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 Élémentaire, ma chère Watson !

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MessageSujet: Élémentaire, ma chère Watson !   Dim 21 Déc 2014, 02:04
Intervention MJ : NonDate :  Décembre 2199 RP pouvant être violent
Josh "Ataan" Ivrancic ♦ Dahl Elkoss
ÉLÉMENTAIRE, MA CHÈRE WATSON !





    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Watson était une planète prometteuse, d'antan. Un monde-éden comme il en existant tant et que trois des grands vecteurs fondateurs de l'Alliance s'étaient inutilement disputé. Ils voulaient tous être le premier à poser le drapeau de la démocratie sur leur découverte... Mais au final, l'Alliance avait décidé de couper la poire en trois et de donner à chacun sa part. Très vite, dans les années 2170, les projets de colonisation et construction furent mis en place. La Fédération Populaire de Chine fonda aussi New Beijing en 2173, l'Union Européenne inaugura New London en 2175 et ce n'est que cinq ans plus tard que New Montréal commença à être administré. En conséquence de sa relative jeunesse, cette dernière cité consolida son existence dans l'accueil d'entreprises plus ou moins louches vu qu'elle fut moins enclin à faire venir des colons après les péripéties que les deux premières avaient malheureusement connu au cours de leurs quelques années d'existences... En effet, la situation ambigüe de Watson plaçait bel et bien le monde dans les Systèmes Terminus et les gouvernements humains eurent bien des difficultés à imposer une sécurité quelconque. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, ce bout de caillou échappa aux forces geths et sa population n'eut pas le temps de se faire enlever par les Récolteurs. Tant bien que mal, il avait résisté et pendant une petite décennie, les deux villes principales avaient prospéré.

    Sauf qu'en 2186, quand la Grande Guerre débuta et que l'invasion des Moissonneurs se propagea dans la Galaxie, Watson finit par tomber. D'abord sous la convoitise de Cerberus et finalement sous les forces Moissonneurs. Comme toutes les autres colonies, elle tentera de résister aux termes de nombreux combats et de nombreuses et courageuses vies seront perdues au cours de cette infortune. Néanmoins, en petite planète qu'elle fut, elle ne sera attaqué que vers la conclusion apportée par le Commandant Shepard. De fait, elle devait encore un peu à sa bonne étoile qui avait su - relativement - la préserver jusque là. Et au sortir de la guerre, une héroïne locale s'était montrée, "malgré elle". Amirale à la retraite, Kendra Kabyss avait su coordonné les défenses au sol et les quelques combats dans l'espace, qui s'étaient révélés très coûteux et peu fructueux. Cela n'empêchait en rien que l'investissement de l'ancienne haut-gradée avait marqué les esprits et il était espéré qu'elle résolve les quelques querelles qui demeuraient encore et toujours...

    Sauf que même avec toute la bonne volonté, n'est pas un dirigeant qui veut et Kabyss ne put complètement assumer ce rôle de médiatrice. Qui plus est, les préoccupations des habitants étaient mal placées puisque la fin des hostilités les avaient en fait placés en mauvaise posture dans un espace quasi-indéfendable par une Alliance affaiblie. Alors, l'amirale daigna conclure un accord avec un groupe de mercenaires peu vertueux : les Soleils Bleus. Les différents élus ne virent pas cela d'un très bon œil, malgré que l'accord prouva son efficacité et révéla moins cher que prévu. Toutefois, ils voulaient montrer qui était au pouvoir et ils renvoyèrent la retraitée de son rôle de protectrice. Abasourdie, ses alliés et elle s'approprièrent l'île de Kervarah, là où s'étaient posées les premières pierres de la colonisation. Ensemble, ils édifièrent Freedom City, un endroit ne dépendant d'aucun gouvernement et entièrement libre - peu importe l'appartenance à un quelconque groupe. Au départ idyllique à souhait, la ville se trouva être un bon investissement pour les mercenaires et ils en firent un lieu d'opération et de passage pour les contrebandiers, receleurs et autres fréquentations douteuses. Un rassemblement qui ne laissait que de la place aux pauvres et redevables, autant victimes que bien protégés.

    C'était donc à cause de ça que l'appartement 133, bien rangé dans la Résidence Centrale, était le centre d'attention. Divers conflits politiques, une Guerre et beaucoup trop de morts avaient eu pour improbable conséquence de créer un tel endroit. Mais la Résidence Centrale était un beau bâtiment, où résidait même l'Amirale. Étant donné les allers et venus des "habitants" du coin, on pouvait payer le loyer au mois et y faire ce qu'on y voulait sans que quelqu'un ne pose trop de questions. A la condition sinequanone que cela reste... propre. On pouvait également s'offrir des gardes ou en placer devant la porte. C'était le cas de l'appartement 133. Il était ornementé d'un homme, barbu, la grosse quarantaine, ex-Soleil Bleu et d'un krogan moins expérimenté mais qui devait son boulot à sa carrure impressionnante. Combinée à une certaine hargne qui lui permettait de survivre. Tous deux étaient fièrement postés devant la porte.

    Et ils n'avaient aucune raison d'en bouger car leur patron venait de rentrer. Alors, à moins qu'il n'y ait un bruit alarmant, rien ne pouvait trop les agiter. Surtout qu'on leur avait bien ordonné de rester tranquille. Il fallait avouer que le patron en question aimait régler ses affaires en privée. Il n'était pas tout le temps rassuré mais il n'en devenait pas parano. D'autant qu'il ne venait que cherche une bricole quelconque ; il s'agissait du genre d'oubli dont on se passerait bien, mais l'horaire permettait un léger détour donc quitte à perdre du temps... En l'occurrence, il était entré sans trop faire attention aux éléments présents autour de lui. A défaut d'habiter là, il connaissait le studio et mise à part des meubles, il n'y avait rien qui ne l'attendait. Au contraire, c'était même très vite et très peu décoré. Presque triste. Cela avait juste un côté pratique et fonctionnel.

    En sommes, il avait pénétré à l'intérieur des lieux et s'étaient précipité vers l'endroit précis qui ferait l'objet d'une fouille approfondie. Quelques minutes de recherche suffirent pour mettre la main sur ce qu'il voulait et dans un air de satisfaction profonde, il avait tourné les talons et était en train de se diriger vers la porte. Pour se rendre à l'urgent rendez-vous qu'il s'était fixé avec ses fournisseurs. Généralement, il n'était pas interrompu dans sa démarche. Qui pouvait bien le déranger, de toute manière ? Les meubles ne parlent pas. Mais Josh Ivrancic, lui, savait parler. « Je ne ferais pas ça si j'étais vous. » avait-il soufflé, brisant le silence évident qui régnait dans la pièce. « Sauf si vous souhaitez vous faire arrêter par les autorités locales, bien entendu. » Naturellement, le volus s'était arrêté et tournait lentement la tête. Était-il plutôt agréablement ou désagréablement surpris ? On n'en savait rien. On s'en foutait allégrement.

    Le PDG de Black Horse Foods s'était confortablement installé dans l'unique fauteuil de l'appartement. La posture décontractée, il lisait un datapad. Et il avait l'air plutôt intéressé par sa lecture. « C'est dingue ce qu'il s'est passé sur Omega, non ? » lança t-il. Il tapota sur le datapad et laissa quelques secondes s'écouler. « C'est comme sur Illium. Vous en avez entendu parlé ? » posa t-il avant d'enchainer. C'était donc rhétorique. « Nous vivons dans une folle galaxie, ces temps-ci. Et les gens sont de plus en plus... dangereux. N'est-ce pas ? »

    Il avait dit ça sur un ton qui glacerait le sang de n'importe qui. Il ne conversait pas réellement, après tout. Il établissait juste un contact. De façon à être sûr de captiver l'attention de son interlocuteur. Calmement, il se redressa et posa, sur la table, l'objet qu'il avait dans les mains. Il irait droit au but. « Vous m'avez volé. » dit-il. « Ou, plus exactement, quelqu'un m'a volé, vous a vendu ma marchandise et par la suite, vous l'avez revendu plus chère à des personnes qui sont plus démunis encore. » Il avait, espérait-il, bien résumé la situation. « Je ne cache pas que je trouve ça audacieux. Vicieux mais audacieux. Les gens ont faim, ils travaillent durement pour avoir un peu d'argent et ils vous payent ce qu'ils peuvent. Et comme vous leur volez ce qu'il leur est logiquement destiné, vous créez l'offre et la demande. »

    Josh tentait d'observer les réactions du volus. Pas si simple... A travers un casque. Maintenant, il commençait à savoir ce que c'était de se retrouver devant un casqué aussi impassible qu'inexpressif sur le reste du corps. Mais peu importe. Il n'allait pas s'arrêter de discourir pour si peu. « Oui, vous êtes audacieux. » conclut-il. « Mais, voyez-vous, c'est ma marchandise. Et on ne me vole pas ma marchandise. » Les traits de son visage se froncèrent autant qu'ils purent le faire. « Et par malchance, je n'épargne que ceux qui peuvent m'être utiles. » affirma t-il, plus sérieux que jamais. « Alors, réfléchis-bien à la question, Dahl Elkoss. Peux-tu m'être utile ? »





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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Dim 21 Déc 2014, 16:36
Dahl Elkoss se frottait les mains en marchant en direction de son appartement. Il était particulièrement ravi de son séjour sur la petite planète humaine de Watson.

Ravi par les excellents bénéfices qu'il faisait : la cargaison de nourriture qu'il avait amené avec lui partait à prix d'or. Et pour cause : cette cargaison était celle qu'avait commandé la colonie, mais qui avait aussi été « malheureusement » interceptée par une bande de pirates. Bien sûr, le Volus ne s'en était absolument pas mêlé : il refusait catégoriquement de se salir les mains directement dans ce genre d'affaire. Toutefois, il était probable qu'il ait entendu parler de cette cargaison, probable qu'il ait entendu dire qu'un groupe de pirates prévoyait de la voler, probable qu'il ait contacté les pirates très rapidement après le vol, probable qu'il leur ait avancé un prix convenable pour une cargaison apparemment peu précieuse et dont les pirates avaient besoin de se débarrasser... Mais au fond, qui donc pourrait lui reprocher de profiter d'une occasion en or de se faire des crédits, surtout dans les systèmes Terminus ? Tant qu'à la revendre à la planète à qui la cargaison avait été volée, et bien, ils avaient besoin de nourriture non ? Sans Dahl, combien de temps aurait il fallu avant la prochaine cargaison ?

