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 Reliques du passé

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MessageSujet: Reliques du passé   Sam 14 Mar 2015, 18:00
Intervention MJ : Krelek AelosDate : 14 mars 2200 RP Violent
Krelek AelosKean HaygenMasha NarishkinArius ArmalisScana Naevus
Reliques du passé



    Nos Astra, Illium


    Krelek était, comme bien souvent depuis ces derniers mois, dans le salon de son vaste appartement, le regard rivé sur un large écran holographique qui lui faisait face. Derrière celui-ci se dévoilait l'horizon de Nos Astra, l'illustre colonie Asari des Systèmes Terminus aux gratte-ciels à la taille titanesque. Le soleil se levait et illuminait la pièce d'une lueur rosée, celle du matin. Le Drell se levait toujours de bonne heure, mais, cette fois-ci, il y avait une raison supplémentaire à la simple habitude. Il était en train de se préparer. Sous ses yeux défilaient divers textes, des rapports et des articles venus de l'extranet. Tous concernaient un même sujet : LV-2185. Ce nom avait une réputation des plus sinistres et avait été donné à une orbite, se situant autour de RT-2184, une géante gazeuse particulièrement grande. Cette zone était connue pour faire disparaître tout vaisseau s'en approchant, une sorte de triangle des Bermudes, pour reprendre l'expression humaine. Depuis sa découverte, en 2185, aucune expédition ne revint de son aventure, et l'orbite fut rapidement considérée comme maudite. Les scientifiques pensaient que la source du problème était le champ magnétique de RT-2184, qu'ils supposaient trop puissant pour les systèmes électroniques des vaisseaux actuels. Dès lors, plus personne n'osa retourner dans le système de Péitho, qui était, de toute manière, peu intéressant pour les compagnies minières et coloniales, car dénué de tout astre valant la moindre dépense. Il n'y avait qu'une planète tellurique et RT-2184, évitée à cause de la présence de LV-2185. Quelques intrépides aventuriers avaient tout de même tenté de s'approcher de la géante gazeuse, mais aucun d'entre eux ne revint.

    Pourquoi Krelek s'intéressait-il donc à une orbite qui ne semblait offrir que la mort à ceux qui s'en approchaient ? Tout simplement parce qu'il n'était pas superstitieux. Pour lui, la raison des disparitions n'était pas due au champ magnétique de RT-2184. Il ne trouvait d'ailleurs pas logique qu'elles n'eussent lieu que sur l'alignement d'une orbite, et non pas sur la totalité de la surface de la géante gazeuse. Pour lui, il y avait quelque chose de plus que ce que les scientifiques disaient. Et il n'était absolument pas question d'un triangle des Bermudes ; de telles choses n'existaient pas. Il n'avait pas de réelles hypothèses sur le sujet, mais il était persuadé que LV-2185 n'était pas ce qu'on disait qu'elle était. S'il devait absolument donner une raison autre que la superstition et l'explication scientifique, il dirait simplement qu'il s'agit très probablement d'un artéfact d'une race ancienne et disparue, encore actif et mettant en péril ceux qui s'en approchait. D'aucun dirait qu'il est un inconscient pour lui aussi tenter sa chance avec la mystérieuse orbite, mais lui disposait d'un budget qui dépassait celui de ces explorateurs amateurs qui avaient disparus. Il avait de quoi se préparer et faire face à tout danger, quel qu'il fût. Il était sûr de son coup et n'avait pas peur du danger, il avait en effet connu pire. Ce n'était pas une superstition et les explications infondées de quelques scientifiques qui le rebuteraient.

    D'un geste, Krelek fit défiler les informations qui lui faisaient face, les faisant disparaître de son champ de vision, et d'autres vinrent les remplacer. Cette fois-ci, il ne s'agissait pas d'articles, de rapport ou autres textes, mais de profils, de dossiers. En face de lui trente photos d'identification lui faisaient face. Il avait constitué une équipe afin de l'aider dans son entreprise, et avait minutieusement choisi chaque membre afin d'optimiser l'efficacité du tout, et s'assurer qu'aucun ne poserait de problème ; tous étaient fiables, capables et motivés, et chacun avait son rôle à tenir. Il avait également fait dépêcher une frégate, afin de les transporter jusqu'à leur destination. Il l'avait fait préparée et armée, afin d'être prête à tout ; étant donné qu'il se s'attendait pas à avoir à faire face, ni à un champ magnétique trop puissant, ni à un trou noir, il préférait miser sur l'armement, pour affronter un potentiel ennemi, qui pouvait, ou non, être la source des disparitions. Au fond de lui, le Drell savait que les malheureux qui avaient perdu leur vie aux abords de LV-2185 avaient été tués, c'était la seule explication rationnelle qui lui convenait. Les reliques d'une race ancienne ? Ou peut-être une espèce inconnue, belliqueuse et peut désireuse d'entrer en contact avec le monde extérieur ? Il le découvrirait très prochainement. Il était confiant, et fier de l'équipe qu'il avait constitué. Il serait celui qui superviserait le tout, au nom du Courtier de l'Ombre, se faisant donc passer pour un agent de ce dernier.

    Cependant, Krelek n'était, ni qualifié pour mener un équipage, ni assez expérimenté pour s'occuper des missions d'exploration que l'expédition lancerait. Pour ces raisons, il avait recruté un capitaine, ainsi que ses cinq hommes, un Turien répondant au nom d'Arius Armalis. Il allait être celui aux commandes de la frégate dépêchée par le Drell. Quant à l'exploration, il s'agissait d'une humaine, une certaine Kean Haygen, qui allait gérer cet aspect de l'entreprise. Le reste était des hommes aux origines diverses et variées, mais aux capacités confirmées. Il était intéressant de noter que l'Alliance avait remarqué l'intérêt du Courtier de l'Ombre pour LV-2185, et avait fait en sorte qu'il recrutât l'un de ses membres, sûrement dans le but de garder un œil sur l'expédition. En effet, c'était les Humains qui avaient découvert la mystérieuse orbite, et il était logique qu'ils gardassent un minimum d'attention à son propos. L'envoyée était une dénommée Masha Narishkin. Elle était une technicienne et un ingénieur, et allait assumer ce rôle au sein de l'équipage. Après avoir longuement consulté son dossier, Krelek avait conclu qu'il pouvait se permettre d'accueillir l'Humaine. Elle ne saboterait pas l'expédition ; le Courtier de l'Ombre et l'Alliance, indirectement, travaillaient de concert, dans ce cas-ci.

    - Monsieur Aelos, votre navette vous attend, annonça la voix synthétique de Rune, l'IV personnelle du Drell.

    Le concerné soupira, non de lassitude, mais parce que le point de non retour avait été atteint. Dans une heure, lui et son équipe quitteraient Illium pour se diriger vers LV-2185, où ils rencontreraient fortune, ou la mort.

    A bord du Infinity


    Krelek était en train de rejoindre la salle de commandement de la frégate, qui s'approchait petit à petit de sa destination. Il avait revêtu son armure, qu'il n'avait pas eu l'occasion de porter depuis quelques temps déjà. Cela lui conférait un certain sentiment de gaité, de pouvoir enfin reprendre un peu de service et se retrouver à nouveau en mission. Le Réseau avait été tellement atteint par l'attaque des Traques-Ombre et la mort du dernier Courtier de l'Ombre qu'il était proche d'un état léthargique qui entravait plus qu'autre chose le Drell. Ce dernier espérait d'ailleurs que son expédition soit bénéfique à ses affaires, mais, ne sachant pas ce qui l'attendait, il ne pouvait que rêver. Mais il aurait bientôt les réponses à ses interrogations, car il approchait de plus en plus LV-2185. Le vaisseau venait d'entrer dans le système de Péitho et rien d'autre que son étoile n'était pour le moment visible, bien qu'encore très éloignée. Krelek entra dans la pièce et vint se placer près du siège de commandement, où était assis Arius Armalis.

    - Alors, monsieur Armalis, comment se porte notre équipage ? demanda-t-il. Est-ce que les radars perçoivent quoi que ce soit ?

    Krelek était en effet aux aguets de la moindre irrégularité de fonctionnement des systèmes, la moindre hausse d'activité électromagnétique. L'Infinity venait certes à peine d'entrer dans le système, mais le Drell ne pouvait s'empêcher de rester sur ses gardes.














Dernière édition par Krelek Aelos le Jeu 07 Mai 2015, 21:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 15 Mar 2015, 19:04


L’attraction qu’exerçait le danger sur moi relevait de la pulsion morbide.
L’alarme retentissait, sourde à ma vive animosité. Le navette atteignait un niveau d’instabilité critique. Tout son intérieur n’était plus que cycliquement éclairé par la lumière rouge de l’alarme. Dans mon mano a mano avec le Destin, je ne lâchais pas une parcelle de terrain sans l’avoir férocement défendu. C’était un combat perdu d’avance, comme toujours. Mais la finalité importait guère ici.


Il faut imaginer Sisyphe heureux.


Le but était d’aller le plus loin possible. Et un jour, peut-être, je te vaincrais. Je te mettrais à bas, je te dompterais comme j’ai dompté la Bête. Elle qui, ce jour-là, était suppliante à mes pieds. Alors je pianotais furieusement sur le tableau de bord. Je démultipliais ma présence et faisais pression sur mon esprit pour déployer toutes les capacités, même insoupçonnées, que mon vécu avait accumulé. Mes gestes erratiques révélaient un génie et une insanité d’esprit effrayants. Tu l’as pas prévu celle-là hein ? J’avais programmé le saut cosmodésique. Sans coordonnés. J’avais très rapidement compris que les programmer prendrait trop de temps et m’amènerait à ma perte. La possibilité que j’apparaisse à l’intérieur même d’un astéroïde ou d’un corps tellurique était immense. Auquel cas, je n’avais aucune idée de ce que mourir sera. J’appuyais sur le bouton d’exécution.


Je rouvre les yeux. Inspire par le nez. Assise à la grande table d’acier des quartiers de l’équipage, je fixe un point dans le vide. Débarrasse-moi de ça. Fais en sorte que je ne revienne pas.
Cependant, il semblerait que le destin veuille encore me garder dans sa main. Comme un vieux jouet dont on ne veut pas se séparer. Mon équipage me cherchait sans doute. Cette incomplétude de Nous rendait les jours difficiles quand un des nôtres n’était pas à bord. Et l’ordre des choses faisait que c’était souvent mon cas. Jamais volontairement bien sûr, sauf cette fois sur Korlus…
Je ne partageais pas cet enthousiasme et cette ambiance de travail « bon enfant » qui régnait sur le vaisseau. Pour être honnête, j’abhorrais cela. J’étais « chargée d’expédition ». Oui, moi aussi ça m’a fait rire. Mes articles insignifiants sur la terraformation avaient trouvé un écho inattendu. Ah, s’ils savaient ! Ce « travail » n’était qu’un prétexte pour avoir les pieds sur terre, sur une terre vierge et vivable. Tous ces travaux et pistes scientifiques n’étaient rien d’autre que de la masturbation intellectuelle qui avaient pour but de mieux faire passer le fait qu’on jouait de la guitare au coin du feu, et qu’on passait toutes nos nuits à se masturber à la belle étoile.


Ma mauvaise humeur latente prenait le dessus. Ma réminiscence passée, la confrontation et l’énergie qu’elle apportait me quittaient. Tony prit une chaise pour s’asseoir devant moi. Il souriait. J’avais plus ou moins sympathisé avec lui. C’était un père célibataire passionné par les mystères. Il avait promis à son fils de revenir avec une nouvelle histoire à lui raconter, où Papa serait le héros. C’était quelqu’un de faible, joyeux et influençable. Il m’avait montré des photos de Jack, son fils, resté dans un pensionnat sur une colonie humaine. Il m’arrivait de me dire qu’il ne reverrait plus jamais son père. Puis un changement perceptible se fit dans l’air. Tony continuait à me reporter les nouveaux ragots de l’Infinity, affable. Il n’avait rien senti. Je me levais brusquement de ma chaise, portant le regard sur la baie d’observation. J’avais exploré assez largement la galaxie pour reconnaître le système et savoir que l’on venait d’entrer dans le Triangle des Bermudes de la double spirale. Péitho.


Ça y est, ça s’amorçait. Ma mâchoire se serra, mes muscles roulèrent sous cette contraction qui me paraissait si familière. La respiration d’avant-combat tendant à rendre l’esprit lucide, le corps calme et averti. Qu’importait les formes que prenaient l’adversité, je m’unifiais et rassemblais mes ressources de la même manière. C’était le switch. Aucun de ces hommes et femmes ne le savaient, mais j’étais bien plus qu’une exploratrice. Toute sympathie quittait dorénavant mes traits. Je ne plaçais aucune certitude en mon sort. Ni mort ni survie. Je m’en remettais au hasard.


Mais si je me sortais vivante de cette nouvelle adversité, il avait falloir que je fasse un gosse pour lui raconter toutes mes histoires…


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 15 Mar 2015, 21:58


Relique du Passé



Arius était assis sur le siège de commandement de l'Infinity. Depuis maintenant plusieurs dizaines de minutes, il était plongé dans ses pensées se remémorant les derniers événements. La semaine dernière il avait reçu un message d'un agent du Courtier de l'Ombre, une proposition de contrat. Il avait remarqué que le plus souvent les personnes demandées par le Courtier de l'Ombre étaient celle qui ne cherchait pas à se faire remarquer. Dans tous les cas il avait été fier que son équipage soit demandé et accepta cette mission d'exploration, qui était des plus intéressantes. Déjouer le mythe de LV-2185  ? Bien sûr qu'il acceptait et même sans trop réfléchir. Voilà le genre de choses qu'il aimait faire, explorer l'inconnu.

Ce qu'il regrettait était de devoir commander un nouveau bâtiment, un équipage auquel il n'était pas certain de pouvoir faire confiance. Mais il est logique que le Courtier veuille mettre tous les avantages de son côté. Et puis finalement le vaisseau n'était pas si mal il avait rarement vu de frégate aussi bien équipé et armé. Il demanda d'ailleurs son avis à sa pilote.

- L'Infinity n'est pas le genre de vaisseau que l'on trouve sur la circulation n'est-ce pas ?

Tanya restait très concentrée sur son tableau de commande et répondit les yeux toujours figés sur son écran. Ce vaisseau est tout simplement magnifique je n'ai jamais eu autant de puissance de feu dans les mains. Certes ses capacités de manoeuvre et accélération restent inférieur à celles de l'Indomptable mais pour cette mission je pense que nous sommes équipés au mieux.

Scana se tenait dans le fauteuil à sa gauche et avait pris pour habitude de rester sur le pont pendant les manœuvres et même parfois la majeure partie des voyages. Il avait remarqué qu'elle était passionnée par la vue du vide spatial, et lui aussi il devait bien l'avouer. Il essayait souvent de s'imaginer la taille qu'il représentait dans la galaxie mais cette notion était difficile à atteindre. Si bien qu'il se reporta sur des sujets plus concrets notamment leurs équipements.

- Scana, j'espère que les révisions que tu as faites aux armures de l'équipe ne nous seront pas utiles. Mais si elles le sont, je suis heureux que tu nous es rejoint. D'ailleurs tu te sens comment pour ton premier contrat avec nous ?

- Nos collègues méritent la meilleurs qualité que je puisse le fournir et même si ça n'a servi à rien. Je suis contente d'avoir put me rendre utile et les aider. Je commence à trouver mes repères, la plupart des autres me font confiance et je ne me sens pas mise de côté. Je suis vraiment contente d'être tombée sur vous.

- Tu sais que tu peux me tutoyer depuis le temps maintenant. Je sais que tu as l'habitude des supérieurs, le protocole tout ça mais plus besoin de le faire avec nous. En tout cas je suis content que te sente bien avec l'équipage.

Arius écouta avec attention la réponse de Scana. Il avait des sentiments pour elle mais il était trop tôt pour savoir si une relation serait suffisamment sérieuse avec elle. Après tout elle venait de la hiérarchie et lui et bien ... il avait vécu la moitié de sa vie dans le Terminus. Ils étaient donc très différents. Arius préféra réfléchir à autre chose comme à quoi s'attendre dans ce système.

L'équipage comportait deux autres membres de marque en quelque sorte. Qui comme Arius avaient des objectifs précis dans cette opération, un rôle à jouer. Par exemple Kean Haygen, une humaine, était spécialisé dans l'exploration d'après ce qu'il avait compris. Ce serait probablement elle qui prendrait les reines quand on arrivera dans le système de Péitho. Et il y avait aussi une certaine Masha Narishkin, elle faisait partie de l'Alliance ce qui était assez étrange. Arius n'avait jamais entendu parler d'une coopération entre le Courtier et n'importe quelle organisation officiel mais elle devait avoir des compétences forcement des plus utiles comme tout le reste de l'équipage. Sa copilote, Kara le fit revenir à la réalité par son annonce.

-En approche du système capitaine, sortie du vol SLM dans 5, 4, 3, 2, 1 ... Arrivée dans le système de Péithos.

Arius fut surpris par le drell qui arrivait derrière lui, Mr. Aleos qui était son employeur.

- Alors, monsieur Armalis, comment se porte notre équipage ? demanda-t-il. Est-ce que les radars perçoivent quoi que ce soit ?

- L'équipage à l'air en forme, vous avez recruté les bonnes personnes apparemment. Mais je n'en attendais pas moins. En tout cas cela change de commander un vaisseau avec autant de monde. Mais je m'adapte vite. Pour ce qui est des radars les scanners n'ont pour le moment rien remarqué d'anormal. Plusieurs vaisseaux à la dérive dans le système mais vu la réputation cela me semble logique. Aucune signature énergétique ni de ....

Les lumières, panneaux de contrôles, affichages holographiques s'éteignirent pendant environ une seconde et demi. Dans un grondement équivalent à celui d'un générateur que l'on couperait puis tout reprit son fonctionnement normal.

- Tanya au rapport ! S'empressa de demander Arius à sa pilote.

- Systèmes rétablies capitaine. J'ignore la raison de la coupure. Elle s'est produite quelque seconde après notre arrivée j'ignore leur provenance. Les rapports du vaisseau indiquent une coupure à tous les systèmes aucunes sources précises. Je ne saurais vous en dire plus.

- En tout cas je pense que l'on est au bon endroit c'est là que tout commence ...



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«La liberté est une question de point de vue.  » Arius Armalis

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Dernière édition par Arius Armalis le Mer 25 Mar 2015, 17:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 16 Mar 2015, 00:09
C'était spécial ces mois si. Scana était dans l'armurerie à finir la révision de l'armure de Terah qui l'aidait à ranger le matériel pour l'embarquer à bord de l'infinity. ''Elle va pas te manquer cette pièce.'' La turienne regarda le turien. ''Ouais un peut. Je m'habitue à l'Indomptable et on par déjà pour une frégate.'' Terah rangea dans le sac qu'avait laissée Naevus un kit d'outil. ''Tu es vraiment sûre de vouloir prendre ça?'' La bricoleuse referma une plaque de l'armure qui était désormais prête. ''Oui, ce kit m'a suivit sur Palaven, Digeris et la Terre. Plus pratique que lui, c'est impossible.'' Palzen regarda l'armure. ''C'est fini?'' La turienne nettoya l'atelier et laissa son collègue récuperer son équipement. ''Merci pour le coup de main.'' Le turien répondit d'un clin d'oeil et l'armurière prit son sac.

Une fois arrivée à bord de l'infinity. Scana posa son sac dans une cabine qu'on lui avait indiquée. La turienne se mit à reprendre les points principaux de la mission en allant à la salle de commandement. Le Courtier avait demandé à Armalis de commander se vaisseau en lui laissant prendre son équipage d'origine. Depuis son adoption dans cette équipe. Naevus sentait que les choses se passaient plutôt bien avec les autres, sauf Xen qui était encore méfiant envers elle. Terah et Tanya l'aidait beaucoup pour s'intégrer. Quand à Kara et Jordan, la turienne les avaient vu en plein discussion dans la salle des machines, mais ils étaient sympa avec elle. Pour finir son nouveau supérieur Arius. Elle l'appréciait bien. C'était quelqu'un d'honnête qui faisait confiance à son équipage et à qui on pouvait faire confiance. Avec lui, elle avait l'occasion de venir sur le pont. Il avait su trouver comment attirer la curiosité de Scana. Par moment lorsque c'était calme, il lui racontait des choses sur le vaisseau ou des histoire sur des combats spatiaux et elle appréciait. Arius semblait avoir découvert la passion des vaisseaux qu'avait Naevus.

Le sas du pont s'ouvra et la turienne s’avança jusqu'au siège qui se trouvait à gauche du commandant. Naevus salua ses collègues et se mit à sa place pour regarder cette espace si grand. C'était son petit rituel à elle quand elle réfléchissait à quelque chose sans avoir rien à faire. L'armurière détestait rester sans rien faire. Mais une fois quelle était dans un vaisseau, elle s'occupait de cette manière dès qu'il n'y avait plus rien à faire. Par moment, elle sentait un peu de degout en se disant qu'elle aurait pu travail chez Armax. Elle se renseignait du mieux quelle pouvait et discutait avec Tanya pour en savoir plus sur le pilotage de vaisseau plus gros que les simples navettes qu'elle connaissait.

Armalis discutait avec Tanyas et Scana rêvait en fixant le vide. Puis Arius se tourna vers elle.''Scana, j'espère que les révisions que tu as faites aux armures de l'équipe ne nous seront pas utiles.'' La rêveuse sortit de ses pensées et regarda son capitaine. ''Mais si elles le sont, je suis heureux que tu nous es rejoint. D'ailleurs tu te sens comment pour ton premier contrat avec nous ?'' La femme sourie. ''Nos collègues méritent la meilleurs qualité que je puisse le fournir et même si ça n'a servi à rien. Je suis contente d'avoir put me rendre utile et les aider.'' Cela venait de ses habitudes de l'armée. C'était l'une des premières choses que l'on apprenait aux armuriers. ''Je commence à trouver mes repères, la plupart des autres me font confiance et je ne me sens pas mise de côté. Je suis vraiment contente d'être tombée sur vous.'' Encore une fois ses yeux partirent pointer dans le vide, mais son sourire resta affiché.

Arius reprit. ''Tu sais que tu peux me tutoyer depuis le temps maintenant. Je sais que tu as l'habitude des supérieurs, le protocole tout ça mais plus besoin de le faire avec nous. En tout cas je suis content que te sente bien avec l'équipage.'' Scana se colla la main sur le front. ''Désolé, j'ai tellement l'habitude de l'administratif. Je vous... Enfin je t'assure que je vais changer ça.'' En répondant la turienne voyait que son chef était aussi dans ses pensées et affichait un léger sourire. Naevus ne savait pas quelles étaient les pensées de Arius. Mais elle était sûre que Armalis semblait les apprécier. Ce n'était pas la première fois qu'elle apercevait se sourit sur le visage du capitaine.

