiliser ses ressources pour bâtir son avenir.

Bien sûr elle savait pertinemment que le réseau du Courtier prenait autant qu’il donnait, mais cela ne la dérangeait pas, l’être ou le groupe qui se cachait au sommet de la chaîne avait pour lui d’être particulièrement modeste. Il appuyait sur le bon boutons pour faire prospérer ses affaires sans jamais que l’on puisse mettre en doute sa parole, c’était un allié fidèle à condition de lui rendre un respect équivalent, et d’être utile. Dans les deux cas Alice pensait correspondre à cette demande, il l’avait toujours payé le juste prix, et jamais elle n’avait eu à remonter la file pour se venger d’un commanditaire trop gourmand lorsqu’il lui donnait des missions. Progresser dans un groupe tel que celui-ci lui donnait une chance de faire partit d’un tout plus important, de passer d’une louve isolée à une meute solidaire.

Elle avait donc pris soin de faire une proposition au réseau, s’arrangeant pour que la demande parvienne directement à celui qu’elle ne pouvait rencontrer pour le moment. Une information, une simple petite information contre une rétribution et une promesse. Un pacte plus lucratif que tous ceux qu’elle avait proposé jusque-là, un pacte qui unifiait son avenir à celui du Courtier au sein des Terminus. Elle deviendrait puissante, et le Courtier pourrait l’utiliser comme toutes autres ressources à sa disposition. Elle avait demandé une rencontre, elle se doutait que le Courtier ne serait pas présent, il était prudent et malin, mais elle voulait un face à face avec le réseau, pas une simple réponse sur son omnitech. Elle annonçait ainsi son but, progressé, gagner en influence.

La réponse était tombée la veille, Oméga, les quais. Elle s’était donc mise à errer sans but dans la zone, profitant de sa ballade pour passer en revue les candidats les plus probables pour récupérer ce qu’elle voulait sur la station, il lui faudrait une personne déterminée, connaissant les rouages de la station et suffisamment brisée pour ne pas craindre pour sa vie tout en évitant le suicide gratuit. Elle avait fini par trouver un nom, Vala Cyrus, une asari qui s’était lancée dans une sorte de vendetta contre ceux qui avait perpétrer l’attentat du black-out. Elle avait tout perdu ce jour-là, et gagner la rage qui l’animait à présent. Elle serait simple à convaincre, car elle n’avait plus grand-chose d’autre à faire que combattre à présent. Alice lui donnerait un but temporaire, et Vala lui offrirait Ikris sur un plateau. A condition bien sûr que le Courtier trouve sa localisation, et pour le savoir elle n’avait plus qu’à attendre le contact.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Sam 18 Avr 2015, 22:51

    Nos Astra, Illium


    - Et c’est pour cela qu’il est nécessaire que nous augmentions notre nombre d’Informateurs sur Thessia, Monsieur le Courtier !
    - Vous passez à côté du réel intérêt de la chose, Madame C., j’en ai peur. Il n’est pas question de …
    - Monsieur, vous avez un appel de Central.

    Krelek se retourna, les sourcils froncés face à l’interruption brutale de Runes lors de sa tentative d’explication face à une situation délicate concernant Thessia. Il n’appréciait pas qu’on le coupât ainsi dans son élan, surtout lorsqu’il tenait une conférence importante avec ses plus hauts collaborateurs. La situation n’était pas propice à se laisser distraire par autre chose. Il était bien tenté par l’idée d’envoyer balader son IV domestique, mais il savait que cette saloperie informatique ne lâcherait pas l’affaire à moins d’être désactivée. Elle était programmée pour cela, après tout, elle ne faisait que remplir la tâche qui lui était incombée, et, en d’autres circonstances, il en était parfaitement satisfait.
    Krelek soupira, il lui fallait répondre à l’appel. Cela ne pouvait-il pas attendre ? Est-ce que les gens s’étaient légués contre lui pour lui faire chier lorsqu’il ne fallait pas ? Il avait des affaires pressantes à régler, et pourtant, on venait tout de même lui demander son attention. La prochaine fois, il prendrait soin de mettre en veille Rune pour pouvoir se concentrer sur ce qui était réellement important. La gestion du Réseau était plus importante que quelque question Central pouvait avoir. Ne s’en rendaient-ils donc pas compte ? Le monde était rempli de cons, c’était un fait universel qui ne changerait jamais.

    - Veuillez m’excuser, je suis à vous dans quelques minutes, profitez-en pour mieux analyser la situation, déclara-t-il au reste de l’assemblée.

    Le Drell fit disparaître les hologrammes qui entouraient la table de conférence, interrompant le meeting et quitta la pièce, suivi de l’insolente sphère bleue.

    - Bon, qu’est-ce que tu me veux ? demanda Krelek, irrité.
    - Central vous met en contact avec un Agent, monsieur, expliqua Rune, dans sa voix dénudée de vie et monocorde. Il semblerait que l’Agent Sharp veuille un tête-à-tête dans les plus brefs délais, afin d’accomplir une mission.

    L’Agent Sharp ? Était-il sensé connaître le nom de tous ses employés ? Le prenait-on pour un ordinateur ? Bien entendu que non, l’importune IV ne faisait que remplir le rôle qu’on lui avait donné lors de sa programmation, celui de délivrer les messages que recevait le Drell, qu’ils fussent de Central ou quelque autre personne. Elle ne prenait pas en compte le fait que son propriétaire pouvait ou ne pouvait pas connaître telle ou telle personne. Elle recevait une information, elle la transmettait, point. Et puis, en l’occurrence, la mémoire parfaite de Krelek amena un visage à ce nom qui avait été à prime abord inconnu. Sharp… Alice Sharp. Oui, c’était bien cela. Elle avait rejoint le Réseau avant son entrée en fonction, elle était là depuis quelques temps déjà, elle savait comment le monde du Courtier de l’Ombre fonctionnait. Si le Drell la connaissait, c’était simplement parce qu’elle était efficace. Elle se rendait utile de manière fréquente, couvrant certaines actions de son employeur lorsque cela était nécessaire. Elle apportait également un certain nombre d’information au Réseau ; elle en était donc l’une de ses bienfaiteurs, bien que les Informateurs fussent supposés le faire en toutes circonstances. Mais l’Humaine le faisait de manière plus intéressante que la plupart des bougres à la solde de l’illustre marchand d’informations. C’était la raison pour laquelle Krelek avait déjà vu son nom, c’était la raison pour laquelle il se souvenait d’avoir vu son dossier apparaître sur bureau.
    Mais que voulait-elle au Drell ? Qu’y avait-il de suffisamment important pour qu’elle le dérangeât en pleine conférence ? Bien entendu, la pauvre ne savait pas ce que faisait son employeurs lorsqu’il ne lui donnait pas des missions – ou plutôt Central, car Krelek ne donnait pas de consignes personnellement, à moins qu’il s’agît de l’un de ses agents personnels – et ne pouvait en être blâmée… Mais tout de même. Il fallait du culot pour demander un tête-à-tête avec le Courtier de l’Ombre. Du culot et du courage, ainsi que de la persévérance, car le Drell n’acceptait qu’en de très rares occasions ce genre d’événements. En ce cas-ci, il aurait normalement envoyé balader l’agent. Mais, étant donné l’historique de celui dont il était question, il allait accepter, pour cette fois-ci uniquement. Normalement, Central devait prendre en charge ces énergumènes un peu insistants. Cette Alice avait vraiment dû mettre en peine l’administration pour qu’ils avertissent le Drell.

    Krelek se mit donc en route pour rejoindre sa chambre de communications interstellaires, celle qu’il utilisait pour communiquer avec des agents spécifiques. Il l’utilisait normalement que de spécifiques occasions, il était donc peu coutumier pour lui de s’y rendre pour un simple dérangement. Il entra dans la pièce, sombre et sans fenêtre, et se plaça sur le socle de transmission. Il défroissa son costume, avant de se rendre compte que cela allait être parfaitement inutile ; son apparence n’allait pas être transmise, seulement une forme inidentifiable reprenant grossièrement sa gestuelle. Un hologramme apparut devant lui et il put admirer une Humaine entretenue et au charme qui lui était propre ; elle était une mercenaire, certes, mais elle n’était ni négligée, ni masculine, comme c’était malheureusement trop souvent le cas. Regardant le cadrant de géolocalisation, il put remarquer qu’elle se trouvait dans la chambre de communication d’Omega. Le Réseau disposait effectivement de planques un peu partout dans la Galaxie, même dans les coins les plus malfamés de la Voie Lactée. Toutes disposaient de ce genre de pièce, afin de communiquer en cas de besoin, que ce fût avec le Courtier de l’Ombre en personne, ou Central.

    - Bonjour Agent Sharp, déclara Krelek, d’une voix calme et posée. Il semble que vous aillez tenu à absolument avoir un tête-à-tête. Me voilà donc, que puis-je pour vous ?












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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Dim 19 Avr 2015, 01:44


Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre. Un agent l’avait abordé discrètement, se déplaçant un instant à sa hauteur pour lui communiqué une adresse avant de disparaître dans une ruelle, dans la direction opposée de sa destination. Jamais le réseau n’aurait pris le risque de lui présentait deux agents pour une seule et même demande, il n’y avait qu’une explication, le Courtier allait la recevoir pour une entrevue.

Elle sentit quelques instants les pulsations de son cœur s’accélérer avant de reprendre leur rythme habituel. Elle ne s’y était pas attendue, et le Courtier n’était pas un homme qu’on dérangeait à la légère. Cependant si il avait pris la peine de prendre part à cette rencontre, alors lui ou ceux qui l’entouraient, avaient décidé que sa demande méritait cet effort. Elle prit la direction du lieu de rencontre, arrivant rapidement après les quelques détours réglementaire à une cache du réseau. Le lieu était vide, mais tout avait été préparé pour son arrivée visiblement. Poussière faîtes, lumière allumée, et au centre de la plus grande pièce, un projecteur holographique dernier cri. Elle ne fut pas étonné de cette barrière entre eux, il était déjà assez surprenant qu’il prenne la peine d’intervenir, alors parler à une image brouillée n’était pas vraiment vexant.

A peine posa-t-elle le pied sur la dalle entourant le projecteur que celui-ci s’activa, laissant apparaître la forme floue d’un bipède, elle ne put s’enregistrer mentalement la taille et la corpulence de la vision, alors que celui derrière aurait tout aussi bien pu être un Hanari. Les réflexes avaient la vie dure. Il parla d’une voix maîtrisée et sereine, bien qu’elle put déceler une lointaine note d’empressement dans sa voix, qui disparut avant la fin de sa phrase.

-Bonjour Courtier. Pardonner moi l’empressement de ma requête, je sais que le temps est un bien précieux que vous plus que tout autre devait économiser, je serais aussi brève que possible. Cela fait plusieurs années que je sers le réseau, avec l’efficacité que vous connaissez certainement. Jusqu’à il y a peu, notre arrangement me convenait tout à fait.
Mais des choses se déroulent à l’instant où nous parlons, la galaxie change, et ces changements nous concerneront tous. Vous prenez sûrement part à certain d’entre eux. J’ai accepté le fait que je ne suis que le maillon au bout d’une chaîne, et je pense que cela doit changer.


Elle sortit un datapad de sous sa veste, le posant sur la surface lisse devant le projecteur, la surface s’illuminant pour signaler le transfert du contenu au courtier.

-Je viens donc vers vous avec, non pas une offre, mais une main tendue. Je sais bien que notre Réseau ne suit pas les règles hiérarchiques des autres organisations. L’information et le pouvoir sont les deux seules nécessités pour vous convaincre. Je ne possède ni l’un ni l’autre à l’heure actuelle, mais j’ai trouvé une porte pour les obtenir. Je vous demande de me trouver la clé. Dans les informations que vous pouvez lire à présent, vous noterez la récurrence d’un nom, Ikris Cornituss, un turien, ancien chef du département de recherche de ressources de la Hiérarchie. Alors qu’il venait d’être mis à la tête d’une expédition concernant un projet dont on ne trouve plus trace, il a été déclaré mort, lors de l’invasion de Moissonneurs.
Je sais que cette déclaration est fausse car j’ai moi-même put constater son état il y a de cela trois ans, lors d’une expédition dans un avant-poste berserker que je devais éliminer. Il m’a échappé, car il n’était pas ma cible, mais j’ai pu accéder à toute une série de dossier crypté.
Des données de stockages et de livraisons, de l’ezo, en grosse quantité, ne provenant d’aucune exploitation connue ont été livrée à la hiérarchie pendant plusieurs mois, jusqu’à la fameuse mort d’Ikris, tout s’est arrêté ce jour-là.


Alice bascula sur un pied en croisant les bras.

