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 Protection rapprochée

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MessageSujet: Protection rapprochée   Mar 23 Déc 2014, 17:39
Intervention MJ : NonDate : Août 2196 RP pouvant être violent
Lleyton Benam ♦ Adrien Annaz
PROTECTION RAPPROCHÉE



    Août 2196 ╧ Cargo civil HMW-K6 ╤ Voile de Persée

    Lleyton avait connu quelques enfers et bien des missions chaotiques. Mais la plupart des temps, celles-ci s'annonçaient clairement. Et parfois, l'infortune toquait à sa porte sans qu'elle n'y soit conviée ou sans que quelqu'un n'ait pu la prédire. Évidemment, lorsqu'il s'était rendu de la Citadelle lors de la grande opération de récupération de la station, il fallait admettre que le danger était évident et que le périlleux était au rendez-vous. Mais une nouvelle fois, l'affection était claire. Ici, au contraire, elle demeurait plus que floue. Pourtant, au cours de ses différents services, les dossiers officieux qu'il avait remplit et qui n'auraient pourtant jamais existé ne sont pas légion, mais existants. Et même s'il n'avait jamais voulu faire partie des forces spéciales, ils connaissaient leurs techniques et la façon dont ils traitent leurs soldats. On envoie jamais un homme quelque part sans qu'il ne sache pourquoi.

    Sauf ici, présentement. Tout ce que savait Lleyton, c'est que son référent était un certain Capitaine Suchard. Et qu'il avait presque dû embarquer en urgence sur un cargo civil aux indications obscures. HMW-K6. Pas de noms, pas de personnalisation, pas d'affiliation à une quelconque grande société. Ce n'était pas non plus un transport clandestin. Juste un vaisseau qui n'attirait pas l'attention, sans aucun luxe. De ce qu'il avait vu, il y avait surtout un tas de dortoirs, des douches communes et un réfectoire unique. Les chambres individuelles étaient ainsi peu nombreuses, mais elles existaient. La preuve, puisqu'il avait été logé là avec une réservation prise au préalable. On pourrait croire qu'il s'agissait d'une délicate attention... Il n'en était rien. Dans la logique de la chose, il pouvait juste s'avérer que l'Alliance ne souhaitait pas que quelqu'un reconnaisse le Lieutenant-Commandant et le place sur le transporteur.

    Soupirant, ce dernier s'était assis sur sa couchette. Il n'avait pas tellement le choix, sur le principe. Il devait se plier à ce qu'avait décidé sa hiérarchie, peu importe la raison qu'elle prenait. En soit, ce qui était navrant, c'est qu'il avait dû prétexté à son équipage qu'il prenait des... congés. Raison familiale. Laissant ainsi le Midway à l'un de ses seconds, le Lieutenant Allen. Et comme vacances, il se retrouvait à l'intérieur de HMW-machinchose, endurant un long voyage vers une destination relativement inconnue. Probablement quelque part entre le Voile et les Terminus. Un endroit peu fréquentable, de facto. Plus il y réfléchissait, plus ça ne promettait rien de bon...

    Mais de toute manière, il n'en saurait pas plus tant qu'il ne serait pas arrivé. Il valait mieux qu'il dorme, tant qu'il le pouvait encore.


    Rannoch

    Doucement, Lleyton ouvrit les yeux. Il venait de se réveiller devant une table, métallique, froide. Son cou et ses poignées lui faisaient mal. La vision un peu trouble, il tentait tant bien que mal de retrouver ses esprits. De quoi se souvenait-il ? Il s'était reposé sur le cargo et était arrivé sans trop d'encombre. Arrivé dans un immense spatioport, il avait été dur de ne pas s'apercevoir qu'il était sur Rannoch. Toutefois, pas de temps pour trop de tourisme : sa réservation lui indiquait qu'il lui restait une navette civile à prendre, qui le conduirait hors de la capitale. L'horaire étant plus que rythmé, il s'était de suite rendu sur la dite-navette. Et à partir de là, plus de moyen de se remémorer quoi que ce soit. L'ombre totale.