Bien sûr, qui dit système Terminus, dit prudence concernant ses affaires, même si l'on ne commet rien de directement illégal... Mais la société volée, la Black Horse Foods, n'était pas spécialement dangereuse. Riche, très riche même, mais très peu implantée dans les systèmes Terminus. Et puis, de la part d'une société spécialisée dans la production et le transport de nourriture, on ne s'attend pas vraiment à de grosses représailles armées. Son patron, Josh Ivrancic, était multimilliardaire, que lui importait donc la perte d'une livraison de nourriture dans les systèmes Terminus ? C'était déjà très imprudent à la base de sa part !

Bref, le Volus rentrait donc chez lui, récupérer quelques notes qu'il comptait relire avant son prochain rendez-vous, avec un revendeur de la partie asiatique de Watson. Dahl comprenait assez mal les différences qu'il y avait entre les Humains de Watson : ils viennent tous de la même planète, pourquoi donc avoir trois gouvernements différents ? Sont-ils donc incapables d'avoir un gouvernement commun ? Chez lui, sur Irune, les choses sont bien meilleures : les clans s'agrandissent et se dissocient souplement, mais la représentation du peuple volus dans l'espace est unifiée !

Les deux gardes devant sa portes lui confirment qu'il n'a pas eu de visites en son absence. Le Volus entre, va directement prendre ce qui l'intéresse, et s’apprête à partir, quand surgit une voix :

« Je ne ferai pas ça, si j'étais vous. Sauf si vous souhaitez vous faire arrêtez par les autorités locales, bien entendu. »

Dalh se retourna lentement vers l'origine des paroles, son esprit s'aiguisant instantanément, comme toujours en situation de crise. La personne lui ayant parlé était un Humain mâle, assez musclé, tranquillement assis dans son fauteuil. L'Humain lisait un datapad en débitant des banalités, ou du moins ce qui aurait été des banalités si sa voix n'avait pas été aussi froide.
Lorsqu'il se redressa, Dahl constata deux choses : tout d'abord, l'Humain était grand, même aux yeux de son espèce, ce qui n'arrangeait pas le petit Volus. Ensuite, il le reconnut, il s'agissait de Josh Ivrancic, et le Volus commença à s'inquiéter : le PDG de la BHF avait des raisons de lui en vouloir.

« Vous m'avez volé. Ou, plus exactement, quelqu'un m'a volé, vous a vendu ma marchandise et par la suite, vous l'avez revendu plus chère à des personnes qui sont plus démunis encore. Je ne cache pas que je trouve ça audacieux. Vicieux mais audacieux. Les gens ont faim, ils travaillent durement pour avoir un peu d'argent et ils vous payent ce qu'ils peuvent. Et comme vous leur volez ce qu'il leur est logiquement destiné, vous créez l'offre et la demande. »

Merde, il était doué. Dahl était là depuis, quoi, trois jours ? Il se doutait que des soupçons pèserait sur lui, mais il ne s'attendait pas à une visite aussi frontale, ni à ce que quelqu'un comprenne aussi rapidement ce qu'il s'était passé. Très rapidement, le Volus essaya de deviner ce qui avait mit le PDG sur la voix, mais il ne trouva rien de certains, et trop de possibilités : des mercenaires bavards, un contact parmi les habitants de Watson, tout et n'importe quoi était possible.
Plus inquiétant : comment l'Humain était-il entré ici ? Avait-il soudoyé ses mercenaires ? Ou connaissait-il des passages plus discrets permettant d'entrer ? Cette ignorance empêchait le Volus de déclencher le signal qui aurait alerté ses hommes, derrière la porte.

Le PDG continuait de parler, ses yeux fixés sur le Volus. Dahl savait parfaitement à quel point il était frustrant de parler avec un Volus. Le masque empêche de lire les émotions, et la respiration sifflante déconcentre. Ce qui ne pouvait indiquer qu'une seule chose : si Ivrancic parlait, c'est qu'il n'était pas là pour le tuer. Ou du moins, pas forcément. Dahl allait pouvoir négocier. Et s'il y avait une chose qu'il connaissait, c'était bien l'art de la négociation.

« Et par malchance, je n'épargne que ceux qui peuvent m'être utiles. Alors, réfléchis bien à la question, Dahl Elkoss. Peux tu m'être utile ? »
-Je n'apprécie guère (huuu) d'être tutoyé par un individu (huuu) s'introduisant illégalement (huuu) chez moi, Humain Ivrancic. Il est certain (huuu) que vous avez été volé (huuu) par des pirates. Il est possible (huuu) que je leur ait acheté cette cargaison (huuu) et que je la revende. Même ainsi, (huuu) c'est le le business des systèmes Terminus : (huuu) rien d'illégal ou d'inhabituel. »

Commencer par déstabiliser l'adversaire, en démontant ses arguments. Ne surtout pas avoir l'air faible ou effrayé. De plus, le Volus avait raison : aux yeux des systèmes Terminus, il n'avait rien commis d'illégal . Toutefois, si le PDG pouvait prouver que ces marchandises étaient les siennes, alors le gouvernement pourrait toutes les retirer à Dahl, qui perdrait tous ces bénéfices. Pire encore, Ivrancic pouvait décider de rendre la justice de ses propres mains. Dahl se sentait tendu.

« Néanmoins, nous sommes ici (huuu) entre commerçants intelligents. » Et assassin, visiblement, pensa Dahl. « Vous savez que (huuu) j'ai quelque chose qui vous intéresse, sinon vous (huuu) auriez envoyé un gorille. Pas de l'argent (huuu), vous en avez bien plus que (huuu) je ne pourrai vous en proposer.»

Le Volus observe consciencieusement l'Humain, cherchant à deviner ce qu'il pense et ce qu'il cherche. Dur, très dur, Ivrancic cache bien son jeu, et Dahl n'a pas suffisamment d'informations sur lui pour deviner ce dont il aurait besoin.

« Probablement pas des accords (huuu) commerciaux non plus, non, vous êtes (huuu) ici de façon incognito. Non, vous cherchez (huuu) quelque chose de plus personnel, de plus (huuu) discret. Alors, parlons. Et négocions (huuu). Armes ? Informations ? Qu'est ce que (huuu) Dahl Terminus peut faire (huuu) pour vous ? »

Ivrancic répondit. Dahl ne put masquer la surprise dans sa voix. « Un Volus ? Je fais (huuu) bien des choses, mais je n'ai pas (huuu) l'habitude de vendre les miens. Ce sont, en général (huuu), des individus discrets, qui respectent (huuu) le règlement. Celui-ci doit être très particulier pour vous intéresser (huuu). Et les informations ne sont jamais gratuites.»

Dahl jouait un jeu dangereux, il le savait. Mais paraître fort et solide était obligatoire, dans les systèmes Terminus. Il savait que l'Humain ne faisait pas appel à lui pour rien. Restait à espérer qu'il n'avait pas surestimé sa propre valeur...
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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Ven 26 Déc 2014, 03:40



    Décembre 2199 ■ Watson ■ Commissariat central de New Beijing

    La compagnie qu'était Black Horse Foods connaissait souvent divers affronts et actes de pirateries ici et là. Au-delà de son arc commercial commun et de sa présence chez la plupart des foyers, pour certains produits en tout cas, l'entreprise était l'une des seules à fournir dans les Terminus tout en étant affiliée à l'Espace Concilien. Parfois, il s'agissait de sous-traiter. D'autres fois, c'était elle-même qui fournissait. Le niveau de protection était alors plus ou moins élevé selon le risque de pertes. Et entres autres, elle entretenait des apports réguliers sur la colonie éloignée qu'était Watson tout en étant en partenariat avec Freedom City. On pouvait penser ce qu'on voulait de l'Amirale Kabyss et de sa miraculeuse cité plus ou moins dirigée par les Soleils Bleus, mais elle montrait énormément de générosité et de dévotion envers ses citoyens puisqu'elle allouait une partie du budget à un service de nourriture pratiquement donné. Là-dessus, on avait concédé un prix relativement raisonnable car cela faisait toujours une publicité intéressante, doublé à un revenu certain.

    Alors quand les caisses fournies par BHF étaient honteusement pillées, on grince des dents un peu partout. Le comité des actionnaires de la grosse compagnie avait décidé de s'en laver des mains étant donné les circonstances. Contrairement à la plupart des vols, ceux-ci se faisaient une fois la livraison fournie. Il n'y avait que très peu d'attaque sur les cargos de transports. De facto, la responsabilité revenait aux autorités planétaires. Deux spatioports étaient mis en cause : New Beijing et Freedom City. La première ville avait confié le problème à sa police, reconnaissant une fuite dans le système. La deuxième, privée de sa patronne naturelle, avait préféré fermé les yeux et s'accordait à donner moins de nourriture. L'enquête ayant pris trop de temps et sous la pression des trois principales cités, la colonie avait décidé de refaire une plus grosse commande, aux frais de la plus fautive du trio. Bien entendu, là, c'était le jackpot. Deux semaines plus tôt, lorsque le convoi était arrivé à portée de la planète, une attaque pirate a logiquement eu lieu.

