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 Reliques du passé

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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 30 Avr 2015, 21:28

    Dans la jungle


    Un jour s’était écoulé depuis la mise en marche des survivalistes en direction de en direction de ce mystérieux bâtiment qui se dressait parmi les montagnes, tel un monolithe ancien et perdu. Aucun incident n’avait été à déploré, si ce n’était la mort du Turien mordu à la jambe ; sa blessure s’était infectée de manière trop brutale pour qu’il pût s’en tirer vivant. Son décès avait quelque peu abattu l’humeur générale du groupe, mais ils ne s’étaient pas laissés défaire et avaient continué leur route. Cela faisait à présent pratiquement cinq heures que l’équipage de l’Infinity marchait à travers l’épaisse jungle de LV-2185. Il était encore trop loin pour être distinguable et n’était de toute manière pas visible au niveau du sol, l’épaisse flore et les hauts arbres de la forêt coupant tout panorama. Il fallait escalader à intervalles réguliers les grands végétaux afin d’obtenir une vue d’ensemble du paysage, ce qui forçait les survivants à s’arrêter afin de ne pas se perdre.
    Ces entreprises étaient dangereuses et compliquées. En effet, la taille des arbres était grande, beaucoup plus que ce que Krelek avait l’habitude de voir. Il s’en sentait petit. La taille était donc un premier obstacle à risque. Mais il y avait également la faune locale qui pouvait se montrer quelque peu réticente à coopérer. A plusieurs reprises, il fallut changer de perchoir afin de ne pas s’attirer les foudres d’une certaine espèce de primate autochtone, qui n’appréciait pas vraiment la présence de ces intrus aux allures étranges. Ils n’étaient pas hostiles, mais ils dressaient une certaine résistance face à l’envahisseur, lançant des cris et des fruits sur ceux qui tentaient de grimper sur leur nichoir.
    Mais, si ces animaux n’étaient pas suffisant encore, il y avait la flore en elle-même qui pût se montrer être quelque peu gênante. En effet, il y avait de nombreuses plantes vénéneuses poussant aux quatre coins de la jungle, et certaines semblaient presque douées de conscience, présentant leurs épines empoisonnées à l’approche des étrangers. S’il n’y eut pas de victimes à annoncer, il avait fallu à plusieurs reprises faire des détours – parfois longs – pour éviter ces obstacles dérangeant, et cela fit perdre du temps à l’équipe survivaliste, d’autant plus que le terrain était extrêmement irrégulier, à cause de sa localisation en pleine région montagneuse. Mais personne ne s’en plaignaient, tous savaient qu’il valait mieux cela, que perdre inutilement des hommes. A ce niveau-là, la prise de risque se devait d’être minimale ; la survie primait sur tout autre chose.

    Au bout de cinq heures, donc, l’équipage tomba sur une chose qui attira grandement leur curiosité. Il s’agissait vraisemblablement des restes d’un campement, abandonné depuis des années, de toute évidence. A sa vue, les survivants s’étaient immédiatement approchés pour l’examiner. Il n’y avait que très peu de matériel ayant survécu aux années d’abandon, mais la manufacture était très clairement celle d’Humains, et donc de l’Alliance. Ceux qui avaient dressé ces équipements étaient probablement les restes de l’équipage de la frégate abandonnée. Sans doute avaient-ils cherché à atteindre l’étrange bâtiment qui était à présent la destination des membres de l’Infinity.
    Cependant, le fait que le campement n’eût pas été démonté soulignait un détail qui pouvait se montrer important : les explorateurs infortunés n’étaient sans doute pas allés plus loin. La raison en était inconnue et restait en suspens, bien que Krelek fût décidé à la découvrir. Avaient-ils été victimes d’une attaque ? Très probablement. La faune locale ? Ou la forme de vie intelligente qui habitait les lieux, sans se montrer pour autant ? La première hypothèse semblait être la bonne. En effet, les tentes étaient pour la plupart déchirées, montrant clairement des signes d’utilisation de griffes tranchantes. Les survivants se trouvaient donc sur le territoire d’un ou plusieurs prédateurs. Ce n’était pas bon signe, mais il allait falloir faire avec ; le groupe commençait à fatiguer, à avoir faim, il fallait une pause. De plus, cette fois, il faisait jour et tout le monde était préparé à riposter.

    On ordonna donc l’arrêt et l’établissement d’un campement temporaire, afin de laisser l’équipage se reposer et se nourrir. On posta des gardes, afin de prévenir toute attaque de prédateurs – ou autre – et un semblant de bonne humeur commença à s’installer à travers les survivants. Malgré la chaleur – qui avait poussé plusieurs personnes à se défaire de certaines pièces d’armure, voire se débarrasser d’un pan de vêtement – et malgré la persistante possibilité d’un assaut, les membres d’équipage semblaient petit à petit se faire à leur sort et s’habituer à leur nouvelle condition. En sachant où ils allaient, en sachant qu’il y avait un espoir de s’en sortir, de premiers sourires se firent voir.
    Krelek, de son côté, inspectait les vestiges du campement de l’Alliance accompagné de l’Agent Kole. Ayant été subitement abandonné, il restait de potentielles pièces d’équipement recyclable. Potentiellement. Avec près d’une dizaine d’années d’abandon, la plupart des restes avaient rouillé ou avaient été grandement endommagé par la végétation invasive de la forêt. Mais le Drell gardait espoir de repérer du matériel encore utilisable… plus ou moins.

    - Ici, boss, j’ai trouvé quelque chose, lança Kole.

    Krelek le rejoignit et découvrit son bras droit s’attaquant à une caisse couverte de mousse et de fleurs. Il l’aida dans son entreprise et ouvrirent la boîte, révélant une sorte de machine reliée à une batterie. Cela ressemblait à une sorte d’émetteur, mais trop petit pour être une antenne. Interloqué, le Drell le sortit de sa prison et constata qu’il avait assez bien survécu aux années passées dans cet environnement humide.

    - Cela pourrait être utilisé comme repoussoir, déclara l’Humain.
    - Comment ça ? demanda Krelek.
    - C’est un émetteur d’ondes, mais si l’on le bricole un peu, on peut en faire un émetteur d’ultrasons, ce qui pourrait tenir à distance la plupart des animaux de cette forêt.

    Le Drell était d’accord, l’idée semblait être pertinente et pouvait même leur éviter nombre d’ennuis. Mais cela n’était qu’une théorie. Le feu, réputé pour faire fuir les bêtes, s’était révélé être en réalité un excitant, attirant les gros insectes. Il fallait espérer que l’émetteur ne mît pas en rage la faune locale.

    - Donnez-le à madame Narishkin, cela l’occupera sans doute suffisamment pour effacer sa perpétuelle grimace, ordonna Krelek. Elle est efficace, elle saura faire le nécessaire.

    Puis Krelek se détourna pour retourner à ses vocations, ou plutôt, celles que LV-2185 lui permettait de faire.


    Deux heures plus tard...


    Le groupe s’était remis en marche. L’ingénieur de l’Alliance, comme espéré, avait fait de l’émetteur un outil discret mais terriblement efficace, au plus grand bonheur des survivants. Leur pèlerinage se faisait donc dans une humeur passablement plus légère. On discutait, on souriait même et l’on prenait même le temps d’admirer la formidable nature de LV-2185. On s’émerveillait devant ses miracles et ses trésors et on ne se plaignait plus de la chaleur et de l’humidité. Les animaux les évitaient fuyant les ultrasons de l’émetteur et l’on se faisait moins de soucis qu’avant ; on ne redoutait plus autant une attaque, bien que l’on restât sur ses gardes. L’équipage finit par trouver une rivière qu’il décidât de suivre. Quelque peu large, elle créait une faille à travers la végétation et dévoilait le ciel de la planète, offrant une magnifique vue sur RT-2184 et quelques-uns de ses satellites.
    De l’autre côté du court d’eau se trouvait un troupeau de gros reptiles à carapaces, de toute évidence herbivores. Larges et armés d’une queue couverte de pics, ils étaient parfaitement équipés pour se défendre contre l’hostile faune de la forêt ; seuls les plus gros prédateurs pouvaient espérer s’attaquer à eux et s’en sortir victorieux. Les survivants étaient bien contents d’être sur l’autre rive de la rivière, il aurait été fâcheux de se frotter à ses bêtes, aussi placides semblaient-elles être.

    Cependant, la bonne humeur eut tôt fait de tomber. En effet, alors que Krelek remarqua que la forêt était étonnement calme, même avec l’émetteur activé, on fit feu sur le groupe de survivants. Tout le monde lâcha ses affaires pour se mettre à couvert. Il y eut des cris : les tirs avaient fait des victimes. Le Drell, caché derrière un tronc, tenta d’identifier les armes utilisées, mais cela ne mena à rien ; les détonations ne correspondaient à aucune arme connue. Il n’y avait de toute manière qu’une chose à faire : riposter, et vite.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 30 Avr 2015, 23:52
Jour 1:

Les bruits des animaux nocturnes n'était pas dérangeant, la turienne avait réussi à trouver le sommeil et était sereine. Le plus dur pour elle était de ne plus penser au fou qui l'avait piégé et en regardant les étoiles et en s'occupant l'esprit avec d'autres idées; elle avait atteint son objectif. Soudain il y eut des bourdonnements suivis par des coups de feu et des cris. Cette maudite faune ne voulait pas les lâcher et Scana sortit son phaeton pour lutter. Une fois l'attaque repoussée, la femme était encore en alerte et tenta de se recoucher. C'était encore moins facile qu'avant, le fait de se dire qu'il n'y avait aucun répit n'aidait pas.

Le lendemain arriva et Scana avait l'impression de ne pas avoir dormit. Elle regarda autour d'elle, vit ses affaires éloignées et avait des larmes aux yeux. Terah était pas loin et vint vers elle. ''Dit voir ça va?'' La femme ne comprenait pas. ''Un peut crevée pourquoi?'' Le turien chercha ses mots. ''J'ai vu cette nuit que tu dormais mal et si tu as un problème parle à Arius ou moi. Il faut pas que tu garde ça pour toi.'' La turienne hocha la tête et partie chercher sa gourde pour boire avant de partir. Suite à ça, elle rangea ses affaires et vit Palzen discuter avec Armalis.

Tous le monde se tint près à partir et la turienne c'était mit avec son binôme du jour précédent. Selon l'annonce des dirigeants de l’expédition, il manquait deux personnes. Quelques membres fouillèrent le périmètre et Scana fut sollicitée pour ses talents d'armurières ,tout comme d'autres spéciales de domaines précis. Au bout d'une heure les absents furent laissés et la troupe se mit en route.

Avec les transports bricolés pour le matériel, la traversée de la jungle était moins simple et donc plus longue. Il fallait contourner les coins trop dense. Arius donna le conseil de longer une rivière qui fit gagner du temps. Naevus discutait avec la pilote quand soudain Armalis vint à sa hauteur et envoya l'humaine vers l'autre binôme. ''Alors Scana j'ai cru comprendre que tu trouvais pas le sommeil ? En même temps sur une planète comme celle-ci je te comprend'' La femme tourna la tête vers le capitaine. ''Oui et non. J'arrive à dormir; mais je ne me sens pas reposée.'' Elle ne voulait pas croire qu'après toutes ses expériences durant la guerre. Elle pouvait avoir des problèmes de sommeil. ''Peut être qu'il faut juste avoir un peut plus de sécurité vu les dangers qui grouille sur cette planète.'' Le turien n'avait pas tord sur ce point. ''Oui ,mais comment faire pour se sentir plus en sécurité?'' La bricoleuse était tendue et ne savait pas quoi faire si ça ce passait comme hier. ''Bah je sais pas moi dormir avec moi par exemple, à deux on a plus de sécurité.'' Lors du début à l'école de recrue, elle l'avait fait pour calmer quelqu'un et c'était peut être la meilleurs chose à faire. ''Tu as raison. Je suis pour l'idée.'' L'homme ne semblait pas s'attendre à cette réponse. ''Merci Arius.'' Elle lui tapota dans le dos et continua la marche.

Le groupe s'arrêta et le camp fut monté pour une nuit. Tout fut organisé et chacun remplit son rôle. Quand Scana termina sa tâche, elle rejoignit son coin pour dormir. Il devait être tard et comme la nuit d'avant la turienne se préparait à voir les étoiles en mangeant un morceau de ration; Mais là, seul des branches d'arbres étaient visibles et rien d'autre. Elle se sentait encerclée par ce qui voulait la tuer. Naevus se couche et voulait dormir; La femme fermait les yeux et sentit Arius se coucher à côté d'elle. L'air de rie, elle se sentait un peu mieux et s'endormit. Elle sentait les plantes se rapprocher et voyait les insectes se rapprocher d'elle. Son Carnifex n'était pas là et il n'y avait personne à part le fou. Elle avait des douleurs aux avants bras et une voix criait quelque chose de lointain.

La douleur augmenta et la voix semblait claire. ''Scana.'' La turienne ouvrit les yeux avec des larmes qui en sortaient encore. Les bras d'Armalis entouraient ceux de Naevus. ''Lâche moi'' Arius la lâcha la femme qui reprit gentillement ses esprits. Elle vint contre le turien encore en pleine larme. ''Je veux pas crever ici.'' Le capitaine prit la bricoleuse dans ses bras. ''T’inquiète pas on va s'en sortir.'' Elle se rappela de Palaven et d'une mauvaise mission. ''Menteur. Varro m'avait dit la même chose et aujourd'hui il est mort.'' En temps normal, elle évitait de trop en parler, à cause des sentiments qu'elles gardaient pour éviter d'être dans cette situation. ''Tu n'as pas tord, je ne peux pas te le promettre. Mais je peux te promettre que je ferais de mon mieux pour que se soit le cas.'' Sur ces paroles l'armurière se calma et resta dans les bras de l'homme jusqu'à se qu'elle s'rendorme.

___________________________________________________________________________________________________________

Jour 2:

Le trajet était long et le groupe continuait tant qu'il n’y avait pas d'endroit pour établir un campement. Quelques courtes pauses furent annoncées et les reprises étaient de plus en plus dure. Soudain, une bonne nouvelle apparue. Devant eux se trouvait un camp. C'était un vieux campement fait de bâche et de structure avec des plaques de tôle récupérées.

Les chefs firent des signes d'avancer prudemment, d'autre soldat et Scana avancèrent arme au point et fouillèrent le campement. Il n'y avait personne de vivant, il y avait un générateur, un bricolage fait avec une radio, un réserve de matériel qui devait provenir de différentes expéditions, des charrettes du même style qu'avait fait les survivant de l'Infinity et quelques squelettes. Les éclaireurs firent signe au reste de l'équipe qui rentra dans le camp bricolée. Naevus regarda la radio et vit une ingénieure qui semblait être de l'alliance. ''Excusez moi, vous savez à quoi pourrait servir se dispositif?'' L'armurière reconnaissait un système de minuteur qui devait permettre d'enclencher le bricolage à une certaine tranche horaire. "Ça ressemble à ce que j'ai pu faire plus tôt. Un terminal de communication. Mais plus avancé. Et les haut parleurs semblent être fait pour des ultra sons. C'est étrange." Elle se tourna vers l'humaine. ''Des ultra sons! J'ai reconnue un minuteur juste ici. Ce dispositif est prévu pour être déclenché à certaines heures précises.'' Le principe d’émettre se genre de fréquence vers l'extérieurs de la base devait servir à quelque chose. Mais sans les occupants impossible à savoir.