    Inspirant un grand bol d'air frais, il tourna la tête à sa gauche puis à sa droite, analysant l'endroit. La pièce était vide, mise à part la table qu'il avait devant lui et la chaise sur laquelle il était assise. Pour peu, il aurait pu croire qu'il avait été stupidement kidnappé... Mais il n'était pas attaché. Il prit alors conscience qu'il pouvait mouvoir son corps. Une bonne chose, étant donné la présence d'une porte non-loin de sa position. Il ne savait pas où il se trouvait, précisément, mais son instinct lui disait qu'il ne valait mieux pas trop poser de question... et se sauver semblait être une initiative acceptable.

    Se relevant tant bien que mal, il se dirigea vers la porte. Rien n'indiquait qu'elle était verrouillée. Naturellement, il activa l'ouverture de la chose. Et - en merveilleuse technologie qu'elle fut - elle s'ouvrit. La lumière ambiante attaqua les pupilles du soldat et par réflexe, il se couvrit le crane. Attendant d'avoir une meilleure perception de ce qu'il venait de découvrir, il baissa peu à peu son bras. En face, à une dizaine de mètres, se trouvaient le logo de l'Alliance. Et pas n'importe quel logo : celui des forces spéciales. Il avait déjà visité ce genre d'endroit. Ils étaient, à quelques exceptions près, tous les mêmes. A savoir : une table centrale servant de centre de commandement et faisant office de cœur, des escaliers ascendant ou descendant selon l'architecture, arrivant sur un assemblage d'ordinateurs et divers pièces telles que des salles d'interrogatoire, une armurerie ou une infirmerie... Bref. Il s'agissait d'un "Quartier Général". Ou ça y ressemblait.

    Celui-ci n'était pas très vivant, contrairement à ceux que l'on pouvait trouver sur Terre ou dans les colonies. Mais la disposition était largement ressemblante et Lleyton décida d'emprunter l'un des escaliers. Calmement, il descendit les marches et arriva au fameux "centre de commandement" autour duquel discutaient - vivement - des militaires. L'un d'eux vit débarquer le biotique de loin et fit signe aux autres de se taire. Tous étaient en armures, tandis que celui qui avait remarqué la présence du nouveau venu avait un N7 sur le torse. Il s'approcha de son futur subordonné et l'accueillit de vive voix. « Commandant Benam ! Normalement, vous auriez dû dormir quelques heures de plus. » Il se retourna vers le groupe de soldats. « Prenez-en de la graine, les gars. » héla t-il avant de tendre une main vers le Lieutenant-Commandant. « Je suis le Capitaine Barack Souchard. Ravi de vous compter parmi nous. »

    Haussant un sourcil et un peu surpris, Lleyton serra machinalement la main de Souchard. Il semblait amical et surtout expérimenté. C'était un grand homme noir, frôlant sans doute le mètre quatre-vingt-dix, garnie d'une lourde moustache grisée. Il manquait juste le cigare pour faire de lui une sorte de cliché du vieux guerrier américain, tellement son visage paraissait orné de cicatrices. « Je vous présente l'équipe. » enchaina t-il. Tous rétorquèrent avec un salut en bonne et due forme. « J'avoue ne pas tout saisir. » bafouilla le gradé. « C'est votre première fois, Commandant ? » ricana le haut-gradé. « Affection aux forces spéciales. Vous ne savez pas où vous aller, pourquoi vous y aller ou comment vous y arriver. Le meilleur moyen pour qu'un homme ne révèle rien, c'est qu'il ne sache rien. »

