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 [Intrigue #2] Blackout

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 14 Jan 2015, 14:37
Comment je m'étais retrouvée là moi déjà ? En plein milieu de cette guérilla digne des plus grands films apocalyptiques concilliens ? Ah oui. J'avais rien demandé à personne ! C'était à ça que je pensais depuis mon abri, ce mur où je me trouvai avec Kyre. J'avais depuis longtemps épuisé mes cartouches thermiques et je me contentais de lancer quelques attaques biotiques au jugé par-ci par-là, sans grande conviction. Je laissais plus ma consœur Asari s'occupait de ça. Tiens, je me demandai comment aller Karrlog. J'avais l'impression d'entendre des bruits plus loin. Il devait être toujours vivant. Ce qui me dérangeait d'avantage, c'était la biotique qu'ils avaient en face et nous empêchaient de bouger d'avantage.

Je vis soudainement un bras de galarien volait suite à un tir du lance-grenade de Kyre qui vient terminer dans son dos. La réaction de l'Asari me … scotcha sur place, le regard hébété. Utiliser sa biotique pour le lancer comme une pierre était quelque chose de … surnaturel. Enfin, cela dit, vu ce qui se passait aujourd'hui, plus rien n'aurait du m'étonner. Pourtant …

J'oubliai rapidement la chose quand Kyre vint à mes côtés pour m'énoncer visiblement une stratégie, parlant par-dessus le brouhaha des tirs et des cris. Je tendis l'oreille pour ne rien louper de ce qu'elle allait me dire.

Ish... Utilise ton camouflage, reste en retrait la ou les balles ne vont pas et trouve leur chef, ou un point faible, une caisse de munitions peut-importe quelque chose qui change la donne... Et ! Fais tout sauter. Moi.. Je vais faire diversion et te sauver les miches. Fais attention il est chargé et prêt a l’emploi, vu la distance t’aura même pas à tirer en cloche, ah.. Et c’est semi-auto.

Je regardai Kyre qui m'avait donné le lance-grenades, ne comprenant pas sur le coup, avant de le baisser sur l'arme, le regardant sous toutes les coutures. Mais, euh, j'en ai jamais utilisé des machins comme ça moi ! Et en plus il était déjà chargé ! Je fis attention à laisser mes doigts bien loin de la gâchette. Bon, mes mains ne tremblaient pas, c'était déjà ça.

Je manquai de sursauter et de tirer avec le lance-grenades lorsque je sentis une main se poser sur mon décolleté. Je levai les yeux sur Kyre qui me rappela l'histoire de la douche. Je clignai des yeux. La douche ? Elle pensait à cela à ce moment-là elle ? Tandis que mon regard exprimait incrédibilité, mon visage rougissait à vue d’œil lorsque quelques images me vinrent à l'esprit. Une claque aux fesses me fit soudainement revenir à la réalité.

T’as pas le droit d’être abîmée.
- Oui, j'y penserai, murmurai-je plus pour moi-même qu'à l'attention de Kyre, de toute façon, vu le chaos ambiant il était peu probable qu'elle ait pu entendre ma réponse.

Aussi idiot que cela puisse paraître, ces derniers mots et la petite tape à mon derrière m'avait soudainement remotivé. Ou alors c'était ce lance-grenades entre mes mains. Hm. Un peu des deux. Je vis Kyre s'élançait avec sa biotique. Dans le même temps, j'activai mon camouflage tactique pour m'éclipser de derrière le mur. J'avais aperçu un petit muret non loin qui me donnerait un bon angle de tir, à moitié démoli par un tir de grenade lancé par Kyre quelques temps auparavant. Tapant un sprint digne d'une grande athlète, ce qui me valut d'être complètement essoufflée, je finis par arriver à destination. Je repris mon souffle.

A gauche ! l’aut’Tarée au lance grenades est à gauche ! Choppez-la !

Eh merde, c'était à moi là normalement. Je pris le lance-grenades en main et prit mon temps à bien viser. Notamment la biotique. Aucuns ennemis ne me regardaient, tant mieux. Cela ne durerait pas quand j'aurai tiré. Bon, alors, Kyre m'avait dit que ce n'était pas la peine de viser en cloche …

Je tirai. La grenade partit droit sur la biotique et termina sous ses pieds. Celle-ci se baissa pour comprendre l'origine du bruit. Elle n'eut guère le temps de réagir par la suite. Une pluie de chair et de sang s'éleva dans les airs en conséquence de l'explosion. Bon, ça de fait.

Ce que je n'avais par contre pas prévu, c'était le recul de l'arme. Déséquilibrée, le doigt toujours appuyé sur la détente. Trois grenades partirent en cloche sous différents angles, ce qui me fit perdre un peu plus l'équilibre. Surprise, je finis tout de même par arrêter de tirer.

Heureusement, le lance-grenade était désormais presque à la verticale lorsque mes fesses vinrent heurter douloureusement le sol. Déesse ! Les autres avaient du me repérer ! Je levai timidement la tête de mon abri lorsque j'entendis les trois grenades exploser. Regardant les traces de fumée, je me rendis compte que les dites grenades avaient tout simplement fini en plein cœur de la formation ennemie. Je regardai le résultat, ébahie.

 « C'est moi qui a fait ça ? »

Je regardai le lance-grenades tout en me remettant à couvert. Bon, j'avais beau avoir un coup de chance incroyable, je ne pensai pas avoir fait un strike. J'allais attendre un peu de voir comment la situation allait évoluer. Ouais. C'était une bonne idée...
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Jeu 15 Jan 2015, 17:12
"Ne t’ai-je pas déjà dit de descendre de tes grands chevaux ? Continuons ensemble. Au point où on est, il est trop tard pour faire machine arrière. Et puis tu l’as dit toi-même : c’est soit je vous aide, soit je continue seule. Or je ne suis pas vraiment en état de poursuivre ma route seule dans l’immédiat. Alors tout le monde y gagne. En route. Avant que je ne change d’avis…On dirait que l’Atlas montait la garde devant cette porte. Vous savez où elle mène ? L’un de vous aurait-il l’obligeance de bien vouloir nous ouvrir la voie ? Plus vite nous en aurons terminé ici, plus vite je pourrais retourner à mes affaires et vous aussi."

Descendre de ses grands chevaux, une expression totalement dépourvue de sens pour quiconque se trouvait natif de l’espace Terminus, cet animal provenant de la planète Terre, mais Anton lui connaissait bien cette espèce pour l’avoir côtoyé quelques fois sur son monde natal, une planète Eden mélangeant butariens et humains, une chose impensable pour un grand nombre et pourtant ayant connue une certaine stabilité et une seule guerre civile, un exploit. Pourtant même en connaissant la signification, tout du moins la devinant, le butarien ne comprenait pas réellement ce que l’asari voulait dire. Ou alors l’ironie de la situation lui échappait complètement soit la biotique ne comprenait absolument pas tout l’hypocrisie de son assertion.

Le ravageur préféra ignorer l’asari qui s’efforçait, sans succès, de simuler qu’elle allait bien, hors il était évident à sa démarche et au ton de sa voix moins mordant qu’habituellement, que cette dernière dégustait encore du maintien de sa barrière. Aussi, sûr de l’aide de la biotique, Anton se détourna pour regarder dans les yeux son vieil ami.

« Je suis sûr qu’on en a pas fini. Il est impossible de laisser un méca de cette puissance et surtout qui coute une fortune pour garder un truc vide. Aussi vérifie tout ce qu’on a, munitions, grenades et autre. »

Mais à peine le butarien eût-il le temps de terminer que l’asari se rappela à lui en découvrant une porte auparavant cachée par la masse de l’armature de combat. La situation laissa un sourire au ravageur qui se rappela le mythe du monstre protégeant la grotte aux trésors et la jeune femme qui attend son sauveur, mais ce n’était pas l’histoire qui le faisait rire mais qu’il en soit le héros. Lui un tueur sans pitié, enfin peut être que la captive serait suffisamment gentille pour ne pas être Shoran.

