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 Anti-terrorisme humanitaire

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MessageSujet: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 23 Fév 2015, 22:56
Intervention MJ : NonDate : Juillet 2198 RP violent
Adrien AnnazEdgar Roth VaärminenMasha Narishkin
Anti-terrorisme humanitaire



Anti-terrorisme humanitaire

Sous le soleil de juillet, Adrien tremblait de froid. Coincé dans son armure, il surveillait le déchargement d’un convoi humanitaire. Adrien ignorait ce qui était convoyé, mais il ne doutait pas de l’utilité. La planète avait été lourdement touchée par l’une des plus grosses catastrophe de l’histoire de l’Humanité depuis son ascension dans les étoiles. Un transporteur d’ezo avait explosé en surface de Yandoa, provoquant la mort de nombreux fœtus, de nombreuses malformations mais aussi les premiers Humains biotique. Mais pour chaque biotique né, il y avait plusieurs bébés morts ou malades. Vingt-huit après l’accident, les bébés atteints de malformation étaient devenus des adultes, trainant leurs handicaps dans les rues de la capitale.

Cela dit, la présence de l’Alliance sur Yandoa n’avait pas de lien avec une explosion datant de presque trois décennies. Il y avait un plan à plus grande échelle derrière, qu’Adrien pensait comprendre. Eden Prime, l’emblématique colonie Humaine, s’était rebellée l’année dernière, emmenant à la mort de plusieurs personnes. Si l’Alliance avait fait des concessions pour éviter la guerre civile, elle n’en avait pas moins été meurtrie par la rébellion, et son image ternie. Elle essayait donc de se refaire une image publique en participant activement à plusieurs actions humanitaire. De cette manière, l’Alliance prouvait qu’elle était toujours concernée par l’état dans lequel étaient ses colonies, en plus de nouer des liens avec plusieurs ONG.

Par conséquent, Adrien était donc là, à attendre l’arrivée du convoi humanitaire. Il était arrivé, ainsi que le reste l’escouade dont il faisait partie, depuis 48h sur Yandoa, et patientait depuis. Les informations reçues indiquaient que le vaisseau transportant l’aide arriverait ce jour, aux alentours de quinze heures. D’ici là, le groupe de militaire préparait le spatioport pour le déchargement du matériel. Adrien pour sa part était occupé à faire de la place parmi les caisses de matériel entreposées, ou plutôt mises en vrac, dans l’entrepôt jouxtant le spatioport. On y trouvait de tout, de la nourriture en conserve jusqu’aux vêtements chaud pour les civils. Adrien essayait de superviser les employés chargés du déménagement afin qu’ils fassent un maximum de place. Malheureusement, ils n’étaient pas très réceptifs à ses ordres, et Adrien demanda, pour la quatrième fois en une heure, de bien vouloir bouger ces putains de caisses de téléviseurs à côté des caisses contenant les ordinateurs et autres produits électriques. Le déménageur accompli son travail avec zèle, déposant les premières caisses de téléviseurs à côté de celles de produits ménagers, à l’autre bout de la pièce. Le temps qu’Adrien s’en rende compte, la moitié du travail était effectué, empêchant le deuxième employé de déposer les caisses de produits d’entretien extérieurs à leurs places, et les déposa donc en vrac vers celle de bricolage. La place étant occupée, le troisième employé déposa son fardeau autre part, mettant un bordel monstre dans l’entrepôt. Déprimé, Adrien donna à nouveau ses ordres, doutant du fait que cela serve à quoi que ce soit.

A quatorze heure quarante, Adrien reçu un message sur son omni-tech. Le vaisseau humanitaire venait de franchir le relais, et son arrivée était prévue dans une dizaine de minutes. Levant les yeux de son omni-tech, Annaz releva les yeux, constatant que l’entrepôt n’avait pas vraiment une meilleure tête qu’à son arrivée. Cela dit, une grosse place avait été libérée dans le fond de la pièce, et devrait pouvoir entreposer plusieurs dizaines de caisses en maximisant le rangement. Laissant les dernières consignes aux employés modèles sous ses ordres, Adrien quitta l’entrepôt, en direction du spatioport. Celui-ci était en périphérie de ville, à l’extérieur du dôme protecteur qui englobait la ville. Celui-ci était bien évidemment là pour protéger du froid de la planète et pas de l’explosion d’un vaisseau transportant de l’ezo… Le spatioport était relié à la ville par une série de tunnel, toujours dans le même but. Malgré tout, il régnait un froid polaire dans ces tunnels, et bien que tenu au chaud par son armure, Adrien continuait de trembler.

Il finit malgré tout par déboucher au dock qui accueillerait le vaisseau humanitaire. Celui-ci était affilié à une organisation qu’Adrien connaissait, mais mal. Il avait tout de même lu le petit rapport fourni par l’Alliance lors du briefing, lors d’un moment où il n’avait rien à faire. Pas grand-chose d’intéressant. ExoTerra, de son nom, était une organisation Humaine qui se concentrait sur l’environnement, de la Terre principalement et des colonies Humaine en général. Elle entretenait aussi des relations cordiales avec la plupart des espèces aliens. Fin du rapport. Adrien connaissait donc la base, mais pas plus. Juste suffisamment pour éviter les boulettes en discutant avec les bienfaiteurs de Yandoa. Adrien s’installa à sa place, près du sas de débarquement, aux côtés du soldat Anaïs Ludlam, une des militaires sous ses ordres. Adrien accueillerait le « chef » du convoi Humanitaire, tandis qu’Anaïs s’occuperait de discuter avec les autres membres du vaisseau afin de superviser le débarquement du convoi. Les soldats Marco Agostini, Inès Lavender, Orion Harper et Kate Harris se chargeraient d’aider les convoyeurs à vider le vaisseau. Ensuite, ils superviseraient le transport des caisses, effectués par des employés du spatioport. Adrien et le chef du vaisseau, eux, superviseraient la répartition de ce qui devait être livré immédiatement à la colonie, et l’acheminement du tout, assistés par une paire d’employés soigneusement choisis pour la qualité de leur travail.

A quatorze heure cinquante quatre minutes, le vaisseau arriva en vue du spatioport. Il ralentit son allure et, se douta Adrien, effectuait les manœuvres de pré-atterrissage. Il arriva ensuite à sa place, quai n°2, et s’amarra. Adrien se déplaça jusqu’au bout de la plate-forme de débarquement, afin d’être visible dès l’ouverture des portes. Qui ne tardèrent pas. Un homme était dans le sas de décompression, et Adrien s’avança à sa rencontre. Une fois sur lui, il prit la parole, tendant la main.

« Bonjour monsieur. Adrien Annaz, sergent de l’Alliance, pour vous aider. Je n’ai pas le plaisir de connaitre votre nom, vous êtes… ? »



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?




Dernière édition par Adrien Annaz le Lun 02 Mar 2015, 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Jeu 26 Fév 2015, 16:41

Anti-terrorisme humanitaire



# CALLISTO, À BORD DU NESTORI
# MATINÉE


Courant juillet de l’année 2198, Roth venait tout juste de se réveiller dans son compartiment personnel à bord du Nestori qui était resté amarré sur Callisto, après une cuite mémorable qui avait eu le mérite de vider toutes ses réserves de bière butarienne, ce qui n’était pas rien.

M’en irai rendre une visite à Kanter tiens... il me ravitaillera tout ça. Songea Roth inconfortablement. En effet, cela impliquait un passage sur Oméga et le Finlandais n'était jamais pleinement réjoui à cette idée.

Kanter Brau'Dak, de son nom entier, était un résident de la station Oméga - qu'il connaissait très bien -, un Butarien versé dans le commerce... de bière butarienne. Surprise. Roth l'avait rencontré plus ou moins par hasard sur Oméga, dans des conditions particulièrement alcoolisées, il y a de ça un moment...

En attendant, un mal de tête tourmentait fâcheusement le Finlandais, et il ne s’attendait pas à s’en délivrer de sitôt. Se faisant à la simple idée que le mal finirait par passer tôt ou tard, Roth consulta son Omni-Tech, qui lui indiquait qu'un message non-lu l'attendait.



Objet : Activisme : Escorte de convoi

De : comitegaia@exoterra.org
À : roth@exoterra.org
Date : 06/07/2198

Pièce(s) jointe(s) : Dossier Secteur Voyager / Briefing

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Activiste,

Le Comité vous informe de l'implication d'ExoTerra dans l'escorte d'un convoi en partance de la Citadelle, à destination de Yandoa, sur la planète Patajiri. La cargaison du convoi est composée de mods destinés aux individus doués de capacités biotiques. Pour davantage d'informations, veuillez consulter le dossier porté sur le secteur concerné ainsi que le briefing ci-joint.

Nous demandons votre mobilisation dans cette action humanitaire. Activiste Roth, vous dirigerez l'escorte et en serez tenus responsables. De nombreux activistes sont déjà en route pour la Citadelle, retrouvez-y votre équipe habituelle.

Vous avez vingt-quatre heures pour rassembler votre équipe et vous rendre opérationnel. Soyez en temps et en heure à la Citadelle, quai 162. Nous attendrons votre rapport.

Que vos actes portent nos valeurs. Escudo em Mãe Terra.




Il s'agissait manifestement d'un ordre de mission. On demandait donc à l'équipage du Nestori de se mobiliser pour assurer le bon déroulement d’un convoi jusqu'à la capitale de Patajiri, une planète située au bord de l’Espace de l’Alliance, non loin de la Travée de l’Attique, à en croire ce qu'en disait le dossier affilié.

Voici là tout un programme, qui ne manquait pas de retarder tout passage sur Oméga jusqu'à nouvel ordre. Roth allait devoir rendre visite à son fournisseur plus tard, et il lui fallait s'équiper en conséquence de sa nouvelle assignation. Pour l'occasion, Roth décida de se vêtir en bonne et due forme : il enfila la blouse balistique de l'organisation par-dessus son armure et ajusta les sangles de son étui à machette qui était fixé sur son mollet droit.

Dans son ensemble, l'équipage se reposait. Zen profitait d'un brin de lecture quand Roth vint le mettre au courant de la situation. Celle-ci prise en considération, le Quarien ne fut pas surpris de voir son binôme s'activer de la sorte, lui-même ne tarda pas à faire de même. Bientôt, tout le monde fut collé à son poste. Shump grognait quelque peu, il s'était visiblement levé du mauvais pied... Enfin. Du centre d'ExoTerra à la Citadelle, le trajet allait être bref.


[...]


# CITADELLE, QUAI 162
# TREIZE HEURE QUINZE


Une fois arrivé à bon port, le binôme débarqua au quai 162, où une petite équipe les y attendait effectivement. Tous des humains, portant la fameuse blouse par-dessus leur armure. L'accoutrement typique de l'activiste standard. L'équipage du Nestori fut accueilli comme il se devait. D'autres vaisseaux de classe CMS1 attendaient le signal de départ, aux côtés du transporteur chargé en mods biotiques. Le convoi allait être assuré par une dizaine de vaisseaux de l'organisation.

Tout le monde fin prêt, le départ était imminent. Roth fit suivre ses instructions via son Omni-Tech, les activistes regagnèrent alors leur vaisseau respectif tandis que Roth et Zen restèrent encore un instant à terre le temps de visualiser le transporteur qui était amarré quai 160, à deux pas du Nestori.

Sacré morceau de ferraille hein ? Quoi que ça ne vaudra jamais les vaisseaux civils quariens dont j'ai souvenir, n'est-ce pas ? Lança-t-il à Zen'Bodda d'un air complice.

Ce n'est pas tout à fait comparable, mais pour un transporteur, on en tient un beau, certes. Répondit Zen, avec une certaine humilité.

Roth se frotta lentement le menton, comme pour exprimer une interrogation mêlée à une petite dose de stress.

Tu la sens comment toi, cette escorte ?

Franchement, ni chaud ni froid. J'attends juste de voir ce que ça va donner.

À travers ces dires stoïques, Roth savait que se cachait en fait une forme d'excitation, un désir d'action propre à l'ex-sapeur-pompier que Rannoch et sa capitale, Khaley’Sephä, avaient fini par lasser.

Bien. Il est temps.

En effet, le temps passait fatidiquement et le binôme ne tarda pas davantage à rejoindre le sas du Nestori, d'où le système habituel de pressurisation s'effectua sans encombre. Une fois installé au poste de tir et par quelques simples manipulations sur son Omni-Tech, Roth annonça le départ du convoi, que voici bientôt en route pour Yandoa.

L’arrivée sur les lieux était prévue pour quinze heure et quelques, si tout se passait effectivement comme prévu, ce que d’aucun ne pouvait prédire. Au total, quatre relais étaient à franchir : le relais Exodus, celui d'Artémis Tau, le relais Hadès Gamma et enfin celui du Secteur Voyager.


[...]


# MILIEU SIDÉRAL, SECTEUR VOYAGER
# QUATORZE HEURE TRENTE


La première moitié du trajet ne connut aucune perturbation notable. Passé le relais Hadès Gamma, le convoi humanitaire repéra une forme d'activité proche. Son réseau d'armement opérationnel, le Nestori était prêt à ouvrir le feu si nécessaire. Cependant, de meilleures analyses révélèrent qu'il ne s'agissait en fait que d'un vaisseau civil, fort heureusement. Rassuré, Roth troqua sa paranoïa contre une forme plus professionnelle de précaution, préférable en tout point.

Patajiri... les y voici bientôt. Le voyage aura duré environ une heure et demie. La phase d'entrée atmosphérique était amorcée. Le transporteur, littéralement entouré par les vaisseaux d'escorte, occupait à présent une place centrale dans une file méthodiquement formée, entre cinq CMS1 devant et cinq autres assurant l'arrière-garde dont un qui ne foulerait pas le sol de la planète. Ce vaisseau-là apporterait un soutien orbital et garderait un contact radio avec la terre ferme.


[...]


# PATAJIRI, SPATIOPORT DE YANDOA
# QUATORZE HEURE CINQUANTE-CINQ


Sur le qui-vive, Roth avait bien pris soin de prévenir les forces de l'Alliance de son arrivée légèrement prématurée. L’atterrissage eut lieu sans bavure. Zen se trouvait encore dans la salle des machines quand Roth se dirigea vers le sas, équipé de bas en haut.

Ne m'attends pas, je te rejoindrai. Lui souffla le Quarien à l'oreillette.

Bien reçu.

Le sas du Nestori s'ouvrit lentement, laissant place à une lumière aveuglante. La pupille biologique de Roth se rétracta tandis que son œil cybernétique dut s'adapter par myosis artificiel. La vue retrouvée, le Finlandais se retrouva face à un homme en armure, manifestement un soldat de l'Alliance. Celui-ci portait donc une armure lourde et l'accueillit on ne peut plus cordialement.

Bonjour monsieur. Adrien Annaz, sergent de l’Alliance, pour vous aider. Je n’ai pas le plaisir de connaitre votre nom, vous êtes… ?

À cela, Roth s'avança pour serrer la main du sergent et se présenta à son tour. Comme toujours, Roth tendit sa main biologique et laissait transparaître son accent finlandais à travers une voix rauque, mais sur un ton aimable.

Bonjour sergent Annaz. Enchanté. Edgar Vaärminen, activiste au service d'ExoTerra et responsable du convoi. Vous pouvez également m'appeler Roth.



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Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Jeu 01 Oct 2015, 22:18, édité 46 fois
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 02 Mar 2015, 07:54


"Tu te souviens. Non ? De combien nous nous sommes aim…"

Masha se réveilla brusquement. Elle posa la main sur sa table de chevet, cherchant sans le trouver son omnitech, son pistolet, quelque chose de rassurant, mais rien. Rien qu'un gobelet de métal empli d'une eau éventée par la nuit qui s'était passée. La Russe détestait les fantômes. Encore plus quand il s'agissait du fantôme de son ancien mari. Elle haïssait les fantômes d'êtres auxquels elle tenait. Elle se laissa tomber de nouveau dans la couchette et passa sa main sur son front, fermant les yeux. Elle savait pertinemment qu'elle n'allait pas se rendormir, sa compagne de chambre dormait encore à poings fermés. Elle aussi, parfois, elle hurlait la nuit, elle bougeait, elle se démenait contre ses démons. C'était comme ça. Toute une génération de foutue.

Masha se releva, elle se traîna jusqu'à la douche après avoir attrapé son omnitech qui était en vérité dans une valise sous son lit. Elle le laissa près d'elle tandis qu'elle laissait l'eau chaude emporter bien loin ses mauvais rêves.

Vous avez un nouveau message.

" Lire le nouveau message."

De la part du commandement de l'Alliance, votre présence est requise dans le Secteur Voyager, sur la planète Patajiri, sur la capitale Yandoa. Vous superviserez un convoi humanitaire en coopération de l'Alliance et d'Exo-Terra. Vous êtes en mission exceptionnelle, et de dernière minute, tâchez de retrouver le Sergent Annaz lors de l'arrivée du vaisseau.

Le système Voyager ? Difficile de penser que personne ne travaillait d'ordinaire là-bas à la place qu'elle allait prendre. Cette personne avait dû rencontrer des soucis. Elle resta un moment songeuse, puis secoua la tête. Allons, ce n'était certainement pas ses affaires. Elle était actuellement dans la bulle locale, point central de l'espace de l'Alliance interstellaire. Ils avaient choisi la facilité. D'ici, elle pouvait aller partout avec facilité.

"Scotty."

C'était le nom de son drone principal, petite I.V. qu'elle avait logé dans son mod d'attaque. L'omnitech se contenta de luire un peu à cette appellation. Elle arrêta de faire couler l'eau un instant, s'assit dans la douche puis demanda.

"Il fait quel temps sur Patajiri, colonie Yandoa ?"

Le ciel est dégagé. La température extérieure est de minus vingt degrés Celsius.

"Ça me rappellera la maison."

Elle avait dit cela en russe. Elle leva la main et tourna brusquement le mitigeur, l'eau brûlante fit rougir sa peau blanche.

______________________________________________

Elle arriva aux docks avec seulement 12 heures d'avance par rapport au déchargement des denrées dont elle assurait le convoi. Il était deux heures du matin lorsque le vaisseau aborda l'une des plateformes de Yandoa. C'était trop peu pour qu'elle prenne le temps de se tourner les pouces. Elle n'allait pas réveiller le Sergent Annaz à cette heure-ci.

