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 La Saint Marguerite

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Personnage RP
Faction : Alliance Interstellaire
Rang : Directeur de Cabinet du Premier Ministre
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Messages : 417

MessageSujet: La Saint Marguerite   Dim 08 Fév 2015, 15:35
Intervention MJ : Non, hors de questionDate :  8 février 2200 RP Romantique plein de petits cœurs
Thomas Dole █ Kori'Penyo Nar Tarek
La Saint Marguerite


Francis Urquhart, à 94 ans, était le plus vieux député du parlement de Vancouver. Véritable légende vivante de la politique de l'Alliance Interstellaire, il a été l'un des auteurs de la constitution. Bourreau de travail légendaire, ce flegmatique britannique, charmant et tenace, avait été capable d'unir les plus grands gouvernements terrestres, y compris son propre pays qui pourtant n'était pas le plus chaud pour rejoindre une union.
Urquhart avait tout été, y compris Premier Ministre lors de 3 mandats. Le dernier avait très mal fini... Ayant perdu toute légitimité suite à une sombre affaire d'écoutes illégales en 2180, il avait dû démissionner. Avec plus de 70 ans au compteur, Urquhart n'aspirait plus qu'à une paisible retraite.
Mais les moissonneurs sont arrivés dans son superbe pays et sa petite bourgade de Londres, et après la guerre, il fallait reconstruire. Poussé par ses amis et les londoniens, Urquhart fut l'un des architectes de la reconstruction politique de l'Alliance.
Aujourd'hui, en 2200, Urquhart venait de fêter son anniversaire. Il était Chief Whip du parlement : Cela voulait dire qu'il avait des informations sur quasiment tous les députés qui y siégeaient. Il connaissait leurs travers, leurs goûts, leurs appétits, et l'utilisait pour les contrôler et les forcer à faire voter les lois que madame le Premier Ministre voulait.
Sauf que... Il y avait un petit problème.

Francis détestait son travail. Franchement, il le haïssait. Il était presque centenaire et voulait vivre en paix. Mais tout le monde le forçait à bosser... Qui d'autre que lui pouvait être Chief Whip ? Dole, Faith, Birch, Womack... Tous poussaient Francis à continuer. Et ce pour une raison simple : Si le Chief Whip disparaissait, ce serait la guerre ouverte pour reprendre sa place et ses dossiers. Alors, le parti majoritaire faisait jouer la montre. Normalement, on avait promis à Urquhart la retraite lorsque Faith prendrait le trône... Mais non. Encore 4 ans de plus. Et 4 ans, c'était très long.

Il y avait également autre chose à savoir sur FU : Il détestait l'amour. À 94 ans, il n'avait JAMAIS été marié. Il détestait les femmes et détestait les hommes. Ses parents étaient morts jeunes. Son grand frère tué par un mafieux. Il avait trahi tous ses amis et même... Tué sa petite amie, une journaliste qui, apeurée par FU, menaçait de dévoiler des dossiers compromettants sur lui. Depuis, il était célibataire, et il était répugné par l'amour, et tout ce qui touchait de près ou de loin à l'amour.

Alors, il avait trouvé une idée géniale : Il était Chief Whip, donc il pouvait forcer tout le monde à passer les lois qui lui plaisaient. Et en passant une très mauvaise loi, on pourrait le virer, et il irait en retraite peinard...

Donc, un petit matin du 2 février 2200, le président du parlement lisait tranquillement les débats à l'ordre du jour devant quelques députés indisciplinés qui se lançaient des papiers et se faisaient des croches-pattes. Il faut dire que ce n'était pas le mercredi, où l'assemblée était pleine. C'était un autre jour de la semaine, en début de matinée, en plus... Il n'y avait pas plus de 10 personnes dans les bancs, et ceux qui y étaient présents n'étaient que des « espions » pour leurs partis.

- Commission Baxter, sur la TVA exemptée à l'ordre de 5% pour les entreprises exportatrices d'Helium-3 dans les colonies hors-Alliance pour l'influence humaine...
- C'est nuuuuuuuuuuuuuul...
- BOUUUUUH !
- T'as volé mon stylo !
- Du calme dans l'assemblée. Également à l'ordre du jour : Vote de nouveaux crédits militaires pour la construction d'une flottille tactique destinée à défendre nos colonies dans le cadre de la doctrine Gordon...
- C'est chiant !
- BOOOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUH !
- Rend moi mon stylo ou je te fais un blocage parlementaire dans ta face !
- Sinon on peut toujours parler du budget de la recherche.
- Ma maman elle me dit que quand on trouve pas il faut chercher.
- Silence dans l'assemblée !
Oh, tiens, un projet de monsieur Francis Urquhart.


Les quelques députés devinrent subitement silencieux.

- Ahem :
« Proposition de loi dans le cadre du code civil concernant les recettes de l'Alliance Interstellaire, amendement à ajouter dans le cadre du budget :
« CONVAINCUS que ce qui est appelé « amour » n'est rien d'autre qu'une création infâme d'industriels et d'artistes cherchant à vendre leurs œuvres idiotes,
CONVAINCUS que l'amour devrait être combattu,
DETERMINES à défendre les droits des individus qui n'ont pas demandé à être entourés et harcelés par la pression posée par ce qui est défini comme « l'amour »,
RECONAISSANT que l'amour est un danger pour les droits de l'homme et que les relations sexuelles causent des maladies,
NOUS ADOPTONS LES PROPOSITIONS SUIVANTES :

Article 1 (Objet et fêtes) :

Toutes les fêtes ayant un rapport avec l'amour, l'union, ou la propagation de relations sexuelles seront interdites.

Article 2 (Articles dérivés) :

Seront taxés à hauteur de 80% tous les objets ayant un rapport avec l'amour, tel que les peluches, les romans à l'eau de rose, les poèmes, les voyages dans des villes romantiques, les suites nuptiales des chambres d'hôtels ou les sextoys.

Article 3 :

Sera interdit tout baiser à la fin des cérémonies de mariage.

Article 4 :

Sera puni par la loi à hauteur d'un an de prison avec sursis et 50000 crédits d'amende l'offre et l'échange de cadeaux au nom d'une fête ou de l'amour. »


Les députés étaient ébahis d'entendre un tel projet de loi. FU, l'homme le plus grand et le plus honorable de l'Alliance, venait de faire la proposition la plus tarée de son existence.
Le président, les yeux grands ouverts derrière ses lunettes, regarda Francis, le seul député tranquillement assis, les mains sur la table, un stylo posé devant lui.

- Monsieur Urquhart... Heeu... Confirmez-vous ce projet de loi ?
- Mais certainement, monsieur le président.

De grosses gouttes de sueur perlaient le front du président.

- En êtes vous... CERTAIN ?
- Oui, monsieur le président.
- Vous voulez donc que nous passions au vote ?
- Non, monsieur le président. Je demande un débat.

FU regarda l'horloge.

- Mais il est déjà midi... Il faut que nous allions en pause. Soit, j'espère que ce sera écrit dans le journal officiel...

À 94 ans, Francis Urquhart n'avait plus rien à perdre, et commençait à devenir un petit peu sénile.
Sauf que le problème... C'est que FU avait tellement de députés soumis à lui que ce projet complètement grotesque et taré avait des chances d'être voté. Bien sûr, il ne passerait jamais avec le veto de madame le premier ministre... Mais FU aurait réussi à faire ce qu'il voulait : être viré, et provoquer un énorme scandale dans la presse.

Mais Thomas Dole était le roi de ce genre de situations complètement débiles.

-----------------------------

- Encore la faute à ces saletés de libéraux masochistes anti-souverainistes, je vous dis ! Saleté de 5e colonne !

Il n'y avait qu'une seule faction politique avec zéro députés ayant un rapport avec FU : Terra Firma. Le parti anti-système, anti-Conseil, anti-monnaie unique, anti-mondialiste, anti-libéral de l'Alliance n'avait pas assez de membres pour faire autre chose que gueuler pour rien.
Mais ils avaient assez de membres pour bloquer le projet de loi de FU, et y foutre tellement d'amendements et de retards de merde que son projet, la loi anti-amour, serait perdue au fin fond des archives du parlement, si bien que le pauvre FU aurait le temps de mourir 8 fois de vieilesse avant qu'on ne fasse des débats sur cette loi débile.

Le problème, c'est que Terra Firma n'avait aucun intérêt à faire ça. Au contraire : Si la presse dévoilait ce projet totalement idiot, ils montreraient au monde la débilité absolue du parlement. C'est pour cela que Thomas Dole avait promis à la première ministre, Melany Faith, de les convaincre. Ce qui n'était pas chose facile...

Thomas Dole avait devant lui Phlorian Filippot, un jeune homme avec une tête empâtée, un menton séparé, de petites oreilles collées, des joues rondes, un long front, des cheveux noirs courts et plats bourrés de gels, de petits sourcils qui ressemblaient à de petits rectangles et des yeux aux paupières qui ressortaient. Phlorian avait adhéré à TF il y a 4 ans, et il en était son porte-parole. Diplômé de l'école d’administration et ayant une licence de hautes études commerciales, c'était très surprenant de le voir dans ce parti xénophobe. Mais Phlorian était un gigantesque stratège dans la communication. Il avait tout fait pour que Marilyne la Peine, une grosse quinquagénaire, devienne une figure importante de l'Alliance.
Pour lui, que Thomas Dole lui demande de venir dîner était une opportunité géniale : Le parti majoritaire venait à lui en rampant. Il allait pouvoir demander tout ce qu'il voulait... Thomas Dole avait un peu mal au cul. Encore pire que quand il sortait de chez sa maîtresse turienne. Mais ça c'était le genre de douleur au cul qu'il aimait, pas le genre qui le frustrait. Quoi qu'il aimait aussi quand il était frustré, donc c'est pas le genre de comparaison très cool...
ENFIN BREF.

Phlorian était en train de se battre avec une crevette, qui refusait de se soumettre devant les glorieux doigts boudinés du défenseur de Terra Firma. Dans le même temps où il luttait pour anéantir le cadavre de ce stupide animal, il ennuyait Dole avec des théories fumeuses sur la culture.

- Je veux dire... Réfléchissons : L'Humanité dispose d'une culture avec laquelle les aliens ne pourront jamais rivaliser. C'est pour ça que je ne comprends pas cette sombre histoire de jours fériés étranges... Pour moi, l'Alliance, ce doit être un rempart, c'est tout, rien de plus.
- Hun-hun, hun-hun...
- Ça vous fait chier ce que je vous dis ?
- Noooon ! Non, pas du tout !

Le pire, c'est que Phlorian, en homme très proche du peuple, avait refusé de faire un rendez-vous dans un restaurant, comme tout le monde. À la place, il avait prit un bistrot/bar pourrit d'un secteur de la Citadelle. Frederick Hörst, le garde du corps de Thomas, était assis à une autre table, en observant le journal, et détournait souvent le regard pour voir que tout se passait bien.

- Hmm... Vous m'excusez un moment ?
- Bien sûr.

