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 Intai'sei : Ne pas faire de vague

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MessageSujet: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Mar 09 Sep 2014, 14:45
Intervention MJ : NonDate : 2197RP (possiblement) Violent
Liam Harwick ♦ Tricia Pearson
Ne pas faire de vague



Tandis que le vaisseau pénétrait l'atmosphère de la planète, Liam pouvait entendre le métal de la carlingue du Lightbringer se dilater suite aux changements de température. Les crissements du blindages avaient quelque chose d'assez insupportable, aussi décida-t-il de mettre un peu de musique pour se changer les idées, pendant que l'I.V de gestion de pilotage prenait les commandes et emmenait le vaisseau tout droit pour se poser au point de rendez-vous. Intai'Sei, une planète deux fois plus petite que la Terre, mais qui avait la mauvaise idée d'arborer une température à la surface avoisinant les cinquante degrés. Grosse chaleur en perspective, en somme. Avec son manteau de cuir, Liam se réjouissait à l'avance à l'idée de mourir de chaud en attendant ses clients. Pourvu que ceux-ci ne soient pas en retard, auquel cas il craignait non seulement de ne pas pouvoir tenir très longtemps, mais en plus sa marchandise ne durerait pas non plus.

Et il ne tenait pas à ce que sa marchandise soit perdue. Cela serait non seulement problématique pour la transaction qui ne pourrait avoir lieu, mais en plus cela ruinerait les efforts que Liam avait pu déployer pour mettre la main dessus. Il avait en effet passé des semaines à réunir tous les éléments qu'on lui avait demandé, et pour ce faire il avait du écumer les quatre coins de la Galaxie, et ce ne fut pas non plus aisé de tous les emmener. Pendant la descente, Liam fredonnait en choeur avec son poste radio sur la chanson, tandis que le vaisseau se rapprochait lentement mais surement du sol. Quel coin paumé on lui avait déniché là. Au moins, il avait peu de chances de tomber sur une patrouille de l'Alliance où du conseil. Restait encore les Spectres, mais qu'est-ce que l'un d'entre eux viendrait faire sur une planète aussi perdue ?

Quoiqu'il en fut, le vaisseau se posa au bout de quelques minutes, dans un fracas métallique et dans une secousse habituellement forte. Liam détacha alors le harnais pour se lever de son siège et alla dans la soute. Il traversa le ''living room'' de son vaisseau, si tenté qu'on puisse l'appeler comme ça, puis ouvrit la trappe pour aller voir sa marchandise dans la petite soute, comprimée dans le peu d'espace restant et qui n'était pas occupé par son chasseur monoplace. Ils étaient tous là, baillonés et ligotés, avec ce même regard empli d'incertitude et de peur. Liam leur adressa un sourire narquois, presque sadique, puis les fit descendre du vaisseau un par un.

Ne restait plus qu'à attendre les butariens, ces chiens d'esclavagistes, qui devaient lui payer une coquette somme pour ce lot d'humains. En les regardant, Liam ne put ressentir la moindre pitié. Tous des escrocs, des voleurs, des assassins, mais qui avaient pu s'en sortir grâce à leur influence ou celle de leur entourage. Des pourritures qui courraient en toute liberté alors que ceux dont ils avaient brisé les vies étaient laissés seuls, livrés à eux-mêmes, et sombraient dans l'ombre et la décadence, incapable de se relever de leur traumatisme, que ce fut financièrement comme émotionnellement.

Comme il s'en doutait, il mourrait de chaud sous son manteau de cuir. La chaleur ardente de la planète en faisait une véritable fournaise, et la sueur s'était mise à couler sur son front en quelques dizaines de secondes à peine. Il mit donc ses otages à genoux, bien alignés comme s'il s'agissait d'un buffet à volonté, et attendit ses clients, tout en continuant de fredonner l'air de sa musique.

Il profita de ses longues minutes pour repenser à ses longues semaines de traque. D'abord, sur Thessia. Il n'aurait jamais pensé devoir aller sur la capitale du peuple Asari – ces charmantes créatures au teint bleuté si envoûtant – pour enlever quelqu'un. Mais il fallait croire qu'une de ces cibles avait, comme lui, un petit faible pour ces exquises créatures. Un gros aristocrate, qui avait fait couler des tas de petites sociétés avec ses magouilles financières, et qui en avait en plus retirer des profits exubérants. « Comme si cet enfant de salaud n'avait pas assez de fric … Y a qu'à regarder la taille de son bide pour savoir qu'il dépense au moins la moitié en repas. » avait pensé Liam quand on lui avait communiqué le nom de sa première cible. Ensuite, il y avait ce type, un autre business man. Lui avait été jusqu'au viol de sa secrétaire, qui avait immédiatement porté plainte contre son patron. Mais malheureusement pour elle, ce dernier avait des amis trop biens placés, et ils s'étaient arrangés pour qu'elle soit discréditée et faire passer son accusation comme abusive. « Ils parlent d'abus ? C'est le l'Union Galarienne qui se fout des Krogans ma parole ! » Dans la foulée, Liam avait embarqué la femme de ce dernier, car non content d'avoir violé une pauvre jeune femme et détruit sa vie à jamais, il avait de surcroît trompé sa femme, mais cette dernière avait fermé les yeux et l'avait soutenu, sachant pourtant très bien qu'il était en tort, et tout ça pour de l'argent, pour son héritage. Répugnant, à vomir. Enfin il y avait encore un dernier cas qui avait particulièrement fait tiquer Liam quand on lui en avait parlé. Un diplomate qui avait, pour s'assurer sa montée au pouvoir, fait accuser de meurtre son propre frère, qui était par la même son concurrent pendant sa campagne électorale. Cet monstre d'avarice n'avait pas hésité à s'en prendre à sa propre famille dans le seul but d'arriver à ses fins, et ça, Liam ne se le supportait pas plus que le reste.

Il passa un long, très long moment à ressasser ses souvenirs de chasse, à fumer une ou deux cigarettes et à tailler un dialogue de sourds avec ses hôtes, qui étaient dans l'incapacité de parler avec leur baillons. Et alors que le soleil les accablait de ses rayons ardents, un vaisseau s'approcha. De loin, Liam ne pouvait pas distinguer ses détails ou déterminer son affiliation, mais à part les butariens, de qui pouvait-il s'agir ? Certainement pas un vaisseau de l'Alliance.

Il patienta, les yeux levés vers le ciel dans la direction de l'aérocraft en approche quand soudain, le radar de son vaisseau lui signala un second vaisseau en approche par le sud, à quelques kilomètres. Et si son radar s'était enclenché, ça ne pouvait dire qu'une chose : le vaisseau avait une signature concilienne ou humaine.




Dernière édition par Liam Harwick le Jeu 11 Sep 2014, 08:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Mer 10 Sep 2014, 23:13
Au cœur de la fournaise
Survoler pour voir les détails de ce RP
▪ Date : Novembre 2197
▪ Classification : Normal / Violent
▪ Liam Harwick ▪ Tricia Pearson ▪
Tricia Pearson
Superviseur du Conseil
Citadelle - 2197

Tricia était en permission pour encore trois jours. Ses affaires étaient déjà prêtes. Elle n'était pas du genre à sortir mais elle devait participer à la soirée à venir : des anciens collègues du SSC avec qui elle avait gardé de bons contacts qui fêtaient leur pot de départ. Elle s'était habillée simplement mais avec élégance pour la soirée qui allait avoir lieu dans l'avenue Stellargent, une avenue connue pour ses divertissements riches et variés. L'avenue avait bien évidemment subie une reconstruction et certaines boutiques avaient changé de nom, mais l'identité même de la rue restait la même. C'était une des endroits où toutes les espèces pouvaient être vues, des humains en passant par des elcors pour même croiser des vortchas ou des butariens ! D'ailleurs, une fois dans l'Avenue, Tricia rencontra une butarienne qui semblait chercher son chemin : « Bonjour, désolée de vous déranger, vous savez où se trouve le quartier Ferté-Allais ? Mon fils y a vu un jouet de Tyrannosaure qu'il voulait absolument pour son anniversaire... »
« Il faut traverser le quartier résidentiel puis une fois dans le Secteur Zakéra, vous allez au niveau 20. »
« Merci, bonne journée ! »
« De rien, bonne journée à vous aussi. »

Tricia continua son chemin jusqu'au Casino de l'Avenue Stellargent. Plus précisément, le groupe s'était donné rendez-vous au Casino de la Côte d'Argent. Le Casino possédait une salle des fêtes qui s'avérait certes coûteuse mais qui valait le coup. Il fallait bien sûr montrer son invitation avant d'entrer, aussi cela expliquait qu'il y avait seulement une trentaine de personnes dans une salle qui pouvait en accueillir plus de cent.

