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 L’acier, gardien des chairs

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MessageSujet: L’acier, gardien des chairs    Mar 17 Fév 2015, 14:09
Intervention MJ : NonDate : Août 2187RP Tout public
Léonardus Seneca ♦ Scana Naevus
L’acier, gardien des chairs



Etaient-ils cons pour ramener Varro Vectas du front alors qu’il travaillait avec lui sur une armure de survie ? C’était un bon élément qui avait de la discussion en plus, si on lui enlevait de bons collaborateurs le médecin ne pourrait plus faire grand-chose. Léonardus grogna en voyant qu’il avait le soleil dans les yeux, c’était bien le truc pour gâcher sa journée alors qu’on lui ramenait un bon gars.
La hiérarchie avait encore des progrès à faire en terme d’organisation. Digéris n’était peut-être pas le coin le plus important pour l’état-major mais s’il s’amusait à envoyer des chercheurs au front ça n’allait pas le faire. D’autant plus que le caporal était un individu relativement talentueux dans son domaine et surtout le seul à pouvoir bosser dessus ; Léonardus était médecin pas mécano.

-Chef, on fait quoi des blessés ? L’interpella l’un des infirmiers qu’il avait à charge.

Des blessés ? On ne lui avait jamais dit qu’il y aurait eu des blessés à soigner, il attendait un Turien, pas des gens qui devaient se faire agrafer les morceaux qui pendouillaient.
D'ailleurs qu'est ce que c'était que cette question stupide? Ils allaient soigner les blessés!

-Préparer brancard, médi-gel et préparer des blocs opératoires au cas où.
-Des blocs opératoires ? S’étonna le jeune homme.
-S’il y a un hôpital de campagne ici c’est bien pour une raison ; soigner des gens. Les tentes servent à quoi si on ne peut soigner personne ?

L’infirmier s’excusa et disparût en appelant des collègues.
Léonardus soupira et regarda autour de lui ; une vieille base aérienne qui datait de l’époque où les avions à réaction étaient le summum de la technologie, maintenant elle abritait des chasseurs pour contrer les cicosaure qui s’aventuraient trop près.
Des murs en béton armé, des casernes, un poste de commandement, une infirmerie et un hôpital de campagne avec des blocs chirurgicaux en préfabriqué et des tentes pour les blessés légers. La base comptait toutefois plus de blessés que de soldats ; relativement à l’arrière des lignes de front, c’était plus devenu un dépôt de logistique qu’un lieu de combat. Quelques pilotes, des gardes un peu partout mais surtout beaucoup de médecins, chercheurs et mécaniciens qui s’affairaient à remettre en état des véhicules où des hommes qui avaient la rage de vivre.
C’était ainsi que fonctionnait cette base qu’il connaissait sur le bout des doigts depuis maintenant deux semaines et malgré ce que certains pourraient dire, le travail était intense. Il y avait une différence entre boire un café en écoutant un caporal vous dire que les diffuseurs de médi-gel auraient du mal à s’activer sans une puce RFID où des capteurs cardiaques, puis le jour suivant de recoudre à vif un sergent qui s’était pris un éclat de grenade dans l’épaule par manque de morphine.
D’ailleurs cela se voyait à la blouse du toubib ; la même qu’il portait depuis son arrivée et dont les tâches de sang était restée. Ainsi, une jolie main sanglante se dessinait sur son épaule droite tandis qu’une cinq lignes barraient sa manche gauche. Trahissant un patient qui s’était agrippé à lui.
Il y avait aussi un canon lourd pour engager les menaces volantes assez téméraires pour se frotter à une base Turienne mais il servait peu ces derniers temps.
Une forme noire se dessinait à l’horizon tandis qu’un groupe médical se tenait prêt pour s’occuper des éventuels blessés qui pourraient être compris dans le lot. En attendant l’arrivée de Varro, le médecin cala sous son bras son datapad et déboucha un petit flacon de gélule avant d’en prendre une. Léonardus n’était pas du genre à prendre des méthamphétamines mais lui et le caporal allaient travailler sur un prototype d’armure médicale régénérant, aussi le médecin devait être au top de ses capacités.
Le médecin regarda le transporteur se poser au sol avec impatience, toutefois le point positif était que le docteur et ses subordonnés n’avaient plus le soleil dans les yeux. La soute s’ouvrit, dévoilant des visages inconnus, tatoués pour la plupart, mais pas de trace de son collaborateur.
Merde c’est pourtant simple de trouver un gars à la gueule bleue non ?

-Varro Vectas, personne ne l’a vu ?

Le flux commença à diminuer alors que les docteurs partaient avec des blessés, les infirmiers à leurs trousses tandis que lui restait là comme un idiot à chercher un caporal.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mar 17 Fév 2015, 15:54
Intervention MJ : NonDate : Août 2187RP Tout public
Léonardus Seneca ♦ Scana Naevus
L’acier, gardien des chairs


Pour ne pas changer de ces derniers jours. Scana avait le regard qui pointait dans le vide spatial quelle voyait au travers du hublot. La navette était en route pour sa nouvelle affectation Digeris. Cette dernière était aussi sa planète natale. Elle était née ici. Mais elle avait fait toute son enfance sur Palaven. Sa dernière venue sur cette planète c'était à ses 4 ans et elle n'avait que très peu de souvenir.

A côté d'elle se trouvait sa collègue Venas qui était affectée sur cette planète. Elle fixa Naevus et décida de lui changer les esprits.''Tu viens de Digeris. C'est ça?'' Scana sortit de ses esprits et regarda sa collègue. ''Oui, mais je ne me rappelle de rien.'' Elle gardait encore se regard vide et Venas posa sa main sur celle de sa collègue. ''Il faut que tu arrête de culpabiliser pour Palaven.'' Sca sentit cette boule se reformer au niveau de sa gorge.''Tu ne pouvais rien faire et se n'est pas comme ça qu'il voulait que tu reste.'' Scana regarda sa meilleure amie dans les yeux. ''Rester comment? J'ai juste besoin de temps pour acquiescer ça. Comment fais tu pour rester comme ça.'' Venas regarda sa consœur et sera sa main. ''Sca. J'ai perdue mes parents dans l'explosion d'une raffinerie à l'âge de 10 ans. C'était dur et j'ai fait mon deuil. C'est triste à dire, mais c'est avec l'expérience qu'on arrive à mieux franchir cette étape.'' Naevus s'essuya les yeux et regarda Venas. ''Je savais pas. Je suis désolée.''

La phase de descente fut annoncée par le pilote et les passagers s'attachèrent. Pendant se temps on pouvait voir Digeris de plus en plus proche. Les deux turiennes continuèrent à discuter. Venas ouvra la conversation. ''Tu es affectée où?'' Scana contrôla son armure et regarda son omnitech en vitesse. ''Sur une base qui s'occupe principalement de logistique et de sanitaire.'' Sa collègue fronça du regard. ''Ils veulent que tu agrafe des blessés?'' Sca fit un léger sourire à son amie.''Oh non les pauvres. Ils m'ont confiés une mission qui était attribuée à Varro.'' Venas se mit à réfléchir et Scana prit de quoi boire. ''Tu n'as pas de détail sur la mission?'' Naevus rangea sa bouteille. ''Si une seule. J'ai rendez vous avec un certain Leonardus Seneca et je n'ai pas d'autres infos.''

Scana chercha ses mots. ''Et toi. Ils t'ont mise où?'' Venas se tourna en direction de sa collègue. ''A la surveillance de l'infirmerie.'' Naevus fit un sourire à sa collègue. ''Ils veulent pas de toi pour faire des anesthésies.'' La turienne sourit à son tour. ''Aucune d'entre nous a sa place dans les soins.''

La navette arriva à destination et les gens se précipitèrent à la sortit de cette dernière. Scana décida de les laisser se rentrer dedans pendant quelle prenait ses affaires. Sa collègue sortit sans gène d'en faire tomber un ou deux.
Une fois arrivée à la soute. Elle chercha quelqu’un pour pouvoir la renseigner. Elle trouva un homme à la peau pâle plutôt grand et aux peintures bleues. A première vue, c'était un médecin à voir sa blouse et les tâches de sangs. Scana prit son sac sur le dos et s'approcha de cet homme. ''Bonjours. Je cherche monsieur Seneca. Pouvez vous me renseigner?''
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mar 17 Fév 2015, 19:47
Intervention MJ : NonDate : Août 2187RP Tout public
Léonardus Seneca ♦ Scana Naevus
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La soute se vida, le laissant seul. Le médecin décida de persévérer et pénétra dans le vaisseau, cherchant si quelqu’un pouvait savoir où se trouvait le caporal Vectas. Léonardus s’attarda un instant dans la soute, cherchant une quelconque trace pouvant attester de présence mais rien ne l’alerta après quelques minutes d’observation.
Une compatriote le regarda alors qu’il relisait son datapad, espérant trouver un indice sur ce qui aurait pu arriver à Varro où au moins une raison sur son absence mais rien.

-Bonjours. Je cherche monsieur Seneca. Pouvez vous me renseigner?

Le médecin releva la tête et comme il le pensait ce fût la Turienne, une seconde classe du rang d’après ces galons.
D’habitude, le docteur indiquait que son statut faisait qu’il n’avait qu’un pouvoir très réduit sur les autres types de militaires où les envoyait boulé quand il était de mauvaise humeur. A ce moment précis le toubib aurait opté pour la seconde option, mais la politesse de la soldate et la raison sa venue éveilla sa curiosité.

-C’est moi, médecin-chef Léonardus Seneca. C’est votre première fois sur Digéris ?