Elle-même dormirait plus tard, il y avait des calculs à faire. La gestion du parcours devait être parfaite, le calibrage des machines de transport également. Une supervision efficace ne s'inventait pas. Les soldats étaient bien contents de donner des ordres en arrivant dans un spatioport, sans réfléchir à la manière dont était prégéré celui-ci par les ingénieurs avant pour qu'ils perdent le moins de temps possible. La magie de la manutention secrète.

Elle avait eu quelques détails de plus tandis que le vaisseau filait vers sa destination. Il s'agissait de mods coûteux, ceux pour les biotiques. Coûteux était presque un mot trop faible.
Elle portait son armure, mais habituée à gérer des climats comme celui-ci, elle avait ajouté des bottes fourrées achetées deux pointures au-dessus pour pouvoir être enfilées malgré tout, ainsi qu'un manteau également fourré, également acheté trop grand pour être passé par-dessus une armure. Elle le gardait ouvert pour l'instant. Sa combinaison était bien fermée jusqu'au cou, remontant même légèrement. Elle portait toujours sa casquette où était noté le nom actuel de son bâtiment : SSV Béthléem. Tant qu'elle était dans un endroit un peu chauffé, elle gardait son casque était sous son bras.

Elle alla se présenter auprès des gérants du spatioport et alla inspecter les véhicules de transport. Après un instant à observer les quatre roues, qui lui semblaient dans une forme olympique et sans la moindre trace de bombe ou autre truc terroriste comme il lui en était arrivé de trouver, elle retourna vers les responsables pour acquérir deux tourelles portables à mettre à l'arrière d'un des véhicules qui livrerait à la colonie. Elle savait pertinemment qu'il s'agissait d'un convoi de parades, pour montrer aux habitants qu'il était là, que l'Alliance les aidait. Mais rien ne valait le protocole réglementaire. C'était fait pour être fiable.

Une fois contente d'elle, elle alla s'allonger sur un matelas de fortune dans un coin de bureau aménagé. Il était déjà huit heures du matin. Si elle voulait quatre heures de sommeil, c'était le moment ou jamais. Elle raterait sans doute le sergent, mais aurait tout le temps de le voir demain, de toute manière.
Vers les midi, elle se réveilla avec le mal de dos symptomatique des mauvais matelas et une envie étrange de plonger sa tête dans une bassine d'eau froide pour émerger rapidement de cette courte nuit. Elle se releva rapidement et se rhabilla. Ce n'était ni la première fois, ni la dernière fois que ce genre de chose se passerait.

Elle resta avec les employés spatioport pour finir de préparer les différentes tâches de manutentions. Comme d'ordinaire, la vitesse avec laquelle elle frappait et ordonnait à son omnitech laissèrent quelques personnes béates. À croire qu'ils n'avaient jamais vu d'ingénieur Galarien. Franchement.

Elle monta sur le véhicule qu'ils allaient prendre, elle, le sergent et le représentant d'Exo-Terra. Elle soupira un peu avant de recalibrer un des suspenseurs puis elle hocha la tête pour elle même. Elle vérifia bien la présence des tourelles. À l'extérieur, le vaisseau contenant la cargaison commençait à faire ses manoeuvres d'atterrissage. Elle avait vu arriver Annaz, mais il semblait trop occupé pour qu'elle puisse l'approcher pour le moment. Elle sauta du véhicule avec une certaine agilité, vérifia bien que son M-77 était dans son dos et de l'activation de tous les mods sur son omnitech. Elle alla à la rencontre des deux hommes qui finissaient de se présenter. Elle prit la posture typique d'un soldat devant un gradé, les talons liés, la main au niveau du front.

"Sergent Annaz. Soldat de première classe Narishkin. Ingénieur de terrain. L'Alliance m'a demandé de vous assister sur cette mission. Je suis entièrement sous vos ordre durant toute sa durée. "

Aucun accent dans cette voix-là sinon la neutralité et le professionnalisme. Elle tendit son omnitech pour preuve, avec son ordre de mission. Elle jeta un oeil rapide du côté du représentant d'Exo-Terra. Son œil biotique lui disait un truc, mais elle n'arrivait plus vraiment à s'en souvenir. Elle avait dû le croiser quelque part. Ce n'est pas comme si elle faisait vraiment attention aux gens en général. Elle se contenta de remettre le bras derrière son dos une fois qu'Annaz eu fini de lire.



Dernière édition par Masha Narishkin le Mer 04 Mar 2015, 05:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mar 03 Mar 2015, 00:14


Le bras tendu, Adrien serra la main de son vis-à-vis. Il en profita pour détailler rapidement l’homme en face de lui. La première chose qui se remarquait était bien entendu son bras mécanique, suivi de très près par l’œil cybernétique de l’homme. Il semblait en avoir vu beaucoup pour être dans cet état là. Pourtant, celui-ci semblait ne pas faire grand cas de son état, et sa voix était cordiale. Adrien y nota aussi un léger accent, mais ne sut dire de quelle origine.

Bonjour sergent Annaz. Enchanté. Edgar Vaärminen, activiste au service d'ExoTerra et responsable du convoi. Vous pouvez également m'appeler Roth.

Edgar Vaä… Quoi ? Adrien avait bien entendu, mais il n’avait absolument pas compris la prononciation du nom. Heureusement pour Annaz, l’homme semblait savoir que son nom était tout sauf simple à retenir, et lui proposa plus simplement de l’appeler « Roth ». Beaucoup plus simple à retenir, Adrien opta pour ça. De cette manière, il éviterait de vexer son interlocuteur en égratignant son nom.

« Bonjour, Roth, bienvenue sur Yandoa. Je suis sûr que les habitants seront ravis de vous voir, vous et votre cargaison. Ca va vraiment leurs faciliter la vie, eux qui n’ont pas vraiment eu de chances depuis… L’accident… Bref, vous voyez. Ca va leur faire plaisir de voir qu’on pense à eux malgré tout. »

Tout en discutant, Adrien avait commencé à avancer en direction du quai, où Ludlam l’attendait toujours. Derrière elle, une femme en uniforme de l’Alliance qu’Annaz ne connaissait pas s’avançait, droit sur lui. Adrien n’était pas trop inquiet, si il y avait un souci, son escouade était là pour le régler. Malgré tout, il était curieux. Qui était cette femme inconnue qui arrivait pendant le déchargement d’un convoi humanitaire ? Pas une habitante de la colonie, bien évidemment, mais ça ne répondait pas à sa question. Cependant, il n’eut pas beaucoup de temps à attendre pour voir sa curiosité satisfaite, la femme venant effectivement le voir.

"Sergent Annaz. Soldat de première classe Narishkin. Ingénieur de terrain. L'Alliance m'a demandé de vous assister sur cette mission. Je suis entièrement sous vos ordres durant toute sa durée. "

Merde. Adrien avait l’air un peu con, avec l’ordre de mission de Narishkin à la main, ne sachant pas du tout ce qu’elle faisait là. L’Alliance semblait avoir complètement oublié de signaler à Annaz qu’ils envoyaient un ingénieur pour superviser le déroulement des choses. Bien sûr, Adrien n’allait pas s’en plaindre, il aurait moins de choses à gérer. Malgré tout, il se retrouvait un peu dépourvu devant l’apparition de la soldat. Mais il devait faire bonne figure devant le représentant d’Exoterra, et devant les quelques employés du spatioport présent.

« Oui, bien sûr, on m’a prévenu de votre présence. Je suppose que vous avez tout préparé comme il faut, je vous fais confiance. Venez, accompagnez nous, nous pourrons discuter tranquillement comme ça. Je fais les présentations. Monsieur Roth, Ingénieure Narishkin, comme vous avez pu l’entendre. C’est elle qui a préparée… Ce qu’il y avait à préparer » Merde, Adrien n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle avait pu faire, en tant qu’ingénieur. Elle aurait pu être chargée de récurer les toilettes qu’il n’en aurait rien sut. « Ingénieure Narishkin, voici l’un des bienfaiteurs de Yandora, Edgar Roth, d’Exoterra. C’est grâce à eux que les habitants de la capitale seront approvisionnés en mods biotique, ce dont ils ont grand besoin comme vous devez vous en douter. Roth a donc été chargé, avec ses hommes, de l’acheminement du convoi. »

Bon, ça, c’était fait. Maintenant que les présentations d’usages étaient effectuées, il pouvait enfin passer à la suite. Il avait conscience du regard de ses hommes, qui se demandaient qui était cette bonne femme en armure de l’Alliance. Les explications devraient cependant attendre, ils avaient un vaisseau à vider. D’un geste, Adrien donna le feu vert à ses troupes, qui se mirent en mouvement. Comme prévu, les soldats se mirent au travail, et commencèrent à décharger le matériel. Les choses allaient aller assez vite, il y avait assez de monde pour faire en sorte que ça ne traine pas, et les rôles étaient bien désignés. Pendant ce temps, Adrien invita Roth et Narishkin jusqu’à une salle non loin, afin de présenter la colonie à l’homme d’ExoTerra. L’ingénieur était là surtout parce qu’Adrien était poli.

« Bien, comme vous le savez, Yandora à été victime il y a presque trente ans. Un vaisseau transportant de l’ezo a subit un accident et l’ezo à contaminé les fœtus de la planète. Je pense que je ne vous apprends rien. Aujourd’hui, les fœtus survivants sont des adultes, avec de sévères malformations, physiques ou… mentales. Vous pourrez le constater, certaines personnes ne sont pas tout à fait… Présentes, quand on leur parle. Il leur arrive d’être agressif en présence d’étrangers ou d’inconnus. Ce sont eux qui ont subis les plus lourds contrecoups de l’accident. D’autres ont des séquelles physiques, difficile à ignorer. Je tenais à vous le dire, afin que vous ne soyez pas surpris. » Lui-même avait eu du mal, parfois, avec certaines personnes. Il avait fait le tour des plus grands « malades » lors de son arrivé, afin de savoir qui avait le plus besoin de ces mods biotique. Les instables dont il venait de parler étaient en tête de liste, car ils perdaient parfois leurs moyens à l’apparition d’événements pourtant simples. Adrien les avaient un peu en pitié, eux qui n’avaient rien fait pour mériter une telle vie. Ces mods biotique leurs permettraient de stabiliser l’ezo qu’ils ne savaient pas maitriser, et pourraient augmenter leur niveau de concentration. Bien sûr, ce ne serait pas magnifique, mais c’était toujours ça…
« Parlons d’autres choses maintenant. Je me doute que cela ne vous intéresse guère Roth, mais je crains que nous n’ayons pas le choix. L’Alliance a demandé à ce que l’arrivée du convoi humanitaire se fasse en grande pompe, afin que tout le monde sur la planète constate qu’elle n’oublie pas ses colonies. Par conséquent, le camion transportant le matériel s’arrêtera à la mairie, où les premières caisses seront ouvertes pour les personnes ayant un besoin urgent des mods. Ensuite, le camion reprendra la route jusqu’au l’entrepôt qui est à deux pas d’ici, et tout sera déchargé, pour être installé puis redistribuer plus tard. Je ne dis pas que c’est le plus rapide, mais… Personnellement, je n’ai pas le choix. Désolé de vous imposer ça.

Adrien observa les deux personnes présentes avec lui. Quoi qu’elles en pensent, elles ne laissèrent rien paraitre, ce qu’Annaz considéra comme un signe d’acquiescement de leurs parts. Les informations données, Adrien se leva, et les invita à se rendre au camion. Celui-ci serait conduit par Anaïs Ludlam, le soldat déjà charger de la supervision du déchargement. Annaz et l’homme d’Exoterra s’installeront à l’arrière, avec les caisses de matériel, et s’occuperont d’ouvrir la première caisse et de distribuer les premiers mods. Quand à l’ingénieure… Adrien ne savait pas quoi en faire. Elle n’était pas prévue dans ses plans. Tout en réfléchissant à l’endroit où la caser, il arriva devant le camion de transport. Celui-ci était plein, et… protégé par deux tourelles ? Adrien venait de comprendre ce qu’avait fait Narishkin jusque là… Il reconnaissait l’une des directives de l’Alliance, mais n’étais pas sûr que la suivre à la lettre était une bonne idée. Enfin… C’était fait, et il n’allait pas les faire enlever. Au contraire, elles lui retiraient une épine du pied : il avait une bonne raison d’installer l’ingénieur à cet endroit.

« Ha, je vois que les tourelles sont installées. Très bien. Narishkin, est-ce que je peux vous demander de vous installer à côté ? Je ne voudrais pas qu’elles se mettent en marche par accident, ça ferait désordre. Même si je vous fais confiance, comme je vous le disais, certains colons ne sont pas tout à fait dans le même monde que nous, et je ne voudrais pas avoir un mort sur la conscience. Roth, venez avec moi, nous allons nous installer vers les caisses de matériel.

Les explications données, Adrien monta à l’arrière du camion, tandis que Anaïs Ludlam prenait le volant. Une fois tout le monde à bord, le véhicule démarra, suivi par deux autres, qui emprunteraient la route de l’entrepôt. Ouvrant le chemin, le véhicule s’engagea dans le tunnel faisant la jonction entre le spatioport et la colonie. Une fois sortie du tunnel, Adrien observa les deux autres véhicules se séparer du cortège, et s’engager sur la route qu’il avait prit à pied moins d’une heure plus tôt. Ils finirent par disparaitre de sa vue, tandis que le camion dans lequel il était continuait son chemin en direction de la colonie. Ils n’allaient pas avoir beaucoup de temps à patienter, car ils seraient à la mairie d’ici une dizaine de minutes.

A moins de trois minutes de leur arrivée, Adrien reçu un message sur son Omni-Tech. S’excusant auprès du représentant d’ExoTerra, il le consulta. Et jura intérieurement. Le colon responsable du spatioport venait de lui confirmer l’arrivée du deuxième vaisseau du convoi humanitaire, qui avait eu un problème de moteurs. Ils venaient de terminer les manœuvres d’atterrissage, et étaient « sur le point de débarquer » quand le message fut envoyé. Le seul petit souci était qu’il n’y avait qu’un seul vaisseau annoncé, et que l’homme d’ExoTerra ne lui avait pas parlé d’un vaisseau supplémentaire, une information assez importante pour être signalée. Craignant le pire, Adrien essaye de joindre le civil, mais l’appel resta sans réponse. Cette fois, le doute n’étais plus permis. Quelqu’un, quelque part, avait fait fuiter l’information, et quelqu’un, quel part, pensait tirer profil du pillage du convoi humanitaire. Hors de question. Tapant contre la paroi séparant l’arrière du camion et la cabine conducteur, Adrien fit comprendre à Anaïs de s’arrêter. Il lui demanda à travers la même paroi de les rejoindre, et s’adressa aux trois personnes présentes une fois la conductrice avec eux.

« Excusez cette interruption, mais je crois que nous avons un léger problème. Le spatioport vient de m’indiquer l’arrivée du deuxième vaisseau acheminant les mods, sauf que… A moins que monsieur Roth ait oublié de nous indiquer qu’un deuxième vaisseau avait été détaché, nous avons des intrus dans la colonie. Le spatioport ne répond plus, ce qui me fait craindre le pire. Étant donné que tous mes hommes sont actuellement à l’entrepôt avec les votre monsieur Roth, je crains de devoir vous annoncer que le spatioport est potentiellement entre des mains hostiles. Ingénieure Narishkin, au final, oubliez ce que j’ai dis : j’espère que vos tourelles marchent bien et que vous savez aussi les faire démarrer au quart de tour. Anaïs, nous retournons au spatioport, tant pis pour ceux qui attendent. Je vais envoyer un message au maire pour expliquer la situation, puis à l’entrepôt, afin qu’ils soient sur leurs gardes et qu’ils nous rejoignent. Monsieur Roth, je vous conseille de faire pareil. Anaïs, en route ! »

Le véhicule se remit rapidement en route pendant qu’Adrien rédigeait ses messages. Il semblait absorbé par la rédaction des messages en question, mais réfléchissait surtout à la situation : des ennemis, en nombre inconnu, avec un équipement inconnu, dans un lieu heureusement connu. Pas la meilleure situation possible. Il espérait juste que les intrus n’avaient pas encore quittés le spatioport, et qu’ils pourraient les coincer là-bas. Tout plutôt qu’une chasse à l’homme dans les rues de Yandora. Une fois les messages envoyés, Adrien vérifia son armement. Tout était en place, et prêt à l’emploi. Quoi qu’il arrive, il était prêt à se battre. Il donna cependant les dernières consignes, afin d’éviter des prises d’initiatives dangereuses.

« Avant que nous arrivions dans le feu de l’action, une dernière chose. Monsieur Roth, j’aimerais que vous restiez en sécurité, même si je ne peux pas vous l’ordonner. Votre mort, outre le fait qu’elle ne m’amuserait guère, risque de déplaire aussi à votre organisation. Par conséquent, si vous ne voulez pas rester à l’abri, soyez au moins prudent. Ingénieure, je ne sais pas à quel point vous êtes douée au tir, mais je compte surtout sur vous pour nous assister avec les tourelles. Si vous avez besoin d’aide, demander à Anaïs de vous aider à décharger ou je ne sais quoi. Mais faites en sortes qu’elles soient utilisable rapidement, et qu’elles ne se trompent pas de cibles au moment de tirer. Ne tirez pas en premier, il est possible, même si je n’y crois pas beaucoup, que les intrus battent en retrait en nous voyant. Si ils tirent les premiers, ripostez. Et surtout, soyez prudents, je ne tiens pas à perdre quelqu’un ici. »



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mer 04 Mar 2015, 10:48

Anti-terrorisme humanitaire



Les présentations se firent de bon ton. D’ordinaire, Roth n’était pas du genre collet-monté, mais son statut de représentant l’obligeait à se dresser une certaine allure, qui plus est face à l’Alliance qui demeurait un allié précieux de l’organisation écologiste.

Bonjour, Roth, bienvenue sur Yandoa. Je suis sûr que les habitants seront ravis de vous voir, vous et votre cargaison. Ça va vraiment leurs faciliter la vie, eux qui n’ont pas vraiment eu de chances depuis… L’accident… Bref, vous voyez. Ça va leur faire plaisir de voir qu’on pense à eux malgré tout.

