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 [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception

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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Sam 28 Mar 2015, 11:55
« bip. »







« Ça ne va pas être aussi simple que ça. Ça ressemble à un prototype que le GSI avait créé pour la diffusion du génophage. » Mikhail arrêta son geste « Mais il n'a jamais été utilisé... Jusqu'à aujourd'hui... » Enfin, il était là son expert tant espéré ! Il afficha un sourire à la vue du galarien et reprit un peu du poil de la bête. Finalement le quarien resterait avec eux, pauvre de lui qui n’avait rien demandé. Lleyton lui, repartait aider ses collègues du SSC.

« Hm je vois, alors c’est le diffuseur, et le déflecteur qui doit être magnétique fait partit du problème.. On peut quand même retirer mixtures toxiques ceci dit. Mais pour le détonateur et le diffuseur.. » Le galarien acquiesça et repartit de plus belle dans des explications au plus simple qu’il le pouvait, chose rare chez ces gens-là dont le moindre détail, même futile avait son importance. Mais au final ils parvinrent à une conclusion faisable, ils allaient devoir neutraliser les contacteurs de la bombe. Alors pendant que Kori et sa sœur retiraient les bombonnes, Mikh et Ledona se chargeaient de démonter pièce par pièce la mécanique de la bombe afin d’atteindre la partie centrale ou le diffuseur et le déflecteur étaient cachés. Une entreprise méticuleuse qui prenait du temps trop de temps mais ils pouvaient surement le faire. Chacun aidait l’autre de la façon la plus efficace et rapide possible, et étrangement, les deux s’entendaient bien à ce niveau-là. « Ici, le système d’aspiration nous bloque le passage. » « On peut le virer grossièrement, on n’a pas le temps de dévisser tout ce bordel. » Dit-il alors qu’il coupait les fils de la pompe reliés au système d’aspiration pour retirer tout ça avec son couteau.

Cela faisait maintenant deux minutes qu’ils démontaient la bombe avec des doigts de fée et le temps lui ne s’était pas arrêté de s’écouler. « Nous y sommes » « Da.. » Mikhail et Ledona retiraient en douceur une dernière pièce gênante. Pour l’instant, au point où ils en étaient si la bombe explosait seule la déflagration serait meurtrière, la pompe, le système d’aspiration et d’admission ainsi les bombonnes avaient été retirées. Si elle explose, tout l’étage serait ravagé certainement mais les bombonnes étaient toujours à côté et c’était trop dangereux car elles exploseraient avec la bombe basique si ils venaient à foirer le désamorçage. Il fallait les dégager de là.

Mikhail S’adressa alors aux deux jeunes quariens qui avaient finit leur part de travail. « Bien les jeunes, il est temps pour vous de sortir d’ici.. Récupérez ces bombonnes et sortez d’ici, remettez-les au SSC, ils sauront quoi faire. » Il marqua une pause. « Dépêchez-vous.. Vous n’avez pas plus de deux minutes pour fuir cet étage. » Puis il se reconcentra sur les contacteurs. « Bien nous avons donc quatre contacteurs, deux sur le diffuseur et deux sur le détonateur. » « Oui et il faut procéder dans l’ordre.. En retirant la phase du premier contacteur du détonateur, celle du premier contacteur du diffuseur, puis le neutre de chacun, ainsi de suite. Par chance nous avons à faire a du monophasé, manque de temps pour la fabrication je suppose. » « Quelle chance ! hein.. J’ai mal au crane. »

D’un même geste ils prirent une profonde inspiration et se lancèrent dans une course contre la montre seul le couteau de Mikhail était assez fin pour se caler dans les cos et les abimer pour les élargir et débrancher le premier câble. Directement ils passèrent à l’autre, sans un mot tout deux jetaient régulièrement un œil vers le décompte. 1 :25 min restantes, le premier contacteur était désamorcé et le deuxième de demandait plus qu’un fil. Il resterait donc deux contacteurs. Son couteau commençait à s’émousser a force de forcer sur les solides serres que formaient les cos de branchement. Si bien qu’y glisser la lame devenait de plus en plus compliquée, des perles de sueur coulaient sur les tempes et le front de Mikhail tant la tension était forte et le contrôle de soi difficile.






« Mikhail... 25 secondes. » « Da, da on y est, on y est ! » Disait-il plus ou moins calmement bien que dans son cerveau sa propre voix Hurlait « MAIS PUTAIN BALANCE CETTE MERDE PAR LA FENÊTRE !!! ET LE GALARIEN AVEC !!! » « Mikhail.. 15.. 15 secondes » « Davay! Davay! Davay!!... » Il s’acharnait sur cette foutu cos à la con ! Elle ne venait pas ! Ah ! ENFIN ! « J’lai j’lai ! Plus qu’une ! » « Mikha..il... d.dix secondes.. Mikhail..... » « da, Da, DA » -CRLACK!- .... « Мой нож !! » Il avait levé le couteau sous le nez du galarien, la lame s’était cassée. Il y eut un silence... « bip. » « bip ? ».. « CINQ SECONDES MIKHAIL ! » « bip. » Mikhail se rua sur le câble et l’attrapa fermement « bip. » et se mit à tirer dessus de toutes ses forces en grognant « bip. » Ledonas tirant lui-même sur son bras « bip. » « RAHHHH » -CLAK !- « bip. » ... « Bzzt » une petite étincelle sortit du câble que Mikh tenait dans la main, et vint mourir dans sa barbe sous le regard livide du galarien plus vert que vert.

La bombe avait été désamorcée avec succès.