Dibéris, la colonie avec un cycle jour-nuit de 37 heures, malgré ce que certains pouvaient se dire l’adaptation restait toujours difficile, en particulier avec l’armée qui tenait des cadences éprouvantes pour le mental et le physique. Avec les moissonneurs et le nombre de soldats qui cauchemardaient face à un ennemi de ce type il était tout à faire normal de considérer que certains flanchent.
Pourtant le médecin était toujours là, dormait peu et gobait des amphétamines comme s’il s’agissait de bonbons pour tenir la cadence.
Sans doutes que le docteur avait l’air usé, il devait avoir cet air usé et légèrement psychopathe de tous ceux qui se cament pour continuer la route. Sans la dope qui circulait dans son sang il serait en train de dormir dans sa couchette mais en bon toubib il ne pouvait pas car des vies dépendaient de lui.
Ca l’insupportait de dire cela mais hélas, Léonardus ne pouvait pas sauver toutes les personnes qui finissaient dans l’hôpital où il bossait depuis que Varro lui avait subitement faussé compagnie pour aller sur Palaven.
Depuis le prototype était au point zéro et maintenant une femme avait besoin de lui.
Parfois le docteur se disait que l’esprit de sa légion était farceur et aimait lui faire des blagues. Hélas la froide réalité le rattrapait toujours et il devait faire avec.
D’ailleurs en voyant la Turienne il comprit immédiatement qu’elle en avait vu des vertes et des pas mûres ; à force de voir le malheur des autres, l’officier médical avait fini par reconnaître quelqu’un de naturellement de triste de quelqu’un qui avait dégusté.
Ce n’était nullement de la clairvoyance où une quelconque forme de psychologie ; juste l’expérience. Celle qui vous dit que chaque transporteur arrivant ici prend des hommes frais pour offrir à la place des militaires exténués qui n’en pouvaient plus.
Depuis deux semaines ce transporteur faisait ses allers-retours comme une prostituée du trottoir à sa chambre. Hélas les soldats qui suivaient n’étaient nullement heureux.

Et s’il était mort ?

L’idée lui avait frôlé l’esprit il y avait longtemps mais elle se faisait plus que vive désormais. C’était l’une des nombreuses possibilités, aussi effrayantes soient-elles la mort était un sort enviable en comparaison de d’autres options ; celle de devenir un maraudeur par exemple.
Léonardus chassait violemment ces pensées macabres ; Varro était trop malin pour mourir face aux Moissonneurs. Lui était trop chanceux pour ça.
C’était comme ça : des élus du destin ne mouraient pas. Ils n’étaient pas promis à un brillant avenir où autre, la mort n’était qu’une menace perpétuelle qui les cueillerait plus tard, loin du champ de bataille et de la gloire.

-D’ailleurs auriez-vous vu un caporal aux yeux verts dans ce vaisseau ? Il devait être dans ce transporteur normalement, quelqu’un de caler en armures.

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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Jeu 19 Fév 2015, 10:23
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Léonardus Seneca ♦ Scana Naevus
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-C’est moi, médecin-chef Léonardus Seneca. C’est votre première fois sur Digéris ?

La soute était presque vide et Scana regardait cet homme dans les yeux. Son regard laissait voir qu'il avait cumulé la fatigue et les heures supplémentaires de travail. Un homme regardait la conversation depuis loin. Naevus cherchait quoi répondre et voyait le regard du docteur se river sur ses galons. D'un côté elle avait peur de ne pas être prise aux sérieux à cause de son jeune âge. Mais de l'autre, elle savait que Varro lui avait apprise des choses que peut savait et que plusieurs personne lui avait déjà dit qu'elle avait un comportement tout à fait mature.

Le regard de l'homme de la navette continuait de la déranger. Mais elle décida de ne pas en prendre conte. ''Je suis Scana Naevus. Je suis déjà venue sur Digeris.'' Elle regarda le paysage visible au travers des ouvertures du vaisseau. . ''C'est ma planète natale.''

Le médecin enchaîna. ''D’ailleurs auriez-vous vu un caporal aux yeux verts dans ce vaisseau ? Il devait être dans ce transporteur normalement, quelqu’un de caler en armures.''

La jeune Naevus prit un instant avant de répondre en regardant le soleil. ''J'ai été envoyée pour remplacer le Caporal Vectas.'' Elle baissa la tête un instant pour reprendre un air correct. Elle n'avait pas les larmes aux yeux. Mais elle voulait contrôler qu'elle ne passait pas pour une pleureuse. Elle se frotta les yeux et releva la tête.

Après avoir fait son contrôle. Elle vit l'homme prêt du médecin et d'elle qui commença à se mêler de la conversation. ''Dit voir Seneca, c'est ta gamine que tu viens mettre ici ou c'est une infirmière sans expérience qui à besoin de voir la vrai vie sur le terrain?'' Naevus vit que ses préoccupations étaient confirmées. Les gens ne voyaient en elle qu'une gamine qui semblait ne rien connaitre. Elle sera son point. Mais se reteint de marquer la figure de cet imbécile et la même occasion donner du boulot supplémentaire à Seneca. Elle ne voulait pas que son futur collègue la voit comme une bagarreuse.

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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Ven 20 Fév 2015, 13:52
-Je suis Scana Naevus. Je suis déjà venue sur Digeris. C'est ma planète natale.

Intéressant, très intéressant. A voir si elle avait perdu l’habitude des longs jours.

-J'ai été envoyée pour remplacer le Caporal Vectas.

Remplacer Varro, sa réaction confirma largement les doutes de Léonardus quant au sort plus que funeste du caporal. C’était regrettable, ils n’avaient jamais été de grands amis mais il y avait un respect mutuel qui s’était installé entre les deux. Sa mort laissa le Turien sans voix ; si Vectas n’avait pas réussi, pourrait-il accomplir sa tâche avec brio ? Survivre face aux moissonneurs n’était pas une mince affaire.
Rien qu’à voir l’expression de Naevus la paire avait dût se connaître, toutefois le médecin se décida de ne pas enquêter davantage ; si elle faisait bien sa part de travail, aucune raison qu’il mette son nez dans ses affaires.
De toute façon avec les stupéfiants dans sa cervelle le docteur ne serait pas arrivé à grand-chose niveau investigation.

-Dit voir Seneca, c'est ta gamine que tu viens mettre ici ou c'est une infirmière sans expérience qui à besoin de voir la vrai vie sur le terrain?

Hélas il y avait dans l’univers des gens qui ne prêtait pas attention aux subtils informations que le corps laissait filtrer et qui rentraient dans le tas tel des brutes sous cocaïne. Un peu le cas du médecin-chef Harvalus.
Heureusement, c’était aussi le genre d’individu dont la mort était moins regrettable, si toutefois ils daignaient moins s’accrocher à la vie.
Sans chercher à comprendre les raisons d’une telle provocation, Léonardus choisit de ne pas trop tenir rigueur de la remarque de son collègue, aussi vexante pouvait-elle être.
Quoique, une petite vengeance était tout de même de mise, on n’attaquait pas les gens sous sa responsabilité sans raison.

-J’ai autre à chose à faire que répondre à des questions aussi idiotes que celui qui les a posé, maintenant si vous voulez bien m’excuser j’ai du travail qui m’attend.

Le Turien aurait volontiers accompagné sa réponse d’un bon coup de poing mais ça aurait plus été une perte de temps qu’autre chose. Harvalus ne valait pas le coup qu’on se salisse les mains.
Le docteur se contenta simplement de faire signe à Scana de le suivre à l’extérieur du transport de troupes sans prêter attention à l’autre officier.
Sentir le bitume sous ses bottes, voilà quelque chose d’agréable. Devant lui se profilait le gros des installations logistiques mais ce qui ressortait le plus était la caserne qui était devant l’ensemble.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Sam 21 Fév 2015, 15:41

Après la phrase maladroite ou provocatrice de l'inconnu. Scana voulue le frapper. Mais elle c'était retenue. Quand à Seneca. Il avait envoyé promené avec de simple mot. ''J’ai autre chose à faire que répondre à des questions aussi idiotes que celui qui les a posé, maintenant si vous voulez bien m’excuser j’ai du travail qui m’attend.'' Elle se dit qu'elle avait eut raison de ne rien faire. Scana vit que ce Leonardus l'avait défendue et à première vue, ne semblait pas dérangé par son jeune âge. Enfin, elle se dit que se serait plus tard qu'elle sera fixée.

Le docteur lui fit signe et elle le suivit. Le duo dû passer à travers la caserne. Pour sa part Scana était curieuse de découvrir cette base. La première chose qu'elle vit. C'était une des pilotes qui avait été sa monitrice lors de sa formation au pilotage de navette. Elle voulait aller lui parler, mais avec son supérieur qui lui montrait le chemin, elle préférait voir cela plus tard.

Naevus fit des grands pas pour rattraper Seneca. Les deux turiens arrivèrent dans le premier bâtiment. La jeune regarda de tout les côtés. Il y avait quelques soldats bien amochés, des infirmières qui courait de gauche à droite et un homme qui s’énervait avec un médecin.

Il avait un symbole qui montrait qu'il était de la logistique. ''Ecoute moi bien touriste. C'est la quatrième fois en deux semaines que je retrouve un rapport signé par toi et que les chiffres ne jouent pas avec se qui me manque aux stocks. A cause de toi, on passe pour des cons et j'en ai marre de me faire insulter dans le dos par toi et tes potes universitaires ok.'' Le logisticien reprit son souffle.

Mais on voyait clairement que c'était pas finit. ''Mais... Je vois pas.'' Le médecin semblait être pied au mur et se cachait derrière son bloc note. Sur la réponse de l'homme à la blouse blanche, l'autre sortit une feuille et lui colla sous le nez. ''Comment ça, je vois pas. Regarde la c'est ta signature?'' L'autre répondit en bégayant. ''Ou... Oui, c'est moi.'' Le logisticien reprit. ''Alors toi et tes potes, vous allez me ramener se que vous appelez vos extra aux stocks. Sinon je me charge de t'envoyer la P.M au cul. C'est compris.'' Le jeune médecin chercha ses mots et l'homme du stock vérifia son omni tech.

Scana vit un homme avec une main en moins qui la fixait. ''Freya. C'est toi?'' L'homme avait les larmes aux yeux. ''Non monsieur. Je suis Scana.'' L'homme s’avança vers la jeune armurière. ''Ne me mens pas, je suis là ma fille.'' D'une seconde à l'autre Naevus se retrouva enlacée par l'inconnu. Elle voulait le pousser. Mais en voyant sa réaction, elle lui fit une tape dans le dos et le laissa finir. Ce soldat semblait avoir perdu sa fille. Sa devait être dur et en aillant aussi perdue quelqu'un de proche récemment. Elle pouvait comprendre que se genre de petit geste pouvait changer beaucoup de chose.

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Dernière édition par Scana Naevus le Mer 25 Fév 2015, 16:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Dim 22 Fév 2015, 14:45
-Ecoute moi bien touriste. C'est la quatrième fois en deux semaines que je retrouve un rapport signé par toi et que les chiffres ne jouent pas avec se qui me manque aux stocks. A cause de toi, on passe pour des cons et j'en ai marre de me faire insulter dans le dos par toi et tes potes universitaires ok.