J’en suis certain, sergent. Nous ferons tout notre possible pour les contenter. Répondit simplement Roth en acquiesçant, avec une pensée respectueusement exprimée pour les colons concernés.

Tandis que l’activiste et le sergent de l’Alliance faisaient connaissance comme il se devait, quelqu'un fit son apparition et s’adressa solennellement au gradé.

Sergent Annaz. Soldat de première classe Narishkin. Ingénieur de terrain. L'Alliance m'a demandé de vous assister sur cette mission. Je suis entièrement sous vos ordres durant toute sa durée.

Narishkin... Ingénieure dans l’Alliance... Tout cela disait quelque chose à l'activiste.

Shkin ? S’interrogea-t-il brièvement, avant que ne lui revienne la mémoire.

Aucun doute, Roth avait déjà rencontré cette personne auparavant, certainement autour d’un verre dans les Secteurs, ou bien sur Oméga en allant s’approvisionner au stock de Kanter. Le voici bien surpris de la recroiser ici, sur Patajiri. Enfin, Roth n’était pas là pour picoler, ni même ne serait-ce qu'y penser d’ailleurs. Pour l’instant, les colons passaient en priorité.

Sur ce, passée toute présentation, les opérations se poursuivirent. Le sergent Annaz prit soin de rappeler la condition de la colonie, précédemment touchée par un accident durant lequel une certaine quantité d’élément zéro avait tragiquement affecté une partie de la population, aujourd’hui adulte et souffrant de déficiences physiques, voire psychologiques. Pour Roth, c’était sans surprise. Le briefing du Comité avait bel et bien mentionné un contact avec des individus imprévisibles, instables. C’était la raison principale pour laquelle Roth était mobilisé : ses compétences de psychologue.

J’ai intérêt à avoir du tact sur ce coup. La dernière chose que je demande, c’est d’être aspiré dans un de ces vortex biotiques...

Difficile de rester serein face à l’incertain. Soit. Le sergent poursuivit.

Parlons d’autres choses maintenant. Je me doute que cela ne vous intéresse guère Roth, mais je crains que nous n’ayons pas le choix. L’Alliance a demandé à ce que l’arrivée du convoi humanitaire se fasse en grande pompe, afin que tout le monde sur la planète constate qu’elle n’oublie pas ses colonies. Par conséquent, le camion transportant le matériel s’arrêtera à la mairie, où les premières caisses seront ouvertes pour les personnes ayant un besoin urgent des mods. Ensuite, le camion reprendra la route jusqu’à l’entrepôt qui est à deux pas d’ici, et tout sera déchargé, pour être installé puis redistribuer plus tard. Je ne dis pas que c’est le plus rapide, mais… Personnellement, je n’ai pas le choix. Désolé de vous imposer ça.

Paie ton image de sauveur à la une... Pensa Roth, que de telles mascarades agaçaient au plus haut point. Pour lui, quand on venait en aide à quelqu’un, on se fichait d’être bien coiffé ou non. L’autre devait passer en premier. Enfin, Roth n’en tint pas rigueur au sergent, à qui sa réflexion intérieure ne s'adressait pas pour le coup, se doutant bien qu'il ne faisait que suivre des instructions que lui avait données ses supérieurs de l’Alliance, eux-mêmes sous les ordres d'un amiral.

Ce détour n'est donc qu'un détail politiquement correct, mais soit, si ça botte l'Alliance. En conclut Roth silencieusement, avant de monter dans le camion en question avec le sergent, peu après suivi par l'ingénieure. Annaz l'invita à s'installer à l'arrière avec lui, tandis que Narishkin veillerait sur ses tourelles, préalablement installées par ses soins sur le véhicule. Le camion démarra, suivi de près par deux autres poids-lourds. Les trois véhicules firent un bout de chemin ensemble avant de se séparer. Le camion dans lequel se trouvaient l'activiste et les soldats de l'Alliance était celui contenant la cargaison de mods. Le convoi était donc en route pour la mairie de Yandoa.

En cours de trajet, à quelques minutes de l'arrivée, Annaz sembla perturbé, et on ne tarda pas à comprendre pourquoi.

Excusez cette interruption, mais je crois que nous avons un léger problème. Le spatioport vient de m’indiquer l’arrivée du deuxième vaisseau acheminant les mods, sauf que… À moins que monsieur Roth ait oublié de nous indiquer qu’un deuxième vaisseau avait été détaché, nous avons des intrus dans la colonie. Le spatioport ne répond plus, ce qui me fait craindre le pire. Étant donné que tous mes hommes sont actuellement à l’entrepôt avec les vôtres monsieur Roth, je crains de devoir vous annoncer que le spatioport est potentiellement entre des mains hostiles. Ingénieure Narishkin, au final, oubliez ce que j’ai dit : j’espère que vos tourelles marchent bien et que vous savez aussi les faire démarrer au quart de tour. Anaïs, nous retournons au spatioport, tant pis pour ceux qui attendent. Je vais envoyer un message au maire pour expliquer la situation, puis à l’entrepôt, afin qu’ils soient sur leurs gardes et qu’ils nous rejoignent. Monsieur Roth, je vous conseille de faire pareil. Anaïs, en route !

C'était une mauvaise nouvelle. En effet, Roth avait omis d'indiquer la venue d'un second vaisseau car... il n'y avait pas de second vaisseau, ce qu'il s'empressa de confirmer.

Il n'y pas de second vaisseau, sergent. Je crains que nous ayons effectivement à faire à des intrus.

Il ne manquait plus que ça. Là, Roth se serait senti particulièrement con sans son équipement. Son premier réflexe se porta sur son Omni-Tech, avec lequel il tenta de contacter le Nestori, en vain dans un premier temps. Mauvais signe, là encore. Roth s'y prit à plusieurs reprises, mais pas moyen d'établir le contact avec le Quarien. Annaz profita du peu de répits restant pour donner quelques instructions, dont un ou deux conseils. À ses dires, la prudence était le mot-clef.

Bien reçu, sergent. Je serai sur mes gardes. Dit Roth un peu à la volée, plus par convention qu'autre chose, à se l'avouer.

Alors qu'il était sur le point d'envoyer son rapport de situation au maire et à l'entrepôt, Roth fut contacté par son binôme quarien. Des coups de feu et des bruits d'explosion se faisaient entendre alors que le Quarien tentait tant bien que mal de résumer la situation tout en se défendant à tirs de M-3.

*Zen à Roth, je suis sous le feu ! On nous attaque, c'est le bordel ici ! Revenez au spatioport, vite !*

Le message ayant beau être court, il avait le mérite d'être clair.

Sergent Annaz, ingénieure Narishkin, mon collègue vient de confirmer nos craintes. Nous devons faire vite !

Roth tenta ensuite d'entrer en communication avec le CMS1 resté en orbite. Pas de réponse.

Vittu ! (Bordel !) Jura-t-il intérieurement.

Alors que le véhicule fonçait en direction du spatioport, l'activiste termina d'envoyer ses messages, passa en revue son matériel, activa ses mods oculaires et se prépara mentalement à ce qui allait suivre. L'arrivée sur les lieux était imminente. Roth respira profondément et prononça les mots suivants, à voix-basse :

Tavoitteet keuhkoihin... Älä anna heidän hengittää... (Vise les poumons... Ne les laisse pas respirer...)


[...]


# SPATIOPORT DE YANDOA
# QUINZE HEURE DIX-SEPT


La fine équipe atteignit enfin le spatioport. La fumée avait envahi les lieux et des balles se perdaient chaotiquement. Entre les explosions et les cris, c'était un vrai vacarme, que laissait percevoir auditivement le blindage du véhicule. Toujours en mouvement, celui-ci fut rapidement pris pour cible.

De nombre corps inertes recouvraient déjà les lieux, autant d'activistes que d'employés du spatioport. Certains agonisaient bruyamment, d'autres étaient déjà réduits au silence éternel. Depuis l'intérieur du véhicule, il n'était pas aisé d'estimer avec précision la nature de la menace : le nombre, la puissance de feu, notamment. Il allait pourtant falloir s'y confronter. Pas question de céder les mods !

Une série de manœuvres fut entreprise. Anaïs, soldat de l'Alliance et chauffeur du dit véhicule, conduisait la tête baissée au possible, voulant bien se passer d'un trou dans le crâne.

En arrivant à vive allure, le véhicule dérapa de sorte à permettre une sortie plus ou moins sécurisée par l'arrière. Pris de rage à la vue du carnage - qui emportait un à un ses camarades -, Roth se jeta impulsivement entre les deux tourelles de l'ingénieure en dépliant son Javelot dans un même mouvement et ouvrit immédiatement le feu. Sa couverture était médiocre, et son acte dénué de toute santé mentale, mais il était entré dans une de ces phases où ses émotions prenaient le dessus sur sa raison. Dans un tel état, si les munitions venaient à lui manquer sans personne pour l'arrêter, il était prêt à foncer dans le tas tête baissée, machette en main.

Dès leur activation, les tourelles firent déferler une pluie de balles sur les assaillants. L'affrontement était engagé. Dans son état quasi-second, Roth avait fait mouche ! À une reprise déjà, tandis qu'il s'apprêtait à la récidive. Autant de fois qu'il le faudrait. Pourvu que ces salauds crèvent tous !

Un fin rayon lumineux rouge, projeté depuis le système cybernétique du Franc-tireur, inspecta d'une traite les environs et révéla une forme humanoïde, armée d'un fusil à pompe, prise en flagrant délit à braquer un autre individu qui, plaqué contre une paroi du bâtiment, ne ressemblait pas à un pirate. Le rayon se positionna, formant un petit point rouge sur une des articulations de la cible.

Roth expira... et laissa tumultueusement filer un trait de ferrofluide dans le bras armé du malfaiteur, qui s'effondra au sol sous la douleur, insoutenable.

Description violente :
 

De cette horrible scène, Roth avait tout vu, et ce n'était pas la première fois.

Petit con ! Si tu survis à ça, tu iras dire à tes petits camarades à quel point c'était drôle !

Les hostilités étaient rendues coup pour coup. Roth eut bientôt le malheur de voir - à travers sa lunette - deux activistes à la fois voler en morceaux sous le coup... d'un explosif artisanal. Sombres souvenirs. Tandis qu'une autre activiste se retrouva paralysée des jambes, par une salve malheureusement bien placée. Prête à mourir en martyr, c'est à genoux, une grenade dans chaque main, le bras écarté et le torse bombée qu'elle hurla son crédo d'une voix écorchée.

ESCUDO EM MÃE TERRA !

Son regard était dur et ses poings serrés. Elle se jeta comme elle put sur le premier terroriste venu et l'enlaça pour mieux l'emporter avec elle. La suite fut moche à voir.

À côté de ça, une ligne de boucliers anti-émeute s'était formée par une poignée d'activistes équipés d'armures lourdes. Des activistes lourds, en somme. Celle-ci semblait tenir le coup, mais tout n'était que question de temps.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mer 11 Mar 2015, 06:17


Il était facilement à la visible à la tête gênée que tirait Annaz face à son ordre de mission que la jonction entre lui et l'Alliance vis-à-vis de la présence de l'ingénieur n'avait pas été faite. Il arrivait que des éruptions solaires brouillent et produisent la perte des messages de moindre importance. Il y avait pourtant de la chance dans le malheur du sergent : Masha avait l'empathie d'un croiseur turien. (Oui. Le vaisseau.) Elle ne remarqua donc pas sa réaction et se contenta d'attendre les ordres, comme la brave soldate qu'elle était. Un sourire amusé passa furtivement sur ses lèvres lorsqu'elle entendit : "C’est elle qui a préparée… Ce qu’il y avait à préparer. " Difficile de faire valoir de son intérêt en tant qu'ingénieur chez les soldats, décidément. Il était comme les autres.

C'est lorsqu'elle entendu le nom de l'homme qu'elle se rappela avoir bu des verres autour d'une table avec lui. La soirée était extrêmement floue. Il venait d'un pays nordique non loin de la Russie. Enfin. Pas le temps de réfléchir à ça. Aucun des deux ne fit de signe envers l'autre, et pour cause, il y avait plus important à faire et à penser.

Son rôle n'était pas de parler, mais d'exécuter les ordres, elle se contenta de suivre les deux personnes importantes. Elle s'attendait à devoir rester à la porte, mais elle ne reçut pas d'ordre en ce sens lorsqu'elle entra. Elle se contenta de rester dans ce coin en écoutant, consultant de temps en temps son omnitech pour ajouter quelques connaissances à ce que disait Annaz. Elle venait à peine de naître lorsque cette catastrophe avait eu lieu, elle avait déjà été au contact de biotiques ne contrôlant pas ou peu leurs pouvoirs et son expérience lui avait juste permis d'apprendre à s'en méfier, ce qui était un brin malheureux. Elle avait même eut cette pensée horrible que la mort par intoxication leur aurait été plus profitable que cette vie étrange et pleine de douleur. Le sergent décrit alors la petite balade à laquelle ils auraient le droit pour rassurer la population et les invita à aller vers le camion.

Elle se contenta de le suivre lorsqu'ils allèrent vers le camion, et comme demandé, elle se harnacha près des tourelles. Au moins, elle n'aurait pas à faire la conversation, c'était toujours ça de pris. Elle consulta de nouveau son omnitech pour le synchroniser avec les deux armes. Elles étaient pour l'instant repliées sur elles-mêmes. Difficile de réellement les prendre pour de véritables choses offensives. Elle avait tout de même l'impression d'avoir été placée là par défaut.

Elle pensa tout bas : Sergent Annaz, vous apprendrez bien vite qu'une ingénieure est bien plus utile que vous ne semblez le penser.

Elle n'eut pas si longtemps à réfléchir sur comment se montrer compétente puisque le convoi s'arrêta et son supérieur lui annonça de bien mauvaises nouvelles. Un autre vaisseau ? La ruse était mauvaise, mais malheureusement efficace. Elle alla à l'arrière du véhicule dès l'ordre donné et mit les tourelles en marche. Celles-ci se déplièrent avec ce bruit si caractéristique de mécaniques bien huilé, prenant pour base le camion. Ceci arracha un sourire à la russe. Elle sentait l'adrénaline monter. Elle adorait ce moment avant la bataille. Elle se laissa glisser dans le véhicule et tapa sur une touche de son omnitech avec un air fier, les boucliers de protection des tourelles se déployèrent de suite.

« Avant que nous arrivions dans le feu de l’action, une dernière chose. Monsieur Roth, j’aimerais que vous restiez en sécurité, même si je ne peux pas vous l’ordonner. Votre mort, outre le fait qu’elle ne m’amuserait guère, risque de déplaire aussi à votre organisation. Par conséquent, si vous ne voulez pas rester à l’abri, soyez au moins prudent. Ingénieure, je ne sais pas à quel point vous êtes douée au tir, mais je compte surtout sur vous pour nous assister avec les tourelles. Si vous avez besoin d’aide, demander à Anaïs de vous aider à décharger ou je ne sais quoi. Mais faites en sorte qu’elles soient utilisables rapidement, et qu’elles ne se trompent pas de cibles au moment de tirer. Ne tirez pas en premier, il est possible, même si je n’y crois pas beaucoup, que les intrus battent en retrait en nous voyant. Si ils tirent les premiers, ripostez. Et surtout, soyez prudents, je ne tiens pas à perdre quelqu’un ici. »

Elle hocha la tête.

"Je calibre la visée automatique, il ne devrait y avoir aucune victime collatérale de notre part."

Le conditionnel était une politesse, mais aussi une vérité. Elle n'avait aucune idée de qui était l’ennemi, elle les programmait à l'aide de la liste du personnel sur place (Alliance et colons) qu'elle avait récupéré plus tôt dans la journée. Si quelqu'un d'autre avait décidé de se la jouer cowboy, il aurait quelques soucis. Elle les laissa sur un mode passif pour l'instant.

Elle se retint aux murs tandis que le camion se décida à faire un magnifique dérapage contrôlé, se mordant la lèvre inférieure avant de se rétablir lors de l'arrêt brusque. Elle entendit des coups de feu atteindre le véhicule où elle se trouvait, elle appuya alors sur le bouton d'activation des tourelles. Sorry, mates. Ce n’est jamais une bonne idée d'attaquer l'Alliance.

Il fallut quelques dizaines de secondes pour les tourelles ne chauffent et commencent à tirer. Ses quelques secondes suffirent à Edgar pour aller faire l'imbécile dehors, protéger par le bouclier de l'une des tourelles en question. Masha jeta un regard au Sergent très explicite sur le fait qu'elle trouvait la manoeuvre du représentant franchement suicidaire, voir ennuyant pour eux. Elle recommença à frapper son omnitech avec une vitesse impressionnante et activa son mod de défense. Pas pour elle, mais pour le sergent Annaz dont elle renforça le bouclier. Sa place à lui, contrairement à elle, était dehors. Elle n'était qu'un support et ne sortirait sûrement pas en première.

"Boucliers de défense à bloc, Sergent."

Elle dégaina son M-77 par principe, dehors, les tourelles tiraient dès qu'elles apercevaient une cible inconnue. S'arrêtant tous les cycles de 20 secondes pour refroidir si nécessaire.
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Jeu 12 Mar 2015, 00:51
L’activiste confirma bien vite les craintes d’Adrien. A savoir, pas de deuxième vaisseau Humanitaire de prévu, il s’agissait donc d’un vaisseau inconnu qui avait déjoué les mesures de sécurité de l’Alliance, profitant de la brèche. Et ça, c’est la merde. Adrien n’était pas en mesure d’opposer une vraie résistance aux envahisseurs, pas avec si peu de soldats sous ses ordres. Même avec les tourelles à bord du camion, même avec les activistes d’ExoTerra, ils allaient avoir du mal à affronter les pirates s’ils étaient venus en nombre, ce dont Adrien ne doutait pas. Attaquer l’Alliance était déjà dangereux, ils n’allaient pas faire l’erreur de venir à trois, avec un pistolet, une grenade et un sandwich pour le pique-nique. Par conséquent, ils allaient sans doute affronter une force conséquente au sol. Adrien espérait que les pirates avaient simplement sous-estimé la résistance de l’Alliance, car il envoya un SOS via les canaux de l’Alliance, à destination du QG… Sur la Citadelle. Ca faisait certes très loin, mais peut-être y avait-il des patrouilles proche du Secteur Voyager. De toute façon, il ne pouvait pas espérer grand-chose de plus.