La turienne se remit en tête la mission. Explorer une zone de cache cache pour vaiseau ou la grotte d'un prédateur. Une chose était sûre, l'armurière ne croyait pas à l’hypothèse du trou noir. Selon les dire de Arius. Il y aura deux membres extérieurs: Une exploratrice du nom de Haygen et une ingénieure Narishkin. Deux humaines dont la turienne ne savait pas grand chose et préférait comme ça. Naevus aime bien se ferait son propre avis sur une personne plutôt que de juger sur un dossier. Ensuite il y avait un homme qui représentait le Courtier, un drell dont elle ne connaissait pas le nom. Pour tout cela, elle fessait confiance à Armalis.

Le vaisseau sortit du vol SLM et le fameux drell vint sur le pont. Lui et Arius discutèrent. Scana se sentait invisible. Mais ça ne la dérengait pas. Elle regarda le paysage. Puis il y eut une courte coupure de courant. Arius demanda un rapport à Tanya qui n'avait malheureusement rien de concluant.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 16 Mar 2015, 05:04

Centre d'entraînement de l'Alliance, Citadelle



Masha observait à travers la baie résistante aux balles ses camarades s'entraîner au tir avec des armes. Elle attendait qu'on lui donne l'autorisation de tester sur les pistolets son nouveau système de surcharge par drones. Elle avait réussi à le rendre efficace à 90% et tentait à présent d'étendre son efficacité à plusieurs armes. Comme d'ordinaire, la militaire appréciait peu de patienter pour des raisons protocolaires et administratives. Elle tapotait de ses doigts sur le côté de omnitech, fixant à travers le verre sans regarder vraiment l'un des soldats présents. Elle avait toujours ce regard noir et froid, les rares personnes qui regardèrent dans sa direction eurent sans doute l'impression que ce seul regard tentait de s'en prendre à leur intégrité mentale. C'était peut-être le cas.

Elle commençait à avoir l'habitude d'être aussi peu considérée ici, dans la Citadelle. Elle s'ennuyait depuis déjà un mois et demi sans avoir de bâtiment fixe. On la mettait là où un poste avait besoin d'être empli. Ce n'est pas comme ça qu'elle finirait par gagner du galon. Son omnitech se décida à faire du bruit, pour un nouveau message. Et une deuxième fois, pour un deuxième message. Elle siffla entre ses dents, c'était mauvais signe. Et elle avait raison.

Vous avez deux nouveaux messages.

Elle tapota l'écran de son omnitech.

Sujet : Surcharges multiples appliquées aux armes dans une situation de combat.

De la part du commandement de l'Alliance, votre expérimentation sur les armes de fonction de l'Alliance n'a pas été autorisée par le département de la technologie et de l'innovation. Plus de tests de sûreté sont demandés, ainsi que de nouvelles démonstrations en laboratoire. Votre rapport -approuvé par trois experts- sera primordial dans nos prochaines considérations pour la poursuite de vos travaux de recherche.

Masha tira franchement la gueule. Quatre ans qu'elle travaillait sur ce projet. Elle envoya un regard plus qu'haineux à son pauvre Omnitech qui ne faisait que transmettre l'information. Elle passa au deuxième message.

Sujet : Important.

De la part du commandement de l'Alliance, votre présence est requise auprès du superviseur Fawkes dès que possible. Il vous attend dans son bureau, sur la Citadelle.

"Une belle journée en perspective."

Elle regarda autour d'elle, remarquant qu'elle avait parlé toute seule. Il n'y avait personne. Tant mieux. Vraiment.

A bord du Infinity



Dire que Masha avait été balancée ici sans trop d'informations serait un euphémisme des plus comique. Dire que Masha était ravie d'être là serait d'une ironie grinçante. Elle avait écouté Fawkes avec la même neutralité que d'ordinaire. Elle avait ensuite préparé ses affaires et avait attendu une petite dizaine d'heures avant qu'une navette ne la fasse embarquer dans ce vaisseau-ci. Dès son arrivée, elle avait senti cette tension dans l'air dû à son uniforme de l'Alliance. On se demandait ce qu'elle faisait là. On causait tout bas de ces qualifications. On essayait de comprendre.

Elle savait parfaitement pourquoi elle était là. L'Alliance avait découvert que le Courtier de l'Ombre s'intéressait de près à l'une des orbites maudites découvertes par les humains il y a de ça des années. Cet endroit de la galaxie était un gouffre sans fond de vaisseaux disparus. Fawkes ne lui avait rien caché de l'objectif de sa mission : tenir un oeil ouvert sur ce qui serait découvert là-bas. Personne n'avait envie de balancer le coût d'une bonne expédition dans les limbes de cette galaxie. Il était donc profitable de se mêler des excentricités de ce cher Courtier des Ombres. Tant mieux pour lui, tant mieux pour eux.

Lorsqu'elle avait mis en avant l'aspect quelque peu dangereux de l'expédition, Fawkes avait balayé sa question d'un mouvement de la main en lui demandant si elle acceptait la mission. Elle avait le choix. Un peu. Elle accepta donc.

Elle n'avait jamais travaillé avec le Courtier des Ombres, ou de loin. Elle se contenta de rester aussi professionnelle que nécessaire. Elle installa ses quelques affaires dans une cabine et alla en soute pour vérifier le calibrage des moteurs ainsi que des I.V. C'était un beau bâtiment, il n'y avait rien à dire là-dessus. Tout était parfaitement équilibré, elle n'avait rien à faire ou presque. Bref. Elle pourrait aller socialiser avec les personnes du dock supérieur, mais préféra rester dans son élément. Elle discuta simplement avec les autres mécaniciens et ingénieurs à bord, les bras croisés tandis que le vaisseau voyageait.

Puis il y eut cette coupure de courant, juste lors de leur arrivée dans le système prévu. Elle fronça les sourcils. Ce n'est pas la première fois qu'elle voyait ce phénomène, mais c'était la première fois qu'elle le voyait dans un vaisseau qui n'était pas à quai ou sans que le personnel n'en soit à l'origine. Elle ouvrit un panel de commande et déverrouilla l'un des ports pour y connecter son omnitech, en même temps, elle se mit en liaison avec le pont supérieur.

"Pont supérieur. Ici Masha Narishkin, je suis en cale. Je lance une recherche auprès des I.V. pour savoir ce qui a provoqué cette coupure. Que les pilotes soient prudents dans leurs manoeuvres. Narishkin, terminé."

Toujours aussi synthétique, elle lança un regard aux personnes avec elle. Un quarien un peu perdu et deux galariens qui semblaient efficaces.

"Traquez tout dysfonctionnements."

Elle n'était pas en poste comme supérieure, mais ne pouvait s'en empêcher. Elle se mit au travail de son côté. Ça ne sentait pas bon. Soucis de champ de force ? Ils avaient passé une sorte de barrière sans le vouloir ? C'était la situation la plus probable décrite dans les revues théoriques. Théorie, théorie. Masha invoquait toutes ses connaissances tandis que son omnitech tournait dans le vide en recherchant ce que le système avait vu d'anormal. Elle restait penchée sur une console, les mains de chaque côté de celle-ci.

Cette affaire puait, pire qu'un Krogan après une charge biotique.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 16 Mar 2015, 17:31

    A bord de l'Infinity


    Alors qu'Arius Armalis partageait son contentement concernant l'Infinity et la stabilité de la situation, il s'interrompit lorsqu'une coupure générale du courant électrique de la frégate survint, ne durant pas plus d'une seconde et demie. Tous les circuits, toutes les lumières, tout ce qui était de près ou de loin alimenté en énergie par le générateur du vaisseau s'étaient éteint, avant d'immédiatement fonctionner à nouveau, comme si rien ne s'était passé. Bien entendu, cela fut suffisant pour mettre en alerte tous les membres d'équipage, qui s'activèrent pour détecter la source de l'événement, aussi court avait-il été. L'humeur de Krelek s'était assombrie et sa mine était sévère, impassible, concentrée sur ce qu'il venait de se passer. Lui et ses hommes étaient encore à des millions de kilomètres de leur destination, et déjà des signes anormaux se manifestaient. Il ne croyait toujours pas en les superstitions, mais il était certain que quelque chose ne tournait pas rond dans ce système solaire. Il y avait quelque chose, caché quelque part, si ce n'était pas LV-2185 en soi, qui était à la source de ces phénomènes, que certains assimilaient au champ magnétique de RT-2184, et d'autres à la simple magie. La coupure avait été trop nette, pour qu'elle fût due à une défaillance technique de l'Infinity, et le fait qu'après quelques minutes, le phénomène ne se répétât pas indiquait clairement que quelque chose avait causé cette coupure de courant. Un champ de force que le vaisseau avait traversé ? Impossible à dire, mais si tel était le cas, alors les mystérieuses disparitions n'était pas d'ordre naturel - ou surnaturel -, mais volontaires, causées par quelque chose qui s'assurait que personne ne revinsse de son périple. C'était de mauvais augure, mais Krelek s'était préparé à cette éventualité, et s'était assuré que son équipage et lui pussent faire face à une quelconque forme d'adversité. Il n'était qu'une question de temps, avant que la vérité éclatât au grand jour, le Drell ne put que s'en réjouir, bien qu'il ne sût que cela aurait un prix, qu'il ne connaissait pas encore.

    - Combien de temps avant notre arrivée à proximité de RT-2184 ? demanda-t-il à haute voix.
    - Deux heures, monsieur, lança une voix.

    Krelek ne répondit pas. Il n'avait rien à répondre, après tout. Le temps restant jusqu'au moment critique était suffisant pour qu'il se préparât. Se préparer à quoi ? Il ne le savait pas encore, mais, dans le doute, il préférait ne rien laisser au hasard. C'était ainsi qu'il avait procédé dès le moment où il avait décidé de percer à jour le mystère de LV-2185, ce n'était pas maintenant qu'il allait se laisser aller à prendre des risques. La mission en soit en était déjà un énorme, il n'était pas question d'en prendre d'autres. Il ne pouvait se l'expliquer, mais il avait le sentiment que personne ne reviendrait totalement indemne de cette aventure. Mieux valait mettre toutes les chances de son côté et éviter de commettre la moindre erreur.

    - Monsieur Armalis, je vous laisse vous assurer que rien de fâcheux ne nous arrive, restez vigilant, dit-il simplement à l'attention du Turien, avant de partir.

    Le Drell quitta la salle de commandement et se dirigea vers sa cabine personnelle, où l'attendait ses affaires. Il lui fallut quelques minutes pour traverser les quelques couloirs qui le séparaient du Pont Supérieur, du Pont Résidentiel. Une fois arrivé à destination, il verrouilla la porte et se dirigea vers le casier où il avait rangé son matériel. Il en sortit ses armes, son sabre à lame rétractable et quelques autres outils qui pouvaient potentiellement être utiles. Il ne les installa pas sur son armure - il n'était pas encore temps pour cela - et les disposa plutôt sur son bureau, afin d'inspecter leur état. Il ne savait même pas s'il allait devoir en faire usage, mais ses années d'expérience lui avaient appris que le danger était partout. Que ce fût sur Rakhana, où il avait appris à survivre pendant les quinze premières années de sa vie, ou sur Omega, ou même encore Nos Astra, personne n'était jamais réellement à l'abri. Alors lorsqu'il était question d'une zone de la Galaxie d'où personne ne revenait, il était fort à parier que des vies pouvaient être en jeux, et le seraient très certainement. Mais est-ce que les armes seraient de la moindre utilité ? C'était là une question qui restait en suspend.

    Satisfait de l'état de son matériel, Krelek fit venir l'Agent Kole à sa cabine. Le concerné était un membre du Réseau du Courtier de l'Ombre, un fidèle soldat qui avait déjà servi le précédent courtier, et qui servait à présent l'actuel. Krelek, toujours prudent, avait préféré s'entourer de quelques agents, disséminés à travers l'équipage de l'Infinity, afin d'avoir des yeux et des oreilles partout. S'il s'était assuré que ses employés étaient fiables, il préférait tout de même garder un œil sur eux, dans le doute. Il avait beau avoir lu attentivement leurs dossiers, cela n'était, au final, que des textes. Parfois, la réalité était sensiblement différente.

    - Comment se porte notre équipage ? demanda le Drell.
    - Comme un charme, monsieur Aelos, répondit l'Humain. L'ingénieure de l'Alliance respecte son rôle et ne semble pas trop méfiante, quoique distante. Les autres se sont bien intégrés.

    Les lumières de la cabine frémirent un petit peu, comme s'il y eut un mauvais contact entre les lampes et leur source d'énergie, mais le phénomène ne dura pas plus de quelques secondes. Krelek leva les yeux pour observer ce qu'il se passait, fronça les sourcils, et murmura :

    - Je sens que nous allons bientôt entrer dans le vif du sujet...

    Puis il ajouta, d'une voix plus ferme :

    - Vous pouvez disposer, Agent Kole, et soyez prêt à tout.

    Deux heures plus tard


    Alors que Krelek méditait, tout système à travers l'Infinity cessa à nouveau de fonctionner, mais la coupure fut de plus longue durée cette fois-ci- De l'ordre de la dizaine de seconde, tout ce qui était alimenté par le générateur s'éteignit, même la gravité artificielle, faisant léviter tout objet non fixé au sol le temps du blackout. Quand les lumières se rallumèrent, tout sembla revenir à la normale, mais le Drell savait que quelque chose s'était passé. Cela faisait approximativement deux heures qu'il avait quitté le centre de commandement de la frégate ; ils devaient arrivés à proximité de RT-2184, et donc de LV-2185. Le phénomène ne pouvait signifier qu'une seule chose : le point de non retour avait été franchi, celui dont personne ne revenait. Krelek se releva et sortit en trombe de sa cabine, se dirigeant vers la salle de commandement de l'Infinity. Il fallait impérativement qu'il s'entretienne avec Arius Armalis et ses hommes. En effet, la moindre erreur pouvait leur être fatal. S'il voulait revenir de cette mission pour exposer la vérité à propos du mystère de LV-2185, c'était là qu'il devait agir.

    Lorsqu'il arriva à destination, son premier réflexe fut de regarder à travers la baie vitrée du cockpit. Ce qu'il vit le laissa bouche bée. En face de lui s'affichait non seulement RT-2184, cette géante gazeuse aux nuances de bleu, mais également un astre supplémentaire, une autre planète, non répertoriée, et qui n'avait rien à faire là. Bleue également, tachetée du vert typique de continents et du blanc des nuages, il s'agissait d'un monde Eden, de Tiers 3, à première vue, ce qui était rarissime. En effet, il n'y avait, dans l'espace connu, qu'un nombre ridicule de planètes habitables en orbite autours de géantes gazeuse. Celle qui lui faisait face était encore loin, mais suffisamment proche pour qu'on la reconnaisse. Les pilotes avaient interrompu la saut SLM à temps pour ne pas s'écraser dessus, mais la frégate, depuis la nouvelle coupure, avançait toujours en direction de cette planète sortie de nulle part.

    - Corrigez votre trajectoire, stoppez la frégate...! ordonna Krelek.
    - Monsieur, les systèmes sont bloqués, on a plus le contrôle ! lança une voix, quelque part dans la salle de commandement.

    Ils allaient s'écraser sur la planète...














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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 17 Mar 2015, 22:36


Relique du Passé



Encore quelque temps après, l'équipage était toujours agité par la coupure des systèmes. Mais aucun autre problème technique ne s'était manifesté pour le moment, c'est justement ce qui inquiétait Arius, il n'y avait rien de visible, mais de cacher ça qui pouvait le savoir. En tout cas il avait encore deux heures devant lui pour se préparer aux différentes éventualités aussi incohérentes soit-elle. De toute façon rien de bien cohérent ne se passait dans ce système il s'agissait justement de la raison de leur présence ici. Arius avertit tout l'équipage qu'ils atteindraient leur destination dans deux heures et qu'il serait préférable d'être prêt pour leur arrivée. Peux importe à quoi il devait s'attendre, si une explication rationnelle existait il y aurait du combat. Une installation permettant de mettre hors service tous les vaisseaux qui entraient dans le système ne fonctionnait pas toute seule.

Deux heures plus tard, une nouvelle défaillance se fit sentir dans le vaisseau. En fait même la gravité artificielle avait lâchés. Et elle fut bien plus longue que la première. Arius redoutait que la destination s'approche un peu trop vite. Le saut SLM fut interrompu peu de temps avant d'arriver à destination. Sauf que la destination n'était pas vraiment celle qu'on pensait. En effet il se retrouvait avec un astre devant eux qui n'avait rien à faire ici, une planète assez magnifique, un monde eden comme on en voyait rarement. Sauf que là cette planète inconnue se retrouvait juste devant eux, sur leur trajectoire. Monsieur Aleos qui venait d'arriver d'un pas assez précipité resta aussi silencieux qu'eux devant cette situation. Il réagit rapidement donnant l'ordre de changer de trajectoire, bien entendu Tanya, la pilote, avait déjà tenté cette manœuvre en vain. Les commandes ne répondaient plus.

- Capitaine, les systèmes ne répondent plus, l'énergie est insuffisante les propulseurs ne sont plus alimentés. Elle reprit son souffle quelques secondes puis s'adressa à sa copilote. Kara demande aux mécaniciens de redéfinir les priorités d'énergies. On passe tout sur la propulsion, ils doivent réinitialiser les systèmes après cela pour rendre les modifications effectives.

- Tout ? Même les ...

- Tout ! Et ne perd pas de temps !

Arius comprenait parfaitement ce qu'elle voulait faire. Il la connaissait depuis suffisamment longtemps pour connaitre son audace. Parfois proche du suicide pour un œil extérieur mais qui portait ses fruits généralement. Elle comptait tenter une dernière manœuvre visant à ne pas mourir dans le crash. Mais la collision était inévitable. Il activa les communications du vaisseau pour s'adresser à l'équipage.

- A tout l'équipage. Nous venons de localiser un astre inconnu près de LV-2184. Malheureusement les perturbations de nos systèmes nous empêchent toutes manoeuvres et le crash est inévitable. Trouvez immédiatement un endroit où vous attacher. Nous allons devoir couper tous les systèmes y compris la gravité artificielle pour tenter de sauver le vaisseau et son équipage. Bonne chance à tous. Arius Armalis Terminé.

Il remarqua que son discours ressemblait fort à un message d'adieu. Il espérait que ce ne serait pas le cas. Peu de temps après tous les systèmes furent désactivés. Les objets commençaient à léviter dans la pièce et toutes les lumières s'éteignirent. Et la seule lueur fut celle de l'écran de navigation des deux pilotes. Le silence qui régnait n'était dominé que par les paroles des pilotes.

- Planète à 20 kilomètres collision imminente. Les systèmes redémarrent ... maintenant. A toi de jouer Tanya.

- Il s'agit juste d'une question de timing, je n'ai le droit qu'à un seul essai et il doit être au dernier moment.

Le décompte de la distance les séparant de la planète fait par Kara n'était que plus troublant. C'était comme voir la mort approcher. Puis vers le dernier kilomètre, Tanya remonta le nez de l'appareil le plus qu'elle put avec l'énergie restant. Maintenant il fallait espérer qu'elle avait réussi. D'abord les propulseurs touchèrent le sol à une vitesse incroyable, ils furent les premiers à être en contact le reste de l'appareil étant soulevé. Le choc qui résulta de l'impact fut impressionnant, il aurait pu tuer n'importe qui, qui n'aurait pas été bien attaché et l'on entendit le bruit du matériel voler, se briser, cogner dans tout le vaisseau. L'Infinity s'affaissa petit à petit la vitesse diminuant lentement, les propulseurs furent arraché du vaisseau, aussi facilement que l'on déchirait du papier. Le bas du vaisseau ou se trouvait la soute racla la roche et la terre sur une distance impressionnante perforant le blindage par endroit. L'Infinity subit tout à coup un nouveau choc, en réalité il venait de se sectionné en deux vers le milieu, la coque déjà abîmé avait heurté un rocher sortant du sol suffisamment important pour découper l'alliage qui composait le vaisseau déjà extrêmement abîmé. Finalement L'Infinity avait parcouru plus de trois kilomètres en traînant sur le sol.

Une fois stabilisé Arius se détacha rapidement de son siège et sorti par le couloir derrière le poste de pilotage. Et là la vue fut impressionnante, il n'y avait plus de couloir, juste le vide, la suite de la pièce se trouvant dans l'autre morceau du vaisseau quelques cent mètres devant lui.

Tanya vint derrière lui et s'excusa.

- Arius, je... je suis désolé j'ai bien merdé cette fois. Je ...

Arius l'interrompit : Tu nous a sauver, si tu n'avais pas relevé le vaisseau, on se serait pris le sol pratiquement de plein fouet aucune chance de survivre à ça. Tu as fait de ton mieux pas besoin de t'excuser. De même pour Kara.



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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mer 18 Mar 2015, 12:32
Après la dernière coupure aussi courte soit elle, la turienne avait décidée de s'équiper. Scana avait son armure et un kit d'outil pour avoir de quoi dépanner une petite panne. En ayant déjà servit dans une frégate pendant son service militaire, elle connaissait les mesures d'urgence qui consistaient à réduire la consomation du vaisseau et les gens qui avait des connaissance technique devait prêter mains fortes aux techniciens. En étant à bord d'un vaisseau de mercenaire ça pouvait changer. Mais il valait mieux être prudent.

A son retour pour le pont. Elle croisa un homme qui était assit dans un coin. Un autre humain tentait de le résonner. La turienne se rapprocha des deux personnes. ''Arrête de croire tous se qu'on te dis.'' L'homme au sol n'écoute qu'à moitié. ''C'est ces monstre comme sur terre.'' Scana regarda l'humain qui tentait de résonner l'autre. ''Je peux vous aider?'' Le paniqué regarda la turienne. ''Il faut se cacher, les zombies reviennent.'' L'autre se tourna vers la femme. ''On veut pas de toi ici tête de mort.'' Naevus recula d'un pas. ''Non mais c'est bon. Pas besoin d'être aussi agressif!'' L'humain ré avança d'un pas. ''Silence l'alien. Tu vas vite partir ou je me charge de toi.'' La turienne ne prit pas le temps de répondre et partit. Elle ne voulait pas déclencher une bagarre pour un raciste.