Le reste de la discussion fût sans appel pour le médecin ; les problèmes de fournitures médicales n’étaient que rarement de l’emprunt officieux de matériel. Aussi le reste de la discussion que Léonardus écoutait d’une oreille attentive confirma les doutes du toubib quant à la culpabilité du médecin militaire.
Le logisticien semblait prêt à appeler la police militaire mais peut-être que tout cela pouvait être réglé d’une façon plus simple. Après tout, il était le supérieur hiérarchique de cet individu et en tant que docteur, savait différencier un camé et un soldat à jeun.
Le fait que Scana se fasse enlacer par un estropié qui devait souffrir du syndrome de stress post-traumatique l’encouragea à aller se mêler des affaires des deux militaires.
C’était légèrement malsain que de laisser une nouvelle recrue gérer un traumatisé, mais à en juger par la tape dans le dos, la Turienne se débrouillait bien mieux que lui pour ce genre de cas. Il s’excuserait à l’occasion.

-Il se passe quoi ici ? Demanda Léonardus à la paire.
-Ce crétin se sert dans les stocks !

Le logisticien tendit la feuille incriminant le médecin à son supérieur qui regarda brièvement le registre de la pharmacie ; deux ampoules de morphine et plusieurs seringues. Une demande banale qui se répétait quatre fois.
Sur une précision du soldat, le toubib apprit que son subordonné prenait le double a en jugé par les manques dans le stock.
De toute évidence il ne savait pas servir allégrement dans les réserves ; en tant que médecin il avait le droit à tout type de demande et pourtant il demandait pour voler ensuite.

-T’as du mal à chier ? Demanda le docteur.
-Euh oui.

Très étrange quand on savait que l’un des effets secondaires d’un opiacé comme la morphine était la constipation. Encore plus quand le stress était un facteur favorisant un transit très accéléré.

-T’es défoncé ? S’exclama Léonardus.
-Non chef.

Le junkie reçut une claque cinglante de son supérieur.

-T’es défoncé ?
-Non chef.

Le camé encaissa une seconde gifle.
Le médecin commençait à perdre patience en voyant son subordonné fuir son regard.

-Montre moi tes bras.

L’incriminé releva ses manches ; des traces de piqûres étaient apparentes sur l’intégralité du membre droit. Sa culpabilité ne faisait aucun doutes.

-Tu te drogues hein ? Tu piques la morphine des blessés pour tes intérêts. Conclût le logisticien.

Avec l’approbation silencieuse de Léonardus, le soldat embarqua sans ménagement le junkie qui était en train de vendre ses amis pour une remise de peine. Toutefois le mal était fait, connaissant la discipline Turienne il y avait fort à parier que lui et ses camarades soient radier du corps médical.
Ce n’était pas vraiment par plaisir que l’officier mettait aux arrêts ses collègues, mais savoir qu’un type avait assez de médicaments dans le sang pour endormir un cicosaure grâce à une simple transfusion sanguine le laissait malade.
L’égoïsme était un luxe en temps de guerre.
Aussi, le toubib retourna auprès de Scana qui en avait fini avec le traumatisé et ils reprirent la marche.

-L’armurerie n’est plus très loin.

Traversant l’entrepôt principal, les deux Turiens arrivèrent finalement à l’armurerie qui se révélait être un bâtiment imposant en dur. Ouvrant la porte principale, les lieux étaient comme d’habitude vide ; un garde et quelques soldats de corvée d’entretien du matériel.
Dans un geste coutumier, Léonardus s’arrêta devant une porte blindée qu’il déverrouilla après avoir tapé le code correspondant et pénétra dans le « labo ».
Pas vraiment un lieu de recherche mais plutôt d’expérimentation sur métaux.
Les néons arrachèrent à l’obscurité chaque recoin de la pièce ; un sol bétonné, plusieurs tables avec du matériel en vrac et des outils. Des commodes remplies de clous, écrous et joints en tous genres, une double porte ouverte dévoilait un stand de tir avec des mannequins. Plus au fond de la pièce, une autre salle avec cette fois-ci une moquette et des ordinateurs. Au centre sur une table on pouvait admirer un prototype d’armure qui rappelait vaguement celles de la légion Arminger, les propulseurs en moins.
Un coin de la pièce était dédié a la chimie à en jugé par les bâches plastiques transparentes et l’aération avec de quoi fabriquer différents mélanges.

-Comme je suppose que vous n’êtes pas au courant de ce que nous faisions moi et le caporal Vectas je vais vous briefer ; sur ordre de la hiérarchie nous avons pour ordre de faire du prototypage d’armure.
Il y a ce modèle sur l’établi mais à côté des mannequins vous trouverez des cartons entiers bourrés de truc du même type.
Le médecin se racla la gorge et continua honteusement.
D’ailleurs je voulais m’excuser de vous avoir laissé avec ce type ; ce n’était pas très digne d’un médecin. Je n'aurais pas dû me dérober à mon devoir.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Lun 23 Fév 2015, 12:53
L'ambiance n'est pas triste ici. C'est se que se disait Naevus en voyant Seneca gifler le jeune médecin et en sentant l'homme qui la serrait. Le soldat lâcha Scana et la regarda dans les yeux. ''Si ma fille aurait été là. Elle aurait... Vous auriez pue être elle.'' L'homme avait les larmes aux yeux et la turienne avait de la peine pour lui. Elle câlina l'homme. ''Je suis désolé. Merci de me comprendre.'' La jeune Naevus lâcha le soldat. Ce dernier reparti et Leonardus vint vers elle. ''L’armurerie n’est plus très loin.'' Elle fit un signe de tête en approbation et suivit le docteur.

Après un instant ils arrivèrent devant un grand bâtiment. Plus loin, elle vit Venas. Encore une fois, elle se dit qu'elle verrait après la visite. Seneca ouvrit la porte et le duo entra et traversa la première salle. Rien ne venait à l'esprit de Naevus sont esprit était encore sur cette interpellation qui lui rappela ses problèmes à elle.

Seneca s'arrêta devant une porte blindée avec un code. A voir la porte et les systèmes sa pouvait dire deux choses. Soit l'armurie renfermait de l'équipement très coûteux. Se qui lui donnera l'occasion de voir du nouveau matériel. Soit les vols sont fréquents ici. Leonardus ouvra la porte et l'éclairage de bonne qualité ne laissait pas un seul répit à l'obscurité. Naevus vu l'atelier et les matériels de tous les côtés. A travers une porte ouverte on voyait une salle de tir. Scana laissa apparaître un grand sourire. Sur Palaven elle avait enchaînée les avant postes où sont équipement se résumait à une lampe de garagiste et une boîte à outil. Cet endroit était le grand lux pour elle.

Pour finir elle vit l'armure prototype dans le fond. Un modèle pour une turienne. En tant que débutante elle pensait pas pouvoir toucher se genre de projet aussi tôt. Naevus se dit quelle allait faire l'assistante et la cobaye pour se projet.

Seneca se tourna en direction Naevus. ''Comme je suppose que vous n’êtes pas au courant de ce que nous faisions moi et le caporal Vectas je vais vous briefer ; sur ordre de la hiérarchie nous avons pour ordre de faire du prototypage d’armure.'' Ainsi donc Vectas avait participé à se projet. Cet homme avait travaillé avec lui. Mais était il au courant de l'incident. Varro avait déjà parlé d'armure prototype et avait montré différente manière de travailler sur ce genre de projet. ''Il y a ce modèle sur l’établi mais à côté des mannequins vous trouverez des cartons entiers bourrés de truc du même type.'' Il avait du beaucoup collaborer avec Varro.

Le médecin se racla la gorge et continua honteusement.''D’ailleurs je voulais m’excuser de vous avoir laissé avec ce type ; ce n’était pas très digne d’un médecin. Je n'aurais pas dû me dérober à mon devoir.'' La turienne regarda Seneca dans les yeux. ''Pourquoi parlez vous d'excuse?'' Elle laissa son regard partir et marqua un moment de silence. ''Je maîtrisais la situation. Et je vous avoue que je comprenais cet homme.'' Scana hésita puis reprit. ''Actuellement mon père est porté disparu et Varro ma toujours traitée comme une soeur. Je sais se que c'est d'avoir perdue un membre proche. Varro me manque et mon père aussi.'' Naevus décida de s'arrêter là. Elle avait peur de finir avec l'étiquette de pleurnicheuse sur le front. ''Mais je suis prête à servir.''
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mer 25 Fév 2015, 16:45
-Actuellement mon père est porté disparu et Varro ma toujours traitée comme une soeur. Je sais se que c'est d'avoir perdue un membre proche. Varro me manque et mon père aussi. Mais je suis prête à servir.
-Tant mieux, mais vous avez aussi le droit de prendre une pause.

C’était peut-être direct, mais le Turien avait lancé ça sans vraiment réfléchir ; ce n’était pas la première fois qu’il avait des troupes sous ses ordres et négliger le mental était l’une des pires choses à faire. Les soldats aussi s’usaient et il fallait leur laisser le temps de récupérer des évènements trop éprouvant pour éviter qu’ils ne cassent au milieu de la route.

-Je ne suis pas psy mais pour avoir déjà vu des camarades se tirer une balle sous la pression, je sais qu’il est crucial de se détendre entre deux batailles.

Que savait-il de la tristesse de perdre un proche alors qu’il n’avait perdu personne jusqu’à présent ? Il vivait dans la peur omniprésente que l’un de ses proches meurt et celle de mourir soi-même mais pour l’instant il avait eu de la chance là où la Turienne ne pouvait dire le contraire.
La fatigue était un facteur non négligeable dans un travail qui nécessitait de la créativité et du savoir faire aussi bien théorique que pratique. Travailler avec un dépressif ne nuirait pas seulement à l'ambiance mais aussi à la qualité du travail et ferait déshonneur à sa profession. Après tout il était docteur.

-Si à un moment où un autre vous avez besoin de prendre une pause dites-moi, je comprendrai ; je ne suis pas encore assez fatigué pour ne pas comprendre que les autres ont aussi besoin de souffler un peu.

