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MessageSujet: Dernière ligne   Ven 17 Avr - 18:27
Intervention MJ : NonDate : 2 187 RP Violent
Adrien AnnazRavilla AperLeonardus SenecaScana Naevus
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Depuis presque un an que la Guerre avait commencée, Adrien n’avait plus vu d’image de la Terre. Tout simplement car plus personne ne pouvait s’y rendre, et plus aucune image ne passait par les voies de communications. Tout juste quelques échanges réussissaient à être passés, et encore, en prenant le risque d’être découvert par les forces Moissonneurs. Par conséquent, la vue de la planète lui fit un pincement au cœur. Dans sa navette Kodiak, il revoyait ce qui était la terre qui l’avait vu naitre. Pas à cet endroit prècis, bien sûr, il était à des kilomètres de son lieu de naissance. Mais il n’était pas difficile d’imaginer que partout sur Terre, toutes les agglomérations devaient être dans le même état. La ville de Londres semblait morte, aucune lumière ne brillant au dessus de ce qui était censé être les principales villes Humaines. Des gratte-ciel gigantesques étaient ouverts en deux, pour ceux encore debout. La plupart avaient été détruits, menant à leur effondrement sur d’autres bâtiments par effet domino. Le nombre de morts dans la destruction d’un seul de ces bâtiments devait être gigantesque, et encore accrue lors de la chute de celui-ci. Adrien préférait ne pas penser aux gens qui avaient péris lors de l’invasion. Il ne pouvait plus rien faire pour eux, alors autant se concentrer sur ce qui allait arriver et sur le futur.

A bord d’une navette Kodiak, Adrien vérifia une énième fois ses armes et son armure. Il avait fait ça une dizaine de fois depuis son embarquement, comme la dizaine d’autres soldats qui l’entourait. L’objectif actuel était simple. Rejoindre le QG à Londres, où ils se regrouperaient pour l’attaque finale. Bien évidemment, les choses n’étaient pas aussi simple, car les forces Moissonneurs essayaient de les en empêcher. Actuellement, Adrien n’était pas encore au dessus de Londres, mais dans les alentours. L’opération avait été retardée par la présence de canon anti-aérien capable de pulvériser une dizaine de navettes par salve. A peu près. Bref, se montrer dans le ciel de la capitale Anglaise était un appel au suicide, ce qu’il valait mieux éviter. D’autres troupes étaient déjà au sol pour essayer de régler ce problème, et la majorité des forces de l’opération Marteau attendait un feu vert qui n’arrivait pas. L’attente était très insupportable pour Adrien, qui essaya de détourner ses pensées de l’attaque à venir.

Il avait quitté la Citadelle quelques semaines plus tôt, sur ordre de ses supérieurs, ordres donnés par l’Amiral Hackett. L’heure de la contre-attaque tant attendue semblait arriver, et les troupes jusque là consignée à un rôle de réserve allaient bientôt jouer un rôle important. Fini, le temps où il servait de panneau indicateur géant, empêchant des civils bien trop souvent impolis d’aller se faire tuer, ou réglant des problèmes triviaux. Il avait vécu la Guerre comme un spectateur, et cela ne lui avait pas fait plaisir : il n’avait pas signé pour ça. Très heureux de quitter la station qu’il habitait depuis trop longtemps à son goût, Adrien avait malgré tout un regret : celui de quitter son appartement et les souvenirs qu’il renfermait de ses instants passés avec la Turienne, Ravilla. Il savait qu’il y avait des chances pour qu’il ne revienne jamais chez lui, comme pour toutes les missions des militaires. Mais cette fois, il avait une raison de plus pour revenir entier. Il avait d’ailleurs envoyé un message à Aper, comme il le faisait souvent, pour lui signaler son affectation et la prévenir que ses communications allaient s’espacer. De manière à ce qu’elle ne s’inquiète pas. Et effectivement, il avait eu beaucoup moins de temps pour la contacter, ses supérieurs faisant leur possible pour faire retrouver la forme à des soldats qui s’étaient parfois un peu trop laissés aller.

Penser à la Turienne tira un sourire distrait à Adrien. Voila une relation sur laquelle personne n’aurait parié. Rencontrée dans un bar de la Citadelle après l’attaque de Cerberus, elle avait fait un choc allergique devant les yeux d’Adrien, il avait fait son possible pour aider à ce qu’elle se remette sur pied, une fois sa réaction passée. Il n’était pas forcément tombé sous son charme à la première seconde où il l’avait vu, mais il avait été… Touché, peut-être, par son histoire. En lui proposant de l’aider, il avait espéré faire un peu plus connaissance avec elle, et ça avait été le cas. Pas vraiment comme il l’avait escompté cependant, la journée qu’ils avaient passés ensemble s’étant résumée à des piques et des réflexions plus ou moins virulente de la part de la Turienne envers Adrien. Il n’avait pas abandonné pour autant et après une franche explication, leur relation s’était grandement améliorée. A tel point que lors de la permission suivante d’Aper, et après plusieurs semaines de communications par message Extranet, il lui avait fait la surprise de la récupérer à la descente de son vaisseau, et avait passé la journée avec elle. Une journée mouvementée et presque mortelle, puisqu’ils étaient tombés sur une tourelle active de Cerberus. Mais au final, ils avaient réussi à survivre à cette rencontre impromptue, et, de fil en aiguille, s’étaient rapprochés. Suffisamment pour que la collègue de Ravilla qu’ils avaient croisés dans la soirée les considèrent comme officiellement en couple. Depuis, Adrien faisait son possible pour prendre des nouvelles de la Turienne, chose peu évidente avec le manque de communication qu’avait entrainée la Guerre. Ils s’étaient revus une fois après cette rencontre, et avaient profités de leurs retrouvailles pour approfondir leur relation et se connaitre un peu mieux. Au moment de quitter la Citadelle, il était donc naturel pour lui de prévenir sa compagne de son changement d’affectation. Une décision bien plus sage que ce qu’il ne pensait, car il avait sans doute évité bien du souci à la Turienne avec le déplacement de la station…

Les journées d’Adrien s’étaient résumées à de l’entrainement, encore et toujours, une fois de retour à ce qu’il considérait comme du service actif. Entrainement au tir, au corps à corps, de temps en temps quelques entrainements stratégiques avec sa section, puis du repos où il se rongeait les sangs. Il n’y avait pas grand-chose à faire dans un vaisseau qui attendait, aussi passait-il son temps libre à s’entrainer un peu plus. Il se noyait littéralement dedans, mais ne voulait pas s’arrêter. Bien préparer, il pourrait sans doute sauver des vies, la sienne comprise. Quand son corps criait grâce, il s’occupait de vérifier que ses armes marchaient bien, que son armure n’avait pas de problème, de diverses choses du même genre… Et oubliait un peu le temps qui passait. Le reste de la Galaxie aussi. Elle se rappela à lui de la manière la plus brusque possible, avec le déplacement de la Citadelle en orbite de la Terre. Dès que l’information fut connue, les événements se mirent en marche, et toutes les races de la Galaxie firent route vers le Système Hélios. Entre temps, l’Amiral Hackett avait mené l’assaut sur le QG de Cerberus. On disait l’organisation détruite après cet assaut, mais Adrien n’y croyait pas vraiment. Tant que son leader était vivant, l’idéologie survivrait, et des hommes continueraient à croire à la supériorité Humaine. Et surtout, il ne pensait pas Cerberus assez idiot pour regrouper tout ses hommes dans une seule base, même secrète. Cela dit, c’était une bonne chose pour Adrien. Il avait fait une promesse à la Turienne, celui de l’aider à se venger de l’organisation, et il comptait bien la tenir.

Il avait embarque à bord d’une navette avec neuf autres soldats, plus deux pilotes. Dans tous les vaisseaux Humains et autres, des milliers et des milliers de soldats faisaient la même chose. La plus grande démonstration de force de l’histoire de la Galaxie allait avoir lieu, avec un nombre incalculable de navette de transport en survol de la planète-mère Humaine. Bien qu’il n’assista pas en personne à l’arrivée dans le système Hélios, Adrien savait que tout les vaisseaux de combat en état de marche de la Galaxie était en train d’arriver. Et ceux qui n’en avaient pas, comme les Krogans, faisaient le voyage dans les vaisseaux des autres races, allant jusqu’à côtoyer des soldats Turiens. Adrien ne savait pas s’il il était plus étonné par cette association, ou par le fait que les Quariens et les Geths étaient désormais alliés. Dans les deux cas, la paix entre eux était la meilleure chose qui puisse arriver à la Galaxie. Les deux races les plus puissantes militairement parlant combattant ensemble. Les deux races avec le plus de vaisseaux affrontant un même ennemi commun. Dire que leur présence était un plus serait un doux euphémisme. Avec eux, il y avait une faible chance de survie, alors sans… Les portes du hangar s’ouvrirent, et les navettes prirent leur envol en direction de la Terre.

Un coup dans l’épaule d’Adrien le ramena au présent. L’un des soldats à côté de lui venait de le bousculer en changeant de position, et s’excusa d’un petit signe. Répondant de la même manière, Annaz lui pardonna. De toute façon, il allait devoir se concentrer sur l’attaque à venir. Vérifiant une nouvelle fois son arme, des fois qu’elle se soit enrayée depuis la dernière fois qu’il l’avait vérifié il y avait quelques minutes, il essaya de ne plus penser à rien. Au moment où il terminait ce qui devait être la trentième vérification de son armure, l’ordre d’avancé fut donné. Les pilotes enclenchèrent les propulseurs, et la navette partit en direction de Londres. Par les fenêtres de la navette, il voyait une pluie de vaisseau effectuer le même trajet. Et il ne s’agissait que des vaisseaux sur les côtés de sa navette. Dire qu’il ne voyait ni derrière, ni au dessus, ni en dessous de lui donnait une idée de la force de frappe qui allait débarquer dans le ciel Londonien.

Ils pénétrèrent dans l’espace aérien de Londres comme s’ils venaient de franchir une frontière. Un instant calme, le ciel se remplit soudain d’explosion, de tirs, de circosaure et autres. Ils venaient d’arriver en enfer. Secoués dans sa navette, Adrien eut la chance de passer le no man’s land aérien entier. Ce ne fut pas le cas de plusieurs navettes qui furent abattues, explosant en plein vol, chutant sur d’autres navettes et entrainant leur explosion à toute les deux… Le passage avait été meurtrier, plus que ce qui était prévu dans les prévisions. Mais au moins, Adrien était vivant, et il n’allait pas s’en plaindre. La navette décèlera quand elle se rapprocha du point de largage, avant de s’arrêter en vol stationnaire. Tous les soldats étaient déjà debout, et ils sortirent du véhicule rapidement, permettant à celui-ci de repartir entier. Son rôle serait maintenant d’appuyer les troupes au sol. Pour Annaz et les hommes venant d’être largués, ils devaient avancer vers le QG et sécuriser la partie du quartier entourant le QG en question, afin de permettre à plus de navettes de se poser. Plusieurs vagues étaient prévues, et Adrien ne faisait partie que de celle qui devait sécuriser les alentours immédiats du point de ralliement. Par rapport à ceux qui devaient détruire les installations anti-aériennes, il n’allait pas se plaindre. Et il serait échauffé par rapport à ceux qui allaient se rendre directement au QG. Il fallait bien voir du positif là où il était possible d’en voir, par ces temps.

En plus de la dizaine d’hommes dont faisait parti Adrien, deux autres navettes avaient déposés leur chargement. Ils étaient donc une trentaine d’Humains, Asaris, Turiens, et même deux Krogans dans la rue. Ils se séparèrent en deux groupes à peu près équivalents en race pour sécuriser les bâtiments le plus vite possible. Ils devaient nettoyer les environs de toute trace hostile en un temps minimum, ou mourir en essayant. Réjouissant. En compagnie de quatre Humains, cinq Turiens, un Krogan et quatre Asari, Adrien pénétra dans le premier bâtiment de la rue. Ils avancèrent à la lueur de leurs torches, mais ne trouvèrent aucun ennemi. Passant ils ressortirent du bâtiment en même temps que le deuxième groupe, qui semblait indemne aussi. La deuxième bâtisse se révéla vide de toute présence aussi, pour leur plus grand plaisir et leur plus grande inquiétude. Tout était trop calme. Adrien n’aimait pas vraiment le calme : la tempête arrivait souvent derrière. Il avait malheureusement raison car à peine avait-il pensé ça que les troupes Moissonneurs arrivèrent. Depuis l’autre bout de la rue, une dizaines de cannibales et autant de maraudeurs venaient d’arriver en grognant. Ils n’avaient pas encore remarqués que les lieux étaient déjà occupés, et les forces mixtes profitèrent de cette ignorance pour se mettre à couvert et profiter de l’effet de surprise.

Adrien colla son dos contre ce qui devait être une voiture et qui n’était désormais plus qu’une carcasse carbonisée. A côté de lui, un Turien s’installa de façon à couvrir l’autre côté du véhicule. Adrien jeta un œil au Turien avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’une Turienne. Peu de gens aurait fait la distinction au premier coup d’œil, et il n’avait pas fait exception, mais la deuxième observation avait corrigé cette erreur. Il faut dire qu’il fréquentait assidument une Turienne, alors forcément, il avait de l’expérience. Il fit un signe de tête à l’alien, un mélange entre le salut et le ‘’on y va’’, et sortit la tête de sa couverture pour ouvrir le feu. Les cannibales furent les premiers à tomber, étant en première ligne. Deux d’entres eux s’écroulèrent sous les tirs combinés de l’Humain et de la Turienne, et la vague entière de cannibales fut éliminées par les tirs communs des trente soldats. Les maraudeurs furent balayés aussi, et seul deux d’entre eux eurent le temps de répliquer, sans pour autant faire le moindre mal aux troupes unies. Ils furent réduits au silence l’instant suivant, le calme tout relatif retombant dans la rue. Adrien se tourna vers la Turienne, lisant le nom inscrit sur son armure.

« Beau combat, Naevus. On dirait que les Moissonneurs ont du souci à se faire, vu la qualité de notre troupe. Prête à continuer l’explora… »

Un cri l’interrompit dans ses réflexions. Strident, à en faire mal aux oreilles. Trente têtes se tournèrent vers le bout de la rue où les cadavres maraudeurs et cannibales reposaient. Trainant les pieds, deux furies venaient de s’engager dans la rue, suivie par une brute, et une nouvelle fournée de cannibales et de maraudeurs. Plus d’une vingtaine, au total. Se maudissant intérieurement, Adrien se dit qu’il aurait mieux fait de fermer sa grande gueule. Il attirait la poisse, à se sentir trop confiant. Retournant derrière sa voiture, il rechargea son arme, chose qu’il n’avait pas encore faite. La bataille allait être beaucoup plus serrée cette fois, même s’ils disposaient d’un appui aérien. Contre des furies, des brutes et diverses troupes, ça n’allait pas être de trop.

L’enfer se déchaina et les tirs fusèrent. De nombreux cannibales périrent durant les premiers échanges de tir, soulageant un peu les militaires. Cependant, les maraudeurs répliquèrent rapidement, forçant Adrien, la Turienne à côté de lui et plusieurs autres soldats à se mettre à couvert. Les cannibales en profitèrent pour avancer, difficilement retenu par les quelques personnes qui n’étaient pas prix pour cible par les forces Moissonneurs. Les furies et la brute continuaient à avancer, gagnant du terrain. L’un des Krogan décida de se porter au contact pour retarder leur avancée, et permettre à la navette Kodiak qui veillait sur eux de se mettre en position de tir. Son arrivée à découvert ne passe pas inaperçue, et il fut immédiatement pris pour cible par les maraudeurs. Soulagés de l’attaque, Adrien et le reste des soldats commencèrent à répliquer, couvrant le Krogan et essayant de réduire la menace globale. Changeant de cible, les mauraudeurs firent preuve de tactique et dispersèrent leurs forces, une partie attaquant l’alien à découvert, l’autre faisant feu sur les militaires protégés. Plusieurs d’entre eux tombèrent, dont quatre Asaris et six Turiens. Trois Humains périrent aussi, contre l’intégralité des cannibales restant et tout les maraudeurs moins trois. Le Krogan était arrivé à portée de la brute, et avait engagé le combat, détournant l’attention du monstre. Dans le ciel, la navette s’était mise en position, et ouvrit le feu sur les deux furies, tuant la première sur le coup et forçant la deuxième à se protéger. Les seize soldats restant concentrèrent leurs tirs sur elle, essayant de l’achever. Ils y arrivèrent avec difficulté, mais celle-ci se retrouva bientôt gisante sur le sol. A côté d’elle, la brute venait d’achever le Krogan, et tournait son attention vers les soldats à couvert. La navette Kodiak se tourna vers lui, mais n’eut pas le temps d’ouvrir le feu. Un circosaure engagea le combat contre elle, faisant chavirer le véhicule. Un deuxième tir eut raison de ses propulseurs, et la navette commença à tomber, droit dans la direction de la rue. Les soldats s’éparpillèrent au grand large, Adrien suivant la Turienne de près, essayant de trouver un endroit où échapper au crash qui allait survenir. Ils trouvèrent refuge dans un bâtiment, et observèrent par la fenêtre le crash. Le pilote de la navette fit en sorte de s’écraser sur la brute, qui se tourna juste à temps pour voir sa mort arriver. L’explosion qui en résultat ne laissait aucun doute sur la possible survie du pilote ou du dernier ennemi de la rue. Dans le ciel, le circosaure avait été attiré ailleurs par une autre navette. Sortant de leurs abris, les soldats survivant se regroupèrent. Des trentes, ils n’étaient plus que quatorze, dont deux blessés. Ils n’allaient pas se plaindre, car la situation aurait pu tourner bien plus mal. Reprenant leur besogne, ils terminèrent de vérifier les bâtiments, mais si personne n’en était sorti avec le vacarme, c’est sans doute que la zone était vide. Ce qui était le cas. Se rejoignant au bout de la rue, les survivants se mirent en marche vers le QG, à quelques petits kilomètres de là. S’approchant de la Turienne, Adrien essaya d’engager la conversation avec elle.

« Tout va bien Naevus ? Rien de cassé ? Je ne me suis pas présenté, au fait. Adrien Annaz, sergent de l’Alliance, comme vous devez vous en douter. Et vous êtes… ? »



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mar 21 Avr - 17:55
C'était le dernier jour sur Digeris pour les deux turiennes. Elles avaient pris leur permission pour la journée. Le matin, Scana avait sortit un four solaire qu'elle avait construit avec des pièces de récupération. Freya sa meilleure amie avait prit une glacière inutilisée de l'infirmerie. A côté de ça, les deux avaient réussi à négocier avec un cuisinier pour avoir de quoi faire des grillades. Pour l'emplacement, elles avaient choisies le toit de la caserne où personne ne regardait et ne passait pour venir gâcher la journée. Après avoir fait l'installation, elles firent le tour des choses qu'elles voulaient faire avant de quitter cette base. Elles découvrirent et redécouvrirent certaines parties. Naevus avait insistée pour aller fouiller l'atelier abandonné des char.Quand à Dafius, elle voulue explorer l'extérieure de la base dans une clairière quelle connaissait. Deux exemple parmi beaucoup d'autre.

Après leur exploration, elles retournèrent sur leur fameux campement et commencèrent leur repas. Le four semblait bien marcher, la viande du cuisinier était bonne et les boissons étaient fraîches grâces à la glacière. Ça faisait depuis le début de la guerre que les deux femmes n'avaient pas pu se faire un vrai repas; elles profitèrent aussi de cette instant pour parler de tout et n'importe quoi. Au bout d'un instant chacune sortit son datapad pour montrer son affectation à l'autre. Il y avait une bonne nouvelle les deux étaient affectées à la Terre. Freya était dans les navettes d'évacuation en tant qu'urgentiste pour les soldats qui seraient rendus invalides et Scana était affecté à une opération du nom de marteau. Elles commencèrent à lire et débattre sur les deux rapports sans regarder le temps passer.

Les premières étoiles apparurent dans le ciel, les deux turiennes étaient couchées à côté de leur équipement de fortune et Freya regarda son amie. ''Tu pense que elle est où la Terre parmi ces étoiles?'' Scana en pointa en comparant à une images sur son omnitech. ''Là bas. Tu veux que je te ramène un souvenir de la ville où je serais?'' L'urgentiste sourit. ''Pourquoi pas, tu sais qu'elle est la chose la plus importante.'' L'armurière regarda son amie dans les yeux. ''Ne t'inquiète pas pour moi, je ferais attention. Au pire tu me soigneras dans ta navette.'' L'autre fit une légère grimace. ''C'est pas que je n'aime pas t'avoir sur ma civière, mais je veux pas devoir t'annonce que tu es invalidée à vie ou autre chose. Je veux te revoir entière.'' Naevus sourit. ''J'ai fait tout les contrôles sur tout mes équipements et je ne vais pas faire quelque chose de suicidaire.'' Dafius fit un clin d'oeil et les deux continuèrent leurs conversations un moment avant d'allez se coucher.

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Après les longs trajets entre Digeris et la Terre, la turienne était désormais dans une navette avec d'autre soldat de toute espèce en direction du champ de bataille. Certains étaient stressés et ne cessaient de revoir leurs armes et armures. La bricoleuse restait confiante et passa un coup d’œil sur son Carnifex et son Phaeton. Se serait son premier combat avec des collègues d'autres espèces. Elle trouvait l’expérience intéressante et voulait mieux avoir l'occasion de discuter avec eux; voir même les connaitre. Dans un coin de son esprit la jeune savait qu'il ne fallait pas se faire d'illusion, dans une guerre comme celle là, peut de monde survivait et il vallait mieux ne pas tous les connaitre; la douleur est plus dur quand c'est une connaissance qui tombe; elle l'avait vu sur Palaven et ne voulait pas revivre ça.

Un humain devant elle s'énervait avec son avenger et tentait de le débloquer de sa position compacte. Elle regarda l'arme de loin et sortit son kit d'outil. Scana tapota l'épaule de l'homme et lui montra le symbole d'armurière sur son armure. L'humain tandis son arme et elle passa dans un coin de l'arme avec son tournevis. Le soldat regardait la bricoleuse faire et semblait étonné. Naevus tentait de débloquer l'arme et tirait la langue en voulant faire cette manipulation délicate et avec les secousses de la navette qui n'aidaient pas, c'était encore moins facile. Le fusil se déploya, la femme fit son inspection et le rendit à son propriétaire. L'homme lui fit un grand sourire et lui tapota l'épaule à son tour.

Une fois sortit de sa concentration, elle comprenait mieux les secousses et les gens qui se cramponnaient. Depuis un moment, la navette était prise dans le grabuge des tirs et du champs de bataille en général. La turienne était coincée entre plusieurs personnes et ne voyait pas vraiment l'extérieur. Soudain, le ralentissement se fit sentir et tout le monde se prépara à sortir. Les portes s'ouvrirent et les gens coururent.

Tout le monde couraient en direction d'une rue et Scana suivait le mouvement. Jusqu'à maintenant l’armurière avait été dans les avants postes ou les navettes et ne connaissait pas vraiment le front. N'ayant pas de grande connaissance du terrain, elle décida de suivre un humain qui semblait être gradé. Ils fouillèrent les bâtiments et la turienne était plutôt inquiète par le résultat, Il n'y avait pas d'ennemi. Sur l'évacuation qu'elle avait fait sur Palaven, c'était la même chose. Il n'y avait rien et d'un coup une armée avait encerclée la position et il avait fallu laisser quelqu'un sur place. La femme regardait de tout les côtés avec son arme à la main. Et l'ennemi arriva avec ses grognements et son boucan typique. Naevus fit un tour de tête pour voir ou se trouvait son binôme qu'elle c'était définie. L'humain était derrière l'épave d'une voiture et ne pourrait pas tenir seul. L'armurière courra jusqu'au refuge et se mit contre l'autre extrémité.

Les cannibales commençaient à faire quelque tire et la turienne regarda l'homme pour savoir quand faire un tire cordonné. L'homme se tourna et la regarda. Il fit des signes à la 1ère classe lui disant de se préparer à ouvrir le feu. Naevus se mit en position, sortit et tira. Le feu nourrit et organisé de l'équipe eut raison de l'ennemi. Après que le dernier des maraudeurs tomba au sol, la tension redescendue un peu et l'homme se tourna vers elle. ''Beau combat, Naevus. On dirait que les Moissonneurs ont du souci à se faire, vu la qualité de notre troupe. Prête à continuer l’explora…'' Puis la conversation fut interrompue par un cri que l'armurière n'avait jamais entendue en vrai. C'était vraiment désagréable et surement pour faire peur. Mais comme elle n'avait jamais vu de ses propres yeux les choses qui faisaient ces cris, elle était juste mécontente pour ses tympans.

En tournant la tête, Scana venait de voir ce qui avait geulé et qui était aussi atroce que le crie et ne voulait pas savoir quelles étaient ses pouvoirs. La femme prépara son arme et se mit à couvert. Un krogan décida de charger et en voyant la diversion, la 1ère classe sortit de son couvert et ouvrit le feu. Elle n'eut le temps que de tirer une courte rafale avant que les ennemis pointes dans sa direction. La bricoleuse se cacha derrière son couvert et remercia son bouclier d'avoir arrêté les tires qui avaient eut le temps d'arriver jusqu'à elle. En regarde derrière, elle vit la navette en position de tire et ouvrit le feu dans la direction des monstres. Une fois que le mitraillage de la navette commença et que les ennemis semblaient se faire nettoyer, Naevus sortit et tira sur la furie.

La crieuse finit par tomber et le krogan fut vaincu par la brute. Scana tourna la tête rapidement vers la navette qui semblait être prit pour cible par un cicosaure, qui finit par avoir raison du soutien. Voyant que le pilote perdait le contrôle et sachant ce quelle aurait fait à sa place, l'armurière courra en direction d'un bâtiment et passa par dessus le rebord qui restait du mur. Le pilote dans sa dernière manœuvre contrôla la trajectoire pour partir en direction de la brute. Après le crache le cicosaure partit voir ailleurs et la rue semblait vide.