« Bien Gern, la biotique, je crois qu’il est plus que temps d’en finir avec tout ça. » Le sourire s’agrandit pour dévoiler largement la dentition de carnivore du pacificateur, « Alors l’état de nos réserves ? »

Gernlo venait tout juste de vérifier ses sacoches de ceinture et laissa lui aussi éclater un franc sourire.

« Assez pour s’occuper de tous les vortchas d’Oméga. Une grenade en prime. » Il exagérait bien sûr et le professionnalisme n’avait jamais été son point fort mais la situation n’en était pas moins clair, ils ne seraient jamais plus près que maintenant et Anton s’en réjouissait d’avance, son esprit guerrier bouillonnait comme jamais, il voulait du sang.

Le ravageur butarien fit aussitôt signe à ses deux compères de se placer de chaque côté de la porte, en prime il asséna même un sacré clin d’œil à l’asari qui devait encore apprécier qu’on lui donne des ordres, mais cela Anton s’en moquait, ils avaient dépassé la lutte stérile de pouvoir, il était le plus compétent à diriger et elle allait devoir s’y faire, ou pas d’ailleurs de toute manière il ne comptait pas s’en faire une amie, juste l’utiliser.

Puis le butarien s’approcha de la porte, se contenant de l’entrouvrir, c’est alors que le bruit caractéristique d’une fusillade lui parvint aux oreilles. Une merveilleuse nouvelle. Anton fit signe à son acolyte d’avancer en premier, le ravageur indiqua à la biotique de rester en attente, avec un peu de malchance les ennemis ne seraient pas au courant de leur arrivée. Mais à peine Gernlo s’avança qu’un déluge de tir le cueillit sur le champ ne lui laissant aucune chance de percevoir l’ennmi en question. La première rafale lui détruisit son bouclier à énergie, la seconde le frappa au ventre et à la jambe l’envoyant valser en arrière.

Anton réagit vite mais tout de même trop tard et ne put guère plus que le ramener à la sécurité relative de la pièce d’où ils venaient. Le ravageur lâcha sa seule dose de médigel à son ami et attendit quelques secondes que ce dernier se stabilise avant de le tirer encore plus en arrière. Le butarien attrapa alors le At-12 de son compère et laissa son kishock en échange. Gernlo lui se contentait de garder une respiration stable laissant son ami et frère d’arme faire à sa guise.

« Tu devrais vraiment arrêter de faire l’éclaireur, on se moque du nombre de tirs qu’ils sont capables de produire en une minute. » Lâcha hilare Anton, se remémorant une anecdote croustillant de la guerre civile d’Anhur. « A moins que tu veuilles faire un concours avec mon enfoiré de père, tu ne me sers à rien dans cet état. »

Gernlo lâcha un maigre rire qui se transforma vite en une quinte de toux frénétique. Voyant ainsi son ami souffrir, le ravageur le laissa tranquille et se releva jetant un regard joyeux à l’asari qui tentait semble-t-il de jauger l’ennemi.

« Là j’ai une idée, cette journée commence enfin à devenir intéressante ! » Anton pouvait donner l’impression d’avoir perdu l’esprit mais il n’avait pas était aussi heureux depuis ses vacances sur Korlus avec une ex soldat de l’Alliance. Ah ça il avait presque oublié ce moment grandiose. Il allait enfin pouvoir se lâcher en toute tranquillité, ces gars avaient fait chier la mauvaise personne sur la mauvaise station.

Anton gagna l’atlas au repos et tout sourire entreprit d’en ouvrir la cabine, une fois fait, le butarien attrapa le corps, un humain à en juger par sa carrure ridicule, et le maintint le temps de lui-même prendre place dans le cockpit. Assis avec le corps de l’humain affalé sur lui, tout semblait étrangement serré et inconfortable mais pour l’utilité que le méca allait avoir le ravageur s’en moquait éperdument, l’amusement dépasserait largement l’inconfort.

Au bout de quelques autres secondes de tests le méca se réveilla enfin, seulement la vitre sembla bloquer et ne se ferma pas laissant le pilote relativement sans protection, heureusement le bouclier semblait toujours aussi performant. Ainsi armé, Anton démarra la bête et dirigea sa masse considérable vers la porte. Le butarien tourna la tête vers sa comparse asari

« La porte, si cela ne dérange pas trop vos affaires en cour bien sûr. » Encore une pique, une moquerie sans grande méchanceté mais indéniablement méritée au vu de l’inimité entre les deux combattants, toutefois chacun connaissait l’importance de la situation et savait dépasser les envies personnelles, enfin certains nettement plus que d’autres. Et sans surprises la biotique finit par ouvrir la porte, laissant le champ libre au ravageur.

L’atlas démarra immédiatement avançant dans un concert de grincements mais le tout donnait un air extrêmement jouissif de puissance et l’armature de combat pénétra dans la pièce suivante sans rencontrer sur le champ le barrage de tir, sûrement que les combattants essayaient de prendre en compte leur situation, et elle était mauvaise. Anton profita du silence ambiant pour lâcher non sans joie.

« Il est temps de se présenter je pense. Anton, enchanté de vous apporter les salutations traditionnelles des butariens. »

Sur ces mots, le méca lâcha un missile qui traversa l’escalier menant à la pièce frappant de plein fouet une console d’ordinateurs qui explosa dans une gerbe de débris et de feu. Immédiatement plusieurs coups de feu atteignirent le méca mais rien de comparable à l’accueille précédent. Toutefois avant même que le butarien put tourner son attention sur son aile gauche, une paire de grenades atterrirent aux pieds de l’armature et explosèrent quasi instantanément. L’Atlas perdu alors ses boucliers et commença à tituber tombant presque à la renverse.

Anton termina de grimper les quelques marches le séparant de la salle et quitta finalement la sécurité de son armature, toutefois sans lâcher le corps qu’il tint contre lui s’en servant comme bouclier qui reçut d’ailleurs au passage plusieurs tirs directs perforant violemment son torse manquant de peu le bras le maintenant en place. Atterrissant sur ses deux jambes, le ravageur sortit son fusil à pompe qu’il pointa sur le premier ennemi lui faisant face, un autre humain qui n’eut aucune chance et écopa d’un tir en pleine tête à courte distance lui broyant le visage dans une gerbe d’os et de matières cérébrales. Puis tout en éclatant de rire, Anton lâchant finalement son bouclier tourna son attention sur un second adversaire non identifiable qui tentait de rejoindre un autre couvert. Un premier tir le fit s’affaler sur le sol, le second lui perfora l’arrière du crâne tapissant à son tour la salle de toute son intelligence, et il semblait en posséder une sacrée dose vu la trace qu’il laissa.

Derrière l’Atlas explosa finalement sous les derniers tirs et le souffle projeta le ravageur par-dessus une console d’ordinateur qu’il survola toujours riant. L’atterrissage fut nettement moins plaisant et Anton boula jusqu’au mur rouvrant sa plaie dû à l’explosion de la voiture plus tôt dans la journée, nuit ? Se reprenant, en grande partie grâce à l’adrénaline, le ravageur se releva sans peine et, sans tenir compte de la situation ambiante lâcha à nouveau éclater sa joie.

« Ça c’est du créneau vieux. »

Anton se sentait diablement bien et en oubliait presque son sérieux habituel, rien ne le rendait plus heureux qu’un bon carnage. Puis se retournant pour observer la scène, voyant au passage un tout petit bout de tentacule violet, laissant supposer une aide de l’asari, le butarien leva son arme pour la faire reposer contre son épaule.

« Je me sens d’humeur généreuse aujourd’hui, alors le premier qui se rend je lui épargnerais le délicat pétage de plon qui semble décimer vos amis. »

Ah l’humour, un subtile mélange de … Non pas de subtilité, Anton n’avait jamais aimé ça et ils devaient tous l’avoir compris désormais. Restait plus qu’à attendre les retours du publique, s’il en restait.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Sam 17 Jan 2015, 15:18
Après la mise hors service de l’Atlas, Alessa était partie inspecter les environs. Elle avait alors découvert que le robot protégeait une entrée des plus banales ; ce qui eut le mérite de retenir son attention et de titiller sa curiosité. Informant les deux Butariens de sa découverte, ces derniers ignorèrent purement et simplement les questions de la jeune femme. Le petit chef demanda alors un état de la situation en termes d’équipement et de réserves de munitions.