    Le terme de "responsabilité" avait encore fait débat dans la salle de réunion de Black Horse Foods... Toutefois, ces pillages avait intrigué Josh Ivrancic. Qui s'avérait être le PDG de la dite-responsable. Non pas qu'un souci de cette "ampleur" méritait son attention. Ce qui l'avait interpellé, c'était là où ça se passe. Il connaissait bien Kabyss et son mode-éden. Et habituellement, il n'aurait pas tellement osé se rendre sur place. Mais il savait de source sûre que pas grand monde ne viendrait l'emmerder dans ses affaires. Du coup, il avait usé de ses contacts pour se rendre presque anonymement sur Watson - parce que rien n'est jamais trop prudent - et s'était annoncé à la dernière minute.

    Le première qu'il fit, mise à part prendre connaissance des faits et nouvelles du coin, fut de se rendre au quartier général de l'autorité compétente. A New Beijing. Aussi avait-il débarqué quelque peu à l'improviste, prenant le commissariat par surprise et les obligeant à se renseigner sur sa personne avant toute chose. Au bout d'une petite demi-heure d'attente, assis confortablement au milieu d'un banc plutôt vide pour l'endroit, quelqu'un était finalement venu à sa rencontre. « Monsieur Ivrancic, désolé pour l'attente. Je suis l'inspecteur Wang. » s'annonça t-il en tendant une main. Josh releva la tête, nonchalamment. Il serra la main de son futur interlocuteur. « Enchanté, inspecteur. » Wang relâcha quelque peu la pression qu'il avait eu sur ses épaules et dans la foulée, il invita son hôte à le suivre. Et cela avec désarmement et précipitation.

    Acceptant les règles du jeu, le PDG ne broncha pas et partit en direction du bureau de l'inspecteur. Heureusement, il n'était pas très loin, malgré l'ampleur du bâtiment. Ensemble, ils s'installèrent et s'assirent. L'un en face de l'autre. Le flic semblait propre sur lui, habillé d'un costume simple et fraichement rasé. Néanmoins, ses chaussures étaient bon marché et il ne portait aucun bijou de valeur. Il semblait donc clean. « Nous ne vous attendions à vous voir. Surtout ici. » lança t-il. « L'un de vos responsables est venu il y a une semaine et nous a bien fait comprendre de régler le problème par nous-même. » Josh lança un regard un peu surpris. Il comprenait le malaise. « Croyez-bien que malgré cette position, Black Horse Foods compatit au sort de Watson. Et ce que nous espérons surtout, c'est régler cela avec délicatesse. Si possible en récupérant les cargaisons volées. » rétorqua t-il, assuré.

    Wang soupira. « Je crains que ce ne soit déjà trop tard. La marchandise volée est déjà en train de s'écouler sur les marchés alternatifs de la planète. » Le patron croisa les bras. Il ne s'avouait jamais vaincu. « Et bien, à défaut, nous pouvons mettre la main sur les coupables. N'est-ce pas ? » demanda t-il, abrupt. « Les pirates sont sans doute déjà loin, pour la plupart. Tout ce qu'il reste ici, ce sont les revendeurs. Au mieux, on aura des informations sur le receleur principal, qui doit être en train de se la couler douce sur Illium. » Illium n'était pas le seul endroit d'intérêt de cette sombre galaxie. Et puis, cela dépendait des goûts. Quoiqu'il en fut, ce n'était que des spéculations. « Peut-être. En attendant, vous savez qui sont ces revendeurs ? »

    L'inspecteur haussa un sourcil et attrapa l'un des datapads présent sur son bureau. Il fit danser ses doigts, consultant les diverses informations rassemblées sur l'objet. « Nous avons bien l'un deux, qui est connu de nos services. Il s'appelle Ron Hastings, mais se fait appeler "Menkins". » expliqua t-on. « Pourquoi ne pas l'interroger alors ? » Wang soupira de nouveau. « Aux dernières nouvelles, il était sous la juridiction de New London. Eux n'accepteront jamais de le débusquer et il est introuvable par nos services. » avoua t-il, tristement. Pour Ataan, c'était suffisant. « Donnez-moi les informations que vous avez sur lui. Je pourrais user de mon influence pour le trouver. » « Et je le trouverai » pensa t-il, fermement.


    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Le volus était bavard. Pour un volus. Bien que les pauses marquées par son respirateur étaient agaçantes. Si bien que Josh clignait des yeux à presque chaque interruptions. Il aimait écouter ses proies parler, mais il y avait des limites. Heureusement, ce que le receleur avait à dire demeurait intéressant. Pour l'instant. Il en était même venu à la conclusion que s'il était venu en personne, le boss voulait quelque chose. Il se pourrait qu'il n'avait pas complètement tort. Il avait, en effet, besoin d'une information. De n'importe quelle information, pour être précis.

    « Je suis à la recherche d'un volus en particulier. » clama t-il, ne laissant pas le loisir d'enchainer à son interlocuteur. « Un Volus ? » s'exclama t-on en face, de manière étonnée. « Je fais (huuu) bien des choses, mais je n'ai pas (huuu) l'habitude de vendre les miens. Ce sont, en général (huuu), des individus discrets, qui respectent (huuu) le règlement. Celui-ci doit être très particulier pour vous intéresser (huuu). Et les informations ne sont jamais gratuites. » avait-il osé répondre.

    Le PDG avait froncé les sourcils, insatisfait de la façon évidente dont l'individu fautif voulait profiter de sa condition de plausible informateur. « Tu sais quoi, volus ? » répondit-il avait dédain. « Tu as raison. C'est le business des Terminus. Comment t'en tenir rigueur ? » Cette concession devait probablement chahuté Dahl. Si bien que ça cachait quelque chose. « Mais il y a une règle à respecter dans les Terminus. Ne te prend jamais à un plus gros poisson que toi. »

    La métaphore était simple pour les humains. Un gros poisson mange toujours le plus petit, quoiqu'il advienne. Y avait-il des poissons sur Irune ? Sûrement pas. Ou alors, en décoration du spatioport accueillant les étrangers, énervant les krogans de passage. Mais il devrait sans doute comprendre. Comprendre qu'il n'était pas encore en mesure de négocier. « Donc avant de marchander quoique ce soit, il faudrait que tu sois certain d'avoir un renseignement qui me soit profitable. » continua Josh. « Et qui plus est, ne crois pas que le volus que je souhaite trouver est indiscret ou criminel. Bien au contraire, c'est à cause de sa retenue que j'ai du mal à le débusquer. » Les individus les plus fiables et scrupuleux étaient les moins faciles à repérer. Et celui-là était le pire de tous. Car il sévissait depuis tant d'années que personne ne croyait réellement en son existence. C'était un petit peu le Courtier de l'Ombre mais en version volus. Et il ne s'occupait que d'argent. Aussi avait-on du mal à le décrire, même en légende. C'était un nom qui circulait, représentant abstraitement le maitre ultime des comptables, capable de manier les crédits tel Mozart composant une musique. C'était ce qu'il connaissait, en toute connaissance de cause... Puisque Josh avait déjà étroitement collaborer avec lui, fournissant des dons et des moyens à l'organisation qu'il sert. Jusque là, il n'avait jamais pu mettre de nom sur le personnage. Il était temps que ça change. On pouvait douter que Dahl joue un grand rôle dans cette chasse opportune. Mais qui ne tente rien n'a rien, après tout.

    « Donc. Que peux-tu me dire sur un volus qu'on surnommerait... Manfred ? »







Dernière édition par Josh "Ataan" Ivrancic le Lun 05 Jan 2015, 12:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Sam 27 Déc 2014, 15:55
« Tu sais quoi, volus ? Tu as raison. C'est le business des Terminus. Comment t'en tenir rigueur ? Mais il y a une règle à respecter des les Terminus. Ne te prend jamais à un plus gros poisson que toi. »

Tiens, les humains aussi ont du poisson ? Le volus ne pensait pas qu'ils pouvaient survivre à des densités si basses. Incroyable comme la vie s'adapte partout !
La menace était claire, il fallait bien l'avouer. Visiblement, la BHF et son directeur avaient beaucoup de ressources cachées... Il faudrait enquêter dessus, qui sait, ça pourrait servir à l'avenir ! Enfin, si Dahl survit à l'entretien du jour, évidemment...
Survivre était possible, le volus en était certain. En effet, il n'était pas né de la dernière pluie : la concession de la part de Ivrancic n'était qu'une étape dans la négociation. Le PDG lui indiquait là qu'il était ouvert à négocier, tant que le marchand des Terminus n'exagérait pas. Et que la punition en cas de demandes exagérées serait sans doutes létale. L'objectif de Dahl était désormais de trouver le compromis le plus viable possible... Et pour ça, il fallait qu'il ait des informations sur la cible de Ivrancic...

« Donc, avant de marchander quoi que ce soit, il faudrait que tu sois certain d'avoir un renseignement qui me soit profitable », continuait Ivrancic.

Et bien, visiblement, on suit le même chemin de pensée...

« Et qui plus est, ne crois pas que le volus que je souhaite trouver est indiscret ou criminel. Bien au contraire, c'est à cause de sa retenue que j'ai du mal à le débusquer.»

Et merde, ça c'est pas bon... Comment il veut que je le connaisse, si ce type est sans histoire ? Je suis pas franchement un membre de la bonne société volus !

« Donc. Que peux tu me dire sur un volus qu'on surnommerait... Manfred ? »

A ce moment, le cœur de Dahl loupa un battement. Puis il accéléra brutalement.
Manfred... Oh oui, il connaissait ce nom, il le connaissait même très bien. Mieux, il ne rechignerait pas à dévoiler des informations sur lui... Manfred n'était pas spécialement l'un de ses amis, au contraire.
Mais si Ivrancic le cherchait, c'est que Dahl avait sous estimé le PDG : il fallait être haut placé parmi les ombres de la galaxie pour seulement faire des recherches sur lui... Et vu le ton qu'il avait utilisé, Ivrancic ne faisait pas des recherches par curiosité.
De cela, Dahl se moquait, toutefois, ça rendait sa négociation plus dangereuse : même s'il comptait parvenir à un niveau suffisant pour pouvoir agir dans l'ombre, même s'il avait déjà failli y parvenir, il n'avait absolument pas le niveau actuel pour s'opposer à ces joueurs...
En même temps, quelle meilleure occasion pour enfin entrer dans la cour des grands ?