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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Sam 28 Mar 2015, 12:39
Dehors, la course-poursuite des Superviseurs du SSC s'était soldée par un échec. Cela n'était pas étonnant, ces agents avaient toujours été connus pour leur incroyable et surprenante incompétence. Au final, il était même tout simplement étonnant que les Superviseurs avaient été simplement capables de savoir qu'un attentat allait avoir lieu, tant ils semblaient être idiots et aveugles.

D'ailleurs, le staff de sécurité avait prouvé sa redoutable inefficacité lorsque le chariot démolit le pauvre Dahl Elkoss qui vola en l'air. D'ailleurs, lorsque Dole vit cela, il réagit.

- Ça va ?

Grâce à sa superbe intervention orale, le volus put se relever et découvrir que le chariot était entre les mains d'un krogan, qui découvrit alors une bien grosse bombe. Bravo, Dole, quelle efficacité !

C'est alors que surgit d'entre les invités un ange, un héros, un envoyé de Dieu tout-puissant. Un homme barbu et tatoué, sentant bon le parfum à la vodka, parlant d'une voix rustre et puissante, et levant en l'air le plus merveilleux insigne qui existe dans la galaxie : Une plaque de l'Alliance Interstellaire.
L'homme, intelligent, rusé, et incroyablement sexy se mit alors à désamorcer la bombe, sous le regard légèrement inquiet de Dole. Enfin, non, très très inquiet. En réalité, Thomas était à la limite de se pisser dessus alors qu'il observait cet homme commencer à bidouiller des fils, sans que le politicien sache vraiment ce que tout ce système ultra-technologique voulait bien dire.

Tout continua lorsque un galarien s'approcha de la bombe. C'était sûr que ce galarien était lié. Tous les galariens étaient toujours liés aux bombes. C'était à croire que ces sales petits enculés de galarien n'étaient doués qu'avec cela, les bombes. Sérieux, ils méritaient vraiment le génocide. Mais pour éviter un incident diplomatique, Dole évita de tels commentaires.

Le staff de sécurité prouva encore son incompétence exceptionnelle mais habituelle lorsque l'évacuation des invités fut incroyablement lente. C'était à croire que les policiers chargés de cette évacuation étaient en train de se faire un café. Dole, Dahl, Ythaq, Zanovich, Danton, et tous ces autres personnages secondaires inutiles dont personne n'avait rien à foutre regardaient la bombe au bout de la pièce. Ils ne parlaient pas, tant ils étaient abasourdis.

- CINQ SECONDES MIKHAIL !
- RAHHHH !!!

Le cri de gladiateur énorme et puissant rugit dans la pièce tel un lion sauvage qui sortait de ses poumons un souffle exhalé de la terre. Mais sa rage intelligente n'accompagna pas une explosion dévastatrice, aussi, Dole, qui avait fermé ses yeux comme une pucelle apeurée, les rouvrit après avoir vu qu'il était encore sain et sauf.

- Ah ah ! Putain ! Je suis en vie ! Ouais, dans ta face fils de pute !

C'était sorti tout seul, sous le coup de l'émotion. Immédiatement après, voyant quelques regards se tourner vers lui, Dole se dégagea la gorge bruyamment et boutonna sa veste de costume. Il commença à s'approcher, un gigantesque sourire esquissé sur son visage.

- Colonel !

Dole rigola, sûrement les nerfs qui lâchaient après avoir vu la mort en face.
En même temps, Dole voyait souvent la mort en face pour un simple politicien, c'était incroyable. C'était le deuxième bal où il échappait au fait d'être assassiné, c'était surprenant. Franchement, c'est incroyable comment c'est facile de faire un attentat dans un bal.

Thomas s'approcha du gigantesque russe, qui entrait dans son top 5 des plus grands héros de la galaxie (Avec Charles de Gaulle, Napoléon, Shepard et Francis Huster). Il lui serra violemment la main, sans même demander l'avis du pauvre russe qui n'avait rien demandé à personne.

- Ah ah, colonel ! Merci !
Je ne savais pas que l'Alliance avait envoyé du renfort... C'est Joshua Gordon qui vous envoie ?


La petite amie de Gordon était dans le coin. Sûrement que c'était ça, l'explication.

- Qu'importe ! Vous avez fait un travail remarquable... Je m'assurerais que vos exploits soient dûment récompensés.

D'un geste rapide, Dole sortit une carte de visite qu'il mit dans le poing musclé d'Alekseiv. Un poing d'homme, dur et ferme, le genre qui était éprouvé par les claques et le recul des pistolets. Pas un poing musclé par la branlette comme tant d'autres, hein.

Dole s'éloigna alors rapidement de la bombe, d'un pas guilleret, vers le groupe avec lequel il avait passé la soirée.

- Bon sang, ça c'était incroyable ! Je vous paye tous un verre !

Remy Danton, qui apparemment était encore sous le choc (On pouvait voir son buste se contracter et se rétracter sous son souffle rapide) ne prit pas ces mots de manière très courtoise.

- Il y a peut-être d'autres assaillants, il faudrait mieux nous mettre à l'abri.
- Oh, oui, bien sûr... C'est vrai...

Remy fit un signe à Ythaq, le seul invité a avoir été poli, courtois et calme, avant de donner sa carte de visite au poulet. Dole fit de même, mais pour une autre raison. Après tout, Ythaq lui avait sauvé la vie, en une autre occasion...
Alors que Thomas allait partir vers la grande porte où des asari en uniforme indiquaient un passage pour partir, le politicien humain donna un coup dans le dos de Dahl.

- Hey, Elkoss. On reste en contact. On a énormément de choses à planifier, vous et moi...

Un sourire en coin se dressa sur la face de Thomas, apparemment peu dérangé par son insulte de « couille molle » tout à l'heure. Probablement parce que, d'ailleurs, ce n'était pas trop une insulte, Dahl était vraiment une couille molle, toutes les couilles étaient molles.
Sauf les couilles de Mikhail, qui venait de désamorcer une bombe à lui tout seul. Oui, oui, il y avait un quarien et un galarien, mais on s'en tape de ça, pas vrai ?