Le peut qui restait de la navette laissait clairement penser qu'il n'y avait plus aucune chance que le pilote soit en vie. La turienne fouilla un bâtiment, elle regarda un peu partout pour voir s'il y avait des munitions ou autre.Il y avait beaucoup d'objets rappellant l'endroit, ça devait être une boutique de souvenir. Bricoleuse voyant que les ennemis n'étaient plus là, elle profita de prendre un objet souvenir. Scana pensa à Freya et le mit dans une poche. Elle vit le rassemblement des autres et les rejoignit. Une fois là bas, la marche vers le QG fut annoncée et Naevus marcha au côté de Annaz. ''Tout va bien Naevus ? Rien de cassé ? Je ne me suis pas présenté, au fait. Adrien Annaz, sergent de l’Alliance, comme vous devez vous en douter. Et vous êtes… ?'' La jeune femme tourna la tête en direction de Adrien. ''Je ne me suis pas présentée non plus. Armurière 1ère classe Scana Naevus de la hiérarchie.''

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Les rues étaient en ruines et à certains endroits, les ponts en ruines obligaient la troupe à faire un détoure. ''Vous êtes de la Terre?'' La turienne décida de reprendre la conversation. "Oui, en effet, je suis né sur Terre, mais c'est la première fois que j'y retourne depuis un moment. Et c'est je dois avouer que ça fait mal au coeur de la voir dans cet état. C'est la première fois que vous la voyez, vous ?" L'humain semblait de pas être contre la conversation. ''Oui, j'ai vécue sur Palaven et fait quelque mois sur Digeris. A par la citadelle, je n'ai jamais vu autre chose en dehors de la hiérarchie.'' Le groupe dû faire un détour. ''Vous étiez où avant?'' La 1ère classe regarda le ciel. "Sur la Citadelle, en attendant que l'on veuille bien nous faire sortir de là pour nous faire combattre. "Troupes de réserves" disaient nos supérieurs. On était censé se préparer pour ce jour." Il était logique qu'un soldat veuille se battre. ''Je pense vous comprendre. C'était l'avantage d'être armurière pour moi. Je n'ai jamais le temps de m'ennuyer.'' Elle adorait s'occuper des armures et armes en tous genres. La bricoleuse pouvait passer des journées entières à faire de l'entretien d'arme pour une caserne. ''Vous avez une autre formation que soldat?''

La jeune contrôla son arme et regarda le sergent. "Non, je suis dans l'Alliance depuis toujours... Enfin, depuis que je suis capable de tenir une arme et de tirer. Et que j'ai l'âge requis. Et vous, c'est votre période de formation militaire obligatoire ou est-ce que vous avez rempilée ?" Scana resta dans ses pensés un instant. ''Je suis encore dans ma période obligatoire, j'ai 18 ans. Mais j'ai finie ma formation. Vous avez des passe temps?'' Sourit légèrement à Annaz. "Pas particulièrement, ces derniers temps ont été... Difficiles pour tout le monde. Et même si je m'ennuyais un peu sur la Citadelle, ce n'était pas au point d'avoir assez de temps libre pour avoir des hobbies'' Naevus avait de la peine à comprendre. Peut être qu'il avait une amie ou un ami. Elle restait septique sur la réponse. ''Vous avez des amis ou une amie. qui vous attends chez vous?'' Elle pensait à Freya et le souvenir dans sa poche et se réjouissait de la revoir pour lui offrir et fêter la victoire. "Et bien... Oui, mais sans vouloir paraître brusque, je ne vois pas en quoi ça vous regarde, sauf si vous êtes en train de me draguer. Et je ne pense pas que ce soit le moment idéal pour ça."

L’armurière effaça le sourire de son visage et fit un aire surprit. ''Non pas du tout. J'essai juste de trouver des sujets de conversations. Je vous avoue que j'ai moi même une connaissance plutôt proche et je sais pas comment de pas penser à elle.'' Scana s'attendait à tout sauf à cela. "Hum, oui, pardon. En effet, j'ai quelqu'un qui m'attends, si on peut dire ça comme ça. Elle est dans l'armée Turienne, je pense donc qu'elle à autre chose à faire qu'à se ronger les sangs pour moi. Surtout si elle est sur Terre aussi, je ne sais pas trop où elle est." L'humain aimait une turienne et elle était dans l'armée. Naevus trouvait un intéressant que Adrien soit avec une turienne, elle ne le connaissait pas, mais les humains avaient des tendances rascicte alors, c'est bien pour ce sergent."Qui vous dit que je ne pense pas à elle ? Simplement, ce n'est pas en m'inquiétant pour elle que ça la protégera, elle en est capable seule. Je me concentre donc sur ma protection à moi. Mais quand je ne suis pas en train de tuer des monstres oui, je pense à elle. Et je m'inquiète. Et je vous propose de remettre cette discussion à plus tard, nous voila arrivé, et je dois rejoindre mon supérieur sur place. Bonne chance à vous si nous ne nous revoyons pas d'ici à ce que tout sois terminé." Un amour plutôt fort. Elle fit un grand sourire à Adrien et rejoignit le chef du camp pour avoir ses ordres.


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Jeu 23 Avr - 9:31
Le vrombissement du moteur tenait fonction de pacemaker collectif chez les différents occupants de la navette ; des Turiens, un silence de mort enveloppait l’escouade. Léonardus gardait le regard sur son Phaeton alors que Nicia restait debout, songeuse. Malgré les casques intégraux, la peur de chacun était palpable ; être en première ligne face aux moissonneurs relevait plus de la folie que de la témérité, mais il fallait bien que quelqu’un s’y colle. La femme du médecin s’était portée volontaire et s’il était là dans cette navette, même si le docteur en avait honte, c’était bien pour garder un œil sur sa conjointe. Maintenant, qu’ils étaient là, l’officier médical ne regrettait rien, ils étaient dix dans le transport mais il n’y avait qu’une moitié qui était composée des militaires à proprement dit.
Deux médecins en comptant Léonardus, Nicia aux communications et une paire d’ingénieurs qui se chargeraient de poser les premières protections autour du QG. L’unique appui feu qu’ils pourraient avoir instantanément était les Kodiak qui les emmenaient au plus proches de l’objectif. Ils étaient quatre 47A qui volaient en formation serrée c’était environ une quarantaine de soldats et huit canons de soutien si tout se passaient pour le mieux.

-Cicosaure, sanglez-vous ! Cria le pilote.

Un peu trop tard, une rafale troua de part en part le cafard de combat qui perdit de l’altitude de façon inquiétante. Le médecin serra son arme contre lui alors que l’engin allait droit vers le sol.
Le Turien ferma les yeux.
L’impact le secoua alors que le bruit l’informait de l’évolution de l’écrasement ; le docteur rouvrit les yeux ; personne de trop abimé. Le chef du groupe, un compatriote dans la trentaine ouvrit la porte et jeta un coup d’œil dehors ; personne, sans doutes que les moissonneurs étaient trop occupés ailleurs pour prévoir le crash d’une escouade ici.
Nicia annonça qu’ils étaient à un kilomètre du point de ralliement, le toubib ne put s’empêcher de pousser un soupir. A une autre époque ils auraient fait le trajet en une dizaine de minutes, peut-être un peu plus en comptant la marche ralentie pour prolonger la discussion, mais là avec les tireurs embusqués, la guérilla urbaine ambiante, s’ils l’atteignaient en une heure ce serait un exploit.

-Faut massacrer l’enculé qui nous a descendus. S’exclama l’un des ingénieurs en sortant du Kodiak.
-Surtout pas, répondit Léonardus. Il y a des canons antiaériens qui auraient pu nous descendre s’il n’y avait pas eu ce cicosaure, alors autant le laissé essayer de venir à bout des autres, c’est toujours mieux pour eux que de se faire pulvériser sans aucune chance de survie.

Les UT-47 dans leur version A étaient armés, c’était bien pour engager les gêneurs même si les chasseurs le faisaient bien mieux. Le meneur de l’équipe approuva les dires de l’officier médical et ordonna à tout le monde de se mettre en formation ; ils allaient progresser dans les rues. Cinq d’un côté de l’avenue qui se dirigeait vers le point de ralliement, autant de l’autre.
Le médecin était en milieu de file, juste à côté de Nicia qui vérifiait régulièrement sa radio ; les transmissions pouvaient être brouillées et pour l’instant ce n’était pas le cas. Heureusement pour eux, les endoctriner n’avaient que des talents limités en stratégie ; hormis rentrer dans le tas avec des légions entières d’esclaves il n’y avait pas grand-chose au niveau de la cervelle.
Un bruit qu’avait déjà entendu le docteur l’alarma que quelque chose de méchant se tramait. Sa conjointe aussi reconnut le bruit et fit signe à l’autre moitié de l’escouade qu’ils allaient avoir de la visite.

-Phaeton 1-1, ici Phaeton 1-2 ! Phaeton 1-3 crashé, 6 blessés, 1 demande assistance urgente, 4 combattants valides injoignables. Phaeton 1-4 est en silence radio. Cicosaure en direction de votre position de crash. A vous

Une rafale coupa court à la conversation alors que des nuages de poussière se soulevaient aux points d’impact ; leur oiseau de malheur était de retour. Sans prendre le temps de consulter le chef, Nicia fit confiance à son instinct de survie et se précipita dans un bâtiment, suivi par les quatre autres. En regardant par une fenêtre, Léonardus constata que le reste de l’équipe avait pris la fuite de la même façon. Toutefois, le prédateur mécanisé se posant au milieu de l’avenue persuada le toubib de ne pas s’attarder trop longtemps près des ouvertures. Ils n’avaient même pas parcouru cent mètres que les ennuis commençaient déjà.
Le meneur les contacta, l’objectif était inchangé ; sécuriser le point de ralliement. Mais comment allaient-ils faire sans DCA ? C’était l’autre groupe qui avait les ingénieurs et les spécialistes des armes lourdes, eux pourraient à peine rivaliser face à une furie. Aussi, l’escouade formée par la force des évènements choisit de passer par des ruelles étroites et peu empruntées, éliminé des maraudeurs et des cannibales était simple. Beaucoup plus simple que de mener une bataille rangée en infériorité numérique.
Cette méthode porta ses fruits et l’équipe évolua rapidement vers le point de ralliement qui même s’il était peu occupé par les moissonneurs, restait un bâtiment ennemi à traiter avec toutes les précautions possibles.

-Stop, on attend le reste du peloton pour engager le combat, en attendant il faut trouver un bon point d’observation pour faciliter la tâche aux autres quand ils arriveront. Annonça Nicia.

Ce n’était pas la plus gradée de l’équipe, mais pourtant son tempérament avait fait en sorte qu’elle dirige le groupe et ce n’était pas plus mal. Aucune perte, aucun blessé. Le tireur d’élite et son observateur tactique proposèrent le bâtiment derrière lequel ils se cachaient ; grand, en relativement bon état et juste à côté du point de ralliement.
A l’unanimité ce fût la planque choisie ; grimper des escaliers était une bénédiction en comparaison de ce que le reste de la journée avait été.
Quelques minutes plus tard, le groupe s’installa près des fenêtres. Par mesure de précaution, Léonardus enleva son casque et l’agita devant une fenêtre, histoire de voir si un tireur d’élite guettait les lieux mais rien ne se produit, laissant le binôme se mettre en place.
Le temps passa longuement, laissant le groupe mariné dans la peur d’apprendre une mauvaise nouvelle, finalement le reste de l’escouade arriva et se positionna au rez-de chaussée dans l’attente de l’assaut.

-Phaeton 1-1, ici Phaeton 1-2 ! Phaeton 1-4 considéré comme mort. Phaeton 1-2 sur zone. Parlez !
-Phaeton 1-1 bien reçu. Avons détecté une dizaine d’hostiles et une brute en vue. Confirmez ! Répondit Nicia.
-Phaeton 1-2 bien compris. Confirmons avoir en visuel les hostiles. Sommes en position. A vous !
-Phaeton 1-1 bien reçu. Prenez une cible en visée et attendez la fin du décompte pour engager. Confirmez !

La réponse arriva vite et se plia à la commande de la Turienne. Léonardus retint son souffle et se concentra sur sa cible ; il n’avait jamais été très doué au champ de tir, mais en s’y prenant bien le médecin devrait pouvoir y arriver. Un maraudeur qui restait immobile ce n’était pas sorcier à abattre.
L’officier du corps médical expira lentement, se concentrant sur sa cible ; rester calme, se concentrer sur sa respiration et prendre son temps.
Le toubib pressa la détente, contrôla le recul pour éviter que le projectile ne parte en vrille et réitéra l’opération deux fois de plus. La première balle fût stoppé par le bouclier du maraudeur, la seconde l’annihila, la troisième vint se loger dans l’estomac de l’endoctriner qui tomba au sol. Son regard abandonna la mire d’acier pour avoir une vision plus globale ; toutes les autres cibles étaient au sol, à l’exception de la brute qui était en train de recevoir son poids en plomb. L’hybride s’écroula au sol.

-Ici Phaeton 1-1, on converge vers l’objectif. Terminé. Annonça le meneur de l’escouade du rez-de-chaussée.

Le médecin les voyait d’en haut, ils franchirent l’espace entre les deux bâtiments et à en juger par l’absence de coup de feu il ne devait pas y avoir de résistance.

-Ici Phaeton 1-1, bâtiment sécurisé. Terminé.
-On les rejoint. ordonna Nicia.

La demi-équipe descendit au niveau du sol avant de se réunir avec les autres. Phaeton 1-2 aussi était là ; il y avait beaucoup plus de soldats dans leur équipe, sans doute la raison pour laquelle ils s’en étaient sorti. Le médecin ne devait sa survie qu’à la chance.

-Il est devenu quoi le cico ? Demanda sa conjointe.
-Les types encore entiers de Phaeton 1-3 l’on fait fuir ; avec une mitrailleuse de Kodiak et un lance-roquette ils ont dissuadé notre oiseau de malheur de revenir nous emmerder en lui plombant une aile. Expliqua le chef de 1-2.
-Léonardus, vous préparez un bloc opératoire convenable avec Bravus, Nicia appelez une EVASAN pour 1-3 et dites-leur de venir ici. Le reste vous allez à l’extérieur préparer les défenses et sécuriser les alentours.

C’était le chef de leur escouade qui venait de parler et étant donné qu’il était le plus gradé, c’était à lui que revenaient les décisions importantes. Le docteur hocha la tête et alla rejoindre son collègue urgentiste ; longue journée en prévision.
Mais désormais ; ils devaient attendre les renforts.
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Jeu 23 Avr - 16:27


    - A tous les soldats: tenez-vous prêt. Débarquement prévu dans 3mn.

    L'annonce ne provoqua aucune réaction; tous les soldats le savaient parfaitement. Certains décomptaient même les secondes en silence. D'ici peu, ils allaient débarquer dans l'enfer sur Terre. Littéralement, même. Ils étaient déjà tous équipés, des pieds jusqu'au casque qui recouvrait l'intégralité de leur visage. On faisait mine de regarder leurs armes, d'autres bidouillaient. Quelques-uns parlaient, tentant de détendre l'ambiance en évoquant ce qu'ils feraient une fois la guerre gagnée. Quelques sourires, invisibles derrières les masques mais accompagnés de rire plus ou moins forcés suivaient. La plupart restaient silencieux, mis à part ces brèves tentatives.
    C'était le cas de Ravilla. La turienne avait son Mantis sur les genoux; de temps à autre, elle passait la main dessus, caressant la lunette du bout de ses doigts gantés. Elle y tenait, mine de rien. Après tout, c'était un cadeau d'Adrien... L'humain et elle s'étaient rapprochés d'une façon indéniable, et même plus si affinité. Jusqu'à former un véritable couple, l'aurait taquiné Naerys si elle avait été avec elle. Ce n'était pas le cas; autre mission, autre occupation. Elles n'avaient pas eu beaucoup de temps pour parler entre elles avant qu'elles ne soient envoyées sur leur front respectif. Tout au plus, elle avait appris que Par'Tys était partie sur Thessia. Dans la même veine, elle savait que son propre compagnon avait rejoint le combat. Là aussi, ils n'avaient pas eu l'occasion de s'envoyer beaucoup de messages, les réseaux étant prioritairement occupés par des transmissions bien plus importantes. Mais aux dernières nouvelles, il allait bien. Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'il était affecté dans un endroit tranquille. Il avait beau être un sous-officier, elle le voyait toujours comme un petit être délicat. Sans doute aussi que son affection pour lui la poussait à s'inquiéter d'avantage. C'était mauvais. Elle ferait mieux de se concentrer sur leur mission à venir plutôt que de se ronger les sangs...

    La vibration qui les secoua fut aussi soudaine qu'inattendue alors que, dans le micro, le pilote jurait.

    - Attaque de cicosaure! Phaeton 1-1 vient d'être touché. Tentat... BORDEL!

    Une seconde secousse, plus violente encore que la première, suivit immédiatement. Dans le même mouvement, alors que l'engin se déplaçait sur le côté, un bruit sourd de métal retentit, suivit d'un bruit effrayant de craquement. Déjà, l'appareil perdait de l'altitude, tournant sur lui-même alors que l'aviateur tentait de le stabiliser. Il parvint à le déplacer latéralement, évitant un crash trop violent. Mais même ainsi, l'impact eut lieu. Heureusement pour les occupants, leurs sangles leur évita de bourlinguer d'un côté et de l'autre de l'appareil. Il leur fallut un peu de temps pour reprendre leur esprit, et quelques minutes de plus pour qu'ils arrivent à se dégager des attaches, s'entre-aidant s'il le fallait. Ils finirent par s'extirper, plus ou moins sonnés pour certains. Sur un ordre de leur chef, ils se reprirent et exécutèrent leur formation: la moitié des troupes entouraient les débris de l'avion, surveillant les alentours afin d'éviter la moindre attaque alors que le reste finissait de sortir le matériel qu'ils transportaient. Heureusement pour eux, mis à part de légers blessés, les choses n'étaient pas très graves. Il fallait saluer la performance de leur pilote; il le serait plus tard. S'ils s'en sortaient en vie.
    Aper tenait son fusil d'assaut fermement, guettant le moindre signe d'hostilité. Pour l'instant, les lieux étaient encore calmes. Il ne faudrait pas longtemps avant que les emmerdes rappliquent. Il s'agissait d'une sorte de place, sans doute. Un reste de statue jonchait le sol, ainsi que de nombreux débris des bâtiments les plus proches. Si les bases étaient encore bonnes, il suffisait de lever le nez pour s'apercevoir que le haut de la plupart des immeubles étaient, au moins, partiellement détruits.
    Derrière la ligne de défense, l'officier en charge des communications lança un appel aux autres unités. Phaeton 1-3 était lui aussi crashé, avec des dommages plus importants. Le 4 était injoignable. Presque en désespoir de cause, il tenta de joindre le premier UT-47, malgré le fait qu'il ait été le premier touché.

    - Phaeton 1-1, ici Phaeton 1-2 ! Phaeton 1-3 crashé, 6 blessés, 1 demande assistance urgente, 4 combattants valides injoignables. Phaeton 1-4 est en silence radio. Cicosaure en direction de votre position de crash. A vous.

    Pas de réponse. En tout cas, de la part de leur allié. A la place, un rugissement, accompagné de deux cris gutturaux, furent lancé au bout d'une rue. Deux Furies avancèrent en traînant les pieds, suivis d'une Brute qui marchait d'un pas lourd. Derrière eux, une petite troupe de six cannibales arrivaient à leur suite. Les choses commençaient à devenir on ne peut plus mauvais.

    - Unité! Prenez couvert; tir de barrage. Cabales, visez les Furies en priorité. Franc-tireurs, la Brute!

    Déjà, chacun avait sauté vers le moindre rocher leur permettant de s'abriter. La soldate jura un court instant tandis qu'elle sentit une balle passer non loin d'elle, troublant son bouclier. Elle s'abrita comme elle put derrière un bout de béton rectangulaire. A demi allongée, baissant la tête pour éviter d'être trop repérable, elle rangea son arme, préférant attraper son fusil de précision. Elle replia ses jambes tandis qu'un confrère vint trouver, lui aussi, refuge là où elle se cachait. Les tirs commencèrent à s'échanger entre les deux camps. Attendant un instant que ses boucliers retrouvent un niveau acceptable, la femme posa son arme sur le rebord du débris, cherchant dans sa lunette l'immense hybride. Ce ne fut pas difficile; il se tenait au milieu de la rue, cachant sa tête derrière une de ses mains énormes. Non loin de lui, une des immondes Asari modifiée recula sous une projection. La balle que la turienne tira heurta le bras de sa cible; celui-ci ne fit même pas mine d'être dérangé. Se cachant une nouvelle fois, rechargeant, elle retenta, tentant de viser le crâne qu'il cachait. Elle rata, touchant l'épaule. Là, il baissa légèrement ses doigts; un collègue réussit à le toucher, l'empêchant de se protéger à nouveau. A eux deux, ils réussirent à le harceler assez pour qu'il finisse par tomber. L'une des biotiques endoctrinées hulula dans le même temps avant de s'effondrer, doucement transformée en poussière. L'autre continuait d'avancer, harcelées par leur spécialiste et le drone que leur unique technicien avait créé. Derrière, ce qui avait été des butariens tombaient, non sans avoir blessé trois de leurs hommes.
    Finalement, une charge biotique acheva la Furie, laquelle s'effondra dans le même hurlement à glacer le sang. Le calme revenu, l'officier reprit les rênes.

    - Rassemblement. Objectif à moins de cinq cent mètre! On s'y rend. En formation!

    La troupe se mit en marche, pas à pas, protégeant au maximum leur avancée. Une marche lente, qui leur prit plusieurs minutes jusqu'à ce qu'un geste ne les interrompe. L'éclaireur, pourtant parti en avant, leur fit signe de s'arrêter, puis de se mettre à l'abri, une nouvelle fois. Il les rejoignit, faisant son rapport au chef.

    - Monsieur, ennemis à l'avant. Une dizaine, plus une brute. J'ai aperçu du mouvement dans le bâtiment en face d'eux; je dirais alliés, vu l'agressivité des Moissonneurs.

    - Très bien. En défense de la zone; je contacte Phaeton 1-1; 1-3 et 1-4.

    Aucune réponse de la part du dernier, pour la seconde fois. Le troisième groupe fut bref: ils étaient en train de lutter; la communication fut vite coupée. Restait la première unité.

    - Phaeton 1-1, ici Phaeton 1-2 ! Phaeton 1-4 considéré comme mort. Phaeton 1-2 sur zone. Parlez !

    La voix qui leur répondit ne fut pas celle attendue. Cependant, et étant donné la situation, l'officier s'en contenta.

    - Phaeton 1-1 bien reçu. Avons détecté une dizaine d’hostiles et une brute en vue. Confirmez !

    - Phaeton 1-2 bien compris. Confirmons avoir en visuel les hostiles. Sommes en position. A vous !

    - Phaeton 1-1 bien reçu. Prenez une cible en visée et attendez la fin du décompte pour engager. Confirmez !

    Il raccrocha après confirmation. Il n'y avait pas à discuter. Les soldats prirent position, profitant d'être derrière leurs ennemis pour choisir chacun une cible, visant de façon à les abattre le plus rapidement possible. Derrière eux, le reste de leurs compagnons surveillaient leurs arrières. Le temps semblait s'étirer d'une façon trop longue. Les mandibules de la franc-tireuse claquèrent légèrement tandis qu'elle visa un cannibale. La tête, évidemment. Elle respira lentement, le doigt posé sur la détente. Elle était tendue, comme à son habitude. Il suffirait d'un seul ordre pour qu'elle tire.
    Ce fut le cas. A peine le décompte finit, la troupe tira. Sa cible s'écroula au sol sans un bruit. Elle rechargeait déjà, prenant un second ennemi comme objectif. Ils continuèrent ainsi quelques minutes, finissant par achever à plusieurs le mélange Krogano-turien. Malgré sa résistance, il finit par s'écrouler au sol, faisant secouer la terre autour de lui. Enfin. Malgré leurs blessés et le crash, ils s'en sortaient relativement bien. Il fallait croire qu'ils finissaient par être trop habitués à frôler la mort pour s'inquiéter de ça. Non, évidemment. Ils gardaient leur peur pour eux, c'était tout.
    Une voix, modifiée par la technologie, fut crachoté.

    - Phaeton 1-2, ici Phaeton 1-3. Avons abattu le Cicosaure. Demande d'assistance annulée; plus nécessaire. Convergeons vers la zone.

    - Bien reçu. Rejoignons Phaeton 1-1 au point de ralliement. Zone sécurisée; nous vous attendons.

    C'est ce qu'ils firent; les groupes se retrouvèrent. Tandis que les deux meneurs parlaient entre eux, plus d'autres, Aper tentait de souffler un peu. Ce qui allait suivre n'allait pas être des plus reposants. Rien ne serait reposant. Ils avaient encore beaucoup à faire; entre préparer les lieux et sécuriser les alentours, ils allaient être plus qu'occupés.
    Ce fut en effet le cas. Les techniciens furent envoyés monter les barrières et rétablir certains réseaux électriques tandis que la plupart des soldats, souvent en hauteur, étaient chargés d'éliminer toute menace potentielle. Petit à petit, malgré les vagues de maraudeurs, brutes, furies et zombies qui s’abattaient régulièrement sur eux, ils réussirent à construire une zone assez protégée. Entre temps, le troisième groupe avait réussi à les rejoindre. Les médecins étaient occupés, d'autant plus que, désormais, les autres unités arrivaient. Il y avait de tout: humains, turiens, Asaris, Krogan... Les ennemis d'hier devenaient les alliés d'aujourd'hui face aux Moissonneurs.

