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 Matthieu Rivard

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MessageSujet: Matthieu Rivard   Lun 13 Avr 2015, 16:19
Registre Galactique des espèces
Matthieu / RIVARD

Informations primaires

Sexe : Masculin
Race : Humain
Âge : 43 ans
Faction : Alliance Interstellaire
Poste / Grade : Contre-amiral – SSV Astana - Commandant de la 9ème escadre
Parenté : Georges et Anna Rivard (Décédés)
Situation maritale : Marié depuis 22 ans
Planète d'origine : Terre, Bulle Locale


Histoire

Né en 2157 sur Terre, Matthieu Rivard grandit dans un cadre plus que favorisé dans les vastes agglomérations écologiques d’Europe Occidentale. Né alors que l’expansion humaine à travers les étoiles ne fait que commencer et que la guerre du premier Contact vient juste de se terminer, Matthieu fera parti de cette nouvelle génération de l’humanité qui sera au contact direct d’espèces extra-terrestres. En revanche, ces parents voient d’un mauvais œil, si ce n’est de manière inquiétante, l’influence que risquent d’avoir les cultures extra-terrestres sur le mode de vie de l’humanité. Très vite, ces derniers se rapprochent du parti Terra-Firma et leurs idées ne tarderont pas à déteindre sur leur fils. Sans devenir des militants convaincus, ils fournissent soutien financier et logistique au parti pro-humain et durant toute sa jeunesse, Matthieu grandit en prenant l’habitude de voir des cadres du parti dans la maison familiale. De par son statut disons de privilégié, Matthieu jouit d’une des meilleures éducations possibles et réussit ses examens finaux avec les honneurs. Agé de 18 ans, il entre à l’Académie Navale afin de perpétuer la tradition militaire familiale et devenir officier au sein de la flotte de l’Alliance Interstellaire.

Les évènements dans la bordure Skylienne, qui surviennent au même moment et qui trouveront leur apogée en 2176, ne font que renforcer ses idées selon lesquels les « aliens » ne sont que des brutes sanguinaires et que la galaxie ne s’en porterait pas plus mal sans eux, tout en offrant à l’humanité un terrain de jeu plus vaste pour s’étendre et prospérer. Ces opinions ne lui valent pas que des amis, mais trouvent écho au sein de certains cercles d’officiers et d’aspirants à l’académie.

C’est notamment là qu’il rencontra sa future femme, Eleanor Chou, aspirante elle aussi et experte en renseignement naval. Sa beauté asiatique ne le laisse pas indifférent et petit à petit, les deux aspirants deviennent beaucoup plus proches. A la fois belle et intelligente, Eleanor d’en reste pas moins humble et savait se faire aimer de tous, une sorte de talent de caméléon social, qui néanmoins faisait défaut à son petit ami. Malgré leur carrière respectif dans la marine, lui en tant que marin d’actif, elle au sein des renseignements, rien ne viendra entamer leur relation et leur future ensemble.

A 20 ans, le jeune homme finit par terminer sa formation et commence sa carrière comme officier d’armement à bord du croiseur SSV Quito, sous le commandant du commandant Derivson, et est affecté à la surveillance et la chasse aux pirates dans la bordure skylienne. Matthieu en éprouve une immense fierté, et même si ça place dans la hiérarchie reste faible, il entend bien faire honneur à l’humanité et aspire déjà à de plus grandes ambitions. Sa rigueur et sa discipline lui valent de chaudes recommandations de son supérieur direct mais la promotion au rang supérieur ne vient pas. Malgré la pression de ses parents sur certains cadres de l’Alliance pour accélérer l’ascension de leur fils, rien n’arrive.