La pervitine dans son sang ne dirait pas le contraire ; une fois les effets passés Léonardus allait avoir un terrible coup de barre s’il n’allait pas s’endormir sur place. C’était ce qui lui permettait de tenir ; ne pas ressentir cette fatigue psychologique et les longues heures de sommeil réparateur.
Jetant son regard sur l’atelier, le Turien fouilla un établi et prit un datapad enfoui sous quelques pille d’objets : des notes sur la résistance des matériaux, rien de bien utile avec le nombre d’évidences que confirmait la tablette. Ce serait toujours quelque chose de moins à retrouver quand le moment serait venu.

-Si vous avez des questions particulières n’hésitez pas.

Même s’il était médecin et qu’il ne comprenait rien à la mécanique, Léonardus avait assez de jugeote pour retenir les grandes lignes du travail de Varro tout comme il était encore assez lucide pour répondre à une question sur autre chose.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Jeu 26 Fév 2015, 13:25
-Tant mieux, mais vous avez aussi le droit de prendre une pause.

Cette phrase fit un drôle d'effet à Scana. Elle qui avait l'habitude qu'on soit en permanence sur son dos pour lui dire d'avancer et qui n'avait jamais prit le temps de souffler. Elle ne comprenait pas cette proposition. Ses yeux étaient encore fixés dans ceux de Leonardus. Mais elle affichait un air étonnée. ''Je ne suis pas psy mais pour avoir déjà vu des camarades se tirer une balle sous la pression, je sais qu’il est crucial de se détendre entre deux batailles.'' La turienne réfléchit sur la phrase. Elle ne pensait pas être sur le point de se tirer une balle. Mais peut être que le médecin avait raison. Peut être que c'était la prochaine étape qui l’attendait. Elle n'était pas dépressive, mais elle admettais que se cumule de stress avec la tristesse qu'elle avait gardée enfouit au fond d'elle n'était pas facile à gérée.

Seneca reprit. ''Si à un moment où un autre vous avez besoin de prendre une pause dites-moi, je comprendrai ; je ne suis pas encore assez fatigué pour ne pas comprendre que les autres ont aussi besoin de souffler un peu.'' Ces phrases et la remise en question de Naevus fit un coup d’électrochoc. Comme pour lui dire que c'était bon, on arrête ici. Les souvenirs de l'explosion vue depuis la navette pendant la fuite et de l'officier qui lui annonçait la disparition de son père revinrent en force dans sa tête.

Leonardus était en train de fouiller dans l'atelier à la recherche d'un objet inconnu pour la turienne. Pendant ce temps, cette dernière était prisent entre l'envie de laisser partir tout ces sentiments et la force de vouloir garder tout ça pour elle. Scana observa le médecin revenir vers elle et lui donner une tablette.
Seneca lui parla. Mais les mots étaient incompréhensibles. Elle voulue lire la tablette. Mais les phrases étaient illisibles et les chiffres ne voulaient rien dire. Scana laissa tomber son sac à dos et s'assit à même le sol. Elle voulait s'expliquer au près de Leonardus. Mais elle sentait cette boule dans sa gorge et les mots ne sortaient pas de sa bouche. Plus elle forçait plus elle sentait là boule grossir. Elle leva la main droite pour faire signe à Leonardus et le rebaissa direct. Elle voulait se relever. Mais elle ne contrôlait plus rien.

Dans une dernière tentative elle se concentra pour dire une esquisse de phrase. ''Juste... 30 secondes... pas plus.'' A chaque mot une larme sortait et les deniers sonnaient faux. Naevus réfléchissait sur le moyen d'expliquer ça au médecin sans qu'on pense qu'elle avait craquée. Mais plus elle avançait dans sa réflexion, plus elle commençait à se dire qu'elle avait due atteindre la limite.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Ven 27 Fév 2015, 16:35
La Turienne s’effondra sur elle-même, s’asseyant à même le sol, laissant tomber son sac par la même occasion. Le médecin posa un genou au sol, le simple fait de voir sa subordonnée dans un tel état le mettait mal à l’aise et terriblement désolé pour elle ; perdre des proches n’était jamais plaisant. En particulier en temps de guerre quand il fallait rester concentré sur un objectif qu’on avait souvent envie de perdre de vue le temps de repenser à ses proches. Léonardus n’avait jamais été doué avec les mots exception faite de l’humour, mais essayer de faire rire Scana était une option à éviter.
La soldate leva la main avant de la rebaisser aussitôt, apparemment elle voulait dire quelque chose, aussi le docteur se tût en attendant des paroles qui mirent du temps et de la difficulté à sortir. Enfin, vu ce que la personne en face de lui avait vécu, il pouvait comprendre que ça ait du mal à sortir.

-Juste... 30 secondes... pas plus.

Comme si le toubib allait lui hurler dessus pour une demi-minute, s’il n’y avait que ça pour qu’elle récupère ses esprits. Mais là où le médecin s’inquiétait c’était pour sa réponse ; ça pouvait être con mais perdre la face et passé pour un lourdaud, un sans coeur ou tout autre énergumène le terrorisait. Ca pouvait paraître con mais c’était ainsi qu’il était.

-Calmez-vous. Répondit Léonardus avec une voix qui avait peur de blesser. Prenez tout votre temps, j’ai tout le mien.

Peut-être qu’il y avait mieux, mais pour le Turien c’était déjà potable en sachant que dans la précipitation le docteur n’avait pas eu le temps de potasser son manuel des répliques utiles. De toute manière il était trop tard pour faire demi-tour. Il était trop tard pour quoique soit en fait. Il ne restait plus qu’au médecin à faire de son mieux pour ceux qui étaient toujours là, ce qui passait par aider Scana, mais ça c’était l’énigme du jour pour lui.
Chacun avait ses limites partout, lui n’était pas doué avec les sentiments des autres, en particulier tout ce qui concernait la détresse et la tristesse. Ce n’était pas par pure envie de garder ses distances avec une subordonnée qu’il ne tentait rien, c’était par peur de faire une connerie et d’aggraver la situation.
Le médecin déglutit et prit la parole du mieux qu’il put d’une voix qui se voulait réconfortante :

-Vous avez le droit de pleurer, ça n’a rien de honteux vu les épreuves que nous endurons tous.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Sam 28 Fév 2015, 00:43
Leonardus se baissa à la hauteur de Scana. ''Calmez-vous.'' La turienne pensait être fichue pour son rôle dans cette mission. Vue ces mots elle pensait être envoyée chez un psy pour avoir faillie. Elle était sûre d'une chose: Elle avait craquée. ''Prenez tout votre temps, j’ai tout le mien.'' Mais la réponse du médecin était étonnante. ''Je sais pas.'' Les yeux de Naevus se remplissait au point qu'elle ne voyait plus que la silhouette de Seneca. '' Je ne peux pas me le permettre. Je dois avancer. Sinon se serait une insulte à leur mémoire.''

Le turien semblait sincère et s'appliquait dans ses phrases. ''Vous avez le droit de pleurer, ça n’a rien de honteux vu les épreuves que nous endurons tous.'' La turienne ne connaissait que trop peut de monde qui pouvait compatir de la sorte et sourit légèrement avant de partir en larme.'' Je suis désolée.'' Elle sortit un morceau de papier de sa poche. ''Je veux les retrouver.'' La turienne sortit son Carnifex. '' mon frère me manque et mon papa aussi. C'était trop tôt.'' Elle posa les deux objets à côté d'elle. ''J'ai 18 ans et je me retrouve sans nouvelle de mes proches. Les gens me regarde de travers et me prennent pour une gamine.''

Scana se moucha et s'essuya les yeux. ''Vous avez de la famille?'' La turienne continuait de pleurer. Mais moins qu'avant. ''Je veux juste retrouver ma famille.'' La fille se releva avec de léger tremblement dus au craquement. Naevus pleura un bon moment et s'arrêta soudainement.

Sur un des ateliers. Elle trouva un bulletin de Varro qui parlait d'elle et de son travail sur les armures de la légion Armiger. Scana se rappelait de se travail. Elle adorait travailler sur ces armures fascinantes et avait hésitée à vouloir intégrer cette légion. Elle reprit son ancien travail et relue deux, trois pages. Pour elle c'était un moyen de se rappeler les bons moments et de se changer les esprits. Mais elle voulait connaître son supérieur qui se préoccupait de sa santé mental.

Neavus regarda le docteur. ''montrer moi Digeris.'' La turienne était déterminée.''Je veux voir d’où je viens.'' Scana c'était entraînée pour s'adapter pour les cycles de Digeris. Elle reprit son Carnifex en fixant des yeux le médecin. ''Je vous assure que je ne vais pas me suicider. Je le prends par ce que c'est le seul souvenir que j'ai de mon père.'' Elle mit le pistolet à son emplacement et regarda Seneca. ''Ca va vous semblez bizarre. Mais si je dois prendre une pause. Je veux apprendre des choses sur le berceau d’où je viens.'' Naevus c'était remit d'une partie de sa tristesse et était prête pour l'inconnue.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Lun 02 Mar 2015, 11:39
-Je suis désolée. Je veux les retrouver. Mon frère me manque et mon papa aussi. C'était trop tôt.

C’était toujours trop tôt que les meilleurs partaient, toujours trop tard que les pires disparaissaient, c’était la plus froide de réalité, hélas pour beaucoup. Mais dans ce cas précis cela inquiétait le médecin que Scana sorte son Carnifex comme ça, en plein milieu d’une conversation.

-J'ai 18 ans et je me retrouve sans nouvelle de mes proches. Les gens me regarde de travers et me prennent pour une gamine.

Il avait le double de son âge et régulièrement ses collègues le traitaient de junkie à cause de son addiction à la meth. D’un coup le médecin trouvait qu’ils partageaient quelques similitudes sur leurs images respectives au travail.

-Vous avez de la famille?

En vie et il espérait que ça continuerait comme ça jusqu’à la fin de la guerre, Nicia lui manquait et il s’efforçait de ne pas se demander où étaient ses enfants. Sans doutes bien cachés quelque part où ils ne se feraient pas attaquer par les moissonneurs, c’était ce qu’espérait de tout coeur Léonardus.

-Je veux juste retrouver ma famille.

Comme tout le monde, comme tout le monde.
Scana se releva en tremblant un petit peu, un peu comme n’importe qui après une crise de nerfs comme ça et relu les notes de Varro. Son état semblait s’améliorer un petit peu, le docteur n’avait pas fait psychologie et se limitait au corps mais le toubib savait que les gens pouvaient changer d’humeur assez vite mais jamais il n’avait vu un cas réel comme celui-ci. Elle
Sa compatriote le regarda avant d’annoncer :

-Montrer moi Digeris. Je veux voir d’où je viens.