— Assez pour s’occuper de tous les Vortchas d’Oméga, répondit Gernlo. Une grenade en prime.

Alessa ne répondit pas. De toute manière, elle pressentait que le Butarien n’aurait pas tenu compte de son intervention. Encore. Et puis, ce n’était pas comme si elle était équipée spécifiquement pour ce genre de mission commando. Elle n’avait que son M-5 Phalanx et ses capacités biotiques. Ainsi qu’un couteau dissimulé dans sa botte. Mais en dehors de ça, c’était tout. Elle n’avait ni gros joujou ni grenade flashy à ajouter à celles de l’acolyte du petit chef. Ses deux-cents-cinquante années et plus d’expérience ne rentraient sûrement pas en ligne de compte dans la demande du Butarien. À quoi bon polémiquer.

Le Ravageur fit alors signe à ses deux « subalternes » de se mettre en position de part et d’autre de la mystérieuse entrée devant laquelle le méca montait encore la garde quelques minutes plus tôt. L’heure de vérité avait sonné. Ils n’allaient pas tarder à découvrir de quoi il retournait exactement. Ils allaient bientôt savoir pourquoi la station avait subi cette attaque et pourquoi le blackout avait eu lieu. Dans le fond, Alessa n’en avait que faire. Mais à présent qu’elle était embarquée dans cette histoire, elle tenait à obtenir quelques réponses elle aussi. Concentrée sur l’objectif principal de la mission, Alessa ne tint même pas compte du clin d’œil appuyé du Butarien. Du professionnalisme butarien tout craché…

Anton s’approcha alors de l’entrée et entrouvrit la porte pour y jeter un coup d’œil furtif. Alessa perçut également les échos lointains d’une fusillade ayant l’air de faire rage à l’intérieur du bâtiment sur lequel donnait la mystérieuse porte. Cela ne présageait rien de bon. Resserrant sa prise sur son pistolet, elle attendit les ordres. Anton fit d’abord signe à son acolyte de passer le premier ; à Alessa, il demanda de rester en retrait et d’attendre. La jeune femme ne comprit pas pourquoi. Elle aurait été bien plus utile en premières lignes avec le Butarien, comme cela avait été le cas durant la confrontation avec le méca Atlas. Gern était certes équipé de boucliers cinétiques, cela ne valait pas une barrière biotique. Depuis le récent combat qui avait sapé la plupart de ses forces, Alessa en avait suffisamment récupérées pour parvenir à conjurer une barrière suffisamment résistante pour encaisse quelques salves de fusil d’assaut ou de pistolet semi-automatique.

Mais Anton était le chef d’équipe et elle ne voulait pas remettre en question ses ordres. C’était bien la dernière chose à faire une fois sur le terrain alors qu’une menace pouvait surgir à l’improviste de nulle part à tout moment. Le fait est que l’instinct de l’Asari prévalut une fois encore : à peine Gern s’était-il avancé qu’il fut la cible d’un véritable déluge de tirs qui eurent raison en un éclair de ses protections cinétiques et mirent instantanément sa vie en péril. Tout s’était passé si vite qu’Alessa n’eut même pas le temps de lever une barrière avant qu’il ne soit trop tard. Cependant, elle sécurisa le repli des deux Butariens tandis qu’Anton traînait Gernlo loin de l’entrée défendue pour le mettre à l’abri.

Alessa referma ensuite la porte avant de se tourner vers le blessé. Ce n’était vraiment pas beau à voir. Les tirs avaient touché la jambe et le ventre. De biens vilaines blessures. Alessa redoutait le pire pour la plaie au ventre. C’était le genre de blessure qui pouvait s’infecter en un rien de temps et provoquer une mort par septicémie. Par chance, Anton possédait une dernière dose de médi-gel dont il se servit sur son acolyte pour le soulager de la douleur. C’était toujours mieux que rien. Au moins, cela aiderait à stabiliser l’état du Butarien en attendant que les choses se calment et qu’il puisse voir un médecin.

Sachant qu’il n’y avait rien qu’elle puisse faire pour aider Gernlo, Alessa retourna monter la garde à la porte. Ceux qui s’étaient repliés à l’intérieur pouvaient encore faire preuve de témérité et tenter de se lancer à la poursuite de ceux qui avaient essayé de s’attaquer à eux en premier lieu. Comme l’un d’eux était blessé, peut-être l’odeur du sang les exciterait-elle et les pousserait à faire abstraction de raison. Aussi Alessa se tint prête à les recevoir si jamais ils décidaient de se lancer bêtement à la poursuite de leurs attaquants sans réfléchir plus avant. Par la même occasion, cela permit aux deux hommes d’avoir un moment d’intimité. C’est le genre de chose qu’Alessa respectait ; même s’ils étaient butariens.

En entendant Anton se redresser, Alessa tourna la tête vers lui. Il lui jeta un regard joyeux qui laissa la fugitive perplexe. Devait-elle craindre le pire ? Les propos du Butarien ne parvinrent pas à la rassurer.

— Là, j’ai une idée. Cette journée commence enfin à devenir intéressante !
— Une idée ? demanda Alessa. Quel genre d’idée ? (On sentait l’appréhension dans le son de sa voix.)

Bien entendu, le Butarien ne daigna pas lui répondre. Cela devenait franchement énervant. Comment était-elle censée pouvoir lui faire confiance s’il n’en faisait qu’à sa tête à jouer les petits chefs de guerre ? Il avait semblé le mieux placé pour mettre hors d’état de nuire un méca dont Alessa n’avait pour ainsi dire jamais entendu parler ; mais en termes d’expérience de terrain, elle était forte de plus de deux-cent-cinquante années de pratique alors que lui devait avoir dans les trente ou quarante années d’expérience au grand mot. La moindre des choses aurait été qu’il partage ses plans d’action avec la jeune femme ; plutôt que de la mettre continuellement devant le fait accompli.

Quand Alessa vit Anton se diriger vers l’Atlas, elle secoua la tête.

*Il n’est pas sérieux, là ?*

Il semblait l’être en tout cas... Après avoir pris place dans la machine de guerre avec son défunt pilote comme bouclier humain, il mit en branle le méca et lui fit rouler des mécaniques pour en tester le bon fonctionnement. Le méca avait l’air intact. Ce n’était guère étonnant. Après tout, il n’avait subi aucun réel dommage. Alessa et Gernlo s’étaient attaqué aux boucliers tandis qu’Anton avait achevé le pilote d’une seule balle bien placée. Le méca en lui-même ne souffrait donc d’aucun disfonctionnement et il était paré pour reprendre le combat en jouant cette fois-ci pour leur équipe. Quand bien même Alessa trouvait l’idée un peu tirée par les cheveux, cette dernière avait au moins le mérite de lui plaire : avec une telle force de frappe en leur possession, ce qui s’était passé quelques instants plus tôt avec Gernlo ne pourrait pas se reproduire. Anton venait de trouver un moyen de se frayer un chemin à l’intérieur de la ruche ennemie. Il ne restait plus qu’à passer à l’action.

— La porte, si cela ne dérange pas trop vos affaires en cours, bien sûr.

Alessa leva les yeux au ciel sans même chercher à relancer le débat. Qu’il parade donc… tôt ou tard, il finirait par s’en mordre les doigts et Alessa n’aurait qu’une chose à lui rétorquer : je te l’avais bien dit. Aussi s’exécuta-t-elle en libérant la voie pour permettre au méca de s’engager à l’intérieur du bâtiment servant de refuge aux mystérieux individus ayant possédé jusqu’à il y a encore une dizaine de minutes ce méca hors de prix qui allait à présent causer leur ruine. Puis s’écartant du chemin avant de recevoir une salve mortelle, elle laissa Anton et son mastodonte prendre un peu d’avance et faire le plus gros du ménage. Elle attendit pour sa part à l’extérieur que le méca capte l’attention de tout le monde et à ce moment-là seulement, elle se glissa à son tour à l’intérieur comme une ombre silencieuse.