En 2181, le SSV Rabat est affecté à une mission d’escorte de navires marchands. Face à une recrudescence de la piraterie dans la zone mais devant jongler avec un effectif limité pour un volume de contrôle trop vaste, l’Amirauté décida de n’affecter que le Rabat à la protection de trois navires marchands. La mission de routine tourna vite à l’embuscade : l’avantage de l’espace, c’est son immensité, et cacher un vaisseau dans cet espace est très facile à partir du moment où vous n’émettez aucune émission thermique ou magnétique. Ainsi, une petite escadre de pirates légèrement armés peuvent facilement prendre par surprise un croiseur de l’Alliance peu méfiant et lui causer de gros dégâts. Après tout qui penserait à attaquer un croiseur de combat ? Cinq minutes après la sortie de vol SLM du convoi, le Rabat fut secoué par un impact magnétique qui traversa le bouclier du croiseur et qui vint exploser à quelques coursives de la section tactique et de la passerelle, non sans emporté plusieurs quartiers d’équipages et le personnel allant avec. Les détecteurs ne mirent pas longtemps à repérer l’ennemi mais la proximité de celui ci empêchait tout repositionnement classique afin de mettre le canon principal en ligne. Seul les armes de flancs seraient valables à cette distance. Seulement, le mouvement du lourd bâtiment de guerre fut légèrement plus long que prévu et un nouvel impact fit titubé le croiseur tandis que la section tactique commençait à fumer et que le choc propulsait des membres d’équipages ou du moins leur corps hors de leur fauteuil. Au nombre des blessés figurait l’officier tactique Jersey et plus personne n’était là pour ordonner quoique ce soit. Matthieu releva douloureusement la tête pour constater le carnage et que le peu d’individus valides restants ne semblaient pas en état de réfléchir sereinement. Faisant fi de ce qui l’entourait et réunissant tout le sang froid qu’il pouvait, Matthieu reporta son regard sur la console et regarda l’affichage tactique mettre lentement en position les batteries de flanc du vaisseau. A peine furent elles en position que des réflexes acquis d’une longue pratique permirent à Matthieu d’appuyer sur la commande de tir au même moment, et les batteries sous sont contrôle firent feu, se dirigeant à une vitesse folle vers leur cible. Le navire pirate explosa sur le coup, ne pouvant résister à la puissance d’armes de classe militaire. Un autre obus ennemi mis à mal le blindage du Rabat alors qu’une seconde salve fut envoyée en réponse, emportant un second navire pirate. Face à la puissance et la résistance de leur adversaire, le reste de l’escadre pirate fit très vite volte face, jugeant les gains moins rentables que leurs pertes actuelles et face à la ténacité de leur adversaire plus gros et plus puissant qu’eux. Le Rabat était en triste état et il fallut plus de deux semaines pour effectuer les réparations de fortune nécessaires à sa remise en route, mais le radoub était nécessaire. Néanmoins, Matthieu put montrer ton son talent et son sang froid lors de ses événement ce qui favorisa sa promotion et ses recommandations. En récompense, il fut promu au rang d’officier tactique, décoré et affecté sur l’un des plus prestigieux postes de la flotte : le SSV Kilimandjaro.

Le Kilimandjaro constituait un aboutissement pour tout officier tactique qui se respectait. Alors que certains se spécialisaient dans la communication, la timonerie ou encore la détection, Matthieu avait toujours été attiré par la tactique. Or, être affecté à l’exercice tactique d’un cuirassé, l’un des seuls de l’Alliance, était une reconnaissance de son talent et de sa valeur aux yeux de ses supérieurs, et cela à juste 24 ans. Très vite, le jeune officier se rapproche du contre amiral Harlina, le commandant de la 2ème division de croiseur, affecté à la même flotte dont le Kilimandjaro sert de vaisseau amiral, et qui partage les mêmes opinions politiques et culturelles que lui. A partir de ce moment, le contre-amiral prend sous son aile la carrière du jeune officier tactique. Harlina avait servi comme commandant lors de la guerre du Premier Contact sous les ordres de l’amiral Drescher et vouait depuis une haine sans borne aux turiens et aux aliens en général. Cela ne semblait pas avoir changé avec les années et l’intégration humaine à la communauté concilienne. Très vite, Harlina fit en sorte d’affecter Matthieu à son escadre de combat et plus précisément à son vaisseau amiral, le SSV Edimbourg. Commence alors une longue collaboration de deux ans qui conduira le jeune officier à l’un des plus grands événement du siècle : l’attaque de la Citadelle en 2183.

Peu de temps avant les événement qui ont eu lieu à la Citadelle et qui ont impliqué Saren, le spectre renégat et le commandant Shepard, la seconde escadre du contre-amiral Harlina est réaffecté à la 5ème Flotte, sous le commandement de l’Amiral Steven Hackett. Elle fut donc directement impliquée dans les événements qui secouèrent la communauté galactique et à l’affreux carnage qui allait se dérouler en orbite de la capitale concilienne. L’alerte donnée par le commandement central et la mobilisation générale de la 5ème flotte pris tout le monde au dépourvu. Malgré tout, les matelots et officiers présents firent la preuve de leur professionnalisme, et Matthieu n’attendait rien de moins que l’excellence de la part de la section tactique de l’Edimbourg. A peine le relais franchi, les relevés générés par les détecteurs de la Flotte furent alarmants : l’espace territorial de la Citadelle avait été enfoncé par les forces geth sous le commandement du spectre turien renégat et la flotte concilienne, totalement prise au dépourvu, peinait difficilement à contenir les forces ennemies.