    Du haut d'une rambarde, Ravilla surveillait les alentours. Elle avait fini par perdre la notion du temps, ne sachant plus depuis combien de temps elle était là. Ce fut un de ses collègues, chargées de prendre sa place, qui lui laissa supposer que son tour de garde avait duré assez longtemps. Sans se faire prier, elle lui laissa donc cette charge, redescendant dans la cour désormais bien peuplée. Maintenant que l'abri était assez fort, plusieurs personnes étaient tête nue, profitant comme elles pouvaient des vagues brises plus ou moins fraîches qui passaient de temps à autre. Sous la chaleur, ces pauvres petits réconforts étaient bienvenus, malgré leur maigreur. La franc-tireuse imita la plupart de ses collègues, retirant elle aussi son casque et respirant une bouffée d'air frais. Elle ne se détendait pas pour autant, mais c'était déjà ça.
    Plusieurs compagnons se tenaient non loin de la porte; elle passa son temps avec eux. Malgré leur sérieux, ils tentaient de relâcher un peu la tension qui les habitait. C'était agréable, mais maintenant qu'elle était à tête reposée, entre deux discussions du bout des lèvres, elle s'inquiétait. Pour une certaine personne. Imaginez sa surprise lorsqu'elle le vit arriver, conversant avec une turienne. Aussitôt, Aper prit congé de ses collègues, marchant jusqu'au duo alors que l'homme commençait à quitter l'inconnue.

    - Adrien? C'est toi?

    Impossible de dire si elle était interloquée, rassurée ou au contraire inquiète.

    - Tu vas bien? Vous avez eu des problèmes pour arriver? Tu n'es pas blessé?

    Ce n'est qu'une fois ayant reçu la confirmation que la femme finit par s'apaiser un peu et se concentra sur l'autre dame qu'elle ne connaissait pas. Soldate, elle aussi, d'après ses galons. Armurière, si elle reconnaissait bien ce signe...?

    - Veuillez m'excuse pour cette interruption. Soldat Ravilla Aper. Je fais partie de la première ligne. Vous êtes...?







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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Ven 24 Avr - 8:40

- "Arrivée sur Terre dans 15 minutes."

La voix d'Asani T'Laka, notre pilote me rappelle à la réalité, l'approche imminente d'une bataille dont l'enjeu est la survie même de notre existence à tous. Nous avons encore en mémoire la chute de Thessia, notre planète mère, planète natale de la plupart des Asari. Bien qu'elle le cache sous ses airs sages et calmes, Raena est meurtrie au fond de son être. Je le vois dans son regard, elle a envie de laisser couler ses larmes mais ne le veut pas. Pas maintenant, afin de garder toute sa concentration sur le combat à venir, ni effriter la détermination de nos compagnes d'armes. Je ne la comprends que trop bien. Cette guerre brutale et sans pitié me rappelle à quel point Mère me manque. Il est même possible que je puisse pas revenir vivante pour la prendre de nouveau dans mes bras. Et comble de l'ironie, même Omega me manque. Les bas-fonds, l'ambiance terne et oppressante n'est désormais rien d'autre que du pipi de varren comparé au massacre à très grande échelle que se livrent les Moissonneurs et leurs créatures endoctrinées.

- "Hey."
- "Hum ?"
- "N'y pense plus, sinon tu ne seras pas efficace. Nous allons nous en sortir, Partenaire. Il suffit de se serrer les coudes, comme nous l'avons toujours fait."
- "Je sais."

Raena me connaît par coeur, et use de toute sa personne pour me permettre de me focaliser de nouveau sur la mission. Elle est douée pour ça. Mais là, c'est différent. Et pas qu'un peu. Là-bas va se dérouler la bataille de toute une vie, et beaucoup tomberont sous les attaques ennemis. Nous le savons tous.

- "Vérifiez votre équipement."

Détourner les mauvaises pensées en faisant un travail de routine me semble une bonne chose pour passer le temps et s'assurer en outre d'être fin prête au combat. Il n'est plus temps des sentiments et autres peines. Nous devons nous battre coûte que coûte.

L'Armée Asari a déployé l'ensemble de ses vaisseaux et de ses corps militaires pour le succès de cette opération conjointe avec toutes les autres races conciliennes. Plusieurs centaines de petits groupes de commandos ont été intégrés dans des navettes Kodiak protégées par des formations de chasseurs. Chaque commando est placé sous la tutelle d'une paire de Chasseresses, tandis que des Matrices commandent le plus gros des troupes. Raena et moi avons été affectés au détachement de reconnaissance Thessia R-7 - nom de code donné en mémoire de notre planète. Uniquement composé de Chasseresses - huit en formation, et quatre jeunes promues ayant hâte de faire leurs preuves et de défourailler ces satanées machines, chapautées par deux Chasseresses confirmées, Raena et moi -, notre but n'est rien d'autre que de préparer le terrain pour le reste des armées conciliennes. Notre tactique de guerilla - frapper, puis repartir - a déjà fait ses preuves, et combinée à la stratégie turienne de guerre d'usure, la puissance des armées de l'Alliance, la technologie Quarienne et la science Galarienne - sans compter les tanks sur pattes que sont les Krogans -, Nous pouvons réussir. A condition que tous coopèrent d'un commun accord, ce qui n'est pas tout à fait gagné compte tenu des passifs et autres tensions entre certaines races conciliennes.

- "Entrée dans l'atmosphère de la Terre dans une minute."
- "Accrochez-vous !"

Le moment de vérité. Toutes les navettes piquent droit vers le berceau de l'Humanité mis à mal par l'armée des Moissonneurs. Jetant un oeil à travers le hublot, je contemple cette planète nommée sobrement la Terre, de bleu, de vert et d'ocre répartis de manière harmonieuse. Je n'y ai jamais mis les pieds jusqu'à présent, j'aurais voulu la visiter dans des circonstances plus heureuses. Trop tard pour y faire du tourisme, l'heure est désormais à la riposte. L'approche initiale était trop calme pour durer, car les tirs anti-aériens commencent à donner de la voix et secouer sans vergogne nos navettes. Les chasseurs se mettent en position autour d'elles, des dizaines tombent sous l'impact lourd des DCA ennemis, d'autres les rejoignent dans une pluies de débris ardents. Deux navettes viennent d'exploser, tuant des dizaines d'Asari. Mais nous tenons bons, pour le moment. A travers le hublot, je ne peux qu'observer le spectacle de cendres et de désolation qui se déroule sous mes yeux, faisant remplir mon coeur d'un mélange chaotique de tristesse et de fureur, de crainte et de rage. Ce maëlstrom d'émotions contradictoires parcourt mon corps et alimente ma détermination.

- "Cicosaure à trois heures !"
- "Chasseurs ! Diversion ! Il ne faut pas qu'il s'approche de nous !"

Une monstruosité cybernétique tente de décimer nos rangs en attaquant par le flanc. Les chasseurs ripostent par des tirs nourris, soutenus par une navette, laissant toute liberté aux autres Kodiaks d'atterrir. Du peu de vision que me permet le hublot, nous avons essuyer de nombreuses pertes - que j'estime à au moins le cinquième des vaisseaux déployés sur la planète. Trop à mon sens, sans avoir posé le moindre pied sur terre. La bataille ne fait que commencer, et cela ne présage rien de bon pour la suite des opérations. D'autres tirs sifflent de part et d'autres de notre navette, alors que nous nous apprêtions à nous déployer.

- "Troupes ennemis au sol ! Préparez-vous à sauter pendant que je vous couvre !"

Toute pensée, tout souvenir est balayé de mon esprit, et mon regard se fixe sur la porte de la soute en train de s'ouvrir. Les armes lourdes du Kodiak crachent leur puissance de feu.

- "Sitôt pied à terre, mettez-vous en position de couverture ! Asani, estimation des forces ennemis en présence ?"
- "Une dizaine de Zombis avec cinq Cannibales et six Maraudeurs, dirigés par une Furie !"
- "Occupe-toi de la Furie avec ton fusil. Nous allons faire place nette pour que tu puisses avoir une vue dégagée. Vous quatre, concentrez vos tirs sur les Maraudeurs. Le reste avec moi, nous allons déblayer le terrain, en priorité les Cannibales et les Zombis qui se rapprochent trop près de vous ou de Raena. Allez !"

Le Mattock prêt à faire feu, le Disciple paré à prendre le relai, je me prépare à sauter avec mon groupe. Les tirs fusent, les cris des kamikazes cybernétiques vrillent nos tympans.

- "Je ne vais pas tenir très longtemps ! C'est maintenant ou jamais !"
- "On y va !"

Tous s'élancent, atterrissant sur le sol en un roulé-boulé maîtrisé. Une rafale de tir de Maraudeur fauche soudain une des apprenties Chasseresses que son bouclier n'aura pas réussi à entièrement protéger. En première ligne, je fais parler mon fusil d'assaut, puis pointe du doigt les Cannibales s'étant arrêtés pour se faire un festin des morceaux de Zombis éparpillés par les salves de la navette. Celle-ci finit par s'éloigner, les dommages subis ne lui permettant plus de rester apporter son soutien. Il ne restait plus que sept Zombis chargeant droit sur nous et trois Cannibales se développant peu à peu à mesure qu'ils dévorent les cadavres des endoctrinés tombés sous nos tirs.

- "Tuez-lez ! Vite"

Nous concentrons nos tirs sur ce qui étaient auparavant des Butariens, le feu nourri permettant de tous les trouer comme des passoires avant qu'ils n'aient eu le temps de se régénérer et de développer leur armure de chitine. Cela nous a malheureusement laissés à la merci des Zombis qui ne sont plus qu'à quelques mètres de nous. Pendant ce temps, trois des Maraudeurs s'effondrent sous les salves des Chasseresses, mais deux d'entre elles viennent de trouver la mort en retour. La Mantis de Raena, postée en retrait derrière la carcasse d'une voiture, donne de la voix, décimant le reste des Maraudeurs. Nous rendons coup pour coup, jusqu'à ce que la Furie se mette à crier, vrillant nos tympans et nous assommant quelques secondes, suffisamment longtemps pour s'approcher des apprenties à une vitesse ahurissante et déchirer leur chair de ses griffes acérées.

- "Tous sur elle ! Raena !"
- "En joue !"

Le Disciple hurle sa fureur, crachant ses salves meurtrières, malmenant le bouclier de la Furie. Je hurle également, enragée par les trop grandes pertes et la frustration de n'avoir su les protéger. La créature recule sous les impacts lourds et sa barrière s'estompe de plus en plus vite.

- "Maintenant !"

Une fois encore, Raena fait feu. Le tir de Mantis traverse la boîte crânienne de la Furie, l'éclatant comme un ballon. Le reste du corps se dégagrège, dénué de vie. Un sifflement m'alerte, je me retourne et fais feu par deux fois. Deux Zombis s'effondrent alors qu'ils tentaient de surprendre ma partenaire, la sauvant in extremis. Un fumet titille mes narines, m'avertisssant d'une surchauffe de mon arme. En ôtant la cartouche thermique usagée, je jette un oeil sur nos effectifs, et le constat est des plus alarmants : des huit apprenties ne restent plus que trois survivantes, dont une blessée à la jambe. Et seuls deux Chasseresses répondent encore présents. Les jeunes Asari versent des larmes pour leurs compagnes et amies morts pour la galaxie, les plus anciennes comme moi gardent pour elles-mêmes ces sentiments, mais n'en ressentent pas moins la perte de partenaires qu'ils avaient appris à connaître et apprécier au sein de l'armée et au fil des missions. Mon regard croise ceux de Raena, qui acquiesce d'un hochement de tête. Elle sait ce qu'il faut faire, et est plus à même de diriger la troupe drastiquement réduite. Pendant qu'elle remotive les guerrières, j'enclenche mon Omnitech afin de visualiser la carte et décider d'un tracé pour rejoindre l'un des points de ralliement décidés par l'ensemble des hauts gradés des armées conciliennes. Quatre kilomètres nous séparent du point le plus près, mais avec un blessé parmi nous et un groupe réduit, le risque d'être pris dans une embuscade reste élevé. Raena me rejoint avec le reste du groupe, et d'un commun accord entre elle et moi, un tracé que nous pensons sûr est défini. D'après un premier rapport de situation, seuls huits navettes Asari ont pu livrer les colis sans encombre. Deux autres ont réussi à larguer les commandos avant de s'écraser. Les autres ont été soit pulvérisés en vol, soit trop endommagés pour pouvoir garder leur équipage en vie après le crash.

Bilan lourd d'entrée de jeu, mais nous en étions conscientes. Personne n'est sauf, certainement pas dans cette guerre où tout se joue ici, sur Terre. Je règle la fréquence radio afin de synchroniser avec les éventuelles forces restantes au point de ralliement.

- "Ici détachement Thessia R-7, nous nous dirigeons vers le point de rendez-vous par le sud. Répondez."

L'absence de réponse laisse un goût amer dans la bouche. De deux choses l'une : soit notre radio est hors service ou trop endommagé pour émettre un quelconque signal, soit personne n'a encore atteint le point de ralliement. Ou pire encore.

- "Faisons le plus discret possible, nous avons une longue route à faire. Vala, tu ouvres le chemin. Seti, comme tu es blessée, tu te places au milieu et les autres surveillent les flancs. Je fermerai la marche. En avant !"

Je range le Disciple, reprenant ce bon vieux Mattock, et nous entamons notre trajet, espérant fortement ne pas avoir à rencontrer d'autres troupes ennemis. Quatre kilomètres, cela peut sembler long, surtout avec un blessé dans le groupe. Ajoutés à cela la possibilité de rencontrer les créatures endoctrinées des Moissonneurs à chaque recoin, le tout fournissant un degré de stress non négligeable pouvant provoquer un faux pas. Chose que nous ne pouvons nous permettre, notre effectif drastiquement réduit ne pouvant pas essuyer une autre attaque de Moissonneurs. La moitié du parcours a été fait, jusque là sans encombre, ce qui ne nous empêche pas de rester vigilantes, marchant à vitesse réduite, nos sens aiguisés. Même Seti, notre apprentie blessée à la jambe, a tenu à garder son arme en main au cas où une riposte devait se lancer, malgré l'état de la plaie - une large et profonde entaille à la cuisse causée par une balle de Maraudeur - qui n'était pas franchement belle à voir. Aucun signe des créatures cybernétisées dans les environs, nous continuons à marcher vers le point de ralliement.

Finalement, malgré des fausses alertes et le silence radio, nous parvenons au but. A pas de loup, nous nous approchons de l'immeuble constituant le quartier général improvisé des armées conciliennes, et y entrons. Un soulagement pour moi ainsi que mes compagnes d'armes, nous ne sommes plus seuls. D'autres escadrons de toutes races se sont retrouvés ici pour préparer l'assaut contre les Moissonneurs, mais leur nombre réduit me laisse à penser que beaucoup n'avaient pas survécu. Les blessés - trop nombreux à mon goût - ont été disposés dans une pièce aménagée en infirmerie de fortune. J'ai confié Seti aux soins des médecins, puis je rejoins Raena avant de trouver le reste des troupes conciliennes. Nous les saluons, puis Raena prend la parole.

- "Détachement de chasseresses Thessia R-7, au rapport. Je suis Raena, et voici ma partenaire Vala. Nous avons essuyé l'attaque d'une troupe d'endoctrinés et avons essuyé de lourdes pertes."

Elle montre alors d'un geste de la main notre effectif : six chasseresses asari, dont deux apprenties, sans compter Seti qui ne pourra pas nous rejoindre pour le moment.

- "Quelle est la situation présente ?"

J'ai toujours préféré aller droit au but. C'est ma nature, et l'urgence de la situation imposait de ne pas perdre de temps pour ne pas laisser l'occasion à l'ennemi de nous submerger.


Dernière édition par Vala Cyrus le Jeu 9 Juil - 16:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Dim 26 Avr - 9:48


A côté d’Adrien, la Turienne se livrait à un interrogatoire en règle. La ville en ruines, les forces Moissonneurs et les milliers de morts autour d’elle ne semblait pas la déranger plus que ça. Un détachement qu’Adrien ne possédait pas, mais il fit quand même son possible pour répondre aux questions de l’armurière et faire un brin de conversation. Rester silencieux n’empêcherait pas les Moissonneurs de les trouver s’ils le voulaient, et peut-être la tension allait-elle s’apaiser un peu pour le groupe en constatant que malgré tout, les hommes et femmes à leurs côtés n’étaient pas des machines à tuer. C’était sans doute idiot, mais depuis plus d’un an, la ils avaient passés la majeure partie de leur vie à tuer des monstres. De quoi perdre un peu le sens de la réalité, et un peu de sa compassion.

Faisant de son mieux pour répondre à la curiosité de Naevus, il essayait en même temps de faire un peu de conversation. Oui, il venait bien de la Terre, qu’il n’avait plus revue depuis un moment. Et la Turienne la visitait pour la première fois. Pas forcément le meilleur premier contact avec la planète mère Humaine, vu l’état dans laquelle elle était. Mais Palaven ne devait pas être dans un meilleur état, alors… La question sur son affectation précédente agaça un peu Adrien. Pas parce qu’elle l’avait posée, mais à cause de l’immobilisme auquel on l’avait forcé pendant que d’autres se battaient. Mais il ne pouvait pas vraiment se plaindre alors qu’autour de lui, certains auraient appréciés un peu de repos. Une autre formation que soldat ? Il ne voyait pas vraiment à quel moment il aurait pu faire autre chose, ni même s’il en aurait eu envie. Elle, elle était encore en plein service militaire obligatoire. Pas le meilleur moment, mais elle ne l’avait pas choisie. Quand à ses passe-temps… Adrien commençait vraiment à être surpris par les questions de l’armurière. Qui devenaient de plus en plus personnelle. Il y répondit malgré tout, expliquant que malgré son attentisme lors de la guerre, il n’avait pas eu le temps de se trouver des hobbies. En revanche, il se braqua complètement quand elle commença à aborder sa vie sentimentale. Faire la conversation, d’accord, mais ils se connaissaient depuis à peine quelques minutes, et il était loin de vouloir lui faire ce genre de révélations. Et il lui expliqua clairement. Cela dit, la question réveilla en lui son inquiétude pour Aper, et il n’eut pas le cœur à envoyer promener la seule personne qui faisait un effort pour l’instant. Il finit donc par répondre à la question, mais fut sauvé d’autres questions indiscrètes par leur arrivée au QG. Aussi étonnait que cela pouvait paraitre, ils n’avaient pas rencontrés d’obstacles sur le chemin. Ouf.

Le QG était… Bordélique. Des salles d’états-majors crées à la va-vite, des cliniques improvisées, des stocks de munitions posées dans des coins, comme oubliées… Il était évident que la zone était faite pour ne pas perdurer, et qu’elle n’était pas en service depuis longtemps. Un semblant d’ordre avait pourtant été établi, permettant aux différentes races d’aller voir leurs supérieurs pour prendre leurs nouveaux ordres. Ailleurs, les soldats se reposaient entre deux assauts, pour ceux qui n’étaient pas blessés. Les navettes Kodiak continuaient de déverser des soldats frais et dispo pour la suite des événements. Et plusieurs avant-postes avaient étés crées pour contenir les vagues Moissonneurs voulant prendre d’assaut le QG. Pour l’instant, sans succès. La zone était un havre de paix au milieu du carnage. L’œil du cyclone. Il était en train de dire au revoir à Naevus quand il se fit interpeller.

- Adrien? C'est toi?

Etrangement, il n’était pas plus surpris que ça de savoir que la propriétaire de cette voix était sur Terre. Elle avait participé à pas mal de missions de sauvetages, entre autre, et il était logique qu’elle participe à l’opération finale. Hormis les troupes encore présentes sur les planètes-mères pour défendre leurs compatriotes, tous les autres soldats étaient présents à Londres. Et puisqu’il était impossible de rejoindre Palaven à cause du blocus, que tout les soldats de la Galaxie étaient réquisitionnés, qu’elle soit là était logique. Malgré tout, il n’était pas rassuré de savoir Aper ici. La Terre était un véritable abattoir, et ils avaient plus de chances de mourir que de survivre. Malgré tout, la savoir ici faisait plaisir à Adrien, au-delà de son inquiétude. Contrairement à son habitude, elle se montra très protectrice avec lui, malgré la foule alentour. Elle qui n’aimait pas se montrer en public, il semblerait que son inquiétude lui fasse oublier ses réserves. Adrien lui confirma qu’il allait bien, ce qui apaisa un peu la Turienne. Qui finit par se présenter à sa compatriote avec qui Annaz avait fait route. Prenant les devants, il ne laissa pas à Naevus le temps de répondre.

« Ravilla, je te présente Scana Naevus, armurière la Hierarchie. Elle allait voir son chef de section pour prendre ses ordres, je ne vous retiens donc pas plus longtemps. On se retrouve ici quand ce sera fait, Naevus ?.

Dans certaines circonstances, Adrien ne se serait pas débarrassé de l’armurière comme ça. Mais en temps de guerre, il était important pour ses supérieurs de savoir qui était en vie ou non. Dans le groupe d’Annaz, un autre soldat était parti signaler leur arrivée et prendre les ordres. Et surtout, Adrien voulait avoir un moment avec Aper. Il ne l’avait pas vu depuis un moment, et en temps de guerre, c’était assez inquiétant.

« Ca me fait plaisir de te voir, même si je préférerais que tu ne sois pas là… Tout va bien ? Pas de blessures ? Dans tout les cas, tu m’a manqué…

Ils discutèrent quelques minutes avant que le devoir ne rappelle Adrien, qui s’excusa en lui promettant de revenir la voir. Il avait des ordres à recevoir, et même s’ils ne partiraient pas avant un moment, il fallait qu’il aille les chercher. Pas qu’ils soient très surprenants… Dans l’ensemble, le but du jeu était de survivre et d’ouvrir un passage jusqu’à la Citadelle. Ou plutôt, jusqu’au rayon en dessous. Une fois fait, croiser les doigts pour que le plan mis en place marche. Des perspectives réjouissantes pour Adrien, qui adorait ne pas avoir la possibilité d’influencer un minimum les choses. Il serait une fois de plus passif, un peu moins que sur la Citadelle malgré tout.

Consultant la composition de son groupe, il reconnut un nom familier : Leonardus Seneca. Le médecin Turien qu’il avait rencontré sur la Citadelle, en même temps qu’Aper. Avec son aide, il avait sauvé la jeune femme d’une mort certaine. Enfin, avec son aide… Disons plutôt qu’Adrien avait appelé au secours et laissé le médecin faire son travail. S’il avait été seul, l’Humain n’aurait jamais réussi à sauver Ravilla. Tout simplement parce qu’hormis les gestes de premier secours, il n’y connaissait rien en médecine ou autre. Le savoir dans le même groupe que lui était rassurant, des vies pourraient peut-être être sauvées grâce à lui. Naevus était toujours dans le même groupe, à leurs côtés. Rien de surprenant : ils se connaissaient, autant ne pas les séparer maintenant. Seneca avait sans doute était rajouté pour palier aux pertes subit par le groupe lors de leur confrontation avec les Moissonneurs. Trois Turiens, quatre Asari et deux Quariens complétaient la liste de l’équipe dont faisait partie Adrien. Treize personnes au total, donc. Heureusement, il n’était pas superstitieux.

Il retourna dans la salle où il avait laissé Aper et Naevus, et les y retrouva. Elles étaient ensemble, mais il ignorait si elles avaient discutés puisqu’elles étaient silencieuses au moment où Adrien s’approcha d’elles. Il se décida donc à rompre le silence.

« Il semblerait que nous soyons toujours ensemble pour la suite des opérations, Naevus. Ce qui n’est pas notre cas Ravilla, malheureusement. En revanche, j’ai vu que Seneca nous rejoignait. C’est une bonne nouvelle. On va le chercher ensemble, puis le reste du groupe ? Ca nous permettra de discuter un peu avant de repartir. »



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mar 28 Avr - 12:56
Le temps était nuageux et la troupe venait d'arriver au QG. La discussion avec l'humain avait aidé à redescendre le niveau d’angoisse de la turienne. Ce campement rappelait les postes dans lesquels elle avait servie sur Palaven. Scana se rappela de la galère réparer une veuve avec un simple kit d'outil et une lampe de garagiste pour c'éclairer. Dans ce genre de poste l'armurière se sentait à sa place. La différence de cette endroit était que ses collègues n'étaient pas que des turiens cette fois ci. La seule question qui n'était pas encore claire était de savoir pour combien de temps.

Une fois dans la campement, une autre turienne les rejoignit. D'après son équipement et les marques, c'était une franc tireuse. Naevus voyait la femme se rapprocher de Annaz et la regarda un instant. Elle n'écouta pas vraiment la conversation entre les deux soldats; jusqu'aux moments qu'elle entendit qu'une question était pour elle. ''Veuillez m'excuse pour cette interruption. Soldat Ravilla Aper. Je fais partie de la première ligne. Vous êtes...?'' La bricoleuse voulait s'annoncer, mais elle fut prit de vitesse. '' Ravilla, je te présente Scana Naevus, armurière la Hiérarchie. Elle allait voir son chef de section pour prendre ses ordres, je ne vous retiens donc pas plus longtemps. On se retrouve ici quand ce sera fait, Naevus ?'' La turienne se sentit comme de trop et décida de suivre le conseil.