Scana arriva sur le pont et était encore énervée par cette rencontre. Elle en parla avec Terah en le croisant. Elle ne voulait pas déranger Arius pour une histoire aussi bête. ''Tu vas bien?'' A priori Palzen avait remarqué que la turienne était de mauvais poil. ''Ouais, juste un gros con d'humain qui m'a envoyé promener par ce que je suis qu'un alien.'' Le turien la fixa. ''Tu lui as répondu?'' Naevus fixa le sol. ''Non. Je voulais pas déclencher une bagarre pour si peu.'' L'homme posa ses mains sur les épaules de sa compatriote. ''Scana. Il faut que tu arrête d'être gentil avec ceux qui ne le mérite pas. Arrête de te laisser faire et remets les en place.'' La femme regarda ailleurs. ''Si je fais ça il y aura des conséquences.'' Terah fixa la turienne. ''Scana. Tu n'es plus dans l'armée. Ici si tu lui casse le nez personne ne vas te sanctionner. Il y a autre chose?'' Naevus tourna la tête de gauche à droite et Palzen la lâcha. La femme retourna à sa place et regarda les plans du vaisseau sur son omnitech.

Un moment après, il y eut une nouvelle coupure. Celle ci était plus longue et le saut SLM fut interrompu. Soudain on vit une planète. Mais d'où, elle venait ou pourquoi n'était telle pas répertoriée? Une chose était sûre. Elle était sur la trajectoire du vaisseau et sans énergie, impossible de corriger la trajectoire. A moins de couper les systèmes auxiliaires. Tanya proposa cette solution et Arius fut d'accord. Armalis annonça l’atterrissage forcé au reste du vaisseau et tout le monde s'accrocha. Un compteur afficha la distance et Scana s'accrocha à son siège.

L’atterrissage fut violant, mais moins que prévu grâce à Tanya et sa manœuvre. Quand le vaisseau finit sa course. Les gens ce détachèrent et firent un point de la situation. Arius se leva et partit vers l'arrière du vaisseau. Tanya, Terah et Scana le suivirent et découvrirent qu'il manquait une partie du vaisseau. Tanya se sentit coupable, Arius lui fit comprendre que sans plus personne ne serait là et les deux autres turiens regardaient la scène.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Ven 20 Mar 2015, 01:54



Les coupures de courant firent monter mon regard vers le plafond de la frégate. Un réflexe. Je passais les doigts sur ma hanche droite, délivrant un contact volatile au mécanisme d’urgence unique qu’avait fabriqué Steve. Cela aurait été la chose la plus utile du monde si elle n’avait pas été à usage unique. Et par une témérité somme toute dénuée de raison, je ne m’apprêtais pas à l’utiliser aujourd’hui. Pas pour ce crash-ci en tous cas. Ne me demandez-pas pourquoi, je vous avais prévenu que c’était dénué de raisonnement.

Un monde Eden de tiers 3.
Pourquoi m’en doutais-je si puissamment. Je ne sais plus qui disait cela mais, les choses qui avaient une chance sur cent milliards de se produire, se produisaient 90% du temps. Je ne prenais pas cela au sérieux. Au fond de moi, non. Je m’en doutais bien trop. L’expérience, peut-être. Et au fond, au plus profond encore, c’était pour ça que j’avais accepté le job. Être un nouveau Golan Trevize. C’était la chose pour laquelle j’avais accepté –difficilement- de travailler pour le Courtier. Je regardais le monde Eden s’approchait. Dangereusement. Puis à une vitesse affolante. Il était évident que les pilotes tentaient des manœuvres limiter la casse. Un instant j’y ai cru. Comme toutes ces fois où nous sommes morts.


Je ne veux pas me souvenir du reste. Le cyclone d’émotions, fausses et incohérentes qui m’a traversé ensuite ne vaut aucunement la peine d’être détaillé. Je suis passée par tant de croyances et de certitudes qu’il n’y a plus d’ordre ni d’équilibre en moi. Les choses perdent leur sens. Même quand on est dans une frégate qui s’apprête à s’écraser sur une planète non répertoriée du Triangle des Bermudes spatial. Il semblerait que parfois, mon instinct de mort surpasse celui de survie. A cet instant je compris que c’était le début de la chute pour moi. Tout ce qui se passait en mon for intérieur saturait mes sens. Ils recevaient les informations sans pouvoir leur donner une réponse adéquate. Les sirènes ne provoquèrent en moi, aucune sensation de panique. L’affolement d’une grande partie de l’équipage ne créa aucune perturbation dans mon calme maladif. Il n’y eut aucune révolte soudaine, aucun sursaut d’égo. Définitivement, je m’étais perdue.


Au gré des cendres calcinées de la navette, je me vois survivre au naufrage.
L’ombre qui s’élève parmi les mirages. La silhouette qui appartient toujours à ce monde malgré toutes ces années où j’ai cherché à remplacer le poison dans mes veines. Et aujourd’hui on m’offrait une nouvelle terre d’exil et de sacrifices. J’avais vu défiler des horizons. Qu’ils soient sauvages et ensoleillés ou tristes champs de ravages, aucun n’avait pu m’accueillir. Un coup d’œil au ciel, et le système est rapidement reconnu. J’ai compris. Encore une fois quelque chose me garde à la vie. Je me demande si le destin joue aux dés. Des égratignures, quelques brûlures superficielles, il semblerait qu’il y ait quelqu’un, quelque part, qui me protège. Je jette un coup d’œil aux alentours. Les décombres recouvrent les corps. Le même feu léger brûle doucement leur chair comme il a brûlé la mienne.


Mon esprit, presque malgré moi, est d’une vivacité étonnante, typiquement humaine. Plus loin, sous des décombres, quelqu’un s’en est tiré. Je m’approche rapidement de l’endroit en question et aide cette personne à soulever les ersatz de blindage sous lesquels elle est coincée. Masha Narishkin. L’ingénieure de l’Alliance. Je n’ai rien eu à apprendre. Des informations vaguement entendus, qui resurgissaient maintenant avec la clarté d’une lumière aveuglante. J’aidais l’ingénieure à se relever, entourant son pouce de mes doigts et faisant en sorte qu’elle fasse de même. C’était une façon de faire extrêmement masculine, mais quelque chose, de presque trop rapide, m’avait fait discerné cette part de son caractère intrinsèque. Je la salue d’un signe de tête avant de rejoindre le groupe de survivants qui s’était formé à côté de la carcasse dispersée et encore fumante du vaisseau.




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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 22 Mar 2015, 00:01
Masha écoutait la rassurante musique de son omnitech tandis qu'il cherchait les problèmes du vaisseau. On parlait souvent de champs électromagnétiques instables et puissants, capables de briser des boucliers énergétiques lors d'un court laps de temps. La surcharge des accumulateurs pouvait être fatale sur le long terme. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, aux prises avec des pensées peu engageantes sur son avenir proche. Il y avait cette chose qui vivait en elle et qui lui murmurait que cette mission, cette vie où elle courait sans cesse vers un nouveau défi ne semblaient que trop plates, trop lisses. Elle ne pouvait se permettre de se prendre un mur. Une mort. Ce serait con à ce moment. Une nouvelle coupure, elle jeta un regard autour d'elle, comme cherchant des arcs électriques, la gravité la fit légèrement flotter avant qu'elle ne touche le sol de nouveau, brusquement. Son omnitech siffla trois fois et planta, n'appréciant que peu le contre coup qu'il venait de recevoir dans le système.

Elle regarda les trois personnes avec elle, juste un instant, secouée de cette nouvelle coupure. Elle sembla réfléchir et les salua avant de filer vers sa cabine. Une fois arrivée, elle se laissa tomber sur son lit et souffla longuement. Ce n'était définitivement pas bon. Elle retenait le mouvement de main du Superviseur. Foutu Courtier des Ombres. Plus qu'à espérer qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il avait prévu ce genre de situation. Elle eut un sourire mauvais et, levant son omnitech pour le réinitialiser, elle murmura tout bas une légère prière. Elle ne croyait pas du tout en cet individu. Pas plus qu'en celui pour qui serait dédié cette prière. Par contre, elle croyait en la coque du vaisseau, et aussitôt son omnitech relancé, elle alla se mettre au courant des endroits les plus sûrs en cas de dysfonctionnement majeur et s'allongea dans son lit, fermant les yeux pour se reposer un peu. Quinze minutes étaient passées depuis qu'elle avait quitté la salle des machines.



"A tout l'équipage. Nous venons de localiser un astre inconnu près de LV-2184. Malheureusement les perturbations de nos systèmes nous empêchent toutes manoeuvres et le crash est inévitable. Trouvez immédiatement un endroit où vous attacher. Nous allons devoir couper tous les systèmes y compris la gravité artificielle pour tenter de sauver le vaisseau et son équipage. Bonne chance à tous. Arius Armalis Terminé."

L'ingénieur se releva rapidement tandis qu'une alarme se mettait en place. Son omnitech avait été bloqué, oui. Mais il n'avait pas été le seul. Les systèmes du vaisseau. Elle n'arrivait pas à y croire. Elle mit son arme ainsi que son casque. Elle ouvrit la porte de sa cabine, elle n'avait sûrement pas le temps de filer vers la salle des machines de nouveau, la salle la plus proche était celle de l'équipage. Il n'y avait rien d'intéressant pour elle. Elle prit son pistolet et ouvrit un panneau de contrôle sécurisé du vaisseau d'un coup de crosse, une deuxième alarme stridente vint s'ajouter à la première de détresse. Ils allaient s'écraser. Pourquoi ? Elle craqua les sécurités du vaisseau déjà amoindries par la dérivation de l'énergie dans le but de les sauver et commença à télécharger toutes les informations nécessaires sur ce vaisseau ainsi que les différents rapports des dernières heures. Oubliant ce paramètre jusque là, elle eut soudainement la fugacité d'espérer que l'agent du Courtier des Ombres ne remarquerait pas son effraction. Il devait être occupé de toute manière. Encore faudrait-il également qu'ils survivent tous deux à la catastrophe qui se préparait. Le téléchargement se termina, elle joua avec la gravité pour aller dans un coin du couloir, se sangler à l'un des sièges dédiés à se maintenir lors des passages qui secouaient. Pas le temps de rejoindre une partie renforcée du vaisseau. Pas le temps de penser à sa mort. Pas le temps, car elle respirait encore de tout ses poumons.

Les crashs. Elle avait déjà subi ce genre de chose plus d'une fois, mais cela restait horriblement désagréable. Quel morceau du vaisseau tentera de te broyer ? Quelle surface de peau ta ceinture déciderait de brûler ? Ton armure sera-t-elle trop abîmée pour te permettre de respirer sur le nouveau monde ? Qui sera là pour t'accueillir ? Combien vont mourir ?

Masha évalua un petit 70% de l'équipage, avec pragmatisme. Encore fallait-il savoir si elle en ferait partie ou non. Le bâtiment racla contre le sol sur une durée qui lui sembla une éternité. Elle voyait le métal se déformer, elle l'entendait surchauffer. Ce fut lorsque le vaisseau s'immobilisa que les différentes plaques autour d'elle s'effondrèrent sur elle. Elle sentit les os de son pied au bord de se briser, l'armure ne suffisait pas. Elle arriva bien heureusement à se dégager avant que la pression n'achève son anatomie. Cela sentait le brûlé, l'huile chaude et le métal en fusion. Masah se détacha et commença à chercher à sortir de là. Elle rampa sur quelques mètres avant d'apercevoir l'extérieur, elle tenta de passer à travers le décombres, mais celles-ci ne laissaient qu'un passage fin et difficilement praticable. Elle tenta tout de même sa chance, quitte à devoir se briser une côte. Elle en avait beaucoup d'autres de toute manière. Au moins douze.

Son salut et celui de ses os fut dû à l'exploratrice dont elle avait eu le nom plus tôt, par le superviseur : Kean Haygen. Elle dégagea le passage et permit à la russe de pouvoir s'extirper de l'endroit en l'attrapant par la main. Masha se releva. Elle appuya son pied malmené plus tôt contre un morceau de carlingue, cela faisait mal. Il y avait des chances que ça passe. D'autres que ça n'empire. Elle grimaça et avait de remercier sa sauveuse. Et c'est en boitant légèrement qu'elle la suivit vers ce qui ressemblait à un groupe de survivant. Elle tapota sur son omnitech en marchant, l'appareil était totalement perdu niveau communication et géolocalisation. Normal. La planète semblait être de Type Eden, un endroit parfait pour y construire une colonie et avoir des enfants. Également un bel endroit pour permettre à la vie d'évoluer vers des créatures vaguement aimables. Pas de doute que les lubies de Masha pour la technologie ne seront sans aucun doute d'aucune utilité ici. Parfois, il faut juste compter sur son M-77.


Dernière édition par Masha Narishkin le Dim 22 Mar 2015, 18:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 22 Mar 2015, 16:54

    A bord de l'Infinity


    Krelek observait l’astre s’approcher rapidement – ou plutôt, le vaisseau s’en rapprocher – et ne sut quoi faire. Il n’y avait rien qu’il pût accomplir pour empêcher l’inévitable d’avoir lieur ; il était impuissant face à cette situation qu’il n’avait pas réellement anticipé. Il ne pouvait que se fier aux pilotes et aux hommes du capitaine Armalis. Il espérait de toutes ses forces qu’ils réussissent à trouver une solution d’urgence, ou ils allaient tous périr. Tous les contrôles de conduite de l’Infinity avaient été substitués à l’équipage, chose que le Drell n’avait somme toute pas anticipé. Cependant, il avait eu l’ingénieuse idée de choisir une frégate dont les systèmes étaient tous indépendants les uns des autres. De ce fait, la dénommée Tanya eut la présence d’esprit de rediriger les unités d’énergie du générateur sur les propulseurs. Celle qui, à la base, s’en occupait, n’étant mystérieusement plus active, se faisait ainsi remplacer par ses consœurs, qui, normalement, assumaient d’autres responsabilités. De ce fait, certaines fonctions du vaisseau cessèrent purement et simplement de fonctionner. La gravité artificielle fut interrompue, l’alimentation de l’éclairage fut coupée, et la liste continuait. Quel que fût l’élément qui avait pris le contrôle des propulseurs et des modules de pilotage de l’Infinity s’était fait doublé à son propre jeu. Mais le crash était inévitable, la frégate avait déjà pénétré l’atmosphère de l’étrange astre et l’équipage n’avait pas le temps de faire fonctionner à nouveau le cockpit. Toutes les pièces du vaisseau tremblaient d’une force affolante ; on pouvait croire qu’il allait se disloquer en plusieurs morceaux. Mais les soudages tinrent bon. Krelek se tenait à la rambarde qui entourait la plateforme de commandement ; étant à présent sujet à la gravité de LV-2185, et sans celle de l’Infinity, tout élément non fixé au sol se faisait projeter au fond de la pièce. Il regarda à travers la baie vitrée du cockpit, et vit les nuages défiler devant lui. Le frottement de l’air contre la surface de la frégate faisait apparaître des flammes sur celle-ci, rendant difficile toute observation du spectacle.

    Le sol apparut soudain, dévoilant un paysage montagneux et rendu vert par la végétation de toute évidence tropicale de la planète. Les propulseurs ralentissaient la chute du vaisseau, mais la vitesse de ce dernier était toujours très élevée. Heureusement, leur trajectoire était oblique, et non perpendiculaire, à la surface de LV-2185. Dans le cas contraire, propulseurs ou non, l’équipage aurait été condamné. Puis ce fut le choc et un bruit assourdissant envahit les oreilles du Drell, qui s’était retrouvé plaqué contre la rambarde à laquelle il se tenait à cause de la soudaine perte de vitesse de l’Infinity. Le spectacle dura ainsi pendant plusieurs secondes, pendant lesquelles Krelek pensait perdre l’ouïe, la puissance du son dégagé par le frottement du blindage contre la terre étant clairement au-dessus de la norme acceptable. Un nouveau choc se fit ressentir et, d’après le bruit émit, on put se douter qu’une partie de la frégate s’était purement et simplement arrachée au reste.

    Et l’enfer s’arrêta, aussi soudainement qu’il avait commencé. Les seuls sons audibles étaient ceux du métal plié, tentant de retrouver sa forme, et des circuits électriques cassés. Les oreilles de Krelek sifflaient atrocement, mais il avait survécu, et c’est tout ce qui comptait. La baie vitrée du cockpit – et il ne se l’expliquait pas – n’avait pas volé en éclat, et il ne put qu’en être heureux ; les autres personnes présentes dans la pièce et lui-même se seraient fait découper par les morceaux de verre et auraient été broyés par les obstacles que la frégate – ou ce qu’il en restait – avait pulvérisé dans son trajet. Le Drell se leva, perdit son équilibre, tomba, et se releva, non sans tituber. Il était totalement sonné et même désorienté par le sifflement de ses oreilles. Il prit appui sur la rambarde contre laquelle était précédemment adossé et regarda autours de lui. Il semblait que tout le monde avait survécu. Arius Armalis était déjà debout, et avait ouvert la porte qui séparait le cockpit du couloir qui y menait. C’était une manœuvre extrêmement risquée, car rien n’indiquait que l’atmosphère de la planète était respirable. Heureusement, il semblait que ce fût le cas. Krelek le rejoignit, d’une démarche qui rappelait celle d’une personne ayant trop bu et s’arrêta brutalement lorsqu’il se retrouva au bord du vide. L’Infinity avait effectivement été coupé en deux ! Le paysage qui s’offrait à lui était un mélange de dévastation, dû à la chute de la frégate, et de nature. En effet, entourant la trainée laissée par la carcasse métallique se dévoilait une forêt tropicale très sauvage et recouvrant les montagnes qui les entouraient. La température était élevée, mais clairement supportable, bien que l’humidité évidente de l’air rendait le tout quelque peu lourd.

    - Nous voilà dans un beau pétrin… lâcha Krelek. Il nous faut trouver les survivants et récupérer un maximum de matériel, l’Infinity est foutu, alors autant recycler ce que nous pouvons. Nous allons devoir survivre dans cet enfer jusqu’à ce que nous trouvions un moyen de nous échapper.

    Surface de LV-2185


    Il fallut environ une bonne heure pour extirper un maximum de matériel de ce qu’il restait de l’Infinity, une fois les survivants retrouvé. Sur la trentaine de membres d’équipage que Krelek avait recruté, une vingtaine s’en était tiré. Cela pouvait être beaucoup, du point de vue de l’optimiste, mais dix morts était déjà suffisants. Parmi les choses qui furent récupérée de la carcasse de la frégate, une bonne partie était de la nourriture. En effet, il était encore impossible de savoir si l’écosystème de LV-2185 était de type lévo-aminé, ou dextro-aminé. Par mesure de sécurité, il était nécessaire de prendre un maximum de ressources, avant de s’aventurer plus loin. Des armes furent également extirpées des décombres. S’il était impossible de savoir si une quelconque forme de vie intelligente vivait sur la planète, il y avait tout de même des formes de vie animale, donc potentiellement dangereuses. S’il était impossible de dire si les formes de vie qui vivaient en ces lieux étaient primitives ou évoluées, il avait été prouvé par un vol d’oiseaux autochtones qu’elles étaient d’ordre complexes, et donc à même d’attaquer. LV-2185 était un énorme mystère, impossible de savoir quels secrets elle renfermait, il fallait donc se préparer à tout.

    Par mesure de sécurité, le campement qu’avaient construit les survivants se trouvait dans le sillage de l’Infinity. En effet, il était trop risqué de s’aventurer dans la danse forêt tropicale qui les entourait. Des tentes avaient été montées et tout l’équipement récupéré de la carcasse de la frégate avait été disposé dans un coin, surveillé par des hommes armés ; il était exclu de laisser la faune locale s’en prendre à leurs ressources. Krelek marchait en réfléchissant à une solution. Il avait déjà su s’échapper d’une planète avec pratiquement rien ; c’était ainsi qu’il avait rejoint le reste de la Galaxie, lorsqu’il avait fui Rakhana, sa planète natale. Il savait parfaitement de ce fait comment survivre en milieu hostile. En vrai, il avait l’impression de se retrouver à nouveau dessus, à la différence près que LV-2185 était une planète tropicale, contrairement à son astre d’origine, aride et dépourvu de ressources. En somme, il se trouvait dans de meilleures conditions que sur Rakhana, mais le problème était qu’il y avait une faune en plus, chose qu’il n’avait pas dû affronter pendant son enfance. Et puis, le vaisseau que ses confrères avaient construit pour fuir la planète des Drells avait nécessité de nombreuses années de manufacture ; ni lui, ni le reste de l’équipage ne disposait de ce temps. La situation était donc complexe. Il soupira et regarda le ciel. D’une couleur bleue, on pouvait clairement voir RT-2184, grande et imposante. Deux autres astres étaient visibles, d’autres satellite de la géante gazeuse. En d’autres conditions, il aurait sans doute été agréable de vivre sur LV-2185. Mais, dans leur cas, il fallait s’en échapper…

    Krelek se détourna et retourna au campement, afin de retrouver Arius Armalis.

    - Combien de temps pouvons-nous tenir avec les stocks que nous possédons ? demanda-t-il. Il va rapidement falloir explorer cette planète, histoire de déterminer la cause de notre crash. C'était tout sauf naturel. Quelque chose s’en est pris à nos propulseurs et notre système de pilotage, et je compte bien découvrir quoi. C’est technologique, donc il doit y avoir du personnel – ou du moins, je l’espère – et donc potentiellement un vaisseau à voler. Qu’en pensez-vous ?

    C’était la première hypothèse du Drell. La seconde, qu’il espérait fausse, était un artéfact oublié, interférant avec les systèmes qui s’en approchent. Dans ce dernier cas, il n’y avait pas de personnel, pas de vaisseau à voler, juste quelque chose à désactiver. Cela lui fit d’ailleurs penser à un dernier détail.

    - Il nous faudrait récupérer une antenne de communication de l’Infinity, au cas où nous aurions besoin de faire des appels à l’aide, une fois la cause de notre crash déterminée et son cas réglé, ajouta-t-il.














Dernière édition par Krelek Aelos le Jeu 30 Avr 2015, 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 26 Mar 2015, 00:06


Relique du Passé



Le travail était rude et il y avait beaucoup à faire. La totalité de l'équipage était actuellement en train de sortir le matériel encore fonctionnel de l'épave de l'Infinity. Comme il s'y attendait il y avait des morts, une dizaine en faite. Des mal chanceux qui n'avait pas eu le temps de s'attacher ou étaient au mauvais endroit au moment de la déchirure de la coque. L'équipage s'était également équipé et armé avec ce qu'ils avaient récupéré. Au final la troupe de survivants ressemblait à une milice. Pour ce qui était de son équipage. Arius avait retrouvé leurs malles d'armes et avait fournis l'équipement habituel à chacun. Tanya avait enfilé un gilet de protection mais, ne portait jamais d'armure et avait dans son dos, le M13-Raptor qu'elle entretenait depuis la grande guerre. Xenan avait sont Phaëton et Terah son M-8 Avenger. Tout le monde était équipé à l'exception de cinq autres membres de l'équipage ainsi que Kara et Jordan son mécanicien qui n'avaient pas pour habitude d'être sur le terrain.