Certains contrôlait la réserve, d'autre les installations et les derniers préparaient le campement. L'armurière allait à son poste et vu le squelette d'un marine de l'alliance, il avait encore son uniforme, mais plus ses plaques d'identification. C'était confirmé pour l'appartenance du campement. Elle sortit le squelette en le traînant par les bottes. L'armurerie était opérationnelle. Arius passa voir et profita du passage pour discuter avec la turienne.

___________________________________________________________________________________________________________

2 Heures plus tard:

Le dispositif d'ultrasons était fonctionnel et la turienne se sentait plus sûre. Avec se calme, les gens avaient ramenés leurs armes pour les faire contrôler ou réparer. Soudain des coups de feu vénèrent d'une position inconnue et les survivants reprennèrent leurs armes pour lutter contre un ennemi qu'on ne voyait pas. Scana fit de courte rafale en direction des tirs, mais savoir sur quoi et où précisément. Elle se fixa une limite de dépense en cartouche et s'arrêta la. Pourquoi gaspiller tout le stock pour des invisible. Naevus se demanda si ce n'était pas une stratégie pour qu'ils soient désarmés. Néanmoins la limite n'était pas atteinte et la turienne resta prudente.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Sam 02 Mai 2015, 22:20


Relique du Passé



La nuit tombait sur LV-2185 pour la troisième fois depuis leur arrivée sur la planète. Tout du moins s'il comptait bien, la notion du temps était devenu assez flou depuis leur arrivée. Non seulement le changement des cycles jour nuit affectait tout le monde mais en plus de cela, lors de l'impulsion électromagnétique qui coupa tout les systèmes de l'Infinity avait également corrompu tous les Omnitech. Tout le monde avait donc dû les réinitialisés ce qui n'aidait pas à se retrouver dans les dates.

Mais s'était là sans doute une préoccupation bien moindre en comparaison de la faune qui se maillait depuis le matin à leur avancer. Comme si elle aussi voulait absolument empêcher le groupe de survivant d'atteindre l'installation qui devait hypothétiquement les sauver de cette planète. Arius n'était pas de nature pessimiste mais dans une telle situation il devait bien avouer qu'il avait des doutes sur leurs chances de réussites. Non pas qu'il doute de leur chance d'atteindre l'installation, la motivation de l'équipage de l'Infinity était indéniable. Malgré les baisses de moral dû aux événements qui n'arrêtaient pas de se produire. La mort du turien blessé lors de l'attaque des insectes par exemple, qui avait succombé à la suite de l'infection de sa blessure. Mais l'équipage gardait confiance en une chance de s'en sortir. Pour en revenir à ses doutes Arius pensait plutôt qu'on ne les laisserait pas partir. Ce ''on'' qui les avaient fait se crashé ici n'auraient aucune raison de se donner tant de mal pour au final laisser des intrus venir chez eux et partir avec leurs vaisseaux.

Pour lui un combat serait inévitable tôt ou tard il faudra combattre les investigateurs de ces événements et ils seraient sans aucun doute mieux préparés qu'eux. Ou tout du moins profiteraient d'avantages multiples. Mais bon, cette situation n'arrivera pas avant encore au moins deux jours de marche alors il était inutile de prendre son temps pour réfléchir à quelque chose qui n'était pas d'actualité. Il avait par contre eu une petite idée qu'il ne pouvait pas mettre en oeuvre lui-même. Il passa donc voir le binôme de l'ingénieur de l'alliance. Qu'il ne devait pas nommer ainsi se rappela-t-il.

- Madame Nariskin, je me suis dit que depuis que tous nos appareils électroniques on grillé. On devrait redonner confiance aux gardes lors de nos pauses. Est qu'il ne serait pas possible avec le matériel dont on dispose de pouvoir crée un système de détection de mouvement ? Basé sur le principe d'un sonar par exemple. J'ai remarqué que depuis le début nous sommes souvent attaqués par une faune qui chasse en groupe. L'appareil n'aurait pas forcement besoin d'être précis mais d'alerter lorsqu'une masse d'ennemis approche. Vous pensez pouvoir bricoler une telle chose ?

Arius écouta attentivement les explications de l'ingénieur quant à la possibilité de fabriquer un tel dispositif puis la quitta convainque par ses explications même s'il ne comprenait pas tout les détails techniques.

La longue marche du premier jour toucha à sa fin en même temps que l'apparition de la bioluminescence. Toutes les stratégies de survies avaient été suivi jusque là. Tout le monde essayait d'éviter de nouveaux morts et chaque binôme avait été formé comme avant. Mais cette fois ci il avait été décidé qu'un membre de chaque binôme se repose à la fois. Ainsi le nombre de garde était bien plus grand qu'auparavant. Et globalement tout le monde se sentait plus en sécurité.

Arius faisait partie du premier tour de garde. Désormais la nuit était extrêmement calme. L'on pouvait entendre les discussions discrètes de plusieurs personnes au sein du campement mais il n'y avait plus aucune lumière si ce n'est celle de la flore alentour. Le groupe avait appris de ses erreurs et chaque créature que l'on pouvait éviter représentait un danger de moins. Porche de lui se trouvait Aelos, le chef de l'expédition ne disait souvent rien et restait discret sauf pour annoncer une de ses décisions que l'on ne pouvait contredire. Arius fini par lui parler suite au calme trop profond qu'il ne supportait plus.

- Je me demande souvent ce que vous vous attendiez à trouver ici. Personne ne pourrait imaginer une telle chose, des installations étranges, une planète mortelle. Mais vous avez organisé cette expédition comme ci l'on en savait tout. Qu'es qui aurait bien pu vous pousser à organiser une telle chose avec autant d'inconnu ?

Il n'ajouta rien, et comme il s'attendait la conversation fut courte. Le drell n'était pas du genre à bavarder. Quand son tour de dormir vient enfin il rejoignit la partie du campement aménager pour l'occasion. Il croisa Scana sur son chemin, Terah lui avait parlé de ses troubles du sommeil dernièrement.

- Alors Scana j'ai cru comprendre que tu trouvais pas le sommeil ? En même temps sur une planète comme celle-ci je te comprends.

- Oui et non. J'arrive à dormir; mais je ne me sens pas reposée.

Arius avait parfois la même sensation. Comme des micro réveille dans la nuit, sans doute à cause des bruits de la faune de LV-2185 qui n'étaient pas favorable à un bon sommeil. Mais de ce que lui avait dit Terha Scana était plus atteint que ça peut être dû à autre chose.

- Peut être qu'il faut juste avoir un peu plus de sécurité vue les dangers qui grouillent sur cette planète.

- Oui ,mais comment faire pour se sentir plus en sécurité ?

- Bah je sais pas moi dormir avec moi par exemple, à deux on a plus de sécurité.

Il avait sorti ça sur le ton d'une blague, et s'en était d'ailleurs une. Vu comment elle lui avait répondu à l'épave il ne s'attendait pas à sa réponse pas dans l'immédiat en tout cas.

- Tu as raison. Je suis pour l'idée. Merci Arius

Scana parti devant lui se coucher pendant qu'il restait encore troublé par sa réponse. Il parti ranger son matériel de bonne humeur suite à cette situation. Il se disait j'ai peut être une chance, finalement ce n'est pas trop mal. Puis quand il eu fini parti rejoindre Scana qui apparemment dormait déjà et il fit de son mieux pour ne pas la réveillé. Ce qui le réveilla lui par contre c'est un coup de la turienne qui se débattait à côté de lui. Il mit quelques secondes a émergé pour remarquer qu'elle faisait un genre de crise ou un cauchemar assez violent. Il attrapa ses bras pour qu'elle arrête de se débattre et cria son nom pour essayer de la réveiller. Puis elle ouvrit enfin les yeux.

- Lâche-moi

Arius la lâcha lentement pour être sûr qu'elle avait bien reprit ses esprits. Les deux turiens étaient déjà entourés des quelques personnes qui étaient venu voir ce qu'il se passait.

- Je veux pas crever ici.

- T'inquiète pas on va s'en sortir

- Menteur. Varro m'avait dit la même chose et aujourd'hui il est mort.

Arius ne savait pas vraiment quoi faire dans une telle situation et pris Scana dans ses bras pour essayer de la consoler. Elle avait apparemment vécu une situation déjà similaire ce qui ne devait rien arranger pour elle.

- Tu n'as pas tort, je ne peux pas te le promettre. Mais je peux te promettre que je ferais de mon mieux pour que ce soit le cas.

Elle se rendormit finalement mais Arius ne trouva plus le sommeil et resta finalement assis le dos contre l'une des roues de la charrette bricolé à regarder Scana dormir.

Le lendemain le groupe se remit en marche une fois le camp démonté. Arius était passé voir Tanya, il demanda à l'humaine de bien faire attention avec Scana qui avait l'air de ne vraiment pas apprécié la situation. Tanya lui répondit, qui l'aimerait ? Elle n'avait pas tort et il laissa la pilote rejoindre Scana pour leur répartition en binôme.

Comme précédemment la traversée de la jungle fut difficile. Détoure, escalade, esquive de dangers étaient au rendez-vous pour empêcher le groupe d'avancer convenablement. L'équipage de l'Infinity gardait le moral malgré tout plus par nécessité mais c'était déjà ça. Et lorsque la première bonne nouvelle de la journée fut annoncée tout le monde attira sa curiosité vers le campement dernièrement découvert. Une pause fut accordée et l'équipage explora le campement de long en large pour trouver du matériel utile. Mais la seul chose qui fut trouvée était un système de haut parleur à ultra sons dont le but était à priori d'éloigner les créatures. Si tel était le cas alors ce n'était pas la faune qui avait attaqué le campement mais bien autre chose. Arius en profita pour discuter avec Scana afin de savoir si elle allait mieux aujourd'hui mais la pause fut courte et la marche reprit.

Dans un relâchement général l'avancé ce fit avec plus de bonne humeur qu'auparavant. Les binômes se disloquèrent pour faire place à des groupes de survivant qui discutaient afin de se changer les idées. Dans l'ensemble les groupes se formaient en fonction des factions initiales, l'équipage d'Arius se retrouva par exemple au complet durant la marche à discuter ensemble. Mais toute cette bonne humeur partie en une fraction de seconde quand l'humain juste devant Arius s'écroula dans un éclat de lumière. D'autres tirs simultanées avaient fait pas moins de quatre morts en un instant. Tout le monde dans la panique se coucha au sol ou derrière la charrette qu'ils avaient bricolé qui offrait un bon couvert des tires provenant de la forêt. Arius vu même un humain se jeter dans la rivière qu'ils longeaient depuis maintenant quelques heures. Arius envoya un drone faire diversion dans la direction de la forêt d'où les tirs provenait le temps de réfléchir à la situation. Puis il suit le mouvement envoyant des volés de tir dans la direction des tirs. Il attendait à chaque fois un tir ennemis pour envoyer une salve de là où il venait.

Les projectiles lumineux étaient facilement visibles, mais aucunement identifiable. Arius ne connaissait aucune arme capable de tel tir. A l'impact on pouvait voir comme des brulures de l'acide. Quelque chose qui rongeait ce qu'il touchait. Deux grenades furent également lancées. Les stocks de munitions s'épuisaient et on ne voyait toujours pas les agresseurs. Puis tout à coup les tirs s'arrêtèrent. Pendant encore plusieurs minutes l'équipage de l'Infinity ne bougea pas attendant la suite ou une réaction quelconque. A ce stade tout le monde se demandait qui vivait vraiment dans cette installation ...


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 04 Mai 2015, 20:42
La narratrice que je suis pourrait appuyer d'autant plus sur le fait que Masha n'aimait en rien ce genre de mission. Mais mon avis est relativement simple, je pense que vous l'avez déjà tous compris. Elle était femme de fer, d'acier et de composants électroniques. Elle aurait presque aimé être cyborg, mais la technologie n'étant que peu au point, ce n'était pas l'une des meilleures idées que l'on puisse avoir. Masha n'était pas non plus d'un naturel optimiste. Elle savait quoi faire, elle savait qu'elle resterait vivante malgré tout. Car elle se connaissait. Elle marchait près de Terah, elle commençait à être fatiguée malgré les deux nuits de sommeil dont elle avait pu profiter succinctement. Au bout de trois jours de marche et d'inconnu.

L'ambiance n'était pas si mauvaise, Narishkin se serait attendue à pire. Elle commençait lentement à retrouver un semblant de neutralité sur ce visage jusque là atteint par la grimace longue du dégoût. Le goût âpre qu'avait laissé leur atterrissage raté passait peu à peu au profit de celui de la découverte d'une planète potentiellement colonisable. Bien que dans les systèmes terminus, et on sait ce que pense les grands pontes de ce genre d'opération. Elle avançait, ce nouvel objectif, atteindre ce bâtiment, la rassérénait. Quelque chose les avait piratés. Il y avait du vivant. Plus qu'à espérer que ce n'était pas une I.V. en mode automatique ou une I.A. un peu folle. Surtout, espérer qu'un moyen de quitter cet endroit se présenterait. Elle se voyait mal perpétuer quoique ce soit avec aussi peu d'humains et une drell.

Elle avançait à pas régulier, habituée des entraînements. Elle marchait sans réfléchir, jetant des coups d'oeil ici et là pour prévenir l'arrivée de quelconques ennemis. Elle fut un peu surprise lorsqu'elle vit le capitaine des contrebandiers s'avancer vers elle. Il se positionna à sa hauteur pour demander à l'ingénieur.

" Madame Nariskin."

Il avait retenu son nom, bon point pour le turien.

"Je me suis dit que depuis que tous nos appareils électroniques on grillé. On devrait redonner confiance aux gardes lors de nos pauses. Est qu'il ne serait pas possible avec le matériel dont on dispose de pouvoir crée un système de détection de mouvement ? Basé sur le principe d'un sonar par exemple. J'ai remarqué que depuis le début nous sommes souvent attaqués par une faune qui chasse en groupe. L'appareil n'aurait pas forcément besoin d'être précis, mais d'alerter lorsqu'une masse d'ennemis approche. Vous pensez pouvoir bricoler une telle chose ?
- je suis désolée Capitaine Armalis, mais avec les moyens actuels, c'est impossible. Le principe du sonar est basique, mais inutile dans une jungle où les obstacles sont nombreux. Les meilleures alternatives pour prévenir une attaque seraient grâce à un détecteur de chaleur qui couvre un bon kilomètre, mais c'est proprement infaisable sans une meilleure technologie. J'ai déjà eu du mal à trouver les composants nécessaire pour recomposer un terminal de communication viable. Je doute que nous trouvions une meilleure alternative à nos ennuis."

Elle haussa les épaules avec une grimace et laissa le capitaine retourner à ses fonctions de leader, restant en arrière avec Terah. Il fallut attendre jusqu'au jour suivant pour enfin trouver quelque chose d'intéressant sous la forme d'un campement abandonné. Enfin une "bonne" nouvelle. Ils étaient bien sur la piste de survivants. Masha souffla un peu en observant un peu partout. Une turienne attira alors son attention sur un dispositif au sol. Un communicateur ? Mais quelle était l'étrangeté de ses baffles ?

"Ça ressemble à ce que j'ai pu faire plus tôt. Un terminal de communication. Mais plus avancé. Et les haut-parleurs semblent être faits pour des ultra-sons. C'est étrange."

La turienne sembla tout excitée de cette nouvelle.

"Des ultra sons ! J'ai reconnu un minuteur juste ici. Ce dispositif est prévu pour être déclenché à certaines heures précises.'