C'était la première sortie où elle s'autorisait à boire depuis sa promotion au poste de Superviseur, un poste qui était assez chronophage, elle devait bien l'admettre. Ce soir, elle avait décidée de s'amuser un peu et de rejoindre les autres, aussi c'est tout naturellement qu'elle suivit de bon coeur les différentes tournées d'alcool en l'honneur des instigateurs de la fête.
Puis, après le repas, une heure après le dessert, vers minuit, les tables furent retirées et l'on put entendre de la musique. Il y en avait pour tous les goûts et les couleurs : des slow, du rock, de l'électro, du jazz, du hip-hop, du RnB...

Tricia avait de la chance, elle était loin d'être la seule femme du groupe, aussi, après avoir enlevé ses talons qui commençaient à lui faire mal aux pieds elle se joignit au groupe qui dansait. Elle se lâcha comme elle ne l'avait jamais fait depuis des années et se sentit presque revivre. Presque, parce que là où elle se sentait vivre, c'était son métier. Rien de plus gratifiant que de coffrer des criminels, de les empêcher de nuire. A chacun ses délires, après tout !

Elle nota l'absence de Roy Hanson, un ami proche, et en conclut qu'il devait sans doute avoir été mobilisé, contrairement à elle. De ce qu'il avait pu lui dire, il avait aussi été promu, à ceci près qu'il était un cran au-dessus d'elle : il venait d'entrer chez les Spectres. Elle avait insisté - gentiment - auprès des organisateurs pour lui faire parvenir une invitation.

Il devait être pas loin de trois heures quand elle sentit sa tête tourner, et la fête commençait progressivement à se terminer et se transformer en décuvage commun. Elle insista pour rentrer chez elle et à vrai dire, il n'y avait personne assez en état pour l'en empêcher. Sauf une personne, vêtue élégamment qui semblait juste arriver. Tricia se demanda s'il avait une invitation et il en montra une, effectivement, en lui souriant : « Alors Tricia, on tient pas l'alcool ? » lui sourit-il. Elle se damna en reconnaissant la voix : c'était Roy !
« Roy ! ... Tu... tombes bien ! »
« Je vais te ramener, ça sera plus prudent. »
« Si.. Tu veux. » fit-elle, l'alcool rendant tout ça peu compréhensif à ce moment précis.

Le trajet fut rapide et Roy aida Tricia à se débarrasser de ses vêtements, puis il la vit s'endormir presque immédiatement. Elle s'était endormie la tête sur son torse alors, après s'être désapé lui-aussi, il la rejoignit et s'endormit. Mais dans leur sommeil, Tricia fit un rêve vraiment étrange.

C'était plus une sorte de délire bizarre. Mais un rêve, ça nous paraît réel tant qu'on est dedans, ce n'est que lorsqu'on est réveillé que l'on voit ce qu'il avait de bizarre. Aussi, elle ne trouva pas bizarre qu'Ashley Williams se tourne vers « elle » en la prenant pour Shepard :
« Shepard ! Vite ! Les Moissonneurs sont partout ! On doit retourner au Mako ! » disait-elle à « Tricia », qui répondit : « Non ! On a besoin de ces données prothéennes ! On a déjà le Creuset, il nous manque certaines réponses pour le Catalyseur ! »
« On aura besoin de tout l'appui disponible si on veut réussir ! Les quariens sont toujours en combat contre le Moissonneur au dessus... Tali refuse de sacrifier inutilement des vies, et je suis de son avis. »
« Très bien Lieutenant-Commandant. Mais je vous rappelle que ce sont mes ordres que vous devez suivre, pas les siens. »
« C'est très clair, John. Je ne pense qu'à rester lucide, aussi importantes soient ces données, il n'est pas utile de gaspiller plus de vies qu'il n'en est nécessaire. »
« Vous marquez le point. On va prendre le Kodiak pour infiltrer le croiseur Geth à côté. Avec de la chance, on devrait pouvoir utiliser sa puissance de feu ou a défaut le vaisseau lui-même ...» puis, s'adressant à Joker : « Joker ! On va revenir via le Kodiak. Préparez vous à vous diriger sur le croiseur Geth, on aura besoin de trafiquer leur vaisseau. »
« Ouais, on va les latter ces lumières sur pattes ! » fit Ashley, plutôt déterminée.
[...]
Le croiseur Geth s'écrasa de plein fouet sur le Moissonneur, provoquant une explosion qui gêna ce dernier et aussi une diversion que les quariens utilisèrent à leur avantage pour écraser le Moissonneur. A la vision du croiseur en feu, Ashley ne put réprimer un sourire fier en murmurant : « C'est pour la 212ème, fils de putes à têtes d'ampoules ! » que « Tricia-Shepard » entendit avec enthousiasme. C'était bien l'Ashley qui voulait enfoncer les tentacules Moissonneurs droit dans leur ...

Tricia se réveilla en sursaut, avec la gueule de bois. Elle remarqua que Roy avait dormi avec elle puisqu'il était en train de préparer le déjeuner. Visiblement, elle s'était endormie tard et ne s'était réveillée qu'à midi, une heure à laquelle elle n'avait pas vraiment l'habitude de se lever. Aussi, elle se leva douloureusement, la bouche pâteuse, devant un Roy souriant et qui semblait en pleine forme.
« Bien dormi ? »
« Dormi oui, bien par contre... J'imagine que l'abus d'alcool doit se lire sur mon visage ? » disait-elle, la mine défaite, avec les cheveux tout ébouriffés
« C'est pas grave. T'es encore en perm' pendant un jour et demi. Et de ce que je vois, tu as déjà préparé la majorité de tes affaires, c'est pas ça qui te prendra du temps durant ces deux derniers jours. » répondit-il en lui glissant un baiser sur la tête, avant de lui servir le déjeuner...


Argos Rhô - 2197

Une semaine après, Tricia était pleinement opérationnelle et affectée à une enquête sur une histoire louche dont le chantage et le meurtre semblait être le leitmotiv. Techniquement, elle était dépêchée pour superviser plus que pour enquêter, ce qui ne la gênait pas le moins du monde. Intai'Sei, une planète avec près de 150 000 habitants offrait une chaleur supérieure à la Terre mais aussi des zones d'ombres où la température était inférieure à celle de la Terre. En résumé, des températures un peu plus extrêmes que sur Terre, ce qui n'empêchait pas les gens d'y vivre dans les zones tempérées, où le climat maintenait la tempérance dans des 25°C raisonnables.

Le vaisseau dans lequel Tricia se trouvait était une navette concilienne - Tricia n'ayant pas encore son propre vaisseau - qui faisait le relais sur plusieurs planètes, permettant ainsi aux particuliers de payer moins cher que la location d'un vaisseau temporaire. La compagnie de ce vaisseau était concilienne, c'est tout naturellement que le vaisseau était donc équipé d'un transpondeur concilien.

Une fois posé dans le spatioport de la capitale et traversé les douanes en montrant sa « plaque » de Superviseur, elle se dirigea vers un hôtel bon marché où elle pris une chambre pour trois jours - attendant de voir si elle aurait besoin de rallonger le séjour ou pas. Il fallait dire que son travail était chronophage et énergivore mais il avait l'avantage de faire souvent voyager Tricia aux quatre coins de l'espace concilien ainsi que d'offrir un salaire plus lucratif qu'un agent lambda du SSC sur la Citadelle. Elle attendit d'avoir une connexion Extranet sécurisée pour consulter plusieurs fichiers sur l'affaire en cours, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne s'agissait pas d'évènements isolés. On retrouvait le même mode opératoire sur plus de dix planètes et pas moins de quarante " rapports ". A la vue de l'heure tardive de son arrivée, elle décida de remettre au lendemain - bien qu'elle n'appréciait pas perdre du temps qui pouvait s'avérer précieux - son passage chez la police du coin et les agents qui étaient sur les différentes affaires.