Dole se leva de la table, et alla rapidement aux toilettes, car il avait un besoin urgent de se vidanger. Il traversa la salle et alla dans les chiottes pour hommes, avant de s'approcher d'un des urinoirs. Il y était seul, ce qui était sympa. Posant ses pieds devant le réceptacle, il baissa sa braguette, positionna son membre, et alors qu'un infâme liquide jaunâtre sortait, il fredonnait un petit air.

« Theeey... Will, not, foooooought, us...
Theeey, will, stooop, degraaaaading us.
They, will, not, controooooool... us.
We, will, be, victooooorioooous... »


Il chantait super bien. Il posa sa main sur le bout de son gland et le tira tout en effectuant des mouvements de va-et-vient de manière à faire éjecter les derniers gouttes. Puis, il rangea le pistolet et remonta sa braguette, avant de se retourner.

- AH PUTAIN !

Il recula un peu, apeuré, quand il apercevait un énorme Krogan devant lui.

- Bonjour, Thomas Dole.
- Vous m'avez foutu les jetons ! Vous êtes qui ?
- Je suis Cupidon.
- Hein ?!
- Urdnot Cupidon.

Le Krogan étendit son bras pour donner une petite carte de visite, que le politicien prit en sa main. Il la lut à haute voix.

- « Urdnot Cupidon, Président Directeur Général de Cupidon Industries »... Mais c'est quoi ce truc ?
- Je n'ai pas le temps de t'expliquer, Thomas, mais c'est une très longue histoire qui revient du jour où le vaisseau de mon grand-père s'est écrasé sur l'Olympe...
- Hein ?!
- Les Titans de la mythologie grec, tu croyais que c'était quoi ? C'était des Krogans mec.
Mais bref, c'est pas important... L'important, c'est que j'ai besoin de toi. La galaxie a besoin de toi : Tu dois sauver l'amour.


Un bruit de chasse se fit entendre. Thomas Dole s'approcha du lavabo et commença à se laver les mains.

- Francis Urquhart cherche à voler l'amour du monde !
- Maaais, c'est bon... Ne vous inquiétez pas... C'est juste un vieillard sénile qui a voulu faire parler de lui. J'ai juste envie que toute cette histoire s'arrange calmement et sans que la presse ne s'en mêle.
- Je suis sérieux Thomas ! C'est un complot galactique ! Tout a commencé avec Argonar Dal'Shan, qui a décidé de bannir l'amour de Khar'Shan ! Ils veulent détruire mon entreprise, « Cupidon Industries », car je fabrique tout un tas d'objets ayant un rapport avec l'amour. La Saint-Valentin est dans bientôt, et si je me refinance, je vais construire une armée pour prendre le pouvoir sur Khar'Shan et y répandre l'amour. Mais Francis Urquhart, un-
- Attend un peu, mec.

Dole se sécha les mains, puis sorti de sa poche quelques crédits.

- Tiens. Va t'acheter à manger.
- Tu me prends pour un mendiant ?!
- Ben, t'as pas fumé ?
- JE SUIS SERIEUX ! TRES SERIEUX ! JE SUIS CUPIDON BORDEL !
- Ah ouais ? Alors où qu'elles sont tes flèches ?
- Tu veux des flèches ?

Le Krogan regarda dans sa poche et tira une superbe flèche dorée avec à son bout une sorte de petite capsule verte.

- En fait, c'est bourré d'un mélange de crack et de diéthylamide de l'acide lysergique.
- Ah. Ceci explique cela...
- Tu me crois toujours pas ?
- J'ai du mal à croire que Cupidon était un PDG Krogan qui bourrait les gens de LSD. Mais c'est vrai que ça explique énormément de choses quand même...
- Je peux te dire que c'est grave chiant d'être Cupidon, en fait. Déjà je suis obligé de payer des employés et ils ont décidé de former un syndicat.
- Ils ont des ailes ?
- Des jetpacks.
- Je vous ai déjà parlé de Dahl Terminus ? Ils pourraient vous proposer un contrat intéressant.

Dole lui fila une petite carte de visite de Dahl Terminus.

- Merci, c'est gentil mec.
Mais en attendant, il te faut empêcher Francis Urquhart de tuer l'amour ! Pour cela, tu as besoin de l'aide de Terra Firma pour étouffer l'affaire... Mais Filipot ne se laissera pas impressionné ! Il déteste secrètement l'amour aussi !
Aussi, je te confie l'une de ces flèches, et je t'ordonne de tout faire pour tenter de le faire tomber amoureux de quelqu'un.

- Hmm... Intéressant...
- Et en échange de cela, tu auras gagné toute ma gratitude, tu auras sauvé la galaxie, et je t'offrirais des stickers et un porte-clé en forme de cœur.
- Si tu rajoutes un chèque-cadeau je suis d'accord.
- Ok.
Pour t'aider dans cette mission, il y a d'autres personnes dans ce bar qui seront capables de te montrer que l'amour est possible, même dans les endroits les plus noirs de la vie, et d'ailleurs, c'est pour cela que je vais te lire un poème de...


Thomas quitta les chiottes, ennuyé de parler avec un Krogan qui fume.

- Mec, t'oublies ta flèche, attend !

Dole retraversa le bar, et alla s'asseoir aux côtés du chef de TF.

- Vous en avez mis du temps.
- Ouais, c'était une bonne chiasse...
- Hein ?
- Je disais que la chasse était cassée.
Ahem.
Le serveur est passé ? Vous allez commander quoi ?







Dernière édition par Thomas Dole le Ven 13 Fév 2015, 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Jeu 12 Fév 2015, 11:43
Kori remonta les longs gants de protection obligatoires pour son travail, ouvrit la trappe du container et y glissa machinalement le rack de vaisselle sale qui se tenait devant lui. À peine eut-il le temps d’actionner la machine qu’il s’attelait au remplissage du suivant. Entassant les assiettes, séparant minutieusement les verres et couverts s’étalant devant lui, souriant parfois nonchalamment aux serveurs venant lui donner toujours plus de se travail inutile à ses yeux. Remplir le rack, actionner la machine, sortir le rack, ranger, remplir le rack, actionner la machine, sortir le rack, ranger...Quelle vie trépidante ! Heureusement qu’il n’était pas seul à s’occuper de la plonge du “Parigo des secteurs“, Esteban, un vieil humain à la peau mate et ridée l’aidait avec l’acharnement de celui qui a passé sa vie à nettoyer les assiettes sales. Pour lui, la plonge faisait partie intégrante de la réussite du restaurant.

- Retiens-bien mon petit Kori, lui avait-il dit un jour comme les autres, si les clients y mangent dans des assiettes pas propre, ben y s’cassent ! Tu mangerais dans une assiette dégueulasse toi ?

Ce à quoi le Quarien avait répondu par un hochement de tête négatif. S’en suivit alors un monologue interminable sur les risque de plonge malsaine et les catastrophes irréparable qui s’en suivrait s’il ne faisait pas attention à ce qu’il faisait. En réalité, Kori aimait bien le vieil homme, la façon dont il avait d’appuyer uniquement sur les aspects positif et important de son métier touchait beaucoup le Quarien.
Cela faisait deux mois déjà que sa soeur et lui avait obtenu leur poste à la Citadelle, du moins, que Naki avait convaincu le gérant de la prendre comme serveuse et qui, à son tour, le convainquit d’employer son frère à la plonge. Poste qui, à choisir, lui allait très bien, servir des badauds qui ne pensaient qu’à s’empiffrer sans se soucier du serveur, non merci, il connaissait ce genre de personne ! Il était du même genre quand lui même pouvait s’offrir un restaurant.
Remplir le rack, actionner la machine, sortir le rack, ranger...
La vie était devenue des plus monotones et ces deux malheureux mois s’allongeait de manière inquiétante, il tardait à Kori de repartir en vadrouille. Où ça ? N’importe où sauf ici ! Naki arriva précipitamment, un petit plateau chargé à la main. En gestes précis, elle dispersa les différents éléments s’empilant sur son plateau pour les donner à son frère jumeaux.

- Ca va ? Demanda elle gentiment, sachant pertinemment que son frangin mourrait à petit feu à nettoyer des petites cuillères.
- On fait avec...Répondis Kori un sourire forcé sur ses lèvres.

À sa suite, la seconde serveuse fit son entrée, Quarienne également à la combinaison violette à moitié camouflée par l’habit de travail réglementaire. Elle soupira bruyamment.

- J’en peux plus de ce restau, je vous jure !

Naki ria, même Kori l’accompagna, Naïla se plaignait constamment du travail mais auf ond, elle appréciait ce petit boui-boui des secteurs, et puis son naturel comique et extraverti plaisait à tout le monde.

- T’inquiète pas Naïla, tu finiras par te trouver un vieux riche sur le point de mourir un de ces jours ! Plaisanta Naki
- Si seulement ! Ca arrangerait beaucoup de chose si tu veux mon avis ! Enfin t’as pas de soucis à te faire toi, hein ? Rétorqua leur collègue.

Naki poussa les couverts hors de son plateau tandis que Kori s’appliquait à séparer les assiettes sur le rach nouvellement placé.

- Pourquoi tu dis ça ? Demanda Naki avec un étonnement non feint.
- Allez, fais pas ta mijaurée, on sait tous tu as été prise si rapidement ! Annonça Naïla de son air espiègle. Tu sais bien...Le fils du patron...

Naki parut choquée par ces propos, bien que sa voix trahissait un certain amusement.

- N’importe quoi Naïla !

Elle regarda son frère placer la palette sale dans l’appareil de nettoyage.

- Kori ! Défend-moi !
- Ca pourrait être pratique moi je trouve. Tu penses qu’il y a moyen de négocier Naïla ?

La Quarienne en question éclata de rire tandis que Naki frappait sans retenue son jumeaux à travers le plan de travail de la plonge.

- Ben tiens ! Tu veux pas que je me prostitue non plus !?

Sur ces mots, elle repartis avec son amie en direction de la salle, un plateau propre à la main, prête à resservir qui voudrait bien dépenser quelques crédits en nourriture ou boisson. Bon, il fallait admettre que l’ambiance générale du restaurant était agréable et le gérant, même si Kori s’en méfiait quelque peu, n’était pas du genre à abusée de ses serveuse. Son fils était plutôt jeune d’ailleurs, un humain sûrement à peine plus âgé que les jumeaux qui, Kori en était sûr, plaisait secrètement à sa soeur. Mais bon, son instinct de frère le poussait à refuser toute relation que sa soeur pourrait entreprendre. Il était frère, ce genre de chose devait être dans ses gênes, sans doute. Il devait bien admettre que voir sa soeur joyeuse lui faisait plaisir et, il en était sûr, elle même s’amusait de cette relation qui s’installait entre eux.
À vrai dire, peut être ce petit creux au fond de lui s’apparentait-il à une pointe de jalousie. Il ne comprenait pas bien pourquoi, mais le mois de février semblait avoir une importance primordial du point de vue émotionnel pour la race humaine et le fils du patron ne se privait pas de le répéter quand sa jumelle se trouvait dans les parages. Il lui arrivait parfois de s’imaginer avec quelqu’un, pouvoir serrer un corps contre le sien, embrasser quelqu’un et toutes les maladies qui allaient avec pour les Quariens. Bien souvent, il balayait cette idée d’un revers de main, de toute manière, il ne se voyait avec personne et sûrement personne ne se voyait avec lui. Récemment, la cuisinière Turienne s’était mis en tête de se rapprocher de Kori, le mystère du Quarien en armure sans doute, quoi d’autre ? Peu de personne avait eu l’occasion de voir le Quarien sans son équipement de survie, loin d’avoir un visage disgracieux sans pour autant être un sex symbol de son peuple, Naki insistait souvent sur le fait qu’il pourrait facilement se trouver quelqu’un s’il s’en donnait seulement la peine. Et s’il changeait un peu son coté renfermé et à coté de ses pompes.
Un cliquetis insistant parvint à ses oreilles. Siia, la cuisinière Turienne minaudait, accoudée au comptoir. Elle le fixait, ses mandibules claquant d’une manière qui perturbait le Quarien qui, soudainement, se trouva fort intéressé par le vidage de déchets en tout genre.

