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 [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête

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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 21 Fév 2015, 08:26

Le Bal Empoisonné


L'enquête



Les manières de la Turienne étaient parfois agaçantes, mais cela dit elle était plutôt efficace, de ce fait, Mikhail ne tirait pas vigueur de sa facon de parler et se foutait royalement de son comportement. Finalement tout le petit groupe allait joyeusement faire un tour en voiture jusqu’à un accès aux égouts. Dans la voiture, Mikhail ne put empêcher un commentaire sur l’incompétence de la sécurité de Nos Astra si le(ou les) ravisseur(s) se planquaient dans les égouts, pratique qu’il eut nommé « moyenâgeuse. » Mais d’un autre côté il n’y avait aucune piste plus probable que celle-ci pour l’instant. Le voyage fut plutôt rapide et silencieux.

À la découverte des lieux une fois la navette posée, et tout particulièrement à la vue de l’entrée des tunnels, il décida de jeter sa veste dans la voiture, au moins il aurait un vêtement propre en sortant de la. Chacun ne semblait peu envieux a passer le cap de la porte, ou du moins, tous se préparaient moralement à marcher dans la merde si je puis dire. Mikhail fixa son pantalon au haut de ses bottes militaires puis prit à sa ceinture une petite lampe tactique qu’il fixa au rail de son arme qui arborait quelques marques d’usure lors de précédentes missions. Il vérifia le bon fonctionnement de la lampe torche puis s’avança satisfait vers l’entrée après la grande madame.

« Moryn ? Je viens d'avoir Aper. Un de ses collègues est sur place. Je pourrais aller la rechercher. Et... enchaina le Superviseur. Je pourrais prendre le quarien avec. Il n'a pas l'air d'avoir la carrure d'un soldat et tu ne pourras pas surveiller Alekseiev et lui tout en explorant les égouts. »

« Nous avons un objectif commun, travaillons ensemble au lieu de se regarder du coin des yeux. Si l’on se jette dans la gueule du loup sans compter l’un sur l’autre, on ne ressortira jamais d’ici. » Avait-il dit d’un air plutôt dégagé a l’idée de ne jamais revenir, ses paroles étaient rudes surtout avec son fort accent mais d’une certaine façon il n’avait pas tort, s’engouffrer dans ce piège a rat sans pouvoir compter les uns sur les autres n’était que suicide. Il profita du fait que la turienne se soit redressée pour répondre à Lleyton pour entreprendre d’ouvrir la porte en faisant par réflexe très attention à ce que celle-ci ne soit pas piégée. Il activa la torche et s’engouffra le premier dans un grognement alors que les odeurs nauséabondes lui envahissaient le nez. Néanmoins il y avait une chose de bien parmi cette merde, il faisait plus frais c’était déjà ça.

Bientôt rejoint par Moryn, Mikhail pianotait sur son omni-tech, un instant plus tard une petite forme géométrique holographique de petite taille apparut au niveau de son épaule. « Détecteur de mouvements, il mémorise également mon passage et le cartographie. Utile dans les labyrinthes comme ça. » Expliqua-t-il à Moryn. Le duo se mit en route dans le tunnel nauséabond, malgré le passage piéton, à chaque pas chacun se forçait à ne pas se demander dans quoi ils avaient tout juste marché. Leurs lampes étaient assez puissantes pour leur éviter le plus gros des problèmes de déplacements même sans avoir à viser le sol, de nombreuses arrivées d’eau usées jonchait les murs a différentes hauteurs. Parfois l’un ou l’autre faisait un bond en avant à l’entente d’un écoulement de peur de se le prendre dans la figure. Certains bruits parfois lointains mettaient leurs réflexes à mal, se mettant chacun en position de tir, avançant doucement Mikhail usant du détecteur de mouvement, pour finalement t découvrir une simple bestiole peu reconnaissable ou tout simplement ne rien trouver sur l’origine de tels bruits.

Pour l’instant, tout n’était que mauvaise odeur et noir total pour une marche bien désagréable.. Pour l’instant.

 






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 23 Fév 2015, 18:12

    Ruelle du meurtre


    Kori laissa errer son regard le long de ruelle froide. Le calme qui y régnait à présent jurait atrocement avec le crime qui y avait été commis quelques jours à peine. Comment pouvaient-ils se balader tranquillement dans la ruelle alors que deux personne y avait vécues un enfer sans nom. Depuis son enfance, Kori avait toujours eu l’impression étrange que les lieux s’imprégnaient des événements qui s’y déroulaient, et ce qui s’était passé ici vibrait dans l’air l’ambiant comme un écho. Une légère bourrasque vint soulever quelques papiers trainant au sol que Kori ne vit plus qu’il ne senti, son éternelle combinaison ne lui offrant pas ce cadeau, néanmoins, un frisson lui parcourut le corps. Le Quarien réalisa soudain qu’il n’avait toujours pas prévenu sa soeur de l’embarras dans lequel il s’était fourré, et, lorsque le superviseur humain lui annonça qu’ils prenaient le chemin vers les égouts, il se dis qu’il valait mieux la mettre au courant de la situation au plus vite ! Alors qu’il suivait l’Humain vers le véhicule qui les conduirait aux égouts, Kori annonça qu’il devait prévenir sa soeur qu’il rentrerait un peu plus tard. Ce à quoi le superviseur ne répondit pas, acquiesçant d’un simple hochement de tête rapide. Kori connecta rapidement son omnitech, trois sonneries retentirent, rien. Naki restait muette aux appels de son frère. Priant pour qu’aucun problème ne lui soit survenu pendant son absence, le Quarien ne put que se résoudre à raccrocher et monter sans dans l’engin qui le mènerait dans une situation plus qu’embarrassante.
    Pourtant, le calvaire des égouts lui fut épargné ! Sans trop en comprendre les raisons, bien qu’elle lui conviennent parfaitement ! Eviter une virée dans un endroit dégoutant et puant lui allait parfaitement ! Ne restait plus qu’à savoir ce que l’Humain avait derrière la tête, malheureusement pour Kori, il semblait peu probable qu’il le laisse tranquille avant un bon bout de temps. Ses angoisses se confirmèrent lorsqu’il entendit le superviseur annoncer dans son omnitech :

    - Aper ? On vient vous chercher. Tenez-vous prête.

    Un étrange pressentiment se dispersait lentement dans les entrailles du Quarien, quelque chose lui disait que la Aper en question était bien la Turienne à qui il pensait...Si elle découvrait, et elle le saurait sans aucun doute, qu’il avait laissé Naki à l’appartement après les événements de la soirée dernière, il lui ferait comprendre sa douleur à sa façon. A présent, alors qu’il n’avait pu la joindre, lui-même se rendait compte de l’erreur qu’il avait commis. Il aurait dû lui demander de l’accompagner, comme ils le faisaient à chaque fois. Ou même rester à l’appartement, tout aurait été plus simple. Et si le tueur était tenté de retrouver Naki ? S’il projetait d’éliminer tous les témoins de son crime pour échapper aux autorités ? Il valait mieux en toucher deux mots au superviseur, ce qu’il fit immédiatement. De toute manière, même si lui ne voulait pas vérifier que sa soeur soit en lieu sûr, il pourrait toujours en parler à Ravilla. Du moins, tout ceci prenait sens s’il s’agissait bien de Ravilla Aper.
    Le suspens fut de courte durée, à peine descendu du véhicule, Kori eut un frisson lorsque la Turienne apparut dans son champs de vision. Droite, le regard concentré, elle assigna un hochement de tête au Quarien, seule salutation auquel il aurait droit et pourtant lourde de sous entendu que Kori ne tarda pas à identifier. Il était étrange de voir le Turienne en service. Kori s’imagine qu’elle devait respecter une éthique qui n’était pas nécessaire lorsqu’elle venait le sauver de ses galères. Et une nouvelle fois, elle se retrouvait présente alors que le Quarien était en fâcheuse position. Finalement, la vie était bien faite ! Enfin, en fonction du point de vue...







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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Jeu 26 Fév 2015, 18:04

L'entrée du réseau d'égouts du quartier se trouvait dans le canal qui traversait cette partie de la mégapole. Il s'agissait d'une large allée bétonnée où s'écoulait en son centre une rivière à l'eau verte de par la pollution qui la souillait. L'accès aux canaux d'eaux usées était un large passage de forme circulaire d'où coulaient les déchets des habitants de Nos Astra, accompagnés par une odeur nauséabonde qui en repousserait plus d'un, mais pas Moryn, bien décidée à mettre la main sur l'assassin des Asaris. Elle voulait percer le mystère des balles utilisées pour les meurtres, c'était son objectif premier, car d'importance capitale. Il était hors de question de laisser le doute planer, pas avec ce qu'impliquait leur présence sur les scènes de crime. Alors ce fut sans une once d'hésitation qu'elle se dirigea vers la sombre entrée, avant d'être arrêtée par Lleyton, qui l'avertit qu'il allait chercher l'Adjudant Aper, qui s'était faite relayée par un collègue. Il désirait également emmener le Quarien avec lui, pour une raison qu'elle ignorait. Mais, ayant confiance en son subordonné, elle ne douta pas qu'il y eût une raison à cette volonté, et donna son accord à l'Humain, qui s'empressa de quitter les lieux pour accomplir sa besogne. La Turienne se retrouva donc seule avec le Colonel de l'Alliance, toujours aussi sec. Cela ne la dérangeait pas ; il était un officier, il avait donc fait ses preuves en temps que combattant, il était donc fiable et tout sauf un amateur. Mais, si l'entreprise de Benam ne la dérangeait pas, c'était le fait de se retrouver à seulement deux dans les égouts qui rebutait quelque peu la Superviseur. En effet, il était plus que commun que des personnes peu fréquentables s'abritent dans les réseaux d'eau usée des mégapoles ; il s'agissait de bonne planque pour, soit dormir - à condition d'être un sans-abri -, soit effectuer des transactions illégales, comme la vente de drogues interdites, même sur Illium. Elle s'attendait donc à éventuellement faire face à des adversaires peu désireux d'avoir des visiteurs. Elle était armée et ils l'étaient peut-être aussi. Elle espérait simplement ne pas avoir à se frotter à ces vermines, car cela ne pouvait que les retarder. Or, le temps leur était compté. Si ses hypothèses étaient correctes, ils avaient affaire à un psychopathe en puissance ayant perdu le contrôle de sa personne et s'étant lancé dans une razzia. Il fallait mettre la main sur lui, avant que d'autres innocents ne périssent.