La troupe organisa un campement à l'arrière du vaisseau dans la traînée du crash qui avait détruit tout sur son passage même les plus grands arbres. Arius leva les yeux et observa toujours impressionné le panorama magnifique qui s'offrait à eux. Il ne s'était pas crashé sur la plus moche planète s'était déjà ça. La planète était recouverte de végétation jusqu'au sommet des nombreuses montagnes qui étaient éparpiller à sa surface. Le vaisseau avait eu de la chance de ne pas tomber sur une montagne ou dans un ravin.

Comme à son habitude le drell, chef de l'opération l'avait surpris alors qu'il ne l'avait pas vu arriver.

- Combien de temps pouvons-nous tenir avec les stocks que nous possédons ?

Arius avait déjà préparé cette question. Il avait fait les comptes et demander à quelqu'un de faire quelque calculs sur la consommation de nourriture. Bizarrement il avait pris le commandement de l'équipage même au sol on lui obéissait. Au moins cela ne pouvait que faciliter la gestion de la situation.

- Nous n'avons plus qu'une semaine de rations ... et encore en rationnant dès aujourd'hui. Autrement dit on est mal parti pour survivre sur cette planète si on ne trouve pas un moyen d'avoir des vivres.

- Il va rapidement falloir explorer cette planète, histoire de déterminer la cause de notre crash. C'était tout sauf naturel. Quelque chose s'en est pris à nos propulseurs et notre système de pilotage, et je compte bien découvrir quoi. C'est technologique, donc il doit y avoir du personnel - ou du moins, je l'espère - et donc potentiellement un vaisseau à voler. Qu'en pensez-vous ?

- Pour dire vrai c'est la première chose à laquelle j'ai pensé. Une installation militaire ou quelque chose dans le genre. Mais alors pour cacher quoi ? Ou pour quelle autre raison ? Je n'en ai aucune idée ... Mais malheureusement on ne va pas tarder à le savoir. Je pense que des combats sont à prévoir.

Arius allait quitter Aelos pour retourner vers son équipage et les préparatifs mais celui-ci le retint encore.

- Il nous faudrait récupérer une antenne de communication de l'Infinity, au cas où nous aurions besoin de faire des appels à l'aide, une fois la cause de notre crash déterminée et son cas réglé

- Alors là vous pouvez toujours rêver. Aucun équipement externe au vaisseau n'a survécu à se crash. Rien ne le peut d'ailleurs vu notre entrée dans l'atmosphère. Mais j'ai de bonnes nouvelles ... autant qu'on peut l'espérer ici en tout cas. Nous avons pu récupérer certain des résultats du scanner durant l'entrée dans l'atmosphère. Et j'ai localisé un autre vaisseau. A première vu il était en meilleur état que le notre mais, comme on s'y attendait nous ne sommes pas les seuls à nous être crashé ici. La mauvaise nouvelle c'est que le vaisseau est à un jour de marche au moins de notre point. Mais il s'agit de notre seul espoir. Avec votre approbation nous devons donc organiser cette marche.

Le drell acquiesça et Arius parti donc informer l'équipage du projet. Il rassembla tout le monde donnant brièvement les raisons de cette expédition et insistant bien sûr le fait de sa nécessité. Il fallait trouver un moyen de transporter tout le matériel transportable. Nourriture, équipement, arme, tout l'équipage allait être chargé. Tout le monde se mit au travail sachant qu'il n'y aurait aucune chance de survie pour eux sans travail d'équipe. Arius passa voir sa récente recrue, Scana Naevus. Elle était dans " l'armurerie " lieu ou l'on avait entreposé les armes et armure. Sans doute appelé comme cela à tord vu l'était de l'endroit.

- Scana, tu vas bien ? Pas trop secoué par l'atterrissage ? En tout cas tu as déjà retrouvé tes repères à ce que je vois. Désoler en tout cas que notre première mission soit un aussi gros bordel. Je t'avoue que je ne l'imaginais pas comme ça. Arius laissa un blanc dans la conversation pour permettre à Scana de répondre puis continua. Si tu as besoin de quoi que ce soit prévient moi. On a une place privilégiée dans l'équipage à première vu, donc je peux t'avoir quelques trucs sans doute. Fait gaffe à toi on ne connait pas tellement les autres ne fait pas confiance à tout le monde. Mais bon sa j'imagine que tu le sais. Sur ce je vais te laisser, prépare toi pour l'expédition et soit bien armée. Qui sait à quoi ressemble la faune de cette planète ?

Quelques heures plus tard l'équipe était prête, il faisait encore jour et tout le monde se tenait prêt à partir. Le groupe de survivant était dans une formation vaguement semblable au Delta de l'armée. Les personnes non armée au centre et transportant plus de matériel que les autres dispersés autour du triangle et prêt à combattre. Arius, Scana et Tanya formait la pointe de ce triangle qui avançait d'un pas lent mais méthodique observant les alentours de bouts de leurs armes en quête d'un danger imminent.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 26 Mar 2015, 01:26
Après 1 heure à faire des aller retour, le matériel était là. Deux humains, Terah et Scana commencèrent le montage de la cabane qui servirait d'armurerie. L'équipe était bien soudée et avançait bien. Après plusieurs discussions et beaucoup d'effort la cabane fut terminé. Le matériel fut ramené à l'intérieur et les deux humains partirent pour continuer les reste du campement. ''Tu pari quoi Dextro ou Levo?'' Le turien leva la tête. ''De quoi tu parle?'' La bricoleuse mettait en place un début d'atelier. ''La planète.'' Panzen sourit à la question de Naevus. ''Pourquoi, tu veux goutter la spécialité local? Je tenterais pas trop. Je pense levo.'' La turienne regarda l'homme qui commençait à monter les armoires pour poser l'équipement. ''Zut, moi qui voulais manger autre chose que des rations de survie.'' Les deux turiens croisèrent leur regard et semblèrent se comprendre.

Le ciel était magnifique et la turienne devait attendre une deuxième personne du nom de Jenkins pour l'aider à l'armurerie. Elle ce tenait devant l'entrée de la cabane et contemplait le ciel. ''Hey toi, dit moi où est l'armurier?'' Scana descendit les yeux sur son interlocuteur. C'est l'homme qu'il l'avait envoyée promener avant le crache. Certain aurait joué les gamins en ignorant ou en se bagarrant. Mais la femme avait un côté professionnel qui lui permit d'éviter ces deux possibilités. ''C'est moi, Scana Naevus. Vous êtes Jenkins?'' L'humain regarda la bricoleuse avec un ère de dégoût. ''Oui, c'est moi. Quelle votre grade? Je suis sûr que vous...'' Naevus voyait que Jenkins voulait justifier un moyen de commander. ''Je suis sergent et vous?'' L'homme laissa apparaître une frustration sur son visage. ''Première classe. Mais vous semblez jeune. Avec moi on applique la loi du vétéran. J'en sais plus que vous alors on oublie les grades.'' Il y avait beaucoup de rancœur dans ces phrases Naevus préféra ce concentrer sur son boulot.

Le travail ce passait bien et les deux armuriers ne faisaient que se croiser de temps en temps. A un moment Jenkin s’empenna à un Avenger sur l'atelier. ''C'est n'importe quoi.'' La turienne se tourna en direction de l'homme. ''il se passe quoi. Tout va bien?'' L'humain lança un regard noir à la turienne. ''Silence l'alien, c'est pas tes affaires.'' La femme ne prêta pas attention à l'insulte et le capitaine entra dans la cabane. '' Scana, tu vas bien ? Pas trop secoué par l'atterrissage ? En tout cas tu as déjà retrouvé tes repères à ce que je vois. Désoler en tout cas que notre première mission soit un aussi gros bordel. Je t'avoue que je ne l'imaginais pas comme ça.'' Scana fit un sourire à Arius. ''Tu sais, j'ai déjà eut des missions pires pendant la guerre. Ne t'en fais pas.'' Elle regarda l'homme sur l'atelier qui avait une cigarette à la bouche, elle n'était pas allumée. ''Je vais m'en griller une. ça pu trop le turien ici.'' L'humain sortit et Naevus en soupira. '' Si tu as besoin de quoi que ce soit prévient moi. On a une place privilégiée dans l'équipage à première vu, donc je peux t'avoir quelques trucs sans doute. Fait gaffe à toi on ne connait pas tellement les autres ne fait pas confiance à tout le monde. Mais bon sa j'imagine que tu le sais. Sur ce je vais te laisser, prépare toi pour l'expédition et soit bien armée. Qui sait à quoi ressemble la faune de cette planète ?'' L'armurière fit un signe de tête pour dire que c'était bon. ''Allez, va faire ton boulot d'officier.'' La bricoleuse poussa Arius de la cabane avec son sourire moqueur.

Après les quelques minutes, l'humains revint et tapota sur l'épaule de la turienne. ''Tu as mon briquet tête de mort?'' Scana montra clairement qu'elle ne savait pas ce que c'était. ''Je ne sais pas de quoi vous parler.'' L'homme fixa la femme dans les yeux et elle fit de même. ''Tu arrête ça immédiatement. Des saloperies comme toi, j'en ai tué à la chaîne pendant la guerre du premier contact.'' Naevus ne bougea pas. ''Vous me dégouttez avec se regard de vipère. J'adorais leur crever les yeux avant de commencer les interrogatoires.'' La turienne avait du dégoût envers cette homme. Soudain, il se mit à la pousser. ''Baisse tes yeux.'' Et il continua à la pousser. ''Je vais te les crever si tu les baisse pas. Avec ou sans commandant, tu vas y passer.''

La turienne était contre son atelier avec l'humain qui la poussait et la menaçait. Scana se rappelait de sa tante qui avait parler d'un homme qui prenait plaisir à faire ça en arrachant les mandibules de ses prisonniers. En pensant à tout ça, Naevus sentit une colère grandir en elle. La turienne se redressa et poussa l'humain en dehors de la cabane. L'homme tenta de pousser, de dire différant jurons et de la frapper. Mais elle continuait d'avancer. Une fois dehors, elle mit toutes ses forces dans son poing et le mit à terre. L'homme semblait bien sonné. La turienne cria ses paroles. ''Maintenant, tu vas m'écouter. J'en ai rien à faire que tu ne supporte pas les turiens, j'en ai rien à faire que tu es fait la guerre du premier contact et j'en ai rien à faire que tu me menace. Je suis ici pour faire mon boulot, Alors ton jeu de gamin pro cerberus je m'en fous. Tais toi, tais toi et ferme là. J'ai mieux, pars très loin, je veux plus te voir ici. Fous le camp. A pars faire de la provocation et détruire du matériel, tu ne sers à rien.'' La femme affichait clairement sa colère sur son visage et les gens autour assistaient à la scène sans savoir quoi faire. La femme retourna à l'intérieure l'humain chercha el défi par les insultes et les gestes.

Après un moment, Arius proposa une expédition. Scana se réjouissait de découvrir la planète, de voir du paysage et surtout ne plus voir l'autre imbécile. Elle ne savait pas si il faisait partit de l’expédition. Le plus important. C’était le reste de son équipe, la découverte d'un monde inconnu, ne plus avoir l'autre débile et que le temps ne soit pas trop mauvais.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 29 Mar 2015, 23:08
Un monde Eden de type 3. Une beauté parfaite à la flore luxuriante, à la température accueillante et au baromètre proche du fond de l'océan pacifique. Masha était une femme du nord, habitué au froid et aux climats secs. Les fougères ne l'intéressait que peu, fussent-elles des merveilles de biodiversité et portassent-elle de magnifique crénelage mordorés. Elle n'aimait pas cet endroit, elle n'aimait pas le fait de s'être écrasée sur cet endroit et elle n'avait qu'une confiance limité en le reste de l'équipage. Même la femme qui l'avait aidé. Comme d'ordinaire, elle restait dans un coin, voyait quels matériel pouvaient encore être utilisables et reconfigurait les appareils qui tournaient dans le vide du mieux qu'elle pouvait. Elle laissait son omitech chercher à expliquer la panne du vaisseau.
Elle s'assit finalement contre une caisse qui traînait en soupirant. Cette situation n'était pas mauvaise. Elle était pire que ça. Elle retira sa chaussure et massa le pied qui avait faillit être brisé sous la pressions des métaux dans le crash. La douleur lui signala qu'elle avait sans doute quelques os qui n'avaient pas appréciés. Elle passa un peu de médigel sur ce pied en espérant que cela permettrait une remise en forme rapide. Elle siffla entre ses dents en sentant le produit agir. Il était assez rare qu'elle le fasse alors qu'elle était dans un moment aussi calme, d'ordinaire, elle n'avait pas le temps de se rendre compte que le produit agissait. Elle souffrait en silence lorsqu'un homme fut projeté hors d'une tente.

"Turienne de merde ! J'vais t'écraser les mandibules et de les faire bouffer !"

Masha remit sa chaussure et se releva. Elle ferait mieux de filer d'ici, elle n'avait aucune envie de se retrouver dans un combat un peu naze pour des raisons de race. L'homme se retrouva à terre. Difficile de penser qu'il ne l'avait pas mérité. L'ingénieure le regarda avec dédain, relevant légèrement la lèvre inférieure dans une moue de condescendance. Elle n'avait pas vraiment fait exprès. C'était juste ce que la situation donnait tellement envie de faire ce genre de choses. C'était dommage pour elle que l'homme en se relevant perçoive cette grimace, il se frotta le côté de la joue qui avait un peu de sang.

" Qu'est-ce tu regardes, Chienne de l'Alliance ?"

Masha pinça très fort les lèvres dans une grimace avant de regarder la réaction des personnes autour. Tout le monde semblait attendre une nouvelle bataille. Elle n'avait pas envie de lancer une nouvelle bataille. Elle avait envie de quitter cet endroit plein de fougères le plus tôt possible. Elle se contenta d'ignorer le pauvre crétin et fila vers le groupe que formait l'agent du Courtier et le Capitaine du vaisseau ainsi qu'une Turienne. Son omnitech bipa pour lui signaler des résultats concluants. Elle écoutait d'une oreille absente les projets d'expédition en lisant le rapport devant ses yeux. Elle grimaça, c'était une bonne comme une mauvaise nouvelle. Elle leva les yeux vers les trois personnes.

"D'après les derniers rapports du vaisseau, nous nous sommes fait pirater. Ce qui a provoqué notre crash. C'est une bonne chose car quelqu'un ici est donc assez intelligent pour ça. Il faut trouver d'où est venu le signal de piratage. Je pense que nous avons pu sauver le nécessaire pour me permettre de créer un détecteur de spectre énergétique qui nous orientera vers une base. Par contre, je n'assure pas la puissance de l'appareil, il va falloir tout de même fouiller cette planète en espérant passer assez près de l'endroit. "

Elle déplia de nouveau son omnitech et tapota de nouveau dessus. C'était bien joli de se croire dans le livre de la jungle avec de belles expéditions mignonnes, mais il faudra voir à trouver des solutions réalistes.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 31 Mar 2015, 21:21



Les compteurs étaient remis à zéro. Mes membres retournaient dans leur engourdissement. Si le crash avait été éprouvant et avait flirté avec les limites du supportable, le retour à la terre fut lent, et progressif. Maintenant que ma carcasse avait repris tout son poids sur ce monde Eden, je souffrais à nouveau de mon individualité. Observant d’un air distrait le Turien prendre les directives, je fis profil bas avec une habileté propre aux asiatiques. Il était bien trop tôt pour m’imposer à l’équipage. Je passais ma langue humide sur mes lèvres, réfléchissant avec la lenteur intentionnelle d’un prédateur en chasse. Tony était mort dans le crash. Ma conscience glissant avec une pointe douloureuse dans le cours de mes pensées ; j’allais devoir aller voir son fils. Pour lui dire que son paternel était un héros anonyme, un héros ordinaire. Non. Je couvrais cette pensée avec une immoralité indécente. Une vingtaine de membres d’équipage vivants… Pour moi, cela faisait trop. Le nombre idéal variait selon les ressources disponibles et les compétences de chacun. Mais surtout, surtout, cela dépendait de la synergie du groupe. Si le regroupement des individualités marchait ou pas. Mais vingt, cela faisait trop. Surtout pour un équipage composé de circonstances. Les tempéraments allaient s’entrechoquer. Et étant donné que les agents employés par le Courtier avait un profil d’opportuniste, on risquait d’avoir quelques guéguerres inutiles. Sur cette perspective relativement ennuyeuse, je m’avançais en marge du camp, devant la nature tropicale de la planète. Je rechignais à utiliser son appellation officielle. Ce n’était pas un nom. Puis les choses s’étalaient devant moi. L’horizon.


Parfois, on se rappelait pourquoi on faisait ce boulot. C’était beau, c’était juste beau.
Rien de la beauté du commun des mortels, emplie d’un jugement intrinsèque et de quelque chose d’inoffensif. Cette beauté-là, comme toutes les choses de valeurs, avait un prix, et n’était pas directement accessible. C’était une beauté dangereuse, pleine d’aspérités, de choses que l’on intégrait jamais du premier coup. Je n’ai connu qu’une seule chose qui surpassait le chaos, et c’était la création de Dieu, la nature. Cela me faisait penser à… Olivier. J’étais tombée sur un carnet. Ou plutôt, Pierre m’avait donné un carnet. Dont il n’avait aucune idée de la provenance. Certainement quelque chose de légué, de transmis. De maître en disciple. Ce n’était rien d’historiquement important. Alors je l’avais gardé. En réalité, même si cela l’avait été, je l’aurais tout de même gardé. Sur ce carnet, était annoté énormément de choses, qui pour la plupart n’avaient aucun lien entre elles. Il avait appartenu à une asiatique qui avait vécu le début de sa vie en France, au XXIe siècle. Et sur ce carnet en question, il y avait les souvenirs d’une soirée entre amis, où le « cousin Pons », de son vrai prénom Olivier, disait que l’humanité était une expérience. Que, plus précisément, elle avait été envoyé sur Terre pour se développer par une race alien. Maintenant que je connaissais ces dites-races alien, je n’y croyais plus. Mais cette théorie avait été un des piliers inavouables de ma construction personnelle. Cependant, à chaque fois que je mettais les pieds sur un monde Eden où la Nature était celle présente, émergée du chaos, cette théorie refaisait surface et me proposait une nuance de plus à la réflexion. Partir explorer la planète en solitaire, cela aurait été l’idéal. Et ce n’était pas tant l’éventualité de représailles du Courtier de l’Ombre qui me faisait rester au bord de cette nature-ci, mais une intuition. Fine et tenace, dont je n’avais aucune idée de la provenance. Je mourrais d’envie d’y aller. Avec un minimum de ressources, et les outils que j’avais sur moi, cela suffirait, comme à chaque fois. L’appel de la forêt, ça s’était appelé, en un autre temps, dans un autre lieu. Quelque chose grondait furieusement en moi, et cet appel se transforma en nécessité. J’étais comme un animal sauvage dont la cage pouvait enfin se briser. Cependant, quelque chose me réfrénait. Ce n’était pas mon milieu d’origine. Le climat tropical était un de ceux que l’on rencontrait le plus sur les Mondes Eden. L’Amazonie sur Terre, était une synthèse de tout ce qu’on pouvait trouver sur la galaxie. Je regardais le sol, l’herbe, les arbres, les ombres. A Manaus, au Brésil, il n’était pas rare de trouver des tarentules chez soi. Il y avait une concentration d’araignées extraordinaires dans la forêt tropicale qui entourait la ville. Les tarentules sont très faciles à attraper parce qu’elles se déplacent lentement. Mais ici, il ne semblait pas y’en avoir, et la concentration d’araignées ne semblait démesurée. Au vue des seules informations qu’il y ait sur la planète, nous ne savions si elle était dextro ou levo. Cependant mes connaissances penchaient largement pour levo. Mais l’expérience, elle, me disait qu’il était impossible de terminer cela, autrement qu’empiriquement.


Les beuglements d’un humain dans la direction du camp de fortune me fit faire paresseusement volte-face. Qu’est-ce qu’il se passait encore ?

« Turienne de merde ! J'vais t'écraser les mandibules et de les faire bouffer ! »

" « Qu'est-ce tu regardes, Chienne de l'Alliance ? »

« Oulah mon vieux, tu te calmes. »


Mon geste fut fulgurant ; je projetai ma main ouverte puis la refermais puissamment sur sa nuque, enserrant celle-ci. Tout en lui maintenant le bras droit de ma main gauche, et en lui assénant un coup de genou aux parties. La base du Krav Maga, comme me l’avait dit Joan, des décennies auparavant. Push & Pull, comme disait Christophe. L’impact de deux vecteurs de forces opposées le fit hurler. Il cracha la salive qui était contenue dans sa bouche. Un deuxième coup de genou suivit avant que je ne replace ma main droite, cisaillant la partie au-dessus du coude droit du raciste, en appuyant dessus. Clé de bras. Il se retrouva à terre, je passais de l’autre côté en cassant son coude, l’immobilisant ainsi en « prise de flics » comme je l’appelais couramment. Ainsi immobilisé, face contre terre, sa fureur ne trouvait plus écho. Pour avoir maintes fois immobilisée, je connaissais la douleur que provoquait cette situation, et surtout, le fait que l’on ait pas envie de bouger quand on se retrouvait ainsi. Cependant, je ne lui laissais pas le répit qu’il aurait souhaité. Le fait qu’il ne reprenne pas ses esprits faisait partie de la manipulation. Je lui mis brutalement la tête dans ce qui était certainement raifort si la planète était bel et bien un monde levo.


« Aller, bouffe. »

Les quelques vagues signes de résistance vinrent. Je cognais sa tête un peu plus fort sur le sol. Le nez avait pris. Ses yeux s’humidifièrent par réflexe, il renifla bruyamment, geignant presque.

« Rend-toi utile mon gars… bouffe. »

Je calai mon genou sur sa nuque puis plaçai mon index sous son nez pour le relever d’un geste brusque ; il ne pouvait pas me mordre. Il geignit cette fois, puis mangea la plante, la mâcha difficilement. La chlorophylle peignit sa bouche et son contour de gouttelettes vertes. Je le forçai à avaler, puis le relevai ensuite. Il était calmé, humilié. Il avait laissé tomber quelque chose. Un briquet avec une tête de mort. Nos regards se croisèrent, je vis un certaine rage monter dans ses yeux.
« A ta place… Je me risquerai pas. Les fouteurs de merde, dans une situation de survie, moi, je m’en débarrasse. »
Mon ton s’était durcit. Il émanait de moi, une dangereuse autorité. Je m’étais densifiée en quelques secondes. Il était maintenant clair que je n’appartenais pas au commun des mortels. Je n’avais pas simplement suivi une formation au combat que j’avais confirmé sur le terrain. La guerre se distillait dans mon sang. J’étais de la race des combattants. Mes gestes et mes paroles avaient été placides. Fermes, mais placides. Ce n’était pas ma lutte après tout, mais le prétexte était trop beau. Le raciste tenait debout. Après 5 minutes, il n’y avait pas eu de réactions allergiques.
Je me dirigeais vers ce que je comprenais instinctivement comme le groupe de commandement, la tête forte. La plupart des autres était autour. Je me retournais lentement, l’homme me jetait un regard assassin, accompagné par son compagnon. Mais quand il croisait le mien, il détourna vivement la tête. Quand j’arrivais au niveau du groupe, la technicienne de l’Alliance avait fini son explication. Je pris la suite.


