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 La guerre ne change jamais

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De Sang et d'Acier
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MessageSujet: Re: La guerre ne change jamais   Dim 29 Mar 2015, 15:36


    Dire qu'il y a quelques heures ils étaient prêts à se sauter à la gorge... Maintenant, les deux militaires étaient en train de se câliner sur le canapé. Comme quoi, les choses pouvaient vite changer. En tout cas, c'était agréable pour la femme. La proximité d'un autre être vivant lui faisait du bien dans ces heures sombres. Pour l'humain aussi, sembla-t-il. Il profita de ce moment pour lui voler un baiser, embrassant sans doute à la façon des humains. Etrange, mais pas désagréable. Il tenta de se relever; Ravilla le laissa faire, se poussant un peu pour que cela soit plus facile pour lui.

    - Mmmmh, j’espère que pleurer t’a fait du bien. Sache que même si je suis maladroit et que je semble être aussi compatissant qu’un Krogan, ça n’empêche pas que je suis là pour toi si tu as besoin, de pleurer ou de parler. Et si tu veux autre chose, n’hésite pas, fais comme chez toi.

    La turienne ne put s'empêcher de rire un peu, les larmes désormais passées. Se rendait-il compte de ce qu'il venait de dire? Si non, la phrase était on ne peut plus tendancieuse. Dans un autre contexte, à une autre époque... Cela aurait peut-être été possible. Pas là. Pas alors qu'elle portait encore le deuil de son frère. Et quand bien même elle l'appréciait assez pour pouvoir l'imaginer, ils restaient encore des inconnus l'un envers l'autre. Ce n'était pas vraiment son genre de se montrer aussi... "ronronnante" si rapidement. Il comprendrait sûrement.
    Dans un premier temps, elle lui caressa la joue, le regardant droit dans les yeux. On pouvait voir qu'elle était encore triste. Mais ça allait mieux. Un peu en tout cas.

    - Oui, merci. C'est gentil de ta part. Je...

    Une sonnerie l'interrompit. Vive, elle se redressa, plaquant d'une main l'humain sur le canapé. Il ne fallait pas être magicien pour comprendre qu'elle était gênée alors que, sur son omnitech, l'image de Naerys apparaissait. Si la soldate réussit à retenir une grimace, sa nervosité était bien visible. Sa poigne était assez forte pour empêcher Adrien de trop se relever mais pas trop pour l'immobiliser totalement. Il ne s'agissait pas là de réduire ses gestes, mais plutôt de lui faire comprendre qu'elle préférait qu'il évite de passer dans le champ de la caméra. Pour plusieurs raisons. Sans doute.

    - Ravilla, enfin je.... te dérange?

    La plus âgée avait coupée sa phrase en plein milieu, semblant interloquée. Elle examina la franc-tireuse de haut en bas, dans la limite de ce que l'appareil lui permettait de voir. La plus jeune fit mine de rien. Pourtant, elle savait très bien que Naerys avait un sens de l'observation plutôt poussée. Et qu'elle était en train de chercher à identifier le décors qui était derrière elle. Trop observatrice, même. Malgré ses effort pour se retenir, le cliquètement de ses mandibules trahissait son léger malaise. Si l'autre femme ne sembla pas le relever, elle sembla sourciller un court instant. Merde. Elle semblait avoir un millier d'hypothèses derrière la tête. Dont beaucoup qui seraient difficile à contredire.

    - Non. Pas du tout. Qu'est-ce qui se passe?

    Techniquement, ce n'était pas faux. Il ne se passait rien de particulier et elle n'interrompait rien de particulier. Ce n'est pas comme s'il s'était passé autre chose qu'une balane discussion entre Annaz et elle. Enfin, à part un tout petit peu avant. Bref, elle n'avait pas à le savoir.

    - Je voulais juste avoir des nouvelles. Nous n'arrivions pas à te joindre depuis hier, et comme tu n'es pas rentré hier... Je vais te laisser tranquille en tout cas. A tout à l'heure.