Masha fixa un moment l'appareillage. Celui-ci était bien trop rouillé pour encore fonctionner. Il semblait même sur le point de s'effondrer en miette métallique si quelqu'un venait à avoir l'idée de le toucher. Juste avec l'idée. Sans même le geste. Masha commença à réfléchir. Peut-être pouvait-elle transformer sa précédente création en ce type d'émetteur. Il est vrai que les ultrasons ne sont pas bien supportés par la plupart des animaux. Elle se frotta le bas du visage d'un air songeur. Oui, ce pourrait être une idée. C'est à ce moment-là que "surgit" Kole, l'agent perpétuellement collé au Drell Krelek. Il déchira brusque le voile de pensées dans lequel Masha s'était immergée pour lui présenter un émetteur en bon état. Elle retira la main de devant sa bouche et lança un simple :

"Ah. Parfait."

Kole eut un sourire, il n'avait même pas besoin de lui dire quoi faire. Elle retourna près de Terah et se mit au travail. Il ne fallut que peu de temps avant que l'émetteur ne se mette à marcher. Juste une batterie de rechange, en vérité. Presque n'importe qui aurait pu le faire.

Ils continuèrent à marcher. Plus long est le voyage, plus grande est la récompense. N'est-ce pas ? N'est-ce pas. Les gens semblaient plus sûrs d'eux, plus confiants sur ce voyage qui n'allait qu'en s'améliorant. Puis il y eut cette attaque, fulgurante, trop rapide pour être évité. Masha vit juste que Terah avait été touchée. Elle ne chercha pas les assaillants, mais se contenta de se mettre à couvert, traînant la turienne, pour la soigner rapidement. Quelque chose, la munition étrange était en train de ronger la carapace de Terah. L'ingénieure essaya tant bien que mal de nettoyer et d'appliquer du médigel. Par les systèmes terminus, qu'est-ce que c'était ce bordel ?
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 07 Mai 2015, 21:07


    Les tirs fusaient, les projectiles tombaient telle une pluie mortelle sur l’équipage de l’Infinity et rien ne semblait à même de repousser l’invisible ennemi qui se dissimulait dans l’épaisse flore de la jungle. Malgré les drones de combat déployés par quelques soldats ambitieux, rien ne fut en mesure de dévoiler la position des assaillants. Ils étaient équipés d’un camouflage optique des plus performants, plus encore que le nec plus ultra du marché galactique. C’en était presque de la science-fiction ; les survivalistes, alors équipés du meilleur équipement disponible, étaient surpassés technologiquement. Tout chez l’ennemi, que ce fût les armes ou l’attirail, semblait écraser de plusieurs années d’avance ce que possédaient les assaillis. Krelek, pourtant au courant du développement de nombreux prototypes confidentiels de quelques gouvernements, ne pouvait tout simplement pas reconnaître les armes qui étaient utilisées contre ses hommes et lui. Même Kole, expert en arme, semblait perdu. C’était comme présenter un fusil d’assaut à un archer des siècles passés.
    Qu’est-ce qui habitait donc LV-2185 ? Les doutes du Drells commençaient à se concrétiser de plus en plus. Il avait dès le départ eu parmi ses hypothèses expliquant les disparitions de vaisseaux celle de la présence d’une espèce intelligente. L’étrange bâtiment qu’il avait vu depuis les ruines de la frégate de l’Alliance avait commencé à affirmer cette piste, et elle se voyait à présent effectivement confirmée. Mais est-ce qu’une race si avancée – car c’était le cas, et de manière plutôt évidente – avait pu se développer ainsi si longtemps, à l’insu de toute la communauté galactique ? N’y aurait-il pas dû y avoir un contact avec l’une des espèces du Conseil, lors de son exploration galactique, autre que les crashs sur la planète ? Était-ce vraiment possible que cette race inconnue se fût développée sans ne jamais croiser aucune autre connue de l’univers concilien ? Il semblait que se fut étonnement le cas.

    Puis un rugissement puissant, venant des tréfonds de la jungle, se fit entendre. Les tirs se turent alors, aussi subitement qu’ils avaient commencé. Tout l’équipage fut interloqué de cette fin brutale au conflit. Des regards confus se lancèrent entre les survivalistes, cherchant à comprendre ce qu’il venait de se passer. De toute évidence, une créature n’avait pas particulièrement apprécié la fusillade et elle devait être suffisamment grande et puissante pour non seulement générer un tel cri, mais également faire fuir les mystérieux assaillants aussi rapidement qu’ils étaient apparus. Aussi bien équipés étaient-ils, ils ne semblaient que peu désireux de se frotter à l’animal. Cela n’annonçait rien de bon.
    Krelek regarda rapidement autours de lui. Il observa d’abord l’équipage, notant qu’il y avait eu des pertes, mais également les alentours. En effet, il fallait rapidement se mettre en marche. Si l’ennemi fuyait, ils devaient en faire de même. Le groupe d’herbivores qui s’abreuvaient paisiblement à la rivière quelques instants plus tôt avait disparu. Fallait-il traverser la rivière ? Peut-être, mais qu’y avait-il dedans ? Les eaux tropicales étaient rarement sûres et il valait mieux les éviter. Il allait donc falloir continuer à longer le cours d’eau ; il était hors de question de s’enfoncer dans la jungle avec l’éveil de cette créature, qui devait très probablement rôder à présent dans son territoire, à la recherche des perturbateurs.

    - On se remet en route, vite ! ordonna Krelek, parlant le plus bas possible, au cas où il y avait encore des ennemis présents. Il faut déguerpir d’ici !

    Tout le monde était encore couché, caché derrière le moindre couvert, ce ne fut donc que lorsque les survivants se levèrent que l’on put compter les pertes. Quatre morts. C’était plus de victimes que ce qu’il y avait eu depuis le crash. Alors au nombre de quatorze, le groupe se mit rapidement en marche, laissant les corps inanimés de leurs compagnons derrière. Il n’y avait malheureusement pas de temps à consacrer aux funérailles, il fallait s’éloigner le plus rapidement possible du lieu de la fusillade.

    L’exode reprit donc, inlassablement, sans que qui que ce fût ne s’accordât le moindre répit. La peur de voir surgir un gigantesque monstre en colère pesait sur tous. Les reptiles à la griffe acérée et les mouches géantes n’étaient rien contre un super prédateur. S’il avait fait fuir les mystérieux assaillants, alors les assaillis devaient fuir aussi. C’était lors de ce type d’instant que les survivalistes se rendaient compte du danger que pouvait représenter une mégafaune. C’était là qu’ils se rendaient compte de leur vulnérabilité. C’était sans aucun doute un attrait commun à toutes les espèces évoluées de la Galaxie : la faiblesse. Cela, couplé à des atouts anatomiques rendant possible la création d’outils, poussaient le développement d’une race. Il fallait être faible pour s’élever au-dessus des autres par la technologie ; le désir de se protéger menait à se surpasser, s’améliorer, et ce, souvent à travers la guerre. Les Krogans, les Turiens et les Humains en étaient le meilleur exemple, et faisaient partie des espèces se développant le plus rapidement.
    Au bout de deux heures, alors que le soleil s’approchait de l’horizon et était déjà presque dissimulé par les montagnes environnantes, le groupe déboucha sur un panorama époustouflant. La rivière qu'il avait suivi se terminait sur une longue cascade qui venait alimenter un lac, une centaine de mètres plus bas. Les montagnes encadraient une vallée de quelques kilomètres de large. Mais ce n’était pas tant la vue de ce bas plateau qui impressionnait, mais plutôt ce qui se trouvait au-delà. Derrière les montagnes, à près d’une journée de marche, se dressait le monument qu’avait repéré Krelek quelques jours plus tôt, et il était gigantesque ; ses dimensions dépassaient l’entendement. Il ne s’agissait pas juste d’une installation construite sur une montagne, il s’agissait d’un bâtiment de la taille d’une montagne même. Il n’y avait aucune espèce connue dans la Galaxie qui pût accomplir une telle prouesse architecturale, et cela ne fit qu’ajouter une énigme de plus aux nombreuses qui entouraient LV-2185. Mais qu’était-ce donc pour une planète… ?














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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 10 Mai 2015, 16:40
La pluie de tir avait eut raison du haut de l'abris de la turienne. Elle se baissa pour éviter d'être à découverte. Un turien juste à côté d'elle n'eut pas la chance de ce baisser et fut touché. Elle essaya de soigner l'homme, mais c'était trop grave. Il semblait avoir le même âge qu'elle et sortit une plaque d'identification et un disque dur avant de tourné de l'œil. Scana s'acharna pour le sauver. Là, la femme se posa un tas de question, pourquoi donnée ces affaires là, avait il une connaissance dans l'équipage, qui était t'il? Naevus ferma les yeux du décédé et eut comme une boule dans la gorge. Elle était assise derrière son couvert avec la tête du turien sans vie sur ses genoux. L'armurière chercha dans son rayon de vue quelque chose qui lui tenait à cœur.

Un énorme rugissement fit sortir la bricoleuse de ses esprits et déclencha un sursaut chez elle. Les tirs avaient cessés et les affaires du turien était en lieu sûre. La turienne récupéra son sac et chercha Arius. Elle retrouva et courra vers lui pour ne peut le lâcher. ''Tu n'es pas blessé?'' Scana avait entourée Armalis avec ses bras et appuyait sa tête contre l'épaule de se dernier. ''Je veux rester avec toi pour la suite.'' C'était la première depuis la guerre qu'elle se sentait impuissante et dépassée sans pouvoir connaître l'ennemi et donc juste attendre que la mort vienne la chercher.

La marche avait reprit, la bricoleuse n'était pas complètement remise de cette attaque. Arius était à côté d'elle pendant une partie du trajet et du s'absenter pour accomplir son devoir de chef. Pendant se temps Terah était remonté vers Naevus pour lui tenir compagnie. Le contrebandier n'aimait pas voir sa collègue silencieuse. A force de lui servir de confident, il commençait à la connaître et savait que ce n'était pas forcement bon.

Durant c'est assaut invisible, l'armurière n'avait pas pue reconnaître les armes, armures ou équipements de l'adversaire. Elle était donc obsolète pour une partie de son utilité. pendant que son abri se faisait décimer, elle n'avait rien pu faire. Mais l'une des choses qui l'avait le plus c'était de voir se turien qui avait la même tranche d'âge qu'elle, avec un bonne équipement et qui aurait pu être à sa place. Elle brancha le disque sur son omnitech et l'étudia. L'homme avait beaucoup de photo de différents endroit, même de cette planète de cauchemar. Il y avait des vidéos et apparemment de sa femme.

Se disque semblait être très précieux avec des données comme celle là. Scana réfléchit sur elle même dans cette situation. Elle repensa à ses parents qu'elle n'avait pas recontactée depuis la fuite de Palaven. La seconde chose était qu'elle se sentait perdue avec les aveux de Arius et ne c'était pas préparée à se que quelqu'un s'intéresse à elle. Jusqu'à maintenant la première relation sérieuse qu'elle avait eut, c'était avec Freya qui ne c'était pas gênée pour venir lui montrer. Plus est réfléchissait, plus elle se disait qu'elle devait arrêter de rester dans l'hésitation et faire comme avait fait le capitaine; c'est à dire se lancer et oser avouer quelle a surement des sentiments qu'elle cache comme si elle voulait paraître moins sentimentale et moins sensible que se quelle est vraiment. Depuis ces derniers temps, elle comprenait pourquoi son père lui avait dit de chercher quelqu'un plutôt que de rester seule.

La marche s'interrompit et la turienne remarqua la structure que l'on pouvait voir plus loin. C'était gigantesque et avec un style jamais vu. Scana prit un angle pour avoir le soleil derrière la structure et la photographia. Elle voulait continuer de faire se que faisait l'homme pour pouvoir lui rendre hommage d'une certaine manière. Après avoir appréciée le paysage, elle vit son capitaine qui la regardait. Elle lui fit un sourire et se rapprocha de lui pour avoir une discussion possible. Elle était passée de la près dépression du trajet à un début de bonne humeur au faite de s'occuper en faisait une chose simple comme ça, mais qui ne serait pas volé part une autre salétée de cette planète. Scana commençait à penser à ce changer l'esprit.


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Dernière édition par Scana Naevus le Mar 19 Mai 2015, 20:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 12 Mai 2015, 22:05
Masha observait autour d'elle sans comprendre. D'où venaient les tirs ? Pourquoi les drones ne voyaient-ils pas à travers les couvertures optiques ? Celles-ci étaient si performantes que ça ne fonctionnait pas ? L'ingénieure serra les dents tandis que, dans son esprit, les chances de survie venaient de baisser drastiquement. Il fallait espérer survivre à la prochaine salve. Terah était morte dans les bras de l'humaine qui avait été son binôme. Masha la lâcha et resta à couvert. Les drones ne les détectaient pas. Terah venait de décéder. Elle s'accrochait à son pistolet avec fermeté. Elle sentait son bon sens s'échapper, elle sentait que plus rien n'allait.

Ils allaient se faire décimer.

Elle fixait devant elle en se mordant la lèvre inférieure dans un tic qu'elle avait depuis longtemps accepté. Elle jetait des regards circulaires autour d'elle pour essayer d'apercevoir le moindre déplacement trahi par une branche qui craque, un mouvement de fougères suspect. Peu importe. D'autres personnes furent touchées. Masha comptait les cris. Puis il y en eut un autre, plus grand et plus fort que les autres. Les tirs s'arrêtèrent brusquement. Les pires chasseurs sont ceux qui deviennent la proie. L'ingénieure n'entendit pas l'ordre de Krelek, mais elle vit les mouvements explicites de ses compagnons. Elle rampa avec les autres vers une sortie stratégique. La fuite semblait la seule solution viable. Désolée Terah.

Dans les heures qui suivirent, Masha n'eut pas particulièrement envie de continuer l'expédition vers le bâtiment aperçu plus tôt. Plusieurs raisons motivaient ce choix, toutes découlaient de la peur. L'ingénieure avait peur comme elle n'avait plus eu peur depuis des années, elle ne paraissait rien, son visage de marbre ne laissait filtrer aucune émotion. Qui se sentait à l'aise dans ce genre de situation, de toute manière ? Les émotions étaient un problème comme un autre, actuellement. Il fallait respirer fort et ne pas céder à la panique. Cette panique qui pourrait prendre n'importe qui aux tripes en entendant le hurlement de tout à l'heure.
La faune ressemblait à celle qui était sur Terre au temps de préhistoire. Et de manière logique, il ne pressait pas cette chère Narishkin de croiser leurs versions des T-Rex ou des raptors, ou peu importe ce que le créateur avait en sa tête folle ce jour-là.

La "montagne" fut alors en vue et l'esprit de Masha cessa totalement de fonctionner de manière normale. Il n'y eut qu'une pensée "c'est donc ici que je vais mourir.". Aussi sombre que celle-ci paraissait, elle n'était pas sans sens. Ils étaient face à une race manifestement inconnue, hostile, d'un nombre inconnu, mais au vu de la montagne, sans doute d'un millier d'individus, sinon bien plus. Elle carra sa mâchoire et suivit silencieusement le groupe qui la menait droit vers un endroit dont rien de bon ne pouvait venir. Elle se contenta de prendre son pistolet en main, protection dérisoire.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Ven 15 Mai 2015, 18:24


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Arius était perturbé par l'impossibilité de reconnaitre leurs adversaires. Même les drones qu'il avait envoyés ne parvenaient pas à lui renvoyer une image claire, soit ils ne voyaient strictement rien ou bien une image complètement parasité lui parvenait. Leurs assaillants disposaient d'une technologie beaucoup plus avancé que ce qui était connu dans la galaxie. Peut être y avait-il un lien quelconque avec les moissonneurs ou une espèce encore plus avancée. Mais tout cela semblait complètement absurde comment cela pouvait être possible.