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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Jeu 11 Sep 2014, 08:59
Quand Liam avait aperçut un vaisseau concilien en approche, il avait d'abord cru au pire. Puis le vaisseau l'avait survolé et s'était contenter de passer son chemin, se dirigeant vers la colonie la plus proche. Un grand soupire de soulagement lui échappa, tandis que l'autre vaisseau, dont la signature radar était masquée, se posait non loin. En ressortant de son vaisseau, Liam pu constater avec plaisir qu'il s'agissait de ses clients. Plusieurs butariens en descendirent. Un petit groupe d'escorte, évalua Liam. Le leader et capitaine du vaisseau, qui se distinguait pas son air encore plus autun que les autres, et quelques gardes du corps qui serviraient également à emmener la marchandise. Le butarien s'approcha de Liam, le toisa avec son regard aussi vide que l'espace aux yeux de l'humain, puis prit la parole.
« Harwick, c'est ça ? Brorok Ben'naroh. On m'a chaudement recommandé vos services, et je dois admettre que j'ai longuement hésité avant de faire appel à vous. Mais je dois avouer que vous m'avez impressionné. Pas une cible ne manque sur toute la liste qu'on vous avait fournie, voilà un travail remarquable.
-Pas de quoi fouetter un chat, j'ai eu des boulots bien plus coriaces. Ceux-là n'étaient que de petites proies faciles à manipuler. Ça a été un jeu d'enfant de les coincer et les emmener. Cela dit, ce sont de vraies pourritures, alors faites leur bien comprendre qu'ils auraient mieux fait de se tenir dans le droit chemin. C'est tout ce que je vous demanderai, en plus de ma paie, bien sûr. Sinon, avec quoi je vais manger ? »
Brorok laissa s'échappa un rire léger, spontané quoique légèrement forcé. Il fit signe à l'un des butariens qui l'accompagnaient, et ce dernier tandis une sorte de carte magnétique à Liam. « Entrez le code dans votre omnitech et ça effectuera le transfert de l'argent. » Liam le toisa d'un regard incrédule, puis s'exécuta. Comme s'il ne savait pas faire un virement. Il avait même du pirater les comptes d'une banque une fois, quand il était encore avec les Berserkers. Il est vrai qu'en réalité, il n'avait pas que couvrir les hackers pendant qu'ils oeuvraient mais il avait tout de même pu observer et retenir certains trucs, alors faire un virement … D'autant plus que ce n'était pas là son premier boulot, et par conséquent pas son premier virement bancaire.
Il entra le code, et valida la saisie. Il ne put pas le voir, mais Brorok esquissa un sourire, non pas de satisfaction, mais plutôt un sourire narquois, sadique. Liam releva la tête vers ses clients et les remercia d'une grand sourire extrêmement forcé, quand à lui. Il laissa les butariens emmener les esclaves, les regardant les traîner de force dans leur soute sans la moindre pitié. Ils avaient eu ce qu'ils méritaient. Liam avait rendu justice à ces pourritures, et en plus on l'avait payé pour ça. Il faisait vraiment un travail formidable, un travail qu'il adorait.
Le vaisseau butarien décolla et quitta vite le champ de vision de Liam. Maintenant qu'il n'avait plus de contrats en cours, il allait pouvoir s'offrir un peu de bon temps. Il se dirigea donc vers la colonie la plus proche. Déchargé de sa cargaison, et étant de surcroît un parfait inconnu sur cette planète, il ne risquait plus grand chose avec l'Alliance ou le Conseil. Il monta donc à bord du Lightbringer et alluma les moteurs. En quelques secondes, il avait quitté le sol et s'élançait au loin, et en quelques minutes, il avait rejoint le spatioport où il posa son vaisseau.
Il fouilla alors dans un de ses tiroirs, en sortit une boîte et l'ouvrit. Dedans, des dizaines et des dizaines de faux papiers d'identités étaient entassés. Liam se demanda lequel il allait prendre cette fois. Puis, au bout de dix bonne minutes de réflexion, il en choisit un au hasard et regarda le nom. « Thomas Schieffer. Expert en mécanique subliminique … Mmmh oui, faut avouer qu'avec le Lightbringer, j'ai acquis un sacré savoir faire dans la réparation de moteurs subliminiques. » Il rangea les faux papiers dans la poche de son long manteau de cuir rouge et descendit rejoindre la foule des vacanciers et autres personnes qui se trouvaient dans le spatioport.
Il arriva aux douanes, présenta ses papiers et passa au détecteur. Pas une procédure de sécurité n'y échappa. Bien entendu, il avait aussi prévu un faux permis de port d'arme pour justifier la présence de son Carnifex et de son Predator à sa ceinture. Comme il s'y attendait, les faux documents firent leur travail et il passa sans peine les contrôles. S'offrait alors à lui Intai'sei. Ni une ni deux, Liam chercha un hôtel où il pourrait passer quelques nuits. Il se dirigea donc vers le premier qu'il trouva et y réserva une chambre pour trois jours. En montant pour aller s'installer dans la chambre qu'il venait de louer, il croisa une femme, plutôt belle à regarder, qui semblait assez à cran, et dont la tenue très formelle et le logo du SSC sur sa mallette lui indiquèrent qu'il s'agissait sans doute d'une représentante quelconque.
Autant dire qu'il n'allait pas faire de vagues durant son séjour. Si le Conseil avait envoyé quelqu'un sur ce caillou brûlant, mieux valait éviter de se faire remarquer. Il avait déjà une certaine notoriété auprès du Conseil Galactique et des forces d'intervention de l'Alliance - il se trouvait d'ailleurs dans leur juridiction également, ce qui faisait deux fois plus de problèmes en cas d'imprudence - alors il ne voulait pas que sa réputation le précède, pour une fois, et ne vienne lui gâcher ses vacances. Il garda à l'esprit cette condition qui devint sa règle d'or pour le séjour : ne pas faire de vague.



Quelque part en orbite autour d'Intai'sei

« Est-ce que le dispositif à fonctionné ? » demanda Brorok.
« Affirmatif, capitaine. Le traceur est actif. Dès qu'il effectuera un paiement, nous pourrons le localiser.
-Parfait. Beau travail, les gars. »
Brorok se frotta les mains avec ce même sourire sadique sur le visage. Cet imbécile d'humain c'était fait avoir comme un bleu. Il n'avait plus qu'à attendre que cet idiot s'offre du bon temps pour lui tomber dessus et lui envoyer un ou deux de ses hommes pour qu'il se taise à jamais, histoire qu'il ne puisse pas révéler leurs transactions aux autorités s'il venait à se faire prendre. Car avec la présence d'un Superviseur Humain du SSC, il valait mieux se parer à toute éventualité.
« Dalem, Bacor, dès qu'on l'aura localisé, vous irez vous en charger. Mais surtout, restez prudents. Il y a des enquêteurs de l'Alliance en ville, alors ne faites pas de vagues. »




Dernière édition par Liam Harwick le Jeu 11 Sep 2014, 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Jeu 11 Sep 2014, 16:01
Ne pas faire de vague
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La nuit se déroula sans accroc et le lendemain matin, dès huit heures, elle était en route pour l'instance légale la plus haute de la planète. Les policiers l'attendaient, accompagnés par deux agents du SSC, dont le début d'enquête sur la Citadelle les avait mené ici. Ils n'avaient pas été autorisé à sortir de la Citadelle, enfreignant la juridiction, Tricia avait donc été envoyé pour deux objectifs : premièrement, les renvoyer sur la Citadelle, et deuxièmement s'occuper de leur enquête. Il était en théorie impossible pour un agent du SSC lamba de bosser en dehors de la Citadelle - exception faite des Superviseurs, qui étaient au-dessus des agents du SSC.

