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 [Intrigue #2] Blackout

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Nuit blanche
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Dim 07 Déc 2014, 09:01

Blackout


Soirée de merde.


   
Bande de tarées..... Joli... Boulot...On... A... Foi... Ré...
En..

Ce sifflement... Putain! Elle n’eut gère le temps de faire grand choses que l’armure explosa, le seul réflexe logique qu’elle put avoir fût de se laisser tomber sur le côté pour subir le moins possible l’explosion, malheureusement le cuir de sa chaussure bien que renforcée, avait tellement chauffé qu’il en avait brulé sa peau et il en fût de même pour ses bras, son hoodie avait complètement fondu sur ses avants bras.

Sa première initiative avait été de se  procurer du médigel via omnitech avant de se relever lentement et découvrir son état alors que pendant le mouvement quelques morceaux d’organes tombèrent ou glissèrent de ses vêtements. Dégueulasse, il n’y avait pas d’autre mot et la pauvre Ishra en rendait son repas. Doucement le  médigel faisait effet et Ish reçut un appel ! Quelqu’un avait réparé les transmissions ! à moins que..

En voilà des Asaris énervées !  Et moi qui pensait me débarasser d'une bonne partie des techniciens et des hackeurs... Voilà que vous survivez, vraiment, je suis contrarié !  Mon Oméga vous plait ? Moi et mes amis, nous nous sommes vraiment donné du mal pour vous offrir ça... Je vais vous révéler un secret. Vous allez être les stars de mon prochain holo.  Allez, vous avez bien le droit à une avant-première, non ? Ne soyez pas trop dures, ce n'est qu'une première mouture. On va vraiment travailler dessus avant de projeter ça !

Quel bande de tarés s’il y avait bien une façon efficace de détruire Omega, on avait là un des exemples les plus proches de la vérité. Il n’y avait rien à redire, le holo prouvait qu’Omega était de moins en moins sous contrôle, malgré la douleur elle serait fort les poings essayant de ne pas péter une durite. Peu à peu, prenant de longues bouffées d’air elle reprit son calme habituel et prit une de ses barres énergétiques elle devait reprendre du poil de la bête comme on dit.

« Bon, j'ai besoin d'une bonne douche.. soupira Ishra. Mais je ne pense pas qu'on pourra avant un petit moment. C'est dommage qu'il ne pleuve pas sur Oméga... Enfin … Dis Kyre, on fait quoi maintenant ? Tu as bien vu comme moi qu’Aria a l'air aussi perdue que nous... Après cela peut être des montages mais je n'y crois pas trop, c'est trop … réel. Enfin, si tant est qu'on puisse ce qui se passe actuellement de réel. J'aimerai beaucoup que ça soit un cauchemar et me réveiller là tout de suite. Encore heureux que tu sois là. Même si je dois t'avouer que je te trouve bien plus mignonne … propre.... bon qu'est-ce que je dis-moi encore ? Je commence à perdre la tête ... »

C’était étrange, cette femme avait le don de la faire sourire aux moments les plus improbables. Elle l’a trouvait si mignonne avec ce petit air d’enfant perdue qu’elle l’aurait presque pris dans ses bras.. Si elle avait été moins sale.

Ouais une douche, j’en rêve.. Elle marqua une pause à ces paroles, s’imaginant brièvement accompagnée sous une bonne douche chaude.. Mais bref, elle vira son hoodie mort, et le jeta au sol avec dégout, elle adorait ce truc.. Mhh pour l’instant pas la peine de penser douche, on n’a pas vraiment le temps. Cependant.. Dit-elle en faisant quelques pas un peu plus loin. Ou est-il.. Ah !
Elle avança un peu plus, faisant attention à son pied, et ramassa le lance grenade abandonné ainsi que les munitions.
Cependant.. Je peux te promettre une douche chaude à la maison quand tout sera fini ! Elle lui offrait un regard quelque peu insistant, c’était visiblement plus fort qu’elle.
Elle porta sa barre énergétique à la bouche pour la garder entre les dents, enfila la lanière et chargea l’arme, puis reprit l’aliment. Elle avait un peu de mal à réfléchir correctement, ses brulures la piquaient encore un peu malgré le médigel, elle posa ses fesses sur un morceau de navette et observa la place. Elle ne savait plus trop quoi faire, bien qu’elle avait pensé vider le chargeur de grenades sur la porte de l‘Au-delà elle savait aussi que cela ne marcherait pas, Elle devait se poser deux minutes et tenter de réfléchir calmement.

Vu l’objectif de ces tarés, je dirais que le meilleur moyen de faire tomber leur plan à l’eau serait de réveiller Omega avec que ses habitants s’unissent comme contre Cerberus. Mais pour ce faire, il nous faut rétablir la communication sur la station.. Donc d’une façon logique je dirais qu’il serait peut être intéressant de se diriger vers le centre de Com d’Omega, mais en supposant que c’est bien là-bas que cela se passe, à deux, on ne fera pas grand choses. Je suppose que c’est bien gardé.. Autrement dit, il nous faut une équipe.. C’est pas gagné, mais maintenant, au moins.. J’ai plein d’grenades ! Elle afficha un large sourire soudainement pour accompagner sa dernière remarque.

Je propose que nous restions sur nos gardes et reprenons quelques forces pendant cinq minutes, si personne n’arrive on prend l’initiative. Allons dans un coin plus stratégique, Au cas où. En se levant, elle tendit une de ses barres énergétiques à Ishra et se dirigea non loin de l’Au-delà, dans un coin ou elles ne seraient pas des cibles faciles, a couvert et avec une échappatoire pour le pire des cas.

Elle se posa sur un petit muret en observant le calme relatif du chaos de la place, les odeurs de pétrole, de différentes matières brulées, de chair carbonisée planaient et se mélangeaient dans l’air, les lieux étaient un peu plus éclairé par les restes de la navette encore proie aux flammes tout comme d’autres débris brulants éparpillés de ci et de là.
Ici elles serait à l’affut du moindre intrus, mais elles ne devaient pas rester longtemps, le Krogan pour sa part semblait en train de soigner un de ses collègues, ou le dépouiller, mais fidèle à sa mission, restait dans les parages.



 




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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Lun 08 Déc 2014, 16:36
Alessa avait bien fait de rester sur ses gardes. En effet, une silhouette surgit brusquement des ombres au coin de l’allée en braquant une arme sur elle et sur l’enfant. Le faisceau lumineux de l’OmniTech du nouveau venu aveugla la jeune femme qui fit instinctivement reculer le jeune garçon derrière elle pour le mettre à l’abri. Si les choses devaient mal tourner, elle pourrait toujours faire barrage de son corps tout en les protégeant lui et elle derrière une barrière biotique. Une main levée devant ses yeux pour tenter en vain de bloquer l’aveuglante lumière, Alessa essaya de voir ce qui se trouvait au-delà du halo généré par l’OmniTech du mystérieux individu qui braquait son faisceau sur son visage. Mais rien. Les ténèbres au-delà du mur lumineux étaient impénétrables. Le visage de l’inconnu en face d’elle demeura hors de portée. La lumière faisait barrage et empêchait de voir ce qui se trouvait au-delà. Impossible de savoir dans ce cas qui était le nouveau venu ; de même, il était impossible de deviner s’il était seul ou accompagné. C’est alors que ce mystérieux intrus prit la parole :

— Pas de folies, il n’y aura pas de deuxième chance. (Il marqua une pause.) Je me présente : Pacificateur Ardak, des Ravageurs. Il me semble avoir entendu parler d’une sortie. (La jeune femme coula un regard vers l’enfant. On eût dit qu’elle attendait une confirmation de sa part. Mais comment aurait-il pu savoir si le nouveau venu était oui ou non un Ravageur ; l’enfant dont elle ignorait toujours le nom était dans la même situation qu’elle : aveuglé par le faisceau lumineux.) Je ne me répéterais pas, reprit le prétendu défenseur des « lois » d’Oméga, que vous soyez, ou non, des connaissances d’Abel, je veux l’emplacement de cette porte et je l’obtiendrais d’une manière ou d’une autre.

On ne faisait pas mieux comme entrée en matière. Oméga tout craché. Des menaces à peines voilées. Encore et toujours des menaces. Le fait est que le nouveau venu avait au moins pris la peine de donner son nom avant d’ouvrir le bal des hostilités. En soi, c’était quelque chose de suffisamment remarquable. Mais bien entendu, ces plates civilités avaient très rapidement fait place aux menaces et aux tentatives d’intimidation. Un comble pour un Butarien, soit dit en passant. Eux chez qui le protocole et les civilités étaient un art de vivre. Mais bon, rien de très étonnant venant d’un habitant de la station. Butarien ou non. Alessa savait donc à quoi s’en tenir avec ce type. Cependant, si comme il le prétendait il était bel et bien un Ravageur, alors l’Asari avait tout intérêt à se montrer prudente avec lui. D’une part : il n’était pas un simple mercenaire comme on pouvait en trouver à tous les coins de rue. S’il était effectivement un Ravageur, alors il appartenait à une sorte d’élite triée sur le volet. Mieux valait donc se méfier de lui. Et d’autre part : il répondait à Aria en personne et mieux valait ne pas se mettre la Reine Pirate à dos. Dans tous les cas, hors de question de quitter cet homme des yeux pour le moment.

Sans répondre aux questions du nouveau venu, Alessa se contenta de garder les mains levées devant elle pour signifier qu’elle n’était pas une menace. Bien entendu, s’il avait un tant soit peu de jugeote, il saurait que même désarmée, une Asari gardait un atout dans sa manche : sa biotique. Mais il suffisait d’entendre le son de la voix de l’individu pour se douter qu’il ne braquait pas seulement le faisceau de son OmniTech sur elle et l’enfant : il braquait aussi une arme. Peut-être même y en avait-il plus d’une. Alessa était toujours incapable de voir au-delà du mur de lumière. Combien étaient-ils aux côtés de ce mystérieux individu ? Un ? Deux ? Plus encore ? Ce n’était pas dans les intentions d’Alessa de faire un esclandre dans les rues d’Oméga. Surtout pas avec un Ravageur. Comme dit précédemment, pour rien au monde elle n’avait envie de se mettre Aria à dos. Elle avait bien plus important à faire pour l’heure : comme rencontrer un Galarien susceptible de lui donner des informations d’une importance capitale, au sujet du meurtre de son épouse. Alessa n’avait pas l’intention de laisser passer cette occasion d’en apprendre plus sur ce terrible événement. Hors de question.

Aussi Alessa se contenta-t-elle de rétorquer au type en face d’elle :

— Si déjà vous baissiez la lumière pour commencer au lieu de nous aveugler pour un rien.

Heureux hasard ou non, ce fut justement ce que fit le Butarien. Toutefois, quand bien même elle n’avait plus la lumière dans les yeux, Alessa resta encore quelques secondes aveuglée. Puis ses yeux finissant par se réhabituer à l’obscurité ambiante, elle découvrit enfin le visage de son interlocuteur. Et comme elle s’en doutait depuis le début, c’était un Butarien. Elle avait reconnu les intonations si particulières d’un de leurs dialectes. À proprement parler, elle ne maîtrisait pas le butatien, mais elle en savait tout de même suffisamment sur le fonctionnement de leur langue pour s’y retrouver et se débrouiller seule tant bien que mal. Dans le cas ici présent, son traducteur universel avait cependant fait tout le boulot. Sur Oméga, tout le monde parlait en usant et abusant de l’intimidation pour parvenir à ses fins ; ainsi, les subtilités de la langue n’avaient pas lieu d’être dans un endroit aussi peu civilisé. Aussi n’était-il pas nécessaire de connaître parfaitement une langue pour se faire clairement comprendre ici.

Alessa observa le Butarien tandis qu’il se rapprochait lentement. Au premier coup d’œil, elle se rendit compte qu’il n’avait pas menti : il était bien un Ravageur. Cette déduction n’eut absolument rien à voir avec son armure rouge et noire arborant le tristement célèbre symbole de la milice privée d’Aria peint en doré sur sa poitrine. Certes, cela aurait pu lui mettre la puce à l’oreille ; mais c’est surtout l’attitude du mercenaire qui en dit long sur son appartenance à la meute de la Reine Pirate. Il transpirait par tous les pores de la peau l’autosuffisance et le narcissisme ; le sentiment d’appartenir à une élite s’élevant bien au-dessus du commun des mortels. À bien y réfléchir, cette description pouvait convenir à presque n’importe quel Butarien vivant encore dans la galaxie. Mais en l’occurrence, dans le cas ici présent, ça ne pouvait convenir qu’à un membre de l’organisation ayant plus ou moins le rôle d’agent de sécurité sur l’astéroïde. Quelle veine…

Sans quitter des yeux le Butarien, Alessa se rendit compte qu’il n’était pas seul. Une Humaine se tenait en retrait dans le dos du mercenaire. C’était pour le moins étonnant de croiser un Butarien accompagné d’une Humaine. Pas vraiment le genre de chose qu’on voyait à tous les coins de rues. Depuis l’entrée de ces derniers sur la scène politique galactique, les Butariens et l’Alliance n’avaient eu de cesse de se tirer mutuellement dans les pattes afin de faire main basse sur les nombreux systèmes solaires encore inexplorés de la Travée de l’Attique et ceux de la Bordure Skyllienne. Un simple coup d’œil en direction de la jeune femme suffit à rassurer Alessa sur le fait qu’elle n’était pas une menace ; du moins, pas une menace dans l’immédiat. Elle n’était pas armée et n’avait pas l’air d’être une combattante émérite. Le Butarien seul tenant toujours son arme en main et dirigée vers l’Asari et l’enfant était la réelle menace à court terme. Mais il ne semblait pas d’humeur à en faire usage dans l’immédiat. Il se contentait pour l’heure d’observer méticuleusement ses interlocuteurs pour évaluer la menace comme venait juste de le faire l’ancienne chasseresse. Au moins, il savait ce qu’il faisait.

— Bien, Humain, je suis toute ouïe, finit-il par reprendre, après avoir achevé son examen. Par respect pour Abel, je ne te… brusquerai pas, il n’est pas dans mes intentions de priver un frère d’armes de ses informations ; par contre toi, Asari, éloigne-toi sagement de cet enfant. Je n’ai guère l’utilité de te tuer, mais sache que je ne le regretterai pas non plus.

Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Un défi. Elle souffla alors froidement :

— Moi non plus je n’en ai pas l’intention, mais si tu continues de menacer cet enfant, il se pourrait que je change d’avis. Et crois-moi… moi non plus je ne regretterai pas.

Alessa ne portait pas les Butariens dans son cœur. Elle ne s’était jamais considérée comme raciste, ou xénophobe. Elle n’avait rien contre les autres espèces. Le contact ne passait pas juste avec les Butariens. C’était presque viscéral. Ces chiens d’esclavagistes et de proxénètes tirant profit du travail des autres et ayant érigé leur petit empire en se servant de la sueur et du sang des plus pauvres comme mortier. Navrant. Révoltant même. Elle ne le supportait pas. Mais que pouvait-elle y faire ? Quand bien même elle n’était plus une tueuse désormais, arracher la vie de l’un d’entre eux ne serait pas à ses yeux une grande perte pour la galaxie. Mais le fait est que celui-ci travaillait pour Aria. Sans une bonne raison de lui passer la corde au cou et de le lyncher en place publique, mieux valait s’abstenir de se montrer trop hostile à son égard afin de ne pas s’attirer les foudres de la Reine Pirate. Aria ne s’intéressait pas à elle pour le moment ; Alessa comptait bien faire en sorte que cela demeure en l’état aussi longtemps que faire se peut. Gardant les yeux rivés dans ceux du Butarien, sans se laisser intimider un seul instant par ses étranges deux paires d’yeux, elle ajouta :

— Cet enfant est sous ma protection. Nous avons passé un marché, lui et moi. Si tu veux savoir où est la porte de service, commence par la fermer et peut-être pourra-t-il en placer une.

Alessa n’avait pas pour habitude d’agresser ainsi les gens ; mais c’était la façon de faire sur Oméga. Le seul moyen d’être entendu et surtout d’être écouté. La preuve en était la montagne de muscles ayant menacé de s’en prendre à son protégé quelques instants auparavant. Il suffisait de paraître faible juste le temps d’un battement de cils pour que tous les criminels à trois kilomètres à la ronde se jettent sur vous comme des requins attirés par l’odeur du sang. Ce faisant, menace ou pas, si elle voulait protéger l’enfant du Butarien, elle devrait hausser le ton elle aussi.

— De toute évidence, nous voulons l’un et l’autre la même chose. Alors ce n’est pas en me menaçant que tu feras avancer les choses. Et ce n’est surtout pas en le menaçant lui que tu le forceras à parler.

Sans quitter des yeux la menace armée du Butarien, Alessa souffla à l’enfant :

— Ce serait peut-être le bon moment pour me montrer où se trouve cette porte, qu’en penses-tu ?

Mais avant que l’enfant ait pu répondre quoi que ce soit, des bruits de pas annoncèrent l’arrivée d’un troisième larron. Suspecte, Alessa posa la main sur la crosse de son arme sans pour autant chercher à la brandir. Elle ne voulait pas que le dénommé Ardak prenne cela pour une menace directe et qu’il se mette à tirer avant de poser les questions. Elle se montrait juste prudente et sur ses gardes – en tant que soldat, le Ravageur aurait sûrement fait la même chose à sa place. Inspectant le nouveau venu, la jeune femme remarqua à la faible lueur des OmniTechs qu’il s’agissait d’un autre Butarien. Encore un. Ils avaient beau s’être officiellement retirés sur le monde natal, une quantité non négligeable continuait cependant de pulluler dans les Terminus. Peu importe. La vermine était impossible à tuer.

L’arrivant avança jusqu’au Ravageur et Alessa l’entendit dire :

— On a un problème, Anton, dit-il précipitamment. (Anton Ardak. C’était donc le nom du Pacificateur. Une information qui méritait d’être retenue.) L’humain qui fuyait à toute vitesse, je le connais. (Alessa sentit ses muscles se crisper. Son esprit se mit à envisager le cas de figure où elle aurait à affronter les deux Butariens afin de sauver sa peau ainsi que celle de l’enfant. Cependant, en écoutant plus avant ce que les deux Butariens se dirent, elle se rendit compte que peut-être ils pourraient trouver un terrain d’entente.) C’est un homme de main de Tigurius : un Turien à la tête d’un réseau de traite d’esclaves. Aria le surveille car il trafique sur la station. Il vent des esclaves : des enfants et des Asari principalement, à des stations de plaisir sur la Bordure avec la Travée pour de riches conciliens. Je pense qu’il ne va pas tarder à revenir avec d’autres types pour se venger.

Alessa avait vu juste quand elle avait mis l’enfant en garde sur le fait de prendre une décision rapide ; elle avait eu également raison en disant qu’il valait mieux ne pas s’attarder ici trop longtemps. Elle se retint néanmoins d’en faire la remarque à son protégé. Les yeux dans les yeux avec le Ravageur, Alessa chercha à deviner ce qui pouvait bien lui passer par la tête. De toute évidence, il désirait toujours savoir où se trouvait ce mystérieux passage conduisant au secteur suivant. Sur ce point, Alessa et lui pouvaient peut-être s’accorder : elle aussi désirait changer de secteur. Sauraient-ils trouver un terrain d’entente afin de passer un marché qui serait aussi bénéfique à l’un qu’à l’autre ?

— Bien, finit par dire le Ravageur en reprenant la parole le premier, sans se départir de son ton dur et intransigeant, la situation semble se gâter, mes amis. Petit, il serait peut-être temps pour toi de te décider, sauf si une vie courte et douloureuse constitue ton seul avenir envisageable. (Il se tourna alors vers la jeune Humaine restée silencieuse tout ce temps avant de lui dire.) Fonce à l’entrepôt cité par Aliana ; on va avoir besoin de renforts et vite. Regagne l’artère et prends sur ta droite et tu trouveras. (Il soupira alors et ajouta plus pour lui-même que pour son entourage.) Ça peut pas être pire que le raid sur An-Her par Éclipse. Tu t’en rappelles, Garn ? demanda-t-il en se tournant vers l’autre Butarien. Ces pourris de mercenaires avaient rasé la ville et tué plus d’esclaves que de soldats ce jour-là. Enfin, surveille les arrières et préviens-moi au moindre mouvement.

Le Butarien qui venait de recevoir ses ordres s’éloigna de quelques pour surveiller l’entrée de l’avenue condamnée depuis la coupure de courant. Le dénommé Anton se retrouva alors seul avec Alessa et le jeune garçon. Baissant finalement son arme sans quitter des yeux l’Asari, il lui dit :

— Le choix commence à se faire pressant. Vous avez deux solutions : me dire toute la vérité et rien que la vérité, ou je vous donne en pâture à vos amis fraîchement énervés. Je pense que la décision doit être rapide à prendre.

Un nouveau sourire étira les lèvres de la jeune femme. Elle secoua la tête avec défi une fois encore.

— Ce n’est pas en jouant la carte de l’intimidation que tu obtiendras ce que tu veux de nous. (Une menace à peine voilée. Monnaie courante sur Oméga.) Quant à ces hommes dont tu parles et qui ne vont pas tarder à débarquer ici, je n’avais pas l’intention de rester pour les attendre. Après, je n’ai absolument rien contre le fait que tu découvres où se trouve ce passage miracle qui nous conduira vers le prochain secteur. Franchement, c’est le cadet de mes soucis ; et je m’étonne même qu’un Ravageur ne soit pas plus au fait des voies de communication secrètes de cette station. Mais peu importe. Le fait est que si tu regardes bien, si on est encore là à échanger des banalités, c’est à cause de toi. Si ça ne tenait qu’à moi, on serait parti depuis belle lurette. Alors tu comptes nous tenir la jambe encore longtemps ou tu vas enfin te décider à laisser ce gosse remplir sa part du marché ? Il n’a pas pu en placer une depuis ton arrivée. Comment veux-tu qu’il nous dise où se trouve ce mystérieux conduit ?

Après avoir dévisagé un moment le Butarien sans rien ajouter, Alessa tourna de nouveau les yeux vers son jeune protégé avant de lui souffler :

— Alors, cette porte ? Ça vient ? Comme notre ami ici présent nous l’a si gentiment fait remarquer, le temps presse. Nous n’avons pas une minute à perdre. À toi de remplir ta part du marché maintenant. Je compte sur toi. Ne me déçois pas. (Elle lui fit un clin d’œil et un sourire se dessina sur ses lèvres.)


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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Ven 12 Déc 2014, 01:01



Blackout

"...Ca va être tout noir !..."


Kaijin'Thoras Nar Krashos et J'ango Garnar.
Grégoire se sentit devenir la figure même du désespoir et de la malchance quand J'ango lui annonça qu'il devrait s'en sortir plus ou moins par ses propres moyens pour débloquer le secteur. Avec ce Quarien pour l'épauler. Sauf que l'Humain n'était pas véritablement sûr de vouloir être aussi proche de l'alien. Surtout dans la définition physique du terme. C'était un coup à se faire voler sa part d'innocence, ça.
Oui, oui, de l'innocence sur Oméga.
Un véritable Candide paumé en plein Mordor.

- Tu me... Fais mal, parvint-il à articuler alors que Kaijin semblait décider à lui écarteler le visage par les joues. Sorz, pour sa part, se contentait d'observer l'étrange duo d'un air intrigué. Grégoire appréciait-il ce genre de... Coutume corporelle ? Peut-être Sorz devrait-il essayer à l'avenir ! Et comme si son ami Humain lisait dans ses pensées, d'un simple regard en coin dans sa direction, il poursuivit en lançant : N'y songe même pas !

Et dire qu'à peine quelques minutes après, cette ambiance bonne enfant était brisée par un Quarien s'improvisant chirurgien. Du moins, c'est ainsi que le technicien le vécut. C'est avec des yeux écarquillés, exorbités, à tel point qu'on aurait pu croire qu'ils voulaient prendre la fuite devant un tel spectacle qu'il observa Kaijin démembrer littéralement un Galarien qui s'était montré un peu trop menaçant. Tremblant, il ne parvint d'abord pas à faire un seul geste. Il sentit des sueurs froides parcourir chaque parcelle de sa peau, sa respiration devenir moins assurée et en pleine lumière, l'on aurait pu croire à un cadavre debout tant il était pâle. Dans un spasme aux bruits des moins ragoûtants, il relâcha le contenu de son estomac à côté de lui. Sorz siffla, signe qu'il était mécontent, et attrapa l'arme du Galarien.

- Toi faire peur Grégoire. Grégoire pas aimer violence. Toi arrêter, sinon Grégoire malade.

Difficile de savoir au ton, si c'était là un avertissement ou une menace : les Vortchas n'étaient pas tellement reconnus aux quatre coins de la Galaxie pour leur finesse et leur sens de la diplomatie.

- Sorz... haleta Grégoire. Je vais bien.

L'intéressé observa d'un regard intense son ami et sembla se détendre. Sa poigne sur l'arme se fit moins serrée et sa respiration plus posée. Il était presque étonnant de voir à quel point Sorz répondait de manière quasi physiologique à l'état de l'Humain. Peut-être n'était-ce pas tout à fait le fruit du hasard. Peut-être que ce Vortcha était moins idiot qu'il n'y paraissait et qu'il s'occupait de protéger le techicien depuis bien longtemps.
Ou peut-être que ces divagations trottinaient dans le petit coin de paradis que devait être la tête de Kaijin.
Inspirant longuement en fermant les yeux, Grégoire saisit l'once de courage qui résidait tout au fond de lui pour parvenir à reprendre le dessus sur sa peur. S'il réactivait le secteur, il pourrait peut-être s'enfermer quelque part discrètement. Le placard d'une boutique desertée. Des chiottes. Quelque part. Et on ne pourrait pas l'accabler en disant qu'il n'avait rien fait.
Oui.
Oui.
Ca allait bien se passer.

- Continuons vers le relais. Si la panne est bien ce que je pense, on n'aura...

L'Humain se sentait hypnotisé par le pouls encore battant du Galarien mourant, qui jouait un rythme, démontrant son existence faiblarde par l'afflux sanguin sortant du moignon. Sa gorge se serrait, ses mains recommencaient à trembler et... Une détonation résonna, faisant sursauter le technicien. Sorz venait d'abattre sans prévenir le mourant.

- Hm. Merci, Sorz. D'avoir abrégé ses... Hm. On n'aura pas besoin de matos pour réparer. Et même s'il est endommagé, il y a de quoi réparer sur place, donc on devrait pas avoir de soucis sur le plan technique pour le relancer.

Restait à savoir si tous les autres paramètres allaient se montrer aussi favorables.


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Alessa N'Mara et Anton Ardak.
Ryan finit par éclater de rire. Non, vraiment, c'était trop tentant. Voir ces adultes se bouffer le nez, se menacer l'un l'autre, alors que la plus grande des emmerdes leur tombait dessus... C'était juste hilarant. Les adultes... Vraiment, tous des arriérés, sûrs d'eux, se complaisant dans leur prétendue sagesse et leur prétendue assurance. Mais un deal était un deal, et si le Butarien n'était pas d'une compagnie des plus plaisantes, l'Asari semblait se montrer un tantinet plus sympathique. Peut-être à cause de son minois enfantin. Tant mieux.

- Désolé, désolé. Ca m'a échappé. Etouffant un baillement nonchalant, il se gratta la tempe en observant ses compagnons de galère. La porte, donc. Hey, m'sieur l'Ravageur, vous pouvez activer votre lampe et illuminer ce mur ? De l'index, il pointa une direction et attendit qu'Anton daigne agir. Une grille d'aération se trouvait là. Mam'zelle l'Asari, j'peux me mettre sur vos épaules pour l'atteindre ? J'pèse pas lourd, j'vous jure !

Passer du tutoiement au vouvoiement en jouant sur son aspect enfantin et candide... L'un de ses passe-temps favoris. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour enlever la grille et se faufiler dans le conduit, qui commençait déjà à se faire petit, comparé à la dernière fois où il avait dû l'emprunter. Une histoire pas vraiment joyeuse qui fâna son sourire l'espace d'une demi-seconde. Avant de se faufiler dedans, il lança :

- Ca va me prendre un p'tit peu de temps, donc si vous voulez faire copain copain avec Tigurius, n'hésitez pas ! Et il ne disait absolument pas ça pour s'ôter une épine du pied. Z'aurez qu'à revenir ici, j'ouvrirai la porte faisant communiquer notre secteur avec celui d'à côté !

Un secteur qui, par ailleurs, pouvait permettre d'accéder au centre de communications d'Oméga...