Alessa découvrit alors qu’Anton avait déjà bien nettoyé la zone avec son méca volé. Une roquette avait l’air d’avoir fait sa fête à un terminal informatique. C’était là la diversion dont l’Asari avait besoin pour se glisser dans le centre de communication sans être vue. Des coups de feu étaient échangés dans tous les sens. Du point de vue d’Alessa, la porte qu’Anton et elle venaient d’emprunter avait tout l’air d’être une issue de secours. Un autre commando avait semble-t-il pris d’assaut l’entrée principale en forçant les mystérieux individus ayant investi les lieux à se défendre sur deux fronts.

Alessa cherchait à mesurer la gravité de la situation quand un ennemi la débusqua. Elle roula au sol pour se rapprocher de lui et l’empêcher ainsi de faire usage de son fusil d’assaut. D’un coup bien placé, elle le désarma ; et un dernier coup à la tempe avec la crosse de son M-5 Phalanx le mit pour de bon hors d’état de nuire pour les quelques minutes ou heures à venir.

À ce moment-là, une explosion souffla la jeune femme et la projeta plusieurs mètres plus loin. Le méca Atlas n’avait pas tenu le choc. Alessa ignorait si Anton avait été ou non à l’intérieur ; elle l’avait perdu de vue une fois entrée dans ce qui semblait être le centre de communication central de la station pirate. Retrouvant rapidement ses esprits, Alessa se remit sur pieds et repéra justement la silhouette d’Anton non loin de là. Un soldat armé se dressait dans son dos. Alessa était tentée de laisser les choses se faire sans intervenir ; mais cela n’était pas du tout son genre. Le soldat lui tournant le dos, il ne se rendit pas compte de la menace violette qui planait sur sa vie. Il eut tout juste le temps de faire volte-face quand il entendit le coup de feu partir avant que le tir mortel ne lui traverse le cœur et le condamne au repos éternel. Bien sûr, ce fut là le genre de chose dont le petit chef prétentieux n’aura jamais connaissance. Peut-être était-ce mieux ainsi. Alessa ne resta pas à proximité pour réfléchir plus avant à la question. Elle plongea se mettre à couvert avant de représenter une cible trop facile à atteindre.

Accroupie derrière un terminal informatique, elle risqua un coup d’œil sur le côté de sa cachette pour sonder le terrain. Elle repéra non loin le corps inerte de ce qui ne pouvait être qu’un Quarien – au vu de sa combinaison caractéristique. Au-dessus de lui se trouvait un Turien armé. Le Quarien avait tout l’air d’avoir reçu une balle et d’y avoir succombé. Il ne bougeait plus. Le Turien ne pouvait cependant retenir ses coups tandis qu’il frappait encore et encore la dépouille du mort. Alessa leva son arme et visa. Mais un miroitement bleuté l’informa que son tir ne ferait pas mouche : le Turien était équipé de boucliers.

Le Ravageur butarien ayant attiré l’attention de pratiquement tous les combattants de la zone à force de beugler, le Turien était seul et sans défense. Alessa n’hésita qu’une demi-seconde avant de se glisser hors de son abri et de se rapprocher furtivement de son futur adversaire. Celui-ci l’entendit au dernier moment, mais cela suffit pour lui permettre de bloquer le bras de la jeune femme qui tenait l’arme. Et d’une rotation du poignet, il la désarma avant de la repousser au loin.

— Tu veux finir dans le même état, ma jolie ?
— Non. Pas aujourd’hui.

Alessa frappa aussi vite que possible. Et rapide, elle l’était. Mais le Turien était plus costaud et il bloqua cette nouvelle frappe sans peine. Du pied, Alessa frappa son articulation au niveau du genou, arrachant à la brute un cri de douleur et se créant une opportunité pour prendre l’avantage sur lui. Lui retournant le bras dans le dos, elle fit craquer l’articulation au niveau de l’épaule ce qui désarma à son tour le Turien. À présent, ils étaient plus ou moins à armes égales.

Alessa ne se préoccupait pas d’Anton. Il était suffisamment tête brûlée pour rester en vie face à trois, ou même quatre combattants de seconde zone. Il s’agissait probablement des techniciens qui quelques minutes encore auparavant se trouvaient derrière leurs consoles à faire elle ne savait quoi. À présent, ils semblaient prêts à en découdre et à se battre pour tenter de gagner quelques minutes de survie en plus. Alessa n’en avait aucune idée, mais en plus du chef turien qui lui faisait face, il devait rester encore au moins un soldat et une biotique du côté de l’entrée principale d’où retentissaient d’autres coups de feu et des cris de douleur et d’agonie. Alessa ignorait ce qui se passait de ce côté-là. Elle avait déjà fort à faire en ce moment-même avec la menace qui lui faisait face.

– Approche, ma belle. Montre à papa ce que tu sais faire…

Alessa ne le fit pas dire deux fois. Elle passa à l’offensive sans attendre et fit pleuvoir sur son adversaire une pluie de coups que tantôt il esquiva avec aisance tantôt bloqua avec force. Le Turien fit de même, mais la créature éthérée se mouvait avec grâce et rapidité. Il n’était pas facile de lui porter le moindre coup. Mais tôt ou tard, la fatigue aurait raison d’elle et son ennemi devait s’en douter lui aussi. Alessa ne pouvait donc pas se permettre de faire durer le combat ; d’autant plus qu’elle était encore un peu vidée de sa démonstration biotique face au méca. Il fallait écourter le combat aussi vite que possible.

Intervention du Hasard :

Réussite : elle prend le dessus sur le Turien.
Échec : le Turien prend le dessus sur elle.

Le Turien semblait saliver d’avance à l’idée de soumettre son adversaire. Alessa baissa les yeux juste le temps de feindre un essoufflement. Le combattant se jeta dans le piège tête la première. Lorsqu’il leva le bras pour frapper la jeune femme, celle-ci lui passa dessous et concentra rapidement autant d’énergie noire que possible dans son poing serré afin d’asséner un uppercut biotique à la brute turienne. Il s’en fallut de peu pour le mettre KO du premier coup. Mais il était coriace et quand bien même il recula en titubant, il demeura debout et toujours prêt à en découdre.

Alessa se précipita en avant et, rapide comme l’éclair, lui bondit dessus et se servit de sa vitesse acquise pour l’entraîner au sol en maîtrisant sa chute. Le Turien se retrouva les quatre fers en l’air et complè¬tement à la merci de l’Asari. Avec un mouvement vif, celle-ci dégaina le couteau dissimulé dans sa botte et le plaqua contre la gorge à nu de son adversaire. Sonné, le Turien baissa les armes et se rendit.

— Échec et mat, lui souffla-t-elle avec un sourire victorieux fleurissant sur ses lèvres.


Distinctions honorifiques:
 


Dernière édition par Alessa N'Mara le Sam 17 Jan 2015, 15:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Sam 17 Jan 2015, 15:18
Le membre 'Alessa N'Mara' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

'Hasard Joueur' :


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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Lun 19 Jan 2015, 21:19



Blackout

"...Ca va être tout noir !..."


D'un regard songeur, il observa l'écran, l'unique encore allumé parmi la multitude d'écrans noirs. La vidéo provenait d'une caméra -qui avait sacrément morflé depuis les multiples explosions- dans le centre des communications qui filmait son escouade se faire petit à petit arracher chacune de ses pétales. Même Kalius s'était fait avoir par une Asari. Quel dommage... Et ce Ravageur. Décidément, il aimait lui mettre des bâtons dans les roues, sans parvenir à l'arrêter pour autant. Sans parler des Asaris, du Krogan et de ce timbré de Quarien. Une sacrée équipe de choc.