« Pour ce qui est d’explorer la planète les amis…. » commençais-je avec une gravité désinvolte, me démarquant, et, du naturel coincé des Turiens, de la formalité des gens de l’Alliance –qui avait été autrefois mon camp-, et du sérieux du Drell commanditaire, représentant du Courtier, m’éloignant de toutes ces personnes qui constituaient l’équipage pour me placer en clé de voûte de celui-ci. Mon profil ne ressemblait à rien de connu, l’on ne pouvait me rapprocher d’aucun archétype ni me placer dans aucune case. Ce qui avait pour conséquence de me rendre, d’une part plus indispensable que bien des membres de l’équipage, et d’autre part dangereuse. « Grâce à notre dévoué armurier humain, qui a allègrement « goûter » un petit peu de la végétation de cette planète. Nous savons maintenant qu’elle est de type levo. » J’étendais mon bras vers l’horizon, intérieur des doigts vers moi, ces derniers collés entre eux, et comptais combien il y avait de doigts entre la ligne d’horizon et l’astre brillant qui éclairait la planète, tout en fermant un œil. Quatre. Il y avait la place, pour quatre doigts.
« Il reste quatre heures avant le coucher du sol-.., avant la nuit ne tombe. Le mieux, c’est que l’on commence à bouger dès maintenant. »


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 02 Avr 2015, 23:41

    Lieu du crash


    Les antennes de communications de l’Infinity avaient été détruites ou trop endommagées pour être encore utilisables. Krelek s’y était quelque peu attendu, mais l’entendre de la bouche d’Arius Armalis lui tira tout de même une moue de mécontentement. Rien n’était jamais simple, rien ne suivait jamais le plan, il fallait toujours, au bout du compte, improviser. A force, on s’y habituait, mais il y avait toujours des situations où cela était plus ennuyeux que d’autres. Parfois, il aurait mieux valu que tout se déroulât sans accroc. Mais il était bien naïf de croire que tout pût se passer correctement lors d’une mission d’exploration. C’était le principe même de ce genre de quête : la découverte de ce qui était inconnu, faire face à ce que l’on ne connaissait pas, sans vraiment savoir à quoi s’attendre. C’était d’autant plus le cas avec des planètes comme LV-2185, d’où personne n’était jamais revenu. Jusqu’à il y a quelques heures, il n’était connu de personne qu’il s’agissait d’une planète, et non pas de quelque chose d’autre. Bien entendu, cela arrangeait bien les naufragés qu’il s’agît d’un astre avec une atmosphère respirable, et pas un cul-de-sac qui ne leur aurait délivré qu’une mort lente et affreuse. Au fond, et ce malgré le crash et la mort de dix hommes, ils avaient de la chance. Ils étaient peut-être coincés en ces terres inconnues, mais, au moins, ils étaient vivants. Peut-être ne l’étaient-ils pas pour longtemps, mais, en fin de compte, ils l’étaient et pouvaient théoriquement survivre indéfiniment. Les terres de la planète étaient fertiles, couvertes d’une végétation dense et luxuriante, et donc dotée d’aliments comestibles, et il y avait une faune, elle aussi comestible, théoriquement. Cependant, la difficulté première était de trouver ces ressources. Il ne fallait pas non plus omettre le fait qu’il y avait des Turiens au sein de l’équipage, et donc incapables de manger des aliments levo-aminés. Le problème fonctionnait également dans l’autre sens. Il n’y avait aucun moyen de vérifier la structure des acides aminés de LV-2185, à moins d’avoir un laboratoire fonctionnel, chose que l’équipage ne possédait pas. Ils étaient voué à subsister avec leurs stocks, qui n’étaient pas infinis.

    Mais quelqu’un se chargea de mettre à jour la réponse à la question. En effet, une rixe avait éclaté entre une Turienne et un Humain, qui avait semblé lui chercher des torts. Il avait été rapidement neutralisé par Kean Haygen, qui, pour l’humilier, lui avait fait manger une plante au sol, une action qui aurait pu lui coûter la vie. Mais ce ne fut pas le cas et, outre son égo brisé et les brutalités subies, il survécut, démontrant de manière efficace et pragmatique que les acides aminés de LV-2185 étaient de type levo-aminés. Krelek ne cautionnait pas ces débordements ; dans une situation aussi précaire que la leur, il fallait une cohésion au sein de l’équipage, afin d’optimiser leur efficacité et leurs chances de survie. Il ne pouvait se permettre de laisser l’anarchie germer au sein du groupe.

    Cependant, il n’eut pas l’occasion de mettre les choses au clair avec les éléments perturbateurs, car l’ingénieur de l’Alliance arriva et transmit une nouvelle aussi sombre que réjouissante : les propulseurs et le module de pilotage de l’Infinity avaient été piraté. Il y avait donc des formes de vie intelligentes sur LV-2185. Une race inconnue ? Ils allaient en avoir la réponse, car l’équipage n’allait pas camper sur le lieu du crash indéfiniment ; Arius Armalis avait repéré une épave de vaisseau à une journée de marche de leur localisation, ils allaient la rejoindre dans l’espoir de recycler du matériel et, avec de la chance, mettre la main sur une antenne fonctionnelle. Ils donc explorer la planète et, éventuellement obtenir de plus amples détails sur les responsables de leur crash, qui étaient les mêmes à l’origine des multiples disparitions ayant constitué le mystère de LV-2185. Dans tous les cas, il s’agissait d’une bonne chose qu’il y eût des formes de vie intelligentes sur l’astre, car cela signifiait qu’il y avait une échappatoire possible. Mais l’équipage allait devoir se dépêcher. En effet, l’Humaine asiatique annonça qu’il ne restait plus que quatre heures avant la nuit. Si le groupe se pressait et qu’il n’y avait pas d’imprévus, il pouvait arriver à l’épave aperçue à l’aube. Ou du moins, Krelek l’espérait, car il ne connaissait pas le cycle de rotation de la planète. Il était tout de même risqué d’entreprendre une telle expédition de nuit, car la topographie des lieux n’était pas connue, tout comme la faune locale, qui pouvait être aussi hostile que mortelle. Malheureusement, leurs ressources étaient limitées et il ne fallait pas perdre une seule seconde. La fin justifiant les moyens, les membres de l’équipage se devaient de bouger, malgré le risque évident encouru en s’enfonçant dans l’épaisse jungle qui les entourait.

    Krelek annonça donc la décision de se diriger vers l’épave inconnue, en expliquant clairement les dangers et les possibilités qui pouvaient découler de leur entreprise. Les motivations du déplacement furent portées publiques afin d’apporter plus de poids aux arguments. Une fois fini, il retrouva l’Agent Kole, qui avait survécu au crash. Il avait une tâche à lui confier, alors que le reste de l’équipage s’appliquait à ranger le matériel sauvegardé, ainsi que les ressources, dont ils allaient avoir besoin pour le voyage. Les deux hommes se mirent à l’écart et le Drell prit la parole, la voix basse :

    - Je veux que vous gardiez un œil sur cet homme qui s’est fait maitriser par madame Haygen. Son nom est Clark Platskitt. S’il commence à nouveau à poser problème, débarrassez-vous de lui.

    L’Humain hocha de la tête, l’air grave, et s’en alla retourner aider ses compagnons de survie à préparer l’exode.


    Dans la forêt


    Cela faisait à présent cinq heures que l’équipage s’était enfoncé dans la jungle épaisse de LV-2185. La nuit était tombée, mais les lieux n’étaient pas plongés dans l’obscurité totale, loin de là. En effet, RT-2184 brillait dans le ciel, éclairant la surface de ses lunes d’une lueur bleutée qui n’était certes pas aussi puissante que l’éclairage apporté par le soleil de Péitho, mais qui l’était suffisamment pour que les explorateurs pussent voir où ils allaient. Mais, outre la lumière tamisée générée par la géante gazeuse, c’était surtout la forêt elle-même qui s’éclairait. Le spectacle auquel assistaient les intrus s’était manifesté au bout d’une demi-heure après le coucher du soleil, et s’était fait graduellement. Les scientifiques appelaient cela la bioluminescence. Il s’agissait d’un phénomène connu et répandu à travers la Galaxie. Assez commun, pratiquement tous les mondes Eden possédaient des organismes bioluminescents, certains plus que d’autres ; il avait été remarqué que les rares planètes de tiers 3 orbitant autour d’une géante gazeuse faisaient partie de celles recelant le plus de bioluminescence. LV-2185 ne dérogeait pas à cette règle. Il n’y avait en effet pas une plante qui n’eût pas de partie lumineuse. Ce phénomène n’était pas simplement dû au hasard. L’explication était même relativement simple. Si les monde Eden orbitant autour d’une géante gazeuse possèdent un fort taux de bioluminescence, c’est parce que l’astre autour duquel ils orbitent est lui-même lumineux. A cause de cela, les végétaux accumulent un surplus d’énergie solaire qu’ils doivent évacuer d’une manière ou d’une autre, qui est, dans la grande majorité de cas, la bioluminescence.

    Le spectacle était beau, mais cette beauté camouflait la dangerosité des lieux. Les naufragés n’avaient pas eu à affronter la faune locale, fort heureusement, mais il était évident que la jungle de la planète n’était pas un lieu de vacances paradisiaques. Outre les plantes vénéneuses ou carnivores qui avaient failli avoir raison de plus d’un membre d’équipage, les bois raisonnaient des murmures des animaux. Ils observaient ces étrangers sans se montrer, les jugeaient, les étudiaient, rôdaient autours d’eux, produisant divers bruits qui énervaient le groupe, dont la nervosité augmentait. Leur rythme soutenu de marche ne continuerait pas ainsi très longtemps et Krelek en avait conscience. Il leur fallait une pause, il leur fallait se reposer, manger quelque chose, avant d’aller plus loin. Il en allait de la cohésion de leur équipe, mais aussi de leur survie. Dans l’éventualité d’une attaque de prédateurs, il leur fallait avoir la force de se protéger. S’ils étaient exténués, ils ne pourraient se défendre de manière efficace. En conséquence, le Drell ordonna l’arrêt et l’établissement d’un camp provisoire. L’équipage s’arrêta et déposa ses affaires, afin de s’organiser. Un feu de camp fut établi, bien qu’il ne fût pas nécessaire, la nuit étant très lumineuse et la température étant agréable. C’était avant tout pour tenir les bêtes sauvages à distance, les animaux étant de manière universelle effrayés par le feu.

    Une heure s’écoula avant qu’il fut décidé de se remettre en marche. Mais, alors que le groupe s’activait à ranger le matériel, Krelek entendit des bruits de branches cassées. Il observa les environs, sans voir un quelconque mouvement et se remis à inspecter l’avancement de l’opération, aidant parfois ceux qui en avaient besoin. Il n’était cependant pas rassuré. Il se sentait observé, en danger imminent. C’était ce vieil instinct primitif, lorsque l’on savait intérieurement que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque quelque chose de grave allait se passer, et le Drell n’arrivait tout simplement pas à l’ignorer. Il se savait un poil paranoïaque, mais avait-il raison de se méfier ? Il ne tarda pas à avoir la réponse, car, surgissant de nulle part, tel des ombres, six bêtes foncèrent dans le campement. Des cris se firent entendre, très vite suivit des premiers tirs. Les bêtes n’avaient attaqué personne… pour le moment. C’était une vieille technique de chasse : tenter de disperser le troupeau pour isoler les maillons faibles. Krelek brandit son Revenant, qu’il avait récupéré des décombres de l’Infinity, sans toutefois faire feu. En effet, leurs munitions étaient limitées, il devait tirer pour tuer et ne manquer aucun tir. Observant la scène, il dénombra six prédateurs. Trop rapides, il ne put très bien les voir, mais remarqua vite qu’ils n’étaient pas de grande taille. Ils usaient de rapidité et de leur nombre pour chasser, ce qui les rendaient redoutables. Seuls, ils étaient faciles à abattre, en groupe, ils étaient mortels.

    Un hurlement retentit et Krelek fonça dans la direction d’où émanait le cri. Les prédateurs avaient trouvé une cible. Ou était-ce une feinte ? Car alors que plusieurs personnes se dirigeaient vers la première victime, qui n’avait qu’été mordue à la jambe, un autre cri s’éleva, accompagné de grognements furieux. Le Drell n’attendit pas plus longtemps et s’en alla vers l’origine des bruits. Six créatures reptiliennes s’acharnaient sur un homme, encore vivant, mais couvert de sang. Il se faisait dévorer vivant. Krelek ne prit pas le temps de réfléchir et fit feu. Un couinement s’éleva, alors que les autres bêtes déguerpirent en un clin d’œil. Dans un râlement, la victime agonisait, les tripes à l’air, le sang s’écoulant au sol en une flaque chaude. L’animal qu’avait blessé le Drell tentait de s’enfuir, lentement, atteint à la jambe. En s’approchant, il l’observa. Il s’agissait d’un reptile bipède à la longue queue et aux petits bras. Sa tête allongée était armée de multiples dents en rasoir, faite pour déchirer la viande. Ses griffes, au niveau des pattes arrières étaient longues, faites pour découper profondément ses victimes. Une véritable machine à tuer. Une balle dans la tête suffit à mettre fin à ses souffrances.

    Krelek s’en retourna vers l’homme dévoré vivant. Lui aussi avait fini par périr, vidé de son sang. L’observant plus attentivement, faisant fi de ses blessures, il le reconnut. Il s’agissait de Clark Platskitt, l’homme battu par Kean Haygen. Fronçant les sourcils, le Drell chercha du regard l’Agent Kole, qui le regardait en faisant un signe négatif de la tête ; il n’était pas responsable de sa mort. Le Courtier soupira et constata que tout l’équipage l’avait rejoint. Il regarda chacun des membres, un à un, et finit par dire :

    - Remettons-nous en route. Certains voudraient lui offrir des funérailles, mais nous n’en avons pas le temps. Son cadavre retiendra les charognes un moment, profitons-en pour partir.












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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 06 Avr 2015, 03:53



Pénétrer à l’intérieur de la jungle avait été pareil à une nouvelle vie, un nouvel affranchissement.
La marche n’était jamais aisée en zone tropicale, mais trois personnes, -un humain et deux Turiens-, usaient de machettes pour ouvrir un chemin. Evidemment, cela avait fait partie de l’inventaire que j’avais demandé pour la mission. Il y avait encore d’autre matériel de survie, nécessaire. Mais je donnais dans le minimalisme, l’expérience nous faisait toujours fuir l’abondance et le superflu. Et quand même trois machettes et des bricoles comme des pierres à feu n’étaient pas trop demandé face à la frégate –spécialement commandée pour la mission- qui s’était brillamment écrasée sur la planète, j’avais pour habitude de ne pas demander grand-chose. L’idée de profiter me fatiguait. Peut-être en des heures plus malicieuses, mon opportunisme se serait réveillé, mais force est de constater que je retombais dans mon caractère suffisant et minimaliste. Ce côté réducteur ne me pénalisait que quand je n’arrivais pas à m’adapter suffisamment. Quoi qu’il en soit, la progression était, certes pénible, mais très peu comparable à ce qu’avait été l’Amazonie. Bien sûr, il aurait fallu faire une pause toutes les deux heures, surtout au vu du nombre de membres du groupe. La mauvaise humeur et le relâchement étaient choses contagieuses dans un groupe peu entraîné et peu soudé. Mais j’osais espérer que le Courtier choisissait des agents au moins, un peu plus intelligent que le Clark. Autant de choses qui me faisaient paraître irréelle notre entente. Keshak, Latan, et Steve. Nous étions les quatre derniers maudits.


La bioluminescence facilitait l’avancée, certes. Mais l’exploration de nuit était à proscrire. Surtout en milieu tropical. Et ce qui devait arriva. J’avais toujours détesté ce genre de ton sentencieux, mais notre première mise à l’épreuve s’énonça, alors que certains criaient. J’aurai voulu que l’on garde une certaine discrétion après le crash. L’idée d’être traqué par des individus –quelle que soit la race- dotés d’une forme d’intelligence mise aux services d’intérêts propres, à vrai dire, je préférais éviter. Cela me mettait sous pression. Mon sang était capable d’accueillir la puissance, mais mes nerfs étaient faibles. Comparés à ce qu’ils auraient dû être. Le système nerveux en miettes. Ce défaut dans l’armure, cela m’avait énormément coûté. Mais rien à voir avec les luttes d’aujourd’hui, rien à voir.


Tant qu’à faire je préférais éviter d’utiliser mon flingue. Pour beaucoup de raisons. Que je n’avais aucune envie de lister mentalement. Un geste, et le couteau était en main. Ça, c’était au cas où. Les premiers petits agités qui foncèrent dans ma direction prirent une riposte biotique de plein fouet. Le décrassage, qu’on appelait ça. Ils détalèrent ailleurs. L’espace d’un très court et très intense moment, je réalisais qu’il n’y avait aucune personne à qui je tenais parmi la vingtaine ici en danger. Cela fut une délivrance. Je me sentais légère, de bonne humeur. Destituée, encombrée et traquée, mais de bonne humeur. La nuit arrangeait ça. Les personnes autour de moi se relâchèrent. Certains allèrent prêter main forte aux autres, mais ce ne serait pas un commentaire de mauvaise foi de dire qu’ils n’étaient pas nombreux. Je leur emboitais le pas, d’une démarche non pas désinvolte, mais pas moins que tranquille.


Les coups de feu étaient partis. Les petits prédateurs teigneux aussi. Le groupe se reformait plus loin tandis que j’arrivais en même temps que Kole aux côtés du Drell commanditaire. Ce dernier examinait le reptile et la victime. Qui n’était autre que Clark !


« La tantouze sudiste ! »

Mon visage retournait dans son antre impassible de sérieux et de force intrinsèque, avec une aisance telle qu’elle était déroutante pour quelqu’un qui n’y était pas habitué.

« Pardon. Hm. C’est trop gros que ce soit lui qui ait été tué dès la première attaque… On peut pas tout remettre sur son mauvais karma… »


Il ne fallait pas être démesurément intelligent pour comprendre que le véritable chef se trouvait en la personne du Drell. Le Turien était un bon figurant, un bon faire-valoir. Un fonctionnaire Turien, bien que sa véritable activité se situait plutôt au niveau de la contrebande. Il était archétype, le modèle. Enfin bref, trêve d’acharnement sur sa personne. Je savais à qui communiquer mes doutes. Et ce n’était justement pas à lui. Manifestement le Drell n’avait pas l’habitude de côtoyer la nature. Des erreurs comme voyager la nuit ou ne pas faire de pause sur cinq heures de marche démontraient d’une inexpérience frappante quelles que soient les circonstances, cependant il avait assez, il avait suffisamment de ressources pour mener ces hommes à la victoire. Une victoire qui prendrait une forme de réponses et de survie. Bientôt tous les autres nous avaient rejoint. Le Drell prononça ces quelques mots :


« Remettons-nous en route. Certains voudraient lui offrir des funérailles, mais nous n’en avons pas le temps. Son cadavre retiendra les charognes un moment, profitons-en pour partir. »


Nous repartîmes en route. Clark en moins, c’était du bon débarras. Mais mes doutes amoindrissaient ma joie silencieuse. Si l’effectif tombait à quinze, voir à dix, avec comme survivants, les meilleurs, les plus intelligents, les plus adaptés à la vie en communauté, cela m’arrangerait réellement. Je n’irai certainement pas jusqu’à provoquer moi-même leur mort, mais je n’en serais certainement pas fatalement affligée. Je jetai un coup d’œil au groupe. Neuf Turiens, neuf Humains et un Drell. Il fallait faire quelque chose. Une idée bancale arriva. Hm… peu importe, pour l’instant, continuer à marcher. Puis je sentis la très désagréable sensation d’une succion humide, localisée et intruse, et de pair, le contact horrible d’une sangsue sur mon bras. Je n’avais aucun besoin de vérifier, je me retournais vers le groupe avant de déclarer :


« Si vous sentez des sangsues sur vous, ne tirez pas dessus. Essayez pas de les arracher. Elles s’accrocheront encore plus. Vous perdrez moins d’énergie à les laisser vous pomper. Les Turiens, vous risquez rien, dès qu’elles essayeront de vous bouffer les chairs, elles tomberont raides mortes. »


Ah, ça c’était l’avantage d’être un dextro dans un environnement rempli de sangsues levo ! Les joies de l’exploration inter spatiale… Hm, bien c’était le moment.


« Les amis, je sais que personne ne se connaît ici –à l’exception de vous cinq-, qu’on a tous été rassemblé par ce cher Courtier, qu’on a perdu dix d’entre nous dans le crash et que la tanto- l’agent Platskitt a été dévoré vivant, mais on s’en sort bien. Ici, -d’ailleurs ce serait pratique qu’on nomme cet endroit- c’est un environnement tropical et levo. Je vais pas vous raconter ma vie, mais sur Terre, on a à peu près tous les climats qui existent, et je suis allée dire coucou à chacun d’entre eux. Et je puis vous assurer que le climat tropical est un des plus dangereux que je connaisse. Je n’ai pas de connaissances approfondies en ce qui concerne la biologie Turienne, mais la meilleure stratégie que l’on puisse adopter maintenant c’est que les Turiens trouvent chacun un humain avec qui il s’entend bien. Comme ça, on aura des binômes levo-dextro et on se connaîtra tous beaucoup plus vite. Ça n’en sera que mieux pour nos chances de survie. Je ne vous demande pas de marcher en rang, deux par deux, main dans la main, mais de créer une dynamique viable pour le groupe. Evidemment… vous restez avec qui vous voulez, c’est pas mon problème. Mais ayez un partenaire de l’autre race sur qui compter en temps de crise. »


Mon ton et ma voix avaient été dénué de toute amicalité. Il n’en était pas froid et morne pour autant, mais l’on aurait plus dit un ours tentant de servir du thé avec un service en porcelaine qu’un saltimbanque exécutant son numéro. Cela me rendait d’autant plus à craindre. Il y avait quelque chose dans mes yeux, dans le segment de mes gestes qui témoignaient d’une conscience pure. Je feignais la maladroitesse, je feignais la familiarité, de façon déclarée. Je laissais paraître le fait que j’avais probablement quelques coups d’avances mais rien dans mon attitude ne trahissait le désir de manipulation. D’aucuns –surtout des belges- diraient que je me prenais trop au sérieux. Mais il fallait au moins ça. Et puis, les origines asiatiques, le passé militaire, et une certaine tendance pour la dramaturgie me faisaient abonder dans ce sens…


La sueur imbibait ma chair de la plus délicieuse des façons. Je tirais un réel plaisir de l’effort. Que je ne montrais pas. Il y eut un moment où la forêt s’arrêta. Où les lianes cessèrent de nous accrocher les membres et où la bioluminescence qui donnait énormément dans le violet disparut. On se retrouvait ainsi devant un bel horizon de plaines et de vallées. Des micro-climats, je supposais. La carcasse du vaisseau était bien visible. A plusieurs centaines de mètres encore. Enfin, on en voyait la fin. Une bonne partie de l’équipage se laissa tomber dans l’herbe aux environs de la carcasse de vaisseau. Leur curiosité s’était éteinte au rythme interminable et harassant de l’expédition, seule ce que j’appelais provisoirement « la tête pensante » du groupe vint inspecter l’épave. Je gravis la dernière colline avant de les rejoindre. J’avais préalablement allumé un feu en apprenant à la plupart à choper le coup avec la pierre à feu. L’amadou que j’avais demandé au Courtier avait servi de démarreur, et le campement se dressait au rythme paresseux de la quinzaine de membres de l’équipage qui était restée en contrebas. On dormirait bien cette nuit. Si les petits reptiles surexcités du bocal iraient cherché ailleurs et que le fantôme de Clark ne nous en veuille trop pour quitter la Terr- enfin la planète pour rejoindre un Purgatoire Dieu-ne-sait-où réservé aux tantouzes sudistes. Le pauvre, il avait pas fait grand-chose en fait…


Je me dirigeais ainsi vers le Drell, un air paisible sur le visage, rassérénée par le vent qui souffla sa brise vespérale.


