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 Maintenance en orbite

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MessageSujet: Maintenance en orbite   Lun 16 Mar 2015, 18:30
Intervention MJ : NonDate : mi-février 2200 RP Tout public
Namida'Silke Nar Karasuh ♦ Edgar Roth Vaärminen ♦ Alice Sharp
Maintenance en orbite



Ce matin-là, elle se leva et effectua, comme chaque jour, son rituel. Quitter sa couchette, éteindre le réveil en survolant son détecteur. Ingérer sa portion du matin afin d'éveiller son corps encore endormi. Ce petit boost du matin était plus que vital, car les journées de travail étaient longues et épuisantes. Namida agissait par automatisme. Elle consulta rapidement son omnitech pour s'informer des derniers évènements et messages. Un mémo clignotant lui rappela qu'aujourd'hui était une journée spéciale. Un concept humain importé pour l'occasion, des portes ouvertes. Ce n'était pas tout à fait le cas, car personne ne pouvait se déplacer dans les locaux sécurisés sans être accompagné d'un guide.

Cette opération du G.I.P. était purement politique et avait pour but de faire connaître aux autres races leurs infrastructures. Namida n'était pas très portée sur la politique, mais par contre, elle était ravie de rencontrer d’autres espèces. Elle avait croisé quelques humains, des ambassadeurs, ou de loin aperçu des Butariens, mais comme elle n’avait pas les accès à la parcelle de l’ambassade, elle n’avait jamais pu échanger. Là, elle serait dans son petit univers, son laboratoire et elle pourrait questionner et répondre aux attentes des visiteurs. S’il y venait une asari, elle serait au comble du bonheur.

C’est pleine d’entrain qu’elle se dirigea au laboratoire. Cela faisait plus d’un an qu’elle était dans cette équipe. Elle travaillait dans une petite alvéole qui disposait de plusieurs machines. A l’heure actuelle, elle travaillait sur les systèmes nerveux, autonome ou neurovégétatif, les implants et l’ezo. Les systèmes nerveux sont une balance qui oscille entre les systèmes parasympathiques et orthosympathiques. La biotique étant contrôlée par stimuli électriques dudit système nerveux, son étude allait lui permettre bien des choses. Elle travaillait notamment sur la performance des implants et de leur connexion.

Alors qu’elle se remémorait, en marchant dans les longs couloirs aseptisés de la station, ses avancées de la veille. Tout était simple et fonctionnel dans cette section de recherche. Des couloirs nus parcourus de temps à autre par des laborantins pressés ou agglutinés. Un univers familier pour Namida qui appréciait son optimale ergonomie. Clic, tchhh. Elle connaissait par cœur le bruit de sa porte. Au son de sa voix, le laboratoire sortit de sa veille et les lumières s’allumèrent.

Il y avait dans les pièces grandes d’environ quatre mètres sur cinq, de nombreux appareils et écrans. Certains fonctionnaient en émettant un ronronnement sourd et clignotant de manière sporadique. Un bureau, dans le fond, était couvert de papier et écran tactiles, d’échantillons et de pièces. Une grande armoire était remplie d’outil de précision et de microéléments. Pour ceux qui y connaissent quelque chose, ils sont facilement reconnaissables comme utilisé dans les implants biotiques. Elle n’avait pas de laboratoire donnant sur un hublot ou autres luxes, mais au moins, elle était seule dans son petit royaume. Il n’y avait que deux photographies, l’une représentant un vaisseau, l’autre une asari usant de biotique.


- Échantillon Z 154.68 -
- Phase 4 -


Elle était en train d’examiner les échantillons préparés la veille et placé en incubateur quand le « Clic. TCHH » de la porte interrompit sa réflexion. Un quarien suivit de quatre humains pénétrèrent dans le laboratoire.

« Bonjour chercheuse, voici un petit groupe qui a été désireux d’en savoir plus sur nos recherches menées sur la biotique et les implants. »

Il y eu un léger blanc, encore accaparée par ses calculs statistiques, Namida n’avait aucune idée de ce qu’elle devait dire ou faire.

« Bonjour … euh… Je suis Namida’Silke Nar Karasuh, je travaille ici… ah… oui, pour la biotique et les techniques d’implantation… hm » Elle joue avec son écran, le faisant tourner entre ses mains. « Entrez seulement… il y a un peu de désordre de faites pas attention, je suis en plein travail. » Elle repose l’écran sur son bureau. « Alors voilà, ici, je travaille sur des recherches de pointes concernant la biotique et notamment le système nerveux. Avez-vous des formations dans ce domaine ou dois-je vulgariser ? Peut-être ... je vais vous laisser vous présenter ? ... »

L’adrénaline ça fait suer, qu’est-ce qu’elle avait le droit de dire et de ne plus dire, déjà ? Elle regrettait à présent d’être la seule à travailler là. Dans un grand laboratoire, il y aurait eu un chef de projet très heureux de se montrer. Elle nota toutefois deux individus qui se détachaient des autres. Un homme avec des implantations très visibles. La seconde était une femme vêtue de noir qui la mit encore plus mal à l'aise.



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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mar 17 Mar 2015, 00:59

Alice se massa doucement les tempes du bout des doigts, la douleur latente mais faible avait fait naître une légère migraine dans son crâne, rien de bien significatif cependant, elle s’y était habituée pendant la dernière décennie. Le vaisseau de transport amorçait sa dernière phase d’approche. Une visite guidée des laboratoires d’Haratar… voilà qui s’annonçait palpitant….

Comme chaque fois que son travail lui laissait du temps libre, elle le dépensait en cherchant des moyens d’améliorer son état quotidien. Son dernier angle d’attaque était dirigé vers son implant. Après plusieurs échecs en essayant de traiter directement sa maîtrise biotique, elle avait fait ce nouveau choix, se mettant en quête des spécialistes dans ce domaine. Après quelques recherches un nom était ressorti, Namida'Silke Nar Karasuh, une quarienne à l’œuvre sur Haratar. Elle n’était ni la plus reconnue, ni la plus expérimentée, mais elle était novatrice et curieuse d’après les notes qu’Alice avait pu lire. Son problème était peu ordinaire, et il lui fallait quelqu’un avec un point de vue original sur celui-ci. De plus elle aimait l’idée d’avoir enfin une expert Quarienne pour étudier son cas. Pendant longtemps la flotte quarienne avait été très peu accessible pour les autres espèces, en grande partie à cause de l’isolement presque forcé que le conseil leur avait imposé. A présent les Quariens s’ouvraient à la galaxie, et Haratar était le premier pas.

Quand elle avait appris que des groupes touristiques seraient invités à visiter les laboratoires de la station, elle avait fait jouer ses relations pour se retrouver sur la liste des privilégiés, et quelques pots de vins elle avait garanti une rencontre de son groupe avec Namida. La preuve que les quariens étaient tout aussi corruptible que les autres, à conditions d’assurer les contacts de ses bonnes intentions. Elle partageait la visite avec trois autres personnes, deux d’entre elles étaient tout à fait ordinaire, mais la dernière éveillait en elle un sentiment étrange. Que ce soit ses attitudes ou la particularité de son implant, tout dégagé en lui un passé trouble, cet homme avait vu la mort, et l’avait certainement donné. Pourtant il ne semblait pas membre de l’armée. Elle décida d’ignorer la question, ses vieux réflexes avaient la vie dure, mais elle n’était pas en mission.

Elle s’étira alors que le vaisseau s’arrimait, les portes s’ouvrirent dans un déclic, et un quarien les accueillit avec une amabilité toute maitrisée. Après les civilités d’usage, il les entraina à travers une série de couloir, commentant la réhabilitation de la station, et l’expansion de leur gouvernement depuis la grande guerre. Rien de bien original, sans doute même de l’appris par cœur. Leur guide, malgré la visite « ouverte » , évitait soigneusement certaines zones, surement les centres de recherches sensibles.

Enfin ils arrivèrent devant une porte plutôt simple, qui s’ouvrit dans un petit bruit particulier. Devant une table de travail se tenait l’objet de sa visite. Alors qu’elle balbutiait des paroles de bienvenue, manifestement surprise de devoir prendre sur elle la direction de la discussion, Alice en profita pour l’observer. Elle avait toujours été fascinait pas la physiologie des Quariennes…. Toutes ces courbes….
Elle semblait jeune, si tant est que l’on puisse réellement apprécier ce fait au travers du masque qui camouflait son visage. Sa voix était claire malgré le filtre, et la spontanéité de ses paroles était rafraichissante après les longues minutes de discours réchauffé de leur guide.

Alors qu’elle terminait sa courte présentation sur un ton peu assuré, Alice s’avança avec un sourire amical. Elle connaissait bien les tenues quariennes, les capteurs très sophistiqué qui se caché sous la première couche renvoyait au porteur toutes les sensations et variations de température, sauf danger, mais avec un léger temps de latence. De ce fait elle avait découvert qu’une poignée de main pour un quarien, chose rare chez eux, ne retransmettait pas la réalité du contact avec exactitude, trop bref pour que l’armure prenne en compte les données physiologiques de l’interlocuteur pour les transmettre à son hôte. Alors quand elle saisit délicatement la main de Namida'Silke, elle la recouvrit de sa deuxième main, prolongeant légèrement le contact, laissant l’armure transmettre la chaleur de ses paumes à la peau de la Quarienne, rendant plus « réel » la sensation.

Elle libéra les doigts fins de celle-ci avant de l’importuner, sa voix se fit entendre en réponse à la question de Namida.

-« Je me nomme Alice Sharp, et je suis enchantée de vous rencontrer, j’ai beaucoup étudiée vos travaux, et je dois admettre que certaines de vos hypothèses sur les liens entre les implants biotique, et les cerveaux sont fascinante. Oh mais pardonnez mon engouement, je suis amatrice de ce genre de recherches, mais je dois bien admettre ne comprendre qu’un centième de l’étendue de votre travail. »

Elle n’avait pas pris la peine d’un faux nom, le GIP aurait fouillé quoi qu’il advienne et elle n’avait rien à cacher à cet instant. Elle recula légèrement laissant de nouveaux le champ libre entre la quarienne et le reste de la troupe.

-« J’aimerais beaucoup parler plus avant avec-vous de vos travaux si vous consentiez à m’accorder du temps quand vous y serez disposée. Mais je ne voudrais pas donner l’impression à mes compagnons de vous accaparée pour moi seule. »

Elle lui sourit de nouveau, elle avait ouvert une possibilité, ne restait qu’à laisser Namida la saisir si elle le voulait, mais elle ne souhaitait pas aborder les détails de son cas devant de parfait inconnu, et surtout pas l’homme au regard aiguisé.


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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mer 18 Mar 2015, 04:40

Maintenance en orbite



# 18 FÉVRIER 2200
# OVERSIGHT CALLISTO
# 7H27


La précieuse suggestion de l'Opérateur Syneos, l'initiative du GIP quant à sa célèbre station de recherche et surtout la motivation de son acolyte quarien approuvée par le reste de l'équipage étaient sur le point de mener Roth jusqu'à Haratar, la station en question, la fameuse troisième sœur, qui en cette occasion ouvrait ses portes à quelques visiteurs intéressés.

Enfin... Pensait-il bienheureux, un fin sourire sur ses lèvres sèches et abimées, ayant toujours espéré avoir cette occasion de visiter la station, ou au moins une partie.