Le cri qui précéda l'arrêt du combat laissa tout le monde sans réaction. Les tirs cessèrent dans les deux camps. Et la panique laissée par les morts et les blessés ne fut qu'atténué par la surprise de la fuite des ennemis inconnus. Arius regarda autour de lui afin de faire un rapport dans sa tête. Scana courait vers lui en le pris dans ses bras posant sa tête contre lui, il fit de même en lui caressant le dos.

- Tu n'es pas blessé ?

- Non ne t'inquiète pas je vais bien. Toi aussi ?

Elle acquiesça, bien qu'elle soit effrayée et lui aussi à vrai dire mais il faisait de son mieux pour la rassurer.

- Je veux rester avec toi pour la suite.

- Bien sûr … t'inquiète pas on va rester ensemble pour surmonter tout ça. On va tout faire pour s'en sortir. Ensemble.

Le drell ne tarda pas à donner l'ordre de partir, et vite. Il avait parfaitement raison si une créature de la faune local pouvait faire fuir une espèce aussi avancée que celle qui venait de les attaquer alors ils feraient mieux de faire de même. L'équipe se remit en marche en direction de la mystérieuse installation. Arius marchait aux côtés de Scana, il discuta avec elle une bonne partie du voyage surtout sur la façon dont elle s'était intégrée à l'équipage mais il essayait surtout de lui changer les idées. Depuis qu'ils étaient sur cette planète l'état de tout le monde s'était dégradé physique, moraux tout le monde garderait des souvenirs sans doute mauvais de cette expédition.

Après environ une heure de marche il du la quitter quand Kara et Xen lui demandèrent de venir. Lors de leur départ précipité on avait reprit que l'essentiel et surtout abandonné le moyen de transport qu'ils avaient fabriqué pour une raison simple, il était trop lent et le terrain devenait difficilement praticable. Mais c'est lors de la deuxième heure de marche que l'étonnement fut à son comble.

Lorsqu'on arriva près de la fin de la rivière qui se jetait alors en bas d'un immense ravin. Mais Arius ne fit même pas attention au paysage, son regard fixé sur l'horizon. Un horizon complètement obstrué par une installation qui dépassait l'entendement. Ce qu'il cherchait depuis le début n'était rien d'autre qu'une montagne artificielle aux proportions à peine imaginable pour une espèce de la communauté galactique.

En cet instant Arius se disait qu'ils n'avaient aucune chances. Après l'affrontement avec quelques membres de l'espèce à l'origine de cette installation il n'osait même pas imaginer un combat contre la sécurité entière de cette base qui regroupait sans doute plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'individus car qui pouvait dire à quelle profondeur allait le bâtiment.

Tout le monde fit une pause, de toute façon même si on souhaitait continuer il fallait trouver un moyen de descendre ce ravin d'une bonne centaine de mètres pour pouvoir continuer. Arius en profita pour s'entretenir avec le Drell. Ils devaient préparer une approche et un plan pour infiltré l'installation.

- Monsieur Aelos, vous avez déjà une idée de ce que l'on va faire ? Je suppose vu l'accueil qu'on a eu que toute approche direct est à exclure. Mais l'autre problème est que nous ne savons rien de leur architecture nous devions à la base rentrer dans une installation discrètement voler un vaisseau et partir mais là on est dans une situation difficile. D'ailleurs qui sait si l'on va pouvoir piloter leur vaisseau ou même s'ils en ont un.

Arius passa sa main sur sa nuque comme il avait l'habitude de le faire quand il ne trouvait pas de solution à un problème.

- La meilleure solution si on tente le tout pour le tout serait l'infiltration. Ils disposent de meilleurs camouflages que nous et sans doute de systèmes de détection logiquement plus perfectionné. Mais nous avons un autre avantage c'est qu'ils ne connaissent sans doute pas grand-chose de nous et nous pourrons toujours les surprendre. Si vous avez besoin de moi hésitez pas je vais jeter un coup d'œil sur l'état de l'équipage.

Arius passa voir tout le monde et fit un rapport complet sur son Omnitech. Avec l'aide de Scana et de Xenan ils firent également un inventaire de l'équipement disponible, des armes et des munitions. En fait ils ne manquaient pas de matériel. Au contraire avec les nombreux morts qu'ils eurent, il avait au final plus d'arme que nécessaire. Ils avaient de quoi faire des explosifs artisanaux, plusieurs fusils d'assaut, des pistolets lourds, trois fusils de sniper. Quelques camouflages tactiques également.

Dans un combat équitable contre un ennemi connu ils auraient eu de quoi mener une résistance impressionnante mais là c'est sans doute eux qui seraient impressionné par ce qu'il les attendait …


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Sam 16 Mai 2015, 18:24


    Krelek restait bouche bée face au panorama qui lui faisait face. C’était on ne peut plus impressionnant. Jamais il n’avait vu une telle chose, jamais il n’avait vu une structure aussi grande, si ce n’était la Citadelle ou Omega. Mais il y avait une grosse différence entre une station spatiale construite par une race depuis longtemps disparue et tomber par hasard sur un bâtiment de la taille – littéralement – d’une montagne, au beau milieu de nulle part. Il n’y avait à présent nulle doute possible : LV-2185 était l’hôte d’une espèce évoluée, la même qui était à l’origine des disparitions et de leur crash. Comment se faisait-il qu’un peuple capable de telles prouesses technologiques ne soit jamais entré en contact avec le Conseil ? La réponse restait en suspens. Peut-être l’astre leur suffisait-il amplement pour qu’ils ne s’aventurassent ailleurs. C’était plausible, bien qu’invraisemblable.
    Mais il n’était pas temps pour de telles réflexions, il fallait bouger. Il fallait quitter cette planète, il fallait regagner le reste de la Galaxie. Mais comment ? Ils étaient face à un peuple dont la technologie surpassait la leur, ils n’avaient aucun espoir de les vaincre en combat singulier. Et puis, était-ce une si bonne idée que de se diriger vers cette étrange structure aux proportions aberrantes ? Que contenait-elle ? Une ville ? Si tel était le cas, il serait du suicide que de s’y diriger ; il y aurait sans aucun doute des forces de sécurité qui aurait tôt fait de les massacrer. Mais avaient-ils réellement le choix ? Il n’y avait pas un panel d’option très large : soit ils restaient dans la forêt pour le restant de leurs jours, jusqu’à ce que Mère Nature eût finalement raison d’eux, soit ils tentaient le tout pour le tout et essayaient d’infiltrer le bâtiment. Aucun des deux scénarios n’était satisfaisant.

    Arriva alors Arius Armalis, qui vint s’adresser au Drell pour lui partager ses préavis. Son opinion sur la marche à suivre pour le reste de l’opération était la même que la sienne. Au moins, les deux hommes étaient sur la même longueur d’onde, ce qui était une bonne chose. S’il n’y avait pas de conflit entre les deux, il en serait plus facile de convaincre le reste du groupe à les suivre. Car il s’agissait bien de les convaincre. Un seul regard sur les survivalistes suffisait pour que l’on se rendît compte qu’ils étaient effrayés. Aussi fascinante la vue du mastodonte de métal était, elle restait pour le moins signe de mauvais augure.

    - Je pensais à la même chose, monsieur Armalis, déclara Krelek. Il nous faut gagner ce bâtiment, il s’agit là de notre seul espoir de quitter cette planète. Je vais prévenir les autres.

    Le Drell se détourna et fit face au reste de l’équipage. Il lui fallait leur dire la vérité, aussi désagréable fut-elle. Mais c’était un mal nécessaire. Dans ce genre de situation, l’honnêteté l’emportait sur le machiavélisme. Il prit quelques secondes pour réfléchir à ses paroles, puis, après un soupir, il commença son petit discours.

    - J’imagine que tous ici se rendent compte que la situation est devenue beaucoup plus toxique qu’on ne l’imaginait, commença-t-il. Un peu plus tôt, nous avons découvert que nous n’étions pas seuls sur cette planète. Nous en avons la confirmation avec cela.

    Le Drell désigna la gigantesque structure derrière lui.

    - Malheureusement, nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant, continua-t-il. Si cela paraît suicidaire, et ça l’est sûrement, ce bâtiment reste notre unique espoir de revoir un jour nos proches, notre famille. Je ne vous dis pas que nous allons foncer tête baissée dans la gueule du loup, autant nous tirer une balle directement, ce serait plus rapide. Non, nous allons nous y infiltrer discrètement, sans éveiller l’attention de nos ennemis. Ainsi aura-t-on une chance de s’en sortir. Il y a forcément là-bas des véhicules que nous pourrons utiliser pour nous échapper. S’ils ont la technologie de construire une telle structure, ils sont à même de voyager dans l’espace.

    Krelek marqua un temps de pause pour laisser l’équipage assimiler ce qu’il disait.

    - Je ne vous obligerai pas à me suivre, reprit-il. Ceux qui ne veulent pas risquer leur vie ainsi sont libres de partir. Nous vous fournirons l’équipement pour tenir quelques jours et vous défendre. Mais vous resterez coincés ici, ne l’oubliez pas. Nous nous mettons en route dans vingt minutes.

    Puis le Drell se détourna pour retrouver la falaise et observer le panorama qui s’offrait à lui. Oui, ce bâtiment était définitivement impressionnant. Plus haut qu’un Moissonneur, plus large qu’aucun bâtiment de la Galaxie, il s’agissait indéniablement de l’œuvre d’une race bien plus avancée que la leur.

    Deux heures plus tard...

    Le groupe s’était remis en marche et avait gagné la plaine, une bonne centaine de mètres en dessous de leur situation précédente. Ils approchaient le lac dans lequel venait s’écouler en cascade la rivière qu’ils avaient jusqu’alors suivie. Les rations d’eau commençaient à se faire moindres et il était nécessaire d’en refaire les stocks afin que personne ne meure de déshydratation. Il s’agissait très certainement de l’unique ressource que tous les survivants pouvaient consommer sans risque d’intoxication. Il s’agissait de l’unique qu’ils savaient fiable ; il s’agissait d’un élément universel. Il se pouvait bien entendu qu’elle soit contaminée par quelque algue inconnue, mais c’était bien pour cela qu’ils possédaient des filtres dans leurs gourdes, outil indispensable à tout explorateur.

    Cependant, le groupe s’arrêta net en atteignant la rive du lac. Un obstacle les empêchait de rejoindre l’étendue bleutée. Il s’agissait d’une personne en armure, un humanoïde quelconque, qui pouvait aussi bien être un Humain qu’un Butarien. La seule chose qui soulignait le fait qu’il ne fût aucun des deux était son équipement. Très clairement, celui-ci était très sophistiqué et très avancé. Il aurait pu faire partie du groupe qui les avait attaqués quelques heures plus tôt, mais il semblait seul. Il leur tournait le dos, semblait apprécier la vue qui s’offrait à lui et ne se doutait absolument pas qu’il y avait une dizaine d’inconnus derrière lui.
    Il fallait profiter de la situation et agir. Peut-être y avait-il d’autres soldats comme lui, il fallait vérifier. D’un signe, Krelek envoya deux hommes voir à droite et deux autre à gauche. Pendant ce temps, le reste des survivalistes gardèrent en joue le guerrier isolé. Pendant que les quatre émissaires du Drell fouillaient les alentours, l’étranger s’assit au sol. Les éclaireurs revinrent et apprirent à l’équipage qu’il n’y avait personne d’autre. Pourquoi ce soldait était-il ainsi isolé ? Personne ne le savait, mais la réponse importait peu au final.

    Krelek posa ses affaires au sol et s’approcha discrètement du garde solitaire. Il était inutile de l’abattre à distance, son équipement le protégerait très certainement. Arrivé à sa hauteur, il prit sa tête entre ses mains et lui brisa la nuque en un craquement sinistre. Son opération réussie, il invita le reste du groupe à le rejoindre. Il fallait rapidement refaire les stocks d’eau, avant de se remettre en route. Ils ne pouvaient pas passer la nuit au bord du lac, les camarades du mystérieux soldat allaient sans doute revenir le chercher. Il leur fallait s’enfoncer à nouveau dans la forêt et profiter de sa densité pour ne pas être repéré.

    - Qu’est-ce qu’on fait de lui ?

    L’Agent Kole avait rejoint Krelek et lui avait posé la question, comme si la réponse importait réellement. Le Drell ne savait pas vraiment quoi faire de sa victime. Ils pouvaient bien entendu récupérer son équipement, ce qui était probablement la meilleure chose à faire, mais que faire du corps ? L’enterrer ? Le jeter à l’eau ? Le laisser là ? Méritait-il des funérailles ? Valait-il vraiment disposer du corps ? Tant de questions, sans doute inutiles. Il ne savait pas. Ce qu’il savait, en revanche, c’était qu’il voulait savoir à quoi ressemblait la race vivant sur LV-2185. Il fallait toujours connaître le visage de son ennemi, qui qu’il fût. Et puis, de toute manière, il était de nature curieuse.
    Krelek s’accroupit donc et entreprit de retirer le casque du défunt soldat. Après quelques secondes de lutte, il finit par réussir, et ce qu’il découvrit lui fit l’effet d’une baffe. Il croyait rêver et dû cligner des yeux plusieurs fois avant de se rendre à l’évidence qu’il n’hallucinait pas. Aussi invraisemblable cela semblait-il, sa victime était un Humain…












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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 18 Mai 2015, 19:18
La structure était impressionnante et passionnait la turienne. Alors que certains se voyaient déjà rentrer dedans ou partir de la planète. Elle n'en pensa rien et la regardait en faisant marcher son imagination. La femme prit place sur une souche et fut rejoint par Terah. ''Ça va, tu as besoin de quelque chose?'' Scana but une courte gorgée et passa sa gourde à son collègue. ''Non, je vais bien. Tu es venu profiter de la vue?'' Palzen voulu répondre et le drell fit une annonce. Il faisait un résumé ainsi qu'un discours. Lorsqu'il parla des proches, Elle repensa à ses parents qu'elle voulait revoir ou ne serait est-ce que de pouvoir discuter avec eux. Depuis trop longtemps, elle n'avait rien de stable au niveau sentimentale. A la fin de la guerre, en retrouvant sa mère et son père vivant, elle les avait toujours en tête à chaque fois qu'elle se demandait pourquoi elle lutait. Naevus voyait désormais à quel point elle avait besoin de définir se qu'elle voulait. Tant qu'ils étaient sur cette planète, elle laissait tout ça de côté et tentait de tenir avec. Malgré toute sa volonté, elle avait eut besoin de quelqu'un pour l'aider quand elle avait touchée le fond.

La bricoleuse laissa son regard sur Arius. Elle réfléchissait sur la situation. Elle ne voulait pas laisser des émotions venir en le voyant et en repensant à lui. En fin de compte son blocage venait de là. Elle ne voulait pas souffrir moralement encore une fois et se protégeait de cette manière. Pendant son service, elle se laissait facilement draguer et participait par moment. Aujourd'hui, un homme lui avait avoué des sentiments plutôt fort et l'aidait du mieux qu'il pouvait. Scana était heureuse d'avoir un ami qui s'occupait d'elle ainsi. A une époque, elle lui aurait témoignée des sentiments communs. Naevus gardait des liens fort avec ses parents et quelques rares personnes. pour l'instant, elle laissait ces choses de côté et acceptait l'aide des autres le temps de résoudre les différents problèmes actuels. Krelek semblait avoir finit son discours et repartit à ses obligations.