Les agents en question s'appelaient Xavier Rhodes et Natalia Russakova, respectivement de nationalités afro-américaine et russe. Ils avaient quitté leur Terre natale pour s'enrôler dans l'Alliance et voyager. Xavier avait eu plusieurs problèmes avec la hiérarchie, ce qui lui valu de se faire évincer des propositions de promotion. Après la guerre, il s'engagea donc au SSC. Ce n'est qu'au début de l'année 2197 que Natalia va intégrer l'équipe de Xavier, en tant qu'agent patrouilleur. Ces agents avaient pour vocation de veiller à l'espace géré par la Citadelle, et ils étaient aussi bien des anges gardiens qu'une police armée prête à utiliser la force et l'abordage d'un vaisseau suspect. Cela avait d'ailleurs valu à Natalia une belle cicatrice qu'une balle, éraflant son cou, avait laissé. La cicatrice était moins visible mais elle sera toujours visible pendant de longues années. Et ils avaient une théorie bien à eux sur ce qui les avait amené ici, qu'ils ne tardèrent pas à dévoiler à Tricia une fois dans un lieu sécurisé :
« Mes respects, superviseur Tricia Pearson. Agents Natalia Russakova et Xavier Rhodes, au rapport. » firent-ils en se mettant au garde à vous.

Après un sourire de Tricia et un salut rendu, ils se mirent au repos et Natalia prit la parole la première, faisant un compte rendu de leur poursuite : « Nous avons suivi un vaisseau suspect qui avait opéré un changement de cap sans en avertir le contrôle. Nous l'avons suivi pour l'aborder mais le vaisseau avait de l'estomac, il a tenté de nous distancer, et lorsque nous sommes parvenu à un niveau suffisant pour l'abordage, le relais était à moins d'une minute de trajet, c'était trop insuffisant, il aurait été capable justement de l'utiliser, et à la vitesse cosmodésique, nul doute que nous aurions fini désintégré. On a donc placé un émetteur sur le grapin magnétique qu'on a lancé droit sur le vaisseau puis on a coupé le câble  pour faire croire qu'on avait loupé notre coup. Ils ont donc cru qu'ils s'étaient débarrassé de nous, sauf que nous savions donc où ils allaient. N'ayant fait aucune escale, fuyant le plus vite possible, le vaisseau vient d'entamer sa première escale, ici, sur Intai'sei. »
- « Beau travail agents Tagiani et Rhodes. Le coup de l'émetteur était intelligent, et il fut sage de ne pas prendre le risque de passer le relais cosmodésique accroché à ce vaisseau. Mais vous auriez dû rebrousser chemin et ne pas continuer la poursuite, même si votre habileté est louable. » fit-elle d'un ton neutre, bien que son visage trahissait de manière presque imperceptible l'intérêt qu'elle avait pour ces deux agents, ayant enfreint la loi pour une bonne cause, avant de reprendre : « Mais en quoi cela concerne t-il le chantage et le meurtre ? ». Xavier prit alors la parole, relayant Natalia pour l'explication : « Nous n'en sommes pas totalement sûr, mais nous pensons que la journée d'hier que nous avons passé à espionner les contrevenants peuvent l'expliquer. »

Il prit son temps, certain de faire mouche auprès de son interlocuteur : « Certaines des personnes censées être mortes, on les a vu bien vivantes, sortir déguisés. On a eu du mal à les reconnaître mais l'un d'entre eux a fait tomber ses faux postiches, montrant quelques secondes son vrai visage. Il ne nous a pas fallu quelques secondes pour prendre deux clichés. L'un est flou, mais on distingue mieux le visage sur le second. L'application IAFAIS - pour Integrated Automated FAce Identification System, à ne pas confondre avec l'IAFIS, l'Automated Fingerprint Identification System qui s'occupe des empreintes digitales - a établit une correspondance presque immédiate avec un des disparu. »

Tricia trouva agréable de rencontrer deux agents aussi débrouillards qu'eux et répondit donc : « En effet, cela sent la magouille à plein nez. Ben c'est pas mal tout ça, c'est un bon début ! Maintenant reste à savoir si les disparus sont consentants ou non, et auquel cas, il faudra être prudent dans l'utilisation de la force. On ne peut pas se permettre de perdre des otages. »
- « Bien compris. Si je peux... ? »
- « Parlez librement, agent Russakova. »
- « J'ai reconnu l'une des personnes disparues. Et je pense que c'est plus compliqué que consentant ou otage. Jamal était en attente de jugement sur l'enlèvement d'un député du Parlement de l'Alliance. Il avait toutes les raisons de vouloir disparaître, mais certainement pas de mourir réellement. »
- « Intéressant. Et bien, il va falloir creuser tout ça. On va s'organiser ainsi : Russakova, vous allez suivre les contrevenants de loin, en civil. Je me charge de vous prendre sous mon aile pour la durée de l'enquête, mais rappelez vous que je suis le superviseur et le supérieur, vous devrez obéir à mes ordres.

Quand à vous Rhodes, vous allez parcourir les différents rapports avec moi pour tenter d'établir lesquels peuvent être consentants et lesquels peuvent être des otages. Il sera plus facile d'agir si on met en joue les contrevenants avec les otages-consentants à proximité de nous.
Le plus vite on s'y met, le moins de temps on leur laisse pour préparer leur fuite. »


« A vos ordres, Pearson. » firent-ils en coeur, comme deux bons soldats, avant de se séparer, l'un pour travailler de concert avec Tricia sur les dossiers des différentes affaires et l'autre pour se changer en civil pendant que sa supérieure temporaire, Tricia, se chargeait auprès de l'exécuteur du Service de Sécurité Concilien, Chellick, d'informer de la nécessité d'avoir ces agents durant l'enquête et qu'elle se chargerait de les ramener impérativement sans faute une fois l'enquête terminée. Une demande qui fut approuvée non sans réticence, sur le fil du rasoir, qu'elle avait justifiée pour trois raisons : ils étaient déjà sur place, ils étaient au courant des affaires mieux que ne le serait une personne qui arriverait ultérieurement, et ainsi cela évitait donc - troisième raison - de déplacer un Superviseur pour épauler Tricia, qui ne pouvait pas se dédoubler pour effectuer les diverses tâches sur l'enquête.





Dernière édition par Tricia Pearson le Jeu 11 Sep 2014, 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Jeu 11 Sep 2014, 17:25
Le lendemain, Liam fit une grasse matinée comme il n'en avait pas faite depuis des semaines. Quand il ouvrit les yeux, il jeta un coup d'oeil à sa chambre d'hôtel et regretta de ne pas y avoir amené de compagnie féminine. Il n'aimait pas dormir seul, aussi se dit-il qu'il allait sans doute trouver une ou deux conquêtes sur cette planète, histoire de rendre ces vacances vraiment agréables. Il se leva donc, alla prendre une douche puis se rhabilla et pris la direction des ascenseurs pour sortir de l'hôtel. Une fois dehors, il pu profiter de la température plutôt agréable de la colonie, contrairement à la veille où il avait du subir une chaleur torride pendant une bonne demi-heure, le temps que ses clients arrivent au point de rendez-vous.

Par ailleurs, plus il y repensait, plus il se disait qu'il avait quelque chose qui clochait avec ces butariens. Leur capitaine avait un regard, et une intonation plus qu'intrigante ... Liam se demandait s'il avait bien fait de leur faire confiance. Puis il se rappella qu'il s'agissait de butariens, réputés pour ne pas beaucoup apprécier les humains. Ses otages allaient donc subir le sort qu'ils méritaient pour les horreurs dont ils avaient été injustement acquittés. Mais le problème, justement, c'était avant tout que les butariens n'aimaient pas les Humains. C'était surtout ça qui éveillait le doute et les soupçons dans l'esprit de Liam. Quelque chose lui murmurait à l'oreille qu'il n'en avait pas encore fini avec eux, et qu'il risquait de les revoir. Il tenta de se persuader qu'il délirait et mis ça sur le compte de la fatigue, puis se dirigea vers une petite boutique pour y acheter de quoi déjeuner.




En orbite autour d'Intai'sei


Le vaisseau butarien était plongé dans une sorte de léthargie tandis que la grande majorité de l'équipage dormait et que les quelques butariens encore réveillés n'avaient pas grand chose à faire à part jouer au dernier opus de Blasto. Soudain, l'officier chargé des communications fut tiré de sa torpeur par une petite alarme qui venait de s'enclencher.

"Capitaine, ça y est, on l'a repéré. Il vient d'utiliser son Omnitech pour une transaction. C'est pas croyable, ce programme est vraiment génial, il l'a repéré en quelques centièmes de seconde.
- Parfait, on va supprimer les intermédiaires et éviter les potentielles fuites. Dalem, Bacor, c'est à vous de jouer. Prenez une navette et allez me le trouver. Je veux que vous me rameniez sa tête. Mais surtout, n'oubliez pas, arrangez-vous pour ne pas vous faire repérer, sans quoi je pars sans vous. Compris ?
- À vos ordres mon capitaine !" clamèrent les deux intéressés.