L’Alliance se retrouva cependant devant un choix tactique : sauver le Conseil ou préserver ses forces pour attaquer la Citadelle avec toute sa puissance. La décision fut prise de sauver le Conseil. Bien que Matthieu comprit ultérieurement le bien fondé de cette décision pour l’image de l’humanité, sacrifier plus de vies que nécessaire pour sauver un Conseil à l’agonie n’avait rien de tactiquement justifiable. Mais il se garda d’énoncer cette pensée à voix haute. En revanche, il lut sur le visage du contre-amiral tout ce que cela lui coûtait d’obéir à un ordre pareil. Mais en bon militaire, il se plia aux ordres. C’est ce que Matthieu avait toujours apprécié chez Harlina : bien qu’il reconnaisse franchement ne pas aimer les aliens, et cela n’était qu’un euphémisme, il ne contestait jamais un ordre direct. Lorsque la force de la l’Alliance arriva à portée de tir, les canons principaux de la 5ème flotte réduisirent en débris et épaves les vaisseaux à leur portée. Le temps que les Geths se remettent en position, une deuxième salve était déjà partie en direction des agresseurs synthétiques, éventrant un peu plus leur formation. Mais lorsque ces derniers furent alignés, ce fut à l’Alliance de souffrir … souffrir pour sauver le Conseil. Plusieurs croiseurs furent touchés de plein fouet par les canons geths et se désintégrèrent comme s’ils avaient été fait de papier. Mais l’objectif avait été rempli : le Destiny Ascension put s’éloigner du combat pour mettre le Conseil en sécurité tandis que la flotte humaine faisait diversion. L’Edimbourg sortit miraculeusement indemne de ce premier affrontement, mais statistiquement, dans un affrontement de cette envergure, cela ne pouvait pas durer.

Les geths étaient affaiblis et commençait à reculer lorsque la Citadelle s’ouvrit et que la Flotte put pénétrer à portée d’armes de ce que tout le monde à l’époque prenait pour un cuirassé geth. Les dernières poches de résistances cédèrent et la Flotte put s’engouffrer dans le périmètre de la station spatiale. Toute la flotte se mit en position autour de la tour du Présidium, et un tir de barrage rarement vu bombarda le vaisseau agrippé à la structure. En constatant ces visuels, Matthieu constata que les tirs de la flotte ne semblait faire que peu voir pas de dégât à leur adversaire, tandis que celui ci semblait répliquer avec une facilité déconcertante. L’armement du cuirassé ennemi tailla en pièce les vaisseaux de l’Alliance à sa portée… dont ceux de la 2ème escadre de combat. L’Edimbourg tituba lorsque le SSV Dublin explosa sous la puissance de l’ennemi, et qu’un des débris du vaisseau vint percuter le vaisseau amiral. Le choc fut brutal et enfonça la coque au delà du blindage. Les sécurités ne permirent pas d'éviter une réaction en chaîne dans les systèmes électriques, et de nombreuses explosions secouèrent la passerelle, projetant des éclats dans toute la pièce, tuant et détruisant sur leur passage. Harlina et son second furent tués sur le coup. L’Édimbourg conservait son armement opérationnel mais venait de perdre ses officiers commandants et de fait, Matthieu Rivard, officier tactique, venait de recevoir le commandant du SSV Edimbourg, tandis que le commandement de l’escadre revenait au commandant Ganz sur le SSV Seattle. La situation était critique : malgré son entrainement, Matthieu était déboussolé. Harlina, son supérieur et surtout son ami était mort sous ses yeux, la situation du vaisseau lui était inconnu. Combien de morts ? Quelles sections étaient endommagées ? Autant de questions qui se poussaient dans sa tête, et qui ne trouvèrent une issue que quand Ganz contacta l’Edimbourg pour avoir un état de la situation. Après un résumé bref du commandant Rivard, Ganz décida de maintenir le vaisseau blessé en retrait de l’ennemi mais néanmoins à portée d’arme. Cette manœuvre eut pour effet de sauver le vaisseau de Matthieu.