« Alors. Qu’est-ce que ça donne ? »


Le même sérieux, la même solidité. Qui revenait, irrésistible dans son sens premier, imperturbable.



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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 09 Avr 2015, 07:51


Relique du Passé



La nuit commençait à tomber et voilà déjà plusieurs heures que l'équipe de survivant marchait dans cette jungle. La planète avait un environnement nocif à peine voilé. La plupart des plantes que l'on croisait sentaient le danger d'un simple regard. D'autres étaient beaucoup plus subtil et certains des membres du groupe ne manquèrent pas de se faire gobé par des plantes carnivores. Ou alors prévenu de justesse par Kean Haygen qui avait prouvé plus d'une fois son utilité vue la situation. Dans tous les cas l'équipe s'en sorti globalement plutôt bien jusqu'à que la nuit tombe. A partir de maintenant l'inconnu était de retour personnes ne savaient ce qu'il pourrait bien arriver ou quel genre de faune nocturne ils allaient bien pouvoir découvrir.

Arius n'aimait pas trop la situation, un bon nombre de personnes du groupe étaient nerveuses. Pointant leurs armes partout sans aucunes raisons valables. Arius trouvait que ce genre de comportement était plus que dangereux et qu'il n'était la preuve que d'un manque de discipline accru. Malgré tout il sentait également ce sentiment d'être suivi, traqué par quelque chose. Surtout que les bruits incessants que l'on pouvait entendre tel des chuchotements dans la jungle alentour n'arrangeait pas la situation mais il fallait savoir garder son sang froid.

Puis l'ordre de faire une pause arriva enfin pour le soulagement du plus grand nombre. L'équivalent d'un camp provisoire fut monté, le matériel transporté fut placé en cercle, une forme qui revenait souvent dans les tactiques volontaires ou non de défense. Cette disposition permettait de défendre facilement le secteur et plusieurs gardes s'alternèrent dans la défense du secteur. La majorité de l'équipage en profita pour dormir quelques minutes. Même si le sommeil dans une telle situation était toujours difficile à trouver. Arius remarqua que petit à petit se formait une fraction entre les turiens et le reste de l'équipage. Des rivalités qui n'étaient pas forcement fondée ou réel mais visible. Principalement avec pour cause la nourriture qui finirait par manquer aux dextro tôt ou tard pensait Arius. Une heure plus tard la marche reprit dans le même rythme lent et méthodique que pratiquait le groupe depuis leur arrivée sur cette planète.

Mais ce qui devait arriver arriva et la faune local décida finalement de s'attaquer à eux. La première révélation de la présence de ses intrus fut révélé par le bruissement des feuilles et le cri du premier humain. C'est alors qu'on débarqué les premiers reptiles, sans attaquer ils contournaient et rodait extrêmement proche du groupe qui ne tarda pas à se disperser. Ce que ces créatures attendaient justement. Les premiers coups de peur partirent et bientôt se fut la panique. Plusieurs personnes s'écartant du groupe, d'autres tentaient de se défendre et beaucoup de tirs partirent sur les reptiles. Leur tête fines et leurs yeux de prédateur montraient très bien leur dangerosité.

Arius mit son genou à terre et épaula son fusil cherchant à mettre en joue une des créatures qui bondissaient au milieu des survivants. Un cri de douleur se fit entendre, brisant tout le reste. L'un des humains qui marchaient aux côtés d'Arius chuta brutalement trainer sur un bon mettre par l'un des reptiles qui sorti de nulle part. La créature mordit sa cible à la jambe avant de tenter de fuir à nouveau dans la nature. Arius le mit en joue et tira deux légères rafales bien précises abattant le reptile. Un autre cri retentit derrière eux. Cette fois-ci une demi dizaine de ces reptiles dévorait vivant l'humain. Le drell, chef des opérations ne patienta pas une seule seconde et tira sur l'une des créatures faisant ainsi fuir les autres. Tous ces tirs avaient fini par faire fuir la faune local mais ils auraient aussi pu en attirer d'autres Arius restait donc attentif aux alentours.

Au final tout le monde se regroupa autour du premier mort depuis le crash. Krelek Aelos prit alors la parole :

- Remettons-nous en route. Certains voudraient lui offrir des funérailles, mais nous n'en avons pas le temps. Son cadavre retiendra les charognes un moment, profitons-en pour partir.

Certains protestèrent mais au final personne ici ne tenait vraiment aux autres. A par l'équipage d'Arius justement tout le monde avait été recruté individuellement. L'esprit de groupe répondit donc rapidement absent pour le plus grand mal de la tentative de survie de l'ex équipage de l'Infinity. Et la victime fut rapidement oubliée.

La troupe reprit sa marche vers l'épave qu'ils espéraient trouver pour pouvoir sortir de cette foutu planète ou au moins avoir des communications longue distance.

- Si vous sentez des sangsues sur vous, ne tirez pas dessus. Essayez pas de les arracher. Elles s'accrocheront encore plus. Vous perdrez moins d'énergie à les laisser vous pomper. Les Turiens, vous risquez rien, dès qu'elles essayeront de vous bouffer les chairs, elles tomberont raides mortes.

Kean Haygen venait de donner la première bonne nouvelle de la journée pour Arius et la moitié de l'équipage turien. Mais ce sentiment se dissipa rapidement quand il pensa à Tanya, Kara et Jordan justement autour de lui. Arius leur demanda de faire attention. Il ne compta avoir de mort ou blessé à cause d'une bestiole empoisonné de cette jungle extrêmement humide. Puis l'humaine asiatique proposa justement une idée loin d'être intéressante.

- ... la meilleure stratégie que l'on puisse adopter maintenant c'est que les Turiens trouvent chacun un humain avec qui il s'entend bien. Comme ça, on aura des binômes levo-dextro et on se connaîtra tous beaucoup plus vite. Ça n'en sera que mieux pour nos chances de survie ...

Elle avait l'air de connaître son job alors il sembla à Arius plus que logique d'adopter cette technique. Il rassembla tout le monde et forma des binômes. Globalement aléatoire puisqu'il ne connaissait personne même s'il avait gardé son équipage réuni au maximum. A l'exception de Terah qui se retrouvait avec la membre de l'Alliance.

Arius se retrouvait avec Kara. En réalité il s'était débrouillé pour que chacun ait au moins un membre du binôme doué dans la maitrise des armes, d'après ce qu'il en avait vu jusqu'ici en tout cas. Arius et Kara ouvrait donc la marche du groupe à présent repartie en plusieurs petites équipes. Les discussions ne tardèrent pas à apparaître et de même pour Kara et Arius.

- Je passe devant et suis moi de près. Si jamais il y a quelque chose et que je me le prends tu en sera débarrassé.

- Merci. Franchement je suis venu pour piloter une frégate pas pour faire une expédition dans la jungle. Je m'en souviendrais des missions du courtier de l'ombre.

- C'est un super endroit pour les vacances. Et puis il faut voir le chèque qui va avec.

- Oui mais cela ne justifie pas tout non plus.

Scana quand à elle était avec Tanya, l'humaine au commande de l'Infinity. Et supérieur de Kara qui n'était que copilote. Tanya avait suivi une formation de tireuse d'élite dans l'Alliance avant de rejoindre Arius. Celui-ci l'avait donc placé avec Scana dont il ne connaissait pas encore parfaitement les compétences. Sauf que Tanya était plutôt du genre bavarde.

- Dit Scana, je te rassure on tombe pas toujours sur des missions aussi pourri que celle-ci toutes les semaines.

- Pas très rassurée. Mais j'adore les défis et j'ai l'habitude

- Cela dit vu la situation je ne te cache pas que j'aimerais vraiment être une turienne sur cette foutue planète. Tu as plutôt de la chance on dirait.

- Si tu serais une turienne ont aurait moins de nourriture. Scana montra quelle plaisantait. En tout cas, je t'accepte comme telle.

Tanya répondu sur le même ton ironique : De toute façon je ne sais pas si je m'habituerais un jour à la dureté de la peau.

Puis le groupe de survivant arriva enfin épuisé par les longues heures de marche dans une petite vallée. La plupart des membres du groupe tombèrent de fatigue n’étant plus intéressés par se qui les entouraient. Mais il avait belle et bien l’épave du vaisseau qu'ils cherchaient depuis le début.

Après une analyse plus poussée on pouvait remarquer que cette vallée n’était pas naturelle mais causé par le crash il de ça sans doute plusieurs années. La végétation commençait a reprendre du terrain et l’avait même sans doute déjà fait vu l’envergure du vaisseau comparée à ce qui avait dû être un jour la traîné du crash.

Le Drell partit inspecter l’épave, Arius ne tarda pas à le suivre afin de savoir si il y avait belle et bien ce qu’il cherchait. Le vaisseau était de conception humaine mais pas ce qu’il avait de plus récent. Certain de ses composants avaient l’air de dater au minimum d’une décennie. Et son équipage étant sans doute mort. Mais pas le moindre cadavre d’ailleurs, sans doute avaient ils tenté à la manière de notre groupe de survivre dans la jungle en rejoignant un autre point.

Environs une demi heure plus tard après avoir inspecté le vaisseau fouillé les quelques pièces encore reconnaissable. Le turien et le drell rejoignirent le reste de l’équipage qui était en train de monter un camp. Kean vint leur demander des nouvelles.

- Alors. Qu’est-ce que ça donne ?

Arius répondit le premier, Il y a probablement ce que l’on est venu chercher, de ce que j’ai vu il y encore les systèmes de communication dans un état pas trop mauvais. Mais il faudrait aussi voir avec la membre de l’Alliance ce qu’elle peut en faire.

Arius avait également trouvé un datapad qui avait l’air opérationnel. Il le rechargea au camp et regarda la date du dernier rapport : 23 Novembre 2181


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Jeu 09 Avr 2015, 13:50
La planète et son environnement étaient le rêve pour la turienne. A chaque fois qu'elle voyait quelque chose, elle se demandait où se trouvait le piège de cette saloperie. Qu'en on avait passé sa vie dans les armureries et les navettes, c'était difficile de ce faire à cette endroit. Sa seule comparaison était celle du champ de bataille durant la guerre. La femme avait prit un silencieux pour son Carnifex avant de partir de son entre. Pendant le chemin, elle fit des petits contrôles sur son armure et son arme. A certain moment, elle regarda où était les autres et comment ils allaient. Il faut dire qu'elle avait toujours eut un très grand sens de l'esprit d'équipe. Mais les raisons de se contrôle étaient aussi du à des bruit venant de la forêt et cette sensation d'être observée.

La nuit était là et la marche s'arrêta. Un camp fut établi et certains s’endormirent. Quand à Scana, le repos était impossible, la survie, la formation militaire et le besoin de faire un premier point la titillait. La femme regardait son capitaine qui semblait ne pas trouver le sommeil et gardait son pistolet en main. Parmi le groupe, il y avait une mauvaise nouvelle, des groupes se formaient et donc certains s'isolaient. Ensuite la bonne nouvelle était que la plupart des survivants étaient des spécialistes dans des domaines bien précis et donc le groupe semblait avoir de multiple compétence à la clé. Le point était court, mais Naevus voulait aussi se vider l'esprit un cours instant.

La turienne se mit à regarder les étoiles et rêvasser. L'envie d'y retourner la démangeait. Mais sans vaisseau impossible. Terah vint s'asseoir à côté de la rêveuse et regarda dans la même direction. ''Tu cherche quoi là haut?'' Scana ne tourna pas la tête. ''Je cherche ma maison. Je me demande si nos planètes sont visibles depuis ici.'' Palzen sourit. ''Tu ne voudrais pas dormir?'' Soudain les premiers coups de feu se firent entendre et des créatures débarquèrent. Naevus descendit la tête et vit la créature lui arrivé dessus. Elle n'eut que le temps de mettre son bras gauche devant elle pour bloquer le chemin entre elle et la bête avant d'avoir les crocs de la bestiole dans son corps. L'armurière avait toujours son arme en main et voyait l'avantage désarmait. Elle la pointa sur l’œil de la créature pour être sur que la balle transperce la cervelle qui se trouvait derrière et tira deux balles pour être sûre du résultat. Elle se débattue avec les restes du reptile et rejoignit le reste du groupe. Pendant qu'elle s'était débattu avec le sien, les autres avaient chasser le reste.

Une fois vers le groupe, elle reconnu le centre d'attraction qui n'était autre que Jenkins. Les autres semblaient lui donner un autre nom, mais son nom n'était plus utile vu se qu'il restait de lui. ''Remettons-nous en route. Certains voudraient lui offrir des funérailles, mais nous n'en avons pas le temps. Son cadavre retiendra les charognes un moment, profitons-en pour partir.'' Il était clair que tout ceux qui avait un minimum de sens de la survie le laisserait la. Certains semblaient y tenir. Mais le drell avait été assez clair sur les conséquences et donc les autres l'avaient pas contredit.

La marche reprit pour l'épave et une humaine se mit à parler. ''Si vous sentez des sangsues sur vous, ne tirez pas dessus. Essayez pas de les arracher. Elles s'accrocheront encore plus. Vous perdrez moins d'énergie à les laisser vous pomper. Les Turiens, vous risquez rien, dès qu'elles essayeront de vous bouffer les chairs, elles tomberont raides mortes.'' En tout cas, cette humaine savait des choses utiles et donnait un bon conseil. ''la meilleure stratégie que l'on puisse adopter maintenant c'est que les Turiens trouvent chacun un humain avec qui il s'entend bien. Comme ça, on aura des binômes levo-dextro et on se connaîtra tous beaucoup plus vite. Ça n'en sera que mieux pour nos chances de survie.'' Scana sourit à l'humaine et hocha de la tête en signa d'approbation.

Dans se genre de situation Naevus s'en remit à son supérieur et attendit son ordre. Aruis fit les groupes et la turienne se retrouva avec Tanya. Elle était plutôt contente de ce choix, elle aimait bien discuter avec Tanya qui était ouverte d'esprit et qui avait la même passion qu'elle pour les vaisseaux spatiaux. La marche reprit en binôme. ''Dit Scana, je te rassure on tombe pas toujours sur des missions aussi pourri que celle-ci toutes les semaines.'' La turienne sourit. ''Pas très rassurée. Mais j'adore les défis et j'ai l'habitude.'' Entre le front de Palaven et de la Terre, elle avait connue des situations toutes aussi atroce. ''Cela dit vu la situation je ne te cache pas que j'aimerais vraiment être une turienne sur cette foutue planète. Tu as plutôt de la chance on dirait.'' La femme de Digeris pausa sa main sur l'épaule de son binôme et la regarda dans les yeux. ''Si tu serais une turienne ont aurait moins de nourriture.'' Scana montra quelle plaisantait. ''En tout cas, je t'accepte comme telle.'' Elle fit un clin d'oeil à Tanya et contrôla si l'humaine n'avait pas de sensu. ''De toute façon je ne sais pas si je m'habituerais un jour à la dureté de la peau.'' L'armurière souri à sa collègue. Elle savait que Tanya rentrerait dans le jeu et oserait faire une blague. ''C'est une habitude qui se fait depuis la naissance. Tout comme la moleté de la tienne.'' La sergent donna la main à la pilote et lui fit un sourire complice.

Une fois arrivée à l'épave, une grande partit du groupe tomba. La turienne avait l'impression que les cycles de Digeris l'aidaient à tenir. La femme se rapprocha de Arius et du Drell qui semblait causer. Une fois arrivée, la conversation était finit, mais elle suivi le capitaine avec l'envie d'en savoir plus.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Lun 13 Avr 2015, 22:43
Masha n'aimait pas les forêts tropicales. Non, vraiment, ça n'avait jamais été son truc. Elle avait toujours ce même regard, perdu dans la luxuriante végétation, ce regard de haine et de dédain envers tout élément qui ne lui rappelait pas les steppes et la neige de sa Russie natale. Elle avait souvent ce genre de raisonnement absurde lorsqu'elle était frustrée. Autant vous l'avouer immédiatement frustrée, elle l'était plus que de mesure. Ils s'étaient crashés comme des débutants, elle se retrouvait dans un équipage dont elle ne savait rien et qui lui était vaguement hostile. Évidemment lorsqu'on s'associe avec la bande du courtier de l'Ombre et des pirates venus des pires systèmes terminus. Sa hiérarchie avait juste voulu se débarrasser d'elle, il n'y avait pas d'autres explications. Elle restait près de l'exploratrice qui avait fait bouffer de l'herbe au crétin de tout à l'heure. Une ancienne de l'Alliance : au moins, elle, elle pouvait comprendre vaguement la situation de Masha.

La nuit tomba rapidement, sans doute un peu trop pour l'ingénieur qui n'aima que peu se retrouver dans le noir sur une planète inconnue et potentiellement dangereuse. Elle avait mal au pied malgré ses soins, elle marchait droit, avec détermination, mais la douleur était là, plus puissante à chaque pas. Lorsqu'on lui annonça une pause, elle soupira intérieurement. Comment pouvaient-ils tous être sortis totalement indemnes ? Elle était la seule à ne pas avoir eu la chance d'être dans un coin de la coque totalement insensible au crash ? Elle se massa lentement le pied à travers sa combinaison. C'était sans doute plus psychologique que réel. Elle restait en retrait, elle n'était certainement pas dans son élément ici. Elle était mariée à sa tristesse d'acier depuis si longtemps qu'elle en avait presque oublié l'existence de la vie sauvage. Les villes, les vaisseaux, le froid du métal, voilà ce qui faisait battre son coeur blasé. Elle n'avait pas sa place dans cet univers étrange qui n'avait pas été créé de la main d'une intelligence supérieure, mais juste par le bordel de la génétique. Ou un dieu quelconque. Peu importe.

Elle songeait tout bas au fait qu'elle se faisait ignorer purement et simplement par le petit groupe qui avait pris la tête. Sa proposition de tout à l'heure n'avait été retenue à aucun moment. L'exploratrice, l'agent du Courtier et le contrebandier avaient pris la tête de l'hétéroclite convoi sans demander à quinconce son avis. Elle avait cette étrange impression d'être cette agente de gouvernement coincée dans une bande de pirates sans honneur, finirait-elle par les rejoindre ou mourait-elle comme sacrifice stupide lors d'une mutinerie ? Son pied commençait doucement à ne plus faire mal. Elle laissait son regard errer sur la bioluminescence sans faire véritablement attention. Si l'air n'était pas si humide, cela serait presque intéressant. Elle sentit une piqûre contre sa main, elle frappa par réflexe et n'eut pas le temps de voir quelle bestiole l'avait piqué, un cri se fit entendre plus loin. Manifestement, la faune avait décidé de son heure du dîner. 21 heures 30 selon l'omnitech de Masha.

L'imbécile principal n'était plus. Enfin. Il était là. Et là. Ce qui donnait très peu de chance à sa survie. Il était mort. Bref. Masha n'avait rien fat durant la bataille, les autres se débrouillaient très bien et aucune des bestioles n'avaient décidé de l'attaquer. Elle se contentait de regarder le corps d'un oeil morne. Bien. Qu'allait-on faire à présent ?
Ses lèvres se replièrent légèrement dans un rictus lorsqu'elle entendit les ordres. Le laisser là. À pourrir dans la nuit d'une planète inconnue. Elle songea vaguement au fait que si c'était elle qui avait été attaquée, elle aurait subi le même sort. Sans que personne ne sourcille, tout comme cela venait de se passer. Elle s'approcha du corps et ramena, du pied, les viscères trop éloignés. D'un mouvement brusque, elle arracha sa veste au cadavre. D'un autre mouvement de pied, elle mit le cadavre sur le dos. Et elle posa le vêtement sur la blessure principale, fermant les yeux du mort.
Elle aurait aimé qu'ici, dans cet équipage, on lui offre un dernier mouvement de ce genre s'il elle venait à crever comme une conne. Elle rattrapa rapidement le convoi qui marchait sans trop se soucier de qui suivait ou non.

Elle se retrouva liée à une turienne nommée Terah. Elle lui jeta juste un coup d'oeil et hocha brièvement la tête. Elle n'avait pas récupéré de sangsue, ce qui était une excellente nouvelle. Tout l'intérêt de garder sa combinaison même si elle suait plus que de mesure à l'intérieur. Et puis la piqûre de tout à l'heure la grattait horriblement. Un moustique, sûrement. Foutue jungle. La turienne avec elle n'était pas très causante, tant mieux. Masha ne savait pas quoi dire de toute manière. "Alors, vous aussi, vous vous êtes crashée sur une planète ? Cela nous fait tellement de points communs. Prévoyons-nous un dîner en sortant d'ici. Si on en sort." Non, vraiment. L'ingénieur secoua la tête. Trop d'ironie dans son coeur. Elle était pourrie par le sarcasme jusqu'à la moelle, surtout dans ces situations de stress. Lorsqu'ils arrivèrent dans des plaines, elle se mit à respirer de manière plus libre. Voilà qui était une bonne nouvelle, cette planète n'était pas seulement composée de jungles.