Et quelques minutes plus tard, une navette quitta la soute du vaisseau butarien pour aller se poser au spatioport de la colonie où Liam s'était établi provisoirement.




Sur Intai'sei


Du côté de Liam, d'ailleurs, il n'y avait pas grand chose à faire. Midi approchait à grands pas, et pas la moindre jolie femme en vue. Rien à se mettre sous la dent, pas de potentielle conquête. Tout le monde semblait trop occupé à travailler sur cette fichue planète, ça l'en rendait presque déprimé, tellement déprimé qu'il ne remarqua pas tout de suite les deux butariens qui l'avait prit en filature. Quand il s'en aperçut, il était en train de manger sur la terrasse d'un restaurant. Il continua d'agir normalement, jusqu'au moment de payer l'addition. Liam effectua la transaction avec son Omnitech, puis se leva, toujours aussi calme, comme s'il n'avait pas remarqué les deux butariens, et quitta le restaurant.

Comme il s'y attendait, ses deux poursuivants ne mirent pas beaucoup de temps à se lever pour le garder en vue. Liam décida donc d'accélérer légèrement le pas pour se fondre dans la masse grouillante et en perpétuel mouvement de la foule. Ce fut un véritable succès, puisqu'après avoir traversé la grand-place, il alla se cacher dans une ruelle et attendit quelques minutes, jusqu'à ce qu'il voit passer ses deux poursuivants, visiblement à sa vaine recherche. Il attendit encore quelques minutes après qu'ils soient partis, puis il repris sa route.

Sa route qui, par ailleurs, consistait plus à déambuler dans les rues sans trop de but plutôt qu'à suivre un chemin. C'est là qu'il fu heurté par une passante.

"Hey, faites un peu attention quand vous marchez !
- Oh pardon, veuillez m'excuser." répondit-elle avec un fort accent russe dans la voix.

Liam la regarda s'éloigner, et remarqua alors qu'elle aussi semblait suivre quelqu'un. "C'est un phénomène de mode ou quoi ?" se demanda-t-il. Poussé par la curiosité, il décida donc de prendre à son tour la russe en filature. La traque se poursuivit le restant de la journée, et enfin, la russe avait lâché ses poursuivants et se rendait maintenant dans un splendide bâtiment des forces de l'ordre. "Hmmmm, qu'est-ce qu'il se trame par ici ?" Il se rappella alors la représentante qu'il avait croisé hier. Un logo du SSC sur ses affaires également. La situation commençait à lui déplaire de plus en plus. D'abord, deux butariens qui lui collaient au train, sans nul doute ses précédents clients, et maintenant des agents du SSC qui semblaient mener une enquête.

N'importe qui de sensé aurait fuit à la place de Liam, mais ce dernier était trop tiré par sa curiosité pour partir. il voulait, il devait savoir ce qui se tramait sur cette planète. Cela lui offrirait une opportunité qui pourrait lui servir : il obtiendrait peut-être des informations de valeurs sur les agissements du Conseil, et les informations se revendaient à prix d'or, quand on savait à qui s'adresser.




En orbite autour d'Intai'sei


"Vous l'avez quoi ?!" hurla Brorok.
-Il nous a filé entre les diogts, capitaine. Il a du nous remarqué et il s'est fondu dans la foule pour disparaître. Ce type est un pro, ça va pas être facile de le coincer. Il doit savoir qu'on est à ses trousses, maintenant."

Brorok se contenait à peine. Il était fou de rage : si ce misérable humain se faisait capturer et parlait, ils étaient fichus. ils ne pourraient pas quitter l'espace concilien à temps, et quand bien même ils parvenaient à rejoindre les systèmes Terminus, le Conseil enverrait sans doute un Spectre pour remonter jusqu'à eux et tenter de démanteler la filière. Fou furieux, Brorok dégaina son Claymore et écrasa le canon sur la tête de Bacor, et dit :

"Je suis très désappointé ...". Puis il pressa la détente, faisait exploser le crâne de son congénère et le reduisant en bouillie. Il essuya alors le canon de son arme, et se tourna vers Dalem. On pouvait lire la peur et la terreur dans les yeux de ce dernier, et il tomba à genoux, implora Brorok de lui donner une seconde chance. "Tu l'as, mais je te préviens, si tu échoues, tu subiras le même sort que Bacor. Je me suis bien fait comprendre ?" tonna Brorok.
"Oui capitaine ..." répondit fébrilement Dalem.
"Nettoyez moi ça, vous autres, et balancez moi le cadavre quelque part. Débarrassez vous en comme vous le voulez, mais faites en sorte qu'il disparaisse sans laisser de traces."

La rage et la fureur de Brorok avaient à peine été diminuées par l'exécution de Bacor. Il était primordial de neutraliser Harwick afin qu'il ne représente plus la moindre menace, qu'elle fut potentielle où réelle.




Dernière édition par Liam Harwick le Ven 12 Sep 2014, 16:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Ven 12 Sep 2014, 15:39
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Natalia commença donc la surveillance. Elle avait eu des cours mais elle n'avait pas l'habitude, aussi était-elle maladroite. S'aidant des différentes vitrines, elle s'assurait aussi de ne pas être suivie et opéra pour placer un traceur. C'est là qu'elle remarqua, avec la technique de contre espionnage du « lèche vitrine » qu'un homme la suivait. Elle opta pour la manière directe : retrouver Tricia et Xavier pour la mise au point de fin d'après-midi.

De leur côté, Tricia et Xavier avait éliminé un tiers des dossiers où la mort avait été confirmée ainsi que l'identité du mort. Il n'y avait pas de doute sur ces dossiers, mais il restait deux tiers de dossiers suspects. La moitié des dossiers avait été classée sans suite manque de preuves, de cadavre, et le dernier tiers la mise en scène des morts et l'absence de vérification d'identité laissait planer le doute sur la mort réelle.  Cela réduisait la liste à 13 « clients » qui voulaient disparaître, dont le criminel dont parlait Natalia.

« Ce n'est pas le seul problème. Je n'ai pas été repérée par les suspects mais j'ai été prise en filature. J'ai tenté de semer le gars mais il est coriace. »
« Je vais m'en occuper. Il ne nous embêtera plus. Xavier, tu te charges des formalités ? On a besoin de savoir l'identité de chacun des suspects. Avec les photos que nous amène Natalia, ça ne devrait pas être dur. »
« Bien compris. »

Chacun se mit au travail : Natalia changea de vêtements, de perruque, mis des fausses lunettes, se maquilla et se mit de nouveau en chasse des suspects. Tricia l'observait de très loin, avec micro et caméra. Dans sa première idée, elle l'aurait fait coffrer, mais en y réfléchissant, peut-être était-il juste tombé amoureux, un coup de foudre en la voyant la première fois. Ca pouvait arriver après tout ! Alors elle décida d'épier ce potentiel gêneur, de voir s'il allait compromettre l'enquête.

Une heure plus tard, Tricia repéra Natalia suivre les suspects dans une rue bien encombrée. Natalia avait raison : ce mec avait des manières particulières de se mouvoir, presque militaires - ou criminelles. Mais l'homme ne semblait pas se rendre compte que, à trente mètres derrière, plusieurs butariens armés se mouvaient en le visant. Ni une ni deux, Tricia leva son pistolet et, se rapprochant au maximum des butariens, s'arrangea pour se placer juste devant un butarien avant de lui tordre le cou pour l'étouffer, en lui donnant plusieurs coups de poings. Elle répéta l'opération pour le deuxième butarien mais dût dégainer son pistolet et tirer sur les deux derniers butariens qui allaient tirer dans à peine quelques secondes. La foule s'écarta très rapidement et Tricia bougea avec la foule. Personne n'avait vu qui avait abattu les butariens, et si l'humain suspect s'était retourné, il n'avait pas pu apercevoir Tricia. En revanche, il pouvait apercevoir bien en évidence les butariens, dont la foule s'était rapidement écartée, laissant un périmètre de sécurité pour les policiers qui arriveraient plus tard sur les lieux.