Armalis semblait regarder Scana dans les yeux et elle même avait encore son regard sur lui. Pendant tout le discours, elle était restée avec son sourire et le regard sur lui. Elle se sentait un peu bête et Terah semblait la regarder à son tour en étant assit à côté d'elle. ''A quoi pense tu?'' La femme continuait à regarder de manière plus discrète le capitaine turien pour voir si il laissait échapper un geste qui pourrait dire ce qu'il pensait. ''A rien. Enfin, je pense à ma planète d'origine.'' Palzen regarda où se trouvait Arius et fit une simple caresse sur la hanche de l'armurière. ''Si on quitte cette planète, aurais je l'honneur de la voir avec toi?'' Elle vit le regard de Terah et se décala pour s'éloigner de lui. ''Tu vas pas t'y mettre... Non, je veux pas.'' La bricoleuse voyait que le turien voulait simplement la draguer. ''De quoi parle tu?'' Elle le fixa de travers. ''Tu as voulu me draguer.'' L'homme semblait étonné de la réponse. ''Jamais je ne ferais ça Scana.'' Elle ne comprenait plus rien et le turien était franc. ''P... Pourquoi tu es comme ça avec moi?'' Il revint vers elle. ''Tu ressemble comme deux gouttes d'eaux à ma cousine que j'ai perdu. Tu semble perdue dans cette folie et je vois que tu as besoin de quelqu'un sur qui compter. Je te vois comme une petite sœur et je veux juste t'aider comme le ferait un frère.'' Il avait déjà parlée d'une membre de sa famille qu'il n'avait pas pu sauver. Il voulait peut être se rattraper avec elle.

Le malaise était encore plus grand. A force, cette planète la rendait folle et elle n'arrivait plus à différencier une personne qui aide et une qui drague. Elle câlina Terah avec des larmes aux yeux. ''Je suis désolée. J'avais crue et je me suis sentie obligée de te repousser.'' Le turien la prit dans ces bras. ''Je peux comprendre que tu es cette impression. Essaye de souffler un peu et de te calmer; parle avec Arius ou moi.'' Elle se releva et il fit de même. ''Je vais essayer. Il m'aide pas mal depuis qu'il dort avec moi.'' Elle fixa le regard du turien. ''Il m'aide juste à être plus en sécurité. Rien de plus, je te vois venir avec tes charries grand frère.'' L'armurière voulait montrer qu'elle comprenait le rôle que c'était donné Palzen en vers elle.

Arius vint vers le duo et donna des ordres. Terah parti faire son devoir et Scana proposa au capitaine de s'asseoir pour voir le paysage avec elle. Les deux discutèrent un bon moment et ils reçurent un appel radio de Palzen qui disait que le drell avait maîtrisé un soldat avec des technologies inconnues. L'armurière se releva d'un coup. ''Tu sais se que ça veut dire?'' Armalis ne semblait pas suivre. ''Je vais pouvoir étudier son équipement.'' Naevus courue jusqu'au lieu nommé tout en prenant l'officier par la main. Une fois là bas, cet humain d'origine inconnue fut embarqué et la bricoleuse arriva devant Krelek. ''Monsieur excusez moi, je suis armurière et je serais très intéressée à l'idée de pouvoir étudier cette armure, équipement et arme.'' Elle ne tenait plus en place et voulait voir tout ça. Elle était presque comparable à une gamine qui voulait une sucette.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mer 20 Mai 2015, 17:57


Relique du Passé



Aelos commença son discourt motivateur auprès de l'équipage. Dans tous les cas on pouvait affirmer que le drell avait le profil d'un leader. Il savait parfaitement parlé à ses hommes. Arius se tenait sur la droite du groupe de survivants. Il connaissait la portée globale du discours puisque apparemment il partageait le même avis sur cette mission. C'était au moins une bonne chose que les deux personnes qui étaient à la tête de cette mission s'entendent. Il croisa le regarde Scana, elle le fixait mais avait l'air en même temps en pleine réflexion. Scana souriait et il fit de même en retour quelques instants. Mais il détourna légèrement le regard, il essayait de ne pas impliquer tout l'équipage dans ses relations personnelles. Il vit Terah rejoindre Scana à la fin du discourt. Il ne connaissait pas vraiment la relation qu'il y avait entre les deux turiens mais il ne s'occupait pas de cela pour l'instant. La situation était suffisamment critique pour ne pas s'occuper de telles choses. Il détourna le regard et reparti préparer son matériel il était temps de partir. Quand tout fut prêt il retourna voir ses deux membres d'équipage.

Arius envoya Terah voir Xen. Plus pour le faire s'éloigner que par réel nécessité même s'il souhaitait que tout son équipage soit prêt au maximum dans cette expédition. Scana s'était assis au bord de la falaise qui les séparait du lac. Arius s'assit aux côtés d'elle et ils discutèrent jusqu'au départ pour la mystérieuse installation.

Discutions:
 

La radio annonça le départ du groupe et la marche reprit sans réel surprise. Il marcha au près de Scana mais globalement tout le monde se concentrait sur la discrétion et la stratégie des duos n'était plus vraiment d'actualité. D'ailleurs le calme était total, les survivants ne souhaitaient pas attirer l'attention de la dernière espèce découverte dans la galaxie. Une espèce très agressives d'ailleurs, mais qui pouvait bien savoir comment elle nous voyait.

Alors que le groupe s'apprêtait à faire une pause ils virent l'un des membres de cette espèce. Il était là, juste devant eux, il ne les avait pas encore aperçus. Arius avait supposé qu'ils étaient tous équipés de systèmes de détection poussée mais ce n'était apparemment pas le cas. Et il fallait donc profiter de cette occasion et c'est ce qu'ils allaient faire. Aelos donnait des indications visuelles simple pour ceux que ceux qui n'aurait jamais été dans l'armée les comprennes. Deux équipes furent envoyées en éclaireur. Puis le drell passa à l'attaque sous la couverture d'une dizaine de fusils d'assauts pointés sur la cible. Mais leurs utilisations fut inutile. Le drell élimina sans le moindre problème. Arius n'attendait qu'une chose que l'on découvre à quoi ressemblaient ses aliens. Mais il dut attendre encore quelque temps tout le monde n'avait pas cette curiosité apparemment et pour le moment, on s'occupait du rationnement.

Scana et Arius venaient de recevoir un appel, Aelos avait enlevé le casque de l'alien. Scana accouru pour inspecter son équipement mais Arius y allait par pur curiosités. Quand ils arrivèrent Arius vit le drell complètement étonné le visage dans le vide en regardant le cadavre. Arius ce plaça de façon à voir son visage et ne cru pas voir ce qu'il voyait. Cela remettant en cause la totalité de leur théorie et même de tout ce qu'ils avaient pensé jusqu'à maintenant.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Sam 30 Mai 2015, 16:48


    Krelek ne comprenait plus la situation. Le fait de trouver un Humain face à lui, dans une armure inédite composée de technologies bien plus avancées que celle de l’Alliance n’avait strictement aucun sens. Les Humains n’étaient pas aussi avancés que cela, et le reste de la communauté galactique non plus. Que faisait donc un Humain avec un tel équipement ? Le Drell cherchait une explication logique et cohérente, mais rien ne lui vint à l’esprit, rien qui ne fît sens. LV-2185 serait-elle un centre de recherche secret du gouvernement de la Terre ? Non, la structure titanesque que les survivalistes approchaient n’était pas d’origine humaine, elle ne correspondait d’ailleurs à aucune architecture connue. Elle n’était pas l’œuvre de l’Alliance. Retour donc à la case départ : que faisait un Humain dans une telle armure ? Le mystère persistait. Était-il un des survivants du crash de la frégate précédemment découverte ? Les habitants de la planète récupéraient-ils les naufragés pour les ajouter à leurs effectifs militaires ? Cela était difficilement envisageable. Mais cela restait une possibilité tant qu’elle n’était pas contredite par un argument convaincant.

    Krelek se redressa. Il n’était pas utile de se prendre la tête plus longtemps, il ne percerait pas à jour le mystère de lui-même ainsi. Il lui fallait atteindre la gigantesque structure qui était encore à une journée de distance. De plus, Scana Naevus semblait porter un intérêt à l’armure du défunt ennemi, étant armurière. En tirerait-elle quoi que ce fût ? Le Drell en doutait fortement. Il était question d’une technologie qui les surpassait ; sans laboratoire, cela était comparable à tenter de comprendre le fonctionnement d’un hologramme pour un homme du Moyen-Âge. Son arme était peut-être utilisable, mais qu’apporterait-elle au groupe entier ? Il ne s’agissait que d’un unique fusil d’assaut, pas de quoi armer tous l’équipage de l’Infinity. Mais si la Turienne le voulait vraiment, il ne l’en empêcherait pas ; elle aurait juste à faire son inspection rapidement, car il fallait se remettre en route au plus vite.
    En effet, Krelek doutait que sa victime fût le seul soldat aux alentours. Il n’était pas conventionnel de laisser un homme seul dans un milieu hostile ; la forêt devait certainement être toute aussi dangereuse pour les autochtones que pour les survivalistes. Bien entendu, cela était une constatation forte subjective, faite de son point de vue. Qu’est-ce qui laissait entendre que les habitants de LV-2185 suivissent les mêmes logiques que les autres races de la communauté galactique ? Et il fallait ajouter à cela que ladite victime était un Humain, ce qui pouvait complètement changer les choses. Qu’est-ce qui assurait que les autochtones eussent la moindre pitié pour leurs prisonniers ? Rien. Une réponse quelque peu courte et sèche, mais malheureusement vraie.

    - Très bien, faites vos analyses, mais rapidement, expliqua Krelek à Scana. Nous allons nous remettre en route rapidement.

    Puis il se détourna afin de se diriger vers le lac. Le but premier de l’équipage avait été de se ravitailler en eau. C’était là la raison de leur détour. En compagnie d’autres survivalistes, le Drell remplit deux gourdes et but un peu afin de s’hydrater. Puis il fit un tour d’inspection du groupe, afin de s’assurer que tous allaient bien et étaient en état d’atteindre leur destination finale. Il n’y parviendrait pas en cette journée, mais certainement la suivante. Il leur fallait traverser la vallée, et celle-ci était large. Et cela était sans compter la faune hostile de la forêt, qui pouvait se montrer être extrêmement dangereuse.
    Lorsqu’il fut à jour sur l’état de l’équipage, Krelek l’invita à se remettre en route, expliquant la réflexion qu’il s’était fait sur le soldat et le fait qu’il n’était très certainement pas seul. La raison était convaincante et tous se remirent en marche, laissant le défunt et mystérieux Humain derrière eux. Il s’agissait de la dernière ligne droite, de l’ultime étape de leur exode, de leur marche. Personne ne savait ce qui les attendrait une fois le bâtiment atteint, mais personne ne voulait réellement savoir. Ils voulaient simplement en finir une bonne fois pour toute et quitter la planète… ou mourir d’une fin rapide. Il s’agissait d’un pur coup de poker, car rien ne garantissait qu’ils survécussent, rien n’assurait que leur salut se trouvait là-bas. Il pouvait tout aussi bien s’agir de cela, ou de leur damnation.

    Le lendemain


    Après toute une journée de marche, l’équipage de l’Infinity s’était finalement arrêté dans une clairière afin d’y établir un camp de fortune et se reposer. Aucun événement regrettable ne survint et aucun assaillant invisible n’attaqua les survivalistes. Comme toujours, la bioluminescence et les chants de la forêt avaient habité la nuit ; tout le monde avait fini par s’y habituer. Plus personne ne faisait attention aux mélodies des oiseaux nocturnes, aux insectes et plus personne ne se laissait émerveiller par les lueurs colorées dégagées par la végétation, ni par la vue de RT-2184. Si le spectacle en était toujours aussi beau, il était devenu normal aux yeux de l’équipage, qui faisait avec, comme s’il avait toujours été en vadrouille sur la surface de LV-2185.
    Les survivalistes s’étaient par la suite remis en route, toujours à destination de la gigantesque structure.
    La marche s’était faite dans le calme et la tranquillité, la faune locale semblant éperdument ignorer les étrangers, qui n’allaient pas s’en plaindre. Une partie du voyage s’était faite en compagnie d’un troupeau d’herbivores à la taille imposante, qui ne semblait pas être dérangé par la présence du groupe. Ils étaient hauts d’au moins quatre mètres, et trois fois plus longs, doté de larges et puissantes pattes et d’une longue queue qui semblait faire office de contrepoids à leur grosse tête écailleuse. Placides, ces étranges créatures semblait migrer vers un lieu plus riche en fougères, dont ils semblaient raffoler, car s’arrêtant à chaque fois qu’ils en trouvaient. L’équipage avait fini par dépasser le troupeau, ne s’arrêtant pas aussi souvent que les bestioles.

    En milieu de journée, le groupe avait atteint l’extrémité de la vallée et s’était appliqué à traverser un col escarpé, qui semblait être le seul passage direct en direction de l’énorme bâtiment. Il aura fallu quelques heures afin de franchir cette étape quelque peu pénible. Mais cela avait été un mal nécessaire, qui fut récompensé par une pause, qui leur permit d’admirer l’énormité de la structure inconnue, qui se dressait à présent en face d’eux. Elle était réellement gigantesque. Une véritable prouesse architecturale qui défiait les lois de la gravité et de la physique, se dressant tel un monolithe de métal symbolisant la victoire de l’intelligence organique sur la Nature.

    Il aura encore fallu attendre quelques heures supplémentaires pour atteindre le bâtiment. Lorsque les survivalistes arrivèrent devant les parois de métal, il se mit à chercher une porte, ou quelque chose qui y ressemblait. Il n’y avait pas de fenêtres, aucun signe de vie, seul un silence particulièrement dérangeant régnait dans les lieux. Il n’y avait pas un seul chant d’animal, rien. Les lieux semblaient morts et cela n’était pas rassurant. Cependant, il n’y avait pas le moindre signe d’activité de la part des autochtones non plus.
    Finalement, l’équipage trouva une sorte de pont, un route qui traversait apparemment la jungle et rejoignait le bâtiment par une large entrée, fermée. Il s’agissait de la seule après une heure de recherche. Face à la situation, il ne semblait pas y avoir d’autre solution que de tenter d’entrer par là. Il n’était cependant pas question de venir toquer à la porte et attendre une réponse. Les risques étaient trop importants. Les survivalistes se regroupèrent donc de l’autre côté du pont, d’une longueur approximative de cinquante mètres. Là, il fut question de définir l’approche à prendre, il fallait que tout le monde fût d’accord.

    - Bon, nous y voici, déclara Krelek. Je ne sais pas ce qu’il se trouve de l’autre côté de cette porte, mais nous devons le découvrir. Il s’agit de l’unique solution pour espérer quitter cette planète. Mais, si proche du but, il nous faut choisir l’approche à prendre. Nous savons que nous avons des ennemis, mais ils ne semblent pas nous avoir remarqués. Ou peut-être est-ce un piège ? Qu’en sais-je ! Mais il nous faut décider de ce que nous allons faire. Des propositions ?












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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 02 Juin 2015, 21:09
L'inconnu avait été tué et le drell donna le feu vert pour que la turienne puisse inspecter le matériel sans nom. Bien sûr et pour ne pas étonner cette dernière, elle devait faire vite et bien que le chef avait donné son autorisation, il s'en moquait un peut. Pour l'armurière c'était son dada ou sa tasse de thé comme disait son père. Pour la première fois depuis le crache, elle se sentait utile et avait quelque chose à étudier. Elle sortit son kit d'outil, son multimètre et se servit de son omnitech pour faire des photos et des schémas. Scana espérait trouver quelque chose sur cette armure, n'importe quoi qui pourrait approfondir ses connaissances et lui permettrait d'améliorer les protections de ceux qui les lui confiaient. L'ex sergent ne faisait pas ça pour l'argent ou la reconnaissance. Elle voulait se savoir utile et aider ceux qui l'aidait.