Ce qui s’annonçait aux yeux de Roth comme une simple visite des lieux se trouvait être également une occasion de faire effectuer quelques révisions à ses implants, ces derniers ayant souffert suite aux récents évènements liés à ce maudit bidonville terrien qui avait placé l'Humain dans les pires de ses états (voir : Se perdre dans le désert - Avantages et inconvénients).

Ces évènements avaient comblé le Finlandais d'un véritable concentré de pure humiliation, et c'était encore trop peu dire... Désert, chaleur, crampes, spasmes, confusion, torture, solitude et perdition étaient autant de mots qu'il en fallait pour définir ce qui s’était passé il y avait environ un mois. La marque de ce traumatisme se distinguait encore sur le visage du Finlandais, partagé entre un système oculaire cybernétique et des altérations corporelles dont diverses cicatrices. Ses bras ayant subi de douloureux étirements, son bras gauche cybernétique rencontrait dès lors quelques dysfonctionnements plus qu’handicapant : par moments, celui-ci se « bloquait », soudainement, au niveau des articulations notamment. Le système oculaire n'échappait pas non plus aux conséquences du regrettable traitement de faveur. Les dommages reçus perturbaient la capacité de l'appareillage à transmettre une vision nette de l'environnement communément visible. Et on ne parle ici que du corps, l'esprit étant sujet à ses propres perturbations, non moins source d'un lourd tracas pour l'activiste.

Zen ne s'était pas attendu à retrouver Roth dans un tel état, un état dans lequel on ne le reconnaissait pas. Il avait été brisé. Tout ce que son corps avait enduré, l'esprit se l’était approprié, à en devenir le réceptacle fragile. Toujours sensible. Pour avoir eu droit à un récit détaillé, le Quarien savait ce qui était arrivé à son ami sur Terre. Cela avait été pitoyable, et choquant.

Keelah...

Les mots lui avaient manqué, et c’était compréhensible. Les mots étaient une barrière par leur insuffisance à communiquer le réel ressenti d'un chacun. Ceux de Roth à son retour étaient comme dévalorisés, et dévalorisant à sa propre encontre. Refoulée, une telle expérience était destinée à n'être jamais retransmise.

À bord du Nestori, installé plus ou moins confortablement dans un fauteuil qu’il avait lui-même installé dans la salle de contrôle du vaisseau, Roth patientait calmement, placidement même. Il reprit ses notes sur l'étude des neurones, espérant d'une part se changer les idées et d'une autre se remettre dans le bain. Il lisait silencieusement, chose inhabituelle, quand on connaissait sa manie à traduire les mots à haute voix dans sa langue natale. Son œil biologique restait fixe, tandis que son implant clignotait irrégulièrement, produisant ponctuellement de petites étincelles. Roth n'assimilait pas toutes les données, son esprit était absent au présent. Le désert restait gravé dans la rétine de son âme.

En fait, cela commençait à faire longtemps que Roth ne s’était pas replongé dans l’univers des scientifiques, il espérait ne pas avoir accumulé trop de lacunes. De son côté, Zen avait beau considérer l'excursion avec une certaine curiosité, l'idée de visiter Haratar ne lui parlait que sans plus. Pourtant, lui non-plus n'y avait jamais mis les pieds. Il allait néanmoins y accompagner son binôme, histoire de le stimuler un peu.

Enfin, le temps passait et le Nestori avait fini par décoller. Adeline Meiner avait entré les coordonnées adéquates dans sa console. Cap sur Haratar.

À son arrivée dans l'Amas du Phénix où demeurait la station, l'équipage prit connaissance de la présence d'un autre vaisseau, un transporteur en phase d'amarrage.

[...]


# 19 FÉVRIER 2200
# HARATAR
# 10H49


Une fois leur vaisseau stationné à bon port, le Finlandais et le Quariens qui l’accompagnerait enfilèrent une blouse blanche arborant le sigle de leur organisation et rejoignirent le petit groupe que formaient déjà deux visiteurs. Durant toute la durée de l'évènement, les activistes ne seraient pas armés. Ils étaient dans les temps. Un Quarien les accueilli, avec toute la politesse du monde, et les orienta à travers un premier segment de la station. Le groupe passa devant nombre de salles, dont certaines semblaient être volontairement évitées par le guide, chose que Roth pouvait comprendre.

C'est déjà bien aimable de la part du GIP d'ouvrir ainsi ses portes.

[...]


# HARATAR, LABORATOIRE DE NAMIDA'SILKE
# 10H55


Au fil de la visite, les visiteurs atteignirent une salle en particulier où travaillait déjà quelqu'un, une chercheuse quarienne en l'occurrence. Celle-ci sembla d'abord déstabilisée, ne s'attendant probablement pas à se voir ainsi interrompue. Dans cette situation, Roth, ne voulant pas alimenter davantage la gêne de la chercheuse, qui se présenta au passage sous le nom familier de Namida'Silke Nar Karasuh, observa attentivement et avec intérêt tout ce qui l'entourait. C'était un environnement charmant pour un travail de recherche : une salle aux dimensions modestes, tout un ensemble d'outils scientifiques à portée, des fioles colorés disposées dans des socles, et deux tableaux. L'un deux retint particulièrement l'attention de Roth : celui représentant un vaisseau. À noter que la salle était en léger désordre.

Tiens, on dirait le Nestori. Pensa le Finlandais, amusé. Habitué à son propre bazar, l'état des lieux ne le dérangeait en rien.

L'heure des présentations avait sonné. Connaissant quelque peu les coutumes quariennes, Roth savait que les poignées de main n'étaient pas vraiment d'usage, pour des raisons surtout techniques, ce pourquoi il préféra saluer Namida d'un simple sourire qu'il chercha à rendre le plus rassurant possible, malgré la défiguration partielle de son visage. Aussi prononça-t-il les mots suivants, doucement, en roulant sensiblement les "r", comme à son habitude.

« Enchanté, Namida'Silke. Je m'appelle Edgar Vaärminen. Vous pouvez simplement m'appeler Roth, si vous préférez. Je suis neuropsychologue de formation, et activiste au service de l'organisation ExoTerra, au même titre que mon collègue ici présent, à qui je laisse le soin de se présenter. »

Au milieu de tout ça, Zen était passé relativement inaperçu. Tous constatèrent alors la présence du Quarien à la combinaison monochrome que recouvrait une blouse de l'organisation pro-symbioses.

« Quant à moi je suis Zen'Bodda Vas Nestori, activiste et professionnel en sauvetage. À dire vrai, je ne fais qu'accompagner Monsieur Vaärminen, dont je suis l’acolyte. »

Avec le temps, Zen était parvenu à prononcer le nom de famille de son ami sans difficulté. Question d'habitude. Enfin, le cadre était fixé. Roth ne put s'empêcher de remarquer cette femme vêtue de noire qui ne cessait de le dévisager d'un air suspicieux, mais légitime, au vu de ses écorchures.

Ce n'est rien, tout va bien se passer maintenant. C'est fini.

Son visage lui était encore douloureux.

[...]



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Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Ven 18 Déc 2015, 00:58, édité 31 fois
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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Dim 22 Mar 2015, 05:56
Sa première impression avait été juste, cette femme était vraiment intimidante. La poignée de main, nouveauté pour elle, lui fit incliner légèrement la tête à droite, observant l'humaine. Rassurée que ce geste ne fut qu'une coutume exotique et amicale, elle hocha de la tête. Elle nota distraitement son nom et écouta la présentation d'un second individu, Roth. Ces présentations, intrigante et intéressante, rendirent les suivantes banales et oubliées. Sa curiosité prit le pas sur l'appréhension. Elle joignit ses mains, entrelaçant ses doigts.

"Je suis ravie de vous rencontrer ! Madame Sharp, je suis étonnée que vous ayez pris la peine de vous documenter sur mes recherches. Ce devait être en effet très rébarbatif. Si ce sont les derniers sur les analyses d'implants, les algorithmes du mécanisme de scan sont assez rébarbatifs. D'ailleurs, c'est un beau hasard qu'un neuropsychologue soit ici… car c'est un domaine à propos duquel je m'intéresse concernant la biotique. "

Reprendre son souffle ! Elle se tourne et saisit un petit chariot à roulette. Elle continue son discours, parlant rapidement.

"Voici mon premier prototype… qui actuellement a été breveté et est utilisé dans nos laboratoires… je travaille sur une version portative" Un marmonnement suivi d'un mouvement de casque en direction d'une mallette ouverte de laquelle émerge une nuée de câbles. "Si vous permettez, M. Roth, je vois que vous portez un dispositif… c'est un système d'analyse non intrusif… " Sans attendre un oui, ou un non de la part de l'intéressé, elle tend une plaque rectangulaire étrange, fixée sur un montant, à hauteur de son œil. Puis dispose une sorte de petite pièce de métal qui adhère à la surface de l'implant. Elle désigne ensuite l'écran principal qui se trouve sur le chariot. "L'analyse se fait sur plusieurs facteurs et par plusieurs biais. Cela ne crée aucune gêne au sujet. D'ici quelques instants, nous aurons un diagnostic de l'implant… alors vous pouvez voir ici… " Tournant le chariot pour que tout le monde puisse voir, y compris le cobaye. "qu'il s'agit d'un greffon cybernétique, ah, du recyclage puisqu'il n'y a pas de numéro de série ou modèle. Au vu de son aspect, j'y détecte de la technologie de chez nous, œil de Geth… Voyez, c'est ce qu'a relevé la petite partie en métal qui permet de sonder par microvibration la structure métallique de l'implant. Je valide cette analyse et peut demander un approfondissement sur ces critères… tiens, vous avez eu des soucis dernièrement avec votre implant ? L'appareil m'indique une fissure de la pièce qui règle la lentille… "Elle pianote sur son clavier et zoom sur une coupe d'un appareil qui semble être un dispositif optique. "Voilà, vous avez la lentille principale qui règle le focus, la pièce endommagée contrôle son fonctionnement. Comme c'est de la technologie de chez nous, je peux vous changer la pièce facilement. Me suffit de dévisser le corps optique et son foyer, changer la pièce et le réinstaller." La scientifique file jusqu'à une armoire qu'elle ouvre, un tiroir très long est tiré et elle pianote sur la commande, elle saisit un boitier qui se lève à l'intérieur et en sorti une pièce. Elle la pose sur la table. "C'est petit et un peu fragile, en cas de choc, son endommagement peut perturber la mise au point de votre œil artificiel."

"Voyez, Madame Sharp, ce genre d'implant n'est pas novateur ou exceptionnel, mais il est en contact avec le système nerveux, via le nerf optique afin que le cerveau reçoive des informations. Pour les implants biotiques qui sont mon sujet de recherche principal, ce lien entre matière étrangère et tissu neurologique. Il faut donc à la fois que le corps accepte, reconnaisse comme tel et puisse transmettre une information viable pour les neurones."