-Il a trouvé une source d’ezo, une suffisamment importante pour intéresser un gouvernement. Et a disparu en emportant son secret. Je veux le connaître, et je sais que vous pouvez retrouver son détenteur en quelques instants. En plus du paiement habituel, qu’il soit financier ou un échange de service, je vous propose de pouvoir profité en partie de mes découvertes. Une production fiable d’ezo est un atout de négociation considérable, et peut ouvrir bien des portes. Je vous demande d’y voir ma volonté de participé de manière plus active au réseau.

Elle avait conscience que tout dans son discours n’était que promesse, le Courtier n’aurait peut-être rien à en retirer si elle-même ne trouvait rien, mais c’était un geste symbolique, et qui pouvait s’avérer extrêmement payant. Bien sûr elle servait avant tout ses propres intérêts, elle aurait le monopole de sa découverte, même si elle en partageait les fruits avec le Courtier et son réseau. Le Courtier en avait conscience selon elle, il devait même avoir une étude psychologique de son cas, ses ambitions, et sa loyauté.

-J’ai pu remonter sa trace jusque sur la station, mais ici mon emprise est limitée, contrairement à la vôtre. Les berserkers le cache, je veux savoir où. Me fournirez-vous l’information ?


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Dim 19 Avr 2015, 18:44

    Lieu inconnu, Nos Astra, Illium


    La proposition de l’agent Sharp était intéressante. Obtenir une grande quantité d’ézo de cette manière était une offre alléchante qu’il se devait de prendre en considération. En rendant la possession de ces ressources légales par une pirouette économique propre au Courtier de l’Ombre, cela serait un bon moyen de couvrir une partie des revenus du Réseau, via une des multiples entreprises miroir que possédait Krelek. L’élément zéro se vendait cher, il était un minerai très prisé par diverses compagnies minières ou autres. En soi, l’offre de l’Humaine était donc le bienvenue. Mais pourquoi vouloir le contacter personnellement ? Pourquoi court-circuiter Central et exiger un tête-à-tête avec lui, pour au final demander une information qu’elle aurait pu de toutes manières obtenir sans l’aide de son employeur ? Le Drell était intrigué, en plus d’être un peu ennuyé d’avoir été dérangé pour, au final, si peu. Pourquoi faire autant de bruit pour une simple affaire d’information ?
    Au final, Krelek ne força pas trop la réflexion. Au fond de lui, même s’il avait été en premier lieu irrité de l’interruption brutale de son meeting, il se rendait à présent compte que cette conversation avec l’Humaine lui permettait de souffler un peu. Il n’était jamais aisé de parler affaires avec des collaborateurs aussi bornés que ceux qu’il possédait dans l’Espace Concilien. Ils campaient tous sur leur position, n’appréciaient pas le changement, tentaient de gagner du pouvoir dans le dos de celui qui les tenait par la gorge, c’est-à-dire lui. Ils étaient ennuyeux et lui prenaient la tête pour des broutilles. Là, en cet instant, il n’avait plus à penser à eux et à tenter de les convaincre, il était convoqué pour une affaire simple qui n’allait pas l’épuiser pour rien. De plus, il allait en tirer un bon atout, alors pouvait-il encore se plaindre ?

    - Ikris Cornituss dites-vous ? demanda Krelek, afin de s’assurer du nom. Voyons voir ce que nous avons sur lui.

    Le Drell entra le nom dans un hologramme qui le côtoyait et une recherche se lança. Grâce à la puissance des serveurs du Réseau, les dossiers du Turien ne tardèrent pas à apparaître. L’opération à présent terminée, il mit en corrélation les informations obtenues avec celles qu’il possédait sur les Berserkers. Il allait falloir attendre, car les calculs allaient être plus longs que pour la première recherche. Krelek en profita pour poser revenir à un détail lâché par son agent.

    - Vous avez mentionné avoir trouvé une porte pour gagner accès à l’Information et au Pouvoir, commença-t-il. L’ambition est un trait de personnalité que je récompense, Agent Sharp. Si la vôtre ne vous en rend que plus efficace, notre entente ne s’en portera que mieux. Je pourrais même être disposé à vous soutenir, du moment que vous n’oubliez pas votre place.

    Un bip sonore se fit entendre, indiquant qu’un résultat avait été trouvé. Krelek sourit, le Réseau n’en finissait pas de l’impressionner. Malgré les apparences, il pouvait toujours y avoir un lien entre deux éléments à l’apparence totalement détachée l’une de l’autre. Ainsi il y avait réellement un lien entre ce Turien de la Hiérarchie, supposé mort, et cet infâme gang qu’était les Berserkers.

    - Très bien, j’ai obtenu vos informations, déclara-t-il. Votre Turien est effectivement sûr Omega, caché dans une planque des Berserkers se trouvant dans le District Valaza. Le quartier en question se trouve dans les bas-fonds de la station, si l’on peut dire ça avec Omega. Soyez donc prudente, car le comité d’accueil sera… particulièrement agressif. Je vous envoie le reste des informations sur votre Omni-tech. Vous aurez ainsi accès aux plans des lieux et quelques autres précieuses informations sur vos adversaires. Bonne chance, Agent Sharp.

    Puis Krelek coupa les communications. Il avait hésité à réprimander la femme et lui dire de ne plus le déranger pour une affaire que Central aurait pu gérer, mais il s’était ravisé. Il n’était pas utile de le faire, cela ne lui aurait strictement rien apporté, ni à lui, ni à elle. Il y avait certaines choses qui devaient être faites, et d’autres qui étaient superflues. Le Drell n’avait pas de patience pour ce qui était superflu. Et puis, en ayant accepté le tête-à-tête et en ayant offert à l’agent Sharp ce qu’elle voulait, il avait fait un pas dans sa direction, montrant qu’il était un employeur concerné et actif, et pas une personne à l’existence abstraite. Il était mieux de prouver de temps à autre sa présence, pour affirmer la loyauté de ses sujets, que de rester passif et les permettre de douter.

    Son affaire conclue, Krelek s’en retourna à la salle de conférence…












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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Dim 19 Avr 2015, 20:57


Alice était satisfaite, elle avait obtenu plus que ce qu’elle espérait de cet entretien. Non seulement elle avait la position de sa cible, mais elle avait aussi eu un aperçu de la personnalité du Courtier. Contrairement à ses craintes, il n’avait pas insisté sur les raisons de sa recherche, elle avait pu garder pour elle ce qu’elle avait en tête. Avait-il fait preuve de négligence ou de respect pour ses intérêts personnels ? Elle ne le saurait jamais, mais cela lui convenait tout à fait.

Elle se dirigea vers la zone de divertissement de la station, elle avait pensé à l’au-delà, mais le passif de Vala avec ce lieu lui fit changer d’idée. Il ne servait à rien de la braquer avant sa proposition, elle opta donc pour un autre club, moins prisé certes, mais donc plus discret pour ce genre d’entretien. Elle en choisit un sur le domaine de soleils bleu, Vala y serait plus à l’aise et les berserkers absents.

Elle fit transiter son message à travers un serveur pour couvrir ses traces, un horaire et l’adresse du club. Elle relut une dernière fois le dossier de la mercenaire, afin de garder une vision d’ensemble fraîche dans sa mémoire. Elle entra dans le club sans effort, et s’installa dans un box à l’abri des regards, laissant au videur quelque crédit pour qu’il oriente son invitée à sa table dès son arrivée.

Les informations du Courtier signalaient plusieurs membres des berserkers, plus que ce qu’elle avait espéré alors. Vala avait le niveau, mais le risque était plus grand, et donc elle pourrait plus facilement refusé. Elle devrait augmenter la paye.

Il ne restait plus qu’à l’attendre, et en attendant elle pouvait se permettre un petit verre. Elle commanda un cocktail qu’elle appréciait particulièrement, une spécialité trouvable uniquement sur Oméga. Le club était suffisamment plein pour qu’elle passe inaperçue. Elle avait repérer des groupes de soleils bleu à plusieurs tables, confirmant la sécurité des lieux. Elle passa en revue toutes les données qu’elle avait décrypté sur le travail d’Irkis, et si la moitié des informations qui perçaient au travers de ceci étaient vrai, alors elle se tenait juste devant un trésor inestimable, il ne lui restait qu’à tendre la main.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Lun 20 Avr 2015, 14:14

Pourquoi laisser cette marque ardente défigurer mon visage ? Elle me rappelle pourquoi je suis encore ici, vivante. Elle me permet de ne jamais oublier ce jour où j'ai perdu tout ce qui m'était le plus cher. Elle me donne la force de continuer et de me battre pour qu'un jour les enfoirés qui ont perpétré le Blackout paient pour leurs crimes, fauchant la vie de nombreux innocents, dont ma mère, et Raena.

Elle est le feu qui anime avec une ardeur volcanique mon esprit d'une vengeance froide et implacable.

Une arme à double tranchant. A chaque fois que je m'observe dans un miroir, je ne vois qu'elle, cette brûlure balayant une grande partie de mon visage. Cet oeil d'un blanc laiteux qui a vu la mort de très près au point de griller. J'entends encore ces cris déchirants, et le bruit assourdissant de l'explosion. Je les imagine, elles, hurlant de douleur l'espace d'une seconde, alors que la déflagration déchiquètent leur chair, éparpillant leurs membres. Je vis avec ce tourment, chaque jour qui passe, et me fournit cette haine envers tous ces terroristes, tous ces criminels pullulant Omega et la galaxie.

Ils doivent payer.

La douche froide n'a en rien altéré la clarté de leurs voix. Elles m'accompagnent dans chaque geste, chaque parole. Les premiers jours furent les plus insupportables, je voulais en finir. Mais ce désir funeste s'est mue en une haine farouche et un esprit indomptable de vengeance et de justice. Alors que je passais une serviette le long de mon corps pour me débarrasser des restes d'eau, une alarme vient de sonner, provenant de mon Omnitech. Celui-ci m'informe d'un nouveau message dans ma boîte mail, avec pour tout contenu un lieu et une date. Une demande de rendez-vous suffisamment concis pour comprendre qu'une personne demeurant anonyme souhaite utiliser mes compétences de chasse. L'anonymat de l'expéditeur me donne un autre indice, celui de la confidentialité de l'éventuelle mission, et a fortiori un danger potentiel. Cet homme, ou cette femme, peut également être un de ces malfrats qui pensent pouvoir se payer mes services pour de la sale besogne.

Dans tous les cas, je me dois d'être prudent. Bien que l'endroit se trouve au sein du territoire des Soleils bleus, je préfère être accompagné de mon Phalanx. En tenue de civil, pour ne pas trop attirer l'attention - malgré ma blessure apparente -, je m'équipe de l'Omnitech et sors de mon appartement.

Direction l'Acropole, un nom pompeux pour un club modeste et privé. Certains Soleils bleus me connaissent de par feu ma mère, je sais que les éventuels problèmes ne viendront pas d'eux.

- Vala ? Bon sang, ça fait longtemps qu'on ne t'a pas croisée depuis...
- Je sais, Artus. J'ai pas envie d'en parler.

Le Turien qui garde l'entrée du club m'a connu lorsque j'étais môme, et m'a vu grandir à chaque fois que je revenais à Omega rendre visite à mes parents. Grand par la taille, ses cicatrices montrent à quel point le combat était sa vie, jusqu'à ce qu'il se sente trop vieux pour continuer, et pas encore assez pour vivre une vie sédentaire affalé sur le canapé. Ouais, ça fait un bail, Artus. Le Blackout m'a brutalement éloignée de la vie en société.

- J'me doute. Mes condoléances, Val'. Ta mère était une femme combattive, et elle t'adorait.
- Rien de spécial ici ?
- Quelqu'un t'attend à l'intérieur, une humaine avec un cache-oeil, assez classe à regarder. Tu ne peux pas la louper. Elle est installée à une table au fond, à l'écart du gros de la clientèle. T'as une idée de qui c'est ?
- Aucune. Mais j'ai été préparée au pire.
- Fais pas de conneries, surtout. Les Soleils bleus sont encore à cran à cause du Blackout. On a perdu quelques-uns de nos hommes.
- Je sais. J'étais là.

Je romps le dialogue d'un ton plus sec, coupant court à toute insistance sur un sujet encore trop récent à mon goût. Pas besoin de remuer le couteau dans la plaie. Après une petite tape sur l'épaule du Turien, je franchis le seuil de la porte et arrive dans la salle. Assez peuplé, je remarque parmi les clients discutant et dansant quelques Soleils bleus en armure, peu d'entre eux ont un visage qui m'est familier. Mais je ne suis pas ici pour des retrouvailles chaleureuses, alors je balaie la salle de mon oeil valide. Effectivement, je remarque vite ma future interlocutrice, une femme humaine, son oeil gauche couvert par un bandeau noir, et des cheveux grisés, assis à une table à l'écart en train de siroter son cocktail. Je me dirige vers elle, l'oeil rivé sur son visage, mes sens en alerte au moindre coup fourré. On n'est jamais trop prudent, quel que soit l'endroit, surtout lorsqu'un rendez-vous a été donné sans autre explication, ni indice sur l'identité de l'organisateur.