Heureusement la pluie n'était pas tombée et la turienne regardait de tout les côtés. Le chef vers qui elle devait se renseigner était un certain Adjudant Titius. Le nom lui était plus que familier. Elle finit par arriver vers l'officier qui se trouvait loin de ces collègues des autres races. ''Bonjours Monsieur, 1ère classe Naevus. Je viens chercher mes ordres de mission.'' L'homme se tourna et vit la jeune au garde à vous. ''Enfin une de chez nous.'' Le turien rigola et posa la main sur l'épaule de la bricoleuse. ''Je vais pouvoir dire à votre père que vous êtes parmi nous.'' L'adjudant êtait un ami du père de Scana qui était du même grade que lui. L'homme demanda les formalités administratives, donna le rapport et fit signe de se dépêcher à la femme.

Dans le rapport, il était noté que la turienne continuait sur le front avec le sergent Annaz. Elle regarda le document et avança sans faire attention au paysage. Soudain, elle vit un détail qui ne lui échappa pas. Une personne qui se trouvait assise sur une caisse en train de lire un rapport. Cette personne n'était pas censée être là. Scana vint près d'elle et la regarda. ''Tu n'étais pas censée être dans une navette Freya?'' L’interpellée se tourna et on pouvait voir plusieurs griffure sur elle et son armure. '' Un cicosaure nous a attaqué. la navette est hors d'usage et ils ont assez de monde ici.'' La bricoleuse regarda son amie. ''Tu es sur le front?'' Les deux comparèrent les rapports et virent qu'elles étaient ensemble. ''C'est peut être mieux d'avoir chacune un oeil sur l'autre?'' Naevus sourit. ''Je t'avoue que je préfère. Tu viens avec moi pour rencontrer le reste?'' L'urgentiste se leva de sa caisse. ''Je rejoins le RDV une fois que j'ai finit avec un truc. Sa joue?'' L'armurière partit en direction du point où devait encore se trouver le sergent et la franc tireuse.

Une fois arrivée, la turienne regarda sa consœur qui était là et la rejoignit. ''Le sergent est partit faire son rapport?'' Elle était curieuse. Mais ne voulait pas être indiscrète. ''Hein? Heu, possible... J'étais de garde sur les remparts depuis tout à l'heure, je ne sais pas vraiment...'' Elle tourna la tête et revint sur Aper. ''Vous étiez où avant de venir sur terre?'' Peut être quelle serait passer par une affectation commune. '' Un peu partout, notamment dans l'espace turien. J'ai fais quelques missions d'extraction sur d'autres planètes aussi.'' Les franc tireurs n'avaient pas vraiment d'affectation fixe et elle le savait avec les quelques messages de son père. ''Vous avez déjà rencontrez un adjudant qui avait le même nom que moi?'' En attendant le retour de l'humain peut être que Ravilla pourrait lui raconter des fait si elle le connaissait. ''Non, désolée. Il est peut-être d'une autre compagnie que la mienne.'' Au moins elle avait demandée.

Annaz revint et donna quelques informations. ''Il semblerait que nous soyons toujours ensemble pour la suite des opérations, Naevus. Ce qui n’est pas notre cas Ravilla, malheureusement. En revanche, j’ai vu que Seneca nous rejoignait. C’est une bonne nouvelle. On va le chercher ensemble, puis le reste du groupe ? Ca nous permettra de discuter un peu avant de repartir.'' Scana arrêta de bidouiller son casque et fit un grand sourire. ''Seneca est dans le groupe! J'étais avec lui avant d'être ici.'' La turienne était contente de savoir que plusieurs personne de l'équipe serait des connaissances. ''Vous avez d'autre renseignement sur l'équipe?'' Une personne arriva en dehors de son champs de vision. ''Arrête de l'embêter avec tes questions.'' L'urgentiste se présenta. ''1ère classe Freya Dafius médecin.'' Après sa présentation à l'équipe , elle vint vers l'armurière et les deux gardèrent un esprit professionnel. Chacune savait que le moindre débordement pourrait nuire à l'équipe. Néanmoins, elles s'envoyèrent des regards et sourires qui pourraient laisser penser qu'elles se connaissaient.


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mer 29 Avr - 16:36
Epongeant la table d’opération improvisée qui se réduisait à un simple bureau avec deux chaises à côté, Léonardus poussa un soupir de soulagement ; plus personne ne viendrait ici si on en jugeait le silence. Il s’occupait surtout des blessures aux membres ; les plus simples à traiter et surtout, traitables en vitesse avec parfois pour unique anesthésiant une bouteille d’alcool. Les vrais sédatifs étaient pour les opérations lourdes au torse ou au visage ; le matériel médical arrivait au compte goute et les blesser par paquet de dix. Autant dire que passer sur le billard à ce moment-là n’était absolument pas une bonne idée.
Le médecin s’assit par terre contre un mur en posant l’éponge à côté de lui alors que le sceau à l’opposé de la pièce contenait un mélange d’eau, d’hémoglobine et de sueur. Son collègue urgentiste s’arrêta dans sa besogne et échangea un regard avec le docteur qui commençait à en avoir assez.

-Tu n’en as plus hein ? Demanda Bravus.

Ses petites pilules miracles qui servaient à le maintenir au top le temps des opérations les plus risqués, maintenant que le toubib était à court d’amphétamines, il se rendait compte à quel point le prochain affrontement allait être éprouvant pour lui et ses nerfs.

-Je ne sais pas si je dois dire hélas ou heureusement. A vrai dire si j’en avais là tout de suite je ne saurais pas me modérer ; toi et moi avons le destin de la galaxie entre nos mains.
-Toi et moi ? Tu n’exagères pas un peu ?

Si, Léonardus en rajoutait une couche quand il disait qu’ils avaient la destinée du monde. Mais pourtant ce n’était pas si éloigné de la vérité. Sans eux, combien de soldats seraient morts ?

-Tous les couillons dehors qui n’ont pas d’affectation particulière vont rentrer dans le tas en se disant que c’est impossible de mourir si près du but et ils ont raison ; tant qu’on sera derrière eux pour les rafistoler ils resteront en vie. Mais, voilà, nous ne sommes pas éternels. Expliqua le médecin.
-Il y aura toujours un infirmer pour te traîner hors du champ de bataille. Contrairement à d’autres on est des militaires de carrière Léo, quinze ans ça ne nous paraît rien quand il n’y a pas de guerre. On aime voir le sang couler, surtout quand c’est nous qui le faisons ; si on tenait tant que ça à sauver des vies on serait dans le civil.
Il y a sept ans on aurait pu dire « on préfère les cliniques aux hôpitaux de campagne », pourtant…

-Vous ne mourrez pas car vous avez l’art du meurtre dans vos gènes ; nous sommes des prêtres de la mort et nous avons rempilé. Quand on mourra c’est quand on l’aura décidé et pas autrement. Coupa Nicia.

Bravus salua d’un signe de tête la femme de Léonardus, la Turienne contrairement à son mari n’attendait pas qu’une occasion vienne pour se vanter. C’était inné à sa famille sans doute, avec son frère elle avait dû être une tornade qui ne s’arrêtait jamais. En un sens les deux avaient raison ; ils chérissaient la vie de toutes leurs forces tout en l’arrachant à ceux qui avaient le malheur de s’opposer à eux. En l’occurrence les moissonneurs.
Sa conjointe, contrairement à lui, semblait en pleine forme, principalement à cause de son poste qui était moins sollicité que celui de docteur. Puis l’officier médical remarqua le casque attaché à sa taille ; une série de dents rouges avaient été tracé à la craie, à moins que ce soit du sang qui ornait la protection. Comme d’habitude la spécialiste n’avait pu s’empêcher de modifier le matériel mais à vrai dire, le toubib comprenait cette envie de personnalisation ; ils allaient bientôt rentrer dans le cœur de l’adversaire et avoir un signe distinctif était toujours le bienvenu quand les visages étaient cachés. Son uniforme à lui était tâché de sang, alors au diable la finesse et l’élégance ; ils n’étaient plus vraiment à ça près à ce moment précis. Tant pis si les autres membres de l’escouade avaient des uniformes immaculés, au moins ce serait une preuve qu’il avait fait sa part de travail.
Léonardus ne savait d’ailleurs toujours pas avec qui il allait être.

-On doit nous attendre Léo, viens.

Nicia lui tendit un Predator et un Phaeton ; il n’avait pas gardé ses armes pour opérer. Toutefois il avait encore ses chargeurs et en particulier le cadeau qu’il avait reçu sur Digeris ; ses balles anti-bouclier. Le médecin se leva et arma les deux engins de mort avant de rejoindre le groupe en saluant Bravus.
Avec un pistolet qui avait de réelles chances de trouer un maraudeur en une balle le docteur se sentait plus rassuré ; les armes de poing avaient toujours été comme une seconde nature avec lui, contrairement aux fusils d’assaut. Sa conjointe remit son casque aux peintures de guerre alors que le médecin le gardait à la taille ; sentir de l’air pur lui faisait du bien, en particulier en temps de guerre.
Scana Naevus fut le premier nom que prononça Nicia en chemin ; comme d’habitude elle voulait savoir plus en détail avec qui elle travaillait. Léonardus se contenta d’une critique objective ; un peu impulsive mais loyale et bonne armurière, le genre de personne sur qui on pouvait compter. Adrien Annaz vint en second, cette fois-ci le médecin fût plus mitigé ; quelqu’un qui avait tenté de faire du bouche à bouche à une Turienne qui s’étouffait. Ca trahissait forcément un gros oubli au niveau des premiers soins mais sinon, le docteur ne pouvait évaluer les compétences militaires de l’humain.
La spécialiste rejoignit le groupe et détailla rapidement la composition ; Annaz, Naevus, Dafius était les seules têtes familières.

-Une fois de plus nous nous retrouvons. Nous sommes toujours les plus forts quand il s’agit d’échapper aux griffes de la mort. Constata le docteur.
-En espérant que je n’aurais pas à vous y arracher. Continua aigrement Nicia derrière son casque. Enfin, vous avez l’air en forme contrairement à d’autres.

Un insigne du génie était visible sur son épaule, tout comme on distinguait un brassard du corps médical Turien sur celle de son mari. Sans doutes que voir que la charge de travail n’avait pas été la même pour tout le monde l’avait passablement agacé, Léonardus lui aurait bien demandé de ne pas être trop dur avec les autres. En particulier avec Scana, mais ça n’aurait fait qu’aggravé la situation ; une fois que sa femme était lancée, plus rien ne l’arrêtait.

-Qui sera le chef de l’équipe ? Demanda la Turienne.

Sans doute le sergent Annaz qui était sous-officier, même si le toubib lui était techniquement supérieur, c’était un militaire actif et pas un membre du corps médical.
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Sam 2 Mai - 2:48


    - Ravilla, je te présente Scana Naevus, armurière la Hierarchie. Elle allait voir son chef de section pour prendre ses ordres, je ne vous retiens donc pas plus longtemps. On se retrouve ici quand ce sera fait, Naevus ?

    Aper hocha de la tête, indiquant qu'elle avait entendu. Pourtant, elle ne dit pas mot, attendant de voir ce qui allait se passer. Il semblait qu'Adrien ne voulait pas que sa collègue reste plus longtemps. C'était compréhensible; ils étaient en guerre, il n'y avait pas de temps à perdre. Si la femme n'avait pas encore reçu ses ordres, elle ferait mieux de les prendre au plus vite. D'ailleurs, elle non plus ne les avait pas encore eut, tellement elle avait été occupée depuis l'installation du QG. Il faudrait qu'elle y remédie.
    Une fois Naevus partie, Annaz et Ravilla se retrouvèrent en un semi tête à tête. Ils gardaient une distance entre eux deux, ne laissant pas paraître plus qu'une amitié entre eux. Ce n'était pas vraiment le bon moment pour qu'ils se montrent affectueux l'un envers l'autre. Cela ne leur empêchait cependant pas de s'inquiéter l'un pour l'autre. D'ailleurs, maintenant qu'il lui avait confirmé ne pas être blessé, la turienne pouvait cesser de s'inquiéter. Au moins pour l'instant. C'était désormais à lui de prendre des nouvelles afin de rassurer ses craintes. Depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vu, en même temps...

    - Ca me fait plaisir de te voir, même si je préférerais que tu ne sois pas là…

    - Je pourrais dire la même chose. J'aurais préféré que tu restes sur la Citadelle, à l'abri, plutôt qu'à combattre ces horreurs.

    - Tout va bien ? Pas de blessures ? Dans tous les cas, tu m’as manqué…

    Elle sourit dans un premier temps, les bras croisés, légèrement en arrière pour s'empêcher de trop s'approcher.

    - Je vais bien. Autant qu'on puisse dans ce genre de situation, je dirais.

    Ses mandibules claquèrent un peu alors qu'elle ajoutait un "tu m'as manqué" aussi du bout des lèvres. Si elle pouvait se montrer un peu plus démonstrative en privée, ou dans la "vie civile", cela était difficile, pour ne pas dire impossible, alors que les combats allaient bientôt faire rage. Ça n'aurait pas été sérieux.
    Ils continuèrent à s'échanger quelques nouvelles un instant. Puis, l'homme fut obligé de filer, rappelé par les obligations. Ravilla elle-même n'avait pas vraiment de temps à perdre. Si les autres groupes étaient en train de recevoir leurs affectations futures, il y avait fort à parier que ça serait bientôt son cas aussi. Elle commença à se diriger vers la salle où se trouvait son chef lorsqu'un de ses collègues en sorti.

    - Aper?

    - Oui Mevron?

    Il était soldat comme elle. Un qu'elle connaissait bien d'ailleurs, puisqu'ils avaient passés presque toute la Guerre dans la même faction. Il semblait content de l'avoir trouvé; il y avait fort à parier qu'il se retrouvait, une fois de plus, à jouer les messagers, devant chercher à peu près tous les membres de leur groupe pour leur transmettre les nouvelles informations.

    - Nouveaux ordres. Tu sais où sont Opiter et Sarius?

    - Remparts; Opiter m'a relayé. Quelque chose pour moi?

    - Oui. Tu es avec eux justement; vous devez sécuriser les lignes arrière. Si des renforts Moissonneurs nous prennent à revers, l'opération est foutue.

    Hochement de la tête.

    - Et les lieux?

    - Une zone au Sud-Est. Ne t'inquiètes pas, votre chef saura vous guider. Rendez-vous dans la cour d'ici une heure.
    Je vais prévenir les autres.


    Bon. Au moins avait-elle le temps de dire au revoir à Adrien et Scana. Si les deux étaient (ou revenaient) à l'endroit où elle les avait laissés.
    Les couloirs étaient vides. A défaut, Aper décida d'attendre un peu. Elle était prête, puisque n'ayant pas eu le temps de se changer. Ce ne serait pas trop grave si elle arrivait sur le lieu du rendez-vous seulement une dizaine de minutes avant l'heure. Sans compter qu'ils ne pouvaient jamais savoir ce qui se passerait plus tard. C'était le moment de faire des adieux qui, elle l'espérait, ne seraient pas définitifs. Enfin, quitte à partir, autant le faire avec le minimum de regrets possibles.
    Ce fut la turienne qui arriva la première, quelques minutes après que sa comparse ne se soit installée. La jeunette se mit à lui poser plusieurs questions, dont l'intéressée répondit avec plus ou moins de détails. L'autre était sans doute plus jeune que la franc-tireuse. Elle avait un penchant très marqué pour le bavardage, chose que sa comparse ne partageait pas. D'ailleurs, elle tenta d'en savoir plus sur un sergent qui, sans la moindre information supplémentaire, ne disait rien à son aînée. Ce ne fut qu'après qu'elle ait répondu aux autres interrogations et attendu quelques minutes que Ravilla comprit enfin.

    - Attendez.... Vous parliez du Sergent Annaz?

    Elles n'eurent pas le temps de débattre plus en avant sur ce sujet. L'intéressé arriva, interrompant la moindre réponse qui aurait pu être donné.

    - Il semblerait que nous soyons toujours ensemble pour la suite des opérations, Naevus. Ce qui n’est pas notre cas Ravilla, malheureusement. En revanche, j’ai vu que Seneca nous rejoignait. C’est une bonne nouvelle. On va le chercher ensemble, puis le reste du groupe ? Ca nous permettra de discuter un peu avant de repartir.

    Cette annonce provoqua une réaction immédiate de la jeunette, qui semblait être à deux doigts de bondir de joie.

    - Seneca est dans le groupe! J'étais avec lui avant d'être ici.

    - Et bien. Le monde semble être petit.
    Il était en première ligne avec moi, encore que nous n'étions pas dans les mêmes groupes. Il a été envoyé en clinique s'occuper des blessés; je pense qu'il doit encore y être.


    Déjà, la petite - qui semblait être de Digeris au vu de ses marques - voulait en savoir plus quant au groupe. Elle fut très vite arrêtée lorsqu'une troisième inconnue, turienne aussi, arriva. Apparemment, les deux se connaissaient. En retrait, la militaire regardait le trio, les bras croisés comme à son habitude et un fin sourire aux lèvres. Oui, elle continuait de s'inquiéter. Notamment en sachant qu'elle ne serait pas là pour protéger son partenaire. Mais au moins le groupe semblait-il haut en couleur, à l'image d'Adrien. La femme tenta de se rassurer, en se disant qu'ils pourraient fêter leur victoire ensemble, sans grande conviction. La guerre lui avait appris qu'ils avaient plus de chance de mourir que de survivre...

    - 1ère classe Freya Dafius médecin.

    Un petit signe de tête en guise de salut. Deux médecins dans leur groupe. Ils allaient être gâtés s'ils étaient ensemble.
    En parlant de médecin, voilà que Seneca les rejoignait, accompagnée d'encore une dame, les gratifiant d'un salut cordial. Sa comparse, elle, sembla se montrer quelque peu agressive. Haut en couleur, c'était définitif.

    - Bien, lâcha Ravilla en se décollant légèrement du mur sur lequel elle s'était appuyée. Comme l'a souligné le Sergent Annaz, je ne serais pas avec vous. Soyez prudent; j'espère que nous nous reverrons à la fin.
    Docteur Seneca, Madame, veuillez m'excuser de ne pas rester plus longtemps.
    Soldat Naevus, Docteur Dafius.
    Sergent...


    Chacun eut le droit à son nom en guise de salut, prononcé d'un ton neutre. Seul Adrien eut le droit à une légère inflexion dans la voix. Qu'il soit plus prudent que les autres et n'ait pas l'idée de se faire tuer ou pire.
    Sur ce salut, Aper partit rejoindre son propre groupe.







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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Jeu 7 Mai - 12:04
Je comprends un peu mieux pourquoi nos appels restaient sans réponse, malgré le fait d'être sur la même fréquence radio communiquée par l'état-major de l'espace concilien. Notre arrivé passe tout à fait inaperçue, notre question reste sans réponse. Tous vaquent à leurs occupations, préparant l'opération, sans nous. Nous qui avons, comme eux, essuyé des pertes aux mains de l'armée des Moissonneurs. Et plus les minutes de mutisme de ces soldats et officiers s'égrennent, plus je sens une certaine colère monter en moi. Colère que je contiens, pour le moment. Raena, elle, reste calme, posant une main sur mon épaule comme pour tenter de m'apaiser. Cela fonctionne, plus ou moins.

- "Regarde-les. J'ai juste l'impression qu'on les emmerde plus qu'autre chose. Ou alors ils n'ont pas capté que nous sommes là."
- "Laisse, Val'. La situation n'est pas vraiment propice aux discussions autour d'une bonne table. Ils ont aussi perdu des amis, des proches. Et cette mission est primordiale, échouer reviendra à nous exterminer. Tous sans exceptions, Asaris comme Turiens, Humain ou même Krogans. Nous sommes tous concernés, alors fais preuve de tact et de patience."
- "De la patience, j'en ai, tu peux me croire."

Car en d'autres circonstances, j'aurais pris un de ces mecs par le col et lui balancer une tarte dans sa tronche de cake histoire de lui apprendre à ne pas me snober. Pour toute réponse, j'adresse à ma partenaire un sourire en coin, et un regard des plus espiègles. Evidemment, elle a compris ce que je m'apprête à faire, alors qu'elle-même était partie pour aller voir un groupe hétéroclite de soldats, d'armuriers, d'ingénieurs et de médecins de toutes espèces. Et je vois bien qu'elle n'est pas du tout d'accord, vu comment elle secoue rapidement la tête. Elle me connait, et elle sait pertinemment que, lorsque j'ai une idée derrière la tête, rien ne peut m'empêcher de la mettre en application.

Un sifflement bruyant résonne, faisant tourner la majorité des têtes vers la source du bruit : moi.

- "Maintenant que nous avons enfin votre attention, vous avez maintenant tout le loisir de répondre à ma question !"

Un regard sévère jaillit des yeux de Raena, auquel je lui réponds par un simple hochement d'épaule, faisant mine d'être désolée de ce tapage plutôt nécessaire pour remettre les choses en place. Tout le monde est concerné par la survie de toute espèce, sans exception. Il est donc normal de ne pas nous ignorer, peu importe la situation dans laquelle vous êtes et les épreuves que vous passez. Car en ce temps de fin du monde, nous sommes tous au même point, nous avons tous passé ce genre d'obstacles, avec plus ou moins de succès. Nous avons tous perdu dans cette guerre. Et pour certains, comme nous, notre monde natal, notre foyer.

Alors quitte à paraître rustre, je n'ai nullement envie de demeurer un fantôme. Mais bel et bien un acteur de ce conflit, une pierre à l'édifice de notre victoire face à un ennemi supérieur en puissance. Se battre pour changer un destin que les Moissonneurs veulent nous imposer.

- "Heureusement que j'ai dit de faire preuve de tact."
- "Tu sais très bien que je ne connais pas ce mot, Raena. De toute façon, que veux-tu qu'ils me fasse ? Me blâmer ? Nous sommes tous du même bord et nous luttons côte à côte face à un ennemi commun."
- "A l'avenir, abstiens-toi et laisse-moi faire."
- "Oui chef !"
- "C'est ça, fiche-toi de moi. Heureusement que je te connais bien."
- "Je sais."

Hochement de tête approbateur, et nous nous sommes mis d'accord sur le fait que le reste de notre groupe mérite un peu de répit avant le prochain ordre de mission pendant que nous deux allons nous renseigner et faire notre rapport. Une chose que je préfère laisser à Raena, préférant l'action à l'état pur plutôt que la paperasse ou les longs discours. En attendant que ma partenaire se met au parfum, je me décide à aller vers ce groupe en passe de partir. Un rapide coup d'oeil sur l'effectif en présence me rappelle à quel point toutes les races se doivent de se serrer les coudes et faire front commun, mettre leurs différents de côté et agir pour le bien de tous. Outre quelques militaires asaris - que je salue au passage et réconforte au besoin - et Turiens, ainsi que deux Quariennes, quelques insignes me tapent dans l'oeil. Un sous-officier de l'Alliance interstellaire, une armurière de la Hiérarchie turienne, ainsi qu'un médecin turien complète cette cohésion de fortune. Je me dirige alors vers ce qui me semble être celui le plus à même à me répondre avec le plus de précisions. Un coup d'oeil vers son insigne m'indique - avec le peu de connaissances que j'ai sur la hiérarchie militaire des humains - qui est un sergent.

- "Chasseresse Vala Cyrus, du groupe de reconnaissance Thessia R-7. Nous avons essuyé une attaque d'un groupe de Moissonneurs avant de venir ici. Comment cela s'est passé de votre côté, Sergent... ?"
- "Tu as fait connaissance avec notre nouvelle affectation, à ce que je vois, Val'."

La voix de Raena m'interrrompt, revenue vers moi avec notre maigre effectif - quatre chasseresses dont deux apprenties, sans nous compter - avec un clin d'oeil discret à mon attention.

- "Changement de plan ?"
- "Oui. Notre groupe a été décimé, nous sommes trop peu nombreuses pour constituer un bloc à part entière afin de mener une mission à bien. Alors les grands chefs ont décidé de nous affecter avec eux pour renforcer leurs effectifs."

Elle se tourne alors vers les têtes d'affiche du groupe que nous allons du coup rejoindre.

- "Bonjour, je suis la Chasseresse Raena T'Sala, et vous avez sûrement fait connaissance avec ma partenaire Vala. Je suppose que vous êtes le Sergent Adrien Annaz, de l'Alliance Interstellaire. Enchantée de faire votre connaissance, même en de pareilles circonstances. Comme vous l'avez entendu tout à l'heure, notre groupe étant en sous-effectif suite à une attaque d'endoctrinés à la solde des Moissonneurs, les officiers ont jugé bon de fusionner nos deux effectifs afin de mener à bien notre mission commune. Nous sommes six chasseresses à votre disposition, Lieutenant, prêtes à vous suivre pour le bien de tous. Si vous avez un plan d'attaque, pouvez-vous nous en faire part afin de vous soutenir le plus efficacement possible ?"


Dernière édition par Vala Cyrus le Jeu 9 Juil - 16:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Jeu 7 Mai - 18:15


Alors qu’Adrien avait prévu d’aller à la recherche du reste des membres de leur petit groupe, les choses ne se passèrent pas comme prévu. En l’occurrence, le groupe venait à sa rencontre, sans qu’il ait à se déplacer. Bon, ça l’arrangeait, il n’aurait pas à chercher à travers tout le QG pour trouver quelques personnes, c’était toujours ça de pris. Ainsi, alors qu’il annonçait à Naevus (et à Aper, qui se trouvait à côté) que le médecin-chef Seneca les accompagneraient, ils furent rejoints par une compagne Turienne de l’armurière, qui faisait elle aussi partie du groupe. Freya Dafius. Elle fut rejointe peu de temps après par la ‘’vieille’’ connaissance d’Adrien et Ravilla, à savoir Seneca. Il était accompagné de sa femme, qui avait aigrie de sa journée. Tout à fait compréhensible. Annaz hocha la tête à la remarque du médecin sur leur capacité à vaincre la mort. Ils allaient avoir besoin de tous les atouts pour survivre à cette soirée. Ce fut ce moment que choisis Aper pour s’éclipser enjoignant tout le monde à être prudent. Adrien nota la légère inflexion au moment où elle s’adressa à lui. Message reçu.