Dole traversa le couloir et prit les escaliers et bla bla bla et bla bla, sérieux, on s'en tape de ça. L'important c'est qu'il retourna vers la navette, revit son garde du corps personnel, et les deux attendirent tranquillement que le SSC donne le feu vert pour qu'ils puissent partir. Probablement qu'ils feraient une déposition avant, ce genre de conneries.

Mais bon. Vu comment un terroriste avait été capable de s'échapper, Dole n'était pas inquiet de pouvoir vite retourner à son hôtel.





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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Dim 29 Mar 2015, 22:06

    Bal de la Doyenne de Nos Astra


    Putain de soirée à la con. Voilà la meilleure phrase qui pouvait résumer l'horreur qu'avait été ce foutu Bal aux yeux de Ravilla lors que cette dernière était désormais aux prises avec une Hanari agacée. Les choses ne s'étaient pas passées comme elles l'auraient pu. Même avec un assassin en liberté.
    Pour commencer, parce que l'événement rassemblait parmi les plus grandes pontes de la Galaxie. Déjà, moins de temps elle passait avec des richards prétentieux qui croyaient que l'argent faisait tout, mieux elle se portait. Ensuite parce que cela signifiait "tenue de soirée obligatoire". Et que, une nouvelle fois depuis un temps bien trop court à son goût, elle avait dû porter une robe. Une. FOUTUE. robe. Elle détestait ça, même si le Commandant Fera ne se cachait pas pour la trouver un tant soit peu agréable à regarder. Comme à chaque fois qu'elle devait porter cette invention du diable, elle se sentait ridicule. D'ailleurs, personne ne la prenait vraiment au sérieux, lorsqu'elle leur parlait d'une voix qui se voulait calme mais ferme. Difficile de croire qu'un membre de l'armée turienne était en train de parler. Autant dire qu'elle enrageait. Maintenant qu'elle se retrouvait à empêcher cette fichue méduse de remonter, encore plus. C'était la panique au rez-de-chaussée. Toujours rapport aux "les choses ne se passent pas comme elles le devraient". Donc, la nuit s'était relativement bien passée. La franc-tireuse avait pu observer le Primarque danser avec Dole, un humain qu'elle avait eu la "chance" de croiser quelques années plus tôt. Si Fera s'était montré amusé, comme à son habitude, face au duo improbable, Aper ne leur avait jeté qu'un regard, trop occupée qu'elle était à observer les lieux. A la recherche de l'Assassin d'Asaris sur lequel elle avait enquêté la veille avec plusieurs autres. Comme le Superviseur Lleyton, qu'elle avait croisé lors d'une des quelconques discussions mondaines qui avait eu lieu. Ou le Colonel russe Alekseiv dont elle avait croisé le regard. Ses petits protégés, Kori et Naki, étaient aussi présents, ne lâchant pas vraiment les Superviseurs chargés de leur sécurité. Etant donné qu'ils avaient été témoins de la dernière agression, la soeur avait failli mourir, le meurtrier voulant couvrir ses traces. Dès lors, les petits étaient en danger et avaient réussis, via leur témoignage et l'appui de la turienne, à être protégé par les forces du SSC.
    Bref, avec ce beau monde, ils étaient chargés de chercher le tueur, lequel avait prévu d'agir durant la nuit.

    - Ecoutez bien! Vous. Ne. POUVEZ. PAS. Pas, vous comprenez? Bien. Vous ne pouvez PAS retourner à l'étage parce que vous avez oublié votre bague.
    Je me fiche de savoir que vous êtes la maîtresse de l'une des entreprises les plus importantes d'exports de poissons de Kahjé! Vous évacuez! Je ne vais pas vous laisser courir le risque de mourir dans une explosion pour une babiole!


    L'Hanari protesta de nouveau. Evidemment, le tueur s'était montré. Avec une bombe, pour continuer le côté amusant de la chose. Il avait déposé son barda au nez et à la barbe de tous, puis s'était enfui, coursé par les Superviseurs, à savoir Lleyton, Moryn et Tricia Pearson. Inutile de dire qu'à partir de là, la panique avait occupé une bonne partie des invités, lesquels étaient prêt à tout pour assurer leur survie. Trop riche pour y passer, d'après certains.
    Et c'était donc à partir de là que le véritable bordel avait commencé. Benam l'avait chargé d'assurer l'évacuation. Bien entendu, sa priorité avait été de faire évacuer les dignitaires. Le Primarque, les Ministres, les Doyennes ou elle ne savait quoi encore. Dès lorsqu'ils étaient dans un quelconque gouvernement, ils avaient été les premiers à pouvoir sortir du bâtiment, sous les protestations vives et apeurées de bien des entrepreneurs. Dix soldats avaient été placés dehors, deux près des portes, à l'extérieur, deux à l'intérieur et le reste étaient en train de se battre avec les invités restants qui, si on les avaient laissés faire, se seraient piétinés à morts pour pouvoir s'échapper. Cinq autres hommes étaient aussi dehors, à contrôler les papiers des invités galariens. Histoire de prudence. Mais pour l'instant, ça ne donnait rien. Et la bombe était toujours en marche. Il restait une bonne partie des hôtes un peu partout.

    - Adjudante-chef? Nous essayons d'évacuer l'étage, mais une partie refuse de venir malgré nos demandes. Le Colonel Alekseiv est en train de désamorcer la bombe.