Peu après, le cuirassé geth fut neutralisé. L’Alliance avait gagné et venait de prouver à toute la galaxie qu’il fallait compter avec elle. Les mois qui suivirent furent mouvementés. L’Edimbourg fut envoyé à Arcturus pour réparation et son commandement revint à un autre officier. Cependant, Matthieu ne se vit pas dépouiller que de son bâtiment. Le commandement central estima que sa participation dans la bataille comme commandant faisant fonction et les enregistrements des boites noires prouvaient qu’il avait toute les capacités pour devenir un officier plus que compétent. De plus, sa gestion de la situation d’après-bataille en organisant les secours des membres de son équipage et sa diligence à expédier et gérer les réparations de l’Edimbourg jouèrent en sa faveur. A 26 ans, Matthieu Rivard fut élevé au rang de capitaine de frégate et nommé en tant que second du capitaine Carltey à bord du SSV San Francisco, toujours au sein de la 5ème Flotte.

Bien que les livres d’histoire consacrent la période allant de la bataille de la Citadelle à la première apparition moissonneur dans l’espace butarien comme un fiasco politique majeur du Conseil, à l’époque, rien n’invitait les conseillers à croire en l’existence du races de machines mécaniques désireuses de réduire toutes vies à néant. Même si pour ça part, Matthieu accordait foi à tout ce que les rumeurs disaient concernant le rapport de Shepard au Conseil sur les « Moissonneurs », il comprenait intellectuellement la réticence de ce dernier : les conseillers avaient été coiffés au poteau, avaient frôlés la mort et ne devaient leur survie qu’à l’Alliance, qui avait d’ailleurs obtenu des concessions pour cela, et ils étaient surtout mort de trouille à l’idée qu’une telle théorie puisse être vraie. Néanmoins, le jeune homme de 26 ans avait d’autres considérations en tête au sortir de la bataille de la Citadelle. Tout juste promu, nouveau second du capitaine Hartley à bord du SSV San Francisco, Matthieu gravissait petit à petit les marches qui le mèneraient au rang d’officier général.

Hartley était un bon capitaine, pas un génie tactique ni un grand meneur d’homme mais un bon capitaine néanmoins. En revanche, il éprouvait une attirance limite malsaine selon son second pour les races extraterrestres. A chaque fois que le bâtiment s’arrêtait sur une planète ou une station, le capitaine ne pouvait pas s’empêcher de ramener un souvenir, ce qui transformait sa cabine en joli foutoir. Pendant trois ans, Matthieu collabora avec le capitaine, toujours avec la même rigueur militaire mais sans jamais tisser de liens d’amitié comme il avait pu en créer avec le contre-amiral Harlina.

En 2186, avec la réorganisation des forces de l’Alliance et la rupture des communications avec l’Hégémonie, le SSV San Francisco, l’ensemble de la 5ème Flotte et toutes les forces militaires humaines furent mobilisés pour défendre le territoire de l’Alliance. La tension était palpable tandis que les plans de défense et que le Conseil de Guerre ordonnaient de nouveaux mouvements. La situation semblait plus désespérée que jamais.

Les moissonneurs finissent par atteindre Arcturus, dernier bastion avant la Terre. Alors que les agresseurs semblaient impossible à stopper, malgré la réplique de la 3ème Flotte à leur sortie du relais, l’amiral Hackett ordonna le repli général de la 5ème et 3ème Flotte, laissant la 2ème Flotte retenir les machines. Lorsque l’ordre parvient, Matthieu se retint d’éclater de rage. Même si la décision fut la plus pragmatique et la plus logique et qu’il l’accepta, personne ne pouvait rester indifférent lorsque plusieurs milliers d’hommes et femmes se sacrifiaient pour en sauver plus encore. Le SSV San Francisco évacua donc la zone avec le reste de la flotte, sachant pertinemment qu’il laissait la porte ouverte vers le foyer de l’humanité…