- C'est vous qui m'avez contactée ?

Droit au but. Je préfère éviter de laisser la discussion trainer en longueur. Je m'assoie face à elle, refusant la proposition de cocktail d'une des serveuses, gardant mon oeil valide fixé sur le sien.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Lun 20 Avr 2015, 17:40


Elle se tenait là, assise à sa table, à moins d’un mètre d’elle. Pourtant à cet instant, un univers entier les séparer, Vala était très loin de la jeune et vive asari qu’elle avait dû être. Son regard ne portait que l’empreinte du courroux qu’elle s’apprêtait à abattre sur la cible qu’elle avait choisi. Mais à ce moment précis, sa cible était trop générale, et Alice souhaitait orienter cette rage sur son objectif. Elle prit le temps de boire une autre gorgée de son verre, faisant attendre sa réponse, l’asari avait l’air empresser et sur ses gardes, deux choses qu’elle comprenait parfaitement, mais qu’elle se devait de juguler. Elle n’avait pas besoin d’un marteau, mais d’un scalpel.

-En effet.

Une autre gorgée, leurs yeux braqués l’un sur l’autre, coupant avec l’ambiance du reste du club. Vala s’était déplacée comme une habituée au sein de celui-ci, et pourtant il n’y avait sur Oméga surement personne de moins à sa place ici qu’elle. Alice posa son verre et le fit glisser à quelques distances d’elle, signalant que la conversation débuté pour de bon. Elle fit glisser un datapad sur la table le laissant face à l’asari.

-Je dois récupérer cette personne, pour des raisons qui me sont propres et dont je suis certaine que vous n’avez cure. Mais pour ce faire j’ai besoin d’une personne connaissant la station, ainsi que les forces en présence. La cache appartient aux Berserkers, et donc est fortement protégée, cette attaque sera vengée, si jamais on découvre qui l’a menée. Et pour cela il faut un lien, j’en ai malheureusement trop avec eux à l’heure actuelle pour m’en charger sans qu’on remonte jusqu’à moi. Vous cependant, vous n’êtes personne pour eux, et n’avez aucune raison de le faire. C’est pour cela que je vous ai choisie.

Alice s’appuya un peu plus confortablement dans le siège. Elle scruta sans honte le visage défiguré de l’asari. Elle était belle, c’était une évidence malgré la moitié brûlée. Elle avait choisi de garder cet aspect alors que la technologie suffisait amplement a diminué ce genre de séquelles. C’était le symbole de sa vengeance à venir.

-Je sais que vous n’êtes pas une mercenaire ordinaire, une paye ne suffit pas à vous faire obéir aux ordres, ni à vous convaincre. Alors je vais vous faire une proposition simple et qui je l’espère vous intéressera.

Elle se pencha vers Vala, l’œil fixé sur son visage, un sourire étirant ses traits. Elle n’était ni amusée, ni victorieuse, mais son rôle demander d’afficher une certaine personnalité. Et utilisé le point faible d’une personne était sa nécessité.

-Obtenez moi ce que je demande, et je vous offrirais l’un de ceux qui sont responsables de votre haine. Une vie pour une vie, Vala Cyrus.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Lun 20 Avr 2015, 20:32
Je toise du regard mon interlocutrice, expéditrice désormais officielle du fameux message anonyme reçu sur mon Omnitech. Je l'étudie en détail, observant ses moindres traits alors que celle-ci répondait à ma question avec une nonchalance toute maîtrisée. Tous ses gestes étaient réfléchis, ses mots choisis avec soin. Nul doute que l'humaine s'était préparée à ce rendez-vous, en glanant toutes les informations possibles sur ma personne, mon passé, mes compétences. Elle marque d'ailleurs un point me concernant, je n'ai plus aucun lien, à part quelques connaissances chez les Soleils bleus et l'armée Asari. Très peu d'entre eux m'ont soutenu dans la douloureuse épreuve que je traversais, moins encore étaient ceux qui n'avaient pas défilé face à mon obsession pour la vengeance.

Alors oui, je n'ai donc aucune raison de m'introduire chez les Berserkers et leur enlever cette personne. Et je n'aurai aucun regret à disséminer mort et désolation pour les plus cruels d'entre eux. Ce groupe aime se battre, et laisse libre cours à la violence, souvent sans foi ni loi. Mais ils restent des mercenaires entraînés, constitués essentiellement de Vortchas peu enclins à réfléchir, et de quelques Krogans et Butariens aptent à servir de cerveaux. Je ne les imagine pourtant pas garder un homme, un Turien qui plus est, sous leur protection, ce groupuscule préférant de loin les missions suicide ou d'extermination. Ils sont nés pour tuer, certainement pas protéger. Alors qu'a de si spécial ce Turien pour que les Berserkers l'épargnent ? A-t-il des compétences, ou des informations pouvant intéresser ces bourrins de la gâchette ?

Nul doute qu'ils garderont jalousement leur cachette contre toute intrusion. Une mission que je pourrais qualifier de très dangereuse, et même mon entraînement de Chasseresse peut être insuffisant pour passer en force chez eux. Il faut jouer un peu plus finement. Alors pourquoi ? Pourquoi devrais-je accepter une mission aussi suicidaire sur le simple fait d'être payé en retour, même pour une grosse somme d'argent ? Ce n'est pas ce qui me permettra de retrouver les terroristes responsables du Blackout, les assassins de ma mère et de Raena, les connards qui m'ont enlevé une partie de moi. L'humaine essaie de me rassurer, ou m'amadouer, mais je ne suis pas dupe, elle a quelque chose derrière la tête. Je le vois à son sourire suffisant, son oeil brillant d'une certaine malice. Alors j'attends.

J'attends qu'elle me fasse sa proposition, elle qui semble si bien me cerner alors que son visage m'est totalement inconnu. Pas même l'ombre d'une familiarité. Mais je la sens comme chez elle. Elle devait connaître Omega avec plus ou moins d'assurance, elle qui se tient confortablement assise face à moi, sans aucune méfiance ni même un soupçon de vigilance. L'humaine a dû prendre des précautions, payer des hommes de main en civil pour surveiller sa personne. Ou bien est-elle une mercenaire complètement habituée à la vie sur Omega. Peut-être même une Soleil bleu. Mais si c'était le cas, elle arborerait un tatouage représentant le corps de mercenaires. Ce n'était visiblement pas le cas.

Et là, une bombe est lâchée. En un instant, je braque mon regard droit sur elle, ressassant dans mon esprit chaque mot qu'elle vient de prononcer. Un de ces terroristes. Une des ordures responsables de la déflagration qui a emporté ma mère. Et Raena. L'un d'eux, là, comme paiement pour cette mission. Ma quête de vengeance va pouvoir avancer d'un grand pas. C'est trop beau pour être vrai. Une opportunité de rêve qui peut très bien n'être qu'un faux-espoir, une entourloupe de plus qui peut se payer très cher. Alors mon regard se fixe sur elle, le peu d'émotions qui pouvaient se lire sur mon visage évaporés en un instant.

- "Vous en savez assez pour tirer sur une corde sensible. Qui me prouve que ce que vous me proposez est réelle ? Cette mission est dangereuse, même pour une personne comme moi. Donnez-moi une garantie de ce que vous avancez. Si vous me prouvez que votre offre est sérieuse et le paiement réel, alors vous aurez toute mon attention."
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Lun 20 Avr 2015, 22:57


Alice avait le poisson au bout de sa ligne. Vala demandait des preuves, mais dans son œil brûler déjà la flamme de sa vengeance. Elle aimait la prudence dont faisait preuve l’asari malgré sa rage, elle avait surement trop de fois couru après des rumeurs et des promesses pour se laisser abuser ainsi par la première étrangère venue.

Par chance, ou plutôt par patience et habilité, Alice avait toutes les cartes dans sa main. Elle avait simplement eu l’intelligence de les abattre au bon moment. Cela faisait déjà des semaines qu’elle avait cette cible au bout de sa mire, elle se déplaçait souvent, mais pas assez discrètement pour lui échapper, surtout que la demande émanait du Réseau. Elle déposa une holophoto sous le regard de Vala, on y voyait un soldat face à une des tables tout à fait typique de l’Au-delà, tirant sur des clients. Bien que son armure ne laisse aucun signe d’appartenance à un quelconque groupe, la date de la prise de vue et les explosifs posés à côté de lui en faisait une preuve accablante. Une autre photo apparue remplaçant la première, on voyait un butarien butarien, en civil dans un lieu inconnu, et l’image était vieille d’une dizaine de jours, elle l’avait pris elle-même.

-Une trace génétique en ma possession confirme qu'il s'agit de la même personne. J’ai un nom, un lieu, et une date, suffisamment pour que vous n’ayez plus qu’à le cueillir, et à en faire ce qu’il vous plaira, tant qu’il disparait définitivement, cela m’importe peu.

Elle laissa les images défilées une nouvelle fois et repris l’appareil. Le contrat était apparu de nulle part, laissant entendre que d’autre gens comme Vala souhaitaient la mort de cet homme. Bien que ce fût tout à fait crédible, Alice y croyait peu. L’angle de la photo indiquait que la personne qui l’avait prise se tenait debout lui aussi, peu probable venant d’un des clients massacré. Et malgré ses recherches, personne parmi les survivants ou les endeuillés n’avait les moyens de poser une prime sur sa tête. Et le groupe d’Aria n’aurait pas pris la peine de se camoufler ainsi.

Dès qu’elle avait senti que quelque chose clochait, elle avait arrêté de fouiller, elle ne connaissait pas les forces en présences, et n’avait aucune raison de s’y frotter. L’offre était viable, ça lui suffisait. Elle remplissait un contrat, Vala avait une part de sa vengeance, et elle obtenait Irkis. Tout le monde était content.

-Ramenez moi mon colis, et vous aurez votre récompense, ceci vous convient-il ?




Dernière édition par Alice Sharp le Mar 21 Avr 2015, 00:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Lun 20 Avr 2015, 23:57
Un nom, un lieu, une date. C'est tout ce qu'il me faut.

Je revois les deux photos, en suivant. Les repasse une fois, deux fois, jusqu'à ce que son faciès de Butarien s'imprime dans mon esprit. La première me rappelle bien vite le drame, cette fois vu de l'intérieur. Les explosifs, les tirs en rafale, et mon esprit s'imagine le reste avec l'effroi d'être prise dans ce souvenir trop marquant. Je le vois alors, ce Butarien, ce meurtrier, tirer sur Mère, sur Raena, sans qu'elles n'aient pu faire quoi que ce soit. Un geste trop rapide, trop soudain. J'extrapole involontairement, comme aux premières loges d'un spectacle que je ne souhaitais ne jamais voir défiler sous mes yeux. Les explosifs s'amorcent, le feu se propage à vitesse grand V en un souffle dévastateur.

Les photos disparaissent, me rappelant à la réalité, et à mon entrevue.

Un nom, un lieu, une date. Ceci vaut tout l'or du monde à mes yeux. Peu importe la mission, pouvoir mettre la main sur l'un des responsables du Blackout s'avère un prix inestimable, et donc convenable à tous points de vue. L'occasion est trop belle pour ne pas la saisir sur le champ. Cette preuve, elle est là, sous mes yeux. Je peux même la palper tellement mon esprit l'a gravée dans le marbre. Un visage que je n'oublierai jamais. Il me fallait juste trois petites choses pour entamer une traque que j'attendais depuis si longtemps. Et ces trois choses, je les ai à portée de main. Ma réponse devient évidente, claire comme de l'eau de roche.

- "J'accepte. Envoyez-moi toutes les informations que vous avez sur cette cache de Berserkers, les forces en présence, les plans de leur cachette, le lieu de la livraison, ainsi que tout ce que vous avez sur la cible. Transmettez-moi tout ce qui peut aider à cette mission sur mon Omnitech. Alors, j'irai chercher votre colis et vous le ramènerai par la peau du cul. Je ne garantis pas de la discrétion à laquelle je remplirai l'objectif, car les Berserkers sont réputés pour réagir avec beaucoup de bruit. Mais..."