Ainsi, le groupe se sépara en deux, laissant Lleyton et le suspect Quarien s'en aller chercher la militaire Turienne, et laissant Moryn et son collègue de l'Alliance s'enfoncer en premier dans les égouts. Avec de la chance, les premiers mentionnés auraient vite fait de récupérer Ravilla Aper et retrouver les autres. Mais, dans tous les cas, la Superviseur n'attendrait pas sur eux ; elle était trop proche du but. Mikhail prit la tête et elle le suivit sans un mot, essayant de ne pas faire attention à l'odeur infecte qui remplissait le conduit. Elle avait vite eut fait d'observer l'entrée, là où une des prostituée avait été retrouvée, mais rien d'intéressant n'avait été remarqué. Heureusement, ils eurent vite faite de ne plus marcher dans les eaux souillées, car une passerelle se présenta rapidement, sans doute installée pour permettre des maintenances des lieux. Il fallait vraiment être courageux pour s'occuper des égouts d'une mégapole. Moryn ne pourrait pas le faire, elle était trop propre pour cela. Le seul fait de jeter un œil au petit ruisseau qui coulait sous ses pieds la dégoûtait ; elle n'osait même pas imaginer ce qu'étaient les petits morceaux durs qui passaient. Des excréments ? Autre chose ? Elle ne voulait pas savoir et elle était bien contente de pouvoir s'éviter de traverser les lieux dans les déchets, grâce à la passerelle. Des petits tuyaux dépassaient des murs, d'où s'écoulait parfois une petite coulée visqueuse. Outre l'odeur infecte, on pouvait entendre l'eau s'écraser par terre et s'écouler vers la sortie. Par moment, un bruit plus sourd se faisait remarquer, ajoutant des notes plus sombres à l'abjecte mélodie qui hantait les égouts. Moryn jura entendre à certains moments des murmures, des paroles lointaines et indistinctes, mais il était impossible de dire s'il s'agissait de son imagination, ou si son ouïe ne la trompait effectivement pas. Elle haussa des épaules ; elle avait plus important à faire que de déterminer s'il y avait effectivement d'autres personnes que son collègue d'infortune et elle ; elle savait que des vermines vivaient ici.

Alors qu'il s'enfonçait dans le conduit depuis quelques minutes déjà, le couloir se sépara en deux, obligeant le duo à s'arrêter pour décider quel chemin prendre. Moryn activa son Omni-tech, affichant la carte des réseaux de canalisation de Nos Astra. Il n'était pas question de prendre une direction au hasard et espérer tomber sur quelque chose d'intéressant. Non, il fallait atteindre le centre de gravité des localisations des meurtres. C'était le lieu où il était le plus probable de trouver des indices sur l'assassin. En effet, si toutes les victimes avaient été abandonnées à une sortie d'égout, c'est que ces derniers avaient un lien avec l'affaire. Et puis, quoi de mieux qu'un réseau d'eau usée pour se cacher ? Personne ne s'y enfonçait aussi profondément. Et pour trouver ce point, il lui fallait étudier attentivement l'hologramme et choisir une destination. De plus, cela permettrait au deuxième groupe de les rattraper plus rapidement. La Turienne se mit donc à étudier attentivement les lignes rouges qui s'affichaient devant elle, des points bleus indiquant l'emplacement des victimes. Elle remarqua alors une sorte de salle, située de manière très approximative à une distance égale des lieux où avaient été retrouvés les cadavres. Il s'agissait probablement de l'une de ces chambres où se rejoignaient différents canaux. Elles étaient généralement assez larges et profondes, en cas d'inondations, dans le but d'éviter les débordements. Moryn claqua des mandibules, d'un air satisfait et se retourna vers Mikhail.

- Nous allons à gauche, déclara-t-elle.

Soudain, la voix d'un Vortcha s'éleva, mais la Superviseur ne put comprendre ce qu'il dît. Mais, n'attendant pas un membre de cette espèce, elle dégaina son arme. Peut-être était-ce une fausse alerte, mais, dans le doute, elle préféra s'armer, en cas d'attaque, chose qui ne l'étonnerait pas avec l'un de ces parasites. Elle n'était même pas surprise d'en entendre un dans un lieu pareil.

- Les autres ont intérêt à bientôt arriver... grommela-t-elle.


Ordre de passage : Mikhail Alekseiv - Lleyton Benam - Ravilla Aper - Kori'Penyo nar Tarek - MJ



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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Sam 28 Fév 2015, 13:35

Le Bal Empoisonné


L'enquête



Les turiens sont des créatures pour le moins intéressantes, de vrais guerriers pour la plupart, leur culture militariste et disciplinée lui semblait très similaire à la Spetsnaz. C’est quelque chose qu’il appréciait chez eux, en général un ou une turienne de haut rang était digne de confiance et surtout il était certain qu’ils n’étaient pas arrivés à un tel grade sans les résultats adéquats. C’est ça qu’il aimait le plus. Il s’était déjà battu aux côtés de turiens lors de la guerre et leur entrainement comme leur forme physique était plus qu’exemplaire.

Nous allons à gauche. Annonça Moryn. Mikhail hocha la tête. Son système de reconnaissance militaire retiendra de toute façon le chemin emprunté et il pourrait l’envoyer aux autres en temps voulu. Ils approchèrent de l’intersection lorsqu’une voix de Vorcha s’éleva plus loin, à gauche justement, incompréhensible. Mais la présence de Vorcha n’annonçait jamais rien de bon et rien de bien pacifique.

Les autres ont intérêt à bientôt arriver... grommela-t-elle.
Approchons doucement, le détecteur de mouvement nous aidera à ne pas nous faire repérer. Murmura-t-il. Dans le pire des cas.. Rien de ce qui traine ici-bas ne sera une grande perte pour la galaxie. Il éteignit sa lampe, rangea son arme et prit son couteau de combat à sa botte. Je recommande une approche sans arme à feu, ces tunnels résonnent. Nous pouvons aussi les neutraliser et les questionner.
Si cela ne tenait qu’à lui il se serait débarrassé des gêneurs sans scrupules et aurait continué son chemin, mais ici il y avait un Superviseur du SSC. Il ne pouvait pas se permettre d’être trop pragmatique. Elle contacta son camarade pour savoir où il en était alors que Mikh transmettait leur position et trajet enregistré par son détecteur. Il envoya ensuite son losange en avant dans le couloir, en éclaireur. Quelques secondes plus tard, son radar affichait deux points, il passa alors en mode camera. Deux vorcha effectivement, faiblement armés et loin de se méfier de quoi que ce soit. Un casse-croute en somme.

Optons pour l’interrogatoire, histoire de.
Mikh remua les épaules puis rangea le couteau, ses mains suffiront amplement avec un petit effet surprise. Il approcha lentement, faisant signe à Moryn de rester dans l’ombre pour le moment. La passerelle ne lui permettait pas une approche furtive alors il prit alors une posture bossue en avançant d’un pas claudiquant. Les deux compères le remarquèrent plus ou moins et attendirent de le voir plus correctement grâce à leurs lampes.

Rahh.. Une dose... Me faut une dose..
Vous la ! qu’essqu’vous foutez la !?
Une dose.. Juste une dose !
Tu veux des drogues ?! Hein ! des drogue ?!
Ouais.. Il avança doucement de plus en plus.
Nous avons pas des drogues nous ! Dégage ! Il lui collât son flingue sur le front.
Trop tard il était assez prêt, sa ruse mesquine avait été fructueuse ils étaient finit, la stupidité des vorcha était telle qu’il était sûr qu’ils feraient ce genre de connerie, poser une arme de poing sur le visage de quelqu’un non attaché est la plus stupide chose à faire. Mikh attrapa soudainement le canon d’une main et le retourna en sens inverse, coinçant le doigt dans le protège détente de l’arme, il y eut un craquement, le doigt avait cassé, de son autre main il avait bloqué la bouche de celui-ci pour étouffer le cri et envoyé un coup de pied entre les jambes du second qui en perdit son arme dans le courant d’eau dégueulasse, 3 secondes. Une pression sèche à l’arrière du genou de celui à sa merci ainsi que dans le cou le mit gentiment à terre tout en récupérant l’arme, il posa le pied sur sa gorge pendant que l’autre, a genoux, se tenait l’entre jambe la voix coupée par la douleur son cri n’avait été qu’un sifflement aigu. Mikhail vérifia que l’arme était chargée puis il la pointa tranquillement vers eux en la gardant proche de sa hanche.

Il y a un assassin d’asari ici, que nous recherchons.. Et je vais faire en sorte que vous nous donniez de vraies informations. Mikhail, l’air maintenant menaçant sans compter que son accent n’arrangeait pas son air, marqua une pause. Vous pouvez tout nous dire, ou choisir la manière forte.. Il attendit un petit instant puis relâcha légèrement le pied de la gorge pour le laisser parler. J’écoute.
Mikhail n’était pas d’humeur à perdre du temps, l’interrogatoire devait être bref et efficace.