Le fait d'avoir encore du soleil arrangeait la turienne. Elle démontait et relevait tous se qu'elle pouvait. La plupart des éléments électroniques, n'étaient pas normalisés. Mais à certains endroit, elle reconnaissait certains montages et système divers, donc tout n'était pas aussi étrange. Après avoir prit des photos, fait des schémas, ramassé des pièces et étudié l'armure sous toute les coutures, elle prit l'arme et se prépara à l'étudier. Alors que son inspection allait commencer elle fut rejoint par Terah qui semblait intrigué par l'activité de la bricoleuse.

On entendait encore quelque chant d'oiseau et il ne pleuvait pas. Le turien donna un camouflage et un mantis à l'armurière. ''J'avais cru comprendre que tu savais te servir de tout ça?'' La bricoleuse regarda son collègue. ''Ouais, c'est mon père qui m'a apprit ce qu'il savait.'' Palzen regardait l'armurière inspecter l'arme inconnue. ''Ton père fait quoi?'' Naevus referma l'arme. ''Il est officier et vétéran chez les francs tireurs.'' L'homme regarda la contrebandière avec un sourire moqueur. ''Il sait que sa fille est avec une équipe de contrebandiers.'' Elle rangea ses outils et se prépara à partir. ''J'ai pas encore eut le temps de donner des nouvelles et d'en reprendre de mes proches.'' Krelek annonça la reprise de la route et l'équipe suivit.

___________________________________________________________________________________________________________

Le lendemain:

L'équipe de survivant avait décidée d'établir un campement, Scana c'était mise près d'Arius et commençait à se sentir un peu moins perdue et plus rassurée. La présence du capitaine qui veillait sur elle l'aidait à ne pas céder une nouvelle fois.
Elle fit un contrôle du matériel qu'on venait de lui donner. Le camouflage semblait à peine sortit de son emballage et le mantis semblait avoir bien servit dans d'autre bataille. Elle révisa le mantis et contrôle le camouflage, il faut dire qu'avec un père franc tireur et une formation d'armurière, elle avait apprit à ne rien laisser au hasard dans son équipement. Elle fit aussi deux charges explosives avec ce qu'elle avait.

Cette structure était impressionnante, la turienne regardait tout les détails qu'elle pouvait voir. Scana attendait juste de pouvoir découvrir l'intérieur et pouvoir piloter une navette pour fuir cette planète.

Un peu plus tard, ils étaient tous à côté d'un pont qui menait à la structure qu'ils cherchaient à joindre depuis que Aelos l'avait vu. Il demanda des avis stratégiques aux reste de l'équipage et Naevus ce contentat de préparer son équipement et regarder ses compagnons pour voir si quelqu'un avait un plan. Il faut dire qu'elle n'avait aucune idée de stratégie et en plus, elle n'était plus assez en confiance avec elle-même pour proposer quelque chose.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Ven 05 Juin 2015, 00:05


Relique du Passé



Arius regardait le paysage qu'il espérais bientôt quitter. S'ils arrivaient à leur fin d'ici quelques heures il serait fixé. Soit mort ici soit en train de partir pour des planètes un peu plus colonisé que celle-ci. Encore environ deux jours de marche étaient à prévoir tout deux ce déroulèrent globalement sans incident regrettable étrangement s'était un peu comme si tout voulait qu'ils atteignent l'installation. Et d'ailleurs cela aurait très bien pu être le cas, Arius était convaincu qu'il allait droit dans un piège des autochtones. Cela ne l'empêcha pas pour autant d'être motivé à avancer, son envie de survivre lui permettrait de tenir pensait-il.

Depuis le temps la planète devenait monotone, le paysage était toujours le même depuis leur arrivée sans qu'il ne change vraiment. Même le quotidien était devenu une routine, toujours le même temps de marche, toujours les mêmes moments de pause. Arius commençait vraiment à en avoir marre. Une chose était claire il avait vu trop de jungle, un retour sur Oméga lui ferait le plus grand bien et il avait déjà planifié quelques journées une fois qu'ils seraient partis de cette planète qui les retenaient prisonnier.

La nuit tombée un campement fut établi. Scana vint s'asseoir près d'Arius et il passa son bras autour de son cou . Depuis qu'il l'avait rencontré le turien se sentait moins stressé, plus serein en quelque sorte. Il lui semblait enfin avoir ce qu'il lui manquait depuis maintenant longtemps et quelqu'un sur qui tenir. Elle s'occupait de son équipement et Arius entra dans ce sujet avec elle pendant une bonne partie de la soirée. Il venait lui-même de recevoir de l'équipement, la totalité du matériel dont ils avaient disposé était désormais entièrement redistribué. En plus de son habituel Carnifex et sa carabine Phaeton il avait désormais un lance grenade avec six cartouches qui pourrait se révéler utile.

Dès l'aurore alors que le soleil n'était même pas encore visible la marche reprit ils devaient normalement atteindre la structure en fin de journée si tout ce déroulait sans encombre et ce fut le cas malgré une avancée difficile. La traversée du col notamment qui faillit voir la mort d'un turien rattrapé de justesse avant qu'il ne tombe dans une des nombreuses failles qu'ils avaient rencontré. Mais finalement ils arrivèrent devant la structure.

Pour n'y trouver rien strictement rien d'autre que des couches d'acier ou d'un quelconque métal sans la moindre ouverture visible, le moindre capteur ou antenne. C'est comme s'il s'agissait d'une vielle ruine venant d'une ancienne espèce qui aurait laissé sa trace sur ce monde. Sauf qu'il s'avait pertinemment que ce n'était pas le cas et là était le plus inquiétant. Cela semblait confirmer l'hypothèse du piège auquel pensait Arius depuis qu'il marchait.

La découverte suivante confirma l'hypothèse, ils n'avaient découvert qu'une seule entrée, une porte placée au bout d'un pont. Quoi de plus logique pour un piège ? Le drell prit la parole, il était temps de choisir et vu que personne ne prenait la parole Arius donna son avis.

- Pour moi c'est une évidence il s'agit d'un piège. Regardez la disposition de ce pont, de ce bâtiment en général, du silence qui règne ici. Mais c'est justement car nous n'avons pas le choix, car il s'agit d'un piège que nous allons y rentrer mais de façon si imprévisible que rien de ce qu'ils avaient prévu ne fonctionne. Je propose que l'on toc à la porte avec quelques explosifs, certes cette réaction sera peut être la plus prévisible mais pas la suivante. Une fois à l'intérieur nous allons nous séparer et crée même des équipes fictives. J'ai remarqué qu'il nous reste plusieurs mods d'hologramme. Nous allons créer des équipes qui paraissent beaucoup plus grande que ce qu'elles sont d'autre beaucoup plus petite à l'aide de camouflage et nous répartir dans l'installation. De cette façon nous aurons déjà semé une belle confusion dans leurs rangs. Pour ce qui est du vaisseau je pense qu'il y a plus expérimenté que moi, d'autre proposition ?


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 09 Juin 2015, 01:13

Masha était arrivée avec le petit groupe devant cette montagne qui n'en était pas une. L'architecture lui semblait totalement inconnue. Elle ne savait plus vraiment où donner de la tête. C'était comme un rêve éveillé. Elle allait sans doute se retrouver hurlante dans son sommeil par l'un de ses compagnons de bord, tout explosera alors dans un nuage de vapeur tandis qu'un réveil forcé la fera se relever dans des draps trempés de sueurs.

Il n'y avait aucune autre explication viable. Sinon celle que l'air de la planète était composé en grande partie de gaz provoquant des délires. Masha savait que ce n'était pas le cas, car elle avait souffert le martyre quelques jours plus tôt, et aussi, car la perte de sa mutique Turienne de compagnon lui laissait un goût si amer en bouche qu'il ne pouvait être que réel. Elle avait marché en suivant le groupe en étant ici comme un fantôme d'elle-même, ballottée entre ses différents sentiments. C'était trop flou pour être bien ressenti, mais elle se sentait comme un navire trop endommagé qui allait se jeter contre les récifs d'une île en espérant trouver un moyen d'atteindre la terre ferme.

Leur seul espoir était devant eux, l'espoir ou la mort. Et tout indiquait que la deuxième solution était la plus courue. Entre humains étranges, armes inconnues et camouflage optique d'une qualité irréelle. Ils avaient marché de longues heures pour trouver cette porte. Cela semblait la seule entrée viable. Une foutue porte. Masha grinça des dents tandis que les personnes se rassemblaient dans un ridicule conseil de guerre pour trouver un plan cohérent. Elle s'immisça dans la discussion entre le Drell et le Turien sans demander son reste, se plaçant près des protagonistes. Elle écouta avec le visage dur ce qui se disait. Bien, s'il voulaient s'en sortir il fallait tenter de travailler ensemble après tout. Elle parla après le Turien.

" Je suis assez d'accord avec ce plan, en particulier pour ce qui est de la partie à l'intérieur du bâtiment, mais pour ce qui est de la porte, je pense autrement. Je peux envoyer mon drone en éclaireur, voir si des tireurs embusqués sous leur camouflage optique ne nous attendent pas quelque part non loin. Et, soyons optimistes, si le verrouillage de la porte est géré par un panneau de commande, il sera peut-être plus facile d'hacker celui-ci. En espérant que leur technologie pour fermer les portes soit plus ou moins la même que dans l'espace conciliant et non pas étrange comme leurs armes. En cas d'échec, la solution des explosions est une échappatoire comme un autre. "

Perdu pour perdu. Que ce jour soit beau.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 16 Juin 2015, 18:12


    L’équipage s’activa à proposer des idées concernant l’approche à avoir pour entrer dans le titanesque monolithe. Il y avaient ceux qui préféraient forcer l’entrée à coup d’explosifs, ceux qui préféraient y aller plus subtilement en piratant les portes, et d’autres qui ne savaient tout simplement pas quoi penser. Beaucoup pensaient qu’il s’agissait d’un piège, mais avaient-ils un autre choix ? Ils pouvaient toujours rester sur la planète, mais personne n’était réellement envieux de finir ses jours sur LV-2185. Il ne leur restait pas d’autre option que de se jeter dans la gueule du loup, quand bien même le danger était évident. Il n’y avait qu’à espérer qu’ils s’en sortissent en un seul morceau, car ils jouaient effectivement un coup de poker, car personne ne savait ce qui se trouvait derrière le portail qui se dressait devant eux, de l’autre côté du pont.
    Krelek, de son côté, ayant entendu les propositions, décida de suivre l’idée avancée par Masha Narishkin. Il était question d’envoyer un drone afin d’inspecter les portes et déterminer s’il s’agissait d’un piège, comme le pensait une partie de l’équipage, ou d’une fausse alerte. Il était, selon lui, plus judicieux d’y aller tranquillement, que d’y aller à coups d’explosifs, ce qui risquait d’avertir toute l’armée des autochtones. Ces derniers étaient d’ailleurs portés disparus, et le Drell n’aimait pas cela.

    - Madame Narishikin, envoyez un drone, ordonna Krelek. S’il n’y a pas de danger à déclarer, nous traverserons le pont et nous tenterons de pirater le panneau de commande. Si cela ne fonctionne pas, nous utiliserons l’idée du Capitaine Armalis et nous exposerons les battants de la porte, en espérant que cela suffise et que cela n’alerte pas nos ennemis. Nous devons privilégier la discrétion si nous voulons nous éviter un maximum d’ennuis.

    L’ingénieur s’exécuta et envoya son module holographique inspecter le pont et le large portail que tout l’équipage observait. Tout le monde s’était mis à couvert, en cas d’attaque. Si les portes s’ouvraient soudainement et qu’un bataillon ennemi apparaissait, il fallait pouvoir se protéger. Krelek observa donc la sphère lumineuse traverser la passerelle. Le silence régnait, les survivalistes étaient anxieux. L’atmosphère était oppressante, on avait l’impression que tout pouvait s’écrouler d’une seconde à l’autre, que le pire pouvait tout à coup arriver, que quelque chose de terrible allait se produire. Mais il n’en fut rien. Le drone atteignit l’autre extrémité du pont sans que rien ne l’arrêtât. Un scan fut lancé et confirma la non-présence d’ennemis. Ce n’était pas un piège, le portail était réellement sans protection, ce qui était étrange !
    Face à cette découverte, l’équipage se mit en route et traversa le ravin pour rejoindre la prochaine étape de leur voyage. Arrivés devant les battants métalliques les survivalistes cherchèrent un panneau de contrôle. Comme décidé plus tôt, il allait falloir pirater le système de contrôle de la porte afin d’entrer dans la mégastructure. Ils étaient si proches du but. L’excitation montait, en plus de la peur. Des questions se levèrent. Qu’allaient-ils trouver à l’intérieur ? Qu’est-ce qui les attendrait ? Trouveraient-ils au moins un moyen de transport utilisable ? Était-ce possible ? Allaient-ils tous mourir ? Mais il n’était pas temps de se laisser prendre par ces émotions, il fallait rester concentré et garder la tête froide.

    Au bout de longues minutes de travail acharné, l’équipage vint à bout du système de sécurité de la porte qui, contre toute attente, semblait presque familier. Il y avait des similitudes entre les programmes utilisés et ceux de la communauté galactique, bien qu’il y eu des différences. C’était étrange, mais les survivalistes ne s’arrêtèrent pas sur ce détail ; ils étaient trop proches du but pour se poser trop de question. Les lourds battants de la porte émirent un son et, lentement, s’éloignèrent l’un de l’autre pour laisser passer l’équipage.
    Krelek avala sa salive lourdement et s’avança, s’aventurant à l’intérieur du mystérieux bâtiment. Les portes avaient laissé place à un énorme couloir qui s’avançait en ligne droite sur une bonne centaine de mètres avant de laisser place à second portail. Tout était fait de métal, tout en angles et droites. Une lumière tamisée verdâtre éclairait les lieux. L’architecture n’était clairement pas concilienne, mais Krelek avait une impression de déjà-vu. Il lui semblait déjà avoir vu ce style architectural quelque part, mais même sa mémoire eidétique ne semblait pouvoir en donner la réponse.



    Soudain, une voix s’éleva, semblant sortir de nulle-part :

    - Intrusion détectée, analyse des sujets… Confirmation de l’origine des intrus : Humain, Turien et Drell. Protocole de contact lancé.

    Tout le monde se figea, s’attendant au pire. Les autochtones connaissaient leur race ! Qu’est-ce que cela voulait dire ? Que devaient-ils comprendre ? Un hologramme se matérialisa devant eux et Krelek eut une sueur froide. Il savait à présent pourquoi l’architecture des lieux lui disait quelque chose : il s’agissait de Prothéen ! La mégastructure était d’origine prothéenne et l’hologramme qui leur faisait face était un membre de leur espèce ! Ou en tout cas était-ce une IA ayant passé l’épreuve du temps. Le Drell doutait fortement qu’il s’agît d’un survivant de leur race, cinquante mille ans étaient beaucoup, même pour la race la plus évoluée de la Galaxie.

    - Bonjour, mon nom est Savoir, bienvenue dans la Bibliothèque, déclara l’hologramme. Je suis heureuse de voir que les héritiers de notre Empire ont su évoluer d’eux-mêmes et s’unifier.