Un humain passablement éméché se traîne vers notre table, me fixant avec des yeux rougis par la fatigue et l'abus d'alcool. Son haleine empeste d'ailleurs le trop plein de spiritueux. En fait, il est en train de planter son regard embrumé directement sur ma brûlure. Se situant à ma gauche, je ne peux le discerner, mais juste le sentir fait monter au fond de mon être une rage que j'arrive à maîtriser avant qu'elle n'explose, et la tête de l'ivrogne avec. A la place, je me retrouve face à lui, le canon de mon Phalanx pointé au beau milieu de son front. Le geste a été trop rapide pour lui, ses réflexes engourdis et sa capacité de réflexion amoindrie par le taux certainement très élevé d'alcool dans son flux sanguin.

- "Dégage."

Voix grave, suffisamment résolue pour que l'information réussisse à passer dans l'oreille du pochetron et s'arrêter à la case "cerveau", sans pour autant avoir eu à durcir le ton, ni élever le timbre vocal. Le fusillant du regard, je l'incite à tourner les talons, ce qu'il fait finalement sans demander son reste. Deux mercenaires Soleil bleu avaient assisté à la scène, et s'étaient retournés, prêts à intervenir, notamment en voyant mon arme dégainée. L'incident heureusement évité, les miliciens se relâchent, et vaquent de nouveau à leurs occupations. Je reporte alors mon attention vers mon interlocutrice.

- "... mais je livrerai votre Turien.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Mar 21 Avr 2015, 02:19


Alice se demanda si Vala survivrait à sa mission, la rage qui l’habitait semblait presque suintait des pores de sa peau. Sa réaction face à l’ivrogne en était le parfait exemple, attirant sur eux tous les regards le temps de quelques battements de cœur, une rage transformée à chaque seconde en une source de violence, l’asari était prête à exploser. Cependant, à l’heure actuelle, personne ne serait aussi déterminée qu’elle à trouver Irkis pour son compte.

Elle se leva à son tour, en remarquant quelques regards encore posés sur elles, trop insistant à son goût. L’esclandre de l’asari avait suffi à réveiller certaine curiosité au fond des verres d’alcool. Si elle partait ainsi, on se souviendrait facilement d’elle en cas de demande. Elle ne s’inquiétait pas du videur, ni des soleils bleus, mais certains habitués trop bavard pourrait mettre à mal son plan si il faisait preuve d’une bonne mémoire au mauvais moment, elle devait désamorçait la situation et devenir anodine à nouveau. Alice se rapprocha de l’asari, en saisissant sa main libre dans la sienne.

L’asari se raidit et posa son regard dur sur elle, sans pour autant réagir, Alice n’en tint pas compte et vint se coller à la dame bleue, leurs formes s’épousant. Ses lèvres vinrent se posées sur la joue brûlée de Vala et elle murmura à son oreille.

-Une dispute de couple est plus discrète qu’une réunion entre deux inconnues armées. Dès que je serais sortie vous recevrez les informations nécessaires, faîtes mine d’être dépitée et en colère, ce ne sera pas difficile pour vous. Buvez un verre et seulement ensuite partez. C’est moi qui offre.

Alice s’écarta de l’asari avec un soupir déçue parfaitement simulé, un petit coup d’œil lui permis de vérifier qu’en dehors d’un ou deux regard lubrique, plus personne ne les observait. Elle déposa quelques crédits sur la table et partie sans un mot. Une fois dans la rue elle appuya sur une commande de son omnitech. Voilà toutes les infos étaient envoyées. L’adresse, les forces estimées à une dizaine de membres fixes, et de deux à trois supplémentaire selon les heures, la position connue de la cible, au fond d’une pièce, derrière le labo de sable rouge. Un garde en patrouille à l’extérieur et un à l’entrée.

Des infos sur Irkis, entraînement de soldat lambda, comportement violent, mais craintif face à la menace, pas armé selon ses sources.Elle laissait au soin de Vala de déterminé la meilleure approche après un coup d’œil sur les plans. Et bien sur le signal pour prévenir le véhicule de ramassage au moment de sortir.

Alice disparut en quelques secondes dans la foules, laissant Oméga l’engloutir comme elle savait si bien le faire.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Mar 21 Avr 2015, 23:23
La haine, la rage m'avaient submergée l'espace d'un instant, ayant braqué mon flingue au beau milieu du front sur un pauvre poivrot humain dont la seule faut a été de trop picoler et de me dévisager longuement. Cela aurait pu avoir des conséquences en plein coeur du fief des Soleils bleus, dans un endroit somme toute bondé de gens tous aussi innocents. Plus ou moins. Cela m'a rappelé des bribes du Blackout, les cris, les râles d'agonie. Je frappe du poing sur la table par rage, crispé de colère. Le manège de l'humaine borgne aura le mérite de faire son petit effet, alors que les regards se détournent de moi, pensant à une quelconque amourette battant de l'aile.

Mon Omnitech me prévient d'un nouveau message. Une confirmation des propos de l'humaine, des informations que je découvrirai une fois rentrée. Mon regard se pose sur l'argent posé en vrac sur la table, et je finis par le prendre. Je m'avance au bar, et pose les crédits sur le comptoir sans dégainer un seul regard alentours.

- "Un verre Temple de Thessia. Bien corsé."

Telle une pauvre femme perdue, j'enquille la boisson en deux gorgées bien profondes. L'alcool s'engouffre le long de mon appareil digestif, diffusant une chaleur plus douce, rafraîchissant mon excès de rage qu'il me fallait contenir pour garder la tête froide. Mon oeil valide fixe un instant le verre vide que je tiens en main, et surtout mon reflet sur la surface transparente du récipient avant de le poser sur le bar et m'éloigner à mon tour. Non, décidément, l'alcool n'aide pas à oublier. Pire encore, il accentue mes souvenirs les plus enfouis.

- "Ca va comme tu veux ? Si tu as bes..."
- "Laisse, Artus. Je vais bien."

Encore une fois, je ne le laisse pas finir sa phrase. Je connais la chanson, la même rengaine. Un mensonge pour couper court à la compassion dont je n'ai pas besoin, qui me ferait souffrir plus qu'autre chose. Non, je ne vais pas bien. J'ai envie de tout péter, de tout détruire. D'évacuer cette colère qui brûle en moi, cette rage qui me consume de l'intérieur. Une fois dehors, loin du club, j'observe les alentours, prenant toutes les précautions pour ne pas être suivie avant de rentrer dans mon appartement. Enfin, celui de mes parents, que j'ai récupéré. Un lieu chargé de souvenirs, bons pour la grande majorité d'entre eux. Cette maison arrive à m'apaiser un peu, même si l'ombre de mes parents morts rôde encore en ces lieux.

Il n'est pas question d'attaquer dès ce soir. Trop de colère que je risque de ne pas maîtriser. Et le verre d'alcool, même de cette quantité, peut altérer mes sens et la maîtrise de mes gestes ainsi que ma capacité de réaction. A la place, j'étudie soigneusement les plans fournis par l'humaine, les forces en présence, les différentes stratégies possibles et les risques encourus. Risques qui s'avèrent bien grands, comme je m'en suis douté. Les Berserkers restent de farouches guerriers allant au devant du danger, peu importe les risques. Ils recherchent le combat, la douleur et l'excitation du carnage, quitte à mourir sur le champ de bataille. Je balaie de mon esprit l'idée même d'une tactique d'infiltration, les Vortchas auraient tôt fait de me repérer. Attaquer de front serait du suicide, même en passant les deux premiers gardes. Comble de la difficulté, la cible se trouve au sous-sol, derrière le laboratoire de production du sable rouge. Drogue infecte, un danger potentiel si tu n'es pas protégé par une armure hermétique.

L'ébauche d'un plan germe dans mon esprit. Audacieux, potentiellement foireux, mais j'ai beau tourner et retourner toutes les possibilités dans tous les sens, celle-ci a le plus de chances de succès. maigres chances tout de même, le risque d'y laisser ma peau reste grand.

Mais bientôt, Mère. Très bientôt vous serez vengés, toi et Raena.

---

Le petit entrepôt se trouve dans le District Valaza, au sein d'un quartier s'enfonçant dans les bas-fonds d'Omega. Une vraie escale touristique, ironiquement parlant. Pas étonnant qu'une des cachettes des Berserkers se situe ici-même, dans la lie de la station. Même le reste d'Omega paraît être une église immaculée en comparaison de ce quartier crasseux. Les bagarres, accidents et autres règlements de compte sont monnaie courante, et je compte bien en jouer pour entrer discrètement. Du moins dans un premier temps.

J'avais le choix des armes, mais pour un groupe aussi bourrin que celui de ces Berserkers, il me fallait au final un peu de puissance de feu. Le Disciple s'avère être un choix crucial dans le cas où quelques-uns de ces mercenaires allaient être coriaces et protégés par de lourdes armures. Ou les Krogans. Le Firestorm sera le clou du spectacle, et une pierre de plus à l'édifice que je compte ériger au nom de Red.

Cependant, pour les deux gardes à l'extérieur, je me dois de la jouer discrète, et de frapper de manière chirurgicale. Le Berserker humain patrouillant autour du bâtiment sera ma première victime, et la plus simple à abattre. Il suffit pour moi de me placer suffisamment dans l'ombre pour qu'il ne me repère pas, puis m'approcher par derrière afin de l'achever proprement par un brise-nuque.

Je dois juste être patient, et suffisamment silencieux dans mon attaque pour ne pas attirer l'attention du deuxième garde. Ne pas bouger, contrôler sa respiration. Il ne m'a pas aperçue. M'approcher, tout doucement. Un bruit sec d'os brisés et l'humain s'effondre. Je rattrape juste à temps le corps pour ne pas causer plus de bruit, mais le temps est désormais compté et je me faufile à nouveau derrière un coin du bâtiment, non loin du cadavre.

La mission vient de commencer. Je sens l'adrénaline monter, et cette rage qui menace d'exploser. J'arrive à me contenir jusqu'à présent, il faut que cela continue, je dois me concentrer pour entrer sans encombre. Après, seulement après, je me lacherai.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Mer 22 Avr 2015, 15:08


Dans un grognement Krank émergea de la trappe dissimulée dans un coin de la salle. Il l’avait toujours trouvé trop petite pour sa corpulence de Krogan, mais elle avait le mérite d’être discrète une fois fermée, seul lui et les chimistes savait comment la débusquer. Ils rentraient dans son bureau, fermer la porte, et ne ressortaient qu’à la fin de leur besogne. Même ses gars qui garder les lieux ne connaissaient pas l’accès. Beaucoup le disait parano, lui il y voyait une bonne initiative concernant la sécurité des lieux. Personne entrant ici ne pourrait trouver l’entrée, à moins de le faire parler de force. Le krogan rit à cette idée.

Il y avait cependant une épine dans son pied, le turien, il était arrivé il y a quelques jours, coller dans ses pâtes par un gars plus haut que lui dans la hiérarchie. « Garde le moi en vie, ou je prends la tienne » qu’il lui avait dit, qu’est-ce qu’il aurait aimé lui broyer le crâne. On ne lui avait même pas dit qui était ce mec, et pourquoi sa survie était importante, et lui en profité, se comportant comme une princesse captive et réclamant sans cesses de l’alcool et de la nourriture. Comment un si petit être pouvait-il consommer autant. Krank mit un coup de pied dans un tabouret qui vola dans la pièce, encore un meuble à remplacer car il avait du mal à se maitriser. Il s’installa à son bureau qui grinça sous son poids. Il en était sûr, ce turien puait les ennuis.

…………………………

L’entrepôt était plutôt petit, une grande salle avec l’entrée dans un coin, les bersekers s’étaient fait une sorte de salle de garde en disposant des containers dans un angle pour former un carré maladroit dans lequel était disposé deux table et un bar de fortune. Le reste était un enchevêtrement d’allée former par des débris et et d’autre containers vide. Cette disposition empêchait tous ceux qui rentraient à foncer droit vers le couloir du fond au bout duquel se trouvait le bureau de Krank, huit vortchas et trois humains se partageaient les lieux. Deux des humains étaient dehors à monter la garde, mieux valer éviter les vortchas, sauf si on voulait marquer officiellement « ici se trouvent les berserkers » sur la porte. Le dernier errait dans les allées avec un fusil dans une main, et une bouteille dans l’autre. La pluparts des vortchas étaient dans leur salon improvisé et jouer à un jeu de chez eux en beuglant des menaces aux autres, sauf deux d’entre eux, les plus violent, eux se trouver à l’entrée du couloir, Krank n’aimait pas qu’on le dérange.