La Grande Guerre, malgré son nom pompeux bien que réaliste, vu l’étendue des dégâts, n’eut que peu d’incidence sur la vie à bord du croiseur. Matthieu continua de faire son travail consciencieusement malgré l’absence d’informations précises et l’attentisme qui avaient le don de miner le moral des soldats et matelots, loin de leur famille. Le San Francisco fut donc dans un premier temps affecté à sauver les colonies les plus proches du front mais qui n'étaient pas encore touchées par la vague des moissonneurs. Sous les ordres du Vice-amiral Rhajarini, le navire de Matthieu fut chargé d’escorter les transporteurs civils qui fuyaient les colonies vers des zones sures, tel que la Citadelle ou la bordure Skylienne, encore épargnées. La pression était constante. Pour l’ensemble de l’équipage du navire qui avait assisté la destruction de la seconde flotte, il était certain que les chances de survie de l’escadre de Rhajarini en cas de rencontre avec des moissonneurs étaient nulles. Mais quelqu’un devait gérer le flux de civils et assurer leur protection. Matthieu ne cessa de se raccrocher à son serment de défendre l’Alliance et sa population. Sa famille était à l’abri à la Citadelle, y ayant emménagé plus tôt pour les besoins professionnelles de son épouse, mais il ne pouvait pas ignorer celle des autres et se devait de sauver le plus de vie possible. Sur plusieurs mois d’opérations, la 16ème escadre perdit trois croiseurs et sept frégates dans des escarmouches avec les moissonneurs. Chaque victime, chaque vaisseau perdu rendait la tache toujours un peu plus difficile mais il fallait continuer. Jusqu’à un certain seuil.

La perte du vice amiral Rhajarini fut tragique pour toute l’escadre. Ce dernier avait sacrifié son vaisseau pour permettre au reste de l’escadre de fuir en tout sécurité. La fuite. Voilà à quoi se résumaient les actions de la flotte tandis que le Creuset était en construction. Arriver dans un lieu, prier pour ne pas croiser un moissonneur et déguerpir le plus vite possible en espérant qu’il ne vous rattrape pas. Si le moral pouvait touché le fond, l’ensemble de la flotte devait s’y trouver en ce moment. Hartley fut promu à la tête de l’escadre en tant que contre-amiral et Matthieu Rivard promu au rang de capitaine de vaisseau et prit la place de Hartley. En théorie, jamais à 29 ans il n’aurait dû atteindre ce poste mais la nécessité de la guerre et le manque d’officier supérieur avait poussé Hackett à cette décision. Non pas que Matthieu n’en était pas digne, loin de là, mais le manque d’expérience jouait néanmoins en sa défaveur et se voir confier un bâtiment de guerre représentait une pression que peu d’individus, surtout si jeune, peuvent supporter. Mais cette promotion n’avait également aucune saveur, il n’en retirait aucune joie. Trop de gens s’étaient sacrifier dans cette guerre, et lui s’en était sorti trop souvent. Le syndrome du survivant. Le fait de se sentir mal du fait de sa propre chance, voir tout ceux que l’on connaît mourir tandis que vous continuez d’échapper à la mort. C’est surement à partir de là que Matthieu commença à devenir distant. A quoi bon s’attacher aux autres, puisqu'en un instant, l’univers peut vous les arracher. L’équipage d’un vaisseau constituait une famille et à chaque mission, cette famille se retrouvait amputée de toujours plus de membres. Mais c’était ça la guerre, et celle ci ne semblait pas vouloir finir.

Lorsque l’opération Epée fut lancée, certains y virent un chemin vers l’abattoir, un marteau tellement puissant qu’il transformerai la force « Epée » en débris de métal tellement petit qu’on ne pourrait même plus les ramasser, un dernier baroud d’honneur pour l’humanité. D’autres y virent le salut de l’humanité, sa dernière chance de gagner la guerre et de survivre. Car l’enjeu était là : la survie ou la mort de l’espèce. Matthieu, lui, semblait vidé de toutes ses considérations. Evidemment qu'il ne voulait pas mourir mais inclure la peur de la mort ainsi que la question de la survie dans l’équation était devenu pour lui de simples variables qui n’avait rien à faire dans l’exercice de commandement d’un vaisseau. Il avait une mission et un objectif et c’était ça sa raison de vivre : simplement accomplir la mission qu’on lui avait donné. Inclure d’autres considérations n’aurait fait qu’encombrer son esprit d’éléments susceptibles de le déconcentrer dans sa tâche.