Tout ceci pendant que Xavier, resté bien au froid dans le bâtiment des forces de l'ordre, avait encore réduit le nombre réels de meurtres mis en scènes. Ils étaient maintenant 7. Il y avait passé du temps à regrouper les informations, réfléchir, mais il y parvenait tant bien que mal. Il était loin de se douter de la tempête qui se préparait à l'horizon.



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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Ven 12 Sep 2014, 16:32
Sa cible avait mis un bon moment avant de ressortir de la bâtisse, et quand elle le fit, elle avait changé de tenue et d'apparence. "Une reine du déguisement, pas mal du tout" pensa Liam. Cela dit, il avait fait assez de mission de traque et d'espionnage pour savoir comment reconnaître quelqu'un. La démarche de la femme était inchangée, aussi il se douta que c'était la bonne personne. Néanmoins, il sentit un peu plus de précaution dans les pas de sa cible, aussi se demanda-t-il s'il n'avait pas été repéré. Cela n'aurait pas semblé très étonnant vu qu'il avait probablement affaire à un agent du SSC, et que donc cette personne avait sans nul doute subit un entraînement très poussé. Néanmoins, la curiosité le tenaillait et il se refusa à lâcher prise. Qui plus est, il s'agissait là de la seule distraction qu'il avait pu trouver sur cette fichue planète. Aussi continua-t-il sa filature sans broncher.

Il marchait depuis quelques minutes déjà quand il entendit soudain des coups de feu non loin derrière lui. Il se retourna brusquement pour apercevoir, au milieu du cercle que décrivait la foule en s'écartant, deux butariens morts, l'un troué de deux balles et l'autre le coup brisé. Liam chercha du regard le responsable, mais celui ou celle qui avait fait ça était doué : il ou elle avait déjà filé au coeur de la foule, et maintenant il devait être loin. Liam s'approcha alors des deux corps, afin de les examiner avant que les autorités n'arrivent. il fit mine de vouloir se porter à leur secours et examina leur armure : c'était bien ce qu'il pensait, il s'agissait des hommes de Brorok. La seule conclusion logique qu'il en tirait était que ce dernier cherchait à l'éliminer, sans doute pour éviter toute dénonciation éventuelle. "Bah voyons, fallait pas s'attendre à de l'originalité de la part d'un butarien. Autant imaginer un rat faire confiance à un Tyrannosaure, ça serait limite plus crédible." pensa Liam.

Quand les autorités arrivèrent, il leur fit croire qu'il tentait de les aider. Il s'éclipsa alors à la demande des officiers, puis regagna son hôtel. Puisqu'il avait perdu la trace de sa cible, il n'avait plus rien d'autre à faire que de rentrer et de se reposer. Il reprendrait ses investigations le lendemain, mais pour l'heure le mieux qu'il avait à faire était d'aller dormir.





En orbite autour d'Intai'sei :


Brorok fulminait. Il avait mis ses deux meilleurs hommes sur le coup, et aucun d'entre eux n'avait réussi à tuer ce satané humain. Résultat : un dénonciateur potentiel était toujours en liberté, et deux de ses hommes étaient morts. Dans sa cabine, il avait tout remis sans dessus dessous tant il était empli de rage.

"Bon sang ! Par l'Hégémonie, ça peut pas être si compliqué de buter un foutu salopard d'humain ! Bordel, ça suffit. Je vais y aller ; quand vous voulez que quelque chose soit bien fait, faites le vous mêmes ! Rah !"

Il s'empara alors de son Claymore, pris des munitions et se dirigea vers le pont. Il alla voir l'officier des communications.

"Contactez nos employeurs et dites leur que nous aurons quelques jours de retard sur nos délais mais que je les livrerai sans faute d'ici une semaine. Je vais aller m'occuper de cet humain moi-même, puisque personne n'en est capable de le faire sur ce foutu rafiot !
-À vos ordres capitaine, je leur transmets un message sans plus tarder."

Brorok hocha la tête et alla embarquer dans une navette dans la soute puis se dirigea vers le spatioport.







Sur Intai'sei :

Liam avait passé une petite nuit. Il n'avait pas réussi à trouver le sommeil, aussi avait-il fait des recherches sur Brorok afin de savoir exactement à qui il avait affaire. Visiblement, tout ce qu'il avait cru savoir sur lui en acceptant le contrat était faux, ou bien assez loin de la vérité. Alors qu'il pensait que Brorok était un simple esclavagiste, il découvrit après quelques recherches plus poussées qu'il était en réalité bien pire, puisqu'il revendait ses esclaves à des laboratoires clandestins qui testaient des produits sur des cobayes de diverses espèces. Humains, Turiens ou même Krogans y passaient. En étant confronté à cette réalité, Liam fut enclin au doute : les personnes qu'il avait enlevées méritaient certes un châtiment pour leurs actes, mais un tel sort était-il proportionnel ? Malgré toute la haine qu'il avait pour ce genre de personne, Liam s'était toujours refusé le droit de décider de ceux qui mérité la vie et ceux qui ne la méritaient pas.

Refusant de se rendre complice d'un massacre pseudo-médical, Liam entreprit donc de retrouver sa « marchandise » et de la libérer. Peut-être que leur offrir une seconde chance leur ouvrirait les yeux, qui sait … En tout cas, malgré toute la colère qu'il pouvait éprouver, Liam refusait d'abandonner qui que ce soit à un sort pire que la mort. Son objectif était donc clair : retrouver Brorok, monter à bord de son vaisseau et et libérer les esclaves qu'il avait pourtant lui-même livrés. « Maudite soit ma conscience et mon foutu code moral, ils finiront par avoir ma peau. » pensa-t-il.

Il se leva donc le lendemain assez tardivement, la fatigue accumulée durant la nuit l'empêchant de se réveiller tôt. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il se mit à espérer croiser des larbins de Brorok, afin de pouvoir les utiliser pour monter à bord du vaisseau butarien. Cependant la tâche serait ardue, car il devrait sans doute affronter une forte résistance une fois à bord … « Je vais y laisser ma peau, je le sens ... ».

Liam se rendit donc au spatioport afin de se renseigner sur l'arrivée d'une navette de butariens, se faisant passer pour un agent des forces de l'Alliance grâce à de faux papiers. Il apprit ainsi qu'un seul butarien était arrivé la veille, à bord d'une navette Kodiak. Quand on lui décrivit l'individu comme étant bourru et extrêmement nonchalant, même pour un butarien, Liam reconnu Brorok. Il n'avait pas été beaucoup en contact avec lui, mais le peu qu'il en avait vu lui avait suffit pour se faire une idée précise du personnage : sa désinvolture et sa susceptibilité lui avaient presque sauté au visage tant elles étaient évidentes.

« Brorok est venu lui-même … Voilà qui pourrait jouer en ma faveur. » se dit Liam à lui-même. « Je pourrais m'arranger pour qu'il se fasse coincer, et ainsi les flics pourraient remonter toute la filière et libérer les esclaves par la même occasion … Et moi, je n'aurais qu'à ficher le camp avant qu'il ne me balance. »

Le plan était donc simple, du moins en théorie. Trouver Brorok et s'arranger pour qu'il se fasse embarquer par les autorités. Ces dernières remonteraient alors vite jusqu'à sa filière d'approvisionnement en esclaves en faisant quelques recherches dans son casier. Dans la théorie, c'était simple, mais dans la pratique, rien ne garantissait que tout se déroulera selon le plan. Mais avant tout, le maître mot de cette histoire restait le même : ne pas faire de vague.


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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Dim 14 Sep 2014, 02:05
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Tricia retourna au bâtiment de police avant Natalia, cette dernière continua et réussit à capturer un des pilotes. Elle le livra à Tricia qui l'installa dans une pièce sombre, sans micros. Elle sortit une première fois, sans rien lui dire, et utilisa son système IAFIS pour l'identifier, n'étant pas réellement convaincue. Il s'appelait Jordan Heist, il avait été licencié d'une compagnie aérospatiale pour ... Mhhh. Voila qui était intéressant : falsification du registre de quelques navettes afin de pouvoir faire passer de la drogue. Procès en attente, il était donc un fugitif recherché. Grosse bêtise d'avoir crû que l'espace de l'Alliance le protégerait de la justice. Elle montra le résultat à ses deux collègues avant de rentrer de nouveau dans la pièce. Cette fois, elle le regarda, et, souriant légèrement, montra son badge de Superviseur au pilote en lui lâchant froidement : « Vous nous direz ce qu'on veut savoir. Vous ne voulez pas que j'exerce la justice à la place du tribunal qui est censé le faire pour votre cas. » fit-elle avant de tourner les talons pour sortir de la pièce en la verrouillant. Elle se tourna vers les deux agents : « Il craquera. Le problème, c'est que ça risque de prendre quelques jours et que nous n'aurons peut-être pas quelques jours, si jamais ils pensent que leur pilote a été capturé.