Le groupe était déjà presque complet. Des cinq Turiens, quatre Asaris, deux Quariens et l’unique Humain qui le composait, quatre Turiens étaient déjà là, à savoir Seneca et sa femme, Naevus et son amie. Les deux Quariennes étaient là aussi, et discutaient dans leur coin. Une Asari vérifiait ses armes et ne semblait pas vouloir discuter avec eux. Et bien sûr, Annaz. D’après leurs ordres, ce serait lui qui dirigerait les opérations. Pas forcément quelque chose de rare que de voir un sergent diriger une équipe. Mais la plupart du temps, il avait quelqu’un directement au dessus de lui pour lui donner les ordres. Cette fois, il ne devrait compter que sur lui-même, sans quiconque à qui demander conseil en cas de problème. D’un autre côté, s’il venait à y avoir un problème, ce ne serait pas le genre de souci qui se règle avec des ordres. Les problèmes qui risquaient d’arriver étaient plutôt du genre… Mortels.

Un sifflement bruyant retentit dans la pièce, faisant tourner les têtes des personnes présentes, qui, pour la plupart, sortirent leurs armes dans le même mouvement. Il n’y avait cependant aucun danger, le sifflement ne venant que d’une Asari désirant se faire remarquer. Au moins, c’était réussi. Rangeant leurs armes, les militaires détournèrent la tête, avec une moue plus ou moins prononcée sur le visage. Un tel bruit, dans une situation de guerre comme celle-là, ce n’était pas forcément la chose la plus intelligente à faire… Adrien n’eut cependant pas le temps de s’éterniser sur le comportement de l’Asari, car l’une d’entre elle s’approcha du groupe pour se présenter. Elle allait faire partie de leur petite escouade, ce qui ne faisait manquer plus que deux personnes au groupe. Deux Asaris qui ne tardèrent pas à arriver, au grand désarroi d’Annaz : l’une d’entre elle n’était autre que la siffleuse. Qui s’approcha et se présenta.

- "Bonjour, je suis la Chasseresse Raena T'Sala, et vous avez sûrement fait connaissance avec ma partenaire Vala. Je suppose que vous êtes le Sergent Adrien Annaz, de l'Alliance Interstellaire. Enchantée de faire votre connaissance, même en de pareilles circonstances. Comme vous l'avez entendu tout à l'heure, notre groupe étant en sous-effectif suite à une attaque d'endoctrinés à la solde des Moissonneurs, les officiers ont jugé bon de fusionner nos deux effectifs afin de mener à bien notre mission commune. Nous sommes six chasseresses à votre disposition, Sergent, prêtes à vous suivre pour le bien de tous. Si vous avez un plan d'attaque, pouvez-vous nous en faire part afin de vous soutenir le plus efficacement possible ?"

Plus rigide que ça, Adrien n’était pas sûr que ce soit possible. L’Asari ne semblait pas du tout concernée par ce qu’elle disait, comme s’il elle-même n’était qu’une pièce d’un puzzle. Elle lançait des formalités sans y croire elle-même, apparemment. Mais bon, elle n’en restait pas moins une chasseresse Asari, c’est-à-dire une excellente combattante. Et si elle ramenait cinq autres amies avec elle, Adrien n’allait pas se plaindre. De plus, leur groupe comprenait quatre personnes de plus, ce qui n’était pas un mal.

« Ha oui, l'amie de la siffleuse, en effet. J’espère qu'elle n'en fera pas une habitude, en temps de guerre, ce n’est pas forcément le moyen le plus intelligent d’attirer l’attention. Comme vous devez vous en douter, l’objectif actuel est d’ouvrir un passage jusqu’au rayon sous la Citadelle, afin d’y faire pénétrer des troupes. Nous sommes charger de nettoyer le flanc est, et très exactement un petit quartier situé à mi-chemin entre le QG et le rayon. Le plan d’attaque lui est très simple : survivre. Ce serait déjà une bonne chose. A moins que vous n’ayez une idée précise de ce qui nous attendra là-bas, hormis l’enfer, j’ai peur qu’il n’y ait pas beaucoup de plan à faire. Sauf si quelqu’un à une idée ? »

Cette phrase s’adressait à tout le groupe, qui écoutait la discussion. Même les deux Quariennes avaient abandonnées leur coin pour venir écouter ce qu’il se disait. Après tout, leur vie aussi était en jeu.



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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Lun 11 Mai - 14:34
Alors que les gens venaient remplir la pièce, les 2 jeunes avaient commencées à discuter entre elles. ''Tu pense que se sera comment là bas?'' L'autre se tourna pour répondre. ''Je ne sais pas et je préfère le voir sur le moment.'' L'armurière pointa du doigt le fusil de son amie. ''Tu veux pas parler d'autre chose?'' L'urgentiste donna son arme et la bricoleuse la contrôla. ''On peut parler de l'après guerre?'' Elle sortit son kit et déploya le phaeton. ''Et tu veux que je commence?'' Elle disait sa phrase sur un ton moqueur. ''Je veux me lancer dans ma propre affaire pour une ambulance privé. Et toi?'' La digerisienne finit son travail et rendit l'arme. ''J'ai pas encore d'idée. Varro m'avait parlé de la poste. Je pourrais y aller et mes parents seraient contant que je travail pour la hiérarchie.'' Alors que la sauveteuse voulait commencer un discours sur la liberté que sa copine avait sur ses choix, un sifflement coupa cours.

Un groupe d'asari était arrivé dans une entrée qu'on ne pouvait pas loupé. Scana faisait la grimace et Freya regardait l'équipe de travers. Les supérieurs discutèrent entre eux et l'urgentiste marmonnait dans son coin. L'armurière prit la main de son amie. ''T'énerve pas pour ça.'' La ralleuse lui sourit et lui fit signe de la suivre. Les deux turiennes se dirigèrent vers le couple turien. ''Salut vous deux. Seneca, tu trouve pas que ça pu cette histoire.'' L'urgentiste parlait à voix basse. ''Vu comme elle arrive celles là, je m'en méfie un peu. J'espère que l'humain va pas se laisser faire reprendre le commandement.'' Pendant que Dafius faisait part de son impression, Naevus regardait l'officière radio. ''Bonjours, vous êtes qui?'' La bricoleuse n'avait pas de liste de l'équipe et cherchait à faire connaissance avec elle. "Caporal chef Nicia Seneca, troisième division du génie Turien" La jeune voulait chercher plus qu'un nom. ''Vous êtes la femme de Léo. Il m'a parlé de vous.'' Elle ne pensait pas qu'il parlerait d'elle. "Il m'a aussi parlé de vous, vous êtes armurière non?"

Depuis son école de recrue, elle voulait en savoir plus sur les communications et en plus de ça, elle trouvait que c'était quelqu'un de sympa et d'ouvert. ''C'est exact. Mais je vous avoue que j'avais en troisième choix le génie civil'' Elle se rappelait toujours du choix difficiles de la formation. "Je suis une spécialiste des signaux radars et des transmissions, je en ai posés des pavés sur les routes qu'au tout début de ma carrière" Scana écoutait sans louper le moindre bout "Toutefois, content de voir que ma branche a du succès auprès des jeunes" Elle afficha un grand sourire. ''J'adore bricoler et les communications m'intéresse. De plus ma mère à fait son service dans le civil.'' Naevus était comme une fillette à qui on raconte une histoire. "Les communications c'est beaucoup de calculs ; quand on ne répare pas une radio on la crypte et les codes changent souvent, si vous voyiez les livres qui contiennent les codes" Elle avait connue une partie pour pouvoir réparer les radios d'armure. ''J'en ai vue une partie. Pour pouvoir réparé des émetteurs de casque.'' La femme de Seneca semblait bien lancée pour raconter d'autre connaissance de son métier. "Vous avez déjà vu une machine Turigma à l'œuvre?" La bricoleuse fit de grands yeux. ''Non je connais pas.'' Elle était intriguée et ne se détachait plus de la conversation. "C'est entièrement électromécanique aucune électronique où d'informatique, vous avez un claviez, vous tapez votre message, une dizaine de rotors c'est une plaie à décryptée, c'est plus d'une centaine des milliards de possibilités" Elle bougeait plus et regardait Nicia en fessant des hochements de tête "26 combinaisons par chiffres plus exactement."

Les communications avaient été les troisièmes choix pour la jeune et elle continuait à toujours être fascinée. Elle tenta de discuter avec la femme et un homme arriva vers elle. La fille le regarda et le prit dans ses bras. ''Du calme Scana.'' il portait aussi le nom de Naevus sur son armure et avait encore des chargeurs de sniper sur lui. ''Quand j'étais sur Digeris, ils m'ont dit que tu étais disparu.'' Le père posa sa main sur l'épaule de sa fille. ''Ils ont de la peine à recenser les gens avec un merdier pareil.'' Freya croisa le regard de l'adjudant. ''Bonjours monsieur Naevus.'' L'homme regarda l'urgentiste. ''C'est toi qui vient s'incruster dans les messages de Scana.'' Le franc tireur regarda son omnitech et l'équipe de turien qui était avec elle. ''Promet moi une chose. Ne reste jamais seule.'' Il la prit dans ses bras et semblait hésitant. Il se tourna vers Léonardus. ''Monsieur Seneca je peux vous parler.'' Le franc tireur regarda sa fille qui se remit à écouter Nicia et sortit avec le médecin.

Le temps était couvert à l'extérieur et l'homme se tourna en direction de son compatriote. ''Il me semble que vous avez des enfants?'' Il regarda les nuages. ''C'est bête à dire comme ça, mais j'ai besoins d'un conseil entre père.'' Il regarda le sol et lâcha un soupire. ''Ma femme est disparue sur Palaven et au vu de la situation là bas; elle est considérée comme morte. Je ne sais pas si je dois l'annoncer à Scana.'' L'adjudant regarda l'autre turian et attendait sa réponse.


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mer 13 Mai - 7:31
Nicia parlait avec Scana, lui avec l’une de ses collègues qui partageait son inquiétude sur le fait que l’humain risquait de se faire prendre le commandement de l’équipe. Enfin, Léonardus ne s’en faisait guère ; c’était son rôle de tempérer les ardeurs des chefs trop téméraires, le Turien était médecin mais s’il pouvait sauver des vies autrement qu’en soignant il le ferait. De toute façon par les temps qui couraient les gens laissaient pour la plupart leurs querelles de côté, à quelques exceptions près bien entendu.

-Je suis officier pour rappeler aux meneurs trop stupides qu’un blessé est un poids mort qui a besoin d’aide et pas quelqu’un qu’on laisse derrière. Ne vous faites pas de soucis, je suis là pour m’assurer que tout se passe bien pour vous autres.

La discussion s’éternisa ; principalement sur la suite des opérations, toutefois les deux savaient déjà ce qu’ils devaient faire et il s’agissait plus d’un rappel que d’une conversation stratégique. Le docteur avait une arme mais il espérait ne pas trop s’en servir ; le toubib était généralement en bout de file là où il ne risquait pas de se faire tirer dessus.
Puis le père de Scana arriva, c’était en soi une bonne nouvelle pour elle ; l’armurière avait craqué sur Digeris à cause son père qui faisait partie des disparus. Une fois les retrouvailles faites, le paternel s’approcha du toubib ; une petite conversation entre pères s’imposait, il l’avait dit lui-même.
Aussi, ils allèrent à l’extérieur à l’abri des regards indiscrets et ça ne présageait rien qui vaille à Léonardus.

-Il me semble que vous avez des enfants? C'est bête à dire comme ça, mais j'ai besoins d'un conseil entre père. Ma femme est disparue sur Palaven et au vu de la situation là bas ; elle est considérée comme morte. Je ne sais pas si je dois l'annoncer à Scana.

Ah, c’était fâcheux très fâcheux. Pour le temps de travail qu’il avait fait dans des hôpitaux, le Turien savait qu’on proposait un psychologue aux gens qui avaient perdu des proches, ce genre de choses, il n’était pas expert en la matière. Toutefois, le médecin savait que les gens pouvaient avoir des comportements dangereux suite à de tels chocs.

-Elle a été déclaré disparue au combat ? Nous allons être envoyés en première ligne, je pourrais veiller sur elle si vous décidez de lui annoncer mais au vu des combats auxquels nous allons avoir droit, je ne sais pas si c’est une bonne idée qu’elle ait l’esprit ailleurs. De mon point de vue de militaire et de médecin j’ai envie de vous dire de ne pas lui annoncer, mais en tant que père je pense qu’elle a le droit de savoir.

Léonardus marqua une pause.

-Dites-lui en essayant de rester positif.
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Ven 15 Mai - 14:21


La question d’Adrien ne motiva pas vraiment ses coéquipiers. Ils n’avaient pas l’air d’avoir de plan à lui proposer, aussi gardèrent-ils le silence. De toute manière, Annaz avait d’autres soucis. Un autre Turien, le père de Naevus d’après son nom, arriva et demanda à parler seul à seul avec Seneca. Pendant ce temps, sa fille parlait avec la femme du médecin de technologie. Et Adrien lui fut appelé par un supérieur pour un dernier débriefing rapide, et quelques consignes. Rien de bien particulier, mais il fut séparé de son groupe pour quelques minutes. Il en profita pour retrouver Aper, afin de convenir d’un canal d’urgence, avant de retourner vers son groupe. Le temps pour Seneca de revenir de sa discussion, et à tout le monde de préparer son équipement.

Quelques minutes plus tard, le feu vert fut donné, et les soldats se mirent en ordre de marche. Des millions de soldats de toutes les races se mirent en mouvement, direction la Citadelle, par des voies plus ou moins détournées. Ils allaient devoir passer le no man’s land mis en place par les forces Moissonneurs, résister à leurs assauts et soutenir les flancs des forces principales alliées. Adrien et son groupe partirent donc dans la direction indiquée par les ordres qui leur avaient été donnés, à savoir le flanc est de la ligne d’attaque. Ce ne serait pas parce qu’ils n’étaient pas au plein milieu de la colonne des forces galactiques que le combat allait être simple, bien au contraire. Les Moissonneurs allaient tenter de forcer le passage par les côtés, pour prendre en tenaille les troupes alliées. Les flancs n’allaient certes pas subit le gros de l’attaque, mais ils n’allaient pour autant pas passer un moment paisible.

Les premiers combats ne tardèrent pas, et à peine avaient-ils quittés le QG depuis quelques minutes que les cannibales étaient sur eux. Un combat plutôt simple et désorganisé du côté Moissonneur, et les forces alliées purent continuer. Ils se séparèrent quelques mètres plus loin, en trois groupes, chacun partant dans la direction qui lui était assignée. Adrien et son escouade partit donc à l’est, de même que le tiers des forces galactiques. L’atmosphère était plutôt morose, compte tenu de l’enjeu, et personne ne communiquait vraiment. Sur la terre comme dans l’espace, beaucoup trop de gens mouraient pour permettre à un petit groupe d’atteindre la Citadelle et d’activer le Creuset. Et les pertes seraient encore plus lourdes d’ici à la fin de la nuit.

Les groupes si divisaient petit à petit, chacun abandonnant la force principale de leur ‘’côté’’ des opérations au fur et à mesure qu’ils atteignaient la zone qui leur était attribuée. Tous devaient défendre un certain point, pour permettre aux autres d’avancer en sécurité. Sécurité toute relative, mais sécurité quand même. Les premiers groupes quittèrent donc rapidement leurs alliés, afin de se mettre en position et déloger de potentielles troupes ennemies. Il y eut bien quelques échanges de tirs pour eux, mais rien d’insurmontable. Les forces ‘’est’’ continuèrent donc leur marche, souhaitant mentalement bonne chance à leurs alliés qui restaient sur place. Ce n’est pas parce qu’ils étaient à l’arrière qu’ils seraient en sécurité, bien au contraire : en cas d’attaque à revers, ils seraient la première ligne de défense. Pas un poste forcément très appréciable.

Poussant toujours plus loin, la colonne s’enfonçait dans Londres, se rapprochant de la Citadelle. Et plus ils s’en approchaient, plus les Moissonneurs mettaient d’ardeur à la défendre. Les combats commençaient à être de plus en plus intenses, et de plus en plus nombreux. Pour l’instant, le groupe d’Adrien n’avait heureusement pas perdu de membres, ce qui n’était pas le cas de tous. De plus, les canaux de communications étaient saturés par les appels à l’aide, les ordres et les cris de combats. Les forces alliées subissaient de lourdes pertes, mais continuaient leur avancée. Ce fut au tour du groupe d’Adrien de se séparer du reste du groupe, et les dix-sept membres qui le composait quitta ce qui restait de la colonne principale.

La zone qui leur avait été assignée constituait en réalité en un carrefour à défendre. Un bâtiment s’était effondré à l’est du carrefour, bloquant le passage. Par conséquent, ils n’avaient que le nord, le sud et l’ouest à surveiller. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était toujours ça de pris. Adrien regroupa les membres du groupe pour leur faire part de son plan.

« Très bien tout le monde, comme vous le constatez, le but de la manœuvre est de contenir les Moissonneurs qui voudraient passer par là. Les Quariennes, vous restez derrière et vous attaquer ce que vous pouvez sans vous découvrir. Essayez d’harceler à coup de drones si vous pouvez. Les chasseresses, vous serez sous les ordres de Cyrus et T’Sala, vous serez en première ligne. En cas de souci, vous vous tournerez vers elle, puis vers moi. Seneca, restez en arrière pour faire les premiers soins en cas de problème. Les trois autres Turiennes… Voyez comment vous pouvez vous rendre utile. Je formerais la première ligne avec les chasseresses. »

Laissant ses coéquipiers s’installer, Adrien écouta les communications. Le reste des troupes avançaient bien, mais subissaient de lourdes pertes. Alors qu’il s’apprêtait à aller aider le groupe à s’installer, il capta une dernière communication. A l’ouest de leur position, les Moissonneurs venaient de faire une percée et arrivaient dans leur direction. Le soldat à l’autre bout de l’Omni-Tech eut le temps d’indiquer une dizaine de zombie et l’absence de brute ou de furie avant de succomber. Grimaçant, Adrien se désintéressa des communications en cours et se rendit vers le groupe toujours en train de se séparer.

« Attrapez vos armes, des Moissonneurs arrivent par l’ouest. Pas de brute ou de furie, au moins une dizaine de zombis, pas d’autres infos. Soyez donc prêts à tout. »



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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Dim 17 Mai - 10:59
Au QG:

Après la réponse de Seneca l'adjudant Naevus prit un grand souffle et sentit quelque gouttent tomber sur sa tête. ''Je n'ai qu'une chose à vous demander Leonardus.'' L'homme regarda le ciel et retourna sur le médecin. ''Promettez moi de garder un œil sur ma fille. Je n'ai plus rien d'autre.'' Sur ses mots il repartit à l'intérieur et revint vers les turiennes. ''Scana, il faut que je te dise quelque chose.'' L'armurière se tourna vers son père. ''Ta mère était sur Palaven et... Comment te dire...'' La bricoleuse mit ses bras autours de son père. ''J'ai vue avant de venir papa. Ils ont du se tromper. Je suis sûre que maman n'est pas morte.'' Malgré son optimisme la jeune femme avait quelques larmes qui sortaient des yeux et elle ne restait que très peut sur cette idée. Quand à l'homme, il sourit à sa fille. ''Une chose est sûre, tu as prise une partie de sa façon de penser.'' Il donna de l'équipement qu'il avait sur lui. ''Tu sais quoi en faire?'' Elle regarda les objets .''Oui, c'est toi qui m'a prit.'' Elle contrôla le matériel et regarda son père faire le tour. ''Je vous laisse. Monsieur et Madame Seneca, Dafius et toi. Je vous souhaite une bonne mission.'' Il salua le reste de l'équipe et repartit à son poste.

En attendant le feu vert, Scana était restée avec Nicia. La jeune turienne avait trouvée une personne qui avait des sujets en commun avec elle et partageait certaines de ses connaissances. Elle essayait d'éviter de trop la barber en la monopolisant. La bricoleuse avait prise des notes sur son omnitech sur certaines informations que donnait la membre du génie.

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Sur la route:

Le long du trajet fut stressant et semblait ne jamais finir. Les canaux des communications des casques saturaient de personnes qui donnaient pour la plupart des informations pas très bonnes. A chaque passage de carrefour, Scana regardait de tout les côtés comme pour traverser mais en plus paniquée. A chaque chose qui semblait anormale, la turienne retirait la sécurité de son phaeton et se mettait par moment à trembler. Elle avait suivit une formation militaire et savait se battre correctement. Mais malgré ça, c'était la première fois qu'elle ce trouvait en première ligne et aucun entraînement ne pouvait préparer le mental à cette idée de pouvoir tomber sur des lignes ennemies pendants que d'autre les prenaient à revers. Pour résumer, elle pourrait se battre, mais elle avait une peur comme elle en avait jamais eut. Et le seul moyen de vaincre cette peur était de s'obstinée à continuer et de garder en tête que les autres étaient là.

Le fait d'avoir vue son père avant la mission et qu'il lui montrait qu'il avait confiance en elle l'aidait. En regardant devant elle, l'armurière voyait la famille Seneca. Leonardus l'avait déjà aidée dans des mauvaises situations et Nicia semblait bien appriécier la jeune curieuse. A côté d'elle se trouvait Freya. Avec tout se qu'elle partagait avec elle, la bricoleuse savait qu'elle pouvait lui faire confiance et le fait de l'avoir en équipière lui évitait de se demander comment elle allait. En tête d'équipe se trouvait le sergent Annaz. Elle ne savait que très peu de chose sur lui. Mais selon les dire de Leonardus et son premier combat à ses côtés, elle avait confiance. Il y avait d'autres membres dans cette équipe. Mais elle ne connaissait rien d'eux et ne savait pas comment ils étaient dans leurs têtes. Pour l'instant, elle se concentrait sur les gens qu'elle connaissait et faisait confiance aux autres.

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Sur le champ de bataille:

Une fois arrivée à destination, le sergent humain donna ses ordres. La fin surprit Naevus. ''Les trois autres Turiennes… Voyez comment vous pouvez vous rendre utile.'' Scana sortit son équipement et Freya regarda de travers l'humain pendant un cours instant. ''Je vais ME RENDRE UTILE en assistant Seneca.'' En situation de combat, Dafius se braquait facilement si elle n'avait pas des ordres claires et surtout si on oubliait sa formation. L'armurière regarda l'officier. ''Monsieur, j'ai des charges explosives qui pourraient nous être utile en cas de fuite. Indiquez moi la zone de fuite et je les répartirais de sorte à ralentir l'ennemi.'' Il ne répondit que par un hochement de tête. Puis il fit une annonce. '' des Moissonneurs arrivent par l’ouest.'' La bricoleuse partie sur le passage et mit deux charges . Une était dans un camion mazout et l'autre vers une fondation qui soutenait le reste d'un immeuble bien affaibli.

Les zombis arrivèrent et la turienne sentit un pique d'énergie en voyant l'ennemi aussi proche d'elle et se mit à courir comme elle ne l'avait jamais fait. Elle ne pensait plus à rien d'autre que d'aller vers son équipe. Les combattants avaient formés la ligne de défense et la jeune avait sortit son phaeton. Elle avait encore deux charges sur elle, mais c'était des ressources précieuses. Une fois à côté d'une des chasseresses, elle ouvra le feu avec elle. A ce moment, elle pensait à ce que lui avait apprit son père et fit le vide pour se concentrer sur le combat.


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mer 20 Mai - 9:57
L’atmosphère infâme des lieux avait presque quelque chose de familier aux yeux du Turien ; c’était même une sensation de déjà vu qui l’assaillait quand il voyait toute cette ruine et toute cette désolation. Sans doutes que les cinquante nuances de gris constituant l’unique couleur abondante des lieux lui rappelaient Palaven.
Même s’il y avait eu un affrontement face à des cannibales, le groupe avait vite pris le dessus ; les Moisonneurs n’avaient pas la tactique avec eux. Aussi, quand ils furent arrivés au carrefour qu’ils allaient défendre, le groupe était dans un état potable comparé à d’autres escouades de combat.

-Seneca, restez en arrière pour faire les premiers soins en cas de problème. Les trois autres Turiennes… Voyez comment vous pouvez vous rendre utile. Annonça Annaz.

Hochant la tête sans un mot, Léonardus jeta un bref coup d’œil aux environs ; inutile de se poster au Sud où au Nord, c’était synonyme de se prendre des tirs venant de derrière en cas d’attaque en tenaille, l’Ouest ne présentait rien d’intéressant. Ne restait plus que l‘Est qui était bloqué à cause d’un effondrement d’un bâtiment, toutefois à côté il y avait un garage qui pourrait largement servir d’abri pour les blessés. Faisant signe à Dafius et Nicia de le suivre, le toubib souleva la porte métallique pour découvrir une sorte de cave à vins à en juger par les nombreuses bouteilles d’alcool. Toutefois il y avait de la place et le sol n’était pas défoncé de part en part, c’était largement suffisant pour un blessé, sans compter la table qui accueillerait certainement un soldat à opérer d’urgence.
Un craquement se fit entendre, le docteur se retourna ; Nicia venait juste de défoncer la porte en bois menant au reste du rez-de-chaussée. Tant mieux, ça leur ferait un point d’extraction au cas où.

-Léo, Dafius, vous savez quoi faire. Ne laissez pas l’humain vous dictez des conneries, je vais aller voir les…
-Attrapez vos armes, des Moissonneurs arrivent par l’ouest. Pas de brute ou de furie, au moins une dizaine de zombis, pas d’autres infos. Soyez donc prêts à tout.

Reprenant en main son Phaeton qu’il avait mis en bandoulière, le Turien réfléchit un instant ; par l’Ouest ? Mais ils venaient sécuriser l’Est !