« Manfred (huuu). Il se pourrait que j'ai des (huuu) informations sur ce nom. Des informations (huuu) précieuses. Nous allons (huuu) avoir beaucoup à dire. Vous permettez ? » Le volus désigna son omnitech, qui montra à l'instant son répertoire. Ivrancic ne désapprouvant pas, Dahl envoya deux messages, l'un repoussant ses rendez vous de l'après midi de quelques heures, l'autre informant ses gardes qu'ils ne devaient le déranger sous aucun prétexte. Puis il se reconcentra sur son interlocuteur.

« Vrai nom inconnu, aussi secret que (huuu) celui du Courtier de l'Ombre. Spécialiste du trafic (huuu) d'argent. Contacts avec la haute (huuu) société, sans doutes en affaires avec (huuu) le Courtier lui-même. Et beaucoup, beaucoup, (huuu) de contacts avec les Volus, reconnus comme étant les (huuu) meilleurs spécialistes en droits monétaires. »

Dahl se mit à parcourir la pièce en rond, tournant autour de l'humain. Bouger, c'était captiver l'attention visuelle de l'interlocuteur, c'était le pousser à se concentrer sur lui... et ça l'empêchait de trop penser à autre chose. Et puis, il serait plus simple d'éviter une éventuelle attaque... Le volus n'aimait pas trop les négociations ressemblant à des scènes de torture.

« Bien entendu, je ne doute pas (huuu) que vous savez déjà tout ça. Vous n'êtes pas (huuu) un amateur. Mais je doute que vous sachiez (huuu) ou êtes certains de beaucoup (huuu) plus de choses. Par exemple, je vous confirme qu'il (huuu) s'agit d'un individu unique. Et mieux, je peux vous dire (huuu) que ce n'est pas un volus, malgré les signes. C'est un humain. »

Dahl s'interrompit en disant cela, fixant son interlocuteur. Cette information, quasiment personne ne le savait, et pour cause ! Ceux qui la découvrait ne faisaient pas de vieux os. Dahl lui-même ne l'avait appris que par hasard, et n'en n'avait encore jamais fait mention, ni utilisé. Il avait quasiment interrompu ses enquêtes sur Manfred après avoir découvert ceci, n'obtenant des informations que de la façon la plus discrète possible.
Satisfait de la réaction de Ivrancic, le volus se rapprocha. Désormais, il était certain d'avoir ferré son poisson : il disposait d'autres informations, il était disposé à les fournir, restait à voir ce qu'il pourrait en obtenir.

« Évidemment, vous (huuu) doutez. Normal. Mais j'ai (huuu) des preuves. Et d'autres informations. Mais (huuu), comme je l'ai dit, elles ne sont pas (huuu) gratuites. Premièrement, vous supprimez les preuves (huuu) concernant mon recel, et vous oubliez (huuu) cette affaire. Deuxièmement, Dahl Terminus souhaite (huuu) s'implanter discrètement dans l'espace (huuu) concilien. La BHF serait une (huuu) formidable porte d'entrée. Beaucoup de bénéfices (huuu) pour nous deux. Et troisièmement : quand vous (huuu) trouverez Manfred, recontactez moi. Je veux (huuu) participer à « l'acte final », comme disent les (huuu) humains. »

Le volus recula d'un pas, jaugeant la réaction de son interlocuteur. Il estimait ses demandes raisonnables, mais n'avait pu s'empêcher d'user d'un ton autoritaire. Il se doutait que ceci blesserait Ivrancic, mais en même temps, c'est lui qui s'était introduit illégalement chez lui ! Et le PDG ne s'était pas privé d'user de menaces à peine voilées !

« Qu'en dites vous ? »
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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Lun 05 Jan 2015, 17:37



    Décembre 2199 ■ Watson ■ Entrepôts abandonnés de New London

    L'Inspecteur Wang avait été clair avec lui. S'il y avait quelqu'un qui savait quelque chose au sujet des vols, c'était ce dénommé Menkins. Il fallait donc le trouver. Heureusement, Josh n'était pas sans ressource. Encore moins sur Watson qu'il avait longuement connu sur le passé. Il suffisait de passer quelques coups de fils, de payer les bonnes personnes pour avoir les bons renseignements. Une fois qu'on a un emplacement global et qu'on connait le personnage, il est assez aisé de faire une déduction sur l'endroit où il pourrait se trouver. Pour celui-ci, un criminel de bas étages, le lieu relevait d'une originalité moindre. Pour peu, on aurait presque pu deviner où il trônait rien que par chance. Mais c'était toujours plaisant de constater que les habitudes terriennes n'avaient pas tellement changés sur les différentes colonies. Quoiqu'il arrivait, les dealers trainent toujours dans des bâtiments en construction ou des entrepôts abandonnés. Ce sont des bastions simples à prendre et personne ne prendra l'envie de les visiter. Il y avait toujours un petit plus lorsque c'était un quartier malfamé autour, mais ce n'était pas obligatoire.

    Pour cause, ici, Ataan s'était rendu dans un quartier relativement modeste. Sans grande pauvreté. Sans grande richesse. Peuplé de gens normaux, agaçants et cherchant toujours un moyen d'arrondir les fins de mois. Logique que Menkins tiennent une épicerie improvisée dans le coin, là où les gens ont faim et de quoi payer. En y repensant, le personnage qui allait arriver pour l'interroger avait un léger regret. De l'argent mal dépensé pour une frappe pareil. Il était trop tard, malgré tout. De un, il n'était pas en mal de moyens. De deux, il savait où cherchait et il allait le débusquer. Point.

    Par raison de sécurité, il avait préféré ne pas amener sa fidèle armure sur la planète. Cela aurait été un avantage non-négligeable, mais il était d'abord venu pour observer et nourrir sa curiosité. De facto, il s'était payé une armure basique chez le premier vendeur venu - et ayant l'air plus ou moins fiable - de manière à ne pas débarquer comme un malotrus, sans manières et sans défense. Pour parfaire son équipement, il avait choisi un habit agrémenté d'une capuche. Personne n'avait envie de découvrir que l'inoffensif PDG de la Black Horse Foods savait se battre. Le plan était donc d'une facilité déconcertante : entrer, éliminer les quelques gardes présents, neutraliser le prévenu et improviser.

    Une seconde après s'être répété la chose, il avait débarqué à l'intérieur de l'entrepôt. Un terrain aussi grand à couvrir bénéficiait, en général, de portes ouvertes. Il avait donc pénétré au sein du bâtiment sans trop d'embûches, se faisant discret. Il n'y avait pas grand monde. Logique : l'intéressé de la journée pouvant difficilement s'offrir une armée. Et à ce qu'Ataan avait compris, il devait se cacher près des échafaudages placés là pour travaux. Amusant : il avait cumulé l'entrepôt un peu glauque avec le bâtiment en actuelle refonte. Et en sommes, il n'avait pas été difficile de le trouver. Ses potes et lui s'étaient même accordés le loisir de faire un feu.

    Il avait choisi son mode d'entrée : la visite surprise. Dans un premier temps, en le voyant arrivé, ils ne devraient pas le craindre. Mais plus tard... Ce serait une toute autre histoire.


    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Le PDG avait longuement écouté le volus, qui avait pris soin de prévenir son monde qu'il serait indisponible pour un moment. Était donc venu l'étape de mise en commun des biens de l'un et de l'autre avant que chacun ne concède quelque chose dans la négoce. Un libre échange, standard, des plus commodes. Cette danse qu'ils allaient entretenir était la même que les politiques rythmaient chaque jour, en entrant dans leur jeu saignant et abrutissant.

    Avec un calme plat et un regard attentif, Josh avait regardé le négociant faire son job, tentant d'attiser l'envie d'en savoir plus tout en disposant le prix qu'il fixait. Le volus avait de suite concentré son argumentation sur une information cruciale : Manfred n'était pas de sa race. Et c'était donc un humain ? Ce n'était pas qu'une supposition balancée aléatoirement ou une déduction maladroite. Dahl avait l'air quasi-certain qu'il s'agissait de la vérité. Empli de doute, son interlocuteur était devenu réellement captivé sans qu'il ne porte une réelle importance à la suite des propos. Le receleur avait continué à discourir pendant qu'en face, on s'interrogeait sur les meilleures dispositions à prendre. Et lorsque le volus donna la parole au PDG, ce dernier s'était - à priori - mis en accord avec lui-même.

    « Hm. Voyons voir... » débuta t-il, promptement. « Tout d'abord, si j'avais voulu vous faire plonger, j'aurais commencé par ça et dès que vous auriez été désespéré, je vous aurais offert une porte de sortie. Voyez ça comme une courtoisie de bon aloi. » Il racontait la vérité. Il était plus simple de proposer un marché à quelqu'un au fond de trou qu'à quelqu'un qui pourrait se croire en position d'obtenir quelque chose. « Ensuite, si vous voulez que l'on consomme notre union, il faudrait d'abord attendre que j'en sache plus sur vous. Je n'ai que faire de votre organisation mais si vous pouvez m'être utile et que vos preuves s'avèrent aussi juteuses que vous le sous-entendez, je serais ravi de vous apporter mon soutien. »

    Il s'arrête un instant. Oh, il devrait comprendre assez vite.

    « En dernier lieu, de nouveau, nous verrons où cela nous conduit. Cela dit, pardonnez mon indiscrétion... » Ils n'était plus à ça près, de toute évidence. « Mais pourquoi souhaitez-vous être là quand je le trouverais ? »






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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Mer 07 Jan 2015, 13:56
« Ensuite, si vous voulez que l'on consomme notre union, il faudrait d'abord attendre que j'en sache plus sur vous. Je n'ai que faire de votre organisation mais si vous pouvez m'être utile et que vos preuves s'avèrent aussi juteuses que vous le sous-entendez, je serais ravi de vous apporter mon soutien. »

Normal, avant de conclure un accord commercial, on se renseigne sur ce que l'autre vend.