    L’équipage ne sut quoi répondre face à cet étrange accueil. La Prothéenne continua :

    - L’heure est grave, j’en ai peur, votre cycle arrive à sa fin. Suite à mes calculs, le retour des Moissonneurs doit se faire prochainement. Les protocoles de sécurité l’exigent, il faut se préparer à la protection du plus important monument prothéen : notre Bibliothèque.

    Krelek l’interrompit. Il fallait faire savoir à leur interlocuteur que la menace dont elle faisait mention avait été écartée.

    - Les Moissonneurs ont été vaincu il y a de cela treize ans, expliqua-t-il. Votre protocole de sécurité n’a plus lieu d’être.

    - Les Moissonneurs ne peuvent être vaincu par des moyens conventionnels, notre Empire même n’a su les vaincre. Vous devez rejoindre nos rangs et défendre la Bibliothèque. Votre cycle n’a su la découvrir à temps, il faudra donc s’assurer que le suivant y parvienne.

    Qu’est-ce que la Prothéenne voulait dire ? Rejoindre les rangs ? Elle ne semblait pas comprendre que la menace Moissonneur avait été écartée et Krelek préférait laisser quelqu’un d’autre tenter d’expliquer la situation. S’il insistait, il risquait de mettre en colère l’entité, ce qu’il fallait à tout prix éviter. Et puis, qu’était-ce que cette bibliothèque ? Pourquoi était-ce le monument le plus important de l’Empire Prothéen ? Contenait-elle tous leurs savoirs ? Était-ce possible ? L’équipage de l’Infinity avait-il fait l’une des plus grandes découvertes de l’exploration spatiale ?

    - Que quelqu’un lui explique la situation, s’il vous plaît, déclara Krelek.












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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 18 Juin 2015, 13:01
Le soleil était au plus haut et après une longue conversation parmi l'équipe, le drell opta pour la subtilité. La turienne regarda le reste de l'équipe et décida d'informer Aelos. ''En plus du drone nous avons encore quelque sniper et les gens formées pour pouvoir repérer les possibles gardes qui descendraient notre éclaireur holographique.'' Elle portait son Mantis sur les épaules avec ses bras posés dessus. ''Si le drone arrive à passer nous avancerons en avant-garde et nous sécuriserons la zone. L'ingénieure Narishkin est un élément précieux de l'équipe et je préfère prendre toute les précautions.'' Avec les possibilités et les chances de survie que donnaient les différents plans, Scana se disait qu'elle préférait finir en ayant accomplit son devoir que de finir morte de faim et de déshydratation.

Pendant la mise en place du plan, L'ex sergent de la hiérarchie rencontra le reste de la possible équipe d'avant-garde qui avancerait sous ses ordres. Puis l'équipe se mit en place en contrôlant différent points précis pour voir si des ennemis s'y trouvaient. L'IV avançait doucement et Naevus serait les dents en cherchant le moindre signe d'ennemi. Rien et toujours rien, c'était mort. Une fois que le drone arriva à destination, L'armurière activa son camouflage et commença à avancer vers son objectif. ''Aller on avance.'' Le message passa part un canal radio définit plus tôt. Une bonne partie de l'équipe réagit au taquet et le reste fut surprit. Certains avaient commencés à s'ennuyer en attendant le feu vert.

Une fois en place, l'équipe regarda de tout les côtés et la turienne retira son camouflage. ''Sergent vous faites quoi!'' Un des turiens de l'équipe qui semblait être un ex militaire n'avait pas apprécié le geste suicidaire de la bricoleuse. ''Du calme, il n'y a personne c'est mort.'' Elle fit signe au reste des survivants et continua son rôle de sentinelle.

Tout le monde finit par être devant le portail. La spécialiste de l'électronique du groupe vint vers la console et Scana se rapprocha sans pour autant lui masquer la lumière. Elle était intriguée par le forçage qu'allait faire l'humaine. En voyant l'intérieur du panneau, elle reconnaissait certaines choses qui n'étaient pas aussi inconnues que ça.

Une fois rentrée, l'équipe continuait d'être sur ses gardes et certains contemplaient l'architecture qui venait d'ailleurs. Soudain une voix féminine sortit de nulle part et fit sursauter Naevus qui cherchait à entendre des bruits de pas possible. Elle semblait connaître leurs espèces et se présenta sous le nom de Savoir. D'après le renseignement de cette hologramme qui apparue devant le groupe, ils étaient dans une bibliothèque, elle voulait les inciter à défendre le lieu et elle n'était pas au courant de la victoire sur les moissonneurs.

Le drell essaya de lui faire comprendre se fait et l'hologramme refusa d'y croire. ''Que quelqu’un lui explique la situation, s’il vous plaît'' Le drell semblait ne pas savoir comment lui faire comprendre. L'armurière ne reconnue que après un instant que cette hôte avait un aspect prothéen. Elle rangea son arme et vint devant la prothéene. ''Vous semblez penser qu'ils sont invincibles, mais pourtant nous les avons vaincus. C'est en s'unifiant et à l'aide du creuset que nous avons pu les battre.'' La turienne regardait l'hologramme et revoyait les images de cette guerre dans sa tête. ''Nous avons eut des pertes, nous avons dû reconstruire. Mais aujourd'hui, treize ans après leur passage. Nous sommes là et tout cela n'aurait pas été possible sans notre unification et je devrais dire, avec une galaxie entière qui faisait un front commun.'' Elle reprit son souffle et continua. ''Moi-même, j'étais dans ces lignes, j'étais avec des humains, des krogans, des quariens et bien d'autre. Ne restez pas dans l'optique des ennemis impossible à battre.'' Pour finir son discours, Scana décida d'être franche jusqu'au bout. ''D'ailleurs, ne croyez vous pas que c'est dans votre solitude, votre arrogance et votre esprit borné que ce trouve la faiblesse qui vous a empêché de vaincre les moissonneurs.''

C'était peut être un peut suicidaire de faire cette remarque à leur hôte, mais la turienne n'avait pas l'intention de se faire dicter se qui était la vérité et ne céderait pas de terrain face à l'ex impériale qui semblait les prendre de haut. Après une guerre pareil et les choses qu'elle avait vue, la vétéran refusait qu'on lui retire cette victoire pour laquelle beaucoup étaient tombés. Elle se tenait donc droite, avec un regard qui ne baissait pas face à l'hôte et avec les bras croisés en attente d'une réponse de son interlocutrice.




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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 23 Juin 2015, 23:17


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Le plan final était plus que correct, on allait opté pour la subtilité à l'ouverture des portes puis par sa stratégie de diversion une fois à l'intérieur. L'ingénieur .... Masha Narishkin se rappela-t-il, était partisante de son idée et le chef de l'expédition ne l'avait pas contredit. Dans tous les cas Arius souhaitait au final absolument savoir qui étaient ces aliens mais d'un autre côté ils jouaient quitte ou double. En même temps ils n'avaient pas vraiment le choix soit ils risquaient tout ou finissaient sur cette planète à jamais. Arius ne voyait pas vraiment ce que cela pouvait leur apporter et préférait largement mourir en essayant de partir.

Un peu moins d'une heure plus tard tout le monde était prêt pour lancer l'opération d'infiltration. Arius avait formé deux équipes l'une dirigé par le drell et l'autre par lui. Chacune équipée respectivement de camouflage et d'hologramme. L'ingénieur Narishkin envoya son drone alors que toute l'équipe de survivant était positionné à couvert derrière des arbres déraciné, ou camouflé derrière la flore vraiment imposante de cette planète. S'il sortait quelque chose de ces portes ils seraient au moins prêts, s'il était possible d'être prêt face à l'inconnu.

Le drone avançait, lentement, et d'ailleurs soit la réaction des occupants de l'installation était aussi lente que le drone soit il n'y avait strictement personne. Aucune réaction, et cela était plus étrange qu'autre chose, surtout que l'installation n'était pas envahie par la végétation il y avait donc forcement quelqu'un pour entretenir tout cela. Une autre surprise, plusieurs soldats activèrent leurs camouflages optique dans l'équipe du drell. Il lui demanda si cette opération était prévue par radio et il le lui confirma ainsi que le fait Scana en soit à sa tête.

Il n'aimait pas cette idée mais au final elle était parfaitement logique il la laissa donc faire dans son initiative. L'instinct est toujours quelque chose d'utile et la prudence également quelque que soit ce qui l'avait motivé.

Alors que le drone attendait depuis une poignée de minutes l'équipe d'avant-garde venait d'arriver et retira son camouflage avant de faire signe au reste des survivants de les rejoindre. Une fois tout le monde là Arius s'occupa de diriger les équipes en position défensive pendant que la spécialiste s'occupait du piratage.

La porte finie enfin par s'ouvrir, contrairement à ce qu'ils avaient prévu mais sans vraiment s'attendre à quelque chose de précis, Arius fut étonné de trouver un unique couloir derrière ces portes. L'équipage avançait prudemment avant d'entendre un message d'intrusion. Tout le monde eu des réactions différentes, peur, interrogation, méfiance, ou bien strictement rien, parfois même plusieurs à la fois. Mais quand un hologramme apparu devant eux, la surprise prit le pas sur toutes les autres.

Arius avait déjà vu des images de prothéen, tout le monde en avaient vu après la guerre des suppositions à l'heure sujet étaient courante mais qui se révélèrent finalement exacte sur leur apparence approximative. L'équipage écouta l'IV, l'IA ou bien peut être même un survivant de leur espèce avec attention. De toute évidence l'information de la victoire sur les moissonneurs ne leur était pas parvenu. De plus la prothéenne défendait fermement qu'il était impossible de vaincre les moissonneurs. C'est Scana qui lui expliqua la première, d'une façon direct et sûr d'elle qui impressionna assez Arius. Pas par la façon dont elle le disait mais par ce qu'elle disait. Scana semblait leur reprocher pas mal de choses alors que l'on avait aucune connaissance d'eux ou de la façon dont ils avaient vraiment vécu sur la galaxie.

- Nous avons pu en effet parvenir à réaliser votre Creuset qui nous a permis de vaincre les moissonneurs. Mais que peut bien renfermer la Bibliothèque pour qu'elle puisse elle aussi permettre de vaincre les moissonneurs pour un éventuel cycle suivant ?

C'est surtout à cette affirmation de la prothéenne qu'Arius avait prêté attention. Si ce bâtiment était suffisamment important pour permettre de changer l'avenir d'un cycle contre les moissonneurs que pouvait il bien contenir ?


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 28 Juin 2015, 01:55
Masha se prépara au pire aussi bien qu'il était possible de le faire : difficilement, mais avec la volonté inébranlable et vaguement stupide de la soldate qu'elle était. Le Drell valida une partie de son plan. Elle envoya son drone qui ne remarqua rien de particulier, puis finalement, ils progressèrent jusqu'à la porte. Elle fut difficile à ouvrir, mais aucun liquide explosif ne fut blessé dans le processus. Elle siffla entre ses dents tandis que les portes s'ouvraient, découvrant l'intérieur du bâtiment aux allures étranges. Elle n'avait jamais arpenté un bâtiment pareil, mais malgré cela, elle avait une impression de Déjà-vu prégnante. Tout était d'un cycle différent, d'un cycle lointain, mais pourtant, la technologie semblait des plus avancée. De grands couloirs sans fin. Rien n'était caché, tout était intégré dans les murs.

Malgré son air neutre, elle était impressionnée par la technique qui avait dû nécessaire à lever ses murs. L'ambiance pesante de l'endroit était comme une chape de plomb sur chacune de ses épaules.

Peu de races pouvaient prétendre à ce genre de créations. Masha était intelligente, mais trop pragmatique pour y croire réellement. Elle embrassa l'endroit d'un regard presque dur. C'était donc finalement vrai. L'Alliance n'avait finalement pas été totalement stupide de l'envoyer ici, sur cette mission si particulière. Lorsque le Prothéen apparut, elle fut peut-être la moins surprise du lot. L'excitation et la fébrilité de ses camarades étaient presque touchantes, mais cela soulevait plus encore de questions que de véritables réponses. Malgré tout, elle sentait dans son ventre différentes émotions contraires la secouer : Curiosité, excitation, peur, tristesse. C'était comme un mauvais repas, qui avait pour défaut principal d'être vraiment trop copieux. Elle tenta de garder son calme alors qu'un mélange de larmes et de haut-le-coeur la secouait. Finalement, elle restait humaine et cette découverte la faisait réagir.

C'était trop facile, beaucoup trop facile par rapport à tout ce qu'ils avaient subi jusqu'ici. Si cette base était un reste d'une civilisation éteinte (ou presque -qui sait-), qui était les humains dehors ? Qui les contrôlait ? Pourquoi avaient-ils été hostiles contre eux ? Des morts sur le chemin, mais personne dans la grande bibliothèque fleuron de la civilisation pour laquelle une guerre interespèce pourrait commencer ? Non. Masha grimaça tandis qu'ils discutaient avec l'IV. Beaucoup de questions. Un discours moralisateur pour une IV. Des questions pertinentes. Ses jointures blanchissaient autour de la crosse de son pistolet tandis qu'elle le serait

"Savez-vous qui sont les personnes dehors ? Qu'est-ce qui se passe ici ?"

C'était ça, l'important. La bibliothèque était là depuis des milliers d'années, elle y resterait. Eux, par contre...
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Sam 04 Juil 2015, 18:04


    L’arrogance de la réponse de certains de ses interlocuteurs ne plut pas à l’IA Prothéene. Ses créateurs avaient été les maîtres de la Galaxie, tous les craignaient et s’agenouillaient devant eux. Ils avaient été les garants de l’évolution de ces espèces qui lui faisaient à présent faces. Ils n’auraient été rien sans l’aide de l’Empire, ils n’auraient jamais pu accomplir les choses qu’ils avaient potentiellement accomplies. Et qu’elle était donc cette bêtise de prétendre avoir vaincu les Moissonneurs ? Lui faisaient-ils l’affront de, non seulement lui manquer de respect, mais également lui mentir ? Que cherchaient-ils à accomplir ? Lui voler son trésor ? Lui arracher des mains la Bibliothèque, SA Bibliothèque ? Ces primitifs ne méritaient clairement pas qu’elle s’intéressât à eux, qu’elle leur accordât son temps. Ils étaient venus sur son domaine, avaient pénétré son antre, et osaient lui manquer de respect, à elle, le dernier monument de son Empire ! Elle ne le tolérerait pas. Il était temps que ces êtres inférieurs apprennent à rester à leur place.
    Cependant, si Savoir se sentait offensée de la réponse de la femelle Turienne, elle n’allait pas se rabaisser à son niveau et cracher au visage de ses ennemis. Elle avait appris à rester courtoise, même avec ceux qui ne le méritaient pas. Ainsi, avant de décider quoi faire de ces intrus, elle décida néanmoins de leur faire l’honneur de répondre à certaines de leurs questions. Après tout, s’ils allaient mourir, au moins mourraient-ils un peu moins ignorants.

    - Ce que renferme la Bibliothèque ? Eh bien tout, répondit Savoir au curieux Turien en s’avançant devant lui. Elle est le temple du savoir ; toutes les connaissances, tout le savoir de l’Empire Prothéen y est précieusement gardé. L’accumulation de plus de dix millénaires de recherches et de domination galactique se cache dans les murs de ce bâtiment.

    Puis l’hologramme s’avança vers l’Humaine qui avait daigné lui demander l’identité de ses soldats. Une question légitime, mais si banale. Mais si la réponse pouvait lui apaiser la conscience avant de mourir, pourquoi se gêner de lui répondre ?