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Ishra T'Cyalii et Kyreshorl Venterra.
Le Krogan qui soignait son collègue était bien dépité. Il aimait le combat. Il était l'archétype même du Krogan combattant et c'était en mettant des coups de boule qu'il prenait un pied énorme. Ca ? C'était juste... Des kamikazes. Quel intérêt ? Des frappes chirurgicales, millimétrées et qui étaient là pour épuiser plus que pour achever. Et les batailles frontales, dans tout ça ? Il se sentait floué. Aussi, quand il perçut quelques bribes de la conversation de Kyreshorl, qui parlait de se diriger vers le centre de communications d'Oméga, il tiqua. De toute manière, quel intérêt de rester devant l'Au-Delà ? La porte blindée, capable de résister presque à tout -sauf peut-être à un tir de canon d'un calibre assez impressionnant-, n'avait pas besoin de garde. Personne ne pouvait la débloquer. Les hackers s'étaient donnés du mal pour renforcer leur attaque et coincer Aria dans sa tanière. Malin. Du moins, tant qu'elle n'arrivait pas à sortir. Mais il était prêt à parier que c'était déjà le cas. La Reine, coincée de la sorte ? Comme si elle n'avait pas un plan de secours, la bonne blague !

- Hey, Asaris ! Il attrapa les bouteilles quelque peu tâchées de sang qui devaient servir à l'origine aux techniciens et les lança. Nettoyez-vous un peu. J'ai rien contre un peu de sang sur soi, mais là, c'est juste trop. Il s'assura que son partenaire pouvait s'en sortir seul pour la suite et s'approcha d'elles. Le centre des communications d'Oméga, ça vous intéresse ?

Sans gêne, il les observa une par une. Aucune crainte : il n'était intéressé que par ses congénères. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !

- Vous avez prouvé que vous n'êtes pas avec ceux qui ont fait planter la station, donc ça me dérange pas de bosser avec vous. Puis, pour être honnête, on n'a plus de contacts avec la patronne, et c'est pas bon signe. Faut qu'on ait nos instructions, vite, et que les infos sur l'état de la station puissent circuler. La plupart des Ravageurs n'étaient pas des stratèges d'exception, ne parvenant pas à avoir une vue globale d'un champ de bataille. Il se contentait de tirer sur les cibles, et ils étaient bons à cela. C'était bien suffisant. Le Krogan en faisait parti. Donc si vous avez besoin d'un flingue en plus, j'en suis. Moi, c'est Karrlog.

Il attendit plus ou moins patiemment leur réponse, ajoutant avant cela.

- Vu le bordel, j'doute que le centre de communications soit vide.

-------------------
Un peu partout sur la station, les panneaux publicitaires, les différents endroits où étaient projetés des holos s'activèrent soudainement. Enfin de la lumière, pensèrent la plupart des occupants de la station. Mais cette lumière n'était là que pour projeter les horreurs qui se passaient aux quatre coins de la capitale du crime en pleine anarchie, en pleine décadence. La version finale de la vidéo macabre qu'avaient reçues les Asaris devant l'Au-Delà. Pas de son, pas de musique. Juste la froide vérité de la réalité. Du moins, la réalité qu'on voulait leur montrer. On ne leur projetait pas, bien sûr, les quelques élans de solidarité, d'espoir qui avait naquis ici et là. Peu nombreux, certes, mais bel et bien présents, car la noirceur, même dans Oméga, ne pouvait être uniforme, une norme sans opposition. La politique de la terreur. Cette compilation de différents fragments d'horreurs durait un peu moins de trois minutes, passant en boucle. Et à la fin de celle-ci, plusieurs visages montrés, attrapés par des caméras de surveillance dans la pénombre. Comme autant de coupables de crimes. Parmi ceux-là, on pouvait notamment voir Kyreshorl et Ishra. Que fallait-il comprendre ? Etaient-ils, ceux-là, les produits des créateurs de ce chaos ou bien eux-mêmes les investigateurs de la panne ?
Chacun devait trouver sa propre réponse.
La seule certitude, c'était que le véritable responsable jubilait devant sa réussite.






Feat. Kaijin'Thoras Nar Krashos, Kyreshorl Venterra, J'ango Garnar, Alessa N'Mara, Ishra T'Cyalii, Argonar Dal'Shan et Anton Ardak



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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Ven 12 Déc 2014, 19:06
« — Si déjà vous baissiez la lumière pour commencer au lieu de nous aveugler pour un rien. »


Dès la première prise de parole de l’asari, Anton devina, où plutôt ressenti, qu’il y allait avoir un problème. L’asari n’allait pas être obéissante, mais le butarien pouvait-il réellement faire l’étonné ? Non il était de toute manière évident que la situation serait aussi classique, la scène n’était qu’une pièce répétée maintes et maintes fois au court de l’histoire de la station, la scène de l’intimidation. Une scène qui peut trouver sa plus simple représentation dans le règne animal, la loi du plus fort et la soumission de son pendant faible. Pourtant le ravageur garda espoir que la situation resterait dans les limites du raisonnable, ils n’avaient tous deux rien à gagner et tout à perdre à une confrontation musclée.

« — Moi non plus je n’en ai pas l’intention, mais si tu continues de menacer cet enfant, il se pourrait que je change d’avis. Et crois-moi… moi non plus je ne regretterai pas.
— Cet enfant est sous ma protection. Nous avons passé un marché, lui et moi. Si tu veux savoir où est la porte de service, commence par la fermer et peut-être pourra-t-il en placer une.
— De toute évidence, nous voulons l’un et l’autre la même chose. Alors ce n’est pas en me menaçant que tu feras avancer les choses. Et ce n’est surtout pas en le menaçant lui que tu le forceras à parler.
— Ce serait peut-être le bon moment pour me montrer où se trouve cette porte, qu’en penses-tu ? »


Et bien sûr la suite des réponses ne fut qu’une parfaite représentation de la scène, chacun campant son rôle avec la maîtrise parfaite des citoyens d’Oméga. Pourtant aussi adapté qu’il pouvait se targuer de l’être, Anton sentait que son interlocutrice avait une expérience plus longue que son visage enfantin pouvait le laisser paraître et surtout qu’elle gardait admirablement son calme face à l’élite des combattants d’Oméga, elle semblait sûr de ses forces, et le butarien devait donc bien faire attention à ne pas minorer la menace.

« Ce n’est pas en jouant la carte de l’intimidation que tu obtiendras ce que tu veux de nous. Quant à ces hommes dont tu parles et qui ne vont pas tarder à débarquer ici, je n’avais pas l’intention de rester pour les attendre. Après, je n’ai absolument rien contre le fait que tu découvres où se trouve ce passage miracle qui nous conduira vers le prochain secteur. Franchement, c’est le cadet de mes soucis ; et je m’étonne même qu’un Ravageur ne soit pas plus au fait des voies de communication secrètes de cette station. Mais peu importe. Le fait est que si tu regardes bien, si on est encore là à échanger des banalités, c’est à cause de toi. Si ça ne tenait qu’à moi, on serait parti depuis belle lurette. Alors tu comptes nous tenir la jambe encore longtemps ou tu vas enfin te décider à laisser ce gosse remplir sa part du marché ? Il n’a pas pu en placer une depuis ton arrivée. Comment veux-tu qu’il nous dise où se trouve ce mystérieux conduit ? Alors, cette porte ? Ça vient ? Comme notre ami ici présent nous l’a si gentiment fait remarquer, le temps presse. Nous n’avons pas une minute à perdre. À toi de remplir ta part du marché maintenant. Je compte sur toi. Ne me déçois pas. »

Mais ce ne fut pas la lenteur de réaction de l’enfant, même si elle ne collait absolument pas à la lueur étonnante d’intelligence qui animait son regard empli d’une étrange maturité pour un enfant de cet âge, ni même les tentatives futiles de se montrer plus courageuse qu’intelligente de l’asari qui vint à bout de la patience pourtant légendaire d’Anton. Non ni même les pseudos piques parfaitement dispensables, ou le mépris à peine voilé. Non c’était tout simplement la parfaite cohérence du tableau qui irrita puis peu à peu énerva le ravageur.

L’asari semblait n’être qu’une caricature d’elle-même. Une coquille vide représentative des courants de son espèce, le mépris de son peuple, la soit disant supériorité de ses intellectuels, sa position de représentantes de la bien pensance, un tout qui n’avait au final eu que peu d’intérêt tout au long de l’histoire des asaris et du Conseil. Ce peuple ne semblait comprendre son propre rôle de caricature se piégeant dans les méandres d’un idéal qui devient alors peu à peu son pire défaut.

Ce peuple dont on ne cesse de vanter les mérites devenant peu à peu la pire représentation de ces mêmes qualités, des caricatures bouffies devenant une simple toile du ridicule cancérigène paralysant et détruisant toutes traces de logique enfermant les asari dans un cycle éternel de répétitions. En effet alors même que l’histoire s’efforçait sans cesse de corriger ce cycle autodestructeur, les asaris se cantonnaient à briser les leçons pour les adapter à leurs propres visions inadaptées, transformant chances en punitions et changement en stagnation. Et ce alors même que les nécessités de changement montraient sans cesse les aberrations de ce système de l’auto programmation, du formatage intellectuel noyant les incohérences sous une masse de questionnements stériles et nocifs.

Ici cette asari n’en était que la parfaite représentante, poupée de cire dépourvue d’identité, n’agissant que selon des points de vu éculés avant même sa naissance. Elle se créait une conception de la justice parfaitement digne et noble mais tellement inadaptée, se parait d’arguments et de menaces qui en seraient infiniment risibles s’ils n’étaient pas particulièrement sincères. En se posant en garant de la justice et de l’ordre moral, l’asari ne faisait non seulement pas avancer la situation mais elle l’empirait perdant du temps, là même où elle pouvait en gagner et ne pas se faire « tenir la jambe » comme elle avait pu le dire, mais non elle se devait de se placer du côté d’un bien tout relatif. En ne considérant pas la réalité de la situation elle faisait même bien pire, elle créait elle-même le mal en opposition à son bien fantasmé.
Le plus sage dans l’histoire était cet enfant qui n’en est pas un. Dans son silence, dans son observation lente et calculée de la situation, dans son utilisation de l’asari à ses fins, et surtout dans sa réaction tant attendue.

« Désolé, désolé. Ca m'a échappé. La porte, donc. Hey, m'sieur l'Ravageur, vous pouvez activer votre lampe et illuminer ce mur ? Mam'zelle l'Asari, j'peux me mettre sur vos épaules pour l'atteindre ? J'pèse pas lourd, j'vous jure ! »

Comme pour parfaitement coller à son personnage et à sa position dans la scène, l’enfant devint le Deus ex machina qui apporta la solution miracle au problème. Pourtant cela n’était pas, et en était même très loin, un dénouement heureux à une solution passagère, il ne venait que d’ouvrir la porte à un monde d’inconnus et de menaces qui n’était pas moins sombre et impossible à prévoir que le passage ouvert. Aussi le butarien se contenta de garder le silence, et de réaliser les demandes raisonnables et sensées de l’enfant, et ce malgré l’envie aussi forte que spontanée de faire comprendre à l’asari le fond de sa pensée, dire enfin tout ce qu’il fallait à ces asaris prétentieuses et combien l’histoire était bien sadique de faire survivre un peuple si inadapté à la survie, tel une tache sur le plan de l’évolution.

« Ca va me prendre un p'tit peu de temps, donc si vous voulez faire copain copain avec Tigurius, n'hésitez pas ! Z'aurez qu'à revenir ici, j'ouvrirai la porte faisant communiquer notre secteur avec celui d'à côté ! »

La situation allait enfin changer, passer à un plan autrement plus important. Mais n’avait-elle pas déjà changé à chaque pas d’Anton ? Il avait pris la tête du mouvement de contrôle et de gestion de l’ordre, et la mort avait failli le prendre, il avait choisi d’inspecter cet entrepôt et était tombé sur un enfant indic d’Abel connaissant des passages secrets, il avait rejoint le duo improbable et en avait écopé une menace immédiate et dangereuse d’un groupe esclavagiste. Ainsi la porte n’en devenait qu’une extension de ce changement incessant, rien ne semblait vouloir se figer et pourtant Anton ne s’était jamais senti aussi vivant, aussi maître de lui-même.

Le butarien se sentait comme au jour de son engagement dans l’armée Na’Hesit, il sentait monter la tension, la peur, la fierté, la volonté de se créer son propre destin. Car c’était cela qui l’avait poussé à quitter Anhur, sa planète, son peuple. Il avait fini par l’oublier, perdu dans le rythme incessant et bouillonnant de la vie dans les Terminus, il avait perdu de vu son avenir, perdu de vu ce qu’il avait toujours désiré, se créer un destin baignant dans le sang et la rage. Il voulait se battre, tuer, briser les règles, réinventer la morale, forger un avenir ou son peuple pourrait lever la tête fier de lui-même, de ce qu’il aurait bâti, un avenir ou les butariens et plus largement les citoyens des Terminus briseraient l’ordre établie avec Anton à leur tête.

Alors pourquoi le butarien perdait-il son temps ici ? A tergiverser dans le noir, à peine éclairé par la lumière d’une torche, noyé dans la médiocrité de sa vie et de ses idéaux, Shoran n’avait jamais été son ennemi ni même Aria, non elles n’étaient qu’un intermédiaire, un grand objectif quasi irréalisable mais obligatoire. Alors Anton regagna quelque chose de plus grand que la vue de son environnement lorsque les écrans s’allumèrent un peu partout, il y gagna une renaissance.

Aussi lorsque le ravageur reprit la parole, il était dépourvu de toutes envies impériales de mises à plat de ses pensées sur les asaris. Non il voyait déjà plus large.

« Bien, très bien. Asari, il est temps d’oublier le passé, mettons de côté les différents qui peuvent nous opposer et agissons logiquement. Il y a là » Désignant les écrans passant en boucle les scènes de violence, Anton ne quitta pas l’asari du regard « Un groupe de gens qui souhaitent, qui cherchent à faire exploser la violence un peu partout dans la station, alors il y a deux manières de procéder, nous éliminons, ensemble, le groupe d’esclavagistes et stabilisons la situation ici, évitant que des civils ne se fassent tuer, soit tu pars, seule, l’enfant reste avec moi j’en ai besoin, et il ne lui sera fait aucun mal mais sa connaissance du réseau m’est nécessaire. Je compte régler une bonne fois pour toute la situation ici. »

Anton le héros, le libérateur, le faiseur de lumière. Cela le rendrait si populaire qu’Aria serait obligé de compter avec lui, sa médiatisation lui donnerait même peut être accès à un poste de lieutenant dans les ravageurs, au même rang que Rhys. Cela avec ses nombreux appuis au sein des butariens et des krogans le rendrait extrêmement puissant dans la station. Le plus dur serait de se faire passer pour utile à Aria et Shoran pour éviter de disparaitre subitement, on ne faisait pas de l’ombre à Aria sur Oméga. Mais cela, Anton savait le faire, se rendre utile et surtout se faire discret.

« Maintenant donne-moi ta réponse, et sache qu’il n’y a nul menaces dans mes paroles, je t’offre juste l’opportunité de t’adjoindre l’aide des ravageurs quel que soit ta quête, car note bien que je rends toujours la pareille quand lorsqu’on me rend service. »

En vrai Anton avait plus besoin d’elle, que l’asari de lui, mais cela ne laissait pourtant guère de choix à l’alien violet. En effet, sans l’enfant il était peu probable, voire impossible d’atteindre une zone désirée sans se perdre, tant Oméga se trouvait être un véritable labyrinthe. Mais rien n’indiquait que l’asari ne ferait pas preuve du même esprit méprisant et égocentrique que depuis le début, après tout ce peuple avait toujours eu du mal à défendre autrui et à laisser de côté leurs propres luttes, comme les elcors avaient si bien pu l’observer durant la Grande Guerre, ou même comme avait pu le voir la galaxie dans son ensemble, alors même que les asaris furent les dernières à rejoindre la grande alliance pour la reprise de la Terre.

Anton ne tenait ainsi plus son destin tant rêvé entre ses mains, il ne pouvait combattre seul un groupe de combattants dans un couloir sans protections et éclairé comme un jour de carnaval, il ne pouvait plus que compter sur une asari ne le tenant sûrement pas en haute estime, des alliés peut être déjà morts et un ami de longue date. Tout un programme, mais pour rien au monde Anton ne changerait sa place, il venait enfin de retrouver l’envie et l’ambition, il n’allait pas mourir maintenant.


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Dim 14 Déc 2014, 22:22
Alessa attendait toujours une réponse de la part de l’enfant. Ils avaient passé un marché : en échange de son aide pour le débarrasser de la menace que représentait la montagne de muscles, il lui trouvait un moyen de franchir les portes de sécurité condamnées faute de courant pour les alimenter afin qu’elle puisse accéder au secteur suivant. Jusqu’à présent, Alessa avait respecté à la lettre sa part du contrat ; il était temps à présent que lui en fasse autant. Néanmoins, elle ne s’était pas attendue à entendre son protégé éclater de rire. Quand bien même sa réaction la prit totalement au dépourvu, la jeune femme n’en laissa rien paraître sur son visage. Elle se contenta d’écouter l’explication que lui donna l’orphelin.

— Désolé, souffla-t-il en baissant les yeux, désolé. Ça m’a échappé. (Il étouffa un bâillement avant de se gratter la tempe tout en reportant son attention sur ses interlocuteurs.) La porte, donc. (Il fit mine de réfléchir un instant.) Hey, m’sieur l’Ravageur, vous pouvez activer votre lampe et illuminer ce mur ? (Il pointa l’index vers une section de la ruelle plongée dans les ténèbres. S’exécutant à contrecœur, Anton leva son OmniTech dans la direction désirée. Ils découvrirent alors une grille barrant l’entrée de ce qui semblait être une bouche d’aération.) Mam’zelle l’Asari, ajouta l’enfant en se tournant vers elle, j’peux me mettre sur vos épaules pour l’atteindre ? (La surprise dût se lire sur le visage d’Alessa, car le jeune garçon s’empressa d’ajouter.) J’pèse pas lourd, j’vous jure !

Alessa finit par s’exécuter à contrecœur elle aussi. Si on lui avait dit qu’elle se retrouverait un jour dans une situation pareille, elle n’y aurait pas cru. Servir de marchepied à un orphelin de la rue. Elle avait sa fierté tout de même. Pourquoi ne pas avoir demandé au Butarien ? D’une part il était plus grand que la jeune femme et d’autre part, il était également plus musclé. Il n’aurait eu aucun mal à soulever l’enfant pour le porter sur ses épaules. Alors pourquoi elle ? Peu importe. Alessa ne devait pas perdre de vue la récompense à la clé : l’enfant était le seul capable de lui faire franchir la porte d’acier qui l’empêchait d’atteindre le secteur suivant. Il était littéralement la clé qui lui permettrait de se rendre à son rendez-vous avec l’informateur galarien en temps et en heure. Comme elle ne voulait manquer cette entrevue pour rien au monde, elle était prête à ravaler sa fierté un moment.

Le jeune orphelin avait dit vrai : il ne pesait pas lourd du tout. Un vrai poids plume. Combien de temps avait-il passé dans la rue ? Avait-il quelqu’un sur qui compter en dehors d’Abel ? Était-il en mesure de manger à sa faim ? Cela n’avait pas l’air d’être le cas. Il vivait sous une pile de carton dans une rue pas franchement des plus accueillantes. Quelle était donc son histoire ? Tant de questions auxquelles elle aurait voulu avoir des réponses. Ce qui était pour le moins perturbant. Depuis quand exactement était-elle devenue aussi sentimentale ? Était-ce une question d’hormones ? Nul doute que la transition vers le stade de Matrice s’était amorcée en elle. La jeune Asari intrépide qu’elle avait été durant toutes ces années était en train de mûrir et de changer. Mais le moment n’était franchement pas venu de réfléchir à tout ce que cela impliquait. Elle avait d’autres varrens à fouetter. Au moment où elle retrouvait le fil de la réalité, le gamin hissé sur ses épaules se glissa enfin dans le conduit d’aération trop petit pour que la jeune femme puisse le suivre. Lui-même commençait à se faire un peu trop grand pour le passage. Avant d’être complètement englouti par le conduit, il lança à l’attention de ses interlocuteurs :

— Ça va prendre un p’tit peu de temps, donc si vous voulez faire copain-copain avec Tigurius, n’hésitez pas ! (Il ajouta en désignant la porte scellée dans leurs dos.) Z’aurez qu’à revenir ici, j’ouvrirai la porte en faisant communiquer notre secteur avec celui d’à-côté !

Et sur ces bonnes paroles, il disparut complètement dans la ventilation. Alessa leva les yeux au ciel en soupirant. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Tout ce qu’elle voulait, c’était se rendre à son rendez-vous. Elle n’en avait absolument rien à fiche des problèmes de la station. Tant que cela ne la concernait pas elle directement, la station pouvait bien brûler ou tomber entre les mains de pirates, cela ne lui ferait ni chaud ni froid. Du moment que personne ne se mettait en travers de sa route. Aussi n’avait-elle pas l’intention de fourrer son nez dans les affaires qui ne la regardaient pas. Déjà qu’elle avait commis une erreur en venant en aide au jeune garçon. Non pas qu’elle aurait préféré le laisser se débrouiller seul, mais qu’avait-elle récolté en échange de son aide ? Les esclavagistes allaient débarquer d’un instant à l’autre afin de lui faire payer son élan de compassion à l’égard d’un jeune garçon qu’elle ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam et pour lequel elle s’était pris d’affection en une fraction de seconde sans vraiment savoir pourquoi. Dans le genre « ne pas se mêler des affaires des autres », elle s’était raté en beauté.

Alessa fut tirée de ses pensées par le brusque retour de la lumière. Les ténèbres s’embrasèrent soudain et la lumière revint un peu partout dans la station. Le courant était enfin revenu. Telle fut la première pensée qui traversa l’esprit d’Alessa ; non loin, elle entendit également d’autres habitants de la station soupirer de soulagement en voyant la lumière reparaître. Néanmoins, l’instinct d’Alessa lui souffla que quelque chose clochait toujours ; et comme de fait, en faisant plus attention et en y regardant de plus près, l’Asari se rendit compte que le courant n’était pas revenu partout. En réalité, seuls les panneaux publicitaires étaient alimentés et ce à seule fin de pouvoir diffuser à travers toute la station des images sanglantes repassant en boucle encore et encore sur tous les écrans. Pas de son. Pas de musique. Juste des images de mort et de chaos toutes plus éprouvantes les unes que les autres. Lynchages en public. Explosions. Mises à mort. Et au milieu de tout cela, des visages qui défilaient et laissaient penser qu’il s’agissait là des commanditaires de ces actes barbares ; ceux à l’origine de toute cette pagaille. Un des visages retint alors l’attention d’Alessa. Celui d’une Asari.

— Ishra ? murmura la jeune femme d’une voix à peine audible.

Alessa avait reconnu Ishra sur les images. Les deux jeunes femmes s’étaient rencontrées sur la Citadelle un peu moins de deux mois auparavant. Le fait est qu’Alessa avait eu besoin des services d’un expert, un pirate de génie, et que c’est tout naturellement qu’elle s’était tournée vers la jeune femme. Avant de prendre contact avec elle, Alessa ne savait pratiquement rien à son sujet si ce n’est que sa défunte épouse avait à plusieurs reprises correspondu avec elle. Le nom de la pirate figurait dans les données archivées qu’un mystérieux individu se faisant passer pour Tarana sur l’Extranet lui avait fait parvenir. Il s’agissait là des archives que la défunte avait mis des années à compiler après avoir repris l’enquête du père de sa compagne à la mort de celui-ci. La jeune femme n’avait pas chômé ; et ce même quand Alessa et elle s’étaient remises ensemble après une courte séparation. Tarana avait promis de mettre un terme à son enquête et Alessa l’avait crue sur parole. Elle avait finalement découvert que Tarana lui avait menti pendant tout ce temps. Elle avait poursuivi les recherches dans son dos dans le plus grand secret. Apparemment, elle en avait fait la promesse au père d’Alessa afin de s’assurer que son épouse ne serait pas à son tour menacée par ce qui semblait être une véritable conspiration. Peu importe !

D’une manière ou d’une autre, Ishra avait aidé Tarana. D’après les données, Ishra avait travaillé par le passé pour les individus que Tarana soupçonnait d’être derrière la mort des parents d’Alessa. Elle s’était servie d’Ishra pour les espionner de l’intérieur et pirater leurs systèmes informatiques. Tarana avait eu l’air de faire confiance en cette pirate ; aussi est-ce la raison pour laquelle Alessa avait fait appel à elle quand elle avait eu besoin de pénétrer dans les locaux du SSC situés au Présidium afin d’accéder à leurs sauvegardes internes confinées dans une aile ultrasécurisée. Mais cela remontait justement à environ deux mois. Depuis, Alessa n’avait pas repris contact avec la pirate et n’avait pas entendu parler d’elle… avant aujourd’hui du moins.

Regardant pensivement les images qui repassaient en boucle pour la énième fois, Alessa se demanda ce que la pirate faisait ici. Était-elle derrière tout ça ? L’espace d’un instant, la fugitive en fut convaincue. Ishra était douée ; très douée même. Nul doute qu’avec un minimum d’organisation et de préparation, elle aurait pu mettre hors circuit toute l’alimentation de la station pirate. Néanmoins, pourquoi aurait-elle fait cela ? Qu’avait-elle à y gagner dans l’histoire ? Aucune idée. La pirate n’était pas une tueuse ; Alessa l’avait su immédiatement en posant les yeux sur elle lors de leur première rencontre. Mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’elle n’était pas liée de près ou de loin aux récents événements survenus sur l’astéroïde. N’importe qui pouvait être acheté dans la galaxie ; il suffisait d’y mettre suffisamment le prix. Peut-être les commanditaires de toutes ces atrocités avaient-ils su trouver celui d’Ishra et faire en sorte qu’elle œuvre pour eux. À moins que, comme elle, elle ne se soit tout simplement trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Impossible à dire pour le moment.

Alessa fut tirée de ses pensées par la voix d’Anton. Elle se tourna vers lui mais demeura toujours dans l’incapacité de déchiffrer son visage et de deviner ses pensées. De toute évidence, il était très doué pour cacher son jeu. Elle-même s’efforçait de son mieux de dissimuler ses pensées et sa surprise d’avoir vu le visage d’Ishra sur les écrans. Le ton de la voix du Butarien était neutre quand il lui dit :

— Bien, très bien. Asari, il est temps d’oublier le passé ; mettons de côté les différents qui peuvent nous opposer et agissons logiquement. (D’un geste nonchalant de la main, il désigna les écrans publicitaires qui venaient de s’allumer un peu partout dans la station.) Il y a là un groupe de gens qui cherchent à faire exploser la violence un peu partout dans la station. Alors, il y a deux manières de procéder : nous éliminons, ensemble, le groupe d’esclavagistes et stabilisons la situation ici, évitant que des civils ne se fassent tuer ; soit tu pars, seule, l’enfant reste avec moi, j’en ai besoin. Il ne lui sera fait aucun mal, mais sa connaissance du réseau m’est nécessaire. Je compte régler une bonne pour toutes la situation ici. (Il marqua une pause comme s’il avait l’esprit ailleurs. Mais cette courte absence ne dura qu’une fraction de seconde seulement. Retrouvant son sérieux, il ajouta.) Maintenant, donne-moi ta réponse et sache qu’il n’y a nulle menace dans mes paroles. Je t’offre juste l’opportunité de t’adjoindre l’aide des Ravageurs quelle que soit ta quête, car note bien que je rends toujours la pareille lorsqu’on me rend service.

Alessa observa un moment Anton sans répondre. Elle réfléchissait. Comme elle détestait Oméga ! Il y faisait sombre en permanence et l’odeur y était insupportable. Qui plus est, tout le monde y vivait en permanence avec la hantise de finir avec une arme sur la tempe et de voir son corps abandonné dans une allée sombre après avoir été battu à mort ou pire encore. Certains craignaient même d’être enlevés et vendus comme esclavages par quelque Butarien de bas étage. Et pourtant, les gens continuaient de vivre ici car c’était le seul endroit de la galaxie où ils pouvaient espérer « survivre ». C’était paradoxal. Venir sur Oméga pour espérer y survivre alors que la mort rôdait littéralement à tous les coins de rue. Pourtant, elle-même avait cédé à cet illusoire sentiment de protection, quelques années auparavant. Elle-même était venue vivre sur Oméga en espérant pouvoir échapper à la peine de mort qui l’attendait si elle retournait dans l’espace concilien. Quelle ironie. Et dire qu’elle détestait cet endroit dans lequel elle avait pourtant séjourné durant cinq ans. Elle détestait cet endroit dans lequel elle avait décidé de remettre les pieds de son plein gré. Quelle ironie, oui. Triste… ironie.