« En dernier lieu, de nouveau, nous verrons où cela nous conduit. Cela dit, pardonnez mon indiscrétion... Mais pourquoi souhaitez vous être là quand je le trouverais ? »

Plus embêtant, ça... Et surtout, je ne sais pas pourquoi lui veut trouver Manfred... Ça n'a pas l'air d'être l'un de ses amis, mais si je me trompe...

« Tout d'abord, sachez que (huuu) votre geste de courtoisie est apprécié. »

On en est aux amabilités... Chiantes, mais au moins, ça veut dire que la négociation se passe bien.

« En savoir plus sur moi, vous dites (huuu) ? Dahl Elkoss, commerçant des systèmes Terminus (huuu). En armes, principalement (huuu). Je fourni des spécialités conciliennes aux Terminus (huuu), et j'aimerai fournir les exclusivités de Terminus aux (huuu) systèmes conciliens, d'où ma requête. Dans la pratique, j'ai besoin (huuu) de faire mieux voir mon entreprise dans les systèmes conciliens (huuu) et vous pourriez m'y aider. Je suis également toujours (huuu) en quête d'investisseur cherchant de gros bénéfices (huuu) dans les systèmes Terminus et de personnalités importantes pouvant faire avancer la cause Volus (huuu). Vous êtes un homme puissant, riche, influent (huuu), Ivrancic. Votre soutien serait un atout pour Dahl Terminus et (huuu) les Volus. Et cela vous permettrait de (huuu) développer votre influence parmi les Terminus et d'obtenir des contrats (huuu) spéciaux avec les miens.»

C'est loin d'être tout sur moi, mais le reste ne te concerne pas, être Humain.

« Concernant les raisons pour lesquelles je souhaite être là (huuu), je ne connais pas les vôtres non plus (huuu). Mais bon, répondons à la courtoisie par (huuu) la courtoisie. Je vais vous raconter une histoire. Une histoire qui commence (huuu) avec un Volus : Barla Von.
Vous connaissez déjà (huuu) ce nom, celui d'un grand spécialiste (huuu) de la finance. Mais aussi agent du (huuu) Courtier de l'Ombre, et à l'écouter (huuu), on croyait que c'était là le secret (huuu) de sa fortune. Mais c'était faux. Barla Von était (huuu) le premier Manfred, même s'il ne portait pas ce nom (huuu).
Vous savez qu'il est mort (huuu) sur la Citadelle, lors de l'assaut de (huuu) Cerberus. Ce que peu savent, c'est que (huuu) ce n'est pas Cerberus qui l'a tué. Regardez. »


Dahl approcha de la table et en sorti un disque de donnée astucieusement camouflé. Il le mit dans son omnitech, et ouvrit une vidéo. Celle-ci provenait d'une caméra filmant le Présidium de la Citadelle, lors de l'attaque de Cerberus. Pas de sons, mais beaucoup de mouvements, notamment de fuite. Toutefois, deux personnes se démarquent : la première est un Volus, baissé derrière son comptoir, bouclier activé mais sans armes dans les mains. La seconde, plus discrète, remonte la foule en sens inverse, vers le Volus, un Silencieux M-11 à la main. Le Volus ne l'aperçoit qu'au dernier moment et ne comprend le danger que trop tard. Les deux premiers projectiles abaissent son bouclier, le 3ème pénètre le casque et ressort par l'arrière, éclaboussant de sang le mur et tuant la cible sur le coup. Dahl met en pause la vidéo.

« Ce film m'a coûté (huuu) une fortune. La victime est, vous l'avez deviné, Barla Von. J'ai retrouvé le tueur, un homme de main (huuu), engagé via intermédiaires par un dénommé « Manfred » (huuu). Il n'avait pas d'autres informations (huuu) intéressantes.
Mais revenons à mes raisons (huuu). Barla Von était l'un des (huuu) meilleurs Volus que j'ai connu. Pour son talent, oui, mais aussi pour (huuu) ses actions pour notre cause. Discrètement, dans (huuu) l'ombre, il augmentait notre influence et agissait pour que (huuu) nous obtenions un siège au Conseil. A sa mort, quelqu'un, qui prit le nom de (huuu) Manfred, reprit à son compte les accords de Barla Von, d'où les liens forts entre (huuu) Manfred et les Volus, ce dont il a joué. Mais (huuu), contrairement à Barla Von, Manfred se moque de notre cause. Au contraire (huuu), il a plusieurs fois bloqué nos avancées (huuu) politiques, alors que les Volus ont été (huuu) indispensables dans la reconstruction de la Galaxie. Il salit la mémoire de Barla Von (huuu), et nuit à ma race.
Voilà pourquoi je veux (huuu) être là. Je veux m'assurer que ce bâtard est mort (huuu). Maintenant, c'est votre tour. Quels sont (huuu) vos raisons et vos objectifs, concordent ils (huuu) avec les miens, auquel cas nous aurons (huuu) un accord ? Ou cette rencontre va-t-elle (huuu) tourner court? »


Le Volus fait face à Ivrancic, dans ce qui est le plus proche possible d'une pose de défi chez un Volus. Il n'est pas réellement menaçant, mais ses boucliers sont prêts à s'allumer, au cas où. De plus, le fait que l'autre l'ait autorisé à contacter les gardes montre qu'il ne les a pas corrompu : en cas de combat, ils entendront et interviendront.
De toute façon... Du nationalisme, de la vengeance, de la provoc', un savant mélange uniquement basé sur la vérité, fait pour cacher d'autres vérités et détourner l'attention de Ivrancic... Car éliminer Manfred n'est que la première étape : si Dahl souhaite faire avancer la cause Volus, il doit parvenir à reprendre pour lui le réseau de Manfred. Et pour ça, il doit être présent.


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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Lun 12 Jan 2015, 23:12



    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Il ne fallait pas enlever une chose au négociant volus : il était surprenant. Même plus que ça, pour quelqu'un de son espèce, il faisait preuve d'une étrange ouverture d'esprit et en même temps d'une délicate étroitesse lorsque la question dépasse l'argent. Bien évidemment, il avait l'air très concerné par le destin de son peuple... Mais pour ça, il ne jouerait pas selon les règles. De facto, ses manières iraient à l'encontre des quelques sphères dirigeantes d'Irune, composées principalement de conservateurs aigris et radicaux. Or, il était clair qu'Elkoss faisait partie des progressistes. La question qu'on avait pas encore réussit à résoudre, c'était s'il était fondamentalement opposé à la domination turienne ou s'il acceptait l'influence de la Hiérarchie. Bon, dans un sens, Josh ne s'intéressait pas tellement aux convictions politiques de son interlocuteur. En substance, il n'avait toujours eu qu'un seul objectif en venant ici. Et cet objectif, c'était Manfred. Mais puisque les pourparlers étaient de mises, l'idéologie de l'autre œuvrait à la définition et à la compréhension du personnage.

    C'était dans cette optique d'analyse que le PDG ne croyait pas une seule minute que le commerçant était principalement motivé par un quelconque désir de vengeance. S'il paraissait absolument sincère dans sa démarche et dans l'émotion que lui procure la disparition de son ami, il était également évident qu'il était attiré par autre chose. Sans doute croyait-il pouvoir tirer profit des connaissances et des techniques du génie des capitaux... Voire même prendre sa place. Après tout, s'asseoir sur le siège d'une légende est un mobile beaucoup plus convaincant et appétissant. Et là-dessus, l'ambition d'Elkoss était certaine. Et voulue. Cependant, il fallait nuancer qu'il avait l'air suffisamment prudent pour ne pas tout dépenser à la recherche d'une chimère et son opportunisme ne sera pas délaissé de sorties.

    Mais malgré ça, de la même façon qu'il s'en était pris à la société de Josh avec impertinence et cupidité, il souhaitait jouer dans une cour où Manfred n'était qu'un vulgaire comptable et dont il ne pouvait concevoir les enjeux. On ne pouvait pas lui en vouloir. Peu de personnes étaient mis au secret... Et quand bien même, moins on savait, mieux on se portait. Alors, il serait inutile de lui révéler des informations qui n'auront que peu d'importance pour lui. Il le saura bien assez tôt, s'il daigne réussir à tenir la barque pour aller jusque là. Concrètement, c'était imaginable. Il avait les moyens pour demeurer sûr de sa position et encore trop peu savant pour tomber du précipice. Et sa participation au jeu fera donc l'objet d'une attention particulière de la part de l'intervenant humain qui, derechef, n'était qu'intéressé voire intrigué par les informations ô combien utiles que détenaient le négociant. Le reste n'était qu'un extra, un bonus qui, à défaut d'être attendu, était bienvenu. Aussi avait-on attendu que le volus termine sa présentation en trois actes bien démarqués et séparés en une introduction, une description du motif et la fameuse remise en question du second larron.

    Avec un sourire qu'il arborait sans vergogne, Josh accepta de répondre au taquet pour ne faire attendre personne. « Manfred est avant tout le garant des finances d'un groupe que je souhaite voir détruit. Et vous savez autant que moi que de s'en prendre à la banque est une tactique intelligente. » L'argent. Toujours l'argent. « Qu'il vive ou qu'il meurt m'importe peu. Bien qu'à mon humble avis, il refusera de coopérer. Je suppose qu'il est plus judicieux de statuer sur son sort avant de ne lui poser la question. » enchaina t-il. Il confirmait par cette phrase que le dénommé ne survivrait pas à une quelconque rencontre. Pas sous son pseudonyme, en tout cas.

    Ce sujet était réglé, avec retenue et clarté, il passa au suivant. A savoir, les intérêts personnels et organisationnels de Dahl Terminus et son ultime dirigeant. « Maintenant, je sens que vous mourrez d'envie de m'expliquer en détail votre projet à l'encontre de nos deux sociétés. Il ne vous est pas inconnu qu'à l'origine, Black Horse Foods gère des vivres. Et non des armes. Ce qui en est plus ou moins l'opposé. » ricana t-il. « Donc faites-moi rêver avec un programme aussi brillant que constructif... Et là, nous aurons un accord. »





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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Sam 17 Jan 2015, 11:59
« Qu'il vive ou qu'il meurt m'importe peu. », disait Ivrancic en arborant un grand sourire.