Elan de curiosité pour sa planète natale ? C’était tout à son honneur de vouloir rattraper le temps perdu, après tout, il ne voyait que rarement sa famille et une fois que toutes ces épreuves seraient terminé le Turien prendrait tout son temps pour resserrer les liens. C’était l’une des raisons qui l’avait poussé à rester en vie, savoir que ses enfants pourraient connaître leur père.

-Je vous assure que je ne vais pas me suicider. Je le prends par ce que c'est le seul souvenir que j'ai de mon père.

La première phrase le laissait sceptique mais la seconde confirma qu’elle voulait continuer l’aventure. Tant mieux, Léonardus préférait que Scana soit dans cet état d’esprit plutôt que sur le fil du rasoir entre le suicide et le craquage nerveux. Autant d’un point de vue Turien que travail ; ça faisait tache d’avoir une subordonnée qui se tirait une balle et ça aurait été une belle preuve qu’il n’aurait pas été à la hauteur.
Elle remit l’arme à l’endroit où elle devait être.

-Ca va vous semblez bizarre. Mais si je dois prendre une pause. Je veux apprendre des choses sur le berceau d’où je viens.

Qui était-il pour juger ? Si elle voulait profiter d’une pause pour en apprendre plus sur Digéris il n’allait pas critiquer sa décision, pour quelqu’un de son âge elle réussissait à faire preuve d’une bonne maturité tout de même. C’était tout à son honneur.

-Digéris n’a pas vraiment changé depuis le temps ; on est toujours à l’arrière de la scène loin des projecteurs à travailler pendant que d’autres récoltes les lauriers. J’ai ma femme qui doit être à moins de trois cents bornes d’ici à retaper des radars.
Même si nous n’avons pas encaissé le gros des forces moissonneurs il y en a un bon paquet et les soldats qui ne viennent pas d’ici sont souvent des combattants de Palaven qui sont envoyé ici pour « se reposer ». L’essentiel des forces militaires compétentes sont sur le front, c’est une base arrière même s’il y a pas mal de grabuge c’est peu en comparaison d’ailleurs.
Maintenant que la guerre est bien présente l’essentiel de ce qui faisait la beauté de la planète a disparu au point que certains se demandent s’il ne faudra pas réintroduire certaines espèces.
Après, si vous voulez voir tout cela de vous-même nous pouvons toujours faire un tour de la base.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mar 03 Mar 2015, 00:53
Digéris n’a pas vraiment changé depuis le temps ; on est toujours à l’arrière de la scène loin des projecteurs à travailler pendant que d’autres récoltes les lauriers. J’ai ma femme qui doit être à moins de trois cents bornes d’ici à retaper des radars.

Donc, Seneca avait une femme et peut être des enfants. Naevus sentait que Leonardus devait être un patriotique de Digeris. Il parlait de la situation de Digeris comme étant pas assez reconnue par rapport à ses exploits. Enfin tout ceci était des suppositions.

Même si nous n’avons pas encaissé le gros des forces moissonneurs il y en a un bon paquet et les soldats qui ne viennent pas d’ici sont souvent des combattants de Palaven qui sont envoyé ici pour « se reposer ». L’essentiel des forces militaires compétentes sont sur le front, c’est une base arrière même s’il y a pas mal de grabuge c’est peu en comparaison d’ailleurs.

Digeris servait de zone de parcage à soldats usés. Le médecin semblait insisté sur ce point. Il est vrai qu'une grande partie des forces étaient sur Palaven. Néanmoins la planète avait étaie choisit pour développer ces prototypes d'armures. La jeune turienne repensait à ses grands parents qui vivaient encore ici. Ils avaient déjà parlés de certains problème entre Palaven et Digeris. Durant les repas de fête sur Palaven, c'était assez joyeux en fonction des humeurs et des périodes. Néanmoins, le stéréotype qu'elle avait subie durant ses écoles était celui de la sauvage de Digeris. Scana hésitait à poser la question sur l'origine de cette rumeur. Mais elle se dit qu'elle ne voulait pas faire de polémique.

Maintenant que la guerre est bien présente l’essentiel de ce qui faisait la beauté de la planète a disparu au point que certains se demandent s’il ne faudra pas réintroduire certaines espèces.

La planète avait perdue de sa faune. Naevus se rappela de son ancienne et inusable peluche quelle traînait depuis sa naissance. Elle savait que c'était un animal de Digeris et se demanda si elle trouverait une occasion d'en voir un en vrai. Elle avait d'autre objet ou souvenir de cette planète. Son père lui avait parler de l'équipe de hockey de Digeris qui semblait être la meilleure de la ligue turienne de ce sport. La turienne se rappela qu'elle avait toujours le maillot de cette équipe dans son sac. Son père lui avait dit qu'il lui avait porté bonheur et que cette chance il voulait la donner à sa fille. Son grand père lui avait toujours parlé d'une société du nom de Bust qui fessait tourné l'économie de la région. Le nom de ce dernier était en grand sur le maillot. C'était les choses qu'elle savait de sa planète natale. A côté de ça, il y avait les photos et les repas de famille. Mais rien de plus.

Après, si vous voulez voir tout cela de vous-même nous pouvons toujours faire un tour de la base.

La jeune turienne sortit de ses pensées et leva la tête. ''Alors vous êtes d'accord?'' Scana se leva et afficha un grand sourire. Elle avait encore un fragment de tristesse en elle et la turienne voulait occuper son esprit autrement qu'avec des remords et des idées morbides. Cependant dans son élan et sa reprise d'esprit elle sentit une envie de boire. ''On peut commencer par la cantine. Je vous avoue que j'ai soif.'' Sur ses paroles, la jeune Naevus prit le chemin de la sortit et suivit son instinct.

Elle finit par arriver en dehors du bâtiment, regarda le paysage et le soleil qui commençait à descendre. En voyant tout cela, la turienne sentit comme un sentiment de satisfaction. Il n'y avait pas de ruine, il fessait bon et beau et elle était chez elle. C'était peut être insignifiant pour certains. Mais pour Scana ça représentait beaucoup. Elle cherchait à ce retrouver un point de repère qui ne soit pas arracher de ses mains comme le reste et ce qu'elle voyait, lui donnait une nouvelle raison de garder espoir. Naevus afficha un sourire de bonheur et laissa son regard se perdra dans le décors. ''C'est donc de la que je viens.''
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mer 04 Mar 2015, 19:39
-Alors vous êtes d'accord?

Evidemment qu’il était d’accord, c’était un médecin et un Turien, il avait encore la capacité de compatir. Léonardus sentit une vague de pensées positives l’inonder en voyant le sourire de sa subordonnée, sans doutes qu’il avait réussis à mettre un peu de soleil dans la journée de quelqu’un. Ca faisait du bien de se sentir utile autrement qu’en charcutant des gens à longueur de journée, en particulier quand il s’agissait d’aider d’une personne qui se donnait la force de réussir et voulait garder la tête haute quelles que soient les épreuves.
Le docteur hocha la tête.

-On peut commencer par la cantine. Je vous avoue que j'ai soif.
-Excellente idée, un café me fera le plus grand bien.

Caféine plus pervitine, étrangement s’il ne mourrait pas d’un manque de sommeil c’était sans doutes une tachycardie foudroyante qui attendait le toubib s’il continuait à cette cadence. Toutefois la fougue de la jeunesse ne lui laissa guère le temps d’y penser ; il fallait suivre Scana qui se dérobait déjà à ses occupations pour une boisson. Contrairement à sa collègue beaucoup plus jeune, Léonardus mit un peu plus de temps à sortir, il fallait s’assurer que personne ne s’inviterait dans le labo. Une fois les formalités réglées, le médecin rejoignit sa compatriote à l’extérieur.

-C'est donc de la que je viens.
-Ce monde vous accueillera à bras ouverts une fois que tout sera terminé.

Le docteur fit signe à Scana de le suivre, la cantine n’était pas très loin de l’armurerie pour des raisons pratiques ; en cas d’attaque il valait mieux qu’une source d’armement relativement conséquente soit à proximité pour réagir avec plus d’efficacité. Aussi, ils n’eurent qu’une trentaine de mètres à faire pour rallier le lieu de restauration de la base, le bâtiment ressemblait légèrement à l’une de ces oeuvres en préfabriqué qu’on utilisait pour le front, en beaucoup plus grand. En voyant le médecin chef, l’un des deux gardes de faction lui ouvrit la porte à lui et sa collègue ; une marque de respect et surtout de gratitude pour les efforts faits. A force de réparer les gens qui arrivaient à son chevet, Léonardus avait fini par être apprécié par assez de monde, en somme comme la plupart des médecins-chefs de la base.
Une lumière aveuglante illumina les deux Turiens un bref instant, le temps que leurs yeux s’habituent à la luminosité ambiante ; l’intérieur était dans les teintes gris blanc avec des touches de vert. L’ensemble formait un jeu de couleurs assez sobres mais ne plombait pas le moral des soldats avec des couleurs ternes. Comme tout self il y avait le classique table-banc qu’on trouvait partout, pour le reste les soldats se servaient eux-mêmes : des plateaux, assiettes et couverts étaient à disposition, chacun prenait ce qu’il voulait, les cuisiniers réapprovisionnant les bacs qui se vidaient.
Pour les plus impatients et les soifards il y avait un distributeur qui servait de la soupe et différentes boissons.

-C’est du vrai ce qu’il y a ici niveau boisson, nous ne sommes pas encore assez dans la cata pour carburer aux ersatz. Annonça Léonardus en se prenant un bon café bien chaud.

Prenant une petite gorgée, le Turien savoura un instant le liquide chaud couler le long de sa gorge. Ca lui donnerait un petit coup de fouet pour l’heure à venir.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mer 04 Mar 2015, 22:43
Scana était dehors et Leonardus arriva et répondit à sa remarqua précédente. ''Ce monde vous accueillera à bras ouverts une fois que tout sera terminé.'' La turienne était bien d'accord avec cela. Elle voulait revoir cette planète pour renouer avec ses origines. Il y avait plein de chose à voir. La famille les lieux de la région de ses origines, les activités et bien plus. Le docteur montra le chemin vers la destination de base, la cantine.