…………………………

Jack bailla un grand coup, décidément, faire le guet était tout sauf passionnant, en plus steve ne s’arrêtait jamais plus d’une minute avant de repartir faire sa ronde. Pas de conversation possible donc. Et la vue dans cette zone était tout sauf incroyable, d’autres entrepôts, ouaah quelle variété. Son esprit se permit donc un peu de distraction, il repensa à l’asari d’il y a quelque jours, bon sang qu’elle était belle, il lui avait payé des tas de choses, et attendait sa prochaine paye pour recommencer, elle finirait bien par lui céder, et là lui aussi s’amuserait. Et si elle ne cédait pas, il la forcerait, ce n’était qu’une danseuse, il prendrait ce qu’il voudrait d’elle. Il était en train de se demander si ça valait vraiment le coup de dépenser encore de l’argent pour une chose qu’il aurait de toute façon, quand un froissement venant du coin du bâtiment le tira de ses pensées. Avec un soupir d’agacement il avança vers cet endroit. Encore un poivrot qui s’effondre contre la façade. Mais Steve l’aurait vu, il venait de passer. Il dit en passant l’angle :

-J’te préviens, si c’est encore une de tes blagues foireuses, je vais te faire bouf….. Mais que… !

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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Jeu 23 Avr 2015, 18:07
Comme je m'en suis douté, le garde posté à la porte a perçu quelque chose. Même avec toute la précaution du monde, je ne pouvais pas éviter quelques bruits de chocs, un flingue qui tombe pendant que que réceptionne le corps inerte. Il me faut attaquer par surprise, aussi je laisse le cadavre sur le sol, servant d'appât. Positionné au coin du mur, j'attends, patiemment, sa venue. "J’te préviens, si c’est encore une de tes blagues foireuses..." s'exclame l'humain en s'approchant de l'angle. Le piège se referme maintenant. Il n'a pas fini sa phrase, s'apercevant de la mort de son ami, son corps inanimé allongé sur le sol. Et il n'a pas eu le temps de repérer sa meurtrière contre le mur. Un coup de pied sec envoie valdinguer son arme. Un deuxième dans le bas-ventre, le faisant plier suffisamment pour enserrer mon bras autour de son cou en une guillotine. Un coup sec vers le haut, et j'entends ses vertèbres cervicales se briser en un bruit sourd.

L'entrepôt est suffisamment grand, et les murs suffisamment épais pour qu'aucun des Berserkers à l'intérieur n'ait entendu. Une bonne chose, mais le plus dur reste à faire une fois à l'intérieur du bâtiment. Arrivée devant la porte d'entrée, je plaque mon orifice auditif contre la paroi, essayant de capter le moindre son à l'intérieur. Calme en apparence, il se peut cependant qu'un des Berserkers soit à proximité et me surprenne sans que je ne puisse réagir. Peu probable, mais pas impossible, la disposition de l'intérieur de l'entrepôt demandant des rondes de garde fréquents. De toute manière, je n'ai pas vraiment de choix possible, la seule issue se trouvant juste devant moi. Alors j'ouvre doucement cette fichue entrée, passant la tête dans l'entrebaîllement, avant de m'engouffrer à l'intérieur faute de Berserker dans les environs proches. Personne en vue pour le moment, mais de l'intérieur, l'entrepôt paraît plus large que je ne l'ai cru. Espace complé par quelques gros containers de stockage et de transports disposés ça et là, formant des couloirs grossiers dont les "murs" présentent quelques endroits propices pour des embuscades ou simplement se voiler dans la pénombre créée par les fades lumières du plafond.

Cependant, l'aspect métallique de ces containers incitent à beaucoup de prudence, la grandeur de la salle faisant office de caisse de résonnance, amplifiant chaque bruit. Un élément capital à prendre en compte, surtout lorsque le plus gros du groupe est composé de Vortchas dont les sens sont autrement plus aiguisés que leurs confrères humains ou les krogans. Le krogan, devrais-je dire dans ce cas précis, et dernier rempart qui me sépare de ma cible. Un putain d'obstacle. J'ai toujours eu maille à partir face à eux, et mes premières défaites en combat étaient contre ces tanks sur pattes. Je dois l'isoler, me débarrasser de ses sbires pour garder le plus de chances possibles de passer à travers lui. J'ai encore un peu de temps pour penser à une tactique, il me faut encore éliminer le reste des troupes, sans faire de bruits. Toute autre paire de manches.

Les pas se rapprochent et je me faufile vers le premier recoin sombre venu. Deux choix s'offrent à moi : laisser le patrouilleur Berserker en vie, le laisser passer et avancer, ou le tuer dès qu'il se trouve à proximité pour abaisser le nombre de Berserkers restants à affronter. La première solution me permettrait de me faufiler jusqu'à la salle de garde et m'occuper des Vortchas groupés, mais ce serait me retrouver pris entre deux feux, celui du Krogan et de ce garde épargné. D'un autre côté, je ne veux pas risquer d'alarmer les Vortchas en tuant le Berserker, les coups ayant de grandes chances de faire écho jusqu'à leurs oreilles. Une décision tranchée plutôt vite, après un très bref instant de réfléxion, alors que les pas se rapprochent de plus en plus de ma position. L'ombre du troisième Berserker humain se dessine sur le sol éclairé, filant droit devant à pas lents et réguliers. Je retiens ma respiration, et tente de calmer mon esprit en y faisant le vide, l'oeil braqué sur cette ombre, et bientôt sur le mercenaire armé d'un fusil d'assaut Mattock. Genoux fléchis, sens en alerte, muscles bandés, prête à riposter au moindre faux-mouvement, j'attends sa réaction avec toute la patience requise, mon coeur battant en un pouls assez rapide pour le sentir tout le long de mon corps.

Par bonheur, il passe sans me remarquer. Il reviendra, c'est certain, et il sera une épine dans ma mission. Mais je préfère affronter un krogan et un humain plutôt qu'un krogan et plusieurs vortchas déchaînés. Même avec un krogan sur l'échiquier, j'ai besoin de l'isoler le plus possible. Je finis par me remettre en route sitôt le garde hors de vue, suivant le chemin grossièrement sinueux des containers entreposés en vrac, pour arriver au détour d'un tracé menant droit vers la salle des gardes improvisée. Un peu plus avant, vers la gauche, un passage qui, d'après le plan fourni par l'humaine, mène au bureau, et donc à Irkis. Et aussi au krogan. Le tout est de suffisamment m'approcher du groupe de Vortchas réfugiés dans cette salle improvisée. Je les entends boire, manger, picoler et s'amuser, comme s'ils étaient dans un bar à festoyer. J'avais remarqué la bouteille d'alcool du garde humain qui patrouillait, cela signifie un atout de taille pour moi. A mi-chemin, je m'empare de mon Firestorm, bien décidée à réduite cet espace réduit en véritable barbecue géant. Et cet alcool va m'aider à propager ce feu plus efficacement pour créer un véritable enfer qu'aucun Vortcha, même avec leur formidable faculté d'adaptation, ne pourrait en échapper vivant.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Jeu 23 Avr 2015, 23:55


L’être humain frissonna au détour d’un couloir, décidément ça peler sévèrement dans cet entrepôt, il but une nouvelle gorgée à sa bouteille qui lui réchauffa le corps. Il n’avait que ça à faire ici, boire et marcher sur le même trajet jours et nuits. La déprime qui résultait de ce constat suffit à lui faire avaler une gorgée supplémentaire alors qu’il s’enfonçait dans le noir du couloir. Gritchhh frappa de son poing serré sur la table, manquant presque de la renverser puisqu’elle se composait simplement d’une plaque de métal posée sur une caisse.

-Ksssssss ! Sale varren putride ! Toi triches forcément, dixième partie que tu gagnes! Montre ces dès !

Un rire commun accueilli sa réaction, il sortait une réplique du genre toutes les trois ou quatre mains. Le jeu de dés ne devait ses résultats qu’au hasard mais lui était persuadé de l’inverse sans jamais n’avoir rien pu prouvé. S’il avait pu, il aurait enfoncé son couteau dans le ventre de son rival, et l’aurait fait tourner lentement pour le faire hurler aussi longtemps que possible avant de l’éventre sur toute la longueur. Mais Gritchhh n’était pas assez téméraire pour énerver le krogan qui leur servait de chef. Les berserkers encourageait plus ou moins la compétition dans ses rangs, mais ce Krank ne souffrait d’aucune rivalité, et réprimander par la mort toute personne le défiant, même indirectement. Il se souvenait comment il l’avait vu écraser la tête d’un des siens, juste sous la pression de ses doigts. Il avait ri quand le crâne avait explosé dans un bruit atroce. Gritchhh en tremblait rien qu’à y penser.

Il reprit les dés qu’il fit rouler dans sa main pour les soupeser une énième fois avant de les jeter pour une main gagnante cette fois-ci. Il bondit de son siège en exultant de joie, enfin la chance tournée pour ce vieux Gritchhh. Il plongea ses mains avides vers le centre de la table pour ramasser ses gains.

-Je vous l’avais dit, Gritchhh de la chance.

Il leva les yeux pour les plonger dans ceux de la mort, et il fit une découverte surprenante, la mort n’en avait qu’un.

…………………………

Bien sûr rien n’était sûr dans ce genre d’endroit, trop de choses étaient passées encore et encore à cet endroit pour pouvoir affirmer quoi que ce soit, mais il en était sûr, il avait senti une nouvelle odeur, légère et pourtant épicée pour ses narines. Hartizz à côté de lui était plutôt dubitatif, mais il avait assez confiance dans le flair de son compagnon pour avoir rapproché son dos du mur. Il vit Roekk faire un pas vers la pénombre et le bruit que faisaient leurs frères dans la salle de garde, mais il le retint d’un sifflement.

-Kssssssss ! Nous garder, nous pas patrouilles ! Eux tuer tout ce qui bouge dans couloirs !

Roekk recula d’un pas mais fixa Hartizz avec un air déterminé.

-Quoi ? Toi vouloir dire au krogan ! Moi pas dire ! Toi seul !

Roekk haussa les épaules et se tourna et emprunta le couloir, après une seconde et une insulte, le vortcha le suivit, son nez le trompait rarement. Il espérait juste que sa cervelle ne recouvrirait pas le sol pour une fausse info.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Ven 24 Avr 2015, 17:30
Firestorm paré à déverser toute sa bile incandescente sur la vermine Berserker, je m'approche à pas feutrés de leur tanière, jetant un bref coup d'oeil en arrière à plusieurs reprises pour ne pas me faire surprendre par l'humain que j'ai laissé patrouiller derrière moi. Ils s'amusent, rigolent, parient et boivent tant qu'ils le peuvent, car bientôt il ne seront qu'un tas de cendres. De la racaille en moins sur cette station, c'est toujours ça de fait. J'atteins bientôt l'entrée de la salle, et ces foutus Vortchas ne m'ont toujours pas remarquée. Mais alors que j'allais passer à l'action, je perçois des bruits de pas venant de ma gauche, au loin. Et je me rends compte qu'une deuxième patrouille s'est formée au niveau du bureau, gardant l'entrée de l'office. Un bruit a dû éveiller les sens de l'un d'eux car j'entends des bribes de leurs conversations. Deux Vortchas en plus de ça, ce qui fout totalement mes plans en l'air, me retrouvant avec pas moins de quatre Berserkers de part et d'autres, donc un Krogan et deux Vortchas.

Merde.

Les pas se rapprochant dangereusement, il me faut agir, et vite. Alors tant pis pour la discrétion, je passe à l'action. Un des Vortchas, celui qui vient de gagner à un jeu de dés, est le premier à poser ses yeux rouges sur moi, une dernière image avant que le feu n'engloutisse tout son corps. Je balaie la salle d'un jet de flammes, libérant ma rage, l'adrénaline et la fureur parcourant la moindre veine de mon être. Les Vortchas joueurs sont pris de court et essaient de s'abriter en panique. Malheureusement pour eux, l'alcool - objet de leurs plaisirs - prend immédiatement feu et décime leurs rangs. Leurs cadavres rôtissent, leurs chairs se décomposent en autant de cendres éparses, ne laissant qu'une croûte carbonisée en guise de peau. Cris, hurlements, râles et vent de panique viennent à mes orifices auditifs comme autants de chants harmonieux. Chaleur volcanique, lueur éclatante et flammes dansantes, un spectacle fascinant, d'une beauté mortelle capturant les âmes de la vermine.

Ils affluent ensemble, l'humain derrière, les vortchas à gauche. Bientôt je serai encerclée, et bientôt je verrai si j'irai rejoindre Mère et Raena, ou si le destin décide de continuer ce jeu de dupe et me laisser m'en sortir. La meilleure solution, du moins celle qui me vient à l'esprit poussé par l'urgence de la situation, est de foncer sur l'humain qui aura tôt fait de rappliquer. Alors je cours en arrière, priant pour que ces maudits Vortchas n'arrivent à temps pour balancer des salves sur mon dos. Et je l'entends, comme un tonnerre grondant, résonnant dans tout l'entrepôt de sa voix puissante et grave.