 






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 02 Mar 2015, 19:44

    Près du club

    Le Superviseur et son nouvel ami le quarien n'avaient pas des masses chômé et s'étaient de suite rendus au club, comme cela avait été préalablement indiqué à la turienne. Mais à la grande surprise de l'humain, cette dernière les attendait directement à la sortie de la navette. Et c'était fâcheux, puisque l'enquêteur aurait aimé jeter un coup d'œil au dit-club. Mais tant pis... L'adjudant s'en chargerait pour lui, sur le chemin. Quoiqu'il en soit, il n'avait pas plus de temps à perdre avec tout ça et comme on venait de lui sortir, il ferait mieux de rejoindre assez vite sa collègue. Qui est, en réalité, sa supérieure et qui n'a actuellement aucun renfort. Mise à part le soldat de l'Alliance qui s'était improvisé en tant qu'allié. Moryn était une combattante de talent qui pourrait s'en sortir sauf que rien ne précise ce qui pourrait l'attendre. De facto, Lleyton fit taire sa curiosité et décida de se hâter. « Bien. Je vais briefer votre ami, Aper. Restez ici. » Ayant constaté les légers regards de la représentante de la Hiérarchie en direction du casqué, il s'était naturellement dit qu'il fallait leur laisser un peu d'espace.

    Il les laissa donc sur place en compagnie de Caryssa et emmener le dénomme Trekus quelques mètres plus loin. Il n'avait pas oublié que les témoignages semblaient se superposer sans vraisemblablement en comprendre les ampleurs... Mais ce sont les civils qui priment, quand bien même ils puissent être suspects. « Soldat, contactez la police et dites leur d'envoyer une navette pour reconduire mademoiselle Feloris en sécurité. C'est un témoin clé donc il doit être protégé. » Machinalement, le turien acquiesça. « Retournez au club en attendant. » termina t-il, en activant son omni-tech pour donner une accréditation temporaire au coéquipier d'Aper. Il en aurait peut-être besoin, avec la rigidité des autorités locales vis-à-vis des étrangers. Et dès que l'ordre fut donné et clairement compris, Trekus partit en direction de l'asari afin de la reconduire à l'intérieur, là où il y aurait supposément moins de danger.

    Il ne restait donc plus qu'à repartir aux égouts. Ça ne donnait pas plus envie que ça : parcourir l'eau croupie, les immondices et s'occuper des quelques malfrats qui pourraient officier dans le coin... D'un autre côté, Lleyton relativisait. Il avait connu pire enfer. Cela dit, pour ses deux hôtes opportuns, cela différerait peut-être. Soupirant, on s'approchait d'eux avec la vaillance et l'entrain. « Allez. En navette ! » fit-il sur un ton faussement enjoué.


    ***

    Dans les égouts

    Dans sa course effrénée pour rejoindre Moryn, l'humain s'offrit le luxe d'établir un nota bene personnel : engager un chauffeur pour faire la route. Quatre fois qu'il devait conduire d'un endroit à un autre. Et Dieu seul savait qu'il haïssait prendre le contrôle d'un véhicule suite aux tragiques évènements qui s'étaient déroulés sur Rannoch. Mais la mission le voulait, alors...

    Dans un calme plat rompu par un souffle pertinent, on posa l'engin et ouvrit les portières, faisant sortir l'adjudant et celui pour qui elle s'était porté garante. Lleyton pensait toujours que ce n'était pas l'idée du siècle de l'emmener sur un lieu potentiellement hostile mais il fallait garder un œil dessus. Et à ce niveau là, il était tiraillé depuis le début de cette ennuyeuse aventure. Entre les incohérences, un suspect passablement violent et aléatoire dans ses actions, des scènes caractéristiques d'un mauvais polar... Et l'arrivée d'un nombre impressionnant d'étrangers dans le lot... C'est que ça commençait à faire beaucoup.

    En revanche, il avait l'occasion de voir le verre à moitié plein. A défaut de devoir se trimballer un quarien inexpérimenté, il avait une militaire avec lui. Or, s'il arrivait quelque chose à Kori, on ne pourrait que le reprocher à l'agent en fonction. Le plan serait alors très simple dans l'exploration qui allait suivre. Premièrement, l'agent devrait rester aux côtés du civil. Deuxièmement, l'objectif est de rejoindre le Premier Superviseur et le Colonel Alekseiv. Et si l'on suivait cela à la lettre et que le groupe demeurait prudent dans son intrusion, il n'y avait pas de raison que ça se passe mal. Excepté dans le cas où, par hasard, des ennemis se trouveraient sur leur route.

    Une fois entrés dans les égouts puants, Lleyton donna ses instructions. « Aper, passez devant. On vous suivra. » dit-il, conscient qu'il n'avait plus qu'à faire confiance aux compétences de la turienne. Il en profita aussi pour contacter sa supérieure. « Moryn ? On vous rejoint aussi vite que possible ! » Il ignorait cependant si le message passerait... Et il valait mieux ne pas qu'il se perde. Tout comme eux.









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mar 03 Mar 2015, 18:04

    Rue passante



    Les choses se déroulaient bien, pour ne pas dire extrêmement bien compte tenu de leur situation. Le Superviseur Benam avait acquiescé à sa proposition, malgré un air un peu chafouin, avant d'aller briefer le soldat Trekus et Caryssa. Ce qui fit qu'Aper et Kori se retrouvèrent tous les deux seuls. Bien. Le moment idéal pour discuter un brin avant d'aller joyeusement patauger dans la fange immonde des égouts. Pour un peu, la turienne aurait jalousement envié les filtres à air du Quarien. Voir même son casque, tout simplement.
    Quoiqu'il en soit, nos compères étaient donc suffisamment isolés du membre du SSC pour pouvoir discuter un peu. En tout cas, c'était ce que notre militaire avait à coeur. Il fallait dire que le quarien s'était une nouvelle fois mis dans un pétrin pas croyable et que c'était encore une fois notre damoiselle qui venait découvrir le petit en détresse. Non pas que ça la gênait plus que ça. C'était après tout son métier. Ce qui était bien plus dérangeant en revanche, c'était la proportion des plus inquiétantes qu'avait le jeunot à plonger dans un piège dès lors qu'on plantait un panneau "bonbons dextro stérilisés gratuits" à son entrée.
    Secouant la tête, ses mains sur ses hanches et les hanches quelques peu déhanchées justement, elle soupira, ne regardant pas directement l'intéressé de son sermon. Pas tout de suite.

    - Kori, Kori, Kori...

    Si l'homme avait cru qu'elle rajouterait "Que vais-je bien pouvoir faire de toi", il était dans son droit le plus pur. A vrai dire, le ton de sa voix avait même laissé penser qu'elle rajouterait une telle chose. Mais il ne fallait pas oublier une chose. Le Quarien était adulte. En tout cas, il avait atteint l'âge légal dans laquelle on considérait les membres de son espèce comme étant suffisamment âgés pour pouvoir assumer la totalité de la responsabilité de leurs actes. Bien évidemment, aux yeux de son peuple et de la Flotte, il restait un jeunot, ainsi que sa soeur Naki. Leur pèlerinage avait justement pour but de les faire reconnaître comme étant entrés dans l'âge heureux où l'on pouvait payer ses impôts, voter et ronchonner contre le prix de l'essence. C'est d'ailleurs bien grâce à leur vingtaine de printemps qu'elle ne les couvait pas trop. Ca et le fait qu'envers et contre tout, elle tentait de ne pas trop s'attacher à eux. Inutile de souligner que, comme bien d'autres de ses propres règles, celle-ci tendait à s'effriter avec le temps.
    Quoiqu'il en soit, elle ne le disputerait pas comme le ferait une mère avec son petit. Ce n'était pas là son rôle. Mais on ne pouvait pas nier le fait qu'elle s'inquiéter pour eux. Justement parce qu'elle les appréciait assez pour ne pas vouloir les voir blessés ou, pire, tués au cours d'un conflit. Hélas pour elle, le frère ne semblait pas être d'une oreille aussi attentive que sa soeur et continuait, avec un acharnement borné, à se mettre dans des situations qui, sans sa chance qui mériterait de devenir légendaire, aurait pu leur coûter la vie plusieurs fois, à au moins l'un d'entre eux. Dommage pour lui, Aper était bien décidée à mettre les choses au clair. Croisant les bras, claquant doucement mais sèchement des mandibules, elle chercha son regard - ou du moins l'endroit où la baie de son casque laissait apercevoir une lueur que tout le monde s'accordait à dire être les yeux des Quariens - jusqu'à ce qu'elle le croise.

    - Vous vous êtes encore retrouvé dans un pétrin incroyable. Et Naki n'est pas là. Ai-je à supposer qu'elle puisse être en danger?

    Cela ne semblait pas vraiment être le cas, apparemment, aussi enchaîna-t-elle.

    - J'espère pour vous qu'elle est à l'abri. Réellement. Il s'agit de votre soeur, Kori. Vous n'êtes pas sans savoir qu'être témoin d'un meurtre et avoir été aperçu par le tueur peut se révéler très létal , lança-t-elle, appuyant fortement sur le dernier mot.
    Kori... Vous rendez-vous compte du nombre de fois où je vous ai sauvé la vie? Où vous avez failli perdre la vôtre, ou celle de Naki?

    Un nouveau soupire alors qu'elle secoua la tête. Un regard rapide l'informa que Benam continuait son briefing mais qu'il n'allait sans doute pas tarder à le terminer, aussi se hâta-t-elle un peu plus.

    - Ecoutez-moi. Je vous le demande parce que je vous apprécie, tous les deux. Essayez de faire plus attention à vous. Et montrez-vous plus méfiant. Un jour, vous risquerez réellement de mourir. Et je ne serais sans doute pas là pour vous aider. Ou je ne serais pas assez forte, rapide, ce que vous voulez pour.
    D'accord?


    Le Superviseur commençait à revenir. Mais elle n'en avait pas tout à fait terminé. Elle continua à parler d'une voix douce, presque fataliste.