L'esprit du Volus était partagé. D'un côté, par cette phrase, Ivrancic confirmait que ses objectifs était clairement compatibles avec ceux du Volus, ce dont il se réjouissait. De l'autre... Dahl Elkoss n'était pas le chef de la plus grande organisation commerciale des systèmes Terminus pour rien. Il avait reçu une formation particulière et avait un instinct commercial aiguisé. Cela faisait déjà 14 ans qu'il était négociant face à des des individus tous plus importants que les autres. Par la force des choses, il savait lire les visages.
Et Ivrancic le méprisait très clairement.
Dahl ne supportait pas ça.
Les membres de son espèce étaient toujours regardés de haut, alors que la communauté galactique ne pourrait pas survivre sans eux. Tous à se battre, utilisant la force plutôt que l'intelligence, la menace plutôt que la négociation, charmant les Volus quand ils avaient besoin d'eux, puis les oubliant quand ils atteignaient leurs objectifs.
Et Dahl haïssait ça.
Même s'il savait que pour l'instant, il devait faire profil bas. Un jour viendra où cela changera, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, il se contenterai de faire payer à l'humain le prix fort pour les informations dont il avait besoin.

« Donc faites moi rêver avec un programme aussi brillant que constructif... Et là, nous aurons un accord. », ricanait l'humain, ce qui agaça encore davantage le Volus. Il veut un programme économique ? Il va en avoir un, un qu'il sera pas prêt d'oublier.

« Huuuf. Trois choses. Premièrement, vous allez désormais me vendre les vivres que vous destinez aux systèmes Terminus. Huuuf. Je les revendrai moi-même, aux planètes que vous vouliez fournir, ou à ceux que je souhaiterais si vous vous en moquez. Huuuf. La BHF n'a pas suffisamment d'importance ici pour éviter d'être attaqué par un groupe minable d'opportunistes, huuuf, au contraire de Dahl Terminus. Vos destinataires auront leur nourriture, vous ferez un bénéfice sans risque, huuuf, et Dahl Terminus améliorera son image en devenant un bon samaritain. »

Dahl ne s'attendait pas au moindre problème concernant cette demande. C'était tout bénèf' pour les deux parties. Enfin, à condition que Ivrancic accepte la deuxième condition.

« Huuuf. Deuxièmement, la BHF va travailler à améliorer l'image de Dahl terminus dans l'espace concilien. Huuuf. Dahl Terminus ne vend pas que des armes, contrairement à ce que le Conseil prétend, et à ce que vous avez l'air de penser. Huuuf. Votre intérêt dedans ? Je doute que vous apprécierez les remarques du Conseil lorsqu'il dira que vous traitez avec une organisation du crime organisé. Huuuf. Améliorez l'image de mon organisation vous servira donc. Huuuf. Vous pouvez même améliorer votre propre réputation : la grande organisation humaine qui participe au développement économique des systèmes Terminus, huuuf, en faisant un endroit plus civilisé, ça en jette. Mais ça ne fonctionne que si l'on voit Dahl Terminus comme une organisation respectable. Huuuf. »

Une demande plus exigeante déjà, mais rien d'exceptionnel. Et qui allait quasiment de soi avec la première, qui dévoilait là tout son intérêt : en traitant officiellement avec Dahl Terminus, la BHF lierai son image à celle de l'organisation des Terminus. Un moyen comme un autre de s'assurer de sa collaboration. Restait la troisième demande, la plus exigeante.

« Dernièrement, des crédits. Beaucoup, un véritable investissement en fait. Huuuf. Je souhaite agrandir nettement mon entreprise, et ceci à un coût, que mes investisseurs habituels me refusent. Huuuf. Un coût en dizaines de millions de crédits. »

En fait, Dahl n'avait même pas demandé à Elkoss Combine si elle était disposée à lui fournir cet argent, car il savait que ce serait non. Ce qui était compréhensible, vu que cet investissement permettrait à Dahl Terminus d'être indépendant des chaînes de production de Elkoss Combine, et donc de pouvoir agir sans lui rendre de comptes. Dahl ne comptait pas déclarer son indépendance dans l'immédiat, mais ce moment approchait, et il fallait que son organisation soit prête.

« Huuuf Bien sûr, je ne m'attends pas à ce que vous donniez votre argent. Huuuf. Il vous sera remboursé, en crédits ou en service. Huuuf. Et puis, surtout, vous aurez mes autres informations. Huuuf. »

Pas de bénéfice financier ici pour Ivrancic, mais un rappel de ce qui était en jeu à la base. Ces informations n'étaient pas gratuites, et celle que Dahl avait déjà donné coûtait à elle seule une fortune. Et les autres, même si elles étaient moins surprenantes, seraient toutes aussi utiles.


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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Ven 23 Jan 2015, 16:13



    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Le volus remplissait très bien son rôle de négociant, avec ses nombreuses listes qui se ressemblaient un peu entre elles. Il faisait réellement l'inventaire de ses arguments. Soit pour affirmer ce qu'il voulait, soit pour démontrer qu'il pouvait obtenir ce qu'il voulait. On pouvait lui accorder un point pour la prose et un point pour la clarté, mais cela perdait de son mordant. Ou bien, le mordant avait été simplement déplacé vers la source du discours... Car dans son essence, il ne manquait ni de culot, ni d'ambition. Ce qu'il voulait en clair : une collaboration officielle entre Black Horse Foods et sa corporation, un peu de publicité et beaucoup de pognon. Et ce qui importait, c'était le "beaucoup de pognon", bien sûr. Normal, c'était un volus, que pouvait-on attendre de quelqu'un de son espèce ?

    Sous cette réflexion intérieure presque raciste, Josh retira son masque de rigidité et s'arrangea pour sourire quand il se rendit compte que l'autre avait finit de parler. Dans la réalité de la chose, le PDG aimait le challenge que cela lui procurait. Et il appréciait aussi qu'Elkoss ne se fasse pas prier pour affirmer ses positions. Tout en étant exigeant, il allait là où on voulait qu'il aille. L'humain avait toujours eu cette technique d'attendre partiellement les demandes des autres pour offrir. Lorsque l'on met quelqu'un en position de défi puis en position de force, il y a énormément de chances qu'il s'annonce sans vergogne. Ce double-jeu n'était pas dur à comprendre ni pour l'un, ni pour l'autre. Sauf qu'il était, la plupart du temps, inévitable puisque tellement simple à mettre en place. Pour mieux imager : on aurait aussi bien pu se placer en acteur normalisé, en prenant rendez-vous avec la secrétaire pour entreprendre une négoce plus banal... Et toutefois, cela aurait fait moins d'effet.

    Trêve de blabla. Le pourquoi du comment n'avait que peu d'importance sur la finalité car dans tous les cas, elle était globalement la même. En venant ici, on savait pertinemment quel serait l'éventail des possibilités - sans prendre en compte les diverses variantes. Par exemple, Josh ne s'attendait pas tellement à ce qu'en face, on fasse preuve d'un altruisme raisonnable, au point de proposer de "sécuriser" les livraisons de nourritures au sein des Terminus. Pour l'image, disait-il. Certes. L'objectif était donc de faire de l'entreprise une jolie œuvres qui plairait au Conseil. Pourquoi ? On s'en foutait. L'intérêt de l'humain ne dépassait pas les informations qu'il voulait sur Manfred.

    Néanmoins, il se devait d'apporter des réponses claires. Il allait être direct. « Vos idées ne me déplaisent pas. » Une entrée en matière aisément prévisible. « En revanche, je garde quelques réserves. Voyez-vous, je ne dirige pas ma société en ermite. J'ai un comité d'actionnaires qui attendent des résultats et qui, eux aussi, aiment soigner leur image. » A côté de ça, tout le monde savait que les grosses pommes qui s'étendent dans la Galaxie devaient sûrement trainer dans des choses louches, ici et là. Mais c'est l'intention qui compte. « Nous avons aussi de nombreux contrats, notamment avec l'Alliance. Et ce genre de personnes demeurent très à cheval sur les règles et la tenue à avoir. De fait, je ne vais pas risquer de ternir la réputation de Black Horse Foods juste pour tenter d'augmenter la votre. »

    Sans prévenir, il se releva. Il n'en avait pas terminé mais il voulait marquer son intention. « Par là, comprenez-bien qu'il va falloir me laisser plus de marge de manœuvre. Vous voulez que nos deux entreprises collaborent, alors il va falloir collaborer et non espérer que je vous chaperonne. » insiste t-il. « Pour cause, avant d'acquérir la BHF, j'avais surtout une entreprise d'investissement que je garde toujours. On va donc faire autrement : je vous achète des parts avec une belle somme importante qui vient de mes fonds personnels et en échange, vous me cédez une place en tant que partenaire. » Le but était, en définitive, d'éviter de rendre ça trop privé. Puisqu'il voulait du publique, on allait lui donner du publique. Si on se montre sur le devant de la scène, le Conseil et ses sbires ont tendance à éviter. « Et une fois cela fait, on pourra commencer à prouver que vous jouez selon nos règles. Et mes actionnaires ne verront en vous que quelqu'un qui va leur apporter plus de biftons dans les poches. »

    L'argent, les crédits, la richesse... Il n'y en avait que pour ça. C'était le but premier de tout le monde. Un système pensé, établi, imposé et amélioré constamment par les volus. Comme celui qu'il avait en face. Le PDG pouvait quand même conclure qu'Elkoss n'avait pas qu'un désir cupide en tête. Il était un peu au-dessus de la masse. C'était ce qui rendait tout cela possible. « Alors. Marché conclu ? » termina t-on. Oui, fallait-il encore que les modalités conviennent à tous.