    Toujours plus étonné, le novice n'eut d'autres choix que de suivre le capitaine lorsque ce dernier lui fit signe de se bouger vers la table. « Nous devons faire évacuer un VIP de la planète. » lui expliqua t-on, enfin, alors qu'une carte holographique et différents rapports s'affichèrent en même temps. « Un Superviseur et une équipe de soldats sont déjà en protection rapprochée. Notre job, c'est de préparer le départ. » Lleyton observa ce qui se clignotait. Il voyait défiler divers noms. Jones, Annaz, Ricketts... Des sous-officiers qui protégeaient donc le dit-VIP se trouvant, à priori, dans la capitale. « Et c'est ça l'opération secrète ? » Une seconde fois, Souchard émit un rire. « On te demande pas de saisir, fiston. » répondit-il en lui tapant sur l'épaule. « On te demande de suivre les ordres. »

    C'était relativement clair. Grimaçant un léger sourire, faisant mine qu'il avait compris "l'ordre", le Lieutenant-Commandant ne trouvait pas qu'on avait tellement répondu à ses questions. Mais si ce VIP était si important, il espérait que l'équipe de protection s'en sortait.










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MessageSujet: Re: Protection rapprochée   Lun 19 Jan 2015, 13:57
Protection rapprochée


Adrien s’entrainait à la Citadelle quand son ordre de mission arriva. Il avait pour habitude de passer quelques heures par jour à tirer sur des cibles d’entrainement afin de ne pas perdre la main, avant d’aller faire quelques exercices. Cela ne lui occupait pas sa journée, mais couplée à l’entrainement obligatoire de sa section, son temps était bien pris. L’entrainement de son groupe s’était justement terminé une heure plus tôt, et plusieurs autres de ses amis étaient à ses côtés, tirant sur des holos-cible. L’avantage de la Citadelle, c’était que la zone d’entrainement était bien plus sophistiquée que nulle part ailleurs.
Il venait donc d’enclencher une nouvelle série de cible quand son Omni-Tech lui signala l’arrivée d’un nouveau message important. Il interrompit donc sa série pour consulter son message. Il avait rendez-vous dans la salle de réunion de l’Alliance trente minutes plus tard, à peine le temps de prendre une douche et de se rendre au QG. Il se dépêcha donc de remballer ses affaires avant de partir. Une fois chez lui, il prit une douche en vitesse avant de remettre son uniforme de l’Alliance, passa son Carnifex à sa ceinture et parti au pas de course.

Il arriva dans la salle de réunion vingt-huit minutes après la réception de son message. La salle était déjà occupée par son supérieur, le Lieutenant Serph, et par un autre homme qu’il ne connaissait pas. Dans le doute, il se mit au garde à vous, attendant d’en savoir plus. Ce fut le lieutenant qui prit la parole, tandis que l’autre homme semblait jauger Adrien.
Ha, Soldat Annaz. Repos. Bien, vous avez donc reçu notre message. Comme vous l’avez constaté, il est plutôt vague, c’est volontaire. Vous constaterez aussi qu’il n’y à aucun membre de votre escouade ici présent. La raison est simple. Nous avons besoin d’hommes pour une mission classée secret-défense. Est-ce que vous en êtes ?
Adrien réfléchit quelques instants, tandis que le deuxième homme continuait de l’observer en silence. C’était l’occasion pour lui de monter en grade, et sa curiosité était titillée. Il hocha la tête à l’attention de son lieutenant, qui reprit la parole.
Bien, dans ce cas, prenez vos affaires et rendez-vous Quai E77. Vous aurez plus d’infos là-bas. Bon voyage.
Annaz quitta la pièce, et reprit la direction de son apparement. Il empaqueta ses affaires rapidement, puis parti en direction des quais.