La bataille de la Terre aussi bien à la surface que dans l’espace restera le plus grand affrontement de l’histoire. Des milliers de vaisseaux de toute la galaxie, face à une armada à la puissance quasiment divine. Un affrontement titanesque s’engagea. Jamais Matthieu n’avait pu observer une telle salve de projectiles, ni aucun être vivant à n’en pas douter, et son coté tacticien ne put s’empêcher d’être émerveiller par la démonstration de tant de puissance. Bien qu’ayant l’avantage de la portée, les vaisseaux conciliens n’avaient pas l’avantage de la puissance de feu et malgré une première salve suffisante pour détruire une lune, les Moissonneurs parvinrent à porter de tir eux-aussi. Ce fut un carnage. Des deux cotés des vaisseaux explosaient, des débris et des corps étaient expulsés dans l’espace tandis qu’aux alentours, les navires donnaient toujours plus de leur armement contre leur ennemi. Le San Francisco resta en formation avec son escadre, pilonnant un moissonneur qui eut le malheur de leur tourner le dos. Le système GARDIA du vaisseau semblait surchauffer tandis les chasseurs moissonneurs et conciliens se frayaient un chemin entre leurs massifs alliés. Chaque seconde qui passait coutaient des vaisseaux aux organiques tandis que les moissonneurs semblaient ne pas vouloir céder de terrain et que le rapport de force semblait peu à peu tourner en faveur des machines. Le vaisseau de Matthieu frémit lorsqu’un moissonneur endommagea toute la coque à tribord emportant plusieurs compartiments, des armes et leur équipage, tandis que les sas hermétiques se fermaient pour éviter toute décompression. Le San Francisco maintint sa course et son alignement et continua de faire feu de toutes ses batteries.

Combien de temps passèrent avant que le Creuset n’arrive et ne s’active, Matthieu n’en sut rien. Seul comptait pour lieu la protection de l’arme. L’escadre de l’amiral Hartley perdit deux de ses cinq croiseurs, ce qui tout compte fait représenta un bilan plus que positif quand on regardait les pertes à l’échelle de la bataille. La seule chose qui marqua Matthieu fut le tir du canon principal de son croiseur qui détruisit un moissonneur ayant pris pour cible le vaisseau amiral de Hartley. Un tir chanceux ou un ennemi déjà très affaibli permirent à Matthieu et son bâtiment de sauver le commandant de l'escadre. A l’activation du Creuset, le San Francisco avait perdu l’ensemble de ses armes et instruments tribord, sans parler des dégâts sur la coque et le commandant Rivard s’étonna de pouvoir encore passer en vol SLM lorsque l’amiral Hackett ordonna la retraite de l’ensemble de la flotte.

Avec la fin de la Grande Guerre et la destruction des Moissonneurs, l’Alliance se retrouva douloureusement amputée, à la fois en terme d’hommes et de moyens. Comme la majorité des forces de l’Alliance, Matthieu se vit affecté à la reconstruction de la Terre, en particulier la zone européenne occidentale. Face aux manques de dirigeants et d’officiers supérieurs, les commandants de vaisseaux tel que celui du San Francisco se retrouvèrent très vite face à des travaux dignes d’amiraux ou d’administrateurs chevronnés. Matthieu n’imaginait même pas la charge de travail que le contre-amiral Hartley devait avoir sur le dos. L’essentiel de son travail se résumait à organiser les équipes de secours dans un premier temps, puis les équipes d’ingénieurs chargés de déblayer les lieux et commencer les premiers travaux réaménagement, le tout encadré par des équipes de marines de son propre vaisseau, en très large sous-effectif. La Terre était méconnaissable. Les grandes villes étaient en ruine et la population réduite à l’état de survie. Dire qu’on les avait sauvés aurait été considéré comme « avoir vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué » comme dit le proverbe.

Entre 2193 et 2199, peu à peu, une hiérarchie et un gouvernement se remirent en place doucement, tandis que Matthieu repris sa place de commandant au sein de l’escadre d’un nouvel officier général. Bien que la Terre soit reconstruite, de larges zones restaient encore inhabitables et Matthieu fut redéployé dans les anciennes colonies afin d’y rétablir l’ordre, non sans une impression de travail inachevé. Néanmoins, il obéit aux ordres et commença une tournée d’inspection à travers les colonies sous les ordres du contre-amiral Johns. Bien que les colonies fussent durement touchées, aucune n’avaient atteint le niveau de destruction de la Terre. Le travail était colossal mais Johns fut un officier général à même de gérer avec efficacité et rapidité les différents problèmes des colons. Si Matthieu possède aujourd’hui un certain sens du relationnel avec les civils et une certaine compétence en tant qu’administrateur au delà des cloisons d’un vaisseau, c’est notamment grâce à son expérience acquise auprès du contre-amiral. Pendant 6 ans, Matthieu opèra reconnaissance et assistance dans les anciens systèmes de l’Alliance afin d’y restaurer l’autorité de l’organe représentant l'humanité. Avec la promotion de Johns au rang de vice-amiral et ses recommandations, et en récompense de son efficacité durant sa mission, le capitaine Rivard fut promu au rang de contre-amiral et reçut le commandement de la 9ème escadre rattachée à la flotte de défense de la Citadelle, récemment remise en service, avec pour vaisseau amiral le SSV Astana.