Et tout cela pour quoi ? Pour trouver le meurtrier de sa femme. C’est tout ce qu’elle voulait et c’est la raison pour laquelle elle était ici. Son informateur n’était qu’à quelques minutes à pied de là ; mais de l’autre côté de cette fichue porte qui refuserait de s’ouvrir tant que le courant ne serait pas revenu. Elle n’avait que faire des esclavagistes ou du chaos qui régnait sur la station pirate. Tout ce qui l’intéressait, c’était les informations que pouvait lui vendre le Galarien. Hélas, tout n’était pas aussi simple.

Alessa refusait de laisser cet enfant seul avec le Butarien. Elle n’avait absolument pas confiance en lui. Il semblait déterminé à régler la situation une bonne fois pour toutes. C’était là ses propres mots. Et si pour ce faire il devait ôter la vie à l’enfant, Alessa était certaine qu’il n’hésiterait pas. Et une fois de plus, son instinct maternel prit le dessus sur la raison. Elle refusait de laisser l’enfant en danger. Elle refusait de l’abandonner alors qu’elle pouvait veiller sur lui. Elle avait encore un peu de temps devant elle avant de rencontrer son informateur. Elle ne pouvait se résoudre à abandonner l’enfant derrière elle.

— Mes affaires ne regardent que moi. Je n’ai pas besoin que les Ravageurs ou même Aria ne viennent s’en mêler. Néanmoins, il est hors de question que je te laisse seul avec cet enfant. (Elle fusilla du regard le Butarien.) Ce qui ne me laisse guère le choix. (Elle porta sa main à sa cuisse et prit en main son M-5 Phalanx.) Qu’ils viennent, je les attends de pied ferme. Je n’ai jamais pu supporter les esclavagistes de toute manière. Et puis on dirait bien que je suis coincée avec vous en attendant le retour du petit. Alors quitte à passer le temps, autant que ça serve à quelque chose.

Au moment où elle prononça ces mots, Alessa entendit des bruits de pas précipités accourir dans leur direction. Maintenant que les encarts publicitaires étaient de nouveau opérationnels – même si c’était uniquement pour continuer de passer en boucle les mêmes images de désolation – il faisait à présent plus clair dans les rues d’Oméga ; du moins, suffisamment pour ne plus avoir besoin d’avoir recours aux OmniTechs. Ce qui serait particulièrement bienvenue si un affrontement devait en effet avoir lieu dans les prochaines minutes. Les bruits de pas se rapprochèrent et le Butarien dénommé Gern fit enfin son apparition en trottant dans leur direction.

— Anton ! s’exclama-t-il en venant se placer aux côtés de son homologue. Ils arrivent. Ils sont au bout de la rue. Et ils sont venus en renfort. (Il marqua une pause, cherchant son souffle.) Une dizaine. Nous deux, on fera pas le poids. Et toujours aucune nouvelle d’Aliana.

Alessa croisa le regard d’Anton et hocha la tête sans dire un mot. Elle avait déjà dit au Butarien qu’elle se battrait à ses côtés afin de s’assurer que rien de grave n’arrive à son protégé ; et à présent qu’était venu le moment de passer à l’action, ce simple hochement de tête suffit à lui assurer qu’elle n’allait pas revenir sur sa décision. Il était trop tard pour ça de toute manière. Tant que la porte demeurerait ainsi fermée, la ruelle se révèlerait être une impasse. Elle ne pouvait aller nulle part. Leurs adversaires allaient débarquer d’un instant à l’autre maintenant. Quand bien même il aurait été pour elle hors de question d’aider les Butariens, elle n’aurait pas eu d’autre choix pour sauver sa vie.

Leurs adversaires se glissèrent dans la rue avant qu’ils aient pu prendre position afin de leur tendre une embuscade. Comme Gern l’avait rapporté, ils étaient bel et bien dix : six Turiens, trois Humains et un Butarien. Parmi les Humains, Alessa reconnut la montagne de muscles qui avait tenté de s’en prendre au jeune orphelin. Il se tenait légèrement en retrait derrière l’un des Turiens qui semblait être à la tête du petit commando. Tous étaient armés de pied en cape : armures de combat et fusils automatiques. Alessa sentit soudain les chances tourner en leur défaveur. Ils n’étaient que trois contre une véritable petite armée. Décidément, ces esclavagistes ne plaisantaient pas.

Le chef de l’escouade tourna à peine la tête vers la montagne de muscles quand il lui demanda :

— C’est bien elle ?
— Oui, acquiesça la montagne en hochant la tête, presque soumis. C’est bien elle…

Il n’avait finalement plus l’air si menaçant que ça ; même du haut de son mètre-quatre-vingt-dix. Sa voix était à peine audible, un tremblement. On aurait dit un chiot inoffensif faisant de son mieux pour éviter d’être réprimandé par son maître ou par le chef de meute. Il était vraiment pitoyable. Plus encore que quand il avait couiné lorsqu’Alessa avait haussé le ton après lui. Vraiment… pathétique.

— C’est donc toi la salope asari qui tente de mettre des bâtons dans les roues de mon boss ? demanda le Turien en faisant un pas en avant, la main sur son fusil.
— Ça m’en a tout l’air, oui, acquiesça Alessa en scrutant la rue autour d’elle. Tu vois beaucoup d’autres Asari dans les parages ? (Le Turien esquissa un sourire de prédateur.)
— Chez nous, on n’aime pas particulièrement les fouteurs de merde, dit-il en continuant de caresser le canon de son fusil, si tu vois ce que je veux dire. (Il posa les yeux sur les Butariens.) Et eux, ce sont qui ? Tes chiens de garde ? (Il avisa la marque des Ravageurs sur leur poitrine. Soudain, il parut moins sûr de lui.) Tu ne m’avais pas dit qu’elle était accompagnée de deux Ravageurs, souffla froidement le Turien à l’attention de l’Humain en le fusillant du regard. (L’Humain se ratatina plus encore sur lui-même.)
— Ils n’étaient pas là tout à l’heure, je te le jure. Elle était seule… avec le gamin.
— Le boss va pas être content si on se met à dos les Ravageurs. Aria l’a déjà dans le collimateur. Pas la peine de lui donner une raison supplémentaire de s’en prendre à nous.
— Alors tirez-vous d’ici et tout le monde sera content, proposa Alessa. (Le Turien sourit de plus belle.)
— Le boss n’aimera pas, mais il aimera encore moins l’idée de savoir que nous avons laissé la vie à trois témoins susceptibles de nous balancer à cette raclure d’Aria. (Il fit signe à ses hommes.) Tuer les deux moches ; mais laissez la vie sauve à la demoiselle à la langue bien pendue. On devrait pouvoir en tirer un joli pactole une fois qu’elle aura appris où est sa place et qui donne les ordres ici.

Un véritable déluge de projectiles mortels brisa brusquement le silence dans lequel se trouvait la ruelle jusqu’à présent. Alessa érigea instinctivement une barrière autour d’elle pour dévier les tirs ennemis, avant de bondir se mettre à l’abri derrière un container aligné contre l’une des parois de la rue. Les tirs ricochèrent sur la benne à ordures sans parvenir à l’atteindre. Un coup d’œil lui suffit pour aviser que les deux Butariens étaient parvenus à se mettre à couvert sans prendre trop de dégâts eux aussi. C’était déjà ça de pris. Maintenant, ils allaient devoir trouver un moyen de contre-attaquer malgré les tirs de barrage les contraignant à rester recroquevillés derrière leurs abris de fortune.

Par acquis de conscience, comme elle se trouvait sur Oméga, Alessa portait sur elle un petit générateur de bouclier cinétique. Rien de bien transcendant ; juste une précaution au cas où elle aurait eu l’esprit ailleurs une fraction de seconde de trop. En temps normal, les barrières biotiques qu’elle générait avec ses pouvoirs suffisaient à assurer sa protection. Mais même elle ne pouvait pas rester en alerte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et justement, dans l’éventualité où elle baisserait sa garde au mauvais moment, le bouclier cinétique dont elle était équipée devait lui offrir ces quelques secondes de salut nécessaires pour se ressaisir et ériger une barrière biotique bien plus résistante. Bref, tout ça pour dire qu’en pareil situation de combat, mieux valait ne pas trop compter sur cette technologie.

— Allez ! On n’a pas que ça à faire non plus, vociféra le chef turien. Amenez-moi leurs têtes.

Les tirs redoublèrent d’intensité à tel point qu’Alessa se demanda si la benne derrière laquelle elle était recroquevillée n’allait pas rendre les armes la première et implorer grâce. Le métal grinçait sinistrement en se perforant au fur et à mesure que les projectiles venaient frapper dessus.

— Il faut les obliger à cesser le feu pour qu’on puisse répliquer ! cria Alessa à l’attention des Butariens afin de couvrir le bruit des impacts de balles. L’un de vous n’aurait pas une grenade ?

Gern en sortit une et la brandit pour répondre à la question d’Alessa. Puis l’armant, il attendit quelques secondes avant de la lancer en direction de leurs assaillants. Le temps que la grenade les atteigne, elle arriva au bout du minuteur et explosa au moment même où elle toucha le sol. Alessa n’avait que faire de savoir si quelqu’un avait été ou non pris dans la déflagration ; le but de la manœuvre était surtout de les pousser à se mettre à couvert pour ainsi permettre aux défenseurs de faire feu à leur tour sans avoir à craindre de recevoir un projectile en pleine tête. Mais le fait est qu’en n’entendant plus les tirs de barrage et en passant la tête au coin de la benne pour faire feu, Alessa découvrit qu’un des Turiens avait été pris dans la zone de déflagration. Lui n’avait pas trop souffert ; mais ses boucliers cinétiques, eux, avaient été réduit à néant. Alessa n’eut à presser la détente de son arme qu’une seule fois afin de le mettre définitivement hors-jeu. Un de mort ; plus que neuf maintenant.

Laissant le soin à Anton et Gern de mitrailler tout ce qui bouge avec leurs fusils automatiques, Alessa se contenta pour sa part d’attendre les opportunités pour achever ses cibles. Les deux Butariens avaient la force de frappe nécessaire pour réduire à néant les boucliers cinétiques de leurs adversaires ; chaque fois qu’une opportunité se présentait, Alessa achevait d’un tir précis les cibles exposées. C’est de cette manière que tomba un second Turien ; puis un Humain. Plus que sept adversaires à présent.

Cependant, les assaillants reprirent du poil de la bête et ils se remirent bientôt à faire des tirs de barrage afin d’empêcher les trois défenseurs de sortir la tête de derrière leurs abris. Déjà trois ennemis abattus. La chance avait commencé à leur sourire avant de leur tourner le dos. La benne derrière laquelle était recroquevillée Alessa grinça une nouvelle fois et une brusque décharge électrique indiqua à l’Asari que son bouclier cinétique venait de dévier un truc qui avait réussi à traverser le métal du container. Quand bien même elle se plaqua pratiquement au sol, cela ne changeait rien au fait que son abri ne tiendrait plus très longtemps. Or elle ne pouvait pas tenter une sortie pour trouver refuge ailleurs ; pas sous ces tirs de barrage qui auraient raison de sa barrière biotique en quelques centièmes de seconde.

— Une autre grenade ? hurla Alessa.
— Non ! répondit Gern. Anton ?

Alessa n’entendit pas sa réponse. Elle se recroquevilla un peu plus sur elle-même quand une nouvelle salve de tirs vint s’abattre sur son abri de fortune en mauvais état. À moins d’un miracle, elle ne voyait pas comment se sortir de ce mauvais pas. C’est alors qu’elle perçut le bruit saccadé d’une arme n’ayant rien à voir avec celles dont faisaient usage les esclavagistes. Pour cause : ils tiraient tous avec des fusils d’assaut alors qu’elle venait d’entendre un fusil à pompe. Trois autres décharges et le silence revint.

— On se rend ! cria une petite voix apeurée. On se rend, ne tirez plus !

Alessa hésita à sortir la tête. Était-ce une ruse de la part de leurs adversaires ? Elle échangea un regard avec les deux Butariens aux côtés desquels elle avait combattu. Ils semblaient aussi perplexes qu’elle.

— Vous pouvez sortir, les héla une voix féminine. La voie est libre. Il n’y a plus aucun danger. (C’était la voix d’une Asari. Alessa aurait reconnu un timbre comme celui-ci entre mille.)

En passant la tête hors de son abri, la fugitive découvrit en effet une silhouette aux formes divines se tenant à l’entrée du passage. Elle était encadrée par deux armoires à glace kroganes avec lesquelles il valait sûrement mieux ne pas chercher la petite bête. Entre les nouveaux arrivants et les défenseurs, les quatre esclavagistes rescapés– le Butarien, la montagne de muscles et deux Turiens – avaient rendu les armes et se tenaient à genoux les mains derrière la tête.

Alessa n’en revenait pas. Ils s’en étaient sortis vivants. Et indemnes de surcroît. Par la Déesse !


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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Lun 15 Déc 2014, 02:49

Blackout


Un peu de "Pep's".
   


Il fallut peu de temps au Krogan pour revenir vers elles, bouteilles en mains, ce qui fit tiquer Kyre, allait-il vraiment amener de l’alcool ?
- Hey, Asaris ! Il lança les deux bouteilles vers elles relativement amicalement. Nettoyez-vous un peu. J'ai rien contre un peu de sang sur soi, mais là, c'est juste trop. Il sembla s’assurer que son partenaire pouvait s'en sortir seul pour la suite et s'approcha d'elles. Le centre des communications d'Oméga, ça vous intéresse ?

Oui, je pense que pour l’instant c’est le mieux à faire. Dit-elle en attrapant une bouteille qu’elle vida peu à peu sur le visage et autre pour enlever le plus gros du sang et confettis de chair qui la maquillaient.

- Vous avez prouvé que vous n'êtes pas avec ceux qui ont fait planter la station, donc ça me dérange pas de bosser avec vous. Puis, pour être honnête, on n'a plus de contacts avec la patronne, et c'est pas bon signe. Faut qu'on ait nos instructions, vite, et que les infos sur l'état de la station puissent circuler. Donc si vous avez besoin d'un flingue en plus, j'en suis. Moi, c'est Karrlog.
- Vu le bordel, j'doute que le centre de communications soit vide.


Pas la peine de réfléchir trop longtemps un krogan loyal a Omega avec un gros flingue et une bonne envie de dégommer cette bande d’enflures, cela ne se refuse pas. De plus il confirmait ses dires, le centre de communication n’allait pas être vide c’était une certitude. Elle observa le Krogan un instant supposant que ces paroles étaient aussi certainement sa façon de la remercier de l’avoir protégé des balles ennemies avec sa barrière.

On n’est jamais trop pour ce genre de mission et d’une certaine façon, c’est toujours un plaisir de passer à l’action avec un Krogan. A nous trois on devrait être en mesure d’avancer assez vite tant que l’on reste organisés.
Avec plaisir Karrlog.
Dit ’elle en lui serrant fièrement la main. Kyreshorl, et Ishra. Se présentât-elle et sa camarade qui utilisait la moindre précieuse goutte d’eau se laver avec le plus d’efficacité possible.

Et la lumière fût.. Ou presque, les panneaux publicitaires venaient de s’allumer et dévoilaient la version longue de la vidéo qu’elles avaient reçue il y a quelques minutes. Les images d’horreurs, d’anarchie et de violences défilaient les unes après les autres, la station entière était en pleine décadence. Et pour couronner le tout malgré les quelques autres visages, c’était sa tronche que l’on voyait à la fin accompagnée d’Ishra. Quelle bande de Conna... ! Elle pouvait clairement imaginer la voix du message holo se bidonner quelque part sur la station ou non loin. Le plan était beau il n’y avait rien à dire, et ce serait elles, défenseuses d’Oméga qui aux yeux du peuple porteraient le chapeau du merdier maintenant.

Tss franchement.. J’ai vraiment une tête de terroriste ? Dit-elle d’un ton ironique. Karrlog eut un regard biais plein de franchise. Oui elle n’avait pas la tête d’une sainte prêtresse asari, bien au contraire, s’il était impossible de le deviner réellement, elle avait tout de même la tête d’une personne non fréquentable, une tête de démone des vents nocturnes pensa-t-elle.
Elle ne pût retenir un petit rire jaune.
Ouais.. je sais.

Elle bût une gorgée d’eau et s’efforça de penser à sa mission, non pas qu’elle n’était pas habituée à ce genre de pensées mais mine de rien, même avec le temps ce n’était pas très agréable. En regardant la bouteille un instant.
J’aurais due emmener ma bouteille de Rhincol en sortant de la boite..

Le médigel faisait maintenant bien effet, elle secoua un peu ses mains, elle avait repris des forces et personne n’était encore arrivé dans les parages, ils allaient donc devoir s’occuper du centre de communication a trois.
Bien ! Il est temps de s’énerver un peu ! Préparez-vous à reprendre ce foutu centre de com ! J’ai une image de moi à laver de leurs conneries ! Elle vérifia que la sécurité du lance-grenades était bien désengagée et jubila un court instant en voyant le nombre de munitions qu’elle avait sur elle.

Ish, prépare ton logiciel de Hack il va nous falloir passer quelques portes pour arriver là-haut. Karrlog, si par hasard du connais des chemins alternatifs fais nous le savoir sur la route, cela pourrait nous être utile.
Le krogan acquiesça aux paroles de Kyre et celle-ci se mit en route en envoyant au passage une claque sur une fesse d’Ishra pour la redresser un peu et peut être lui redonner un peu de « Pep’s ». Elle lui fit un clin d’œil et tous trois se mirent en route vers la porte qui, une fois ouverte par Ish, donnera accès au quartier menant vers le centre de communication. Plusieurs civils perdus et en proie au stress s’enfuirent vers d’autres coins de ruelles. Difficile de dire s’ils étaient juste apeurés de voir un tel trio armé débarquer d’une porte sensée ne pas vouloir s’ouvrir ou s’ils reconnaissaient les visages qu’ils ont pu observer de nombreuses fois déjà sur les panneaux d’affichages.

- Aller dégagez du milieu bande de pleurnicheuses faiblardes ! Si vous voulez un conseil ne vous dirigez pas vers le nord et restez cachés si vous n’êtes pas capables de faire la différence entre ceux qui foutent la merde et ceux qui protègent vos culs ! Aboya Korrlag à ces quelques citoyens encore assez lucides en voyant les couleurs de l’armure de celui-ci pour espérer une « police » qui les protègerai ou leurs apporterait la bonne nouvelle. Mais il n’y avait rien de cela pour eux, ils devraient se débrouiller seuls pendant un moment encore.


 




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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Lun 15 Déc 2014, 19:24
« Mes affaires ne regardent que moi. Je n’ai pas besoin que les Ravageurs ou même Aria ne viennent s’en mêler. » Elle semblait à ce moment si fier d’elle, qu’Anton eut envie de l’offrir en cadeau aux esclavagistes. « Néanmoins, il est hors de question que je te laisse seul avec cet enfant. Ce qui ne me laisse guère le choix. Qu’ils viennent, je les attends de pied ferme. Je n’ai jamais pu supporter les esclavagistes de toute manière. Et puis on dirait bien que je suis coincée avec vous en attendant le retour du petit. Alors quitte à passer le temps, autant que ça serve à quelque chose. »

Encore une fois l’asari reprit son rôle caricatural, elle devenait si facile à lire qu’Anton s’étonna qu’elle fût encore en vie dans cette station si sombre. Elle ne semblait pouvoir s’empêcher d’agir en justicière, ni même tolérer que quelqu’un lui propose son aide, non elle ne pouvait que se parer du manteau de la justice et mépriser l’idée d’avoir potentiellement besoin d’autrui, elle n’était là que pour proposer la sienne.

Anton ne put s’empêcher de soupirer devant tant de platitude, ne pouvait-elle sortir de ce carcan qu’elle s’imposait ? Le butarien décida de passer outre, mais n’en eut de toute manière guère d’autres choix. En effet des pas résonnèrent rapidement coupant court à toute réponse. Une voix vint rapidement s’y adjoindre et le ravageur compris instantanément qu’ils allaient se trouver ç court de temps.

« Anton ! Ils arrivent. Ils sont au bout de la rue. » Puis reprenant son souffle tout en se plaçant aux côtés de son ami « Et ils sont venus en renfort, une dizaine. Nous deux, on ne fera pas le poids. Et toujours aucune nouvelle d’Aliana. »

Il était désormais urgent d’agir. Et heureusement, ou plutôt miraculeusement, l’asari sembla comprendre la situation, elle acquiesça et sembla se préparer, ce que firent aussi les deux butariens non sans un regard lourd de sens entre eux. Mais il n’y eut guère plus de temps aux préparatifs, car le groupe d’esclavagiste gagna la ruelle non sans prévenir leurs adversaires avec maints bruits.

Ils étaient tout aussi nombreux qu’avait calculé Gernlo, et très bien équipés, une dizaine d’adversaires mais qui avaient pourtant un désavantage certain, la mésinformation ; ils ne pensaient avoir à faire qu’à deux adversaires dont un enfant mais se trouveraient face à trois combattants donc au moins deux émérites, l’asari étant la grande inconnue du groupe. Pourtant la situation restait extrêmement tendue, ils n’en étaient pas moins des tueurs sans pitié, et surtout, du moins si leur équipement ne mentait pas, des combattants compétents.

Anton continuait à observer les esclavagistes lorsque l’un d’eux, vraisemblablement leur chef, prit la parole pour interpeller l’un des siens, qui se révéla être monsieur muscle quia avait fui à toute jambes quelques temps auparavant. D’ailleurs il ne semblait guère avoir repris son courage, à compter qu’il n’en ait jamais eu.

"C’est donc toi la salope asari qui tente de mettre des bâtons dans les roues de mon boss ?" demanda le Turien en faisant un pas en avant, la main sur son fusil.

« Ça m’en a tout l’air, oui" Déclama-elle avec son habituel mépris "Tu vois beaucoup d’autres Asari dans les parages ? »

« Chez nous, on n’aime pas particulièrement les fouteurs de merde », dit-il en continuant de caresser le canon de son fusil, « si tu vois ce que je veux dire. » Puis après un court regard sur les deux butariens « Et eux, ce sont qui ? Tes chiens de garde ? » Puis apercevant le logo des ravageurs « Tu ne m’avais pas dit qu’elle était accompagnée de deux Ravageurs ».

L’humain sembla se ratatiner, sa force apparaissait si dérisoire désormais « Ils n’étaient pas là tout à l’heure, je te le jure. Elle était seule… avec le gamin. » Se détournant avec mépris de son subordonné, le turien n’en émit pas moins un sifflement de mécontentement « Le boss va pas être content si on se met à dos les Ravageurs. Aria l’a déjà dans le collimateur. Pas la peine de lui donner une raison supplémentaire de s’en prendre à nous. »

« Alors tirez-vous d’ici et tout le monde sera content » lâcha finalement l’asari sans se départir de son aura de supériorité, qui laissa complètement de marbre le turien qui fit mine de ne pas l’avoir entendu.

« Le boss n’aimera pas, mais il aimera encore moins l’idée de savoir que nous avons laissé la vie à trois témoins susceptibles de nous balancer à cette raclure d’Aria. » Il fit signe à ses hommes « Tuer les deux moches ; mais laissez la vie sauve à la demoiselle à la langue bien pendue. On devrait pouvoir en tirer un joli pactole une fois qu’elle aura appris où est sa place et qui donne les ordres ici. »

Ainsi le combat n’avait pu être évité, mais Anton n’en ressentit que peu d’étonnement, l’asari n’avait fait aucun efforts pour calmer la situation se contentant de jeter de l’huile sur le feu pourtant déjà bien assez bouillonnant. Pourtant le butarien ne se sentait nullement déçu ni même gêné, au fond il ne désirait que le combat, c’est d’ailleurs dans ce but qu’il avait délibérément laissé à l’asari diriger la discussion misant sur ses « talents » en diplomatie pour placer les bons pions et le ravageur n’avait pas été déçu, une constante avec elle.

Mais le moment des mots étaient finis, celui des actes venaient de prendre le commandement, et c’est un véritable déluge de feu qui fut le premier acte du changement. Le crépitement des armes à feu fut rapidement si bruyant que toute l’atmosphère sembla s’en trouvé modifiée, la chaleur monta rapidement précéder par un vacarme infernale, rien n’y personne n’aurait pu survivre à une telle démonstration de puissance s’il avait été un tantinet maîtrisé, mais non la troupe d’esclavagistes montra à la face du monde son incompétence.

Bien que suréquipés et tout pimpants dans leurs armures hors de prix, les dix révélèrent l’étendue de leur inexpérience du feu, du combat véritable. Ils ne devaient avoir jamais connu de guerres ou de raids, ils n’étaient que des parvenus, une force de parade aux ordres d’un arriviste, radin semblait-il. Le groupe tira sans aucune concertation se contentant de vider leurs cartouches les unes après les autres, sans prendre le moindre compte de la situation ou de la géographie des lieux. Les deux butariens avaient profité du temps qu’avaient mis les esclavagistes pour lever leurs armes pour plonger sur le côté gagnant une rangée de containers parsemant la ruelle vraisemblablement dans le but d’être entreposés dans les entrepôts avoisinants.

Ce réflexe salutaire couplé à l’inexpérience des pirates sauvèrent la vie aux deux amis, l’asari se contentant elle d’une traditionnelle barrière biotique avant de rejoindre à son tour la sécurité provisoire des containers. Mais ce qui sauva réellement la situation catastrophiquement débutée ce fut l’incompétence généralisée des esclavagistes, qui ne profitèrent pas de leur puissance de feu pour avancer mais se contentèrent de faire feu même sans cibles visibles se contentant de forcer les trois compères à rester à couvert.

« Allez ! On n’a pas que ça à faire non plus.» vociféra le chef turien. « Amenez-moi leurs têtes. »
Malheureusement la situation ne pouvait pas rester tel quelle, et le chef usa enfin de son cerveau entamant la première tactique de combat à mettre en place en cas de supériorité numérique, seulement les ravageurs avaient eu le temps de capter une routine de tir, laissant entrevoir une possibilité de contre-attaque.

« Il faut les obliger à cesser le feu pour qu’on puisse répliquer ! » cria Alessa à l’attention des Butariens afin de couvrir le bruit des impacts de balles. « L’un de vous n’aurait pas une grenade ? »

Anton commença à ressentir un certain énervement face à cette asari qui semblait prendre un malin plaisir à agir comme si elle commandait, le ravageur n’en apprécia pas moins la proposition logique de celle-ci, même si elle ne semblait pas comprendre que la guerre n‘était pas un moment de hasard mais de réflexion. Les deux butariens savaient agir et réagir en équipe car ils avaient déjà passé de nombreuses fois l’épreuve du feu sur leur monde d’origine, ils n’avaient presque plus besoin de se parler dans ce genre de situation et n’avaient pas attendu l’alien pour décider de la marche à suivre.

Aussi, Anton attrapa sans hésiter une de ses deux grenades et la passa à Gernlo, bien mieux positionné que lui pour la jeter dans la direction souhaitée. L’ancien soldat s’occupa d’ailleurs avec maîtrise de sa tâche et lorsque le bruit caractéristique de l’explosion retentit, les deux compères sortirent simultanément de leur cachette et se mirent méthodiquement à tirer sur chaque adversaires visibles, se contentant de détruire leurs boucliers cinétiques, ils avaient très bien vu l’asari s’occuper d’un turien dans ce cas, et comptaient donc sur elle pour s’occuper des blessés. Ainsi organisés, trois esclavagistes moururent avant même qu’ils purent comprendre la situation.

Seulement, aussi inexpérimentés qu’ils pouvaient l’être, les pirates reprirent leur esprit lorsque leur chef, le turien, reprit la situation en main en reprenant le déluge de tir à son compte forçant les deux ravageurs à regagner leur couvert perdant ainsi le maigre avantage qu’ils avaient pu gagner. Les sept survivants reprirent alors courage et firent feu avec encore plus d’acharnement coupant court à tout espoir de reprendre la main sans un coup de pouce majeur.

« Une autre grenade ? » hurla Alessa.
« Non ! » répondit Gern. « Anton ? »

Anton regarda son dernier exemplaire de grenade et réfléchit quelques secondes à l’utilité de l’utiliser maintenant, mais avant de pouvoir prendre la décision, un nouveau bruit vint s’ajouter au vacarme ambiant brisant peu à peu la cadence de tir pour parvenir à un silence total qui fut brisé seulement par la voie effrayée d’un humain.

« On se rend ! On se rend, ne tirez plus ! »

Ainsi, il semblerait qu’Angéline avait réussis, les renforts venaient de rejoindre la zone de combat et avaient pris les pirates. La situation venait de s’améliorer de la meilleure des façons et encore mieux si quelques esclavagistes étaient pris vivants.