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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Lun 26 Jan 2015, 22:54


M'acheter des parts de Dahl Terminus ?
Voilà quelque chose auquel Dahl n'avait pas pensé. Ou, s'il y avait pensé, il l'avait automatiquement éliminé. Pas parce qu'il n'appréciait pas ce système ou qu'il s'en méfiait, il en était au contraire un grand partisan, mais parce que c'était tellement concilien...
La loi n'existait pas dans les systèmes Terminus. Elle se limitait à la puissance de celui qui la faisait appliquer. Acheter des parts d'une entreprise des systèmes Terminus, c'était donc extrêmement risqué... Si l'on était trahi, on n'avait que ses yeux pour pleurer, ou ce que l'on a gardé pour se venger.
Bien sûr, Ivrancic n'était pas n'importe qui. Mais la simple attaque des pirates sur son convoi montrait à quel point il était peu influent dans les systèmes Terminus. Dans l'espace concilien, Ivrancic écraserait Dahl. Dans les systèmes Terminus, le combat serait bien plus égal, la puissance économique de Dahl contre le réseau de Ivrancic.
Néanmoins, Dahl ne comptait pas trahir l'humain. Il avait des ambitions pour son entreprise, et se retrouver en guerre ouverte avec le PDG de la BHF le paralyserait, voir même le détruirait. Aucun intérêt.
Restait maintenant la grande question : prévenir Ivrancic de cet état de fait ou non ? Le volus réfléchit quelques instants silencieusement, puis prit sa décision.

« HUUUF. M. Ivrancic, avez vous conscience de ce que vous demandez ? HUUUF. Dans les systèmes Terminus, vous n'êtes pas protégés par la loi. HUUUF. Si vous investissez et que je vous trahi, seules vos propres ressources permettront de vous venger. HUUUF. » Le volus s'arrêta un instant, le temps que Ivrancic assimile ce fait.
« HUUUF. Ce n'est pas une menace, je ne compte pas vous trahir. HUUUF. J'ai beaucoup trop à perdre en faisant ça, et je tenais juste à jouer franc-jeu, en tant que partenaire. HUUUF. J'accepte votre offre du moment que je reste actionnaire majoritaire. HUUUF. Et je l'officialiserai le mois prochain : je devrai passer sur Illium. HUUUF. Officiellement, c'est toujours les systèmes Terminus, mais vous savez comme moi que c'est une interface avec l'espace concilien. HUUUF. »

Le marché conclu, le Volus retourna vers sa table. Il posa son disque de donnée dessus, et activa un hologramme en trois dimensions. Celui ci variait : tantôt colonnes de données, tantôt images d'archives de l'assemblée galactique, ou encore des images de caméra filmant des soldats visiblement bien armés. Dahl les faisait défiler tout en parlant.

« HUUUF. L'ensemble des données que je possède sur Manfred se trouve sur ce disque. HUUUF. Je vais vous les donner, mais un résumé concis est agréable. HUUUF. Manfred est donc un humain. HUUUF.
Il bénéficie d'un énorme réseau Volus qu'il est parvenu à maintenir. HUUUF. Il a donc obligatoirement des agents volus qui négocient pour lui sur Irune. HUUUF. J'ai des soupçons, mais pas de certitudes. HUUUF. Sans doutes pas le meilleur moyen de remonter à lui. HUUUF.
C'est également quelqu'un qui a des intérêts contraires à ceux des volus. HUUUF. Il s'est opposé de trop nombreuses fois à nous. HUUUF. Pour le siège au conseil, mais aussi concernant le développement de nos entreprises. HUUUF. Des lois régulant l'économie galactique ont été votée, des lois non-volus. HUUUF. Celles ci nous ont fortement limité, mais n'ont pas gêné et parfois avantagé des entreprises humains. HUUUF. Des entreprises diverses, à priori sans points communs. HUUUF. Mais j'en ai trouvé un : une compagnie de sécurité privée, des mercenaires en gros, qui avaient des contrats avec chacune de ces entreprises. HUUUF. Je n'en connais pas les détails, mais au vue de l'équipement qu'ils avaient, ils ont accès à d'énormes ressources financières. HUUUF. Et avec l'augmentation de l'influence de ces entreprises, cette compagnie a pris beaucoup de valeur. HUUUF. J'ignore à quel point Manfred leur est lié, mais je ne serai pas étonné d'apprendre qu'il s'agisse de son armée privée. HUUUF. Voir même qu'il dirige l'une des entreprises concernées. HUUUF.
De plus, je sais que Elkoss Combine a récemment connu des soucis, des attaques de pirates en territoire concilien. HUUUF. Elle a perdu des cargaisons et manqué des contrats... ensuite repris par des entreprises utilisant ces mercenaires. HUUUF. Je ne peux pas croire que ce soit une coïncidence. HUUUF.
Ces mercenaires forment la compagnie du Zodiac. HUUUF. Une croyance humaine, apparemment. HUUUF. J'ignore quoi en déduire. HUUUF.
Enfin, dernière information : Manfred n'est pas l'unique identité de notre ennemi. HUUUF. Je n'en n'ai pas de preuves, plus... une intuition générale. HUUUF. J'ignore s'il est aussi politicien ou financier, mais le masque de Manfred sert d'autres intérêts que celui de ce personnage. HUUUF. Peut-être est-ce lié au groupe dont vous parlez. HUUUF. Mais je pense honnêtement qu'il n'est pas que le banquier de ce groupe. HUUUF. C'est donc à la fois un homme publiquement richissime, et un opposant des volus. HUUUF. Vu l'influence de mon espèce dans la finance galactique, je ne pense pas que ce genre d'humain soit nombreux.»


Le volus coupa l'hologramme, devenu inutile. Il se retourna vers Ivrancic.

« HUUUF. Je ne puis hélas ni vous donner son identité, ni vous dire où le trouver. HUUUF. Mais ces informations sont sûres, et Manfred est proche d'être dévoilé. HUUUF. Je n'ai pas assez d'influence dans l'espace concilien pour remonter ces pistes, mais vous si. HUUUF.
Je ne vais pas vous apprendre votre métier, vous le connaissez bien mieux que moi. HUUUF.
Néanmoins, un conseil HUUUF. Dans les mois à venir, Elkoss Combine va mener une campagne de rachat agressifs. HUUUF. Si cette campagne abouti, le Conseil n'aura pas d'autres choix que de retourner en arrière et d'annuler les lois ayant été mises en place. HUUUF. Même Manfred ne pourra pas les pousser à s'opposer directement à la plus grosse entreprise de la galaxie : ce serait déclarer la guerre aux Volus. HUUUF. Non, il va combattre cette OPA. HUUUF. Probablement en promouvant des lois l'interdisant. HUUUF. S'il est au courant en avance. HUUUF. S'il ne l'est pas, alors il sera obliger d'opposer sa propre force financière à celle de Elkoss Combine, et sera dévoilé. HUUUF.
Il sera au courant. HUUUF. Si le secret a filtré jusqu'à moi, aucune chance qu'il ne soit pas mis au courant bientôt. HUUUF. Vous êtes puissant et influent : vous pouvez profiter de cette occasion. HUUUF. Que ce soit en remontant la piste de ceux que Manfred va corrompre, ou en les corrompant pour l'obliger à sortir de sa cachette. HUUUF. Ou n'importe quelle autre méthode que vous pensez être meilleure. HUUUF.
J'espère que vous réussirez, M. Ivrancic. HUUUF . Je sais que vous réussirez, en fait. HUUUF »


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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Dim 08 Fév 2015, 14:07



    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Pour la troisième fois, le PDG avait poliment attendu que son interlocuteur finisse de discourir avant de s'exprimer. Il ne fallait pas lui en vouloir... Ce pauvre volus était passé par toutes sortes d'émotions diverses. Des émotions qu'on ne sous-estimait jamais. Il avait vu son éventuelle fin arriver avec la présence d'un étranger au cœur même de son appartement de fortune. Ce dernier aurait bien pu l'abattre mais cela aurait été clairement contre-productif. Surtout qu'il était plus compliqué de tuer quelqu'un de son espèce - plus qu'il n'y parait. Et dès que les négociations avaient été lancées, modifiant l'atmosphère de la pièce, les rapports de force n'avaient eu cesse de s'inverser. L'un avait des informations que l'autre voulait. Mais cet autre était de commerce peu arrangeant et n'hésitait nullement à jouer de la pression qu'il avait sur cet un. Dès lors, Elkoss était probablement passé de surprises en surprises avant de retomber sur ses pattes comme un bon négociant qu'il faisait.

    Au terminus, il avait daigné se laisser convaincre par les propos d'Ivrancic et il avait livré des renseignements qui pourraient permettre l'avancée de la quête. Trouver quelqu'un qui souhaite se cacher à la vue de tous était une chose. Trouver quelqu'un qui ne cache pas sans pour autant exister relevait d'un niveau de difficulté bien plus élevé. A ce jeu là, Manfred excellait et le "croate" le suivait de très près. Et contrairement à ce que le volus tenait pour vrai, il ne serait que plus aisé de remonter la piste maintenant qu'on savait où chercher. Il suffirait, ainsi, de titiller cette étrange compagnie... La Zodiac, c'était ça ? On en avait vaguement entendu parler. C'était l'une de ces organisations militaires privées qui s'implantent ici et là, dans l'Espace Concilien et dans la Travée. L'ampleur de la galaxie ne peut se partager entre les Soleils Bleus, Eclipse et Berserkers. Il faut bien des indépendants pour des entreprises et personnes plus modestes ou ayant moins d'attrait, au niveau légal comme au butin final. Il s'avérait donc que certains arrivaient à se glisser dans les brèches laissées par les gros groupes mercenaires. Même si, parfois, la réalité voulait que ces petites organisations soit disant règlementaires étaient en réalité sous le contrôle de poissons plus trapus. Il faudrait donc déterminer si Zodiac était l'une d'elles ou si elle bénéficiait d'une réelle indépendance et de fonds privés éventuellement douteux. Et à ce moment là, choisir si la manière incisive ou la manière brusque convient le mieux pour faire tomber la pomme du pommier.