- Salut Kori, tu vas bien aujourd’hui ?

Remplir le rach, actionner la machine, tout ça devenait bien plus passionnant qu’à l’accoutumée quand la Turienne tentait de le draguer.

- C’est bizarre non ? Demanda-t-elle mielleusement. On travaille si proche et pourtant tu me sembles si loin.

Elle gloussa. Kori ne se sentait pas vraiment attiré par les Turiens, trop différents, trop...Exotique...

- Pitié, pensa Kori, faîtes que sa casserole explose ou quoique ce soit qui l’emmène loin de moi !

Finalement, Kori préférait rester seul et loin de tout ces gens débordant d’amour. Fort heureusement, la délivrance apparut grâce aux deux serveuses, de retour de leur petite tournée de débarrassge.

Un boulot de merde, un Turienne qui le harcelait de tendres attention et un humain qui draguait sa soeur...Il était plus que temps qu’il trouve une solution radicale pour trouver de l’argent...Peut importe par quel moyen !



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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Ven 13 Fév 2015, 22:56
Une quarienne arriva finalement avec l'entrée que les 2 hommes avaient choisi. Phlorian avait opté pour une salade niçoise, parce que selon lui, les autres salades n'étaient que « des amas putrides et néfastes de sous-nourriture de cultures païennes et aliens ». Dole avait opté pour des sortes de petits crustacés étranges venus d'une colonie humaine. La serveuse, une charmante jeune femme, posa les assiettes devant eux. Thomas lui fit un large sourire et la remercia. Phlorian, lui avait l'air de tirer la tronche. Alors qu'elle partait, Dole avait les yeux rivés sur ses belles hanches. Phlorian, lui, souffla violemment.

- Je n'arrive pas à y croire ! Je ne m'en remet pas ! Cet établissement était à l'époque respectable, et voilà qu'ils engagent des... Des quariens !
- Allons, Phlorian, qu'est-ce qui vous amène une telle réflexion ?
- Les quariens ! Ne vous rendez-vous pas compte ?! Ce sont des lâches et des parias. Ce sont eux qui ont fabriqué les Geths qui ont massacré des humains sur Eden Prime !
- Une erreur malencontreuse... Et les Geths là étaient des hérétiques...
- Un peu facile, comme raisonnement, vous ne trouvez pas ?!
- Qu'importe. Les quariens et les geths n'ont-ils pas prouvé leur valeur en acceptant de se battre à nos côtés lors de la guerre ?

C'était assez hypocrite de la part de Thomas Dole. Thomas Dole, qui s'était battu lors des discussions du traité de Farixen pour que le GIP soit incapable de faire valoir des droits spéciaux vis-à-vis du tonnage, alors que dans le même temps il s'est démené pour que le Conseil accorde une exception à l'Alliance. M'enfin, l'hypocrisie en politique, rien de nouveau...

- Certes, certes. Mais les quariens ? Qu'est-ce qu'ils font sur la Citadelle ? N'ont-ils pas assez de travail chez eux ?!
- Ils sont probablement en pèlerinage.
- Pèlerinage ?! Moi j'appelle ça « espionnage » ! Le pèlerinage devrait être interdit. C'est juste une excuse pour eux pour aller voler les autres !
- C'est juste une tradition gentillette. Et ça permet aux quariens de ne pas rester assez isolés. D'une certaine manière, vous devriez vous réjouir du pèlerinage, il permet à cette espèce de voir le reste de la galaxie et d'ainsi s'ouvrir aux autres...
- Moi je ne suis pas d'accord avec vous, Dole. Mais je m'y attendais d'un stupide social-démocrate ! Ah, ça, vous aimez bien les relations inter-espèces vous autres ! Bande de dégénérés !

Dole posa ses couverts, et feint d'être choqué par le discours de Fhilippot.

- Allons... Vous me semblez très sensible sur ce sujet. Pourquoi donc ?
- Tous les jours j'apprends que des humains font des mariages inter-espèces. Pour moi, cela montre quelque chose d'extrêmement grave ! Un problème sociologique !
- Ah bon ?
- Un gâchis de patrimoine génétique. Pour moi, dans le monde, le mieux, c'est chacun chez soi. Les turiens avec les turiens, les quariens avec les quariens, les humains avec les humains.
- Et les asari ?
- Les asari sont des voleuses de patrimoine génétique. Elles accaparent les autres êtes organiques et les monopolisent pour leur propre intérêt et leur propre reproduction ! Elles ont presque le même système que les virus !
- Vous allez loin dans votre raisonnement, Filippot...
- Mais c'est vrai !
- Vous partez du principe que tout ce qui compte dans la vie, c'est la reproduction. Mais dans ce cas, est-ce que vous êtes opposés aux homosexuels ? A ceux qui ont des tares génétiques ? Et les humains qui sont stériles, est-ce que eux ont le « droit divin » d'avoir une relation avec des aliens ?
- Non, non, bien sûr que non...

Dole n'aurait jamais cru croire ça, mais il faisait l'apologie de l'amour interracial.

- Voyez-vous, Phlorian... La vie est beaucoup plus complexe que le simple besoin de devoir se reproduire. L'amour est un sentiment extrêmement compliqué, et nous ne contrôlons pas ce que nous aimons, nous n'avons pas de choix là-dessus... Ce n'est pas une question de puissance, ou de politisation, c'est tout simplement une question d'êtres. Je sais, je sais, cela peut paraître bizarre... Certaines personnes tombent amoureux d'une espèce radicalement différente, parfois étrange, parfois même qui pourrait vous tuer en cas de contacts avec des fluides... Mais c'est de l'amour, voilà tout.
- Mouais, possible.
- Vous n'êtes jamais sorti avec une alien ?
- Jamais de la vie. Et vous ? Vous allez me dire que les asari vous plaisent plus que les humaines ?
- Oh. Non, pas du tout.

Thomas recommença à manger. C'est vrai que les asari étaient attirantes, certes, mais c'était loin, très loin d'être le trip de Dole... Enfin...

- Mais bref, Thomas, nous ne sommes pas venus ici pour parler de ça. Mais pour parler de votre Chief Whip sénile.
- Oui, je sais.
- Un député qui veut faire interdire l'amour ! Non mais, vous ne vous rendez pas compte ? Votre parti va être ridiculisé dans toute la presse de la galaxie !
- Hm.
- Mais bon, vous comptez sur moi pour empêcher cela, n'est-ce pas.
- Je m'attends à un léger terrain d'entente.
- Et Urquhart ? Il se calmera ?
- Dès que l'affaire est réglée, on le vire. On trouvera un autre Chief Whip.
- Pourquoi vous ne lui demandez pas seulement de retirer le projet de loi, dans ce cas ?
- Je veux négocier en position de force, être capable de jarter Urquhart définitivement sans qu'il ne puisse donner aucun support à quiconque.

Filippot sourit.

- Je vous vois venir, Thomas...
- Oh ?
- Urquhart vous déteste... Vous avez peur qu'il soit un obstacle... Et vous avez envie de verrouiller un de vos politicien rival en lui donnant le poste de Chief Whip... Malin... Mais ça ne marchera pas aussi facilement avec moi. Vous voulez négocier ? Négocions.
La législative est pour bientôt. Je veux tous les sièges des stellaires, et pouvoir participer à votre coalition, avec mon mot à dire sur le souverainisme, les colonies et la défense.

- Vous savez comme moi que ça n'arrivera jamais.
- Ah ? Eh bien, tant pis, il va falloir faire avec.

Dole était paniqué, que pouvait-il faire ?
Les yeux de Dole tournaient quand il aperçut Urdnot Cupidon qui sortait des toilettes. Il traversa la salle, se mit dos au représentant de TF, et sorti une sarbacane. Il souffla dedans, lançant une minuscule fléchette qui vint frapper la nuque de Filippot.

- Hein ? Que... Qu'est-ce qu'il m'arrive...
- Rien, rien...

Thomas souleva lente e ne contenait pas de GHB, mais un bon paquet de LSD. Tout ce qu'il fallait.

Dole s'approcha d'une des jeunes serveuses quariennes, et le mit droit devant elle.

- Excusez-moi, mademoiselle ? Ce monsieur-là a des choses à vous dire !

Thomas lui donna une tape dans le dos et s'éloigna, le laissant planté là avec la quarienne. Il retourna s'asseoir, alors qu'une autre serveuse, quarienne elle aussi, s'approchait pour vérifier que tout se passait bien.

- Ah ! Mademoiselle ! Nous avions justement terminé. Mais mon ami va mettre un peu de temps...
Dites-moi... Vous venez de Rannoch ? Je pensais qu'il y avait plus incroyable et novateur comme lieu de pèlerinage.





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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Mar 24 Fév 2015, 19:20
- Des clients, toujours des clients...Pfff...Naïla rala une fois de plus à la vue du monde qui commençait à s’accumuler aux tables.

Des humains, en grande majorité, quelques Asari venant s’essayer à une cuisine un peu plus exotique. Bien sûr, sans savoir que certains plats servis étaient fait d’ingrédients qui n’existaient même pas sur terre ! C’était Siia, la cuisinière Turienne qui le leur avait dis un soir en fin de service. Naki haussa les épaules, pour elle qui venait de commencer ce travail depuis quelques mois seulement, les clients n’étaient pas encore insupportable à sa vue. Elle observa la pendule holographique au mur.

- T’en fais pas va, plus que quelques heures à tenir. Rien de pire que d’habitude !

Ce qu’elle se trompait ! Cette fin de service ne pouvait se passer comme d’habitude, mais ça, la pauvre Quarienne n’en savait rien...Pas plus que son frère, bloqué dans sa malheureuse plonge, à refoulé les avances toujours plus insistantes de la Turienne.

- Tiens, regarde qui vient nous aider au bar aujourd’hui. Susurra la Quarienne en tenue violette, tendant un doigt vers l’humain qui s’y employait.

Naki jeta un coup d’oeil rapide. Le fils du patron arrivait à grande enjambé vers les deux serveuses. Naki ne put s’empêcher de sourire, un sourire qui, elle même le savais, était niais au possible. Mais qu’y pouvait-elle ? Le fils du taulier semblait quelques peu lassé, comme préoccupé par une tache accablante. Alors qu’il s’approchait, Naïla lui fit un bref signe de la main et, interpellée par un client, s’éloigna jusqu’à lui.