    Bordel. Bon, voyons le bon côté des choses: au moins, si tout explosait, elle n'aurait plus jamais à porter de robes de sa vie. Et l'Hanari offusquée finirait enfin de la harceler avec ce foutu bijoux. La turienne sentit quelqu'un essayer de la pousser violemment, manquant ainsi d'écraser l'Asari qui était en train de se diriger vers la sortie. D'un geste vif, elle repoussa le galarien qui tentait - encore un - de passer en douce.

    - Monsieur, cessez immédiatement je vous prie. Vous allez passer dans un instant, vous...

    - Je refuse de crever ici! J'exige que vous me laissiez passer.

    Elle allait demander une promotion. Déjà qu'elle couvrait les magouilles de son Commandant, lequel attendait patiemment, les bras croisés, dans la zone de sécurité à l'extérieur, elle n'allait pas non plus se faire insulter gratuitement. Depuis quelques temps, voilà que la sniper obéissait de moins en moins aveuglément aux ordres. Déjà parce qu'elle n'avait pas été forcément des plus heureuses de ce que Fera lui avait demandé de faire, ensuite parce qu'elle ne supportait plus cette impression. Celle qu'on pouvait lui demander quoique ce soit comme si de rien était. Bref, pour le résumer vulgairement, entre les missions de protections et les "courses" à faire, elle commençait à en avoir marre.
    En attendant, elle planta un regard féroce dans celui du malpoli et parla d'une voix aussi forte et claire qu'intransigeante.

    - Et je refuse de laisser un début de panique s'installer. Nous faisons en sorte de vous évacuer TOUS dans le calme. Vous savez pourquoi? Parce que sans ça, vous finiriez sans doute par devoir lutter contre plus d'une centaine d'invités tentant de faire la même chose que vous, à savoir sauver sa peau. Et je vous vois mal survivre à une charge d'Elcor. Maintenant, ATTENDEZ.

    Pour la peine, elle fit passer la maîtresse de l’exporteur de poisson avant lui. Au moins elle faisait bien comprendre à l'entrepreneur que ce n'était pas lui qui commandait, ensuite parce que cela lui permettait de se débarrasser de l'autre qui commençait à lui taper sérieusement sur les nerfs. Certains n'avaient pas réellement conscience du fait qu'ils risquaient d'y passer. D'autres un peu trop. Heureusement que certains représentaient le juste milieu en étant capable de garder un minimum leur calme.
    Malheureusement, et malgré le fait qu'une moitié avait réussi à atteindre l'extérieur, le temps était trop court. La bombe exploserait sans doute bientôt. Au final, elle ne pouvait faire qu'espérer que l'Humain soit assez bon pour empêcher le drame d'arriver. Et qu'eux, à la sécurité, réussissent à évacuer un maximum de personnes avant le drame.
    Aper redoutait le temps qui passait. Elle ne savait pas combien de minutes cela faisait, mais elle sentait son coeur accélérer un peu plus à chaque battement. Mourir? Elle s'en foutait royalement depuis longtemps. Cependant, plus haut, il y avait ses petits protégés de Quariens. Eux n'avaient pas le droit d'y passer dans une explosion brutale. Ils étaient encore jeune, un peu innocents. Ils avaient mieux à faire que crever aujourd'hui. La mission aussi. Il restait trop de monde pour qu'elle réussisse à la mener à bien. La militaire haïssait l'idée de louper ne serait-ce qu'une seule opération. C'était une honte qui marquait un nom, ça. Vu qu'elle était la dernière des Aper, elle n'en avait pas le droit. En attendant, les secondes s’égrainaient.
    Elle ne sourcilla pas lorsque, dans son oreillette, une voix se mit à retentir.

    - Madame. La bombe a été arrêtée.

    Elle sentit la pression et le poids qu’elle avait se relâcher un peu. Mais ce n'était pas le moment de relâcher sa vigilance.

    - Bien. On continue l'évacuation. Faites sortir tout le monde dans le calme. Continuez de vérifier l'identité des invités galariens. On ne sait pas si d'autres pièges ont été placés.

    Au final, il n'en fut rien. Les galariens étaient tous conformes à leur identité et de trop gros poissons pour que ce soit un faux nom. Même celle des serveurs correspondaient à leur propriétaire malgré tous les scanns. Non, si le criminel était passé quelque part, ce n'était pas par là. D'autres pièges, il n'y en eut pas non plus. Pourtant, la méfiance était une vertu que la turienne préférait appliquer. Personne ne pouvait s'approcher du bâtiment, mis à part les membres du SSC et les forces de polices locales. Au final, malgré le fiasco total qu'avait été cette fin d'enquête, l'essentiel avait été fait: aucun blessé civil à recenser. Restait l'amertume d'avoir perdu le terroriste.
    Glissant dans les airs, l'Hanari revint à la charge, "courant" vers l'adjudante pour exiger de rentrer sur les lieux afin de récupérer son foutu bien. Pour un peu, la méduse avait failli se retrouver étranglée avec ses propres tentacules. Heureusement, la militaire savait garder un minimum son calme, maintenant que l'urgence était passée. Après avoir calmement expliqué que ce n'était toujours pas possible, elle l'avait envoyée vers un de ses collègues, lequel avait été en charge de récupérer les biens ayant pu être abandonné par les hôtes. Enfin, il l'avait fait avec d'autres soldats, en même temps qu'ils avaient cherchés à trouver d'autres bombes.

    Maintenant, elle pouvait souffler. Quelques secondes. Après quoi elle contacta le Superviseur Benam.

    - Monsieur, aucun signe de votre tueur. Nous avons vérifié l'identité de chaque galarien évacué et je suis au regret de vous informer qu'il n'y était pas. Je vous confirme que tous les invités ont été évacués. Aucune blessure à déplorer.