C'est pourquoi Xavier, vous allez utiliser son Omni-Tech que vous lui avez retiré quand vous l'avez mis dans la pièce et vous allez envoyer un message comme quoi il est parti faire quelques provisions de carburant, de nourriture et de faux-papiers pour le groupe. Avec de la chance, ils croiront ce message. Sinon... J'imagine qu'on devra précipiter la capture du groupe pour les remettre aux autorités une fois qu'on aura toutes les preuves et aveux. »


L'agent acquiesça et s'exécuta. Après la mise au point de fin d'après-midi, Tricia repartit à son hôtel. Il lui restait encore deux nuits à passer avant de devoir prolonger, elle espérait boucler l'enquête rapidement. Evidemment, elle ne décidait de rien : des enquêtes pouvaient prendre quelques heures à résoudre quand d'autres prenaient plusieurs mois avant d'aboutir ou non. Elle en avait vu des enquêtes piétiner à cause d'une preuve mal vérifiée ou d'un rapport mal - ou trop rapidement - lu. Il suffisait de peu pour rater un élément pouvant lier à un rebondissement dans l'enquête, cela suffisait parfois à devoir classer l'enquête parmi les enquêtes « sans suite ». Elle souligna quelques détails qu'elle estimait intéressant avant de finalement ranger les dossiers dans sa valise et de fermer les yeux pour se reposer un peu. Il était vingt deux heures lorsqu'elle regarda son réveil. Elle se mit à réfléchir au pilote : fallait-il se montrer gentille, ou le menacer ? La torture n'était pas fiable : elle savait qu'une personne qui ne lâcherait pas ses complices passait un un cap où, la torture insupportable lui ferait dire tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi. D'autant que la torture n'était pas vraiment autorisée comme moyen, même pour les Superviseurs. Elle décida que le mieux serait probablement de lui offrir une vue sur ses complices menottés par la suite afin de passer un marché avec lui. Mais aucune carte n'était encore tirée, ils pouvaient gober son message comme ne pas le gober.

Si Tricia avait appris une chose dans le métier, c'était qu'il fallait s'adapter en permanence aux données, c'était pourquoi elle n'aurait pu devenir Superviseur si elle n'était pas d'abord passée par le SSC : au delà d'une question de niveau, de rang, il s'agissait d'une question d'aptitude, de compétence. On ne pouvait comprendre un environnement spatial voire galactique en passant sa vie dans un état-nation, si grand soit-il. Elle finit par s'endormir presque aussitôt après avoir cogité, d'un sommeil agité.

Le lendemain matin, elle retrouva les deux agents et regarda l'état du prisonnier : il semblait entamé. Natalia prit la parole : « Il a passé vingt minutes à brailler à l'aide, qu'il allait nous dire tout ce qu'on voulait. On l'interroge ? » demanda t-elle alors.
« Non. Cela pourrait sembler une torture mais en réalité, on mélange juste les cartes. C'est simple : si on rentre parce qu'il le demande, on lui confère un pouvoir de négociation. Le seul pouvoir qui le fera s'en tirer pas trop mal sera de nous dire la vérité, et pour ça il faut le laisser mijoter un peu, sans venir lui parler, pour lui faire comprendre que son sort ne nous intéresse pas et qu'il peut s'en sortir à condition de tout nous dire. »
« Comment saura t-on quand il sera prêt ? »
« On ne le saura pas. On n'a pas assez de temps pour analyser son comportement. Ses copains doivent être prêts à décoller, il ne leur manque que leur pilote. S'ils comprennent qu'il est capturé, ils en trouveront un autre le plus rapidement possible et prendront la poudre d'escampette. »
« Que va t-on faire alors ? »
« Pour le moment... » commença t-elle en regardant l'heure, avant de reprendre : « faire un tri final dans les dossiers. On a réduit à 7 pseudos victimes de meurtres. Ils sont pas autant, les mecs. Intai'sei compte pas mal de monde mais certaines informations ne collent pas. »

Tricia réfléchit a une théorie qui lui semblait un peu tordue mais qui pouvait fonctionner. Elle hésitait à en faire part à ses collègues par acquis de conscience, histoire de voir s'ils pensaient à la même chose. Et justement, Xavier vint la voir à part au moment où ils se séparaient : « Certains meurtres semblent avoir créés de toute pièce, ce qui n'aurait aucune raison logique. Pourquoi attirer l'attention sur une quarantaine d'affaires similaires, sinon pour cacher une ou plusieurs affaires dérangeantes ? »
Tricia sourit légèrement mais sincèrement à l'agent : « Il ne reste plus qu'à trouver quelle(s) affaire(s), Xavier. Je me disais la même chose. Vous informerez Natalia, moi je vais me renseigner discrètement. Je m'habillerais en civile mais je porterais un gilet... Au cas où. C'est moins efficace qu'une armure même légère mais c'est bien plus facile à camoufler. Je vais voir s'il y a quelques bars pour obtenir des informations. »

Il acquiesça et ils se séparèrent alors réellement cette fois, alors que le prisonnier semblait se lamenter sur son sort à travers la vitre sans fond de teint.



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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Mer 17 Sep 2014, 12:46
Si la présence d'enquêteurs et d'agents du SSC avait déjà éveillé la prudence de Liam, savoir que Brorok, après deux tentatives pour l'avoir fait assassiner, avait posé le pied sur la planète lui-même pour finir le boulot avait achevé de le rendre à la limite du paranoïaque. Aussi agissait-il avec extrêmement de prudence après avoir appris la nouvelle. Il ne faisait pas dix mètres sans jeter un coup d'oeil en arrière afin de s'assurer qu'il n'était pas suivi. Il resta le plus souvent possible dans des lieux où il n'y avait pas trop de monde, afin de pouvoir repérer tout agresseur potentiel. Il était tendu, crispé. Il savait qu'il avait fait une erreur en acceptant ce contrat, il n'avait pas été très malin. Il s'en mordait les doigts à chaque fois qu'il y pensait : accepter un tel contrat avec si peu d'information, et maintenant payait le prix de son inconscience.

Alors qu'il prenait un petit en cas à la mi-journée, Liam ne vit pas qu'à l'autre bout de la place, on l'observait. Brorok était crispé par la colère et l'impatience, et la seule chose qui le retenait de passer à l'acte dans l'immédiat était la présence de témoins sur la place. Il ne pouvait pas se permettre de se faire remarquer, au risque de se faire arrêter et de voir son trafic découvert, ce qui lui coûterai la vie, car son employeur n'appréciait pas les échecs. Aussi fit-il preuve d'une patience de chasseur afin d'attendre le moment idéal pour commettre son larcin.

En milieu d'après-midi, alors que Liam le faisait vraisemblablement tourner en bourrique, Brorok reçu une communication entrante sur son Omnitech, qu'il accepta sans la moindre hésitation : elle venait de son employeur.