Dans une pièce fermée de la capitale Getho-Quarienne, Adrien attendait en silence. A ses côtés, plusieurs autres soldats étaient présent, tendus aussi, par la mission qu’ils effectuaient. Un homme différent était avec eux. Assis sur une chaise, la seule de la pièce, il patientait aussi, l’inquiétude sur son visage. De cet homme, personne ne savait rien : ni son nom, ni son âge, ni la raison de sa présence. La seule chose qu’on leur avait dit, c’était qu’il fallait le protéger. Il était la raison de cette mission, le VIP, comme on dit. Rien d’autre. Et depuis qu’ils l’avaient rejoint dans ce bâtiment, dans cette pièce, par petits groupes afin de ne pas attirer l’attention, il n’avait pas ouvert la bouche. Moins d’une dizaine de soldats étaient en place désormais, mais tous étaient arrivés. Aux côtés d’Annaz étaient arrivés les soldats Tynder et Geoks. Le deuxième groupe était plus petit puisque uniquement composé des soldats Jones et Hervor. Le troisième et dernier groupe, arrivé plus récemment, était composé des soldats Ricketts, Fender et Ciotr.
Adrien doutait qu’ils soient tous de simples soldats, mais c’était ainsi que tous étaient censés s’appeler. Soldats, et leur nom afin de pouvoir communiquer. Ce qui signifiait que personne n’avait le commandement du groupe, tous étant sur un pied d’égalité. Peut-être le VIP allait-il prendre les choses en main, mais dans tout les cas, ils étaient pour l’instant cloitrés dans une pièce trop petite pour y être à l’aise.

Soudain, les Omni-Techs de tous les soldats vibrèrent en même temps. Dans l’ambiance pesante, la brusque vibration arracha un léger sursaut à plusieurs membres du groupe. Les ordres venaient d’arriver, et il fallait se mettre en route. Le VIP était déjà debout avant même que les messages ne soient effacés, et il se mit au centre de la pièce. Les huit soldats se mirent en position, deux devant, quatre sur les cotés, et deux derrière lui. Annaz faisait parti de l’avant-garde avec Fender, et ce fut ce dernier qui ouvrit la porte. Adrien fut le premier à sortir afin de vérifier le couloir d’entrée. A sa suite, Ciotr et Hervor s’installèrent de chaque coté de la porte. Fender pris place à coté d’Adrien pendant que Jones et Tynder complétaient les ailes. Le VIP passa la porte, suivi de Ricketts et Geoks, qui ferma la porte derrière lui. Ainsi positionné, le groupe se mit en marche et sorti du bâtiment.

La nuit était calme dans la capitale Quarienne, et il n’y avait pas âme qui vive dans les rues. Les huit soldats encadrant le VIP avançaient le plus vite possible, tout en tentant de rester discret, chose plutôt difficile en armure intégrale. Ils empruntèrent les rues les plus obscures afin d’éviter tout risque de contact avec la population locale. Ils n’étaient heureusement pas très loin de la périphérie de la ville, car ils devaient se rendre en plein milieu d’une zone désertique à l’est de la capitale pour l’extraction. Assez loin des regards curieux des autochtones, en tout cas. Ils finirent par sortir de la ville après une dizaine de minutes de marche, et quelques arrêts pour laisser passer des Quariens ou des Geths devant eux, tout en restant cachés. L’un dans l’autre, ils avaient réussi à ne pas se faire repérer, et à quitter la ville assez rapidement. Il ne restait plus qu’à espérer que les choses continuent aussi bien jusqu’à l’extraction du colis.





Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Protection rapprochée   Dim 22 Fév 2015, 22:01
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    Août 2196 ╧ Rannoch

    Les bras croisés et plus sceptique que jamais, Lleyton inspectait Souchard et ses subordonnés en attendant un minimum de détails. Il ne fallait, bien entendu, pas espérer avoir le pourquoi car il était extrêmement rare que les forces spéciales se justifient. Il était même fort probable que l'ensemble des hommes peuplant la pièce ne soit pas réellement au courant des tenants et aboutissants de cette mission. Comme dirait le moustachu, "le meilleur moyen pour qu'un homme ne révèle rien, c'est qu'il ne sache rien". En attendant, il demeurait primordial de connaitre le comment. Et la seule information dont disposait le nouveau, c'était que le VIP patientait dans la capitale.