- Tout est prêt.

Il tourna la tête, toujours plongé dans ses pensées, à moitié ailleurs. Silencieusement, il hocha la tête et d'un signe de la main, invita son allié à s'installer dans leur moyen de prendre la tangente. Allumant son Omnitech, il contacta ses employeurs.

- Est-ce que cela vous a convenu ?
- Vous avez été parfait. Même Aria n'est arrivée que trop tard.
- Mes hommes et moi-même avons honoré le contrat. J'espère que les fonds arriveront rapidement.
- Dès que nous aurons emprunté le relais, vous aurez vos crédits.
- Bien. J'espère ne pas avoir à les réclamer. Je vous souhaite une agréable nuit.

Il coupa la communication, toujours autant absorbé par la bataille des charognards vivant sur la station rénégate, qui, pour une fois, s'unissaient pour le bien commun. Le Blackout avait apporté le chaos, mais également des alliances improbables. Les conséquences de cet acte terroriste ? Même lui n'était pas sûr des les avoir toutes prévues. Ce qui était certain, c'était que l'opération avait été un succès. Et qu'il allait toucher ses crédits. Il ne demandait rien de plus. Pourtant, il allait s'accorder un petit plaisir. Celui du vainqueur qui peut narguer les perdants survivants. Il se connecta au centre de communications, grâce à une voie d'accès qu'avait préparé son équipe avant de tout ranger.

- Bravo. Vous avez réussi à attraper le Varren quand le Dévoreur rôde encore. Seuls ceux dans le centre de communication pouvaient l'entendre et il semblait que les combats s'achevaient, pour une victoire marquée par le groupe hétéroclite de sauveurs d'Oméga. Kalius, vous avez fait du bon travail. Votre mémoire sera honorée autour d'une bouteille, comme celle de vos compagnons. Priez pour mourir en paix, car vous connaissez comme moi les méthodes des Ravageurs. Un mince sourire étira ses lèvres. Mais je vous interrompts et j'ai un taxi à prendre. Poursuivez, je vous prie. Débattez-vous, vous êtes déjà noyés. La nuit va prendre fin, mais les monstres ont dévoré jusqu'à être repus. Il posa un temps, observant l'image une dernière fois avant de tirer dans l'écran, puis dans les machines restantes. Ces coups de feu étaient uniquement là pour le théatral, le micro étant encore activé : en vérité, tout cet endroit qui leur avait servi serait détruit par des charges explosives une fois qu'il serait sorti de la pièce. Vous êtes vous régalés jusqu'à satiété ? Il lâcha son arme, avant de mettre un coup de pied dedans, l'envoyant glisser plus loin. Bonne fin de nuit.

Coupant la communication, il partit sans un mot de plus, sans se préoccuper du sort de ses quelques compagnons d'armes encore vivants.





Feat. Kaijin'Thoras Nar Krashos, Kyreshorl Venterra, J'ango Garnar, Alessa N'Mara, Ishra T'Cyalii, Argonar Dal'Shan et Anton Ardak



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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mar 20 Jan 2015, 12:51

Blackout


Soirée de merde.


Alors qu’elle passait la tête derrière un trou dans l’angle du mur creusé par de nombreuses balles et impacts de grenades pour jeter un œil à la position ennemie, une première explosion accompagnée d’une pluie d’organes détona au centre de la formation ennemie.

HAHA YAAYY ISH ! Éclatai de rire Kyre. Puis en voyant Ish tomber a la renverse tirant trois autres grenades par mégarde elle eut un petit coup de stress monter et fût vite rassurée de la voire arrêter de tirer. "J’aurais peut-être pas dû la laisser seule avec cet engin.." pensa-t-elle. Soudain les trois autres grenades explosèrent presque parfaitement bien placées. Mais.. ! Ses yeux s’écarquillèrent et elle éclata d’un rire un peu tordu.

ISH !.. T’ES LA MEILLEURE ! Tandis qu’elle riait de bon cœur en sentant une sacrée dose d’adrénaline lui monter à la tête elle reprit du poil de la bête et cria vers Karrlog.

Karr ! On a le dessus ! C’est le moment de les finir !
Quoi ?! On n’avait pas le dessus dès le début !? Meuaha ! Dit-il accompagnant un rire sadique.

Puis l’apocalypse était de retour, alors qu’elle allait sortir de sa cachette une autre explosion, plus grosse encore fit les ravages d’un ordinateur dans d’énormes gerbes de feu. Un missile provenant de derrière ? Étrange, avaient-ils loupé leur coup ? Un mécha d’assaut entrait en trombe dans la pièce, là on était dans la merde si ce mécha était ennemi, elle devra user de sa plus puissante biotique. C’était un allié, ils avaient détourné l’attention de tous les combattants restant, c’était le moment. Elle rangea son M-11 et sortit de derrière le mur en marchant rapidement en étirant une épaule une forte densité biotique émanant tout autour d’elle. Un malheureux juste devant elle avait eu cette idée stupide de sortir à découvert de peur du mécha fou qui fumait et semblait bientôt sur le point de se disloquer. La lévitation biotique qu’elle lui balança a la figure le fit violement monter a deux mètres de haut et dans un bref grognement elle le fit s’écraser avec un violence extrême sur le sol dans un bruit caractéristique d’un brisement d’armure, de casque et certainement de cou, le pauvre bourge mourut sans même comprendre ce qui lui arrivait.
Ensuite elle vit le ravageur sortir du mécha en se servant d’un bouclier humain, déchirer deux cranes ennemis puis.. S’envoler ??! En riant !!?!!?

« Ça c’est du créneau vieux. »

ANTON ! Hahaha j’aurais dû m’en douter ! T’es en retard vieux ! Lança-t-elle alors qu’elle répétait la même lévitation sur un ennemi occupé à chercher le butarien volant, elle posa une main sur la hanche alors que de nouveau sa victime était écrasée au sol.
Alors ?! Tu apprécies ma déco ? Levant une main exposant le désastre de ses grenades tel une œuvre d’art. Pendant cette joyeuse petite discussion entre amis, le Krogan et les autres finissaient ou maitrisaient les survivants un a uns.

- Bravo. Vous avez réussi à attraper le Varren quand le Dévoreur rôde encore... Kalius, vous avez fait du bon travail. Votre mémoire sera honorée autour d'une bouteille, comme celle de vos compagnons. Priez pour mourir en paix, car vous connaissez comme moi les méthodes des Ravageurs. Mais je vous interrompts et j'ai un taxi à prendre. Poursuivez, je vous prie. Débattez-vous, vous êtes déjà noyés. La nuit va prendre fin, mais les monstres ont dévoré jusqu'à être repus. Vous êtes vous régalés jusqu'à satiété ?... Bonne fin de nuit.

Il n’y avait rien à répondre á cela, ils n’arriveraient pas à attraper les commanditaires, du moins, pas maintenant.. Mais il y avait une importante chose à faire, elle attrapa un des « non exécutés » et l’emmena de force à l’ordinateur de contrôle alors qu’Alessa maitrisait le turien.
Je suis apte à avoir un accès de générosité en te laissant vivre.. remet en route les communication et le courant sur toute la station.. De suite.
L’humain s’exécuta, il avait vu et compris que vu la bande qui avait réduit à néant il n’avait guère d’autre choix, de plus il n’était pas le seul à pouvoir faire ça, peut-être avait-il une chance de repartir en vie. Il lui fallut quelques minutes pour remettre en route la station complète.
Kyre activa un canal vidéo adressé à la station entière en passant par le système utilisé par les hackers, la vidéo la montrait-elle et les autres ayant repris le contrôle du centre de communication, pour certains toujours occupés, une belle image d’une alliance presque inespérée mêlant ravageurs, civils et professionnels.