Vous pouvez sortir, les héla une voix féminine. La voie est libre. Il n’y a plus aucun danger.
La voix qui s’éleva rempli clairement les blancs et finit de faire comprendre à Anton que la situation était belle et bien terminée pour le moment. Aussi le butarien sortit sans tarder de sa cachette pour trouver Aliana et ses deux krogans quelques peu en retrait à surveiller un butarien deux turiens et l’humain peureux, encore lui. Le ravageur prit quelques instants pour observer l’état de leurs cachettes respectives et découvrit sans surprises que celles-ci avaient frôlées le point de rupture quelques balles de plus auraient pu changer drastiquement la donne.

Mais Anton recentra vite son attention sur ce qui est et non ce qui aurait pu être. Il avait à sa merci quatre survivants du groupe dont le chef de ceux les ayant attaqués. Ce dernier ne cachait d’ailleurs pas sa haine et son mépris dardant du regard l’humain qui aurait tout fait pour disparaître sous terre. Le ravageur fixa alors intensément l’humain mais lorsqu’il prit enfin la parole, ce ne fut nullement pour lui.

« C’est excellent Aliana. Il est indéniable que tu es promise à quelque chose dans les ravageurs. Si tu le souhaite tu peux rejoindre mon équipe du secteur extérieur. Les pacificateurs ont besoin de nouvelles recrues. » Puis, sans quitter la montagne de muscle du regard, le ravageur parla cette fois-ci directement au chef des esclavagistes « Ton chef n’aurait peut-être pas dû se fier à toi pour mener à bien ses transactions turien. » Le dernier mot fût lâcher non sans mépris, mais cela ne sembla pas déranger plus que ça l’interpellé, qui quitta finalement du regard son acolyte pour fixer Anton, qui ne se priva pas pour en faire de même.

« Tu as commis l’erreur de trop. Les ravageurs sont hors de votre portée à vous les petits poissons. Pourtant je vais laisser à deux d’entre vous la possibilité de se racheter. »

Anton laissa quelques secondes de suspens pour bien laisser comprendre qu’il y avait de l’espoir pour certains d’entre eux. Le butarien et l’humain furent les deux premiers à laisser entrevoir un intérêt certain pour l’offre. Si l’humain montrait clairement sa peur, le butarien lui semblait plus détaché, comme s’il était habitué à ce genre de tractations, il n’était pas membre du groupe depuis longtemps. Aussi lorsque le ravageur repris la parole, il avait toutes les cartes en main pour la suite.

« Bien, maintenant nous pouvons discuter du prix de l’attaque. » Un large sourire apparut alors sur le visage d’Anton « Vous avez déclaré la guerre à nous autres les ravageurs. Vous avez tenté de tuer une personne sous notre protection et d’en capturer une autre. Mais il y a toujours un moyen de s’arranger, nous sommes sur Oméga tout de même. » Le ravageur souriait toujours plus dévoilant peu à peu ses dents aiguisées transformant l’acte en grimace malveillante alors même que le discourt avançait. « Mais avant ça il est indéniable qu’il faut un coupable, Votre chef Tigurius doit s’acquitter de la dette de sang. »

Ainsi, sans se départir de son sourire, Anton attrapa son kishock qu’il avait gardé dans son dos, et tira une aiguille directement dans le cerveau du chef turien. Le corps de ce dernier s’affaissant dans une série de spasmes éclaboussant au passage le ravageur et les deux pirates l’entourant.

« Bien maintenant nous pouvons discuter. » Anton attrapa l’humain et le releva d’une main le portant très près de lui et laissa son regard d’acier planté dans celui de l’humain qui ne put tenir baissant les yeux tout aussi vite qu’il avait rendu les armes. Le ravageur s’approcha encore et lui murmura « Préviens ton maître qu’il n’aura droit à aucune deuxième chance, la prochaine fois je m’occuperais personnellement de lui. S’il veut conserver le droit de venir sur Oméga il devra payer un tribut en dédommagement, directement aux ravageurs. » Puis en le repoussant, manquant de le faire tomber, « Pars, cours rejoindre ton maître. »
Alors même que l’humain détalait sans demander son reste, le ravageur détourna son attention sur le butarien qui attendait son sort.

« Tu me sembles plus intelligent que les autres. Je te laisse deux choix, partir pour ne plus revenir sur Oméga ou rejoindre les ravageurs. Prends ta place parmi nous et tu ne le regretteras jamais. Je te laisse choisir. »

Puis sans prendre le temps de laisser le butarien répondre, Anton pointa son kishock vers le dernier turien et l’abattit aussi sans pitié.

« Nous perdons déjà trop de temps. Aliana amènes les corps au centre de la rue dans un endroit clairement visible et bien éclairé par les écrans. Tous doivent voir ce qu’il en coute de s’en prendre à nous. Je dois quitter cet endroit pour une durée inconnue je te laisse le commandement. Gardez la situation sous contrôle. » Puis en se tournant vers son ami et l’asari.

« Gern tu me suis, on va tenter de comprendre ce qu’il se passe ici. Toi l’asari tu fais ce que tu veux maintenant, tu ne veux pas de notre aide tant pis, dès que le couloir sera libre notre partenariat sera terminé. Pour l’enfant je ne veux pas entendre une connerie de plus sur la dangerosité de rester avec moi. Il n’est pas un innocent, il comprend parfaitement la situation et je n’ai aucune raison de lui faire le moindre mal. »

Anton commençait à en avoir marre de toutes ces tergiversations, il était temps d’agir et d’agir avec force. Aussi le ravageur ne daigna pas écouter la réponse de l’asari qui n’avait que trop abusé de la patience du butarien, si elle avait mieux à faire que de ramener le calme et l’ordre sur la station il n’avait pas de temps à perdre avec ce genre de personnes.

Gernlo suivit son ami dans un grand sourire et tous deux gagnèrent sans un regard en arrière la porte d’accès que ne devrait pas tarder à s’ouvrir …


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
Kydra Lifith, 27 janvier 2202

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mar 16 Déc 2014, 00:39
« Non madame ! Non ! Il est interdit de se coller ainsi aux inconnus même quand la situation prête à cette action ! Merci de lâcher la grappe de cet individu et de retourner vous mettre dans les groupes en attendant que votre tour ne vienne ! » aboya J'ango en faisant les gros yeux à une humaine visiblement un peu trop inquiète.

Il était hors de question de lancer tout ce beau monde dans un flux constant et unique, cela devenait trop incontrôlable, et si quelque chose allait mal, ils allaient paniquer et créer un chaos définitivement peu convenu pour la situation. J'ango décida de faire passer la populace par petit groupes d'une porte à l'autre, jusqu'à ce qu'ils finissent tous par rejoindre la surface ! Bien entendu, cela ne serrait pas possible sans l'aide du technicien qui semblait jusque là faire du boulot plutôt correct. Alors qu'il continuait son travail de circulation, une scène plutôt dégueulasse se présenta rapidement à lui. Pourquoi est-ce que le Quarien et les autres venaient de sauter derrière ces containers, au juste ? Et qui était-ce type...

Merde un flingue.

J'ango n'eut guère le temps de prévoir quoique ce soit pour la suite, Kaijin s'en chargea pour lui à son plus grand mécontentement. Non seulement il nageait en pleine encontre contre les règles en ayant intervenu, même si cela avait peut-être été plus positif que prévu, mais en plus, la panique commença rapidement à s'installer parmi les gens du coin.
Et voilà que cela commençait, les cris de peur, les tremblotes, les gens qui faisaient n'importe quoi et commençaient à partir de tout les cotés.

Super ! Comme si il avait eut besoin de ça ! Et bien entendu, ce mouvement de foule allait être durement répressible.

« Eh merde... Du calme tout le monde ! DU CALME ! NON PAS PAR LA ! Grr... Ils m'écouteront pas... » vociféra J'ango en observant les civils commencer à partir partout où il le pouvait ou bien à gratter les portes.

Mais quel abruti ce Quarien ! J'ango se tourna immédiatement vers lui alors que ce dernier proposait de prendre l'arme du Galarien abattu et torturé. Le Krogan s'approcha et ramassa le pistolet qu'il s'empressa d'envoyer au technicien.

« Hé ! Prenez ça ! Avec l'élan de foule qu'a canalisé cet imbécile de Quarien, il se peut qu'on veuille vous nuire. J'ai besoin de vous en vie, fiston. Ne tirez que si c'est strictement nécessaire. »

Par la suite, J'ango récapitula un peu ses options et ce qu'il devait faire en comptant sur ses doigts et en énonçant les choses à voix haute.

« Voyons... Protéger le technicien, ouvrir les portes, calmer la foule... Je dois oublier quelque chose... Oh... Oui, bien sûr... »

Le Krogan pivota lourdement sur lui même, tira son poing et, avec une force vraisemblablement voulue qui n'était pas prévue pour simplement « bousculer » le Quarien, il lui envoya un direct immédiat qui alla frapper de plein fouet la face casquée du Quarien. Sur l'occasion, un craquement se fit entendre et une magnifique fêlure apparut sur la visière de l'alien. J'ango tira par la suite immédiatement son propre flingue et secoua la tête. Pour l'heure, il avait encore besoin du Quarien, pas la peine de le mettre sous les verrous pour l'instant.

« La prochaine fois, ça sera plus que ça. Alors reste dans les clous si tu veux pas avoir de soucis. Même si ce type était armé, t'avais pas à intervenir et encore moins à le buter, pigé ? Putain ! Ces civils étaient calmes au début ! » martela J'ango, l'arme au poing.

Il leva son arme et tira un coup en l'air afin d'attirer l'attention des civils agités, peu convaincu que cela allait suffir à raisonner la foule.

« Personne ne bouge ! On se calme je vous prie ! Stop ! Graaaaah... »

Impossible de les arrêter, en dépit de pouvoir faire quelque chose seul face à cette foule, J'ango dû se contenter de porter ses espoirs sur le technicien.

« Bordel ! Sors nous de ce piège à rat mec ! Les choses vont déraper si ces portes ne s'ouvrent pas très vite ! Hé ! Recule toi ! » dit-il avant de repousser un Galarien un peu trop agité qui cherchait visiblement à se coller à lui.

Ça allait vite devenir intenable et J'ango se retrouva soudainement dans une situation plutôt désavantageuse entouré de personnes qui réclamaient qu'il fasse quelque chose en son statut de Serre et manquant presque de l'étouffer au passage.


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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mar 16 Déc 2014, 23:12
- Hey, Asaris ! Nettoyez-vous un peu. J'ai rien contre un peu de sang sur soi, mais là, c'est juste trop.

Je me retournai vers le Krogan qui nous avait interpellé moi et Kyre. Je pus presque sentir mes yeux s'illuminaient de bonheur en entendant ça. Ou peut-être pleurai-je de joie ? Hm. Enfin bref. Je ne me fis pas attendre. Prenant la bouteille d'eau avec précaution, comme une précieuse relique, je passais quelques gouttes dans une main pour m'en servir à me débarbouiller. Au moins le visage et les excroissances. Beeerk, un morceau de chairs coincés entre deux d'entre elles. Ouf, dehors !

Je ne fis même pas attention à la discussion entre Kyre et le Krogan en fait. J'ai juste entendu le terme « Karrlog » apparaître à un moment. Cela devait être le nom du Krogan. Sans doute. Bon, le reste du corps. Hiii, je vais jamais en avoir assez ! Allez Ish, on s'applique ! Tu peux le faire ! Tu dois le faire !

Kyreshorl, et Ishra.
- Hein ? Oh salut. » dis-je simplement avant de reprendre mon nettoiement.

M'attaquant aux jambes, le reste, je pus constater que j'y voyais désormais bien mieux. Ah bah voilà ! Parfait ! Je pus ainsi bien plus facilement et rapidement finir de me débarbouiller. Ce qui me fit tiquer. D'où venait cette soudaine lumière ?

La réponse fut rapide. Les panneaux publicitaires qui s'étaient mis soudainement en marche. Curieuse, j'activais mon OmniTech pour voir si j'arrivais à trouver la source du signal. Tandis que le programme informatique cherchait, je me mis à regarder ce qui était diffusée. Quelle ne fut pas ma surprise de me voir apparaître avec Kyre.

Mais ! Je suis sensée rester discrète, une parfaite inconnue, madame tout le monde, espèce de … Hmm. J'avais trop d'insultes asari ou d'autres races qui me vinrent à l'esprit pour que j'arrive à m'en garder une. Cela étant … j'étais aussi sexy en plein combat ? Je me mis à rougir à cette idée. Mais bon, il fallait dire que c'était la première fois que quelqu'un s'amusait à me filmer en pleine action. Woah. Cela ne m'avait pas percuté sur le moment, mais j'avais de la classe quand même. Avec un peu plus de poitrine, j'aurai pu presque tourner dans le prochain de Blasto ! J'en étais certaine !

Tss franchement.. J’ai vraiment une tête de terroriste ? demanda Kyre, arrêtant en plein milieu mon rêve de célébrité.

Je la regardai bizarrement, passant de la diffusion sur les panneaux publicitaires à son visage. Bah, il fallait dire que quand même, elle n'avait pas l'air d'une douce commerçante travaillant au Présidium mais plus de la pirate des Terminus. Bon, évidemment, hors de question de le lui dire. Au pire elle s'énerverait, au mieux elle prendrait ça pour un compliment et une invitation tendancieuse. Par contre, moi, en général, je paraissais douce. Mais bon, en plein combat, qui pouvait paraître l'être de toute façon ? On parlait de tuer des gens quand même. Comment on peut être « gentille » ?

Bon, par contre, mon scan' ne donna rien du tout. Encore une déroute vers nul part. C'était purement insupportable. Soit la personne derrière tout ça avait récupéré un code informatique sur une épave de Moissonneurs … soit c'était moi qui chercher trop compliqué mais vraiment là j'avais l'impression d'être une petite écolière qui recevait une leçon de hacking...

Ouais.. je sais. ajouta-t-elle en riant un peu, ce qui me fit sourire malgré moi.

Elle but une gorgée d'eau. Ce qui était une bonne idée si moi je n'avais pas utilisé jusqu'à la dernière goutte. Mais peut-être que quelques cadavres ici et là avaient quelque chose d’intéressant. Bon, au vue de la boucherie environnante, c'était plutôt compliquée de distinguer quoique soit. Me penchant vers le plus proche, je fouillais rapidement ses affaires tandis que j'écoutais Kyre. Bah quoi ? Je suis une voleuse quand même ! Pourquoi je me priverai ? Bon, certes, tout l'intérêt que j'éprouvais pou le vol – à savoir l'adrénaline ressentit durant l'acte en raison de la peur quasi-permanente d'être prise en flagrant délit – était du coup absent.

Mais malheureusement pour moi, il n'y avait rien d’intéressant. J'avais juste trouver un joli collier de perles pourpres et bleues qui me plaisait beaucoup. Je le récupérai délicatement, retournant le corps de l'Asari morte qui le portait, et le plaça à mon cou.

Bien ! Il est temps de s’énerver un peu ! Préparez-vous à reprendre ce foutu centre de com ! J’ai une image de moi à laver de leurs conneries ! Ish, prépare ton logiciel de Hack il va nous falloir passer quelques portes pour arriver là-haut. Karrlog, si par hasard tu connais des chemins alternatifs fais nous le savoir sur la route, cela pourrait nous être utile.

Je hochai la tête en souriant. Parée chef ! Cette pensée me fit rire intérieurement. C'était rare que j'opère à plusieurs. J'avais toujours eu l'habitude de travailler seule. Après tout, cela semblait logique vu ma profession. Plus tu impliquais de personne dans un vol, plus le risque d'être repéré était augmenté. Pour le piratage électronique, c'était autre chose. Par exemple, avec cette Asari que j'avais aidé à la Citadelle il y a quelques temps. Alessa. Oui, c'est ça, ça me revenait. Très charmante d'ailleurs. Dommage que je n'ai pas pris le temps de la recontacter. Mais il fallait dire que j'avais moi-même était plutôt occupée. Enfin …


 « Mais ? »

Je fixai Kyre, rouge comme … je ne sais pas, mais j'avais les joues brûlantes. Elle me fit un clin d’œil qui ne m'aida pas à retrouver le turquoise naturel de mon visage. Une claque sur mes fesses. Rien de pire pour m'exciter ! Et ce n'était pas vraiment le moment ! Non, non, non, pas du tout ! Déjà que je peinais à me concentrer sur le moment présent … et ne pas perdre mon regard sur ses belles courbes visibles en partie parmi les ombres.

Je me massai doucement le postérieur. Je me demandai si ce n'était pas une façon pour elle de marquer son territoire... Drôle d'idée en fait. Pourquoi je pensais à ça ? Heureusement, ouvrir la prochaine forte me permit de me vider l'esprit. Bon, pas très longtemps vu que j'avais réussi à craquer le code pour ouvrir la plupart des portes dont les mystérieux « cinéastes » se fichaient. Cela nous permit d'avancer sans trop de soucis un moment.

En fait, ça se résumait à moi devant avec mon OmniTech d'une main et ma Locust de l'autre – car oui, je l'avais reprise en main, évidemment ! - tandis que Kyre et le Krogan … - Hmm. Kor-machin. Karvag, nan pas ça. Korr ... Ouais, bon, le Krogan quoi – faisaient office de portes-flingues pour repousser tout civil qui passait par là. Le Krogan faisait même office de pseudo police. Il en était presque attachant à se donner autant de peine sachant que personne ne l'écoutait et que dès que quelqu'un nous voyait, il prenait ses jambes à son cou.

 « Regardez, c'est les deux qu'on voit en boucle sur les pubs ! Elles vont nous tuer ! 
- Mine de rien, ça me peine un peu qu'on me prenne pour une psycopathe... »

Et c'était ça à peu près tout le temps. Du moins, au début. En effet, à mesure qu'on s'approchait du centre des communications de la station, les civils « innocents » se faisaient rares et les portes s'avéraient moins faciles à ouvrir. Jusqu'à ce que l'une d'entre elle pose carrément problème.

 « Vous allez rire. Ou pas d'ailleurs, saleté d'expression. Bref. Celle-ci, je ne peux pas l'ouvrir, le boîtier a visiblement été cassé de l'autre côté. Elle ne peut s'ouvrir que manuellement du coup.
- Je connais un raccourci. »

Regardant Kyre, on décida de le suivre d'un simple regard. On avait pas trop le choix de toute façon. Revenant un peu sur nos pas, le Krogan me désigna une porte d'appartement plongée en partie dans le noir. On y voyait à peine dans la rue mais suffisamment pour s'y repérer.

Lançant mon programme de hack, la porte s'ouvrit quasiment instantanément. Allumant la lampe de mon OmniTech en même temps que Kyre et le Krogan – bah oui, maintenant que ma tête passait en boucle dans tout la station à minima, l'intérêt d'être discrète était plutôt caduque désormais, on prit la direction indiquée par Karrlog – oui j'avais enfin retenu son nom ! Il nous fit prendre un escalier et nous fit monter quelques étages.

Là, il s'arrêta devant une porte. On pouvait entendre quelques paroles à travers la porte, sous forme de murmures. Le Krogan sembla hésiter un instant, regardant les différentes portes de l'étage puis hocha la tête.

 « Ouais, ça doit être là.
- D'accord, pardon Kyre » dis-je pour qu'elle me laisse la place pour que je regarde la commande d'ouverture.

Il ne me fallut pas trop de temps pour ouvrir la porte. Celle-ci s'ouvrit subitement, entraînant deux cris aigus de surprise. Pointant nos armes et nos lampe-torches dans la direction du bruit, on put voir deux jeunes Asari, visiblement sœurs, très légèrement vêtues qui étaient collées l'une contre l'autre dans le noir, apeurées, la main devant les yeux à cause de la lumière aveuglante des lampe-torches dans l'obscurité.

 « On se calme les filles
- Karr ? C'est toi? demanda l'une d'entre elle d'une voix tremblante.
- Ouais. Vous inquiétez pas, on fait que passer. Alors la fenêtre...»

Je regardai le Krogan se dirigeait vers celle-ci, d'où émanait un peu de lumière, sans doute devait-il y avoir des panneaux publicitaires plus bas. Ou une voiture qui brûlait. D'une part pour l'éclairer, d'autre part pour ne plus aveugler les deux Asari qui ironiquement semblaient plus inquiètes par moi et Kyre que le mastodonte Krogan. Je leur sourit gentiment, pour ce que ça valait. Je n'étais même pas sure qu'elles puissent le voir d'ailleurs...

 « Suffit de sauter au toit suivant, un peu en contrebas, là » indiqua Karrlog en désignant la terrasse de l'immeuble d'en face, à peine visible d'ici.

Je regardai le Krogan puis Kyre, un soupçon d'inquiétude dans le regard. Euuuh... Il était sérieux le gros nounours là ? Non, parce que bon. Y a quand même du vide en-dessous là. Bon alors ok la fenêtre était grande et avec le rebord bas on pouvait prendre encore plus d'élan. Mais quand même ! Si on se rate, c'est...

J'entendis un grognement et Karrlog demanda de nous écarter, ce que je fis en même temps que Kyre. Après ? Je ne sais pas trop à vrai dire. Un Krogan en pleine charge, nous éblouissant avec sa lampe-torche, qui grogna en courant avant de sauter. Les deux sœurs asari poussèrent un cri de terreur. On entendit un nouveau grognement et un petit bruit. On vit la lumière pointait vers nous.

 « Vous voyez, c'est pas compliqué. »

Kyre lâcha une remarque puis rejoignit le Krogan, entraînant un murmure apeuré cette fois-ci de la part des deux occupantes de l'immeuble. Je vis, avec soulagement, Kyre atterrir avec grâce de l'autre côté. De mon côté, j'hésitai vraiment. Je n'avais jamais fait ça moi ! C'est pas de mon niveau ! Mais Kyre et Karrlog m'encourageaient à sauter. Et je n'avais pas vraiment le choix. Je ne pouvais pas faire demi-tour maintenant ! Et même les deux jeunes Asari à côté m'encourager, à leur manière : à savoir silencieuses. J'avais peur. Tout simplement. Je n'aurai pas du regarder le vide tout à l'heure. Je n'avais pas le vertige mais … penser à la chute. NON ! N'y pense pas.

Fermant les yeux, je comptais intérieurement jusqu'à cinq. Puis je pris mon élan après les avoir rouverts et m'appuyai sur le rebord de la fenêtre. Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit cri durant le saut. Et un bien plus gros que mon cerveau calcula de lui-même que la distance était un peu trop courte.

Mes pieds touchèrent à moitié le rebord de la terrasse. Le reste était dans le vide. Déséquilibrée, je commençai à tomber en arrière, tendant les mains devant moi, effrayée. Je sentis deux mains me tirer en avant avec force alors que je me voyais déjà tomber. J'eus ainsi le bonheur de me sentir les deux pieds sur la terrasse. Mes jambes chancelèrent et je me retrouvai à genoux, le cœur battant la chamade, entendant Kyre s'inquiétait de ma situation.

Reprenant mon souffle rapidement, habituée à ces pics inhabituels, je pris Kyre dans mes bras, la serrant de toutes mes forces. Ce qui dut la surprendre autant que moi je pense. Mais cela me rassura un instant. Je la relâchai finalement, le visage plus violet désormais que turquoise.

 « Hm. Je te revaudrai ça Kyre. Promis. »

Je faisais rarement des promesses. Mais quand c'était le cas, je m'y pliai. Tant que c'était physiquement possible bien évidemment. Me demander l'impossible, c'était mal me connaître...

 « Bon, quand vous aurez fini vos câlins, je vous signale que le centre des communications d'Oméga est juste là-bas. On y est presque. »

On suivit la direction du Krogan du regard. Pour ma part, je ne voyais pas spécialement de quel endroit il s'agissait mais tant que Karrlog savait où il allait, on se contenterait de le suivre. Après avoir indiqué aux deux sœurs Asari de faire attention, notre guide local me fit pirater une porte menant à l'intérieur de cet immeuble. De là, on du redescendre tous les étages pour finir à une porte qui était cette fois-ci ouvrable.

Ainsi, on put continuer notre avancement. Mais quelle autre mauvaise surprise nous attendait donc au prochain coin de rue ?
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 17 Déc 2014, 00:02
Kaijin soupira. Ce vorcha n'allait pas lui tirer dessus pour si peu quand même ? Le galarien les aurait certainement tué. Il est vrai que le contourner n'aurait pas été difficile, l'action aurait même était aisé vu l'endroit. Cependant, pour justifier son action auprès de sa conscience, il se fit la réflexion qu'en plus d'avoir des courbatures, ça n'aurait pas été aussi marrant.

- Non mais les mecs si vous n'avez pas d'humour aussi.

Le fait était là. Kaijin n'aimait pas Sorz, mais il ne pouvait pas encore le tuer. Ça ruinerait toute chance de conquête de Grégoire. Il restait le krogan, mais, il avait l'air d'être à cheval sur les lois, Kaijin tenait trop à son nouveau trophée pour le laisser tomber là, mais en même temps ... Un krogan ce n'est pas rien. Quand même. Pendant ses réflexions d'une grande philosophie, l'humain parlait dans le vide. Bien qu'il se soit arrêté d'un seul coup en voyant le faible pouls du galarien. Le coup de feu de Sorz pour mettre fin aux souffrances de ce dernier réveilla Kaijin, qui sursauta, puis s'excusa auprès de ses deux interlocuteurs de ce moment d'inattention.

Il voulut répondre s'excuser auprès de Grégoire - parce que bon de Sorz, il s'en fichait pas mal - mais, un drôle d'événement se produisit. La foule, la foule et encore la foule. Un jour Kaijin serait le responsable d'un événement tel que celui-ci. Rien que pour qu'elle se batte encore. Pour l'instant, il lui semblait que c'était le moment de devenir l'un des pions, d'ouvrir les bras à l'anarchie, de la laisser s'emparer d'Oméga. Oui. Cette anarchie, c'est ça qui était parfait.

Un autre événement coupa court aux réflexions de Kaijin. Un coup-de-poing de krogan. J'ango ... Inconsciemment, il risquait de briser en Kaijin tout bon sens. Pointer un flingue en direction du visage de ce dernier n'était pas non plus une bonne solution, sa stabilité mentale venait d'être brisée avec une batte de baseball et réduite en cendres par une gatling. Kaijin roula sur lui-même quand les cris de J'ango cessèrent, il arriva à attraper le corps du galarien qu'il tira vers lui et tâta. Il trouva une grenade. Il tourna encore sur lui-même pour attraper son trophée, le bras pour ceux qui ne suivent pas, et se releva enfin.

Pour voir une foule de gens autour de J'ango, lui seul avait le droit de se frotter à J'ango. Il fallait réparer cet affront qu'on lui faisait en donnant un coup de main à J'ango, ou plutôt un coup de bras ! Si vous voyez ce que je veux dire ! Bref, le bras de galarien faucha deux aliens qui furent enjambés par Kaijin, il brandit ensuite sa nouvelle grenade et beugla.

- Hey les mecs ! J'ai une grenade ! COUCOU !

La foule s'écarta, comme par hasard. Le quarien put alors se glisser jusqu'à J'ango, lui faire un simulacre de câlin, ranger sa grenade et lui souffler quelques mots.

- À présent, tu peux compter sur moi ! Tu seras fier !

Il s'échappa presque aussitôt se dirigeant jusqu'à Grégoire et Sorz.

- Hey les coupaings ! Je crois que c'est le moment d'y aller.

Il attrapa leurs mains -et réussi à en plaquer une contre le postérieur de Grégoire, tout de même- et se dirigea gaiement vers l'endroit à pirater, en chantonnant, comme d'habitude. Ils esquivaient au fur et à mesure la foule pour finir par la semer totalement, il fallait être au calme pour pirater, et par un heureux hasard l'entrée du centre de communication était dénuée de toute forme de foule. Pour l'instant. Kaijin et Grégoire s'attelèrent rapidement à leur dur labeur. Pendant ces actions le quarien put formuler des excuses à l'humain.

- Pardon pour tout à l'heure, je voulais juste nous protéger.

En arrachant un bras pour être sûr. On ne sait jamais, quand même.

- Je vais faire attention maintenant. Tu ne me boudes, pas vrai William ?

Quand bien même ces paroles semblaient sincères, Kaijin n'en pensait déjà plus un mot. Le coup-de-poing ne l'avait peut être pas rendu aussi agressif qu'on aurait pu s'y attendre, mais, ça aurait peut-être était préférable, sûrement.

Interviention du Hasard parce que Abel l'a demandé
Réussite : La porte s'ouvre. Youhou !
Échec : La porte s'ouvre pas, faisons tout sauter.

Après d'innombrables manipulations de la part des deux techniciens, la lourde porte commença à s'élever. Une joie immense s'insinua en Kaijin, Grégoire était apparemment soulagé de ce résultat. Le quarien sautillait comme un enfant. Il se félicitait lui-même ainsi que Grégoire, demandé à Sorz comment il trouvait cette prouesse technique. Il fut si content qu'il retirât son casque et attrapât Grégoire.

- Bravo William !