Naevus suivie. Une fois arrivé à destination. Seneca se prit un café et la turienne regarda dans le distributeur. Devant se dernier se trouvait un homme qui semblait être de la garde. La jeune armurière attendit derrière comme toute personne civilisée. L'homme devant regardait le distributeur et semblait indessi. Scana lui tapota sur l'épaule. ''Monsieur, je peux vous aider?'' Le turien se retourna et fit un sursaut. ''Toi'' En voyant le visage la turienne reconnue se type. C'était l'homme qu'elle avait remis en place à l'école de recrue. Le même qui l'avait surnommée la sauvage de Digeris. ''Je ne me souviens plus de votre nom demoiselle?''

Le turien ne semblait pas avoir retenu la leçon. Il montrait son sourire flatteur et regardait de haut en bas la jeune turienne. En plus de cela, c'était un fanatique de Palaven qui voyait les gens des colonies comme des sauvages. Scana se mit à la hauteur de sa tête et lui murmura. ''Je suis la sauvage de Digeris.'' Elle se retira avec un sourire carnassier et l'homme cessa son numéro de séduction. ''Tu verras. Je te montrerais qui dirige ici.'' L'homme partit sur ses mots.

Naevus se prit un soda et retourna vers Seneca. Elle voyait plus loin la table du dragueur et ces collègues qui pointaient Scana en parlant surement de chose quelle se moquait complètement. ''Vous avez déjà regardez l'équipe de Digeris sur Extranet? Mon père me les montraient régulièrement et j'avoue que c'est la partie que je connais le plus de cette planète.'' La jeune femme regardait Leonardus tout en buvant sa boisson espérant que les débiles du fond ne viennent pas pourir l'ambiance.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Sam 07 Mar 2015, 10:19
Il regardait la petite rixe verbale avec un enthousiasme non dissimulé en voyant Scana foutre une dérouillée orale à un dragueur malintentionné. Toutefois le Turien semblait décider à prendre sa revanche à un autre moment et ça, ça ne plaisait guère au médecin qui se voyait déjà refermer des blessures inutiles. Enfin, il pourrait toujours se rattraper sur les doses de morphine quand le rancunier aurait besoin de soins médicaux sans anesthésie, il regretterait amèrement de s’être mis à dos un toubib.
Restait à voir si l’individu pousserait le bouchon trop loin.
Léonardus surveilla d’un oeil la table de guignols avec le tombeur raté qui pointait Scana du doigt en parlant avec ses collègues. A cette distance le médecin ne pouvait rien entendre mais le sujet probable de la conversation ne lui inspirait rien qui vaille.

-Vous avez déjà regardez l'équipe de Digeris sur Extranet? Mon père me les montraient régulièrement et j'avoue que c'est la partie que je connais le plus de cette planète.

Le sport était toujours quelque chose de populaire, même s’il ne regardait pas trop il aimait bien voir Digéris faire front à ses rivaux des colonies autrement qu’en prenant les armes. Le docteur se gratta la tête un petit peu honteux de ne pas regarder plus souvent des représentants de sa colonie dans le monde du sport.

-Je ne suis pas un fan invétéré, mais bon, je les regarde quand ils sont en championnats. C’est toujours agréable de regarder un match après une journée de boulot. Après vous devez être beaucoup plus informée là-dessus que moi.

Le Turien reprit une gorgée de son café en jetant un nouveau coup d’oeil à la table des guignols ; toujours le même idiot qui ruminait sa rage et qui devait être en train de discuter avec les autres pour se venger. S’il avait une once d’intelligence il éviterait d’essayer le faire sous son nez, si sa position de médecin-chef ne lui laissait pas vraiment un grand pouvoir, Léonardus en avait toujours sur des engagés comme celui-ci.

-J’ai l’impression que ce n’est pas la première fois que vous voyez ce type. Il vous avait déjà posé des problèmes ?

Pour être déjà parti au front avec des escouades militaires quand il n’était que simple toubib, le Turien avait déjà vu ce que pouvait causer une méconnaissance des relations entre équipiers et plus généralement les effets dévastateurs de la discorde. Aussi le médecin préférait savoir qui détestait qui, histoire de moduler ses réponses en conséquence et éviter des malentendus qui pourraient être désastreux.
Surtout quand il y avait du prototypage à faire, les querelles pouvaient attendre.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Sam 07 Mar 2015, 11:32
La turienne buva une gorgée de sa boisson. ''Je ne suis pas un fan invétéré, mais bon, je les regarde quand ils sont en championnats. C’est toujours agréable de regarder un match après une journée de boulot. Après vous devez être beaucoup plus informée là-dessus que moi.'' Naevus n'était pas une grande connaisseuse. Le faite de savoir qu'elle ne serait pas mal vue pour son manque de renseignement la rassurait. La turienne cherchait des sujets sur lesquels s'attarder.

La température était bonne dans cette cantine. Scana commençait à se remettre de ses émotions. Les tremblements avaient cessés et elle était de bonne humeur. ''J’ai l’impression que ce n’est pas la première fois que vous voyez ce type. Il vous avait déjà posé des problèmes ?'' Naevus regarda Seneca. ''C'est plutôt bête comme histoire.'' Elle reprit une gorgé et partit dans ses souvenirs. ''A la fin de l'école de recrue, on était tous invités à un bal. Je n'étais pas dans mon élément. Etre en tenue près du corps et mise en valeur. C'est pas mon truc. J'avais mit ce genre de tenue pour faire plaisir à ma mère. Ce type se tapait toute les autres femmes.'' La turienne regarda le dragueur et revint à Leonardus. ''Il a essayé son coup avec moi.'' Scana afficha un sourire. ''C'était pitoyable, il fesait un copier, coller de se qu'il disait aux autres. Puis, il a posé ses mains sur moi pour me forcer à venir.'' La jeune femme baissa les yeux et referma sa bouteille. ''Je lui ai chopée les bourses et il c'est retrouvé à genou devant moi. Depuis là, il me surnommait la sauvage de Digeris.'' Le sourire de Naevus était complet.

L'équipe du fond s’excitait et les deux turiens civilisés continuaient leurs conversation. ''Pour lui, les gens qui viennent des colonies sont des sauvages. C'est pour ça que je ne l'aime pas de base.'' Scana avait des images qui lui revenait en tête. ''Le séducteur ne supporte pas qu'une femme lui résiste.'' La turienne contrôla son uniforme ainsi que la sécurité de son Carnifex de manière discrète. Elle était à l’affût d'une réponse de Leonardus. Mais elle gardais une partie de son attention sur le groupe.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Dim 08 Mar 2015, 09:51
Elle lui raconta comment ils s’étaient rencontré, comment il avait essayé de la draguer puis comment il s’était fait pulvériser les bijoux de famille quand le Turien avait voulu tenter la manière forte avec Scana. Intérieurement Léonardus notait qu’essayer de se frotter à sa subordonnée pouvait avoir des conséquences désastreuses sur son arbre généalogique. Au moins désormais le médecin était averti des risques.
Elle en était fière en plus.
Quant à ce bal, le docteur y avait déjà été pour fêter la fin des classes et évidemment Nicia avait dansé avec lui.
D’ailleurs le toubib remarquait que les deux se ressemblaient sur quelques points, enfin, sa femme restait la pire quant à la violence spontanée. S’il pouvait contenir son épouse, empêcher sa collègue moins âgée de se battre devrait être possible.

-Au moins vous vous êtes contenue jusqu’au bal. Ma compagne, elle, s’est battue dès le premier jour à l’armée, l’instructeur qui devait nous former à hurler en voyant la calamité dont il avait hérité.

Quelque part, dans les tréfonds de son esprit, ancré dans sa conscience, Léonardus se disait que c’était l’une des raisons qui l’avaient poussé à devenir médecin ; rafistoler Nicia qui ne passait pas un jour sans se bagarrer.
Le volume sonore se faisait légèrement plus intense du côté de la tablée d’abrutis qui devaient être en train d’exploser sur place. Scana vérifia brièvement son flingue et son armure, peur de se retrouver au milieu d’une rixe entre soldats ?

-Si ce type vous emmerde vous avez mon autorisation pour le cogner, il y a un ordre de priorité à respecter et je ne vais pas laisser un petit con orgueilleux vous mettre des bâtons dans les roues sous prétexte que vous l’avez recalé deux fois. Expliqua le médecin. Enfin, dans la mesure du possible essayez d’éviter de l’envoyer à l’hôpital, ils sont assez débordés comme ça. Plaisanta-t-il.

Le Turien reprit une gorgée de café avant de continuer sur un ton plus détendu.

-Après à la morgue, j’ai envie de dire pourquoi pas. Les sacs mortuaires ne sont pas vraiment utilisés ici, ça réconforterait un peu les logisticiens de savoir qu’ils ne les ont pas amené pour rien, en plus ça permettra à « monsieur le séducteur » de retourner sur sa planète adorée. Evitez quand même de tacher votre uniforme, le sang ça a du mal à partir.

Contrairement à d’autres il prenait relativement bien le cliché des colons vivants comme des sauvages, il fallait aussi avouer que le docteur mettait à mal la réputation de Palaven quand il entendait les clichés sur les habitants des colonies.
Il avait déjà rencontré des mercenaires qui portaient des couleurs sombres voire même du rouge pour mieux dissimuler l’hémoglobine qui n’avait pas voulue partir à la machine, mais c’était relativement rare de croiser des bourrins comme ça. Léonardus finit le reste de sa boisson avant de le tenir d’une main distraite, il faudrait qu’il le mette à la poubelle en partant. Les gobelets d’ici n’étaient pas biodégradables contrairement ceux fabriqués à Palaven.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Dim 08 Mar 2015, 18:40
Alors que les imbéciles s’excitaient. Seneca répondu à Naevus. ''Au moins vous vous êtes contenue jusqu’au bal. Ma compagne, elle, s’est battue dès le premier jour à l’armée, l’instructeur qui devait nous former à hurler en voyant la calamité dont il avait hérité.'' La turienne sourit et semblait être gentillement gênée. Leonardus avait une femme qui ne se laissait pas faire. Donc comme Scana. La jeune était curieuse de pouvoir rencontrer la femme du médecin.

Naevus regarda le soleil qui semblait ne plus être présent. ''Si ce type vous emmerde vous avez mon autorisation pour le cogner, il y a un ordre de priorité à respecter et je ne vais pas laisser un petit con orgueilleux vous mettre des bâtons dans les roues sous prétexte que vous l’avez recalé deux fois.'' Scana appréciait les discussions avec Leonardus. C'était la première fois qu'un supérieurs lui disait de casser la tronche à quelqu'un. ''Enfin, dans la mesure du possible essayez d’éviter de l’envoyer à l’hôpital, ils sont assez débordés comme ça. La femme repensa à la blague qu'elle avait racontée avec Venas. Elle pourrait faire les soins. Il faudrait justement pas avoir peur de souffrir. L'armurière finit sa bouteille.