-La colonne principale est à l’Ouest de notre position non ? On a déjà perdu tant d’hommes ? Ils se sont faufilés entre nous et le gros des forces hein ? Demanda peu assuré le médecin.

C’était impossible ; ils ne pouvaient pas être seuls au monde.
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Lun 25 Mai - 16:29


    Ils étaient tous alignés parfaitement, le regard droit, tandis que devant eux, leur chef de section faisait les cent pas, lancé dans son grand discours. Une petite vingtaine de soldat, chargés de défendre les arrières du champ de combat. Voilà qui avait de quoi en frustrer plus d'un. Pour certains, cet éloignement pouvait sembler être une punition. Pendant que les autres seraient au coeur du combat, à lutter pour qu'un maximum de personnes puisse reprendre la Citadelle des mains des Moissonneurs, eux seraient assis dans un immeuble à surveiller que le gros des troupes ne soit pas resté en arrière et ne risque de prendre leurs comparses à revers. Quelques-uns gardaient les mandibules - ou dents - serrés à l'idée qu'ils passeraient le final de la Guerre à se tourner les pouces. Néanmoins, rien ne disait que la totalité des Moissonneurs étaient effectivement sur le terrain. Et dans l'état actuel des choses, mieux valait un excès de prudence que de confiance.
    Parmi ceux qui étaient peu emballés par un tel choix, on pouvait compter Ravilla. Si elle avait pu, la Turienne aurait laissé sa place à un autre, qui aurait sans doute préférer rester "au calme" (un Galarien ou un Hanari, sans mauvaise langue aucune. Ils étaient juste plus "cérébraux" que sportifs.), et serait allée rejoindre un autre groupe. Celui d'Adrien, sans aucun doute. Cela l'aurait assuré et ce n'était rien de le dire. Mais bon. C'était deux adultes, militaires de surcroît. De carrière même pour lui, étant donné qu'il était humain. Quant à elle, elle avait beau être dans sa période de service obligatoire, Aper venait d'une famille de militaires (son père, bien que médecin, avait servi un long moment dans l'armée). Il était fort probable qu'elle continue dans cette voie après ses trente ans.

    Devant le groupe, le Lieutenant continuait de parler et d'encourager les troupes. Il les haranguait, appelant tantôt à leur haine des endoctrinés, tantôt à la protection de leur famille, continuant sur la fierté du sacrifice. Il était turien, et ça se voyait dans sa façon de parler. Il tenta de rassurer leurs inquiétudes, disant que leur devoir serait significatif. Si personne ne parla, le grognement intérieur fut partagé par tous les sceptiques. Ils en doutaient fortement. Mais ils n'avaient pas à discuter les ordres de leurs supérieurs. S'ils estimaient que c'était important, alors ça l'était... Même si ça ne les enchantaient pas.

    Ils n'étaient pas le seul rassemblement présent dans la cour du QG. Ils étaient désormais dans l'oeil du cyclone, tous autant qu'ils étaient. Maintenant qu'ils avaient débarqués, ils avaient le droit à un temps de repos. Puis, ce serait l'enfer sur Terre... Littéralement, à vrai dire. A quelques mètres d'eux, des Krogans étaient rassemblés, écoutant leur Foudre de Guerre. A moins qu'il ne s'agissait de leur Krant. Difficile à dire pour qui ne connaissait pas très bien leur culture. Bref, quoiqu'il en soit, ils écoutaient, tentant de retenir leur rage pour leurs futurs ennemis. Au moins, ce coup-ci, leur haine serait bien dirigée. En espérant qu'ils ne visent pas quelques-uns de leur alliés par "erreur". Non, c'était être mauvaise langue.
    Ils ne le feraient pas.

    N'est-ce pas?


    Une dizaine de minutes plus tard, le rassemblement commençait à se disloquer. Chacun sous la tutelle d'un supérieur - eux même soumis aux leurs -, les pelotons se mettaient en branle, rejoignant petit à petit les sorties pour pouvoir ensuite atteindre leur affection. Tous n'allaient pas partir tout de suite. Cependant ceux qui, comme Aper, avaient pour ordre de sécuriser l'arrière devaient prendre de l'avance sur le reste des armées. Sans quoi cette stratégie aurait tournée court.
    Ils étaient sur le point de quitter les lieux, attendant qu'on leur en donne l'ordre. A l'arrière, notre turienne attendait comme les autres. Elle fut rejointe par Adrien, lequel avait réussi, semblait-il, à s'esquiver de son groupe pour quelques instants. Il s'inquiétait pour elle et insista afin qu'ensemble ils conviennent d'un canal d'urgence. L'intéressée finit par y concéder en claquant doucement des mandibules. Elle se doutait que cette démarche avait seulement pour but de le rassurer lui. Mais une autre partie d'elle estima que l'idée était intéressante. Pas pour un éventuel sauvetage, non. Etant donné la distance qui les sépareraient, et vue les forces ennemies, il serait peu probable, pour ne pas dire miraculeux qu'ils puissent tenir assez longtemps pour survivre à un assaut brutal. A moins que le problème se situe surtout dans le surnombre, et non pas dans la violence d'une attaque.
    Bref, quoiqu'il en soit, la femme voyait en ce canal direct surtout une façon de pouvoir se dire adieux. Si jamais quoique ce soit arrivait. Après tout, même si elle doutait fortement que quelque chose leur arrive, personne n'était à l'abri d'une balle perdue, d'une attaque de Cicosaure ou même d'un effondrement. Sur un champ de bataille, après tout, la moindre petite chose pouvait tuer. Il aurait été fou, pour ne pas dire inconscient, d'imaginer être en sécurité. Alors autant, comme tout à l'heure, tout mettre en oeuvre pour partir avec le moins de regrets possibles.

    De nouveaux, les deux tourtereaux se quittèrent, lui rejoignant ses hommes, et elle partant en direction du Sud-Est avec ses collègues. Ils se séparèrent avec l'idée de se retrouver. S'ils survivaient.
    De biens sombres pensées, en effet, mais hélas terriblement réalistes lorsqu'on regardait la situation. Les Moissonneurs étaient en surnombre, la ville dévastée et malgré leur alliance, les forces de la galaxie avaient de grande chance de se faire massacrer. S'ils échouaient, tous seraient détruits. S'ils réussissaient... Il y aurait de nombreux morts à pleurer. Trop, même. Il était difficile de positiver dans de telles conditions.


    La position du régiment était située à plusieurs kilomètres au Sud-Est, comme Mevron l'avait indiqué. Malgré les ruines présentes un peu partout, il semblait que les rues et ruelles permettaient de parvenir non loin du "relais" de la Citadelle, si tant est qu'on puisse l'appeler ainsi. Si, effectivement, les endoctrinés étaient encore fortement présents à l'arrière, un tel chemin pouvait leur permettre de contourner les forces alliées et d'apporter un flot de renforts malvenus sur la position. Ainsi, en tant que militaires, ils devaient tenir la position autant que faire se peut et empêcher à tout prix qu'un nombre trop important d'adversaires ne passent par là.
    Ils prirent position dans un immeuble situé à proximité. Le rez-de-chaussée était partiellement détruit, mais plusieurs piliers porteurs permettaient à la structure de rester debout. Si les escaliers étaient eux aussi fortement abimés, ils restaient praticables. Assez pour que certains puissent se rendre de l’autre côté et aider le groupe, quitte à placer quelques planches pour cela. Au premier étage, plusieurs murs étaient détruits et des débris de verres répandus un peu partout dans la pièce. Ainsi surélevés, ils avaient un avantage tactique non négligeable, étant plus difficile à toucher et ayant une meilleure vue que ceux au sol. Hélas pour eux, ils ne purent monter plus haut, puisque les marches menant aux étages supérieurs étaient réellement détruits. Au moins n’étaient-ils pas condamnés à rester au niveau du sol.

    Le Lieutenant donna ses ordres et tous se mirent en place. Les francs-tireurs eurent le droit aux places qui leur offraient la meilleure position de tir pour des risques limités. Les biotiques se mirent un peu en arrière, prête à ériger leurs barrières. Devant elles, les soldats posèrent genoux à terre, pour la plupart. Aux signes hostiles, les biotiques lanceraient leurs attaques ou défendraient, précédant de peu les snipers. Puis, les soldats mitrailleraient la zone. Le tout d’une façon ordonnée. Le plus ordonné possible malgré les différentes cultures des différentes rares qui constituaient l’ensemble. Une Asari était plus habituée à attaquer d’une façon discrète, voir sournoise, tandis que les Krogans fonçaient dans le tas, etc. Il fallait composer avec et sans qu’aucun ne soit habitué à un tel exercice.

    Le temps s’écoula et, comme ils l’avaient prédit, rien ne se passa. Les minutes s’égrenaient et seul le silence venait afin de prendre possession des lieux. Sur sa radio, l’officier prenait la température des combats. C’était dur, les combats étaient violents. Mais petit à petit, les autres équipes arrivaient à avancer, malgré les pertes. Avoir Shepard, quelque part sur le terrain semblait suffisant pour ragaillardir une bonne partie des troupes, surtout chez les humains. Combattre avec leur héros devait les simuler.
    Mais en attendant, du côté des lignes arrières, c’était l’ennui qui pouvait résumer la pensée générale. A nouveau, leur chef lança une conversation avec le QG.

    - Ici le Lieutenant Pretor, groupe de Défense Est. Sommes en position depuis l’ordre. Aucun signe des troupes Moissonneurs.

    - Bien reçu. Continuez de garder la zone. Préparez-vous à venir en renforts.

    - Affirmatif.

    Le turien raccrocha et se retint de peu de soupirer. Rester à surveiller un endroit désert ne l’enchantait pas non plus. Il aurait préféré se tenir au cœur du combat, servir la cause, plutôt que croiser les bras et tendre l’oreille pour guetter les clameurs des combats lointains. Ou bien lever la tête et observer les combats aériens qui se déroulaient à plusieurs kilomètres au-dessus de leurs têtes. Mais ils n’avaient pas le choix. Pire même, il devait garder son calme et restreindre ses troupes malgré sa propre impatience.

    De nouveau, l’attente insupportable revint les titiller. Certains avaient réussi à grappiller des bribes de sa conversation, et plusieurs, mine de rien, guettaient le moment où la radio grésillerait et où ils seraient détachés afin de servir de secours à leurs frères d’armes. Il fallait tout de même tenter de les occuper, pour la forme.

    - Du mouvement ?

    - Négatif Monsieur.

    La jeune franc-tireuse qui venait de parler n’avait pas détourné la tête, toujours concentrée sur les rues qui se présentaient à elle, malgré leur absence – littérale – de vie. Il la regarda sans rien dire, se contentant de claquer des mandibules. Puis, son regard balaya ses « gars ». Il s’agissait de jeunes, pour la plupart. Si tant est qu’on puisse considérer des Asaris de deux-cents et quelques années comme des « jeunettes ». Mais globalement, ils n’étaient que peu, voir pas expérimentés. C’était vraiment une opération de prudence plus que de nécessité.
    Pensif, le mâle tapota un de ses trois doigts contre sa mâchoire. Pourquoi une telle affectation pour lui ? C’était possiblement lié au fait qu’il avait "gentiment" invité un de ses collègues à aller voir si sa femme n’était pas chez les Krogans, il y a trois ans de cela, suite à une embrouille. Il l’avait mal pris, puis était devenu Lieutenant-Commandant. Sans doute un moyen de se venger. Certaines querelles étaient aussi risibles que cela, au point qu’elles restaient vives malgré un conflit bien plus important.
    En attendant, voilà qu’il restait coincé à s’emmerder comme un rat mort pour une stupide histoire.

    - Monsieur ? Mouvement venant du Sud-Ouest.

    Il leva la tête pour constater la véracité de ces dires. Effectivement, des nuages de poussières étaient soulevés et une clameur, quoique lointaine, commençait doucement à leur parvenir. Sans doute quelques retardataires appelés par les Moissonneurs. Rien de bien folichon. Au moins, ils leurs permettraient de mâchonner un peu leur frein. Une petite dizaine de Cannibales seraient déjà bien pour la trentaine de soldats. Peut-être y avait-il aussi une brute dans le lot. Bah. Ils seraient prudents.

    - Laissez les venir et préparez-vous. Une idée de leur nombre ?

    - Négatif.

    - Monsieur, autres mouvements venant du Nord-Ouest, annonça le sniper humain.

    - Pardon ?

    - Ennemis venant de l’Ouest.

    La turienne de tout à l’heure avait gardé une voix qui se voulait neutre, mais la tension de son corps ne mentait pas. La tension de TOUT LE MONDE, d’ailleurs, ne mentait pas. Pour quelle foutue raison venaient-ils tous à ce moment ? Les Moissonneurs avaient réellement laissés des troupes à l’arrière ? Bordel. Peut-être que leurs alliés étaient allés plus loin que ce que les hybrides organiques/synthétiques ne l’avaient pensés et qu’ils envoyaient désormais leurs dernières forces à l’assaut. Ou alors il se passait quelque chose de plus grave.
    Les nuées poussiéreuses se rejoignirent à quelques kilomètres de là. Maintenant qu’ils se rapprochaient, les cris gutturaux qu’ils avaient entendus semblaient être plus nombreux. Beaucoup plus nombreux que ce à quoi ils s’étaient attendus.

    - En position ! Renforts massifs à prévoir. Prévenez-moi dès que vous avez un visuel. J’averti le QG, clama-t-il tout en lançant son omnitech.
    QG, ici le Lieutenant Pretor, groupe de Défense Est. Importants renforts ennemis en marche. Nous allons bloquer leur avancée.

    - Ils sont en visuels Monsieur.

    Pretor se tourna pour se figer presque immédiatement. En face d’eux, des cohortes de Cannibales et Zombies sortaient, accompagnés d’une dizaine de Maraudeurs, se répandant comme des insectes s’échappant de la pierre soulevée. Des grognements étaient audibles, laissant supposer que d’autres allaient venir.

    - Tir de barrages ! N’en laissez pas passer un seul ! Francs-tireurs, concentrez-vous sur les Maraudeurs. Les biotiques, barrières pour la moitié ; attaque pour les autres.

    Les ordres étaient presque donnés pour la forme. Il n’avait pas fini de parler que déjà, les attaques fusèrent. Jeunes, oui, mais bien organisés. Déjà, les cinq snipers faisaient feu tandis que derrière eux, les soldats faisaient chanter leurs fusils d’assauts. Sur les sept biotiques du groupe, deux tentaient de maintenir les barrières mises à mal tandis que les cinq autres attaquaient avec leurs armes, prêts et prêtes à se relayer pour laisser à leurs consœurs et confrères le temps de se reposer.
    Les ennemis qui s’étaient trop avancés sur la place furent rapidement fauchés, à défaut de pouvoir s’abriter. Parmi les "chefs" immondes qu’ils possédaient, la moitié des simulacres de turiens tombèrent peu après. Pour autant, la réjouissance fut de courte durée lorsque quatre brutes sortirent à leur tour des ruines. L’un d’eux se redressa, tapa sur son torse et fonça tête baissée jusqu’à eux. Il heurta un des piliers, faisant secouer l’édifice. A leur tour, ses " comparses" foncèrent, détruisant les colonnes restantes. Derrière eux, traînante des pieds comme à leur habitude, hurlant comme des Banshees, des Furies apparurent, accompagnés de nouveaux Zombies et Cannibales. Une telle scène aurait pu provoquer des frissons d’horreurs parmi les militaires, si seulement ils avaient été en état de le remarquer. Car pour l’instant, leurs pensées étaient occupées ailleurs.
    Lors de la première charge, le bâtiment s’était retrouvé secoué, déséquilibrant en partie ceux qui étaient restés debout pour dominer la scène. Un cri féminin retentit alors que la lueur violette d’une des barrières s’éteignit soudainement. Trois combattants moururent avant qu’une biotique humaine ne reprenne le relais. Après quoi, les assauts avaient continués, faisant de plus en plus trembler l’édifice jusqu’à ce, qu’enfin, l’obstination des brutes ne finissent par faire s’écrouler les derniers murs porteurs, quelques secondes après que le Lieutenant ne leur ait donné l’ordre de sauter, désignant le mur éventré dans leur dos. La plupart des jeunots étaient encore en train de courir lorsque le plancher s’écroula sur leurs pieds et que les panneaux se mirent à s’écrouler.


    Aper toussota, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer alors qu’elle tentait fébrilement de se relever. Sa vision était encore un peu floue mais son ouïe ne marchait que trop bien ; il lui était facile d’entendre les gémissements, voir les suppliques de ses camarades. Réussissant finalement à se mettre sur ses genoux, la turienne tenta de retracer le fil de ses souvenirs. Elle s’était jetée par l’ouverture alors que l’immeuble s’effondrait sur lui, réussi à rouler pour amortir sa chute et ensuite le fracas assourdissant des pierres s’entrechoquant. Et maintenant, elle le voyait. L’amas de rocaille imposant devant elle, le pan de mur qui, à deux mètres près aurait pu l’écraser. Et les corps, à moitié écrasés, partiellement ensevelis de ceux qui n’avaient pas réussi à s’échapper à temps. A côté de la femme, d’autres se remettaient du choc, courant tenter d’aider leurs camarades quitte à griffer la pierre à main nue. Et les cris se rapprochaient.
    De son côté, la sniper chercha du regard leur officier. Elle finit par le trouver parmi les décombres, la moitié inférieure de son corps disparaissant sous les rocs. Mort. Heureusement pour lui. Il aurait souffert le martyr avant de mourir sans ça.

    - Merde, fut la seule chose qui parvint à siffler entre ses dents serrées.

    Merde encore, lorsqu’elle sentit un poids s’abattre sur elle et qu’elle se retrouva à se débattre, en prise à un zombie. Il fit tomber ses boucliers dans sa chute et tenta de la mordre comme un enragé, ses doigts s’agitant désespérément pour la griffer. La surprise passée, et au prix de plusieurs griffures, Ravilla finit par l’agripper au cou pour le projeter par terre. Il n’eut pas le temps de se relever que déjà elle abattait son pied, faisant exploser le crâne fragilisé par les modifications technologiques. De l’autre côté, on pouvait entendre le tambourinement sourd des brutes enragées qui tentaient de défaire la barricade les séparant. Et d’autres zombies finissaient de grimper, sautant au sol pour courir vers les vivants les plus proches.
    Les militaires qui s’étaient ressaisis les plus vites attrapèrent leur arme, tirant pour repousser l’ennemi alors que les autres reprenaient leurs esprits, quand ils n’essayaient pas encore de venir en aide aux rares pouvant encore être sauvés. L’absence de chef couplée à leur débâcle allait condamner la totalité du groupe.

    - Replis ! Qu’on ramasse les blessés ! Que ceux qui veulent faire preuve de pitié achèvent ceux qui ne peuvent être transportés.

    Le semblant d’ordre sembla ramener un peu la raison chez les soldats. Petit à petit, ceux qui étaient debout se mirent à reculer, toujours couverts par leurs alliés. Personne ne contestait sa soudaine prise hiérarchique. Nul n’avait la tête à ça.
    Finalement, les débris parurent exploser, dévoilant la horde d’endoctrinés tandis que les militaires venaient de finir de rassembler les maigres forces qu’il leur restait. Sur la trentaine qu’ils étaient au départ, seuls une quinzaine avait survécu, dont cinq-six en piètre état. Au moins, les brutes bloquaient la vue, empêchant les Cannibales de tirer et ralentissant les humains modifiés qui tentaient de se glisser entre leurs jambes.

    - Courez !

    Dans un demi-tour général, la troupe tourna les talons, commençant à courir dans les ruelles, à l’aveuglette, dans le seul espoir de fuir la masse terrifiante. Les plus rapides furent désignés éclaireurs, chargés de prendre les devants et d’avertir des dangers ou culs-de-sac qui se trouvaient au-devant de leur course effrénée. Plus d’une fois, l’Asari ou le turien envoyé revenait leur faisant signe de prendre à gauche et non à droite puisque la voie ne menait nul part. Dans leur malheur, au moins eurent-ils "de la chance", si tant est qu’on puisse l’appeler ainsi. Nuls ennemis ne se trouvèrent sur leur route. Et, par rapport à leur mission, au moins les esclaves moissonnés semblaient avoir dédaigné leur objectif pour préférer se concentrer sur un massacre pur et simple.
    En tête du groupe, Aper contacta le QG.

    - QG, ici le Soldat Aper, groupe de Défense Est. Nous nous sommes faits submergés et avons dû fuir la position. Sommes poursuivis par les Moissonneurs. Nous allons les attirer à l’Est, loin du relais. Terminé.

    Elle ne prit pas le temps de chercher à savoir si une telle nouvelle allait leur plaire ou pas. Elle ne le pouvait pas et d’un autre côté, elle ne le voulait pas non plus. Ils devaient réussir à trouver leur chemin dans une ville aussi inconnue que ravagée. Continuant d’errer, ils finirent par abandonner l’idée des éclaireurs, lesquels montraient des signes de fatigues. L’état général de la troupe ne s’améliorait pas et il n’était pas rare que les blessés soient "passés" entre ceux qui allaient bien, afin d’offrir un peu de repos aux porteurs.
    Finalement, ils pénétrèrent dans une cour entourée d’immeubles plus ou moins debout. De l’autre côté, le portail était plus ou moins ouvert, dévoilant un bout de rue. Ragaillardie, quelques-uns allèrent dans cette direction pour presque piller face aux portes. Effectivement, une partie de ruelle était disponible mais si peu ! Trois mètres, tout au plus, avant que la voie ne soit totalement bloquée. Tournant les talons, ils firent signes aux retardataires de repartir dans l’autre sens. Seulement, des impacts de balles les obligèrent à reculer. Ils avaient été rattrapés et aucune échappatoire ne s’offrait à eux.

    - Prenez couverts ! Que les blessés qui peuvent se battre prennent les armes !

    Elle-même se jeta derrière un pan de façade assez épais pour l’aider. A ses côtés, plusieurs la rejoignirent. D’autres se réfugièrent un peu plus loin, mais tous finirent par se camoufler du mieux qu’ils pouvaient, afin de réduire l’impact des balles.
    Déjà, des Cannibales arrivaient, leur bouche ouverte, tirant sur ceux qui avaient le malheur de sortir un peu trop la tête. Plusieurs boucliers furent baissés, mais pas de morts ne fut à déplorer.

    - Si vous avez des grenades, c’est le moment ! Biotiques, singularités ! Dispersez-les, il faut qu’on puisse répliquer !

    Elle-même joignit le geste à la parole, lançant une de ses (trop) rares grenades. Les impacts ricochèrent contre sa protection, affaiblissant dangereusement la batterie. Mais leur stratégie faisait effet : entre la déflagration et les pouvoirs, les tirs ennemis se raréfièrent. Néanmoins, les Brutes et Furies commençaient à arriver, sans compter le flot constant de Zombies qui les obligeaient parfois à se battre au corps à corps, lorsque certains arrivaient à leur portée.
    Ils ne tiendraient pas longtemps. Il leur faudrait de l’aide s’il voulait survivre. Quoiqu’il en soit, ils se battraient jusqu’au bout, malgré la fatalité qui semblait s’abattre. Et il lui restait une chose à faire, dos contre son abri alors qu’elle rechargeait, voyant ses maigres munitions diminuer au fur et à mesure. La turienne activa son omnitech.

    - Sergent Annaz, ici Aper. Nous avons été submergés par l’ennemi ; ils nous ont coincés à l’Est.

    Elle respira fortement avant de continuer.

    - Adrien, ce fut un plaisir de te connaître. Adieu.

    Au moins pourrait-elle partir en paix.

    Sifflotant doucement "Mourir pour la Cause", l’hymne des siens afin de se donner un maigre baume au cœur, elle continua à se battre. Jusqu’au bout, s’il le fallait.







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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mar 9 Juin - 11:48
Des regards se tournent enfin vers nous, des armes pointées aussi. Au moins j'ai pu attirer leur attention, même si Raena aurait préféré une approche différente, plus diplomatique, avec du tact. Ouais, le tact, une notion que je trouve très superflue, même dans une situation où le moindre mot ou geste de travers peut amener à une réaction d'envergure démesurée poussée par une impulsivité émotionnelle forte. Evidemment, je ne rencontre qu'un certain mépris face à mon action, mais je ne suis pas ici pour me faire des amis. Personne n'est là pour fricotter ou discuter, mais bien agir pour le bien de toute la galaxie. Turiens, Asari, Krogans, Humains... tous ont mis leurs différents de côté et vont combattre ensemble, peu importe les griefs de chaque individu.

Nous sommes tous là pour botter le cul des Moissonneurs.

Il faut croire que cette approche diplomatique qu'a toujours eu Raena est perçue par son interlocuteur humain comme du léchage de bottes ou de la courbette mal placée. Je ne retiens pas un petit rictus d'énervement, Sachant pertinemment que ma partenaire n'est pas de celles qui ploient l'échine pour un oui ou un non. Elle fait partie de ces individus au demeurant conciliants qui, sans chercher à plaire à tout le monde, essaient de trouver un compromis et les moyens de résoudre les conflits de manière la plus pacifique possible. Ne croyez cependant pas que Raena n'aime pas se battre. Oh non. Seulement elle ne croit pas que la violence soit forcément la solution la plus pertinente. En cela, j'admire son stoïcisme et son calme en toute circonstance, plaçant même une pointe d'humour afin de détendre l'atmosphère même en pleine mission.

- "Et encore, elle a fait preuve de retenue", s'empresse de répondre Raena à l'officier humain avec un sourire en coin, jetant un regard pour le moins moqueur dans ma direction. Sa façon à elle de calmer le jeu. "Mais elle reste une Chasseresse, douée pour son "jeune" âge. J'ai une absolue confiance en elle et en ses compétences."