- Le devoir m’appelle...Soupira-t-elle.

Naki se retrouva alors seule avec l’Humain, Tristan de son petit nom.

- Y a un soucis ? T’as pas l’air dans ton assiette.
- Mon père a vu un Krogan bizarre se balader dans le coin avec un genre de sarbacane.
- Un Krogan ! S’étonna Naki. Et il te laisse y aller tout seul ??
- Boarf, encore un taré si tu veux mon avis, comme d’hab’...

Sur ces simples paroles, il s’en alla, non sans un dernier sourire pour la Quarienne. elle soupira, d’un soupir encore plus niais que son précédent sourire. Qu’est-ce qu’elle pouvait se trouver cruche dans ses moments là; si Kori la voyait, il s’en donnerait à coeur joie ! Tentant de retrouver un semblant de dignité, Naki attrapa le plateau qui se trouvait à coté d’elle et entreprit de faire un petit tour, histoire de se s’occuper et de ne pas avoir l’air d’être payée à ne rien faire. Kori avait beau se déplaire dans cet endroit, il fallait bien avouer que l’argent qu’ils y gagnaient les aidait bien !
Perdue dans ses pensées, elle s’approcha d’une table, non loin de celle dont s’occupait sa collègue. Deux hommes y étaient debout, sûrement prêts à partir, ne resterait plus qu’à débarrasser leur table.

- Excusez-moi, mademoiselle ? Ce monsieur-là a des choses à vous dire !

Sans rien y comprendre, l’un des clients donna une tape, se voulant sûrement amicale, dans le dos de son comparse et l’envoya directement dans les bras de Naïla, et, si rapidement que Naki ne put que rester bouche ouverte devant la table à nettoyer, le client vint se rasseoir tout sourire à sa table, comme si de rien n’était.

- Ah ! Mademoiselle ! Nous avions justement terminé. Mais mon ami va mettre un peu de temps...Dites-moi... Vous venez de Rannoch ? Je pensais qu'il y avait plus incroyable et novateur comme lieu de pèlerinage.
- Euh...Je...Balbutia la Quarienne.

Elle observa sa collègue se démener avec l’Humain paraissant totalement...Euphorique dans les bras de Naïla. Ne sachant trop quoi en faire, elle entreprit difficilement de l’écarter vers un des bords de la salle.

- Euh...J’ai besoin d’aide là ! Supplia-t-elle en jetant des regards à qui pouvait l’entendre.

Fort heureusement, Kori en profita pour sortir de sa plonge, son tablier et ses gants de protection toujours en place. Aidé du taulier, il purent éloigner le client des regards indiscret.
Après un temps d’absence ou Naki se dit qu’elle pouvait ajouter ces comportements étranges aux souvenirs de son pèlerinage, ses yeux se posèrent à nouveau sur l’homme, plutôt âgé pour ce que Naki pouvait en déduire vu son manque de connaissance des sa race, bien habillé et qui dardait un sourire interrogateur à la Quarienne.

- Euh...Commença-t-elle en ramassant les assiettes sales. Et bien, oui, je viens de Rannoch. Je trouve que la Citadelle est plutôt banal comme lieu de pèlerinage à vrai dire.

Elle lui sourit, un joli sourire commercial comme elle en offrait beaucoup ces derniers mois. Pensant avoir mis fin à la conversation, elle poursuivit sa tache de serveuse en empilant toujours plus d’objet sur son plateau, sous le regard attentif de son client.


***



Kori s’acharnait sur un plat enduit de gras et de graisse infâme, se demandant qui pouvait avoir envie d’ingérer ce genre de nourriture quand on savait dans quoi tout cela avait trempé ! Les serveuses s’étaient éloignées, laissant un bref moment de répit au Quarien, qu’il savoura le peu de temps qu’il dura. Fort heureusement, quelques clients étaient arrivés, donnant du travail à la cuisinière. Son service prenait fin dans quelques heures à peine, et son vieux collègue plongeur, employé dévoué à son travail, était venu faire un tour dans sa plonge avant de prendre son service. De ce fait, il avait pu assister à un soupçon de drague façon Turien, ce qui l’avait fait bien rire !

- Allons mon p’tit Kori ! Déclara le vieil Esteban. Qu’est-ce qui t’en empêche, hein ? L’est plutôt mignonne dans son genre la petite Siia non ?

Il fit un clin d’oeil aguicheur à l’intéressé, puis partit d’un grand éclat de rire en voyant le Quarien se replonger ardemment à sa tâche.

- Non merci, bougonna Kori. Je te la laisse volontiers si tu le souhaite.
- Oh non merci ! J’ai déjà tout ce qu’il me faut chez moi !

Et il partit en riant. Kori risqua à coup d’oeil vers la cuisinière. Elle la regardait toujours, de ses yeux reptiliens. Certes elle n’était pas laide pour une Turienne, voire même plutôt jolie pour son espèce...Non, finalement Kori ne voulait personne. C’était mieux comme ça !
Intimidé par ces coups d’oeil pesant, Kori se déplaça jusqu’à la porte qui séparait les cuisines de la sale, un hublot permettait de voir ce qu’il se passait de l’autre coté. Un instant, Kori se demanda s’il y avait possibilité d’obtenir une interdiction d’approche pour la Turienne.
Par le hublot, il aperçut sa soeur parler au fils du patron. Ca avait l’air facile pour eux. Il soupira.

- Quelque chose ne va pas mon petit Kori ?

Une main se posa sur son épaule. Il sursauta, se retournant à la hâte comme s’il venait de subir une attaque.

- Siia ! Cria-t-il. Tu m’as fait peur, pourquoi tu t’approches comme ça ?

Elle prit une moue colérique. Kori sentit qu’il allait passer un sale quart d’heure, il valait mieux trouver une échappatoire, et vite !

- Pourquoi tu me fuis tout le temps, hein ? Je te plait pas c’est ça ? Je suis pas assez belle peut être ?
- Non Siia ! Déclara abruptement Kori.

Elle le foudroya instantanément du regard. Le Quarien agita les mains en signe d’impuissance, s’enlisant toujours plus dans les ennuis.

- Non ! C’est pas ce que je voulais dire ! Se défendit Kori. Bien sûr que tu es très jolie mais je...Euh...
- Je suis pas assez bien pour toi peut être ?
- Siia, pose ce couteau sur le comptoir tu veux bien, tu me fais un peu peur avec cet engin !

Elle aplatit violemment le couteau sur le plan de travail, projetant un bruit sourd et métallique à travers toute la pièce. Kori jeta un coup d’oeil désespéré à travers le hublot. Naïla, sa collègue serveuse semblait se démener avec un homme apparemment ivre. Il se tourna à nouveau vers la Turienne.

- Kori, susurra-t-elle, s’approchant lentement du Quarien. Pourquoi est-ce que tu ne veux pas voir ce qu’il se passe dans cette cuisine ?

La voix de Naïla retentit soudain. Elle avait besoin d’aide. Sans autre formalité, Kori se retourna.

- Naïla a besoin d’aide ! Je reviens !

De justesse, il échappa au serres acérés de la Turienne qui hurla son nom de rage, le sommant de revenir se confronter à ses devoirs d’homme sur le champs !
La porte à double battant se claque derrière le Quarien qui remercia qui voulait bien l’entendre de lui avoir épargné cette scène. Il observa la salle, Naki avec un client, Naïla avec l’homme éméché qu’elle tentait tant bien que mal d’éloigner d’elle. Il accourut, bientôt précédé par son patron.

- Vous allez bien monsieur ? Demanda Kori en soulevant l’Humain.

Il ne répondit pas, ou du moins rien de compréhensible. À vrai dire, l’homme semblait parfaitement bien. Un sourire béat étirait ses lèvres, ses yeux pétillaient, bien qu’un peu dans le vague. Mais surtout, il ne semblait en aucun cas vouloir lâcher la Quarienne, s’attachant toujours plus au courbes avantageuses de la Quarienne qui criait qu’on la laisse tranquille.

- Il se passe quoi ici ? Demanda le taulier en éloignant le petit groupe, un grand sourire d’excuse à l’attention de ses clients.
- Ah ! Hurla Naïla ! Lâchez-moi monsieur !
- Ben...On dirait que le monsieur est juste amoureux de Naïla...Annonça Kori, un regard amusé vers sa collègue qui ne semblait pas l’être du tout !



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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Ven 27 Fév 2015, 22:25
La charmante quarienne était en train de débarrasser les assiettes, tandis que Dole l'observait, silencieusement, un léger sourire en coin.

- Vous savez, si ça vous intéresse, je pourrais vous faire visiter le parlement de Vancouver. Ou alors la France... Vous connaissez la France ? Une superbe région de la Terre. Une région gigantesque, belle, grande et puissante, la patrie de la force, de la valeur et de l'amour. Pas comme ces pédés de suisses ou de belges, ah ! Bande de pédales de frontaliers ! Allez-vous faire enculer ! Sous Napoléon ils rigolaient moins les salopes !

Il donna un coup sur la table, avant de vite réfléchir et de se dire que la quarienne ne devait pas savoir qu'est-ce qu'était la France plus que ce qu'était la Belgique, les bouffeurs de frites.

- Enfin, si ça vous intéresse, un jour...


Il sortit sa carte de visiter de sa poche à l'intérieur de sa veste. Une superbe carte interactive qui bougeait. La classe atomique. Il la fit glisser sur la table à son attention.
Il aurait bien voulu continuer de piailler, quand il aperçut le taulier de Terra Firma faire le beau en s'accrochant à la quarienne.

- Oh nom de Dieu...
Pardonnez-moi un instant, mademoiselle.


Alors que le patron du restaurant envoyait Phlorian en arrière-salle avec la smala, Dole marchait au milieu des tables, quand il aperçut Cupidon assis, un long manteau sur le dos, un chapeau et des lunettes de soleil sur le visage, comme s'il essayait d'être discret. Dès que Thomas le vit, il fonça vers lui en trombe.

- Ah, enculé ! Tu pouvais pas faire plus gaffe ?
- Je voulais aussi lancer une flèche sur la quarienne, mais il paraît que c'est dangereux, tu sais, si je perce leurs combinaisons...
- Ouais bah maintenant avec tes conneries il faut que je le tire de là !
- Calmos mec. J'ai une botte secrète tacticool.

Cupidon se leva, monta sur la table, et poussa la grille d'aération au-dessus de lui, sous les yeux ébahis des clients. Thomas se retourna vers la serveuse quarienne bien peinée.

- Ne vous inquiétez pas, mademoiselle, tout est sous contrôle !

Il s'approcha d'elle, posa ses mains sur les épaules et la fit s'asseoir à la table où il avait mangé, comme pour la calmer de ce qu'elle venait de voir...

- Parlez-moi donc de Rannoch à la place... Comment est-ce ?