    Elle respira un court instant, en coupant le contact. Après quoi, elle reprit une communication, mais à l'attention de Kori cette fois-ci.

    - Kori? Vous allez bien? Et Naki? Où êtes-vous?








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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Mer 01 Avr 2015, 23:11

    A la poursuite du terroriste

    Dans cette course-poursuite effrénée, Lleyton avait tenté de suivre sa supérieure tant bien que mal. Elle était plus rapide qu'elle n'en avait l'air. Pour ça, les turiennes sont toujours surprenantes de par leur agilité et leur vélocité. Mais dans la plupart des cas, elles sont aussi relativement légères pour leur race. Quoiqu'il en fut, Moryn avait devancé son subordonné et s'était lancée à la poursuite d'un galarien encore plus pressé qu'elle et d'autant plus habile. Ce dernier n'était pas en reste et pour cause, il semblait avoir prévu plusieurs échappatoires. Il fallait admettre qu'il cumulait déjà les titres, du tueur en série au terroriste... Et si tout cela paraissait purement improvisé, il réussissait bien à tirer son épingle du jeu en atteignant un véhicule. Véhicule qui fut pris d'assaut par les humbles armes fournis par le SSC. Bon, ce qu'il avait en face, ce n'était pas non plus un blindé militaire donc la résistance d'une voiture civile était considérablement amoindrie et la fuite du criminel avait terminé sa route dans l'immeuble d'en face.

    La suite des évènements avait été de trouver de quoi réengager la poursuite, en laissant une Tricia affaiblie sur place. L'ex-Lieutenant lui ayant ainsi conseillé de rejoindre l'Adjudant Aper au Bal, qui devait logiquement procéder à l'évacuation express des lieux. Ils n'étaient donc plus que deux et ce que Premier Superviseur et notre intéressé avaient découverts n'était guère reluisant. Même en ayant eu le bon réflexe, la célérité de leur adversaire s'était encore joué d'eux et ils s'étaient retrouvés penauds, devant une navette vide. Par colère, Moryn avait aboyé ses ordres et avait puni le cadavre gisant d'une étagère. Pauvre meuble. Ayant plus de self control que sa partenaire, Lleyton avait activé sa radio. « A toutes les unités, bouclez le périmètre. Le suspect est en fuite. Je répète : le suspect est en fuite. » Une par une, les agents avaient répondu par l'affirmative et tentaient tant bien que mal d'entamer les recherches, bien que ce fourbe de galarien pouvait être n'importe où.

    Soupirant et laissant la turienne à ses occupations, l'humain s'était dirigé vers le véhicule accidenté et avait commencé à inspecter les sièges. Sur celui du conducteur, on pouvait apercevoir un liquide d'une couleur assez étrange. On se doutait bien de ce qu'il pouvait s'agir mais l'enquêteur passa un doigt dessus. La texture définissait clairement qu'il venait de trouver du sang. La chute avait probablement blessé le chauffard et... Parmi les décombres, il pourrait peut-être mettre la main sur une piste. Se retournant avec véhémence, il fixa le sol. Une soixantaine de centimètres, on pouvait aisément apercevoir quelques gouttes. Voyant que sa supérieure était occupée à chercher des indices de son côté, le Superviseur continuait à suivre les siens et s'engouffra assez vite dans un couloir, l'arme au poing. Il ignorait totalement où il se trouvait mais ce n'était pas le bâtiment le plus lumineux de la ville alors il alluma la lampe fournie avec le reste de l'équipement pour éclairer l'endroit. Les gouttes avaient continué sur quelques mètres mais s'étaient brusquement arrêtés alors que de nombreuses portes se dessinaient. Confiant, on entra dans le premier local. Rien. Que divers dossiers.

    Tant pis. Il ne fallait pas s'arrêter en si bon chemin. Lleyton s'en alla jusqu'à la pièce d'en face - également vide - et prit une troisième porte. Là, la salle était en bordel mais rien n'indiquait le passage du fugitif. Et durant ce laps de temps, l'autre turienne qui faisait office de coéquipière le recontactait pour lui donner des nouvelles de sa mission. Il n'avait pas complètement coupé son omni-tool... Et vu le son, il pourrait alerter quiconque se trouvait dans le coin. Merde à la fin. « Reçu, Aper. » fit-il en prenant, cette fois, ses précautions. Il n'avait pas le loisir de demander si Tricia était bien arrivé ou pas. Elle était grande et saurait se débrouiller seule, de toute façon. Donc il arpenta le couloir jusqu'à la quatrième porte qui, elle, ne daigna pas s'ouvrir. Et si le SSC disposait de pass, on ne pouvait pas tout ouvrir. Durant quelques secondes, l'homme avait dû réfléchir à une décision : tenter de forcer cette porte là ou continuer jusqu'à la suivante. Or, pour lui, il fallait continuer l'exploration tel qu'aurait pu le faire un tordu diminué. Il était néanmoins possible qu'il se soit enfermé mais s'il était tombé sur un obstacle, il l'aurait passé.