Avalant l’asphalte, le camion roulait à pleine vitesse en direction du spatioport, quand le chef d’ExoTerra indiqua à Adrien que l’entrepôt était déjà attaqué. L’un de ses collègues avait réussi à communiquer avec lui assez longtemps pour lui fournir l’information, indiquant par la même occasion à Annaz que les envahisseurs avaient déjà pris pieds profondément dans la colonie. A n’en pas douter, les activistes devaient déjà compter des morts dans leurs rangs. Les soldats de l’Alliance s’en tiraient peut-être mieux, de par leur entrainement et l’idée, judicieuse tout compte fait, d’être en armure complète pour accueillir le convoi humanitaire. Au final, il n’y avait pas que le convoi qui fut accueilli par l’Alliance. Et il était inutile d’essayer d’ouvrir un canal de communication, personne ne répondrait en plein combat comme ça. De toute façon, les appeler pour dire quoi ? Attention, vous vous faites attaquer ? Stoppez le combat et allez leur demander combien ils sont ? Dans tout les cas, il était inutile de les déranger, ils n’allaient pas pouvoir aider Adrien autrement qu’en restant en vie.

Le camion arriva au spatioport, accueilli par le vacarme du combat. Derrière le volant, Alice effectua un dérapage plus ou moins contrôlé afin de mettre l’arrière du véhicule en face du spatioport et présenter les envahisseurs à tourelle une et deux, qui avaient beaucoup de choses à leurs dire. L’Ingénieure s’occupait de les déployer et de les faire chauffer, pendant qu’Adrien se redressa afin d’avoir un meilleur aperçu de la situation. Le combat était farouche, de nombreux pirates affrontant les membres d’ExoTerra et les soldats de l’Alliance. Se concentrant sur ses hommes, Annaz admira leur professionnalisme. Ils étaient regroupés dans une même zone, prêt à se couvrir mutuellement, mais aussi assez écartés pour éviter de se faire souffler par une grenade mal placée. A tour de rôle, ils tiraient une rafale, par-dessus leur couverture ou de côté selon l’endroit derrière lequel ils étaient cachés, et faisaient tourner la tête aux attaquants.

C’est aussi pour ça qu’Adrien appréciait l’Alliance. Le professionnalisme au combat, le respect des tactiques de combat, et surtout, l’obéissance. Ils savaient tous que leur but premier était de sauver les civils, et les militaires englobaient cet ordre aux membres d’ExoTerra. Appréciant ce respect des ordres, Adrien eut un moment d’incompréhension lorsqu’il vit l’activiste à ses côtés se précipiter entre les tourelles et ouvrir le feu. Il se foutait de sa gueule, ou c’était sa manière de ne pas prendre de risque ? S’il s’agissait de la dernière hypothèse, Annaz n’avait plus aucun doute : ses blessures venaient d’un bras de fer contre un Moissonneur, au minimum. Dans tout les cas, il était inconscient à se jeter en première ligne comme ça. Il faisait une cible parfaite, et si par malheur l’une des tourelles venait à exploser, il allait le sentir passer. A ses côtés, l’Ingénieure était penchée sur son Omni-Tech, et lui indiqua qu’elle venait de charger les boucliers du sergent à fond. Quelle délicate attention. La remerciant d’un signe de tête, Adrien descendit du véhicule maintenant à l’arrêt, et se prépara à courir vers ses hommes. Mais avant, il avait un mot à dire à l’activiste.

« Vous êtes malade ou quoi ? J’ai dis prudence, pas suicide bordel ! Bougez-vous le cul d’ici ou vous allez vous faire tirer comme un lapin ! »

La prochaine fois, il demanderait aux civils de rester dans le camion et les assommeraient s’il le faut. Franchement. Dans tout les cas, il se précipita vers ses soldats, couvert par les tourelles de l’Ingénieur et ses hommes, qui l’avaient vu arriver. Bien sûr, il encaissa quelques tirs, mais ses boucliers renforcés absorbèrent sans mal les dégâts. Il se laissa glisser sur les derniers mètres et s’adossa à un mur, aussitôt maltraité par les pirates. Utilisant le code gestuel des militaires, Adrien finit par savoir qu’il y avait quand même une cinquantaine de pirates encore debout, et qu’une bataille spatiale avait lieu. Donc, potentiellement beaucoup plus d’ennemis en approche. Ils allaient devoir réussir à faire une percée jusqu’au panneau de commande des défenses orbitales et détruire les vaisseaux. Pas évident quand on est déjà en sous nombre. Avec ses quatre hommes, cinq en comptant Anaïs encore dans le camion, voir sept avec l’Ingénieur Narishkin, ils arrivaient à moins de quarante hommes combinés avec les activistes d’ExoTerra. Et il y avait encore la bataille spatiale à gérer. Adrien fut tiré de ses pensées par le bruit d’une balle qui frôla son oreille. Se redressant, il se cacha à nouveau complètement derrière son mur, et passa à l’action. Sortant de sa couverture, il tira une rafale pour obliger l’un des pirates à se mettre à couvert, et eu la bonne surprise de voir celui-ci s’écrouler. Il n’avait pas été assez rapide, et le tir d’Adrien l’avait mis hors service. L’un de ses comparses voulu le venger, mais il fut éliminé à son tour par l’un des soldats d’Annaz, en couverture. Franchissant la distance, Adrien arriva à proximité de sa cible, un groupe d’une dizaine d’activistes en armure lourde. Oubliant les présentations d’usage, il leur demanda d’attirer l’attention d’un maximum de pirates en les arrosant. Ceux-ci acceptèrent le travail, et commencèrent à ouvrir le feu. Presque aussitôt, les pirates changèrent de cibles et concentrèrent leurs tirs sur eux. Se faisant oublier, les soldats de l’Alliance contournèrent le plus possible le flanc droit des pirates, afin de les prendre en tenaille. La tactique fut une semi réussite, car si le groupe de l’Alliance avant bien réussit à passer, Adrien avait vu tomber un de ses soldats. Et près de lui, deux activistes étaient blessés ou morts, il n’en savait rien. Malgré tout, ils avaient maintenant l’avantage tactique, et purent éliminer les derniers pirates encore présent, coutant encore la vie à l’un des soldats de l’Alliance et plusieurs activistes.

Lorsque le silence retomba, Adrien était à bout de souffle. Son armure l’avait bien protégé, mais il avait beaucoup moins pris soin de lui en sachant qu’ils avaient été renforcés. De plus, les pertes étaient lourdes. Outre les deux soldats de l’Alliance, des activistes gisaient ici et là, et Adrien n’avait pas le temps de les compter. Il se dirigea vers le représentant d’ExoTerra et l’Ingénieur afin de donner ses nouvelles consignes.

« Bon, maintenant qu’on a éliminé le gros des forces, il faut qu’on termine le travail. Plusieurs vaisseaux sont encore là-haut, et il ne faut pas les laisser atterrir. Direction le centre de commandement du spatioport, il faut réactiver les défenses orbitales. Ingénieure Narishkin, je compte sur vous pour ça. Et laissez tourner les tourelles, je pense qu’on peut s’attendre à de la compagnie à l’intérieur du spatioport. Roth, même si j’ai l’impression que n’allez pas m’écouter, encore une fois, soyez prudent. En attendant, tout le monde dans le camion. »

Tournant les talons, il rejoignit le véhicule, dans lequel les deux derniers survivants de son escouade avaient déjà embarqués. Anaïs était toujours au volant, prête à repartir. Attendant que les dernières personnes embarquent, Adrien consulta son Omni-Tech. Pas de réponse à son SOS. Apparemment, ils allaient devoir compter que sur eux même pour régler le compte des pirates.


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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 16 Mar 2015, 22:44

Anti-terrorisme humanitaire

Arrivé à cours de munitions, Roth tenta de recharger son fusil. Pour cela, il activa son camouflage optique, et c’est alors qu’un tir ennemi percuta son épaule gauche. Une chance que cette partie de son corps soit composée de métal... En revanche, le camouflage n’était plus.

En plus de cela, la partie arrière du camion, qui n'était pas si épaisse que ça, finit vite par céder sous l’impact répété des balles, laissant le Franc-tireur plus à découvert que jamais. Dans le feu de l'action, et dans son surplus émotionnel, il ne s’était pas rendu compte de la folie de son acte. D'un œil ahuri, le sergent fut témoin de la position critique de l’activiste. Il n'en revint pas. Les yeux tout ronds, il s'empressa de lui faire parvenir le fruit de son désarroi légitime.

Vous êtes malade ou quoi ? J’ai dit prudence, pas suicide bordel ! Bougez-vous le cul d’ici ou vous allez vous faire tirer comme un lapin !

C’était vrai. Rien n’était plus vrai à cet instant même. À ces mots, Roth eut comme un éclair de génie... il semblait revenir de loin. Face à l’inconfortable posture dans laquelle il s’était mis, son geste fut un réflexe de survie : se jeter dos à terre et ramper maladroitement jusqu’à l’intérieur du véhicule blindé. Une fois à l’abri, enfin, le Finlandais pris une longue inspiration... Mine de rien, il l'avait échappé belle ! Ce con.

On lui avait dit d'être prudent. On le lui disait souvent, en vain, car la prudence tenait de la raison, or la raison faisait défaut à Roth dans certaines situations, comme celle-ci. Il y avait tout un travail à effectuer là-dessus de sa part, un travail personnel, et perpétuel. La pensée que des activistes volaient en morceaux en ce moment même, sous son nez, lui rendait difficilement supportable l'idée de rester les bras croisés bien à l'abri au fond d'un camion de l'Alliance. Par ailleurs, ce sergent n'était pas son supérieur, certes, mais au fond Roth le respectait pour ce qu'il était et regrettait d'avoir pris ce "soyez prudent" comme une simple formule de politesse. Il regrettait honnêtement de ne pas l’avoir pris plus au sérieux.

Il semble que je lui en dois une. Se dit-il, humble et sans la moindre rancune.

De son côté, Zen et le reste de l'équipage étaient relativement à l'abri à bord du Nestori qu'ils avaient réussi à faire décoller à temps. S'il avait eu la chance de s'en tirer vivant jusque-là, le Quarien était on ne peut plus soucieux à propos de sa combinaison qui avait essuyé quelques dégâts, dont notamment une brèche. Une chance que le Nestori comprenne une baie médicale et un bon gros stock d'antibiotiques. Il fallait bien cela...

Ayant pris les mesures nécessaires pour sa propre santé, Zen tenta à nouveau de contacter son camarade au sol, avec succès. L'échange fut bref, mais suffisamment long pour se rassurer un peu, l'un comme l'autre.

*Zen à Roth. Tu me reçois ?*

*Roth à Zen. Affirmatif ! Je vais bien. Où es-tu et comment vas-tu ?!*

*À bord du Nestori, en orbite autour de la planète, le temps de la transmission. Je l'ai échappé belle ! Ma combinaison est percée mais j'ai fait ce qu'il fallait.*

Il lui était déjà arrivé plusieurs de se retrouver infecté à la suite d'une opération de ce genre. Ce n'était donc pas une première et le Quarien savait comment réagir en conséquence. Confiant envers son binôme, Roth n'était pas soucieux à ce propos.

*Vous êtes en orbite ? Des nouvelles du CMS1 à l'arrière-garde ?*

*Détruit.*

C'était bien ce qui lui semblait... Le CMS1 en question avait été pris au dépourvu par les vaisseaux pirates. Ces derniers avaient su se rendre dévastateurs en profitant de l'effet de surprise. Telle était la tactique de ces gens-là.

*VITTU ! Et les autres vaisseaux ?*

*Tous au combat, à la surface. On y retourne d'ailleurs. Tenez bon !*

Pendant ce temps...

... les tourelles continuaient d'exercer leur couverture. De temps en temps, l'une d'elle surchauffait, laissant à sa voisine le soin de prendre la relève, de sorte qu'il n'y eut pas une seconde où toutes les deux soient dans l'incapacité de tirer simultanément. Vingt secondes plus tard, la tourelle retrouvait une température correcte et reprenait son activité, tandis que c'était au tour de l'autre de passer en stand-by momentanément.

... la ligne de boucliers des activistes lourds se voyait confrontée à de plus intenses séries de tirs ennemis. Leur système de communication à distance leur permit d'informer Roth quant à l'initiative.

*Ligne en déplacement, on arrose l'ennemi. Ordre de l'Alliance. À vous.*

*Obéissez à l'Alliance.* Leur ordonna-t-il.

Tandis qu'un activiste lourd tomba sous le coup d'une rafale basse, la ligne se reforma aussitôt autour du camarade blessé. Faisant halte, les activistes lourds usèrent de leurs pistolets-mitrailleurs en suppression, le but étant surtout d'attirer l'attention. L'activiste blessé se releva difficilement, il boitait. Ne voulant rien abandonner, celui-ci ramassa son arme, traina son bouclier comme il pouvait, et rejoignit les rangs avant qu'une balle ne lui transperce définitivement la mâchoire. Cette fois, son compte était bon, à lui comme à nombre de ses collègues mobilisés. Contre toute apparence, ExoTerra était une grande famille. Chaque perte d'un activiste était un dur coup de surin dans la conscience pour un autre. Se sachant sous l’œil de l'Alliance, les activistes faisaient de leur mieux pour garder leur sang-froid, mais une fois l'action terminée, chacun d'entre eux extérioriserait sa colère et sa peine à sa façon. L'organisation regorgeait d’exutoires : terrains d'entrainements, cours d'arts-martiaux, stands de tir... et même un espace vert de méditation. Chacun y trouvait son compte. Pour les cas les plus affectés, la présence de thérapeutes en tout genre était primordiale, et ce n'était pas Roth qui allait dire le contraire.

Profitant du répit, Roth manipula son Omni-Tech et fut à nouveau contacté par le Quarien.

*Zen à Roth. On a rejoint la surface. Pas moyen d’atterrir, le spatioport est occupé.*

*Bien reçu. À quoi doit-on s'attendre à l'intérieur ?*

*Ce n'est qu'une estimation, mais je dirais une douzaine d'individus, dont au moins un ou deux biotiques et un méca.*

L'un de ces manipulateurs d'énergie noire avait généré une singularité sur la position du Nestori qui avait déjà essuyé des tirs à son approche. À l'échelle du vaisseau, la singularité en elle-même était quasiment insignifiante, mais elle n'était pas passée inaperçue pour autant.

*Un méca ?! Quel genre de méca ?*

La transmission se coupa subitement.

Par tous les diables, c'est qui ces types ? Qu'est-ce qu’ils fabriquent avec un méca ?!

Pendant que le Finlandais psychotait dans le camion, la situation finit par s'apaiser, en quelques sortes. Le dernier terroriste venait de s'écrouler. Entre les cadavres de pirates, d'activistes, d'employés locaux et de quelques regrettés soldats de l'Alliance, c'était un paysage morbide qui se dressait et que vint accompagner un début de blizzard.

L'ingénieure et l'activiste furent vite rejoints par le sergent qui leur donna de nouvelles instructions.

Bon, maintenant qu’on a éliminé le gros des forces, il faut qu’on termine le travail. Plusieurs vaisseaux sont encore là-haut, et il ne faut pas les laisser atterrir. Direction le centre de commandement du spatioport, il faut réactiver les défenses orbitales. Ingénieure Narishkin, je compte sur vous pour ça. Et laissez tourner les tourelles, je pense qu’on peut s’attendre à de la compagnie à l’intérieur du spatioport. Roth, même si j’ai l’impression que n’allez pas m’écouter, encore une fois, soyez prudent. En attendant, tout le monde dans le camion.

Celles-ci étaient assez claires. Roth attendit le moment opportun pour transmettre les informations du Quarien à Annaz à propos de la nature de la menace présente dans le spatioport.

Sergent Annaz, un collègue activiste m'a annoncé la couleur quant à ce qui nous attend à l'intérieur, à savoir : une douzaine d'individus dont un nombre incertains de biotiques et un mécha. Par ailleurs, sachez que je vous présente toutes mes excuses. Je me suis mis inutilement en danger, c'était stupide de ma part. Cela ne se reproduira plus. Comprenez cependant que mon intention était de mettre ma formation de franc-tireur au service de la mission, ce que je compte bien faire.

Roth avait parlé avec autant de respect que de sincérité. Ses intentions étaient bonnes, bien que mal manifestées. Il n'était pas habitué à travailler avec l'Alliance, à ses protocoles, ses manières d'agir. C'était presque un autre monde, auquel il lui fallait s'adapter. Quoi qu'il en fût, avec un méca dans les parages, la suite des opérations promettait son lot de secousses. Le commando improvisé était à présent réuni dans le véhicule de l'Alliance, dont les impacts de balles avaient considérablement marqué l'apparence externe. Le camion démarra, en direction du centre de commandement.

Terästä tulee ylittämään ferronesteen. (L'acier va croiser le ferrofluide.)


[...]


# CENTRE DE COMMANDEMENT
# QUINZE HEURE QUARANTE


Le silence régnait avant l'arrivée du véhicule militaire. Le bruit de son moteur provoqua de l'agitation dans le centre. Si cette agitation n'était pas directement perceptible, on la devinait facilement tant l'arrivée sur les lieux n'était pas des plus discrètes. L'heure était moins à la discrétion qu'à une forme plus franche d'action. En débarquant, son Javelot déplié, Roth savait qu'il n'avait pas intérêt à foncer tête baissée cette fois, certainement pas face à un méca, contre lequel tous ses implants n'auraient aucun effet à eux tous seuls... Cette fois, il préférait s'en remettre au plan du sergent Annaz, qui le gardait attentivement à l'œil.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Ven 20 Mar 2015, 06:45

Pouvait-on dire que Masha donnait toujours l'impression d'avoir préféré une vie plus calme à celle qu'elle subissait actuellement ? Peut-être. Parfois, elle songeait à la vie qu'elle aurait eue si son mari n'était pas mort. L'hypothèse d'enfants la laissait toujours un peu rêveuse. En bien comme en mal. En bien, car elle aurait aimé essayer cette aventure, en mal, car elle savait qu'elle se serait atrocement ennuyée.