    Et elle raccrocha après un petit geste. Si l'échange avait semblé banal pour un point de vu extérieur, la discussion entre les deux turiennes pouvait se résumer d'une autre façon. A savoir "D'accord, tu es avec quelqu'un, hein? Tu me raconteras ça dès que je réussis à te mettre la main dessus. Et inutile de nier, je te connais". Bref, inutile de dire que l'intéressée ne savait plus trop ou se mettre. Elle relâcha l'humain, lui adressant un petit sourire.

    - Une amie. Ils s'inquiétaient. Je suis désolée, je crois que je vais devoir te laisser. Il faut que je repasse au vaisseau. Et que je me change. Pleins de trucs à faire. Ahem..

    Se relevant, Aper fit mine d'épousseter ses vêtements et de les remettre bien. Un simple signe de nervosité. Elle fit quelques pas vers la porte avant de se retourner.

    - On se voit ce soir? Rendez-vous devant le bar, n'oublie pas. Je t'attendrais.

    Sur ses mots, elle le laissa pour rejoindre l'extérieur. Il lui fallut un bon moment pour rejoindre le port et le Karvy et autant de temps pour répondre aux membres de son équipe qui lui demandèrent des nouvelles. Mais au moins il lui resta assez de temps pour se préparer un minimum. Pour polir son armure aussi. Et vérifier une partie de ses armes. En gros, histoire de faire tout ce qu'elle pouvait pour passer le stress ainsi que l'attente.


    Quelques heures après, devant le bar Venerae





    Pour la troisième fois en moins de dix minutes, Aper vérifia l'heure sur son appareil. Elle était venu en avance, elle le savait. Un peu plus d'un quart d'heure en tout cas. Pour tromper l'ennui, elle avait fait rapidement le tour des rues alentour, afin de regarder ce qui s'offraient à eux comme activité en tout genre. Pour voir aussi si Léonardus et Adrien n'arrivaient pas, à tout hasard. En tout cas, si ses recherches furent fructueuses en termes d'établissements, elle ne trouva aucune trace de ses comparses. Et elle n'avait pris que cinq minutes pour faire ça. Donc, voilà dix minutes qu'elle attendait, bras croisés, non loin de l'entrée du Venerae. Elle n'avait pas particulièrement envie de se trouver à proximité. Cependant, étant donné que l'endroit était connu des trois, c'était le seul point de rendez-vous qu'elle avait trouvé. Toutefois, rien que l'entrée suffisait à la faire frissonner. Déjà parce que comme beaucoup d'endroits sur la Citadelle, elle y voyait un écho de l'annonce de la mort de son frère. Ensuite, parce qu'elle s'y était rendue ridicule et craignait quelque peu qu'on la reconnaisse. Qu'elle ait failli y passer aussi était par contre accessoire.
    Le temps passa. Nerveuse, elle griffa légèrement son pantalon. Elle était venue en habits sobres mais propres. Ce n'était pas le genre de soirée qui demanderait des vêtements un minimum classe ou quoique ce soit. Et tant mieux. Notre turienne avait une sainte horreur des robes.

    Quoiqu'il en soit, elle attendait.







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MessageSujet: Re: La guerre ne change jamais   Mar 31 Mar 2015, 20:43
La Citadelle récupérait doucement, les commerces étaient pour la plupart ouverts en cette soirée qui présageait une bonne nuit ; un rendez-vous avec une trompe-la-mort et un soldat. Quoi de mieux pour bien démarrer la soirée ? Après tout ce qui lui était arrivé dans sa carrière ce n’était pas une sortie qui lui faisait peur et quel que soit le contenue de la soirée ce ne serait pas pire que d’opérer quelqu’un. Le rendez-vous était près du Venerae, drôle de choix ils auraient pu aviser par extranet et se retrouver devant un stand de tir où une boîte de nuit, mais bon c’était le cadet de ses considérations.
L’atmosphère ambiante était déjà moins lourde que juste après l’attaque, les gens commençaient à vaquer à leurs occupations, à oublier ce qui s’était passé même si l’évènement resterait l’une des rares cicatrices de la citadelle. Léonardus chercha du regard Ravilla dans la foule avant de la trouver un peu à l’écart du bar qui avait failli la tuer, sans doutes qu’elle ne voulait pas qu’on la reconnaisse ; il était un petit peu en avance, à cinq minutes près. Aussi, pour éviter d’attirer l’attention sur la paire de Turiens, le médecin salua sa compatriote quand il fût à quelques mètres, histoire d’éviter de la remettre sous le feu des projecteurs.