Visiblement, une fois la quarienne lancée, il était compliqué de l'interrompre ou de l'arrêter. Volatile et volubile, elle sautait d'une idée à une autre sans se soucier de ses interlocuteurs. C'est son écran à analyser qui la rendit momentanément muette et permettait à ses spectateurs d'intervenir ou commenter ce qu'ils voyaient. L'implant effectué était sommaire mais efficace. Les bases étaient les mêmes en ce qui concernait ce genre d'appareillage connecté au système nerveux humain. Les données étaient complexes et elle contrôlait les données du dispositif optique Geth du type implanté sur l'humain. On lui avait dit que les humains étaient certes jeunes, mais très inventifs. Ce genre de réalisation bricolée en était un exemple parfait. Simple mais efficace, avec un port pour moduler ses capacités en plus de lui rendre la vue. Il fallait vraiment qu'elle mette au point une version portative, ce serait plus pratique pour des recherches à l'étranger.







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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Lun 23 Mar 2015, 00:52

Elle ressentit la gêne de la quarienne dans ses paroles, visiblement elle l’inquiétait, pas suffisamment pour lui faire peur, mais assez tout de même pour lui faire ressentir un apriori. Cela ne la dérangeait pas outre mesure, avec les années elle s’était forgée inconsciemment une carapace, devant un prédateur de tous les instants, elle dégageait une sorte d’aura meurtrière, certain y était sensible, d’autre pas.

Elle sourit à la quarienne alors que celle-ci était surprise de son engouement pour ses travaux. Elle y avait un intérêt, cela justifié amplement la lecture de dossier peu digeste. Elle resta en retrait alors que la quarienne s’intéressait à l’inconnu à l’implant, « Roth » comme il avait souhaité être appeler. Sans demande de permission aucune, elle se mit à ausculter celui-ci, collant une sorte d’appareil sur la surface externe de son implant. Elle se lança dans la description détaillée de celui-ci alors que son scan le décortiqué entièrement. Elle était passionnée, au point d’en oublier presque la présence de ses invités, toute occupée à comprendre le fonctionnement d’un appareillage qu’elle ne connaissait pas.

Alors qu’elle voyait simplement un incident ayant endommagé l’appareil, Alice elle voyait dans l’ensemble du personnage, l’expression d’une épreuve douloureuse et récente. Les stigmates sur sa peau, l’appareil endommagé, l’attitude inquiète de son « ami » qu’elle venait à peine de réellement remarquée. Sans pouvoir l’affirmer, elle penchait pour une séance d’interrogatoire, ou de torture pure et simple, les blessures trop aléatoires pour être résultat d’une bataille. Elle laissa Namida à sa passion, et s’occupa à imaginer les raisons de l’épreuve qu’avait vécu Roth. Etait-ce ses activités au sein d’Exoterra qui l’y avait amené ? Se présenter comme activistes était plutôt osé, même si le terme en lui-même ne signifiait rien d’autre qu’une prise de part active à une cause, la connotation qui y était associé pouvait en revanche braqué ou inquiété certains interlocuteurs. Cerberus s’était eux-mêmes présenté comme des activistes pro-humain à une certaine époque.

Elle appréciait cependant que l’homme assume son rôle, bien que ne connaissant pas exactement les objectifs finaux d’Exoterra. Une organisation prônant la protection environnementale et le rapprochement organique synthétique, plutôt positif sur le papier donc. Elle n’avait jamais eu n’y a travaillait pour eux, ni contre eux, donc elle n’avait pas vraiment pris la peine de se renseigner sur la forêt que cachait l’arbre. A son retour peut être.

Elle reporta son attention sur Namida qui était captivée par les informations qui défilaient sur son écran. Il faudrait surement faire preuve de prudence si elle confiait sa personne à cette Quarienne, si jamais elle la trouvait trop intéressante à étudiée elle pourrait finir par la disséqué sans s’en apercevoir. L’information lui était nécessaire pour travailler, ça Alice le comprenait, mais il faudrait lui apprendre à cloisonner celle qui était pertinente et les autres, pour leur sécurité à toute les deux.
Namida finit par s’adresser à elle, et Alice saisit la balle au bond car le sujet l’intéressé.

-Je vois ce que vous voulez dire, bien que la pièce soit électronique, elle doit savoir communiquée efficacement avec l’organisme du porteur. A terme ne serait-il pas plus optimal de développer des implants à base de biotechnologie plutôt que de forcer la compatibilité entre une pièce mécanique et un organisme ? Si l’on modifiait l’implant lui-même pour le rapproché d’un véritable « organe », ne pourrait-on pas améliorer grandement sa capacité à communiqué avec l’hôte ?

Peu de chercheurs s’étaient lancés à l’assaut de la biotechnologie ces dernières années, la guerre avec les moissonneurs et l’arrivée officielle des geths sur le plan galactique avaient encore plus enfermé la science dans la différenciation organique/machine, on voulait comprendre les machines, leurs puces et leurs circuit, au point d’en oublier les alternatives. Alice était déçu de ce manque d’intérêt pour un domaine si prometteur, mais elle avait conscience que le sujet avait à peine était effleuré, alors demander son avis à une spécialiste en implant cybernétique ne mènerait pas bien loin.


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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Jeu 26 Mar 2015, 12:55

Maintenance en orbite

« Si vous permettez, M. Roth, je vois que vous portez un dispositif… c'est un système d'analyse non intrusif... » Annonça Namida en approchant une drôle de pièce rectangulaire ainsi qu'un autre appareil de petite envergure du système oculaire de Roth.

Il se lassa faire, sans broncher, ses mains croisées dans son dos. Pourquoi pas après tout. Cela ne pouvait pas être pire que le coup des électrodes... dont il avait tristement souvenir, et pour encore un moment. Son visage avait beau le faire souffrir, Roth ne sentait aucun besoin de signaler quoi que ce soit, pas pour l'instant du moins. Alors que la chercheuse finissait d'installer son matériel, Roth ressentit une vive douleur autour de son œil cybernétique, douleur qu'il manifesta par une très brève inspiration, puis expira calmement, attendant curieusement la suite.

Zen n'était pas franchement rassuré, il hésitait même à intervenir. Le Quarien s'était d'abord tourné vers son binôme, qui ne semblait pas plus perturbé que ça, avant de se résigner à laisser la chercheuse faire "mumuse" avec son nouveau cobaye, se disant que Roth saurait fixer les limites si besoin.

Une fois installé sur Roth, l'appareil transmit des informations sur l'écran d'un chariot mobile. Celles-ci témoignaient de l'absence de numéro de série, rien d'étonnant pour un implant artisanal de la sorte.

« Au vu de son aspect, j'y détecte de la technologie de chez nous, œil de Geth... Voyez, c'est ce qu'a relevé la petite partie en métal qui permet de sonder par microvibration la structure métallique de l'implant. Je valide cette analyse et peut demander un approfondissement sur ces critères... tiens, vous avez eu des soucis dernièrement avec votre implant ? L'appareil m'indique une fissure de la pièce qui règle la lentille... »

À cela, Roth se voyait mal évoquer les méthodes en lesquels avait consisté sa torture. Gêné, il se contenta de dire la vérité tout en restant avare sur les détails.

« En effet, mes prothèses ont été quelque peu... secouées, ces derniers temps. Elle ont subi des chocs, physiques et électriques. »

C'était volontairement vague. Il était encore trop tôt pour que Roth se sente libre de formuler quoi que ce soit de précis à propos de sa mésaventure.

« Voilà, vous avez la lentille principale qui règle le focus, la pièce endommagée contrôle son fonctionnement. Comme c'est de la technologie de chez nous, je peux vous changer la pièce facilement. Me suffit de dévisser le corps optique et son foyer, changer la pièce et le réinstaller. » Assura-elle en se dirigeant vers une sorte de casier, qui contenait certainement le matériel adéquat.

« C'est très aimable de votre part, Madame Silke. Je vous remercie. »

Ce n'était pas qu'une formule de politesse. D'ordinaire, faire changer ce genre de pièce coûtait un bras. Sans mauvais jeu de mot. La Quarienne lui présenta la pièce de remplacement. Cette pièce était minuscule et semblait fragile, ce que la chercheuse n'omit pas de préciser. Au quotidien, Roth avait appris à prendre soin de ses implants, rendant tout dommage rare ou superficiel.

Ceci-fait, Namida se tourna vers la dénommée Alice Sharp.

« Voyez, Madame Sharp, ce genre d'implant n'est pas novateur ou exceptionnel, mais il est en contact avec le système nerveux, via le nerf optique afin que le cerveau reçoive des informations. Pour les implants biotiques qui sont mon sujet de recherche principal, ce lien entre matière étrangère et tissu neurologique. Il faut donc à la fois que le corps accepte, reconnaisse comme tel et puisse transmettre une information viable pour les neurones. »

« Je vois ce que vous voulez dire, bien que la pièce soit électronique, elle doit savoir communiquer efficacement avec l’organisme du porteur. A terme ne serait-il pas plus optimal de développer des implants à base de biotechnologie plutôt que de forcer la compatibilité entre une pièce mécanique et un organisme ? Si l’on modifiait l’implant lui-même pour le rapprocher d’un véritable "organe", ne pourrait-on pas améliorer grandement sa capacité à communiquer avec l’hôte ? »

Ces mots parlaient à l'activiste. Aussi tint-il à partager le siens sur le propos.

« Vous proposez une alternative à la fois intéressante et pertinente, Madame Sharp. Une alternative qui permettrait au corps de mieux embrasser l'implant, de mieux l'intégrer à l'organisme. Sans compter les conséquences psychologiques face à la présence d'éléments synthétiques - de ce que la pensée psychanalytique reconnait comme le "Moi", ou la personne telle que le résultat de divers facteurs, parmi lesquels peut éventuellement s'inscrire l'évènement d'une greffe voire d'une transplantation. »

Pour y avoir eu droit lui-même - il y a bon nombre d'années de cela, Roth savait pertinemment que la plupart des implantations promettait un bouleversement émotionnelle certain, plus ou moins intense. Son démembrement n'y avait pas été pour rien non plus, certes, mais sa personnalité avait changé et son statut conscient de "semi-organique" jouait un rôle important au fil de cette évolution graduelle. Le thème de l'esprit abordé, il poursuivit...

« Si pour une raison ou une autre l'esprit ne parvient pas à accepter l'implant synthétique, le corps donnera lieu à une ou plusieurs formes de manifestation en défaveur de celui-ci. Contre l'implant, perçu alors comme indésirable. Le temps de l'assimilation dépend tout autant de l'individu que de la nature de l'objet. Avec un concentré de biotechnologie, le "Moi" se sentirait certainement moins offensé par l'intrusion que représente l'élément implanté, de par sa nature qui se rapprocherait de celle de l'hôte. Enfin, sur le plan neuronal, je doute qu'un appareil biotechnologique soit moins effectif que le plus basique des greffons cybernétique. »

Reprenant discrètement son souffle, Roth ne regrettait pas ses révisions de dernières minutes. Cette question de la biotechnologie ne le laissait pas indifférent.

[...]



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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mar 07 Avr 2015, 00:11
Namida écouta attentivement les interventions. Ce faisant, elle libérait Roth de son scanner portatif. Elle était vraiment fière de son premier travail d'envergure. C'était du travail de précision et réellement utile. C'est une des choses qui lui avait permis d'accéder à son poste. Elle était jeune, mais assez prometteuse pour dénicher un emploi aussi intéressant. La plus part du temps, elle ne prenait pas la peine d'y penser. Cette visite imprévue lui tira une émotion contradictoire. Elle la mit machinalement de côté pour se concentrer sur la discussion qu'elle trouvait très intéressante.