Seneca finit son café. ''Après à la morgue, j’ai envie de dire pourquoi pas. Les sacs mortuaires ne sont pas vraiment utilisés ici, ça réconforterait un peu les logisticiens de savoir qu’ils ne les ont pas amené pour rien, en plus ça permettra à « monsieur le séducteur » de retourner sur sa planète adorée. Évitez quand même de tacher votre uniforme, le sang ça a du mal à partir.'' Naevus fit un clin d'oeil à son collègue.

Leonardus se leva et proposa d'aller à l'armurerie. Scana écrasa sa bouteille et le suivi. Elle s'arrêta à la sortie de la cantine. ''Je vais voir le menu pour se soir. Je vous rejoins.'' La turienne vu Seneca partir et se dirigea vers l'entrée de la cantine pour voir le panneau. Alors que Scana cherchait dans ses souvenirs le nom du plat noté. Elle sentit une présence derrière elle. La jeune femme n'eut pas le temps de ce tourne que la personne la plaque contre le mur. ''Tu refuse mes avances pour te tapez un supérieur?'' Naevus n'avait pas besoin de voir la tête du type. ''De quoi tu parles?'' L'homme semblait vexé. ''Je t'ai vu avec le toubib. Tu te caches derrière un médecin ou tu préféré les vieux.'' La turienne ne supportait pas cette situation. Etre dans l'impossibilité de riposter.

Scana sentit un manque inattention de la part de l'agresseur et inversa les rôles à l'aide d'une clef de bras. ''Je vois que tu n'as rien appris et que tu es lâche.'' Le dragueur semblait s'exciter et Naevus augmenta la pression dans sa clef pour le calmer. ''Lâche moi ou je te le fais regretter.'' La turienne posa son pied derrière le mollet de la victime. ''Tu vas te calmer oui.'' Le turien était à genou ventre contre le mur et complètement maîtrisé. ''Tu me crains? Tu fais tes trucs pour me maîtriser. Mais aux fonds, tu as peur de moi.'' Scana maintenu la pression et se rapprocha du turien pour lui murmurer à côté de la tête. ''Je sais que tu déteste manquer de contrôle sur une femme. Alors, je vais faire simple. La prochaine fois que tu essaye se genre d'agression. Je ne me générée pas de te frapper assez fort pour te priver de tes bourses.'' Le dragueur ne semblait pas vraiment écouter. ''La prochaine fois tu seras dans mes quartiers.''

Le chef de la logistique passa au même instant dans le couloir et vu la scène. ''Hey les jeunes, vous pourriez aller dans vos quartiers pour ça.'' Naevus compris le mal entendu. ''Il a voulu m'agresser et je l'ai maîtrisé.'' L'homme regarda le turien maîtrise. ''Harek, c'est pour elle que tu as pris la commande de hier? Elle semblait déjà avoir asser d'énergie comme ça.'' Le maitriser regarda le gradé. ''J'ai rien pris pour ça.'' La turienne posa sa main gauche sur son front en continuant de maîtriser Harek. ''Alors demoiselle, il n'a pas trop de peine à suivre cette grande gueule.'' L'autre répondit. ''Vous savez elle est vraiment difficile à suivre. Mais elle ne pourrait pas se passer de moi.'' Sur ces mots la femme resserra le point de pression de Harek qui se mit à gémir de douleur. Le logisticien regarda les deux jeunes. ''Alors la gamin, je pensais pas que tu aimais ce style de relation.'' Scana fixa le logisticien. ''De quoi parler vous? Je sors pas avec se type. C'est juste un gros pervers. Et une grande gueule comme vous dites.'' Harek usa de son autre bras et du faites que Naevus était posée sur lui pour profiter. ''Je suis pas un pervers...'' L'armurière gifla sa victime et le lâcha.

La turienne s'éloigna, le dragueur avait encore mal à son poignet et le logisticien regardait les deux jeunes. ''Ah. Je vois que le petit Harek à voulu se mesure à une femme de Digeris.'' L'homme avait reconnu les peintures. Harek cherchait à se relever et Naevus voulait régler cette faute de compréhension. ''Ne vous inquiètez pas jeune fille. Je peux comprendre que d'avoir Harek ne doit être difficile.'' Le logisticien sourit et la turienne s'énervait. ''Je ne suis pas avec lui.'' L'homme décida de ne pas s'en mêler et de les laisser dans leurs affaires.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mar 10 Mar 2015, 17:49
-Je vais voir le menu pour se soir. Je vous rejoins.

Le Turien hocha la tête en reprenant sa route, Scana s’intéressait donc à ce qui allait lui remplir la panse ce soir. Grand bien lui fasse, Léonardus n’avait aucun grief à ce qu’une de ses compatriotes s’attarde un instant à regarder le menu. Le médecin retourna à l’armurerie en ignorant totalement que derrière lui sa subordonnée était persécutée puis persécutrice, il regarda un instant le ciel en passant par l’extérieur avant de retourner au labo. Un mauvais pressentiment le transperça à son instant précis ; sa collègue allait avoir du mal à rentrer si elle ne connaissait pas le code et comme le marquer sur un post-it devant la porte était dangereux, le docteur prit un tabouret qui traînait par là et le posa en travers de la porte de manière à ce qu’elle reste ouverte.
Le toubib se pencha sur l’armure en se grattant la tête ; la mécanique n’était absolument pas son domaine de prédilection et le simple fait de voir l’engin comme ça lui donnait des vertiges. Surtout quand ladite chose faisait partie d’un ensemble ; en plus d’une protection standard avec bouclier d’énergie il y avait aussi une combinaison interne qui se rigidifiait au point d’impact à base de nanoparticules si ses souvenirs étaient bons et d’une ghillie qui permettait une très courte invisibilité dans le noir.
Incontestablement il se sentait plus utile avec les produits chimiques et la balistique que la fabrication et la manipulation de métaux. Si Léonardus devait se mettre en colère ce serait sur un motif ; sa nullité affligeante avec les armures.
La porte blindée grinça, instinctivement le Turien tourna la tête pour apercevoir une Scana différente.
Il s’était passé quelque chose, le médecin le devinait et ça se lisait sur son regard que le docteur voyait que quelque chose clochait chez sa collègue.
A vrai dire, le toubib se doutait qui était derrière ce changement d’état mais il lui fallait une preuve ou même simplement un murmure d’approbation de sa subordonnée pour qu’il règle un problème qu’il aurait déjà dû résoudre depuis un bout de temps. Il aurait dû agir dès le début, détruire le problème dans l'oeuf mais comme un con il avait préféré boire son café en admirant la rixe verbale entre Scana et l'autre déchet.

-Il s’est passé quelque chose ?

Evidemment que Léonardus avait un doute sur la nature de l’incident, mais il préférait rester vague ; si Scana répondait à l’affirmative le médecin agirait en conséquence, sinon il insisterait un petit plus et laisserait tomber. Toutefois dans les deux cas il garderait un oeil sur la Turienne.
Hors de question qu’il se laisse marcher dessus, le docteur agirait, ne serait-ce que pour lutter contre ce sentiment d’impuissance à chaque fois qu’il assistait à une injustice où échouait à sauver un soldat. En voyant Scana ainsi Léonardus se sentait à nouveau ronger par cette sensation infâme qui lui donnait de hurler de rage, toutefois rien ne sortait si ce n’était une mine légèrement soupçonneuse, voire même un brin agacé par la cause de ce changement d’humeur.
Il détestait qu'on touche à ses hommes, encore plus quand c'était un autre soldat qui se croyait tout permis.

-Non, rien pourquoi cette question?

Elle était tendue et même si elle le cachait son stress ressortait dans certains gestes, il n'avait pas eu le temps d'analyser en détail la psyché de la Turienne mais certains signes ne trompaient pas et étaient universels aux soldats Turiens. Lui-même n'hésitait pas à cogner un sac de sable à la salle de sport

-J'en ai trop vu pour être dupe.

Il l'avait lancé d'une façon qu'il n'aurait jamais imaginée. Même si l'air blasé était dedans comme prévu, une sorte de haine fragile, qu'on distinguait à peine mais qu'une fois reconnue ne faisait aucun doute. On pouvait interpréter beaucoup plus qu'une simple affirmation lancée par un médecin blasé.

J'en ai trop vu pour être dupe, je vais lui casser la gueule!

Intérieurement, c'était ce qu'aurait bien voulu affirmer Léonardus.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mar 10 Mar 2015, 21:44

L'odeur des cuisines commença à apparaître dans les couloir et Harek gisait dans le couloir. Scana recula et se prépara à partir. ''La prochaine fois se sera dans mon lit.'' Le turien sourit. ''Fais toi toutes les idées que tu veux. Je n'y serais jamais.'' La turienne se retourna et partit en direction de l'armurerie.

Une fois arrivée, elle vit le tabouret pour bloquer la porte. ''Il faudrait que j'apprenne le mot de passe.'' L’armurière ouvrit la porte avec peine. Elle était encore énervée de la rencontre avec le dragueur frustré. Naturellement Naevus était encore sous l'effet de la colère et de l'adrénaline. Leonardus la regarda rentrée. ''Il s’est passé quelque chose ?'' Avec cette question Scana sentit le stress monté. ''Non, rien pourquoi cette question?'' La turienne avait répondue ça par automatisme. Elle ne voulait pas que quelqu'un se mêle de cette histoire. Elle avait décidée d'en faire une affaire personnelle. La jeune femme tapait du pied nerveusement et n'arrivait pas à fixer du regard Seneca. Il était fixé vers le sol et pour finir, elle ne pouvait pas rester tranquille.

Le docteur la fixa. ''J'en ai trop vu pour être dupe.'' Scana leva les yeux et fixa ceux de Leonardus. Il y avait de la colère et de la surprise chez la fille. Quand à l'homme de la colère et un certain ras le bol. ''Et quoi alors, vous me pensez pas capable de me débrouiller?'' La turienne haussa le ton. ''Je suis capable de casser la gueule à ce type. Je pourrais même le tuer ou le paralyser à vie.'' Son père lui avait appris différentes techniques de self défense et autre combat enseigné à l'école de recrue.