Jamais elle n'avait été mieux qu'en ce moment, gérant les cycles de ses tourelles avec la minutie des horlogers amoureux de leurs mécanismes. Elle restait à couvert, depuis l'arrière du camion et tentait, au même titre qu'Annaz, de contacter des renforts de nouveau. Elle envoya quelques messages de détresses, mais les grésillements des messages reçus en retour lui signalèrent la mise en place d'une zone de brouillage autour de la planète, sinon juste au-dessus de la ville. Ceci expliquait cela. Elle fronça les sourcils. Depuis quand cette émetteur d'interférence était-il en place pour que les dockers ne se méfient pas de ce nouveau vaisseau ? Mh. Si cela se trouve, personne ne recevait de messages depuis déjà un petit vingt-quatre heures autrement qu'en local. Cela expliquerait pourquoi Annaz n'avait rien reçu à son propos et ne semblait pas savoir quoi faire d'elle. Possible. Un pirate tenta de faire irruption près du camion, elle sortit légèrement et tira à son tour. Elle sentit une balle frôler sa joue, heureusement déviée par son armure avant de faire trop de dégâts. Elle avait raté sa cible la première fois. La deuxième fois fut toutefois fatale pour son ennemi.

Son regard se durcit tandis qu'elle repartait se mettre à couvert. Pas question de mourir stupidement ici, car des dégénérés en voulaient à des mods. Elle attendit que les combats cessent avant de sortir de nouveau. Elle n'avait pas soigné sa joue qui saignait légèrement. Elle n'allait gâcher ses medigels pour si peu et cela ne la gênait pas en combat.
Elle sauta hors du camion pour écouter ce qui se disait.

« Bon, maintenant qu’on a éliminé le gros des forces, il faut qu’on termine le travail. Plusieurs vaisseaux sont encore là-haut, et il ne faut pas les laisser atterrir. Direction le centre de commandement du spatioport, il faut réactiver les défenses orbitales. Ingénieure Narishkin, je compte sur vous pour ça. Et laissez tourner les tourelles, je pense qu’on peut s’attendre à de la compagnie à l’intérieur du spatioport. Roth, même si j’ai l’impression que n’allez pas m’écouter, encore une fois, soyez prudent. En attendant, tout le monde dans le camion. »

Elle hocha la tête et alla s'asseoir dans le camion, encore plus silencieuse que d'ordinaire. Les défenses orbitales ? Elle avait travaillé sur les défenses orbitales. Environ six mois. Il y a approximativement sept ou neuf ans ? C'était sa première affectation, dans un bureau un peu nul sur Terre en attendant que ses entraînements physiques ne lui permettent d'aller sur le terrain. Elle avait suivi les programmes d'entraînement obligatoire tous les deux ans depuis, mais n'avait jamais eu réellement à pratiquer. Ce genre de cas est franchement rare si on n’est pas en mission sur une colonie proche des systèmes terminus. Elle se mordit un peu la lèvre en essuyant le sang de sa joue avec le bout de sa manche. Bien, il allait falloir assurer. Pas de place pour le doute.

"Sergent Annaz, j'ai tenté d'envoyer un message de détresse, mais je pense que les communications extraplanétaires au sein du réseau de l'Alliance depuis notre position sont brouillées. Peut-être depuis un peu plus de 12 heures."

Elle avait dit cela un peu le regard dans la vague, tentant de se raccrocher aux connaissances qu'on lui avait inculquées à propos des défenses orbitales. Mise en route. Override manuel si nécessaire. Calcul des coordonnées. Attaque. Normalement, tout devrait aller. Son regard arrêta d'être vide pour devenir déterminé. Sa joue avant enfin arrêtée de saigner, elle essuya une dernière fois son menton.

"Sergent Annaz, un collègue activiste m'a annoncé la couleur quant à ce qui nous attend à l'intérieur, à savoir : une douzaine d'individus dont un nombre incertain de biotiques et un mécha. Par ailleurs, sachez que je vous présente toutes mes excuses. Je me suis mis inutilement en danger, c'était stupide de ma part. Cela ne se reproduira plus. Comprenez cependant que mon intention était de mettre ma formation de franc-tireur au service de la mission, ce que je compte bien faire."

Masha eut enfin un sourire. Un Mécha. Bien. Enfin quelque chose totalement dans ses cordes. S'il était seul, il s'agissait sûrement d'un type Atlas, car les plus petits ne posaient de problème qu'en nombre.

"Quel type de méca ?"

Elle tapota contre son omnitech tandis qu'ils arrivaient dans le centre. Son drone principal, Scotty-I se déploya à ses côtés, l'ombre d'un sourire passa sur ses lèvres.

" Dans tous les cas, je suis spécialiste dans les techniques de surcharge. Il suffirait que vous l'occupiez un instant pour que je puisse assez m'approcher pour lui faire de graves dégâts."

Masha n'aimait pas être modeste. Elle ne l'était que peu, car elle savait ce dont elle était capable. Et lorsqu'elle n'en était pas capable, ce n'était pas les reproches des autres qui lui faisaient mal. Mais le fait que la situation tourne mal la laisserait de toute manière avec des blessures plus que morales. Du genre mortelles.
Cette situation était un cas d'école. La parfaite mission pour un suicide victorieux.
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 23 Mar 2015, 01:45


En soi, la situation pouvait être pire. Bon, pas de beaucoup, mais c’était possible. Actuellement, Adrien ne faisait face qu’à une attaque pirate massive, mais dont le nombre d’individu était inconnu, avec une force de riposte limitée, sur une colonie civile qui devait être protégée, en compagnie d’invités qui, s’ils savaient tenir une arme, n’avaient pas à mourir pour défendre la planète. Bref, Adrien essayait de se convaincre comme il le pouvait que la situation n’était pas catastrophique. Et il lui fallait une bonne dose de conviction pour se croire lui-même. A l’arrière du camion, entouré de ses hommes et de quelques membres d’ExoTerra, dont leur suicidaire représentant, ainsi que l’Ingénieure Narishkin. A eux tous, ils formaient un incroyable de groupe de plus de dix personnes, conducteur non compris. Magnifique. Fonçant dans les bras d’un ennemi dont ils ignoraient tout. Mais la situation pouvait être pire. Auto conviction. Rapidement détruite.

Sergent Annaz, un collègue activiste m'a annoncé la couleur quant à ce qui nous attend à l'intérieur, à savoir : une douzaine d'individus dont un nombre incertains de biotiques et un mécha. Par ailleurs, sachez que je vous présente toutes mes excuses. Je me suis mis inutilement en danger, c'était stupide de ma part. Cela ne se reproduira plus. Comprenez cependant que mon intention était de mettre ma formation de franc-tireur au service de la mission, ce que je compte bien faire.

Un mécha. Des biotiques. Une douzaine d’adversaires en plus. S’il avait été pratiquant, il aurait demandé au Seigneur pourquoi ça tombait sur lui. A la place de quoi, il se contenta de jurer, de remercier l’activiste et de retourner à ses réflexions positives. Et à réfléchir à une stratégie, aussi. Les biotiques pouvaient poser problème, mais l’Alliance savait comment maitriser ce genre de menace, à savoir : attaquer avant qu’ils attaquent, ou dans l’instant suivant afin de profiter de leur fatigue. Le mécha, en revanche… Ils n’avaient pas d’armes lourdes avec eux pour s’occuper de lui, et ça risquait d’être difficile de le détruire avant qu’ils ne se fassent laminer. Est-ce qu’il allait avoir une bonne nouvelle avant d’arriver dans le spatioport ?

"Sergent Annaz, j'ai tenté d'envoyer un message de détresse, mais je pense que les communications extraplanétaires au sein du réseau de l'Alliance depuis notre position sont brouillées. Peut-être depuis un peu plus de 12 heures.
"Quel type de méca ?"
" Dans tous les cas, je suis spécialiste dans les techniques de surcharge. Il suffirait que vous l'occupiez un instant pour que je puisse assez m'approcher pour lui faire de graves dégâts."
"

Il aurait dû préciser sa pensée. Est-ce qu’il allait avoir une bonne nouvelle qui n’allait pas emmener une mauvaise avant d’arriver au spatioport ? Bon, au moins, le problème du mécha n’en était presque plus un, il fallait juste protéger l’Ingénieur de tous les ennemis. C’était déjà un peu ce qui était prévu, cela dit, puisqu’Adrien comptait sur elle pour les défenses orbitales. Malgré tout, il allait aussi devoir compter sur elle pour éliminer le mécha, et ça commençait à faire beaucoup de dépendance. Si par malheur elle venait à être mise hors combat… Mais inutile de parler de malheur, Annaz en subissait assez comme ça. Enfin, le fait que les communications soient coupées répondait au moins à l’absence de nouvelles quand à son appel à l’aide. Ils étaient bel et bien seuls.

Arrivant dans le spatioport, ils furent immédiatement conviés par un comité d’accueil pirate à mourir. L’invitation se fit par le biais de rafales de balles, et un missile qui renversa le camion sur le flanc. Avec ses occupants à l’intérieur, bien sûr. Adrien et un de ses soldats avaient la chance d’être du bon côté, celui conducteur, aussi ne furent-ils que légèrement secoué. Ce ne fut pas le cas du deuxième, qui lui appris à voler de manière très temporaire, et de s’écraser sur le toit du camion. Il était bon pour un léger étourdissement et quelques contusions. De même que plusieurs autres personnes qu’Adrien ne prit pas le temps d’identifier. Il enjamba une tourelle renversée et entreprit de sortir du camion, afin d’éviter d’être piégé à l’intérieur. Les deux soldats firent de même, ainsi que plusieurs activistes qui avaient déjà repris leurs esprits. Contournant le camion, Adrien escalada l’habitacle pour aider Anaïs à en sortir, ce qu’elle fit avec plus ou moins de difficulté. Elle avait été plus secouée que ceux à l’arrière du camion. La prochaine fois, elle pensera à mettre sa ceinture. Elle finit malgré tout par sortir, sous le feu des pirates. En tout, l’opération mit quand même plus d’une minute. Redressant la tête par-dessus le véhicule, Adrien s’efforça d’enregistrer un maximum d’informations sur les positions ennemies. Quatre pirates à gauche. Au moins trois à droite. Et un énorme mécha YMIR devant, qui…

Adrien lâcha le camion et poussa sur ses pieds, tout en tombant, de manière à s’écarter. Le missile tiré par le mécha fini d’achever le camion, qui s’était vaillamment battu. Celui-ci explosa, soufflant Adrien et les personnes trop proches du véhicule au moment de l’explosion. Inutile de préciser qui s’il restait quelqu’un à l’intérieur, il devait faire office de saucisse grillée. Néanmoins, cette explosion avait du bon : ils avaient une couverture à peu près efficace devant eux, et le camion ne risquait pas d’exploser plus que ce qu’il avait déjà sauté. Des flammes dansaient sur sa carcasse, mais globalement, il pouvait servir de point de couverture. Ayant repris ses esprits, Adrien se colla donc contre le camion, ignorant la chaleur grâce à son armure. Cherchant du regard l’Ingénieure et le représentant d’ExoTerra, et ne parvenant pas à les distinguer, il donna ses ordres au hasard. Il espérait qu’ils étaient tout les deux vivants, et à portée de voix.

« Narishkin, s’il nous reste des tourelles, montée les des deux côtés de la carcasse du camion, tant pis si on les perds, il nous faut un tir soutenu sur les pirates. Roth, essayez d’en savoir plus sur les positions ennemies, SANS PRENDRE DE RISQUES ! Les autres, feu à volonté, quatre ennemis à gauche et au moins trois à droite, le YMIR est au milieu. Inutile d’essayer de le détruire, on attendra l’Ingé pour ça. Priorité aux pirates, et attention aux biotiques ! Dès que vous en repérez un, communiquez sa position, je m’occuperais de lui avec mes hommes. Vous là. Il pointa du doigt un activiste. « Allez prévenir vos camarades de la situation, pas qu’ils ne foncent tête baissée. Et faite vite, on aura besoin de vous. Allez, on vous couvre ! » Joignant le geste à la parole, Adrien tira une rafale en aveugle, dans le but de forcer les pirates en face à se cacher. Pendant ce temps, l’activiste parti en courant. Maintenant, il n’y avait plus grand-chose à faire, hormis attendre que les pirates soient éliminés, que le mécha soit détruit, ou que le reste des activistes arrive. Ou un miracle. ‘’C’est bien aussi, les miracles’’, pensa Adrien tout en tirant sur les ennemis. Et après ça, les défenses orbitales. Une grosse fin de journée en perspective.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 23 Mar 2015, 15:22

Anti-terrorisme humanitaire



La situation avait vite dégénéré, et ce foutu méca y était pour quelque chose. Dès le premier choc que le camion encaissa rudement, Roth ne se fit pas prier pour quitter promptement le véhicule avec le reste de l'équipe. Quelques secondes seulement plus tard, le méca de classe YMIR tira une seconde roquette qui eut raison du véhicule de l'Alliance, où se trouvait encore la cargaison de mods biotiques. On ne se le cachait pas, la mission était un désastre, mais le commando improvisé avait survécu jusqu'ici et les compétences de chacun lui donnaient une chance de s'en sortir. L'ingénieure Narishkin était en mesure de saboter le méca, tandis que le sergent Annaz demeurait un atout sur le terrain. Roth quant à lui pouvait se servir de son fusil de précision pour inspecter régulièrement la salle et transmettre ses informations au reste de l'équipe. Dans cette optique et d'après les indications du sergent, il se fraya précautionneusement un chemin, de couvertures en couvertures, vers quelques caisses empilées qui lui serviraient de poste d'observation. Pendant ce temps, le sergent attirait l'attention des pirates et l'ingénieure attendait le moment opportun pour neutraliser le méca.

Une fois arrivé - à priori sain et sauf - jusqu'à son point d'observation, à droite et en retrait par rapport à la carcasse du camion, Roth souffla un coup et se positionna discrètement de sorte à avoir une vue globale de la situation à travers sa lunette. Son temps de visée ne dépassa pas les deux secondes, ce qui lui permit de voir au mieux une activité partagée entre la partie gauche et la partie droite de la salle. À ce stade, faire preuve de prudence était aussi important que faire preuve d'initiative. Roth souffla donc à nouveau et se repositionna en se concentrant sur l'activité de droite, celle qui lui faisait face. Quatre pirates s'étaient distingués de ce côté, et au moins deux autres à gauche. Roth aurait aimé faire sauter les poumons d'un de ces salopards, mais cela aurait été le meilleur moyen pour lui de se faire repérer et donc de n'avoir plus aucune utilité sur le terrain. Il se contenta donc de transmettre le fruit de son observation à Annaz.

Quatre pirates à gauche, au moins deux autres à droite. Souffla-t-il à l'oreillette du sergent.

Cet échange de coordonnées radio s'était heureusement effectué pendant les présentations. Une précaution vitale. Roth poursuivait son repérage quand il fut soudain surpris par l'ombre d'un pirate qui avait réussi à se faufiler par-delà son attention. L'activiste se retourna aussitôt et saisit de son bras métallique le pirate par son bras armé, lui tordit le poignet, lui donna un coup de machette dans le bras pour l'inciter à lâcher son arme, le plaqua contre les caisses et l’égorgea froidement. Tout cela s'était passé très vite. Le pirate avait eu le temps de tirer une fois dans le vide et Roth celui de sortir son arme blanche en se retournant - tant il se doutait en avoir recours. Si cet unique coup de feu du pirate n'avait pas fait mouche, il ne devait pas être passé inaperçu pour autant, et s'il avait mis tous les autre pirates en alerte, cela s'annonçait très mal pour Roth qui avait rangé sa machette entre temps pour se munir de son Carnifex. Il espérait juste ne pas avoir droit à l'attention de tout le spatioport.

Même si ça sentait le sapin, Roth devait faire quelque chose, sans manquer de se tuer pour autant. Dans tout ce chahut, il devait passer inaperçu, surtout auprès des biotiques qui sauraient le rendre hors d'état de nuire en un clin d’œil. Au bout d'un moment, Roth reçut un appel de la ligne lourde, au sujet d'un nouveau venu.

*début de la transmission*

Un activiste nous a rejoint depuis le spatioport. Nous arrivons. À vous.

Bien reçu. Attendez-vous à un méca, mais ne cherchez surtout pas à le détruire. Concentrez-vous sur les pirates.

*fin de la transmission*

Enfin, quelques renforts lourds ne seraient pas de trop. Suite à cela, Roth jugea bon de faire suivre la nouvelle au sergent.

*début de la transmission*

Sergent Annaz, un groupe d'activistes nous rejoint bientôt. Au passage, vous pouvez compter un pirate en moins.

*fin de la transmission*

Toujours à l'abri derrière ses caisses, Roth eut soudainement la désagréable impression d'être aspiré par quelque chose. Il ne se trompait pas, une singularité venait d'être lancée non loin de sa position. Roth avait beau s'accrocher à sa couverture, celle-ci n'échappait pas aux étranges lois que sont celles de la biotique.

Vittu ! Vittu ! Vittu !

Par chance, Roth se trouvait toujours plus ou moins protégé par les caisses, mais un rien suffisait à retourner la situation, au sens propre du terme. Il prévint Annaz de sa posture... embarrassante.

*début de la transmission*

Sergent Annaz, je suis pris dans une singularité. J'ai besoin d'aide.

*fin de la transmission*

Quant à ce qui l'attendait par la suite, Roth croisa les doigts, son Carnifex à la main. S'il devait se défendre, qu'il le puisse ou non, il essayerait.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mar 31 Mar 2015, 03:39


Masha résuma mentalement l'intérêt et le but de cette mission : Distribuer des mods à une population de biotiques ayant quelques soucis, redorer le blason de l'Alliance Intersidérale auprès de la population… Bref, rien de miraculeux. Rien de difficile.