    On misa donc sur ce cinquième local, qui se trouvait en fait être un bureau. Il était un peu plus spacieux que les autres et à première vue, il avait l'air clean. En entrant, Lleyton trouva quelques étagères sur sa droite ainsi qu'une plante, qui ne donnait pas l'impression d'avoir été bousculés. Il fixa le sol et changea de direction. C'est là qu'il entendit un léger bruit. Suffisamment pour l'alerter. Et deuxième point étrange : le bureau grisâtre, au fond de la pièce, était couché et ne laissait pas entrevoir ce qu'il y avait derrière. Le pistolet pointé bien devant lui, l'agent marcha lentement jusqu'au mobilier argenté. Bientôt, il vit une silhouette se dessiner... Elle était petite... et verdâtre. Comprenant subitement toute la portée de la chose, il fit un bond pour se retrouver devant le galarien. Il constata trois choses : il était couché, adossé au bureau retourné ; une trace de sang était largement visible sur la moquette ; et il n'avait même pas feinté la surprise. Comme s'il s'y attendait. Devant ce côté purement inoffensif du suspect, l'humain était assez désemparé. Il maintenant, toutefois, la menace. Sauf que pour simple réponse, le terroriste tourna quelque peu le regard et se contenta de lui en lancer un à l'émotion imperceptible. Et dans un râle, son visage sembla s'éteindre et son menton s'écrasa presque contre son torse. Lleyton n'était pas un expert médical mais il savait qu'il venait de constater, impuissant, au dernier souffle du psychopathe qu'il était venu chasser.

    Laissant tomber sa garde, il fit un pas en avant et s'abaissa. Il n'y avait clairement pas de doute. « Moryn... » lança t-il dans sa radio. « Je l'ai trouvé. Il est mort. » Il avait fait tombé le couperet. Et c'était... juste ça ? On ignorait tout de ce scientifique pathétique et de ses desseins, ni de sa potentielle collaboration avec l'ennemi que le Superviseur pensait avoir tué sur Eden Prime... Mais de facto, c'était sa seule piste. Et au final, l'enquête s'était close. Sans un mot. Et personne ne saurait probablement jamais qui il était ou pour quelle raison il avait voulu faire exploser le Bal de la Doyenne et ses invités. Il resterait dans l'oubli, grâce à l'intervention de malheureux protagonistes qui étaient au bon endroit au bon moment. La question, c'était : que se passerait-il si personne n'était là pour arrêter le prochain ?









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Ven 03 Avr 2015, 22:17

    Bal de la doyenne

    - Bien les jeunes, il est temps pour vous de sortir d’ici.. Récupérez ces bombonnes et sortez d’ici, remettez-les au SSC, ils sauront quoi faire. Dépêchez-vous.. Vous n’avez pas plus de deux minutes pour fuir cet étage.

    Il ne leur en fallut pas plus pour se mettre en branle. Kori et Naki attrapèrent chacun une bombone méticuleusement emmitouflée dans une reste de nappe arrachée. Aucun d'eux n'oubliait quel genre de substances recelaient ces conteneurs. La moindre trébuchement et toute la salle suffoquerait d'un gaz toxique proprement dosé.
    Les Quariens traversèrent la pièce à grandes enjambées, ne sachant trop quoi faire de leur fardeau, conscient qu'à tout moment une soufflante pouvait venir leur lécher les membres pour les faire voler en éclat. Cinq minutes avait dis l'Humain...

    Il quittèrent les lieux, se frayant un chemin parmi les personnes encore présente, muent par une curiosité morbide et une indéfectible extase face à celui qui tentait de tous les sauver. Du moins, s'il y arrivait.

    - J'en peux plus de ces vacances Kori ! Hurla sa sœur, jetant des coup d'oeil en coin pour repérer la sortie.

    La salle principale était déserte, seules quelques chaises, abandonnées à leur triste sort, certaines renversée dans le chaos qui avait dû suivre l'annonce d'une bombe parmi la haute société. Il la traversèrent en deux temps trois mouvement, s'éloignant toujours un peu plus de l'enfer.

    Quatre minutes.

    Les Quariens débouchèrent dans un long couloir au murs joliment décoré, bien qu'ils ne prirent pas le temps de s'émerveiller devant l'architecture du lieu. Ils s'élancèrent dans ce dédale, jusqu'à ce qu'une porte métallique apparaissent à leur gauche.


    - L'ascenseur Kori !

    D'un coup de coude qu'elle espérait assez délicat pour ne pas brusquer la bombonne qu'elle tenait des deux mains, Naki s'acharna sur le bouton d'appel, espérant sans trop de conviction que la cabine les emmène loin de l'horreur.

    - Non ! L'escalier plutôt ! Si tout explose on restera coincé dans l'ascenseur !

    Il poursuivit sa course, jetant un regard envers sa sœur qu'il le suivit avec une réticence non feinte.


    - Si tout explose peut importe où on sera Kori ! Paniqua la jeune femme.

    Trois minutes.

    Le Quarien envoya valser la porte sur ses gond d'un coup de pied bien placé, du genre que seul un taux d'adrénaline élevé peut vous permettre de placer. Les marches descendait les étages en carré, tourbillonnant vers une sortie qui semblait inaccessible. Kori en eu le vertige quand il regarda par dessus la rambarde. C'était trop bête, après tout ce qu'il avait vécu depuis le début de leur pèlerinage, toute les situations dangereuses desquelles ils s'étaient tirés, ils allaient mourir ici, sans rien avoir demandé, en pleine vacances censée les “changer de la routine de la Citadelle“ comme avait dis Naki. À ça ! Pour les changer, ça les changerait ! Et pas qu'au niveau du moral, leur agencement corporel risquait de ne pas sortir indemne de ce petit voyage !

    Deux minutes.

    Ils couraient à perdre haleine, descendant toujours plus de marches les une après les autres. Kori sentait un point de coté lui déchirait les côtes. Et pas de signe du SSC, ni de signe de personne à vrai dire.
    Naki ralentit l'allure. Elle n'en pouvait plus. Son frère n'était pas dans un état bien meilleur que le sien.

    - Kori...Soupira la Quarienne.

    Il se retourna. Sa sœur se tenait appuyée contre le mur, sa poitrine se soulevant au rythme accéléré de sa respiration.

    - J'en peux plus...Kori...On trouvera jamais la sortie à temps...