    « Bien. » fit le haut-gradé. « Il est temps de présenter les rôles et les fonctions de chacun. » Il désigne ensuite le reste de son équipe. Ils sont seulement quatre, ce qui ne fait pas beaucoup. L'un d'eux possède l'armure intégrale avec un casque léger qui cache une partie de son visage tandis que les autres sont découverts. Il y a, respectivement, un blondinet assez musclé, un typé asiatique et une brune un peu garçon manqué qui a l'air d'en avoir vu des tonnes. Tout ce qu'il faut pour faire un commando digne de ce nom, en sommes. « Benam, voici Conway, Fao, Riley et Hickx. » Tous acquiescent vivement à cet égard. « Conway et Hickx font partie des meilleurs tireurs d'élites que je connaisse et ils couvriront la zone. » Boucle d'or et monsieur le casqué sont donc désignés comme les snipers. Soit. « Fao et Riley sont des spécialistes techniques. Ils nous fourniront toutes les informations nécessaires à la bonne tenue de la mission. » Les deux restants n'ont pourtant pas l'air de simples techniciens. Mais après tout, s'ils font partie d'une unité spéciale, c'est qu'ils sont polyvalents et c'était fort probable que l'un ou l'une soit pilote et l'autre soit du genre grenadier ou artilleur. Quelque soit le plan, ils avaient l'air de former une bonne équipe. Mais encore une fois, le Commandant ignorait ce qu'il venait faire là-dedans. « Je ne comprends toujours pour quelle raison vous auriez besoin de moi. » bredouilla t-il, avec une dose d'incertitude. La pilosité de son interlocuteur frémit sous cette question impromptue. « Vous serez le chauffeur. »

    Comme si cela semblait naturel, Souchard haussa les épaules et fit un demi-tour sur lui-même. « Attendez. J'ai été choisi pour mon talent de conduite ? » Non pas qu'il ignorait comment manier un véhicule ou un blindé mais ce n'était pas exactement ce qui devait logiquement briller sur son dossier. Or, il devait bien y avoir des soldats plus qualifiés pour ce rôle. « La situation a changé et il nous fallait quelqu'un de doué. Rapidement. » Avant que Lleyton ne puisse répondre quoique ce soit, le Capitaine enchaina. « C'est sur vous que c'est tombé. Et il parait que vous avez une poisse d'enfer alors on va espérer que ça nous soit utile. » Les deux hommes se lancèrent un regard interloqué avant que le plus gradé des deux continue son chemin avec un rictus. « Nous partons dans 15 minutes. Préparez-vous. » lâche t-il en passant la porte. Les autres agents esquissent un sourire narquois avant de passer par l'épaule du nouveau venu, tapotant dessus comme pour une consolation. Décidément, l'Alliance ne finira pas d'être surprenante.


    Abords de la capitale

    Sur le chemin, le Commandant avait enfin eu un débriefing digne de ce nom. Le lieu de l'extraction est un site archéologique détenu par Hahne-Kedar et qui est emprunté pour l'occasion. Le VIP, lui, est censé se faire sortir de nuit de la capitale avant d'entrer dans un des deux camions qui l'attendront. Les huit soldats qui composaient la garde rapprochée se sépareront dans les véhicules et l'un d'eux contiendra le VIP, sans qu'on sache nécessaire duquel il s'agit. Et de là, les engins devront se rendre à bon port en partant du principe que le colis est chez eux. Lleyton était chargé d'en conduire un tandis que Souchard avait pris la responsabilité d'en prendre un autre. Et sur place, les snipers se préparaient avec des armes dont on avait caché l'efficacité et la portée. Mais au vu de la tournure des évènements, il ne s'agirait pas de quelques Valiant... Et pendant ce temps là, Fao et Riley garderont un œil et coordonneront le départ avec le vaisseau du Superviseur. Ce dernier, dont le nom était foutrement inconnu, était d'ailleurs absent de l'équation. On supposait qu'il pouvait jouer les éclaireurs, suivre les différentes équipes ou encore attendre paisiblement à l'intérieur de son édifice. Dans tous les cas, la mission était d'envergure. Tout cela avait été préparé non pas par sécurité, mais dans le but de réellement protéger quelqu'un d'une force inconnue. S'agissait-il là d'un témoin dans une affaire ?

