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 Les dangers d'Oméga

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MessageSujet: Les dangers d'Oméga   Sam 31 Jan 2015, 19:16
Intervention MJ : Oui Date : début Janvier 2197 RP Tout public
Shannon O'Ryan-T'Siola ♦ Elena T'Soran ♦ Dahl Elkoss ♦ Anton Ardak ♦ Kyreshorl Venterra ♦ Josh "Ataan" Ivrancic
Les dangers d'Oméga



8 janvier 2197, matin



Oméga. Lieu de tous les vices et de tous les sévices.

En cette matinée froide, Shannon était arrivée sur la station des systèmes Terminus. Ici, ses parents et ses sœurs ne viendraient pas la chercher. Elle n'avait jamais exprimé d'intérêt pour les activités qui se menaient ici. Personne ne viendrait la chercher là. On penserait à la Terre, évidemment. Mais même si Shannon irait, ce ne serait pas de suite.

Et puis, quand même, la station restait une sacrée curiosité.

Elle avait payé la Demoiselle Asari qui avait accepté de la prendre dans sa navette et de l'amener en toute discrétion depuis Thessia. Somme exorbitante pour les maigres économies de Shannon, et transaction parfaitement illégale.

Mais ainsi était l'esprit d'Oméga.



Ce n'est sûrement que mon premier pas dans l'illégalité, s'était dit Shannon. Eh ! On ne va pas se leurrer...



Depuis qu'elle avait quitté l'Asari – une mercenaire déjà partie dépenser sa « paye » dans une boutique d'arme – Shannon traînait dans la station.

Personne ne lui jetait de regard particulier ; il faut dire que, au milieu de de la foule, il y avait bien pire qu'une humaine avec un bras manquant. Quoique, après une mise au point, on la regardait avec intérêt : une Humaine qui allait sur ses dix-neuf ans, seule ? Que peut-elle nous rapporter ?

Shannon ne faisait attention à rien. Elle cherchait un lieu où dormir. De ce qu'elle voyait, la rue offrait une tout aussi bonne chambre que les hôtels. Sauf que la rue...



« Yah yah yah ! » C'était un Vortcha, qui poussait un cri d'attardé.



Ce coin de rue était visiblement occupé en majorité par cette espèce, et ses « habitants » n'avaient pas l'air bien portants.



Bon, pas ici, quoi.



Shannon remonta des bas-fonds d'Oméga, qu'elle avait atteints en laissant ses pieds la diriger. Plusieurs heures avaient dû passer. Elle regarda partout autour d'elle.



« Autant le dire tout de suite que t'es perdue, l'Humaine. »



C'était la même Asari que tout à l'heure. Elle était adossée à un mur, embranchement entre deux escalier.



Shannon acquiesça ; un ricanement lui échappa. « Oui, autant le dire.

— Ça se voit tellement.

— Tu m'as suivie ?

— Non. J'attendais quelqu'un ici. » L'Asari soupira. « Mais je viens d'apprendre qu'il ne viendra pas. J'allais partir pour la boîte quand je t'ai vue.

— La boîte? L'Au-delà ?

— Non, une autre. Y'a trop de queue à l'Au-delà. Tu m'accompagnes ? Ça t'évitera de mauvaises rencontres. Et tu seras plus perdue. »



Shannon fut bien obligée d'accepter, parce qu'évidemment, l'Asari avait raison. Dommage pour l'Au-delà, par contre. Le QG d'Aria T'Loak ! Tant pis.

Elles marchèrent une bonne vingtaine de minutes. Enfin, la porte de la boîte de nuit apparut. De la musique insupportable s'entendait déjà, à fond, évidemment.



« Au fait, hurla l'Asari alors qu'elles franchissaient la porte, je t'ai pas demandé ton nom de tout le trajet de Thessia jusqu'ici !

— Shannon.

— Hein ?

— Shannon !

— Lana.



L'Asari offrit sa main à Shannon, qui en fut un peu perturbée. Elle la serra tout de même.



« Euh... Tu m'excuseras, mais je te trouve étrangement honnête, Lana. »



L'autre partit d'un grand rire. « T'as raison de te méfier. Mais je t'assures, je suis tout ce qu'il y a de plus honnête. Cette vie, c'est bientôt fini pour moi, alors autant arrêter d'être une salope. Oui, parce que je l'ai été. Fais attention à toi, Shannon. Y'a des tensions, en ce moment, ici. Enfin... Plus que d'habitude. »



Lana la laissa là, en riant.

Shannon alla se pencher sur le comptoir du bar. Par réflexe, elle toucha la lame à sa ceinture. Un serveur Galarien arriva. Il semblait habitué au bruit.



« Ce que vous avez de moins cher, s'il vous plaît. » Elle attendit que le serveur revienne avec sa boisson. « Vous connaîtriez pas un endroit où je pourrais dormir ?

— T'as des crédits ?

— Pas beaucoup.

— Alors, un hôtel décent, c'est mort. Bonne nuit au milieu des coupe-gorges ! » Il récupéra les cinq crédits pour le tord-boyaux qu'il avait servi à Shannon.« 'fin, si t'es vraiment pauvre, on te foutra peut-être la paix. Si t'as rien d'autre d'intéressant sur toi, hein.

— Ouais, je m'en doute. Ouais, j'ai rien d'autre. »



Comme ça, ceux qui par miracle auraient pu entendre cette conversation ne viendraient pas l'embêter. Mais la vie sur Oméga devait être bien plus compliquée que ça.

Sa boisson bue, Shannon resta au comptoir à jouer avec le verre vide, le regard dans le vague. Que faire maintenant ? Elle avait déjà perdu de l'argent ; même cinq crédits, c'était important. Vivement qu'elle quitte cet endroit pour aller sur Terre et voir la tombe de ses parents.



Pour ça, il faut de l'argent aussi.



Elle se frotta les yeux. Puis elle ne pensa plus à rien pendant un certain temps. Ses yeux ne clignèrent que lorsqu'elle vit Lana, attablée avec des amis, lui faire signe de venir s'asseoir avec eux.
Ce que Shannon fit.



« Salut. »



Ils se présentèrent tous brièvement – Humains, Turiens, Butariens, puis Shannon plongea dans ses pensées. Alors elle réalisa l'évidence.



« Lana, tu saurais pas où je pourrais trouver un travail ?

— Un travail ? On est sur Oméga. Y'a de tout ici et du n'importe quoi surtout. Quel type ?

— N'importe.

— Hmm... Je sais qu'on a eu des armes fournies par Dahl Terminus chez les mercenaires, mais l'entreprise ne fait pas que ça. C'est tenu par un Volus, et ça marche bien. Tu devrais aller te renseigner.

— Dahl Terminus ? Merci. Je vous laisse.

— Salut ! » lui répondit-on en choeur.



Shannon partit de la boîte, son sac sur le dos. Une fois dehors, elle demanda son chemin plusieurs fois pour trouver le siège de l'entreprise. Une fois face à lui, elle ne trouva pas comment entrer. Elle dut hurler à la porte qu'elle cherchait un travail pour que quelqu'un, derrière, lui ouvre.



Face à un employé, quelques pas plus loin, elle n'eut que ces mots : « Hmm... Je viens pour un travail... »



L'employé la questionna sur ses compétences. Bon, elle n'en avait pas beaucoup. Alors on la planta là, en lui demandant d'attendre dans la salle d'attente.



Je t'ai entendu, mon gars. T'as dit « évidemment, pas de compétences... » Salaud, va.



Bien vite, cet incident lui sortit de la tête. Shannon prit un siège, et attendit un représentant, qu'il vienne pour l'embaucher ou pour la vider des lieux.


Fiche de présentation et Journal

   


Spoiler:
 


Dernière édition par Shannon O'Ryan-T'Siola le Mar 03 Fév 2015, 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 03 Fév 2015, 23:04

Oméga, le 1er Janvier 2197, bureau de Dahl Elkoss

La vidéo était brouillée, afin que l'interlocuteur ne soit pas reconnu. Dahl Elkoss refusait ce genre de négociation en général, car l'on pouvait être certain qu'elles attiraient leur lot d'embrouilles. Mais la récompense était trop importante pour être ignorée.

« HUUUF. 1,000,000 de crédits. HUUUF. Vous n'hésitez pas à employer les grands moyens. »
« Vous acceptez ? »
« HUUUF. 2 millions. HUUUF. C'est le prix pour que tout soit fait selon vos conditions. »
« Très bien. Je donnerai le paquet aux vôtres demain. A vous de faire en sorte qu'il parvienne à son destinataire en temps et en heure»
« HUUUF. Tout sera fait selon vos directives. »

La communication fut coupée, et Dahl Elkoss retourna s’asseoir dans son fauteuil arrondi adapté à la morphologie volus. Ses doigts coururent le long de son bureau, enregistrant les infos nécessaires sur son omnitech et supprimant toutes les autres, conformément à l'accord qu'il venait d'entériné. Il y avait de nombreuses raisons pour que cet accord soit si coûteux.
L'effacement des données en faisait partie : rien ne devait rester. La discrétion également : personne ne devait être mis au courant de la livraison. Et sur Oméga, lorsque l'on disait « personne », on pensait « pas Aria ». Or, Aria était Oméga, c'était bien connu... Tromper sa vigilance serait une tâche rude.
Pas tellement la première partie : Dahl Terminus devait s'occuper du rapatriement de la cargaison sur Oméga depuis Illium. Même si l'organisation n'a pas pris pied sur la planète commerciale, des échanges s'y font, et il n'y a rien d'anormal à ce qu'un cargo de Dahl Terminus y aille et en revienne, surtout si le cargo en question ramène véritablement une cargaison en plus de sa mission spéciale.
Non, toute la difficulté résidait dans la seconde partie : livrer le paquet à son destinataire, et ce directement sur Oméga. Dahl n'avait que peu d'informations sur ledit destinataire, il savait juste où le trouver lorsque l'heure du rendez-vous viendra. Une fenêtre limitée donc, sans compter que nul ne devait savoir quoi que ce soit. L'idéal serait un agent unique d'élite, mais Dahl n'avait pas d'homme suffisamment excellent sous ses ordres. Faire appel à un free-lance ? Dangereux. Très dangereux.
Non, ce qu'il lui faut, c'est détourner l'attention... Plusieurs agents, plusieurs livraisons, et un seul, que personne ne soupçonnera, pour faire la livraison. Il restait encore une semaine à Dahl pour qu'il trouve la personne idéale.

Oméga, le 8 Janvier 2197, abords du siège de Dahl Terminus

Dahl avançait rapidement, deux turiens en armure sur ses talons. Il ne sortait jamais seul dans les rues d'Oméga : un volus est une cible bien trop tentante ! De plus, les turiens repoussait efficacement la foule si elle devenait trop compacte, permettant à leur patron d'avancer à sa guise.

Le spécialiste des affaires se dirigeait vers son entreprise, où il allait donner un colis à chacun des 10 hommes qu'il avait chargé de faire une livraison. Un seul aurait la vraie, mais chacun ignorerait l'existence des autres, et tous penseraient faire un véritable travail à haut risques.
Le véritable livreur serait discrètement escorté, sans être prévenu à l'avance, par trois hommes sélectionné par Velnus, le chef militaire de Dahl Terminus.
Les détails avaient été vus et revus, le plan et les parcours fignolé dans les moindres détails. Il faudrait au minimum la totalité des Ravageurs pour parvenir à le contrer, et c'était tout simplement impossible. Le plan était sans failles.
Dahl Elkoss ne le sentait pas.
Le paiement était trop important. Si lui-même avait voulu intercepter cette livraison, il se serait arrangé pour connaître à l'avance le parcours de la ou des cibles. Ou il corromprait les hommes susceptibles de faire la livraison. Ou n'importe quoi d'autres. La cargaison avait suffisamment de valeur pour déclencher une petite guerre !
Dahl était certain de la fidélité de ses gradés, mais il ne pouvait pas connaître personnellement chacun de ses hommes. Les seuls dont il était certain, en plus de son état major, était les trois combattants chargés de veiller sur le véritable transporteur. Mais il connaissait leurs limites, et ils risquaient d'être semé par le livreur si celui ci les repérait : Velnus n'avait choisi que ses agents les plus talentueux, et ils avaient pour mission de se méfier de tout le monde.

C'est sur ces pensées peu joyeuses que Dahl entra dans le siège de Dahl terminus. Tout semblait en ordre, à l'exception d'un petit tas de vêtements affalé dans un coin, avec de la couleur orange par dessus. Dahl regarda cette curiosité une seconde, puis il se rendit compte que c'était une humaine totalement affalée. Que faisait elle ici ? Le volus élimina rapidement la possibilité qu'elle soit une espionne : vu la valeur de la cargaison, ses adversaires avaient les moyens d'en utiliser de bien meilleurs et de plus efficaces !
Dahl se dirigea vers l'employée butarienne chargée de l'accueil. Celle-ci lui apprit que la jeune femme était arrivée plus tôt dans la journée, quémandant du travail. Cependant, il semblerait qu'elle n'ait aucune qualification, ni recommandation. Le responsable de l'accueil était parti voir si l'on avait besoin de ce genre d'individu en ce moment, mais Dahl soupçonnait que l'humain était intéressé par la jeune femme pour d'autres raisons. Dommage pour lui, le volus avait d'autres plans pour elle.
Une jeune femme, fragile d'apparence. Visiblement sans aucune expérience d'Oméga. Sans doutes incapables de s'y repérer sans les plans nécessaires. Et dans le besoin. Le pire agent possible, et donc le meilleur : personne ne penserait à elle. Facile à faire surveiller, elle ne remarquerait rien, et totalement imprévisible pour d'éventuels ennemis. Génial.
Le patron s'approcha donc de la jeune femme, et se signala d'un sifflement.

« HUUUF. Viens. » Dahl emmena l'humaine le long d'un corridor à côté de l'accueil, puis la fit entrer dans une salle pendant que ses deux gardes surveillaient la porte de l'extérieur. La salle servait aux entretiens, on y trouvait un fauteuil rembourré confortable qui insistait sur la position d'importance du recruteur, et une siège, confortable également mais bien moins imposant, les deux étant séparés par un bureau avec une interface holographique. Dahl s'assit dans le fauteuil et fit signe à l'humaine de prendre le siège.
« HUUUF. On me dit que tu cherches du travail. HUUUF. J'en ai un, simple, que tu pourrais remplir. HUUUF. Il est ponctuel, et il est à faire dans la journée. HUUUF. Il s'agit d'une livraison, tu devras amener un paquet dans un bar à une heure dite. HUUUF. Puis tu reviendras et tu recevras ta paie, 150 crédits. HUUUF. Si ton travail est satisfaisant, il pourra y en avoir d'autres. » Cette dernière phrase n'était pas forcément vraie, mais vu l'état de détresse de l'humaine, Dahl se disait que ça pouvait la motiver. Et puis, si effectivement elle remplissait bien sa tâche, il pourrait être important de la surveiller dans les jours, voir les semaines, qui suivraient.
« HUUUF. Si tu acceptes le travail, je te donne le paquet et les infos sur le lieu et l'heure, et tu quittes immédiatement l'établissement. HUUUF. Fais ce que tu veux dans la journée, mais remplis ta mission à l'heure dite. HUUUF. Ou bien je peux te garantir que tu n'auras jamais l'occasion de profiter du moindre plaisir que pourrais t'apporter Oméga. HUUUF. »
Une fois l'humaine partie avec le paquet, si elle acceptait la mission, Dahl irait rejoindre Velnus et s'entretiendrait avec chacun des agents, puis les enverrai tous en même temps à l'heure prévue à l'avance. Personne ne saurait que Dahl avait faussé les cartes. Il ne mettrait au courant son état-major qu'une fois les agents partis. Toutefois, les trois gardes sélectionnés pour surveiller de loin le livreur se mettrait directement en chasse pour veiller à ce que l'humaine remplisse sa mission.
Dahl se recentra sur l'instant présent.
« HUUUF. Je me nomme Dahl Elkoss, humaine. HUUUF. Acceptes tu ce travail ? » Le volus lui tendait la main, dans la plus pure tradition des habitants de la Terre.




"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 07 Fév 2015, 18:38
Elena se retourna et tira plusieurs fois en direction du Zombi qui courrait vers elle. Elle courut se mettre à l'abri en se frayant un chemin à coups de frappes biotiques. En levant les yeux, elle vit un groupe d'Asaris et de Turiens se battant contre des soldats de Cerberus. Elle essaya de grimper pour les rejoindre quand ils furent soudain écrasés par un Moissonneur qui venait d'atterir. Elena leva les yeux et vit que le canon du monstre était prêt à tirer. Elle tenta de courir, de s'éloigner loin des horreurs du conflit, mais c'était trop tard. La dernière chose qu'elle entendit fût un bruit assourdissant, suivit du son lancinant d'un OmniTech.

Elena se réveilla en sursaut en manquant de tomber de sa couchette et vit que son bras clignotait doucement : quelqu'un essayait de la joindre. L'écran était brouillé, ce qui donna à la jeune mercenaire une idée de qui l'appelait. En essayant d'effacer de ses souvenirs sa nuit mouvementée, l'Asari décrocha l'appel.

"- Elena T'Soran, j'écoute, dit l'Asari avec appréhension.
- Les détails de la livraison ont été convenus, répondit une voix indiscernable car brouillée par de multiples systèmes. Vous retrouverez votre contact au bar La Taverne du Contrebandier. Un contact vous attendra qui portera avec lui le paquet que vous devrez me ramener au plus vite. Il va de soit que vous serez discrète pendant l'exécution de cette mission, sinon votre tête pourrait se retrouver très rapidement accrochée à la pointe d'Oméga.
- Compris, boss. Et mon argent, quand est-ce que je le récupère ?
- Le contact en portera une partie et je vous ferait parvenir le reste après réception du colis.
- Et une fois que j'aurais votre colis, qu'est-ce que je fais du porteur ?
- Il serait dans votre propre intérêt que personne n'apprenne mon existence ni celle de la livraison. Vous avez le champ libre pour réaliser cette partie du contrat, mais c'est toujours mieux que les solutions sont définitives. Assez avec les questions maintenant, débrouillez-vous pour le reste.

La transmission se coupa brutalement et Elena resta seule avec ses pensées sur son petit lit miteux. Elle attrapa rapidement ses armes et sortit de l'hôtel dans lequel elle avait passé la nuit. Sans perdre de temps, Elena se dirigea vers les chantiers navals d'Oméga. Il y a un bout de temps, elle avait été recrutée par un des dirigeants d'une des industries. Elle devait s'infiltrer dans une usine de composants de vaisseau et voler un modulateur pour le moteur à effet de masse et le rapporter ici, travail pour lequel elle n'a jamais été payée. Elle arriva devant un grand bâtiment avec marqué en lettre rouges Oméga Space Industries et poussa la porte.

"- La célèbre Elena T'Soran, dit un minuscule Volus sortant d'un bureau. HUUUMMPFF ! Qu'est-ce qui t'amène dans mon maigre établissement ? HHMMMPFF !
- Ne joue pas à l'idiot avec moi, Jarne For ! Tu me dois encore 6000 crédits pour le travail que j'ai fait ! Ou oublierais-tu encore malencontreusement de payer tes dettes ?
- HMMPFF ! Pas d'inquiétude, l'Asari. HMMPFF! Tu auras ton payement quand je saurais si la pièce que tu m'as rapportée fonctionne. HMMPFF!
- Parlons de cette pièce justement. Tu m'avais l'air bien inquiet que personne n'apprenne que tu l'as. Qu'est-ce que tu prépare encore, le nain, questionna Elena en s'approchant d'une porte de hangar.
- Non ! HMMPFF ! Ne vas pas par-là ! Cet entrepôt est interdit aux visiteurs ! HMMPFFF !
- Vraiment ? Tu piques ma curiosité, Volus.

Alors qu'Elena entrouvrit la porte, une troupe de gardes armés l'entourèrent et la saisirent par les épaules en la soulevant du sol.

- Ne te mêle pas de mes affaires, mercenaire. HMMMPFF ! Il y a certaines choses que tu pourrais regretter si tu vas trop loin.
- Tu vas me payer ça, salopard ! Enflure !

Elena fut jetée hors de l'établissement et mit quelque temps à se relever sans difficultés. Voyant l'heure passer rapidement, elle décida de se diriger vers le bar indiqué par son employeur et d'attendre là-bas.


Dernière édition par Elena T'Soran le Ven 20 Fév 2015, 11:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 08 Fév 2015, 15:55
La bouteille passa au ras de la tête du butarien et vint s’écraser directement au visage d’un vortcha ayant le malheur de s’être placé au mauvais moment au mauvais endroit. Anton lui ne perdit pas de temps et sauta sur la table la plus proche en attrapant la chaise qui lui servait peu de temps auparavant. Cette dernière termina sa course dans les jambes d’un turien passablement éméché qui s’affala dans un grand fracas emportant au passage une serveuse asari.

La situation avait passablement dégénéré depuis l’entrée d’une petite troupe de pirates turiens cherchant la bagarre. Ce qui devait être une simple mission de routine pour le chasseur de prime butarien se transforma en rixe généralisée extrêmement violente, une aubaine pour Anton.

Désormais placé en hauteur, le chasseur de prime cherchait sa proie, un galarien plutôt petit, même pour son espèce, et semblait invisible au sein de la foule en pleine folie meurtrière. Ce fut finalement le hasard qui permit au butarien de trouver sa cible, un krogan collant un monumental coup de boule au barman turien déblayant suffisamment la scène pour laisser entrevoir le galarien qui se tenait terré contre un mur essayant tant bien que mal de se tenir en dehors de la rixe.

Le visage bourru d’Anton fut fendu par un large sourire laissant entrevoir le sourire carnassier emblématique de son espèce, la mort viendrait sans prévenir. Le chasseur de prime sauta de son perchoir et, sans ralentir, colla une magnifique droite à un autre butarien qui voulait lui asséner un coup de bouteille, renvoyant in fine son agresseur rejoindre la masse déjà conséquente de clients jonchant le sol crado du bar miteux. Mais avant d’avoir pu rejoindre sa victime, le krogan aperçut auparavant percuta le butarien avec la force d’un char d’assaut envoyant Anton valdinguer à travers la salle telle une poupée désarticulée.

La force du coup mit temporairement le butarien dans les vapes, et même après s’être repris il fallut encore quelques secondes pour réussir à se remettre debout. Immédiatement Anton eut l’idée de vérifier la position précédente de sa cible qui se trouvait, ô surprise, avoir disparu. La possibilité la plus logique étant qu’il eut quitté la salle, aussi le butarien se lança sur le champ à sa poursuite mais fut cueillit quasi instantanément par un crochet du gauche qui le fit rejoindre le sol qu’il venait à peine de quitter.

Crachant le sang qui lui obstruait la bouche, Anton n’eut guère le temps d’esquiver le coup de pied suivant qui vint le frapper au genou, l’assaillant lâcha un bref juron et se mit à faire pleuvoir les coups. Ce que n’avait pas prévu l’attaquant était l’équipement d’armure de son adversaire. Une amélioration offerte par l’Hégémonie aux troupes Na’Hesit dans leur lutte contre Eclipse. Lorsque le suivant coup de pied atteignit l’épaule d’Anton, une lame en sortie et perfora de part en part le pied de l’assaillant
.
Hurlant de douleur, l’humain se mit à beugler

« Fils de p… raclure butarienne. Je vais te montrer comment on s’occupe des aliens dans ton genre chez nous. »

Et suivant par le geste les mots prononcés, l’humain dégaina une lame courbée qu’il cachait sous sa tunique. De son côté, le butarien dégaina son flingue et, tout sourire, lui lâcha d’un ton emplit de bonté.

« Et je vais te montrer ce qu’on fait des esclaves qui désobéissent. »

Le coup de feu atteignit le crâne de l’idiot et perfora le front traversant de part en part l’humain, aspergeant deux combattants derrière lui de sa matière cérébrale. Mais les deux vortcha ne semblèrent même pas comprendre ce qui venait de les arroser, se contentant de se battre de plus belle. Tout en se débarrassant au maximum du sang qui venait lui emplir le visage, donnant au monde un goût de fer, Anton se releva et gagna rapidement, remerciant discrètement son pistolet nettement visible pour l’aide qu’il conférait, la sortie.

Avant de quitter le bar, le chasseur de prime rangea son arme se gardant de la rendre trop visible. En ces temps troublés sur Oméga, les gangs avaient tendance à abattre quiconque portait une arme de manière trop visible, et surtout à la sortie d’un bar où avait lieu une rixe particulièrement violente. Il était indéniable que la résolution de la situation allait entrainer encore quelques morts supplémentaires pour enfin revenir au calme.
Et l’idée fut extrêmement visionnaire. En effet une troupe de soleils bleus était postée à l’entrée de bar surveillant quiconque tentait d’en sortir, le galarien recherché en faisant sans surprise partie. Pourtant les membres du gang le plus puissant des Terminus semblaient lui adresser la parole avec une certaine déférence comme s’il s’agissait d’un allié, ou d’un membre. Un juron perça les lèvres closes du butarien, il n’avait jamais été question de ça dans la mission. Mais un autre problème se posait, comment s’éclipser discrètement ?

Heureusement il n’y eut pas besoin d’une intense réflexion pour répondre à cette question. En effet la porte du bar s’ouvrit violemment laissant passer, en volant, un turien au visage complètement ravagé. Le corps vint s’affaler à quelques pas de ce qui semblait être le chef de l’escouade soleil bleu. Un krogan proprement massif en sorti alors. Complètement enragé, le krogan éclata de rire.

« Mouahahahahahah mouaahahahaha Je suis un Krogaaaaaaaaaaaaaaaaan. »

Le rire, plus proche du beuglement, était proprement insupportable et ne manqua pas d’énerver les soleils bleus qui levèrent, comme un seul homme, leurs armes près à abattre le krogan comme une bête enragée. Ce qui en, étant honnête, lui correspondait parfaitement. Mais rien ne semblait entamer la joie macabre du berserker qui chargea sans réfléchir l’escouade d’une dizaine de membres de gang surarmés qui firent feu sans hésiter.
Mais rien ne semblait parvenir à calmer, et encore moins tuer, le guerrier fou qui atteignit tout de même le gangster le plus proche, le sergent de l’escouade, un humain assez costaud et possédant une collection de tatouages faciaux des plus intrigante, lui colorant tout le visage de noir. Enfin ça c’était avant d’avoir pris contact avec la crête osseuse du krogan. La charge avait été si violente et si rapide que l’humain n’eut pas le temps de se réagir, son crâne fut si salement amoché qu’il fut, plus bien plus tard, impossible de comprendre de quelle espèce il faisait partie.