Dans la seconde qui suivit, une langue quarienne rentra en contact avec une langue humaine, l'instant d'après ce fut avec une langue vorcha qu'elle rentra en contact, puis une nouvelle fois avec la langue humaine parce que les vorcha n'ont pas une haleine agréable. Après ces démonstrations de joie pleines d'amour, Kaijin recula et sortit toutes ses grenades. Soit, six grenades, de quoi faire une ceinture d'explosif pouvant faire des dégâts assez conséquents. Il lia ses grenades avec du ruban adhésif et attacha ça à une ceinture. Qu'il passa autour de sa taille.

Puis il se redressa, inspirant. Son visage au teint pourpre profita encore un peu de l'instant. Il ferma ses yeux en forme d'amendes et inspira. Il se mit à sourire de manière assez peu rassurante et passa sa langue avide de salive sur ses lèvres.

- Allez chercher J'ango, il doit encore être un peu occupé. Il sera content de voir ça. Si on ne se revoit pas d'ici là ...

Kaijin tendit un datapad à l'humain.

- Voici mon adresse extranet, appelle-moi ! Je vous embrasse fort ! Et J'ango aussi !

Son casque claqua et la silhouette de Kaijin s'évanouit dans un camouflage tactique, il était temps de faire exploser deux trois petites choses.


Dernière édition par Kaijin'Thoras Nar Krashos le Mer 17 Déc 2014, 00:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 17 Déc 2014, 00:02
Le membre 'Kaijin'Thoras Nar Krashos' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 17 Déc 2014, 21:48
Trahir en affaire n'est jamais une bonne chose, mais trahir un état et surtout une race de rancuniers en est une autre, tout aussi mauvaise, voir plus. Après qu'Aria t'loak eut poussée l'Hégémonie Butarienne hors d'Oméga, sans lui rendre une quelconque grâce de son aide, celle-ci prit la mesure des choses et comme tout bon Butarien n'oublie jamais sa rancune, l'Hégémonie n'avait pas oubliée... alors, elle lança l'opération "haro sur Aria".

Et Pralem Kas'moss se souvenait. Il se souvenait du jour ou le dirigeant de l'Hégémonie Butarienne s'était présenté à lui et à ceux qui avaient été choisis pour mener à bien la difficile tâche de rétribuer qui de droit.
Peu avant leur embarquement pour leur fatidique mission, l'autocrate Butarien était venu à eux pour les "briefer", Kas'moss dans ses réminiscences de ce moment, se souvenait que comme d'habitude, le leader Butarien portait une tenue qui oscillait entre le militaire et le civil, histoire de dire que deux mondes étaient unis sans vraiment l’être dans une personne et une seule, d'ailleurs.
Et ce bien accoutré, passa devant chacun des douze membres du commandos, sans serrer de mains, ni saluer plus que cela. Ils étaient au garde-à-vous et il les dévisagea tous, avant de parler, en continuant d'aller de long en large, en passant devant eux et en les fixant :


« - Messieurs les Butariens. C'est un plaisir de rencontrer chacun d'entre vous, enfin ! En effet, nous-même avons été "bombardé" de caractérisations positives, en vos faveurs... bien entendu.
Combien de fois, nous a-t-on déclaré que vous étiez parmi, "les meilleurs " ? Tout du moins, parmi ceux qui s'étaient battus, avec une vaillance qui en ferait rougir plus d'un, car tous n'ont pas eu vos batailles sur Khar'Shan, pendant la guerre où tout s'est jouée, où vos qualités ont été dévoilées.
EH ! C'est cette qualité, qui fait partie de vos personnes qu'ici nous sommes venus admirer, nous qui menons le peuple Butarien... avons besoin de vous.
Vous avez déjà été informé que vous alliez mener une opération qui pourrait possiblement être décrite par d'aucuns comme une bataille patriotique, mais vous ne savez pas ! Où, vous allez mener cet acte ?
Messieurs, vous connaissez Oméga : le lieu, où la fange et la poussière se regroupe, car ce lieu est l'un des derniers où l'ordre et la discipline qui doivent former toute civilisation, ne sont pas. Parmi cette fange de désespérés, il y a la "Reine" des désœuvrés et des parias, nous nommons : 'Aria t'loak ; celle-là même qui par la bonne veille loi du plus fort s'est érigée maîtresse de ce caillou. Vous êtes au fait de la trahison qu'a osée perpétrer cette Asari contre nous : l'Hégémonie Butarienne, alors, vous vous doutez bien de ce que nous allons vous demander...
Sous peu, vous allez pénétrer dans un vaisseau qui vous déposera sur une tierce planète depuis laquelle vous partirez pour Oméga, informé de ce que l'on attend de vous et équipé pour remplir ce que vous avez à remplir, mais avant ! Sachez messieurs, que même si vous pouvez croire légitiment que cette mission n'est pas de la plus grande importance du fait de son secret ! Sachez, et nous ne mentons pas ! Que chacun d'entre vous recevra les plus hautes distinctions Butariennes !
Car ! Messieurs ! La mission que vous aller entreprendre va durer, mais pour autant ! Elle est d'une importance immense ! Car il en va de l'honneur de l'Hégémonie que de se venger ! Vous allez, à douze devoir faire pencher l'équilibre du sordide pouvoir d'Aria ! Maintenant, allez de l'avant, montrez que des vétérans Butariens de la Grande Guerre sont capables d'honneur et de vaillance... et souvenez-vous, que mort ou vif, vous aurez apportés à vos familles un statut financier qu'elles n'auraient pas connues autrement... »


Pralem Kas'moss avait apprécié le fait que la plus haute des hautes pompes de l'Hégémonie viennent les voir pour discourir, mais pour autant, le discours ne l'avait pas plus ému ou encouragé que cela ; comme le Galant'ark l'avait si bien, dit... OUI il faisait ça par patriotisme, mais surtout cette mission était le passe de ces vétérans vers la classe moyenne et cela sonnait comme une offre qui ne se refusait pas pour ces Butariens qui en réalité n'avaient pour la plupart jamais quitté Khar'Shan.
Kas'moss, comme tous les membres de ce commando étaient à l'époque de l'invasion des Moissonneurs un simple troufion dans l'armée Butarienne, de-là, il avait une arme et savait s'en servir, alors comme les douze autres, il avait tiré et il avait réussi à survivre là où bien d'autres étaient tombés par malchance ou fatalité.
Maintenant, comme la totalité des Butariens de Khar'Shan finalement, il était une sorte de "vétéran" qui avait connu le feu et s'était brûlé sans mourir de ses blessures. Toutefois, oui il était compétent comme les douze membres du commandos ; en plus de la guerre, ils s'étaient tous entraînés sans cesse et... ils avaient eu leur lot de "pacification de foules hostiles" qui les avaient endurcis autant que faire ce peut.
Pourquoi eux et pas d'autres ? Pralem, après raisonnement rationnel en était arrivé à la conclusion logique qu'en plus de leurs indéniables expériences, il y avait... leurs familles, eh oui ; chacun d'eux avaient au moins une femme et un enfant, or il était bien plus facile de faire précision sur une personne ayant de la famille pour éviter, une... trahison ou un lâché de noms en cas d'interrogatoire. D'ici, ils étaient donc encouragés à survivre ou au mois à réussir leur mission : saborder le pouvoir d'Aria sur Oméga d'une façon ou d'une autre.

Pour faire ce qu'il fallait être fait, Pralem Kas'moss et son groupe avaient exaucé leur mission.
En effet, lors de la phase de préparation de la mission, avant Oméga ils avaient eu les explications qu'ils devaient avoir et elles se résumaient en ces mots, non exhaustifs :

« - Aria t'loak : la félonne trônant sur le piédestal sanglant de la station spatiale capitale des Terminus ; Oméga. A pensée qu'elle pouvait nous trahir sans conséquence... nous allons donc lui montrer que la rancune se paye dans le sang. Votre mission est donc assez simple, mais large : vous devez être infiltré sur Oméga par nos bons soins ; ceux des services secrets Butariens, après cela, vous sera fourni une plaque sur Oméga, votre "base" d'opération pour agir. Cette "base" discrète se trouve dans la partie haute de la station à quelques quartiers de l'Au-delà, vous vous doutez bien qu'il aurait été dangereux que de vous installer plus près et de là vous pourrez tout de même avoir accès aux autres parties de la station.
Du reste, votre mission est comme vous l'avez compris... large, en effet, il n'y a pas d'objectif prêt défini ; c'est-à-dire par là, qu'il vous faudra être tel le chasseur patient, car vous savez ! Qu'il attrape toujours sa proie. Il en sera de même pour vous ; attendez, attendez, attendez, attendez et le moment venu ! Vous frapperez un grand, ou ! Un petit coup. Cela restera à votre convenance selon les situations. »


Kas'moss, avait été désigné Commandeur de l'opération pendant ce long intermède entre Khar'Shan et Oméga. Il se doutait que cela venait de son expérience d'une part, mais aussi de sa tendance à sacrifier certains éléments pour que la parti puisse l'emporter, tendance qu'il avait montré pendant la guerre en s'assurant de survire à défaut d'autres, qui n'avaient pas eu la même détermination.. ou les ordres qu'ils auraient voulus avoir et fallu qu'ils aient, pour survivre.
Après des instructions et des indications toujours plus long, il leur fut finalement présenté l'équipement qu'ils allaient utiliser... et il n'y avait rien à redire ; simplet, complet, efficace voir létal tout simplement, l'Hégémonie avait bien naturellement fait au mieux pour équiper son élite. De plus, chacun avait apprécié la présence des charges C4 préprogrammés par les services secrets Butariens, car même s'ils ne s'attendaient pas à devoir démonter Oméga et ses installations, ils n’espéraient pas tant de perfectionnisme, même pour une mission de cette acabit. Chose intéressante que le Commandeur de l'opération "haro sur Aria" avait noté : malgré les bombes préprogrammés, l'Hégémonie avait adjoint à cette mission un technicien vétéran de la grande guerre lui aussi, qui avait pour mission de placer les bombes, mais étant programmé à l'avance, elle était simple à utiliser ; il suffisait d'appuyer sur un bouton et le mécanisme fatal démarrait. Alors, il parti du principe qu'il était là part prudence et pour offrir de la flexibilité en cas de problèmes.

Finalement, l'agent chargé de leur donner les clés de l’expédition les libéra enfin pour le voyage vers Oméga, il les gratifia d'un petit : « - Bonne chance, messieurs ! Et n'oubliez pas ! "Haro sur Aria" ! »

Arrivaient à leur planque, après avoir été guidé par un Butarien dont la famille était surement "très surveillé" sur Khar'Shan, du fait de sa démarche, tremblante au possible, ils s’installèrent et attendirent, prenant de petites habitudes et repérant des éléments pour leur mission, en se faisant très discret ; il n'était ici que des Butariens non-hégémonique parmi d'autres, il ne leur était pas dur d’être tel des ombres. Puis le chasseur patient fut un jour récompensé, quand le courant d'Oméga, disparu. D'ici, ils se décidèrent sur un plan rapidement ; leur position dans les "hauts" quartiers de la tentaculaire station ne leur permettait pas d'atteindre beaucoup de points stratégiques et ils réfléchirent, hésitèrent, puis trouvèrent : "Haro sur Aria" devait frapper vite, frapper fort et faire grand bruit ! Alors, l'un d'eux, l'un des douze, l'Ingénieur, proposa un plan :
- « Messieurs, en tant que spécialiste des explosifs, je peux vous proposer quelque chose.
Alors, faite. Monsieur l'Ingénieur, nous vous en prions ! Déclara le Commandeur du commando, doutant des capacités de ce Butarien qui s'était montré peu bavard à faire un "plan".
-Eh, eh, eh, hum, eu ! Oui ! Comme vous le savez... surement ? Peut-être, peut-être pas ! Qu'importe... nous avons suffisamment de charges explosives pour faire des trous de-ci de-là, mais ! Ce qui nous intéresse, c'est avant tout de frapper fort ! Car "haro sur Aria", donc ! Eh bien frappons, frappons au cœur !
Un silence s'installa ; tous attendaient le développement... qui ne vint pas.
- Mais encore ? Plaça le tireur d'élite de l'équipe. »
- Eu, ah oui ! Eh bien, devant la panique ambiante, il est logique de penser que l'empire d'Aria est temporairement hors jeu, quand je dis "empire" j'en parle dans le sens "pouvoir" n'est-ce pas. Enfin, quoi qu'il en soit ! Devant l'inconnu qu'est désormais Oméga, nous pouvons avancer rapidement d'ici au club d'Aria et nous avons vent et plan, d'un moyen de passage qui pourrait nous permettre de pénétrer dans le complexe d'Aria, de tuer ses hommes et même de tuer ses libidineux et adipeux clients.
Un grand "hum" s'empara des membres du groupe pour ne les lâcher que quelques dix secondes plus tard.
- Comme vous dites, hum. Donc, d'ici, nous faisons sauter les deux portes à l'arrière du club d'Aria et nous arrivons dans l'entre du démon que nous allons transformer en pandémonium grâce à nos explosifs... bien entendu, nous n'en avons pas assez pour détruire le club, mais un étage sera anéanti et les morts se compterons par "wagon".
Et l'ingénieur parti sur un petit rire qui en disait long... et après que le spectre du rien faire fut revenu et reparti de suite dans ce charmant groupe de réflexion, le Commandeur, parla : ce plan... même si présenté étrangement, me semble valable. De facto, nous devons toucher Aria au cœur et lui faire très mal, or ici, nous pouvons la toucher en son cœur ! En son for intérieur ! Alors, faisons le pourquoi de notre présence ! Camarades ! Aux armes et aux armures ! Que le sang coule et que toutes ses fragrances se répandent jusqu'Aria, mais n'oubliez pas... "pas de Butarien" ! »

Et ils s'équipèrent : pour cette mission, l'Hégémonie leur avait à tous fourni des armures noires-cendrées de fabrication Humaine modifier pour qu'ils puissent les enfiler simplement. Perfectionnisme oblige, les Butariens devaient tenter de tout faire pour créer l'illusion que des Humains étaient les investigateurs d'un attenta terroriste ou d'un autre ; histoire qu'un peu de xénophobie revienne dans le cœur des habitants d'Oméga pour qu'ensuite des pogroms fleurissent pour les humains qui seraient tous accusés d'avoir collaborés de près ou de loin avec les "terroristes". Du reste, même si l'on découvrait que les attaquants étaient Butariens, la haine Butariennne envers l'Humanité était connue de tous et tous se souvenaient des difficultés qu'Aria avait eut avec les Butariens natifs ou non, avant... personne ne pourrait vraiment déclarer que l'Hégémonie était fautive, mais personne ne pourrait vraiment la disculper pour autant.
Tous les commandos, avaient appris pendant un petit stage quelques mots simples en "anglais" et c'était pour cela qu'aucun ne devait parler Butarien, même si étant donné qu'il était tous casqués, ils ne seraient pas entendus par les personnes aux alentours, il fallait se méfier de ceux qui pourraient tenter de capter ou enregistrer leurs discussions s'ils en avaient sur de longue distance, ce qu'il ne devaient pas avoir.
Dans tous les cas, leurs discussions ne devaient être que sur de faible longueurs d'ondes ; Butariens obligent, cela n'était que de la paranoïa.
Après que tous furent équipés, ils se lancèrent, mais avant, Pralem Kas'moss le Commandeur du commando, leur rappela un point : « Bien. D'ici, nous nous divisons en trois groupes de quatre et chacun de ces groupes empruntera l'un des itinéraires prévus à l'avance en cas d'action sur l'Au-delà. Pas ! De communication entre les groupes sauf en cas de difficultés ; nous ne devons prendre aucun risque. Dans le même ordre d'idées, prudence étant mère de sûreté, ne faites feu ou n'agissez que si vous ne pouvez vraiment faire autrement, normalement en passant par les voies qui ont été fixés, tout devrait bien se passer, car même si les habitants de cette station ne sont que des parasites, ils ont le mérite d'éviter d'attaquer un groupe de quatre humanoïde armé et avec des cuirasses. Nous nous retrouvons à l'arrière du club, filons donc.»

Après quelques temps de déplacement de droite à gauche, l'équipe du commandeur arriva la première au point de rendez-vous et c'est là... que le plan "haro sur Aria" fut vraiment déclenché.
Dans les alentours de la ruelle, il n'y avait pas grand monde, mais il y avait tout de même quelques personnes de-ci et de-là qui fixaient le commando nouveau venu et qui reculait et ils faisaient bien :
« à trois. Feu. Sur, tous !» Déclara d'un anglais difficile le Commandeur. Puis trois secondes passèrent et puis... les quatre firent feu et les innocents, les criminels, les monstres, les vieux et les jeunes furent exterminés dans un déluge de feu des quatre en noir. Bien qu'en réalité... il n'y avait pas grand monde dans cette ruelle, le peu qu'il y avait, fut éliminé, comme tous ceux qui en avaient trop vu et qui en verrait trop.
Après ce "nettoyage", l'un garda l'accès à la ruelle et les autres traînèrent les cadavres près de la première porte d'accès à l'arrière de l'Au-delà ; dans l'optique d'éviter que quiconque qui viendrait pendant l'attaque du club ne se doute vraiment de la menace qui planait.
Après cela, les autres groupes arrivèrent et la première porte fut "débloquée" avec quelques moyens explosifs. Devant le chaos qui régnait naturellement sur Oméga, qui ferait attention à une petite secousse dans une lointaine ruelle ? Personne et de plus, qui ? Dans le chaos, se soucierait de quelques tires dans une ruelle ? Personne. Tout du moins, pas dans la situation ou se trouvait Oméga. D'ici, Pralem donna d'autres instructions :
- « Bon travail. Sniper et trois autres, ici, embuscade, autre, moi. Quand deux portes... boum. Quatre devant, quatre derrière, grenades ! »


Pénétrant dans l'antichambre avant le club, ils furent patient dans l'attente de la pose de la charge explosive, dont l'ingénieur avait réduit la puissance avant le départ, histoire d'éviter d'atomiser l'entrée, ce qui serait fort dommage. Ils retournèrent dans la ruelle, où les trois soldats étaient placés derrière le mur de la pente qui menait à la première porte explosé elle aussi par un explosif de faible puissance, moins puissant que celui utilisé sur la seconde porte celle qui allait exploser, il fallait bien un peu de détonation pour cette porte où était emmuré des gens et d'autres. Le tireur d’élite, lui était caché derrière le seul poteau de la ruelle, où avec son harpon il se tenait prêt à harponner qui groupe ou personne s'aventurant trop en avant dans la ruelle, qui se tapisserait de rouge... ou d'une autre couleur.
Et la charge explosa. Tuant surement quelques personnes dans le club, qui pour le commandos était toujours ça de moins à prendre. Et ils avancèrent rapidement : ils se mirent à couvert sur les abords de l'ancienne porte, ils n'étaient pas encore dans le club et étaient devant le petit escalier de l'arrière du club.
Et là, ils dégoupillèrent leurs grenades et les lancèrent dans la paniqué foule, qui parti en petit morceau, uniformément. Une vague de quatre grenade, puis une seconde vint faire de l'espace dans cet enfer assez espacé. Après les premières grenades, les cris s'étaient quelque peu calmés, mais après la seconde vague, quelques cris résonnaient encore avec les râles d'agonies de ceux qui n'avaient eu la chance de périr, immédiatement.

Les Butariens chargèrent ensuite ; ils passèrent les escaliers et se mirent à couvert derrière une petite partie du bar. Instinctivement, ils mitraillaient de tous les cotés, mais globalement, ils étaient les seuls à mener le spectacle son et lumière. Ils faisaient feu sur toutes les formes à terre ou non fauchant qui à droite qui à gauche, tout ce qui émettait un son quel qu'il soit et il y avait des formes beaucoup de forme, mais il y avait surtout des morceaux, partout, de différentes anciennes "personnes". Le commandeur se doutait bien que ses Butariens avaient envie de vomir devant l'obscénité du paysage qui se formait à chaque fois qu'il faisait feu dans cet endroit sans éclairage, où la nuit cachait en partie les cadavres. Mais ils avaient fait la grande guerre et des boucheries, ils en avaient tous déjà vu, alors ils se contrôlèrent.
Après le mitraillage en forme de tout ce qui bougeait, le deuxième groupe de quatre, sauf l'ingénieur et les charges qu'il portait était resté derrière. Donc, trois Butariens couverts par les boucliers de leurs armures et l'autre équipe du Commandeur, sautèrent rapidement le petit muret du bar et mirent en position à couvert, il était devant la grande entrée allant vers le second étage. De cette montée, des cris encore et toujours remontaient pendant que ceux qui étaient plus proches d'eux ; les cris des agonisant non exécutés disparaissaient, alors que les soldats commandos leur tirait une balle dans la tête dès le moindre son.
Les trois étaient en place, les quatre aussi, chacun était prêt à abattre ceux qui pourraient venir du couloir si les gens du peuple d'Aria avaient réussi à ouvrir la porte supérieure du club, ce qui n'était pas assuré. Par sadisme ou prudence, les Butariens lancèrent deux grenades dont une en ricoché, pour se "présenter" à ceux qui étaient bloqués entre une porte un pandémonium, dans un couloir d'où venait des cris. Les Butariens tenait cet accès en joue, qui voudraient se montrer, mourrait.
Sécurisation faite. L'Ingénieur s'avança et commença à poser les charges, comme si de rien n'était quant aux cadavres et morceaux qui trônaient partout de façon malsaine. Et il posa ces charges : il en avait sept dans son sac-à-dos et dès qu'il activa la première en la plaçant sur une zone qui lui semblait importante pour l'équilibre du lieu, le compte à rebours parti pour cinq minutes et trente secondes ; il en avait sept et les charges avaient été configurée pour s'activer à un moment précis, en réalité, il disposait de zéro quarante-deux secondes pour placer une bombe puis de trente secondes pour fuir le club et atteindre la ruelle, avant que tout n'explose. Toutes les charges, dès qu'elles étaient activées, s'axer sur le compteur des autres pour fixer le leur, ainsi, toutes les charges exploseraient en même temps.

Il fit son office, sachant qu'il pouvait être remplacé, car il suffisait de placer et d'appuyer sur un bouton les cadavres et morceaux gênaient, mais il fit rapidement son oeuvre pour avoir un peu plus que trente secondes et par groupe en commençant par ceux du bar et en finissant par le commandeur, tous fuirent rapidement vers la ruelle avant l'échéance qui approchait.

Là, peu avant l’exposions, Pralem Kas'moss pensa : "rondement mené... replions-nous vers la base."


« En les noms de paix et d'égalité, nous nous unissons en une fraternité. En le but de préserver ces idéaux de tous les maux ! allons-nous tenir notre rang, et combattre ? »
Argonar Dal'Shan, 2191, Discours d'investiture au rang de Galant'ark de l'Hégémonie Butarienne, final marquant la nouvelle inflexion idéologique gouvernementale.

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Dim 28 Déc 2014, 00:47



Blackout

"...Ca va être tout noir !..."


Kaijin'Thoras Nar Krashos et J'ango Garnar.
Pourquoi, malgré toutes ces années passées sur le caillou du vice, Grégoire n'avait-il jamais pu s'habituer à la violence ? Au meurtre, au sang, à la cruauté ? Pourquoi n'avait-il jamais pu dépasser cette peur qui était capable de figer chacun de ses muscles, réduisant drastiquement ses chances de survie par la même ? C'est avec un sourire triste et mal assuré qu'il répondit à Kaijin quand celui-ci l'assura qu'il voulait seulement le protéger. Conneries que tout ça... Mais il avait l'habitude de n'être qu'une pièce sur l'échiquier des personnes qui se pensaient manipulatrices. Qui pensaient avoir le droit de jouer avec lui, jusqu'à ce que le jouet ne soit plus amusant, ou cassé. Au final, Sorz restait le seul en qui il avait confiance. Peut-être parce qu'il paraissait plus stupide encore que le technicien dans le domaine relationnel.
Et quel imbécile peut penser assez loin pour trahir son ami et s'affranchir du sentiment d'amitié ?
L'Humain sursauta quand la porte s'ouvrit. Plongé dans cet état secondaire à la limite de la déprime, il avait trifouillé sans même se rendre compte, appuyé par les compétences non négligeables du Quarien qui ôtait son masque pour... Lui rouler un patin ? A peine quelques secondes pour souffler et un deuxième baiser lui était volé. Le bougre en perdit l'équilibre, sentant le monde tanguer autour de lui.
Le moins que l'on pouvait dire, c'était que la chose avait été... Intense.

- Très... Très bien... marmonna-t-il à la silhouette qu'il arrivait à peine à distinguer avec son camouflage, dans la pénombre ambiante.

Grégoire resta silencieux et immobile l'espace de quelques secondes, avant de pousser un long soupir. Il se passa la main sur le visage, comme pour en chasser la fatigue, la lourdeur de ses traits, sans succès. Depuis combien de temps durait le Blackout ? Un jour ? Une semaine ? Des siècles ? Il ne s'était jamais senti en sécurité sur Oméga, mais à présent que les ténèbres rôdaient partout, il avait l'impression que le temps s'amusait à s'étirer pour prolonger cette sensation terrifiante.

- C'est pour ça que je dois ramener la lumière...
- Toi être aimé après ça !
- C'était ton premier baiser, toi, non ? plaisanta Grégoire en avançant dans la pièce, amusé par l'excitation de son ami, son attention déjà captée par le générateur.

Il alluma son Omnitech, sourcils froncés, ses traits se détendant au fur et à mesure qu'il pianotait.

- Vortcha pas embrasser. Nous pas avoir besoin.
- Sûrement le manque de lèvres... marmonna le technicien.

Le Vortcha se contenta de hausser les épaules en observant la grande salle traversée par ce qui ressemblait à un étrange et massif pilier métallique, qui s'avérait être la source de courant du secteur. Une goutte de sueur apparut sur la tempe de l'Humain alors que les minutes s'égrenaient et que, sans relâche, ses doigts s'activaient. Le relais n'avait aucun dégât : il n'était "que" piraté. Et c'était foutrement solide. Ca dépassait presque l'entendement. Sans dithyrambe.
Mais Grégoire n'était pas sur Oméga pour rien.
Aria savait repérer les petits génies qui pouvaient apporter un plus à la station. Et s'il était un froussard dans la vie réelle, dans les réseaux, il ne manquait pas de cran, ni d'imagination. Le jeune homme avait vite compris que ce n'était pas qu'un programme qu'il avait en face de lui. C'était un hacker, ou une équipe, très doués dans les deux cas, qui mettaient constamment à jour leurs programmes pour que ceux-ci restaient efficaces contre les attaques, ce qui expliquait que certains endroits -les portes entre secteurs, notamment- étaient plus faciles à briser, quand d'autres obstacles semblaient infranchissables. Ils se concentraient sur les points qu'ils considéraient comme importants. Mais une telle chose requérait une connexion.
Et une connexion, comme une route, se trouve, et se remonte.

Encore un quart d'heure plus tard, Grégoire revenait voir J'ango, se raclant la gorge en l'approchant. Le Krogan avait l'air d'avoir été malmené par la foule.

- Je... Hmmmm... L'Humain haussa les épaules et appuya sur un bouton de son Omnitech. La réapparition de la lumière fut si soudaine que même lui, qui y était pourtant préparé, eut la rétine douloureuse. Ouuuuuuch. Je sais pas si ça durera, mais j'ai fait ce que j'ai pu. Parler informatique, même vaguement, avait le don de le décoincer, de le rendre plus assuré. Les portes devraient être de nouveau fonctionnelles.

Il se gratta la joue, hésitant. Devait-il pousser plus loin ? Le Krogan le forcerait très probablement à le suivre, s'il révélait cette information... Mais il ne pouvait pas se taire. On trouverait cela bizarre qu'il ne s'en soit pas rendu compte, on le considérerait comme un traitre. Et si Aria et ses chiens venaient à l'apprendre...

- Je... J'ai aussi probablement localisé l'endroit d'où les terroristes contrôlent la station. Le Blackout n'est pas arrivé par hasard : il a été provoqué. Par des types talentueux. Mais je suis presque sûr aussi qu'ils ne vont pas apprécier que j'ai remis le courant. Ou peut-être qu'il psychotait. Ils pourraient être tentés de vouloir l'éteindre manuellement, en sabotant le relais par exemple. Et je doute qu'il fasse ça sans s'en prendre à tous ceux qui sont dans la station. Mais en même temps, ils ont dû se rendre compte que je les ai repérés et vont sûrement rapidement bouger. Sans compter que les communications ne sont toujours pas rétablies...

Il restait quelques choix au Krogan. Rester ici et sécuriser le secteur ? Peut-être trouverait-il des compagnons Ravageurs pour l'épauler, à présent que le courant était revenu. Peut-être préférerait-il se diriger vers le centre de communications pour tenter de diffuser l'information de la position des terroristes. Ou peut-être qu'il allait directement foncer vers eux, qui semblaient se planquer dans les tréfonds de la station.
C'était à lui de décider, à présent.