Je lève les yeux au plafond en un léger soupir. Je ne suis pas fan des compliments, et je sais déjà ce que je vaux. Je l'ai déjà prouvé par le passé. L'humain reçoit entretemps le feu vert, signe du départ en mission conjointe. L'heure d'aller au front, et peut-être la dernière heure de notre existence. Tout dépend de nous tous. Un hochement de tête à l'attention de Raena, et nous partons en groupe, le sergent Annaz à la tête de notre peloton.

Les tirs pleuvent, les cris se perdent dans le vaste champ de bataille qu'est Londres. Certains tombent sous les tirs ennemis, mais notre groupe tient bon. Même les apprenties chasseresses donnent de leur personne et défendent chèrement leur peau. Elles n'ont de toute façon pas le choix, et comme baptème du feu, on aurait pu mieux faire. Et moi ? Je porte encore la mémoire de nos compagnes d'armes tombés au combat avant de rejoindre le QG, en silence. Mais aucun répit ne nous a été offert pour pleurer nos morts, car l'avenir se trouve là-bas, au bout de cette mission. Toute mon attention est focalisée sur notre objectif : tenir la position et permettre à l'opération Marteau d'aboutir par une victoire de la vie sur la mort programmée par les Moissonneurs.

Nous allons donner une leçon à ces machines : ils ne contrôlent pas notre destin. Nous en sommes les seuls maîtres.

De chaque côté du sergent Annaz, Raena et moi formons la pointe de notre groupe, alignant les troupes ennemis sans subir de pertes avant que notre détachement se sépare du reste des forces alliées. C'est là que tout va se jouer, que chaque balle touchant au but comptera dans nos chances de réussite. Il n'y a plus aucun retour en arrière possible. Un coup d'oeil vers Raena, pour simplement voir cet air un peu trop détendu à mon goût, un calme quasi olympien qui m'impressionne autant qu'il me dérange. Cet aspect que pourtant j'apprécie le plus chez elle, car je suis son opposée à ce niveau. Et encore je prends de la bouteille, j'ai moins tendance à partir au quart de tour.

Depuis la séparation de notre groupe du reste des troupes, nous n'avons pas encore croisé des bataillons de Moissonneurs. Pas une bestiole mécanique à l'horizon alors que nous atteignons le point de contrôle qui nous a été affecté. Tenir la position coûte que coûte, retarder le plus possible l'invasion des Moissonneurs, ainsi nous a été confiée cette mission. Nous sommes placés en première ligne avec l'humain, tandis que le reste du groupe se tient en arrière, assurant le soutien. Cela me va tout à fait, et je vois au regard que lance Raena qu'elle sait ce que je ressens face à cette attribution des rôles. Un autre hochement de tête, puis un geste du menton afin de désigner les hauteurs, et elle se déplace aussitôt, sa Mantis en main afin de se positionner de manière à surplomber le croisement et avoir une vue dégagée du lieu pour aligner les futurs cadavres ennemis. Pendant ce temps, avec les autres chasseresses, nous nous sommes placés en couverture, attendant les premières vagues arme au poing.

- "Ce jour est peut-être notre dernier, mais au moins il sera le plus important de notre vie, quoi qu'il arrive. Des choses de prévues après notre victoire, sergent ?"

Appelez cela de la désinvolture mal placée ou une tentative râtée de détendre l'atmosphère pendant que d'autres soldats se font charcuter par les forces ennemis autre part, toujours est-il que j'ai besoin de ne pas penser à ce qu'il adviendrait si jamais nous échouons. De ne pas songer aux futures pertes, ou pire encore, de ne pas ressentir cette crainte intérieure, ce doute insidieux au fond de moi, cette petite voix qui me dit "et si tu n'es pas à la hauteur ?". Alors je lui réponds simplement "va te faire foutre !", et je vérifie une dernière fois mon Mattock. J'entends alors les bribes d'une conversation radio depuis l'Omnitech du sergent Annaz, discussion brève que l'humain reprend à voix haute, nous prévenant d'une première vague des armées des Moissonneurs. De la simple chair à canon cybernétisée et endoctrinée représentée par des dizaines de Zombis. Autant dire une formalité pour nous.

- "Attendez qu'ils soient à portée optimale de tir. Ensuite, on les canarde."

Simple mais efficace. Mais alors que nous commencions à faire feu, j'ai senti une présence se poster à côté de moi. Un des Turiens s'est approché pour prêter main forte. Enfin ici, une Turienne, l'armurière pour être plus précise. Je n'ai rien contre, même si les Chasseresses et moi étions suffisamment entraînées pour nous débarrasser de ce menu fretin. Nous sommes logés à la même enseigne, réunis sous une même bannière, celle de notre survie. Les Zombis tombent les uns après les autres, et ont été bien vite décimés, laissant la zone de nouveau sécurisée. Le silence règne à nouveau, pesant, rendant chaque seconde stressante, de crainte de voir arriver le plus gros des troupes Moissonneurs. La crainte qu'à tout moment arrive notre dernière heure. Je m'efforce de ne pas y penser et d'enfouir cette sensation dans une carapace d'assurance et d'arrogance.

- "Ce n'est pas avec quelques petits Zombis de rien du tout que je vais tromper mon ennui."
- "Tout vient à point à qui sait attendre, Vala."
- "Merci pour cette charmante leçon de philosophie, chère partenaire."

Elle a raison, je le sais. Et je sens dans sa voix à travers l'Omnitech que Raena pense à chaque instant comme le dernier, aussi vigilante soit-elle.

Puissions-nous nous revoir.


Dernière édition par Vala Cyrus le Jeu 9 Juil - 16:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mar 9 Juin - 15:39


Une fois les ordres donnés, la petite équipe se mit en position. Les chasseresses Asaris se déployèrent, en hauteur ou restant sur la route. Le médecin Turien, sa femme et l’amie de l’armurière partirent installer un hôpital de fortune dans un garage non loin. L’armurière en question se posta aux côtés de l’Asari siffleuse, Cyrus, et Adrien se mis à leurs côtés. Ainsi installés, ils étaient prêts à recevoir la vague d’ennemis en approche. Non pas sans tension cela dit, tout le monde savait qu’une simple attaque de zombis pouvait se transformer en un raz de marée de monstres en tout genre, capable de vous arracher la tête en un mouvement.

Cela dit, le fait que le groupe se fasse attaquer n’était pas forcément une excellente nouvelle. Bien sûr, ça pouvait n’être rien d’alarmant, comme un amas de monstres unique qui avait pris par surprise une autre escouade de Marteau et qui tentait de percer le plus loin possible. L’autre possibilité était que l’arrière garde s’était effondrée et qu’il ne restait que le groupe d’Adrien sur cette ligne de défense. Si c’était le cas, ils s’en rendraient compte bientôt : ils allaient être submergés par les Moissonneurs, et pas uniquement quelques zombies. Ou alors, ils allaient recevoir l’ordre de se replier pour les préserver, et renforcer une autre position. Mais s’ils recevaient un tel ordre, ce ne serait pas avant plusieurs minutes, le temps que le commandement se rende compte de la situation.

Dans un grognement, les zombis arrivèrent sur eux. Ou plutôt, ils arrivèrent en vue. Aucun n’eut le temps d’atteindre les troupes positionnées au carrefour, abattus largement avant par les soldats. Une véritable balade de santé, pour le moment. Adrien se permit même de réactiver son omni-tech afin d’avoir des nouvelles du reste de Londres. Pour l’instant, tout allait bien. En enfer, ça ne voulait pas dire grand-chose, mais c’était toujours mieux que d’entendre ‘’c’est la merde’’. De plus, ils ne recevaient aucun ordre concernant un potentiel repli : les forces Moissonneurs qui les attaquaient étaient donc une poche isolée ayant réussi à s’infiltrer. Ca aussi, c’était une bonne nouvelle.

Les zombis furent donc méthodiquement éliminés, jusqu’à ce que le silence retombe sur le carrefour. Enjoignant ses équipiers à vérifier leurs munitions et leurs boucliers, Adrien fit de même. Ils allaient pouvoir souffler en attendant de potentiels nouveaux ennemis. Pour le moment, il voyait la guerre de loin, et il n’allait pas s’en plaindre. Alors qu’il écoutait les communications des autres groupes, son canal privé avec Aper s’ouvrit, couvrant le canal général.

« - Sergent Annaz, ici Aper. Nous avons été submergés par l’ennemi ; ils nous ont coincés à l’Est. -Une pause - - Adrien, ce fut un plaisir de te connaître. Adieu.

Le canal se coupa, laissant place au brouhaha des communications globales. Adrien mit quelques secondes à comprendre ce qu’il venait d’entendre. Et quelques secondes de plus à décider quoi faire. Plus exactement, quelques secondes à se convaincre que c’est ce qu’il devait faire. Déterminé, il rappela Seneca, sa femme et la troisième Turienne avec eux, et se rendit aux côtés de Naevus et Cyrus.

« Je viens de recevoir un appel de détresse, une équipe s’est faite coincée par des forces Moissonneurs et va se faire détruire. Nous sommes les plus proches, et on peut encore les sauver. Ce qui implique d’abandonner le carrefour. Aussi, je vous demande : qui m’accompagne ? »

Les Asaris se mirent à discuter entre eux, de même que Seneca et sa femme d’un côté, et Naevus et son amie de l’autre. Après discussions, l’armurière et son amie accompagneraient Adrien, contrairement à Seneca et se femme. Cyrus annonça que la moitié des chasseresses allaient venir avec lui, menées par elle-même, et l’autre moitié resterait ici pour tenir le carrefour. Une excellente solution, qui satisferait tout le monde. Le groupe se mit donc en route, composé d’Adrien, trois chasseresses Asaris, Naevus, son amie, et les deux Quariennes. Sept personnes restaient donc au carrefour.

Ils arrivèrent assez rapidement dans les environs de la zone. Un autre soldat avait envoyé un appel de détresse sur le canal commun, auquel Adrien avait répondu. Ils avaient donc pu être informés de la nouvelle position de l’escouade en difficulté, qu’ils avaient donc rejoints. Ils venaient donc d’arriver dans le quartier, qui était beaucoup moins calme que le carrefour qu’ils avaient quitté précédemment. Plusieurs zombis erraient, et ils s’efforçaient de ne pas attirer leurs attentions. Plusieurs coups de couteau plus tard, ils pouvaient de nouveau avancer. Devant eux, des échos de combat commençaient à se faire entendre, et ils pressaient le pas. Ignorant combien de temps pourrait tenir le groupe en difficulté, mieux valait ne pas trainer.

S’approchant d’un immeuble à cour ouverte, les cris se mêlèrent aux échos de combat. Et devant l’entrée de la cour, une dizaine de maraudeurs et un peu plus de cannibales faisaient feu à l’intérieur, hors de vue de l’escouade d’Adrien mais dont la cible n’était pas difficile à deviner. Sans prendre le temps de s’annoncer, le groupe commença à ouvrir le feu, éliminant tous les cannibales et huit des dix maraudeurs avant que ceux-ci ne commencent à riposter. Riposte inefficace, puisque les derniers maraudeurs tombèrent sans faire de dégâts. Adrien pensait que la menace était éliminée, mais des tirs raisonnaient encore à l’intérieur de la cour. Au pas de course, le groupe se précipita à l’entrée de la cour pour y voir trois brutes et deux furies. Très mauvaise nouvelle. Au milieu, plusieurs zombis avançaient en zigzagant. Ne prenant que le temps de recharger, Adrien ouvrit de nouveau le feu. Ici, pas besoin de donner des ordres : il suffisait de tirer dans le tas et de faire un maximum de morts. Si les zombis ne résistaient pas à l’attaque, les Furies et Brutes n’étaient que légèrement déstabilisés. Suffisamment en tout cas pour tourner leur attention sur les nouveaux arrivants. Les Quariennes commencèrent donc à activer leurs drones d’attaque pour faire diversion, et les Asaris à utiliser leurs pouvoirs biotiques. A force de tir, de pouvoirs biotiques et technologiques, ils finirent par avoir raison des forces Moissonneurs restants. Hors d’haleine, Adrien se plia en deux pour reprendre son souffle avant d’aller voir l’état de l’équipe qui avait été acculée. Et, petit à petit, se rapprocher d’Aper. Avant d’avoir le temps de s’inquiéter de son état, de nouveaux bruits retentirent hors de la cour. De nouveaux zombis arrivaient, en masse. Attrapant son arme et s’installant aux côtés de la Turienne, il se prépara à recevoir les nouveaux arrivants comme il se devait.



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Lun 15 Juin - 17:05
Une fois que les zombies étaient tous morts ou au moins parterre et inactif, Scana sortie de sa concentration et resta bloquée sur sa position de tir avec son phaeton. La turienne semblait être toujours en alerte et avait toujours son arme en joue. Freya vint à côté d'elle et posa sa main sur son arme pour la sortir de son état d'alerte. ''Calme, ils sont mort.'' L'armurière finit par baisser son arme, regarda sa copine et lui fit un câlin rapidement. ''En posant une des charges j'ai vue une de ces choses à moins de deux mètres de moi. Et dire que ces choses étaient avec nous ou étaient des civiles; c'est effrayant de savoir se qu'ils font des prisonniers.'' L'urgentiste appuya sa main sur l'épaule de son amie et la fixa dans les yeux. ''Alors, c'est à nous de mettre fin à leur souffrance et d'empêcher d'autre de finir comme ça.''

Après cette phrase qui redonnait une bonne raison de se battre, c'était le sergent Annaz qui annonça qu'une équipe était en situation de détresse, mais qu'ils avaient une possibilité de pouvoir les sauver. Le souci, c'est qu'avec cette acte de sauvetage ils abandonneraient leur position et donc désobéir aux ordres. Il laissa chaque groupe prendre une décision. L'urgentiste et l'armurière discutèrent de la décision à prendre. Les deux étaient d'accord sur un principe. On abandonne personne et les autres pourraient les aider dans leurs missions. D'habitude, Naevus étant fille d'officier, elle n'osait pas désobéir et restait dans les rangs. Seulement, avec les derniers évènements de cette guerre et en ayant pu côtoyer des gens avec des points de vue différent, elle avait changé sa façon de pensé et en ayant un officier qui demandait à faire cette action, c'était un ordre direct et donc un moyen pour que sa conscience ne lui fasse pas du tort.

Les turiennes ce regardèrent les yeux dans les yeux et ce collèrent front à front avant de revenir vers l'humain. ''Nous venons avec vous.'' Les femmes ne voulaient pas de l'action ou dire ça pour faire plaisir au gradé. Elles voulaient sauvées de leurs collègues.

Suite à ça, l'équipe formée pour le sauvetage courra vers son objectif. Et là, Naevus ressentit cette peur, l'instinct de survit qui lui disait de creuser un trou et espérait que la guerre se finirait vite et que personne de méchant ne la trouverait. Le mouvement nerveux de la sécurité de son arme recommençait et elle n'y pouvait rien. La turienne était une bonne armurière et savait faire de bon score avec un sniper dans un stand. Rien ne l'avait préparée au monstre qu'elle avait affrontée. Soudain, elle entendit un cri qui lui glaça le sang. C'était une chose qui était grande et très finie. Elles étaient immondes et effrayantes. Malgré la disparité et les différentes origines du groupe, il semblait se débrouiller. Les atrocités furent abattues, Freya contrôla la survivante de l'équipe de franc tireur, Scana était encore choquée par la scène et avait des larmes à l'œil en pensant que chacun d'entre eux aurait pu être son père. La turienne s'assit vers la survivante et était encore sous le choc pendant que Freya signalait que Ravilla était en bonne santé.


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Mer 17 Juin - 9:05
Le choc des combats, la violence, le chaos ambiant, tout cela c’était ce qui rendait la guerre si glorieuse et si facile, le pire c’était l’attente, le froid et tout ce qui détruisait le moral où laisser le temps aux hommes d’imaginer le pire pour eux. Les affrontements étaient meurtriers mais au moins on pouvait faire quelque chose pour repousser une mort imminente, on pouvait se battre.
Par contre, personne ne pouvait rien contre le temps qui passait.
Léonardus abaissa son arme en constatant que plus personne ne viendrait, pas de blessés de leur côté et donc pas de travail pour lui à première vue. Le médecin rejoignit sa femme qui s’était positionnée près d’un gros débris qui faisait une excellente couverture, désormais il faisait un excellent siège où s’asseoir à en juger par la mine satisfaite de Nicia. Celle-ci vérifia ses chargeurs supplémentaires avant de hocher la tête ; tout était en ordre et parfois la gestuelle du corps se suffisait à elle-même. Le docteur porta son regard sur leur chef qui était en train d’écouter les communications ; très concentré, comme s’il allait faire quelque chose d’important.
Puis l’humain ordonna le regroupement, ce qui ne plus guère au toubib qui arriva au pas de course, talonné par sa conjointe.

« Je viens de recevoir un appel de détresse, une équipe s’est faite coincée par des forces Moissonneurs et va se faire détruire. Nous sommes les plus proches, et on peut encore les sauver. Ce qui implique d’abandonner le carrefour. Aussi, je vous demande : qui m’accompagne ? »

Sa femme enleva son casque et regarda son mari faire de même : elle voulait une discussion avec son visage de visible, pas juste une paire d’yeux qui lui répondait avec un air impassible. Léonardus songea à ce que pouvait devenir le carrefour avec des soldats en moins, s’ils se dispersaient les moissonneurs auraient l’avantage. De plus le sergent Annaz désobéissait à un ordre direct en allant secourir une autre unité ; on leur avait dit de rester, le médecin n’était pas stupide. Quelque chose d’autres que l’altruisme devait le pousser à agir ainsi.

''Nous venons avec vous.''

Voilà qui changeait la donne, Scana venait avec Adrien.
Le toubib orienta son regard partagé entre la colère et la tristesse vers l’armurière ; elle ne savait pas, elle n’était pas consciente du dilemme intérieur dont il souffrait.
Promettez moi de garder un œil sur ma fille. Je n'ai plus rien d'autre.
On lui avait fait promettre de ramener la Turienne en vie, mais on lui demandait de désobéir au cœur d’une opération capitale. Entre le devoir de servir et le devoir de protéger, qui était le plus fort ?
Non, il servait son peuple et essayait tant bien que mal de le protéger des moissonneurs.
Léonardus croisa le regard inquisiteur de Nicia sur lequel on pouvait lire un « déserteur ! ».

-C’est de la désertion ! S’asphyxia de rage la spécialiste radio.

Dans l’armée on affamait les recrues, on envoyait les pires ordures les instruire dans le but de leur faire tolérer ce genre d’injustices, pour leur apprendre à rester en place quand le double de soldats leur fonçait dessus. Stimulé l’agressivité et stimulé la docilité. Voilà ce qu’on cherchait à faire. Même sa conjointe avait fini par se soumettre à cette règle.
Celle-ci regarda son Phaeton qui était chargé, il n’y avait que le cran de sécurité qui la séparait d’un éventuel carnage.

-J’ai promis… S’excusa presque le médecin.
-Je sais, c’est contraire à tout ce qui doit être fait.

Epauler le fusil d’assaut, enlever la sécurité et abattre Annaz était peut-être la solution. Sans doutes que Nicia n’aurait pas attendu son avis s’ils n’avaient pas été marié. Sa conjointe remise son casque et quitta le groupe.

-Putain ! S’énerva-t-elle en envoyant valser un gravât d’un coup de pied.

Léonardus secoua la tête avant de remettre sa protection crânienne ; il privilégiait le devoir patriotique au devoir de protéger.
Ce n’était peut-être pas le mieux, mais c’était la seule chose que sa position morale dans toute cette histoire l’autorisait à faire. Le médecin rejoignit sa femme qui observait les cadavres de zombis, assise sur le bloc de béton de la dernière fois. Le docteur n’avait pas besoin de paroles pour savoir que la spécialiste radio aurait souhaité voir le sous-officier puni pour ses actes, s’ils l’étaient ?
Il avait fait le choix qui ne convenait à personne ; ni à sa femme ni à Scana. Il n’était pas allez jusqu’au bout.

-Tu as choisi d’éviter un conflit mais tu en auras un autre sur les bras si elle ne revient pas vivante, tu le sais ?

Léonardus hocha la tête.
Les combats étaient encore le mieux dans cette bataille.
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Dim 28 Juin - 15:18

    Savoir qu'on allait mourir était un sentiment curieux. Il n'y avait pas le moindre doute sur la fatalité qui s'annonçait. Pas alors que les cohortes ennemis ne cessaient de se déverser dans l'étroit passage, comme si celui-ci donnait directement sur la porte des enfers. Qu’un seul tombe, et trois nouveaux jaillissaient pour prendre sa place. Il ne ‘agissait même plus de survie à ce stade, mais plutôt de compter les minutes avant que la fin ne s’abatte sur soi.
    C’était une situation désespérée, infernale. L’Esprit du Néant était sur eux, et ils pouvaient la sentir. Sa présence d’outre-tombe tandis qu’il errait sur le champ de bataille, prêt à les emporter dans l’Obscurité.
    Et pourtant, malgré tout cela, une sorte de simili de maigre espoir persistait. Ils continuaient à combattre d’une façon plus féroce encore, à la manière des animaux qui, acculés et blessés, redoublaient d’ardeur face à la mort. Que ce soit pour se rassurer et penser qu’ils pouvaient s’en sortir, pour ne pas mourir comme un lâche ou simplement en emporter le plus possible dans la tombe, ils luttaient avec une sainte rage. Jusqu’à l’anéantissement total, que ce soit le leur ou celui des autres.

    La première attaque avait porté ses fruits. Dans un premier temps, les Zombies avaient été dispersés, leur accordant quelques précieuses secondes de répit. Les militaires en avaient profités pour s’organiser comme ils pouvaient. En l’absence de chef, Ravilla s’était faite la voix des survivants. Située au milieu des défenses, c’était elle qui transmettait l’état de chacun des côtés de leur défense. Que ce soit par rapport aux blessés, pertes subies ou pour informer des actions à venir. Bien évidemment, elle n’était pas seule à donner des ordres. Chaque extrémité avait son leader, mais au milieu du tumulte, vu leur distance, leurs cris ne portaient pas assez pour être totalement entendu. De plus, parmi les soldats du centre, d’autres plus âgés et/ou expérimenté donnaient leur conseil, souvent prolifique.
    Hélas, le faible temps qui leur avait été accordé fut trop rapidement épuisé pour qu’ils puissent réellement se coordonner avec efficacité. Quelques secondes seulement après que la fumée des grenades ne se soit dispersée, une nouvelle horde d’humains modifiés s’élança, piétinant les cadavres de leurs semblables sans même les voir. Certaines des horreurs s’étaient ruées sur les murs, les escaladant comme s’ils étaient d’immondes lézards grisâtres, passant par-delà les gravats pour mieux se jeter sur les flancs de la barricade. Deux singularités, lancées par les Asaris, réussirent à bloquer l’avancée. Ceux qui se retrouvèrent pris à l’intérieur furent proprement abattus, de même que les semblables qui s’approchaient un peu trop des lignes de défenses.
    En face, les ennemis ne restèrent cependant pas les bras croisés. Cinq zombies réussirent à sauter par-dessus les abris pour atterrir griffes et dents en avant sur le premier qui passait à leur portée. Deux des hommes déjà blessés trouvèrent ainsi la mort avant que leurs assaillants ne soient terrassés. Un des humains qui avait tenté de les aider s’effondra dans un hurlement. Dans le couloir, un petit contingent de Maraudeurs venait d’arriver. Ces horreurs venaient de renforcer les Cannibales, lesquels attaquaient avec plus de cœur qu’auparavant.

    Désormais, les militaires n’étaient plus que douze.

    Les survivants prirent couvèrent comme ils le pouvaient tandis que les balles crépitaient autour d’eux, venant s’écraser et affaiblir barrières et boucliers. Malgré la fatigue, les maîtresses de l’ezo réussirent à dresser de petites protections afin de laisser le temps à leur collègue de préparer de quoi répliquer. Chaque impact les épuisait un peu plus. L’une d’elle n’arrivait même pas à rester debout. A genoux, l’alien regardait le sol, plongée dans une sorte de semi-méditation étrange afin de garder sa concentration – et son pouvoir – intactes.

    - Les grenades ! Maintenant !

    Quel autre ordre donner alors qu’une Brute et deux Furies venaient d’entrer dans le couloir ? Plus le temps passait, plus l’issue funeste se rapprochait. La bataille était vaine mais c’était bien là la seule chose qu’ils pouvaient faire. Ou alors ils pouvaient attendre la mort, les bras croisés. Mais ça, c’était hors de question.

    Les hurlements gutturaux qui suivirent l’explosion les firent frissonner tandis que les Banshees s’effondraient. Le géant hybride fit secouer la terre lorsqu’il tomba à son tour. Parmi les ennemis les plus petits, certains furent blessés voir tués par la déflagration. Mais comme avant, un nombre tout aussi important avança pour les remplacer. Comme si ce qui avait été fait n’avait servi à rien.

    C’en était désespérant. Et leurs réserves de munitions qui ne faisaient que s’affaiblir avec le temps…
    La turienne rechargea son Mantis par habitude, jetant un coup d’œil aux balles qui lui restaient. Une dizaine, soit dix coups au fusil de précision ou soixante de Carnifex avant de tomber à court de munitions thermiques. C’était dans ce genre de cas qu’on ne pouvait que regretter l’invention de telles cartouches. Les armes d’avant 2183 avaient au moins l’avantage de ne pas se soucier de recharge, malgré les problèmes de surchauffe et d’enrayement.
    Un rapide coup d’œil par-dessus le mur bétonné lui permit de voir la présence de trois Maraudeurs occupés à renforcer les autres Moissonneurs. Si elle sacrifiait trois charges, il lui resterait de quoi tenir la ligne avec les autres, en attendant que… en attendant.
    Avec un peu de chance, il s’agissait des derniers supports présents ici.