    - Je suis en mission. Je ne pourrais pas assurer vos arrières comme à l'habitude; si je dois choisir entre la réussite de mon ordre ou votre vie, en devant sacrifier l'un, j'ai bien peur que le choix soit rapidement fait. S'il vous plaît, ne faites rien d'inconsidéré.

    - Allez. En navette !

    - Bien Monsieur!

    Le ton, plus autoritaire et rompu aux ordres et aux missions avait repris sa place, balayant l'air soucieux que la franc-tireuse avait pu afficher comme s'il n'avait jamais existé. Elle laissa là Kori sans qu'il puisse dire un mot, espérant que ce changement brusque avait été suffisant pour qu'il comprenne qu'elle n'était pas la même en permission qu'en mission.
    Puis, ce fut partie pour la navette et - oh joie - les égouts...



    Les égouts




    Note à elle-même: proposer de conduire la prochaine fois. Dire que Lleyton n'avait pas été des plus ravis de prendre le volant aurait été un euphémisme. Il avait été si crispé aux yeux de la turienne qu'elle s'était même demandé s'il n'allait pas à un moment arracher le volant du tableau de bord. Puis l'embarquer avec lui en voulant descendre du véhicule. Mais il n'en avait été rien, aussi avait-elle fini par lâcher l'affaire et se contenter d'observer le paysage en silence. Après un petit moment, ils avaient atterrit et étaient sortis de la navette pour se diriger vers le lieu de rendez-vous. Et là... Là, elle était effectivement en train de retenir un haut de coeur alors que la puanteur nauséabonde des égouts régnait autour d'eux. Le plus étonnant était bien qu'elle réussissait à ne pas afficher un air dégoûté. Elle avait connu pire, voir même bien pire. Des odeurs de chaires brûlées, de sang pourri ou d'autres odeurs tout aussi "alléchantes". Mais, malgré les expériences olfactives bien plus affreuses qu'elle avait pu connaître, une telle situation lui soulevait toujours le coeur. Il y avait de quoi.

    - Aper, passez devant. On vous suivra.

    Oh. Oui, bien sûr. Avec plaisir. Se plonger coeur et âme, sans même savoir où aller, dans un endroit pestilentiel et obscur, c'était vraiment son rêve. Et elle ouvrirait même la marche! C'était Adahunum avant l'heure. Un jour, se dit la militaire, un jour, elle s'autoriserait à faire la fine bouche. A prendre un air peu intéressé et à souffler "Bof ouais mais non, pas tentée vous voyez" pour un ordre ou une mission.

    ...

    Ahah, elle n'y avait pas cru elle-même. Mais elle pourrait ressortir cette plaisanterie à l'occasion. Peut-être avec l'intitulé "Que fait un humain quand il reçoit un ordre qui ne le tente pas plus que ça?". A voir.
    En attendant, l'intéressée hocha la tête, l'air grave, et s'avança de quelques pas. Elle allait presque jouer les éclaireuses. Heureusement pour elle que tous les omnitechs militaire de cette époque étaient munis de radar à courte portée. Largement suffisant pour tenter de savoir s'ils se rapprochaient ou non de la Superviseur Moryn et, d'après ce qu'elle avait compris, d'un soldat de l'Alliance. Cependant, puisqu'elle était en tête, c'était à eux de suivre leur directive.
    Réglant la lumière de sa lampe portative, celle qui était accrochée à son armure, elle les énonça:

    - Kori, deux pas derrière moi. Et quand je dis derrière, c'est derrière, pas un demi-centimètre à côté.
    Superviseur Benam, je vous demanderais de bien vous trouver à un pas derrière le témoin. Vous couvrirez nos arrières. Si vous avez des lampes, je vous conseillerais de les mettre en mode diffus afin que nous puissions avancer dans la pénombre et non pas dans une lumière pleine.


    Elle ne précisa même pas la logique d'une telle précision. La lumière diffuse leur permettait de voir sans être trop vu de loin, au contraire de la vive. Et elle était suffisante pour qu’ils puissent avancer malgré la semi obscurité, pour peu que leurs yeux s'habituent à la lumière. La turienne caressa un instant l'idée de s'offrir un viseur avec une option vision thermique. Ou même nocturne. Plus pratique. Mais bon, ces petites bêtes étaient un peu cher... Tant pis. Après quoi, elle ouvrit la marche.

    Ils durent se frayer un court instant un chemin dans les eaux sales avant de pouvoir rejoindre une passerelle de métal. Le genre de plateforme utile pour ceux qui travaillait à l'entretien des égouts. A choisir entre tuer des gens, patauger dans la boue et les entrailles ou devoir gérer un centre de traitement des eaux usagées, Ravilla n'aurait pas hésité un seul instant. La première option était de loin la meilleure à ses yeux. Sans doute qu'elle ne voyait pas ce qu'il y avait de fort passionnant à récurer les parois de l'endroit avec une concentration presque religieuse. Si tant est qu'ils faisaient ça. Bref. Pas le souci actuel.
    Ils avancèrent donc, elle en tête. Marchant avec une posture basse, la femme s'avançait sans faire de bruit, appliquant sans même s'en rendre compte désormais les compétences en discrétion qu'elle avait acquis depuis longtemps désormais. Un bon sniper était celui qui pouvait se déplacer d'un point à l'autre sans se faire voir et sans même qu'on puisse soupçonner ne serait-ce que son existence. L'écho lointain d'eau ou de gouttes retentissait de temps à autre, comme dans un mauvais film à l'ambiance sonore plus que douteuse. Mais la plupart du temps, c'était le silence qui régnait, interrompu par les bruits, légers mais pourtant assourdissants dans le silence, de pas de ses compères. Ils continuèrent ainsi, guidés par la militaire, elle-même suivant son radar et tentant d'imaginer la logique de sa comparse, jusqu'à ce que plusieurs points apparaissent sur son écran. Au moins quatre, sur la gauche. Quatre, c'était beaucoup. Le double de deux, évidemment. Alors soit ce n'était absolument pas les bonnes personnes, soit ils avaient des emmerdes. Si on tendait bien l'oreille, on pouvait entendre des bruits de voix.
    Notre adjudante s'arrêta, intimant d'un geste aux deux autres de faire de même. Puis, sans prononcer un mot, elle désigna l'endroit suspect de la main. Après quoi elle diminua encore sa lampe, jusqu'à ce qu'il soit difficile de ne serait-ce qu'apercevoir les contours de ce qui l'entourait, puis se dirigea jusqu'à l'entrée du tunnel où, à proximité de celui-ci, elle finit par éteindre totalement sa source de lumière. Car une autre se voyait à cet endroit, bien que faible, et laissait se dessiner quelques silhouettes. Avec milles précautions, Aper attrapa son Mantis, tâchant de ne pas faire le moindre bruit, puis, grâce à la lunette de celui-ci, tenta d'avoir une meilleure vue sur la scène. Pour parler de grabuge, c'était le cas. Une silhouette inconnu tenait une autre en joue alors que, un peu plus loin, la forme d'une turienne semblait se dessiner. Pas de tout, il devait s'agir des deux joyeux compagnons que le trio recherchait. Cependant, de par sa nature méfiante, la franc-tireuse attendit un petit peu, juste le temps que sa cible tourne la tête, lui permettant de l'identifier comme étant bel et bien Moryn. C'était déjà ça.

    Notre éclaireuse se tourna donc vers l'endroit où elle avait laissé les deux mâles se tourner les pouces et leur fit signe avec sa lampe que la voie était libre. Après quoi, attendant juste assez pour qu'ils soient sur ses talons, elle entra dans le corridor, se faisant entendre de façon à ne pas surprendre leurs deux alliés.
    Ne préférant pas les appeler par leur nom histoire, la turienne préféra croiser les bras, regardant la scène qui se déroulait devant elle et qu'elle laissait se dérouler. En attendant, elle venait de se souvenir de quelque chose. Elle attendit que Benam se trouve à côté d'elle pour commencer à parler à voix basse, ne voulant pas interrompre l'interrogatoire.

    - Vous m'avez demandé de trouver des informations au bar. Les meurtres restent rares en ville, notamment parce que la mafia locale voit d'un mauvais oeil qu'on agresse des gens à proximité de leurs revenus. Ce qui laisse entendre que soit votre tueur est suicidaire, soit il est pour le compte de quelqu'un d'assez puissant pour ne pas se soucier de ce genre de détails.

    Est-ce qu'il y avait autre chose d'intéressant qu'avait pu lui laisser entendre la Quarienne déjà...?