-------------------
Alessa N'Mara et Anton Ardak.
Se réceptionnant d'une manière féline, Ryan épousseta quelque peu ses vêtements, vérifiant qu'il n'avait récolté aucun insecte au passage. On avait beau être sur un astéroïde entièrement automatisé en plein milieu de l'espace, les parasites et les insectes avaient trouvé un moyen de se faufiler et de proliférer dans les endroits les plus sombres. Et, évidemment, ce n'était pas forcément les espèces les plus inoffensives.
La loi du plus fort.
Le gamin eut l'impression d'entendre les échos d'une bataille, mais il n'était pas sûr de vouloir se concentrer sur ces détails là. S'ils pouvaient se débarasser de toute cette bande de gêneurs, il n'allait pas s'en plaindre, mais ce n'était pas ce qui lui tenait à coeur. A vrai dire, il ne semblait avoir aucun objectif, si ce n'est flâner dans les rues et le frisson de l'excitation au fil des aventures des contrats qu'on lui proposait.
Après tout, avoir pris des photos nus de l'autre imbécile qui l'avait pris pour un vulgaire gamin qu'on pouvait se farcir -littéralement- pour les poster sur l'Extranet, ça avait été marrant.

D'un oeil expert, il observa le mécanisme de la porte, assez similaire à celles qu'on trouvait dans tout Oméga. Connaissant la manipulation à effectuer, il s'y affaira sans vraiment se presser. Après tout, c'était les autres qui avaient la pression, pas lui. Les ténèbres ne le gênaient pas. Et puis, si jamais ils se plaignaient, il n'aurait qu'à inventer une excuse un peu bullshit.
A force de triturer le tout, le mécanisme finit par s'activer manuellement. La porte ne pourrait se refermer que manuellement, étant donné qu'il n'avait pas réussi à réactiver le mécanisme électronique. Mais on ne lui avait pas demandé de pouvoir refermer le tout, n'est-ce pas ? Se faufilant dans un autre conduit, plus large, qui donnait à l'intérieur du secteur, il sortit des entrailles de la station et s'étira dans la pénombre environnante. Il bailla, puis renifla bruyamment en plissant les yeux pour distinguer une ombre qui venait de bouger devant lui. D'expérience, il s'empêcha d'héler ce qu'il venait d'apercevoir et se contenta de se diriger vers la porte. Même dans le noir, il connaissait le coin et arrivait à peu près à se repérer.

Puis un son.
Il s'immobilisa, complètement tendu.
Ce son, il était presque sûr de l'avoir déjà entendu. Et de l'avoir reconnu. Par réflexe, il sauta en avant, ne sachant même pas s'il disposerait d'une couverture et piqua un sprint dans l'obscurité à peine brisé par les vidéos dignes de Gandhi exposées à la place des habituels spots publicitaires.
L'Atlas, nullement gêné par l'obscurité, ouvrit le feu en voyant sa cible se mouvoir de la sorte.
Un tir toucha le gosse à l'épaule, le faisant s'écrouler dans une roulade maladroite. Etouffant un mugissement de douleur entre ses lèvres, il apposa sa paume contre sa blessure avant de reprendre sa course effrénée. Par miracle, aidé de son agilité et de ses compétences travaillées à la fuite, il parvint à se mettre hors de portée du méca, continuant son sprint en direction de là où devait être la porte ouverte. Il ne lui fallut pas longtemps pour des lampes torches illuminent sa silhouette, dont le maillot était déjà ensanglanté. A bout de souffle, le monde tournait autour de lui et il se rendit compte qu'il ne pouvait plus bouger le bras dont l'épaule était touchée. Un regard, et il en comprit la raison. Le calibre de cet enfoiré devait être conséquent, car un joli trou l'avait percé au niveau de la clavicule. Pâle, il tomba à genoux, tremblant.

Ryan était peut-être obsédé par les affaires et par sa propre personne au détriment des autres, il n'était pas idiot. Il fallait qu'il le dise. Si ces imbéciles d'adultes qui se bouffaient le nez... Fonçaient là-dedans... Sans... Savoir...

- Mé... Ca... A... Tlaaa...

Ses yeux semblèrent se révulser et il perdit conscience.


-------------------
Ishra T'Cyalii et Kyreshorl Venterra.
Grâce au Krogan et à sa connaissance du terrain, les deux Asaris avaient pu trouver un sacré raccourci en se la jouant Yamakasi. A défaut d'être agile, l'originaire de Tuchanka avait pour lui une grande vitesse qui lui permettait de se projeter comme un boulet de canon. Ce qui est plutôt utile pour sauter sur une plateforme inférieure. Mais trêve de bavardages, le trio avançait dans une rue bien calme. Approchant discrètement du centre de communications, un silence tendu planait.
Le calme avant la tempête.
Ils arrivèrent devant une porte, qui était la première dont on pouvait voir qu'elle était alimentée. Le petit hologramme rouge indiquait qu'elle était verrouillée, mais il y avait fort à parier qu'ainsi, Ishra était tout à fait capable de passer outre. Karrlog dut le sentir, car il se tourna vers les deux Asaris.

- Derrière, ça risque d'chauffer. Préparez vos derches, ôtez les sécurités de vos armes et donnez tout.

Mais ils n'étaient pas les seuls à se préparer.
Déjà alarmés par l'Atlas qui avait ouvert le feu dans un secteur supposé sécurisé, les occupants de la salle, au nombre de quinze -une douzaine armés et trois en train de s'affairer sur nombre d'écrans- surveillaient méthodiquement les caméras filmant les alentours du centre. Aussi, quand dans leur champ de vision apparut le fameux trio, plusieurs armes se pointèrent en direction de la dite porte qu'allait probablement pirater Ishra.


-------------------
Argonar Dal'Shan
Le plan des Butariens fut rondement mené. L'étage inférieur de l'Au-Delà fut dévasté et les victimes, nombreuses. Seul un membre du commando prit une balle dans le bras, une blessure sans grande conséquence tirée par un pauvre chasseur de primes agonisant qui avait voulu juste liquider sa dernière paie en se soûlant. La vie peut parfois vous jouer de sacrés tours, des tours dans lesquels la mort peut s'inviter, entrainant dans sa danse pléthore d'individus. Mais une explosion ne passe pas inaperçue.

Shoran, qui avait croisé sur sa route quatre de ses plus fidèles Ravageurs, avait tout entendu et surveillait la scène de loin. Elle n'était pas vraiment du genre à s'émouvoir devant tout cela, mais elle essayait de comprendre. Ces types étaient sans doute liés au Blackout et ils visaient probablement Aria, qui avait déjà dû prendre la poudre d'escampette depuis bien longtemps. Mais un tel saccage, un tel massacre ? Elle n'avait pas pu y assister, évidemment. Elle était en-dehors de la ruelle, s'apprêtant à les cueillir, ces enfoirés. Mais pourquoi un tel massacre ? Ca la perturbait, décidément. Etait-ce un moyen de détruire l'autorité d'Aria ? De faire passer le message "Votre Reine ne vous protège pas" ? Et alors ? Aria ne prétendait pas protéger ses "citoyens". Elle était juste la championne d'Oméga. Pour avoir sa place, il fallait être plus fort, plus rusé. Du coin de l'oeil, elle vit les hommes en armure noire commencer à sortir, toujours aux aguets, et donna le signal. Une grenade vola, sans prévenir, et à peine à portée, pour ne laisser que très peu de temps de réaction, une singularité la frappa pour la faire détonner, abrégeant le compte à rebours. Quatre membres de l'escouade furent touchés, deux tués sur le coup et les deux autres avaient encaissés grâce à leurs boucliers et leurs armures. Venant de trois directions, un déluge de plomb s'abattit sur l'escouade des Butariens, qui n'avait qu'une voie de repli. Shoran n'était pas parvenue à trouver une stratégie sûre pour sa petite troupe empêchant tout repli. Mais si elle pouvait prélever quatre ou cinq cadavres à cette bande de petits bâtards, elle en était tout à fait satisfaite !






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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mar 30 Déc 2014, 21:51



Bigre, il fut plus compliqué que prévu de ramener un semblant d'ordre dans cette maudite foule. Et J'ango avait été salement secoué par l'opération ! Entre deux agités qui l'avaient collés, ceux qui l'avaient bousculés et ceux qui avaient même tentés de le frapper, il en avait vu de belle. Le plus désagréable fut néanmoins lorsqu'un projectile volant lui tomba sur la figure. Sans doute une bouteille. Le verre avait éclaté et lui avait fait apparaître plusieurs coupures sur le visage en dépit de sa peau dure, et l'alcool qui s'était déversé sur sa face n'avait fait que rendre plus douloureux l'épreuve, quand bien même la blessure était très superficielle. Mais au bout du compte, après avoir essuyé quelques coups et insultes, il finit par faire parvenir à sortir les gens de matière contrôlée.

Cela n'aurait pas été possible si le technicien et l'autre idiot de quarien n'avait pas été là. Ainsi, au plus grand soulagement de J'ango, les choses promettaient de rentrer dans l'ordre. Il se dirigea vers Grégoire sans prendre le temps d'essuyer les coupures qui parsemaient de son visage. Le technicien l'informa de la source des soucis. Ainsi, tout ceci n'était pas une panne mais bel et bien une attaque. Immédiatement, J'ango démarra sa radio.

« Eh ! Contrôle ! Un technicien vient de me dire que tout cela est une attaque. Vous avez fait venir des renforts dans les secteurs ? Tout le monde est sur le qui-vive ? » demanda t-il.

Un grésillement continu fut la seule réponse qu'il obtenu. Bizarre. Peut-être qu'il y avait un soucis au niveau des communications Serres ou que ces maudits coups avaient finis par détraquer sa radio. En tout cas, il jouait de malchance.

« C'est du beau boulot mon gars, ça te vaudra un p'tit succès. Tu viens déjà d'accomplir déjà pas mal de trucs en cette journée. Prends un peu de repos et essaye de rester dans les basques des mercenaires et de la sécurité. Je vais sans doute remonter à la surface, j'ai un problème avec la radio interne des Serres. On dirait que quelque chose cloche et j'ai bien l'intention de savoir ce que c'est. Si tu vois le quarien, dit lui aussi de rester tranquille et de remonter. J'ai pas que ça a faire de surveiller un timbré pareil. Tu peux garder le flingue, c'est cadeau. Moi, je vais rejoindre les autres. » dit-il.

Mieux valait créer des points de sécurité. Sauf qu'isolé de cette manière, sans radio, seul en d'autres termes, il lui était impossible d'être efficace. Un minimum d'organisation était nécessaire. Au moins, le courant était remit, et ça faisait du bien de ne plus se retrouver dans ce noir si alarmant. Même les civils semblaient soulagés.

Bien, restait plus qu'a prévenir les autres donc, il suffisait simplement de traverser les portes ouvertes et de remonter vers...
« Surprise enculé ! »
A peine avait t-il traversé le pas de la porte que quelque chose se fracassa sur sa tempe, le poussant à reculer en arrière dans un gargouillis de surprise, titubant dans tout les sens et posant sa main sur sa tête meurtrie. Le coup avait été très fort ! Bientôt, un autre s'écrasa sur sa face, puis dans son ventre et enfin dans son genou droit, suffisant pour lui faire mettre au sol, les mains sur l'estomac et une sale ecchymose sur la figure. J'ango leva le nez pour observer une large personne en armure rouge. A la vue de l'icone frappée sur ses épaulettes, nul doute. C'était un berserker. Un Krogan berserker dont le casque cachait la figure. Ce dernier lui renvoya une parfaite manchette dans la figure qui lui fit cracher la salive et chuter en arrière, droit sur le dos. Et là, eh bien, deux mains se plaçèrent sur les tours de sa tête, le forcèrent à se retourner sur le ventre, puis, on lui fracassa à plusieurs reprise la figure contre le sol dur. Au bout d'une dizaine de manœuvres, le berserker cessa et lâcha sa victime.
J'ango se mit aussitôt à ramper, le visage en sang et aveuglé par le flou rouge lui brouillant la vision. C'était le chaos dans son crâne. Le berserker brandit de nouveau son omni-gantelet et frappa cette fois-ci à l'arrière du crâne. La tête de J'ango partit droit vers le sol, tapant une dernière fois, puis, enfin, il cessa de bouger.

« Et encore un serre K.O. Un de plus. » gloussa le berserker nullement inquiet par l'agression qu'il venait de faire en public.



Ils avaient déboulés à deux dans ce secteur à la recherche d'autres Serres. Apparemment, selon ce qu'avaient lâchés les mercenaires ici et là, un de ces crevard aux peintures rouges avait été de mèche avec les accidents de ce soir, puisqu'il paraît que l'un d'entre eux aurait laisser ouverte à n'importe qui la porte de derrière de l'After-life. « L'entrée des artistes » comme on disait dans le jargon. Alors, aussitôt qu'ils avaient apprit la nouvelle, on avait commencé à chercher à choper tout les Serres possibles et imaginables pour les soumettre à un « examen » gentillet. Et pour le coup, J'ango et ses potes avaient été affecté à ce coin là.

« Et encore un serre K.O. Un de plus. » hurla Bragg.

J'ango était encore occupé de l'autre coté de la pièce, a tester les radios et vérifier que tout les systèmes étaient en état. Lui aussi avait son casque sur la tête. Pour être franc, il ne connaissait pas Bragg. Eux deux avaient été mit ensemble pour l'occasion mais ils ne s'étaient jamais vu auparavant. En fait, J'ango ignorait même la tête de Bragg. Ils portaient déjà leurs casques lorsqu'ils se sont aperçus.

« Super... Bon, tout à l'air en ordre ici. Les civils, dégagez ! Y'a rien à voir ! Allez, tu me le traîne vers la surface. Faut qu'on se bouge vers le centre de communication ! »

Il jeta un œil à celui que Bragg traînait et aperçut son visage. Alors, soudainement, J'ango cessa de bouger, se délectant soudainement de cette vision. Bragg était-il en train... De traîner... lui-même ? Le berserker regarda passer le krogan serre assommé et ensanglanté sous ses yeux de manière fixe.

« Un problème chef ? » demanda Bragg.
« Laisse tomber... J'ai cru voir quelque chose... »

Le sang lui avait probablement donné une fausse image. L'espace d'un instant, il avait été persuadé que c'était son sosie que l'on trainait.








Dernière édition par J'ango Garnar le Dim 11 Jan 2015, 17:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 31 Déc 2014, 01:25

Blackout


L'assaut.
   


Le trio avait rapidement et prudemment avancé au travers des quartiers menant vers le centre de communication, une bonne partie des civils qui avaient vu les enregistrements préféraient fuir à la vue des asaris qu’ils avaient reconnus grâce au peu de lumière ambiante. La porte suivante posait problème, malgré que les compétences d’Ish n’étaient aucunement mis en cause, ouvrir manuellement cette porte demanderai trop de temps et d’efforts.

- Je connais un racourcis.

Un bref coup d’œil à Ish confirma ses pensées, elles acquiescèrent et se mirent en marche derrière le Krogan. Durant le détour elle réfléchissait, cette étrange alchimie entre les deux asaris, elles se comprenaient d’un regard alors que concrètement elles ne se connaissaient que depuis peu de temps, mais au diable la quantité vu la densité de l’instant.

Ils passèrent une première porte désignée par Karrlog, chacun sa lampe torche allumée ils grimpèrent plusieurs étages d’un pas rapide pour s’arrêter devant une porte que Karrlog designa de nouveau.
- D’accord, pardon kyre.

Elle fit un pas de côté pour laisser sa comparse hacker le mécanisme, ce qui une fois fait, fit sursauter deux personnes à l’intérieur ce qui entraina un reflex de groupe, chacun pointant son fusil d’assaut, mitraillette et... lance grenade vers les deux jeunes asaris apeurées et peu vétues.

« On se calme les filles
- Karr ? C'est toi? demanda l'une d'entre elle d'une voix tremblante.
- Ouais. Vous inquiétez pas, on fait que passer. Alors la fenêtre...»

Il se dirigea vers une fenêtre très légèrement éclairée et se démerda pour l’ouvrir alors que Kyre.. Observait les deux asaris un instant avant de rejoindre Karrlog lorsqu’il ouvrit la fenêtre.

- Suffit de sauter au toit suivant, un peu en contrebas, là. Indiqua Karrlog en désignant la terrasse de l'immeuble d'en face, à peine visible d'ici.

Il y avait une certaine distance tout de même, mais Kyre avait déjà due faire des actions folles dans le même genre et puis elle ne voulait pas perdre plus de temps. Et puis dans le pire des cas, elle avait sa biotique. Mais Ish ne semblait pas avoir pensé à ce point-là et on pouvait lire son inquiétude sur son visage.
Karrlog fût le premier à s’élancer tel un boulet de canon grognant, l’atterrissage fût plus doux que Kyre ne l’aurait imaginé.
Elle passa outre la remarque de Karrlog, évidement que ce n’était pas compliqué ! tss..

- Pousse-toi, j’arrive !

Elle n’eut pas de mal à sauter et atterrir aisément sur le toit et se tourna, restant assez proche du bord cause d’un pressentiment. Le regard inquiet d’Ish en disait long sur son vertige.
Elle était longue.. Kyre tentait de la motiver sans parler trop fort.
Finalement elle vit l’asari sauter quelque peu maladroitement.. Et comme elle l’avait senti, elle n’y arriverait pas seule, heureusement elle était restée proche du bord et réussit à lui saisir les mains et l’aider à revenir sur le toit.
Elle prit une inspiration alors qu’Ish en tombait à genoux devant elle.

- J’aimerai bien que tu évites de mourir aussi bêtement ma belle.. Surtout dans cet état.. ce serait moche de mourir aussi sale, attend au moins de prendre une douche. Dit-elle avec une certaine ironie.

Pensant recevoir une salve de reproches ou de moquerie, elle fût bien surprise de se voir ainsi prise dans les bras sincères de l’asari.
« Hm. Je te revaudrai ça Kyre. Promis. »
« Bon, quand vous aurez fini vos câlins, je vous signale que le centre des communications d'Oméga est juste là-bas. On y est presque. »

La marche reprit à travers un bâtiment jusque dans les rues, cette fois quasiment désertes, un sentiment étrange naissait à l’approche du centre, un mauvais pressentiment. Au bout de la rue ils arrivèrent finalement à la porte du centre de communications. Visiblement la porte semblait piratable.

- Nous y sommes..
- Ouais.. Derrière, ça risque d'chauffer. Préparez vos derches, ôtez les sécurités de vos armes et donnez tout.
Kyre esquissa un sourire à ces paroles, elle sentait son cœur s’accélérer d’excitation et réfléchit rapidement à un plan d’attaque.

- Ish.. Lorsque la porte est piratée tu t’écartes sur le côté afin que Karrlog et moi puissions dégommer les premiers à l’arme lourde. Pour la suite.. On ne peut qu’aviser une fois que ce sera ouvert.
Elle s’étira brièvement les épaules et s’assura que son lance grenade était prêt alors qu’Ishra commençait à pirater le mécanisme. Karrlog était placé en face de Kyre, à moitié couvert par l’encadrement de porte de la même façon que Kyre.

Le léger son du déverrouillage sonna, l’hologramme devint vert et la porte s’ouvrit.

Jet de dés pour Kyre. (Reussite)
Jet de dés pour Karrlog. (Reussite)


Avec une parfaite synchronisation le Krogan et Kyre lancèrent une première vague meurtrière en tir croisés, induisant leurs ennemis a une certaine confusion, alors que les balles du Krogan avait réduit en charpie les corps des ennemis les plus proches, les grenades de Kyre sonnaient l’apocalypse du côté des ennemis embusqués. Cependant il était impossible de compter combien étaient tombés sous leurs tirs mais tout s'était passé en seulement quelques secondes.

- Karrlog ! Avance je te couvre !

Le Krogan ne se fit pas prier et se rua à l’intérieur en hurlant « JE SUIS UN KROGAN ! ET J’VAIS VOUS BOTTER L’CUL ! » Il fonça à couvert derrière un mur en brisant le casque et le crane d’un mercenaire avec un coup de boule amplifié de quelques mètres d’élan et rechargea son arme.

C’est là qu’on s’mare ! HAHA ! lança-t-il en activant ses munitions pénétrantes. Eh les filles ! Il leurs fit signe de prendre à gauche alors qu’il passerait à droite.

Kyre eut tout juste le temps de voir le signe qu’une rafale heurta la paroi du mur a quelques centimètres de sa tête. Elle se replia instinctivement derrière celle-ci et rechargea également plaçant ainsi toutes les grenades qu’elle avait récupérer. Elle réalisa également qu’elle avait vue plus d’une fois ses barrières cinetiques s’activer, elle allait devoir être prudente.

Ish ! Elle lui fit signe de la suivre et s’élança soudainement en créant une barrière biotique devant elle pour avancer jusqu’au mur de gauche, pendant ce temps le Krogan balançait des rafales pour les couvrir comme il pouvait.
Elles seraient à l’abri pour l’instant, Karrlog commençait maintenant à donner l’assaut de son côté, elles allaient devoir avancer par leur propre côté, prendre l’ennemi en pince, pour l’instant c’était le meilleur plan.
 






Dernière édition par Kyreshorl Venterra le Jeu 01 Jan 2015, 03:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 31 Déc 2014, 01:25
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Ven 02 Jan 2015, 22:46
Alessa fut profondément soulagée de découvrir à l’entrée de la rue l'Asari et ses deux gardes du corps krogan. Il devait s’agir de la dénommée Aliana dont Anton avait parlé plus tôt. Une chance qu’ils soient arrivés juste au bon moment. Sans eux, Alessa et les deux Butariens n’auraient sans doute pas survécu guère plus de quelques minutes de plus. La ruelle était après tout dans un sale état et les défenses de fortune derrière lesquelles les défenseurs s’étaient retranchés étaient complètement défoncées. Ils ne s’en étaient tous sortis que de justesse. Presque par miracle.

Alessa sortit de sa cachette sans cependant ranger son arme de poing qu’elle garda en main. Elle resta en retrait, à l’écart des nouveaux arrivants. Les renforts à qui elle devait d’être encore en vie n’étaient pas faits pour la mettre à l’aise. Elle restait dans le fond une fugitive. Quand bien même sur Oméga les « représentants de la loi » répondaient à une définition bien différente de celle en vigueur dans l’espace concilien, il n’en demeure pas moins que l’Asari était à présent conditionnée pour se tenir le plus loin possible d’eux et de la menace qu’ils représentaient pour elle. Elle reporta son attention sur le conduit de ventilation dans lequel avait disparu l’informateur d’Abel quelques minutes auparavant, mais celui-ci n’était toujours pas de retour. Le conduit était vide et sinistrement silencieux.

*Où est-il ?* se demanda Alessa, en proie à une certaine appréhension. Certes, l’orphelin aurait pu se jouer d’elle et prendre la poudre d’escampette sans demander son reste ni chercher à remplir sa part du marché passé avec l’Asari ; mais la jeune femme avait le sentiment qu’il ne s’agissait pas de ça. Elle avait peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. C’était comme une sensation de malaise impossible à refouler. La station était plongée en plein cauchemar et dans ces moments-là, les gens dévoilaient leur plus sombre visage. Elle ne voulait pas qu’il arrive quoi que ce soit de mal à cet enfant dont elle ignorait pourtant absolument tout… même le nom !

La voix d’Anton la ramena brusquement sur terre. Le Ravageur venait de faire remarquer à ses otages qu’il avait l’intention d’offrir à deux d’entre eux une porte de sortie. Était-il sincère ?

Cette remarque interpella Alessa. Cependant, elle ne dit rien. Cette histoire ne la regardait pas dans le fond. Elle se contrefichait royalement de ce qui pouvait arriver à ces arrivistes d’esclavagistes. Comme dit précédemment, elle ne portait pas ces individus exécrables dans son cœur. Si cela n’avait tenu qu’à elle, ils seraient déjà tous morts depuis longtemps. Mais elle n’était pas du genre à tuer pour le plaisir ou pour satisfaire un vulgaire caprice. Elle n’était pas une tueuse sanguinaire et dépourvue d’émotion. Elle n’avait jamais pris plaisir à ôter une vie – innocente ou non ; cela avait toujours été une nécessité découlant de la vocation qu’elle s’était choisie. Si elle devait arracher une vie, c’était avant tout pour en sauver le plus grand nombre ; jamais pour son profit personnel.

Mais Alessa ne s’intéressait déjà plus à la discussion. Son attention était entièrement focalisée sur son M-5 Phalanx dont elle vérifiait l’état au cas où elle serait amenée à devoir de nouveau en faire usage. De temps à autre, son regard se portait vers le haut en direction du conduit de ventilation dans lequel le jeune orphelin avait disparu voilà un petit moment déjà. Quand elle entendit Anton parler de dette de sang, elle reporta son attention sur lui et le vit sortir une arme de derrière son dos. D’un unique tir en pleine tête, le Butarien à la solde d’Aria abattit le leader turien dont le corps sans vie s’effondra au sol dans un bruit sourd en répandant autour de lui une sombre mare de sang bleu foncé.

Oméga dans toute sa splendeur. Si brutale. Si animale. Aucun procès ni jugement. Juste une sentence expéditive et définitive. Alessa se détourna du Butarien et des survivants. Elle était dégoûtée de cette manière de faire. Le Butarien était l’image même de la perversion de la station pirate. Il fit remonter à la surface de vieux souvenirs que la jeune femme aurait préféré oublier. Mais Alessa retrouva très vite le fil de la réalité en entendant les bruits de course de la montagne de muscles prenant la fuite. Jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, elle le vit disparaître au coin de la rue. Anton lui avait donc laissé la vie sauve à lui. C’était peut-être celui qui méritait le moins de vivre, selon Alessa ; pas après ce qu’il avait tenté de faire au jeune orphelin. Alessa reposa les yeux sur Anton au moment où celui-ci tournait la tête vers l’otage butarien. Il lui fit une proposition avant d’appuyer ses propos en exécutant de sang-froid le dernier otage – le dernier Turien encore en vie. Pas l’once d’une émotion. Rien.

— Nous perdons déjà trop de temps, reprit Anton en se tournant vers ses alliés. Aliana, amène les corps au centre de la rue dans un endroit clairement visible et bien éclairé par les écrans. Tous doivent voir ce qu’il en coûte de s’en prendre à nous. Je dois quitter cet endroit pour une durée inconnue. Je te laisse le commandement. Gardez la situation sous contrôle. (Il se tourna alors vers son homologue butarien et Alessa, qui se tenait toujours à l’écart – non loin du conduit de ventilation.) Gern, tu me suis, on va tenter de comprendre ce qui se passe ici. Toi l’Asari, tu fais ce que tu veux maintenant. Tu ne veux pas de notre aide, tant pis ; dès que le couloir sera libre, notre partenariat sera terminé. Pour l’enfant, je ne veux pas entendre une connerie de plus sur la dangerosité de rester avec moi. Il n’est pas un innocent, il comprend parfaitement la situation et je n’ai aucune raison de lui faire le moindre mal.

Alessa ne répondit pas. Elle se contenta de fusiller le Ravageur du regard. À quoi bon tenter de débattre avec un Butarien ? Ils étaient plus butés encore qu’un Krogan en pleine charge. Ils n’avaient que faire de l’avis des autres. À croire que seul le leur méritait d’être entendu et que leur volonté avait valeur de loi universelle. Ils étaient tellement hautains et imbus d’eux-mêmes. Comment le Conseil avait-il pu les tolérer aussi longtemps ? La meilleure chose que les Butariens avaient dû faire de leur vie avait peut-être été justement de tourner le dos au Conseil et de s’isoler complètement sur leur monde natal.

Aussi Alessa éprouva-t-elle un soulagement qu’elle ne prit même pas la peine de dissimuler lorsqu’elle entendit Anton dire que leur partenariat touchait bientôt à sa fin. Ce n’était pas trop tôt. La seule idée de savoir que dans quelques minutes elle pourrait tourner le dos au Butarien et l’oublier était des plus réconfortantes. La fugitive toujours en cavale n’était pas particulièrement rassurée à l’idée d’être aussi proche d’un pacificateur d’Oméga – autre qu’Abel bien sûr. Elle était à présent « programmée » pour rester éloignée des représentants de la loi. Qui plus est, la manière dont Anton se comportait avec elle n’avait fait que la réconforter dans l’idée que ce Ravageur était bien plus dangereux qu’il n’en laissait paraître de prime abord. Elle préférait mettre autant de distance que possible entre lui et elle dès que l’occasion se présenterait. Elle se doutait que si elle demeurait plus longtemps à ses côtés, les choses finiraient forcément mal pour elle. Elle espérait de tout cœur ne pas en arriver là.