Année 2200. Toujours rattaché au commandement défensif de la Citadelle, et de la Terre dans son ensemble, Matthieu Rivard continue d’effectuer son devoir avec rigueur et discipline. Seulement, les événements de la dernière décennie n’ont pas amoindri son idée selon laquelle l’humanité a toutes les cartes pour jouer un plus grand rôle dans la galaxie…



Apparence

De par son éducation et son milieu social, Matthieu arbore toujours une allure impeccable. Mesurant 1m83 pour 85 kilos, son physique est celui de tout officier de l’Alliance qui se respecte et qui sait que rien ne vaut un esprit sain dans un corps sain. Pourtant, on se demande très vite si toute cette fixation sur l’apparence n’est pas là pour rehausser un physique au final banal : ces cheveux châtains, toujours tirés en arrière et ses yeux noisette ne sont pas particulièrement retenir l’attention. Toujours impeccablement rasé, il aime porter son uniforme dans toutes les sorties publiques, afin de montrer au monde sa place dans la société. Au quotidien, il ne porte rien de moins que des costumes civils relativement couteux, que certains trouveraient contraignants et peu confortables, mais qui envoient toujours un message de suffisance et peut être même d’arrogance.


Caractère

Entre ses idées politiques, sa manière d’être et son côté « bloc de glace », on ne peut pas dire que Matthieu Rivard soit le meilleur des amis au premier abord. Moins xénophobes que pro-humain, le contre amiral n’en reste pas moins certains que son espèce prédomine sur les autres et qu’une place supérieure lui est échue. Pour lui, le Conseil n’est qu’un ramassis d’incompétents et de béni oui-oui qui ne savent que palabrer et qui n’ont rien fait durant la Grande Guerre que pleurer sur le sort de leur peuple pendant que l’humanité mourrait pour défendre la galaxie.

Sur le plan professionnel, Matthieu est un officier général compétent, qui aime l’ordre et la discipline a bord d’un vaisseau. En revanche, la collaboration inter-espèce reste problématique bien qu’il tente de prendre sur lui le fait de devoir tergiverser avec des aliens pendant plusieurs heures. Il exige toujours le meilleur de ses hommes et sait récompenser ceux qui le méritent. Il n’attend rien de moins de la part de ses équipages que l’excellence humaine.

Passé outre ses éléments, Matthieu, lorsqu’on le connait bien, reste un bon vivant qui apprécie de passer du temps avec ses amis, et surtout sa femme et ses deux enfants, où il devient presque un papa-poule. Friand d’humour noir ou d’euphémisme, Matthieu n’est pas du genre à paniquer ou à s’inquiéter pour tout et pour rien. Au contraire, il fait preuve d’un sang froid à tout épreuves, même dans les situations critiques.


Compétences / Équipement

Voir ce topic pour l'aide.
Équipement :

Armure : Non (Légère).
Armes : N7 Aigle
Armurerie : Haut-gradé de l'Alliance. Armurerie et réserves de l'Alliance à disposition

Compétences :

Militaire : CD : Avancée / CC : Entrainé.
Biotique : Non
Technologie : Omni-Tech Simple.




Compléments

Signe(s) distinctif(s) : Non
Relations avec les autres : Du moment que son interlocuteur n’est pas un alien, Matthieu garde l’esprit ouvert et sait faire preuve d’écoute et de tolérance pour les avis divergents.
Des liens prédéfinis ? Non


Hors Personnage

Célébrité sur l'avatar (seulement si besoin) : Non
Comment avez-vous connu le forum ? Mass Effect Saga
Est-ce un double compte ? Non
Des remarques ? Non





Dernière édition par Matthieu Rivard le Jeu 16 Avr 2015, 08:01, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Matthieu Rivard   Lun 13 Avr 2015, 21:55
Bonsoir Matthieu.