-Rebonjour, vous avez décidé d’un programme pour la soirée ?

Direct et simple, le docteur ne s’était pas vraiment fatigué à réfléchir aux activités qu’ils pourraient faire, de toute façon le toubib ne ferait pas la fine bouche ; aucune idée précise de comment il allait finir la soirée. De toute façon elle ne pouvait qu’être mieux que le reste de la journée, Léonardus avait beau aimer son travail, découper des gens à longueur de temps devenait fatiguant pour le moral. Ravilla, elle devait expérimenter un autre type de douleur sentimentale pour s’être détruite à l’alcool, mais bon, il n’était pas psy et le médecin ne se permettrait pas de s’introduire dans l’esprit de la Turienne. Chacun ses ennuis et malgré tout ce qu’il pouvait dire ; c’était un océan de bêtise quand il devait réconforter quelqu’un.
Alors réconforter quelqu’un alors que la situation ne l’y obligeait pas, tant mieux ; c’était à la fois de la lâcheté et de la prudence.
Alors que le docteur allait ouvrir la bouche pour prononcer une idée qui venait de lui arriver à la tête, le Turien aperçu l’humain venir au loin.

-Hm, je crois que votre bienfaiteur est là.

La soirée s’annonçait bien ; personne n’était en retard.
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MessageSujet: Re: La guerre ne change jamais   Mer 01 Avr 2015, 20:00


Oui, Adrien savait qu’il avait encore été subtil et adroit comme souvent ces dernières heures. Il s’en était bien évidemment rendu compte une fois les mots sortis de sa bouche, et ne pouvait guère les ravaler. Bon sang, ‘’si tu veux autre chose, n’hésite pas’’… Pouvait-on faire moins délicat que ça ? Sans doute, mais là, sur le coup, il ne voyait franchement pas comment c’était possible. Il s’attendait à ce que la Turienne prenne la mouche, ou au moins, réagisse de manière… Et bien, agressive, ce qui pour le coup serait compréhensible. A la place de quoi, elle eu un petit rire, mais cette fois, pas moqueur. Le rire de quelqu’un de triste, mais qui vient d’entendre une bonne blague. Un rire très agréable aux oreilles d’Annaz. Pas de hurlements, bien au contraire. Le regardant droit dans les yeux, la Turienne caressa la joue d’Adrien, une sensation très agréable pour l’Humain. Aper semblait toujours aussi triste, mais non plus dévastée. Elle avait un peu remontée la pente.

- Oui, merci. C'est gentil de ta part. Je...

La Turienne n’alla pas jusqu’au bout de sa phrase. Une sonnerie l’interrompit, empêchant Adrien de connaitre la fin de sa phrase. A la place, il se retrouva plaqué sur le canapé, la main de la militaire appuyée sur sa poitrine. La sonnerie venait de son Omni-Tech, et était le signal qu’elle recevait un appel vidéo. Le temps pour la Turienne de se composer un visage à peu près neutre (et c’était un semi échec), une voix s’élève de l’appareil. Adrien ne pouvait pas voir le visage de l’interlocutrice d’Aper depuis sa position, mais celle-ci ne semblait pas dupe de l’état de la Turienne.

- Ravilla, enfin je.... te dérange?

Est-ce qu’il fallait vraiment répondre à cette question ? C’était évident. Adrien était hors du champ de vision de la correspondante, toujours sous la poigne d’Aper. Il aurait pu s’en échapper s’il l’avait voulu, déjà parce qu’il avait été mis au sol plus d’une fois, ensuite parce que la Turienne n’appuyait pas vraiment. Elle se contentait de lui demander implicitement de ne pas se montrer. Ce qu’il fit, comprenant pourquoi elle ne voulait pas le dévoiler.

- Non. Pas du tout. Qu'est-ce qui se passe?

- Je voulais juste avoir des nouvelles. Nous n'arrivions pas à te joindre depuis hier, et comme tu n'es pas rentré hier... Je vais te laisser tranquille en tout cas. A tout à l'heure.