Voyant son œuvre, le krogan éclata à nouveau de rire et ses blessures semblèrent miraculeusement se refermer d’elles-mêmes. Les autres soleils bleus commencèrent à reculer craignant tout à coup pour leur vie. Le galarien lui détala littéralement pour quitter la scène qui semblait soudainement au désavantage du gang pourtant nettement en surnombre. De son côté, Anton était hypnotisé par cette scène irréelle, mais son esprit réussit à reprendre le contrôle en voyant du coin de l’œil supérieur droit sa proie courir au loin, perdant en même temps sa seule protection.

Oubliant la scène, pourtant géniale, le chasseur de prime se mit finalement à courir après sa cible, il ne fallait surtout pas que ce dernier s’échappe. Mais rapidement le problème se fit évidence lorsque le butarien s’aperçut que le galarien se déplaçait bien plus vite que lui, son petit gabarit et son poids plume lui était ici un avantage conséquent et le chasseur de prime avait de plus en plus de mal à garder une distance nécessaire à ne pas le perdre de vue.

Heureusement pour Anton, le galarien décida subitement de s’arrêter, l’individu posa ses mains sur ses genoux et sembla étrangement absorbé par le sol. Il fallut quelques secondes aux butarien pour comprendre que le galarien était complètement lessivé, une véritable aubaine. Afin d’éviter d’être entendu par sa future victime, le chasseur de prime ralenti sa course et avança sans se presser vers le galarien dont le souffle ne semblait pas aller en s’améliorant. Equipant son pistolet carnifex, Anton signala finalement sa présenc en venant coller le canon de l’arme directement contre la nuque de sa proie.

Le galarien stoppa net son souffle rauque et leva les mains avec l’apparente habitude de la vie sur Oméga. Il ne semblait pour autant craindre son agresseur.

« Tu ne sais pas qui je suis hein ? » Une voix pleine de suffisance entendue une infinité de fois. « Si tu me tues tu ne quitteras plus jamais cette station. Je sui… »

Le tir coupa à jamais ce qu’allait annoncer le galarien, son sang se joignant à celui de l’infortuné humain du bar. Une journée salissante, une de plus.

***

Le reste de la journée fut nettement plus calme, en effet Anton passa la plupart du temps en clinique pour soigner son corps endoloris par les coups successifs, et surtout la charge heureusement atténuée du krogan sanguinaire. Heureusement rien ne semblait avoir filtré sur le meurtre du galarien, qui semblait n’être personne au final.

« Le boss veut te voir. »

C’était Zaekael, un lysthenis massif et belliqueux, un serre et l’un des plus compétent. Malheureusement pour lui il avait connu maille avec un larbin d’Aria et désormais son avenir était aussi bouché que celui d’un hanaris athée. Mais Anton avait eu la chance d’apprendre à connaître le galarien plus personnellement lors d’une mission en commun ce qui avait créé une solide amitié et un respect mutuel. Le boss, lui, c’était Zevik le grand chef des serres et numéro deux non officiel de la station.

« Tu sais bien que je ne peux jamais rien refuser à Zevik. Sinon quoi de neuf sur la station ? »

Anton quitta sans perdre de temps son lit de repos et s’équipa de son armure de combat et récupéra ses armes plus lourdes laissées de côté le temps de la mission.

« Aria a encore une crise d’empathie. Elle a décidé que les serres allaient désormais protéger les citoyens à cause des disparitions d’un certain nombre d’humains lorsque les « travailleurs » de l’Hégémonie sont dans les parages. Putain on va devoir se coltiner de la surveillance de rue. »

Depuis que l’Hégémonie avait envoyé un grand nombre de travailleurs pour aider Oméga à se remettre, elle semblait se mêler de tout et partout. Les affiches de propagandes semblaient fleurir plus vite qu’il était possible de les enlever et les disparitions avaient grimpé en flèche. Le plus dérangeant étant surtout la recrudescence de la violence qui semblait sur le point d’exploser partout dans la station. Les rixes du début de journée étaient désormais si courantes qu’il y avait désormais plus de krogans et vortchas autour des bars que de volus autour d’une banque.

Pourtant Aria semblait perdre son temps à placer les serres en SSC locaux. Mais Anton ne jugeait pas l’asari qui dirigeait la station avec compétence et une certaine classe, seulement elle semblait perdre en stature depuis la reprise de la station aux mains de Cerberus, comme si elle en était sortie affaiblie et non renforcée. Seulement le butarien ne doutait pas de sa capacité à rétablir son pouvoir, peut-être était-il rendu naïf par l’attrait certain qu’il éprouvait pour cette sublime créature.

« Ouais c’est sûr que vous allez vous marrer. Je sais très bien pourquoi j’ai refusé de rejoindre les serres et ce n’est pas maintenant que je changerais d’avis. Mais bon là je vais quitter la station pour gagner Korlus j’ai un contrat juteux sur un seigneur pirate dont personne ne veut à honorer. »

Le butarien était enfin prêt et fit signe à son ami de le mener à son chef. Curieux, Zaekael entama la marche non sans continuer la discussion.

« Tu repars déjà ? Tu sais que Zevik te prendrais comme bras droit sans hésiter, tu as tout à gagner à rester sur Oméga. L’avenir est glorieux pour les serres nous sommes l’avenir et tu le sais. »

Encore ce même refrain, l’éternelle ambition de ceux se trouvant à l’avant dernière marche du pouvoir. La déraison de ceux ayant l’impossibilité de se satisfaire de ce qu’ils possèdent. Le butarien savait pourquoi il était resté indépendant et aimait son quotidien.

« Tu connais mon choix Zaekael et je n’en changerais pas. »

La discussion se tut alors même que les deux interlocuteurs vaquaient à leurs pensées, toutefois le silence ne dura guère et le duo gagna finalement le cœur de la base des serres. Zevil les y attendaient déjà le dos tourné, il était entouré de Narlon et Aerdris, un butarien et un vortcha membres des ravageurs, une branche d’élite et quasi autonome des serres. La chose étonna Anton qui connaissait la tension grandissante au sein du groupe entre Shoran leader charismatique des ravageurs et Zevik, une tension, qui comme toute la station, risquait d’éclater à tout moment en conflit ouvert.

Zaekael, quitta alors la salle sans un bruit laissant son ami seul face aux autres. Le silence s’installa mais fut stoppé rapidement par le rire tonitruant de Zevik.

« Mon ami, vraiment tu ne cesseras de me surprendre. »

Le numéro deux d’Oméga se retourna enfin laissant entrevoir tout le sourire radieux qu’il arborait.

« Tu as effectué ta mission avec diligence et talent comme toujours mais transformé tout le quartier en zone de guerre. » Un léger silence. « J’adore. Franchement il faut que tu m’emmènes avec toi la prochaine fois. »

Anton ne put alors s’empêcher de sourire à son tour et les deux amis se prirent dans les bras comme deux frères.

« Tu sais bien que j’ai toujours aimé mettre de l’ambiance Zevik. En plus je peux t’assurer que ce n’était pas de mon seul fait. » Les deux amis se séparèrent enfin. « Mais je dois t’annoncer que je vais m’absenter à nouveau, et je pense pour une bonne durée, peut-être même l’année entière. »

Le dirigeant butarien fronça les arcades sourcilières et son sourire se fit plus discret.

« Pourquoi ne nous rejoins-tu pas ? Nous avons besoin d’hommes de confiance et tu es celui dont j’ai le plus de respect. Surtout maintenant. » Zevik se mit à faire les cents pas, forçant les deux ravageurs présent à s’écarter. « Mais je te connais tu ne changeras pas d’avis. Aussi laisse-moi te demander une dernière chose avant ton départ, j’ai besoin que tu effectues une mission pour moi. »

Sachant qu’il ne pouvait refuser, Anton soupira faiblement et se contenta d’acquiescer. Son ami, lui, se repris à sourire et stoppa net sa marche compulsive.

« Aria veut enquêter sur la mort malheureuse d’un de ses informateur. Un galarien abattu froidement dans une ruelle près d’un bar. Il semble qu’il s’est retrouvé mêlé à une bagarre bar peu de temps auparavant. » Un clin d’œil. « Elle veut que j’envoie quelqu’un enquêter sur la chose car elle « soupçonne » quelque chose de pire. Je veux que tu y ailles et que tu fasses taire les possibles failles. Par contre j’ai entendu que tu allais être escorté par quelqu’un d’autre. Un envoyé d’Aria. »

Les pièces du puzzle semblaient se mettre en place petit à petit. Mais le final n’intéressait guère Anton, il était juste déçu que son ami n’ait pas daigné lui en dire plus sur sa cible. Mais le fait de s’en prendre à un homme de main d’Aria donnait au butarien quelques sueurs froides. Il lui fallait sérieusement vérifier qu’il était bel et bien intouchable.

« Je m’en occupe. Autre chose ? »

Le leader butarien lâcha un signe de tête à Narlon et Aerdris et ces derniers quittèrent la pièce.

« Ces deux-là t’assisteront, c’est la caution pour faire plaisir à Shoran. Cette pauvre conne croit qu’elle peut me foutre la pression, mais elle ignore tout de ce que je peux faire ou qui je dirige réellement, elle paiera un de ces jours. Bref retrouves le laquais d’Aria près de l’Au-delà et occupe-toi de tout ça. Tu pourras partir ensuite. »

Zevik en avait fini et quitta donc sans un mot de plus, ni un regard, la pièce laissant le chasseur de prime solitaire à ses pensées. Quitter Oméga lui ferait le plus grand bien mais pour le moment un problème à régler.

***

Une heure qu’Anton poireautait devant l’Au-delà et personne ne daignait pointer le bout de son nez, la seule distraction évitant un ennui mortel était la gestion de la foule ahurissante se massant devant le bar mythique. Un videur elcor proprement énorme même pour son espèce s’occupait de virer les vermines comme il faut, laissant certains carrément dans les vapes, et rapidement sans le sous. Mais l’attente interminable rongeait petit à petit la patience du chasseur de prime et commençait à lui taper sur les nerfs.

Le butarien avait été abandonné quelques minutes auparavant par les deux ravageurs qui étaient partis s’occuper d’une affaire urgente de leur groupe, une affaire qui avait au final pris pas moins de vingt bonnes minutes laissant Anton parfaitement seul le transformant en cible à emmerdeurs en tout genre. Toutes ces menues distractions commençaient sérieusement à le mettre hors de lui. Aussi lorsque une main vint se poser sans aucune gêne sur son épaule, le chasseur de prime se prépara à se défouler une bonne fois pour toute.

« Tu as fait la pire erreur de ta vie mon ami. »

Et le butarien se retourna près à enfin prendre un peu de plaisir dans ce monde de brute.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Lun 09 Fév 2015, 10:43

Dangers


La mise en bouche.
   



La veille.


Ce matin elle n’avait pas mis de réveil, après tout elle avait passé la nuit a un live de Michel-Maschine dans une petite boite du nom de « The Varen Pit », un genre de techno ni trop lente ni trop violente qui vous enveloppe dans une ambiance à la fois transcendante et à la fois malsaine, ce soir-là elle n’avait pas pour objectif de finir mal dans l’alcool ou la drogue, non pas ce soir, juste un ou deux verres assise dans un coin comme d’habitude à observer le désastre de décadence qui s’offrait en spectacle devant ses yeux rien de plus.
Cependant à son réveil, il était déjà tôt en début d’après-midi, pendant quelques minutes le regard dans le vide elle se demandait pourquoi sa tête vibrait ainsi, elle dégagea sa couette nonchalamment, avec même une pointe de flemme et se rendit compte de sa nudité. Etrange, ce n’était pas son habitude de dormir ainsi dévêtue. Elle attrapa sa bouteille d’eau à tâtons et alors qu’elle la portait à sa bouche... Une culotte ?! En dentelle rouge ?? Elle fit volte-face sur le lit et tira sur la couette pour y découvrir une humaine entièrement nue également, allongée à plat ventre et lui tournant le dos. Elle soupira brièvement, Merde, J’ai encore craquée.. bon.. je suis bonne pour un aller-retour gratuit à la décharge.. Pas besoin de se presser, de toute façon le corps ne s’enfuira pas tout seul. Kyre pris alors le temps de grignoter, boire, prendre une douche et jeter un œil à ses mails avant de se décider à s’occuper du cadavre qui pionçait dans son lit.

Tss franchement.. Je sais même pas son nom.. Râlait-elle alors qu’elle trainait un grand sac noir jusqu’au bord du lit. Elle retourna le corps comme s’il s’agissait d’un vulgaire et moche mannequin. Eh.. c’est que t’était vraiment mignonne.. Dommage. Effectivement une belle et grande humaine aux cheveux roux foncés teintés de rouge, un corps fin et élancé, de belles courbes et une peau douce bien qu’un peu trop pâle. Sur la table de chevet elle découvrit deux bouteilles vides et un sachet dans lequel gisait des restes de plusieurs drogues différentes, voilà pourquoi elle ne se rappelai plus de grand-chose donc..
Une fois habillée, encapuchonnée et la rousse et ses affaires empaquetées tel un rouleau de tapis, elle entreprit de la descendre par le monte charges au dernier sous-sol, celui ou les déchets étaient acheminés vers un immense four dont la chaleur et l’énergie crée était ré-envoyée dans les chauffages des bâtiments et qui sait peut-être vers d’autre choses. Elle avait dix-sept secondes exactement entre chaque passage de robots pour balancer le corps dans la benne qui était menée au four, en somme, rien de bien difficile, ou disons plutôt que tout ceci n’était qu’une routine de dérapages. Qui durait depuis de bien nombreuses années. Une routine tout ce qu’il y a de plus normal, après tout, tout le monde sort ses poubelles non ?


Le soir même.


Il fallait croire que ses offres de boulot était toutes réglées pour arriver pendant son entrainement quotidien, habituellement elle ne les regarde jamais avant d’avoir fini, cependant, Sphere, son IV personnelle lui avait notifié que ce message-là était envoyé de la part d’Aria. Et un message de la part d’Aria, Kyre l’ouvre de suite, juste au cas où elle lui proposait un rencart.
Bien sûr ce n’était pas le cas, ce qui la fit soupirer de déception, quelque peu. Cependant il y avait tout de même une proposition de rendez-vous pour un boulot dès le lendemain. Ahh cette froideur directe, venant toujours droit au but ne vous laissant aucuns choix.. Quel fantasme. Bref... Elle accepta évidement.


Le jour-J


Qui dit boulot pour Aria dit boulot à tendance violent alors en plus d’une de ses tenue moulante semi-légère préférée équipée de tout un éventail de catalyseurs biotiques et autre amplificateurs, elle avait prévu un gros minimum, son M-11 préféré, ses grenades préférées, ses barres énergétiques préférées, son couteau de combat préféré, quelques cartouches thermiques et du médigel. Mais ce n’était pas tout, elle avait préparé un grand sac de 160L militaire avec tout un tas de jouet récupérés de ci de là lors de ses anciens boulots. De quoi bien arroser la journée. Elle se rendit à l’Au-Delà en navette ce jour-ci, puis sans passer par la case « File d’attente », un des krogans qui avait été prévenu de son rendez-vous, la laissa entrer et ce fût entourée des gardes personnels de la reine qu’elle reçut ses brefs ordres.

« Enquêter sur la mort d’un informateur galarien près d’un bar, s’occuper des coupables, taire les bruits et apparemment, les soleils bleus ainsi que des bandits étaient de la partie » mh ce qui sonna a ses oreille comme « Fait sauter tous ceux qui se foutent au milieu du chemin, ainsi que ceux qui en sont trop près ». Et c’est avec un large sourire qu’elle accepta, récupéra la localisation du bar sur son omni-tech et se leva pour s’en aller. « Oh, j’oubliais, j’ai veillée à ce qu’il te soit accordée un peu d’aide. Tu la trouveras à l’entrée ». Dieu que cette intonation l’avait rendue toute chose, bien qu’elle n’aimait pas du tout l’idée à devoir partager le mérite de sa future réussite. Elle sortit du bâtiment et jeta un regard circulaire autour d’elle jusqu’à tomber sur un butarien visiblement fort ennuyé, cela ne pouvait être que lui « L’aide », tien mais.. ? Elle vient foutre sa main sur l’épaule de celui-ci alors qu’elle préparait une vanne pourrie à caractère sale mais elle n’eut le temps de la balancer.

« Tu as fait la pire erreur de ta vie mon ami. »

Woh on se détend ma grande ! Lança-t-elle d’un ton amusé en esquissant un bref mouvement de recul au cas où son copain aux quatre yeux avait décidé de lui en foutre une sur la figure. Et bien Anton.. Je te sens à bout de nerf, il te faut des vacances à toi. Mais j’ai une grande nouvelle ! Aujourd’hui on part à la chasse entres copains ! Et j’ai prévu de quoi se détendre un peu. Dit-elle en ouvrant fièrement sa veste pour découvrir les grenades accrochées à son armure. Alors hm ? C’est pas une bonne journée qui s’annonce ca hein ?! Elle étouffait un petit rire mesquin. Comme à son habitude, d’une humeur trop exaltées a l’idée d’avoir à user d’explosifs, elle changea de comportement aussi rapidement qu’un revers de tennis. Cette fois plus sérieuse, elle salua les deux autres ravageurs à peine de retour.
Ahh alors on est tout ça ? Elle esquissa une petite moue déçue pendant une seconde puis reprit un visage froid. Bien alors, allons-y, on vas prendre ma navette histoire de pas perdre de temps inutilement.. Aussi, si on a l’occasion de faire un peu d'arrosage surprise j’ai amené plein de jouets à l’arrière. Finit ’elle entre ses dents avec un large sourire plein d’espérances, les deux ravageurs se jetèrent un coup d’œil peu rassuré. Les quatre compères se dirigèrent à la navette et s’envolèrent en direction de la localisation du bar qu’elle avait enregistrée. Le trajet ne fût pas bien long, ils eurent tout juste le temps d’échanger quelques passages anecdotiques et autre blagues noire et vaseuses.

« Pourquoi la petite fille tombe-t-elle de la balançoire? »
...
« Parce qu'elle n'a pas de bras... »

Ou encore par le Butarien Ravageur.
« C'est l'histoire d'une humaine blonde qui a voulu jouer à la roulette russe avec un "Carniflex".
Elle est morte du premier coup. »

Ou même de la part du Vortcha.
« Papa j'aime pas grand-mère...
Ben.. Laisse-là sur le bord de l'assiette. »


Bref une grande ambiance dans la voiture que Kyre avait doucement posée sur un toit en face du bar. Chacun sortit tranquillement de la caisse et se préparait à en découdre, Kyre attrapa le grand sac et s’engouffra la première dans la cage d’escaliers qui les mena un étage en dessous, ici, elle pouvait soit continuer à descendre soit accéder a un second toit, elle choisit le toit suivie des trois autres. Mais au bord de celui-ci était posté un humain des soleils bleus, un sniper avec une belle vue sur le bar en question.
Petite devinette.. Qu’est-ce qui peut bien passer par la tête de quelqu'un qui tombe de plusieurs étages ?... mh ? Elle lança une singularité qui fit se lever le bonhomme dans les airs.. Toujours pas d’idées ? Non ? Et bien..
Elle concentra une quantité un peu plus dense de biotique dans sa main et balança une boule avec un effet lifté sur le pauvre bougre pour le propulser avec violence tout en bas, par la voie la plus rapide, les airs.
Sa colonne vertébrale biensur ! Haha !
Elle avança joyeusement vers le rebord et posa le sac, l’ouvrit et en sortit quatre jolie petites choses :
- Un Geth spitfire a quatre canons rotatifs, équipé d’un réceptacle a munitions chargé avec 600 coups. J’en ai chié à le trouver celui-là.
- Deux M-76 Revenant, canon long, et amélioration « chargeur haute capacité » de 480 coups chacune.
- Un Lance grenade M-100.
Le tout semblait avoir déjà été utilisé mais semblait très bien entretenus et en parfait état de marche.

Alors ? On danse ?


 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 12 Fév 2015, 23:51




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    Abords de l'Au-Delà

    Les personnalités dirigeantes ne manquaient pas sur Omega. En mettant de côtés les sombres arrivistes qui acquéraient une certaine réputation dans quelques quartiers à l'importance relative et les malfrats qui alimentaient les succursales mercenaires sans réellement avoir une incidence locale, on avait quatre noms qu'il ne fallait surtout pas emmerder. Le plus classique d'entre eux, c'était Aria T'Loak. L'asari était considérée comme la Reine des lieux, aussi intouchable qu'impitoyable. Il y avait une part de vrai dans cette histoire, excepté qu'elle devait sa position à ses relations. Si elle était en place, cela signifiait que les Terminus lui accordaient cette place. Et pour cause, Aria était nécessaire pour réguler les tensions dans un secteur aussi incontrôlable. Et en dépit de leurs pouvoirs respectifs, les trois autres noms étaient implicitement ou explicitement sous ses ordres. On pouvait y retrouver un butarien, chef des Serres et beaucoup plus dangereux qu'il n'y paraissait : Zevik Orlok, qui voyait son autorité dépérir petit à petit. Cela était dû, entre autres, au fait que les Serres n'avaient pas ou plus la carrure pour s'imposer et monopoliser la garde de la station. Et aussi car le deuxième personnage, la machiavélique Shoran, s'évertuait à vouloir le faire tomber. Quelques temps auparavant, elle avait fondé le groupe des Ravageurs en tournant le dos à son mentor. Et depuis, la violence et l'efficience avec laquelle elle réglait les problèmes qui lui étaient confiés lui avaient valu une renommée grandissante. On aimait la craindre et la détester. Officiellement, les divergences entre les deux groupuscules originaires de l'astéroïde n'entravaient guère les contrats communs. Mais nul doute qu'un jour, cela finirait en conflit ou en vendetta. Ou l'un succédant à l'autre, telle que la tradition le voudrait. Dans tous les cas, leur volonté de stabilité commune empêchait une guerre stupide. Et cette stabilité se devait d'être garantie par celui qui fermait le quatuor : le Général Vassily Varto, leader des Soleils Bleus. Publiquement, il ne se montrait que rarement et se gardait bien de tenir une quelconque image. Il se contentait de faire le travail avec une intransigeance qui, la plupart du temps, force la main des divers alliés qu'il pouvait rencontrer.

    Sur Omega, c'était purement et simplement eux qui régnaient en maitre, sous l'œil bienveillant d'Aria. Sauf que l'uniformité de leurs objectifs ne durerait pas aussi longtemps qu'il pouvait y paraître. La soi-disante Reine n'avait pas confié son royaume aux personnes les plus indiqués. Le butarien avait comme désir primaire de retrouver son nom et son prestige. La turienne avait une ambition aussi aiguisée que les dents d'un vortcha. Et l'humain était d'un pragmatique très peu arrangeant et son rôle de médiateur consistait à abattre une partie de la problématique, si elle existait. Ou parfois, pour éviter le dilemme, d'abattre l'entièreté des parties dissidentes. Avec optimisme, on pouvait espérer une entente prospère sans que rien ne vienne envenimer ces fragiles relations. Dans le pessimisme le plus obscur, on ne pouvait voir que l'arrivée d'une résolution fatidique.

    Mais ces dangers ne passaient pas inaperçues pour la tête pensante de la station. Elle savait pertinemment les discordes opposant Zevik et Shoran pouvaient connaitre une issue malheureuse. Et c'était pour cette raison qu'elle avait expressément convoqué le Général dans ses quartiers. Or, il en fallait déjà suffisamment pour que Varto sorte de sa tanière. Le voir près de l'Au-Delà était un évènement encore moins courant. Sauf qu'il savait être modeste et il avait décidé qu'une escorte ne lui servirait à rien. Il s'était munie de son habituelle armure lourde à la dominante noire et aux reflets argentés. Les coupures étaient ornementées de différentes déclinaisons de bleu et le sigle bien célèbre des Soleils Bleus était promptement affiché au centre. Il y avait plus discret mais s'il ne souhaitait pas attirer l'attention de la plèbe, cela ne voulait pas dire qu'il devait obligatoirement se cacher. Néanmoins, il avait, comme à son habitude, un habit qui faisait office d'une cape et qui couvrait quelques parcelles de son équipement. Sous ce dernier, il avait pris soin d'emporter ses deux flingues. Deux Phalanx modifiés dont il savait se servir. On arrive pas à un grade pareil, même moyennement factice, sans avoir une expérience de combat qui vaut le détour. Bon, outre mesure, il n'avait jamais été attaqué sur l'astéroïde. Jamais. Ce n'était pas aujourd'hui que ça arriverait.

    Ressassant les tenants et aboutissants de la situation actuelle, il continuait à marcher avec véhémence. Il repensait vaguement à sa dernière réunion avec Aria, aux rapports de ses agents ainsi qu'à l'état de ses troupes. Et soudainement, il se retrouva à une quinzaine de mètres du club visé. S'arrêtant un court instant, il poussa un soupir et se remit en scelle. Sa carrure impressionnante fit tourner quelques têtes mais la file et ses alentours se contentaient de gindre. Hâtivement, il dépassa un butarien et une asari et évité soigneusement le videur elcor.



    Entrevue avec la Reine

    « Vous m'avez fait attendre, Varto. » clama l'asari, agacée. Elle était assise sur son canapé, une jambe en surplombant une autre. Le Général avait atterrit en face, ne s'étant pas fait approché par les deux gardes du corps. Il était de leur devoir de vérifier que leur protégée n'encourrait aucune menace mais alors qu'ils avaient eu l'idée même de faire une analyse sur le Soleil Bleu, ce dernier leur avait lancer un regard si glacial qu'ils étaient resté planqués comme des piquets. Ils avaient l'habitude, à force, mais ce vieux réflexe finirait par leur couter la vie. En attendant, la tranquillité de l'humain lui permis de faire un pas en avant. « Venez-en au but, T'Loak. » répondit-il, sec. Les deux interlocuteurs se lancèrent simultanément un regard noir. Chacun haïssait les manières de l'autre. Fort heureusement, ils savaient encore ne pas céder à leurs pulsions meurtrières et au bout de quelques secondes, Aria invita son hôte à ses côtés. Pas trop proche, tout de même. Varto prit place à sa droite, posant les mains sur ces genoux.