    - Ces personnes sont des gens ayant eu l’intelligence de se ranger de mon côté, plutôt que m’opposer, expliqua-t-elle froidement. La défense de la Bibliothèque devrait être la priorité de tous, surtout lorsque votre Cycle est au bord de l’extinction. Ces personnes l’ont compris et ne se sont pas opposé à ma volonté.

    - Et se sont fait laver le cerveau… lâcha Krelek à voix basse, se rappelant l’Humain fou croisé plusieurs jours plus tôt, et parlant d’une déesse de lumière.

    Savoir se retourna face au Drell et, d’une moue arrogante, lâcha :

    - Ce que vous pouvez penser ne m’importe peu. Vos offenses sont un signe prouvant que vous n’êtes tout simplement pas prêt à intégrer l’Empire et le faire renaître de ses cendres. Ceci est regrettable, mais nécessaire. Protocole d’extermination lancé, tout sujet étranger doit être éliminé.

    Suite à ces paroles, l’hologramme disparut, aussi rapidement qu’il était apparu. La dernière phrase lâchée par Savoir n’augurait rien de bon, il allait sûrement falloir se préparer à une opposition armée. L’équipage avait-il une chance de survie ? L’équipement dont disposaient les mystérieux soldats que les survivalistes avaient dû affronter s’était révélé être bien au-dessus du leur. Il allait falloir faire preuve de prudence et d’intelligence, s’ils voulaient s’en sortir. La première chose à faire était de quitter le couloir dans lequel ils se trouvaient. Faire marche arrière n’était pas une option ; il fallait trouver un moyen de quitter la planète, et ce n’était pas dans la jungle qu’ils le trouveraient. De plus, le Drell doutait que Savoir les laisserait quitter la Bibliothèque aussi facilement. Aussi dangereux cela paraissait, il fallait s’enfoncer plus profondément dans le monolithe. Trouver le processeur de l’IA était sans doute la seule solution pour eux de survivre. En effet, elle allait sans doute déployer tous les moyens à sa disposition pour se débarrasser des survivalistes et ces derniers ne connaîtraient pas de répit tant qu’ils auront à l’affronter. Krelek se demandait d’ailleurs bien de quels artifices disposait l’IA pour défendre la Bibliothèque, outre ses soldats endoctrinés. Mais, au vu de l’importance du monument, les Prothéens ne devaient pas avoir paressé sur les systèmes de sécurité.
    Suite à ces réflexions, Krelek se tourna face au reste de l’équipage et expliqua la situation, ainsi que son raisonnement. Il n’y avait pas de temps à perdre, il fallait agir maintenant, avant que Savoir n’ait le temps d’en finir avec eux. Car c’était ce qui allait se passer s’ils n’agissaient pas maintenant.

    - Dépêchons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! conclut-il.

    Il se mit donc à courir vers la porte qui se trouvait à l’autre bout du couloir, rapidement suivi par le reste de l’équipage. Arrivé à destination, et fort heureusement, la porte s’ouvrit, donnant accès à une gigantesque salle aux proportions titanesques, mais que ne devait probablement représenter qu’une infime partie de la Bibliothèque. Tout en hauteur, on pouvait apercevoir plusieurs balcons, marquant les différents étages qui surplombaient les survivalistes. Impossible de savoir quelle direction prendre ; les possibilités étaient plus qu’abondantes. Instinctivement, Krelek se dit que le cœur de Savoir devait se trouver proche du centre du monolithe, ce qui était probablement l’emplacement le plus logique.
    Mais le Drell n’eut pas le loisir de réfléchir plus longtemps, car un bruit mécanique se fit entendre et plusieurs entités mécaniques sortirent des murs. Il s’agissait de toute évidence de drones de sécurité, programmé apparemment pour l’élimination des intrus, car ce n’est pas avec une approche bienveillante qu’ils s’approchèrent du groupe de survivalistes.

    - Tous à couvert ! s’écria Krelek à la vue des robots, qui n’allaient sans doute pas attendre plus longtemps pour faire feu.














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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Ven 10 Juil 2015, 17:05
Le bâtiment ne semblait pas trop moche et la turienne faisait le tour avec ses yeux. Elle était révoltée contre l'IA et n'acceptait pas sa version des faits. Elle savait que c'était prothéen et que certains les voyaient presque comme des être sacrés, mais la femme ne les voyaient pas plus haut que les autres et estimaient qu'ils pouvaient avoir tort et qu'il ne fallait pas forcement les prendre avec des pincettes juste pour leur statut d'ancienne civilisation.

En reprenant les faites, c'était même les meilleurs paroles qui collaient à son impression. Ils avaient retournés des humains contre eux alors qu'ils n'auraient peut être pas été aussi agressif si ils n'auraient pas écoutés ses conneries. Pendant un instant en entendant l'ancêtre parler, elle faillit envoyer sa signature dans la figure de cette dernière et de cette impression de hauteur qu'elle donnait, mais le rappel d'hologramme l'en empêcha de passer pour une idiote. Il ne manquerait plus qu'un conflit pour que la turienne finisse par perdre les pédales. L'I.A parlait et ses paroles ne menaient nulle part. La jungle, le fou, les bêtes et la situation usaient les nerfs de l'armurière qui commençait à être à fleur de peau et elle l'avait montrée avec son premier contact avec la bibliothécaire.

L'hologramme partit, les autres rejoignirent l'autre bout du couloir et Scana fut tirée par Arius qui semblait avoir vu que la turienne était ailleurs. Le choc de situation et le cumul de l'I.A fit ce que l'armurière voulait éviter. L'ex militaire de prenait rien en compte et ciblait les articulations des robots qui les reliaient. Balle après balles, la femme enchaînait les coups. Il n'y avait pas de bruit et pas de sentiments. Il n'y avait que son arme et sa cible. Elle ne laissa pas de répit aux ennemis. Naevus ne savait pas combien de cartouche de sniper elle avait tirée. Elle voyait certaines pièces voir des carcasses entières de ces menaces de ferraille aux sols.

La bricoleuse ne réfléchissait plus à rien d'autre qu'au combat. Soudain, elle sentit une force qui l'obligeait à se déplacer. La turienne tenait sa position, mais avec l'augmentation de l'autre, elle dû la suivre. Elle sortit de folie et vue Terah et Xenan qui la tirait. ''Lâchez moi, je suis sûre qu'on peut les avoir.'' Palzen l'engueula. ''Tu as surtout failli finir morte. Contrôle toi.'' Son collègue prit la relève. ''Tu as surtout fait la conne là. Si on seraient pas venus tu aurais finie en sacrifice inutile.'' Il regarda l'autre. ''On peut la lâcher?'' Il fit un signe de tête et Naevus hésita à faire demi tour avec son Phaeton en main. Palzen l'agrippa par l'épaule et lui fixa les yeux comme pour la dissuader. Elle décida de suivre le reste du groupe.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 13 Juil 2015, 01:32
Les I.A. sont différentes des I.V. Plus complexes, plus chiantes, plus agressives. Certaines peuvent même devenir butées. Saleté d'I.A. Les Geths étaient assez de problèmes, une preuve par l'exemple que les humanoïdes de chair étaient incapables de contrôler leurs propres créations. On ne contrôle que partiellement ses propres enfants, après tout. Masha aimait malgré tout le côté indompté des I.A., cet espoir de ce qu'il pouvait devenir. Et puis, on pouvait détester une I.A. au même titre que l'on déteste une personne. On pouvait détester être la cible d'un protocole d'extermination, pour des raisons plus qu'évidentes : la mort, c'est nul. Elle avait presque accepté son sort dans la jungle, ou même lors du crash du vaisseau. Mais ici et maintenant, puisqu'il s'agissait d'une "personne" qui voulait sa mort, il n'y avait aucune raison pour qu'elle lui donne satisfaction.

Elle courut avec les autres vers la porte que le Drell voulait atteindre. A chacun de ses pas, elle sentait son souffle froid et rapide filer entre ses lèvres. Chaque pas sur le sol résonnait dans tout son corps, comme un désir de survie. Elle ne voulait sûrement plus mourir. Elle passa la porte en glissant presque, finissant un cortège de fuyards. La nouvelle pièce devait faire la taille d'une large cathédrale. Elle fit un simplement mouvement de tête pour presque "scanner" l'endroit plus que l'observer. Lorsqu'elle vit des trappes s'ouvrir dans les murs, elle siffla furieusement entre ses dents. C'était ce qu'elle pensait ?

- Tous a couvert !

Elle se jeta derrière un paquet de caisse tandis que les armes automatiques des Drones déversaient un flot de munitions contre la couverture qu'elle venait de prendre. Il y avait sur son visage une grimace qui ne semblait être rien d'autre qu'un… Sourire ?
Un sourire dément pour lequel il ne manquait que des dents pointues pour finir de le rendre inquiétant. Elle. ELLE ? On l'attaquait avec des drones ? Elle qui bossait sur l'application des techniques de surcharge en combat ? Depuis dix ans ? Elle aurait été infoutue de monter un drone de combat aussi perfectionné, mais elle savait plus que pertinemment comment le détruire. Peu importe d'où venaient ces foutus robots. Ils ne seraient jamais aussi près qu'elle pour ce combat.

Elle rampa vers Krelek et lui dit :

- Tant que c'est fait de métal et de circuits, ça peut se court-circuiter ! J'ai besoin d'un tir de couverture !

Elle jeta un coup d'oeil rapide au dessus des caisses. Elle n'avait jamais vu ce type de drones là, mais il était assez simple d'en voir les points forts et faibles pour une personne aguerrie comme elle l'était. Elle rechargea son arme, qu'elle mit ensuite entre ses dents pour programmer ses prochaines attaques de surcharge sur son Omnitech. Pas question de faire dans la dentelle, même si ce combat devait vider les dernières batteries de ce qui couvrait son bras. Elle reprit son arme et l'arma d'un coup sec vers l'arrière, cherchant le regard du Drell.

- Visez la tête quand qu'ils sont immobilisés par la Surcharge, la lumière bleue. L'accumulation des dégâts devrait les faire exploser.

Elle semblait attendre quelque chose. Puis elle se releva brusquement lors de la fin d'un cycle d'attaque de l'un des drones. Peu importe l'arme, il faut toujours qu'elle refroidisse. Elle lança en un instant, un surcharge sur le drone le plus près, ainsi qu'un tir. Puis elle se remit à couvert, attendant le répit d'un prochain cycle pour renvoyer une surcharge sur un nouveau drone. Elle aurait pu envoyer une salve de surcharges, mais son attaque aurait perdu en puissance. Elle comptait définitivement sur les autres, car si la surcharge faisait toujours mouche, ce n'était pas le cas de ses tirs.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mer 21 Oct 2015, 05:37
Survivre.

Parfois, le seul choix que l'on a devant la situation est de courir. Courir pour sa vie, courir comme si on y croyait plus. Chacun tentait l'ultime sacrifice pour sauver sa vie. Chacun tentait, une dernière fois, de s'enfuir de cette situation inextricable. Dans les têtes, chacun se murmurait les mêmes mots "C'est ainsi que je vais partir ?"

Au sein même des archives prothéennes, joyaux inestimable, perdu derrière un champ de force qui ne sera passée par personne d'autre. Les surcharges que lançait Masha ne marchaient pas. Les tirs se perdaient sur les carapaces métalliques des drones, véritables bijoux de technologie. Les prérogatives devenaient alors simples : reculer le plus vite possible, en espérant que personne n'aurait le mauvais goût de leur offrir une porte fermée. Et c'est ce qu'ils firent par plusieurs fois. Ouvrant des issues de secours, se perdant dans ce labyrinthe sans fin. Quelques-uns se sacrifièrent, trop sûrs de la perte du groupe de toute manière. Il fallut attendre leur arrivée dans un large hangar aux proportions titanesque pour que la solution vienne d'elle-même. Dernier espoir qui prenait forme d'une corvette moderne aux allures correctes, parmi une dizaine d'anciens vaisseaux que les membres de l'équipe survivante n'avaient jamais l'occasion de croiser dans leurs jeunes vies. Le flot d'information qui passait dans l'esprit de chacun était d'une démence sans précédent, certains se jetèrent sur le vaisseau immédiatement, Scana préféra fermer la large porte du hangar, coupant l'arrivée des drones poursuivants pour le moment. Malheureusement, un laser fila au travers de l'entrebâillement pour atteindre Arius qui cria, mais tînt debout malgré la douleur. Masha alla le soutenir tandis qu'ils entraient dans le bâtiment dont la porte s'était ouverte sans soucis.

La mécanicienne déposa Arius au poste de pilotage et se jeta vers la salle des machines, sabotant presque son travail par la vitesse. Dehors, Scana attendait l'arrivée des drones qui commençaient déjà à attaquer la porte de manière visible.

Les engins vrombirent tandis que le vaisseau humain s'allumait, les moteurs préchauffaient. Masha avait déjà oublié pourquoi elle allait si vite, mais il lui fallut juste un instant pour enfin appuyer sur la touche qui alluma définitivement les moteurs, qui firent légèrement décoller le vaisseau. Heureusement pour elle, c'était un modèle qu'elle connaissait. Elle se donna un moment pour calibrer les défenses. Krelek rejoint Arius au poste de pilotage, aidé par un autre turien.

Dehors, les drones étaient arrivés. Scana, une main autour du chambranle de la porte extérieur leur tirait dessus. Masha parla par le communicateur au poste de pilotage, une sécurité devait être retirée dans le poste avant gauche du canon principal. Krelek fila vers l'endroit, il trouva la sécurité, fixée par un ingénieur trop consciencieux ou le Bibliothécaire lui-même ? Il tenta de tirer dessus. Tandis que le vaisseau s'élevait, le bouclier principal essuyait de plus en plus de tirs de la part des drones. Si bien que certains passèrent à travers la protection. Le flanc gauche essuya un violent dégât.

Masha signala que le canon principal était débloqué au moment même où Krelek fut projeté hors du petit espace de machinerie, la porte se fermait d'elle-même pour éviter une décompression qui n'aurait pourtant pas lieu. Le Drell était aussi bien gravement brûlé que dangereusement blessé. Scana esquiva un tir tout en fermant la porte tandis que le vaisseau se dirigeait vers une sortie fermée. Le canon fut chargé et tira dans la porte du dock. Le métal se tordit sous le premier coup, il s'arracha de lui-même à la deuxième charge. Ils passèrent alors à l'extérieur, presque soulagés d'apercevoir de nouveau la verdure mortelle de la planète.

Ils sortirent de l'atmosphère, avec bien moins de mal que pour y entrer, mais il y eut tout de même deux secousses et des baisses de courant tangibles qui manquèrent de faire pleurer les plus à bout. Le niveau d'essence ne permit que de se projeter en dehors du champ de gravité de la planète. Arius, le capitaine, était de toute façon à présent évanoui, sa blessure l'ayant bien affaibli. Ils commencèrent à dériver peu de temps après, avec pour seul espoir les messages de détresse.

Mais cet espoir était bien plus tangible, surtout pour Masha qui arriva à contacter l'Alliance assez rapidement lorsque leur signal fut diffusé. Ce fut un équipage plus que réduit qui entra dans le vaisseau de secours. Krelek était tombé dans une sorte de coma, Arius n'était plus conscient et le reste de l'équipage ne semblait être l'ombre que de lui-même.

Mais à présent, ils savaient ce qu'il y avait sur cette planète. Derrière des dizaines des meilleurs systèmes de défense, il y avait la plus grande base de savoir de l'univers. Combien de temps faudrait-il pour que quelqu'un ne tente de nouveau de s'en emparer ?

Les membres survivants de la première expédition ne voulaient pas y penser.

C'était une fin amère.

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Reliques du passé

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