« Eh bien… » Penchant la tête « C’est déjà le cas, plus ou moins finement. Pour la biotique et ses implantations… les quariens n’était que rarement exposé et très protégé, les individus biotiques sont rares… donc pour mon travail à ce niveau, on s’est basé sur la lancée de race comme les humains. Leurs implants, au départ, n’étaient pas efficaces et apportaient beaucoup d’effet négatif à leur porteur. Mes semblables ont beaucoup travaillé sur la technique et le genre d’implant que porte monsieur Roth fait partie de ce qu’on maîtrise. Les Geth, nous… Enfin… certains débats sont un peu tendus … mais je pense que justement, l’excès c’est nul. On coexiste. » Le casque a un mouvement coulé à Zen, dans l’ombre de Roth. Namida savait que malheureusement beaucoup n’avait pas son ouverture d’esprit. Elle avait failli en perdre une jambe dans un attentat. Pourtant que les implants soient biotiques ou non, la seule approche efficiente était la biotechnologie. Elle appréciait les humains, car ils n’avaient pas froid aux yeux. Et puis, entre les Moissoneurs et les Geth, de nombreuses leçons ont été apprises. Elle le croyait sincèrement. Et si Zen en pensait autrement, elle espérait qu’il aurait la décence de se taire. On était dans son laboratoire après tout.

« Les humains sont assez fascinant, avec peu, ils innovent. Un implant artisanal en recyclant un œil de Geth, c’est futé. Vous pouvez prendre la pièce… ou je vous le fait rapidement après… je suppose que ce serait indélicat devant ses messieurs dames. J’ai la chance de travailler dans un laboratoire avec un excellent budget… et à la pointe donc profitez.»

Sans le casque, il est probable qu’un sourire se serait vu. Le ton de la voix le laisse entendre en tout cas. Elle était ravie de pouvoir rendre service à un humain. Après tout, c’est la première fois qu’elle en avait l’occasion. Et en plus, c’était visiblement un docteur capable de lui apporter quelques éléments psychologique et neuronaux. « Je n’avais jamais pensé à un aspect psychologiques face au synthétiques. C’est intéressant. Je devrais m’intéresser à ce sujet, car j’ai toujours observé les risques de rejets sur un plan purement technique et médical. Bon, il faut dire que je ne suis pas médecin ou chirurgien et que mon dicastère se borne à la technologie et le synthétique. Par contre ce genre de facteur serait minimisé… parce que l’intrus reste un intrus. Avez-vous quelques références à me citer éventuellement, M. Roth ? »

Une chose de plus à ajouter à sa liste de : ce que je dois absolument étudier. Il y avait là de réels potentiels. Cet aspect était traité par les médecins opérant avec elle. De fait, elle ne s’était jamais souciée de cet aspect adaptatif postopératoire. Pourtant, elle était certaine que si elle s’intéressait à cet aspect, elle pourrait progresser. Des améliorations de ce type étaient certainement possibles. Cela demanderait de nombreuses recherches. Il faudrait se baser sur des examens à long terme. Elle effectua rapidement quelques calculs et anticipa qu’elle devrait être riche, connue pour ses travaux pour avoir des moyens assez conséquent. Son laboratoire actuel lui avait impartit des limites assez claire et ce genre de conséquences n’en faisait pas partie. Elle avait beaucoup lu à propos des expériences humaines. Bon nombres de cobayes avaient souffert de mauvais traitement et le côté psychologique avait été très souvent mésestimé. Rencontrer ces personnes était sans doute une rencontre nécessaire pour l’amener sur le sentier de cette réflexion.

Plus elle avançait, plus elle emmagasinait des idées, concepts qu'elle gardait au chaud. De cette manière, elle était certaine de ne pas être prise au dépourvu dans ses futures recherches. Sa curiosité était une clé. Cette entrevue éclairait tout de même le fait que bien des réponses se trouvaient ailleurs qu'ici. Malgré tous les esprits de cohabitations des distorsions persistaient et les mentalités restaient frileuses.



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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Ven 10 Avr 2015, 18:53

On pouvait le dire, Alice était pommée. Ses interlocuteurs avaient contrairement à elle, un véritable esprit scientifique, il avait suffi qu’elle pose une question pour lancer les bases d’un débat qui aurait, semble-t-il, put les occupé une bonne année. Elle sourit, se rappelant de lointain souvenir de l’époque de l’alliance, et de son équipe. Elle se concentra sur les différents appareils de la pièce tout en écoutant d’une oreille distraite le développement des idées de la quarienne et de l’inconnu nommé Roth.
Etonnamment, les discussions de ce genre calmer un peu ses migraines, du moment qu’elle n’y participait pas trop. Une sorte de bruit de fond complexe. Namida venait d’émettre l’idée d’une entrevue prolongée avec l’humain afin d’ajuster son implant. Alice manqua de pouffé de voir son projet se réalisé si simplement avec une autre personne qu’elle. Mais elle était venue uniquement dans le but d’éprouver la personnalité de Namida, elle connaissait son potentiel, mais elle voulait se faire son idée sur la personne. Elle était passionnée, c’était évident, mais aussi assez mal à l’aise avec les autres. Il lui faudrait faire preuve de patience pour travailler avec elle, mais elle sentait aussi un réel potentiel concernant son objectif.

-Si vous me le permettez, j’aimerais moi aussi m’entretenir avec vous pour un sujet d’ordre plus privé. Cela dit rien ne presse, que cela soit après la visite où à une date ultérieure, j’apprécierais réellement que vous m’accordiez un peu de votre temps.

Alice jeta un coup d’œil à Roth, se questionnant à son sujet. Elle avait pris la décision de se renseigner sur lui dès son départ de la station. Pour sûre il était atypique, et elle voulait savoir à quel point. Soit il était intelligent, soit il était intelligent et dangereux. Sont implant plus que visible, semblait observer toute la pièce, ce qui lui donnait un aspect assez manipulateur malgré son visage aimable. Elle trouvait amusante ce genre de contradiction, et voyait un moyen de se divertir à découvrir ce personnage. Elle en revint cependant à l’endroit où ils se trouvaient.

-Les installations de la station sont impressionnantes, mais j’ai tout de même l’impression que vous manquez d’espace et de matériel dans votre laboratoire pour laisser exprimer vos capacités non ?

Elle avait lancé une question légère en apparence qui lui permettrait de se faire une idée sur les besoins et les ambitions de la Quarienne. Voulait-elle qu’on la laisse travailler sur de petits projets dans son coin, où souhaitait-elle entreprendre de plus vaste recherches ? Et dans ce cas voudrait-elle d’un mécène pour la financer à la hauteur de ses idées ? Elle avait jeté un pavé dans la mare et observait les remous avec curiosité.


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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mer 15 Avr 2015, 08:43

Maintenance en orbite

En effet, on coexiste, ce pourquoi apprendre à vivre ensemble est une incontournable nécessité. Admit Roth en guise de réponse informulée à Namida, dont le discours lui plaisait.

Zen quant à lui se sentait assez... mal à l'aise, face à sa semblable quarienne. Non pas qu'il se sentait agressé, loin de là, mais ce qu'avait l'air d'insinuer la chercheuse par la façon qu'elle eut de l'épier du regard lui laissa une froide impression qu'elle se faisait de fausses idées sur son compte, à lui qui n'avait pourtant rien contre les Geths. Tout comme son binôme humain, Zen'Bodda faisait très bien la différence entre les Geths dits "Hérétiques" - autrement dit : les Moissonneurs, qui les utilisaient comme pantins - et les vrais Geths tels que ceux qui travaillaient notamment pour le GIP Les premiers n'étaient plus et les seconds avaient les faveurs d'ExoTerra. Fin du problème. Peu importait à Zen, il savait où était sa place et ne tint pas à se formaliser pour si peu.

Du côté de l'activiste humain, la discussion était bel et bien lancée et il se ferait un plaisir de l'alimenter autant que possible. Malgré une certaine difficulté à exprimer le fin fond de sa pensée par moments, Roth aimait discuter, et surtout écouter. Pour le coup, Namida le flattait par ses dires, autant dans le fond que dans la forme employée. Roth avait parlé à suffisamment de Quariens pour savoir reconnaître un sourire caché par un casque, et celui qu'il devinait sur le visage de la Quarienne le ravissait, au point de lui faire adopter une expression faciale positive à son tour. Elle lui proposait une entrevue privée, certainement une occasion supplémentaire d'étudier de plus près ses implants atypiques. Pour sûr, Roth n'était pas contre. Après ce qu'il avait vécu, et même en soi, Roth voyait mal comment une telle chose pouvait se montrer désagréable.

« Votre proposition m'honore, Madame Silke. Ce serait avec grand plaisir, sincèrement. »

La chercheuse poursuivit.

« Je n’avais jamais pensé à un aspect psychologique face au synthétique. C’est intéressant. Je devrais m’intéresser à ce sujet, car j’ai toujours observé les risques de rejets sur un plan purement technique et médical. Bon, il faut dire que je ne suis pas médecin ou chirurgien et que mon dicastère se borne à la technologie et le synthétique. Par contre ce genre de facteur serait minimisé… parce que l’intrus reste un intrus. Avez-vous quelques références à me citer éventuellement, M. Roth ? »

« Beaucoup de choses peuvent être abordées sous l'angle de la psychologie. Question d'interprétation. Par ailleurs, un intrus reste effectivement un intrus mais possède une nature propre, que je tiens à souligner, et celle-ci donne lieu à une certaine réaction sur le plan émotionnelle. À vrai dire, mon organisation comprend tout un département de recherche là-dessus. En ce qui me concerne plus personnellement, j'ai également suivi une formation en psychanalyse, avant de rejoindre ExoTerra. C'est une doctrine qui mêle notamment l'histoire d'un individu à son comportement. Sigmund Freud, un de ses fondateurs, avait créé - de son vivant - deux topiques illustrant chacune un mode de fonctionnement de l'esprit humain. Sa seconde topique inclue trois éléments : le "Ça", le "Moi" et le "Surmoi". Je ne voudrais pas monopoliser plus de temps à détailler minutieusement chacun de ces éléments psychiques, mais de ce que j'ai pu brièvement expliquer du "Moi", vous savez à présent d'où cela vient. »

Roth s'était quelque peu égaré avec Freud. S'il ne se posait pas lui-même une limite, il était bien parti pour un moment, or Namida lui avait posé une question précise.

« Pour en revenir à votre question initiale, je dirais que mes réflexions se réfèrent non seulement aux travaux de Freud, mais également, et surtout, à ceux de mon organisation. Si cela vous intéresse, je me ferais un plaisir de vous mettre en relation avec mon équipe. »

Dans tout son enseignement, Roth n'avait pas été marqué par beaucoup de noms. Celui de Freud était resté, au milieu d'un univers ou quelqu'un comme Sigmund était régulièrement décrié, en partie pour son audace scientifique des plus osées pour son époque, où évoquer la sexualité infantile tel qu'il le faisait semblait déjà malsain au grand public. C'était il y avait environ trois-cent ans.