    Hm... Lleyton pouvait difficilement commencer à faire des théories fumeuses. Ce qui comptait, c'était la réussite de la tâche qu'on lui avait confié. Lui-même n'était qu'un rouage dans la grande entreprise qui avait été créée pour cette extraction particulière. Et le feu de l'action allait bientôt se faire sentir, tandis que l'ex-agent de Cerberus était assis, prêt à actionner les commandes du blindé. L'heure tournait et elle arrivait à son terminus. Au fur et à mesure, chaque participant souffla un "En position" par micro interposé. Le nouveau fut le dernier à y répondre. « En position. » clama t-il. Il ne restait plus qu'à attendre l'escouade.










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MessageSujet: Re: Protection rapprochée   Lun 23 Fév 2015, 23:32

Protection rapprochée

Tous les sens aux aguets, Adrien continuait d’avancer. Ils ne devraient, normalement, plus rencontrer de problèmes à ce stade de l’escorte, mais rien n’était impossible. Ils devraient encore parcourir une poignée de kilomètres à découvert, avant de retrouver des véhicules cachés dans les reliefs de la planète. A partir de là, le hasard déciderait de quel véhicule embarquerait le VIP, de qui l’accompagnerait, et ils se rendraient enfin sur un site archéologique appartenant à Hahne-Kedar et emprunté pour l’occasion, d’où le VIP serait extrait de la planète. Fin de l’histoire. Mais avant d’en arriver là, ils avaient encore de la marche à faire, à découvert, et sujet à être découverts à tout moment. Difficile de rater une douzaine d’homme en arme marchant en formation, de nuit, au clair de lune. A moins d’être aveugle bien sûr, mais les Geths n’ont pas ce genre de problème. En résumé, Adrien n’était pas serein, et ne le serait pas avant encore un moment. Trop de danger auxquels il ne pouvait pas lutter, ou plutôt qu’il ne pouvait pas anticiper.

Pourtant, ils atteignirent les basses montagnes sans souci. Ils ne furent pas interrompu, mais cela ne voulait pas dire qu’ils n’avaient pas étés repérés. Malgré tout, ils allaient bientôt pouvoir se rapprocher de la zone d’extraction, et la tension diminua d’un coup. Au détour d’un virage, ils finirent par arriver devant les véhicules. Deux camions de transport. Devant eux, deux hommes. Sur le qui vive, Adrien et Fender levèrent leurs armes immédiatement, mais furent arrêter par l’un des deux hommes, qui leur fit signe qu’ils étaient du même bord. Pour prouver ses dires, il envoya un message qui atterrit directement sur les omni-techs des huit soldats de l’escorte. Les deux hommes chargés de l’avant-garde baissèrent donc leurs armes. Adrien en revint donc aux véhicules. Ils étaient onze pour deux camions, qui n’arboraient aucun signe distinctif. Le VIP monta dans le deuxième véhicule, en compagnie d’Adrien, Fender, Tynder et Hervor. Le deuxième soldat, celui qui était resté en retrait, monta à bord aussi et pris le volant. Dans le deuxième véhicule, l’homme qui avait été mis en joue par Adrien monta côté conducteur en compagnie de Ciotr, Ricketts, Geoks et Jones. Dans un bruit de moteur, les véhicules démarrèrent, sans phare, et pénétrèrent dans le désert qui leur faisait face. Une quinzaine de kilomètre les séparaient de la zone d’extraction.