L'ingénieure pensait à cela, là, à couvert d'un camion qui allait bientôt exploser sous l'impact des balles. Elle jura. Cela aurait été tellement plus simple de faire un raid illégal dans les systèmes terminus pour enfin bousiller la tronche des contrebandiers et leurs cargaisons d'armes. Elle se demandait à demi-mot comment justifier la fusillade auprès des autorités "Ça a dégénéré. On a pas compris." seraient sans doute les meilleures phrases s'ils venaient à revenir en vie. Elle ne pouvait pas en vouloir au Sergent ou au représentant d'Exoterra, mais elle avait envie d'en vouloir à quelqu'un tout de même. Peut-être au service de communication de l'Alliance qui avait prévenu trop tôt la population de cette distribution et qui avait laissé le temps aux pirates de s'organiser tranquillement. Ils avaient tant besoin de ces mods ? Ils avaient récupéré un tas de butariens et krogans biotiques qui avaient besoin d'être upgradés ?

Masha entendit le bruit si caractéristique des articulations d'un méca YMIR. Elle se retourna vers l'endroit d'où il arrivait et se mit immédiatement à courir. En effet, le missile qui fonçait vers elle et le camion la dissuada de rester là plus longtemps. Elle jura tandis que le camion explosa avec ses mods dans un feu d'artifice aux magnifiques gerbes dorées, projetant du métal en fusion partout. Au revoir, mods. Vous coûtiez cher. Vous étiez l'origine de cette bataille, mais à présent, il ne s'agit que de défendre sa gloire du mieux que l'on peut. Et sa vie, aussi.

Masha n'oublia pas son objectif principal, les autres distrayaient assez les pirates pour qu'elle puisse passer sur le côté sans avoir trop de personnes à tuer. Elle longea un mur, cachée par la poussière et l'épaisse fumée que dégageaient les mods en train de brûler. Elle mit un filtre de plus à son casque, il y avait de grand chance que ce soit franchement toxique. Une fois arrivée non loin de la ligne de front, elle se mit même à ramper, les pirates tombaient sous les balles. Elle vit un biotique, trop occupé à se concentrer. Elle hésita un moment, juste l'espace d'une milliseconde, puis lui tira dans la nuque. Le tir arracha à la victime un cri, puis elle s'effondra. Masha avait hésité, car elle avait peur de se faire repérer, mais à vrai dire, un tir de plus ou de moins n'aurait pas grand impact. Elle arriva à se relever près de caisses, non loin du mécha. Elle fut rassurée en voyant la forme de certains modules, c'était évidemment une des premières générations connues. Elle fut moins rassurée en percevant des traces de soudures auprès des systèmes de contrôle. Il avait été réparé et donc modifié, sans aucun doute. Raison de plus pour ne pas tenter un hacking et passer directement à l'étape : faisons-lui griller les fusibles.

Elle était le dos contre les caisses, aussi calée qu'elle le pouvait, comme voulant se fondre dans le métal. Elle configura son omnitech et invoqua Scotty, son drone de surcharge général. Elle souffla longuement, fermant les yeux juste un instant avant de sortir de son couvert. Elle adorait ce moment-là autant qu'elle le détestait. Son propre coeur battait à ses oreilles, elle sentait l'adrénaline lui faire vriller l'esprit, elle avait l'impression étrange que le temps passait plus lentement. Elle mit toute sa concentration sur les points de soudure du mécha YMIR. Un tir. Qui ne touche pas. Un autre. Qui touche. Un autre. Qui touche. Un dernier. Une partie du blindage se fend légèrement avec les soudures qui lâchent. Tant mieux, car Masha eut juste le temps de se remettre à couvert avant qu'une volée de balles n'atteigne sa protection à base de caisses. Elle fit un mouvement de tête en rechargeant son pistolet par principe, elle courut à demi baissée vers l'autre côté de son abri. Il fallait qu'elle arrive plus près du mécha à présent.

Elle regarda le champ de bataille, lors d'un courte sortie à travers deux couverts, impossible de distinguer Annaz ou Edgar. Mais elle voyait un autre élément intéressant. A elle de jouer. Elle appuya sur un bouton de son omnitech. L'une des tourelles qui avait réussi à survivre à l'explosion,commença à tirer vers le sol, aussi stupidement qu'un robot pourrait le faire. Cela détourna l'attention encore plus, lui donnant une fenêtre d'ouverture. Elle fit un mouvement du bras vers l'énorme robot tout en courant, la surcharge fila comme un éclair blanc se faufiler dans l'ouverture. Le mécha arrêta de tirer, atteint d'une soudaine crise de convulsions. Il n'était pas fini, mais la situation allait enfin s'améliorer. Masha l'espérait de tout son cœur, elle fit une roulade et se remit à couvert. Fin de son tour.
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mer 01 Avr 2015, 23:53


A couvert derrière le camion récemment détruit, Adrien rechargeait son arme. Il avait couvert le départ de l’activiste en attirant l’attention des pirates sur lui, et l’Ingénieur avait pris le chemin opposé peu de temps après. Les deux étaient donc en solo, le reste des soldats et des activistes étant adossé au camion, ou dans les alentours de la carcasse du véhicule. Et pour l’instant, le combat se passait raisonnablement bien. Ou en tout cas, il ne tournait pas à la catastrophe. Le Meca empêchait les défenseurs de Yandoa de prendre l’avantage, mais à chaque fois que celui-ci tournait ses armes dans une direction, le côté ‘’libre’’ sortait de sa couverture pour empêcher les pirates d’avancer. Statut quo, en résumé.

En fait, le combat était même ennuyant. Ils passaient leur temps à se cacher le temps que le méca soit distrait, à se relever pour distraire le méca, à se cacher le temps que le méca soit distrait, à se relever… Bref. De temps en temps ils rechargeaient leurs armes, aussi. Il n’y avait pas de pertes pour l’instant, d’un côté comme de l’autre, à cause ou plutôt grâce aux armures et aux boucliers cinétiques. Au milieu du combat, Adrien entendit l’activiste l’informer par radio de la position de plusieurs pirates. Quatre à gauche, au moins deux à droite. Bien. Transmettant ses ordres, il ordonna que plusieurs soldats et activistes à ses côtés ne se focalisent non pas sur le méca à la prochaine distraction, mais sur les pirates. Et dès que l’occasion se présenta, Adrien se releva.

Il décida de lui-même de faire partie du groupe de non-distraction. Se redressant, il visa les deux pirates côté droit, ou plutôt il visa la position qu’ils étaient censés occuper. Quand le premier des deux pirates releva la tête, il se prit un déluge de balle qui eu raison de son armure immédiatement. Le deuxième subit le même sort, avant que le méca ne change de cible pour attaquer Annaz et ses collègues. Autant dire qu’ils se mirent à couvert très rapidement. Personne n’a envie d’être sur la trajectoire des tirs d’un méca. Les balles frappèrent le cadavre du camion, ne faisant aucun dégâts, hormis aux oreilles. Adrien s’apprêtait à se relever quand il reçu une nouvelle communication, de l’activiste toujours.

Sergent Annaz, un groupe d'activistes nous rejoint bientôt. Au passage, vous pouvez compter un pirate en moins.

Les renforts arrivaient donc enfin. Cette fois, plus question de distraction mais de protection. Si les renforts se faisaient annihiler avant d’avoir tiré la moindre balle, autant ne pas les appeler. Encore une fois, Adrien donna ses ordres, et les deux soldats sous ses ordres se déplacèrent aussi discrètement que possible. Ils se rendirent jusqu’à l’extrémité gauche du camion, du côté opposé à l’entrée par laquelle les renforts en question arriveraient, et commencèrent à tirer à tout va. Les pirates durent se mettre à couvert, et Adrien leva la tête à son tour, faisant feu avec les activistes encore sur place. Pris entre deux feux, les pirates ne purent relever la tête, et le méca décida d’attaquer la menace sur sa droite : les deux soldats de l’Alliance. Ceux-ci se mirent à couvert, sous un déluge de balle que leur pauvre couverture arrêtait avec difficulté. Pendant que le méca était occupé, les renforts d’ExoTerra arrivaient en courant, se mettant à couvert auprès d’Adrien. Dès que le dernier fut en sécurité, Annaz se redressa et attira à nouveau l’attention du méca et des pirates, permettant aux militaires de l’Alliance de revenir en sécurité. Les deux se relevèrent et coururent vers le camion, le temps n’étant plus à la finesse. A quelques mètres du camion, l’un d’entre eux s’écroula, les boucliers HS. L’une des balles lui avait traversé la jambe, et il dut ramper pour arriver jusqu’au camion. C’était un miracle qu’il soit s’en sorti. Adrien allait demander de ses nouvelles lorsqu’une troisième communication de l’activiste d’ExoTerra arriva.

Sergent Annaz, je suis pris dans une singularité. J'ai besoin d'aide.

Bien sûr. Exactement ce qu’il manquait. Au fond, Adrien n’était même pas surpris. Après tout, il n’avait fait que demandé à l’homme d’être prudent. Il était parfaitement logique qu’il soit donc dans la pire situation imaginable. Apparemment, personne n’avait encore remarqué la singularité dans un coin de la salle. Vraisemblablement, le biotique qui s’occupait de Roth utilisait toute son énergie à maintenir la singularité, et n’avait pas encore communiqué avec les autres pirates. Une chance. Chargeant Anaïs du sauvetage, Adrien signala à l’activiste que quelqu’un allait venir l’aider.

« Reçu, tenez vous prêt, j’envoie Anaïs vous aider. Essayez de ne pas lui tirer dessus par accident »

La jeune femme attendit donc une opportunité pour s’élancer dans la direction que Roth avait prise. Une occasion qui se présenta sous un spectacle de break-dance de la part du méca YMIR. Un instant, les têtes se tournèrent dans sa direction, le temps que chacun comprenne que quelqu’un, l’ingénieur Narishkin sûrement, avait réussi à endommager la bête. Puis les combats reprirent de plus belle, avec un méca hors d’usage pour l’instant. Le combat tournait enfin à l’avantage des défenseurs de la planète, ayant l’avantage du nombre. Les pirates étaient obligés de garder la tête baissés, et ne pouvait guère répliquer sans prendre de risques. Du coin de l’œil, Adrien vit Anaïs s’élancer tête baissée.

La jeune femme sprinta jusque derrière une couverture proche, attendant d’entendre un déluge de balle qui ne vient pas. Les pirates étaient trop occupés. Reprenant sa course, elle arriva rapidement en vue de l’humain pris par la singularité. Elle lui fit un petit signe de tête, et chercha l’endroit où était caché le biotique. Un peu plus loin, derrière une caisse, bien sûr. Armant son pistolet, elle partit discrètement rejoindre le pirate, toujours sans être inquiétée par les autres. Arrivé aux côtés du biotique, elle sortit sa lame et s’occupa discrètement de celui-ci, afin d’éviter d’attirer l’attention. Dès que le biotique mourut, les caisses s’effondrèrent, et l’activiste avec. Retournant vers lui afin de vérifier qu’il allait bien, elle en profita pour essuyer son couteau. L’activiste étant toujours à terre, elle lui tendit la main pour l’aider à se relever.

« Rien de cassé ? La chute à du être rude. Venez, on retourne vers le reste de vos coll… »

Elle n’eut pas le temps d’en dire plus. La chute des caisses, la mort d’un homme, ou un coup d’œil au mauvais moment avait attiré l’attention des pirates. Les premières balles la firent trébucher, mais furent arrêtés par son bouclier cinétique. Elle saisit l’activiste et le projeta au sol, à peu près derrière les caisses qui étaient tombées plus tôt, pour le mettre en sécurité. Elle n’eut pas le temps de faire plus que son bouclier lâcha. Elle fut aussitôt mise à terre et n’eut que le temps d’ouvrir un canal vers son supérieur pour lui signaler qu’ils étaient attaqués qu’une rafale la fit taire pour de bon.

Du côté du camion, Adrien assista de manière détourné aux derniers moments d’Anaïs. Il entendit son rapport, et la sa phrase brusquement interrompue. Merde. Plus que trois soldats de l’Alliance dans l’escouade d’Adrien, sans compter l’ingénieur, et en oubliant que l’un d’entre eux était grièvement blessé. Heureusement, dans les rangs ennemis, les pertes étaient nombreuses. Les rangs s’éclaircissaient, et la puissance de feu diminuait. Le méca YMIR avait cessé de bouger, mais restait encore actif, et donc menaçant. Cependant, Adrien ne pouvait pas rester ici indéfiniment. Si la bataille spatiale venait à tourner court, ils allaient être débordés. Aussi il ordonna une manœuvre de contournement. Plusieurs activistes se mirent en mouvement autour du camion, pendant que le reste encore derrière le camion continuaient de faire pleuvoir les balles. Les pirates n’étaient sans doute pas dupes, mais ils ne pouvaient rien faire. L’affaire fut réglée rapidement, malgré la résistance des pirates. Mais ils n’étaient plus assez nombreux pour opposer une véritable résistance. Les biotiques réussirent bien à lancer quelques projections et autres déchirures, mais dès que l’un d’entre eux utilisait ses pouvoirs, ils étaient aussitôt pris pour cible jusqu’à ce que mort s’en suive.

Les survivants se rassemblèrent autour du méca. Les blessés furent soignés au cas par cas, la plupart du temps au médigel, qu’ils avaient hélas en quantité limité. Adrien partit chercher le soldat blessé qui était resté derrière le camion pour constater que celui-ci était mort. Apparemment, une artère avait été touchée, et il s’était vidé de son sang. Ca commençait à faire vraiment beaucoup de pertes. Ils n’étaient désormais plus que deux militaires de l’Alliance, trois en comptant l’ingénieur. Quand aux mods qu’ils transportaient… Abandonnant le corps du soldat, il vérifia l’évidence : les mods étaient irrécupérable. Retournant au centre du hangar, il vérifia que tout le monde recevait les premiers soins avant de recommencer à user de leurs forces.

« Ingénieur Narishkin, pouvez-vous vous occuper de ce tas de ferraille qui a voulu avoir notre peau ? Détruisez le ou désactivez le, comme vous voulez. Mais je ne veux pas qu’il nous surprenne. Ensuite, occupez vous des défenses orbitales. Il faut qu’on mette un terme à cette attaque. Roth, prévenez vos collègues que la planète va bientôt faire feu, qu’ils ne se mettent pas sur la trajectoire des tirs. Ensuite, on ira distribuer ces mods et enterrer nos morts.



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mar 14 Avr 2015, 00:13

Anti-terrorisme humanitaire



Piégé comme il l'était, Roth était dans de beaux draps. Les particules biotiques commençaient déjà à le ronger, à tel point qu'il faillit en lâcher son arme, tenue pourtant fermement. Les caisses qui lui faisaient office de couvertures commencèrent elles-aussi à s'élever. Par chance, celles-ci restaient entreposées entre l'activiste et d'éventuels tirs ennemis, peut-être pas pour bien longtemps par contre... Si Roth avait été sur Terre, il aurait prié pour que celle-ci le recueille. Au lieu de ça, il gardait stoïquement son Carnifex en main et respirait lentement.

Si ces salopards veulent ma vie, ils devront me l'arracher !

Au moins, le méca semblait ne plus représenter une menace, pour l'instant. Kiitos Masha. (Merci Masha.) Restait ces foutus pirates. Ils n'étaient pas inépuisables, mais cela commençait à faire un moment que le combat perdurait, entre le moment où l'équipe d'intervention avait investi le centre de commandement et cet instant même où Roth flottait dans les airs relativement impuissant, et surtout inconfortablement vulnérable.

La singularité prit soudainement fin, tous les objets regagnèrent alors le sol. Roth manqua d'ailleurs de se faire écraser par une des caisses... À sa chute, sa nuque avait heurté quelque chose et cela valut à l'activiste une brève migraine qui ne pouvait se permettre de durer. Il secoua la tête et vit une femme l'approcher. Elle était armée d'une espèce de couteau et portait un uniforme de l'Alliance, mais ce n'était pas Masha.

Rien de cassé ? La chute à dû être rude. Venez, on retourne vers le reste de vos coll… Eut-elle à peine le temps de formuler qu'une rafale de tirs ennemis l'assaillit et eut tragiquement raison de sa vie, avant quoi elle eut tout de même le temps de projeter Roth à couvert, derrière les caisses.

Au même titre qu'un soldat, l'activiste se devait de garder son sang-froid dans ce genre de situations, mais la mort de cette personne lui laissa un amère sentiment de culpabilité. Il se sentait toujours coupable quand un activiste mourrait, mais là, c'était une partie de l'Alliance qui s'était sacrifiée pour lui. Malgré tous ses efforts pour ne pas le montrer, cela le touchait énormément et le rendait furieux après lui-même. Il ne pensait pas en valoir la peine, mais ce qui était fait était fait. Roth devait honorer la mort de cette femme, et ce n'était pas en courant bras armé au suicide que cela se ferait, ce pourquoi, plus que jamais, il fit réellement preuve de prudence, en prenant soin de rester à couvert jusqu'à nouvel ordre.

*début de la transmission*

Sergent Annaz, je... je vais bien. Je reste à couvert.

*fin de la transmission*

Roth avait annoncé cela en respirant lourdement. Il haletait encore. Physiquement, ce n'était pas la grande forme, mais le choc avait surtout été émotionnel. Heureusement, la situation avait plutôt tourné en la faveur des défenseurs de Yandoa : les pirates s'épuisaient petit à petit et commençaient à tomber les uns après les autres, tandis qu'à son stade le méca YMIR était affaibli par les manœuvres technologiques de l'ingénieure Narishkin. En revanche, avec la destruction des mods, l'opération en elle-même restait un désastre sans nom, et cela représentait une véritable barrière au moral des troupes. Certains soldats et activistes étaient blessés, d'autres morts, tout cela pour une mission échouée d'avance ? Non. Roth refusait de croire cela. Pour lui, la véritable mission consistait à présent en la défense des lieux contre la menace d'un envahisseur sur le point d'être vaincu. C'était un angle relativement optimiste, adopté par l'activiste en adéquation avec son désir de ne rien abandonner. Le dernier pirate tenant encore debout ne fit pas long-feu : le temps de lancer une déchirure dans le vide lui fut suffisant pour être enfin abattu d'une balle dans la tête par le sergent.

Côté activistes, la ligne lourde avait souffert au contact du méca. Trois porteurs de boucliers seulement, dont un blessé, étaient encore sur pieds. En effet, l'un d'eux boitait et cela ne pouvait que le handicaper par la suite. Roth, ne voulant pas se rendre responsable de la mort d'un autre allié, entra en contact avec son binôme sans plus attendre.