    Dans tous les cas, Josh était amplement satisfait du rendement de sa visite. Effectivement, son interlocuteur n'était pas le premier intervenant qu'il venait voir dans cette affaire. La piste du comptable avait éclaté un peu partout et comme on pouvait s'en douter, il ne fallait pas laisser de traces. Il était impératif que Manfred se croit intouchable bien qu'il serait tout aussi inconcevable et stupide qu'il ne perçoive pas le danger qui arrive dans sa direction. La mort de son maitre fera de lui un être rempli d'ambition et de désir, le conduisant à une maladresse certaine. Et pour le conduire jusqu'au point de non-retour, Dahl Elkoss serait définitivement un allié pertinentn et pas inutile. Et cela voulait aussi dire que les deux frais partenaires ne combattront pas sur le même terrain, ce qui était un deal d'autant plus profitable. Derechef, le PDG profita de sa hauteur pour surplomber l'autre participant et attrapa le disque de données qui contenait le savoir voulu. On ne l'arrêta pas. Et dans un élan évident, l'humain activa son omni-tool et cela lui permis de copier l'ensemble des fichiers. Il allait de soi qu'il avait usé d'un logiciel parfaitement illégal mais comme dirait le volus : c'est ça, les Terminus. Une fois le téléchargement terminé, il tendit l'objet au dit-volus.

    « Votre confiance me va droit au cœur. » partagea t-il. « Quand je quitterai la pièce, vous serez octroyé d'un montant équivalant à 8% de Dahl Terminus. Considérez ça comme un acompte pour ces données et pour notre future entente. Et dès demain, la presse sera mise au courant. De là démarrera votre aventure au sein des systèmes Conciliens. » Il ne faudrait juste pas oublier de communiquer ces nouvelles au porte-parole, qui sera complètement dépassé par les évènements. « Avec les fonds que je vous offre, vous devrez faire vos preuves seuls. Et ne croyez pas que ma mission va entraver notre partenariat. Je surveillerais le moindre de vos faits et gestes. Et dès que vous serez prêts, nous pourrons faire... fructifier nos investissements personnels. » La dernière fois qu'il avait tenu ce genre de propos, c'était en compagnie d'une turienne aussi charmante que dangereuse. Et ça s'était plus ou moins mal terminé, selon le point de vue. Mais il y avait peu de risques qu'Elkoss et lui aient une conclusion similaire... Ou au minimum, ce sera moins charnel. « Des questions, peut-être ? » Ou bien, est-ce que cette discussion allait se stopper là ? Car ce qui avait étonné Josh, pour sûr, c'est le manque total de curiosité pour le "groupe" dont Manfred faisait partie. Il est vrai que cela n'avait guère d'importance au vu des négociations entretenues. Mais cela finirait par en avoir.





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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Mar 10 Fév 2015, 23:50

Le volus approuva de la tête les termes de Josh Ivrancic. 8% de Dahl Terminus représentait déjà des millions de crédits... Bien assez pour ce que Dahl comptait en faire. Il savait parfaitement où les investir, où ils seraient le plus vite rentabilisés. L'organisation du volus allait faire un bon en avant... De simple organisation commerciale, même s'il s'agit de la plus grande des Terminus, elle allait devenir intouchable.
Du moins, si Dahl parvenait à convaincre les bonnes personnes de commercer avec lui. Mais il ne se faisait pas trop de soucis dessus, il avait toujours su vendre, c'était même un don chez lui, même par rapport à la moyenne de son espèce.
Non, Dahl ne se faisait aucuns soucis à propos de « faire ses preuves », auprès du richissime humain.

« Des questions, peut-être ? »

Des questions précises, non, le volus n'en n'avait pas. Mais des informations générales, oui. Par exemple, sur la puissance dont disposait leur adversaire, que ce soit par lui même ou vient le soutien du « groupe » qu'avait mentionné Ivrancic. Mais bon, cela n'était pas urgent dans l'immédiat, et le volus avait fort à faire.

« HUUUF. Puisque nous voilà associés, vos propres informations sur Manfred me serait bien utile. HUUUF. Notamment sur le soutien que peut lui apporter le groupe dont il est le banquier. HUUUF. Dès qu'ils seront au courant de notre accord, ils enquêteront sur mon entreprise. HUUUF. Je dois me tenir prêt.
HUUUF. A part ça... La curiosité est dangereuse, Monsieur Ivrancic. HUUUF. Je préfère me contenter des informations nécessaires. »


Pas totalement vrai... Si le volus ne faisait pas dans le trafic d'informations et préférait en général rester discret, il comptait tout de même enquêter de son côté sur les alliés de Manfred, ainsi que sur son allié à lui... Il était rare de voir un PDG d'entreprise entrer par effraction et sans se faire repérer chez une quelqu'un. Le volus ne pensait pas que Ivrancic le trahirait, mais... Mieux vaut prévenir que guérir.

L'humain lui dit ce qu'il avait à dire, puis prit congé. Les deux gardes de Dahl passèrent la tête dans la pièce, l'air surpris, puis rassurés quand leur patron leur fit signe que tout était OK.
Dahl s'assit ensuite derrière son bureau, et se remit à travailler. Il envoya tout d'abord un message à destination du siège de Dahl Terminus, puis repris les rendez vous de la journée qu'il avait annulé. Enfin, il se releva et sorti de la pièce, de nouveau escorté par les deux gardes.

Sur Oméga, la seconde de Dahl, une butarienne nommée Jerata Kheln, recevrait bientôt le message suivant.

De : Dahl Elkoss
A : Jerata Kheln
Envoyé depuis : Berceau de Siegfried, Watson

Jerata,

Nous avons désormais un actionnaire chez Dahl Terminus : Josh Ivrancic. Il a investi pour 8% du capital de la société. J'officialiserai moi-même l'achat le mois prochain sur Illium.
De nombreux changements sont à venir, je dois donc rentrer dès que possible sur Oméga. Envoie immédiatement quelqu'un ici pour s'occuper de la revente de la nourriture.
Dès que tu as reçu l'argent, occupe toi également d'acheter les terrains sur les planètes dont nous avons déjà parlé. Si je ne suis pas déjà arrivé, contacte également les entreprises de construction. Nos usines d'armes doivent être prêtes dès que possibles.

Jerata, avec ses usines, l'organisation pourra enfin être totalement indépendante. Et si je parviens à convaincre les Ravageurs d'acheter nos armes, Dahl Terminus sera intouchable.

J'ai toute confiance en toi pour commencer les investissements. Je partirai de Watson dès que le revendeur arrivera.

Le Dieu de la Chance nous souri.

Dahl Elkoss



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MessageSujet: Re: Élémentaire, ma chère Watson !   Lun 23 Fév 2015, 18:05



    Décembre 2199 ■ Watson ■ Appartements centraux de Freedom City, n°133

    Debout et surplombant son nouvel associé, Josh Ivrancic ne pouvait s'empêcher d'afficher une mine satisfaite. Sous cette nouvelle identité, c'était sa première victoire. Non pas qu'en temps de PDG, il n'avait pas déjà marqué des points ici et là. Mais en ce qui concerne le groupe qu'il chassait avec véhémence, c'était là un bon début. Et il n'avait pas eu recours à sa fidèle armure - hormis à quelques talents cachés pour s'infiltrer sans être vu par les amateurs qui servaient de garde. D'un côté, il ignorait si la collaboration allait durer et s'avérer aussi fructueuse que prévue. Mais il n'oubliait pas que deux ans auparavant, il était laissé pour mort par ceux en qui il avait toujours essayé de croire.

    Refermant ce qui lui servait de par-dessus, il continua à écouter les éventuelles interrogations du volus. Naturellement, ce dernier souhaitait savoir ce qu'il devrait affronter. Et il avait l'intelligence de ne vouloir connaître que ce qui serait nécessaire à la bonne tenue de leur quête. Il ne tenait pas à avoir les détails gênants pour lesquels il pourrait finir dans le caniveau. C'était prudent. Néanmoins, quand bien même on ne doutait pas de sa sincérité, mais l'humain allait devoir se renseigner sur la véracité des propos qu'il avait tenu. Cette distance était nécessaire et il la maintiendrait jusqu'à ce qu'il soit on-ne-peut-plus sûr. Mais de toute évidence, ils étaient amenés à se revoir

    Gardant à l'esprit qu'il fallait bien lui donner quelque chose mais partagé entre l'idée d'être parfaitement honnête et de demeurer mystérieux, Josh soupira un court instant. Il s'était préparé, au préalable, à lui donner une piste. Il allait continué sur cette voie. « Vous avez déjà entendu parler du Général Varto ? » demanda t-il. La réponse ne l'intéressait pas des masses. « Renseignez-vous sur son exploit de 2197. Demandez-vous s'il aurait pu faire ça seul. » Il s'arrêta. Il en avait trop dit. Dahl fouillerait de son côté, s'il en avait envie.

    Maintenant, il était temps de partir. Il courba l'échine, un peu, et contourna son nouvel associé afin d'atteindre la porte de sortie. Entrer discrètement était une chose dont il était capable mais il n'était pas prêt de faire le chemin inverse. « A la prochaine fois, Elkoss. » lança t-il sur un ton désinvolte, avant d'actionner la commande. Il fit un pas en avant, jetant un regard à sa droite puis à sa gauche. « Messieurs. » salua t-il, avec un mouvement de la tête. Il compatissait pour leur sort. Dans le meilleur des cas, ils n'auraient plus de boulot. Dans le pire... L'ex-Général eut un rictus. Il savait ce qu'on pouvait faire si on avait la force de le faire. Non, il compatissait réellement à leur sort. Mais concrètement, cela lui était indifférent. Et il était temps qu'il parte.





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Élémentaire, ma chère Watson !

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