    « Tenk, Bash, dégagez. » ordonna t-elle à son duo de larbins. Ils déguerpirent sans se poser de questions, comptant sans doute en profiter pour picoler. Lourdement, ils descendirent et laissèrent un peu d'intimité aux chefs. Sans vergogne, l'asari fixa son pseudo-subordonné droit dans les yeux. « Je veux Shoran morte. » dit-elle, sur un ton monotone. Un léger silence parcouru le dialogue qui avait si bien commencé. En face, on affichait une mine désintéressée. « Comment et pour quand ? » questionna t-on. Aria haussa les épaules. « Quand ce sera le moment. Quant à la manière, c'est vous qui règlerait à votre guise. » Ils avaient l'art de se vouvoyer sans y accorder une once d'importance, quand bien même ils étaient relativement familiers. « Rassurez-moi... Les Ravageurs n'ont pas trop cassé vos jouets pour que vous soyez catégorique à ce point ? » A cette suite, Varto venait d'atteindre l'une des phrases les plus longues de son existence. « Shoran ne sait pas où est sa place, contrairement à Zevik. Elle doit mourir. »

    De nouveau, un silence perturba la conversation. L'une n'était pas du genre à s'étaler sur ses instructions et l'autre n'aimait pas les discuter. De toute façon, ils savaient comment cela fonctionnait. Si le russe estimait que la vie de Shoran avait de la valeur, il ne l'exécuterait pas. Ce ne serait pas la première fois qu'il juge de ça, de par lui-même. Toutefois, il l'écarterait quand même du paysage, contrat oblige. Chose réglée, ils n'avaient plus rien à se dire. « Et... ce sera tout ? » argua t-on. Levant les yeux au ciel, la Reine émit une phrase trop inaudible. Puis elle détourna le regard, attrapa un objet et le tendit au Général. Il s'agissait d'un datapad. « J'ai besoin que tu règles cette affaire pour moi. Personnellement. » La surprise fut totale. La question avait été posée par politesse. Qu'est-ce qui pouvait avoir de plus important que de vouloir supprimer l'un des groupuscules les plus en expansion d'Omega ? Sans compter la disparition du vouvoiement. Curieux, l'humain alluma le datapad. Cela devait être délicat. « Je vois. » fit-il. C'était délicat.







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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 15 Fév 2015, 17:36
Shannon, dans le couloir, avait observé le Volus qui s'approchait d'un oeil fixe. Il était entouré de gardes du corps ; le patron, à n'en pas douter. La jeune fille l'observa avec curiosité. Lui semblait ne pas l'avoir vue... Elle ne s'attendait pas à ce qu'il se plante devant elle. Cela la tira de ses pensées.

Il lui demanda, sans détour, de le suivre dans une salle adjacente. Ils s'y retrouvèrent ; une salle de réunion ou d'entretien. Shannon ne demandait pas plus. Elle prit place dans le fauteuil face au Volus, qui sembla soudain bien plus imposant.


"HUUUF. On me dit que tu cherches du travail. HUUUF. J'en ai un, simple, que tu pourrais remplir. HUUUF. Il est ponctuel, et il est à faire dans la journée. HUUUF. Il s'agit d'une livraison, tu devras amener un paquet dans un bar à une heure dite."


Quoi, comme ça, directement? Il ne lui demandait pas son nom, ni ce qu'elle savait faire? Naïvement, elle se dit que l'esprit d'Oméga était ainsi fait. Bon, et puis le boulot semblait simple. Une livraison.


Comme le job de Papa et Maman.


Ah, elle n'allait pas se mettre à sangloter face à son possible employeur! En fait, c'était bien qu'il ne lui ait rien demandé sur elle ; elle aurait été incapable de lui expliquer quoi que ce soit. Des parents morts? Une Humaine élevée par des Asaris? Un bras manquant? Et puis quoi encore? Merci jeune fille, au revoir, on vous recontactera. La porte est par là. Shannon secoua la tête et attendit la fin de la proposition du Volus.



"HUUUF. Puis tu reviendras et tu recevras ta paie, 150 crédits. HUUUF. Si ton travail est satisfaisant, il pourra y en avoir d'autres."



150 crédits.


Elle se secoua sur sa chaise, et dut serrer les poings et se passer la main dans les cheveux pour réussir à se calmer et à sourire à son interlocuteur. Elle avait besoin de cet argent. Et puis, pour une seule livraison, ce n'était pas si mal. Enfin, le supposait-elle. Et si ensuite, le patron la gardait... Son silence se prolongea.


"HUUUF. Si tu acceptes le travail, je te donne le paquet et les infos sur le lieu et l'heure, et tu quittes immédiatement l'établissement. HUUUF. Fais ce que tu veux dans la journée, mais remplis ta mission à l'heure dite. HUUUF. Ou bien je peux te garantir que tu n'auras jamais l'occasion de profiter du moindre plaisir que pourrais t'apporter Oméga. HUUUF." Une pause. "HUUUF. Je me nomme Dahl Elkoss, humaine. HUUUF. Acceptes tu ce travail ?"


Le sourire de Shannon disparut. Insinuait-il que si elle se plantait, elle ne retrouverait jamais de travail? Ou même... Etait-ce une menace? Et puis, quand même, il la recrutait bien facilement. Etrange. En voyant la main tendue du dénommé Dahl Elkoss, elle fut tentée de refuser. Mais les 150 crédits et sa situation précaire lui revinrent en mémoire.


Elle n'avait pas le choix. Elle se leva et serra la main du Volus. "Enchantée, monsieur Elkoss." Elle n'arrivait pas à se décider si elle l'était vraiment. "Je m'appelle Shannon O'Ryan-T'Siola, et je serais ravie de faire cette livraison."


Elle décida qu'elle l'était vraiment. 150 crédits pour amener un colis quelque part, ça valait le coup. Elkoss se contenta de hocher la tête. Il fit venir ses gardes, qui les emmenèrent tous deux dans une autre salle. Quelqu'un attendait avec le fameux colis. Un peu plus gros qu'une boîte à chaussure. Sauf que la presque boîte à chaussure en question était grise et verrouillée.

Shannon se demanda si elle arriverait à la porter de son seul bras. La réponse fut rapide ; on lui plaça le colis dans les bras - dans le bras. Pas trop léger, pas trop lourd. Mais il ne rentrerait pas dans son sac. Elkoss, ensuite, lui donna les coordonnées et la pressa de partir. Elle obéit.

Voilà, elle avait un job. Job qui la lâchait de nouveau dans les rues d'Oméga.


_____________________________________________________________________________________



8 Janvier 2197, 11h30



Merde, je vais être en retard!


Shannon courait au milieu de la foule, pressée comme elle ne l'était jamais d'habitude. Tout le monde jurait à son encontre, parce qu'elle bousculait tout ce qui se trouvait sur son chemin. Et puis, même si elle préférait ne pas y prêter attention, des gens la regardaient aussi - ou plutôt regardaient son paquetage avec grand intérêt. Quoique, elle restait relativement tranquille: ce n'était pas des types surentraînés en blouson noir et armés jusqu'aux dents qui ne la quittaient pas des yeux. C'étaient les gens normaux d'Oméga.

Bon, ils restaient en majorité des voleurs et des tueurs, mais ce n'était pas pareil. Et puis, bizarrement, ils se tenaient éloignés d'elle. Pourquoi? Elle cligna des yeux en se disant que ce n'était pas le moment de réfléchir. Elle avait un job à garder.

Il y avait deux raisons pour lesquelles Shannon risquait d'être en retard. La première, qu'elle n'hésiterait pas à ressortir à la personne qu'elle devait rencontrer, c'est qu'elle s'était perdue. Le truc bête, mais entièrement vrai. La seconde... Mieux valait ne le dire à personne, mais elle avait essayé d'ouvrir le colis.

Elle en avait eu tellement marre de chercher son chemin qu'elle s'était arrêtée quelques instants dans une impasse. Elle avait tourné la tête dans toutes les directions, et, en voyant qu'il n'y avait personne, elle s'était penchée sur le colis. Douce curiosité... Après plusieurs essais, on ne pouvait arriver qu'à la conclusion suivante : l'ouverture était impossible. Shannon s'était retenue d'essayer de forcer avec son couteau ; cela n'aurait servi qu'à abîmer le colis, pour rien, et en plus, cela lui serait retombé dessus.

C'était bizarre ; c'était trop protégé et sophistiqué pour valoir une course d'uniquement 150 crédits. Le souvenir de ses parents, livreurs d'objets précieux, le lui avait dit.


Soit le Volus se paie ma tête et me verse des clopinettes, soit il y a un vrai problème avec ce truc...


Ou les deux. Shannon avait eu l'impression d'avoir deux parties d'un puzzle : elle et le colis. Mais alors, il manquait 498 pièces à ce casse-tête... Non, ce n'était pas important. Elle livrait, elle ne se posait pas de questions. Au pire, elle demanderait des réponses à Dahl Elkoss ensuite. Et puis... 150 crédits. Ce n'était pas si horrible. Elle avait sourit.

Au moment de se remettre en route, elle avait entendu un vague bruit. Pas possible, on la filait, ou quoi? Puis elle avait ricané: ce n'était que son ventre - du moins s'en était-elle convaincue. Elle commençait à avoir faim. C'était sûrement trop demandé d'espérer que le destinataire lui offrirait le déjeuner, mais elle s'était surprise à l'espérer.


Alors... Un bar... La Taverne du contrebandier... C'est bon, j'ai même quinze minutes d'avance!


Vivement qu'elle livre ce truc pour enfin souffler. Elle essuya la sueur de son front lorsqu'elle vit enfin l'enseigne : c'était presque fini. Elle y entra avec légèreté.

Bon, le moment fut un peu gâché lorsqu'un Humain vola à travers de la pièce pour atterrir sur un chariot d'entretien. Une odeur de javel monta dans le bar.


"Je m'en fous que tu sois pas le vrai Thomas Dole! T'es un Humain, tu portes son nom, et j'aime pas les Humains.


Le Krogan qui venait de dire ça sortit du bar en poussant Shannon. Elle grogna, mais le sort du pauvre homonyme de ce Thomas Dole - dont Shannon n'avait jamais entendu parler - était moins qu'enviable. Un Butarien avec un T-Shirt rose portant l'inscription "sexy" et arborant un tatouage "50" sur l'épaule arriva, enragé.


"On touche pas à mon chariot, l'Humain!
- Mais...
- Tu l'aime tant que ça, ce chariot? Eh ben tu vas le bouffer!"


Voir un Butarien tenter de faire avaler de la javel à un homme, tenter de l'étouffer avec une serpillère et tenter de lui enfoncer le manche de son balai à un endroit sensible ne faisait pas spécialement partie des choses dont Shannon avait envie de se souvenir. Elle avança sans regarder la scène jusqu'au comptoir, mais il n'y avait personne.

Tout le bar était dans un état désastreux. On aurait dit qu'un ouragan l'avait ravagé. Shannon déglutit. Elle faisait son job, puis elle partirait se trouver un coin tranquille. Elle entendait des voix autour d'elle - sans compter les cris de Thomas Dole. Un Butarien était passé et avait tout saccagé pour buter un Galarien, et depuis qu'il était parti, tout ceux qui restaient continuaient à se battre sans raison.


Cool.


Elle chercha du regard une Asari ; la race était le seul indice qu'on avait bien voulu lui donner sur le client. Si l'une de celles présentes était la destinataire, elle ne bougea pas ; mais Shannon était encore en avance.


Au moins, j'ai loupé le gros de la baston, c'est déjà...


Des tirs sifflèrent aux oreilles de Shannon. Elle sauta derrière le comptoir, et se mit en boule. Un job pas si simple que ça... Putain, elle avait le sens des priorités. Il fallait qu'elle se tire de là!


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Ven 20 Fév 2015, 15:15
8 Janvier 2197. 10h16. Abords de la Taverne du Contrebandier

Tout en marchant rapidement vers le bar, Elena réfléchissait encore à l'affront que venait de lui faire le misérable Volus. Ce qui se trouvait derrière la porte du hangar devait être assez précieux pour que sa destruction ou sa mystérieuse disparition détruise pour un bon bout de temps les affaires de son ennemi. Elena alluma son Omnitech puis sélectionna le contact de son cher associé Quarien, Sun'Maeris nar Laraka.

"- Elena ! Que me vaut le plaisir de cet appel ? Tu as encore quelqu'un a tuer et tu es trop occupée ou répugnée pour t'en occuper toi-même ?

- Pas de ça aujourd'hui non. Disons que j'ai une petite revanche à prendre sur une de mes connaissances et que tu pourrais peut-être m'y aider. Tu sais très bien que tu as un petit début de réputation parmi les techniciens d'Oméga et que tu n'aurais aucun mal à te faire embaucher où tu veux.

- De la flatterie maintenant ! Tu dois vraiment tenir à ce que tu vas me demander pour me complimenter comme ça !

- Tais-toi et écoute ! Je veux que tu t'infiltre chez Oméga Space Industries et que tu découvre d'une manière ou d'une autre ce qu'il y a dans le hangar B22. Je vais peut-être aussi avoir besoin d'un moyen efficace d'entrer dans le hangar en cas d'urgence. Tu crois que c'est dans tes capacités ou je dois engager un vrai professionnel ?

- Ne sois pas si méprisante avec moi, mon amie ! Tu sais très bien que c'est un jeu d'enfant pour moi. Je m'y attelle tout de suite."

Elena coupa la transmission lorsqu'elle s'aperçut qu'elle était déjà arrivée au bar. Regardant l'heure, elle vit qu'elle avait une heure d'avance, ce qui était amplement suffisant pour inspecter toutes les sorties possibles du misérable tripot. Les alentours grouillaient de monde en tout genre, mais ceux qui se remarquaient le plus étaient quelques Soleils Bleus, en nombre plus important que d'habitude. Ils semblaient surveiller l'endroit et chercher quelque chose dans les environs. La foule semblait tendue, comme dans l'attente d'un événement déclencheur qui viendrait balayer cette pression.


La première chose qu'elle vit en entrant dans le bâtiment, c'est que la moitié de la salle ressemblait plus à un champ de bataille qu'à un lieu de divertissement. Le sol était encore éclaboussé par endroits de quelques taches de sang et des tables brisées en deux gisaient dans un coin de la pièce. Elena fit discrètement le tour de la pièce en cherchant des pièges ou autres dispositifs d'écoute. Avec un colis d'une telle valeur, certains feraient n'importe quoi pour mettre la main dessus. Elle s'assit ensuite à une table et décida de surveiller les allées et venues en attendant le porteur.

Vingt minutes plus tard, une petite humaine rousse entra dans la taverne, portant une petite boite noire. Elle semblait complètement désorienté, et il semblait avoir fallu un miracle pour qu'elle n'ait pas déjà été jetée au fond d'un puits minier avec un couteau en travers de la gorge. Pour éviter de prendre des risques, Elena décida de rester assise et de voir si quelqu'un essayait d'interrompre la transaction. Le bar était devenu trop dangereux pour procéder ici à l'échange. L'asari décida de suivre l'humaine lorsqu'elle sortirai du bar.


En levant les yeux par hasard, Elena entraperçut six personnes masquées et en armure complète s'approcher de l’extérieur du bar et dégainer leurs fusils. Elle eut à peine le temps de se jeter au sol que les tirs fusaient déjà dans la salle. En évitant les salves rapides venant des tireurs masqués, Elena rejoint le comptoir où elle avait vu l'Humaine pour la dernière fois. Passant rapidement par-dessus, elle vit à l'extérieur trois des tireurs balayant toujours la salle de leurs tirs et deux autres nettoyant l’extérieur (dont quelques Soleils Bleus) à l'AT-12. Le dernier était entré dans la salle et semblait chercher parmi les cadavres, fouillant méthodiquement chacun d'entre eux.


Derrière le comptoir, l'humaine était recroquevillée sur le sol, essayant de se cacher tant bien que mal. Elena la retourna sur le dos et lui fit signe de s'accroupir. Deux des clients avaient aussi prit refuge derrière le comptoir et préparaient des Locust. Elena sortit son Carnifex et le tendit à la rousse, qui le prit avec hésitation. Puis elle prit son Vindicator et le rechargea.


"- A mon signal, chuchota-t-elle aux trois autres planqués "


Avec deux doigts, elle signala aux résistants de faire feu, puis elle se leva à son tour. En dix secondes, un des attaquants tomba au sol et l'autre se jeta derrière une table. L'humaine était toujours accroupie sur le sol et semblait morte de trouille. Elena était tentée de la tuer tout de suite, prendre le colis et s'enfuir par la sortie de secours, mais quelque chose chez l'humaine l'en empêcha. Il faut dire qu'elle avait tout de même un certain charme, avec sa jolie chevelure rousse.


Lorsque les deux Turiens qui se battaient à ses cotés furent abattus par trois des tireurs qui étaient rapidement rentrés dans le bar, Elena lâcha son arme et mit toute sa puissance dans une petite barrière biotique autour d'elle et de l'humaine. Mais elle savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps face à une telle puissance de feu.


- Maintenant, on a plus qu'à espérer que la cavalerie arrive rapidement, lança Elena à sa nouvelle protégée.
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 21 Fév 2015, 19:18
Siège de Dahl Terminus, 10h

Dahl Elkoss était quelqu'un de très occupé. Aussi, une fois le paquet donné à l'humaine, il ne perdit pas de temps et envoya ses autres combattants, tous des leurres donc, à leur mission. Enfin, il prit à part le chef de la sécurité de Dahl Terminus, un turien nommé Vargas Kelnus.
« Alors, Elkoss, à qui avez vous donné la véritable livraison ? »
Le volus sourit derrière sa combinaison. « HUUUF. A une humaine rousse complètement paumée qui cherchait du boulot. »
Le turien s'immobilisa, choqué. Il ne portait guère les humains dans son cœur, et n'appréciait pas les changements de plans. « Une humaine ? Mais vous êtes... »
« Fou ? HUUUF. Ce contrat est trop cher, il y a un piège quelque part. HUUUF. L'imprévisibilité est encore la meilleure méthode pour ne pas tomber dedans. HUUUF. Vous avez de quoi surveiller les leurres ? »
« Oui. Si l'un d'eux s'éloigne du plan prévu sans donner d'explication, on le saura instantanément. Géon et Mélan se sont aussi occupé d'implanter un logiciel dans leurs omnitech pour surveiller d'éventuelles communications. »
« Parfait. HUUUF. Je retourne dans mon bureau, surveillez ça de près. HUUUF. Appelez moi si quelque chose de bizarre se passe. » Les deux hommes se séparèrent, chacun retournant à ses occupations.

Siège de Dahl Terminus, 11h45

Kelnus débarqua dans le bureau de Elkoss sans frapper.
« Elkoss, il y a un problème, regardez ça. »
Aussitôt, une image apparu sur l'holoécran du bureau du volus, l'écran même où un accord avait été conclu une semaine auparavant. Le visage d'une asari y était représenté.
« Commandant ! La mission risque d'être compromise. Le bar est attaqué par des individus en armure, visiblement bien équipé. On s'est aussitôt mis en position pour les descendre, mais leurs boucliers sont solides ! On en a eu un, mais il y en a encore dans le bar et au moins deux dehors planqués qui surveillent la rue ! On peut les descendre, mais ça prendra du temps et on ignore ce qu'il se passe dans le bar ! »
La vidéo s'interrompit. « Ça s'est déroulé il y a cinq minutes, Elkoss. Je leur ait ordonné de bloquer les sorties du bar en priorité. Personne ne s'échappera. Mais eux mêmes ne peuvent pas y enter. »
« HUUUF. Envoyez-y des renforts. »
« C'est plus compliqué que ça. A peine la fusillade a commencé que la moitié des leurres a reçut un message d'une source inconnue, leur donnant l'ordre de se rendre au bar pour aider les mercenaires. Vous aviez raison, Elkoss, notre ennemi est un putain d'enfoiré qui a corrompu beaucoup de nos hommes ! J'ai donné l'ordre à une escouade de se rassembler dans l'entrée, je vais aller moi-même en renfort. Mais nous mettrons du temps à arriver. Les autres leurres sont plus proches, mais j'ignore si on peut leur faire confiance ! »
Dahl ne répondit rien, réfléchissant. La situation devenait critique.
« HUUUF. Vous avez confiance en votre escouade ? »
« Suffisamment pour y aller avec eux. »
« HUUUF. Très bien. HUUUF. Partez immédiatement. HUUUF. Je préviens nos snipers du danger qui arrive. HUUUF. Mais, Kelnus : ne portez aucunes marques vous rattachant à Dahl Terminus. HUUUF. Il y aura des morts, et on ne pourra pas faire disparaître les cadavres. HUUUF. Aria ne doit pas être mise au courant de la transaction. »
« C'est déjà fait, Elkoss. Nous aurons tout l'air d'une bande de mercenaires quelconque. »
« HUUUF. Parfait, dépêchez vous alors. HUUUF. Je me rend au centre de commandement pour surveiller l'évolution de la situation. »
Le turien partit au pas de cours rejoindre ses hommes.Il lui faudra 20 minutes pour rejoindre le bar, tandis que les traîtres arriveront en dix minutes. Dahl se connecta pour sa part au centre de commandement depuis son bureau, de nouveaux holoécrans s'allumant au fur et à mesure. Il contacta également Géon et Mélan, ses deux spécialistes de la sécurité technique.
« HUUUF. Géon, Mélan, nous avons des hommes corrompus parmi nous. HUUUF. Je vous donne leurs noms. HUUUF. Trouvez quand ils ont été payés, et trouvez qui d'autres a été payé. HUUUF. On s'occupera de l'identité du payeur plus tard. »
« Entendu patron ! » répondirent d'une même voix les jumeaux galariens.
Cela fait, Dahl contacta ses snipers. « HUUUF. Ici Elkoss. HUUUF. Kelnus est en train d'arriver avec des renforts, déguisé en mercenaires. HUUUF. Mais il n'est pas le seul : je vous envoie une liste d'ex amis à vous. HUUUF. Tous sont des traîtres et doivent être considérés comme dangereux. HUUUF. Abattez les à vue. HUUUF. Ne laissez personne sortir du bar, en revanche, si des combattants arrivent, attendez de voir dans quel camp ils sont avant de tirer. HUUUF. Je pense que les mercenaires ennemis nous indiqueront assez vite s'ils attendent des renforts ou non. »
« Entendu monsieur ! On s'en occupe. On a aussi réussi à avoir un autre de ces salopards, mais James est hors combat. »
« HUUUF. Restez prudents. HUUUF. Kelnus n'arrivera que dans 20 minutes, les traîtres avant. HUUUF. Terminé. »
Dahl coupa là la communication, se brancha sur les caméras de ses hommes tout en activant un plan du quartier avec les positions de tous ses combattants et ex combattants, les snipers et les renforts indiqués en bleus, les traîtres en rouge, et les leurres à la position indéterminée en vert.
Il y avait encore au moins quatre des mercenaires ennemis au bar. Dix traîtres étaient en route pour leur porter main forte. Six autres leurres étaient à proximité, sans que l'on sache si l'on pouvait compter sur eux pour l'instant. Pour résister à tout ça, Dahl n'avait que deux snipers en état de combattre sur place. Enfin, Kelnus et quinze de ses hommes étaient en route, mais la paranoïa de Dahl l'empêchait de croire que tous ces hommes étaient fidèle. La plupart le serait sans doutes et Kelnus avait les moyens de se débarrasser des autres, mais ça risquait de le ralentir. Hors, les snipers avaient besoin de renfort le plus rapidement possible.
Le combat s'annonçait compliqué.


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
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Dernière édition par Dahl Elkoss le Dim 22 Fév 2015, 14:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 22 Fév 2015, 11:26
Woh on se détend ma grande ! Et bien Anton.. Je te sens à bout de nerf, il te faut des vacances à toi. Mais j’ai une grande nouvelle ! Aujourd’hui on part à la chasse entres copains ! Et j’ai prévu de quoi se détendre un peu.

Le coup s’arrêta tout seul. Un large sourire vint embraser le regard autrefois renfrogné, le butarien éprouva une aussi sincère que fugace joie à la vue de sa partenaire du moment. En effet Anton avait déjà combattu aux côtés de cette asari si différente de ses semblables, la rapprochant presque d’un butarien, presque.

« Kyr. Les vacances viennent de me parvenir maintenant que tu es là, et je suis sûr que la détente en vaudra le cout. »

L'asari lâcha un grand sourire.

Alors hm ? C’est pas une bonne journée qui s’annonce ca hein ?!

Sur ces mots Kyrsherol ouvrit sa veste dévoilant une rangée de grenades, son péché mignon. Son interlocuteur butarien secoua la tête non sans sourire.

« Tu n’as vraiment pas changé. »

Mais pas le temps de continuer, les deux ravageurs censés les escorter firent leur apparition coupant net le moment de franche camaraderie, l’asari ne sembla guère gouter à leur présence.

Ahh alors on est tout ça ? Bien alors, allons-y, on vas prendre ma navette histoire de pas perdre de temps inutilement.. Aussi, si on a l’occasion de faire un peu d'arrosage surprise j’ai amené plein de jouets à l’arrière.
Le commando nouvellement formé ne perdit pas plus de temps et se dirigea alors vers la dite navette, ils étaient tous extrêmement motivés par les actions à venir. Anton et Kyrsherol plus encore, étaient détendus comme jamais et semblaient accueillir avec une joie non dissimulée les potentiels combats, il semblait que ce fut leur absence qui risquait de ruiner leur bonne humeur.

Une fois en vol, le petit groupe échangea blagues vaseuses et anecdotes de vie dans une ambiance particulièrement festive qui mit rapidement à bas la réticence de Narlon et Aedris. De son côté, Anton se contenta d’écouter sans participer, passant la plupart du court trajet à surfer entres les chaines extranets.

« Il semblerait qu’un krogan sanguinaire se balade aux alentours du bar des contrebandiers et sème la terreur. Les Soleils Bleus assurent qu’ils maitrisent la situation mais … » Le butarien changea de chaîne. « Je mettrais mon bras à couper que Varto … » Encore un changement. « La conjecture économique D’Oméga semble particulièrement propice à Dahl terminus, mais … » Rien ne semblait intéressant. « Prochaine sortie cinéma, l’omnitech fatal IV avec son duo d’acteurs d’exceptions, la star, Dagoth Nar’Jamon, nous parlait d’ailleurs … »


Anton n’eut pas le temps d’en entendre plus que la navette atteignait déjà son but laissant le commando débarquer. Kyr, elle, débarqua en trombe ne perdant pas une seconde pour sortir son équipement qu’elle entreposait dans un énorme sac, non sans avoir tué un sniper posté là par malchance. Une liste plutôt conséquente d’armes d’une qualité certaine et d’une force destructrice bien connue. L’asari était toujours la même, adepte de la démesure.

Alors ? On danse ?

Tout sourire, le chasseur de prime butarien attrapa son fusil harpon Kishock et un mod de fusil qu’il gardait toujours avec lui. Tout en installant le réticule de visée sur son arme fétiche, Anton donna son opinion.