Cupidon rampait dans le conduit d'aération. Il sortit un tube de vaseline (Vendu par son entreprise) et lubrifia les parois. Puis, il prit de l'élan, et fonça direct dans le conduit. Il volait presque, propulsé par la vitesse et le gras, pour aller à l'autre bout, défoncer tout ce qui se trouvait dans son chemin, avant de faire un trou gigantesque et de tomber dans la cuisine, juste sur les plaques chauffantes.

Le krogan se souleva en hurlant, et balança une grenade dans la direction de Kori, Siia, le taulier, Phlorian, et la quarienne.

- SHAWABONGA ! BOUFFE DE L'AMOUR !

La grenade roula à leurs pieds, et, au bout d'un moment, laissa s'échapper un léger gaz rose qui entra dans les narines de tous, sauf les quariens, protégés par un masque. En seulement quelques secondes, 4 pauvres innocents se retrouvaient drogués et dopés par ce poison immonde qu'était l'amour. Phlorian avait maintenant une double-dose, et Siia, la prédatrice sexuelle, observait Kori les mandibules dégoulinantes de salive.

Dole, lui, regardait la double-porte de la cuisine, d'où on avait entendu une explosion.

- Eeeet merde...





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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Jeu 05 Mar 2015, 11:35
- Assoyez-le quelque part, annonça le taulier en fermant les portes à double battants de la cuisine.

Kori s’executa, très vite rejoint par sa collègue cuisinière qui lui lança un regard assassin avant de lui venir en aide. Il semblait que voir Naïla en si fâcheuse posture lui procurait un bonheur sans nom. La Quarienne criait encore sous les assauts de son amoureux transie, lassé par les beuglements de a collège, Siia l’arracha littéralement à l’emprise de l’Humain pour l’envoyer valser plus loin derrière. Sans hésitation elle plaqua l’homme sur le dossier de sa chaise, l’empêchant de bouger, elle tourna ses yeux, lourd de sens en direction de Kori et le ne put s’empêcher de déglutir en voyant ce que sa collègue Turienne pourrait lui faire si l’envie lui en prenait.
Naïla se releva de sa chute.

- Ca va pas Siia ?! Tu pourrais pas être un peu délicate pour une fois ?
- De quoi tu te plains ? Il t'a lâché non ?
- Bon, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Hurla le taulier revenu en cuisine.

Il s’approcha de l’Humain, sans aucun égard pour la Quarienne jetée à terre.

- Monsieur ? Monsieur ! Hurla-t-il alors que l’homme ne détournait ses yeux de la serveuse. Est-ce que quelqu’un a appelé les autorités au moins ? C’est un drogué ce gars virez-le moi de...

Un hurlement étrange résonna à travers la cuisine, le son semblait provenir des tuyaux d’aération. Les cinq personnes présente se stoppèrent, même l’humain shooté à l’amour leva les yeux au plafond. Dans un fracas assourdissant qui obligea plusieurs d’entre eux à se boucher les oreilles, un trou béant s’ouvrit du toit pour en faire tomber un être énorme et hurlant directement sur les plaques chauffantes. Des cris de surprises s’élevèrent des spectateurs alors que le Krogan ne semblait même pas avoir remarqué où il avait atterri.

- SHAWABONGA ! Hurla le Krogan en lançant une grenade. BOUFFE DE L’AMOUR !

Les employés du restaurant hurlèrent sous la surprise. Siia plongea sans attendre derrière l’un des comptoirs tandis que Kori poussait le taulier en arrière en direction de Naïla. Mais ce fut trop tard. Très vite, une brule rosâtre envahit l’habitacle de la cuisine, emplissait chaque parcelle d’air présente. Kori tâtonna à l’aveugle. Lorsque la voix de Naïla apeurée s’éleva, il compris qu’il venait de mettre la main dessus.

- C’est moi Naïla , la rassura-t-il. Ca va ? Tu n’as rien ?

Son coeur battait à deux cent à l’heure, qui pouvait bien vouloir lancer une grenade dans un restaurant aussi minable ? Se sang se glaça soudain, alors que la brume commençait à peine à se dissiper, laissant deviner des formes sommaires au travers, une voix s’éleva. Une voix d’homme, rauche, ponctuée de soupir langoureux. Un seul mot, un nom. Le sien.

- Kori...

Le Quarien jeta son regard vers les formes qui apparaissaient aux alentours. La voix répéta son nom une nouvelle fois. Un claquement de mandibule, insistant, agressif, suivi d’un gloussement inquiétant.

- Siia ? Demanda le Quarien inquiet. T’es là ?

Il sentis la prise de Naïla se resserrer sur son bras.

- Kori...Et si on partait maintenant ? demanda-t-elle appeurée.

La brume rose s’élimina toute seule, laissant place à un spectacle horrifique. L’humain avait quitté sa chaise, à présent debout, le regard fixé sur la pauvre Quarienne. Ses yeux grand ouvert lui donnait l’air de sortir d’un asile psychiatrique, un sourire jusqu’aux oreilles. A ses cotés, les mandibules de Siia, alors à quatre pattes, s’excitaient plus que jamais, ses yeux pétillaient à la vue de Kori, ils semblaient briller d’une folie sans nom, ou plutôt, elle paraissait être...Amoureuse ?
Elle lui fit un petit signe de main qui se transforma en agression au vue de l’état second dans lequel la Turienne se trouvait.
Kori pressa sa collègue serveuse.

- On va reculer tout doucement, ok ? Proposa le Quarien dans un murmure saccadé.

Les deux Quariens se déplaçaient lentement, se servant de leurs jambes pour se pousser en arrière. Ne pas faire de gestes brusques. Un bruit de casserole chutant les fit sursauter et, tel un monstre sorti tout droit d’un placard d’enfant, s’élevant dans les derniers relents de brume, le souffle saccadé et bruyant, le taulier se redressa. Ses yeux hallucinés se posèrent sur le Quarien, sa langue jouant horriblement sur ses lèvres. Il étaient perdus. Kori balança des regard à tous ses anciens collègues. La panique le gagnait. Ils étaient tous perdus !
Le taulier s’approcha, l’envie se lisait dans son regard, il avait envie de...Il avait besoin de...

- Kori...Susurra-t-il une nouvelle fois.

Et ce fut la panique, Kori et sa collègue Quarienne poussèrent un hurlement de terreur. Sans attendre davantages, Kori aida sa collègue à se relever pour partir en trombe à l’arrière de la salle. Les amoureux zombifiés n’attendirent pas plus longtemps pour leur sauter dessus. Siia et le taulier se percutèrent avec force tandis que le client humain tentait de braver le plan de travail en se traînant dessus. Les deux Quariens n’avaient pas le choix, ils devaient fuir, fuir pour leur survie ! La Quarien tenta le tout pour le tout, renversant une étagère d’ustensile pour barrer le passage de leur agresseurs. Derrière eux, la Turienne semblait avoir gagner le match contre le taulier. Elle hurlait envoyant balader tout ce qui se trouvait sur son passage.

- Kori ! Regarde-moi ! Aime-moi maintenant !

L’humain enchaîna de plus belle.

- J’ai tellement envie de toi, ta combinaison violette fait naître en moi un désir incontrôlable !

Comme pour souligner ses paroles, l’Humain fut pris de convulsions, balançant des cris et soupirs de plaisir à glacer le sang. À ses cotés, Naïla était plus blême que jamais, sur le point de défaillir. kori l’attrappa par le bras.

- Réveille-toi Naïla, il faut partir d’ici !

Alors que leur assaillants gagnaient du chemin, les deux Quariens se ruèrent vers les frigidaires. Kori avait déjà eu à pénétrer dans ces grandes chambres froides, il savait qu’elle contenait une deuxième porte menant sur l’extérieur du restaurant, directement vers les container à ordures. Arrivé à destination, un hurlement retentit. Naïla se trouvait en proie aux mains monstrueuses de Siia et du taulier qui tentait de l’attirer vers eux, jetant leur dévolu sur la pauvre Quarienne. Il jeta une regard au spectacle d’horreur qui s’offrait, sans hésiter, il se jeta sur sa collègue, tentant de l’arracher de leur emprise dans des hurlements de terreur retentissant. Au prix d’un effort incommensurable, il parvint à libérer son amie au bord de l’évanouissement. Il ouvrit la porte du frigo, elle était lourde, dur à manoeuvrer. Il pénétrèrent à l’intérieur, rapidement suivi par le Krogan qui tentait lui aussi d’échapper aux monstres qu’il venait de créer. Kori allait claquer la porte lorsqu’un bras l’empoigna par la combinaison. La panique reprit de plus belle, Kori hurlait, la main le tirant vers l’extérieur alors qu’il tentait de maintenir la porte fermée. Naïla sauta sur son collègue, une cagette de légume en bois vide à la main et entreprit désespérément de frapper l’horrible bras qui finit par lâcher prise, laissant au Quarien le pouvoir de verrouiller la porte.
Il faisait atrocement froid dans le frigidaire, mais au moins étaient-ils en sécurité. Pour le moment. Kori se tourna vers le Krogan.

- Mais qu’est-ce que vous avez fait ?? Hurla le Quarien.

Le mastodonte Krogan lui lança un sourire qu’il supposa désolé, mais ne répondit pas.
Kori s’assit quelques instants, des coups résonnaient contre la paroi métallique de la chambre froide. Ils devaient sortir d’ici, appeler les autorités. Et dire Que Naki était toujours dans le restaurant.
Kori soupira. Il fallait tout d’abord calmer ces tremblements.



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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Jeu 05 Mar 2015, 14:30
Urdnot Cupidon était à présent coincé dans le réfrigérateur, avec les 3 autres quariens. Il regardait la porte, le regard un peu inquiet, mais les yeux pétillants de joie.

- C'est impressionnant ! Ah ah ! Je me souviens à la fac, quand ils se moquaient de moi ! « Non, Cupidon, tu n'arriveras à rien dans la vie, ton idée est totalement improbable »... Eh bien, dans leur cul ! Ça marche parfaitement !

Le Krogan écrasait presque les 2 pauvres quariens avec son poids gigantesque, mais cela ne semblait pas l'ennuyer plus que ça. Les drogués grattaient avec leurs ongles, et on entendait des gémissements et des plaintes atroces.

- C'est une très longue histoire, une très très longue histoire, mais ce qu'il faut que vous sachiez, c'est qu'il y a une explication très logique à toute cette situation, je vous le jure, ce n'est pas une blague. Tout a commencé le jour où...
Oh, du poisson !


Il attrapa une cagette de cabillaud, en tira hein, et commença à le lécher comme une sucette. Il n'y avait aucun bruit dans le frigidaire à part ses coups habiles de langues, et l'horrible bruit de fond des zombies dehors.

- Oh, au fait, mon nom c'est Urdnot Cupidon, de Cupdion Industries. Vous avez dû entendre parler de nous. Le gouvernement concilien veut nous interdire parce que nos produits ne respectent pas certaines normes sanitaires, mais de toute façon c'est tous des pédés et des pleureuses sur la Citadelle. Si les substances que je vends sont parfaitement saines sur Tuchanka, pourquoi ils se plaignent quand j'en vends chez eux ?
Enfin, bref... J'ai fait ce que j'avais à faire. Maintenant, il faut à tout prix supprimer le virus. Ne vous inquiétez pas, l'amour n'est pas contagieux... Il faut simplement trouver un antidote.
Et j'ai la solution ultra-radicale !