- "Mais qu'est-ce que c'est que c'bordel ? Qui est en train de cramer MON entrepôt ?"

Le Krogan est également en marche, il faut faire vite. J'arme mon Disciple, prêt à lui faire cracher les grappes métalliques dès que le Berserker se pointe. Et comme je l'avais prédit, il apparaît, arme au poing, bouteille en main. Erreur, grossière erreur. Un coup part, le récipient de verre lui explode des mains, le surprenant assez longtemps pour passer derrière son dos et l'immobiliser pour m'en servir de bouclier. Le canon de mon Disciple collé sur son dos, prêt à lui trouer le buffet à la moindre plainte, je le tourne vers l'allée, avançant pas à pas au devant du danger. Je n'ai pas encore de plan précis, mais au moins je gagne un peu de répit. Nul doute qu'ils sacrifieront sans aucune forme de scrupule l'humain pour mieux me transformer en passoire.

Les dés sont jetés, et j'espère trouver une faille. Ou avoir une putain de chance.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Dim 26 Avr 2015, 12:45


A l’instant où le point de Roekk frappa contre la porte, une détonation fit trembler tout le bâtiment. Il ne fallut qu’une seconde au deux vortchas pour dégainer leurs armes et se mettre à couvert dans le couloir, fixant le bout de celui-ci, attendant un signe de la présence ennemie, mais rien ne vint, pas même quand le krogan hurla depuis l’intérieur de son bureau. Il sortit un instant plus tard, tenant dans ses mains un fusil à pompe énorme, sur son visage se lisait une rage indicible, Hartizz se recula d’un pas, préférant éviter la confrontation. Roekk indiqua de quelque signe la situation, étonnamment Krank ne lui broya pas le crâne, le petit être silencieux savait y faire avec lui, comme avec toute créature emplie de brutalité, Hartizz avait toujours admiré cela chez lui, il avait un don pour appréciait une situation et y survivre.

Krank pris les devants de la troupe, ses pas lourd produisant un son métallique, ils quittèrent le couloir en formant un triangle couvrant chaque angle, mais le krogan d’un signe de tête envoya Roekk disparaître dans les ombres. Hartizz se fit le plus discret possible dans le dos de son chef maintenant qu’ils étaient seuls. Au plus ils avançaient, plus la chaleur grandissait, l’odeur de la chaire qui brûle emplissait l’air, les gardes avaient été imprudent, pas même une personne pour surveiller l’entrée de ce qui était devenu leur chambre de crémation. Le vortcha sentit la menace avant de la voir, il s’apprêta à prévenir Krank, mais celui-ci le fit taire dans un grognement. Au détour d’un des containers, il braqua son arme et passa l’angle, Hartizz fit de même. Dans leurs dos, un brasier mourant, devant eux, une prise d’otage surprenante. Une asari au visage défiguré tenait devant elle l’un des hommes chargeait de patrouiller. Krank s’esclaffa en pointant son arme sur l’étrange couple.

-Voilà donc le petit rat qui s’est invité chez moi, tu as détruit beaucoup de choses de valeurs, et tu n’as pas l’air de pouvoir me rembourser.

Un gémissement attira l’attention de Hartizz, à leurs pieds gisait Gritchhh, un autre mercenaire sans doute projeté par l’explosion, son corps était brûlé sur la majorité, et il se vidait de son sang a grand flot, suppliant de l’aide. Le pied du Krogan se posa sur sa tête, et dans un bruit écoeurant l’écrasa sur le sol.

-Ferme la sinistre merde, je parle à la dame. J’ai juste une question pour toi sale chienne. A ton avis, quand je vais tirer sur ce qui te sers de bouclier, combien de fragment vont le transpercer et te toucher ?

Le coup partit immédiatement et déchiqueta le pauvre humain alors que l’asari bondit en arrière. L’un des fragments perça une des grenades à la ceinture du malheureux, et celle-ci explosa, éparpillant le corps dans la pièce, et rendant la scène illisible un instant. Hartizz se releva, sonner par la déflagration, il avait mal à l’épaule, un bout de côte humaine y était plantée, il l’arracha dans un gémissement. Krank n’avait pas bougé, protégeant juste ses yeux d’une main.

-ksssss. Morte ?

Le krogan fit quelque pas, et écarta du pied les restes humains. A part quelque tâche de sang violet, aucune trace de l’asari. Le Krogan gronda.

-Pas encore.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Mar 28 Avr 2015, 15:19
- "A ton avis, quand je vais tirer sur ce qui te sers de bouclier, combien de fragment vont le transpercer et te toucher ?

Et merde.

J'ai toujours eu le temps de pousser mon bouclier humain de fortune avant qu'une rafale traverse le corps de l'humain de part en part, provoquant de plus l'explosion soudaine d'une grenade que celui-ci portait sur lui. Le souffle me projette violemment quelques mètres en arrière, la chaleur brutale frôlant mon corps et mon visage. Et je la revois, dans mon esprit, telle une image fixe devant mes yeux. Le Blackout. L'explosion de l'Au-delà. Les flammes s'élevant dans les airs, dominant ce spectacle de désolation. Et une vive douleur au flanc gauche me ramène à la réalité. Le bouclier de mon armure m'a protégé du feu et des débris de la déflagration, mais la salve du Krogan a fait mouche, me trouant le buffet sur le côté. Je me relève tant bien que mal, grimaçant de douleur, ma main faisant point de compression sur la plaie. Profitant de l'écran de fumée et de feu provoqué par la grenade, j'atteins un recoin, me plaquant contre la paroi et reprenant mon souffle.

La blessure n'est pas jolie à voir, je vais devoir trouver un toubib fissa, sans éveiller les soupçons. Encore un problème qui s'ajoute à la difficulté de cette mission. Mais je n'en suis pas là, alors que le Krogan et ses sbires s'approchent de ma position rendue évidente à cause des traces de sang que je laisse sur mon sillage. Bientôt ils me trouveront et feront feu à volonté sur ma carcasse. Peu d'options s'offrent à moi, et toutes présentent un risque d'y laisser ma peau pourprée. Mon oeil valide se pose sur ma main gauche maculée de mon propre sang. Cette vue fait monter en moi une rage longtemps contenue, une fureur qui ne demande qu'à être libéré. Mon corps se pare peu à peu d'une aura volacée alors que de l'énergie se concentre sur cette main bleue de sang. Au point où j'en suis, je n'ai plus rien à perdre à utiliser d'autres capacités.

Ils paieront.

- "Petit, petit, petit ! Sors de ta cachette, qu'on puisse parler entre gens civilisés !", lance le Krogan en armant de nouveau son arme.

La rage s'empare finalement de moi, oblitérant toute hésitation, tout doute quant à mes chances de survie alors que la charge biotique jaillit de ma main, heurtant de plein fouet le Vortcha le plus près, le faisant valdinguer loin en arrière. Le Krogan ouvre le feu alors que je cours m'abriter à un autre recoin de l'allée aux containers grossièrement disposés, me laissant quelques endroits pour servir de couverture. La grappe de chevrotine frôle mon dos, mon bouclier ayant cette fois été suffisamment résistant pour dévier les projectiles. J'ai eu le temps de voir leur emplacement, ils sont suffisamment près de moi pour tenter le tout pour le tout. Un coup de Disciple pourrait faire l'affaire, mais le Krogan aura tôt fait de tirer une nouvelle salve meurtrière. J'espère un effet de surprise en attaquant directement le chef.

Et je me lance, Firestorm en main. L'arme lâche une traînée de flammes directement sur le chef du groupe, puis pivote sur la droite pour happer le Vortcha surpris par l'impressionnante langue de feu sortant du canon de mon arme pour mieux le griller sur place. Un hurlement strident s'échappe de sa bouche alors qu'il gesticule, sa chair en feu. Le Krogan, lui, s'en est sorti avec quasiment rien, gracieuseté du bouclier de son armure et de sa constitution solide. Mais les quelques brûlures sur le visage m'indiquent qu'il est vulnérable, le temps que son bouclier se recharge. Il regarde un instant le Vortcha en train de griller, pour mieux abréger ses souffrances par un tir bien placé, faisant exploser sa tête comme un ballon de baudruche.

Maintenant.

Le Disciple fait parler la poudre, par trois fois. Les deux premiers tirs atteignent le genou droit du Krogan, le faisant tituber, perdant l'équilibre et la bonne tenue de son arme. La troisième salve lui arrache son arme, et la main qui va avec. Je hurle, je n'entends plus rien d'autre que les détonations de mon fusil à mesure que j'appuie sur la gâchette. L'espèce de batracien sur pattes s'écroule sous les coups, encore conscient mais sérieusement blessé. Et un Krogan blessé reste un putain de Krogan dangereux. Mais je n'ai pas le temps de m'occuper plus attentivement de lui. Une salve de fusil d'assaut résonne dans l'entrepôt, les balles sifflent, et je trouve de justesse un autre abri de fortune derrière un container dépassant du mur de fortune.

- "Sale chienne ! Attend que je me relève, et je vais te faire bouffer tes propres intestins !

Ca sent mauvais, et je ne peux pas sortir sans me faire trouer le buffet par cette gâchette facile de Vortcha. La douleur au flanc est de plus en plus violente à mesure qu'use de mes forces pour combattre. Et le Krogan qui se relève et va chercher son arme ! Prise en sandwich, je dois agir vite. Saleté de Krogan ! Je les déteste, eux et leur résistance hors du commun. Agir, vite... Rage grandissante, je hurle à nouveau, balançant une attaque de déchirure sur le chef des Berserkers, le touchant de plein fouet, mais un nouveau feu nourri du Vortcha ricochent abondamment sur ma cachette, m'obligeant à me plaquer contre la paroi et ne plus bouger sous peine de me prendre une balle. L'oeil est rivé sur le Krogan, debout. Je serre les dents. Je bous intérieurement. J'ai envie de hurler.

Le canon de mon disciple crache une nouvelle fois sur le Krogan. Chaque coup de recul de l'arme m'arrache un cri de douleur, le sang continuant de couler inexorablement de mon flanc.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Mar 28 Avr 2015, 21:02


Roekk regarda Hartikk brulés lentement, ses hurlements ne couvrant que légèrement le bruit du brasier qui le consuma. Il avait apprécié le vortcha, sadique, mais fiable, il n’avait jamais eu à douter de la personne qui protégeait ses arrières. Krank lui explosa le crâne sans même penser à tenter de l’éteindre, cela agaça Roekk, même si il comprenait la futilité de cet essai. Et pour le moment, un spectacle le captivait, un spectacle à la peau bleue.

L’asari n’avait étrangement aucune volonté de vivre, et pourtant se débattait comme une bête à l’agonie, portée uniquement par un sentiment de rage. Elle luttait pour une chose autre qu’elle-même, effaçant jusqu’à son propre instinct de survie. Elle se jetait dans la bataille, vague après vague, Krank était un peu plus abimés à chaque tentative, mais il ne chuterait pas, il connaissait la résistance du krogan, et aucun de ses points vitaux n’avaient été touché. Et la contre-attaque faiblissait, la blessure de l’asari devait être grave, vu l’angle de la balle, elle avait surement brisé la première côte, sans son bouclier de chair, le projectile aurait fait un trou gros comme le poing. A sa dernière sortie, il avait pû l’abattre, mais il voulait en voir plus, plus de rage, plus de volonté. Sans un bruit son corps glissa dans les ombres.

Krank hurla de rage alors qu’un nouveau tir le percuter de plein fouet, le ralentissant dans son inexorable avancée, il allait détruire cette chienne, il lui ferait mal au centuple de ce qu’il subissait, elle implorerait qu’il la tue bien avant que cela soit fini. Il tira un coup, l’obligeant à se mettre à couvert, il s’approchait lentement, évitant toute charge qui pourrait le conduire dans un piège stupide.

-J’arrive ma salope, j’arrive.

Il resserra la prise sur son arme, un rictus aux lèvres, il allait l’avoir. Une douleur horrible lui perça le poitrail, le faisant hurler à la mort. Il tomba sur un genou, saisissant son flanc qui ruisselait de sang, une lame à la forme étrange dépassant de la plaie. Un coup d’œil derrière lui ne lui fit que voir trouble à cause de la douleur, il n’y avait que des ombres.

Alors que Vala penchait la tête pour comprendre ce qui se passait, un léger raclement derrière elle la fit se retourner, pour se retrouver avec une lame courte juste sous la gorge. Roekk la fixait, les yeux dans l’œil, sans animosité, juste une sorte d’avidité latente de celui qui voit un cheval de course et désire le voir courir.