    Alors le pauvre Quarien comprit. Tout devint clair et les dires de sa sœur fatiguée prirent tous leurs sens. Il s'étaient perdu dans le dédale de couloir de l'immeuble et, si l'Humain n'était pas parvenu à désamorcer la bombe, ils mourraient ici. Sans autre sépulture qu'un amas de ferraille. Kori s'approcha de sa sœur, les mains toujours placées sur le chiffon protecteur de la bombonne. À quoi bon le garder ? À vrai dire, il n'en savait rien, il persistait à tenir la dangereux gaz entre ses mains, comme unique objet qui lui restait. Tout en maintenant son emprise, il enlaça sa sœur et posa sa tête contre la sienne.

    - Je suis sûr qu'il a réussi...La rassura-t-il alors que les larmes leurs montaient aux yeux. Tu verras...

    L'attente devenait insupportable, l'attente de la mort.

    Une minute. Et tout serait fini.

    Un bruit déchirant explosa contre les murs. Une fois, puis une autre. Jusqu'à ce que Kori réalise que son omnitech sonnait, le nom de Ravilla Aper clignotant en toutes lettres.

    - Kori ? Vous allez bien ? Et Naki ? Où êtes-vous ?
    - Ra...Ravilla ?

    Le ton de la Turienne semblait soulagé, comme si tout danger avait été écarté.
    Alors ils comprirent. Un moment de latence où les deux jumeaux tentaient de reprendre contact avec la réalité.
    Alors un petit rire nerveux secoua Kori, puis sa sœur. Toute le stress, toute la peur qu'ils avaient emmagasiner ces derniers jours s'évacuèrent dans un fou rire incontrôlable.
    Ils ne mourraient pas aujourd'hui. Kori réalisa que lui et sa sœur tenaient toujours les bombonnes remplies de gaz toxique.

    - On va bien ravilla ! S'écria le Quarien, les mots sortant difficilement entre ses éclats de rire. On est quelque part dans les couloir de cet immeuble. Je crois qu'on a quelque chose pour vous !





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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Sam 04 Avr 2015, 02:02
Le Bal Empoisonné
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▪ Date : 10 Janvier 2200
▪ Classification : Normal / Violent
▪ Tricia Pearson ▪ Thomas Dole ▪ Alicia K. McColl ▪ Dahl Elkoss ▪ Ythaq'Fi Hyasin ▪ Lleyton Benam ▪ Ravilla Aper ▪ Mikhail Alekseiv ▪
Tricia Pearson
Superviseur SSC
Au cri de Tricia s'en suivit une explosion de fumée qui surprit tout le monde, Tricia la première. Désorientée, une lumière aveuglante acheva de déstabiliser Tricia et la faire tomber au sol dans un juron : « Enfoiré !... »
Elle s'était retenue de justesse de rajouter « de galarien » qui lui aurait certainement valu un blâme, si ce n'était plus grave encore - puisqu'ils se trouvaient dans les appartements où une fête avait été donnée, rassemblant le gratin des élites.

Reprenant ses esprits, elle vit Moryn continuer sa course vers le galarien sans se soucier d'elle et Lleyton Benam s'y ajouta quelques secondes plus tard. Elle se remit debout mais tituba, sa cheville lui arracha un cri et elle boita jusqu'à trouver une boite de médi-gel dans l'appartement - recherche laborieuse mais fructueuse. La douleur fortement atténuée, elle se remit d'aplomb et marcha - en surveillant sa cheville - en direction de la sortie. Elle murmura pour elle même : « Si jamais je le choppe, il va passer un sale quart d'heure ce connard. ».

Difficile de dire si c'était à cause de la douleur physique ou celle de l'égo. Tricia était d'un caractère humble, mais il n'empêchait que se faire surprendre - elle ET Moryn - par une grenade à la con, c'était vraiment moche. Si seulement il n'avait pas eu d'issue... Elle n'avait même pas pu le saisir à cause de l'aveuglement subi. Même une cheville tordue, elle se serait battue. Même avec un bras en moins, Tricia ne baisserait pas les bras. Alors... Qu'était-ce ? Probablement le sentiment de manquer l'action. Ok, elle avait fait un ou deux trucs marrants durant la réception mais elle s'était clairement emmerdée, même si elle avait voulu être « sous couverture ».

Mais c'était probablement mieux pour tout le monde ainsi. Enfin, presque. Parce qu'on pouvait être sûr que du côté diplomatique, les emmerdes étaient loin d'être finies. Mais ce n'était heureusement pas à Tricia - ou très peu - de gérer ces moments là quand Moryn était présente ainsi que l'administrateur du GSI. Elle préférait largement le sentiment de l'échec que celui du manque d'action, pour la simple raison que l'échec est une future victoire, il suffit de s'améliorer, de tirer leçon de ses erreurs. Alors que le manque d'action... Pas de remède. Ironiquement, il était possible que, un ou deux jours après le Bal, Tricia veuille un congé et que, justement à ce moment là, il y ait de l'action et qu'on ait besoin d'elle.

Le hasard fit sans doute bien les choses en tout cas puisqu'elle entendit, non loin d'elle : « On est quelque part dans les couloir de cet immeuble. Je crois qu'on a quelque chose pour vous ! » et entendit aussi le nom de " Ravilla ". Un prénom peu commun derrière lequel se cachait - du moins Tricia l'espérait - une ancienne connaissance. En apercevant les quariens, Tricia éleva la voix : « Tricia Pearson, Superviseur du SSC ! Vous cherchez la sortie ? » disait-elle presque en riant. La situation semblait presque comique, pour un peu.

Tricia, toujours branché sur le canal, entendit alors que le galarien était mort. Tricia était clairement déçue de cette issue mais ne fit aucun commentaire, se contentant de répondre, en soupirant : « Dommage... En tout cas il l'avait bien cherché... ». Mais des questions se posaient, et certaines resteraient vraisemblablement sans réponse...