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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Jeu 05 Mar 2015, 23:40

    Les égouts


    Les égouts...Rien qu’à y penser, Kori parvenait à en sentir l’odeur putride qui devait probablement en sortir. Voila qu’il était à nouveau dans ce véhicule, à se faire traîner à droite à gauche sans vraiment lui dire ce qu’on attendait de lui. Attendait-ils réellement quelque chose d’ailleurs ? Ou souhaitaient-ils seulement le garder à l’oeil ? A ce propos, qu’est-ce qui prouvait qu’il n’était pas considéré comme suspect dans cette affaire ? Non, le Quarien n’avait beau avoir participé qu’à très peu de mission de ce genre, aucune en réalité, mais les gens autour de lui ne paraissaient pas du tout le traiter comme un meurtrier potentiel.
    Et puis il y avait Ravilla. Le sermon qu’il lui avait fait près du bar résonnait encore dans ses pensées. Il était vrai que le Quarien bénéficiait d’une aptitude à se mettre dans l’embarras disons...Exceptionnelle. Et la Turienne lui avait bien fait comprendre qu’elle ne serait pas toujours là pour s’occuper de lui. Il appréciait beaucoup Ravilla et ce qu’elle faisait pour sa soeur et lui. Pour sa soeur surtout, savoir que quelqu’un protégeait Naki le rassurait. Comme la Turienne le lui avait dis, tous les ennuis qu’il s’attirait mettait la vie de Naki en péril, il le savait. Plusieurs fois même avait-il tenté d’écarter sa jumelle des méfaits de sa curiosité maladive. Elle refusait à chaque fois, prétextant qu’il risquerait de se faire tuer à la moindre occasion si elle n’était pas là pour calmer ses ardeurs. Encore une pour le protéger. Parfois, Kori se sentait minable d’avoir besoin de tant de personne pour le protéger, tant de personnes essayant de l’empêcher d’agir trop dangereusement. Lui qui avait juste besoin de se sentir vivant. Qu’est-ce qui était mieux ? A entendre Ravilla et sa soeur, se terrer dans un appartement minable et faire la plonge dans un boui-boui morbide semblait être l’apothéose d’une vie remplie ! Il soupira. Elle avait sûrement raison. Mais voila, il s’ennuyait à mourir de cette vie là, de ce train train ou rien n’arrivait, ou rien ne le faisait palpiter, ou rien ne lui faisait prendre conscience qu’il existait, qu’il était vivant. Un jour, alors qu’il s’était blessé en crapahutant dans les montagnes de Rannoch, il se plaignait sans cesse que sa blessure le faisait constamment souffrir. Sa père lui avait alors dis :

    "C’est bien de souffrir mon petit, ça prouve que tu es vivant.“

    Au fil de son existence, cette phrase avait pris plus de sens qu’il ne l’aurait cru. Bien sûr, il ne se considérait pas comme quelqu’un de masochiste ou autre mais il se savait incapable de vivoter comme monsieur tout le monde, il ressentait se besoin viscéral de sensation forte. La vie n’obtenait de l’importance que lorsqu’on se rendait compte qu’on pouvait la perdre à toute instant. Elle n’était plus rien si elle ne risquait rien.
    Kori remuait tout ça dans ses méninges en regardant défiler le paysage. Ca le reprenait, il avait toujours été de nature susceptible, comme si personne ne cherchait à comprendre son état d’esprit et ce qui l’énervait plus que tout, était de se rendre compte qu’il avait sûrement tort. Il retenta un appel vers sa soeur qui lui répondit enfin. Rapidement, il lui énonça la situation. Pas de remontrances de sa part, elle se contenta d’un soupir de soulagement quand il lui informa que Ravilla était avec lui. Lui arrachant la promesse qu’il ferait attention à lui, Kori lui répéta de n’ouvrir à personne et de rester cloîtrer dans la chambre, ce à quoi elle répondit que si lui avait le droit de se balader dans les égouts en compagnie de militaire, elle pourrait se balader dans les boutiques si ça lui chantait ! Finalement, il commençait à entrevoir l’inquiétude que pouvait ressentir sa soeur quand elle le voyait partir. Ils raccrochèrent alors que la voiture se stoppait à l’entrée des égouts. Kori descendit avec les soldat tout en écoutant leurs ordres. Intérieurement, il était tout excité par cette virée dans les égouts. Une fois à l’intérieur, Kori se rendit vite compte qu’une armure intégrale pouvait se révéler bénéfique dans certaines situations.
    Ils s’enfonçaient toujours plus dans le dédale sombre et humide, Ravilla en tête, le superviseur Benam derrière lui, tous deux armés. Lui, n’avait plus rien, pas d’arme, pas même une brindille pour se défendre en cas d’attaque, il lui restait bien son omnitech et son drone, bien qu’il ne soit pas de première qualité et Kori craignait de mettre plus de pagaille qu’autre chose s’il s’en servait. Il jeta un coup d’oeil en avant, prenant bien garde à ne pas déporter d’un millimètre, s’il avait tendance à être inconscient quand il s’agissait de sa propre vie seul, il préférait ne pas mettre en danger celle des autres.
    La route était longue, ponctuée de bruits douteux et inquiétant, ce qui perturbait le plus le Quarien était qu’il ne savait absolument pas pourquoi les militaire le traînait ici...Il finirait bien par le savoir tôt ou tard. Il ne lui restait plus qu’à attendre.
    Lorsqu’arrive le moment où ils rejoignirent la superviseur Turienne et l’Humain qui malmenaient un Vortcha dans le but d’obtenir des informations, Kori se dit qu’il n’allait peut être pas attendre si longtemps que ça avant de comprendre la raison de leur présence en ces lieux plutôt glauques.









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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Dim 08 Mar 2015, 15:40

Le bruit qu'avait fait le Vortcha n'avait pas rebuté Mikhail, ce qui satisfit Moryn, qui fut heureuse de voir que son compagnon d'infortune n'avait pas froid aux yeux. Son look déjà le laissait entendre, mais elle avait appris à ne pas se fier aux apparences et ne croire que ce qu'elle voyait, sans jamais se laisser aller aux préjugés. Ici, l'Humain était fort et motivé, prêt à percer le mystère du meurtre de son ami à jour une bonne fois pour toute, tout comme elle était prête à lever le voile d'interrogation sur les mystérieuses balles retrouvées sur les scènes de crime. Pour cela, il avait suivi la directive de la Turienne et s'était engagé dans la voie de gauche, d'où provenaient les étranges voix, qui n'auguraient rien de bon si les deux partenaires ne faisaient pas gare à ce qu'ils faisaient. Heureusement, le Colonel de l'Alliance se montra ingénieux et même créatif, courbant son dos pour se donner un air fatigué et décharné, s'avançant en direction de deux Vortchas, qui étaient à présent visibles, et plus seulement audibles. Il avait recommandé à la Superviseur de tenter une approche non-létale et sans arme, afin de rester un maximum discret. Moryn ne pouvait qu'agréer au plan de Mikhail, partageant les mêmes idées. Il était efficace, c'était certain, et était doté de bon sens.

Elle le laissa donc prendre les devants et prendre de la distance, prête cependant à le rejoindre si l'entreprise s'envenimait. Il était hors de question de le laisser prendre des risques inutiles. Mais les deux Vortcha ne semblaient pas représenter un danger quelconque. Mais, dans le doute, elle se prépara à tout. Si elle le laissait s'approcher seul, c'était uniquement pour que les deux énergumènes ne remarquent pas ses insignes de Superviseur. Il était nécessaire de mettre toutes leurs chances de leur côté afin d'obtenir un maximum d'informations. En effet, ces deux vermines connaissaient très probablement bien les égouts et étaient susceptibles de savoir quelques connaissances utiles à propos des meurtres. Avec une certaine efficacité, Mikhail adressa la parole à ces deux cibles, d'une voix faible et tremblotante, leur suppliant de lui donner des drogues, comme un mendiant demande la charité. C'est sans surprise que les Vortchas se montrèrent provoqués par une telle supplication et lui répondirent avec véhémence d'aller voir ailleurs et de ne pas les ennuyer. Mais l'Humain insista, s'approchant toujours plus, jusqu'à être à une longueur de bras d'eux. L'une des vermines brandit une arme de poing et Moryn se crispa, sans pour autant bouger ; elle risquerait de compromettre son partenaire et lui risquer la mort. Elle se décontracta lorsqu'elle pu observer l'officier mettre à terre les deux voyous avec rapidité et efficacité. Elle s'approcha, sortant de l'ombre, alors que Mikhail entamait un interrogatoire, proposant la manière douce, ou la manière forte, à ses interlocuteurs.

- Doucement, Mikhail, nous ne voulons pas alerter tous ce qui vit dans ces égouts ! déclara-t-elle une fois à côté de l'Humain.
- Oui ! Pas utile faire mal ! répondit le Vortcha que le Colonel tenait, effrayé.
- Taisez-vous et répondez à la question, coupa la Turienne, d'un ton sec.
- Oui, oui ! Pas savoir pour assassin, mais savoir Galarien se cache dans égouts ! clama le parasite, en levant le bras pour désigner une direction, qui était celle que suivaient les deux partenaires.

Moryn claqua des mandibules. Ainsi, il y avait bien quelque chose - ou quelqu'un, en tout cas - qui se cachait dans la chambre qu'elle avait repéré plus tôt. Son rythme cardiaque augmenta, l'excitation la gagnant ; elle touchait au but et les réponses étaient à portée de main ! C'est en tout cas ce qu'elle espérait. Mais elle était convainque qu'elle ne se trompait, son instinct ne la trompait que rarement. Or, elle sentait au fond d'elle qu'elle ne se trompait pas. Elle avait depuis le début suivit la bonne voie et était rassurée de ne pas avoir dû explorer plusieurs autres pistes avant de trouver la bonne. D'autres Asari auraient sans doute péri, ou peut-être pire. Le temps était très souvent compté dans ce genre de situation et elle n'aimait pas perdre une seule seconde. Elle et Lleyton avaient eu de la chance, il ne manquait plus que conclure l'enquête et obtenir les réponses escomptées. C'est à dire la raison des mystérieuses balles, pour les Superviseurs, et l'identité de l'assassin, pour Mikhail. Au final, tout le monde allait être bien servi.

- Relâchez ces Vortchas, Mikhail, nous avons une enquête à conclure, déclara la Turienne. Ils nous en ont assez dit.

Du coin de l'œil, elle remarqua que quelqu'un se tenait au coin du couloir, là où ils s'étaient tenus un peu plus tôt. Si pendant une seconde elle craignit qu'il s'agît d'ennuis, elle se rassurant en remarquant qu'il ne s'agissait que de Ravilla Aper. Le reste du groupe les avait rattrapés. D'un geste, elle indiqua aux autres de les rejoindre, pendant que les Vortchas prirent leurs jambes à leur cou, s'éloignant le plus possible de ces inconnus qui les avaient maltraités.