Elle marcha d'un pas soutenu vers la navette en morceau qu'ils avaient repérés. Elle prit son pistolet dans la main et rentra à l'intérieur sans demander son reste. Peut-être qu'ils ne l'écoutaient pas, mais elle pourrait au moins travailler par elle-même pour s'en sortir. Il y avait des vieux générateurs. Certains étaient encore valides, il suffisait de faire quelques dérivations. Elle claqua de la langue et se mit au travail. Elle les brancha à un terminal et lui laissa le temps d'initialiser ses différents systèmes. Elle fouilla ensuite l'épave à la recherche d'autres composants intéressants et les rassembla à l'extérieur. Des antennes un peu petites et différents autres matériaux. Bien. Elle retourna au terminal et téléchargea les derniers logs sur son omnitech. Elle s'approcha du groupe "de tête".

"Il y a probablement ce que l’on est venu chercher, de ce que j’ai vu il y encore les systèmes de communication dans un état pas trop mauvais. Mais il faudrait aussi voir avec la membre de l’Alliance ce qu’elle peut en faire. "

Masha tiqua. C'était limite discriminatoire. Elle n'aimait pas être considérée comme une minorité.

"L'ingénieur de l'Alliance travaille déjà dessus. Merci pour elle. "

Elle, un sale caractère ? Noooon. Elle regarda son omnitech. Évidemment, les logs étaient abîmés. Elle lança un programme de restructuration pour les rendre plus lisibles et se contenta de consulter les données brutes du vaisseau.

"Je vais tenter de construire un terminal de communication avec ce que j'ai, le temps que les autres entrées soient disponibles."

Elle se dirigea vers le matériel qu'elle avait rassemblé dehors et commença à assembler les parties entre elles, heureusement qu'elle avait gardé quelques outils nécessaires pour souder et démonter ce genre d'appareil. Elle devrait avoir fini en une vingtaine de minutes. Ce serait basique, peu puissant, mais utile. Un peu comme elle. Elle se frappa mentalement pour cette pensée. Elle remarqua que Terah l'avait suivi

L'omnitech commença à lire les dernières entrées.

"Qu'est-ce qui se passe ? …. Brzg… Ils … coupés nos moteurs ! N… tombons !"

"Nous sommes face à un autre piratage. Exactement le même principe que pour le nôtre."

Elle parlait à Terah. Elle marmonna un petit "Magnifique" en finissant de démonter un premier communicateur pour remplacer les pièces de l'autre.

"Nous av… …. Des survivants. Si vous entendez…."

Elle finissait tranquillement son oeuvre, pas bien difficile. Il faudrait qu'elle connecte les antennes. Son omnitech déversait des parcelles de dialogue très classiques pour un crash.

"Ceci …. message de détr...se. Le mon….levo…."

"Je pense que le terminal aura du mal à fonctionner si nous sommes en mouvement, vu l'état des stabilisateurs d'onde."

"Les radars….Activité anormale dans la forêt….."

"Ah."

Masha releva le regard vers la turienne.

"Là, nous avons quelque chose, va prévenir les autres. Je finis ça et j'arrive."

Elle montra l'émetteur presque terminé.
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mer 15 Avr 2015, 22:16

    Dans la jungle


    Kean Haygen avait proposé que le groupe de survivant se scinde en paires de deux, ayant un ratio pratiquement égal de Turiens et d’Humains. Le but était d’améliorer la cohésion, faire baisser les tensions, mais également de réduire les risques de contamination ou d’infection par les parasites locaux. En effet, LV-2185 étant un monde hébergeant un écosystème de type levo-aminé, les enfants de Palaven étaient immunisés contre la faune hostile de la jungle… dans une certaine mesure, bien évidemment, le défunt Humain ayant montré que personne n’était à l’abri d’une attaque mortelle. Les duos se formèrent, certain de manière plus hasardeuse qu’autre chose, une partie de l’équipage ne se connaissant pas, et le groupe se remit en marche. Etant en nombre impair, Krelek préféra rester seul, à l’avant du groupe, les sens en alerte et son attention rivée sur son objectif : atteindre les décombres de la frégate aperçue par Arius Armalis. RT-2184 brillait dans le ciel, et la bioluminescence de la flore rendait la traversée de l’épaisse forêt bien plus facile. Le chant des animaux était beaucoup plus audible qu’avant ; sans doute le crash les avait-il fait fuir, plongeant l’aire l’entourant dans le silence et la terreur. Certains étaient de douces mélodies, probablement celles d’oiseaux exotiques, d’autres ressemblaient à des cris agressif, sûrement produit par quelques bestioles mécontentes de la présence d’intrus sur leur territoire et les sommant de s’en aller. Il y avait quelque chose d’envoûtant a cet orchestre, presque irréel. En d’autres circonstances, l’exploration de la jungle aurait sans doute été une belle aventure, et son étude aurait été plus qu’intéressante. Krelek n’avait jamais vu un tel spectacle et il était, il fallait le dire, impressionné par ce qu’il voyait. Il avait déjà vu de la bioluminescence sur Thessia, lors d’un séjour qu’il s’était admis il y a quelques années, mais ce n’était rien comparé à ce que LV-2185 présentait. Mais il ne pouvait se laisser trop prendre par la vue, il risquait d’en perdre sa concentration et mettre en danger les autres. La beauté était souvent un piège qui camouflait un danger qu’on ne soupçonnait pas.

    Cinq nouvelles heures de marches s’en suivirent, longues et fatigantes. Aucun autre accident n’arriva ce temps durant, mais la destination tant désirée fut atteinte, enfin. Alors que le ciel commençait à s’éclaircir, signalant l’arrivée prochaine du soleil, la forêt fit brutalement place à une plaine étroite, évidemment tracée par l’objet qui se trouvait à son extrémité : la carcasse d’une frégate d’exploration de l’Alliance. Celle-ci avait taillé la forêt, détruisant sur son passage plusieurs centaines d’hectares de végétation, créant une vallée couverte d’herbes et de petites plantes. La nature reprenait petit-à-petit ses droits sur la dévastation causée par la chute de l’énorme véhicule. Le vaisseau devait faire partie des premières navettes envoyées pour résoudre le mystère de LV-2185, car les décombres étaient couverts de mousses et autres plantes, marquant l’ancienneté de la présence de la frégate. Cela faisait une bonne dizaine d’année qu’elle était là, si ce ne fut plus. L’équipage, quoiqu’exténué, fut motivé à traverser la plaine et rejoindre l’épave, pour enfin pouvoir se reposer et manger. C’était la dernière ligne droite avant le repos, plus personne ne faisait donc attention à la fatigue et aux différentes douleurs.

    Une fois arrivé à destination, un campement fut établi sur un petit mont, en cercle, de manière conventionnelle et un feu fut allumé pour préparer la nourriture. Le soleil avait pointé le bout de son nez et éclairait la surface d’une chaude lumière. Certaines personnes s’étaient étalées à terre, soufflant lourdement de leur effort. Les restes de la frégate étaient à quelques dizaines de mètres de la position des survivants. Krelek s’était un peu éloigné des autres pour contempler l’énorme véhicule, gris de la perte de sa peinture et vert aux endroits où la végétation poussait. Pouvaient-ils trouver du matériel encore fonctionnel en sa carcasse ? Il l’espérait bien, il le fallait. Il était nécessaire qu’une antenne soit construite pour lancer un appel d’alerte, faire en sorte de se faire remarquer du reste de la Galaxie, ne serait-ce par un signal faible. Il fallait que l’on remarque que LV-2185 n’était pas un lieu de disparition magique, mais une planète recelant un mystère que le Drell comptait élucider. Si un message d’appel à l’aide était diffusé, il fallait trouver la source du piratage de l’Infinity et l’arrêter, avant que les secours n’arrivassent, ou bien ils connaîtraient le même sort qu’eux. Mais où pouvait se trouver un dispositif à même de prendre le contrôle d’un vaisseau pour le faire s’écraser ? Il pouvait se situer n’importe où sur la planète. Qu’elle fût grande ou petite, cela n’importait peu : ils n’avaient ni le temps, ni les ressources pour explorer la planète jusqu’à trouver la source du problème. La situation était délicate, voire impossible et Krelek craignait qu’il ne soit coincé sur l’astre pour le restant de ses jours, avec le reste de l’équipage. Mais il ne pouvait perdre espoir, il n’en avait pas le droit. Il trouverait un moyen d’échapper ces lieux, d’une manière ou d’une autre.

    Arius Armalis était venu le rejoindre, se plaçant à ses côtés, silencieux et observant les décombres de la frégate. Comme lui, il devait chercher un moyen de pénétrer la structure interne pour accéder aux différents ponts du vaisseau. Comme lui, il devait espérer trouver du matériel réutilisable, recyclable et peut-être même des ressources, bien que la probabilité de trouver de la nourriture dextro-aminée était encore plus faible que celle de trouver de la nourriture tout court. Puis, les deux hommes allèrent explorer les ruines, ayant trouvé un passage, suivi de l’ingénieur Masha Narishkin. Les ponts inférieurs étaient dévastés, irrécupérable. Le moteur du vaisseau était en miette et la soute n’existait même plus. Il fallut escalader de nombreux obstacle pour atteindre certaines zones du véhicule. L’avant avait été réduit en poussière, rendant le cockpit inutilisable. Quelques cabines étaient restées intactes, mais, de manière générale, le vaisseau avait pris de lourds dégâts, plus que l’Infinity, bien que ce dernier fût coupé en deux lors de son crash. Cependant, il y avait des traces indiquant qu’il y avait eu des survivants, bien qu’aucun cadavre ne fût retrouvé. Certains matériaux avaient été retirés, il n’y avait plus d’armes dans l’armurerie et la cuisine avait été vidée. Avaient-ils survécu jusqu’à ce jour ? Auquel cas le reste de l’équipage du Courtier de l’Ombre allait devoir faire preuve de prudence ; dans des cas comme ceux-ci, et Krelek le savait bien pour l’avoir vécu, la survie changeait une personne radicalement. Les survivalistes perdaient leur humanité et faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour survivre, quitte à défier l’éthique et la morale. Mais, restant réaliste, le Drell ne pensait pas que les explorateurs de l’Alliance pussent avoir tenu si longtemps jusqu’à ce jour.

    Une fois leur curiosité satisfaite, les trois partenaires s’en retournèrent au campement, ayant repéré du matériel utilisable et probablement fonctionnel et d’autres babioles utiles. En descendant vers le sol, Krelek s’arrêta dans la salle qui avait dû être la baie d’observation de la frégate. Observant le paysage d’une hauteur qu’il ne pouvait atteindre depuis en bas, il observa les montagnes les entourant. La vue était prenante, pour ne pas dire magnifique. LV-2185 était une planète resplendissante et pleine de vie. Mais c’est alors que quelque chose retint son attention, quelque chose qui n’avait rien à faire dans le panorama qui lui faisait face, quelque chose de pas naturel. Au loin, à quelques jours de marche, perdu dans les montagnes, une structure de toute évidence gigantesque dépassait de l’horizon. Ce n’était pas un fait de la Nature, il s’agissait d’un bâtiment, l’œuvre d’une espèce évoluée, l’œuvre de personnes douée de pensée. Le cœur du Drell fit un bon dans sa poitrine. Il y avait de l’espoir ! Il lui fallait, à lui et son équipage, rejoindre cette étrange structure, aussi loin semblait-elle être, et aussi grande semblait elle paraître.

    Krelek quitta donc la pièce et rejoignit Arius et Masha, avant de retrouver le campement. Au sommet du petit mont, Kean Haygen les attendait, visiblement désireuse de savoir qu’elles furent leurs découvertes.

    - Alors. Qu’est-ce que ça donne ? demanda-t-elle.

    Arius prit donc la parole, lui expliquant ce qu’ils avaient trouvé, sans mentionner la bâtisse aperçue par le Drell, n’ayant pas été présent à ce moment-là. Il expliqua les petites trouvailles, mentionnant Masha, qui n’apprécia pas être mentionnée par son affiliation. Elle décida de se concentrer sur le matériel récupéré et s’en alla dans son coin. Krelek hésita parler de sa découverte, mais il se dit qu’il valait mieux en parler à tout l’équipage, et pas seulement quelques individus. La conversation avait donc touché à sa fin et le Drell dit au capitaine, avant de partir :

    - Rassemblez les hommes, j’ai une annonce à faire.

    Puis il s’en alla retrouver le feu afin de manger quelque chose et boire. Il ne mangea pas à sa faim, préférant économiser un maximum de ressources, ils auraient tôt fait d’en avoir besoin. Le repas fut rapide et les autres membres du groupe eurent tôt fait de former un cercle autour de lui. Réfléchissant à ses paroles, Krelek ne prit pas immédiatement la parole. Puis, une fois sûr de lui, il dit :

    - Dans la frégate, j’ai pu voir, à quelques jours de marche de notre position, perdu au milieu des montagnes, un bâtiment. Oui, un bâtiment, d’apparence gigantesque. Nous ne sommes pas seuls sur cette planète, et quelqu’un a causé notre crash. Dès demain, nous nous remettrons en route, en direction de cette structure. Il s’agit là de notre seule et unique chance de quitter ces lieux en vie. Le voyage sera long, mais notre survie en dépend. Le sacrifice en vaut la peine. Reposez-vous donc un maximum, nous partirons demain à l’aube. Cela nous permettra de recycler un maximum de matériel du vaisseau et de nous préparer, ainsi que d’étudier un peu l’écosystème de LV-2185. Soyez prêts.

    Puis il se détourna, avant d’être arrêté par une Turienne qui lui dit que Masha avait trouvé quelque chose. L’Humaine était restée prêt des matériaux électronique, ayant apparemment reconstitué un terminal. Arrivé vers elle, elle lui fit écouter les entrées audio qu’elle avait récupérées. Comme il s’y attendait, les explorateurs avaient également été victimes d’un piratage, causant leur crash. Mais ce fut la dernière entrée qui attira son attention. Il y faisait mention d’une activité étrange dans la jungle. Parlaient-ils de la faune ? Avec ce qu’avait découvert le Drell plus tôt, il n’aurait pas été surpris qu’il s’agît d’autre chose.

    - Mmh, cela confirme ce que je soupçonnais, déclara-t-il en se relevant. Nous ne sommes pas seuls. Il nous faut être prudent.

    Puis il se détourna, avant d’ajouter un « Bon travail, madame Narishkin. »













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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Ven 17 Avr 2015, 23:58
Le ciel était plutôt beau à voir et Scana commençait à avoir sommeil. Le groupe près de l'épave avait finit de discuter et la turienne n'avait rien entendue. Elle se tourna vers son capitaine pour en savoir plus et lui tapota sur l'épaule. Le temps qu'il se retourne, le drell appela tout le monde pour faire une annonce. '' j’ai pu voir, à quelques jours de marche de notre position, perdu au milieu des montagnes, un bâtiment. Oui, un bâtiment, d’apparence gigantesque. Nous ne sommes pas seuls sur cette planète, et quelqu’un a causé notre crash.'' Le voyage commençait à montrer les avantages de c'être aventuré ici. La structure devait avoir des systèmes assez puissant pour pouvoir atteindre un vaisseau en orbite et avec les spécialistes qui étaient dans l'équipage, on pourrait l'adapter pour envoyer des signaux de détresses, c'est ce que pensait très fortement l'armurière. '' Dès demain, nous nous remettrons en route, en direction de cette structure. Il s’agit là de notre seule et unique chance de quitter ces lieux en vie. Le voyage sera long, mais notre survie en dépend. Le sacrifice en vaut la peine.'' Le drell avait raison, elle préférait marcher jusque là bas. Les gens censés ne vont pas attendre au milieu des créatures, alors qu'une forteresse avec du matériel serait bien plus facile à tenir.

Un balayage à gauche et un à droite pour voir comment les autres prenaient la nouvelle. La turienne ne fit pas attention à tout et pensait à ses quartiers sur l'indomptable. ''Reposez-vous donc un maximum, nous partirons demain à l’aube.'' Elle n'écouta pas la suite. Ses yeux partir dans les étoiles et Arius lui tapota l'épaule.

''Écoute Scana je voulais te parler.'' La bricoleuse regarda le capitaine en bayant. ''Je t'écoute.'' Il la conduit un peu plus loin du groupe de survivant puis continua avec hésitation. ''On se connait depuis maintenant quelques temps et on a vécu pas mal de chose depuis cette rencontre inattendu. Et... J'ai développé des sentiments pour toi.'' Alors que la turienne s'amusait à différencier les différent bruit d'animaux jusqu'à maintenant tout en écoutant son chef. Elle se retrouva à devoir entièrement se concentrer sur les paroles car elle pensait ne pas avoir suivit un truc. ''Maintenant je me rend compte que c'est tellement cliché de te dire ça alors qu'on est dans une situation critique...'' Le turien cherchait à continuer sa phrase et la femme se rendit compte qu'elle avait bien comprit se qui se passait. ''Mais je pense que c'est mieux comme ça alors voilà je t'aime Scana. Et peut importe ce que tu peux penser d'un contrebandier, cela ne changera pas mes sentiments pour toi.'' Le regard de Naevus était toujours en direction de celui de Armalis, mais certain signe montrait quelle regardait le vide. Elle ne s'attendait pas à ce genre de conversation. ''Tu... Je... Je n'ai rien contre les contrebandiers.'' Avec cette surprise la turienne ne savait pas par quoi commencer. ''Tu es quelqu'un de bien et je t'aime bien. Mais...'' Les yeux de l'armurière partait dans tous les sens et revint sur le capitaine. ''Je ne sais pas où j'en suis, depuis un moment, je cherche à me retrouver.'' Elle affichait une certaine honte de sa part et ne savait pas quoi dire. ''C'est un grand honneur que tu me fais sérieusement. Mais je dois faire le point avant. Je veux pas te blesser en disant oui et dans une semaine dire non, Ou inversement.'' Elle prit son ami dans les bras et lui fit un câlin. ''Je ne veux pas que tu vois ça comme un refus, ni comme une acceptation. Seulement comme une demande de temps.'' Elle lâcha l'homme et le regarda dans les yeux et passa dans les étoiles.



Une fois que Arius partit, la turienne crue voir une silhouette plus loin. Elle avança dans l'ombre avec son Carnifex en main et trouva de la viande d'animal découpée. La femme s'approcha et remarqua une plaque militaire. Avant d'avoir eu le temps de lire, le sol et le ciel changèrent de position et elle sentit son sang remonter à la tête. Il fallut quelque seconde pour se rendre compte que ses pieds étaient attachés et qu'elle était suspendue. Un homme se rapprocha d'elle et ramassa la plaque. c'était un humain, il avait plusieurs cicatrices sur le visage ''Hmm, vous n'aurez pas le cadeau.'' L'homme portait la veste de Jenkins et tenait un couteau dans sa main. Il colla sa lame contre la gorge de la turienne et la lécha. ''Eric pense que vous êtes pas bon. Eric préfère les raptors qui sont Levo comme lui.'' Il parlait calmement, il fit signe de silence à son otage. ''Si tu parles Eric te tue.'' Elle était perdue et effrayée. L'homme semblait pas très nette et en regardant attentivement, elle remarqua le squelette d'une main humaine autour de son cou avec plusieurs plaques militaires de l'alliance. L'homme retira l'armure du poignet de Scana ainsi que sa combinaison. Il prit son couteau, fit une coupure à la femme et lécha le sang pour le cracher après. ''Tu n'es pas bon. La déesse de lumière ne te voudra pas.'' Naevus serra les dents et lui lança un regard noir. L'homme ria. ''La déesse à besoin de moi et toi tu vas nourrir les créatures.'' L'humain donna un coup sur la figure de Scana, qui perdit connaissance. Elle se retrouvait suspendue une plaie ouverte et inconsciente au milieu de la forêt.

Quelques instant plus tard, elle se réveilla au milieu du campement. Elle voulue se lever et sentit la douleur qui lui rappelait le coup, son bras avait un pansement et elle avait encore un peu de peine. Le drell était là et Armalis aussi. ''Comment vous vous êtes retrouvée là bas?'' La femme se tint le front et regarda Krelek. ''J'avais cru voir quelque chose.'' Elle laissa son regard se perdre instant et revint sur lui. ''J'avais trouvée un humain. Il n'était pas des notre, il avait plusieurs plaques de l'alliance, la veste de Jenkins et parlait de la déesse de lumière. Selon lui j'étais pas assez bonne pour sa déesse et il m'a frappé.'' Elle prit le Carnifex et la pièce d'armure que tendait le capitaine qui semblait c'être occupée de ses affaires pendant qu'elle était dans les vapes. Arius avait l'air inquiet et se posait plusieurs questions. '' Scana où as tu vu un humain ?'' Elle commençait à reprendre ses esprits ''Dans la forêt où vous avez dû me retrouver.'' Arius affichait un regard en pleine réflexion. ''D’où pourrait t il bien sortir ? Tu pense qu'il y est possible que ce soit des survivant d'un autre crash ? Celui qu'on a vu datait de plus de 10 ans.'' Naevus se tena assis et but un peut d'eau. ''Il devait être de l'alliance. Il avait beaucoup de plaque autour du coup et il savait tenir un couteau de manière correcte. Si en plus, il a tenu depuis ces dix ans, il a dû chasser.'' Avec l'état de la femme et la longue journée de demain, les deux hommes la laissèrent ce reposer. Quand à la femme, elle manga une ration en regardant les étoiles et dormi.


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Mar 21 Avr 2015, 00:48


Relique du Passé



- Dans la frégate, j’ai pu voir, à quelques jours de marche de notre position, perdu au milieu des montagnes, un bâtiment. Oui, un bâtiment, d’apparence gigantesque. Nous ne sommes pas seuls sur cette planète, et quelqu’un a causé notre crash. Dès demain, nous nous remettrons en route, en direction de cette structure. Il s’agit là de notre seule et unique chance de quitter ces lieux en vie. Le voyage sera long, mais notre survie en dépend. Le sacrifice en vaut la peine. Reposez-vous donc un maximum, nous partirons demain à l’aube. Cela nous permettra de recycler un maximum de matériel du vaisseau et de nous préparer, ainsi que d’étudier un peu l’écosystème de LV-2185. Soyez prêts.

Arius voyait enfin une échappatoire une chance de s’en tirer sur cette planète. Il avait espéré jusque récemment que cette épave contiendrait au moins un moyen de quitter cette planète une chance. Puis il s’était rendu compte que cette idée était stupide si un tel moyen existait il était alors d’une logique absolu que les éventuelles survivant de ce crash se soient enfuit avec sauf qu’il n’y avait jamais eu de survivant à LV-2185. Mais il était déterminé à faire partit des premiers qui réaliserait cette exploit, lui et son équipage.