Fin de la conversation. Celle-ci avait durée à peine une minute, mais Adrien savait qu’il y avait eu bien plus d’informations échangées que de paroles. Enfin, pas difficile de le deviner. L’interlocutrice d’Aper avait fait preuve de plus de tact qu’Adrien en temps normal, laissant croire qu’elle ne se doutait pas que quelque chose clochait. Quand à savoir ce qu’elle avait deviné, c’était autre chose. La Turienne relâcha la pression sur la poitrine d’Annaz, lui permettant de se redresse, puis lui adressa un petit sourire.

- Une amie. Ils s'inquiétaient. Je suis désolée, je crois que je vais devoir te laisser. Il faut que je repasse au vaisseau. Et que je me change. Pleins de trucs à faire. Ahem..

La Turienne se releva et épousseta ses vêtements en les remettants en ordre. Sans être un professionnel de l’habillement, Adrien doutait que ses vêtements aient vraiment besoin d’être époussetées. Un signe de nervosité ? Sans doute, vu la démarche tendue de la Turienne. A quelques pas de la porte, celle-ci se retourna avant d’adresser une dernière fois la parole à Adrien et de sortir.

- On se voit ce soir? Rendez-vous devant le bar, n'oublie pas. Je t'attendrais.

Adrien se retrouva seul dans son appartement, assis sur son canapé, et encore un peu… Étourdi, après ces quelques minutes. La Turienne venait de l’abandonner sans sommation, sous des prétextes bateau, et de le laisser en plan. Il ne lui en voulait pas, bien sûr. Pas trop en tout cas. Il comprenait ses réticences, et son départ précipité. Malgré tout, il avait espère un départ moins brutale. Mais bon. Dans tout les cas, ils se reverraient au restaurant, en compagnie du médecin. Se levant du canapé, Adrien débarrassa les verres utilisés et se dirigea vers la salle de bain. Il avait besoin d’une douche. Froide, sans doute. Ensuite, il se préparerait pour la soirée.





Le soir était venu, et Adrien était dans le taxi en direction du bar Venerae. Non pas qu’il veuille se saouler avant le restaurant, il s’agissait simplement de leur point de chute avant de se rendre audit restaurant. Étant donné qu’il s’agissait du seul lieu dont ils connaissaient avec précision la localisation, hormis l’hôpital où travaillait le médecin Turien, bien sûr. Mais ça faisait mauvais genre de se donner rendez-vous devant un hôpital. Un peu glauque. Bref, Adrien était dans le taxi, à maintenant quelques minutes d’arriver au bar. Il était encore dans les temps, même s’il avait plus de retard que ce qu’il voulait. Un message urgent à répondre, plus de temps pris pour le faire, et voila comment on rate le créneau horaire.

Habillé de manière un peu plus ‘’classe’’ que d’habitude, Adrien n’était pas non plus en costume cravate. Il s’était dit que pour un diner au restaurant, il ferait mieux d’être présentable, et avait opté pour des habits qu’il portait habituellement pour les soirées entre amis. Le genre de soirées qu’il faisait surtout avant la guerre. Il avait aussi pris la décision de faire comme si de rien ne s’était passé avec la Turienne, du moins pour la soirée. Il n’avait pas envie d’imposer au médecin une scène si Aper avait décidé de faire l’innocente aussi. Un repas calme, sans sous-entendu. Voila ce à quoi il espérait. Peut-être essayerai-il de voir la Turienne en privée à la fin du repas, ou peut-être pas. Tout dépendra du déroulement du repas.

Ayant payé le taxi, il s’approcha du bar Venerae. Comme il s’en doutait, il était le dernier à arriver, les deux Turiens étant déjà devant les portes en train de discuter. Les deux étaient habillés de manière sobre, adapté à un diner. Adrien ne détonnerait pas au milieu, hormis si on prenait en compte qu’il s’agissait du seul Humain du trio. Détail. S’approchant du duo, il constata qu’il avait été remarqué par le médecin.