"Elle présenta l’humain et fit un geste pour indiquer le turien qu’Alessa avait maitrisé.
Oméga, les coupables du blackout ont été maitrisés et le courant ainsi que les communications réinstaurées... Elle dégaina son M-11 et logea froidement une balle dans le crane de l’humain qui s’écroula comme un sac. Fin de la communication.. Elle se retourna et coupa le canal vidéo à partir de son omni-tech".


De retour parmi les autres elle se dirigea vers Ish avec un fin sourire en coin et s’arrêta juste devant elle.
Tu sais que t’est tout à fait sexy avec un tel engin dans les mains ? Dit-elle amusée. Tu as été parfaite, tu as mérité ta douche je te l’offre avec plaisir. Elle n’avait eu aucune gêne à lancer ces paroles ainsi. Un peu de détente après ce bordel ne ferait pas de mal tu crois pas ? Et si tu veux.. Elle se pencha vers elle en murmurant. Je peux faire de très bons massages.. Elle sourit en coin, amusée.

   



 




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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 21 Jan 2015, 02:10
- Mec, mec, si tu tires je me sau...

Une violente douleur, un puissant choc dans la poitrine. Un tir venait de transpercer ses boucliers, sa combinaison et sa peau. Foutu matos de récupération. Le quarien vacilla et s'écrasa au sol. À peine conscient. La douleur était violente et son cerveau n'arrivait plus à suivre. De violents chocs successifs frappèrent les côtes du gitan de l'espace, il eut la respiration coupée, le surplus de douleur le fit sombrer dans l'inconscience. Sous son casque, sa bouche évacuait quelques filets de sang. Ses yeux se fermèrent.

Malgré les nombreux tirs, aucun ne toucha le quarien, il avait vraiment le cul bordé de nouille ce salop. Une violente détonation parvint à le sortir de l'inconscience, mais, il n'arrivait pas à bouger, ni à penser clairement. Le sol était si confortable. Son corps retrouvait peu à peu les sensations. Un violent éclair de douleur parcourut son corps. Il eut un spasme et gigota dans tous les sens. Lorsqu'il fut enfin immobile, il haleta, ça faisait un mal de chien, mais au moins il avait la certitude d'être en vie.

Il parvint à bouger son bras pour se bourrer de médigel. Usant ces trois réserves pour faire partir la partir la douleur et accessoirement se sauver la vie. Le quarien prit le soin de protéger la partie de sa combinaison endommagée par une barrière cinétique plus ou moins résistante. Il se laissa retomber au sol, encore un peu. Kaijin fouilla la salle d'un regard de plus en plus net, il put voir le turien au main avec une asari. Un éclair bleu illumina la salle et frappa le menton de ce sale connard. Kaijin serra les dents, il refusé que ce turien meurt de la main de quelqu'un d'autre. Il tenta de se redresser, remarquant alors, que devant lui, il y avait un Phalanx. Il s'en saisit et se redressa complètement, son équilibre incertain le força à s'adosser aux terminaux. Il vérifia que la sécurité était bien désactivée. Écarter l'asari et immobiliser le turien. C'était le plan.

Entre-temps, une voix couvrit tout bruit dans la salle. Cette voix parla de plein de choses, dont les méthodes que les ravageurs attribuaient aux prisonniers. Kaijin repensa à l'arrestation de cette jeune asari, malheureusement morte, amusante méthode. Tout à coup, il fit le rapprochement : asari, ravageur, prisonnier ... TURIEN. Personne ne toucherait à son Turien. C'était lui qui devait le tuer. Ce qui le poussa à bouger, ce furent les coups de feus tirés justes à la fin de la transmission. Une fusillade ? Si tel était le cas, leur interlocuteur avait gagné. Il faudrait s'occuper de ça plus tard, pour l'instant, l'heure de la vengeance avait sonné.

Pendant qu'une autre asari était en train de tester les fonctionnalités de la communication, Kaijin entra dans le cadre et donna un coup dans l'épaule de celle qui retenant sa victime. S'il touchait, le coup serait assez fort pour la projeter. Dans le cas où elle l'aurait repéré un signe de main sec pour lui dire, que partir était la meilleure des solutions pour le moment et un canon contre la tempe suffirait sûrement à la faire coopérer, du moins il espérait. Dans le pire des cas, balle dans la tête et on en parlait plus. M'enfin. Une fois le turien libéré du poids de l'asari, il reconnaîtrai le quarien qui lui criblerait de balles les jambes, jusqu'à entendre un petit ''clic''. Kaijin prendrait place sur le torse du turien et lui martèlerai la mâchoire avec la crosse du Phalanx en riant aux éclats.

- On ne me tire pas dessus !

Un nouveau coup.

- On ne me pète pas les côtes !

Côtes qui lui faisaient un mal de chien.

- ET ON NE PREND PAS MES GRENADES !

Après un dernier coup, il jeta le Phalanx qui chuta près de l'asari. Kaijin attrapa une grenade et leva le turien, il le plaqua sur une console inactive et le fit basculer au-dessus, puis le quarien passa au dessus de la console également, il frappa les côtes du turien et tourna sa tête vers l'asari.

- Pardonnez mon impolitesse, j'aimerai juste un peu d'intimités avec cet amant d'un soir. Si vous voulez lui parler faîtes le vite.

Appuyant ses paroles avec la grenade qu'il avait dans la main, puis en montrant la ceinture d'explosif du turien, nul doute qu'une explosion serait grandiose. Il laissa l'asari s'adresser au turien ou se barrer. Puis, si rien ne venait perturber sa vengeance, il pourrait la mettre à exécution. Kaijin se mettrait à genoux devant le turien gémissant, sans l'abîmer, qu'il puisse prendre conscience de ce qui lui arrivait. Un courant d'air refroidirai son torse, vu que Kaijin commençait à le déshabiller et, par la même occasion, reprendre les explosifs. Le quarien avait calé la première grenade qu'il avait récupéré entre ses jambes. Il eut bientôt retiré le pantalon du turien aussi, le casqué retourna sa victime qui commença à gémir.

- Aaaaaaah ... Laisse-moi ... Pardon ... Pardon ... J'ai froi... Mais qu'est-ce que tu ? Hé non ! Pas mon cu... Aaaaaaaaaaah !

Kaijin était très concentré sur son action et il écoutait le turien hurler.

- Pas ... Non ... Pas ... Pas ici ... Pitié.

Kaijin releva la tête en poussant un soupire de satisfaction. Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, il venait d'introduire la grenade en Kalius, il dégoupilla alors la grenade, très fier et recula d'au moins une dizaine de mètres en peu de temps, il s'était impressionné lui-même. Le quarien contempla Kalius exploser de l'intérieur avec la satisfaction d'avoir récupéré ses grenades. C'était sympa tout ça, quand même.




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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 21 Jan 2015, 16:56
« ANTON ! Hahaha j’aurais dû m’en douter ! T’es en retard vieux ! Alors ?! Tu apprécies ma déco ? »

Cette voix, pas de doutes possibles c’était Kyreshorl. L’asari était une vieille connaissance complètement fêlée mais aussi profondément unique et aussi intenable qu’efficace. Anton avait toujours apprécié cette étrange personne à l’opposé totale de tous les préjugés sur son espèce. Là où l’asari qui l’accompagnait possédait un insupportable complexe de supériorité, Kyr était incroyablement ouverte, du moins lors d’un combat.

Le butarien laissant son sourire s’agrandir encore plus, il était vraiment heureux de la présence de son ancienne sœur d’arme, et lui répondit sur le même ton.

« Kyr, tu n’as vraiment pas changé. Toujours ce goût dégueulasse de la décoration, il y a pas à dire tu dois avoir participé à celle de Tuchanka. »

Mais il n’y eut pas le temps à une quelconque réponse, une communication résonna partout dans la salle sortant de tous les ordinateurs à la fois, du moins ceux ayant survécu au passage mouvementé de Kyr et du ravageur. La suite, une série d’idioties ne servant aucun propos, le ravageur fut perplexe à l’entente de toute la déclaration et se demanda sérieusement comment un tel guignol avait pu causer autant d’emmerdes, et surtout à quelle fin, mais en même temps le butarien remerciait silencieusement le bouffon grandiloquent pour son œuvre, il avait transformé sa journée ennuyante en aventure palpitante.