***


Il fallut environ dix minutes au groupe pour rejoindre la chambre où Moryn pensait que l'assassin se cachait. La chambre en question était grande et six canaux y entraient, dont celui dans lequel les enquêteurs se tenaient. D'une hauteur d'environ dix mètres, le fond était rempli d'une eau nauséabonde. Les tunnels se trouvaient aux deux tiers de la hauteur de la pièce. La passerelle sur laquelle le groupe se tenait s'avançait au dessus du vide jusqu'à une large plateforme placée au centre de la chambre, rejointe par cinq autres passerelles qui s'enfonçaient dans les autres canaux. La Turienne fut stupéfaite de constater qu'un laboratoire de fortune avait été installé dans la chambre. Il ne s'agissait pas juste de l'antre du tueur, là où il assouvissait ses désirs les plus sombres, mais d'un réel lieu de recherches, avec de multiples terminaux holographiques, quatre lits couverts de sang, un bureau couvert de paperasse et d'autres objets scientifiques qu'elle ne pourrait identifier. Il n'y avait personne d'autres qu'eux ici, l'assassin n'était pas présent, et cela n'augurait rien de bon.

La Superviseur s'approcha, s'engageant sur la plateforme suspendue, observant ce qui l'entourait. Le sang qui couvrait les lits - qui étaient de type médical - était violet, et donc de nature Asari. Ils ne faisaient pas erreur, c'était bien là que les prostituées avaient été assassinée. Mais il y avait plus que les simples désirs meurtriers d'un psychopathe, il était évident qu'il y avait plus que juste ça, mais qu'il y avait bien une raison derrière les assassinats, un plan qui restait encore inconnus à la Turienne. Cela n'augurait rien de bon ; les victimes avaient été des cobayes. Mais à quelles fins ? Il fallait impérativement le savoir. Elle se dirigea donc vers le bureau qu'elle avait repéré plus tôt, laissant les autres explorer les lieux comme ils le désiraient, et mis la main sur un datapad encore ouvert sur un message.

    " Vos débordements ne peuvent être tolérés par mes associés et moi-même. Considérez notre collaboration comme terminée. Ne tentez pas de nous recontacter, vous n'aimeriez pas les aboutissements d'une telle entreprise.

    - Makias Vael "


Makias Vael... Ce nom disait fortement quelque chose à Moryn, qui eut des sueurs froides rien qu'en pensant à l'éventualité de son impression de déjà vu. Makias Vael... Makaël Vas Ael... Makiaelin... Machiavel... Machiavel ! Cela ne pouvait pas être cela ! Machiavel était mort, tué par Lleyton sur Eden Prime, et sa mort avait été confirmée ! S'il était effectivement en vie, de terribles choses allaient bientôt se produire. La présence des balles de l'individu sur les scènes de crime était tout à coup devenu bien plus claire ; il était lié aux meurtres et avait fourni en matériel ce Galarien qui menait d'obscures expériences dans ces égouts ! Que cherchait-il à faire sur Nos Astra ? Quel avait été son plan ? La fin de sa collaboration avec l'assassin était-elle la raison de sa perte de contrôle, et donc de la mort des deux couples Asari ? Tout était devenu limpide, sauf ce qui concernait les expériences menée dans le laboratoire.

- Lleyton... dit-elle simplement.

Lorsque l'Humain se fût approché, elle lui tendit le datapad.

- Nous avons des problèmes.


Ordre de passage : Lleyton Benam - Mikhail Alekseiv - Ravilla Aper - Kori'Penyo nar Tarek



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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Lun 09 Mar 2015, 23:46


    Dans l'Antre du Tueur

    Machinalement, Lleyton avait attrapé l'objet qu'on lui tendait. Il s'agissait d'un simple datapad. Rien de bien étonnant, dans ce genre d'endroit. Si tant est qu'il demeure glauque, il était aussi logique qu'il y ait des notes ou un contact avec l'extérieur. Sans trop faire attention à ce qui lui disait sa supérieure, il jeta un coup d'œil à ce qu'il y avait d'écrit. C'était un simple message, court de quelques lignes. Rangeant son arme de poing, qu'il avait sortit pour l'inspection, il se concentra sur les mots avec plus de sérieux. D'une traite, il les parcourut, songeant à un commanditaire mécontent ou à un patron répugnant qui aurait attiser la flamme du psychopathe. Lorsque, petit à petit, ses yeux s'approchèrent du nom du signataire. Ma... Kias... Vael. Makias Vael. Clignant des yeux une fois, deux fois, trois fois... L'ex-Lieutenant eut du mal à percuter. Mais lorsqu'il se répéta cette nomination si particulière, il finit par comprendre. « Il est en vie. »

    Avec véhémence, il reposa le datapad sur le bureau. Et comme pour se retenir de tomber, il mit ses deux mains pour se maintenir au meuble. Puis, il jeta un coup d'œil à Moryn. Elle avait l'air de l'observer. D'analyser sa réaction. Et à ce moment, on aurait surtout dit qu'elle scrutait son âme. « Vous saviez ? » lança l'humain à la turienne, avec dédain et dégoût. Il inspira et expirant un grand coup. Il fallait être rationnel. Venir ici sans se douter qu'un monstre pareil puisse y être mêlé aurait été naïf. Et c'était, pour ainsi dire, une des raisons de leur présence. Le lien avec Eden Prime. « Peu importe... » enchaina t-il alors, sans attendre une rétorque. Il se redressa. Il fallait gérer ce genre de pression car dans le cas contraire, il n'était définitivement pas fait pour le job.

    Ayant repris plus de contrôle sur lui-même, il se retourna et constata que ses trois alliés regardaient les alentours sans savoir que faire. Sans doute étaient-ils aussi horrifiés que lui. « Colonel Alekseiv ? Adjudant Aper ? L'un de vous peut-il faire le tour des lieux ? » Il leur laissait le choix. De ce qu'il avait vu, la dénommée Ravilla avait un sens de l'observation certain et avait l'air prudente. Le russe était plus robuste et serait plus apte à résister à un ennemi, mais il pourrait aussi manquer de discrétion et délicatesse. « Les autres, fouillez cette... chambre. Il ne faut passer à côté de rien. » ordonna t-il. Ce ne serait pas simple de déterminer ce qui constituerait une preuve ou non Mais il fallait bien faire le job.

    Lâchant un regard à Moryn, qui baissa la tête et se remit à fouiller le bureau. Ravilla ou Mikhail s'intéressaient peut-être aux lits, Kori prendrait plus certainement les drôles d'outils qui étaient fortement inconnus. Cela dépendait de leurs compétences communes. A défaut, il préféra se diriger vers un des terminaux présents dans le coin. Il était globalement doué avec eux et il saurait y faire. Le choix était fait et il en prit donc un, au hasard. Celui-ci ne broncha pas et lui laissa un accès total. Le fou était suffisamment arrogant pour croire que personne ne découvrirait ses desseins. Et pour cause, il tenait un journal bien garni. Allant dans une logique pragmatique, le Superviseur passa directement à la dernière... qui datait de peu. Il l'ouvrit et survola l'écrit. Jusqu'à tomber sur la conclusion.

    (...) Mes expériences finit par porter leurs fruits. Avec ou sans soutien, je prouverais que j'ai raison. Bientôt, le Bal s'ajoutera à ma collection et bientôt, j'aurai achevé mon travail !


    Le visage de Lleyton se figea une deuxième fois. Il n'était pas tellement mis au courant des coutumes d'Illium mais il savait plus ou moins que des soirées s'organisaient à tout va. Et qu'une importante allait bientôt se tenir : le Bal de la Doyenne. La trouvaille était opportune, certes. Et son instinct lui disait de faire bien attention. Parce que ça en devenait trop facile... C'est comme si on les avait conduit là. Sauf qu'il ne pouvait ignorer ce qu'il voyait. Et quand le Colonel passa près de lui, il ne put s'empêcher de l'interpeller. « Je crois qu'il va frapper durant le Bal. » clama t-il, d'une voix parfaitement audible mais pas criarde. Et si tel était le cas, il faudrait l'en empêcher. Mais de quelles expériences parlent-ils ? Comment les mènent-ils ? Que fait-il, bon sang ? Il fallait espérer que les autres convives trouvent plus d'informations à ce sujet.








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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Mer 11 Mar 2015, 04:28

Le Bal Empoisonné


Le bout du tunnel.





« Doucement, Mikhail, nous ne voulons pas alerter tous ce qui vit dans ces égouts ! » Déclara-t-elle une fois à côté de lui.
« Oui ! Pas utile faire mal ! » Répondit le Vortcha, effrayé.
« Taisez-vous et répondez à la question » Coupa la Turienne, d'un ton sec.
« Oui, oui ! Pas savoir pour assassin, mais savoir Galarien se cache dans égouts ! » Clama le parasite, en levant le bras pour désigner une direction, qui était celle que suivaient les deux partenaires.

Ces deux vorchas étaient sans le moindre doute des vrais vorchas, brailleurs, lâches et corruptibles. La réponse de celui-ci fit donner à Mikhail un sourire en coin quelque peu malsain. Il allait bientôt défoncer le coupable, lui foutre dans la gueule toute la haine qui circule dans ses veines depuis les dernières 48 heures. Cela ne serait pas « S’en donner à cœur joie » car il n’en serait pas plus heureux, mais la satisfaction qu’il éprouverait serait salvatrice. Étrangement il crut apercevoir une lueur dans les yeux de Moryn à l’entente du claquement de mandibule, un reflex turien qui annonce souvent un soudain changement d’humeur. Elle semblait impatiente.