Le trajet se passait sans encombre, excepté bien sûr la monotonie du paysage. Un désert reste un désert, peu importe la planète. Plus d’une dizaine de kilomètre avait été parcouru depuis qu’ils avaient embarqués dans les camions. Et hormis un certain ennui, Adrien était plutôt tranquille. D’ici à quelques minutes, le VIP serait en sécurité, ou du moins, il ne dépendrait plus d’Adrien. Il pourrait donc retourner à sa petite vie tranquille. Ce genre de mission n’était pas faite pour lui. Il préférait les opérations sans part d’ombre, où il connaissait les tenants, les aboutissants et les équipiers à qui il confiait sa vie autant qu’ils lui confiaient la leur. Ici, trop de non-dit et de faux semblants. Il avait vraiment hâte de retrouver son escouade, ses hommes et ses problèmes quotidiens. Et le premier pas dans cette direction serait effectué dans moins de trois kilomètres.

Perdu dans ses pensées, l’explosion secoua Adrien d’autant plus vivement qu’elle était proche. L’onde de choc secoua le camion, lui faisant presque faire du « deux roues ». Ou plutôt du côté, le camion ayant plus de deux roues par côté. Dans tout les cas, le camion oscilla dangereusement, mais ne tomba pas de côté et continua à rouler. Adrien pu constater que derrière eux, le deuxième camion était en flamme. Et à l’arrêt. Et, surtout, réduit à l’état d’épave. Difficile d’imaginer des survivants après une telle explosion. Et de toutes manière, ils ne pouvaient pas s’arrêter, tout comme ils ne le voulaient pas. Le VIP était LA raison de la mission, et le mettre en danger n’était pas une option. Bon, d’un autre côté, il était déjà en danger… En effet, quelques instants après l’explosion, une dizaine de personnes étaient « apparues » dans le désert. Camouflage tactique. Munis d’armes lourdes, ils tiraient sur le camion restant, dans un but peu difficile à deviner. Dans le même temps, un véhicule blindé, une sorte de Mako d’après ce qu’il pouvait voir, se profiler à l’horizon. Beaucoup d’emmerdes en perspectives. Les quatre soldats s’installèrent du mieux possible et commencèrent à répliquer. Il était évident que le camion ne pourrait pas passer entre les agresseurs sans se faire crever les pneus, ce qui reviendrait à signer l’arrêt de mort de tous les passagers. Installé à la place du mort, Adrien faisait cracher son Avenger. Difficile de toucher quoi que ce soit dans ces conditions, pourtant l’un des hommes s’écroula. Annaz s’étonna lui-même. De l’autre côté, à la fenêtre conducteur, Fender faisait feu sans égard pour les oreilles du pilote. Les deux autres soldats, Tynder et Hervor, ne pouvaient pas faire grand-chose, et attendaient que le chargeur de l’un des deux tireurs soit vide pour prendre le relais. Et pendant ce temps là, le Mako se rapprochait. Si il arrivait au niveau du camion, un coup de volant bien senti pouvait mettre le véhicule hors service, soit en le faisant patiner et perdre le contrôle, sois en l’embourbant. Il fallait espérer que le pilote connaissait son affaire, ou aurait une idée de génie. Ce dont Adrien ne manqua pas de demander.

« Hé, le conducteur ! Une idée pour sortir de cette merde ? Vous avez pas des renforts à portée de main ? »

Par chance, il semblait qu’il n’y avait plus de missiles dans les rangs ennemis. Le camion ne risquait donc pas d’être fauché en plein vol, et ses passagers réduits en charpie. Ils avaient donc encore l’avantage… Du moins tant que le véhicule roulait. Si il venait à s’arrêter… Adrien ne donnait pas cher de leurs peau, pas en sous nombre et avec un véhicule en approche. Pourvu que le conducteur ne fasse pas de connerie !



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