*début de la transmission*

Roth à Zen. Le centre de commandement est nettoyé. Où en es-tu avec le Nestori ?

Zen à Roth. Le Nestori est encore en un seul morceau. Je tiens le coup. Besoin d'une échappatoire ?

Affirmatif. Un activiste de la ligne lourde est blessé. Il doit être évacué au plus vite. Peux-tu rejoindre le centre de commandement ?

Bien reçu, j'arrive. Autre chose ?

Nous sommes sur le point d'activer les défenses orbitales. Ne te retrouve pas en travers.

Entendu, je maintiendrai le Nestori à la surface de la planète.

Roth à Zen. Terminé.

*fin de la transmission*

S'en suivit une intervention du sergent Annaz.

Ingénieur Narishkin, pouvez-vous vous occuper de ce tas de ferraille qui a voulu avoir notre peau ? Détruisez-le ou désactivez-le, comme vous voulez. Mais je ne veux pas qu’il nous surprenne. Ensuite, occupez-vous des défenses orbitales. Il faut qu’on mette un terme à cette attaque. Roth, prévenez vos collègues que la planète va bientôt faire feu, qu’ils ne se mettent pas sur la trajectoire des tirs. Ensuite, on ira distribuer ces mods et enterrer nos morts.

Sans plus attendre, à la suite de ces instructions, Roth contacta le canal aérospatial d'ExoTerra et transmit le message suivant, de sorte qu'il soit diffusé en boucle.

*début de la transmission*

Activiste Roth à tous les activistes. Les défenses orbitales sont sur le point d'être activées. Qu'aucun vaisseau ExoTerra ne se trouve encore en orbite dans les cinq prochaines minutes. Je répète : Que tous les ESV regagnent la surface de Patajiri dès à présent ! Escudo em Mãe Terra.

*fin de la transmission*

Pendant ce temps, Shkin était partie s'occuper de la carcasse du méca comme bon lui semblait. Ceci-fait, le restant de l'équipe d'intervention était sur le point d'accéder au panneau de contrôle. C'est alors que le Nestori atterrit à proximité du centre. Un Quarien équipé d'une combinaison noire et orange sortit du sas et vint prêter main forte à l'activiste blessé. D'un bref geste de la main, il salua Roth au passage, ainsi que le reste de l'équipe. Le porteur de bouclier à la jambe fracturée se retira à contrecœur, sachant qu'il ne représentait plus un atout, plus pour le moment en tout cas. Sur ce, les défenses orbitales attendaient encore d'être déclenchées. C'était la prochaine étape, vers laquelle le sergent, l'ingénieure, le représentant et les deux autres activistes se dirigèrent sans plus tarder.



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Dernière édition par Edgar Roth Vaärminen le Jeu 13 Aoû 2015, 19:26, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Sam 18 Avr 2015, 03:10
La bataille était "gagnée", si on pouvait nommer sans rougir ce massacre une victoire. Masha vint au milieu, près du mécha YMIR et regarda les personnes présentes. Elle avait elle-même essuyé quelques tirs, mais rien qui ne mérite véritablement plus d'attention que de simples brûlures. Seule sa joue, attaquée plus tôt, laisserait probablement une cicatrice pour plus tard. Elle entendit les ordres du sergent à travers ses oreilles sifflantes à cause des coups de feu. Mettre totalement hors service le mécha. Ce n'était pas si difficile.

Elle s'en approcha et s'accrocha à l'un des bras pour se hisser derrière la tête du robot, elle fit levier avec son pistolet dans la plaque de métal qu'elle avait détaché. Elle regarda si quelqu'un était à proximité en bas, ne voyant personne, elle força jusqu'à ce que le bout de métal ne tombe au sol. Celui-ci fit un magnifique "Klank" en touchant le sol tandis que Masha mettait le nez dans le panneau de commande du mécha avec un sourire presque amusé. Elle aimait tellement ça. L'odeur de l'huile chaude et des processeurs brûlants lui arrachèrent un rictus tandis qu'elle dessoudait la puce principale du mécha. Elle l'arracha ensuite, provoquant un petit mouvement du mécha vers l'avant pendant qu'il se désactivait de lui-même. Elle rangea la puce dans une de ces poches.

Elle n'avait pas beaucoup de temps pour penser, elle sauta au sol et rechargea son pistolet par réflexe avant de se diriger à la suite du petit groupe vers la salle des commandes. Les seuls ennemis qui restaient couraient loin du groupe pour ne pas être tués, et tant mieux. Masha en avait assez d'abattre des gens, ce n'était pas vraiment l'une de ses grandes spécialités. Et pourtant, elle allait sans doute être responsable d'une centaine de morts d'ici seulement quelques minutes. Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle de commande, Masha se précipita vers la console principale et l'ouvrit. Il ne lui fallut que quelques instants pour que les programmes de l'Alliance ne lui permettent d'outrepasser les sécurités posées par les gestionnaires de la colonie. Le plus difficile à présent était de provoquer un override sur le blocage des pirates.

La soldate s'assit et commença à frapper les touches avec dextérité et vitesse. Il fallait qu'elle se souvienne. Le système était composé de différents serveurs, c'était sans doute l'un d'eux qui était actuellement endommagé par le virus introduit. Elle détermina le serveur et commença à réécrire la partie vérolée selon ce que lui dictait son omnitech. Elle n'était pas la meilleure pour faire ça, elle se basait sur ses connaissances en I.V. Après tout, c'était presque pareil, presque. Plus basique et plus puissant.

Elle serra les dents, rouvrant légèrement la plaie de sa joue. Dans ces moments-là, elle avait ce regard dur, presque beau. La concentration la rendait étrangement distante de ce monde, elle aurait eu du mal à entendre les discussions autour d'elle, mais peu de gens parlaient. Ils attendaient qu'elle finisse. Cela lui prit trois minutes, peut-être plus. C'est long trois minutes lorsqu'on est dépendant d'une simple femme et de ses mouvements sur un clavier tandis que devant elle s'affiche des écrans holographiques toujours plus nombreux. On s'attend à ce qu'ils passent tous en rouges et se ferment brusquement. Mais finalement, ce fut une fenêtre verte qui s'ouvrit et une voix.

" Activation des défenses orbitales."

Un bruit se fit entendre tandis que les larges portes qui protégeaient les canons de défense s'ouvraient, découvrant de véritables batteries de guerre. Masha eut une pensée rapide pour ceux qui étaient en haut. Pas le temps de se permettre une meilleure configuration. Débrouillez-vous ou mourrez. Elle lança un coup d'oeil à Annaz qui lui confirma simplement ce qu'elle devait faire d'un hochement de tête. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure tandis que les canons finissaient de se mettre en place avec un lourd bruit.

"Veuillez confirmer l'ordre de tir."


Elle sentit ses lèvres parler pour elle, sans qu'elle eût le temps de leur donner le moindre ordre. Elle ne s'entendait plus tandis qu'elle prononça pourtant distinctement, une main posée contre la console.

"Ordre confirmé."

Le bruit étouffé des tirs de l'extérieur leur provenait à travers les murs. Masha passa la main sur un écran et l'agrandit d'un mouvement de doigt. En direct, ils pouvaient admirer les vaisseaux ennemis -espérons-le- se faire détruire. Masha resta devant ce spectacle, un peu amorphe. L'adrénaline tombait. Elle avait mal partout. Mais rien n'était fini.

Elle se releva mollement et alla attraper la trousse de secours présente dans la pièce.

"Les blessés. A présent."
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 20 Avr 2015, 23:16


Laissant l’Ingénieur s’occuper du méca, Adrien se tourna en direction de la sale de contrôle des défenses orbitales. La porte était ouverte, le corps d’un ingénieur civil au milieu de la pièce. Les pirates n’avaient pas fait dans la pitié, et le pauvre homme en avait fait les frais. Il avait été vengé, mais pour lui, ce n’était plus un souci… Tout à ses considérations, Adrien ne faisait pas plus attention que ça au vaisseau qui venait de se poser non loin, laissant apparaitre un Quarien en combinaison orange et noire. A peine lui accorda t-il un signe de tête tandis qu’il aidait un activiste d’ExoTerra à se rendre dans le véhicule pour se soigner. Détournant enfin son regard de la salle de contrôle, Adrien constata que Narishkin avait terminée de rendre le YMIR hors d’état de nuire. Lui laissant la place, il la laissa entrer en premier dans la pièce.

La jeune femme était déjà penchée sur les commandes quand Adrien pénétra dans la salle. Ils la laissèrent travailler en silence, et peu de mots furent échangés durant le temps où elle contourna le hackage du système par les pirates. Il ne lui fallut pas longtemps, mais cela semblait durer une éternité dans l’atmosphère tendue de la pièce. Trois longues minutes passées dans le silence troublé uniquement par la voix synthétique des défenses orbitales, qui annonçait la reconnexion de celles-ci. A l’extérieur, les larges panneaux dévoilaient les canons orbitaux, prêt à faire feu. L’Ingénieure se tourna vers Adrien, dans l’attente de l’ordre de tir. Hochant la tête, il confirma. Il ne pouvait pas laisser les vaisseaux d’ExoTerra se faire détruire par simple cas de conscience. Au pire, ce n’était pas eux qui avaient attaqués. C’était les pirates qui avaient décidés de l’assaut. Ils ne faisaient que payer le prix de leur témérité. Ayant reçu son ordre, Narishkin confirma que les défenses faisaient feu. Ce qui n’était pas nécessaire, puisque l’écho des tirs se faisait entendre. L’Ingénieure agrandit l’écran de contrôle, qui montrait les alentours de la planète. Les vaisseaux pirates se faisaient détruire les uns après les autres, tandis que ceux d’ExoTerra se repliaient en sécurité. Au bout de quelques minutes de bombardement, les canons se tuèrent, n’ayant plus aucune cible à éliminer. Personne ne manifesta sa joie, les pertes ayant été trop lourdes pour que la victoire soit célébrée avec entrain. Narishkin illustra ce manque d’ardeur en se levant de son siège, prenant le kit de premier secours non loin, et prononçant un simple "Les blessés. A présent.".

Ils quittèrent tous la pièce en silence, retournant s’occuper des blessés dans la salle où avait eu lieu le combat. Les plus épargnés aidaient les plus gravement blessés en distribuant du médigel, de l’eau, ou en faisant tout ce qui était possible pour assister. Ils étaient cependant limités en ressources, n’étant pas dans un hôpital, et ne transportaient que ce qu’ils avaient sur eux, c’est-à-dire peu de choses pour soigner. Le brouillage étant coupé, Adrien put contacter le cœur de Yandoa afin de les informer de la situation et demander de l’aide. La réponse ne se fit pas attendre, et trois camions firent route vers le spatioport. Rempli de matériel médical pour les blessés ne pouvant être transportés, ou de brancard pour ceux pouvant être déplacés. D’ici là, il suffisait de garder les plus grand blessés en état stationnaire. Le troisième camion, pour sa part, contenait une cargaison moins joyeuse, à savoir les sacs mortuaires pour ceux ayant donnés leurs vies.

Dix minutes plus tard, les véhicules étaient là. Plusieurs médecins et infirmier descendirent et se précipitèrent vers les blessés les plus graves, écartant sans ménagement tous ceux qui ne faisaient pas parti du personnel médical. Adrien se retrouva donc mis sur la touche, prenant son mal en patience. En accord avec le maire de Yandoa, la ‘’cérémonie’’ de livraison des mods avait été annulée, et ils seraient distribués normalement, au cas par cas, pour les personnes en ayant besoin. Et avec la perte d’une partie du matériel, la distribution allait être plus délicate. Mais ces questions n’intéressaient pas vraiment Adrien, qui pensait plutôt aux soldats qu’il avait perdu. Pour une simple mission de parade, ils avaient perdus beaucoup de bons soldats. Avisant Narishkin et Roth dans un coin, il se dirigea vers eux.

« Que diriez-vous d’aller boire un verre dans la soirée ? Un dernier hommage à ceux qui sont tombés aujourd’hui. Mettons… 20h au bar ? Je paie la première tournée. »

Tournant les talons, Adrien prit la direction de la sortie du spatioport. A pied, il mettrait un moment à se rendre jusqu’à la maison qui lui avait été prêté, mais il avait un rapport à faire avant la fin de la journée, et beaucoup de mauvaises nouvelles à transmettre. Journée de merde.

Il était 19h30 quand Adrien entra dans le bar de Yandoa. Peu rempli, il trouva facilement une place au bar, où il commanda un verre. Il avait passé près d’une heure en débriefing, à faire son rapport et à noter les pertes. Il avait besoin de décompresser. Il espérait qu’il allait avoir de la compagnie pour ça, et que son invitation ne resterait pas lettre morte.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Dim 03 Mai 2015, 05:06

Anti-terrorisme humanitaire



# CENTRE DE COMMANDEMENT DE YANDOA, SALLE DE CONTRÔLE
# SEIZE HEURE VINGT CINQ


L'orbite était sur le point d'être pris pour cible, avec tout ce qui avait encore le malheur de s'y trouver. La tension était à son comble. L'ingénieure pianotait à toute vitesse sur le panneau de contrôle, faisant défiler une multitude d'écrans les uns après les autres, portant chacun une incalculable quantité d'informations. Roth était encore sous le choc. Il avait ordonné aux ESV de quitter immédiatement le périmètre orbital. Tous sans exception avaient répondu par l'affirmative, lui ôtant un autre poids que celui qui l'écrasait déjà. L'esprit relativement tranquillisé, Roth se délecta du bruit sourd que produisaient les canons à l'extérieur une fois activés. Voir en direct ces pirates mourir ne lui déplaisait pas. Néanmoins, le sourire lui manquait aux lèvres, pour d'autres motifs évidents. Le silence était de mise, également pour les deux porteurs de boucliers restants qu'un tel massacre avait éprouvés en de nombreux sens du terme. Quelques minutes plus tard, les tirs de canons cessèrent. Une bonne chose de faite.

Les blessés. À présent. Déclara alors l'ingénieure, une trousse de secours à la main.

Car il y avait eu assez de morts comme ça. Un maximum de blessés furent pris en charge au plus vite. Plusieurs véhicules ne tardèrent pas à arriver sur les lieux, des médecins et autres professionnels du métier en sortirent bien vite et écartèrent toute personne leur faisant obstacle. Roth n'étant pas médecin s'était écarté au préalable, même s'il aurait volontiers fait de son mieux pour porter assistance à quiconque en ayant besoin. Cette seconde phase dura un moment, après quoi Shkin et Roth furent invités par le sergent Annaz à le rejoindre au bar du coin, sûrement histoire de se changer les idées, aussi simple que cela pouvait paraître.

Roth hocha positivement la tête à cette proposition et envisagea une séance de méditation avant l'heure convenue pour le rendez-vous. Il lui fallait faire le vide dans sa tête. Sur ce, il quitta le spatioport à son tour, contacta son équipage afin d'assurer l'exfiltration des deux activistes lourds restants, et se rapprocha d'un espace naturel, calme et isolé de préférence.

Une fois satisfait de son environnement, après avoir marché un moment, Roth programma une alarme, s'assit en tailleur, ferma son œil biologique, désactiva sa prothèse optique et respira l'air frais qui parcourait les environs. Il faisait froid, mais rien de très handicapant pour le Finlandais.

Les secondes s'écoulait à mesure que le vent raisonnait avec insistance. Comme prévu, l'alarme finit pour s'activer, à l'instant où elle le devait. L'activiste se redonna la vue. L'heure du rendez-vous fixée par le sergent Annaz était sur le point de sonner, dans trente minutes exactement. Cela laissait à Roth le temps de se rendre sur les lieux du rendez-vous.


[...]




# YANDOA, AU THRESHER MOE'S
# DIX NEUF HEURE QUARANTE CINQ


Une fois arrivé en face du bar en question, Roth soupira doucement, leva la tête, vit l'enseigne du bar, le "Thresher Moe's". Drôle de nom tiens. L'activiste se contenta simplement de passer la porte, sans trop se poser de questions. Il s'agissait peut-être d'un bar à jeu, à en croire la présence des quelques joueurs de cartes formant la modeste mais quasi-unique clientèle des lieux, encore bien vides. L'intérieur était plutôt sobre d'apparence, le cadre avait l'air sympathique, de la musique était diffusée. À la surprise du Finlandais, le morceau de musique à l'écoute semblait mêler violon et guitare acoustique. Cela donnait quelque chose d'assez folklorique, voire même entrainant, à condition d'avoir le cœur à ça.

Le sergent était bel et bien là, installé seul à une table au fond du bar, un verre à ses côtés. Roth le salua discrètement de la main droite et vint tranquillement le rejoindre. Il s’assit face à lui et resta silencieux un moment... avant de déclarer quelque chose, doucement.

Je ne la connaissais pas, mais jamais je n'oublierai son geste.

Le ton était à la fois grave et solennel. D'un simple geste de la main, il sollicita un serveur qui passait par-là.

Une coupe de vin, s'il-vous-plaît.

On fit suivre sa commande et Roth fut servi dans de raisonnablement brefs délais.

Je vous dois également une fière chandelle, sergent Annaz. Ça non plus je ne l'oublie pas. Admit-il humblement en avançant sa coupe pour trinquer...

Kippis. (Santé.)

... Après quoi il avala une gorgée qui laissa son verre à moitié vide.

En écoutant le sergent, Roth avait fini sa coupe, et le serveur n'était pas loin. Une fois encore, Roth l'interpella poliment.

Une autre. Je vous prie.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Lun 11 Mai 2015, 05:50

La journée avait été fatigante, éreintante, pire que tout depuis longtemps. Cela faisait bien quelques mois que le champ de bataille n'avait pas été digne de celui qui était sous les yeux de Masha. Elle s'assit contre une caisse en voyant les infirmiers dépêchés depuis les cliniques de la colonie prendre en charge les blessés, ainsi que les morts. Elle n'avait plus goût à rien actuellement. Et elle était fatiguée. Elle avait peu dormi cette nuit, elle n'aurait jamais pu penser que la journée se déroulerait ainsi. Un infirmier vint soigner la méchante balafre qui ornait sa joue, on y plaça un peu de médigel, on lui annonça qu'il resterait sans doute une trace. Une cicatrice. Un souvenir. De cette foutue bataille.