Cupidon bougea lentement son corps pour s'approcher de la seconde porte, celle qui menait à la rue. Il la défonça d'un coup de pied, envoyant valser la pauvre porte qui vola dans la rue, pour atterrir juste en face d'un SDF galarien qui manqua de se faire tuer horriblement. Celui-ci était en train de dormir, et il se relevait alors en sursaut et en hurlant, terrifié.

- Hey mais ça va pas, non ?!
- Beurk, un pauvre ! J'aime pas les pauvres !

Oui, Urdnot Cupidon était un gros enculé bourgeois qui avait une mentalité de riche londonien du XIXe siècle. Le galarien SDF, qui avait été vexé par la petite phrase du Krogan, se leva, une bouteille à la main.

- T'as un problème avec moi, enculé ?! Je vais te refaire le portrait salaud de-

Cupidon lui enfonça une de ses flèches dans le bras. Ensuite, il le souleva par le col et le jeta dans la benne à ordure, tête la première.

- Ça t'apprendra à sucer les allocs plutôt que de te trouver un travail ! Tu devrais lire Eric Zemmour, ça t'encouragerait à bosser !

Sur ces mots, le Krogan se retourna pour attrapa les deux quariens, terrifiés dans le frigidaire. Il les soulevat et en plaça chacun un sur ses épaules. Il trotta et fit le tour du restaurant, pour y entrer à nouveau par la grande porte.

La plupart des clients étaient sortis, terrifiés. Il y avait le trou béant que le krogan avait fait tout à l'heure. Seul Thomas Dole restait, avec la sœur de Kori, qui était retenue par le politicien. Dès que le-dit politicien aperçu Cupidon entrer, deux quariens sur lui, il ne put s'empêcher de soupirer et de recouvrir sa face de ses mains.

- Oooh non... C'est pas vrai...

Les deux quariens furent jetés juste aux pieds de la table, tandis que Cupidon fonçait vers les portes de la cuisine. Il poussa des tables de manière à barricader la porte. Juste après, des gens tapaient dessus violemment en hurlant, tels des zombies complètement tarés.

- Mais... Qu'est-ce qu'il se passe ?!
- Un prototype de ma création. Un gaz qui transforme n'importe qui en bête amoureuse. J'ai pas encore l'autorisation de mise sur le marché, mais ça devrait le faire...
- Mais... POURQUOI ?!

Le Krogan sembla devenir rouge. Rouge de rage.

- Non mais... C'est pas possible ça ! Je me casse le cul et même pas un seul « merci » ! Ah là là ! Cette misère humaine, quoi ! Bande de déchets !
Bon, il faut juste que je vous parle de comment qu'on règle cette situation. Et j'ai un plan super secret !


Dole tourna son visage pour regarder Naki, avec laquelle il discutait depuis tout à l'heure.

- Je vous jure que je ne connais cette personne que depuis moins d'une heure...
- Et cette arme secrète, c'est VOUS !

Il n'y eut pas de réponse. Dole était entièrement fixe, un sourire figé.

- What ?
- Voyez-vous, il y a certaines personnes qui sont tellement méchantes, qu'elles sont incapables de ressentir l'amour. Et vous, Dole, vous êtes l'une de ces personnes ! Alors voilà, je peux absorber une quantité de votre haine, et nous l'administrerions aux 3 infectés à l'intérieur. En plus c'est bien, comme ça, on aura pompé un peu de votre haine et vous serez un peu moins une sale pute.

Il sortit une grosse seringue de sa poche, à croire qu'il traînait une armurerie complète dans son armure. Il attrapa le bras du politicien, qui se débattait en criant. Cupidon lui attrapa la peau de la nuque et le souleva comme un chaton, avant de finalement enfoncer le bout de la seringue dans son bras. Il refit la même opération deux fois encore, jusqu'à avoir 3 seringues complètes qu'il jeta sur la table.

- Bon, ok les gars, on va faire simple :
Vous êtes 3 quariens. Vos masques empêchent de ressentir mon poison...
Voilà ce que vous allez faire : Vous allez tous prendre l'une des seringues, entrer dans la cuisine, et en administrer une à chacun des zombies !
Ensuite, tout rentrera dans l'ordre.
Des questions ?

Dole, qui semblait avoir été bien pompé d'une partie de son sang, s'avachit sur le sol du restaurant et se mit à ronfler de manière audible. Cupidon lui mit un coup de pied au cul, ce qui eut pour effet de le retourner.

- Ah ouais, c'est bon, il est en vie.





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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Lun 09 Mar 2015, 17:52
Le Krogan les déposa sans douceur. Naïla et Kori poussèrent un petit cri lorsque leur corps entrèrent en contact avec le sol du du bistrot. À quelques pas d’eux, Naki était assise sur une chaise, l’air perdue et, un instant, Kori crut avec horreur que sa soeur avait également été victime du virus rose qui avait attaqué ses collègues. Les clients semblaient avoir quittés les lieux, ce qui n'était pas une mauvaise chose en soi vu le carnage qui s'opérait dans la pièce adjacente. Alors qu’ils se relevaient pour se diriger vers Naki, le Krogan courut jusqu’à la double porte de menant à la cuisine et entreprit de la verrouiller à l’aide de table. Lorsque de violents coups résonnèrent contre la paroi métallique, Kori eut une pensée pour les trois personnes enfermées à l’intérieur.

- Qu’est-ce qu’il se passe Kori ? Demanda Naki inquiète alors que l’Humain et le Krogan échangeait des propos houleux.

Se fut une Naïla en pleurs qui sauta sur sa collègue.

- Il nous ont tous sautés dessus ! On aurait dit qu’ils étaient possédés !

La pauvre Quarienne était prise de léger sursaut alors qu’elle déversait toute ses inquiétudes sur sa collègue.
Naki leva des yeux hagard vers son frère qui tentait de suivre la conversation des deux individus.

- Qui c’est celui-là ? Demanda le Quarien à sa soeur.
- Un client, annonça-t-elle en tapotant le dos de Naïla. Enfin je crois.

Kori s’assis lourdement sur une des chaises aux cotés de Naki. L’air aussi perdu que sa soeur. Tout près d’eux, le Kroga s’éructait, criant qu’un plan top secret mettrait un terme à tout ça et que la solution se trouvait être le client que Naki avait servi quelques instants plus tôt.

- Il faut qu’on appelle la police, il se passe un truc bizarre, je crois qu’ils ont été...Drogués à cause de ce Krogan et ils...

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase, un hoquet de surprise s’expulsa violemment de sa bouche. Le Quarien se leva précipitamment, incapable de bouger plus que ça alors que le mastodonte Krogan plantait trois seringues consécutives dans le bras du malheureux client. Lorsque les deux Quariennes aperçurent ce qui se déroulait derrière eux, elle poussèrent un petit cri de surprise et Naïla sembla légèrement tourner de l’oeil à la vue des outils médicaux se remplissant petit à petit.
Sans attendre de savoir si l’Humain avait repris ses esprits, le Krogan lança les seringues sur la table.

- Bon, ok les gars, on va faire simple :
Vous êtes 3 quariens. Vos masques empêchent de ressentir mon poison...
Voilà ce que vous allez faire : Vous allez tous prendre l'une des seringues, entrer dans la cuisine, et en administrer une à chacun des zombies !
Ensuite, tout rentrera dans l'ordre.
Des questions ?


Les ronflement du malheureux résonnèrent dans tout le restaurant, le Krogan le retourna d’un coup de pied.

- Ah ouais, c’est bon, il est en vie.

Puis se tourna vers les Quariens, l’air d’attendre que les trois casqués se lèvent pour accomplir la besogne qu’il venait de leur attitrer. Kori reprit ses esprit, secouant sa tête comme un forcené.

- Mais vous êtes complètement malade ! Vous avez faillit tuer ce pauvre homme et...
Naïla se releva difficilement, coupant son collègue.
- Il a raison ! Vous êtes complètement fou ! Comme si on allait retourner dans cette cuisine !
- Je comprend pas ce qu’il se passe...S’inquiéta Naki. De qui il parle en disant “Zombie“ ?
- Et puis qu’est-ce qui vous fait croire que ça va marcher ? S’insurgea Kori. Vous voulez qu’on aille injecter le sang d’un inconnu dans nos collègue ??

À cette idée, Naïla fut prise d’un haut le coeur et Naki crut bon de se lever pour échapper à la zone de tir de sa collègue.

- Bien sûr que ça va marcher ! Lança le Krogan presque vexé qu’on puisse douter de ses capacités. Mon poison devait rendre les gens amoureux et jusqu’à preuve du contraire ça a très bien marché !

Kori n’en revenait pas, bouche ouverte sous son casque. Le Krogan ne semblait absolument pas inquiété par la situation qu’il venait d’engendrer.

- Bon ! Insista le Krogan de sa grosse voix. Vous voulez qu’ils redeviennent comme avant ou non ? Alors empoignez moi ses seringues et hop !

Associant le geste à la parole, le mastodonte attrapa les seringues et les plaça dans les mains de Kori, Naïla et Naki qui ne saisissait toujours pas ce qu’elle était censé faire. Sans attendre, le Krogan prit une nouvelle fois Kori et sa collègue sur ses épaules. Ils avaient beau se débattre, autant dire qu’ils étaient des mouches comparés au géant. Le Krogan déposa son fardeau au pied de la grande porte de cuisine, Naki suivait docilement, tentant vainement de convaincre le mastodonte de les laisser tranquille, sa propre seringue toujours en main. Urdnot Cupidon envoya valser les tables bloquant l’accès et ouvrit les portes, juste ce qu’il fallait pour faire glisser les deux malheureux Quariens à l’intérieur dans un cri de terreur. Il se tourna vivement vers Naki et la pointa du doigt.

- Toi ! La blanche !

D’un signe de main, il fit comprendre à celle-ci qu’elle avait tout intérêt à rejoindre ses comparses à l’intérieur de cette cuisine infernale.

La porte se referma violemment derrière les trois Quariens, Naïla hurlait autant qu’elle le pouvait en fracassant ses petits poings gantés contre la porte en fer. En vain, de l’autre coté, le Krogan s’activait déjà à remettre les barricades, empêchant quiconque de sortir. Kori jetait des coup d’oeil apeurés le long de la salle. Elle n’était pas bien grande, la plonge sur la gauche, la cuisine, plus grande sur la droite,avec les frigos au fond et une grande réserve sèche incrustée dans la structure du bâtiment contournable par un couloir en coude derrière qui joignait les deux grande pièces. Le Quarien espéra de tout coeur qu’aucun des individus drogués ne soit dans ce fameux couloir. S’ils se retrouvaient pris en sandwic à l’intérieur...Il ne préféra pas y penser. Naïla hurlait toujours et Kori dut se faire violence pour la faire taire. Ils n’avaient lus le choix.

- Préparez vos seringues, annonça-t-il tout bas, et espérons que son remède miracle fonctionne.