Il se retourna et vit Scana. Il s’était efforcé jusque là de rester assez distant avec elle. Elle était plutôt réservée mais Arius avait commencé à l’apprécier depuis qu’il l’avait sauvé d’une misère sur Oméga. Il était peut être même arrogant de penser ça elle se débrouillait vraiment bien. Voilà un autre point qui faisait qu’il l’aimait non plus en temps que collègue ou comme amie mais encore plus que ça. Arius n’avait jamais vraiment eu des sentiments pour quelqu’un tout du moins rien de sérieux il avait apprit à ne jamais s’attacher au personne sur Oméga ou dans son boulot à l’exception de son équipage. Qui plus est Scana avait des avantages indéniables dont était tombé amoureux Arius. Il s’était donc décidé comme ça en se retournant dans un simple geste de se lancé. Au moins pour savoir si ses sentiments approchaient les siens.

- Écoute Scana je voulais te parler.

Il la conduit quelques mètres plus loin à l’écart des autres survivants. Ce n’était pas leur affaire après tout. Il hésitait sur ses prochains mots. Il n’avait jamais déclaré quelque chose d’aussi personnel à une turienne, à personne d’ailleurs.

- On se connait depuis maintenant quelques temps et on a vécu pas mal de chose depuis cette rencontre inattendu. Et... Il s’était lancé maintenant il fallait finir et continua donc sur sa lancée. J'ai développé des sentiments pour toi. Maintenant je me rends compte que c'est tellement cliché de te dire ça alors qu'on est dans une situation critique... Mais je pense que c'est mieux comme ça alors voilà je t'aime Scana. Et peut importe ce que tu peux penser d'un contrebandier, cela ne changera pas mes sentiments pour toi.

- Tu... Je... Je n'ai rien contre les contrebandiers.

Il avait été stupide de parler de ça. Pourquoi donc aurait elle quelque chose contre lui alors qu’elle en faisait maintenant pleinement partit ? Car elle était de la hiérarchie ? C’était un peu comme douter d’elle en fin de compte.

- Tu es quelqu'un de bien et je t'aime bien. Mais...

Son sourire qu’il avait réussi à garder jusque là s’effaça non pas pour de la tristesse, pas encore. Mais pour un regard vide sans émotion. Il attendait la suite mais se doutait de la réponse.

- Je ne sais pas où j'en suis, depuis un moment, je cherche à me retrouver. C'est un grand honneur que tu me fais sérieusement. Mais je dois faire le point avant. Je veux pas te blesser en disant oui et dans une semaine dire non, Ou inversement. Je ne veux pas que tu vois ça comme un refus, ni comme une acceptation. Seulement comme une demande de temps.

- J’attendrais le temps qu’il faudra. Tu en mérite l’attente.

Arius souriait à nouveau au final cela s’était plutôt bien passé il voyait ça comme une bonne chose. Qu’elle accepte tout de suite de tout lui révélé l’aurait autant étonné que ne l’a fait cette réaction. Scana était quelqu’un qui ne prenait pas ses décisions au hasard. Elle n’en donnait pas l’impression en tout cas. Et c’était sans doute mieux ainsi. Il la quitta le cœur un peu plus léger. Prêt à retourner travailler comme avec un poids en moins.

Arius s’était permis de faire une sieste et se réveilla en sursaut quand on l’appela. Il s’agissait de Tanya qui le cherchait. Voyant qu’elle l’avait réveillé elle s’excusa mais Arius lui fit signe que ce n’était pas grave, il devait se mettre à nouveau au travail de toute façon. Peut de personnes avaient le temps de se reposer chacun n’étant rarement plus libre qu’une dizaine de minutes. En se moment le camp était agité chacun participait à l’organisation de la deuxième expédition en direction de l’installation qui commençait à prendre pour nom le « Refuge » au sein des survivants. L’objectif était de pouvoir transporter le maximum de nourriture et de matériel. Pour cela on avait fabriqué des transports de fortune formé des plaques de coque ou de différentes partie du vaisseau auquel on avait un installé des roues retrouvé dans le vaisseau de l’Alliance qui transportait des véhicules d’exploration. Eux étaient complètement inutilisables mais leurs pièces étaient utiles. Arius s’occupait justement de la fabrication de ses transports de fortunes quand il remarqua l’absence de Scana.

Il ne tarda pas à trouver quelqu’un qui indiqua en effet une turienne se dirigeant vers la forêt à quelques dizaines de mettre. Arius marcha vers là-bas s’inquiétant de ce qu’aurait pu faire la faune à une personne solitaire. Déjà qu’elles étaient assez ordonner pour s’attaquer à un groupe en mouvement de tel créature profiteraient sans doute d’une tel occasion voir même des plus grosses. Sauf que la découverte fut bien plus surprenante Arius accouru vers Scana, inconsciente pendue à une branche sur une corde. Sur le coup il s’inquiéta avant tout de la membre de son équipage mais après il se rendit compte que définitivement ils n’étaient pas seuls sur cette foutu planète. Et en plus leurs voisins n’étaient pas du genre amical.

Scana se réveilla enfin dans le coin médical de fortune qui avait été élaboré à la va vite suite à la découverte de Scana. Krelek et Arius se retrouvaient donc tout deux plein de questions en attente devant la turienne lors de son réveille.

- Comment vous vous êtes retrouvée là bas ?
Débuta le drell

- J'avais cru voir quelque chose. J'avais trouvée un humain. Il n'était pas des notre, il avait plusieurs plaques de l'alliance, la veste de Jenkins et parlait de la déesse de lumière. Selon lui j'étais pas assez bonne pour sa déesse et il m'a frappé.

Cela n’annonçait rien de bon s’il s’agissait effectivement d’un humain alors il était la depuis plusieurs année or des dizaines d’année sur une planète seul. Cela n’annonçait rien de bon sur son état mental.

- Scana où as tu vu un humain ?

- Dans la forêt où vous avez dû me retrouver.

- D’où pourrait t il bien sortir ? Tu pense qu'il y est possible que ce soit des survivants d'un autre crash ? Celui qu'on a vu datait de plus de 10 ans.

- Il devait être de l'alliance. Il avait beaucoup de plaque autour du coup et il savait tenir un couteau de manière correcte. Si en plus, il a tenu depuis ces dix ans, il a dû chasser.

Il s’agissait donc de quelqu’un d’expérimenter et compétant. Sans doute fou mais avec malheureusement des compétences dangereuses. Arius demanda à Scana de se reposer en attendant le départ de l’équipe. Le voyage devait débuter le lendemain. Dès l’aube mais ils passeraient la nuit dans cette vallée artificielle qui permettaient une bonne visibilité alentour et donc une bonne défense.

Tout de moins c’est que l’on avait cru. Quelques heures après le couché du soleil. Le campement adossé contre l’épave de la navette était illuminé par l’éclairage artificiel. La bioluminescence étant absente dans ce coin là faute de végétation beaucoup avaient insisté pour pouvoir monter la garde dans un minium de confort. Sauf que cela attirait également d’autres créatures. Un nouvel exemple de la faune agressive de LV-2185. C’est ainsi que les premiers cris furent entendu au milieu du camp dans un brouhaha de chute de matériel et d’éboulement de caisse. Tout le monde se leva en sursaut, en se précipitant sur le turien qui était attaqué par une énorme créature ailé. De l’apparence général d’une mouche ou un insecte mais qui était légèrement plus grande qu’une tête d’humain. Elle venait de mordre le turien arrachant un morceau de chair avant de s’écrouler comme malade à terre. Tout le monde fut soulagé par la mort de la créature qui avait attaqué un dextro. Et plusieurs aidèrent le turien compressant sa plaie. Sauf que le temps de latence fut bien cour et une dizaine d’autres insectes volantes se ruèrent sur l’équipage. Arius sortit son arme et commença à tenter d’en abattre malgré l’agilité de celle-ci. Le sort de l’équipage était à se moment précis dans une incertitude total et leurs seules chances résidait dans l’ingéniosité de l’équipage …


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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 26 Avr 2015, 19:09

Lorsqu'elle entendit son nom, Masha offrit un sourire qu'elle aurait voulu moins grand au Drell. Elle aimait bien faire. Elle aimait qu'on lui fasse remarquer qu'elle faisait bien les choses. C'était ainsi. Ils avaient donc un nouvel objectif, avec une chance de réussite. Sans doute. Ce n'était pas si mal. Masha gratta un peu sa main, où un bouton s'était formé suite à la piqûre plus tôt. Maudits moustiques. Maudite jungle. Après le discours du Drell, elle s'octroya, bonne prince qu'elle était avec elle même, quelques minutes de repos. Elle s'assit sur une caisse et resta le regard dans le vide. C'était une réaction assez courante chez l'ingénieure après un grand moment de stress et d'efforts. Elle laissa son regard dériver dans la forêt. Elle n'avait pas vraiment envie de mourir ici, ça n'avait rien de glorieux. Elle avait toujours pensé qu'elle finirait sa vie dans un système terminus, mais plus les pieds dans un vaisseau que sur dans l'humus. Et lors d'une glorieuse bataille de l'alliance, pas avec un tas de pirates, contrebandiers, turiens, drells et autres trucs.

Elle soupira un instant et alla fouiller dans un sac de survie pour prendre une ration. Elle mâchouilla mollement un morceau de ce qui pouvait être de la viande séchée au niveau de la texture, mais qui avait ce puissant goût de carton farineux. Des protéines sans goût, des vitamines sans fruits, la routine des militaires. Elle devrait songer à monter sa tente. Elle y songea. Ce n’était déjà pas si mal. Le terminal de communication tournait dans le vide, personne n'était décidé à donner des nouvelles, personne n'avait monté de radio étudiante sur cette planète. Triste.
Elle était un peu ailleurs, en train de se promener, lorsqu'elle entendit la discussion des deux turiens. Elle réprima un rire. Oh, Terminus. Oh, Citadelle. Par le conseil. Était-ce vraiment le moment ? Oui, sans doute. Mais le fait qu'il se prenne un râteau était encore plus drôle. Beaucoup trop drôle. Le petit théâtre dans la tête de Masha se mit en place :"Je t'aime." "Pas moi." "Bon, j'aurais essayé. Ça va être étrange maintenant, entre nous." "Ce qu'il faut retenir, c'est que cette situation ne restera pas désagréable trop longtemps vu la probabilité de survie sur un monde Levo."

Hem.

Elle décida de les laisser à leurs affaires, faisant un dernier check up de la carcasse avec Tera. Elle avait commencé à apprécier cette autre turienne, plutôt silencieuse. Rien d'intéressant, bien évidemment. Vaisseau de l'Alliance. Sans doute des survivants les premières semaines, mais maintenant, il n'y avait plus d'espoir. Dommage. Elle retourna au camp et vaqua à diverses tâches de maintenance auprès des armes et du matériel électronique. Lorsqu'on trouva la turienne accrochée à un arbre, elle n'eut qu'un retour de rumeur à ce propos.

Un homme qui délirait lui a fait ça ? Il y avait des survivants ? Peut-être que la planète était franchement toxique. Ou porteuse d'un culte démoniaque quelconque. Masha retira la sécurité de son arme. Par principe. La situation devenait plus que critique. Elle commença également à préparer son omnitech à lancer des surcharges. Un peu inutile contre de l'organique, mais on était jamais trop prudent. Elle n'aimait vraiment pas la manière dont les choses tournaient ici.

Et tout lui donna raison lorsqu'un énorme insecte commença à les attaquer. Heureusement, la bestiole s'en était prise à un turien, ce qui la fit mourir sur le coup. Tant mieux. Maintenant que les suivantes arrivaient, il fallait prier pour qu'elles continuent à mal choisir leurs cibles. Masha alla se mettre dos à dos avec Tera et commença à abattre les insectes un à un. Il n'y avait pas de meilleure stratégie pour l'instant. Où étaient les barrages de tourelles quand on avait besoin d'elles ?
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MessageSujet: Re: Reliques du passé   Dim 26 Avr 2015, 20:30

    Dans le campement


    Suite aux directives données par ses bons soins, Krelek s’en retourna à ses affaires, pendant que le reste des survivants s’en allaient accomplir diverses tâches, ou s’occuper comme ils le pouvaient. Il dressa l’inventaire de l’équipement qu’il avait pu récupérer des décombres de l’Infinity afin de faire le point et tirer certaines conclusions. Il y en avait que très peu, à son grand regret, mais il allait faire avec, il n’avait pas le choix. En cette situation, il n’y avait pas de réels privilégiés, tout le monde était dans le même bateau. Fort heureusement, il avait de quoi se défendre, mais la plupart de ses gadgets n’avaient pas survécu au crash, ce qui était regrettable. Il allait devoir se débrouiller sans. Il l’avait déjà fait par le passé, il pouvait le refaire. De plus, sur Rakhana, il n’avait même pas ce dont il disposait ici. Sur sa planète d’origine, il n’avait rien, juste sa volonté de vivre et un couteau de fortune. Alors certes, la faune de son monde n’était pas aussi variée et dangereuse que celle de LV-2185, mais au moins s’en sortait-il un peu mieux.
    L’Agent Kole entra dans la tente, visiblement désireux d’en entendre plus ce qu’avait vu son employeur. Sans doute était-il également venu afin de délivrer son rapport, mais ce n’était très clairement pas son intention première. L’Humain était efficace, mais il avait tendance à être parfois trop curieux. Personne n’était parfait, tout le monde avait ses défauts. Mais Krelek supportait ceux de son bras droit, ils n’étaient qu’en de rares occasions gênants et le concerné savait se retenir lorsqu’il fallait. Mais, dans une telle situation, sans doute était-il désireux d’en savoir un maximum sur ses chances de survie. Le Drell ne lui en voulut pas d’avoir peur, c’était normal. Il fallait simplement qu’elle ne le paralysât pas. Or, il savait que ce ne serait pas le cas avec l’agent ; il avait été un membre des services secrets de l’Alliance, il avait vécu d’autres situations, tout aussi peu inviables.

    - Ce bâtiment que vous avez vu, comment était-il ? demanda Kole.
    - Grand, massif et trop éloigné pour que je puisse en donner une bonne description, répondit Krelek, son regard toujours rivé sur ses affaires.
    - Qu’est-ce que vous pensez qu’on y trouvera ?

    Le Drell se retourna, un peu interloqué par la question de son agent. Était-il sensé savoir ? Si tel était le cas, il n’en avait pourtant pas la moindre idée.

    - Je n’en sais rien, Kole, déclara Krelek, après un silence de quelques secondes. J’espère simplement qu’on y trouvera de quoi quitter cette planète. Vous avez d’autres questions ?

    La réponse de l’Humain fut négative. Il se contenta de faire un court rapport de la situation de l’équipage, puis s’en alla. Les survivants allaient – à l’exception d’un homme, mordu à la jambe pendant l’exode – relativement bien. C’était bon signe. Il n’y avait d’ailleurs pas eu d’autres rixes à noter et l’ambiance ne semblait pas toxique. Les tensions s’étaient quelque peu atténuées et, globalement, tout le monde se reposait de la longue marche nocturne sans s’en plaindre. C’était une bonne chose. Si la cohésion du groupe se renforçait, tout s’en porterait que mieux.

    Quelques heures plus tard, on rapporta la disparition d’un membre d’équipage, une certaine Scana Naevus, une collègue du Capitaine Armalis. C’était cette même Turienne qui s’était battu la veille avec la première victime de la faune locale. Elle s’était apparemment éloignée du campement pour une raison qu’on ne connaissait pas et avait disparue à la lisière de la forêt. Cela pouvait signifier le pire, mais Krelek ne comptait laisser personne derrière. Tant que son cadavre n’avait pas été retrouvé, il fallait partir du principe qu’elle était en vie. Cependant, il était exclu que tout le groupe se séparât pour la chercher ; il fallait garder le campement. Cinq hommes, dont le Drell, s’aventurèrent donc sur les traces de la portée disparue, armés et prêt à faire feu si le besoin s’en faisait sentir. Krelek se fiait aux traces laissées par la femme sur le sol. Branches cassées, traces de pas, tout était utile. S’enfonçant dans les fougères et autres plantes garnissant le sol humide de la forêt tropicale, les chercheurs étaient aux aguets. Soudain, un des hommes lançant un sifflement pour attirer l’attention de ses collègues et pointa du doigt les airs. Levant le regard, tous purent voir Scana, attachée par les pieds à une branche d’un arbre, plusieurs mètres au-dessus d’eux. Comment s’était-elle retrouvée là ? Qui l’avait attaché à cet arbre ? Ce n’était pas l’œuvre d’un animal, mais d’une bête pensante, capable de faire des nœuds et des pièges. Ce n’était pas bon signe ; il y avait des inconnus les surveillants. L’état de la femme était impossible à déterminer ; était-elle morte, ou vivante ? Ils eurent tôt fait de le découvrir en coupant la corde qui la maintenant en l’air et l’amenant au sol. Elle était vivante. C’était une bonne nouvelle. L’équipe de recherche ramena la Turienne au campement et la posa à terre, une fois arrivé à destination. Au bout de quelques minutes, la victime repris conscience, quelque peu apeurée, mais rapidement rassurée de voir ses collègues autours d’eux.

    - Comment vous êtes-vous retrouvée là-bas ? demanda Krelek, désireux de savoir ce qu’il lui était arrivé.

    La réponse de Scana eut vite fait d’interloquer le Drell. Elle avait été agressée par un Humain, très certainement un survivant du crash de la frégate qui se situait près du campement, car n’appartenant pas à leur groupe. Cela confirmait une chose : l’équipage de l’Infinity n’était pas le seul à avoir survécu sur LV-2185, il y en avait en tout cas un autre, et il n’était pas amical. Il fut aussi fait mention d’une « déesse de lumière », lâchée apparemment par l’attaquant. Le pauvre homme était apparemment atteint de démence. Normal, après dix années de survie sur une planète hostile et inconnue. Krelek était même impressionné qu’il eut tenu si longtemps. Mais, à présent, il n’était qu’un ennemi de plus pour l’équipage de l’Infinity, s’étant attaqué à l’un de ses membres ; s’il venait à se montrer une nouvelle fois, il mourrait. Mais la déesse de lumière était-elle née de l’esprit de ce survivaliste ? Ou était-elle la cause de sa folie ? La question restait en suspens. Après tout, il y avait bien des traces de formes de vies intelligentes sur la planète, il se pouvait qu’il y eût des « êtres de lumière ».
    Arius Armalis pose quelques autres questions qui ne firent que confirmer l’appartenance de l’étranger à l’Alliance, et donc à la carcasse de la frégate qui leur faisait face. Il fallait donc se méfier ; l’intrus était capable de tuer. S’il avait su survivre pendant plus de dix ans dans la jungle, il était plus qu’entrainé, et donc dangereux. La faune locale était hostile et la végétation l’était tout autant ; un soldat lambda ne pouvait espérer survivre seul dans un tel lieu. Mais était-il seul ? Le mystère planait.

    La nuit vint, sans qu’aucun autre incident ne se déroulât, ce qui était une bonne chose. Plus il y avait d’accident, plus le moral de l’équipage en serait affecté. Or, là, il n’y avait plus rien eu à déplorer sinon l’attaque des reptiles, la nuit passée. Enfin, ce fut le cas jusqu’à ce qu’un énorme insecte de la taille d’un ballon de rugby s’attaquât à un Turien du groupe, avant de mourir de la fatale allergie dont il fut victime. Le feu de camp, posé dans une zone découverte comme celle dans laquelle l’équipage se trouvait avait sans doute attiré la bête, et sa meute, car ce fut une nuée d’entre eux qui déferla sur les survivants, agressifs et excités par les coups de feu et la lueur des flammes. Il semblait que les armes conventionnelles n’avaient aucun effet sur eux, de par leur nombre. Quelques-uns des agresseurs tombèrent au sol, mortellement touchés par une balle, mais la plupart, de par leurs mouvements rapides, s’en tiraient sans problème. Ils n’attaquaient pas réellement le groupe, il semblait au contraire qu’ils l’étudiaient, cherchait une faille à exploiter, une victime plus frêle et facile à atteindre.
    Krelek ne put laisser les insectes tuer un autre membre de l’équipage, il leur fallait impérativement garder l’avantage du nombre. Or, ce dernier diminuait, leur exposition aux attaques de prédateurs augmenterait. Le Drell s’arma donc d’une grenade EMP – la seule dont il disposait – et l’envoya en l’air. L’explosion n’avait pas pour but de tuer les monstres, mais les faire fuir, ce qui fonctionna. En effet, la décharge électrique, si elle électrocuta quelques insectes mortellement, fit fuir la nuée. Il n’y avait pas de blessés grave à noter, si ce n’était le Turien mordu à la jambe. Celui-ci saignait beaucoup, mais la blessure n’était pas fatale. Un garrot suffit à réduire considérablement la perte de sang et un bandage de fortune fut installé sur sa blessure. La victime passerait la nuit.
    Le campement était en désordre complet. Tout le monde avait été tiré brutalement de son sommeil et l’on pouvait entendre diverses plaintes et grommèlements. Deux hommes furent choisi pour monter la garde le restant de la nuit, avec des relais, afin qu’ils se reposassent également. Le feu de camp avait été éteint, pour éviter le retour d’autres bestioles et il fut se fier à la lueur de RT-2184 pour voir dans l’obscurité, ce qui était amplement suffisant, la lumière qu’elle dégageait étant relativement intense pour la nuit. On conseilla aux vigiles de garder l’oreille attentive, car ces espèces de mouches produisaient un fort bourdonnement lorsqu’elles volaient, de par le battement de leurs ailes.

    Le reste de la nuit se passa dans le calme, et ce fut aux premières lueurs de l’aube que le campement fut démonté, afin de remettre en marche l’équipage. Tout le monde avait pu se reposer suffisamment pour reprendre la route, et Krelek en fut satisfait. Cependant, le Turien ayant été mordu pendant la nuit n’allait pas bien et était atteint de fièvre. Sa blessure s’était infectée pendant la nuit et il était en train de tomber malade. Les conditions déplorables dans lesquelles le groupe se trouvait n’offraient pas de premiers soins efficaces et la victime souffrait de ce problème majeur. Il fallait simplement espérer que le médigel dont les survivants disposaient allait suffire pour stopper l’infection. Malheureusement, le temps que cela fît effet, le blessé allait être un poids. L’équipage ferait avec, il le fallait bien.

    Tout le monde se mit en groupe, Krelek en tête. Leur destination était ce mystérieux bâtiment observé la veille. Tous espéraient y trouver leur salut. Tous espéraient que cela marquerait la fin de leur cauchemar, la fin d’une expédition qui avait très mal tourné. Malheureusement, il leur fallait avant cela traverser la jungle épaisse et tous les obstacles qu’elle imposerait. Il leur fallait marcher pendant plusieurs jours, avant d’atteindre leur destination, et cela ne se ferait pas sans sacrifices, sans pertes. Tout le monde le savait, mais tout le monde espérait que cela ne tomberait pas sur soi. Il fallait ne simplement pas y penser et garder la tête rivée sur l’objectif…














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