-Toi dans sale état, pas avoir entendu moi, toi faire plus attention. Pas bougé, sinon souffrir, peut être mourir.

Roekk examina le trou qui perçait le flanc de la demoiselle, il grogna et sortit son fusil de derrière son dos, Il vida son chargeur sur le mur face à eux, et quand le canon fut rougeoyant dans la pénombre, il vint le coller d’un geste vif contre la blessure, arrachant un hurlement bestial à Vala, qui resta pourtant sur ses jambes. Roekk siffla d’admiration.

-Toi pas craindre brûlure, plus te vider, toi pouvoir combattre femme bleue. Toi montrer moi rage, toi montrer moi force. Lui aussi se relever, moi l’entendre. Lui fort, lui courage, mais toi être mort qui marche. Toi montre moi.

Roekk se recula lentement, sa lame quittant le cou de Vala, sans pour autant cesser de la menacer, quand son corps se fondit dans les ombres, il disparut, laissant un ricanement excité flotter dans l’air. Derrière le coin, Krank se relevait avec peine.


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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Mer 06 Mai 2015, 17:34
- "J’arrive ma salope, j’arrive."

Amène-toi, mon gros. Je suis prête.

Le coup de feu n'avait fait que le ralentir un peu, me permettant de récupérer. Insuffisant pour reprendre des forces alors que je pisse le sang. Oh non. Non, je ne me laisserai pas faire. Ce n'est pas le premier Krogan que je combats et même si je n'ai pas gagné une fois contre ces tanks sur pattes, je ne fuis pas devant un challenge. Cela dit, la mission risque d'être fortement compromise alors que ce lourdeau me barre désormais le passage Un cri attire mon attention, venant justement de l'endroit où était le chef des Berserkers. Je risque à pencher ma tête sur le côté, histoire d'avoir une certaine vue sur la scène, et je constate non sans surprise le monstre à genoux, se tenant le flanc à l'endroit duquel une lame était plongée jusqu'à la garde. Là encore cela n'a servi qu'à gagner du temps, le Krogan étant des plus résilients, mais qui ? Qui pourrait bien avoir l'idée de s'attaquer aux Berserkers ? Sans être vu par le Vortcha restant ? A moins que...

Une présence derrière moi, je me retourne vivement, m'arrachant une douleur. Et aveuglée que j'étais par la colère qui m'habite, je me retrouve priss au piège, une lame collée au niveau de la gorge. Je peux sentir le fil coupant comme un rasoir contre ma peau pourprée. Il me fixe du regard, et chose étrange, je n'y vois pas l'agressivité caractéristique de cette espèce. Un intérêt certain luit dans ses yeux rouges alors qu'il dévoile en un sourire narquois des crocs acérés. En cet instant, je serre le poing, prêt à frapper malgré le poignard collé à ma gorge. Au point où j'en suis, je ne peux en sortir vivant, alors autant faire du dégâts jusqu'au bout. Mais les paroles du Vortcha m'arrêtent dans mon élan kamikaze. Il a vu cette rage dévorer mon corps et mon âme, ce feu ravageant ma lucidité pour ne devenir qu'une machine à tuer. Et il veut la voir exploser, la voir brûler tout sur son passage. Il veut me voir me déchaîner sur ce Krogan. Un combat à mort.

Une rafale soudaine, des coups de feu tirés en l'air, puis une douleur vive me rappelle à la réalité. L'odeur trop familière de chair brûlée atteint mes narines, et les souvenirs soudains de l'explosion déferlent dans mon esprit comme autant de coups de poing dans la face. J'ai envie de hurler, de foutre mon poing dans la tronche du Vortcha, de lui effacer son sourire de raptor.

- "Toi montre moi."

Des mots, puis en un rien de temps, un instant d'inattention, et il a disparu, sans laisser de traces. Les poings serrés, le sang ayant fini de couler, la plaie refermée brutalement par une opération grossière de cautérisation, je me tourne lentement vers le Krogan qui vient de se débarrasser de la lame auparavant plantée dans son flanc. Il jure, crache sa bile, m'insulte de tous les noms et me promet mille tortures. Autant de carburant alimentant ma propre haine, ma propre colère. Un flux biotique entoure mon corps, un reste de pouvoir que j'essaie de canaliser, d'étouffer.

Au lieu de cela, je m'élance, je cours vers mon adversaire alors qu'il venait de se relever. Je bondis malgré la douleur lancinante et mon poing serré frappe avec toute ma force la mâchoire du Krogan, avec un hurlement. Le mien. La rage se libère en autant de coups rapides et secs, parfois bloqués ou déviés, mais presque exclusivement sur la tête, seule partie non protégée par une armure. Il déguste, mais ne rompt pas, alors qu'un puissant revers de la main me projette de quelques mètres en arrière. Sonné sur le coup, je sens le Krogan se rapprocher inexorablement et péniblement - sa blessure handicapant sa démarche. Il est face à moi, alors que je secoue la tête pour reprendre mes esprits. Je sens perler des gouttes de sang le long de ma lèvre supérieure, mordue et coupée involontairement par la force du coup. J'évite par une roulade son attaque et plac eun bon coup de pied fouetté sur sa blessure, lui faisant pousser un cri de douleur. Un autre atteint sa tempe droite avec suffisamment de justesse pour le faire chavirer. Il tente de me surprendre avec un autre revers, mais pas assez rapide pour me toucher alors que je m'abaisse pour l'éviter. Mais alors que je décoche un crochet du droit, le Krogan me choppe l'avant-bras par un réflexe et une rapidité surprenante, le serrant avec une forte poigne qui me fait grincer les dents. Sa force est irrésistible et il me balance contre un des containers comme un vulgaire sac de sable. Puis une deuxième fois, profitant du fait que je sois groggy. Un troisième choc sourd me vrille les tympans, désorientée, sonnée. Je ne vois plus que du flou mais les impacts demeurent d'autant plus réels que mon corps les subit de plein fouet.

Et d'un coup, par pur réflexe de survie, une projection biotique jaillit de ma main tendue, heurtant le Krogan de plein fouet. Mes dernières forces biotiques vidées, j'ai bien cru m'évanouir. Mon corps a dégusté, gracieuseté du traitement infligé par ce gros lourdeau. Un répit, afin de m'accrocher à la conscience, à la réalité et au danger immédiat. Il faut que je l'empêche de s'adonner complètement à la rage. L'épuiser et le frapper suffisamment régulièrement pour l'affaiblir.

- "T'es à ton maximum, là ? Quelle déception. Moi qui comptais m'amuser un peu avant de t'ouvrir le ventre..."

Et je le vois, debout, sourire mauvais sur ses lèvres reptiliennes. Ses yeux respirent la violence, deux canons couleur de sang me fusillant du regard. J'ai beaucoup de mal à me relever, beaucoup d'efforts pour me tenir droit en équilibre sur mes jambes. Mais la rage coule dans mes veines, me tient éveillée, je ne vois plus que lui. Ma cible. L'être à abattre avant d'atteindre mon objectif. La clé, le pas me rapprochant des responsables du Blackout. Ne pas abandonner, laisser venir, frapper au bon moment. Ma fureur brûle au fond de moi comme un gigantesque feu de forêt. Je ne peux plus reculer. Il se rue sur moi, tête la première. J'esquive au dernier moment, roulant sur le côté. Il s'encastre contre la paroi métallique du container, le cabossant en un large creux. Sonné par l'impact lourd, le Krogan recule, vacillant. J'attaque son genou, un balayage violent qui le fait plier. Mais il ne tombe pas, il s'accroche, résiste. Deuxième frappe au même endroit, puis au deuxième genou pour le mettre à mon niveau. Mais il se relève quand même. C'est pas possible, jamais il ne flanche ! Il attrape ma cheville alors que j'allais lui asséner un violent coup de pied en pleine face, et se sert encore une fois de moi comme d'un sac, me balançant de droite à gauche, contre les containers. J'entends mes côtes se rompre, mon crâne tambouriner, ma chair se ramollir. Je m'écrase lourdement au sol après un dernier vol plané. Je sens tous mes muscles meurtris, une douleur générale et continue. Chaque geste, le moindre mouvement me raidit de souffrance. Et pourtant, j'ai encore cette rage, cette colère qui me fait tenir en vie. Pour combien de temps encore ?

Mais il est à présent au-dessus de moi. Encore un Krogan qui vient de me faire subir une défaite cuisante. La dernière, il y a de grandes chances.

- "Tu vas crever, salope !"

Ses deux grosses mains s'emparent de ma tête de chaque côté, serrant ses doigts comme un étau. Sa force... la pression exercée est de plus en plus insupportable. Je cherche un moyen de lui faire lâcher prise, mais je me heurte à un mur de détermination meurtrière faite Krogan. J'ai beau frapper sur son bras, sur sa blessure, il resserre encore son emprise. Je hurle, je sens que mon crâne va bientôt exploser. Le voile noir menace de poindre le bout de son nez. Trop... fort. Je... vais m'évanouir.

Ma main se coupe à quelque chose au sol. J'ai pas percuté sur le moment. Deuxième fois. Maintenant je comprends.

Le Krogan hurle de douleur. Une fois. Puis une deuxième. Je l'accompagne par mon propre cri de rage à chaque fois que j'enfonce la lame sur son bras. Troisième attaque désespérée, il cède enfin, me libérant. Un arc de cercle avec cette lame et le sang gicle. Le coup lui déchire la chair du visage. Il se relève précipitamment, se tenant le côté droit de sa tronche, l'oeil pendant.

Et je me perds dans ma fureur. Je ne sens plus mon corps souffrir.

Je veux qu'il paie.

Plusieurs fois, la lame étrange plonge dans son corps massif, coupant ses articulations comme dans du beurre, perçant son armure, déchirant ses muscles reptiliens. Son bras devient inutilisable, quasi détaché de son corps. Le sang gicle de part en part. Et je crie, je hurle, je frappe. Il tente de se débattre, mais ma colère noire ne peut plus être arrêtée. Je ne sais même plus combien de coups j'ai porté, combien de fois il a tenté de m'arrêter. Je ne sens plus mes jambes, mes bras, ma douleur, ma souffrance. Juste, je frappe, de toutes mes forces.

J'en oublie même ma mission. Quasiment. C'est uniquement en ne sentant plus de résistance chez lui que je stoppe mon geste, lame de poignard au-dessus de sa tête, prête à frapper à nouveau. Mon oeil valide croise le sien encore intact. Je boue de colère, j'essaie de me retenir de l'achever. Au fond de moi, j'ai envie de poursuivre, de lui tailler le lard encore une bonne dizaine de fois.

- "Le code... d'accès..."

J'ai du mal à parler, mâchoire serrée, corps tremblant de rage. Il est à l'article de la mort, je le vois dans ses yeux. Et je hurle encore, dans sa tronche de batracien.

- "DONNE-MOI CE FOUTU CODE ! OU JE TE FAIS BOUFFER TES QUATRE TESTICULES !"
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Dim 17 Mai 2015, 02:01


Krank voit une chose impossible arriver, il se voit mourir, vaincu par une asari fragile. A cet instant la peur coule dans ses veines en plus grandes quantité que son sang, la douleur cesse enfin de croître dans ses membres en charpie, elle a arrêté de frapper, la rage qui la submergeait semble enfin avoir trouvé une autre échappatoire que sa mort. Son œil valide parcourt mollement ce qu’il reste de son corps, il n’est plus qu’une masse sanguinolente. Il ne survivra pas il en est convaincu, mais il ne veut pas souffrir plus, plus jamais une telle souffrance. La frêle créature qui se tient au-dessus de lui le terrifie, une violence pure qu’il ne croyait pas possible. Il tremble alors qu’elle hurle, tentant de comprendre ses mots au-delà de la colère.

Le code ? Quel code ? Un vague souvenir émerge dans sa mémoire, dans son bureau, oui un code. Quelle importance avait-il à présent ? Il mourrait, que pouvait changer un code ? Le raclement de la lame sur le sol le fit tressaillir à nouveau. Pas la douleur, pas encore. Il tenta de parler, le sang bouillonnant dans sa gorge, crachant sans prononcer un mot. Son œil fixa sa main, il lui fallut un effort incroyable pour réussir à la faire bouger, comme si elle ne lui appartenait plus. Pourtant elle remua au prix d’un long effort, de son doigt couvert de sang il peint quelque signe sur le sol, à peine lisible. L’asari fixa les marques un long moment avant de hocher la tête, la fureur illuminant toujours son regard. Krank s’affaissa un peu plus dans son sang alors qu’il parvenait en à dire quelque chose.

-Pi..i..itié..