Ils pénétrèrent lentement dans la grande cuisine, Naki à sa droite, légèrement en retrait et Naïla à sa gauche, accrochée à son bras comme à une arme, sa seringues levée devant elle comme une épée.

- Lâche-mon bras Naïla tu me fais mal ! Chuchota Kori.

Et elle le lâcha, pour finalement s’y agripper de nouveau lorsqu’un ustensile se fracassa sur le sol à leur gauche. Elle cria de plus belle.

- Chut Naïla !
- Chut Naïla ! S’exclamèrent en coeur le frère et la soeur.

Naïla pointait sa seringue droite devant elle, baragouinant des paroles incompréhensible. Les jumeaux regardèrent dans la direction que pointait leur collègue. Il était là. S’aidant des étagères pour se relever, les jambes flageolantes et le regard avide, un sourire illuminé étira sa bouche lorsque la chair fraiche se présenta à ses yeux. Un son glutural, inhumain s’extirpa de sa bouche. Ce fut le chaos.
Les trois Quarien hurlèrent en coeur alors que le taulier accourait vers eux d’une démarche clopinante. Sans hésitation, les deux Quariennes poussèrent Kori en avant alors qu’elle tentait vainement de se protéger derrière lui, chacune des deux essayant de récupérer le plus de protection qu’offrait le pauvre Quarien.
Le choc fut rude, le taulier s’étala de tout on long sur Kori, poussant un râle de bonheur tandis que ses mains caleuses venaient se coller à son masque. Dans un cri d’horreur, le Quarien leva sa seringues. Elle se planta directement dans le ventre de son directeur. Sans y réfléchir à deux fois, Kori pressa l’instrument pour en faire jaillir le liquide rouge. Instantanément, le taulier cessa ses violentes caresses et regarda, béat, l’aiguille ressortir de son organisme. Il le va des yeux hagard vers le Quarien. La seconde suivante, il était éjecté sur le coté. Sous le coup, Kori lâche sa seringue qui vola contre le mur.
Un cri qu’il connaissait bien se répercuta dans la salle. Il se retourna. Naki et Naïla courait à présent autour d’un des plan de travail, se débattant pour échapper à la poigne lubrique du client premièrement infecté. Se débattant pour leur survie.
Malheureusement, il ne pouvait pas le aider, quelque chose était venu percuter son supérieur, et le Quarien craignait de savoir de qui il s’agissait.
Et il avait raison. Elle se redressa lentement, dos à lui. Toute griffe dehors, elle tourna la tête vers le Quarien, les yeux pétillants d’un amour maléfique. Elle émit un roucoulement diabolique, et Kori ne put s’empêcher de hurler devant ce cauchemar.

- Kori...Tu...Es...Enfin ! À moi !

Le malheureux Quarien ne put qu’être spectateur du funeste sort qui l’attendait. La Turienne s’abattit sur lui telle un vautour déchainé, lacérant sa combinaison de gestes érotique, la lngue visqueuse de Siia balayait le casque de verre du Quarien, ne pouvant que flancher face à la force Turienne. Grâce au ciel, l’adrénaline permettait des actes incroyable quand sa propre survie en dépendait et, usant d’une force qu’il ne se connaissait pas, Kori parvint à s’échapper de l’emprise de la jeune cuisinière. L’instinct de survie prenant le dessus sur tout autre chose, il se redressa aussi vite que possible en s’aidant du comptoir sur sa droite. Il put apercevoir les deux Quariennes se débattre farouchement. Elle avaient toutes deux leurs seringues intactes.

- Naki ! Hurla son frère. Donne-moi une seringue, vite !

Naki se retourna vivement, elle eut tout juste le temps de balancer l’ustensile médical qui attérit sur la surface ou Kori était appuyé. Il la ramassa. Des griffes acérées s’en prirent à ses chevilles, le tirant vers l’arrière. Kori hurla, une main fermement accrochée au plan de travail tandis que l’autre ne lâchait pas la seringue. Puis il disparut, happé à l’abri du comptoir dans un hurlement déchirant mélangé au hululement amoureux de la créature.

- Kori !! Hurla sa soeur.

Mais elle n’eut pas le temps de s’en inquiéter d’avantage. L’Humain s’attaquait à Naïla, baladant ses main hideuses mains à cinq doigts le long du corps de la Quarienne. Naki poussa un cri de détermination alors qu’elle se projetait à son secours. Elle empoigna l’homme par le torse, coinçant les bras de l’assaillant en les emprisonnant dans les siens. L’énergumène se débattait trop, elle ne pourrait tenir longtemps. D’un geste violent, ils se propulsèrent au sol, Naki eut le souffle coupé sous le poids de l’humain.

- Naïla ! Cria-t-elle en se débattant pour maintenir l’emprise qu’elle avait sur le drogué.

Naïla tremblotait de tous ses membres, incapable de tenir fermement son arme.
La voix de Naki, devenu rauque et agressive sous l’effort l’extirpa de sa stupeur.

- Naïla ! Plante-moi cette putain de seringue ! Maintenant !

L’homme cessa enfin ses convulsions. Elles avaient réussis. Naki poussa un long soupir de soulagement en écartant le corps inerte sur elle.

- Tu crois qu’il est mort ? Demanda Naïla d’une voix tremblante.
- Non, la rassura sa collègue. Il respire encore.

Plus aucun bruit ne transgressait le silence qui s’était installé dans la salle. Naki réagit soudain.

- Kori !

Elles se précipitèrent à l’arrière du comptoir à l’arrière duquel son frère avait disparu. Il se tenait là, adossé contre le meuble, le regard vide perdu au loin. À ses pieds, Siia gisait, la seringue encore plantée dans sa jambes. Naki s’approcha de son frère, une main rassurante posée sur son épaule.

- On avait pas le choix Kori, elle ira mieux après, tu verras.
- Je l’espère Naki...Je l’espère...

Sur le coté, le corps allongé du taulier remua quelque peu. Comme si de rien n’était, l’Humain se mit debout, un regard interrogateur posé sur ses subalternes. Lentement, sa main se porta à sa bouche, sans se départir de son regard, son index se dressa subtilement, venant se plaquer contre son menton, sous le regard médusé des Quariens.

- Hum...Dit-il simplement.

Kori, Naki et Naïla se regardèrent, ne sachant quoi faire. Ce fut Naki qui prit finalement la parole.

- Vous allez mieux , monsieur ? Demanda-t-elle en se relevant. Vous avez l’air...Etrange.
- Je me demandais juste pourquoi mes serveurs se traînaient par terre au lieu de travailler. Une coutume de votre planète, j’imagine.

Il avait prononcé cette phrase d’une voix neutre, sa main toujours appuyée contre son menton. Presque aussitôt, Siia se relavait à son tour, une griffe collée contre sa bouche, son arcade gauche se relevait, lui donnant un air circonspect que les Quariens ne lui avaient jamais vu.

- Tiens donc, annonça-t-elle, qui a bien pu mettre autant de foutoir dans ma cuisine ?

Son regard se posa sur ses collègues.

- Des Quariens. Suffisait de demander.

Siia et le taulier se jaugèrent.

- Tiens, voila l’autre grand con qui me sert de patron. Murmura t’elle, les paroles rendue à peine audible par la griffe lui couvrant la bouche. Patron ! Que me vaut l’honneur de votre présence dans ma cuisine ?
- Siia...Trois Quariens et une Turienne, vous êtes sûrs que je suis le patron de cette boite ?

Les trois Quariens étaient à présent debout, se déplaçant lentement vers la grande porte. Quelque chose n’allait pas, quelque chose n’avait pas fonctionné correctement. Au loin, le corps du client humain se releva d’un coup. De manière presque impossible tant elle était subite et verticale. Lorsqu’il aperçurent au fond de ses yeux le même regard qui animait la cuisinière et le patron, les Quariens prirent peur.

- Qu’est-ce qu’on a fait ? Se lamenta Naïla.

Lorsque le client leva une main lente et hypnotique vers sa bouche, ce fut de trop.

***

Urdnot Cupidon attendait patiemment de l’autre coté que les Quariens aient finis leur besogne, il tentait d’entendre ce qu’il se passait dans la cuisine, mais en vain. Lorsque la porte s’ouvrit violemment et que deux Quariennes s’en extirpèrent en vitesse, il dut s’écarter rapidement pour ne pas finir écraser. Kori sortit à son tour et referma aussitôt les battants, les mains posée sur la porte. tête baissée, sa respiration était insistante, saccadée.

- Alors ? Vous avez pas réussis à leur injecter le sérum ? Demanda le Krogan.

Kori le va la tête vers le mastodonte, coupable de tous leur problème. Un lueur de détresse brillait dans ses yeux.

- Justement, souffla-t-il. Si.



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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Mer 11 Mar 2015, 14:51
Urdnot Cupidon voulait observer les dégâts de lui-même. Il dégagea la porte et entra en trombe à l'intérieur, avant de fermer derrière lui.
Sur le sol, Thomas Dole se levait, lentement, puis tomba sur la table en titubant.

- La vaaaache... Jésus, Allah et Bouddha, aidez-moi...

Il posa sa main sur le crâne et s'assit sur une des chaises, avant d'observer les 3 quariens qui semblaient déstabilisés.

- Et bah... Bravo à l'intérieur. J'ignore quelles horreurs vous avez pu voir. Ça a dû être très traumatisant.

Cupidon défonça la porte avec le pied, et entra dans le restaurant avec un large sourire aux lèvres. Il s'approcha en trombe, et Thomas Dole le vit aller vers le comptoir sur lequel le krogan s'avachit.

- Heeu... Monsieur Cupidon, vous allez bien ?

Cupidon commença par lâcher un petit rictus exagéré. Puis, après, il tapota le comptoir. Il posa une main sur son ventre. Il expira. Son rictus sympathique se changea en une râle... Il riait, oui. Il riait de toutes ses forces. Il hurlait presque d'un rire démoniaque et atroce. On aurait dit une hyène couplée à un dictateur heureux de voir ses plans mis en place. Son rire démoniaque donnait la chair de poule au politicien, qui regardait, les sourcils froncés. Cupidon se retourna vers Dole, et commença à parler d'une voix... Changée. Plus vive, plus acérée, plus difficile à entendre.

- Vooooous... J'ai besoin de votre sang...
- Pardonnez-moi, mais qu'avez-vous dit ?
- VOTRE SANG ! JE VAIS LE SYNTHETISER ? AH AH AH !

Dole recula et vint se cacher derrière Kori, apparemment terrifié. Cupidon, lui, marchait dans le restaurant, les mains dans le dos, et commença à se lancer dans un monologue.

- Voyez-vous, il est temps que je vous avoue quelque chose sur cette chose horrible que vous appelez « l'amour ». Dans l'esprit de beaucoup de gens, qu'est-ce que l'amour ?
L'amour, c'est l'affection que vous portez aux autres. C'est l'envie d'être avec eux, d'avoir envie de vivre avec eux, de partager quelque chose avec eux. Il y a tant de formes d'amour... Il y a l'amitié, l'amour familial, l'amour envers son entreprise, sa passion, sa patrie... Et il y a l'amour affectif entre deux personnes qui font crac-crac.
Tous ces amours sont quelque chose de simple en commun : Ce sont des MENSONGES !