Scana avait appris de sa mère qu'il fallait laisser trois chances à une personne. Naevus était une fille gentille et calme qui n'avait rien de dangereuse au premier regard. Une fois la bête réveillée. Elle était capable d'imaginer les pires choses possibles pour une douleur lente et forte. ''Je crois même que j'ai trop forcée sur son poignet. Il est possible que vous le retrouviez en infirmerie demain.'' En y réfléchissant la main de l'homme avait un belle hématome qui commençait à apparaître et de plus, la gifle l'avait aussi marqué.

L'armurière partit vers le stand de tir. La turienne sortit son Carnifex et mit en route le stand. Scana tirait comme ci elle était sur le champ de bataille et cela ce voyait dans son regard. Elle envoya tout ses tirs dans les têtes et vidait les chargeurs sans les compter.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mer 11 Mar 2015, 15:18
-Et quoi alors, vous me pensez pas capable de me débrouiller? Je suis capable de casser la gueule à ce type. Je pourrais même le tuer ou le paralyser à vie. Je crois même que j'ai trop forcée sur son poignet. Il est possible que vous le retrouviez en infirmerie demain.

Scana venait de lui exploser dessus et pendant tout ce temps il était resté en place sans bouger comme une algue au fond d’un étang. Léonardus regarda bouche bée sa subordonnée s’en aller, en la voyant passer la porte le Turien se décida à la suivre ; elle n’allait quand même pas retourner finir le travail ? Elle ne l’avait tout de même pas prise au mot quand il lui avait insinué de le tuer, si ?
Sa collègue avait dégainé son carniflex et se dirigeait vers le stand de tir, juste à côté de l’armurerie, voilà qui rassurait le médecin qui resta un instant à l’entrée du champ de tir. En effet, la caporale se défoulait comme une folle en alignant toutes les cibles qui lui passaient sous la main et vidait toutes ses cartouches thermiques avec rage.
Il avait déjà connu ça ; frapper quelqu’un et avoir la sensation de ne pas être aller jusqu’au bout, avec la montée d’adrénaline qui semblait rester, comme si le corps lui-même intimait à la conscience de terminer le travail.
Le médecin se rapprocha de Scana, des explications s’imposaient.

-Je vous sais capable de vous débrouiller, sinon je ne vous aurais pas laissé le droit de le démolir. Commença calmement Léonardus.

Sa rage était retombée avec l’accès de rage de sa subordonnée.

-J’ai connu ce que vous devez ressentir, ne vous laissez pas ronger par ce type comme j’ai pu l’être avant.

C’était son passé qui était en train de lui ressurgir à la figure quand il parlait de ça, ça ne l’empêchait pas de garder son self-contrôle mais on sentait clairement par le timbre de sa voix que le médecin avait déjà connu ce genre de choses. Ce n’était pas juste un mensonge pour mieux conforter Scana dans son choix.

-Dites-moi son nom et j’enfoncerais le clou à l’infirmerie. J’en aurais de toute façon besoin s’il faut que je remplisse des papiers sur l’altercation que vous avez eue et je préfère encore savoir à qui j’ai affaire.

Ils étaient dans le même bateau ; quand quelqu’un était dégradé la honte revenait à celui qui l’avait promu. L’altercation entre les deux jeunes était de la même nature ; ils étaient tous les deux sous les ordres de quelqu’un et le déshonneur reviendrait à celui qui n’aurait pas su contrôler son subordonné.
Mais elle pouvait interpréter sa phrase autrement ; une tentative d’aide et par la même occasion une preuve à ses yeux qu’il n’avait pas confiance en elle pour mettre une dérouiller à un dragueur trop insistant.

-J’ai confiance en vous, mais il faut que vous contrôliez votre force et sachiez où vous arrêter. Léonardus continua sur le ton de la confidence, ce qu'il allait dire était tout sauf ce qu'un officier médecin devait dire. Il y a une différence entre briser un poignet dans un couloir, même par légitime défense, et en briser un autre sur un ring.
S’il est blessé et qu’il parle votre carrière en pâtira, de ce que j’ai pu voir vous avez du potentiel alors ne le compromettez pas. L'administration médicale est une machine qu'on n'arrête pas une fois qu'elle est lancée, je suis officier, pas magicien et je ne pourrais pas faire grand chose s'il décide de se venger en vous dénonçant.
Nous avons de l'honneur mais si nous en avions tous nous n'aurions pas besoin de bagnes.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mer 11 Mar 2015, 16:44
Les cartouches qui étaient posées sur le stand avaient toutes étées tirées par Scana. Le médecin c'était approché de la jeune femme. ''Je vous sais capable de vous débrouiller, sinon je ne vous aurais pas laissé le droit de le démolir. J’ai connu ce que vous devez ressentir, ne vous laissez pas ronger par ce type comme j’ai pu l’être avant.'' La turienne reprenait ses esprits et comprenait que Leonardus essayait de la résonner. Néanmoins dans sa voix on pouvait entendre que ce n'était pas des mensonges. Il était donc honnête.

Le turien reprit. ''Dites-moi son nom et j’enfoncerais le clou à l’infirmerie. J’en aurais de toute façon besoin s’il faut que je remplisse des papiers sur l’altercation que vous avez eue et je préfère encore savoir à qui j’ai affaire.'' Naevus commença à réfléchir aux conséquences de son acte. ''J’ai confiance en vous, mais il faut que vous contrôliez votre force et sachiez où vous arrêter. Il y a une différence entre briser un poignet dans un couloir, même par légitime défense, et en briser un autre sur un ring.'' Malheureusement, elle n'avait pas sue doser sa force. Mais pour sa défense, c'était par légitime défense. Elle donnait raison à Leonardus.

La turienne ouvrit son Carnifex et écoutait Seneca. ''S’il est blessé et qu’il parle votre carrière en pâtira, de ce que j’ai pu voir vous avez du potentiel alors ne le compromettez pas. L'administration médicale est une machine qu'on n'arrête pas une fois qu'elle est lancée, je suis officier, pas magicien et je ne pourrais pas faire grand chose s'il décide de se venger en vous dénonçant.'' Scana sentit une sueur froide lui traverser le dos. Elle se posa la question sur les conséquences que pourrait avoir cette histoire sur sa carrière.

Naevus posa son arme sur le stand. ''Nous avons de l'honneur mais si nous en avions tous nous n'aurions pas besoin de bagnes.'' Elle n'avait pas compris la totalité de l'expression. ''Justement, pourquoi certain peuvent ce permettre de ce comporter ainsi?'' La turienne remonta son arme et la rangea. ''Je suis dégoûtée. La vie est elle injuste tout le temps? Je fais mon devoir, je me comporte de manière à ne pas empiéter sur un autre et la seule fois où je me défends, je suis menacée?'' La turienne regarda le sol, puis fixa Seneca. ''Il s'appel Harek et semble être de la logistique.'' La jeune femme repensa à la scène. ''Un homme nous a vu en pleine altercation et je le maîtrisais à se moment. La seule réaction de l'imbécile était de faire croire que je sortais avec lui.'' Scana réfléchissait.'' J'ai peut être encore une chance. Il a une trop grande fierté pour avouer que je lui ai fais mal.'' Et comme à son habitude, elle partit vers l'armure et écoutait la réponse de Leonardus.
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MessageSujet: Re: L’acier, gardien des chairs    Mer 11 Mar 2015, 18:07
-Justement, pourquoi certain peuvent ce permettre de ce comporter ainsi? Je suis dégoûtée. La vie est elle injuste tout le temps? Je fais mon devoir, je me comporte de manière à ne pas empiéter sur un autre et la seule fois où je me défends, je suis menacée? Il s'appel Harek et semble être de la logistique. Un homme nous a vu en pleine altercation et je le maîtrisais à se moment. La seule réaction de l'imbécile était de faire croire que je sortais avec lui. J'ai peut être encore une chance. Il a une trop grande fierté pour avouer que je lui ai fais mal.

Scana avait touché droit au but, pile là où elle pouvait titiller l’égo du Turien qui désormais avait aussi envie de se révolter contre le destin. Pourtant Léonardus ne pouvait plus faire grand-chose pour lui-même, s’il agirait ce serait pour sa subordonnée qui avait encore des galons à gagner.
C’était un médecin militaire et si le docteur avait rempilé c’était pour aider ses camarades, ne pas agir pour sa collègue serait contraire à ses valeurs et son travail. Sa conscience tout entière voulait aider la Turienne, son bon sens aussi. Le toubib activa son omnitech et envoya un message à l’un de ses collègues urgentiste ; Vougus Bravus, plus jeune mais relativement ambitieux.

Préviens-moi quand t’auras un Harek de la logistique à l’hôpital.
ok


-Je vous garantis qu’il ne s’en sortira pas comme ça, c’est une promesse.

Aussi bien à lui qu’à elle ; la logistique était étroitement liée au corps médical et comme la discussion de tout à l’heure l’avait confirmé les problèmes entre les entités étaient réguliers même s’ils n’affectaient généralement pas trop les relations générales entre les membres des deux corps. En général la plupart des voleurs de matériel étaient des logisticiens qui prenaient pour la contrebande où usage personnel.


***

Le reste de l’après-midi passa relativement vite ; le boulot sur l’armure progressait plus rapidement que l’aurait pensé Léonardus. Au bout du compte le prototype semblait prometteur contrairement aux autres qui vieillissaient dans la réserve. Bientôt se poserait la question du devenir de ses autres modèles, trop chers où trop particuliers pour pouvoir exister. Mais plus l’horloge tournait plus les discussions se rapprochaient d’un sujet qui tenait à coeur la paire ; ce qui allait leur remplir l’estomac.
Au final les deux Turiens décidèrent de laisser de côté leur travail pour aller à la cantine, encore une fois ils passèrent à l’extérieur, cette fois-ci le ciel était bien sombre et des projecteurs balayaient le ciel à la recherche d’une quelconque menace. Les spots lumineux éclairaient la base comme en plein jour, seules quelques zones d’ombre entre les bâtiments restaient dans l’obscurité.
Contrairement à tout à l’heure, le lieu de restauration était noir de monde, beaucoup de tables étaient prises, les distributeurs de boissons n’étaient pas épargnés par la queue mais chacun sachant ce qu’il voulait cela restait un minimum fluide.

-Je vous avais dit que je n’aimais pas la foule ?
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