Au milieu de tout ça, la dénommée Alice Sharp était intervenue à quelques reprises au sujet d'un intérêt que le Finlandais devinait personnel. Il ne savait pas grand-chose d'elle, si ce n'est qu'il avait involontairement retenu son attention - peut-être bien son questionnement même - et qu'elle savait manifestement s'entourer d'une aura montrant qu'elle n'était pas n'importe qui. On le regardait souvent de travers, mais ce n'était étrangement pas le cas avec cette femme vêtue de noir. L'intérêt qu'elle lui portait semblait sincère, à première vue du moins, et Roth ne savait pas vraiment quoi en penser. Était-ce véritablement de l'admiration ou bien une forme d'espionnage ? Ou encore les deux ? Quoi qu'il en fût réellement, Roth savait une chose : il était vulnérable. Son actualité personnelle l'avait fragilisé et il devait dès lors puiser en son sein des ressources psychiques qui ne sauraient que trop s'amenuiser à forces de temps et d'efforts. Il comptait sur ses alliés, il comptait sur Zen, et le Quarien le savait, ce pourquoi il gardait l'esprit clair et les yeux ouverts sous sa sombre visière. Ses mains croisées dans son dos, il passait plus ou moins inaperçu et en profitait pour guetter toute action suspecte venant de la femme en noir. L'anonymat que lui procurait sa combinaison dans son ensemble lui permettait de la surveiller discrètement.

[...]



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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mar 21 Avr 2015, 19:24
« Oh, euh… eh bien, plus tard puisque je dois réparer l’œil de M. Roth. Vous pouvez me contacter quand il vous plaira et nous pouvons convenir d’un rendez-vous. »

Elle avait été un peu surprise de la demande d’Alice. Cette dernière n’ayant pas donné d’autre motif qu’une histoire privée, elle se demandait ce qu’elle pouvait lui vouloir. Ecouter ce qu’elle voulait ne lui couterait en effet qu’un peu de temps. Si la quarienne était principalement passionnée par les asaris et leur biotique, elle était ravie de côtoyer des humains. Leur race était jeune, mais avait su faire partie d’une grande adaptation. C’était une qualité admirable. Un état d’esprit très inventif … Elle n’avait pas eu l’occasion de voyager, ses parents ayant quitté leur vaisseau avant qu’elle entreprenne son pèlerinage. Elle avait cru que son engagement sur la station la satisferait. Cette rencontre lui faisait réaliser que non. Elle avait envie de voir de ses yeux ces ailleurs et mener ses expériences. La remarque d’Alice concernant les moyens qu’elle avait à sa disposition la tira de ses pensées.

« Eh bien… je suis jeune. Je suis très reconnaissante à mon chef de projet de m’avoir accordé un bureau individuel. Avant je n’avais pas cette chance. J’ai des projets et d’autres et j’espère que les financements suivront. Le G.I.P est très concerné par la recherche. C’est pour cela que nous avons des infrastructures de qualité. Vous avez pu le constater lors de votre visite, en effet. »

Après tout, c’était le but de leur visite ici, découvrir les infrastructures du G.I.P. Son rôle à elle d’en donner une belle image. La quarienne nota sur un coin de son omnitech « Freud » Ce serait intéressant à consulter, elle n’espérait pas tout saisir, mais y trouver un peu d’inspiration. Elle était sincèrement investie dans les implantations.

« ExoTerra, je n’en ai jamais entendu parler, qu’est-ce ? »


Sous sa visière, les yeux lumineux de la quarienne se promenaient sur les silhouettes humaines. Puisqu’ils n’étaient pas cachés sous une combinaison, on pouvait les observer facilement. Leur morphologie ressemblait à la leur. Tout en étant fondamentalement différent. Ce qui lui semblait le plus étrange était leur main à cinq doigts. La femme était beaucoup plus fluette, des courbes plus rondes. Leur pilosité et leur pigmentation sont très variées. Leur diversité est visible et étonnante. Son regard sur ses invités était dépourvu de jugement et le résultat d’une curiosité naturelle. Elle n’avait pas l’habitude de se concentrer sur la globalité plutôt que sur des aspects techniques et détaillé. Elle était très touchée par l’intérêt que lui portait ces deux humains. Elle ne pensait pas que son travail aurait pu être remarqué ainsi. Son travail de recherche la mettait souvent en coulisse. Elle avait pu signer son brevet, mais son chef de laboratoire s’en était attribué les mérites. Ce qui était normal, elle était une petite nouvelle dans le circuit fermé de cet univers. Usuellement, elle ne pensait pas à ce genre de détail et se concentrait sur son travail.

Elle passait toute sa vie à travailler. Partager brièvement ce qu’elle faisait s’avérait être plus gratifiant que ce qu’elle aurait pu penser. Elle était donc contente de pouvoir aider Roth avec son implant oculaire. Tout en discutant, elle préparait quelques outils. Le laboratoire était résolument moderne. Les tiroirs s’ouvraient sur des outils de précisions et divers produits. Heureusement pour Roth, cette opération ne serait pas invasive. Le bloc de la lentille principale se détachait une fois défixé. Une fois le bloc retiré, elle pourrait accéder à son mécanisme situé à l’arrière. Il faudra qu’elle vérifie que les humains n’aient pas altéré le fonctionnement des dispositifs visuels Geth. Elle observa son écran d’analyse une seconde fois, vérifiant ses hypothèses. La quarienne réfléchissait à mille et une choses à la fois comme à son habitude. Cette visite aura été très enrichissante pour elle.


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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mar 21 Avr 2015, 20:14


Alice sentit que la quarienne avait l’esprit ailleurs, elle ne pouvait vraiment l’intéressé tant qu’elle ne lui parlait pas de son cas, et elle s’y refusait pour le moment, pas en présence de personnes qu’elle connaissait à peine, pas même par leur fiches. Elle décida de prendre les devants en proposant une chose à la Quarienne, un soupçon de liberté.

Elle s’avança près de celle-ci, la séparant de ses interlocuteurs visuellement. Et d’une audible uniquement pour elle, elle lui dit.

-Si un jour vous souhaitez pouvoir échapper au moins un temps à vôtre cage dorée, laisser un message grâce à ce contact. Je vous montrerais des choses incroyables, et vous verrez la biotique sous un nouveau jour.

Elle se retourna après avoir laissé dans les mains de Namida un bloc de donnée avec son contact, elle s’éloigna d’un pas léger, fixant Edgar avec un œil amusé. Il avait été la seule surprise de sa visite, et une bonne surprise elle devait l’admettre. A présent elle avait une nouvelle organisation a étudié, et si l’homme devant elle en était représentatif, alors cela allait s’avérer fort distrayant. Elle s’arrêta à son niveau.

-Je vais suivre les progrès d’Exoterra avec intérêt monsieur Roth, un très grand intérêt. Nous nous reverrons.

Elle s’avança vers la porte.

-Je dois malheureusement vous laisser, j’aurais aimé que cette visite puisse se faire en entier, mais des affaires m’appellent ailleurs, et il me semble que vous avez une prothèse à faire réparer. Je vous souhaite bonne continuation. Dame Namida, au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

Elle s’inclina légèrement en signe de salut, quand la porte s’ouvrit, un autre quarien l’attendait déjà pour la raccompagner, confirmant la surveillance qu’ils subissaient. Elle le suivit au travers du dédale de couloir, finissant par revenir aux zones de quai. Quelques minutes plus tard un vol privé l’emmenait loin de la station, vers une destination transitoire, afin de laisser le moins de traces possible. Alice prenait rarement les voies officielles, et elle s’arrangeait pour revenir à l’anonymat aussi vite que possible. La rencontre avait été peu fructueuse, la jeune Quarienne était une scientifique dans toute la force de sa définition, elle n’avait pas pu créer le contact qu’elle souhaitait, et la présence de l’esprit réfléchit de l’autre humain n’avait été qu’un frein à sa tentative. Cependant Namida, sous ses airs de personnes satisfaites, nourrissait une profonde soif de découverte, autant sur la vie que sur la science. Si elle laissait parler cette curiosité, alors Alice finirait par avoir de ses nouvelles.

Elle se massa la tempe, le mal de crâne persistait.


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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Sam 02 Mai 2015, 08:57

Maintenance en orbite



L'activiste s'apprêta à répondre à la nouvelle question de la chercheuse, sans se soucier de la présence de Madame Sharp qui, au même instant, fit savoir à l'ensemble des personnes présentes que sa visite des lieux venait de trouver son terme pour cause d'affaires, disait-elle, qui l'appelaient ailleurs. Avant de quitter le laboratoire, elle souffla quelque chose à l'oreille de Namida, quelque chose qu'aucun des deux activistes ne sut identifier, et vint ensuite s'adresser à Roth afin de lui faire part de son intérêt pour ExoTerra. À cela Roth sourit et acquiesça respectueusement, en la regardant droit dans les yeux. Dans l'ensemble, l'attitude de Madame Sharp lui semblait quelque peu suspecte. Ceci dit, il n'avait rien de concret à lui reprocher. Quoi qu'il en fût réellement, Madame Sharp n'avait pas tardé à s'éclipser. Zen quant à lui faisait preuve d'une méfiance bien plus grande à l'égard de cette personne. Pour ainsi dire, il ne l'avait pas quitté des yeux depuis le début.

Passé cela, Roth se focalisa sur la question que lui avait posé la Quarienne juste avant. C'était une bonne question, à vrai dire. Peut-être n'en donnait-il pas l'impression, mais le Finlandais avait toujours du mal à expliquer précisément ce qu'était ExoTerra, tant l'organisation avait connu de changements avec le temps et les évènements, au même titre que sa raison d'être. La mort récente de Pablo Serra, son fondateur, n'aidait en rien, par ailleurs.

« ExoTerra est une organisation martiale non-gouvernementale, prônant notamment l'écologie et la bonne entente entre les différentes espèces galactiques, organiques comme synthétiques. À l'origine, notre organisation limitait son activité au secteur terrien, mais le Premier Contact a redessiné ExoTerra de telle sorte que notre organisation a dès lors adopté, d'une part, pour idée que les Humains devaient s'intégrer décemment à la communauté galactique, d'autre part, une posture martiale défensive en prévision d'éventuelles formes violentes de détraction à son encontre. Depuis, cet aspect martial est resté en vigueur et nous permet occasionnellement d'agir de concert avec l'Alliance. »

En parlant, Roth observait la façon dont Namida préparait ses outils, tout un set d'outils utiles au travail de l'électronique. Il fallait bien ça pour manipuler des implants.

« À l'époque du Premier Contact, l'Humanité était sous le choc. Tous les Humains n'étaient pas encore prêts, et cela se traduisait par de la peur voire de la haine chez la plupart, les deux allant souvent de pair. Or notre organisation, encore jeune, constituait une poignée d'Humains considérant positivement et avec curiosité la découverte d'espèces extraterrestres. J'aime autant préciser qu'ExoTerra n'a pas participé à la regrettable guerre-éclair qui a suivi. Le Comité Gaïa, qui a toujours formé la tête pensante de l'organisation, aujourd'hui encore, avait jugé un tel conflit absurde. En conséquences, toute l'activité d'ExoTerra fut concentrée sur Callisto à des fins scientifiques. »

Zen acquiesça. Tout cela, il l'avait déjà entendu au moins quinze fois si ce n'est plus. Roth parlait toujours de la Guerre du Premier Contact avec beaucoup de recul, et quelque part c'était compréhensible : il n'était même pas né en 2157. Roth avait grandi en parallèle avec cette idée que l'Humanité n'était plus seule dans l'univers, il avait fait partie de cette génération pour laquelle le mot "alien" ne se rapportait plus à des mythes mais à des faits. L'image d'un envahisseur ne lui venait pas à l'esprit à la vue d'un Turien, pas plus qu'à la vue de n'importe quelle autre espèce extraterrestre. Cela contribuait à créer un fossé entre "l'Humanité de Shanxi" et lui-même. En fait, parler du Premier Contact l'importunait. Cela le mettait mal à l'aise de se sentir aussi éloigné de sa propre espèce, qu'une guerre avortée avait su trancher en deux par l'intermédiaire d'une barrière sociologique. Zen avait appris à s'en rendre compte, ce pourquoi il prit la parole de sorte à recentrer l'intérêt général sur la raison de leur présence ici.