« Kyr tu devrais laisser le spitfire à Narlon, il a toujours adoré les gros canons. » Le ravageur lâcha un rire gras et scruta l’asari en attente d’un signe d’assentiment. « Aedris tu prends le M-76 Revenant, donne-moi ton AT-12. » L’échange fut rondement mené et sans pertes de temps en palabres.

Le chasseur de prime revint sur Kyr qui semblait rechigner à donner son arme au ravageur.

« Kyr on te laisse le lance grenade, tu seras la meilleure pour le gérer. Je connais ton sens inné du goût pour les belles explosions bien placées. » Un clin d’œil suffit à faire lâcher prise à l’asari qui ne pouvait tout simplement pas résister à un bon gros trucs capables de causer des dégâts bien visibles.

Satisfait d’avoir permis une distribution juste et logique de l’armement, Anton détourna son regard pour le porter vers les toits voisins. Plusieurs personnes y étaient visibles, et s’il s’agissait majoritairement de civils curieux, le butarien remarqua tout de même deux hommes armés. Le premier était un autre sniper des soleils Bleus et ne donnait aucune impression de les avoir vu, quant au second c’était tout autre chose, le sniper mystérieux avait disparu du champ de vision quasi immédiatement après avoir été aperçu et ne portait aucun signe permettant de le reconnaître.

Aussi, assuré qu’il se trouvait là une faction encore non identifiée en jeu, le butarien entreprit de se débarrasser du tireur embusqué des Soleils Bleus, et un tir bien placé de Kishock suffit à le rendre inopérant, Anton avait en prime réussit à le clouer au mur derrière lui, une action qui augmenta encore sa bonne humeur du jour.

Le chasseur de prime se retourna vers son alliée du moment.

« 1-1 ma chère, voyons qui aura nettoyé le mieux la rue d’ici à ce soir tu veux ? »

Toutefois le concours resta sans réponse dans l’immédiat, puisqu’une série de coups de feu éclata en contrebas noyant la possible réponse sous le bruit. Le commando se déplaça rapidement de manière à observer au mieux la rue et l’entrée du bar, qui semblait être la source des bruits de tirs. Mais rien ne put être clairement observé, les tireurs semblant s’être barricadés au sein même de l’établissement, laissant pour le moment en suspens l’estimation du nombre et la raison à ce déluge de tirs.

Plus mystérieux encore fut la retraite observable partout autour des Soleils Bleus. Parfaitement organisée et sans précipitation, les membres du gang semblaient couvrir ce qui se déroulait dans le bar. Encore plus incompréhensible.

Il était alors plus que temps d’en finir avec la finesse.

« Kyr, Narl et Aedris je propose que l’on descende dire bonjour à nos chers amis ici-bas. Et puis il serait bête de ne pouvoir utiliser le spitfire non ? » Soudain un grand sourire illumina le chasseur de prime. « Kyr, on se sépare, tu prends Aerdris avec toi et tu rejoins la rue depuis l’escalier de secours, faites attention, tireurs non identifiés sur les toits aussi évitez si possible les grands espaces. Ah et Kyr prêtes moi les clés de ta navette. »

L’asari déjantée hésita quelques instants mais finit par donner suite à la demande non sans un regard sombre. Ce qui fit éclater de rire le butarien.

« Promis je te rendrais ta navette. Maintenant allons ramener le calme, l’ordre et la paix. »

Faisant signe à Narlon de le suivre, Anton refit le chemin inverse pour regagner leur véhicule de transport. Une fois sur place, le chasseur de prime expliqua rapidement son « plan » au ravageur butarien qui accepta
quasiment immédiatement dans un grand éclat de rire. Le duo entra alors dans la navette personnelle de Kyr et ne perdirent pas de temps pour démarrer. Le véhicule gagna alors avec rapidité la rue en contrebas, la place plutôt grande selon les critères de la station, laissait largement assez de place pour naviguer sans danger et Anton plaça la navette de profil par rapport au bar.

Le butarien utilisa son omnitech pour faire parvenir sa voix à plusieurs mégaphones placés dans la place de manière à être complètement entendus par les tireurs placés dans le bar. Une petite possibilité qu’Anton devait à son amitié avec Zevik, le chef des serres.

« Très chers tireurs, je suis dans le regret de vous annoncer que vous venez d’énerver Aria, je suis donc dans l’obligation de vous faire parvenir son regret le plus sincère quant à votre inconséquence. »

La navette, qui n’était plus qu’à quelques centimètres du sol, ouvrit alors sa porte latérale laissant entrevoir Narlon qui pointait son spitfire en direction de la façade du bâtiment. Un bruit puissant vint alors emplir les mégaphones qui rendaient le son de l’arme lors de sa mise à feu. Le déluge qui s’ensuivit fut si bruyant qu’Anton eut l’impression que ses tympans allaient exploser, peut-être n’était-ce pas une si bonne idée les mégaphones. Les tirs de l’arme ravagèrent le bar et particulièrement ses vitres qui volèrent en éclat aspergeant tous les environs. Narlon lui éclatait de rire tout en aspergeant en continue le bâtiment en tirs nourris qui dévastèrent littéralement tout sur leurs passages.

Très fier de lui, Anton posa la navette et les deux compères quittèrent le véhicule pour rejoindre précipitamment le bâtiment, ou plutôt ce qu’il en restait. Toutefois en chemin quelque chose interpella le chasseur de prime, en l’occurrence le cadavre d’un mercenaire dépourvu de tout marquage d’appartenance, comme le tireur du toit. Mais comme aucun tir ne vint frapper le duo avant qu’ils pénètrent dans le bâtiment, le butarien décida d’attendre l’être sûr de la mort de ceux se trouvant à l’intérieur du bar avant toute inspection extérieure, et puis se pouvait être un habitué du bar qui pouvait avoir abattu le mercenaire.

Aussi recentrés sur leur mission immédiate, les deux butariens pénétrèrent dans le bar par la grande porte, enfin plutôt ce qu’il en restait. L’ensemble avait été saccagé rendant le tout proprement miteux, pire que les pires ruelles d’Oméga, les tirs de l’arme geth avaient noircis le tout, détruits les rares tables et chaises encore viables. Le lieu était pour autant pas tout à fait mort, les gémissements plaintifs d’une humaine rompaient l’impression de solitude et attira le regard du chasseur de prime.

En position fœtale, une jeune femme rousse semblait tenir difficilement la dangerosité du moment, puis le cliquetis d’une arme rappela au chasseur de prime au moment présent, pas de temps à perdre avec des faibles. Anton retourna donc son regard vers Narlon qui tenait en joue une asari tenant un bouclier biotique qui semblait la fatiguer grandement.

Le Chasseur de prime laissa la situation sous contrôle de son coéquipier ravageur et inspecta le reste de la pièce. Les cadavres jonchaient le sol pèles mêles, certains étaient démembrés, d’autres affichaient de profondes marques de brûlures, aucuns de ne semblaient vivants. Entretemps, l’asari coupa son bouclier mais tint son arme comme dans une position de défis, toutefois sans sembler vouloir l’utiliser. Son amure ne semblait par ailleurs absolument pas correspondre à celles des assaillants aussi le chasseur de prime décida de lui laisser une chance.

« Baissez votre arme et nous vous laisserons la vie sauve, sinon … et bien je vous laisse libre de vous inspirer du décor. » Anton baissa son arme et se dirigea vers l’autre survivante, le butarien la remit sur pied sans ménagement et la poussa vers l’asari survivante.

« Bien maintenant racontez moi ce qu’il s’est passé. »


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Lun 23 Fév 2015, 09:15

Dangers


La mise en bouche.
   



La distribution des armes avait été faite, chacun était plutôt satisfait de son attirail et Anton avait profité de l’instant pour lancer le début de la compétition d’aujourd’hui avec un joli tir qui nous mettait sur un pied d’égalité.
« 1-1 ma chère, voyons qui aura nettoyé le mieux la rue d’ici à ce soir tu veux ? »
Alors qu’elle allait répondre une fusillade éclata en bas, finalement tout le monde se foutait gaiement sur la gueule sans nous !!
« Kyr, Narl et Aedris je propose que l’on descende dire bonjour à nos chers amis ici-bas. Et puis il serait bête de ne pouvoir utiliser le spitfire non? » Soudain un grand sourire illumina le chasseur de prime. « Kyr, on se sépare, tu prends Aerdris avec toi et tu rejoins la rue depuis l’escalier de secours, faites attention, tireurs non identifiés sur les toits aussi évitez si possible les grands espaces. Ah et Kyr prêtes moi les clés de ta navette. »
Sa navette ? Vraiment ?... hum. Si cela n’avait pas été pour Anton elle aura bien envoyé chier, mais bon en l’occurrence c’est lui. Elle prit les clefs dans sa poche et le lui lança.
« Promis je te rendrais ta navette. Maintenant allons ramener le calme, l’ordre et la paix. »
C’est pas ce que j’aurai dit mais.. Pourquoi pas.

Alors qu’Anton et l’autre butarien prenaient la navette, Kyre et le vorcha s’élançaient dans les escaliers La première rencontre fut un étage au-dessous, un autre sniper turien observait par une fenêtre de la cage d’escaliers. Kyre se faufila derrière lui et utilisa sa biotique pour le balancer par la dite fenêtre. « Vas donc rejoindre tes potes toi ! » avait-elle lâché a son intention. Alors qu’ils leurs restaient deux étages à descendre Anton et son pote faisait déjà sonner le spit ! « Enfoiré d’Anton ! tu a pris ma propre navette pour gagner du temps dans la compétition !! » Elle arrivait dans un long couloir qui amenait à la sortie sur la rue alors qu’ils aperçurent dans le hall une brochette de soleils bleus qui se cachaient de la pluie de balles. L’un d’eux secouait nerveusement un petit sachet de pilules, des calmants ? Kyre et le vorcha se regardèrent brièvement. Elle prit les devants en prenant un air timide cachant son arme dans le dos. Elle se dandinait mignonnement de gauche à droite alors que les quatre gars la remarquèrent.

Heum.. dites j’aimerais beaucoup pouvoir passer cette porte.. Alors.. Alors.. Elle se retint de rire.. Alors si vous voulez bien vous barrer du milieu bande de larves !!! Wahaha !! Elle sortit son lance grenade dans la foulée et tira sans lancer la moindre chance à ces messieurs au fond du couloir qui furent éjectés en confettis à l’extérieur en accompagnant la porte. Le souffle avait même arraché toute la tapisserie et alors que Kyre se marrait elle avala ce qu’elle avait cru voir comme l’une des pilules de l’autre con ! Elle avait dû être propulsée par l’explosion.
Vu de l’extérieur cela aurait certainement donné l’impression de voir une bouteille de champagne trop secouée s’ouvrir soudainement et dégueuler son contenu. Le vorcha se releva doucement de derrière Kyre qui avait éclaté de rire puis s’était frappé le torse pour avaler la pilule passée de travers.
Putain ! J’ai avalé une connerie !
« C’était pas un peu dangereux ça ? »
Eh ? Quoi donc ?
« Erh.. Rien... rien »

Une fois dehors, le ménage avait déjà été partiellement fait, en tout cas pour le moment, elle aperçut le turien qui avait passé par la fenêtre, il avait atterris dans une grande poubelle, il était certainement sonné mais pas mort. Elle observait le sol a la recherche du sachet que tenait le soleil bleu, en vain. Tant pis de toute façon cela ne devait pas être quelque chose de trop mauvais. Bref, il était temps de rejoindre la compagnie créole à l’intérieur. Ils scrutèrent la rue avant d’entrer calmement dans le bar.
« Baissez votre arme et nous vous laisserons la vie sauve, sinon … et bien je vous laisse libre de vous inspirer du décor. »« Bien maintenant racontez moi ce qu’il s’est passé. »

Mh ? Kyre passa alors la porte tranquillement tout en rechargeant suivie du vorcha. Elle s’arrêta quelques secondes posa son lance grenade encore fumant sur son épaule en observant l’asari et la rouquine un instant elle insista quelque peu sur l'asari avec peut être un brin d'intérêt, puis en revenant sur l'humaine, remarqua ses yeux similaires qux siens. Elle marcha vers le bar sans faire attention aux cadavres, elle avait l’impression que ce qu’elle avait avalé n’était pas encore vraiment passé. Aussi elle passa derrière le bar pour chercher une bouteille ou autre. Après une minute, alors que les autres discutaient des évènements elle mit la main sur du Ryncol neuve « Vien par la toi. » se dit elle a elle-même. Elle la déboucha et pris une lampée avant de secouer brièvement la tête, satisfaite. Elle s’appuya sur le bar pour écouter ce qu’il se disait. Le vorcha vint la rejoindre interpellé par la bouteille et fit un signe à kyre de la lui faire tourner. Elle resta bouche bée un instant en observant le vorcha, ses pupilles commençaient à se dilater. Elle se mit à pouffer légèrement de rire essayant tant bien que mal à se retenir puis lui offrit la bouteille. Elle tourna le regard vers le reste de la pièce et posa les yeux sur Anton.. Elle écarquilla légèrement les yeux et se pencha un peu plus sur le comptoir comme pour vérifier qu’elle voyait juste.
oah.. Ça c’est un beau Tonton ! dit-elle assez bas en tournant les yeux vers Aerdris qui, pensant qu’elle se foutait de la gueule d’Anton, pouffa de rire à son tour. S’au moins.. l’roi des butariens ! Hein ? Elle affichait un sourire niais, amusée. Puis du tout au tout, redevint sérieuse, elle s’approcha d’une fenêtre pour regarder dehors avec un mauvais pressentiment.



 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mer 25 Fév 2015, 22:21




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    QG des Soleils Bleus ╤ Appartements du Général

    Peu de temps s'était déroulé entre l'entrevue que la Reine lui avait tenu et son passage momentané dans ce qui lui servaient d'appartements sur cette station de criminels. Il fallait plus apparenté ça à une chambre et un vestiaire qu'un véritable habitat, surtout pour le peu qu'il y passait. Il était même fort probable que ses lieutenants s'amusent à forniquer ici, lorsque l'aubaine se crée. La simple vérité, c'était qu'il n'avait pas à s'occuper de pareilles broutilles et qu'il se contentait de suivre le chemin qu'on lui traçait. De surcroît, son chemin l'amenait à vivre et dormir sur son vaisseau. Mais cette escale était une alternative raisonnable dans les rares cas où il devait passer plusieurs jours sur place à mener à bien une opération ou une mission. Dans le cas présent, il s'agissait plus d'une enquête avec peu de pistes pertinentes. Ce qui était partiellement fâcheux. Et pour être tout à fait honnête, cela n'augurait rien de bon... Aria T'Loak l'avait bien laissé présager. Et c'était d'autant plus motivant pour le mercenaire haut-gradé.

    Mais en conséquences, il devait être mobile. Sa lourde armure le protégeait de bien des coups mais n'était pas que très peu flexible. Aussi avait-il choisit de revêtir un équipement plus léger et confortable, ainsi que plus discret pour ne pas attirer l'attention. Il s'était d'ailleurs demandé si le casque serait nécessaire. Après une longue réflexion, on estimait que cela serait - de nouveau - assez encombrant. Il le mettait de côté. Il n'était, de toute évidence, pas dans son habitude de cacher qui était sa petite personne, étant donné son assurance légendaire. Ce que les gens apparentaient volontiers à une arrogance mal placée. Sa philosophie se trouvait à mi-chemin entre les deux ; cet homme savait qu'il fallait compter sur ses atouts et masquer ses faiblesses.

    Pour armes, il s'était concentré sur des aides au corps à corps et il avait choisit une lame, une variante du Phalanx combiné à un silencieux et un Vindicator si les choses devenaient sérieuses. C'était ce qu'il pouvait transporter de plus adéquat dans sa tâche sans perdre en ergonomie. Aussi avait-il embarqué un omni-tech avec fonction bouclier et des grenades assourdissantes au cas où une infiltration serait nécessaire. Et pour compléter cela, il n'avait bien évidemment pas oublié le masque à vision nocturne. S'il ne faisait pas plus d'un mètre quatre-vingt dix, on aurait pu le prendre pour un drell. Aussi simple que ça.

    Assis à son terminal, il terminait les préparatifs avant départ. Sa destination n'était pas loin mais le dossier avait besoin d'être examiné avant toute autre chose. Et il ne voudrait pas gâcher le moment délicat qu'il avait en vue... Il vérifia donc l'ensemble des dispositifs qui seraient son unique secours. Et soudainement, un message apparue sur le tableau holographique. Machinalement, on l'activa tout en continuant ses occupations. « En quoi puis-je vous aider, Miss Bolton ? » Lindsay Bolton était la jeune humaine qui lui servait d'assistante, si on pouvait la montrer ainsi. Elle possédait un grade, une reconnaissance certaine et des talents. Mais il se gardait de l'officiel et continuerait à l'appeler Miss jusqu'à sa mort. « Général, il y a des signalements d'une attaque à la Taverne des Contrebandiers. » bredouilla t-on, de l'autre côté du fil. Néanmoins, quel était l'intérêt ? « Encore un galarien qui s'est essayé au karaoké. Mais pourquoi cela devrait-il requérir mon attention ? » répondit-il avec nonchalance. « Nous avons des hommes mêlés au combat. » Il ne voulait pas la sermonner avec des phrases bateaux du style Des querelles arrivent tous les jours sur Omega, etc, etc. D'autant que... Oh. Il venait d'avoir une révélation. « Dites-moi, cette taverne ne se trouverait pas dans le secteur des Berserkers, par pur hasard ? » Question rhétorique. Comme à son habitude. « Contactez Masgarth. Dites lui d'envoyer ses braves petits krogans s'occuper de l'affaire, s'il en a envie. Cette histoire ne nous concerne pas et ne nous a jamais concerné. » conclut-il, sec. « Très bien, Général. »

    La communication se coupe aussitôt. Voilà un problème de moins. Il faudrait qu'ils s'en remettent plus au supposé chef des lieux, un de ces jours ; si Varto avait placé un Commandant pour cette cellule d'Omega, c'est qu'il devait bien servir à quelque chose, non ? Enfin. L'affreux Masgarth ferait ce qu'il veut. Son alter ego avait une visite à rendre et ça urgeait légèrement.



    QG des Serres

    L'air absolument infecte du Quartier Général de cette petite bande de vermines qu'était les Serres. Varto l'avait presque ôté de sa mémoire. Il aurait aimé, en tout cas. Mais c'est à croire qu'il était condamné à revenir ici. Et puis, il prenait un malin plaisir à douloureusement leur rappeler que leur manque de poigne leur avait enlevé une influence certaine au sein de l'astéroïde. Bien entendu, cela s'était convertit un charisme étonnant et un soutien des classes populaires. De la plèbe. Des pauvres. Des gens que des hommes comme le Soleil Bleu n'avait pas l'habitude de fréquenter, en substance. Quelque chose qui pourrait potentiellement lui causer préjudice. Sauf que le concept de venir en aide aux mal-lotis serait hypocrite compte tenu du fait qu'il ne s'y intéressait pas. Il ne les méprisait pas pour autant. Toutefois, il était clair que s'il avait à les sacrifier, il n'hésiterait pas une seule seconde.

    Quoiqu'il en fut, il se focalisait sur sa marche, en direction des quartiers du chef. C'est sans protester que les larbins divers et variés qui siégeaient dans le coin ne s'étaient pas opposé à sa percée. Ils n'étaient pas complètement idiots, ils le reconnaissaient. Et ils n'étaient pas non plus suicidaires. Excepté une grenouille mal proportionnée qui avait eu dans la vague idée de le bloquer avant de mieux entrevoir son visage. Dans un sens, il n'était pas non plus leur ennemi. Il avait juste un pass VIP, direct jusqu'à la chambre du concierge d'Omega.

    Il n'était pas le seul, puisqu'arrivé sur les lieux, il constata la présence opportune d'une turienne. « J'ignore ce que tu manigances, Zevik... Mais je trouverais ! » beugla t-elle à qui pouvait l'entendre. Elle s'était approchée du butarien confortablement assis, qui ne bougea pas un cil. Est-ce qu'il en avait, d'ailleurs ? Bonne question. « Et le jour où je te coince, je te jure que... » continua t-elle, avant de s'interrompre brusquement. Son sens inné de la politesse avait sûrement constaté le physique éloquent d'un autre personnage. Elle tourna vaguement la tête et grimaça. Vu cette tête, on pouvait facilement imaginer qu'elle insultait celui qui l'avait dérangé avec des surnoms sympathiques, allant du "laquait d'Aria" à... d'autres surnoms plus insultants. Elle souffla dans ses mandibules, fit un signe de la tête à son ex-mentor et passa à côté de l'un de ses autres rivaux, le regard pétillant, noir, méprisant. « Shoran. » salua t-on du côté du rival, avec un rictus amusé. La leader des Ravageurs passa la porte avec véhémence.

    « Allons, Orlok, que manigances-tu encore ? Un complot contre Aria ? » fit-il, imitant la voix graveleuse de Shoran. Le dénommé croisa les bras. « Merde, quand je pensais que ma journée pouvait pas être pire. » Il n'avait pas d'humour, voyons. Il y avait deux choses : de un, il était évident que les valets de la Reine cherchaient à prendre sa place d'un moyen ou d'un autre et de deux, tenter d'en faire une liste et de chercher des preuves prendraient probablement plus de temps que de rejoindre cette cause perdue. Alors à moins de vouloir faire tomber une grande ponte, personne n'y regardait trop. Et c'était le cas du russe, qui s'en foutait royalement. Du coup, il gardait son sourire niais. « Tu me veux quoi, Varto ? » grogna le quatre-yeux. « Et bien... » commença t-on à rétorquer en se mettant en face du bureau. « J'ai besoin d'un service. Ou plutôt d'une information. Une information que tu serais susceptible de posséder. » Du point de vue de toute le monde, il était fort peu probable que lui soit plus renseigné que pouvait l'être le Général des Soleils Bleus, étant donné que ses joyeux soldats étaient partout. Sauf qu'en l'occurrence, s'il avait besoin de Zevik Orlok, c'est qu'il avait besoin de Zevik Orlok. « Je cherche quelque chose de très particulier. » précisa t-il. Comme s'il s'agissait d'un trésor caché. « Tu cherches un objet précieux ? J'ai une tête d'antiquaire » On acquiesça. Pour le faire chier. « Et j'y gagne quoi, au juste ? » Évidemment. L'appât du gain. « Si je le trouve, tu pourras le garder. » De là, le butarien émit un ricanement qui sonnait faux. Mais lorsqu'il vit le sérieux implacable de son interlocuteur, il freina ses envies de moquerie. Et il serait bien trop curieux pour abandonner l'affaire. « Bon, fais-moi voir. » lâcha t-il. Sans attendre, Varto activa son omni-tech. De là en ressortir une simple image. On y voyait une silhouette. Une femme. De dos. L'ensemble de ses yeux globuleux grand écartés, Zevik avait l'impression qu'on se foutait de sa gueule. C'était clairement le cas, mais il n'en serait pas moins utile. « C'est ça, ton objet ? Une rousse ? »

    Un silence s'installa. Ça pouvait paraître incongru. Et pourtant, Varto ne pouvait répondre qu'une seule chose. « Oui. Ça l'est. »







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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 28 Fév 2015, 00:47
Tout allait de pire en pire.

Shannon n'avait pas tout compris ; malgré elle, elle ne pouvait pas partir. Bien planquée derrière son comptoir, il était hors de question qu'elle bouge. On entendait des bruits de fusils, de pistolets, mais aussi des cris. Tout fusait de partout. Des bris de verre lui tombèrent sur la tête dans un son cristallin.

Puis, elle sentit quelqu'un la saisir ; elle fut retournée et fit face à une Asari. Armée, les sourcils froncés, Shannon comprit qu'elle se demandait quoi faire d'elle. Le regard de l'alien la parcourut, s'arrêta sur le colis, et finit sur son visage. Shannon détourna les yeux.

C'est là que l'Asari lui mit pourtant un pistolet dans les mains. La jeune humaine lut le nom de l'arme, gravé sur le côté. Carniflex.


Wow, wow, wow, elle veut que je...


Un petit bout du comptoir fut touché par une salve, et des petits morceaux atteignirent l'Asari et Shannon, la première faisant un signe, préoccupée par autre chose, et la seconde hébétée, la main crispée sur l'arme. Elle mit sa tête à découvert pour voir ce qui se passait ; des hommes tombaient comme des mouches. Elle ne comprenait pas. Des tireurs cachés, au service de cette Asari?

Bientôt, son alliée d'infortune érigea une barrière biotique autour d'elles.


"Maintenant, on a plus qu'à espérer que la cavalerie arrive rapidement."


Quelle cavalerie? Shannon regarda le colis. Rien ne pouvait arriver à cause de ça, quand même! Elle se contenta de hocher la tête. De l'aide, malgré tout, était son plus cher désir en cet instant.

En attendant, elles tirent leur position. Et... Ce fut long. Shannon, après avoir longtemps tremblé, le pistolet en main, finit par s'en servir - elle manquait toutes ses cibles, mais au moins, celles-ci déviaient un peu de leur trajectoire. Elle ne jetait que de brefs regards à l'Asari, et une fois, lui tomba sur les pieds. e n'était sûrement pas le moment, mais elle sortit des excuses sans s'arrêter. Sa vie dépendait de la femme bleue, après tout.

De longues rafales de tir se firent soudain entendre à l'extérieur ; ça ne s'arrêtait pas. Puis, un moteur bruyant. Une navette. Mais plus ou presque de tirs. Shannon déglutit. La "cavalerie"? Des alliés, des ennemis?


Comment est-ce qu'on peut vivre ici? C'est l'enfer!


Et elle sentait bien que l'horreur n'était pas finie. Des gens entrèrent dans le bar, notamment un Butarien et une Asari, l'air plutôt content d'eux-mêmes. Ils observaient la scène comme si c'était quelque chose de tout à fait naturel.


Ils sont flippants, mais en même temps, j'aimerais avoir cette assurance...


En effet, ils enjambaient les cadavres comme si de rien n'était. Alors que le Butarien s'approchait, l'alliée de Shannon se pencha à son oreille.


"Tu dis rien à propos du colis. Tu sais pas ce qu'il contient, ni d'où il sort. Compris?
— Compris." Que dire d'autre? Ensuite de quoi, Shannon murmura, sans être sûre que l'Asari l'entende: "C'est pas comme si je savais quelque chose, de toute façon..."


L'Asari désactiva sa barrière biotique, fatiguée, mais maintint le Butarien en joue. Shannon fit de même. C'était beaucoup moins crédible. Elle le sentait, mais ne comprenait pas pourquoi.