Une fois le discourt parfaitement inutile du mystérieux coupeur de courant fini, la lumière revint avec tant de force qu’Anton dut fermer les yeux quelques secondes, le temps de supporter à nouveau l’afflux massif de luminosité qui menaçait de lui brûler la rétine. Durant ce court moment, que le ravageur prolongea artificiellement histoire de retrouver son calme, le butarien fit plus attention à ce qui l’entourait, au loin Kyrsherol, qui venait d’abattre un des hackeurs encore en vie, semblait s’exciter auprès d’une autre asari, comme si deux ne suffisait pas, lui proposant semble-t-il un séjour sous la douche, Alessa elle ne faisait aucun bruit. Puis une série rapide de coups de feu réveilla instantanément Anton qui agrippa fermement son fusil à pompe se tourna vers la source potentielle de menace.

Un quarien, ce qu’il venait faire ici n’intéressait guère le ravageur qui se doutait bien au fond de la raison, mais ce qui l’intriguait plus était le pourquoi de ses actions. En effet l’individu frêle semblait profondément en vouloir au capitaine des mercenaires et lui assénait déjà une série de coups à l’aide de son fusil phalanx. Puis le quarien entreprit de dénuder le turien, Anton ne comprenait plus grand-chose et s’imagina déjà assister à un viol en direct, une grande première, pour les partenaires concernés tout du moins. Mais avant de devoir mettre fin à une telle chose, l’individu dans la combinaison s’équipa d’une grenade et entreprit de la placer dans le corps de sa victime, une technique pour le moins écœurante si ce n’est idiote.

Puis le quarien s’éloigna enfin laissant le turien imploser en pleins sanglots de douleurs. Une fin particulièrement pitoyable et dérangeante, mais ce n’est pas ce qui dérangeait foncièrement Anton, non c’était plutôt la perte de quasiment toutes les rares personnes ayant un minimum d’informations à transmettre. Enfin, au fond cela ne dérangeait pas réellement le ravageur seulement cela pouvait lui être imputable par la suite si jamais Shoran ou même Aria se décidait à s’intéresser à ce qui s’était passé dans cette salle. Et puis de quel droit ce frêle individu avait-il décidé de faire sa propre loi.

Aussi Anton se rapprocha rapidement du quarien qui se tenait fièrement debout regardant les restes sanguinolents de sa victime. Une fois proche de l’individu en combinaison, le butarien lui susurra par derrière à l’oreille.

« Et de quel droit tu te sers dans ce qui appartient aux ravageurs ? »

Puis sans prévenir Anton attrapa le casque du quarien et le propulsa directement contre une console d’ordinateur encore intacte. L’individu percuta la table de contrôle à toute vitesse et termina tête la première de l’autre côté.

« Maintenant pour avoir, semble-t-il, œuvré pour stabiliser la station je veux bien passer outre ce léger écart de conduite. » Anton avait de toute manière déjà suffisamment tué et était donc de très bonne humeur. « Donc tu peux quitter cette salle. » Puis en jetant le fusil phalanx au quarien encore affalé au sol, « Récupère ça je m’en voudrais d’ôter son outil à un artiste et tu as bien le droit à trophée de l’œuvre la plus écœurante du Blackout. »

Sans quitter des yeux le quarien, il pouvait encore entreprendre une action idiote, Anton interpella ce qui restait d’individus vivants dans la pièce, deux hackeurs tremblants de peur, Kyr et l’asari qu’elle semblait convoiter, Aless et le quarien détraqué.

« Bien tout le monde peut quitter la pièce désormais la situation est sous contrôle, sous le mien. Vous avez toutefois tous gagné une chance d’obtenir la bonne grâce des ravageurs donc je vais vous proposer une petite chose. Une impunité exceptionnelle, les ravageurs s’engagent à n’accepter aucun contrat sur vos têtes et à vous laisser relativement tranquilles du moment que vous n’interférez pas au maintien de l’ordre et la sécurité de la station. » Grand sourire, « Un beau cadeau n’est-il pas ? » Un regard particulièrement insistant « Même pour toi le quarien, si toutefois on arrive à te reconnaître avant de tirer cela va de soi »

Anton regarda furtivement dans la direction de l’asari ayant combattu à ses côtés tout du long. Elle semblait toujours aussi pédante, avec son regard plein de jugement.

« Pour bénéficier du traitement de faveur généreux, il vous suffit de me transférer une plaque de données comportant l’essentiel à mon omnitech, en cas de refus il n’y a plus rien à dire, la porte est grande ouverte. »

Merci Kyreshorl pour ça d’ailleurs. Le ravageur avait l’impression de tenir la place d’un préposé administratif et avait clairement hâte que tout cela se termine. Enfin cela ne dépendait que du choix des individus l’entourant, en attendant le butarien se dirigea vers les deux seuls survivants des « terroristes », ils allaient sûrement faire la connaissance avec Abel, et pour cela Anton les plaignait quelque peu, juste le temps de se rappeler qu’ils avaient coupé cette foutue lumière.

Bon il était temps d’aller récupérer Gernlo et ce gosse des rues, la journée était encore longue …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Ven 23 Jan 2015, 00:40
Le Turien était enfin à la merci d’Alessa. Il finit par se rendre et cessa de se débattre. Cependant, avant que la jeune femme ait eu le temps de faire quoi que ce soit, une voix tonitruante se déversa des haut-parleurs du centre de communication. Une voix d’homme qui transpirait l’orgueil et semblait savourer sa victoire récente. Alessa ne douta pas qu’il s’agissait du cerveau de l’opération.

— Bravo, dit-il sur un ton suffisant, vous avez réussi à attraper le varren quand le dévoreur rôde encore. (Il marqua une pause.) Kalius, vous avez fait du bon travail. Votre mémoire sera honorée autour d’une bouteille, comme celle de vos compagnons. (Rien d’étonnant lorsqu’il était question de mercenaires que seuls les crédits motivaient. Ils n’avaient aucun scrupule à abandonner les leurs. Jamais.) Mais je vous interromps et j’ai un taxi à prendre. Poursuivez, je vous prie. Débattez-vous, vous êtes déjà noyés. La nuit va prendre fin, mais les monstres ont dévoré jusqu’à être repus. (Des coups de feu retentirent dans les haut-parleurs.) Vous êtes vous régalés jusqu’à satiété ? Bonne fin de nuit.

Et la voix se tut. Le silence s’abattit de nouveau sur le centre de communication. Un silence rapidement brisé par l’intervention d’un Quarien qui tenta de prendre la fugitive asari par surprise. Mais Alessa ne se reposait jamais sur ses lauriers. Elle était une combattante émérite et demeurait de fait toujours sur ses gardes. Quand bien même elle avait l’esprit ailleurs à cause des propos énigmatiques tenus par ce mystérieux individu ayant fomenté l’attaque de la station, elle perçut sans peine les bruits de pas lourds du blessé se rapprochant dans son dos. Gardant en respect le Turien en maintenant la lame du couteau sous sa gorge, Alessa détourna juste assez le regard pour apercevoir du coin de l’œil le Quarien qu’elle pensait mort depuis longtemps déjà. Quel miraculé ! L’étonnement se lut un instant sur son visage.

La jeune femme ne put déchiffrer le visage du miraculé faute de pouvoir voir derrière la visière de son casque. Néanmoins, le mouvement sec de sa main fut sans équivoque : il avait des comptes à régler avec son tortionnaire. Le regard de la fugitive asari fit la navette un instant entre son prisonnier et le Quarien qui brandissait son M-5 Phalanx. Il avait dû s’en emparer quand le chef turien était parvenu à lui faire lâcher prise sur l’arme au début de leur affrontement. Et de toute évidence, le Quarien était déterminé à en faire usage sur elle si jamais elle ne prenait pas la peine de s’écarter de son chemin.