La face de l’asari changea, comme si elle prenait enfin conscience de la situation, elle avait vaincu, et réduit à néant le krogan sur le point de mourir, même sa haine ne lui donna plus l’envie de faire souffrir inutilement la misérable créature. Elle se redressa péniblement, une main sur ses côtes, son corps dans un état à peine plus enviable que celui de Krank. Comment pouvait-elle marcher encore ?
Elle s’avança cependant, pas après pas vers le fond du hangar, suivit par l’œil terne du Krogan, pour finir par disparaître, suivit de peu par l’éloignement du son de ses pas trainant. Le krogan exulta presque alors qu’il savait que sa mort serait douce. Son regard revint face à lui, découvrant le visage tout proche de Roekk, le vortcha l’observait.

-Toi avoir perdu, elle forte.

La lame du vortcha jaillit dans un mouvement fluide, perçant l’œil restant du krogan, atteignant son cerveau pour abattre définitivement la bête. Il ne pouvait se permettre d’attendre, et de laisser au krogan l’occasion de noter d’autres choses au sol dans un éclair de lucidité, surtout pas son implication. Il avait encore du travail à faire chez les Berserkers. Il fixa l’endroit par où avait disparu l’asari, toujours subjuguer par cette mort aux teintes bleutée. La victoire de dernière seconde de l’asari avait défait toutes les probabilités, elle était terriblement dangereuse. Il fit un pas en arrière et les ombres l’engloutirent, il n’avait plus rien à faire ici.

Au même instant, Vala posa sa main sur le panneau d’ouverture de la porte, laissant une teinte violacée sombre dessus, mélange de son sang et de celui du Krogan. La porte s’ouvrit en coulissant silencieusement, et l’asari s’avança, la lame toujours dans sa main. Le bureau était désert, mais elle avança d’un pas décidé bien que faible vers le coin indiqué par le krogan. Son corps protesta violemment alors qu’elle s’accroupissait pour dévoiler le petit pad numéroté presque invisible à l’œil nu, elle aurait était bien en peine de le trouver. Elle se félicita d’avoir réussi à se maitrisé et à obtenir ses infos. Mais elle sentait à la limite de sa conscience la rage qui manquait toujours de l’envahir. Garde la tête froide, reste concentrée, l’objectif. Elle se répétait ainsi des mots pour ne pas se laisser déborder, et encore moins s’évanouir au moindre de ses pas. Son corps était dans un triste état, et elle ne tiendrait pas beaucoup plus longtemps. La trappe s’ouvrit enfin sous ses yeux, et elle descendit prudemment les marches. Ce qui était clairement un labo de production de sable rouge s’avéra heureusement être vide. Seule la pièce au fond de la salle semblait être habitée, une lumière diffuse jaillissant à travers la vitre floutée.

Elle avança prudemment vers la porte restante, sa poigne sur le manche de l’arme se resserra et elle s’obligea à relever l’arme devant elle. Cette effort lui sauva la vie alors que la porte s’ouvrait subitement, laissant jaillir un turien armer d’une lame de fortune, vulgaire bout de métal avec du tissu pour poignée. D’un geste purement réflexe elle détourna l’attaque en frappant le poignet de l’assaillant avec la garde de son épée, le bord tranchant entaillant la peau du turien, l’obligeant à lâcher l’arme qui ne manqua pas d’érafler le bras de Vala en lui arrachant un grognement. D’un habile mouvement elle entrava ses jambes avec la sienne et l’inconnu s’écroula à ses pieds. La lame de l’asari vint se poser sur sa nuque.

-Irkis je présume ?



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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Jeu 04 Juin 2015, 15:49
Evidemment que c'est lui. Ma clé. Le colis qui me permettra d'obtenir des informations nécessaires à ma vengeance si longtemps enfouie. Mon corps hurle d'arrêter tout mouvement, ma rage clame sa part de sang, et mon esprit doit les entraver afin de garder un semblant de lucidité et de maîtrise de soi pour achever ma mission. Je suis dans un sale état, l'adrénaline seule, avec cette fureur comme carburant puissant, me permettant de me tenir encore sur mes jambes. Et encore, cela reste du domaine du miracle. Mais je reste Chasseresse, et ce n'est pas un simple mineur sans entraînement qui allait me surprendre par cette attaque prévisible. Tout juste a-t-il pu m'entailler le bras de par ma condition déplorable du moment.

- "Irkis, je présume ?"

Ma lame menace de lui trancher la gorge à tout moment, et je lutte pour que cela n'arrive pas. Pas tant que ce Turien ne fait pas la connerie de se débattre. Il avait tenté de s'enfuir, non sans essayer de me planter un couteau, et la peur peut pousser un homme aux gestes les plus insensés. Alors, sans attendre sa réponse, je le plaque au sol, et approche ma bouche à son orifice auditif.

- "J'ai tué tous tes gardes du corps."

Ce qui n'est pas totalement vrai. Le Krogan vit encore, et un des Vortchas - celui qui m'a donné une opportunité de me mesurer à un Krogan - reste aux abonnés absents. J'ignore véritablement de quel côté il se trouve, dans quel camp, ou si ce n'est qu'un jeu de plus pour lui avant de m'achever. Nul ne peut prévoir les pensées d'un Vortcha, surtout d'un de ces specimens doués d'une intelligence plus élaborée que la moyenne.

- "Alors écoute-moi bien, si tu veux avoir une chance de rester en un seul morceau. Tu essaies encore de t'enfuir, et je te brise les jambes. Tu essaies de m'attaquer, je te brise les bras. Tu essaies de crier, je te brise la machoîre. Et ici, de toute façon, personne ne t'entendra."

Son corps tremble de peur, le mien frémit d'un mélange chaotique de douleur et de rage contenue, menaçant d'exploser à tout moment pour un carnage de plus. Une partie de moi veut continuer le carnage sur ce pauvre Turien, l'autre se bat pour le garder en vie. Plus ou moins. Je me relève avec lui, le poignard toujours collé à sa gorge, lâchant une grimace de douleur. Je dois montrer le moins possible mon état, démontrer à ce saurien que je suis encore capable de lui briser ses os. Sans mot dire, avec un simple gémissement plaintif, le colis hoche la tête, affirmant que pour son propre bien il a le devoir de se tenir à carreau. Une sage décision, aussi j'entame avec lui la marche du retour, traversant le laboratoire de sable rouge. En temps normal, je n'aurais pas laissé ce genre d'endroit intact, le feu aurait tout emporté sur son passage. Mais le temps m'est compté et les Berserkers auront tôt fait de comprendre qu'une de leurs sucursales ne répondait plus à l'appel.

Mon corps a parfois du mal à suivre la cadence que je lui impose, chaque mouvement est pénible, douloureux. Je me retrouve devant le brasier de la salle des gardes, et surtout je remarque le corps du Krogan, inerte. Pas de respiration. Quelqu'un a achevé le travail à ma place, et dans mon esprit, j'ai une petite idée de qui avait pu faire cela. Je ramasse mon Disciple par terre, laissant un instant le mineur libre de ses mouvements.

- "Souviens-toi. Si tu prends la fuite, je te détruis les jambes."

Histoire de bien montrer que je ne plaisante pas, j'arme mon fusil et le pointe vers le Turien qui semble parfaitement comprendre à quel point je suis sérieuse malgré mon état déplorable. Mon oeil valide le fixe d'un regard aussi dur qu'habité par une fureur intérieure, le souffle haletant. Alors que nous laissons le brasier lentement se consumer derrière nous, je ramasse non sans peine mon lance-flamme en cours de route et l'accroche au dos. Un poids plus conséquent demandant de grands efforts pour ne pas flancher, et plus encore pour tenir la marche.

Un silence pesant envahit l'extérieur alors que nous sortons de l'entrepôt fumant. Il est plus que temps pour moi de finir cette mission, d'amener le colis devenu gênant au point de rendez-vous, non loin d'ici. Je me dois de redoubler de vigilance, non seulement pour surveiller les faits et gestes du Turien, mais aussi ne pas tomber dans un traquenard. Arrivés sur les lieux, personne. Il suffit désormais d'envoyer un message par Omnitech.

Colis amené à destination.
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MessageSujet: Re: La Traque d'un mineur   Lun 08 Juin 2015, 23:36


Alice fit décolle sa navette avant même que la demoiselle bleue ne transmette son message, une caméra espionne surveillant l’entrepôt l’avait averti dès qu’elle était sortie, avec sa cible. Presque surprise de la réussite de l’opération elle ne pût s’empêcher d’admirer la ténacité de Vala. Quand elle arriva sur les lieux, ils étaient là, le turien tremblant de peur, et l’asari a bout de force. Son regard était toujours aussi perçant, mais tout en elle exprimait la douleur et l’épuisement. Une sombre tâche sur son flanc indiqué une hémorragie importante et la main tremblante tenant l’arme indiquée l’approche de sa limite physique, peut-être même l’avait-elle déjà dépassé. La porte de la navette s’ouvrit et Alice jaillit en faisant signe au pilote de patienter. D’un pas sûr elle approcha l’étrange duo, le captif la fixait en essayant sans doute de déchiffrait le sort qui l’attendait.

-Et bien Irkis, cela fait un certain temps que je vous cours après, nous allons avoir une longue discussion vous et moi.

Avant qu’il ne puisse parler elle lui décocha un puissant coup à l’estomac propulsé par sa biotique, le Turien se plia en deux dans un soufflement rauque et perdit conscience. Alice l’attrapa par le col et le traina jusqu’à la navette, sentant sur son dos le lourd regard de l’asari. Elle voulait sa récompense, et à cet instant rien que la possibilité qu’elle lui échappe la faisait bouillonnée de rage. Elle se retourna vers elle, l’examinant plus en détails. « Être dans un sale état » était un euphémisme pour elle. Sa respiration sifflante indiquée quelques côte cassées, ses membres tremblant montrer tout le sang perdu, son regard brûlant mais vitreux indiqué une fièvre grandissante. Alice inspira doucement avant de parler.

-Un marché est un marché, à cet instant le transfert des informations que je vous ai promis est déjà en cours. C’était un réel plaisir.

Alice se retourna alors que Vala regardait son omnitech en soulevant péniblement son bras. Elle fit un premier pas mais s’arrêta soudain. Elle avait soudain un doute, sur son choix. L’asari s’était montré encore plus exceptionnelle que prévu, et lui avait ramené la cible qu’elle espérait simplement obligée à bouger. Vala Cyrus était une morte en sursis, elle n’avait eu aucun mal à décider de la sacrifier à partir de ce constat, mais elle avait lutté pour sa vie, une vie qu’elle haïssait sûrement par-dessus tout. Fallait-il vraiment laisser à la mort une personne de ce genre ? Elle soupira d’agacement devant son admiration pour la demoiselle. Elle se retourna et s’avança vers Vala d’un pas décidé. L’asari la fixé le regard colérique alors qu’elle approchait, apparemment obnubilée par le téléchargement sous ses yeux, elle n’appréciait pas qu’on la dérange à cet instant. Comme si elle allait marcher de ce pas vers sa vengeance.

-Vous serez morte bien avant de quitter la zone, les berserkers sont déjà en route, et une asari armée et blessée attirera bien vite l’attention. Si jamais votre corps tient jusqu’à une rencontre bien sûr. Vous allez venir avec moi.

L’asari, dans son arrogance ou bien simplement dans un délire de fièvre et de vengeance ne fit que lui jeter un regard noir avant de commencer à se détourner. Vive comme l’éclair Alice posa une main sur l’épaule de Vala l’obligeant à lui faire face à nouveau alors que son autre main venait lâcher une gifle cinglante sur sa joue bleue. Trop mal en point la chasseresse ne pût qu’atterrir sur son postérieur en brandissant son arme qu’Alice écarta sans effort. Elle se pencha vers elle en soulevant son menton du bout des doigts avec douceur, obligeant leurs yeux à se fixer l’un dans l’autre.

-Même dans votre état vous feriez des dégâts avant de mourir, mais il est certain que vous serez morte bien vite, surtout si vous êtes incapable de voir venir une simple gifle. Je sais très bien que vous êtes dangereuse, mais pas immortelle Vala. Accepter pour une fois une main tendue, et rester en vie.

Alice garda sa main tendue de longue seconde, le regard de Vala fixé dessus. Enfin elle sentit des doigts fins se glisser dans les siens. Elle aida l’asari à se relever, glissant son bras par-dessus ses épaules pour l’aider à avancer. Elles furent toutes les deux installé dans la navette quelques instants plus tard, Irkis bâillonné à leurs pieds. Et malgré sa méfiance, Vala finit par sombrer dans un sommeil proche de l’inconscience alors que le sol s’éloignait rapidement, son corps réclamant son dû pour ses efforts.






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La Traque d'un mineur

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