Le Butarien semblait pourtant prêt à parlementer.


« Baissez votre arme et nous vous laisserons la vie sauve, sinon … et bien je vous laisse libres de vous inspirer du décor. »


Il baissa son arme, et vint lever Shannon sans ménagement, pas du tout effrayé par son arme. Malgré cela, elle était rassurée de voir une autre personne qui ne voulait pas de suite sortir son flingue et tirer partout. Quoique... Il avait l'air un peu fou de la gâchette... Bref.


" Bien maintenant racontez-moi ce qu’il s’est passé. "


Elle ramassa le colis, qu'elle avait lâché pendant la bataille, et le serra contre sa poitrine avec toute la force de son seul bras.

Autant dire quelque chose, parce que l'autre ne cherchait visiblement pas le combat. Shannon était confuse. Ses explications furent aussi peu claires que ses pensées.


"Ben... J'avais ça à livrer ici... Puis je pense que là aussi vous pouvez vous inspirer du décor pour imaginer ce qui s'est passé... Je comprends pas." Puis elle réalisa qu'elle parlait sans connaître son interlocuteur. "Je m'appelle Shannon. Et vous tous, vous êtes?"


Cela s'adressait aux nouveaux venus comme à l'Asari à qui était destiné le colis. Avec des noms, elle y verrait peut-être plus clair!

Ce n'est qu'après coup qu'elle comprit que son explication des faits ne servait à rien. Elle espérait que cela n'énerverait pas trop le Butarien...

Shannon leva les yeux vers l'entrée du bar. C'était quasi sûr, d'autres ennemis allaient arriver.


Elle secoua la tête. "Rassurez-moi, on va pas rester ici, hein? Dites-moi qu'on va se sauver! Et puis j'aimerais bien comprendre ce qui se passe!"


A défaut de comprendre, au moins que quelqu'un la mette au courant des faits, putain.

L'autre Asari vint au bar, à côté de Shannon. Elle aussi avait un oeil vert. Marrant, tiens. Mais l'alien n'avait pas l'air... bien. Cela ne l'empêcha pas de se servir en alcool. Elle parlait bizarrement. Pas possible, bourrée avant d'avoir bu... Non, quelque chose n'allait pas.

Pourtant, l'Asari reprit une expression solennelle et s'approcha de la fenêtre de la taverne. Cela n'empêcha pas Shannon de la rejoindre.


"Euh... Ça va?"


Elle coinça le colis sous son bras et posa sa main sur l'épaule de l'Asari.

Pourvu que ces gens ne soient vraiment pas des ennemis.


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Lun 02 Mar 2015, 19:33
La plupart des gens n'ayant jamais pratiqué la biotique imaginent souvent que ça se fait tout seul, sans réfléchir. Sur les champs batailles, les officiers lancent souvent "Maintenez-moi cette barrière", comme si c'était une des choses les plus faciles du monde. Mais quand on a essayé rien qu'une seule d'en tenir une, on sait quels sont les effets et les risques de la moindre distraction. Il faut essayer de rester concentré tout en maintenant le flux d'énergie et en évitant de trop pousser sur ses forces, sous peine de mort.

C'était dans cet état qu'Elena se battait contre l'épuisement pour maintenir sa protection, essayant d'ignorer les bruits assourdissants du combat, qui semblait avoir pris de l'ampleur depuis le début de la fusillade. Elle fut brusquement ramenée à la réalité lorsqu'un bruit de navette se fit entendre dans la rue et que les micros grésillèrent.

« Très chers tireurs, je suis dans le regret de vous annoncer que vous venez d’énerver Aria, je suis donc dans l’obligation de vous faire parvenir son regret le plus sincère quant à votre inconséquence. »

Alors que l'annonce se finissait à peine, l'Asari perçut le bruit d'un Spitfire se mettant en marche juste avant que le bar finisse d'être décimé par une pluie de balles. Après quelques secondes de bombardement, le silence revint comme le calme plat après un orage dévastateur et aucun assaillant ne semblait avoir survécu à ce déluge. Deux autres combattants, tout les deux Butariens, entrèrent brusquement dans le bar, mais contrairement aux autres tueurs, ceux-ci semblaient un peu plus pacifiques. À bout de force, Elena baissa sa barrière mais maintint son arme levée par prudence. Elena se déplaça rapidement vers Shannon pour voir si elle était toujours en bon état et en profita pour lui glisser discrètement quelques mots à l'oreille.

"Tu dis rien à propos du colis. Tu sais pas ce qu'il contient, ni d'où il sort. Compris?"

Si leurs nouveaux sauveurs étaient effectivement des envoyés d'Aria, il faudrait jouer finement pour ne pas se plonger dans de nouvelles emmerdes avec ce colis. L'humaine acquiesça, puis sembla murmurer quelque chose qu'Elena n'entendit pas, étant retournée se poster devant celui qui semblait commander qui approchait à grand pas en enjambant les nombreux cadavres.

"Baissez votre arme et nous vous laisserons la vie sauve, sinon … et bien je vous laisse libres de vous inspirer du décor", dit ce dernier en prenant un air qui se voulait imposant.

Des menaces. Typiquement butarien. Juste parce qu'il avait passé tout l'établissement à l'arme lourde sans se soucier une seconde des possibles survivants à l'intérieur ne voulait pas dire qu'il était devenu le roi du monde. Cependant, Elena voulait éviter un autre affrontement qui allait sûrement beaucoup moins bien finir pour eux donc elle baissa doucement son arme alors que le Butarien, n'attendant pas sa réponse, était parti relever la rousse qui commença à lui débiter son histoire. Au moins elle avait retenu la leçon et ne divulguait rien de trop sensible, quoiqu’on pouvait se demander si elle savait vraiment quelque chose.


C'est à ce moment qu'une autre Asari entra dans le bar, marchant entre les cadavres dans une armure moulante qui faisait ressortir ses formes... Se rendant compte qu'elle bavait devant presque la nouvelle venue, Elena baissa la tête et partit examiner les cadavres encore reconnaissables des assaillants, voir si elle pouvait apprendre d'où ils venaient et qui les avait envoyés. Lorsque Shannon demanda qui elle était, Elena se rendit compte que l'Humaine ne la connaissait en fait pas, vu qu'elle n'avait fait que lui refiler une arme et lui dire de se taire.

"Elena T'Soran, comme tu l'as sûrement deviné je suis la personne avec qui tu devais faire l'échange. Dites, je voudrais pas vous stresser mais vu les armures et les flingues de ces types, ils doivent pas être seulement une petite poignée. Ça vous dérangerait pas de finir les présentations autre part."

L'autre Asari qui était entrée pendant que le Butarien était maintenant appuyé contre le bar, l'Humaine à ses côtés, et elle semblait prête à s'écrouler d'un instant à l'autre.
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 03 Mar 2015, 06:39

Dangers


Le temps d'une baston.
   



Un mauvais pressentiment ou un pressentiment excitant ? Elle ne saurait le dire pour l’instant tout ce qu’elle savait en ce moment, c’est que beaucoup viennent, beaucoup meurent, et beaucoup viendrons. Et elle en était contente, elle en avait pas fini avec cette affaire et quand les affaires était celles d’Aria.. ouhlala tralala !
Elle regardait un peu par la fenêtre puis vers son pote, Tonton, puis de nouveau vers la fenêtre, un sourire en coin, niais. Elle avait bouffé de la drogue par mégarde, une drogue humaine pour sûr, car elle était tout à fait consciente de ce qu’il se passait tout autour d’elle, elle était juste.. Super contente ! En adoration devant ces choses qu’elle aime. En attendant elle capta des bribes de conversation derrière.

« Je m'appelle Shannon. Et vous tous, vous êtes? »
« Elena T'Soran .. je suis la personne avec qui tu devais faire l'échange.. je voudrais pas vous stresser mais.. vu les armures et les flingues de ces types.. une petite poignée. Ça vous dérangerait pas de finir les présentations autre part. »
« Rassurez-moi, on va pas rester ici, hein? .. »

Pourquoi ? Elle était bien ici, elle. Elle prit une profonde inspiration, cette odeur de cartouche thermique vide, de fumée, de brulé et le reste pour elle, à cet instant c’était un sentiment agréable, familier, une caresse.. Sur l’épaule ? « Oh j’adore ! »

« Euh... ça va ? »
Ouais bonne question, non ? Kyre resta de marbre, le regard vers l’extérieur, pensante, cette question suscitait réflexion, allait-elle bien ? Seulement ? Non ! Franchement ! Elle était au top ! Elle posa alors sa main sur celle de l’humaine avec une douceur telle que si elle avait voulu toucher un sentiment, ou quelque chose de si fragile qu’elle pourrait la casser au toucher. Sans quitter l’extérieur du regard, elle lâcha la main et passa son bras autour des hanches de l’humaine pour la serrer contre son épaule d’un geste chaleureux. A l'exsterieur, se passait une chose intriguante, il y avait une navette plus loin, il semblerait qu'elle venait de se poser et une bande de Krogans armés et vétus d'armures rouges en sortait. Des Ravageurs ? Ils regardèrent vers le bar et semblèrent se mêtre d'accord en prenant leurs temps. Attendez, ce signe sur leurs épaulettes... Merde.

Je me sens vraiment.. Vraiment bien. Par contre... Elle passa sa main sous les fesses de Shannon, sans prendre la peine de les éviter du toucher au passage, évidement. Et la souleva contre elle avec force.......

Elle se retourna soudainement et s’élança vers le comptoir a deux mètres de là, tout en portant Shannon, elle usa de sa biotiques pour s’aider à les faire se décoller du sol afin de sauter par-dessus le comptoir. Le tout en criant.

ML !! TOUT LE MONDE A TERRE !!! ... YeeeeeHAAaaaaa !

Le mur explosa derrière elle alors qu’elle était en l’air, tout sourire avec Sha dans ses bras. Elles atterrirent dans la grande salle, sur des cadavres qui par chance firent un bon matelas protégées par le comptoir, un petit roulé-boulé et "bOing" la tête de kyre dans le décolleté de Shannon.
Woah ! « Dommage que c’était pas ceux de l’asari ! Elena c’est ça ?! Je préfère les Asari quand même ! » Se dit-elle. Puis elle redevint parfaitement sérieuse.
Six Krogans Berserkers ! ML-77, Des fusils à pompe et une M76-Revenant ! Elle se releva et tira trois grenades par-dessus le comptoir en direction ennemie. Elle attendit les explosions pour jeter un œil par-dessus. Il s’agissait d’une rue longue et droite qui arrivait en cul de sac sur le bar dans lequel tout le monde s’amusait, ou presque. Il semblerait que l'une des explosions ait mis a terre l'un d'eux, chance de cocu ! M'enfin elle était célibataire donc bon..
ML-77 En face ! 30 mètres ! Deux qui longent le mur de gauche, deux celui de droite ! 15 metres ! Un mort ! Lançai-t-elle plus particulièrement à l’attention d’Anton et ses gars. Le Vorcha se plaça dos au mur à côté du trou béant derrière le bar. Il balança une longue salve de balles qui détruisirent les boucliers cinétiques des deux Krogans qui approchaient à droite, ils se retranchèrent dans un recoin.

A présent l’un des Krogans de gauche celui qui portait la M-76 faisait hurler son arme en direction du bar.
Pendant ce temps alors que les balles ricochaient au-dessus de leurs têtes, Kyre rechargeait trois grenades dans son arme favorite en chantonnant.

« Laa li laalaaaa
En dansant la gavaneeeese
Nous, nous aimoooons...
Le temps d’une.... baaastOon ! »


Elle posa l’arme à côté, se redressa soudainement en chargeant son corps d’une puissante force biotique.
Bouffez donc les murs ! « Assholes ! » (Prononcé avec un fort accent Asari) Elle envoya les deux mains en avant, envoyant une puissante vague d’onde de choc biotique à travers le trou vers les deux de gauche, renversant au passage une partie de mur branlante à cause de l’explosion précédente. La poussière l'empêcha de voir si ses ondes furent éfficaces ou non.
Butez-moi cet enfoiré avec le ML !
Ahh elle était remontée ! L’adrénaline coulait à flot dans son cerveau accompagné de la MD, la drogue humaine. Dieu qu’elle se sentait bien ! Si bien qu’elle irait bien se taper un sparring à mains nues contre un de ces petit Krogans.


 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 05 Mar 2015, 16:26
L’asari qui tenait la barrière biotique peu de temps auparavant décida de ne pas répondre de suite, mais plutôt de rejoindre l’humaine à la crinière rousse pour lui murmurer à l’oreille quelques consignes, que le chasseur de prime fut tenter de faire répéter à haute voix, changea très vite d’avis. Autant ne pas s’en faire des ennemis pour le moment.

Finalement ce ne fut pas l’asari puant une assurance mal placée qui répondit en première, mais l’humaine terrorisée. D’ailleurs sa réponse ne fut pas d’une grande utilité, mais rien n’avait vraiment mérité qu’elle fut brusquée outre mesure pour une réponse qui ne serait sûrement d’aucun intérêt. Le principal fut qu’elle ne soit pas une habituée du lieu qui ait pu apercevoir le butarien lorsqu’il était venu quelques temps plus tôt.

"Ben... J'avais ça à livrer ici... Puis je pense que là aussi vous pouvez vous inspirer du décor pour imaginer ce qui s'est passé... Je comprends pas." Un court moment d’hésitation pris alors la jeune humaine qui sembla chercher à reprendre confiance en elle. "Je m'appelle Shannon. Et vous tous, vous êtes?"

Anton ne daigna pas répondre, du moins pour le moment. Le butarien tourna plutôt son regard evrs le second survivant du bar. L’asari étalait toujours sa suffisance sur chaque porc de sa peau, une violente envie de la remettre à sa place prit le chasseur de prime, qui arrive tant bien que mal à se contrôler.

"Elena T'Soran, comme tu l'as sûrement deviné je suis la personne avec qui tu devais faire l'échange. » Elle semblait parler à la dénommée Shannon. Encore une histoire d’échanges troubles, l’humaine devait donc être l’une de ces livreuses paumées qui se font souvent utiliser, et qui disparaissent tout aussi souvent sans laisser de traces. « Dites, je ne voudrais pas vous stresser mais vu les armures et les flingues de ces types, ils ne doivent pas être seulement une petite poignée. Ça vous dérangerait pas de finir les présentations autre part."

C’était sûr, l’asari allait taper sur le système d’Anton. Cette espèce semblait être née pour mépriser, et la majorité de leurs représentants semblaient se cantonner strictement à cet état d’esprit. Heureusement qu’il existait des exceptions, un coup d’œil vers Kyrsherol suffit à lui rappeler cela et à lui rendre le sourire.

"Rassurez-moi, on va pas rester ici, hein? Dites-moi qu'on va se sauver! Et puis j'aimerais bien comprendre ce qui se passe!"

Encore l’humaine, elle ne semblait pas réussir à reprendre le dessus sur sa peur, et surtout démontrait tout ce qu’il fallait pour ne pas survivre sur Oméga. Elle était complètement paumée et semblait inoffensive, mais surtout inutile en combat. Une fois sûr d’avoir plus ou moins cerné les personnes l’entourant, le chasseur de prime fit signe à Narlon de surveiller les fenêtres, et se décida enfin à reprendre la parole.

« Pour le moment il y a plus important. Des tireurs embusqués surveillent cet endroit aussi il vaut mieux éviter de sortir par la grande porte. Aussi il nous faut un plan de replis, et vite avant que les renforts ne débarquent en force. »

Les autres semblèrent accepter le plan et tout le monde se mit à réfléchir en vue de se préparer une porte de sortie. Tout le monde sauf Kyrsherol et l’humaine rousse qui se mirent à discuter plus, près du bar. D’ailleurs l’état de l’asari psychopathe inquiétait le butarien, son regard semblait complètement perdu et ses mimiques laissaient entrevoir une ingestion de produits habituellement déconseillés en combat. Toutefois, il y avait plus important pour le moment, ce qui n’empêcha pas pour autant la jeune humaine de se diriger vers la drogué pour s’enquérir de son état.

"Euh... Ça va?"

« Je me sens vraiment... Vraiment bien. Par contre... »

« ML !! TOUT LE MONDE A TERRE !!! ... YeeeeeHAAaaaaa !


Une explosion particulièrement violente vint ponctuer le cri de joie de l’asari qui lançait un grand regard éberlué, et surtout joyeux, sur tout ce qui se déroulait. Anton, lui, fut propulsé en arrière et s’écrasa le dos contre le mur faisant face à l’ouverture récemment creusée, rapidement rejoins par Narlon qui s’effondra quelques centimètres plus loin. Un simple regard suffit pour faire comprendre au butarien que son acolyte était hors combat, mort ou simplement dans les vapes.

Woah !
Six Krogans Berserkers ! ML-77, Des fusils à pompe et une M76-Revenant !

ML-77 En face ! 30 mètres ! Deux qui longent le mur de gauche, deux celui de droite ! 15 metres ! Un mort !


A peine ses mots eurent fusé de la bouche de l’asari qu’Aedrdris se mit en position de tir et aligna méthodiquement les deux krogans tentant de venir par la droite. Il fallut par contre quelques secondes pour que le chasseur de prime puisse reprendre ses esprits. Ce fut finalement lorsqu’un tir particulièrement chanceux vint frapper l’épaulette d’Anton, sans le blesser, que le butarien se releva prestement et gagna sans attendre le bar.

Tout en prenant son AT-12 en main, le chasseur de prime vérifia qu’il était bien équipé de ses grenades fétiches. Une fois paré au combat, Anton se lança à son tour dans sa petite observation des attaquants. Kyrsherol semblait plus intéressée par son petit champ, qui commençait sincèrement à courir sur le système de son partenaire de combat.

Laa li laalaaaa
En dansant la gavaneeeese »
Nous, nous aimoooons...

Le temps d’une.... baaastOon ! » Bouffez donc les murs ! « Assholes ! » Butez-moi cet enfoiré avec le ML !


Le cri de combat, incompréhensible, fut accompagné d’une vague biotique destructrice qui balaya une partie du champ de bataille, détruisant au passage une partie du mur qui tenait encore debout. L’asari semblait totalement hors de contrôle mais et rendait un sacré service aux krogans qui n’attendaient que ça. Aussi dès que la fumée masqua une partie de la visibilité, des cris de rages emplirent l’air et quatre krogans déboulèrent tels les berserkers de légende. Heureusement deux d’entre eux n’avaient pas encore récupéré leurs boucliers des suites du feu nourris du vortcha.

Aerdris et Anton firent feu simultanément et les deux krogans sans protection furent balayés, les tirs les atteignant au visage transformant leur tête en bouillies informe. Les corps sans vie furent poussés sans ménagement, avant même qu’ils atteignent le sol, par les deux combattants déchainés qui se trouvaient à leur suite. Le butarien n’eut guère le temps de placer un unique tir, qui a si courte distance déchiqueta tout de même la clavicule de l’ennemi qui s’effondra contre le bar, sa tête traversant d’ailleurs la structure. Par contre le second krogan chargea et détruisit tout sur son passage.

Anton sauta alors par-dessus l’abri de fortune et aperçut enfin le porteur du lance missile qui tentait de se mettre en position pour mettre à mort quiconque survivrait au corps à corps. Sans même y penser, le chasseur de prime se mit à courir vers le dangereux tireur qui ne portait pas attention à ses ennemis, trop occupé par sa grimpette sur une poubelle. Le krogan déchainé qui avait démoli le bar par la seule force de sa charge tenta de faire feu dans le dos du butarien, mais au dernier moment Aerdris le déstabilisa d’une charge au corps à corps, avant d’être envoyé au tapis d’un coup de tête vicieux. Le berserker se tourna alors vers Kyrsherol ignorant complètement les deux survivantes du bar.

Mais le butarien avait à s’occuper d’abord d’un autre ennemi s’ils voulaient sortir victorieux du combat, et puis l’asari était tout à fait capable de se défendre, d’ailleurs sa congénère semblait savoir elle aussi se débrouiller. Aussi Anton se concentra tout entier sur sa cible, qu’il atteignit au moment même où ce dernier arriva enfin à gagner la position qu’il désirait, une satisfaction qui valut un petit cri de joie. Le chasseur de prime n’attendit pas une seule seconde et frappa, à l’aide de son omni poing, les jambes du porteur de l’arme lourde. Le krogan lâcha un cri mêlant surprise et douleur et s’effondra lamentablement au sol la tête la première.

Mais il n’était pas aussi facile de venir à bout d’un guerrier de ce peuple, et le colosse tenta de se relever tout en beuglant sa rage. Sachant qu’il n’avait aucune chance dans un combat singulier face à l’une de ces formidables brutes, Anton leva son fusil à pompe et déchargea son chargeur directement dans le dos du krogan qui s’effondra. Le butarien prit le temps de recharger, puis mit son adversaire sur le dos, son intuition ne l’avait pas menti, la brute commençait déjà à se régénérer, et dardait son bourreau de son regard brutal. Un dernier tir mis fin à la menace définitivement.

Une fois sûre qu’il n’en venait pas d’autres, le chasseur de prime regagna à toute vitesse le bar, qu’il trouva heureusement calme et nettoyé de tout ennemi. En effet la dernière brute gisait au sol dans une mare de sang. Anton rassuré de voir que Kyr, Aerdris et les autres allaient bien, se dirigea vers Narlon qui gisait encore à même le sol. Une rapide inspection suffit à comprendre que ce dernier allait bien et n’était qu’inconscient, une bonne rasade d’alcool suffit d’ailleurs à le remettre sur pied.

« Bien, mais ce n’était que le début, les berserkers n’agissent jamais sans un paquet de vortchas et plus d’armes lourdes qu’il n’en faut pour rayer le quartier de la carte. Aussi il faut que l’on se tire d’ici, et vite. Le mieux est de nous séparer, J’attirerais les ennemis, Kyr tu prends les deux survivantes et vous déguerpissez par derrière. »

Il était évident que l’asari allait refuser et vouloir rester combattre, elle aimait ça par-dessus tout, et la drogue ne devait rien avoir arrangé, mais c’était aussi ça qui avait décidé le butarien.

« Kyr, je te laisse t’occuper de ces deux-là, elles peuvent avoir des informations vitales pour notre mission, ce sont les seule survivantes du bar souviens toi. Et nous sommes là pour le meurtre de l’informateur. On se retrouve devant la planque des serres du coin, juste face au club Venerae.»

L’asari laissa son regard trainer longuement sur les deux survivantes et sembla hésiter. Il semblait qu’il y avait une autre chose que Kyr adorait par-dessus tout. Mais ce ne fut pas sa réponse qui coupa court à la discussion mais le beuglement d’un krogan. En effet, le berserker blessé auparavant par un tir à la clavicule venait de se relever, ses blessures totalement guéries. Anton eut un sourire en voyant le guerrier complètement aspergé par plusieurs litres d’alcool, qu’il avait libéré en percutant le bar. Tous les membres du groupe levèrent leurs armes sauf le butarien qui attrapa avec célérité une grenade à sa ceinture avant de la lancer tout aussi prestement sur le krogan hurlant.

A peine le projectile eut percuté sa cible que le tout s’enflamma. La grenade incendiaire était le petit chouchou du chasseur de prime qui aimait beaucoup mettre à mort ses adversaires de cette manière. Seulement l’effet conjugué de l’alcool et de la poussière de bois fit merveille au-delà de tout ce qu’Anton avait espéré et le krogan se transforma instantanément en torche flmaboyante, rapidement rejoins par le reste du bar. C’est à ce moment que Narlon se rappela au chasseur de prime.

« Euh, ce bar a pas été refait avec beaucoup de bois afin de ressembler à un truc traditionnel ? »
Et merde. Anton avait complètement zappé ça, et voilà que le bâtiment entier commençait à prendre feu tout ça à cause de ces conneries de traditions. Le groupe se dépêcha de quitter les lieux, toutefois comme prévu il se scinda. Kyrsherol, la dénommée Shannon et l’autre asari dont le butarien n’avait pas à se rappeler le nom passèrent par l’entrée menant sur la deuxième ruelle, celle qui prolongeait le couloir dont était venu les berserkers, mais de l’autre côté du bâtiment. Le butarien, lui quittait le bar par la grande porte accompagné par les deux ravageurs, la puissance de feu des trois compères ne serait pas de trop compte tenu des ennuis à venir.

Mais pas le temps de s’occuper des possibles ennuis pour Kyr, il y avait déjà fort à faire pour survivre de son côté, aussi le butarien oublia très vite le deuxième groupe pour se recentrer sur sa propre situation. Narlon allait certes mieux, mais trainait encore de la patte et semblait souffrir d’un mal de crâne handicapant, de son côté Aerdris avait déjà régénéré toutes les parties blessées par le coup de tête du krogan et semblait plus en forme que jamais.

Le petit groupe quitta donc le bar qui était rapidement dévoré par les flammes et atterrit à nouveau sur la place ou les attendait la petite navette leur ayant servi de transport. Un moyen de transport utile certes, mais ils devaient avant tout attirer les forces berserkers à eux pour donner du temps à Kyr de quitter la zone. Les trois compères gagnèrent sans rencontrer le moindre problème la navette et se mirent à couvert derrière elle.

« Narl, quelles sont les réserves du spitfire ? On risque d’en avoir besoin. » Un coup d’œil suffit pour comprendre que le butarien s’affairait déjà à son ouvrage. « Aerdris, tu restes en arrière et tu protèges Narl. Personne ne doit l’atteindre. » Le vortcha acquiesça et se porta immédiatement aux côtés de son camarade ravageur.

Narl, lui venait de terminer son inspection méticuleuse. « Encore de quoi faire un bon dernier passage, un peu plus court que pour le bar mais assez pour nettoyer une rue. » Une bonne nouvelle, au moins une.

« Bien si jamais tu tombes à court de munition, ou trop peu pour être utile par la suite, débarrasse toi de l’arme, elle est trop lourde pour qu’on s’embarrasse de ça si on doit courir. » Le ravageur signa son accord d’un signe de tête et Anton retourna à son observation des lieux.

Rien ne semblait bouger, aucun badaud, aucun soleil bleu, mais surtout aucun berserker. Tout cela ne collait pas et il était clair que tout allait exploser sous peu. Comme s’il s’agissait d’une obscure prophétie, il fallut ce moment-là pour que résonne un phénoménal cri guttural qui raisonna tant et si bien que l’on pouvait avoir l’impression qu’une véritable armée était en marche. Et c’était le cas, de plusieurs rues une bonne vingtaine de vortchas débarquèrent, équipés de tout ce qui pouvait donner la mort, mitrailleuses, lance flammes, lance-missiles. Les guerriers berserkers étaient flanqués de cinq varrens imposants dont les crocs dégueulaient littéralement de leurs bouches. Ces molosses de guerre semblaient attendre les ordres de leurs belliqueux maitres.