Toujours sans répondre, Alessa se détourna du Butarien insupportable et reporta son attention sur la grille de ventilation. Toujours aucune trace du jeune garçon. Où était-il donc passé ? Pourquoi mettait-il autant de temps à revenir ? Avait-il rencontré des difficultés insurmontables ? C’est alors qu’un bruit de traction se fit entendre. Le métal grinça et gémit sous l’action de vérins hydrauliques invisibles et la porte s’ouvrit juste assez pour permettre le passage de deux individus avançant de front. Ce n’était pas grand-chose compte tenu de la taille de la porte, mais c’était toujours mieux que rien.

Au moins, la voie était à présent dégagée. Mais toujours aucune trace du jeune orphelin. Où était-il ?

— Voilà, votre porte est ouverte, souffla Alessa froidement en désignant du menton les deux battants entrouverts. C’est donc ici que nos chemins se séparent.

De toute évidence, elle n’était pas la seule à être soulagée de voir leurs chemins se séparer enfin. Elle ne perdit pas une seconde de plus et se mit en marche en direction du secteur suivant. Elle n’avait pas oublié son rendez-vous et pensait que si l’orphelin devait la rejoindre, il passerait plus volontiers par la porte ouverte plutôt que par le conduit trop étroit pour lui dorénavant. Alessa tenait à le remercier de lui être venu en aide. Avec ce qui venait de se passer, elle avait complètement oublié qu’elle attendait toujours des réponses de sa part. Du moment qu’il s’en sortait indemne, c’était le principal.

Au moment où l’Asari s’apprêtait à passer la porte et à entrer dans le secteur suivant, elle s’immobilisa net en entendant des bruits de poursuite au devant d’elle. Les ténèbres de l’autre côté du passage ne lui permirent pas de voir plus loin que les deux ou trois premiers mètres. Il faisait bien trop sombre. La fugitive ressortit donc son OmniTech et alluma la lampe torche intégrée avant de balayer les ténèbres afin de tenter d’en percer le voile obscur. De prime abord, elle ne remarqua rien. Mais les bruits de pas se firent de plus en plus proches et bientôt Alessa leva son arme devant elle en se préparant à faire feu si jamais les bruits de poursuite s’avéraient être une menace. Elle retint sa respiration.

Alessa sentit la pression retomber d’un coup quand elle vit le jeune orphelin surgir du passage comme si toute une meute de varrens s’était lancée à ses trousses. Il s’immobilisa à quelques pas de l’Asari et fit courir son regard partout autour de lui sans vraiment parvenir à l’accrocher sur quoi que ce soit. On aurait dit qu’il était paniqué et désorienté. Sa respiration était courte et saccadée. Il avait l’air tétanisé.

Alessa demeura sur ses gardes. Elle n’avait toujours pas baissé son arme. Elle pressentait que quelque chose n’allait pas. Elle n’aurait pas su dire quoi exactement, mais son instinct était persuadé qu’il allait se passer quelque chose. Et comme de fait : son jeune protégé baissa les yeux sur son bras gauche et écarquilla les yeux avant que ses genoux se dérobent sous lui. Il s’écroula comme au ralenti ; son corps tremblait et son visage se tordait de douleur.

Alessa se précipita en avant pour venir s’agenouiller aux côtés de l’enfant. Là, elle découvrit avec effroi le trou béant qui avait littéralement ravagé la clavicule et l’épaule du jeune garçon. Celui-ci se vidait de son sang sous ses yeux et déjà sa peau avait perdu presque toutes ses couleurs. Il tremblait comme une feuille dans les bras de l’Asari qui passa une main sur son front pour tenter en vain de l’apaiser.

— Que s’est-il passé ? demanda l’Asari sans vraiment attendre de réponse de la part de l’enfant. (Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule en direction d’Anton et de Gern.) L’un de vous a une dose de médi-gel sur lui ? (Aucune réponse.) Du médi-gel ? Avez-vous du médi-gel sur vous ?! s’exclama-t-elle.

L’un des deux Butariens hocha la tête et consentit à se débarrasser d’une dose de ce produit miracle à même de sauver la vie de l’enfant. Alessa s’en empara de sa main couverte du sang du jeune innocent et elle s’empressa de l’appliquer sur la blessure sanguinolente de celui-ci. Du moins, elle tenta. Mais le fait est que l’enfant se débattit et refusa de la laisser faire. Alessa se rendit alors compte qu’il essayait de parler. Anton retint sa main afin de l’empêcher d’administrer immédiatement le médi-gel au jeune garçon qui tentait de s’exprimer tant bien que mal.

— Mé…Ca… A… Tlaaa…

Alessa ne comprit pas ce que l’enfant avait essayé de dire ; et elle s’en fichait pour le moment. Quand elle vit son protégé tourner de l’œil et perdre connaissance, elle s’empressa de repousser Anton afin de pouvoir appliquer le médi-gel sur la plaie du jeune garçon afin de contenir l’hémorragie et faire en sorte qu’il ne continue pas à se vider de son sang. Ayant suivi une formation médicale, elle connaissait les propriétés miraculeuses du produit, mais elle savait aussi que rien ne valait une véritable opération chirurgicale en bonne et due forme. Mais faute de pouvoir conduire l’enfant blessé dans une clinique, au moins ses jours ne seraient pas comptés maintenant que le produit miracle commençait à faire effet.

Alessa n’était cependant pas soulagée. Maintenant qu’elle avait paré au plus pressant, elle repensa à ce que l’orphelin avait essayé de dire. Mais ses propos était à ses yeux sans queue ni tête. Entendant des voix s’élever dans son dos, elle surprit Anton et Gern en plein débat.

— Vous savez ce qu’il a voulu dire ? Mé… Ca… A… Tlaaa. Mé… Ca… Méca ? (Alessa fronça les sourcils.) Il parlait de mécas selon vous ? (Anton semblait d’humeur à vouloir continuer de l’ignorer.) Je vous ai posé une question. Qu’est-ce qui s’est attaqué à lui ? demanda-t-elle en désignant l’enfant inconscient. Était-ce un méca ? (La colère se faisait entendre dans la voix de l’Asari ; mais elle n’était pas vraiment dirigée contre Anton et son comparse. Elle en avait surtout après ce qui s’en était pris à l’enfant.)


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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Sam 03 Jan 2015, 17:39
Bon. Plus JAMAIS ! Mais plus jamais, je ne refais un saut du genre. Enfin à moins de travailler ma biotique pour amortir les chutes ou de m'acheter un jetpack ou une connerie du genre. Mais je m'en étais sortie en un morceau. C'était le principal !

Kyre et moi, nous avions donc suivi la direction de Karrlog. La rue était très silencieuse. Cela semblait presque surnaturel suite au vacarme ambiant qui régnait depuis le début du Blackout. Ce qui me fit tiquer d'avantage, ce fut de tomber sur une porte alimentée sans mon intervention.

Cela me fit froncer les sourcils. Étrange. Soit j'avais une collègue pas loin. Soit on approchait d'un secteur contrôlé par nos ennemis. Je penchais naturellement pour la seconde solution. Tout simplement, je préférai trop me méfier que pas assez. Question d'habitude dans mon milieu.

 Derrière, ça risque d'chauffer. Préparez vos derches, ôtez les sécurités de vos armes et donnez tout.

Bah ! Tu crois gros nounours ? L'inverse m'aurait vraiment surpris. Mais cela ne changeait rien au fait que l'on n'avait pas trop le choix. Et oui, j'allai préparer mon derche. Or de question qu'on l'abîme ! A vrai dire, cela faisait longtemps que j'avais ôter la sécurité de ma Locust. Depuis le saut en fait. Je l'avais remis pendant … cela aurait été bête d'appuyer sur la détente sans faire exprès non ?

- Ish.. Lorsque la porte est piratée tu t’écartes sur le côté afin que Karrlog et moi puissions dégommer les premiers à l’arme lourde. Pour la suite.. On ne peut qu’aviser une fois que ce sera ouvert.

Je hochai la tête. Un plan qui me convenait parfaitement! J'activai donc mon OmniTech pour vérifier déjà qu'il n'y avait pas de pièges à proximité. Un classique. Mais visiblement, ce n'était pas le cas. Il fallait dire, il était peu probable que les types derrière une porte s'attende à ce qu'on soit arriver par là ET qu'il y est une petite hackeuse asari dans le coin. Une pensée qui me fit sourire.

Quelques instants d'attente puis l'hologramme rouge passa au vert. Je n'attendis pas une seconde et me mis à l'abri derrière le mur sans prendre le temps de regarder ce qu'il y avait derrière la porte.

Jet de dé : Réussite

Je vis cependant Kyre et Karrlog avançaient en tirant avec leurs armes, provoquant un boucan indescriptible. De mon côté, j'en avais profité pour reprendre ma Locust a deux mains. J'entendis seulement le Krogan beuglait comme … bah un Krogan en fait.

Je rejoignis Kyre en tirant quelques salves. Je lançais une projection biotique sur quelqu'un que j'avais aperçu, sans vraiment voir si j'avais touché ma cible ou non. J'étais plus concentrée sur maintenir ma faible barrière biotique et éviter les tirs ennemis.

- Ish !
- Oui ? » demandai-je en me retournant vers elle.

Je n'eus pas besoin d'avoir d'explications, remarquant la protection biotique générée par Kyre. Je m'approchai donc d'elle et courut me mettre à l'abri. J'analysai rapidement la situation, pas trop non plus, on n'avait pas vraiment trop non plus l'occasion d'être tranquille avec les tirs et grenades qui fusaient dans tous les sens.

Mais au moins on avançait. C'était déjà ça. Et notre prise en tenaille semblait tout doucement porter ses fruits. Et nos ennemis s'en rendirent compte. Peut-être n'était-ce une impression mais … n'était-il pas en train de battre en retraite ?

HRP : Désolé, pas trop le temps de répondre pour faire plus et honnêtement je vois pas trop quoi ajouter =\




Dernière édition par Ishra T'Cyalii le Sam 03 Jan 2015, 18:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Sam 03 Jan 2015, 17:39
Le membre 'Ishra T'Cyalii' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Sam 03 Jan 2015, 18:06
Le plan s'était déroulé...avec brio. Se déclara Pralem Kas'moss juste avant l'explosion, le "Commandeur" était fier de son commando Butarien de la "mort". Car la mort avait fauché beaucoup et cela, en un court instant, mais rien n'était terminé et surtout, la mort n'avait pas terminé son oeuvre sur Oméga, ni le commando.
En effet, malgré les précautions prises par les quatre Butariens de garde, une grenade fut habilement placée peu après qu'ils eurent entendu le retentissement de retentissants explosifs. Malheureusement, deux des quatre qui étaient de la garde moururent frappé par l’explosion de la grenade, le dirigeant de ces Butarien su qu'il fallait agir, avant que d'autres projectiles n'arrivent, ses Butariens, réactifs, s'étaient déjà mis à couvert.


- « La mascarade est terminée, messieurs, écoutez ! Lors de l’attaque nous étions huit et quatre d'entre nous ont utilisé leurs deux grenades, donc les trois qui étaient avec moi en couverture de ceux qui lançaient les grenades, placez-vous prêt de moi ! Butariens, voilà le plan : les ennemis sont à couvert, mais nous ne connaissons pas leurs effectifs, pour autant ! Nous n'avons que deux portes de sortie ; la mort ou cette voie !Et je suis sûr que nous choisirons tous cette voie ! Alors, nous devons les déloger de leurs positions avantageuses ! Pour ce faire, moi et les trois autres, nous allons lancer nos grenades sur leurs positions ; il n'y a que peu de couvert pour eux, comme pour nous ! De là, ils devront mourir ou sortir de leurs couverts, et ils ne seront que des cibles faciles, le tireur d'élite ! Charges ton Kishock et dès qu'ils bougent de leur couverts, tu nous les harponnes ! » Il reprit sa respiration, un court instant avant de continuer rapidement.
- « Nous sommes dans une ruelle qui n'a que deux sorties, une proche sur le côté et une autre, droit devant et la majorité d'entre eux doit se trouver devant nous pour pouvoir utiliser le maximum de leur puissance de feu ! Quatre d'entre nous jettent une grenade pour les déloger, au moment où nous les jetterons ! vous quatre qui êtes encore en état, vous sortez de vos couverts et vous charges, feu à volonté ! la ruelle est étroite, mais vous pouvez avancer en marchant vite, ainsi vous serez quatre à faire feu sur ceux qui fuiront et l'on peut partir du principe que le tireur en aura un, il est expert pour ça.
Finalement ! L'ingénieur ! Tu sors du couvert une seconde avant l'arrivée des grenades, tu te baisses pour éviter de te prendre une balle des quatre alliés qui avanceront en te couvrant et en éliminant l'ennemi, tu coures et tu longes le mur sans faire feu jusqu'à ce que tu sois à couvert derrière le mur à l'intersection de la sortie sur le côté, là ! Il y aura un ou plusieurs ennemis qui auront dû bouger à cause des grenades, donc !
Ils seront à découvert... »
Exténué par ce qu'il venait de dire rapidement, il respira deux secondes, littéralement et reprit.
- « L'AT-12 Raider a deux tires en un chargeur et à courte portée, il est dévastateur ! Alors tu sors de ton couvert et tu canardes, tu tueras forcément quelqu'un, voir plusieurs personnes ! Ensuite tu lâches le Raider et tu prends ton pistolet exécuteur ; mortel à courte portée et sur des boucliers bas ou abaissés et tu défourailles ! Les quatre qui vont s'avancer, votre but est de tuer ceux qui ne seront pas à couvert et de rejoindre au plus vite le couvert, nous les lanceur de grenades vous rejoindrons ce qui nous donnera la possibilité d’être 10 à faire feu dans une ruelle étroite, ce qui devrait suffire ! » Pralem Kas'moss, souffla, il en avait dit beaucoup en peu de temps, mais c'était nécessaire quand on était dans la situation où ils étaient.

- « Prêt ? Grenades en main ! Un...deux...trois...lancer ! » Maintenant, advienne que pourra pensa le Butarien pendant que les grenades suivaient leurs destinées et que l'ingénieur sortait de son couvert.


« En les noms de paix et d'égalité, nous nous unissons en une fraternité. En le but de préserver ces idéaux de tous les maux ! allons-nous tenir notre rang, et combattre ? »
Argonar Dal'Shan, 2191, Discours d'investiture au rang de Galant'ark de l'Hégémonie Butarienne, final marquant la nouvelle inflexion idéologique gouvernementale.

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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Lun 05 Jan 2015, 16:49
« Voilà, votre porte est ouverte, C’est donc ici que nos chemins se séparent. »

A peine venaient-ils d’atteindre la porte que déjà l’asari reprenait son allure méprisante, néanmoins raffermit par une point de haine. Anton observa le regard froid de sa coéquipière de fortune et y décela quelque chose d’autre, du dégout. Le butarien ne put s’empêcher de sourire à pleines dents, il comprenait qu’elle le détestait ou tout du moins ne le supportait pas et il semblait que les récentes mises à mort n’avaient pas améliorée la chose.

« Très bien asari, je ne vous force pas à agir pour le bien d’Oméga, je m’en voudrais de vous faire perdre ainsi votre temps précieux. »

Ainsi répondu, le ravageur indiquait clairement qu’ils en avaient fini et qu’il se moquait très fortement de ce qu’elle pensait être la vraie justice et lui montrait qu’au final elle ne valait pas mieux à se cantonner à son désir égoïste. Même si Anton se doutait bien que tout cela passerait au-dessus de la tête de cette asari déconnectée des réalités. Aussi le butarien laissa la biotique partir en avant pour gagner la porte plongée dans le noir le plus absolu. Le ravageur laisserait l’asari prendre de l’avance et suivrait derrière laissant ainsi les potentiels dangers tomber sur celle-là même qui se trouvait si supérieure aux autres, cela ne lui ferait pas de mal si elle en réchappait.

Mais avant de pouvoir commencer à suivre la jeune biotique, Gernlo apparut à la gauche de son vieil ami.

« Aliana a trouvé ce qu’elle cherchait mais il semblerait que le turien ne revienne pas de sa surveillance des vortchas. Comment on s’organise ? »

Anton soupira, un problème de plus à ajouter à la liste.

« Dit lui de prendre les deux krogans et de partir à sa recherche, il doit se trouver près du dépôt d’arme sur la gauche. S’il ne s’y trouve pas qu’elle regagne la ruelle et s’y barricade, qu’elle fasse de même au moindre problème dans la rue. Dans le cas où elle le retrouve, qu’ils s’équipent au maximum dans le dépôt d’arme et reviennent ici. Toi et moi allons continuer, il faut découvrir ce qu’il se trame ici, et vite. »

Gernlo acquiesça et s’en retourna transmettre les ordres au reste du groupe, c’est alors qu’Angéline réapparut, de derrière les deux krogans et gagna la position du ravageur.

« Je viens. Si je reste ici je ne ferais qu’empirer la situation, on a déjà dut se débarrasser de deux humains qui ont tenté de me … de m’agresser. Si je reste je ne serais qu’une gêne. »

Anton se retint de ne pas confirmer et se dit qu’elle n’apportait pas plus au groupe en continuant avec eux. Au fond il serait peut être utile d’avoir une troisième personne même si celle-ci ne semblait guère s’y connaître en combat. Au pire elle pourrait servir de médecin vu qu’elle semblait s’y connaître un minimum. Toutefois il faudrait la surveiller.

« Bien, on avance alors. » Le butarien éleva la voix de manière à être facilement compréhensible « Gern on y va, prépare toi on ne sait pas ce qui nous attends. »

Puis sans attendre le ravageur gagna à grande enjambée le couloir totalement dépourvu de la lumière des écrans. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que quelque chose ne tournait pas rond. En effet le petit groupe rattrapa rapidement l’asari et la retrouvèrent penchée sur le corps d’un jeune enfant, qu’il fallut plusieurs secondes au butarien pour le reconnaître, le gamin des rues, l’indic d’Abel.

Le jeune humain gisait dans une flaque toujours plus importante de ses fluides corporels et semblaient plus mort que vivant, se contentant de psalmodier une espèce de mantra difficilement compréhensible au travers de ses éclaboussures de sang mélangés à de la bave qui lui jaillissaient de la bouche à rythme régulier. L’asari, elle, semblait bouleversée et se contentait d’appeler à l’aide, demandant à ceux-là même qu’elle méprisait de lui venir en secours, demandant aux bourreaux de devenir ses sauveurs. L’ironie de la situation ne manqua pas de faire sourire une nouvelle fois Anton.

Le ravageur fit signe à Gernlo de répondre aux demandes de la biotique et se contenta de surveiller les alentours, ce qui avait fait ça devait posséder une sacré puissance de feu au vu de la blessure, cela ressemblait à un tir perforant haute vélocité, des munitions rares et chères, et surtout des munitions destinées à des calibres conséquents, en gros la pire des situations dans un couloir de ce type.

« Vous savez ce qu’il a voulu dire ? Mé… Ca… A… Tlaaa. Mé… Ca… Méca ? Il parlait de mécas selon vous ? Je vous ai posé une question. Qu’est-ce qui s’est attaqué à lui ? » Demanda-t-elle en désignant l’enfant inconscient. « Était-ce un méca ? »

Anton resta quelques instants silencieux à observer l’état de santé de l’humain se stabiliser, puis dédaigna enfin regarder l’asari à genoux.

« Un méca atlas, une saloperie de Cerberus. »

Anton fronça ses quatre sourcils et scruta autant que possible les ténèbres environnantes. Rien ne semblait troubler le calme apparent et de toute manière le méca aurait tiré bien avant s’il se trouvait là, il devait se tenir en embuscade plus avant.

« Bien, Gern équipe toi de ton AT-12, équipe les balles perforantes. Angéline tu restes auprès du gosse humain et assures-toi qu’il survive. » Puis le ravageur revint à l’asari « Toi je suppose que tu veux continuer malgré tout, ou peut être veux-tu venger le gosse, alors suis nous et obéis aux ordres. J’ai déjà combattu ces saloperies à trois occasions et ils sont extrêmement difficiles à vaincre. »

Anton ne laissa pas le temps à la biotique de se plaindre et sortit son kishock, le butarien activa le tir sans relâcher la pression lançant l’affinage du cristal servant de projectile.

« Bon voilà le plan. Il faut d’abord trouver la position du méca d’assaut, pour cela nous devront agir à découvert. L’asari tu maintiendras une barrière biotique, cela devrait tenir la première slave de tir, ensuite lorsqu’il termine de lâcher son missile qui conclue invariablement son premier chargeur, tu relâches tout et Gern et toi faites feu autant que possible en visant le bras droit qui détient la mitrailleuse. Lorsque le bouclier se fragilisera cela créera une dépression qui le fera tituber l’empêchant de se servir de ses armes, à ce moment-là je m’occupe du reste. Bien en avant, la biotique tu pars en tête. »

Le butarien attendit donc quelques secondes que l’asari obtempère non sans un lourd regard emplit de reproches et de suspicion, puis il suivit la biotique qui gagna petit à petit en assurance. La seule lumière qui leur servait était donc celle de leur omnitech et elle servait tout juste à éclairer quelques mètres en avant se perdant dans les tréfonds qui semblaient infinis d’un couloir profondément monotone. Pourtant il ne leur fallut guère attendre pour gagner ce qui ressemblait à une pièce, les murs latéraux s’élargissant sans prévenir. L’embuscade devait donc se dérouler en cet endroit.

Anton fit signe au groupe de faire halte, et même l’asari obtempéra malgré son comportement rebelle habituel. Un regard appuyé du butarien suffit à se faire comprendre de la biotique qui activa sans coup férir sa barrière. Gernlo colla l’asari et tous deux avancèrent promptement pour gagner l’entrée de la pièce de tous les dangers. Il ne fallut attendre que quelques mètres pour entendre le cliquetis clairement reconnaissable d’un gros calibre se mettant en branle. Puis sans laisser le temps de réagir un déluge de feu s’abattu sur la barrière qui vibra violemment mettant la biotique à genoux.

Le ravageur sortit de sa cachette mais se tint, toutes lumières éteintes, à l’entrée loin des rafales, le sniper attendait son heure patiemment sans frustrations ni peurs. La barrière elle continuait à encaisser l’Armageddon sans flancher, puis un dernier tir vint heurter la boule d’énergie pure. Le méca gronda sa rage en piétinant de sol puis entreprit son caractéristique pas en arrière qui signifie la roquette finale. Le ravageur espéra que la biotique avait des capacités à la hauteur de sa grande gueule et se mit en position de tir.

La roquette traversa la salle à une vitesse extraordinairement lente aux yeux entrainés du butarien qui eut l’impression de voir le temps se figer le laissant admirer la grandeur et la toute-puissance du méca atlas cette arme d’élite de Cerberus le groupe honnie. Heureusement pour le groupe, et surtout pour l’asari, la roquette explosa contre le bouclier le soufflant mais sans causer le moindre dégât aux deux résidants de la bulle biotique. Ces derniers firent alors feu sans coup férir et livrèrent un véritable déluge sur l’armature de guerre qui encaissa sans problème la chose.

Alors que la situation commençait à devenir dangereuse, le méca se préparant de toute évidence à reprendre ses tirs, le moment tant attendu intervint subitement. Ce fut le bruit grinçant d’une porte mal graissée qui donna le premier indice, puis l’atlas tituba reculant de deux pas perdant la capacité de tirer pendant quelques secondes. Anton attendait encore quelques rafales de plus, lorsqu’il capta enfin l’apparition d’une petite pellicule bleutée entourant tout le méca qu’il sut que le bouclier atteignait sa limite. Le butarien lâcha alors son projectile mortel qui traversa la pièce à toute vitesse traversant les vestiges du bouclier, puis percuta la vitre du pilote la traversant comme s’il s’agissait d’une feuille de papier touchant alors la tête du guerrier engoncé dans l’armure le tuant sur le coup.

Le méca cessa tout mouvement hostile se contenant de se repositionner en position de repos. Anton lâcha un soupir de soulagement et mais ne lâcha pas son arme, il pouvait y avoir bien plus qu’une seule unité ennemie dans le coin. Par contre une horde de questions lui emplirent l’esprit. Que venait faire un méca atlas sur Oméga ? Pourquoi attendait-il ici en embuscade ? etc, … .

Le ravageur pensait déjà connaître un début d’explication, mais cela expliquait-il vraiment tout. Le méca atlas était sûrement une unité récupérée quelque part, peut-être même sur Oméga directement, nombre de mécaniciens avaient récupérés des éléments de Cerberus après la guerre. Pour la raison de l’embuscade ce devait être lié à la situation générale sinon pourquoi bloquer cet endroit ? A moins que ce ne soit la cache d’une gang ou groupe particulièrement désireux de garder ce passage secret. Il lui fallait plus que ça pour répondre à toutes les questions qui s’enchainaient et la situation n’avait pas vraiment le luxe de donner beaucoup de temps.

Anton se tourna vers ses deux compagnons de voyage et leur lança d’une voix ou pouvait se deviner un soupçon d’allégresse, dû à la joie de pouvoir se défouler une nouvelle fois.

« Bien je vais essayer de trouver quelque chose d’intéressant sur le pilote du méca. Maintenant il reste deux possibilités, tu continues tout de même toute seule et tu t’occuperas de tous les dangers potentiels sur la route, seule. Soit tu changes d’avis et nous continuons plus avant gagnant ainsi plus de chance de survivre à cette journée. »

Le ravageur posa son regard d’acier dans celui de la biotique lui montrant tout le sérieux de la situation, toute trace de joie évaporée.

« Tu devrais peut être te dépêcher de choisir, de toute manière il n’y a qu’un chemin existant alors c’est soit continuer en groupe soit en différé. »


Je suis la fille d'Anton Ardak. Et accessoirement, reine pirate profitant actuellement de ses congés.
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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Mer 07 Jan 2015, 13:22
Alessa garda un moment les yeux rivés sur son jeune protégé. Elle était parvenue à stabiliser son état. Ses jours n’étaient plus vraiment en danger ; néanmoins, un petit séjour dans un centre médical ne lui ferait pas de mal. Mais dans l’immédiat, elle était soulagée de savoir qu’il vivrait. C’était une excellente nouvelle. Mais celle-ci laissa rapidement place à une certaine amertume.

*Qu’est-ce qui a bien pu s’attaquer à lui avec une telle force de frappe ?* se demanda-t-elle.

C’est là qu’elle avait repensé aux propos incohérents du jeune garçon et demandé des explications aux deux Butariens qui l’avaient rejointe entretemps et grâce à qui elle avait pu sauver la vie du petit. Eux avaient l’air de savoir de quoi il était question. Et comme de fait, Anton finit par lui répondre :

— Un méca Atlas, une saloperie de Cerberus.

Cerberus. Un nom auquel elle-même n’avait pu échapper durant toutes ces années de cavale. Dans le genre xénophobes, on ne pouvait pas les égaler. Ils avaient beaucoup fait parler d’eux surtout durant les événements propres à la légende du Commandant Shepard – principalement durant la guerre contre les Moissonneurs donc. Alessa n’avait pas eu la « chance » de les rencontrer en personne ; même si à une ou deux occasions, elle avait manqué croiser leur route durant son exil de la Grande Guerre. Mais elle connaissait suffisamment bien leur mauvaise réputation pour savoir à quoi s’en tenir. Apprendre que l’un de leurs mécas d’assaut faisait feu sur tout ce qui bouge au-delà de cette porte n’était guère une bonne nouvelle pour qui que ce soit : pour elle comme pour les deux Butariens ou l’orphelin.

— Bien, reprit alors Anton, avec l’autorité d’un chef d’équipe. Gern, équipe-toi de ton AT-12. Équipe les balles perforantes. Angéline, tu restes auprès du gosse humain et assures-toi qu’il survive. (Il se tourna vers l’Asari avant d’ajouter.) Toi, je suppose que tu veux continuer malgré tout ? Ou peut-être veux-tu venger le gosse ? Alors suis-nous et obéis aux ordres. J’ai déjà combattu ces saloperies à trois occasions et ils sont extrêmement difficiles à vaincre.

Alessa arma son M-5 Phalanx avant de répondre froidement à Anton :

— Bien sûr que je viens avec vous. La donne a changé après ce qu’ils ont fait à ce gosse. Ils ne vont pas s’en tirer aussi facilement, c’est moi qui vous le dis. (Elle marqua une pause avant d’ajouter.) Et arrête un peu de monter sur tes grands chevaux. Je dois avoir facilement bien plus du triple de ton âge et j’ai longtemps servi dans la Milice. Je sais obéir aux ordres. Tu n’as aucun souci à te faire à ce propos.