Le ciel était gris de poussière, les morceaux des vaisseaux qui rentraient dans l'atmosphère formaient de belles étoiles filantes en plein jour. Masha remit sa casquette, puis sa capuche, releva la fermeture éclaire de son manteau au maximum et elle se laissa tomber, moitié assise, moitié allongée, le dos contre les caisses. Elle en avait un peu marre. Beaucoup, peut-être. Elle se releva brusquement et fila de l'endroit, jetant un dernier coup d'oeil à la carcasse du mécha qui restait au milieu de l'endroit, attendant sagement que quelqu'un ne vienne le démanteler. Elle se mordit u peu la lèvre inférieure. Elle aurait aimé le faire elle-même et récupérer les pièces. Mais pour l'instant, elle devait dormir. Elle avait l'impression que son monde était au bord du gouffre.

Il y a cela de bien au fait que l'on dort : on ne pense pas. Elle était même trop fatiguée pour rêver. Elle se réveilla aux abords de dix-neuf heures, encore fatiguées, mais à distance raisonnable de l'épuisement total. Elle pouvait se permettre de sortir comme l'avait proposé le sergent plutôt dans la journée. Son visage lui fait encore un peu mal, elle décolla le pansement avec soin pour le changer. Ce n'était pas du meilleur goût, mais la balafre sanglante sous le tissu ne l'était pas non plus. Dans tous les cas, ce ne sera pas ce soir qu'elle ramènera quelqu'un dans sa cabine. Elle sourit un peu à son miroir. C'était la vie de soldat. Le fait même qu'elle était encore là, à pouvoir se plaindre, était une bonne chose en soi. Et la question la plus stupide qu'elle avait en tête actuellement était de savoir quel maquillage ne ferait ni trop austère, ni trop voyant pour ce soir.

Elle remarqua qu'un message avait été laissé sur son omnitech, à propos du mécha YMIR, lui demandant de rendre la puce qu'elle avait gardée. Elle passa donc la rendre à ses comparses ingénieurs avant de filer à la soirée. Elle s'était habillée simplement, jean, haut qui n'avait rien d'indécent, manteau d'hiver avec une belle capuche de fourrure. Qu'elle laissa à l'entrée ! Cela en était presque triste. Elle vit Annaz et Edgar discuter dans un coin de l'endroit et alla s'inviter à leur table. Roth en était déjà à commander un second verre. Elle grimaça, pliant légèrement le pansement qui lui barrait la joue.

"J'espère que je n'arrive pas trop tard pour la tournée payée par le sergent."

Elle adressa un sourire à Annaz. Toute personne l'ayant fréquenté de manière professionnelle et qui l'avait toujours vu, soit neutre, soit mécontente, soit triste, pouvait être surpris que les lèvres de la femme aient les muscles nécessaires à agir dans l'autre sens. Et pourtant. C'était une autre femme que l'on voyait là. La Masha loin du champ de bataille. La moins tarée. Elle se tourna vers la serveuse.

"Je vais commencer par un whisky. Sans glaçons."

La plus alcoolique, peut-être. Mais il fallait bien cicatriser cette vilaine estafilade. Pour cela, il fallait aseptiser l'extérieur comme l'intérieur. Pardi.

Une fois son verre en main, elle attendit le signal d'Annaz, qui devait donc porter à toast à ceux décédés aujourd'hui. Trinquer pour eux, boire pour eux. Car les morts ne pourront -de toute manière- jamais vivre à notre place.
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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Mer 20 Mai 2015, 23:36


Son cocktail, un Temple de Thessia, arriva au moment où les portes du bar s’ouvrirent sur l’activiste d’Exoterra. Roth s’installa sans un bruit à côté de lui, et resta un moment silencieux avant de prendre la parole d’une voix grave et solennelle.

Je ne la connaissais pas, mais jamais je n'oublierai son geste.

Sans doute parlait-il d’Alice, la soldate qui s’était sacrifiée pour lui. Adrien regrettait aussi sa mort. Ils étaient censés faire une simple escorte et s’étaient retrouvés dans un combat ayant coûté plus de vies que nécessaire. Si les habitants de Yandoa avaient accès à une partie de leur chargement, ils avaient aussi des enterrements de prévus, entre les dockers présents au moment de l’attaque que le chargé de sécurité qui avait été exécuté pour pirater les défenses orbitales. Bien trop de gens étaient morts pour peu de choses. Hochant la tête, Adrien remercia l’activiste pour ses paroles. Trop souvent, les soldats étaient oubliés une fois leur travail effectué.

Je vous dois également une fière chandelle, sergent Annaz. Ça non plus je ne l'oublie pas.

Encore une fois, Adrien hocha la tête. A dire vrai, il n’avait rien fait de particulier, et sans les troupes d’Exoterra, il n’aurait pas survécu, ni les colons de la capitale. Ils s’étaient rendus service mutuellement, en se sauvant la vie, pas forcément de manière direct par ailleurs. Malgré tout, il était vrai que l’activiste s’était mis en danger plus d’une fois. Sans doute ne s’était-il pas rendu compte de ce qu’il faisait sur le moment, et Adrien lui avait signalé assez sèchement. Il ne regrettait pas d’avoir repris l’activiste à l’ordre, mais sans doute aurait-il pu le faire plus diplomatiquement. Mais c’était fait, et hormis peut-être un peu d’égo froissé, il n’y avait aucun mal.

« C’est réciproque, vous savez. Sans vos hommes, la colonie serait dans un bien triste état. Vous et Exoterra les avaient aidés deux fois dans la même journée. C’est sans doute plus que l’Alliance sur cette dernière décennie. »

Le temps qu’Adrien réponde, après que Roth ait trinqué, ce même Roth avait vidé son verre de vin. Il avait une sacré descente. Il attrapa au vol un serveur et commanda un deuxième verre. Pendant ce temps là, le verre d’Annaz était à peine à moitié vide. L’employé repartir après avoir apporté le deuxième verre à l’activiste, et Adrien suivit du regard le départ de l’homme. Son regard s’arrêta sur l’entrée par laquelle l’ingénieure venait d’arriver. Elle s’installa à côté d’eux, signalant son arrivée par une remarque comme quoi Adrien payerai la tournée. A dire vrai, il n’avait pas du tout pensé à leur offrir un verre en les invitant, et cela devait se voir sur sa tête.

« Hein ? Heu… Non, nous vous attendions. Comme vous dites, je paye vos prochains verres. »

Ce qui n’était pas du tout prévu. Tant pis, il allait faire avec. Après tout, cela ne se faisait pas d’inviter à venir boire un verre sans l’offrir. Du moment qu’il ne payait pas les consommations de toute la soirée, ça irait. Il attendit donc que la boisson de l’ingénieure arrive, c’est-à-dire un whisky sans glaçon, pour porter à toast.

« Aux absents. Ils n’avaient pas signés pour ça, mais ils sont morts en héros pour protéger des gens qu’ils ne connaissaient pas. Puisse t-il ne jamais être oubliés. »

Il laissa son verre levé un instant, puis vida la moitié restante. Les morts n’avaient en effet pas signés pour ça, mais les plans et la réalité faisaient rarement bon ménage. Il laissa ses deux comparses vider leur verre avant de reprendre la parole.

« Le maire de Yandoa m’a contacté peu avant d’arriver et nous remercie, aussi bien l’Alliance qu’Exoterra, pour tout ce que nous avons fait. C’est-à-dire aussi bien pour la défense de la colonie que pour la livraison des mods. Il tenait à nous signaler que les premiers mods ont déjà été distribués et qu’ils seront tous pleinement actifs et distribués entre cette semaine et la semaine prochaine. La perte d’une partie de la cargaison est dommageable, mais il ne s’agissait que d’une petite partie de la livraison. Roth, je vous laisse communiquer ces informations à vos partenaires. Sachez qu’ils ont fait du très bon boulot, cette après-midi. »

Peut-être que ces nouvelles ne les intéresseraient pas, mais Adrien avait pensé utile de leur dire qu’ils ne s’étaient pas battu pour rien. Au moins, leur combat sur Yandoa ne serait pas oublié.

« Alors, que comptez vous faire maintenant ? Vous allez repartir en convoi humanitaire Roth ? Ou est-ce qu’Exoterra va vous laisser quelques jours de vacances ? Et vous Narishkin, vous savez ou vous allez vous retrouver ? A moins que l’Alliance ne vous donne un congé maladie le temps de soigner vos blessures, d’après ce que je vois ? En tout cas, je suis sûr que ça va vous donner un côté sauvage, cette trace. »

Une remarque de très grande classe de la part d’Adrien. Se rendant compte de sa bêtise, il se tut, laissant le silence planer. Silence uniquement rompu par la musique diffusée par le bar, un vieux tube des années 90. 1990. Bon, après, vu tout ce qu’ils venaient de vivre, l’ingénieure n’allait peut-être pas mal le prendre. Il fallait l’espérer.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Sam 15 Aoû 2015, 04:46

Anti-terrorisme humanitaire



D'habitude, Roth adorait le vin, à en tomber par terre d'ivresse. Mais là, le vin n'avait pas de saveur. Non pas qu'il fût mauvais, loin de là. C'est une appréciation personnelle qui faisait défaut, dans ce contexte précis. En d'autres termes : Roth n'avait pas le cœur à boire.

Dionysos, où es-tu ? Cafardait-il intimement.

Et pourtant il avait bu ce soir-là, sans plaisir.

C’est réciproque, vous savez. Sans vos hommes, la colonie serait dans un bien triste état. Vous et Exoterra les avaient aidés deux fois dans la même journée. C’est sans doute plus que l’Alliance sur cette dernière décennie. Avait répondu le sergent de l'Alliance à l'activiste.

S'il y avait du vrai là-dedans, et Roth n'en doutait aucunement, cela le réconfortait, mais pas suffisamment pour oublier la soldate qui était morte par sa faute, au cours d'une mission qui n'aurait jamais dû être ce qu'elle avait été.

Je vous crois, sergent Annaz, et je vous remercie pour ces paroles.

Shkin arriva finalement, en même temps que la seconde coupe de vin de l'activiste. Elle vint s'installer au fond du bar aux côtés de ses deux compagnons d'infortune et commanda un whisky, sans glaçons. Cela fit brièvement sourire Roth, il la reconnaissait bien... Quoi qu'il s'agissait d'un whisky simple et non d'un double. Enfin, peu importait.

J'espère que je n'arrive pas trop tard pour la tournée payée par le sergent. Avait-elle lancé, l'air de rien.

Pour le coup, Roth n'y pensait même plus. Dans la mesure où pratiquement toute sa paye était toujours partie dans la boisson le plus habituellement du monde, il n'était pas à cinq ou six verres près. Quand le Finlandais était d'humeur à boire, c'était même généralement lui qui proposait de payer des tournées.

En moins d'une minute, Masha était servi. L'occasion se présentait pour un toast.

Aux absents. Ils n’avaient pas signés pour ça, mais ils sont morts en héros pour protéger des gens qu’ils ne connaissaient pas. Puissent-t-ils ne jamais être oubliés.

Aux habitants de Yandoa, trop souvent laissés au dépourvu. Nos camarades sont morts pour les servir et assurer leur protection en ce jour. Puissent-t-ils enfin vivre sereins.

L'instant se voulait solennel. Roth but d'une lente traite. Là encore, la coupe de vin n'avait pas fait long feu. Suite à cela, le sergent Annaz transmit les sentiments du maire de Yandoa. Apparemment tout n'avait pas été perdu de la cargaison mais seulement une partie minime. Une bonne nouvelle. Aussi le sergent tint-il à féliciter les activistes pour leur soutien. Il encouragea Roth à faire passer le mot chez les siens.

Je n'y manquerai pas, sergent Annaz. Ils seront heureux de l'entendre.

À quand bien même cela ne puisse calmer leur culpabilité.

Cette pensée faisait allusion aux activistes morts, il va sans dire.

Alors, que comptez-vous faire maintenant ? Vous allez repartir en convoi humanitaire Roth ? Ou est-ce qu’Exoterra va vous laisser quelques jours de vacances ? Et vous Narishkin, vous savez ou vous allez vous retrouver ? A moins que l’Alliance ne vous donne un congé maladie le temps de soigner vos blessures, d’après ce que je vois ? En tout cas, je suis sûr que ça va vous donner un côté sauvage, cette trace.

Là, Roth n'en savait strictement rien. Il n'en savait jamais rien d'ailleurs. N'ayant nul besoin de s'inventer autre chose à dire que la simple vérité, l'activiste assuma son ignorance sur le propos.

Je ne peux pas vraiment le prédire. Quelques jours de vacances ne seraient pas de refus, mais tout laisse à croire qu'ExoTerra aura besoin de thérapeutes après ce qui vient de se passer ici-même. Je ne serais pas étonné si on faisait encore appel à moi dans les jours à venir... pour changer du casse-pipe.

La fin de sa phrase se voulait ironique, mais absolument pas méprisante pour les soldats dont le "casse-pipe" était le métier. C'était surtout une façon de répondre au sergent quant au programme d'un activiste moyen, partagé entre son domaine d'expertise et son service armé.

Un silence prédominait. Roth avait-il vexé les deux soldats de l'Alliance ? Il espérait que non, mais dans le cas contraire, étant donné son état d'esprit du moment, il y survivrait psychiquement.

Ce silence gênant laissait place à la musique diffusée dans le bar, non moins gênante à vrai dire.

Ben dis-donc, il y en a qui sont doués pour changer diamétralement de registre.

C'était ce genre de morceau de musique complètement ringard qu'on ne peut pas prendre au sérieux, même en essayant. Au bout d'un moment, Roth éclata de rire et frappa du poing sur la table. Son poing organique... car la table n'aurait peut-être pas survécu à la prothèse vu son état. Son fou rire était jovial et intense, il venait du cœur. Avec un contexte aussi pittoresque, il fallait bien s'y attendre.

Ce fut court, cependant. Quand le Finlandais se calma, de lui-même, il semblait avoir retrouvé toute la mélancolie qui l'habitait.

Pardon, c'est juste... les nerfs qui lâchent. Admit-il honteusement, d'un ton redevenu morose.

Il savait de quoi il parlait, du moins il était censé. Mine de rien, cela l'avait détendu. À présent il regardait dans le vide, ne sachant trop quoi faire. Il traversait une phase de vide, comme souvent. Tôt ou tard, il y aurait ce tilt en guise d'impulsion qui lui ferait lever le voile, ou du moins faire autre chose d'autre que fixer son verre vide. Oui, vide est le mot. Les émotions avaient déferlé, et maintenant il ne restait qu'un réceptacle sonnant creux dans lequel d'autres émotions viendraient s'installer sous peu.



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MessageSujet: Re: Anti-terrorisme humanitaire   Jeu 05 Nov 2015, 19:31
Yandoa était la dernière mission que Masha aurait aimé faire. Une mission réussie même si elle semblait à une hécatombe au premier abord. Elle restait une soldate et n'oubliait pas qu'elle devait prendre en compte une globalité plutôt qu'un simple moment. Y avait eu de morts, mais comme d'ordinaire, elle n'en connaissant aucun et n'allait pas pleuré sur des inconnus.C'est à peine si l'ingénieur pleurait pour des "connus" en ces temps, pas beaucoup de conflits. Ceux qui avaient dû mourir étaient déjà six pieds sous terres, leurs milliers d'yeux fermés sur le massacre que perpétuèrent les moissonneurs.

Elle but son verre et en commanda un autre de suite, cocktail différent. À l'image de Roth, elle passait une grande partie de sa paye dans l'alcool. L'alcool et les antioxydants le lendemain, accompagnés de sa séance de sport totalement spartiate. Pour mieux repartir le soir même dans un nouvel endroit nommé pudiquement débit de boisson.
Elle n'écoutant pas vraiment ce que lui disait son supérieur, mais les bribes d'informations qui traversèrent son brouillard mental de réflexion ne furent pas si mauvaises. Elle avait oublié que les pertes humaines étaient des tragédies, elle ne se souvenait que de l'importance d'un but. Yandoa. La planète des biotiques instables. Elle se demanda si elle était destinée à repasser par cette planète un jour. Quelque part, elle n'espérait pas. Le ciel de l'endroit ne serait jamais plus beau que traversé de comètes fumantes, anciennes pièces de vaisseau et parfois même pauvre hère en scaphandre, destinés à disparaître en traversant l'atmosphère.

Elle regarda son verre, c'était une liqueur de café mélangée de vodka. Elle fit tourner le liquide plusieurs fois avant de l'avaler à petites gorgées. Elle réalisa qu'Annaz lui faisait remarquer sa blessure. Elle eut un sourire pour le Sergent, presque amusé tandis que sa perception monochrome du monde s'émoussait grâce à l'alcool pour un dégradé légèrement coloré. Elle laissa Edgar répondre et commanda une ligne de shooter pour elle et les deux personnes qui l'accompagnait, muni de leurs plus belles gueules d'enterrement.

"Je doute qu'on me donne le moindre répit, ils aiment bien m'envoyer vers les pires endroits. "

Elle se gratta l'arrière de la tête avec une grimace qui devait être un sourire allié à la douleur de sa blessure. Mais celle-ci devenait progressivement moins forte, a la lueur de l'alcool. Elle joua un instant avec une mèche de ses cheveux en regardant dans la salle s'il y avait quelqu'un sur qui elle pourrait joyeusement se défouler ce soir si nécessaire. Elle reposa son regard sur Annaz en continuant sa phrase, ses pupilles froides prenaient les couleurs vivant de l'endroit par réflexion.

" Je suis juste une sorte de sparadrap qu'ils aiment mettre pour calfeutrer les trous. Et ça ne me dérange pas vraiment. Quand on est bon en quelque chose, autant y officier !"

Les six shooters furent déposés devant les trois condisciples.

"Sur ce, assez discuté ! Ici, ce sont les lois du bar qui sont en place. Celui qui finit de boire en dernier paye la tournée suivante ! "

L'ingénieur eut un sourire et frappa sur la table pour commencer le décompte. Après tout, la mission était terminée et la soirée ne faisait que commencer.

Une soirée comme une autre, pour Narishkin.
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