Comme si cela ne suffisait pas, une demi-douzaine de krogans débarqua alors. Les colosses étaient pourtant minuscules à côté du berserker qui apparut alors, indéniablement leur chef. Le titan portait une armure impressionnante ornementée de nombreuses prises de guerre, dont un crâne de brute moissonneur. Le monstrueux berserker ne semblait pas avoir vu les trois compères se cachant près de la navette et regardait le bar brûlant toujours plus intensément.

« Regardez mes guerriers. Nos chasseurs ont totalement démolis ce bar. Les ennemis du clan ont brûlés comme tous ceux faisant partie d’une espèce faible. »

Par chance, le chef de guerre ne semblait concevoir que ses éclaireurs aient pu se faire abattre par quiconque ayant pu déclencher le conflit dans le bar. Toutefois la présence des berserkers et la disparition des soleils bleus étaient encore un mystère et il n’était pas impossible aussi que les mystérieux assaillants sans insignes ne soient pas des alliés des berserkers, aussi Anton décida de ne pas se montrer aux assaillants. Le butarien alluma plutôt la navette et entreprit d’ouvrir manuellement la porte de cette dernière afin de ne pas être vu des multiples guerriers qui envahissaient la place. Ils n’avaient que quelques minutes, voire moins, avant d’être repérés et ils devaient en profiter.

Anton se tourna vers Narlon et Aerdris, et leur murmura. « Prépare le spit. On va décoller et il faut leur faire peur le temps de gagner une distance raisonnable. J’ai vu des armes lourdes dispersées un peu partout, mais uniquement au sol. Aussi ne te concentre par sur un point précis et balaye la zone, ignore les krogans ils n’ont que des armes à courte portée. Bon on embarque, je prends les commandes. Aerdris, tu soutiens le tir avec Narl, vise les points qu’il ne vise pas, et pas la peine de prendre le temps de viser. Bon on y va. »

Le chasseur de prime grimpa alors dans la navette suivit de près par les deux ravageurs qui s’installèrent immédiatement de manière à pouvoir faire feu dès que la navette démarrerait. C’est ce moment-là que choisit un vortcha pour arriver en soufflant devant son supérieur.

« Éclaireurs être tous morts. Tout brûlés, pas vu ennemis dans rue. » Le seigneur de guerre hurla de rage et projeta son larbin à quelques mètres de là d’une simple poussée. « Je veux qu’on ratisse le quartier, trouvez et tuez ceux qui ont fait ça. » Comme personne ne bougeait, le krogan se sentit obligé de rajouter. « Maintenant. »

C’est exactement ce qu’attendait Anton pour démarrer la navette, et ouvrir la porte donnant sur la place, et son armée de berserkers. La surprise fut totale et le spitfire s’enclencha sans la moindre réponse préalable. Le canon cracha son déluge de mort et balaya plusieurs vortchas et un varren alors même que le véhicule décollait enfin, tentant de prendre de la hauteur. Les premiers mètres furent avalés avec facilité comme si les berserkers ne tentaient même pas d’abattre le véhicule fuyard. Mais très vite la surprise fit place à la rage et les tirs furent tel un raz de marées dévastateur qui vinrent frapper la frêle navette sans pitié.

Le plan aurait pu être bon s’il n’avait s’agit d’une petite armée sur équipée, mais ici c’était peine perdue que de chercher à s’enfuir avec un véhicule civil sans aucune protection. Heureusement il restait une dernière carte à jouer, aussi Anton lança la navette à toute vitesse directement en direction du bâtiment le plus proche, une espèce d’immeuble agencé de manière à rejoindre directement plusieurs niveaux de la station. Le véhicule, qui perdit entre temps sa barrière cinétique et ses réacteurs percuta avec force la bâtisse et pénétra profondément en son sein.

***

Anton se réveilla quelques minutes plus tard alors même qu’une profonde douleur commençait à lui emplir le bras. Il ne fallut guère qu’une inspection rapide pour comprendre qu’il s’était luxé le bras gauche, et apercevoir que la navette prenait feu, brûlant au passage son pied. Le butarien quitta le plus rapidement possible le cockpit de la navette pour découvrir ses deux compagnons ravageurs blessés trainant au sol. Aerdris avait la jambe dans un angle totalement improbable et Narlon saignait abondement de l’abdomen.

Le commando était vraiment dans un sale état, heureusement la régénération rapide du vortchas allait suffire pour Aerdris, par contre Narlon et Anton était clairement moins en forme aussi le chasseur de prime se décida à user de ses deux omni gels de réserve, les seuls qu’il possédait. Cela eut un effet immédiat et la douleur se tut, Narlon sembla même complètement extatique devant un tel bonheur fugace. Le chasseur de prime en profita d’ailleurs pour se remettre l’épaule en place, puis chercha à comprendre à quel étage ils se trouvaient. Il ne fallut guère plus qu’un coup d’œil pour en être sûr, onzième, plus qu’assez pour avoir une large avance.

« Aerdris, tu prends Narlon avec toi et vous grimpez au niveau 12, vous devriez atteindre le secteur 3 du quartier cela donne sur une place, la rue qui la prolonge devrait être suffisamment peuplée pour vous y perdre, de toute manière ils n’ont pas notre description, ce devrait être assez facile de nous échapper. Ensuite dirigez-vous sans tarder vers le point de rendez-vous. »

Le vortcha sembla hésiter quelques instants à suivre les ordres de son compagnon d’arme, après tout rien ne justifiait que le chasseur de prime donna des ordres aux deux ravageurs, il n’était pas des leurs. Mais les trois individus avaient déjà combattu ensemble auparavant et un certain respect les liait, et aussi le fait que Zevik l’avait nommé expressément commandant. L’hésitation fut de courte durée et le ravageur attrapa Narlon pour l’aider à marcher et se dirigea alors vers la cage d’escalier sans un regard en arrière.

Ainsi seul, Anton se dirigea vers le trou béant qu’avait laissé le véhicule lors de l’impact avec la bâtisse. Le butarien voulait observer l’état de la place et ou en était les berserkers, il n’avait aucune notion du temps perdu lorsqu’il avait été dans les vapes. Aussi découvrit-il avec déception que les mercenaires brutaux n’étaient déjà plus visibles sur la place, et semblaient déjà tous être partis en chasse. Le chasseur de prime décida qu’il n’était plus la peine de perdre plus de temps encore et s’élança alors dans la cage d’escalier.

Toutefois au lieu de monter, Anton se dirigea à toute vitesse vers les étages inférieurs, il devait atteindre l’étage 9 ou se trouvait le secteur 2.5, la zone de transit de marchandises, il sèmerait facilement les ennemis en cet endroit et générait la recherche des berserkers, avec la varrens ils pouvaient encore les suivre à la trace. A peine le chasseur de prime eut-il atteint la cage d’escaliers qu’un bruit caractéristique se fit entendre, les berserkers, du moins une partie négligeable d’entre eux, avaient pris l’ascenseur et venait d’atteindre un niveau proche. Une voix se fit vite entendre.

« Trouvez les, là la navette. Le sang est frais ils ne doivent pas être loin, on se disperse. »

La voix dure et rauque était reconnaissable entre mille, le seigneur de guerre berserker en personne. La brute était sur armée et sur équipées, un combat singulier était déjà difficilement envisageable alors entouré de plusieurs guerriers la tâche était impossible. Mais au moins les ennemis ne semblaient pas être avec leurs varrens de combat, il restait une possibilité de fuir. Aussi le butarien continua sa descente, mais en réduisant considérablement sa vitesse de manière à ne pas être repéré.

Durant deux étages, la descente se déroula pour le mieux, mais aucun plan ne pouvait rester éternellement sans accroc lorsqu’il est construit autant sur la chance, et la situation se détériora rapidement lorsque le butarien tomba nez à nez avec un vortcha à l’étage neuf. Tout se passa alors très vite et l’instinct fut la seule raison de la survie du butarien. L’instinct lui fit attraper l’arme de son adversaire, qui se révéla être un lance flamme, et le fit tomber en arrière d’une poussée. Son AT-12 fit le reste et dispersa la matière cérébrale du vortcha dans toute la cage.

Toutefois le bruit du coup de feu fit l’effet d’une bombe et l’immeuble se mit à vibrer des cris de rages de ses occupants. Tous les berserkers n’avaient attendus que ce bruit le plus connu de la station pour devenir comme fou et accourir de tous les coins. Heureusement l’étage neuf était déjà atteint et la fuite était encore possible, aussi Anton s’engouffra à toute vitesse dans l’étage et se dirigea sans prendre le temps d’inspecter les environs vers la sortie d’étage. Le reste s’enchaina très vite et le chasseur de prime quitta enfin l’immeuble pour gagner les ruelles sombres et familières d’Oméga.

Seulement Anton déchanta très vite lorsqu’il tomba face à face avec une bande plutôt bien équipée en arc de cercle entourant un individu tout en armure juché sur une caisse. Un flingue atterrit très vite sur la tempe du chasseur de prime qui serra les dents de rage.

« Regarde Mason qui vient nous rendre visite. »

L’orateur se tourna alors vers le nouveau venu et parut alors débordant de joie, tant qu’il fut possible d’en juger sous son armure complète.

« Excellent Vorhur, tu as attrapé un agent d’Aria. Je vous l’avais dit elle nous craint et tremble dans sa tour d’ivoire devant notre colère. Tous ensembles nous pouvons prendre la station et conquérir le pouvoir. Il suffit de s’allier les soleils bleus, une chose qui sera tout simple, il suffit de leur demander ils accepteront de se soumettre à notre règne. » Le dénommé Mason descendit alors de son estrade improvisée et se dirigea vers le butarien prisonnier. Les autres membres du groupe, au nombre de seize, se dispersèrent, non sans conserver un regard sur ce qui se passait. « Alors espion. Es-tu venu pour nous remettre la capitulation d’Aria, ou pour m’assassiner ? » Le dernier mot avait été prononcé avec force et tous les mercenaires crièrent leur haine à cette idée.

Anton ne comprenait plus rien. D’où pouvait venir cet énergumène, et pourquoi il parlait de prise de pouvoir alors même qu’il n’était entouré que d’une vingtaine d’individus. Avait-il affaire à un fou, ou un agitateur tant redouté en ce moment ? C’était bien sa veine que d’être tombé en pleine conspiration.

« Parle ou meurs ! »

Anton regarda alors son interlocuteur droit dans les yeux, ou ce qui devait être les yeux, qui étaient eux bien cachés derrière la visière du casque. Le butarien allait devoir être persuasif …



Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Ven 06 Mar 2015, 00:08
Dahl Elkoss était toujours dans son bureau, surveillant les événements à l'aide des caméras de ses hommes. Des mercenaires étaient arrivés et avaient massacrés les ennemis de Dahl, ce qui l'arrangeait bien. Une accalmie avait suivie, permettant à ses hommes de récupérer leur blessé, de lui donner du médigel puis de le mettre à l’abri. Ensuite, ils avaient repris leur poste d'observation, surveillant chaque sortie potentielle du bar.
Les deux snipers, bientôt rejoint par le troisième qui se remettait vite sous l'action du produit miraculeux, n'avaient hélas pas une bonne vue sur ce qu'il se passait à l'intérieur du bar. Ils aperçurent une asari à la fenêtre, accompagnée de l'envoyée de Dahl. Était elle la contact ? Trop loin pour en être sûrs.
La situation semblait s'être calmée, mais les tireurs savaient que de nouveaux ennemis arrivaient, leurs ex-collègues. Ils se tinrent prêts.

Rassuré parce qu'il voyait, Dahl rappela ses experts techniques, espérant qu'ils sauraient déjà qui étaient exactement les traîtres. La réponse ne se fit pas attendre.
« Voici une première liste, boss ! »
« -HUUUF. Je vois. HUUUF. Quelqu'un d'autre dans l'entreprise ? »
« -Personne pour le moment. On a déjà fini de vérifier tous les combattants et les membres hauts placés de la société, ils sont clean. On passe aux suivants. »
« -HUUUF. Parfait, prévenez moi si vous trouvez quelque chose. »
Dahl était inquiet. d'après la liste des deux galariens, seuls les leurres avaient été corrompus ? Mais pas les snipers ? Il y avait un traître supplémentaire quelque part... Quelqu'un qui savait pour les leurres, mais pas pour les tireurs qui suivraient... Les leurres n'étaient pas au courant de leur existence respective, ce qui imposait donc le fait que la fuite vienne d'ailleurs, d'au-dessus. Au dessus, outre Dahl lui-même, il y avait Vargas, au dessus de tout soupçons et au courant pour les snipers ; Jerata, la seconde de Dahl, mais elle aussi au courant pour les snipers ; et sinon...
Dahl eut un flash. Vargas avait du demander à ses seconds de sélectionner les hommes les plus efficaces, qui ont servi de leurre. En revanche, les trois snipers ont été choisis par Vargas en personne. Sans doutes le traître était il l'un des sélectionneurs. Dahl contacta aussitôt son commandant.
« HUUUF. Kelnus, on a un problème. HUUUF. »
« -Quoi Elkoss ? »
« -Tous les leurres sont des traîtres, mais pas les snipers. HUUUF. La seule explication possible, c'est que l'un de vos subalternes, HUUUF, parmi ceux qui ont choisi les leurres, est lui-même un traître »
Le turien se tût un instant, continuant d'avancer avec sa troupe dans la direction du bar où l'échange avait été interrompu.
« Oui, ça paraît logique. J'ai deux d'entre eux avec moi, je vais les surveiller du coin de l’œil. Le troisième est toujours au siège de l'entreprise. Soyez prudent. »
« -HUUUF. Je vais demander à Géon et Mélan d'enquêter. HUUUF. Soyez prudent vous aussi, Kelnus. »
La communication se coupa. Dahl prévint les deux galariens, puis se ré intéressa à la situation au bar, qui devenait plus agitée. Les images montraient des cadavres de Berzerkers traînant dans la rue.
« HUUUF. Que s'est il passé ? »
« Les Berzerkers, patron, ils viennent. Ce bar est dans leur territoire... »
Merde. Dahl réfléchit à toute vitesse. Vargas et ses hommes ne pouvaient pas affronter les Berzerkers : c'était trop dangereux et pour eux, et pour l'entreprise.
« HUUUF. L'échange, où en est-il ? »
« On en sait rien, on ne voit rien, mais... Je crois que... Merde, ils se séparent ! Le butarien et deux de ses hommes d'un côté, deux asari et notre envoyée de l'autre ! »
« HUUUF. Qui a la boîte? »
« Impossible de voir, le butarien s'est déjà réfugier dans sa navette ! »
« HUUUF. Séparez vous. HUUUF. Les Berzerkers vont bientôt arriver, leur navette ne pourra pas s'enfuir. HUUUF. Que deux d'entre vous suivent les asari et vérifient que l'échange à eu lieu avec la bonne personne ! »
« On est parti patron ! »
Dahl devait faire vite, il recontacta Kelnus et l'informa de la présence Berzerker, ainsi que de la séparation des individus inconnus en deux groupes. Kelnus répondit avec le sourire qu'il savait quoi faire. Dahl connaissait son commandant depuis suffisamment longtemps pour savoir que quelqu'un n'allait pas aimer cette idée... En effet, il vit rapidement sur son plan holographique du quartier que deux individus partaient en éclaireur, droit vers les Berzerkers. Sans doutes les deux suspects. Kelnus était un partisan des solutions radicales.
Puis Dahl remarqua que la totalité des leurres, une quinzaine d'individus, s'étaient mis en marche en direction du bar. Dahl savait que le bar était déjà vide, et il soupçonnait que les possesseurs de la boîte était ceux sortis par derrière, hors leur chemin était l'inverse de la trajectoire des traîtres : la rencontre était inévitable.

Du côté de ses snipers, deux d'entre eux suivaient les asaris et l'humaine par les toits. Obligés de se dépêcher, ils avaient sans doutes été remarqués, toutefois rien ne le confirmait. Ils restaient prudent toutefois : l'une des asaris avait déjà montré une forte propension à aimer les explosions.
Il restait également à l'affût de l'arrivée des traîtres. Elkoss leur avait dit qu'il ne pourrait pas les éviter dans cette direction. Les tireurs d'élite avait pour mission d'empêcher le trio de mourir, et ils comptaient bien y parvenir.

Enfin, James, le dernier sniper, observa la navette du butarien s'encastrer dans le bâtiment où il était posté. Inquiet pour l'éventuelle cargaison, si jamais c'était eux qui, contre toute attente, s'en étaient chargés, il descendit lentement les marches. Lorsqu'il entendit des bruits de pas montants, il se camoufla dans un angle obscur. Bientôt, les deux hommes du butarien le dépassèrent. Ils étaient seuls et ne transportaient pas la boîte. Sans doutes que leur chef était mort. James continua de descendre et atteint les restes de la navette. Une fouille rapide lui indiqua que la mallette n'y était pas, mais il ne vit pas non plus le cadavre du butarien, qui l'avait peut être avec lui. Il prévint tout de même Elkoss que c'était plus probablement le second groupe qui l'avait, et repris son chemin jusqu'à entendre un coup de feu.Immédiatement, l'humain se mit de côté, laissant passer les ennemis venant de tout part. Il risqua un œil par une fenêtre et aperçu le butarien, qui avait donc survécu au crash, fuir vers les ruelles, rapidement hors de vue.
James hésita un instant. Il était persuadé que c'était l'autre groupe qui avait la mallette, toutefois, sa mission l'obligeait à s'en assurer. Maudissant le butarien qui n'était pas mort dans le crash, le sniper se remit à descendre le bâtiment, espérant pouvoir rattraper le fuyard. Les ruelles d'Oméga étaient tortueuses, mais vu la concentration de Berzerkers dans le quartier, il y avait peu de chances que le butarien parvienne à s'enfuir rapidement.


"Tout respirait Dahl Elkoss, le seul volus plus burné qu’un krogan."
- Anton Ardak, 2202
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Lun 09 Mar 2015, 19:20




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    QG des Serres

    Le butarien - et chef des Serres, pour rappel - avait accepté d'accéder à la demande du charmant Général, qui se contentait de faire la visite des lieux en attendant. La pièce n'était pas immense, comparé à la grandeur que se donnait Zevik. Elle pouvait néanmoins contenir une dizaine d'hommes et faire ainsi office de centre de commandement. Mais cela n'avait strictement rien à voir avec les Serres de la grande époque qui, il fut un temps, étaient aussi respectables qu'efficaces. A la fin de la Grande Guerre, Nyreen Kandros avait laissé un héritage d'une force et d'une symbolique étonnantes à ses adjoints et convives. Bien entendu, Aria T'Loak avait mis les pieds dans le plat. Et qu'est-ce que cela avait donné ? Deux spécimens haineux, violents et rancuniers qui laissaient présager une guerre de gang imminente. Si tant est que l'un ne perde pas la vie entre temps. Et même, la tension résiduelle pourrait appeler une vengeance. Le seul groupe stable n'avait fait que tomber dans l'ombre de l'astéroïde. C'était là une bien pauvre destinée que Varto regrettait. Mais Omega était comme ça et personne ne pourrait rien y changer.

    « Tu pourrais me dire ce qu'elle a d'important, au moins ? » beugla le butarien, de derrière son modeste terminal. L'humain, sortit de ses pensées, se retourna et eut un rictus qu'il n'avait pas pu contenir. La curiosité est un vilain défaut. Et à cela, il fit un "Non" de la tête qui énerva son allié. Moins ce dernier en savait, mieux il se portait. Et il avait aussi parfaitement conscience que trop s'immiscer dans les affaires des Soleils Bleus pourraient lui causer des ennuis. De facto, il grattait en surface et restait bien sagement à la limite. Soupirant, il se remit à sa recherche. Lorsqu'au même instant, un message vint l'interrompre. « Boss ? On a un problème. » lança une voix graveleuse. Sans doute quelqu'un de son espèce. Crapuleux et cachotier, Zevik lança un regard noir à son hôte et demandé à son subordonné d'attendre. Haussant les épaules, le Général se retourna. Les petites affaires des gangs locaux ne l'intéressaient guère. Mais Zevik était du genre paranoïaque et avait pris l'appel en prenant bien soin de ne laisser filtrer aucun son. Cela durant une minute ou deux. Minutes où le silence régna avec surprise. « Merde. J'envoie quelqu'un... » annonça le "boss". « Varto ? » Sa voix douce traina vers l'homme, qui sentait que le quelqu'un allait se référer à sa piètre personne. Les mains dans le dos, celui-ci se retourna de nouveau et observa les quatre yeux avec attention. Son interlocuteur était très peu expressif mais laissait transparaitre une once d'agacement. « Que puis-je faire pour toi ? » demanda t-il, avec un sourire qui lui allait si bien.




    Lieu inconnu

    On pouvait croire que Vassily s'estimait trop bien pour jouer les hommes de main. En l'occurrence, oui. Il avait des soldats... ou plutôt des mercenaires sous ses ordres, qui étaient payés pour bosser. Et il considérait logique de les utiliser à ses fins. Mais ici, il accomplissait une mission plus spécifique et tant qu'il y était, autant rendre service à son cher ami l'Orlok. Cela serait bénéfique, dans les deux cas où ça pourrait être bénéfique : soit le commanditaire allait laisser tomber la dette, soit il y en aurait une parallèle. N'importe quel cas irait. Sauf que pour que ça marche, il faudrait être certain de faire sa part du contrat. A cet effet, le Général avait appelé sa secrétaire personnelle. Miss Bolton était d'une utilité non-négligeable et avait pu lui préparer les faits avec une précision digne d'un orfèvre. Ce qui était appréciable.

    Bon, il fallait aussi reconnaître l'intervention des Berserkers. Le groupe local était dirigé par un krogan fort détestable et le tout était composé de larbins tout aussi antipathiques. Mais devant la bonne autorité, contre la bonne somme d'argent, ils étaient tout à fait disposés à rendre leur existence pertinente. Aussi avaient-ils acceptés de renseigner leurs compagnons de fortune sur cette navette particulière, qui avait trouvé amusant de s'encastrer dans un immeuble. L'idée était admirable mais quelque peu suicidaire. Quoique cela avait peut-être était accidentel. Dans tous les cas, le rapport avait été clair : personne à l'intérieur, aucun signe d'extraction extérieure ou de cadavres autour. Et comme c'était la seule piste qu'il possédait, le Soleil Bleu tenait à s'assurer de la véracité de ces faits.

    Entré particulièrement discrètement - par la porte de derrière, sans nul doute - il avait atteint le haut étage sans trop de difficultés. Et d'embûches. Arrivant sur les lieux avec prudence, il pointait son silencieux dans tous les sens. Personne à l'horizon. Vu le manque évident de candidat pour une rixe, il pressa le pas jusqu'au véhicule. Il jeta un coup d'œil aux sièges. Effectivement, c'était bien vide. Il y avait des traces de sang, toutefois. Mais sans corps, il était quelque peu coincé. « Bordel de... » jura t-il, avant de se retenir. Il ferma les yeux.

    « Général ? » souffle une voix dans son omni-tool. Il rouvrit les yeux. « Masgarth vous fait savoir qu'il a mis la main sur quelque chose. » Oh. Masgarth... Excellent, excellent.



    Dans une ruelle

    Ayant descendu l'immeuble à toute hâte pour rejoindre le lieu de ce rendez-vous fortuit, l'homme venait de se rendre compte de l'ironie de la chose. Il avait lui-même participé à l'envoi de troupes Berserkers dans le coin pour un combat de bar - soit, la routine - et voilà que cela servait ses intérêts. Ou pas, par ailleurs. Cela dépendrait du krogan.

    Malheureusement, Varto ne mit pas longtemps à trouver sa tête de dégénérée ainsi que ses vortchas tatoués qui le suivaient partout. C'est qu'il s'était lui-même, le bougre. Il tenait son fusil à pompe modifié, couleur sang, dont on avait oublié le nom. Destruktor ou un truc de ce style. Le genre de nom qu'on affuble à une arme pour la punir. « Baisse ça, Masgarth. » héla l'humain, strict. Émettant un bruit entre le ricanement et le grognement, la bête rangea son jouet. « T'es pas chez toi, ici, Vass. Sois sage. » Inspirant fortement, le Général se mordit une lèvre. Il voulait tellement lui refaire le portrait... Mais prendre ce monstre au corps à corps... C'était un défi hautement peu recommandable. Et qui plus est, autre chose avait attiré son attention. Un mercenaire lambda, au sol, ensanglanté. Il se tenait le ventre. « On l'a trouvé là. Il a passé un sale quart d'heure. » Le russe évita soigneusement les sauvages et s'accroupit près de l'intéressé, qui respirait encore. Il le regardait, incertain... Voire inquiet. « En quoi c'est supposé m'intéresser ? » La question était logique. S'il avait du interroger tous ceux qui se faisaient passer à tabac, il en aurait eu pour des années. « J'sais pas. J'voulais le buter mais ta pondeuse d'œufs m'a dit de t'attendre. » Varto se frotta le menton. « Pour la dernière fois... Ce n'est pas une galarienne... » Comment pouvait-on se tromper à ce point ? Cela l'exaspérait. « Elle parle comme une galarienne : c'est une galarienne. » pouffa le Jurdon. Avec lui, la notion de self-control prenait tout son sens. Mais tant pis. On s'occuperait de lui plus tard ; l'important était de savoir si le mec allait, oui ou non, être utile. « Saletés de pondeurs d'œufs... » bafouilla lourdement le krogan, derrière.

    Vassily sera le poing. Il se mit à fixer le troisième larron dans les yeux. « C'est quoi, ton nom ? » commença t-il, calmement. « James... » Question simple, réponse simple. « Bien. James. Raconte-moi tout. Et tu ferais mieux d'être clair parce que sinon... » De nouveau, on ferma les yeux. Il fallait être solide. De son côté, James se racla la gorge. Il n'avait pas l'air d'avoir envie de perdre du temps, mais il devait un peu craindre les abrutis qui surplombaient son interlocuteur accroupi. « Je poursuivais quelqu'un... Et je suis tombé sur des raclures... Ils m'ont tiré dessus. Et ils m'ont tabassé. Et... ils m'ont laissé pour mort. » Pauvre chou. La vie est dure, ici bas. Toujours est-il que ça ne faisait rien avancer. « C'est bon ? Je peux le buter ? » Le Général regarda l'autre par dessus son épaule. Encore une et il allait lui coller une droite. En patientant pour ce doux moment, il fit un signe de la main pour lui dire d'attendre. « Pourquoi est-ce que tu poursuivrais quelqu'un, James ? » Sa respiration était plus haletante. « Je faisais juste mon job. Je savais que le butarien avait rien. » Oh oh oh. Qu'est-ce que c'était de cette histoire ? Un butarien qui n'avait pas quoi ? Expirant, s'exaspérant, le Soleil Bleu se releva et pointa son arme en direction du mercenaire. « Écoute, j'ai tenté d'être compréhensif mais tu n'as l'air d'avoir aucune information donc... » « Attendez, attendez ! » James leva les mains, laissant découvrir une plaie pas très jolie à voir. « J'ai entendu les types parler... L'un d'eux s'appelait Mason... Et le butarien, c'était un agent... » « d'Aria ? » coupa Varto. Finalement, ça avait porter ses fruits.