« Relâchez ces Vortchas, Mikhail, nous avons une enquête à conclure » Déclara-t-elle. « Ils nous en ont assez dit. »

Il acquiesça et poussa le vorcha nonchalamment en gardant l’arme pointée sur eux. « Dégagez » Dit-il froidement à leur attention, et il n’eut pas à se répéter pour qu’ils obéissent. A ce moment-là les autres qui étaient visiblement arrivés il y a peu s’avancèrent vers eux. Ils avaient été plutôt rapides.
Le groupe se déploya dans la grande chambre aux multiples passerelles. Des terminaux, des lits, des outils bizarres, du sang. Le parfait scénario dégueulasse qui pouvait leur laisser s’imaginer toutes sortes d’horreurs. Si bien que d’un côté Mikhail vint à penser que quitte a mourir, son amie et sa femme avaient au moins bénéficié d’une mort rapide et non à ce.. Lieu de torture. Il en avait vu des horreurs et des trucs salaces, mais l’ambiance qui régnait ici avait de quoi l’ennuyer, ce qui était déjà beau chez lui.

« Lleyton... » «...Nous avons des problèmes. » Dit-elle simplement.
Lorsque l'Humain se fût approché, elle lui tendit le datapad.
« Il est en vie. »...« Vous saviez ?.. Peu importe... »

Il y avait quelque chose de plus donc, le SSC venait pour une raison particulière autre que de simples meurtres, quelque chose qui remontai bien plus loin que ça. Et visiblement Lleyton venait de subir l’effet d’un marteau sur la figure à la lecture de ce data pad.
« Colonel Alekseiv ? Adjudant Aper ? L'un de vous peut-il faire le tour des lieux ? » Mh bien qu’il y ait trop peu de chances à trouver quoi que ce soit il était peut-être plus intéressant de laisser la turienne s’y coller, une brève analyse de son équipement confirma ses pensées, elle avait tout d’une personne discrète et observatrice.

« Adjudant, Je pense que vous avez des compétences plus adéquates pour cette tâche. » Avait-il courtoisement adressé à Aper bien que son accent influe une certaine froideur à ses mots. « Pas d’initiatives irréfléchies, on se sait pas ce qu’il se passe ici, s’il vous plait.» Avait-il ajouté une pointe de vécu lui traversa l’esprit, ce n’était pas le moment de perdre bêtement un allié. Il se dirigea alors vers les lits à la demande du superviseur. Il ne sut dire si c’était les lits qui étaient le plus dérangeants ou les outils que le quarien observait. Du sang, des sangles, jusque-là ce n’était que des lits de torture rien de plus. Il alla jusqu’à regarder sous les matelas sans rien trouver de particulier autre que des taches repoussantes.

« Je crois qu'il va frapper durant le Bal. »

... Il fallut environ trois secondes pour réaliser à quel Bal le superviseur pouvait faire allusion. Lorsqu’il réalisa ce fût comme une gifle. « Что?!»  S’exclamât-il. « Le bal... Vous voulez dire, LE bal ?! Et qui « il »? Votre réaction.. Vous le connaissez mh ?..Enfin, peu importe, il y a une chose qui me dérange ici.. » Il marqua une pause. « Ou sont les foutus corps ? On ne sait pas s’il y a eu que ces prostituées comme cobaye. Mais bref, le bal.. Nous devrions nous dépêcher et y aller au plus vite, non pas que j’aime ces gens-là.. Mais imaginez la guerre en cas d’attentat au milieu de la haute de tous les systèmes. » Dit-il en haussant les épaules, il était prêt à partir, ils en avaient assez vu. Ils n’avaient qu’une chose à faire, se rendre au bal et se démerder de chopper l’enfoiré avant qu’il fasse une connerie.


 






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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Ven 13 Mar 2015, 19:36

    Antre du tueur



    L'interrogatoire fini et les Vortchas libérés, ils avaient repris leur marche, guidés par Moryn jusqu'à l'endroit où devait se trouver le tueur. Dix minutes, tout au plus, fut le temps qu'il leur fallut pour atteindre leur objectif. Et tomber des nues. Car si tout laissait à croire, à un moment, que le meurtrier devait être un tueur psychopathe, mené par des pulsions destructrices, la pièce laissa plutôt à penser qu'il était un chercheur expérimentant. Il y avait en tout cas le matériel nécessaire, allant des terminaux jusqu'aux lits typiques des hôpitaux, encore que ceux-ci fussent couverts de sang. Au milieu de l'air immonde des égouts, l'imagination avait tôt fait d'ajouter une légère odeur de désinfectant qu'on associait souvent au milieu hospitalier. Mais cette impression aidait à renforcer le côté dérangeant de la scène.
    Aper claqua doucement des mandibules, cachant son air dégoûté. Les choses n'étaient déjà pas faciles avec des psychopathes qui vivaient pour tuer. Alors si le taré en question était en plus du genre scientifique fou, la mouise dans laquelle ils étaient n'avait pas fini. Ce genre de personne avait le défaut d'être asse intelligente pour réduire au maximum leurs traces et les erreurs qu'ils pouvaient faire étaient moins nombreuses, ou bien calculées pour conduire les inspecteurs sur une fausse piste. En bref, à moins que leur coupable ne soit extrêmement maladroit, ou bien trop confiant, il y avait des risques pour que sa piste s'arrête là. La turienne croisa les bras, examinant les alentours. Il n'y avait personne, sans doute depuis un moment maintenant. Encore moins de signes de galarien, comme les Vortchas l'avait avancé un peu plus tôt. Soit il avait ressenti leur présence, soit il avait d'autres plans. Ne restait plus qu'à fouiller pour savoir quelle option était la plus probable.
    Quoiqu'il soit de la situation actuelle, les deux Superviseurs s'étaient intéressés à un datapad et faisaient grand débat dessus. Sans doute qu'il devait s'agir d'un ennemi qu'ils traquaient de longue date. Ou d'informations intéressantes. Ou bien de photos de cul des victimes, pour ce qu'elle en savait. Mais vu leur air choqué, il fallait penser que c'était peu ragoûtant.

    Finalement, Benam sembla se remémorer leur existence et envoya, à leur choix, le Colonel Alekseiv ou l'Ajudante, explorer les alentours. La décision ne prit pas longtemps car l'humain intéressé l'envoya elle au turbin après avoir indiqué qu'elle semblait plus compétente dans l'affaire. Seul un hochement de tête avait été sa réponse. Elle n'apprécia pas sa remarque, celle qui la priait de ne pas faire d’actions irréfléchies, mais n'en montra rien. S'il la prenait pour une conne, tant mieux pour lui, mais elle n'avait pas besoin des conseils d'un Colonel qui avait sans doute passé plus de temps à l'arrière que sur le front. Elle n'était pas du genre à se jeter elle-même dans la gueule d'un ennemi.

    Sans rien dire, elle quitta le groupe, se dirigeant vers l'un des tunnels qui menait à la plateforme. Si on omettait celui qu'ils avaient emprunté, il restait cinq voies à explorer. Sa première exploration fut vite arrêtée par une grille, quelques mètres après l'entrée, qui empêchait quiconque d'entrer ou de sortir. Bien que fin, même un Galarien aurait dû mal à se glisser par là. De toute façon, elle ne le pouvait pas. Faisant demi-tour, la turienne emprunta le second chemin situé à droite de l'entrée. Elle s'arrêta une nouvelle fois, mais pas tant à cause d'une barrière que d'un dédale de couloirs qui s'offraient à elle, dans une pénombre inquiétante. A un angle, la militaire éclaira ce qui semblait être une échelle. Elle s'approcha prudemment, examinant les alentours sans rien trouver. Cependant, les marches semblaient mener à la surface. Au final, au cours de sa rapide exploration, la franc-tireuse découvrit au moins quatre de ces voies de sorties. Leur tueur avait bien réfléchit et choisit son emplacement avec soin. Il n'y avait pas à douter d'ailleurs que d'autres échelles devaient se trouver dans les égouts, lui permettant de se déplacer discrètement d'un bout à l'autre de la ville. Et de s'enfuir en cas de nécessité. Cependant, elle ne trouva rien d'autre d'un tant soit peu intéressant. L'essentiel semblait se trouver dans la pièce centrale.
    Lorsque notre femme revint vers ses compagnons d'enquête, ce fut pour trouver un barbu en train de s'exclamer à grande voix. L'écho se répercuta dans les cavités, lui laissant capter quelques mots avant qu'elle ne se trouve à leurs côtés. Il semblait être question d'un Bal. L'inquiétude du gradé quant à un conflit parmi les gens de la haute lui confirma ce qu'elle pensait: l'événement dont il était question était sans doute celui de demain, auquel le Commandant Fera participerait.

    - Mais bref, le bal.. Nous devrions nous dépêcher et y aller au plus vite, non pas que j’aime ces gens-là.. Mais imaginez la guerre en cas d’attentat au milieu de la haute de tous les systèmes.

    - Pardon de vous interrompre, mais j'ai fait le tour comme demandé; rien d'intéressant, mais il y a quatre sortis à proximité immédiate, plus s'il a décidé de s'enfoncer dans les égouts. Votre homme a soit eu vent de notre arrivé, soit il en a eu assez de l'endroit; quoiqu'il en soit il n'y a plus une trace de lui ici.

    Elle vérifia que Kori était bien là. Elle ne savait pas vraiment ce que le Quarien pouvait ressentir face à une telle scène qui, disons le franchement, n'avait rien de ragoûtant, et perdu au beau milieu d'une enquête qui n'était pas la sienne.

    - Pour revenir au cas du Bal, s'il est bien celui de la Doyenne, mon Commandant sera présent; je serais chargée d'assurer sa sécurité par ailleurs. Si votre homme a bien prévu d'attaquer à ce moment, il est dans mon intérêt de vous aider à l'appréhender. Qui plus est, mes ordres sont de vous aider jusqu'à la résolution de l'enquête et d'être présente audit Bal afin de jouer les gardes du corps. Autant faire d'une pierre deux coups.

    Ce qui signifiait en gros "Je vais vous aider demain. Pas de questionnement possible. De toute façon, je serais là, alors bonne chance pour vous débarrasser de moi". Ceci fait, elle posa une main sur l'épaule de son protégé. Elle s'inquiétait pour lui et ça, c'était difficile de le cacher.