« Callisto est un satellite naturel d'une géante gazeuse nommée Jupiter, située dans la Bulle Locale. Je vois que vos outils sont sortis. Cela pose-t-il un problème si j'assiste aux manipulations ? »

Zen n'espérait pas en tirer le moindre divertissement. Sa question se voulait plus ou moins rhétorique. Sachant les peines récentes de son binôme, qui était aussi son ami, il préférait garder un œil protecteur sur lui dans la mesure du possible. Ici, cela s'imposait, surtout étant donnée la nature des manipulations. Roth quant à lui semblait étonnamment serein, comme empreint d'une confiance aveugle envers la chercheuse.

Décidément, c'est très généreux de sa part. L'opérateur Syneos m'a bien aiguillé.

Le Quarien croisa ses bras et songea silencieusement à son tour.

On lui a suffisamment charcuté le visage comme ça.

[...]



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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Mar 05 Mai 2015, 14:52
Elle pianotait sur sa console pour lancer la procédure. Elle se sentait mieux maintenant que la majeure partie du groupe était quitté. Dans la petite pièce, il ne restait plus que l’humain et son acolyte quarien. Elle avait haussé les épaules à la demande du quarien. Sa présence ne la dérangeait pas. Elle fit assoir l’humain dans un siège plutôt confortable. Il permettait d’appuyer sa tête sur un support ainsi que ses bras sur un accoudoir.

« Les armes et la science sont un étrange mélange. »
Commenta la quarienne, toujours occupée à sa console. Elle la déposa ensuite sur la table de son analyste portatif. Elle consulta ensuite l’ensemble de ses outils soigneusement préparé. C’était dans cet univers qu’elle était le plus à l’aise. Au milieu de la technique. Elle se pencha vers la prothèse oculaire pour l’observer une dernière fois. Puis, elle saisit un câble relié à la console. « Je vais la connecter à votre prothèse pour désactiver temporairement le nerf optique artificiel. Ça vous évitera des sensations de douleurs ou des perturbations visuelles. Vous retrouverez l’usage de votre œil artificiel une fois le remplacement effectué. Dites-moi si à un quelconque moment vous ressentez de la douleur. J’ai préparé un antidouleur injectable, mais il ne devrait pas être nécessaire car je ne vais toucher qu’à l’implant et non à votre chair. » Clic. Une fois le câble branché elle retourna à sa console. Quelques commandes plus tard et l’œil artificiel de l’humain cessa de communique avec sons système neurologique. Noir.

« Ne bougez pas. » Elle se sentit tout de même obligée de préciser cette évidence. Elle prit une sangle sur le côté et vint l’attacher de l’autre côté, immobilisant la tête au niveau du front. Ainsi, même involontairement, Roth ne pouvait pas bouger la tête. Elle prit ensuite des outils de précisions. La scientifique était beaucoup plus fluide et assurée que lorsqu’elle avait dû s’exprimer devant le groupe. Les humains ayant copié leur technologie, elle n’avait aucun mal à savoir quoi faire. Elle dévissa et déconnecta plusieurs pièces, jusqu’à ce que le bloque comprenant la lentille puisse être extrait. Une fois l’objet dans sa main, elle confirma le diagnostic de son appareil. Une pièce était bien abimée. Elle la présenta devant l’œil valide de l’humain. « C’est cassé ici. » Elle désigna l’endroit qui en apparence semblait normal. Un enchevêtrement de petites pièces contre la lentille principale. Elle déposa la pièce sur un plateau en matière synthétique souple.

Prenant une lampe stylo et une loupe, elle inspecta l’intérieur de l’implant. Elle nota un peu de poussière et un petit fragment de la pièce cassée. A l’aide d’une pince, elle extrait le petit fragment et le dépose dans une coupole. Cela devait être étrange de la voir enfiler des instruments dans l’œil de son ami pour Zen. Le nettoyage se fit à l’aide d’un aspirateur conçu pour les implants. Pas de perturbation électrostatique. Il était important de nettoyer le tout, car une poussière mal placée pouvait nuire au fonctionnement de l’ensemble. Elle se déplaça ensuite pour s’occuper du bloc déposer préalablement sur la table. « Comme les humains ont copié et miniaturisé l’appareil, je vais devoir travailler la pièce. » Elle saisit la pièce de rechange et la déposa sur une plaque de scanner. Une fois cela fait, une image en 3D de la pièce s’afficha sur l’écran principal. La quarienne prit le temps de vérifier le tout sur l’appareil de Roth. Elle ôta la pièce endommagée, pour la placer à son tour sur le scanner. La suite devait être assez incompréhensible pour les deux individus qui se tenaient derrière elle.

Sur l’écran défilait des codes et équations complexes. La scientifique lisait le tout naturellement, comme s’il avait s’agit d’un texte des plus ordinaires. L’opération était simple dans le principe. Elle avait une pièce saine et une pièce endommagée. Même modèle mais proportions différentes. Elle devait donc effectuer un comparatif afin de déterminer la différence de taille. Une fois cela fait, sur la base de la pièce saine, elle appliquait la diminution de taille. Ce qui lui donnait virtuellement la pièce nécessaire. Il suffisait ensuite de lancer la procédure de matérialisation. L’ordinateur lui donnait les quantités exactes de matériaux nécessaire pour. Elle vérifia que l’appareil concerné ait assez de réserve pour. Pour un humain, ce genre de machine pouvait être comparé à une imprimante 3D qui pouvait gérer des métaux complexes. Elle émettait un bruit sourd à mesure qu’elle travailler. Zron zron…

Il fallait tout de même compter une dizaine de minute pour que la pièce soit construite et refroidie. Elle avait donc le temps d’examiner le fragile appareillage des lentilles. Un petit passage dans le nettoyeur ne lui ferait pas de mal. Namida ne pourrait pas vivre sans toutes ces machines de précisions. Le G.I.P. lui avait réellement mis à disposition du matériel de qualité. Elle repensa à ce que lui avait dit l’humaine et elle peinait à imaginer qu’une femme seule puisse avoir les moyens d’accéder à un matériel quarien de ce prix. Le nettoyage fut plus rapide que la construction de la pièce. Elle attendit donc, tapotant ses cuisses de ses mains. Elle observait l’humain et son ami. C’était un homme très sûr de lui et très calme. Il devait avoir vécu et vu beaucoup de chose dans sa vie.

Bip !

La quarienne se leva immédiatement et alla chercher la pièce avec allégresse. Elle souleva un capot et saisit le produit qu’elle observa minutieusement. Pas de défaut visible. Elle le soumit toutefois au scanner avant de faire quoique ce soit. Il était important qu’aucune irrégularité ou erreur de mesure ne soit survenue. Cette petite pièce fragile était vitale au bon fonctionnement de la prothèse oculaire. Remonter la pièce s’avéra un peu plus périlleux que de la démonter. Elle travaillait sur un plan grossissant, à l’écran les pinces plaçait et encliqueta la nouvelle pièce. Quelques touches lui permirent de contrôler manuellement que la lentille pouvait être pivotée et que le focus se faisait sans soucis. C’était une technologie à la fois simple et si efficace. Pas étonnant que les humains aient copié le travail de son peuple. La scientifique, revint vers son patient avec le bloc fraichement réparé. Elle vérifia une dernière fois l’état de l’implant et y glissa le bloc dans sa loge. Clic. Quelques manipulations et le tout était verrouillé.

A l’aide de sa console, elle contrôla le fonctionnement de base de la lentille et effectua un recalibrage du tout. « Je vais vous rendre la vue. Vous ne verrez pas tout de suite parfaitement et la réalité. La console va effectuer une série de test et de mise au point. Ce afin de réhabituer votre cerveau aux particularités de votre implant. Il devrait fonctionner parfaitement à présent et une mise au point est nécessaire entre l’œil, le nerf et vous. Vous n’avez rien d’autre à faire que de voir les images qui se projetteront. Je vais vous masquer votre œil valide dans un premier temps. » Elle apposa en effet un cache sur son œil sain et lança ensuite la procédure de calibrage. Divers images, forme de couleurs se firent voir. Floue ou non, l’œil ajustait de lui-même les images sous l’impulsion de la console qui le contrôlait. Puis, elle ôta le cache œil et la seconde phase de réglage s’initia. Il s’agissait cette fois de laisser le cerveau reprendre le contrôle sans action invasive de la console. Une fois que la vue de Roth retrouva son aspect normal, elle déconnecta sa console et referma le cache de son implant oculaire.

Cela avait pris un peu plus de temps que prévu, mais elle était très satisfaite du résultat. Plus aucune gêne visuelle ne devait substituer après cela. « Il est possible que parfois votre cerveau tarde ou rate une mise au point… comme la lentille dysfonctionnait, il s’était habitué à ce dysfonctionnement. Si cela ne fait pas trop longtemps que le souci est survenu, tout cela devrait disparaître très rapidement. » Elle ôta également le scanner qui lui avait confirmé que la prothèse avait un bon fonctionnement.




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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Sam 15 Aoû 2015, 05:07

Maintenance en orbite

« Les armes et la science sont un étrange mélange. »

Roth comprenait bien cette réflexion de la chercheuse. S'il ne pouvait pas ignorer la branche martiale de son organisation en la décrivant à autrui, il ne devait pas s'étonner que cela engendre au mieux du scepticisme. Pour un activiste, une arme était avant tout un moyen de défense, comme il en fallait bien dans un tel monde, où ne savait plus qui redouter le plus entre les détracteurs dérangés, les pirates, les esclavagistes et autres fauteurs de trouble. Sans compter les hostilités passées avec le groupuscule Cerberus qui avaient confirmé la nécessité d'une telle orientation martiale. Ceci-dit, chacun était libre de se construire un avis sur la question.

Confortablement installé, ses deux bras reposant chacun sur un accoudoir, Roth était donc sur le point de se voir accordé une généreuse attention dont il se réjouissait intérieurement, ne laissant transparaître qu'une impression de profonde sérénité. La maintenance en question semblait ne concerner que ce qui lui servait d’œil droit. S'il n'osait le réclamer ouvertement, la prothèse qui lui faisait office de bras gauche avait elle-aussi bien besoin d'une attention similaire. À son avis, c'était déjà suffisamment généreux de la part de la chercheuse de proposer ce genre de service gratuitement. Il ne voulait pas abuser de sa bonne volonté. Se penchant à nouveau sur la prothèse oculaire, la chercheuse désigna une espèce de console et annonça ce qui allait suivre.