    L'agent tourna la tête en direction du krogan. « Mason ? Tu connais ? » Masgarth armait son fusil, tranquillement. « Ouais. Une petite frappe du coin. Il a quelques "bases" ici. » Le chef Berserker demanda à l'un de ses larbins de venir jusqu'à lui. « Kesm, tu lui montres ? » Le vortcha acquiesça, quelque peu trop joyeusement. Varto cligna. Il allait être dépendant d'un vortcha, maintenant. Il fallait ce qu'il faut, disait-on... « T'as eu c'qui te fallait ? T'es content ? Je peux buter des gens tranquille ? » aboya la bête, le fusil pleinement rechargé et prêt à servir. Son allié jeta un coup d'œil au témoin. « Fais ce que tu veux avec lui. »




    Taudis des Shadow Killers

    Le gentil Kesm avait montré au chef mercenaire où se situait l'une des bases opérationnelles de ce petit groupuscule composé de terreurs talentueuses, à ce qu'on lui contait. Il y a peu, Zevik avait gentiment demandé au russe de s'occuper de sortir l'un de ses amis d'une affaire douteuse. Légitimement, celui-ci avait songé que la victime n'irait pas se faire capturer par des amateurs. Et pourtant. En voyant le verre à moitié plein, il reconnaissait que son travail n'en serait que plus aisé.

    Il avait compté deux gardes sous-armés à la porte. Eux avaient été faciles à distraire et à assommer. Un bruit ici, une intervention musclée là et le tour était joué. Ce qu'il ne savait pas, c'est ce qu'il avait à l'intérieur. Le larbin de Masgarth affirmait qu'il y avait peu de pièces et que c'était passé de groupes en groupes pour servir de lieu d'interrogatoire. Pénétrant à l'intérieur, Varto remarqua déjà toute la saleté de l'endroit. Il y avait ensuite un minuscule couloir humide. Non, sincèrement, des fuites quelque part sur Omega ? Il était bien content d'avoir ses installations de riche. Tentant d'être discret, il continua sa recherche. Une ouverture était là, dans un mur, et donnait sur un autre couloir. Au loin, il vit trois silhouettes. Il se posta de manière à ne pas être vue, de dos. Et lentement, il prépara son Vindicator. Au diable la furtivité. Mais avant de passer à l'assaut, il écouta attentivement ce que ses futurs ennemis se disaient. « Et là, je lance mes épées en l'air et je saute sur l'Atlas... » Qu'est-ce que... On fronça les sourcils. Bon, de toute évidence, ils réussissaient à ne pas faire correctement leur boulot sans l'aide d'un perturbateur. De fait, le Soleil Bleu décida d'arriver comme une fleur et s'engouffra dans le couloir en visant les jambes des mercenaires. Sans demander son reste, il fit feu et les genoux du vortcha et de ses potes cédèrent. Ils tombèrent à la renverse. Immédiatement après, un type débarqua, sortant d'une autre pièce. Il ne fut pas assez réactif et deux balles vinrent transpercer son torse.

    Varto arriva à toute vitesse sur cette nouvelle entrée, d'où un autre malchanceux voulait sortir. Il se prit une balle à bout portant et fut, en prime, dégagé par un violent coup de pied. La dernière pièce se dessinait clairement : petite, pratique, une chaise au centre et un butarien dessus. Un autre gars se tenait là et n'avait pas l'air de trop comprendre ce qui lui arrivait. « Putain mais t'es qui to... » La crosse du Vindicator vint s'écraser sur la mâchoire de l'inconnu, qui s'effondra. Son casque se trouvait pas loin. Il fallait le garder. Sans se perdre dans un commentaire inutile, le sauveur se plaça derrière le butarien. Il fit sortir sa lame pour couper les liens qui attachaient les mains du prisonnier. Cela ne devait pas faire énormément de temps qu'il se trouvait là et en vue des capacités des "Killers", il ne devait pas trop avoir pris cher. Pourtant, il ne pissait pas - encore - un mot. « Bien. On a pas beaucoup de temps, alors on se dépêche. » lança l'agent, tout en détachant Anton. Contrat rempli.





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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Ven 20 Mar 2015, 09:00
Lorsque l'asari drogué se mit à hurler, Elena se jeta derrière le bar. Décidément, celui-ci lui aurait bien servi aujourd'hui. Il y eu beaucoup d'explosions et des tirs croisés. C'est à ce moment que la mercenaire commença à craindre pour sa vie. Au fond, elle n'était vraiment pas de taille face à leurs sauveurs, et encore moins face à leurs opposants.

Elena ferma les yeux, oubliant son envie de combattre, et attendit que la mort vienne à elle. Ce n'est que lorsque les alentours furent complètement silencieux que l'asari osa se relever et jeter un oeil sur la scène. Il semblait que l'humaine était encore plus terrorisée qu'elle, mais elle vivait toujours. Lorsqu'elle vit le butarien revenir dans le bar et refaire son petit chef, sa joie retomba rapidement.

"Survivantes". Voilà que cet imbécile de butarien nous ramenait au rang d'objets, voire de poids qu'ils devaient transporter. C'est alors que cet idiot décida de lancer une grenade incendiaire contre un Krogan plein d'alcool. Une grenade incendiaire. Dans un bâtiment en bois. Rempli d'alcool. Décidément, les butariens avaient vraiment très peu de sens de la logique.

Comme prévu par le butarien, le groupe se sépara en deux, ce qui soulagea grandement Elena qui n'aurait plus à voir sa tête difforme. L'autre Asari menait toujours le petit groupe, mais c'est quand Elena observa Shannon et sa boite qu'elle se rappella pourquoi elle était ici.

"- Bon ça suffit ! dit-elle en s'arrêtant devant Kyreshorl. Je n'ai aucune idée de qui vous êtes ni ce que vous faites ici, mais moi je suis là pour une mission particulière et j'ai bien l'intention de la mener à bien. Maintenant, si ça ne vous dérange pas, je prends l'humaine avec moi et on se barre d'ici."

Bien qu'elle fut assez fière de sa petite tirade, Elena n'eut pas le temps d'écouter la réponse de son interlocutrice, car une déflagration plus forte que les autres retentit à ce moment dans le quartier. Comme si ça ne suffisait pas à l'interrompre, une petite troupe de soldats s'approchait rapidement de leur position. Par réflexe, Elena se jeta derrière un muret et observa les nouveaux arrivants. Ils portaient des armures sans aucun signe distinctifs particuliers, mais semblaient relativement bien armés. Elle se demanda un instant si c'était le même groupe qui avait attaqué le bar, et venait en renfort après la bataille. Ses réflexions furent interrompues lorsque, alors que les soldats approchaient du petit groupe, deux tirs de snipers retentirent et deux combattants tombèrent au même moment. Elena leva les yeux et vit deux soldats en train de recharger leurs fusils et viser. C'était évident, on ne laisse pas une cargaison sans surveillance en terrain dangereux. Quelle surveillance, d'ailleurs ? Elena se rendit compte qu'elle n'avait aucune idée de ce qui avait dans cette boite ni à qui elle était destinée. Tout ce qu'elle savait c'était le lieu de livraison, et ce qui se passerait si le colis n'arrivait pas.

Si ces tirs avaient fait mouche et déjà fait tomber trois des combattants, ils eurent également l'effet de les alerter et ils se mirent à courir vers les trois rescapés. Elena se leva et lança une singularité dans les soldats, espérant que l'Asari qui aimait les explosions aurait l'intelligence de penser à une Déchirure. Elena continuait d'enchainer biotique et armes à feu, mais elle se rendit rapidement compte qu'elle ne supporterait pas plus de combat. C'est alors qu'elle aperçut un accès vers la ventilation d'Oméga. Dévissant la grille, elle fit signe à ses deux compagnes de la rejoindre et s'engouffra dans l'ouverture.
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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Sam 21 Mar 2015, 11:55

Dangers


Un courant d'air froid.
   



« Bien, mais ce n’était que le début, les berserkers n’agissent jamais sans un paquet de vortchas et plus d’armes lourdes qu’il n’en faut pour rayer le quartier de la carte. Aussi il faut que l’on se tire d’ici, et vite. Le mieux est de nous séparer, J’attirerais les ennemis, Kyr tu prends les deux survivantes et vous déguerpissez par derrière. Kyr, je te laisse t’occuper de ces deux-là, elles peuvent avoir des informations vitales pour notre mission, ce sont les seule survivantes du bar souviens toi. Et nous sommes là pour le meurtre de l’informateur. On se retrouve devant la planque des serres du coin, juste face au club Venerae.»

Elle réfléchissait, pendant que l’adrénaline chassait lentement les effets de la drogue. Franchement elle n’aimait pas l’idée d’accompagner on ne sait-ou deux femmes loin d’être de vrai guerrières. D’un autre côté l’adrénaline avait précocement avancé la décente des effets de la drogue, ce qui n’était pas une mauvaise chose, mais la décente était dure. Bon tant pis elle protègera les deux.
« Bon ok.. » Soudain le Krogan se releva, on aurait dit qu’il avait fait un plongeon dans un tonneau d’alcool, alors que tout le monde levait son arme Kyre elle, d’un élan de lucidité se prépara à user de sa biotique plutôt que de tirer avec son lance grenades sur une cible a seulement quelques mètres. Puis Anton lança son jouet préféré et le Krogan se transforma en une torche vivante de plus de deux mètres de haut.
« Quelqu’un veut un kébab ? » Demanda-t-elle ne pouvant empêcher un commentaire. Alors le bar commença à s’enflammer aussi, puis les étagères dans la foulée.

« Euh, ce bar a pas été refait avec beaucoup de bois afin de ressembler à un truc traditionnel ? »
Kyre soupira. « Tradition de merde.. » Commentât-elle encore. Sur ces belles paroles tout le monde dégagea du bar et les deux groupes se séparèrent. Anton étant un grand garçon et se potes aussi, ils sauraient se débrouiller, comme toujours. Les trois femmes se dépêchaient, Kyre les dirigeait vers un autre territoire, non-Berzerker, mais il y aurait du chemin à parcourir, au fur et à mesure, les effets de la drogue se calmaient, impossible de dire si c’était à cause de l’adrénaline ou la mauvaise qualité de la pilule, ou bien peut être que la drogue humaine ne faisait pas longtemps effets sur les asaris, mais peu importe.

« Bon ça suffit ! » dit-elle en s'arrêtant devant Kyreshorl. « Je n'ai aucune idée de qui vous êtes ni ce que vous faites ici, mais moi je suis là pour une mission particulière et j'ai bien l'intention de la mener à bien. Maintenant, si ça ne vous dérange pas, je prends l'humaine avec moi et on se barre d'ici. »
Kyre s’arrêta à ces paroles elle écouta l’asari se plaindre de ceux qui lui avaient sauvé les miches, alors qu’elle allait froidement rétorquer quelque chose, une nouvelle explosion résonna non loin. En même temps qu’un troupeau de mercenaires approchaient, les mêmes que précédemment. Soudain trois tir de snipers, et trois hommes à terre. Elle était persuadée que quelqu’un les suivait mais elle ne les avait pas vus et heureusement, pour l’instant ils les protégeaient. Alertés ils sonnèrent la charge, Elena lança une singularité alors que Kyre chargeait ses ondes de choc qui dans l’instant étaient le meilleur déclencheur contre la singularité. L’attaque renversa nombre d’entre eux et la collision des ondes contre la singularité engendra une explosion biotique violente qui balaya une partie du groupe et mis hors d’état de nuire une poignée d’ennemis. Kyre pris l’initiative de tirer trois grenades vers le groupe qui s’était maintenant bien éparpillé dans la rue.

Une fois la grille ouverte, elles s’engouffrèrent vite à l’intérieur. Elles s’élancèrent rapidement dans les tunnels de ventilation, elles prirent différentes directions suivant les quelques indications initialement prévues pour les agents de maintenance. Quelques minutes plus tard elles passèrent sur une passerelle. Kyre a l’aide de sa biotique, renversa la même passerelle qui s’écrasa en contre-bas, maintenant elles seraient plus tranquilles. Elle replia le lance grenades et le plaça dans son dos pour prendre son M-11 silencieux. Mais avant de reprendre la marche, elle devait faire une chose après avoir rejoint les deux autres dans un couloir éclairé de lampes de maintenance..
« Un instant.. » Elle approcha en plissant les yeux et lança un regard noir vers l’asari. « J’en ai rien à foutre de votre mission c’est clair ?! Laissez-moi vous rappeler que si vous êtes ici toutes deux c’est pas grâce à vos seules mains.. » Elle l’observa en silence un instant avant de reprendre d’une voix froidement calme et doucereuse. « Je suis en mission pour Aria, d’une façon ou d’une autre vous êtes fourrées dans nos affaires jusqu’au cou et croyez bien que si vous voulez survivre jusqu’à demain vous allez devoir coopérer ». Kyre s’était transformée, elle n’était plus d’humeur à plaisanter du tout, la drogue s’était évaporée et son vrai visage, le visage froid d’une tueuse sans scrupules observait tant l’humaine que l’asari.

« Répondez à ma question et on reprendra la route... Il y a eu une rixe dans ce bar quelques temps avant notre rencontre, un galarien s’est fait froidement abattre. Vous y étiez ? Si non, avez-vous entendu la moindre info ? » Elle attendit les réponses, elle était légèrement agacée, pas de quoi lui faire faire une démonstration de violence, elle avait déjà fait une petite introduction plus tôt, mais ce n’était pas comme si elle avait besoin d’être énervée pour ça. La violence d’Oméga coule dans son sang depuis sa naissance il y a plus de 500 ans de ça, violence qui n’était pas toujours irréfléchie. Auquel cas elle serait morte depuis longtemps.
Il semblait qu’elles n’avaient pas idées de l’histoire du galarien, ce qui n’était pas une mauvaise chose pour elles au moins elle n’aurait pas à les malmener. Elle inspira calmement jugeant les réponses qu’elle finit par juger honnêtes.

« Bien.. passez devant on vas finir votre livraison, histoire que je ne sois pas venue pour rien.. » Elle alluma la lampe fixée à son M-11, les laissa avancer et les suivait en restant à plus d’un mètre et moins de deux, méfiante, son arme pointée vers l’avant pour éclairer autant que pour être prête à riposter sans le moindre délai. Elena semblait plus ou moins savoir ou aller pour leur rendez-vous. Quelque chose à ce propos lui semblait étrange. Etait-ce un simple hasard ? Si oui qu’il en soit ainsi, sinon...




 




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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 22 Mar 2015, 21:21
Quitter le bar ? Un véritable soulagement pour Shannon. Même si cela impliquait de rester avec une Asari qui avait fichu son nez dans sa poitrine. Kyre, avait dit le Butarien. Et l'autre Asari, Elena, plus... calme.

Le mercenaire aux quatre yeux avait raison : il y avait plus urgent que de discuter. Le trio partit en le laissant seul avec ses hommes.

Shannon suivit le mouvement, Elena en tête. Elle était terrorisée, mais au moins, malgré le peu de confiance qu'elle pouvait avoir en elles, les Asaris lui offraient une certaine protection... et un certain réconfort.

C'est là, alors qu'elles longaient les murs de la station, que Shannon se rendit compte qu'elle avait la main crispée sur le colis. Elle desserra un peu sa prise, et ses muscles lui en furent reconnaissants.


Il est à Elena. Je devrais le lui donner et me barrer sans poser plus de questions.


L'alien, à ce sujet, s'arrêta soudainement, et parla sur le ton de la colère à Kyre – difficile de lui en vouloir. « Bon ça suffit ! Je n'ai aucune idée de qui vous êtes ni ce que vous faites ici, mais moi je suis là pour une mission particulière et j'ai bien l'intention de la mener à bien. Maintenant, si ça ne vous dérange pas, je prends l'humaine avec moi et on se barre d'ici. »


Bon. Apparemment, « l'humaine » faisait partie intégrante du colis. Partir se planquer : raté. Et se faire considérer comme une marchandise n'était pas plaisant du tout. Pourtant, Shannon avait l'impression que cela allait continuer, longtemps... Longtemps.

Bon, au moins, elle gardait ses « gardes du corps. » Shannon était sur le point de demander en quoi toute cette mission consistait, mais des tirs fusèrent au-dessus de sa tête. Elle cria, se baissa, mais le temps qu'elle tourne la tête, elle ne vit que trois tireurs qui avaient abattu ceux qui leur en voulaient, et le champ bleuté des biotiques disparaître autour d'Elena et Kyre.

Leur en voulaient.

L'attaque au bar, pour elles ? Pour ce machin ? Shannon secoua le colis. Et les autres gars... Ils les protégeaient ? Encore parce que Shannon se trimbalait ce truc ? Un médicament contre le mal de crâne ne lui aurait pas été de trop.

Elena recula et glissa dans une bouche d'aération, suivie de ses deux alliées d'infortune. Il faisait sombre, mais au moins c'était tranquille. Shannon espérait qu'elle savait où elle devait se rendre.

Après être sorties du labyrinthe de l'aération d'Oméga, les trois femmes traversèrent une passerelle branlante, qui demandait comme à être achevée par le bruit qu'elle faisait lorsque l'on marchait dessus.

Désir bientôt réalisé par Kyre, qui acheva la passerelle avec sa biotique pour empêcher qu'on les suive. Shannon regarda la structure s'effondrer, et le bruit qu'elle fit en heurtant le sol la fit sursauter, la transpiration coulant soudainement le long de son dos. Pour la discrétion, on repasserait.

Bon, et maintenant ? Elle déglutit.


« Un instant.. J’en ai rien à foutre de votre mission c’est clair ?! Laissez-moi vous rappeler que si vous êtes ici toutes deux c’est pas grâce à vos seules mains... Je suis en mission pour Aria, d’une façon ou d’une autre vous êtes fourrées dans nos affaires jusqu’au cou et croyez bien que si vous voulez survivre jusqu’à demain vous allez devoir coopérer ».


C'était Kyre, sérieuse comme elle ne l'avait encore jamais été. Elle s'était arrêtée, l'arme au poing, et avait repris la conversation là où Elena s'était arrêtée. Enfin... là où les snipers avaient décidé de l'arrêter. Shannon regarda vite fait dans toutes les directions, pressée de repartir. Kyre avait dû le remarquer. « Répondez à ma question et on reprendra la route... Il y a eu une rixe dans ce bar quelques temps avant notre rencontre, un galarien s’est fait froidement abattre. Vous y étiez ? Si non, avez-vous entendu la moindre info ?
— A... Aria ? » Putain, quel merde. Toute la curiosité que Shannon avait pu avoir pour cette femme venait de disparaître ; ou plutôt, elle était devenue peur. Histoire d'en rajouter. « Non, rien à dire sur ce Galarien. Je... Enfin... Je sais rien. Et je dois avouer que ça m'énerve. »


Elle soupira pour retenir son énervement. « Un Galarien mort... Ouais, un parmi les dizaines déjà par terre lors de l'attaque. Avec les autres corps.» Elle se retint d'ajouter que la plupart étaient tombés par la faute de Kyre et de son pote. Si elle avait parlé, elle aurait vomi.


Il y en avait eu une autre avant, d'attaque, c'est vrai, le bar était en miettes à son arrivée déjà. Mais pourquoi était une autre question. Shannon guetta la réaction d'Elena. Elle avait ses secrets, elle aussi.


Kyre dut les croire, car elle dit : « Bien... passez devant on va finir votre livraison, histoire que je ne sois pas venue pour rien.. »


Shannon rajusta sa manche flottante d'un coup d'épaule, soulagée. Oméga, berceau de la violence de la galaxie... Pourquoi c'était ici qu'elle avait voulu venir se faire oublier de sa famille, déjà ? Ah, oui, parce que justement, c'était si violent que personne ne se douterait qu'elle était venue.


Moi et mes idées de merde.


C'était tout elle, de se rendre compte trop tard de ses plans foireux. Elle priait simplement pour s'en sortir, maintenant, face aux nombreux dangers d'Oméga. N'empêche, c'était son premier jour sur la station, et elle avait déjà des ennuis jusqu'au cou.

En maugréant, Shannon se remit à avancer. Elle poserait ses propres questions plus tard... au calme. Parce qu'elle sentait que les réponses seraient longues. Et puis, elle avait peur. Impossible d'oublier tout ce qui s'était passé, et impossible de ne pas penser à tout ce qui pouvait arriver. Elle avait la chair de poule et les lèvres blanches.

Shannon suivait Kyre, qui avait allumé la torche de son arme. Le couloir descendait ; il était désert.


« Elena ? fit-elle, la bouche sèche. Tu sais où aller ? » Puis elle se rappela les paroles du Butarien. « L'ami de Kyre voulait qu'on se retrouve face au club Venerae... C'est où ? Enfin, pour faire plus simple... On fait quoi maintenant ? »


Elles arrivèrent dans un hagar rempli de ces petits vaisseaux taxis pour traverser la station, mais aussi d'autre types de vaisseaux. Ce n'était sûrement pas le chemin pour aller à un club... Quant à Elena, elle laissait le mystère irrésolu. Et que devenait le Butarien ?

En tout cas, elles ne pouvaient pas rester là. La passerelle, ou plutôt l'absence de passerelle, n'arrêterait leurs ennemis que temporairement.

Dans sa tête, elle entendait « prenez la rousse ! » de façon continue. Du moins espérait-elle que ce n'était que dans sa tête.

Shannon regarda un à un les petits vaisseaux, que Kyre éclairait, curieuse elle aussi. Elle ne réalisait pas qu'elle était collée aux deux Asaris, tremblante. Elle avait envie d'en prendre un et de partir se chercher une planque... Seulement, il y avait un problème.


« L'une de vous sait piloter ? »


Elle rajusta sa prise sur le colis ; malgré sa relative légèreté, il commençait à lui peser. Ce devait être la fatigue.

Même si l'une d'elles savait piloter, où iraient-elles ? La question revenait sans cesse.

Shannon attendit.

Entourée d'une Asari qui sortait d'un trip d'elle ne savait quelle drogue et d'une autre concentrée sur sa mission. C'était toujours mieux qu'une balle dans le crâne. Elle était très contente de les avoir.

Il faudrait qu'elle se décide, un jour. Qu'elle apprenne à se décider.


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mar 24 Mar 2015, 21:04
Dahl Elkoss au sommet

Les événements se succédaient à toute vitesse sur les écrans du volus, quasiment, non, complètement hors de contrôle.

Les experts galariens de Dahl avaient remontés les pistes et confirmé la trahison des trois officiers de Kelnus, que Dahl avait immédiatement prévenu. Il avait aussi pris des mesures contre le troisième officier, qui ne faisait pas parti du commando parti en renforts. A l'heure actuelle, il devait sans doutes êtres interrogé par Jerata. Dahl préférait lui laisser ce genre de détails, il n'était pas très à l'aise avec la notion « d'interrogatoire ».

Chez les snipers, la situation était critique. James avait été pris, probablement par un groupe de Berzerker, le gang régnant sur le quartier. Même si Dahl doutait que les krogans aient l'intelligence d'interroger leur prisonnier, il ne devait pas laisser ce facteur en plan.
Du côté de la mallette et de son escorte, la rencontre avec les agents de Dahl censés servir de leurres avait eu lieu. Heureusement, le soutien apporté à l'humaine aux cheveux roux et aux deux asaris leur avait permis de s'enfuir. Toutefois, les deux tireurs d'élites du volus n'avaient pas pu les suivre et étaient obligés de rester sur place pour empêcher leurs ennemis d'avancer. A l'heure actuelle, Dahl ignorait où en était la livraison.

Enfin, Kelnus avançait toujours avec son commando, prudemment afin de ne pas être repéré, ou du moins ne pas provoquer d'hostilités avec un autre gang. Dahl décida de le contacter.

« HUUUF. Kelnus, James a été pris par les Berzerkers. HUUUF. Scylla et Tom sont eux en train d'affronter les leurres. HUUUF. »

Le turien ne répondit pas immédiatement.

« Je sais ce que vous voulez. Ça va être compliqué. Surtout pour James : les Berzerkers font rarement des prisonniers. »
« HUUUF. Mais s'il font une exception, nous auront des problèmes. »
« J'ai carte blanche pour agir comme je le souhaite ? »

Le turien agirait bien, Dahl n'en doutait pas. Mais s'il demandait carte blanche, c'est probablement que ce qu'il comptait faire ne plairait pas au volus.

« HUUUF. Faites au mieux. »
« Très bien, je vous recontacterai. »

la communication se coupa. Dahl se rassit dans son fauteuil, impuissant à résoudre la situation. C'était à Kelnus d'agir.

Vargas Kelnus au front

A peine la communication fut coupé que le turien contacta deux hommes qu'il avait envoyé en avant, en éclaireur de l'ex-zone des combats, le bar. Deux hommes qu'il avait désigné pour cette dangereuse mission, parce qu'il savait qu'ils avaient trahis, et qu'eux ignoraient qu'il savait. Deux hommes parfaitement sacrifiables donc, mais qui avait eu l'intelligence de survivre jusque là.

« Meyers, Briggs. »
« Commandant ? »
« Comment est la situation autour de vous ? »
« De nombreux Berzerkers sont là. On est en train de passer par les toits pour parvenir au bar. Toutefois, on a pu attraper et interroger un vortcha : apparemment, les combats y sont finis. »
« En effet, mais pas votre mission. Les Berzerkers ont pris James. »

Une pause, puis les combattants répondirent.

« Commandant, c'est du suicide. »
« Elkoss m'a envoyé sa position générale. Allez-y et faites moi un rapport. Si vous pouvez le sauver, faites le. Sinon, éliminez le. Cela vaudra mieux pour lui que la torture. »
« Entendu, commandant. »
« Nous allons essayer de créer une diversion de l'autre côté. Allez-y maintenant, dites moi quand vous aurez un visuel ! »
« Bien, chef ! »

Quelle galère, pensait le turien tout mettant en place son plan.