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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception   Lun 06 Avr 2015, 21:23

Moryn retourna dégoûtée dans la salle du Bal. Le Galarien fou ne s’était certes pas échappé, mais son destin n’avait tellement été mieux, car il avait fini par succomber. Au final, les Superviseurs n’avaient été avancés en rien ; qu’il fût mort ou non, la situation ne changeait en rien, car ils n’avaient strictement aucun moyens d’obtenir de plus amples informations sur Machiavel. C’était surtout cela qui dérangeait la Turienne, le fait d’être dans l’obscurité totale vis-à-vis de ce qu’il s’était déroulé. Elle ne savait pas pourquoi le Bal avait été choisi comme cible, elle ne savait pas pourquoi un scientifique fou avait été engagé afin de confectionner un poison et elle ne savait toujours pas ce que désirait le mystérieux individu. Et d’ailleurs, pourquoi une bombe toxique ? Pourquoi ne pas faire usage d’explosifs dignes de ce nom ? Cela aurait été tellement plus efficace. Machiavel cherchait-il à tester quelque chose ? Les Asari avaient-elles été la cible spécifique de l’attentat, au vu des tests mené sur des représentantes de cette espèce ? Quelque chose se manigançait dans l’ombre, Moryn en avait l’intime conviction, et elle n’aimait pas cela. Le problème principal, lorsque l’on devait affronter un fou furieux tel que Machiavel était le fait qu’il fût totalement imprévisible. On ne pouvait prédire aucune de ses actions, car il ne semblait suivre aucune voie de la logique. Il faisait preuve d’un non-sens absurde et, surtout, dévastateur. Il était de loin l’un des adversaires les plus dangereux et difficiles à arrêter que la Turienne eut l’occasion d’affronter. Le pire était qu’il semblait doté de ressources illimitées ; il ne semblait jamais manquer de rien pour accomplir ses funestes desseins, il semblait impossible à arrêter. Mais le plus irritant était cette sensation qu’avait Moryn de toujours avoir un pas de retard sur cet ennemi à l’identité aussi inconnue que les objectifs. Mais elle comptait bien inverser la tendance, bien que ce n’allait pas être en ce jour que cela allait se faire.

La bombe avait été désamorcée par les bons soins de plusieurs personnes ayant pris le risque de s’attaquer aux systèmes du détonateur. De ce que Moryn entendit, le Colonel Mikhaïl Alekseiv était celui qui avait eu raison du compte à rebours du Galarien fou. Grâce à lui, les invités du Bal de la Doyenne de Nos Astra avaient survécus et, outre la panique et le dérangement occasionné par le funeste événement, il n’y avait pas de victimes à déplorer, si ce n’était le terroriste en personne. Ce dernier avait succombé à un éclat de verre s’étant profondément inséré dans ses entrailles et l’ayant vidé de son sang, suite au crash causé par la destruction des propulseurs de son véhicule. Une artère avait été sectionnée et ce fut une trop importante perte de sang – une hémorragie interne, plus précisément – qui avait eu raison de lui. Tout ce qu’aurait pu tenter Lleyton, lorsqu’il l’avait découvert, n’aurait pas changé son destin, la blessure étant trop importante. Sa survie n’avait tenu qu’à cela, et Moryn en voulu à la fatalité pour ce mauvais tour qu’elle lui avait joué. Mais, il fallait tout de même le dire, elle était sincèrement soulagée que la menace avait été écartée. Il y avait une telle quantité de figures importantes au Bal que l’impact de leur décès aurait quelque peu chamboulé la scène politique de la Galaxie, sans l’entraver ou la déranger de manière regrettable, mais suffisamment pour que cela soit notable. En soi, l’événement n’avait pas été une cible impertinente, mais elle n’était pas celles que visaient habituellement Machiavel ; il cherchait avant tout à semer le chaos, pas juste titiller les gouvernements galactiques. Le mystère de ce choix planait encore, mais Moryn se disait que la réponse reposait éventuellement dans le poison qu’avait créé le scientifique Galarien. Ce fut pour cette raison que la bombe fut perquisitionnée par les forces de l’ordre de Nos Astra, afin d’être envoyée à la Citadelle, et non-pas démontée comme elle aurait dû l’être. L’équipe de recherche des Superviseurs s’occuperait d’analyser l’artifice au retour de la Turienne et ses deux collègues Humains.

Moryn fit un tour des lieux, afin de les inspecter une dernière fois, observa une équipe armée déplacer la bombe et vagabonda encore un peu. Tout était calme. Il y avait des discussions par-ci, par-là, mais aucun brouhaha. Les gens se concertaient, ragotaient, mais tous était inquiets et rassurés à la fois, chose compréhensible, avec ce qu’il venait de se passer. Les riches avaient souvent tendance à penser qu’ils étaient détachés du reste du monde, inaffecté par les problèmes dont souffraient les plus pauvres. Ceux présent au Bal se rendaient à présent compte qu’ils ne valaient pas mieux que d’autres et qu’ils étaient tout aussi vulnérables. Une leçon de vie, en somme.

- Il est temps d’y aller, Lleyton, déclara Moryn à l’intéressé. Nous avons du pain sur la planche, allons chercher Pearson et retournons à la Citadelle…

Il n’était en effet pas exagéré de dire que les Superviseurs n’allaient pas dormir agréablement ces prochains jours. Avec le retour de Machiavel, ils pouvaient s’attendre au pire, car c’était ce qu’il préparait. Son prochain coup allait frapper là où il ferait le plus de dégâts, là il était sûr de répandre le chaos…

FIN DU RP




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[Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - La Réception

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