Mais de toute évidence, le Butarien était bien trop buté pour avoir seulement pris la peine de l’écouter. Mais comme il l’avait dit : lui avait déjà affronté un de ces… mécas Atlas. Il avait donc plus d’expérience qu’elle en ce domaine. Le mieux qu’elle pouvait faire donc, c’était de suivre ses directives. Néanmoins, s’il se révélait incapable de gérer la situation, elle se ferait une joie de le remettre à sa place. Elle avait fait un effort pour œuvrer de concert avec lui alors que lui se révélait être toujours une tête de con.

Sans perdre un instant, le Ravageur se lança alors dans un briefing improvisé. Ses propos ne semblant pas trop tirés par les cheveux, Alessa prit soin de les écouter attentivement. En effet, il avait l’air de bien s’y connaître sur le sujet et son plan avait toutes les chances de fonctionner. Il attendait d’elle qu’elle se serve de ses capacités biotiques pour assurer la protection de Gern tandis que tous deux attireraient l’attention du méca. Le but de la manœuvre étant de résister à ses assauts le temps qu’il soit forcé de recharger ; ainsi s’offrirait à eux une opportunité de contre-attaquer. Alessa et Gernlo devraient alors faire en sorte de vider les boucliers cinétiques du titan de métal afin de permettre à Anton de finir le travail en lui donnant le coup de grâce. En somme : rien de bien compliqué. Juste du travail d’équipe.

Alessa avait bien compris le plan. Elle se répéta mentalement les différentes étapes et hocha finalement la tête pour indiquer à Anton qu’elle avait tout compris. La jeune femme ne tint pas compte du regard lourd de reproche et de suspicion que le Butarien braquait sur elle. Elle était une professionnelle. Elle irait jusqu’au bout de cette mission et ferait ce qu’elle avait à faire sans faire entrer en ligne de compte ses différents et ses a priori concernant les Butariens – et celui-ci tout particulièrement. Si Anton était incapable de faire passer les intérêts du plus grand nombre avant les siens, qu’il ne vienne surtout pas lui reprocher à elle l’échec de cette mission. Il risquerait alors de passer un sale quart d’heure.

— Mettons-nous en route, souffla la jeune femme en voyant que le leader n’avait rien d’autre à ajouter. Il n’y a pas une seconde à perdre.

Il n’échappa pas à la créature exotique qu’on prenait soin de la laisser passer devant. Typiques de ces crétins à quatre yeux tellement imbus d’eux-mêmes. Tous des grandes gueules – sans exception – mais pas un pour rattraper l’autre. Aussi ne s’en formalisa-t-elle et poursuivit-elle sa route en silence. On y voyait rien dans ces ténèbres que seuls leurs OmniTechs parvenaient à percer sur quelques mètres. La lumière n’étant pas encore revenue, cela n’avait rien d’étonnant. Et aucun panneau publicitaire en vue dans cette section de la station. Mais très vite – seulement quelques minutes de marche silencieuse – de la lumière s’éleva au bout du corridor ; une lumière clignotante, comme dans la rue qu’ils venaient de quitter quelques instants plus tôt. Il devait y avoir des panneaux publicitaires plus avant.

Alessa s’immobilisa à l’entrée de la zone mieux éclairée. L’heure était venue de se regrouper avant de passer à l’action. Son entraînement militaire était comme gravé dans sa chair ; elle retrouvait ses vieux réflexes de travail d’équipe avec une facilité déconcertante. Elle n’eut même pas besoin du signal que fit le meneur pour s’arrêter avant de pénétrer sur le champ de bataille. Anton se tourna alors vers elle et la regarda fixement sans dire un mot. Il n’en fallut pas plus à la jeune femme pour comprendre : on active la phase un de notre plan. N’oubliez pas ce que vous avez à faire.

Aussitôt, un écran invisible se dressa autour de la jeune femme et du Butarien qui l’accompagnerait en première ligne afin d’attirer les tirs du méca pendant que le meneur demeurerait en retrait à attendre le moment opportun pour mettre hors d’état de nuire le monstre d’acier. Faire confiance à un Butarien était une première pour Alessa ; mais vu les circonstances, eux aussi avaient tout intérêt à remplir leur part du marché au risque de voir tout le monde y laisser la vie. La confiance était donc de mise.

Alessa fit signe à Gernlo pour s’assurer qu’il était prêt à se mettre en marche. Celui-ci lui rendant dans la foulée son signe, la jeune femme se mit en mouvement sans perdre un instant. À peine se furent-ils tous deux glissés dans la salle où se tenait en embuscade le méca Atlas que ce dernier ouvrit le feu sur eux sans la moindre hésitation. La première salve de tirs ébranla la barrière dont la consommation en énergie arracha un cri à Alessa en l’obligeant à mettre un genou en terre. Mais la jeune femme tint bon et la barrière aussi. Puisant au fond d’elle-même, la jeune femme se concentra et fit tout son possible pour renforcer le mince voile d’énergie noire qui les protégeait d’une mort certaine. Lentement, mais sûrement, Alessa se redressa en parvenant à maintenir sa protection active.

— Attention, il prépare sa roquette ! hurla Gern en se baissant.

Alessa se tint prête à encaisser cette ultime attaque. D’après le plan d’Anton, le missile était la dernière attaque du titan d’acier avant qu’une ouverture pour contre-attaquer se présente à eux. Ce n’était pas le moment de flancher et de tout fiche à l’eau. La combattante serra donc les dents et se tint prête.

Concentrée, elle n’entendit pas la roquette fendre l’air dans sa direction. Néanmoins, elle sentit bel et bien le choc lorsque celle-ci vint percuter de plein fouet la barrière biotique en explosant à l’impact. Le dôme d’énergie tint le choc suffisamment longtemps pour absorber la détonation et son onde de choc, mais à bout de souffle, Alessa ne put le maintenir plus longtemps et le voile se dissipa complètement, faisant ainsi de Gern et elle des cibles faciles à abattre. Heureusement, l’Atlas était réduit à l’impuissance. Il ne pouvait plus faire feu avant d’avoir rechargé. Le moment était venu de contre-attaquer.

Gern ne perdit pas un instant. Alessa, elle, eut besoin de quelques secondes pour recouvrer toutes ses facultés. Elle se sentait vidée de sa démonstration de force. Ce qui n’était pas rien pour une Asari. Elles étaient naturellement biotiques et il fallait vraiment le vouloir pour réussir à les mettre KO à cause d’un usage abusif de leurs capacités biotiques. S’étant ressaisie, Alessa ouvrit également le feu sur le méca. Les premiers tirs s’écrasèrent sur les boucliers cinétiques sans faire le moindre dégât. Mais c’était bien le cadet de leurs soucis. Leur mission principale était de vider le plus rapidement possible ces mêmes boucliers afin de permettre à Anton d’abréger les souffrances de la créature de métal.

— Allez ! Crève ! vociféra Gern.

Cela durait depuis trop longtemps déjà. Alessa n’était peut-être pas très au fait du fonctionnement de ce genre de méca d’assaut, cependant, elle doutait qu’il faille plus de temps pour recharger une arme. Aussi l’Atlas n’allait-il sûrement pas tarder à refaire feu incessamment sous peu. Hélas, elle doutait de pouvoir parvenir à générer une nouvelle barrière suffisamment résistante pour encaisser une seconde roquette. C’était maintenant ou jamais… Et comme de fait : une aura bleutée scintilla un instant autour du méca et les boucliers vidés tombèrent en rade, faisant du pilote de l’Atlas une cible vulnérable.

Gernlo et Alessa s’étant arrêtés de tirer comme un seul homme en voyant les boucliers de leur ennemi tomber à plat, ils perçurent très clairement le tir unique et mortel qui arracha la vie au soldat pilotant cette machine de destruction massive. La vitre qui protégeait le cockpit se fendit et l’Atlas se remit en position de repos moins de quelques secondes plus tard. Tout était terminé. Ils avaient survécu.

Alessa se laissa alors tomber au sol en soupirant d’aise. Elle était complètement vidée. Il lui faudrait un petit moment pour se remettre de ses émotions. Gern pendant ce temps-là demeura sur ses gardes au cas où le méca n’aurait pas été seul. Mais Alessa doutait qu’il y ait d’autres ennemis. Le méca était une arme dont on ne pouvait pas se séparer à la légère – vu sa valeur stratégique. S’il avait eu des renforts, ces derniers auraient sûrement donné leur vie pour protéger la bête d’acier et l’empêcher de tomber au combat. Alors de toute évidence, ils n’avaient rien à craindre dans l’immédiat. Du moins… pas tant que les responsables de toute cette pagaille ne se seraient pas rendu compte qu’ils avaient perdu leur arme de destruction massive.

Alessa entendit la voix lointaine d’Anton ; mais elle ne l’écouta pas vraiment. Mais à la manière dont il insistait, elle comprit qu’il lui parlait à elle.

— Maintenant, il reste deux possibilités : tu continues tout de même toute seule et tu t’occuperas de tous les dangers potentiels sur la route, seule ; soit tu changes d’avis et nous continuons plus avant en gagnant ainsi plus de chances de survivre à cette journée. (Il la fusilla du regard un moment.) Tu devrais peut-être te dépêcher de choisir ; de toute manière, il n’y a qu’un chemin existant, alors c’est soit on continue en groupe, soit en différé.
— Ne t’ai-je pas déjà dit de descendre de tes grands chevaux ? demanda froidement la jeune femme, tout en se remettant maladroitement debout. (Elle tituba un instant mais retrouva très vite l’équilibre. D’ici quelques minutes, tout devrait être rentré dans l’ordre ; du moment qu’on ne lui demandait pas d’affronter un second méca Atlas.) Continuons ensemble. Au point où on est, il est trop tard pour faire machine arrière. Et puis tu l’as dit toi-même : c’est soit je vous aide, soit je continue seule. Or je ne suis pas vraiment en état de poursuivre ma route seule dans l’immédiat. Alors tout le monde y gagne. (Elle observa un moment le Butarien en silence.) En route. Avant que je ne change d’avis…

Récupérant son arme qu’elle avait laissée au sol, la fugitive en cavale se remit en route d’une démarche un peu bancale. Mais rapidement, elle retrouva son assurance et parut de nouveau fraîche comme une rose. Mais ce n’était qu’une façade. Seule, elle n’aurait pas survécu cinq minutes de plus sur Oméga… Heureusement, elle avait les deux Butariens pour veiller sur elle en attendant d’aller mieux.

Dépassant le méca au repos qui ne semblait finalement plus si effrayant que ça, Alessa découvrit dans son dos une porte. Celle-ci n’avait absolument rien à même de retenir l’attention. Aussi la fugitive eut une seconde d’hésitation en la découvrant. Le méca protégeait-il cette entrée où s’était-il mis là juste en face de l’accès pour simplement avoir une ligne de mire directe sur ceux qui viendraient du couloir d’en face ? Un simple coup d’œil aux environs lui assura que la porte avait son importance. Si le méca l’avait voulu, il aurait pu s’abriter plus loin et avoir plus de chances de tenir face à un commando aussi bien préparé que le leur ; donc non, il ne pouvait être là que pour cette porte. Où menait-elle ?

Alessa fut rejointe par ses deux compères de fortune. Elle leur désigna la porte face à elle.

— On dirait que l’Atlas montait la garde devant cette porte. Vous savez où elle mène ? (Les Butariens avaient beau avoir fait d’Oméga leur lieu de résidence, ils ne semblaient pas savoir sur quoi donnait la porte devant eux.) L’un de vous aurait-il l’obligeance de bien vouloir nous ouvrir la voie ? demanda-t-elle. Plus vite nous en aurons terminé ici, plus vite je pourrais retourner à mes affaires et vous aussi.


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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Dim 11 Jan 2015, 14:06
- Crève, s'il te plaît.

Ces mots furent les premiers de Kaijin une fois que son camouflage fut rompu. Ces paroles avaient été adressées à un butarien qui avait maintenant une OmniLame en travers du crâne. Ce cadavre tout chaud avait attiré l'attention de Kaijin, de par son armure et ses actes. Selon Kaijin c'était un ravageur, chose dont il fut certain en entendant les paroles que le gardien de la paix était en train de crier à une jeune asari, qui avait un visage défiguré par les coups et la peur. Le ravageur criait à la demoiselle qu'il allait la purifier du mal, Kaijin comprit de quelle purification il parlait en voyant les fesses du « purificateur » à l'air. Tout de suite. Les grands moyens.

Bien que Kaijin n'ait rien contre les viols. Là, ça lui semblait marrant d'intervenir. Ceci entraînant cela, le butarien ne pourrait laver cette demoiselle de ses crimes, qui étaient certainement atroces, c'est vrai, une adolescente asari c'est vraiment dangereux ! Oh la la. L'asari encore sous le choc s'était laissée tomber contre le mur. Elle qui croyait devoir la vie à ce quarien devant lui, elle l'aurait sûrement pensée jusqu'au bout si elle n'avait pas fini le crâne explosé contre le sol par un bras de galarien, entraînant ainsi, sa mort. Une flaque poisseuse et bleutée coulait de son crâne. Kaijin, haletait, satisfait malgré tout.

Lorsqu'il s'était amusé à écraser le crâne de la bleu, son rire avait envahit l'espace dans lequel il était, le temps d'un instant. Il inspira et laissa tomber ces fesses au sol, satisfait. Il attrapa le corps du ravageur pour le palper. Et pour une fois, ce n'était pas que sexuel. Il put recueillir trois grenades de plus. Des grenades qui n'étaient pas liées entre elles, c'était de l'or en barre. Ça lui faisait un stock de neuf grenades, dont six attachées. Il allait semer le chaos. Kaijin rangea les trois grenades dans une poche. Ramassant le bras, puis, une fois debout, il gambada dans le noir à la recherche de quelque chose d'intéressant.

Jusqu'à trouver des escaliers. Il s'y engouffra grimpant ainsi d'un étage, après plusieurs minutes. Il se fit la réflexion que passer d'un étage à un autre via un escalier sur cette station était une sorte d'épreuve. C'est ainsi, qu'essoufflé et gluant de transpiration sous sa combinaison, il s'extirpa de l'obscurité. Le quarien débarqua dans un couloir illuminé de lumières provenant de différents panneaux de publicités qui diffusaient des images filmés tant la station montrant le chaos et la violence qui régnait. Certain les aurait trouvées atroce. Pas Kaijin, lui, il trouvait ça assez amusant et malin. Cependant, il s'indigna de ne pas s'y voir.

- Il ne montre pas les vraies actions ! Les belles actions ! L'art de la mort ! Raaaaaah !

Il haussa les épaules et soupira avant de se remettre en route en chantonnant. Tout en tentant se remémorer les images. Aucune ne l'avait particulièrement marquée, donc, il tentait de s'en rappeler avec le plus de précisions possibles. Sa réflexion prit fin lorsque des coups de feu parvinrent jusqu'à ses tympans. Par réflexe, il se jeta au sol. Chose débile. Tout était vide ici. Les caméras de surveillance, si elles étaient encore état, avaient put voir un quarien se jeter au sol avec véhémence. Apparemment, la bataille en cours se déroulait juste devant lui. Sa curiosité et sa folie meurtrière prirent le dessus sur sa prudence et son instinct de conservation, il se releva et se mit joyeusement en route.

Les coups de feu se faisant de plus en plus bruyant, le casqué décida de se coller contre un mur et de la longer pour observer la scène, entre-temps les coups de feu cessèrent. Parfait ! Il distingua trois silhouettes, deux asaris, un krogan. Ces gens lui disaient quelque chose, mais il n'aurait pas su dire quoi. Il haussa les épaules, se disant que ce n'était pas grave. Il se mit à marcher vers eux, il activa son camouflage lorsqu'il fut suffisamment près pour lancer le bras du galarien jusqu'à leur dos. Ainsi, s'ils se retournaient, un bras de galarien serait à leurs pieds mais celui qui l'aurait lancé aurait disparu.

Enfin, presque. Après avoir lancé son ''arme'', il passa discrètement à côté d'eux pour entrer dans la salle. Kaijin désactiva son camouflage s'évapora dès qu'il fut près des commandes du centre de communication.

- Salut salut. Comment ça va par ici ?

Tout en parlant, il commença à faire passer une grenade d'une main à l'autre. Inutile de dire que le moindre mouvement offensif des opposants provoquerait une explosion qui ferait des dégâts assez embêtant.

- Dîtes-moi, si cette salle est détruite, c'est grave ?

Il dévoilerait sa ceinture d'explosif à ce moment-là, en ricanant, comme à son habitude. C'était Kaijin.




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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Dim 11 Jan 2015, 21:10



Blackout

"...Ca va être tout noir !..."


J'ango Garnar.
Grégoire baissa la tête pour observer la dite arme dont parlait J'ango. Sérieusement, qu'est-ce que ce Krogan voulait que le technicien fasse avec cela ? Bon, la réponse se trouvait dans la question. De la part d'un Krogan, ça laissait peu de doutes. De toute manière, c'était Sorz qui la possédait. Ce Vortcha, en plus d'être son ami, était son arme. Son moyen de se défendre. Ca ne fonctionnait pas envers et contre tout, mais c'était largement suffisant. Après tout, ils avaient survécu pendant tout ce temps, non ? Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres. Une pensée venait de lui venir à l'esprit. Une pensée qui le désespérait lui-même. Il suffisait d'un blackout, d'un peu de pression et de responsabilités pour qu'il se sente pousser des ailes ? Vraiment ?

- Sorz. Tu préfères rester ici ou bien...

Une boule se forma dans sa gorge. Non, il ne pouvait pas proposer ça. Ses instincts de peureux hors compétition commençaient déjà à remonter. Tentant d'inspirer à fond, il secoua la tête en fermant les paupières. En les rouvrant, il vit son ami qui s'avançait d'un pas... D'un pas de Vortcha -à mi-chemin entre le sautillant et la menace de se prendre la gamelle du siècle- en direction de la porte par laquelle venait de passer le Ravageur.

- Toi pas venir ?

Grégoire avait l'impression d'avoir perçu du sarcasme dans la voix de son protecteur. Se raclant la gorge, le technicien serra les poings avant d'empoigner son courage à deux mains et de s'élancer à la suite de Sorz, passant la fameuse porte. Il ne tarda pas à repérer le Krogan et commença à s'approcher de lui. Le bougre ne semblait pas l'avoir remarqué.

- J'ango, attendez-moi !

Une main griffue agrippa son avant-bras.

- Toi attendre. Regarder armure.

Grégoire fronça les sourcils et écouta le conseil du Vortcha. Pourquoi J'ango était-il accoutré comme un Berserker ?


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Alessa N'Mara, Kaijin'Thoras Nar Krashos, Anton Ardak, Ishra T'Cyalii et Kyreshorl Venterra.
Les balles fusaient dans les deux sens, dans toute la pièce, depuis que la porte avait été piratée. Les occupants les avaient vus venir, grâce aux caméras de survaillance, mais ils n'avaient pas prêtés attention à un détail : le lance-grenades de l'Asari. Ce n'est que trop tard qu'ils avaient reconnus les deux Asari dont les "exploits" étaient retransmis en boucle sur toute la Station, parmi tant d'autres. A présent, ils n'avaient que deux choix : se battre ou prendre la poudre d'escampette. Une personne avait réussi à pénétrer de l'autre côté du Secteur, mais le méca s'en était chargé, d'après le dernier rapport. Ils pouvaient encore se barrer, ils avaient fait leur job.

- Préparez la retraite ! grogna un Turien abrité derrière une colonne métallique, qui ordonna à l'une de ses coéquipières de lancer une singularité pour empêcher leurs assaillants d'avancer. Et à ce moment-là, évidemment, apparut un Quarien. De nulle part. D'où sortait-il ? Aucune trace de lui sur les caméras auparavant et... Tout doux, mon gars. Tout doux avec tes grenades.

Il laissa la demi-douzaine de compagnons d'armes qui lui restait gérer les attaquants, tandis qu'il s'approchait doucement du cinglé, tout en restant à une distance assez respectable pour ne pas qu'il se sente agresser.

- Ecoute, on a fini notre job ici. On va se casser. Tout ce que je...

De nouveaux tirs résonnèrent, faisant sursauter le mercenaire. Pourquoi ? Et bien, parce que ces tirs venaient de leur porte de sortie. Pas celle où les deux frappées et le Krogan faisaient parler la poudre -ou plutôt, la cartouche thermique-. Celle qui devait leur permettre de s'échapper. Celle qui était couverte par leur méca. Le Turien observa les trois hackeurs qui se chargeaient du piratage du centre de communications qui, eux aussi, réalisaient qu'ils étaient foutus. Il inspira un grand coup avant de pointer fermement son arme en direction du Quarien.

- Tant pis.

Sans laisser le temps à Kaijin de faire quoique ce soit, il ouvrit le feu. De toute manière, quelle différence cela pouvait-il faire ? Il était coincé et son équipe ne survivrait pas. En abattant ce taré et en piquant sa -ou plutôt, ses- grenade, il obtenait une chance. Tant pis si tout explosait : le résultat restait le même. La balle toucha la poitrine du Quarien, le faisant s'effondrer. Le Turien se précipita pour récupérer sa grenade, se rendant compte que ce taré se baladait avec tout une ceinture d'explosifs.

- Sérieusement, ragea-t-il, mandibules serrées, envoyant son pied en armure péter quelques côtes du Quarien qu'il pensait décédé.

Sifflant pour attirer l'attention de sa troupette, il répartit les grenades entre les deux fronts. Ils n'avaient pas encore dit leur dernier mot !


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Argonar Dal'Shan.
Shoran observa les grenades voler en serrant les mandibules. C'était à prévoir. Et par la même, elle savait qu'elle avait condamné deux compagnons à se mettre à découvert et, probablement, à se faire allumer. Seuls deux des trois escouades possédaient une Biotique à même de repousser ces grenades. La barrière bleue s'érigea au-dessus de son couvert, repoussant l'explosif dans une autre direction. Du coin de l'oeil, elle constata qu'il en était de même pour la seconde escouade. La troisième... Non sans rage, elle aperçut un Galarien et une Turienne, tous deux Ravageurs, sauter par-delà leur position. La Turienne fut abattue par une balle de sniper, avant même d'avoir mis le pied au sol. Le visage de marbre, la reine des Ravageurs se laissa aller à la contemplation d'un de ses plus précieux soldats honorant son job. Il n'était pourtant qu'un mercenaire, dont on aurait pu penser qu'il n'était attiré que par l'argent. Mais pour ceux qui avaient gravi les échelons chez les Ravageurs, il y avait quelque chose d'autre. Car Shoran était une chef de guerre qui inspirait le respect et l'admiration. Sans bruit, le Galarien lança la grenade dégoupillée qu'il avait dans la main, avant de se faire abattre comme un chien par l'ingénieur. Profitant de l'occasion, la chienne d'Aria l'abattit d'un tir direct, propre. La mort de ses hommes, elle ne pouvait laisser cela impuni. Ils n'étaient que des pions, certes, mais c'était ses pions. Et il n'y avait qu'elle qui avait le droit de décider de leur sort. Les quatre Butariens qui avaient commis l'imprudence de sortir de leur couvert ne purent réagir à temps, coincés dans leur ruelle, et la grenade leur explosa sous le nez dans une gerbe de flammes meurtrières. Presqu'au même moment, la Turienne qui avait été abattue explosa également. Tout ce foutoir sembla calmer ce qui restait du commando, et c'était tant mieux. Les Ravageurs avaient encore des explosifs et des munitions en réserve. Ainsi qu'une bonne dose de rage pour leurs compagnons sacrifiés.






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MessageSujet: Re: [Intrigue #2] Blackout   Lun 12 Jan 2015, 02:52

Blackout


Soirée de merde.


La guérilla avait pris une certaine ampleur et cela faisait déjà trop longtemps qu’elles étaient derrière ce mur mais depuis un petit moment déjà elle réfléchissait à quelque chose qui changerait la donne. La salle des communications était proche, mais elles ne pouvaient s’y précipiter.
Face à cette situation elles allaient devoir la jouer en finesse et user au mieux de leurs capacités et de leur esprit d’équipe. Elle fût soudain interrompue par un choc dans son dos qui la raidit soudainement.. Non.. Une grenade ? non trop mou.. Elle s’était retournée si vite qu’on aurait dit le sursaut d’un chat.

Un.. bras ?.. Elle regarda autour sans comprendre.. C’était certainement le bras d’un ennemis ou.. Ces connards m'ont balancé un putain de bras dessus ?!!! Concrètement c’était impossible, mais compte tenu de la situation il n’y avait aucuns moyens de savoir ce que ce bras de galarien foutait là et encore moins comment il était arrivé jusque dans son dos. Folle d’une rage soudaine elle s’empara du bras et le jeta de toutes ses force en usant de sa biotique pour le propulser comme un obus qui, par chance vint percuter et briser la vitre d’un casque ennemi. A en juger par le « Aoutch », c’était un turien.

De retour à côté d’Ish, elle reprit son calme doucement et décida d’exposer son idée à sa comparse, bien que d’une certaine façon elle ne lui laissait pas vraiment le choix, elle ne voyait pas d’autre alternatives.
Ish.. Utilise ton camouflage, reste en retrait la ou les balles ne vont pas et trouve leur chef, ou un point faible, une caisse de munitions peut-importe quelque chose qui change la donne... Et ! Elle lui pose le lance grenade dans les mains. Fais tout sauter. Moi.. Je vais faire diversion et te sauver les miches. Dit-elle avec un fin sourire. Fais attention il est chargé et prêt a l’emploi, vu la distance t’aura même pas à tirer en cloche, ah.. Et c’est semi-auto. Dit-elle en pointant la gâchette.

Elle s’étira brièvement les épaules, elle se sentait gonflée à bloc et allait recevoir sa dose d’adrénaline sous peu. Mais avant toutes choses elle se retourna de nouveau vers Ish.
Oh j’oubliais.. Dit-elle avec un fin sourire en coin, posant sa main sur le décolleté d’Ish. Ma proposition pour la douche tient toujours. Elle affichait un large sourire malicieux puis elle retira sa main et lui offrit une claque sur les fesses. T’as pas le droit d’être abimée.

C’était un geste simple et bête mais dont elle ne pouvait vraiment se passer, pour ainsi dire il n’y avait rien de mieux pour elle qu’un geste coquin pour lui donner de la motivation et du courage. De plus quelque chose lui dit qu’il en était relativement de même pour Ish, sans en être sure, elle se douta qu’elle lui avait légèrement détendu le string et pour le coup c’était une bonne chose, il fallait qu’elles soient relaxée, être détendue pendant un combat c’est la clef de la réussite, quelqu’un de détendu est toujours beaucoup plus performant que celui qui est tendu comme une pince a linge. Il ne vas sans dire que l’idée de la douche lui avait retourné l’esprit depuis qu’elle l’avait mentionné devant l’Au-delà..
Elle se tourna et inspira profondément, chargeant sa biotique dans ses mains yeux fermés brièvement, elle créa une barrière et sortit rapidement de sa cachette en balançant une double projection biotique qui percutèrent de plein fouet le turien qui s’était pris le bras plus tôt et un de ses collègues qui s’était aventuré hors de sa cachette, les deux traversèrent plusieurs mètres dans les airs pour s’exploser le crane contre un mur. Kyre avait pu se mettre à l’abri derrière l’autre mur de droite.

A gauche ! l’aut’Tarée au lance grenades est à gauche ! Choppez-la !
Sa diversion avait été efficace, ils se concentreraient sur elle pensant qu’elle est la plus dangereuse avec le lance-grenades, c’était parfait, son plan avait été lancé de la façon espérée. Mais il fallait qu’Ish réussisse de son côté.

VOUS AVEZ OUBLIÉ QU’IL Y AVAIT UN KROGAN ICI !!!! Hurla Karrlog en balançant une salve de balles pénétrantes depuis l’autre coin du mur, non loin de Kyre. Kyre qui elle, devait enchainer juste après le Krogan, ils ne devaient leur laisser aucuns répits, elle recréa une barrière et s’élança de nouveau hors de sa cachette en préparant une nouvelle double projection, c’est tout juste à cet instant précis qu’une grenade percuta cette barrière.. Les yeux soudainement écarquillés, elle avait déjà amorcé son geste pour balancer son pouvoir qui percuta la grenade et lui fit rebrousser chemin sur trois mètres, elle explosa. Les éclats et l’onde de choc s’écrasèrent sur sa barrière avec violence, projetant Kyre en arrière qui après avoir rebondis sur le mur, était de retour à la case départ, derrière le mur aux pieds de Karrlog, le souffle coupé.

Hey Kyre ! C’est pas l’moment d’faire un tennis !

T.. Ta gueulle..

Le Krogan éclata d’un rire gras. Alors qu’elle peinait à se lever et reprendre une respiration normale, elle dégaina son M-11 et s’appuya contre le mur pour couvrir son côté le temps de reprendre le rythme, espérant qu’Ish s’en sortait.

   



 




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[Intrigue #2] Blackout

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