    Les deux premiers tombèrent rapidement. Elle les eu alors qu’ils étaient occupés à soutenir des Cannibales. L’un des rares moments où ils étaient obligés de se mettre à découvert pour un moment assez long. C’était largement suffisant pour que la jeune franc-tireuse puisse viser et les abattre.
    Sa troisième cible était un peu plus loin, sautant un des débris de l’immeuble. Etrangement, cette horreur ne se préoccupait pas tant d’aider ses « compatriotes ». Il préférait avancer, le fusil à l’épaule, son regard vide fixé droit devant lui.
    Peut-être que cela annonçait la lumière au bout du tunnel ? Le signe qu’il s’agissait des derniers assauts avant que les Moissonneurs de cette zone ne soient détruits ? Avec un peu de chance…

    De toute façon, il faudrait attendre qu’il n’y en ait plus pour le savoir. D’ici là, ils enverraient jusqu’à leur dernières forces pour les massacrer.

    Epaulant à son tour son Mantis, Aper aligna son œil avec la ligne de visée, puis remonta jusqu’à la poitrine de la créature. Un tir sûr ; même si elle loupait le cœur, les chances qu’elle rate son coup étaient faibles. Cependant, la létalité risquait de baisser. Non, plutôt la tête. La distance était assez faible pour qu’elle réussisse quoiqu’il arrive. Et la mort serait instantanée.
    Ça aurait dû être simple. Lever son arme de quelques centimètres, viser entre les yeux, tirer. Puis reprendre son Carnifex et recommencer. Tomber sur un visage vide, méconnaissable, l’abattre et passer à un autre. Pas… ça. Ne pas reconnaître des traits familiers, ni même une personne. Ne pas se figer, ni sursauter, avec un peu de retard, lorsque le coup parti tout seul.

    Doucement, la femme se laissa glisser le long de la petite muraille, regardant devant elle sans voir ni ses compagnons, ni les ruines de ce qui fut anciennement feu l’immeuble. Complètement amorphe, le temps que son cerveau assimile ce qui venait de se passer. Que tout flashe une seconde fois sous ses yeux. Puis une troisième et une quatrième.
    Repliée sur elle-même, les mains sur la poitrine et le souffle court, elle commençait à se rappeler. Chaque détail lui sautait à la gorge, l’assaillait sans le moindre signe de pitié.

    Malgré les tuyaux, l’absence de sentiments et la déformation immonde que subissaient les esclaves, Ravilla l’avait reconnue. Après tout, sa mère avait toujours eu des mandibules particulières à ses yeux. Un peu délicates et assez élancées dont elle n’avait – hélas pour sa fille – jamais hérité. La forme de son visage aussi. Elle l’avait vu assez souvent pour qu’il reste gravé dans sa tête. Surtout depuis la disparition de ses parents, après laquelle elle avait passé des heures à regarder de vieilles photos, le cœur serré. Bien plus après la mort d’Hécarion.
    Elle l’avait cru morte. A vraie dire, la militaire l’avait même espéré, juste après avoir souhaité qu’ils soient en vie. Tout plutôt que Cotta ou Sertor ne soient les pantins des Reapers. Depuis le début de cette foutue guerre, le moindre de ses vœux était sauvagement piétiné.
    La chose qui avait été autrefois sa parente avait continué d’avancer, alors que la soldate avait senti les dernières bribes de sa volonté s’effacer, son corps tendu comme la corde d’un arc. Ce qui n’avait été que quelques secondes lui avait parue être une amère éternité. Avec une lenteur surnaturelle, le Maraudeur s’était approché, sans qu’aucune ne se quitte des yeux. Quelques pas avant de s’arrêter et de lever son arme tranquillement. Sans même sembler hésiter un instant. L’esprit n’était plus là, seul le corps restait. Un coin de l’esprit d’Aper le savait. Pourtant, il était rejeté. C’était sa mère, même défigurée et vidée de son âme. Elle ne pouvait pas…
    En face d’elle, la créature avait armée et s’apprêtait à tirer.

    Et les réflexes avaient pris le dessus. Sans même qu’elle s’en rende compte, les doigts de la militaire s’étaient crispés peu après qu’elle ait bloqué sa respiration. Le bruit de la déflagration l’avait surprise alors qu’en face d’elle, feu Cotta s’effondrait pour ne plus bouger.

    Elle venait de tuer l’un des siens. Celle qui lui avait donné la vie et pour qui elle avait toujours porté un immense respect.
    Cerberus lui avait pris son frère. Mais elle… Elle avait fait pire. Bien pire. Un crime que toutes les espèces ou presque s'accordaient à condamner.

    La suite, elle le fit par automatisme. Ramasser son pistolet lourd, se retourner, tirer. Sur chaque Zombie, chaque Cannibale qui se présentait devant elle. Avec l’idée séduisante, après chaque coup, de retourner son arme contre elle. Idée qui se renforçait un peu plus à chaque fois.
    Jusqu’à ce qu’au final, une seule balle reste.
    La turienne se détourna du combat, préférant rester prostrée contre son couvert, à regarder son arme. C’était la meilleure chose à faire.

    Une main se posa sur la sienne et le Carnifex. Relevant les yeux, Aper tomba sur une de ses semblables qui se présenta, lançant quelques mots rassurant tandis qu’elle sortait du matériel médical de son sac pour s’occuper de son épaule. Le sang bleu avait goutté le long de l’armure, formant une petite nappe azure sur le sol.
    La soldate ne s’en était même pas rendu compte. Derrière la médecin, Adrien les guettait, semblant inquiet. Des renforts ? Là aussi, ils auraient pu apparaître à l’instant que la franc-tireuse n’en aurait pas été étonnée. Et la bataille? Les Endoctrinés auraient pu être morts ou sur eux qu'elle s'en foutait. Plus rien n'importait, désormais.

    Abandonnant le combat, elle pencha la tête en arrière alors que le ciel s’embrasa d’une vague pourpre et que les vaisseaux Moissonneurs se mirent à tomber.







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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Ven 10 Juil - 8:23
La guerre, quelle qu'elle soit, n'épargne personne. Je le sais, j'en porte déjà des cicatrices autant physiques que morales. J'ai perdu des Asari, des partenaires, des soeurs de bataille. Et je dois vivre avec. Je peux comprendre le sentiment de désespoir, de tristesse, de chagrin que la plupart d'entre nous porte en notre for intérieur, qu'on laisse éclater ces émotions trop lourdes à retenir

Car nous vivons. Nous continuons de vivre.
Et nous sommes en train de nous battre pour vivre encore des années, des décennies, voire des siècles.

Les zombis n'étaient que de la broutille, cela ne nous posait aucun problème et la chair endoctrinée n'a pas réussi à dépasser notre zone de confort. Raena n'a même pas eu besoin d'ouvrir le feu, les forces au sol s'en occupent très bien. Le sergent Annaz, dans le feu de l'action, n'a pas daigné répondre à ma boutade. Peu importe en fin de compte, je ne souhaitais que détendre l'atmosphère en pleine bataille.

- "Pas d'autres troupes en vue. Je reste en position."

La voix de Raena me rassure quelque peu, même si personnellement j'aurais préféré un peu plus d'action. Genre des cannibales, ou des Maraudeurs. Nous pouvons prendre le temps de nous préparer au prochain assaut. Personne n'était blessé, les Asari ont fait la majeure partie du travail. D'un geste de la tête, je les félicite, sans pour autant leur donner trop d'enthousiasme, préférant les garder concentrées pour être plus efficaces. Mais j'entends des bribes d'une transmission radio reçue par l'humain. Et à voir l'air crispé de son visage, cela ne signifie rien de bon.

- "Je viens de recevoir un appel de détresse, une équipe s’est faite coincée par des forces Moissonneurs et va se faire détruire. Nous sommes les plus proches, et on peut encore les sauver. Ce qui implique d’abandonner le carrefour. Aussi, je vous demande : qui m’accompagne ?"

Ca pue la désertion. C'est totalement contraire à la mission qui nous a été confiée. Nous connaissons tous les risques. Tous sans exception. Mais le sergent est en train de passer outre l'ordre de mission, en plus de tenter de diviser nos forces. Du suicide que de porter secours à un autre groupe avec la moitié de nos troupes, en plus de laisser l'autre moitié affaiblie, plus vulnérable aux prochaines attaques.

- "C'est de la pure folie, sergent ! Ils connaissent les risques ! Ils savent qu'on a tous une chance d'y rester ! QU'ON SE BAT TOUS POUR UNE MEME CAUSE ! Je ne sais pas ce qui vous pousse à abandonner notre mission, mais vous êtes en train de la compromettre, bordel ! Vous vous en rendez compte, au moins ?"
- "Accompagne-le, Vala. Je reste en position.
- "QUOI ?
- "Fais-le. Plus tôt vous leur porterez secours, plus grandes seront vos chances de repousser l'ennemi. Et nous seront plus nombreux pour mener à bien notre mission au final. Prend Tara et Elena avec toi, je garde Siani et Tor pour me couvrir.

Ils sont tous devenus cinglés, ma parole ! C'est la guerre ! Il y a des morts, et des sacrifices, tout le monde passe par là ! Mais putain, on reste sur la mission ! Mon poing rageur rencontre le pan de mur détruit qui nous a servi de couverture. Je ne peux pas dire non à Raena. C'est plus fort que moi. Sa voix aussi douce que calme, même en temps de guerre, me déroute.

- "OK, je les accompagnerai. Mais si j'apprends qu'entretemps tu te fais flinguer, je le tue sans sommation. T'as intérêt à rester en vie."
- "Puissions-nous nous revoir, mon amie.

Oui, puissions-nous nous revoir.

Sans un mot, je finis par suivre le groupe embarqué dans une mission de sauvetage, malgré moi. Je la sens pas, cette histoire.

Après avoir zigouillé quelques Zombis errants, nous nous approchons de la bataille qui fait rage. Cannibales et Maraudeurs encerclaient le groupe en dificulté, il fallait alors frapper vite et fort. Sans attendre, nous ouvrons le feu, et j'ordonne aux Asari de viser en priorité les Maraudeurs, les plus à même de causer des dégâts à notre groupe dans l'immédiat. Mais nos forces armées ont bien répondu présents, et encore une fois, aucune perte n'est à déplorer. De la manière dont nous nous sommes débarrasser de ces endoctrinés, je trouve cela un peu facile à mon goût. J'attends en mon for intérieur plus de challenge, plus de résistance. Mais les tirs n'ont pas cessé. Bien au contraire, des cris inhumains retentissent, certains aussi stridents que des sirènes d'alarme. Des Brutes, et surtout, des Furies.

- "Elena, prépare-toi à jeter les grenades ! Tara, avec moi ! Faisons pleuvoir les balles sur ces bêtes !

Et sans autre mot, nous ouvrons le feu, un déluge de balles atténuant les barrières de ces monstres. Tara et moi visons en particulier une brute qui se détourne de sa victime pour entamer une lourde charge à notre rencontre, au mépris de ses protections, le bras replié sur lui tel un bouclier de fortune.

- "Elena ! Maintenant !

L'apprentie Chasseresse s'exécute, et le projectile dont la minuterie a été réglé au minimum, se loge à l'intérieur de la collerette chitineuse du monstre qui continue tout de même à foncer droit sur nous.

- "A couvert !

La déflagration déchire nos tympans, et fait valser en une gerbe de chair et de sang la Brute stoppée net dans son élan. Il se tient encore debout, vacillant, avant qu'une nouvelle salve ne la fauche définitivement. La tactique est de nouveau mise en place pour les autres mastodontes, tandis que le reste du groupe s'occupe des Furies. Les drones quariens déploient toute leur puissance de feu en soutien, affaiblissant à vitesse grand V les barrières biotiques des créatures longilignes avant que les soldats puissent avoir toute lattitude pour les truffer de plomb. L'adrénaline pulse dans mon corps, je vide mon chargeur sur les bêtes endoctrinées, tout en prenant du terrain peu à peu. Les créatures étaient cette fois prises entre deux feux, il ne restait plus qu'à coordonner nos manoeuvres pour finir le travail.

Les pertes, une fois encore, pèsent lourd dans la balance. Pas dans notre groupe, mais au sein de celui d'une turienne qui, visiblement, était frappée par quelque chose, au point d'être en état de choc.

On a tous perdu quelqu'un dans cette guerre, mais là est le prix de notre liberté.

- "Pas le temps de gamberger ! Il faut retrouver les autres et accomplir la mission qu'il nous a été confiée !

Mais alors que je motivais le reste des troupes, une vague d'un rouge pourpré embrase le ciel, puissante et impressionnante. Alors, un spectacle que jamais je ne croyais possible s'offre à mes yeux. Les Moissonneurs s'écrasent lourdement sur le sol, inanimés, comme paralysés, ou subitement morts. Toutes leurs troupes d'effondrent sans vie, au même instant, complètement détruits de l'intérieur.

Devant mes yeux se présentent une évidence qu'au fond je ne croyais qu'à moitié : le Creuset a été activé.

Nous venons de gagner notre liberté de vivre.

---

L'Asari nommée Raena profite du répit pour vérifier une dernière fois le bon fonctionnement de son arme. Plus bas, le reste du groupe se tient en position, les soldats prêts à faire feu à la moindre menace.

- "Docteur Seneca, je préfère vous savoir plus en retrait afin de mieux intervenir pour soigner les éventuels blessés. Vous êtes le seul médecin ici, et il m'est inconcevable de vous perdre.

Elle l'observe un bref instant, avant de reprendre position, lunette en mire. Rien ne bouge pour l'instant, aussi profite-t-elle de cette accalmie pour entamer la discussion.

- "En temps normal, je comprends votre réaction, docteur. J'ai tendance à suivre les ordres et à m'y tenir. Mais j'ai vu dans son expression faciale quelque chose d'autre, une chose qui a pris le pas sur son sérieux militaire. Comment réagiriez-vous, dans cette même situation, si votre femme vous appelle à l'aide ? L'auriez-vous laissée ou partiriez-vous tenter de la sauver même si votre mission vous somme de tenir la position ?
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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Ven 17 Juil - 15:19


L’arme en joue, un œil sur la Turienne, Adrien se tenait prêt à tout. Il voyait Ravilla en état de choc, mais étant déjà prise en charge par un médecin, il ne pouvait rien faire de plus pour elle. Hormis s’inquiéter, et cela ne l’aidait pas vraiment. Il gardait aussi un œil sur le porche par lequel le petit groupe était entré, au cas où d’autre Moissonneurs venaient à vouloir tenir compagnie au groupe. La majorité des soldats qu’ils venaient de sauver étaient blessés, plus ou moins grièvement, et risquaient de ne pas survivre à un nouvel affrontement. Surtout si les Moissonneurs ramenaient avec eux les gros bras. Heureusement, ils semblaient se tenir loin du bâtiment, permettant les premiers soins.

Dans le calme de la nuit, pour autant qu’une nuit pouvait être calme alors que la moitié de la Galaxie était dans un rayon de cent kilomètres, une vague rouge vint envahir le ciel, remplaçant temporairement le spectacle qu’offrait la bataille spatiale. Adrien ne savait comment réagir à la menace. Fuir était inutile tant la vague était rapide, et on ne pouvait pas tuer l’air. La vague les survolèrent donc, mais sans faire le moindre dégât matériel ou physique. Dans le ciel en revanche, les vaisseaux Moissonneurs commencèrent à chuter un peu partout. Heureusement, leur groupe fut épargné, et ils évitèrent de se prendre quelques tonnes de ferrailles sur la tête.

Sans comprendre comment une telle chose était possible, Adrien se doutait en revanche que la guerre venait de prendre fin. Les Moissonneurs détruits, leurs troupes ne seraient plus un problème. Mais même elles avaient été détruites, comme il put s’en rendre compte plus tard. Mais avant, il devait reformer son groupe et donc retrouvé ceux qui étaient restés au carrefour. Il réunit ses hommes (qui étaient majoritairement des femmes) et se mirent en marche en retournant sur leurs pas. Direction la zone qui leur avait été initialement assignés. Sur le chemin, ils purent constater que de nombreuses troupes des Moissonneurs avaient été tuées sans qu’elles ne présentent le moindre signe de blessures.

Le temps qu’ils traversent les quelques kilomètres qui les séparaient de leur point d’arrivée, Adrien eut le temps de réfléchir au miracle qui venait de se produire. Vraisemblablement, la super arme secrète dont tout le monde soupçonnait l’existence avait été mise en marche et avait fonctionnée. De la à savoir quelle était cette arme, il n’était pas dans les petits papiers des amiraux, et n’avait aucune idée du type d’objet qui avait déclenché la vague rouge. Toujours était-il que la chose avait fonctionnée, et que les Moissonneurs étaient enfin vaincus. Mais le prix avait été lourd, et pas uniquement sur terre. Il ne faisait aucun doute que sur les autres planètes de la Galaxie, les pertes devaient être lourdes.

Le groupe finit par arriver au carrefour, toujours intact. Il rejoignit ceux qui étaient sur place et leur laissa le temps des retrouvailles, qu’il employa pour essayer de comprendre ce qui se disait dans les canaux. Globalement, le mot d’ordre était « la guerre est terminée », comme il s’en doutait. Ensuite, les diverses tentatives de renouer le dialogue avec ceux dont ils avaient perdu le contact. Et enfin, les survivants devaient retourner au QG. Il attendit donc quelques minutes avant de donner l’ordre de marche. Pour la première fois de la soirée, il retourna au QG sans avoir l’arme au poing.



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Dernière ligne   Ven 24 Juil - 19:08
Le temps était dégueulasse et l'air chargé de peur, d'engoisse et surtout de mort. L'armurière regardait Freya qui était comme un phare pour la maintenir encore psychologiquement en état de battre. Elle se concentrait sur son phaeton et regardait la franc tireuse qui était vivante et qui lui prouvait que son choix n'avait pas été vint. ''Scana prend moi ça et donne moi un coup de main.'' La bricoleuse sortit de son esprit et vit le sniper et le pistolet de la survivante posés devant elle. La 1ère classe prit les deux armes et les mit sur les supports de son armure prévus pour elles. Le duo des jeunes turiennes travaillaient sans parler et semblaient se comprendre sans détailler. Dafius tendait la main et parlait à Ravilla pendant que Naevus sortait l'équipement du sac d'urgence.

Puis il y eut cette vague comme une surcharge géante dans l'air. La digerisienne fit signe de se mettre à couvert et vit la vague la traverser. Il y eut un court instant de silence et elle contrôla son équipements. La vague ressemblait visuellement à une décharge, mais physiquement, il n'en était rien. Les armures, armes et équipements n'avaient aucuns dégâts et ni perturbations. Par contre, dans le ciel on pouvaient voir les immondes tas de ferrailles volants ce cracher comme de simples météorites. Et les tires que l'ont pouvaient entendre dans le loin cessaient. La jeune restait méfiante mais avec ses nouvelles observations, elle avait une meilleurs vision de l'avenir et pendant un moment, elle se demanda si c'était la fin de la guerre. Elle revint à elle et se dit que ce genre d'ennemi ne devait pas avoir un bouton OFF aussi simple et qu'il fallait s'attendre à une ruse.

La petite équipe se mit en route dès que le sergent Annaz le demanda. Chacune des deux jeunes se mirent d'un côté de Ravilla, L'armurière regardait la survivante et voulait lui montrer qu'elle n'était plus seule et que ça irait. Elle profitait de la couverture des autres pour pouvoir ce concentrer sur ce qui l'intriguait. ''Tu pense que c'était quoi ce truc?'' Freya tourna la tête et regarda sa collègue. ''Peut être le fameux trucs que protégeait la flotte.'' Scana regardait par moment Aper et lui souri en espérant qu'elle ne fasse pas un acte de suicide. Puis Dafius donna son impression à son amie. ''Je pense qu'on pourra fêter se soir.'' Naevus regarda de tout les côtés. ''Je sais pas. C'est trop facile.'' l'optimiste sourie à sa conjointe. ''Je te le dis et je parie.'' L'autre sursauta sur un écroulement lointain et revint. ''Scana, tu es une trouillarde.'' La bricoleuse laissa son regard partir dans ses pensées. ''T'es pas gentille.'' L'autre lui fit un clin d'œil. ''Je me ferais pardonner lors de notre prochain passage en baraquement.''

Toujours de moissonneurs ni de leur esclaves en vues. La petite équipe de sauvetage était revenue au carrefour depuis un moment et la bricoleuse s'occupait à réviser les armes de la franc tireuse. Dans cette activité, elle se sentait mieux et sa la calmait. ''Les pièces sont dans un état correctes.'' La turienne se concentrait sur l'arme et regardait de temps en temps sa copine et Ravilla pour savoir se qui se passait. Elle regardait tout se qu'elle pouvait voir et voyait un ou deux dégâts surtout dû à l'usure. Pendant que ses mains étaient occupées, la femme s'occupait l'esprit. L'idée d'être en fin de guerre la ramena sur ses parents et l'envie de les revoir. D'une autre part, elle se demandait comment ils allaient tout reconstruire et surtout comment tout réparer. Car il y avait les dégâts matériels, mais il y avait les pertes turiennes et psychologique pour les gens qui auraient certaines atrocités. Elle pensa à sa mère et l'annonce de disparition de cette dernière. Comment ça se passerait avec son père et Est-ce qu'ils tiendraient en voyant le trou qu'aurait laisser la conjointe de l'homme qui était le dernier parent présumé vivant de la jeune Naevus qui n'était que au stade de découverte de la vie sur certaines choses et qui malgré son côté militaire, était plutôt sensible.

Le retour au QG fut annoncé et l'équipe entière se mit en route. Durant la marche, le duo était d'un seul côté de Ravi. Freya estime qu'il y avait plus vraiment de danger, l'armurière regarda de temps à autre l'état de la survivante et regardait le paysage. Après quelques minutes de marche, elle décida de commuter entre Aper et Dafius. Le petit trajet permit de pouvoir en apprendre plus grâce aux canaux radios et de pouvoir revenir à la base en évitant de faire les soldats sortant d'une grotte pour ce cacher.

Une fois dans le QG, plusieurs personnes s'enlacèrent ou pleuraient ensemble. L'ambiance était au retrouvaille et à la joie de se retrouver les uns et les autres. La jeune vit son père de loin et afficha un grand sourrire en imaginant pouvoir enfin fêter la fin de cette guerre et la fin de la peur de rester sans maison. Freya regarda les yeux plein de joie comme ceux d'un gamin dans un magasin de jouet. ''Donne moi les armes du soldat Aper et tu peux rejoindre ton père.'' La turienne confia les armes en faisait attention et courra vers son parent en voulant retrouver cette humeur de joie et de décompression à l'idée que la plus grosse des menace était passé et que maintenant ils allaient pouvoir commencer la reconstruction de leur vie.

Une fois devant l'homme, elle s'arrêtant devant lui. Il avait une grimace de colère et ses yeux fixait la fille d'une manière qu'elle connaissait et qui lui donnait envie de se cacher. ''Scana, tu me fais honte.'' il reprit son souffle. ''Tu fais honte à une lignée entière de soldat fidèle à la hiérarchie. Tu... Je ne peux pas tolérer que ma fille une déserteuse.'' Elle baissa la tête et lâcha l'équipement qu'elle avait en main. ''J'ai suivie mon supérieurs direct et la possibi...'' L'homme interrompit. ''Ce n'est pas une excuse. Tu le sais normalement et cette équipe de franc tireur connaissait sa mission tous sachant les possibilités de ne pas en revenir. Tu en subiras les conséquences et sache jeune fille que tu n'auras aucun moyen d'en échapper.'' La bricoleuse s'essuya les yeux et commença à aller en direction d'un débris qui pouvait faire office de banc. Pendant son chemin, elle entendit Seneca qui parlait avec le turien furieux.

Une fois près de son lieux de choix, elle resta avec le dos tourné vers son père. L'homme la prit par l'épaule sans lui faire de mal. ''Scana, tu vais arrêter de fuir maintenant.'' Il a tourna et la prit par le menton pour lui lever la tête. Avant cette acte, la turienne voulait cacher ses sentiments devant cette foule de combattant qui devait pour la plupart ne pas laisser place à leurs sentiments. Hors pour elle, les sentiments était plus fort que son tempérament de militaire de première ligne. Alors quelle voyait les retrouvailles des autres. La sienne était un cauchemar et avec le début des pleures qui lui venait, elle ne savait plus quoi faire. Elle sentit les deux doigts de son père la prendre sous le menton et elle n'eut pas la force de résister.

Une fois à la vue de tous, elle ne put se retenir de lâcher les larmes qui venaient et voyait son dernier parent ainsi que le couple Seneca qui semblait discuter de la fille qui était désignée comme une déserteuse part l'officier Naevus et Nicia. De l'autre Leonardus défendait la bricoleuse qui essayait de sortir une phrase mais qui n'arrivait pas à tenir cette situation. Les seules choses qui comptaient pour la fille Naevus étaient son père et Freya. Mais sa mère étant disparue et n'ayant pas pue en discuter avec son père, la femme avait envie de voir avec son ce dernier parent. ''Tu es déjà aux larmes. Mais comment tu peux en arrivée là. Tu viens d'une famille de combattant.'' Leonardus sortit un argument qui calma l'homme. ''Tu as plus prise de ta mère.'' L'homme passa le regard sur les armes et armure de sa fille. ''Tu n'es pas une combattante, ni la guerrière que j'aurais voulue.'' Il reprit un souffle et sourit. ''Tu es la bricoleuse que nous étions fier d'avoir avec ta mère.'' L'homme lâcha l'armurière et retourna en arrière.

Une fois lâchée et que l'homme était partit, elle laissa les larmes sortir sans tenter de les retenir et s'agrippa à Nicia comme si elle recherchait un semblant d'amour et surtout de réconfort.




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