« Bonsoir, désolé du retard. Je n’ai pas vu l’heure. Tout le monde va bien ? Vous vous êtes décidés du lieu où nous nous rendions pendant que je n’étais pas là ? »

Il s’avéra que oui. La Turienne avait réservé une table au ‘’Carmen’’, un restaurant non loin d’ici. Adrien ne connaissait pas, mais il ne pouvait pas non plus se targuer de connaitre tous les restaurants de la Citadelle. Le groupe se dirigea donc en direction du Carmen, qui se trouvait à une dizaine de minutes du bar Venerae. Ils y seraient donc rapidement. Le groupe discuta de tout et de rien sur le chemin, et entre autre de la journée du Turien. Annaz comme Aper allaient sans doute éviter de parler de leurs journées respectives. La conversation se fixa donc sur la journée sanglante du médecin, un moyen efficace pour ne pas s’ouvrir l’appétit trop tôt. Ce qui était sûr, c’est qu’Adrien ne prendrait pas de tripes au diner ce soir.

Une serveuse les emmena à la table réservée au nom d’Aper. Prévue pour quatre personnes, ils avaient donc largement la place pour s’installer. Installée au fond de la salle, ils étaient au calme, peu de gens passaient près d’eux hormis les serveurs et serveuses pour apporter les plats. Adrien s’installa sur la chaise la plus collée au mur, laissant aux deux Turiens le soin de choisir leur place. Quelques minutes plus tard, un serveur Galarien leur apporta la carte et les laissa choisir leur repas. Adrien opta une nouvelle fois pour un menu, boisson comprise. Le serveur revint quelques minutes plus tard pour prendre commande, et leur signala que les plats arriveraient d’ici quelques minutes. Ce qui fut en effet le cas. Service impeccable.

Globalement, le diner se déroula bien. La Turienne semblait toujours aussi triste, le médecin avait l’air épuisé par ses journées de travail, et Adrien nerveux de la proximité de la Turienne. Personne ne fit cependant de remarque sur l’état de ses compagnons, et ils firent tous semblant de ne rien remarquer. Par conséquent, la discussion du repas tourna sur... Le repas en lui-même, principalement, dévia un peu sur la guerre avant de vite revenir sur un sujet moins grave, à savoir le nouveau Blasto sortit en salle récemment. Des conversations totalement superficielles, afin de ne pas gâcher la soirée. Qui finit malgré tout par prendre fin, quelques minutes après que la dernière bouchée fut prise. D’un commun accord, ils décidèrent de retourner jusqu’à l’entrée du bar, où ils se sépareraient.

Cette fois, le trajet fut silencieux. D’un côté parce qu’il semblait qu’ils avaient épuisés tout les sujets de conversation possible, de l’autre parce qu’ils savaient que d’ici quelques minutes, ils se sépareraient, peut-être définitivement. La guerre avait l’inconvénient d’être imprévisible, et ils savaient tous qu’il s’agissait peut-être de la dernière fois qu’ils se voyaient. Aussi, au moment des adieux, devant le bar Venerae, Adrien décida de ne pas couper les ponts tout de suite.

« Même si l’heure de nous séparer est venue, j’aimerais bien que nous restions en contact, tous. Peut-être qu’un jour, nous aurons l’occasion de nous retrouver, ne serait-ce que pour boire un verre. Ou en cas de besoin plus… Urgent. Voila donc mon numéro d’Omni-Tech, et l’adresse Extranet à laquelle me joindre. A vous de voir si vous voulez partager la votre. »

Adrien enregistra les infos qui lui furent données, puis l’heure de se dire au revoir arriva. Quelques banalités pour se souhaiter une bonne fin de soirée, et le groupe se dissout, chacun partant d’un côté. Annaz rentra chez lui à pied pour sa part, profitant de l’air de la soirée pour réfléchir. Il y avait moins d’une journée, il était assis dans un bar en train de consoler une Turienne qui allait frôler la mort devant lui. Aujourd’hui, il éprouvait pour cette même Turienne des sentiments étranges. Malgré son agressivité, ses moqueries et son ironie. Malgré ses actes qui auraient fait craquer Adrien bien plus rapidement s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. Malgré tout ça, il trouvait Aper… Attirante.

Voila un sentiment qui mérité d’être approfondie, aussi bien au niveau de ses réflexions que des actes. Tout en rentrant chez lui, il réfléchit à comment rependre le contact avec la militaire. Son adresse Extranet allait sans doute aider.



Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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