« Je vais la connecter à votre prothèse pour désactiver temporairement le nerf optique artificiel. Ça vous évitera des sensations de douleurs ou des perturbations visuelles. Vous retrouverez l’usage de votre œil artificiel une fois le remplacement effectué. Dites-moi si à un quelconque moment vous ressentez de la douleur. J’ai préparé un antidouleur injectable, mais il ne devrait pas être nécessaire car je ne vais toucher qu’à l’implant et non à votre chair. »

Roth hocha la tête sereinement. Cela le faisait presque sourire. En effet, Roth n'avait plus vraiment le même rapport à la douleur depuis ce qu'il avait enduré sur Terre. Son amusement n'avait cependant rien de méprisant. Il tenait en haute estime toute l'attention que lui accordait la Quarienne.

Le Finlandais ferma les yeux, ou plutôt, ferma son œil biologique et patienta jusqu'à la déconnexion de sa prothèse oculaire. Cela occasionna une drôle d'impression chez l'Humain : celle de mourir artificiellement. À vrai dire, cette impression ne lui était pas purement étrangère, dans la mesure où il l'avait déjà expérimenté durant sa séquestration. À force de se voir infliger des coups les uns à la suite des autres, son système oculaire avait fini par ne plus répondre, causant ainsi cette sensation d'absence d'organe. Or ici, la sensation se voulait beaucoup plus douce, comme si au lieu de lui arracher le cœur à mains nues, on se contentait de le faire disparaître d'un simple claquement de doigts - à simple titre d'exemple, bien entendu.

« Ne bougez pas. » Ajouta-t-elle avant de s'emparer d'une sangle qu'elle passa autour du front du Transhumain.

Ainsi attachée, sa tête se trouvait privée de tout mouvement, maintenant l'ensemble du corps dans une certaine position et orientant le regard en direction d'un tiroir sur lequel reposaient les divers outils de précision dont la chercheuse aurait l'usage sous peu.

Face à cette initiative, Zen crut rêver : son collègue revenait d'un séjour atroce où il avait été enchainé à une poutre en bois pendant qu'il subissait des supplices dont peu pourrait se vanter d'en sortir indemne, et voilà qu'on l'attachait à une chaise et lui ayant partiellement retiré la vue au préalable ? Le Quarien avait le sentiment que tout cela était de trop, que ce n'était pas raisonnable de rester les bras croisés comme il le faisait. Hésitant donc à intervenir, Zen lisait toutefois dans le regard de son binôme quelque chose qui semblait lui dire que tout allait bien. Il soupira alors nerveusement sous son casque et continua d'observer la scène, non sans présence d'esprit.

La maintenance avait commencé. Pièce par pièce, la chercheuse démontait la prothèse oculaire, avec un soin irréprochable. Même Zen n'y trouva rien à redire. Certaines pièces étaient endommagées, plus ou moins, là ou d'autres étaient carrément fissurées donc obsolètes. La chercheuse en présenta notamment une à Roth, qu'il crut reconnaitre comme étant une sorte de jonction entre le nerf optique artificiel et la lentille principale. Rares étaient les occasions où le Finlandais bricolait lui-même ses prothèses, mais il lui fallait bien les connaître un minimum. Ici, les dégâts étaient assez importants et nécessitaient une main experte.

Quand toutes les pièces abimées furent extraites, la Quarienne veilla à éliminer la moindre poussière pouvant potentiellement nuire au bon fonctionnement de l'ensemble cybernétique par la suite. Cela passa par l'insertion d'un petit aspirateur à l'intérieur de la prothèse oculaire. Zen avait beau trouver la scène atypique, il s'en tenait au fait que son collègue humain ne semblait en rien gêné par l'opération et se contenta donc d'observer l'interaction d'un œil incertain.

Les multiples écrans du laboratoire diffusaient des données, beaucoup de données. Certaines parlaient à Roth, d'autres absolument pas. La procédure de maintenance exigeait que la pièce de rechange soit modelée depuis un appareil que Roth assimila à une imprimante 3D. Cela prit bien une bonne dizaine de minutes pour que la pièce soit matérialisée. La chercheuse agissait avec une rare aisance, Roth s'en voyait d'autant plus rassuré. Il était charmé par la désinvolture de Namida. Faire face à la rigidité que l'on connait à trop de scientifiques lui aurait été néfaste psychologiquement. À présent, il avait besoin d'être entouré de calme, ou bien de joie ; et l'allégresse dont la chercheuse faisait preuve le réconfortait.

Au cours du laps de temps nécessaire à la création de la pièce de rechange, la Quarienne observait les deux activistes, ce à quoi Roth répondait ponctuellement en souriant légèrement et chaleureusement. Quant à Zen, cela ne se voyait pas directement aux traits de son visage pour des raisons évidentes, mais sa gestuelle laissait percevoir son inquiétude. De Quarien à Quarien, Zen ne s'étonnerait pas que Namida soit à même de décrypter son état d'esprit. Zen n'avait rien contre la chercheuse, elle lui inspirait même confiance, seulement son collègue humain n'était à l'abri d'aucun imprévu. Tout pouvait arriver, et pas pour le meilleur. C'était un fait, que cela lui plaise ou non.

« Je vais vous rendre la vue. Vous ne verrez pas tout de suite parfaitement et la réalité. La console va effectuer une série de test et de mise au point. Ce afin de réhabituer votre cerveau aux particularités de votre implant. Il devrait fonctionner parfaitement à présent et une mise au point est nécessaire entre l’œil, le nerf et vous. Vous n’avez rien d’autre à faire que de voir les images qui se projetteront. Je vais vous masquer votre œil valide dans un premier temps. » Annonça Namida à l'intention de Roth, quelques minutes plus tard à la suite des manipulations qui s'étaient imposées.

« Naturellement. » Formula Roth placidement, sur la base d'une sérénité inchangée.

Ainsi défilèrent plusieurs images devant son œil et son nouvel appareil oculaire. Des images très hautes en couleurs pour certaines, aux formes tout aussi variées. Roth les contemplait silencieusement, du mieux qu'il le pouvait ; ses capacités visuelles revenant petit à petit.

On dirait de l'art abstrait, tiens. Se dit-il en pensant à sa mère, qu'il avait vu pour la dernière fois il y a peut-être bien quinze ans.

La dernière image eut quelque chose de particulièrement évocateur. Ses formes ondulées et ses couleurs chaudes rappelaient à Roth le désert des Terres-Mortes... Cela le perturba intensément. Il était à deux doigts de la crise de panique. Tandis que son ami tremblait et affichait une difficulté à respirer, Zen posa sa main sur son épaule pour le calmer.

« Roth ! Reprends-toi. »

Je le savais que ce serait trop... Pensait le Quarien par ailleurs.

L'interaction entre les deux binômes se voulait presque symbiotique. L'Humain se calma par son propre silence, il avait fermé les yeux, enfin son seul œil que saurait obstruer une paupière organique. La prothèse devait être désactivée pour aboutir à un même résultat. Celle-ci voyait à contrecœur ce pour quoi tout un chacun souhaiterait s'aveugler. Son regard se réorienta alors vers Namida. Que devait-elle penser de lui ? Il avait honte, comme à chaque fois que ses émotions le dépassaient en public. Enfin, Roth ne pouvait pas perpétuellement maudire ses amygdales, il y avait tout un travail à faire en guise d'adaptation.

Rien n'est gagné, rien ne l'est jamais.

Le mal passa, comme les images. Roth se sentait bête, il avait envie de s'excuser, mais une partie de lui-même lui soufflait que ce n'était pas la peine. Il était temps d'effectuer les dernières manipulations, avant que la prothèse ne soit entièrement fonctionnelle. Ainsi s'y attela la chercheuse en vue de constater le fruit de son travail, dont elle pouvait être fière à en juger l'aisance visuelle dont Roth faisait dès lors l'expérience, une fois les divers appareillages ôtés.

« Il est possible que parfois votre cerveau tarde ou rate une mise au point… comme la lentille dysfonctionnait, il s’était habitué à ce dysfonctionnement. Si cela ne fait pas trop longtemps que le souci est survenu, tout cela devrait disparaître très rapidement. » Conclua Namida.

Roth avait encore un peu de mal à respirer, au moins sa tête était-elle libre de tout mouvement à présent. Il prit une inspiration avant de se prononcer à une réponse.

« Je... Je ne saurais trop vous remercier, Madame Silke. Toute ma gratitude vous revient, soyez-en certaine. Par ailleurs, et comme je vous l'ai déjà suggéré, n'hésitez pas à contacter ExoTerra si jamais nos travaux vous intéressent. Vous semblez talentueuse, nous serions ravis de travailler à vos côtés. »

Zen approuva d'un hochement de tête vertical tandis que Roth présenta sa main à la Quarienne pour serrer la sienne, oubliant que ce n'était pas à son habitude. Le visage de l'Humain paraissait bien moins crispé que depuis le début de la rencontre, néanmoins cela ne cachait en rien les cicatrices arborées. Il faudrait plus de temps que ça pour ne plus rien en voir, s'il pouvait en être ainsi un jour.

Alors que Roth s'apprêtait à lever l'ancre, il eut comme un tilt. C'était son bras implanté, qui demeurait hors d'usage et le handicaperait sous peu si rien n'était fait. Cela le gênait affreusement de réclamer quelque chose après ce que venait de lui offrir la Quarienne, ce pourquoi il aborda la question l'air de rien.

« Au fait, Madame Silke, auriez-vous une suggestion à me faire au sujet de... vous voyez ? » Dit-il en agitant légèrement son bras synthétique qui semblait ne plus répondre.

« Je me vois très mal vous réclamer quoi que ce soit, mais si vous avez le moindre conseil à me donner je suis preneur. »

Roth était manifestement gêné, cela se voyait, comme une botte de foin sur une aiguille.

[...]



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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Lun 12 Oct 2015, 19:05
Elle était heureuse de voir que la maintenance avait été efficiente. Une part d’elle se demandait tout de même ce qu’il avait bien pu faire pour l’abimer autant. Les pièces sont fragiles, certes, mais l’assemblage leur offre une bonne protection. A moins de la heurter assez fortement… elle chassa la pensée. Namida était curieuse, mais bien plus pour des raisons scientifiques que pour des raisons moins terre à terre. En effet, elle travaillait sur les matériaux et leur résistance également. Elle voyait cela comme un résultat de test de résistance aux chocs. C’était fascinant d’observer comme l’absorption de la matière pouvait différer en fonction de sa densité moléculaire ou de l’ezo, ou … voilà le genre de curiosité qu’elle avait en se demandant ce qu’il lui était arrivé. Elle était heureuse de cette expérience. Elle avait bien noté l’attitude du quarien, inquiet, mais elle se demandait pourquoi il avait peur d’elle. Elle ne représentait aucune espèce de menace.

Elle nettoyait la table de son laboratoire, quand elle entendit le quarien parler et l’humain s’agiter. La quarienne s’était simplement immobilisée, attentive. La présence de l’un calmant l’autre, elle se tut. A l’expression de l’humain, elle devina qu’il ne voudrait pas en parler. C’était compliqué à déchiffrer ces expressions d’humains ! Trop de rides, de petits mouvements de peau, d’yeux… Quand elle reprit la parole, elle ne mentionna pas l’épisode d’agitation. Il lui semblait curieusement comprendre. Quelque chose dans le regard, dans son œil valide. Cela lui rappelait la peur qu’elle pouvait éprouver en repensant à l’attentat dont elle avait été victime quelques mois plus tôt. Elle se frotta pensivement la cuisse. Elle s’inclina légèrement quand Roth la remercia. Elle hésita quand il avança la main, mais se remémorant les coutumes humaines, lui présenta la sienne. Tel une enfant, l’expérience de cette salutation lui procurait une joie certaine. Ses trois doigts, fins, se refermèrent sur la main de l’humain.