Le signal de ses éclaireurs fut envoyé cinq minutes plus tard. Ils avaient un visuel sur James, apparemment toujours vivant, mais dans un sale état : les Berzerkers l'avaient encerclé, et ils s'amusaient à envoyer leurs varrens à tour de rôle, les ramenant au dernier moment à chaque fois, juste avant qu'ils n'égorgent l'humain. A chaque fois, la mâchoire de l'animal s'approchait un peu plus de la chair tendre du cou de James, qui parvenait de moins en moins à se défendre.

Soudain, leur chef, un énorme krogan, les arrêta. Il se redressa, sembla les engueuler, à moins qu'ils ne leur hurlent des ordres. Difficile de faire la différence chez les krogans. Toute la troupe commença à se préparer et à s'éloigner, laissant James au sol, affalé. Le chef krogan continua de remuer les bras, puis se retourna vers l'humain, sorti négligemment son fusil à pompe et tira, lui réduisant les jambes en bouillie. Le hurlement résonna loin. Après quoi la troupe Berzerker parti, les krogan riant en se tapant dans le dos, laissant l'humain se vider de son sang.
Myers et Briggs attendirent que les bruits de pas s'éloignent, puis rejoignirent l'humain. James était inconscient, mais encore en vie. Ils appliquèrent du médigel, le prirent chacun par un bras et s'en allèrent vers l’hôpital le plus proche, tout en prévenant le commandant turien.
Ils avaient trahi, oui. Mais jouer double jeu leur rapporterait gros. Et puis, ils n'étaient pas du genre à tuer leurs compagnons d'armes.

Kelnus tirait parcimonieusement, éliminant les ennemis qui se dévoilaient trop, mais ne désirant pas non plus repousser ses adversaires. Il fallait les attirer.
Il avait minutieusement choisi le terrain afin qu'il soit facilement défendable, et qu'il lui permette de mener les Berzerkers là où il le désirait. Ce serait une question de timing : si Meyers et Briggs étaient trop lents, ils ne tiendraient pas face aux hordes vortchas et krogans.

Heureusement, ceux-ci ne perdirent pas de temps et le prévinrent avant que la position ne devienne intenable. Il donna ses ordres et commença à amorcer une retraite lente, dont le but était de permettre aux Berzerkers de le suivre facilement. Une stratégie un brin grossière, mais la finesse était particulièrement inutile face à ces ennemis.

Bientôt, des bruits de bataille retentirent également dans leur dos. Des rafales de fusils d'assaut et des tirs puissants de fusils snipers. Kelnus attendit le bon moment, puis ordonna à son commando de jeter des grenades fumigènes face aux Berzerkers, pendant que les deux snipers, ex-escorte de la mallette, en faisait de même face aux leurres. Profitant de la confusion, Kelnus et ses hommes passèrent par le même chemin qu'avaient pris plus tôt Shannon et les deux asaris. Le but n'était pas spécialement de les rattraper, mais... Avec tout ce remue ménage, la probabilité que Aria s'intéresse à l'affaire était forte. Ses agents ne devaient pas mettre la main sur la mallette.

Le problème étant qu'ils ignoraient où elle était à l'heure actuelle.

Les combattants avancèrent dans la pénombre, cherchant des traces de leurs prédécesseurs. Finalement, la saleté du sol leur permis d'en trouver, et ils commencèrent à les suivre.

Pendant ce temps, sur les écrans de Dahl Elkoss, les points rouges indiquant les leurres disparaissaient les uns à la suite des autres, indiquant une mort prématurée des possesseurs des armures. Évidemment, Dahl ne pouvait pas savoir que les traîtres s'étaient embusqués sans bouger en voyant les fumigènes, craignant l'utilisation de lunettes thermiques par les snipers. Ils furent rudement surpris de voir arriver une horde de krogans en furie !


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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Dim 12 Avr 2015, 11:47
Le vortcha dénommé Vorhur se pavanait tel un prince des anciennes légendes, regardant de haut quiconque croisait son regard. Le taré était si fier de sa prise, accidentelle, qu’il se croyait devenu héros et chaque geste qu’il effectuait puait la suffisance et la fierté, et ce n’était pas son idiotie proprement unique, même pour son espèce, qui arrangeait le tout. Son trophée, se trainant au bout du canon de l’arme de Vorhur, avançait au rythme de la petite compagnie, se contentant de grommeler sur sa stupidité et sur sa capture par l’un des pires ramassis de demeurés de la station.

Anton était profondément meurtri dans son égo et n’avait qu’une pensée, le meurtre. Il devait se venger de ce Mason et de son idiot de compagnie vortcha. Sans compter l’autre humain presque aussi intelligent qu’un varren, le dénommé Derek qui passait son temps à tourner autour du butarien tout en le montrant de doigt et criant « Derek », bref le parfait débile. Cela avait quelque chose d’hypnotisant, une troupe comme celle-ci ayant réussi à survivre si longtemps sur Oméga, surtout en organisant des réunions de révolution en plein dans la zone de chargement des hangars.

Heureusement le trajet fut court, le dénommé Derek redonna même un peu de plaisir au chasseur de prime en s’en allant harceler quelqu’un d’autre, en la personne d’une jeune asari qu’il semblait convoiter. Manquait plus que ce genre d’individus se reproduise la descendance serait sûrement un modèle dans son genre. Mais ce fut surtout la destination qui donna le plus de joie au butarien, la « base » se trouvait être un taudis absolument hideux et extrêmement mal entretenus possédant comme seul signe distinctif un luminaire formant le mot « Mason » quoi de plus discret pour un homme prônant la révolte contre l’autorité locale.

Une fois arrivé, le petit groupe ne perdit pas de temps et se sépara en gagnant l’entrée de leur planque. Vorhur mena directement Anton à sa cellule, une espèce de pièce caricaturale au possible, sorte de sale d’interrogatoire de police des vieux holo humains. Le dénommé Mason arriva peu de temps après et donna immédiatement ses ordres.

« Va rejoindre Derek et commencez à préparer le plan de la révolte, je m’occupe de lui. » Vorhur ne se fit pas prier et parti en trombe de la pièce, courant comme un dératé. Anton mit quelques secondes à comprendre que l’humain demandait à un vortcha con comme un balai et à un humain retardé d’organiser leur révolution, et finit par abandonner d’user de son cerveau pour comprendre, s’ils étaient encore en vie c’est qu’ils n’étaient aucunement dangereux. Aria était parfois douloureusement sadique.

Mason attrapa alors une chaise et s’assit de manière inverse à la normale, encore une fois comme ces vieux holo policiers. Et, comble de la mauvaise copie, une clope vint rapidement s’adjoindre au tableau.

« Je sais qu’Aria t’a envoyé pour nous surveiller. » Petit silence, le temps de tirer une latte, « Mais ce n’est pas grave, elle ne peut plus nous arrêter, la vague balayera tout sur son passage. » Nouveau silence, Mason semblait cette fois-ci attendre quelque chose, une réponse, un geste, mais rien ne vint, Anton n’avait aucune envie de rentrer dans le délire de ce fou furieux.

« Tu crois que je suis ici pour jouer ? » La colère fut si subite que le butarien ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, l’humain était totalement fêlé, mais aussi d’un ridicule irréel. La clope, elle alla terminer sa course directement sur les pompes du chef Rebel qui lâcha un juron. « Merde c’était ma dernière. » Et lorsqu’il se pencha pour ramasser sa cigarette, se cogna violemment le front la table.

« Bordel de … . » Le sang commença à couler sur son visage, Mason s’était ouvert l’arcade sourcilière. L’humain activa son omnitech et usa d’un omnigel et commença à s’essuyer le front. « Bon j’en ai marre, tu vas me dire comment parvenir jusqu’à Aria sans se faire repérer et tout de suite je ne plaisante pas. » Les mots furent soutenus par les poings qui vinrent s’abattre sur la table.

Soudain, le visage de Mason s'illumina, l'idiot devait avoir eut encore une brillante idée. "Tu vas parler que tu le veuilles ou non." L'humain se pencha pour reprendre sa clope et la remit en bouche, ne remarquant même pas qu'elle s'était éteinte depuis quelques temps, ni même qu'il avait marché dessus. Puis l'humain lâcha, à l'aide d'un accent aussi étrange qu'improbable, "Nous avons les moyens de te faire parler." Et le rebel vint s'assoir sur la table directement face à Anton, quelques centimètres seulement les séparait. Puis Mason attrapa d'une main les paupières de son œil droit et de l'autre main commença à déplacer son œil lentement de la gauche vers la droite tout en lâchant de bref bruit proprement ridicules. "Wouihou niiihou", le spectacle dura quelques secondes, jusqu'à ce qu'un e poussière vint se poser directement sur l’œil laissé sans protection.

"Encore !" Les larmes inondées déjà son visage, "Je vois, tu es un gars solide. Mais je suis capable de tenir des heures, nous avons tout notre temps." Anton ne comprenait plus rien, était-il en réalité déjà mort ? L'univers l'entourant ne semblait plus posséder la moindre logique.

C’est alors que résonnèrent plusieurs coups de feu provenant directement du couloir d’où était venu le leader rebel. Mason se releva alors d’un coup et fit face à la porte, qui s’ouvrit avec violence, laissant apparaitre un visage terriblement familier à Anton, le général Vassily Varto, un infâme salopard connu comme la seconde plus grande puissance d’Oméga, peut-être même la première étant donné que sa puissance réelle était en réalité inconnue. Mason, lui n’eut de toute manière pas le temps de se poser cette question alors que la crosse d’un fusil vint s’abattre avec grâce directement sur son visage l’envoyant dans les bras de Morphée.

Puis le général, vint détacher en personne le butarien prisonnier, personne ne semblait l’accompagner renforçant encore l’impression incompréhensible de la scène. Qu’un homme de sa stature se retrouve en solitaire à venir libérer un chasseur de prime dans le repère d’un gang misérable ne pouvait être dû qu’à une personne, Zevik. Comment et pourquoi, cela pouvait attendre.

« Bien. On a pas beaucoup de temps, alors on se dépêche. »

Aucune réponse ne quitta les lèvres closes d’Anton. Le butarien n’avait pas encore envie de répondre, il y avait plus urgent à faire. Le chasseur de prime agrippa le gangster gisant au sol et le retourna, quelques coups bien placé dans la machoire douloureuse suffirent à lui faire reprendre connaissance. L’humain se mit alors à pleurer mais cessa vite lorsque Anton lui attrapa le crâne avec force et commença à lui perforer les yeux à l’aide de ses pouces, les pleurs se changèrent vite en beuglement de douleurs et de peurs, puis en râles d’agonies lorsque les pouces s’enfoncèrent entièrement dans ce qu’il restait de ses globes oculaires. Finalement les spasmes cessèrent et le corps se raidit.

Satisfait, le butarien attrapa le pistolet de sa victime, se releva et fit finalement face à son allié improbable.

« Je vous suis. »


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Jeu 23 Avr 2015, 13:30




    Note : A cette époque, Josh Ivrancic était connu sous le nom du Général Vassily Varto et n'avait pas le même visage.

    Taudis des Shadow Killers

    Sans être vraisemblablement perturbé, le butarien n'en avait pas démordu et s'était jeté sur le criminel de bas étage qui avait osé lui faire la misère. Vu l'état général de l'homme de Zevik, on pouvait estimer que le dit-criminel n'était pas des plus doués en ce qui concerne les sévices corporelles. Et il n'aurait plus jamais le loisir de s'améliorer puisqu'une rage inarrêtable était venue s'abattre sur lui, tel un ouragan. Varto, lui, avait regardé la scène avec admiration. Il en avait connu des vengeances mais celle-ci était de l'ordre de l'exception. Et à son humble avis, il s'agissait plus de guérir l'égo que de véritablement une peine équivalente au tortionnaire : le mercenaire s'était fait prendre comme un bleu et il venait de se faire secourir telle une damoiselle en détresse. Qui plus est par un homme des plus détestables. Et ça, on en savait quelque chose.

    Une fois son affaire terminée et les mains ensanglantées, le butarien attrapa l'arme de poing qui était désormais à terre et se l'appropria sans vergogne. Imperturbable, il s'était tourné vers le Général. « Je vous suis. » avait-il prononcé sur un ton parfaitement agréable. Le doux son de la subordination. En même temps, sans faire partie des hautes sphères environnantes, il avait reconnu avec qui il devait régler des comptes. Et puis qui sait ? Peut-être était-il profondément reconnaissant. Il serait toutefois évident que si on lui demandait, il raconterait qu'il aurait très bien pu s'en sortir seul. Ce qui va n'était pas quasi-improbable.

    Mais peu importait : comme l'avait précisé Varto, il fallait se hâter. A moins que des renforts aient eu le temps de rappliquer, ils ne rencontreraient pas une forte résistance. Et s'il était venu seul, il n'avait pas non plus tenté de diable et avait apporté une ressource non-négligeable : une navette. C'est donc avec un nonchalant naturel que l'humain débarrassa le plancher, suivi de son tout nouvel ami. Ce taudis misérable ne méritait pas plus de leur temps.


    QG des Soleils Bleus ╤ Appartements du Général

    Tel que tout avait été prévu et mesuré, aucune opposition n'avait empêché le duo de déguerpir. Et si les ruelles d'Omega étaient craignos, surtout dans ce coin, personne n'avait interrompu quoique ce soit. Avec ce qu'il s'était passé autour, la populace voulait que le calme revienne. Mais comme les grandes instances locales le savaient, le calme survient toujours avant la tempête. Et la tempête était de plus en plus proche.

    A ce moment là, le Général Vassily Varto avait mis son nom et ses grandes pompes de côté pour pouvoir marcher dans la voie qu'il avait longtemps suivi : celle du chasseur de primes. Il n'avait pas perdu la main, pour cause. Sauf qu'à force de jouer les larbins d'Aria et de ses fiers compagnons, il commençait à perdre de vue qu'il n'en était pas un. Désormais, cela se passerait selon ses règles. Et de surcroît, il était convenu qu'il rapporte le protégé de Zevik auprès de ce dernier. Mais le protégé n'en savait rien et avait suivi aveuglément le gradé. Néanmoins, il commencerait certainement à se poser des questions. Sans oublier que son hôte avait pris un risque en le conduisant dans ce qui lui servaient d'appartements. Ensemble, ils étaient entrés sans que quiconque ne se pose de questions. Le Soleil Bleu avait ensuite pris le soin de clore la porte avec son code. La pièce était scellée, sans que le butarien puisse en douter. Ou s'il s'en doutait, il n'avait guère le choix. Il fallait dire qu'on l'avait chaleureusement invité à entrer. « Je dois m'absenter quelques instants. Mettez-vous à l'aise mais ne touchez à rien. »

    La seconde d'après, l'intervenant était passé dans la seconde pièce. C'était une salle de bain. Quoi de plus raisonnable pour donner des ordres ? Il activa son omni-tool sans plus attendre, contactant le QG des Serres. « Mon cher Zevik, j'ai votre colis. » Avant que son futur interlocuteur ne puisse avoir le temps de rétorquer, il enchaina. « Je suis cependant au regret de te dire qu'il va passer un peu plus de temps que prévu avec moi. » Immédiatement, ça commença à pester à l'autre bout. « Ne t'inquiètes pas. Je ne vais pas casser ton jouet. Juste te l'emprunter. » Après tout, il devait valoir le coup d'œil. « Maintenant, ma part du marché a été remplie. J'ai sauvé ton homme donc dis-moi ce que tu as trouvé. » Évidemment, Orlok faisait preuve de dissidence et refusait toutes négociations. « C'est vraiment comme ça que tu veux la jouer ? Tu sais, j'ai été patient avec toi. Mais si tu ne veux pas que je te livre Anton en petits morceaux, tu as plutôt intérêt à ne pas jouer avec mes nerfs. » Un silence se distingua dans la conversation, qui n'en était plus une. On entendit un soupir puis le chef des Serres poussa de nouveau un juron avant de se plier aux conditions du russe. Il allait envoyer les coordonnées, tout en espérant que les informations soient fiables.

    La vérification s'en suivit : Zevik indiquait un hangar à navettes quelconque comme dernier lieu connu. Il faudrait s'y rendre mais ils n'y seraient jamais en si peu de temps. Et il fallait convaincre l'autre mercenaire. Tapotant encore sur son omni-tool, l'homme passa un deuxième appel. « Miss Bolton ? Je vais vous envoyer un emplacement. Transmettez-le à Masgarth et dites-lui que s'il veut retrouver ceux qui ont saccagé son quartier, il ferait bien de ne pas perdre de temps. » Envoyer ses hommes seraient trop dangereux. Surtout que ni Gravonheart ni Sevrus n'étaient dans le coin. Or, ils étaient les plus qualifiés pour remplir ce genre du boulot. Il y avait bien l'indienne mais la confiance s'installait encore avec celle-ci. Elle serait peut-être un atout pour plus tard.

    Mais ceci fait, Varto ressortit de son antre improvisée. Il lança un grand sourire au butarien. Peut-être avait-il entendu les paroles échangées... Ou peut-être pas. Si c'était le cas, il aurait sans doute accueillit son hôte avec plus de véhémence. Tout de même, la tension devait être palpable. « Vous savez, Ardak... Omega perd de plus en plus en stabilité. » Pouvait-on réellement parler de stabilité pour Omega ? Tout était relatif, après tout. « Notre chère Reine n'est plus dans ses jeunes années et les vampires ne manquent pas. Shoran, Masgarth, l'Hégémonie... Et même Zevik. Chacun a son petit plan pour renverser la grande Aria. Et ils pensent que ça ne se voit pas. » On fit deux pas en avant. « Et franchement, je m'en cogne. Mais je n'aime pas être pris pour un con. Lorsqu'on m'envoie chercher un agent qui a miraculeusement atterrit dans un immeuble avec une navette en essayant de me faire croire que ça n'a aucun rapport avec le bar qui a foutu le camp, c'est se foutre de moi. »

    Assez aléatoirement, le Général mouva sur sa gauche pour attraper un datapad et continua à fixer Anton. « Comme je l'ai dit, vos affaires ne m'intéressent pas. J'ai suffisamment de quoi m'inquiéter. Donc, je vais te laisser deux choix. » héla t-il, en passant brusquement du vouvoiement au tutoiement. « Tu peux m'aider à trouver ce que je cherche et je fermerais les yeux. » Une première proposition raisonnable. « Ou alors tu trahis Zevik et tu m'aides à nettoyer ce bordel. Ensuite de quoi tu pourras prendre sa place ou faire ce que bon te semble. » Concrètement, Varto ne savait pas grand chose d'Anton Ardak. Mais il en savait suffisamment pour connaître son nom, d'une part et d'autre part, il avait conscience de la loyauté que le butarien avait pour son congénère. S'il se trompait, ça ferait une vermine de moins. Mais implicitement, ils savaient quel choix serait le plus distingué. Il y avait bien sûr le troisième choix, où le mercenaire pourrait démarrer une série d'hostilités avec poing ou arme selon ce qui l'arrange, refusant ainsi toute négociations. Sauf que ce n'est pas comme ça que cela se passe sur Omega, tant que les deux parties peuvent s'en sortir. L'air circonspect, sans interpréter une réponse ou une autre, Varto tendit le datapad, sur lequel on pouvait entrevoir une image. Une photo. Celle de la rousse qu'il cherchait. Et qu'il finirait par trouver. Ce n'était qu'une question de manière.





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MessageSujet: Re: Les dangers d'Oméga   Mer 06 Mai 2015, 16:29
" Un instant... J’en ai rien à foutre de votre mission c’est clair ?! Laissez-moi vous rappeler que si vous êtes ici toutes deux c’est pas grâce à vos seules mains... Je suis en mission pour Aria, d’une façon ou d’une autre vous êtes fourrées dans nos affaires jusqu’au cou et croyez bien que si vous voulez survivre jusqu’à demain vous allez devoir coopérer "

Et merde... la partie "Personne ne doit être au courant" est une petit peu foutue. Et c'est pas comme si je pouvais me débarrasser facilement de ce problème-là...

" Répondez à ma question et on reprendra la route... Il y a eu une rixe dans ce bar quelques temps avant notre rencontre, un galarien s’est fait froidement abattre. Vous y étiez ? Si non, avez-vous entendu la moindre info ? "

"Un Galarien ? Il y en avait quelques-uns aux alentours du bar quand je suis arrivé mais il avaient tous l'air bien vivant. Les seuls autres étaient ceux tués dans le bar."

La folle de la gachette parut satisfaite, et laissa Elena prendre la tête. Elle se dirigeait comme elle pouvait à travers les sombres couloirs en faisant son mieux pour ne pas se perdre. Avec tous ces combats elles devaient s'être pas mal éloignées de leur destination. L'idéal aurait été de prendre un véhicule pour s'y rendre, mais ce n'était pas vraiment le genre de chose qu'on trouve dans un conduit d'aération.

" Elena ? dit soudain l'humaine derrière elle, Tu sais où aller ?  L'ami de Kyre voulait qu'on se retrouve face au club Venerae... C'est où ? Enfin, pour faire plus simple... On fait quoi maintenant ? "

" Vu tous le bordel qu'il y a dehors en ce moment, je ne pense pas qu'aller en boîte avec "l'ami de Kyre" soit la meilleure solution. Comme l'a dit notre chère protectrice auto-proclamée, on va finir notre livraison et après on aura le temps d'éclaircir le reste. "

Comme pour répondre à ses pensées de tout à l'heure, les trois compagnes arrivèrent soudain dans un hangar à navettes. Elle inspecta rapidement les véhicules présents à la recherche de l'appareil qui leur conviendrait le mieux quand elle aperçut au fond de l'entrepot un petit triplace Wolstenholme Motors gris qui lui plaisait particulièrement.

Ignorant l’interrogation de l'humaine, Elena se dirigea vers le véhicule et commença le piratage de la porte avec son Omni-Tech. Celle-ci ne possédant pas de système de protection très évolué, il ne fallut que quelques secondes à Elena pour ouvrir la porte avant de se jeter dans le siège du conducteur et faire vrombir le moteur. Lorsque ses deux compères furent installées, Elena lança brusquement l'appareil vers les portes de sortie du hangar et pris un peu de hauteur pour se repérer dans la station. Elle programma la destination sur son Omni-Tech et se mit en route.


En chemin, son bras vibra légèrement, ce qui l'informa qu'elle avait reçu un message. C'était Sun'Maeris :




    - chuis infiltrer dans lentrepot. Le secret c un vaisseau.
    - Dis-moi tout
    - c une corvette bones armes jolie bon moteurs
    - c une boté
    - Bien gardée ?
    - ouaip y a des garde partou
    - ah ouais et y a aussi un autre truc...
    - y a une fille jcrois elle est genre caputrer et elle peu piloté le truc
    - *capturer dsl
    - Ok. Essaye de trouver des points d'entrée dans l'entrepôt,
    je vais peut-être en avoir besoin rapidement...

    - sa marche


    C'était la première bonne nouvelle de la journée, et Elena se sentait déjà mieux, jusqu'à ce qu'elle pose les yeux sur la folle qui bosse pour Aria et le maudit colis mystérieux.


    Quelques minutes plus tard, le vaisseau atterrit dans un hangar privé à l'autre bout d'Oméga. Les trois compagnes d'infortune descendirent et furent accueillies par une silhouette humaine dans l'ombre ainsi qu'une douzaine de guerriers en armure complète blanche armés jusqu'aux dents.

    "- Aaah ! Ma livraison à domicile arrive enfin , dit la silhouette en apercevant le colis. Vous avez pris votre temps, T'Soran.
    - Il y a eu quelques complications, répondit timidement l'Asari, impressionnée par cette présence qu'elle savait puissante et dangereuse.
    - Ha ! C'est justement pour ça que je vous ai engagé. De plus, je vois que vous vous permettez d'inviter quelques personnes à ce rendez-vous privé. Mais voyons plutôt... Une humaine, rousse, plutôt jolie et qui a dans les mains une chose extrêmement rare et précieuse, et qu'elle tiens pourtant comme son paquet de détritus qu'elle emmène à la déchetterie. Ensuite, une autre Asari en armure qui... Hum ! Mercernaire, j'aimerais discuter avec vous de vous capacité à comprendre les instructions. Voyez-vous, quand je dis que c'est une mission ultra-secrète et que PERSONNE ne doit être mis au courant, vous devriez comprendre que je parle des personnes qui auraient un certain contrôle sur le déroulement des choses sur cette station. Et vous vous pointez comme un fleur sur une bouse de Varren avec mon colis, et un agent EN MISSION POUR ARIA ! GARDES ! "

    À ces mots, les guerriers, qui n'avaient jusque là fait aucun mouvement, se déployèrent autour du petit groupe de façon à ce que chacun des membres ait quatre canon pointés vers eux. Cinq si on comptait les quatre laser de sniper qui venaient de s'allumer dans l’obscurité.
    La silhouette mystérieuse sortit de l'ombre et s’avança vers nos trois hérons. C'était un humain, la cinquantaine, cheveux grisonnants, rasé de près et portant un costume humain fait sur mesure par un des meilleurs fabricants terriens. Tout chez lui transpirait le pouvoir, de ses yeux gris perçants à sa posture droite et très contrôlée. Il s'approcha doucement d'Elena en lui parlant d'une voix calme et posée, mais qui était tout sauf réconfortante.

    "- La solution la plus simple et la plus logique serait de vous tuer tous, de prendre ma cargaison et de m'en aller. Mais je n'aime pas les solutions simples, donc faisons durer le jeu. Mercenaire, je vous donne une chance de vous en sortir. Cette fois, c'est très simple : vous sortez votre arme, vous vous retournez, vous visez la tête de cette chère Asari et vous appuyez. Facile, non ? Au moins, vous ne vous tromperez pas cette fois. Je vous laisse trente secondes pour réfléchir. Tic tac, Aria, tic tac."


    Elena fut pris d'un sentiment affreux : celui de la fatalité. Elle savait que si elle ne tuait pas son alliée, elle ne sortirait pas d'ici vivante. Mais après tout, elle ne la connaissait presque pas ! Qu'est-ce qu'elle en avait à faire si une envoyée d'Aria mourrait ? Malgré tout, Kyre lui avait quand même sauvé la vie...

    Il ne lui restait qu'une quinzaine de secondes. Elena dégaina son Carnifex. Elle avait fait son choix. Ce serait dûr mais c'était la seule solution. Dix secondes... Neuf... Huit... Sept... Six ! Cinq ! Quatre !Trois ! Deux ! Un !

    Et toutes les lumières s'éteignirent.
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Les dangers d'Oméga

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