Alessa n’attendait rien de la part du Turien. Il ne représentait rien à ses yeux. Toutefois, elle se doutait qu’il pourrait représenter une mine d’informations pour les Ravageurs. Abandonné par son supérieur et laissé à la merci des molosses d’Aria, peut-être le Turien serait d’humeur à partager quelques petits secrets pouvant mener la Reine Pirate sur la piste de ceux qui avaient osé s’en prendre à elle. Mais au vu du geste insistant du Quarien, Alessa se demanda si le Turien valait vraiment le coup qu’elle risque sa peau pour le sauver lui alors qu’il était en partie responsable de ce qui était arrivé à son protégé, le jeune orphelin. N’ayant à rendre aucun compte à Aria ou à ses Ravageurs, Alessa se leva lentement et s’éloigna du Turien en faisant signe au Quarien de prendre la relève.

Dès qu’elle se fut écartée, Alessa vit le Quarien se ruer sur le malheureux Turien et faire pleuvoir sur sa mâchoire une série de coups de crosse fort douloureux. À chaque nouveau coup, le possédé s’écriait :

— On ne me tire pas dessus ! On ne me pète pas les côtes ! Et on ne prend pas mes grenades !

Le Quarien se débarrassa alors de l’arme de la jeune femme. Elle s’apprêtait à aller la récupérer quand elle vit le prétendu blessé à l’article de la mort faire basculer le Turien par-dessus une console. Sur un ton détaché, il se tourna alors vers la jeune femme et lui souffla :

— Pardonnez mon impolitesse, j’aimerais juste un peu d’intimité avec cet amant d’un soir. Si vous voulez lui parler faîtes le vite.

Alessa se contenta de secouer la tête. Les mots lui manquaient tout à coup. C’était bien là le genre de spectacle auquel on assistait à tous les coins de rue sur Oméga. De la violence gratuite ; de la sauvagerie tout bonnement animale. Alessa préféra hausser les épaules et se détourner pour ne pas avoir à assister à ce qui allait suivre. Elle n’était pas d’Oméga ; plus maintenant du moins. Elle n’avait que faire de tout ce qui pouvait bien arriver à cette station. Si elle avait accepté de suivre le Ravageur butarien jusqu’ici, c’était uniquement pour faire payer à cette bande de sauvages ce qu’ils avaient osé faire à l’orphelin. Et pour avoir payé, ils avaient tous payé. Le reste lui importait peu. Savoir si le Turien survivrait ou non était bien le cadet de ses soucis. Que le Quarien lui fasse ce qu’il veut, cela ne la regardait pas.

S’intéressant plutôt à la voix féminine qui venait de prendre la parole, Alessa découvrit une autre Asari penchée au-dessus d’un terminal ayant miraculeusement survécu à la fusillade qui venait de ravager le centre de communication. La jeune femme semblait à première vue couverte de sang – à moins que ce ne soit que le fruit de son imagination. Cela y ressemblait beaucoup en tous cas. Alessa préféra ne pas creuser la question au risque de se rendre malade inutilement. La créature éthérée vint se placer face à une caméra et elle ouvrit un canal avant de s’adresser à la station entière :

— Oméga, les coupables du blackout ont été maîtrisés et le courant ainsi que les communications restaurés. (Alessa détourna les yeux quand l’Asari exécuta froidement l’Humain qu’elle présentait aux habitants de la station via la caméra lui faisant face.) Fin de la communication, se contenta de souffler l’Asari en se débarrassant du corps sans vie. (Un comportement typique d’Oméga.)

L’observant de loin en silence, Alessa se retint de faire le moindre commentaire. Un détail, cependant, retint son attention : celle qui venait d’exécuter un homme de sang-froid était retournée s’entretenir avec une figure qui lui était familière. Ishra. Alessa reconnaissait la jeune femme derrière son masque écarlate. Du sang aussi ? Peu importe. Ainsi, la pirate informatique n’était pas mêlée à cette histoire de manière directe. Tout comme Alessa, elle avait été entraînée là-dedans contre son gré. Elle avait dû se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Alessa savait ce que ça faisait.

Quand les regards des deux Asari se croisèrent, Alessa se contenta d’un timide sourire avant de secouer la tête pour informer la jeune femme qu’il valait mieux ne pas montrer qu’elles se connaissaient déjà. D’une part cela aurait soulevé des questions auxquelles Alessa n’avait pas l’intention de répondre ; et Ishra ayant vent de sa véritable identité, la fugitive ne voulait pas prendre le risque que la mèche soit vendue par accident au détour d’une banale conversation. La prudence était mère de sûreté.

Des cris et des gémissements se firent alors entendre. Avec tout ça, Alessa en aurait presque oublié le Turien qu’elle avait eu le malheur de laisser entre les mains du Quarien. Et quand elle découvrit ce qui s’était passé pendant qu’elle avait eu le dos tourné, la jeune femme se figea d’effroi. Et pour cause : le Turien venait d’exploser après que le Quarien eut pris soin de glisser une grenade dans le rectum de sa victime. Alessa demeura sans voix. Il fallait vraiment avoir l’esprit tordu pour ne serait-ce que penser à faire une chose pareille… Habituée cependant à faire face à des horreurs innommables avec tout ce qui s’était passé durant la Grande Guerre, elle parvint à retenir le haut-le-cœur qui manqua la pousser à rendre le maigre contenu de son estomac. Ce que venait de faire le Quarien était vraiment horrible.

Alessa fut presque soulagée de voir Anton s’interposer : finalement, il y avait peut-être une justice en ce bas monde. Le Turien avait certes participé au blackout et à l’attaque de la station, et il avait causé indirectement la blessure de l’orphelin, mais cela voulait-il dire pour autant qu’il méritait de finir ainsi ? Sûrement pas. Toutefois, le Ravageur se contenta de remonter les bretelles du psychopathe tout en lui demandant simplement de quitter le centre de communication en embarquant son pistolet couvert du sang du malheureux Turien qui venait de repeindre les murs.

— C’est le mien, se contenta de souffler Alessa en récupérant l’arme des mains du Ravageur.

Le dégoût se lisait sur le visage de l’Asari tandis qu’elle retournait dans l’ombre pour nettoyer la crosse de son arme. Anton commença alors à faire un discours de remerciements, promettant de bonne grâce que les Ravageurs n’accepteraient aucun contrat portant sur les individus ayant participé à la reconquête d’Oméga ; et ce à condition qu’ils lui fassent parvenir les informations nécessaires à l’officialisation de ce sauf-conduit. Et puis quoi encore ? Comme si elle allait prendre le risque de partager des informations aussi sensibles avec ce type alors qu’elle venait pour ainsi dire d’apprendre qu’Éclipse ne la recherchait plus. C’était jouer avec le feu et cela, elle refusait. Qu’il aille donc au diable ; elle n’avait pas l’intention de le revoir de sitôt de toute manière.

Quand le Ravageur porta son regard sur l’Asari, celle-ci se contenta de lui offrir son plus beau sourire. Ce n’était pas un sourire méchant, mais il n’avait rien d’amical non plus. C’était un sourire forcé qui en disait long sur ce qu’elle pensait de lui et de la manière dont il s’était comporté depuis l’instant où leurs routes s’étaient croisées au début du blackout.

Quand il détourna finalement la tête, Alessa prit soin de balayer la vaste salle du regard. Ils étaient tous occupés à se congratuler pour leur victoire. C’était le moment de prendre la poudre d’escampette ; ni vu ni connu, comme si elle n’avait jamais été là. Elle tenait à retourner auprès du jeune orphelin pour s’assurer qu’il serait conduit dans une clinique de confiance ; et ensuite, elle avait toujours un rendez-vous à honorer et le fait est qu’à présent cela risquait d’être tendu d’y arriver à l’heure.

Se glissant discrètement vers la sortie de secours, Alessa quitta le centre de communication par où elle était entrée en disparaissant dans la nuit comme une ombre. À croire qu’elle n’avait jamais été là.


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[Intrigue #2] Blackout

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