« Je suis heureuse d’avoir pu vous aider. Je ne sais pas ce que me réserve ma carrière, mais vous savez où me trouver si vous deviez avoir besoin de mon domaine d’expertise. »

Elle se voyait mal le contacter de sa propre initiative. Cependant, elle était heureuse de se faire un contact, il était toujours intéressant de savoir où en sont les autres. Des idées fraiches peuvent faire avancer les recherches bien plus rapidement. Namida n’était pas prétentieuse et savait reconnaître l’utilité d’une saine collaboration. Bien qu’elle admette ne pas être très douée socialement, si cela se faisait dans un cadre professionnel, elle se sentait plus à l’aise.

« Je vous préciserais toutefois que vous n’avez rien vu de mon talent... »

Elle émit un petit son sifflé, en dodelinant de la tête. Une pointe d’humour exprimée à la quarienne. Cette maintenance avait été un véritable jeu d’enfant. Ce qu’elle faisait était d’une complexité et d’une difficulté bien supérieure. Son compliment lui fit toutefois très plaisir et elle se sentit flattée de son attention. Il avait l'air sincère. Lorsqu’il lui présenta son bras elle l’observa plus attentivement. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour hisser ses mains à la hauteur de son épaule. Tâta la peau du bout des doigts. D’un signe de main, elle lui fit signe de s’assoir et prit un objet d’un tiroir. Il s’agissait d’un petit appareil de couleur blanche. L’humain portant une chemise, elle glissa sa main, tenant une petite sonde, sous son col pour déposer l’objet au niveau de sa clavicule. Après avoir remis l’œil en état, il y avait pour elle comme un lien de confiance implicite. Elle ne pensa même pas à demander permission d’agir de la sorte. « Les connectiques ont l’air normale. » Elle ôta sa main et l’appareil. Elle prit ensuite le bras entre ses mains et lui fit effectuer plusieurs torsions. Dans un sens, dans l’autre. Parfois la prothèse cliquetait légèrement. « C’est le mécanisme qui est cassé. Sans doute un tendon artificiel rompu dans la tête d’épaule. Je n'en suis pas certaine sans examen plus approfondi. Je ne suis pas spécialiste de cela. Même si je pourrais vous la réparer, je n’ai pas le matériel. » Elle lâcha délicatement le bras et se saisit d’une plaquette électronique, une carte de visite à son nom. Elle y inscrit une adresse sur Rannoch, avec un nom « Aren’Dowken Vas Karasuh ». Elle la tendit à l’humain.

« C’est un excellent ingénieur, il travaillait sur mon vaisseau avec mes parents. Aujourd’hui il travaille sur Rannoch, dans un atelier de maintenance technique pour tout appareillage, véhicules, geth, machine agricole… ils sont très diversifiés et compétents. C’est le chef d’atelier. Dites-lui que vous venez de ma part, montrez-lui ma carte et expliquez-lui votre problème. Il vous fera certainement une remise sur la réparation. Je ne connais pas leurs tarifs, mais vous serez sûr d’avoir de l’excellent travail. »

Vraiment pas prétentieuse, elle savait reconnaître quand il ne s’agissait pas de son domaine de prédilection qu’il existait bien meilleur qu’elle. L’humain avait tout intérêt à aller voir ces professionnels habitués à ce genre de réparation. Ils lui referaient un bras comme neuf et même mieux. Aren était un spécialiste des geth et la mécanique du corps n’a pas de secret pour un vieux baroudeur comme lui. Elle admirait beaucoup cet homme. Elle avait beaucoup appris avec lui sur le vaisseau. Elle regrettait parfois ce temps.


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MessageSujet: Re: Maintenance en orbite   Jeu 26 Nov 2015, 12:40

Maintenance en orbite

Oscillant entre la béatitude du moment et mes fichus souvenirs, à peine supportables, je vivais un véritable tour de montagnes russes psychique. Par une force que je ne m’expliquais pas, je parvenais à rester debout, à formuler des idées, même si je mélangeais tout. Tout se bousculait... D’ailleurs, pourquoi avais-je parlé de Freud déjà ? Bon sang, cela n’avait pourtant rien à voir avec le thème de l’adaptation psychosomatique aux implants ! J'y repensais... sans comprendre d’où et comment m'était venue cette antiquité de référence en guise de base d’élaboration d’une idée qui avait de toute façon déjà déserté mon esprit affaibli.

La situation dans laquelle je me trouvais était pourtant rêvée : j'étais pris en charge, gratuitement, par une professionnelle du GIP dont la gentillesse ne pouvait que me toucher, et si jamais quoi que ce soit ne se passait pas comme prévu, mon acolyte quarien était présent pour me soutenir. Je n’osais même pas imaginer dans quel état je serais quand je quitterais cet endroit. Retourner à mon quotidien ? Dans mon état ? Qui donc y croyait ? On ne fait pas abstraction de ce qu’on a vécu en un claquement de doigts. Il faudrait du temps, pour m’adapter, pour me restructurer, dans une réalité interne honteusement saccagée.


« Je suis heureuse d’avoir pu vous aider. Je ne sais pas ce que me réserve ma carrière, mais vous savez où me trouver si vous deviez avoir besoin de mon domaine d’expertise. Je vous préciserais toutefois que vous n’avez rien vu de mon talent... »

Tandis que toutes ces paroles, tous ces mots, s'affrontaient chaotiquement dans ses instances, le Finlandais avait confié son bras gauche aux soins de la chercheuse, qui se pencha dessus, l'examinant plus en détail pour étudier de quelle façon elle pourrait en améliorer l'état.

À son contact précautionneux, Roth rouvrit les yeux sur l’instant présent. Elle lui fit signe de s’asseoir, et le vit s’exécuter, en toute confiance. Roth avait besoin de bienveillance, pour vivre, autant qu’il se jurait d’en faire preuve lui-même envers autrui.

La fine main de la Quarienne passa sur son épaule gauche, près de son cou, sous le col de sa chemise. Tous ses muscles étaient crispés. Certainement pas à cause du contact avec la chercheuse, mais bien d’après un état psychologique bancal qui se répercutait sur son corps. Sa vision concentrée sur le visage caché de Namida, il clignait des yeux - ou plutôt de l’œil -, comme pour chasser l’espèce de buée qui s’interposait entre ses sens à la réalité perceptible. Roth sentit quelque chose de froid contre sa clavicule, tandis qu’il faisait tout pour se détendre, histoire de ne pas confronter la Quarienne à un bloc de marbre. Pour ce faire, il expira doucement en fermant l’œil. Cela marchait, plus ou moins.

« Les connectiques ont l’air normale. »

Elle exerça ensuite quelques torsions. Rien de bien méchant, juste de quoi faire travailler les articulations du bras, dont les mécanismes opposaient une résistance aussi agaçante qu'imprévisible. À la suite du verdict qu'elle en tira, la chercheuse lâcha délicatement le bras.

Zen était resté juste à côté. Le Quarien semblait bien moins inquiet qu’il y avait encore quelques minutes, avant l’opération de maintenance. Il était vrai que la chercheuse n’avait demandé aucune permission au moment d’inspecter le Transhumain à nouveau, mais sa performance précédente avait convaincu Zen que son ami ne courait aucun danger entre ses mains. Par ailleurs, Zen se doutait bien que son acolyte ne le vivrait pas mal, dans tous les cas. Le Finlandais n’avait jamais eu le moindre problème quant au fait que l’on soit tactile avec lui. Rien à voir avec quoi que ce soit de sexuel, seulement un trait culturel qui s’appliquait à son rapport au corps.

Comme la Quarienne eut raison de le faire, dans la mesure où c’était vrai, elle admit finalement que le traitement de ce genre de prothèse dépassait ses compétences et redirigea l'intéressé vers un spécialiste en la matière. "Aren’Dowken Vas Karasuh", y avait-il d'écrit sur la carte de visite qu'elle venait de lui remettre.

« C’est un excellent ingénieur, il travaillait sur mon vaisseau avec mes parents. Aujourd’hui il travaille sur Rannoch, dans un atelier de maintenance technique pour tout appareillage, véhicules, geth, machine agricole… ils sont très diversifiés et compétents. C’est le chef d’atelier. Dites-lui que vous venez de ma part, montrez-lui ma carte et expliquez-lui votre problème. Il vous fera certainement une remise sur la réparation. Je ne connais pas leurs tarifs, mais vous serez sûr d’avoir de l’excellent travail. »

Le fin de la visite approchait. Au moment de partir, l'un après l'autre, les deux activistes inclinèrent légèrement leur tête respective pour saluer Namida.

« Merci... » Ajouta Roth, doucement, sur un ton des plus reconnaissants.

Enfin, Zen le prit délicatement par l'épaule et tous deux quittèrent la salle, tandis qu'un membre du GIP vint à leur rencontre et les raccompagna à leur vaisseau, où le reste de l'équipage les attendait.

[...]


# RANNOCH, KHALEY'SEPHÄ
# 14H16


Bienvenue à la maison...

Bienvenue à la maison...

Les pensées avaient convergé... ici-même, sur la planète-mère de deux espèces qui, comme par le passé, avant la guerre de l'éveil, vivaient en harmonie. À en faire rêver tout activiste fondamentaliste.

Il s'agissait maintenant de trouver ce fameux Aren’Dowken. La carte de visite indiquait l'adresse d'un atelier situé en plein cœur de la capitale getho-quarienne. Ce centre névralgique khélique regorgeait de monde, comme à la première venue du Finlandais, il y avait quatre ans.

À ce propos, les deux compères, en visitant les lieux, repassèrent devant un bâtiment bien familier : la caserne où Zen avait servi, pendant onze ans. Ému, le Quarien se révéla toujours autant sensible au sentiment nostalgique. Il revécut certains évènements marquant de sa première carrière, en un clin d’œil, avant de se retourner vers le présent.

En entrant dans l'atelier, les deux activistes n'eurent pas grand mal à rencontrer l'ingénieur recherché. Roth lui expliqua alors la raison de sa venue, sa brève rencontre avec Namida'Silke qui lui avait fait la promotion de ses services en vantant la qualité de son travail. Il lui montra ensuite sa prothèse et sa déficience fonctionnelle.

« Namida... Comment va-t-elle ? En tout cas, si vous me dîtes que vous venez de sa part, je vous fais un prix d'ami ! Qui plus est, votre bras là, ce sera de la rigolade à côté de ce que je suis habituellement amené à réparer. Montrez-moi ça un peu... »

Un prix d'ami qui valut tout de même à Roth plus de la moitié de ses économies, il fallait l'admettre. Mais alors ça en avait valu la peine ! Son nouveau bras était flambant neuf, et parfaitement fonctionnel. Si seulement tous les ingénieurs d'ExoTerra pouvaient s'inspirer du travail d'un tel artisan.

Quelques temps plus tard, Roth envoya un message à Namida, depuis les nouveaux quartiers qui lui avait été attribués, en l'honneur d'un arrêt de travail qui commençait tout juste.

À suivre...



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Maintenance en orbite

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