    - Kori... Ca va aller? Vous tenez le coup? Des nouvelles de Naki?








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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   Dim 15 Mar 2015, 19:43

    L'antre du tueur


    Kori observa la vaste salle perdue au fond du réseau d’égouts de Nos Astra. Le spectacle qui s’offrait à eux était déconcertant. Tout un arsenal de recherche décorait la cavité. Des lits aux draps teintés de violet qui ressemblait horriblement à du sang. Sur le coté, un bureau recouvert d’ustensiles médicaux, des seringues, des scalpels et tout autre instrument de torture.
    À la demande de l’Humain au fort accent, Kori s’était dirigé vers ce coin de la salle, inspectant la zone d’opération apparemment utilisé par un Galarien, de ce qu’il avait pu comprendre. Plus il observait les instruments morbides qui s’étalaient sur le plan de travail, plus il sentait que sa place n’était pas ici. Bien sûr, la curiosité morbide qui habitait de nombreux êtres organique le poussait à vouloir en savoir plus, mais la torture qui avait eu lieu ici dépassait tout entendement. Kori posa son regard sur la seringue, à son bout perlait une gouttelette violette, comme un souvenir interdit des événements. À qui appartenait ce sang ? Qui était la pauvre âme qui avait dû vivre l’enfer en ces lieux. Kori eu à nouveau la sensation étrange de vide qui l’avait assailli dans la ruelle.
    Sa place n’était réellement pas ici, les choses allait trop loin, il valait mieux qu’il retrouve Naki au plus vite et quitte cet endroit sans attendre. Si la personne qui se trouvait sur les lieux quelques instants avant était bien le tueur qu’il avaient surpris quelques jours plus tôt, ils risquaient de vivre un enfer s’il décidait de s’en prendre à eux.
    Près de lui, les superviseurs discutaient de leur trouvailles, le regard de l’un d’eux se fit dur, mauvaise nouvelle à première vue. Ils discutaient à propos d’une personne qui semblait les inquiéter.
    Kori finit par s’éloigner de sa zone de recherche, de toute manière, il ne savait pas quoi chercher, il n’était qu’un civil, pas un militaire. À ce moment, il réalisa pleinement son inutilité pour une quelconque aide. Il n’avait rien à faire ici.
    Une main amicale se posa sur son épaule. Ravilla lui parla d’un ton amical, presque inquiet pour lui.

    - Kori... Ca va aller ? Vous tenez le coup ? Des nouvelles de Naki ?
    - J’arrête pas d’imaginer ce qui a pu se passer ici...

    Annonça le Quarien sans parvenir à détourner son regard de la scène morbide.

    - J’ai réussi à joindre Naki, elle est à l’appartement, tout va bien. J’espère juste que ce malade ne va pas tenter de la retrouver. Vu ce qu’il tentait de cacher, un témoin dans la nature risque de lui déplaire. Ca me rassurerait beaucoup que quelqu’un veille sur elle, comme pour l’autre témoin...

    Il balaya la salle du regard, s’arrêtant sur les trois autres militaires non loin d’eux. Il rit.

    - Et dire qu’on était seulement en vacance...Je crois que le mieux serait qu’on s’en aille au plus vite, en espérant qu’ils nous laisse partir...Ce qui m’étonnerait...

    Kori finit par se diriger vers les deux Superviseur, ne sachant s’il pouvait les déranger, eux qui semblait en pleine conversation depuis la découverte du datapad. La Turienne avait le regard dur, aussi Kori décida de se tourner vers l’Humain qui l’avait escorté jusqu’à Ravilla.

    - Excusez-moi monsieur…Benam ? Commença-t-il hésitant.

    Lorsqu’il parvint à capter son regard, Kori lui fit part de ses inquiétudes.

    - Quand j'imagine ce qui a dû se passer ici, je m’inquiète pour ma soeur…Elle est restée à l’appartement qu’on loue pour notre séjour. Je sais que je suis considéré comme un témoin et que vous préférez me garder à l’oeil. Il n’empêche que si le tueur veut s’en prendre à elle, personne ne sera là pour l’aider.

    Le Quarien marqua une pause, le temps de laisser réfléchir le Superviseur Humain.

    - J’aimerai pouvoir retourner là bas, envoyez quelqu’un me surveiller si vous le voulez, mais laissez-moi m’assurer que tout va bien.

    Il ne savait pas si le Superviseur était près à se séparer de lui, après tout, personne n’avait réellement chercher à vérifier son témoignage et ses raisons sur le lieu du crime. En ce qui concernait Naki, il espérait que Ravilla le soutienne pour lui permettre de la rejoindre.


    Rues de Nos Astra



    Naki tendit son omnitech vers le comptoir. En quelques secondes, elle se délesta de dix crédit. Elle avait promis à son frère de rester cloitrée à l’intérieur de l’appartement, ce qui ne la dérangeais pas tant que ça, elle trouvait toujours de quoi s’occuper. Ce qui l’énervait le plus était que son abruti de frère se permette de galoper dans les rues de Nos Astra pendant qu’elle devait jouer les Quarienne en détresse.
    Il s’inquiétait pour elle, c’était tout à son honneur, mais oubliait souvent qu’elle même s’inquiétait pour lui. Heureusement, hasard ou non, Ravilla Aper était avec lui. Naki se disait qu’elle finirait par étriper son frère de ses propres mains s’il continuait de se mettre dans des embrouilles pas possible.
    La jeune Quarienne salua le vendeur et repartit avec son déjeuner à la main. Leur séjour touchait à leur fin et le frigo ne contenait plus rien d’appétissant, aussi avait-elle décidé de sortir s’acheter de quoi manger. Les rues était bondées, leur appartement se situait dans un immeuble proche d’une rue commerçante, mélangée dans la foule, sûrement prenait-elle moins de risque. À dire vrai, Naki n’avait qu’une envie, raconter ce qu’elle avait vu aux agents de Nos Astra et repartir pour la Citadelle, loin de ce crime sordide. Mais voila, le poste de l’autorité locale se trouvait loin d’ici et elle ne se sentait pas capable de retrouver son chemin dans cette ville immense, surtout si un tueur en série y rodait...
    Collé contre le mur, la Quarienne se dénicha un banc offrant une large vue sur la rue de part et d’autre. Elle se trouvait dans les niveaux inférieurs de la ville, pas la plus belle ve qui soit, néanmoins, comme un trou percé dans les nombreux balcons qui la surplombait, Naki pouvait voir le jour se profiler au loin. Mieux valait profiter de son repas ici que dans la petite location minable avec vue sur d’autres location minables.
    Naki épousseta sa combinaison pour y chasser les quelques miettes qui s’y déposèrent.
    Quelqu’un vint s’asseoir sur un banc à coté d’elle. Elle jeta rapidement un coup d’oeil. La personne était recouvert d’une longue robe et encapuchonnée, elle tendaient les mains en avant, puis s’appliqua à demander l’aumône à qui voulait bien l’entendre. Naki avait pu apercevoir plusieurs mendiants pendant leur visite, l’écart en les bas secteur et ceux du dessus était flagrant. La Quarienne secoua la tête. Qu’est-ce qu’elle pouvait y faire, elle n’avait pas de sous de toute façon, certes, elle en avait sûrement plus que ce pauvre ère, mais il fallait bien qu’elle et son frère puisse manger...Le mendiants sembla porter son regard sur elle, un frisson la parcourut et elle baissa les yeux, honteuse de s’être attarder ainsi sur la misère de ce malheureux.
    Elle enfourna les restes de son repas et se leva, non sans lancer un dernier regard triste vers l’homme en robe sale.

    Sur le chemin qui la menait chez elle, Naki laissait voguer ses pensées au gré de ce qu’elle voyait, c’est à dire peu de choses. La rue dans laquelle ils logeaient n’étaient vraiment pas des plus belle, elle restait tout de même la plus accessible à leurs moyens et Naki avait tellement envie de visiter cette ville qu’elle se serait contentée de n’importe quelle habitation. Un son attira la fit se retourner. La ruelle ne contenait plus que quelques passant. À plusieurs mètres d’elle, un homme à genoux, dos contre un mur. Un mendiant, à nouveau. Ce qui perturba plus la Quarienne était son accoutrement et, sans en douter un seul instant, reconnut l’homme qui avait mendier près d’elle tout à l’heure. Il ne semblait pas faire attention à lui, aussi reprit-elle son chemin, le coeur battant légèrement plus vite que l’instant d’avant.
    Au détour du chemin, Naki avait la certitude que l’étrange personnage n’était pas le mendiant qu’il prétendait être. Depuis les mésaventures qu’elle et son frère avaient connus sur Oméga, elle s’était habituée à assurer ses arrières et se méfier des apparences. On la suivait. Son palpitant s’accéléra, l’immeuble n’était plus qu’à quelque mètres et disposait d’une porte principale verrouillée par un code. Elle était tentée de courir, atteindre l’entrée sans attendre. Deux autres personnes se déplaçait dans la ruelle qui lui parut plus longue que jamais. Une fois devant la porte, elle martela le code et tira de toutes ses force sur le battant. Elle était à l’abri, du moins l’espérait-elle...Elle se cala contre le mur, ses jambes tremblotaient. Elle tenta de contacter son frère via l’omnitech. Pas de réponse, Kori ne semblait pas recevoir sa communication. Elle tenta un appel vers Ravilla Aper, sans plus de succès, à croire qu’ils était cent mètres sous terre. Jetant un dernier regard sur l’extérieur, elle grimpa les escalier quatre et quatre et s’enferma à double tour dans l’appartement. Elle essaya une nouvelle fois de contacter Kori.
    Elle allait avoir besoin d’aide. Et ce très rapidement.









Honneurs:
 
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MessageSujet: Re: [Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête   
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[Intrigue #3] Le Bal Empoisonné - L'Enquête

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