Il avait dit ça en se tournant de manière dramatique. Il s'approcha violemment des 3 quariens, faisant trembler les autres tables avec son pas décidé.

- Il est temps que vous compreniez, tout ce qu'on vous dit à la naissance sur l'amour, ce ne sont que des conneries !
La famille ? Une pression de la société et une reconnaissance envers les gens qui vous ont torché, rien de plus ! La patrie ? Une création de psychopathes pour justifier leur impérialisme et leurs invasions ! Vos religions ? De la merde en boîte ! Vos créations ? Éphémères et inutiles si vous ne vous faites pas du pognon dessus !
Et vous savez ce que c'est, la chose que vous éprouvez pour les gens auxquels vous avez envie de baiser ?
De LA PEUR !
La vérité c'est que vous êtes en couple avec quelqu'un uniquement parce que vous avez peur de crever tout seul. Vous êtes ou bien peu intéressé, ou bien co-dépendant. Mais l'amour est un mensonge. Les gens ne sont pas amoureux. Ils ont envie de baiser parce que c'est leurs hormones qui travaillent.
La vérité c'est que vous tous, TOUS, vous recherchez juste quelqu'un d'attirant physiquement ou d'un niveau social supérieur au vôtre. Si vous êtes en couple avec des moches, vous visez juste dans votre catégorie, parce que vous en avez BESOIN.
Vous êtes tous misérables et pathétiques et vous me donnez envie de gerber.


Dole, qui semblait changé depuis qu'on lui avait pompé son sang et administré à trois innocents (Qui étaient encore dans la cuisine), leva la main.

- Mais vous êtes Cupidon, vous devriez soutenir l'amour...
- AH AH AH AH AH AH !
MAIS QUELLE NAÏVETE !
La vérité c'est que si j'entretiens l'amour depuis des siècles avec mes drogues, c'est juste parce que l'amour est bon pour le profit !
Les gens seuls n'achètent que ce qu'ils aiment. Mais en couple, ils se sentent forcés de faire des activités ensemble pour donner un peu de sens à leurs relations de merde !
J'ai entretenu l'amour juste parce que ça m'a permis de me bourrer à milliards ! Parce que j'adore me vautrer dans des piscines de pognon ! Et parce que l'amour me permet de manipuler les gens débiles et influençables comme je veux !
Mais l'amour n'a plus sa place dans le monde d'aujourd'hui, il est devenu usé et inutile. Les gens se pervertissent. Vous savez ce qu'ils lisent, ce qui fait un tabac ? Des histoires d'abus et de relations sado-maso. La religion n'a plus d'intérêt, les gens arrêtent de construire du drame et de pleurer quand on fait des adultères. Ils sont devenus païens, vulgaires, nymphomanes, dominants... Ils sont devenus de simples bêtes de foire qui veulent satisfaire leurs propres pulsions. Ils me dégoûtent encore plus qu'avant !
Alors oui, je pourrais me reconvertir dans le SM, mais aussi impressionnant que cela puisse paraître, j'ai encore un peu de respect pour moi et je n'ai pas besoin de compenser pour une petite bite ou le manque de plaisir que j'ai au lit.
Je n'ai pas de plaisir au lit. Le désir sexuel est une chose d'animaux.
Mais j'ai un remède. Je vais sauver le monde. Car ayez-peur, je vous amène le DOLISME !


Dole resta silencieux, apeuré.

- Le dolisme ?
- Oui, le dolisme !
Imaginez une société sans amour, sans haine, sans tout simplement AUCUNE relation ou émotion !
Les gens ne seront plus idiots et ne feront plus de décisions insensées ! Leurs pulsions neutralisées, ils ne seront que des membres productifs de la société ! Ils passeront leurs journées à dormir, à travailler, et à manger !
D'ici à 20 ans le monde aura totalement changé ! Sans aucune distraction, il sera devenu productif et puissant !
Vous savez pourquoi le communisme n'a jamais marché ? Parce que le communisme est basé sur l'idée que les gens sont rationnels et honnêtes, alors qu'ils cherchent juste à se satisfaire.
Mais avec le DOLISME, ce sera fini ! Je pourrais enfin instaurer mon régime ultra-fermé comme je l'ai toujours voulu !
Maintenant si ça ne vous dérange pas je vais synthétiser le dolisme à grande échelle et le répandre dans la galaxie entière.
Oh. Mais c'est vrai. Vous êtes devenus des témoins maintenant... AH AH AH AH !


Cupidon dégaina son fusil : Un énorme fusil à pompe Graal rose-bonbon et avec des petits cœurs dessinés dessus.

- Vous allez tous crever ! Et ensuite je serai libre !
Allez, adieu les sales put-


Il fut coupé net par le bruit de la porte. Il se retourna en hurlant.

- QUI EST LA ?! MONTREZ-VOUS !

Le viseur prêt, le doigt sur la détente, il entreprit d'aller voir. Il passa devant les tables, et visait partout, nerveux.
Quelque chose se jeta sur lui. Cupidon hurlait et se débattait. Il lançait son fusil dans tous les sens. La chose entoura sa gorge avec ses jambes et commença à l'embrasser et à lui lécher le crâne.
C'était le galarien SDF de tout à l'heure.

- NOOOOOOON ! LÂCHEZ-MOI ! NOOOOOON ! AAAAAAAAH !

Cupidon s'écrasa par la fenêtre du restaurant et tomba à la vue des passants, dont certains, apeurés, appelaient immédiatement la police.
Dole mit un moment à se remettre de ce qu'il avait vu, et décida de refaire sa chemise avant d'entrer dans la cuisine.
Phlorian Filippot avait la main sur le menton.

- Tiens donc... Thomas Dole... Cela me fait plaisir de voir un imbécile, je n'en avais pas vu aujourd'hui.
- Ta gueule Phlorian, on doit y aller.
- Mais qu'est-ce ?
- Vous allez appeler leur parti et dire que vous signez l'amendement.
- Ah oui, ou sinon quoi ?
- Sinon je te pète la gueule.

Bizarrement, la menace physique sembla lui faire quelque chose. Le dolisme tournait les gens en lâches.

- Ah ah, mais bien sûr ! Je vais les appeler dès que je suis arrivé chez moi !
- Bien. Voilà une bonne chose de faite.

Dole attrapa Phlorian par le bras et le fit sortir, ignorant Siia et le taulier qui s'engueulaient froidement. Thomas donna une tape dans le dos du politicien de Terra Firma.

- Eh bien, messieurs les quariens, quelle journée...
Heu, je suppose que vous avez envie d'appeler une ambulance pour régler les problèmes. Pour ma réputation, il vaut mieux que je ne sois pas sur la scène du crime...
Naki ? On s'appelle ?


Il lui fit un clin d’œil avant de partir vers la navette avec l'extrémiste, qui était en plein monologue avec lui-même pour expliquer pourquoi les turiens étaient une race inférieure et pourquoi les butariens devaient être internés dans des camps d'extermination. Dole, lui, l'ignorait totalement. Il utilisa son omni-tool pour composer un numéro.

- Oui ?
- Urquhart.
- Dole ? Mais quelle surprise...
- Vous avez perdu, Urquhart. Terra Firma est dans mon camp. Ils vont foutre tellement d'amendements que votre loi de merde ne passera même pas au journal officiel. Jamais personne ne connaîtra votre projet anti-amour.
- Ah. Je vois. Vous avez été plus... « Habile » que prévu. Mais vous n'avez rien changé.
- Je sais. C'est pour ça que je veux vous voir. Faisons la paix. Je prévois bien plus pour nous deux.
- Je vous dois bien ça, monsieur Dole. Bonne journée à vous.

Dole raccrocha et se débrouilla pour faire rentrer la tête de Phlorian dans la voiture. Derrière lui, le SSC s'approchait à toute vitesse.





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MessageSujet: Re: La Saint Marguerite   Lun 16 Mar 2015, 16:24
Kori, Naki et Naïla restèrent béats devant le spectacle qui s’offrait à eux. Un Galarien, le petit mendiant qui logeait depuis quelques temps derrière le restaurant et que le Krogan avait bousculé en quittant le frigo venait d’attraper le mastodonte à bout de bras et le balança à travers la vitre dans un misérable petit cri de peur.
L’air de rien, le client Humain réajusta sa chemise et partit récupérer son comparse dans le cuisine, son doigt toujours collé à la bouche, l’air de rien, si bien que Kori se demanda s’il n’avait pas été également drogué tant les choses paraissaient irréelles. Après la tirade morbide du Krogan, le Quarien craignait que le mastodonte puisse mettre son plan à exécution. Heureusement que l’intervention du Galarien ai coupé court à ses mauvaises intentions.

- Eh bien, messieurs les quariens, quelle journée...
Heu, je suppose que vous avez envie d'appeler une ambulance pour régler les problèmes. Pour ma réputation, il vaut mieux que je ne sois pas sur la scène du crime...
Naki ? On s'appelle ?


Les trois Quariens tournèrent leurs visages hagards vers les deux Humain et Naki ne put qu’hocher de la tête en baragouinant des paroles incompréhensible. À croire que rien ne s’était passé, comme si les deux clients repartaient chez eux après avoir payé leur note. D’ailleurs, qui s’était occupé des notes des clients qui avaient quittés le restaurant ? Bref, on y pensera plus tard. Pour l’instant, le SSC investissait les lieux, Siia et le taulier se trouvaient toujours dans la cuisine à hurler l’un sur l’autre comme deux créatures enragées.
Très vite, un petit groupe d’agent tenta de les séparer tandis qu’un autre pris la déposition des Quariens.
Ils lui racontèrent tout, du Krogan imbibé de vaseline traversant les conduits d’aération aux zombies aux pulsions sexuelles dévastatrices.
Au vu du regard que leur jetait l’agent du SSC, leur propos semblaient difficilement cohérents.

- Je vous jure ! S’insurgea Kori. Le Galarien l’a pris dans ses bras et l’a balancé par la fenêtre !

Accompagné par les hochements de têtes vigoureux de ses deux congénères, Kori se dirigea vers la fenêtre encastrée pour prouver ses dires.
Plus rien. Plus de Krogan, plus de Galarien. Les Quariennes s’approchèrent.

- Il dit la vérité ! S’indigna Naki. Il devrait être là !
- Visiblement non. Trancha l’agent du SSC.

Kori n’y comprenait plus rien, le Krogan avait pris la fuite, sur le sol le verre brisé, seule preuve des événements, gisait comme une multitude de petites étoiles cassées. Quelque chose attira le regard de Kori, il sortit du restaurant, contourna la vitre pour atteindre le lieu où était tombé Urdnot Cupidon. Du bout du pied, la Quarien écarta quelques morceaux de verre. Un message. Sur un petit papier rose. En forme de coeur. Un léger parfum de rose atteignit les capteurs du Quarien.

- Tu vas avoir une bonne raison de le rappeler Naki...Annonça le Quarien, le visage grave.

Une seule phrase. Ultime cri d'amour et de rage contre les sentiments.
Un promesse qu'il tiendrait à coup sûr


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