Alors, avant de passer à ta fiche, plusieurs remarques : tout d'abord, tu dois signer le règlement et m'envoyer par MP le mot de passe qui se cache à l'intérieur. Tu notera d'ailleurs à la lecture que ton avatar doit être au format 200*320 ou 200*400, ce qui n'est pas le cas actuellement. Je te laisse faire les modifications nécessaire.


Concernant ta fiche maintenant, je ne vois rien d'incohérent, je note qu'elle est simplement (très) courte pour un contre-amiral de 43 ans. On a l'impression que tu a été promu parce que bon, y'a personne d'autre, autant le mettre lui. Tu devrais raconter un peu les faits d'armes qui ont emmenés à ton évolution militaire. Concernant ton caractère aussi, j'ignore si tu compte faire un personnage ouvertement anti-alien, mais je ne pense pas que ce sois bien vu par l'Alliance, ce genre de comportement. Peut-être le "cacher" un peu, si tu compte être ouvertement raciste.

Concernant ton équipement et tes compétences, vu ton âge et ton grade, tu peux viser plus haut et plus fort. Actuellement, tu est du même niveau qu'un soldat de 18 ans.


Je te laisse faire les ajouts et les corrections nécessaires. Je précise simplement que pour un poste aussi élevé que contre-amiral, la prochaine fiche devras être bonne, sans quoi je me verrais obliger de te demander de prendre un grade moins élevé.
Bon courage.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Matthieu Rivard   Lun 13 Avr 2015, 22:21
Citation :
Alors, avant de passer à ta fiche, plusieurs remarques : tout d'abord, tu dois signer le règlement et m'envoyer par MP le mot de passe qui se cache à l'intérieur. Tu notera d'ailleurs à la lecture que ton avatar doit être au format 200*320 ou 200*400, ce qui n'est pas le cas actuellement. Je te laisse faire les modifications nécessaire.


Concernant ta fiche maintenant, je ne vois rien d'incohérent, je note qu'elle est simplement (très) courte pour un contre-amiral de 43 ans. On a l'impression que tu a été promu parce que bon, y'a personne d'autre, autant le mettre lui. Tu devrais raconter un peu les faits d'armes qui ont emmenés à ton évolution militaire. Concernant ton caractère aussi, j'ignore si tu compte faire un personnage ouvertement anti-alien, mais je ne pense pas que ce sois bien vu par l'Alliance, ce genre de comportement. Peut-être le "cacher" un peu, si tu compte être ouvertement raciste.

Ok, je m'occupe de ça. Concernant le réglement, je pensais qu'on le signait qu'après validation de la fiche. Je m'en occupe de ce pas.

Concernant l'histoire du perso, disons qu'il est passé de capitaine de vaisseau de 30 ans à contre amiral (entre les deux tu n'as qu'un grade) en 10 ans. Pourquoi ? Déjà par manque d'officier supérieur expérimenté et survivant de la Grande Guerre et puis par l'ancienneté mine de rien, resté 10 au même poste, à moins d'être incompétent faut y aller. Ayant participer activement à la reconstruction de l'Alliance, c'est effort ont été récompensé. Mais je vais étoffer ça

Citation :
Concernant ton équipement et tes compétences, vu ton âge et ton grade, tu peux viser plus haut et plus fort. Actuellement, tu est du même niveau qu'un soldat de 18 ans.

Etant donné que c'est un officier spatial et pas un soldat de terrain, l'emploi d'une armure ou d'une arme est inutile. A la limite un pistolet mais c'est tout, je vois pas pourquoi il se baladerait avec une tenue de combat et un fusil d'assaut sur une passerelle de commandement.
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MessageSujet: Re: Matthieu Rivard   Mar 14 Avr 2015, 19:19
Bienvenue parmi nous Matthieu et bon courage pour les modifications Redman



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MessageSujet: Re: Matthieu Rivard   Jeu 16 Avr 2015, 11:14
Je t'avais demandé un peu plus d'explications mais je m'attendais pas à une fiche deux fois plus longue Trollface C'est parfait.


Je te donne le lien pour trouver des partenaires RP : ->ici<-. N'oublie pas de bien respecter la fiche modèle.

Si tu veux chercher des liens avec les autres joueurs, je te conseil de lire les Journaux de Bord. et t'encourage à faire le tien.

Et bienvenue parmi nous.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Matthieu Rivard   Jeu 16 Avr 2015, 11:15
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