"Brorok, j'ai cru comprendre que vous aviez rencontré quelques difficultés suite à la transaction sur Intai'sei ?
- Oui monsieur, vous m'en voyez navré, mais je …
- Cessez tout de suite vos bonnes manières forcées, Brorok, je ne suis pas un imbécile.
- Pardon, monsieur … Enfin, je veux dire … Bien compris monsieur.
- Brorok, j'espère que vous réalisez à quel point j'ai du me donner du mal pour faire accuser ses personnes de crimes qu'elles n'ont pas commis. J'ai besoin de ces personnes, que dis-je, de ces esclaves, et vous savez pourquoi. Je me suis donné beaucoup de mal pour que ces personnes soient accusées à leur insu de faux crimes, de crimes fictifs, tout ça pour que votre contact ait sa raison valable pour les traquer et vous les vendre, pour qu'en suite vous même vous me les livriez. J'espère donc être assez clair quand je dis que si jamais cette opération venait à être dévoilée au grand jour, je nierais toute implication et vous laisserais endosser l'entière responsabilité de celle-ci. Bien entendu, s'il vous venait à l'esprit de me dénoncer avec quelques preuves que ce soit, vous finiriez six pieds sous terre avant même d'avoir peu passer aux aveux. Et croyez-moi quand je vous menace, j'ai des agents partout dans la Galaxie, et en ce moment même j'en ai envoyé deux sur Intai'sei. Me suis-je bien fait comprendre ?
- Je … oui, monsieur, parfaitement. Mais ne vous inquiétez pas, ce problème sera très vite réglé, je vous en donne ma parole. J'avais chargé mes meilleurs hommes de s'en occuper, mais je crois avoir sous-estimé la cible. Je … je suis parti m'en occuper moi-même, et je peux vous garantir que ce n'est plus qu'une question de temps avant que Liam Harwick ne soit qu'un mauvais souvenir.
- Je sais, Brorok, je sais. Mais je vous préviens, si vous échouez, vous mourrez. Vous m'en verrez très désappointé de vous voir ainsi échouer, et je déteste être désappointé. est-ce bien clair ?
- Très clair monsieur."

La communication s'interrompit alors, laissant Brorok seul avec sa panique.

De son côté, Liam cherchait toujours à coincer Brorok pour le faire tomber, mais ce dernier était bien trop malin pour se faire piéger facilement. C'est pourquoi il allait devoir ruser pour parvenir à se sortir de ce guêpier. Et il avait une petite idée sur la façon dont il allait procéder. C'est pourquoi il alla du côté du bâtiment des forces de l'ordre, là où il avait vu entrer la femme qu'il avait suivi auparavant, guettant cette dernière. Mais à sa surprise, ce n'est pas la même personne qui en sortit. Il remarqua avec plus ou moins de surprise que la jeune femme qu'il vit en sortir était la même qu'il avait croisée à l'hôtel. Grand merci à sa mémoire visuelle et son talent de physiologiste, Liam en état sur et certain. Aussi décida-t-il de la suivre un moment, afin de voir ce qu'elle faisait, et éventuellement de réussir à coincer Brorok pour qu'il lui lâche la grappe.

Il la suivit pendant une bonne heure, mais visiblement elle semblait plus faire du repérage que de la filature, puisque Liam n'avait remarqué aucune personne en particulier se trouvant partout là où ils se rendaient. Il profita de la voir s'arrêter à la terrasse d'un café pour tenter une approche. Sentant que Brorok n'était pas loin et qu'il commençait sans doute à perdre patience, il alla près de la table où elle s'était assise et enclencha son plan d'approche.

"Excusez moi, mademoiselle. Vous permettez que je me joigne à vous ?" dit-il en tirant la chaise pour s'y asseoir. "Excusez moi de m'incruster comme ça, mais j'aurais juste quelques questions à vous poser, je suis touriste et je ne connais pas bien le coin. Vous pourriez m'aider ?"

Liam lui posa ainsi quelques questions sur la ville en elle-même, essayant de ne pas éveiller les soupçons de son interlocutrice, qui avait peut-être, voire très probablement, déjà remarqué qu'il l'avait suivie. Mais quoiqu'il en fut, il fallait qu'il l'aborde ainsi, cela faisait partie de son plan. Il n'avait plus qu'à espérer que ça fonctionne.


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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Sam 20 Sep 2014, 17:55
Ne pas faire de vague
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Intai'sei - du côté des suspects

Ils avaient reçu un message de Jordan Heist, leur pilote. Ils étaient deux mercenaires et trois " morts " qui devaient partir d'ici quelques jours dans les Systèmes Terminus, et de là-bas, commencer une nouvelle vie. Le flair des agents ne les avait pas trompé : trois des « victimes » de meurtres étaient en fait coupables de se faire passer pour mort. Ces gens étaient mêlé à une même affaire où la réputation d'une entreprise de télécommunication était en jeu, alors ils avaient opté pour disparaître, de sorte que l'enquête lié à cette affaire ne puisse aboutir, faute de suspects et de preuves. Ce qu'ils avaient oublié, c'était que se faire passer pour mort, ça demandait d'avoir une autre identité de disponible immédiatement, et, malheureusement pour eux, ils l'avaient fait en précipitation, arrosant au passage un ou deux membres des forces de l'ordre, qui étaient en situation difficile. C'était l'avantage d'une entreprise de communication : on apprenait vite que l'information et la communication étaient des armes puissantes, parfois plus aiguisées encore que la justice.

Combien de gouvernements, de hauts-placés auraient pu tomber si leurs actes ou savoirs avaient été de notoriété publique ? Au bout du compte, ce qui importait le plus face à ces gens n'était en soi pas réellement ce qui s'était passé mais plutôt ce que les preuves permettaient de prouver. Qu'un policier ou un gendarme sache sans pouvoir le prouver au tribunal était finalement peu utile. Durant l'enquête oui, le savoir pouvait aider à découvrir des preuves inexploitées, de nouvelles pièces qui peuvent servir à appréhender les coupables, mais devant le tribunal, faute de preuves, un coupable pouvait largement s'en tirer. Les Spectres étaient la seule entité dans la galaxie à pouvoir se passer de preuves concrètes - mais ils avaient plutôt intérêt à être sûrs d'eux, parce qu'après l'épisode avec Saren, le Conseil ne risquerait pas une autre crise. Et enquêter sur un Spectre était généralement peu probant, à moins que ce soit un autre Spectre qui enquête. La raison était très simple : Un Spectre ayant tout pouvoir était à même de menacer, de récupérer ou de se débrouiller par n'importe quel moyen pour effacer les preuves, pour les trafiquer.
Mais, fort heureusement, les Spectres avaient eu la bonne idée de rester tous clean après la Guerre contre les Moissonneurs.

Le message était plutôt clair et bref, ce qui rassura les « trois frères ». C'était leur surnom dans le milieu, bien qu'ils tendaient à être assez méconnus, leurs résultats plaidaient en leur faveur. Ils hésitèrent sur la conduite à tenir mais trouver un pilote qui se laisserait corrompre sans poser de question sur cette planète aride risquait d'attirer l'attention - et donc les problèmes. Ils décidèrent d'attendre quatre jours et, passé ce délai, de faire sans Jordan Heist. Bien sûr, Tricia et ses deux collègues du SSC ne le savaient pas encore, mais les évènements allaient se précipiter d'ici peu de temps.

Intai'sei - du côté de Tricia

Tricia songea qu'elle devrait bientôt rédiger son rapport sur les deux agents du SSC. Natalia semblait plus imprévisible et têtue que Xavier, bien qu'ayant de bonnes idées. Xavier lui avait confirmé que c'était Natalia qui l'avait presque forcé à continuer la traque. Seul l'enregistrement du vaisseau, qui serait ultérieurement écouté par les enquêteurs de l'investigation interne du SSC pourrait confirmer ou infirmer cette information, mais en attendant, elle n'oubliait pas qu'elle avait une affaire.

Elle s'était vêtue décontractée tout en sachant dissimuler son gilet pare-balle sous une chemise ample. Des lunettes de soleil, une jupe arrivant aux genoux, des ballerines, Tricia pouvait aisément passer pour une touriste. Mais ce qui la préoccupait était d'avantage leur poursuivant que leurs suspects. Cet homme n'avait toujours pas été identifié, impossible de savoir s'il représentait une menace ou non, et Tricia était bien décidée à le dégager de leur chemin, quoi qu'il faille faire - légalement. Aussi, se montra t-elle méfiante lorsqu'elle sortit du bâtiment : il était possible de relier Tricia et Natalia, s'il les avait surpris ensemble.

[Reussite : Elle va repérer Liam lors de sa filature / Echec : Elle ne le reconnaîtra que lorsqu'il s'assoira à côté d'elle]

Malheureusement, la foule très dense rendait la majorité des techniques de contre espionnage inutiles, ce qui fit que durant sa filature, elle ne se rendit pas compte qu'elle même était filée par cet homme. Lorsqu'elle pensait avoir toutes les informations, elle jugea bon de faire une pause. La surveillance avait durée plus d'une heure trente minutes, temps durant lequel elle passait de boutique en boutique, de rue en rue, se cachant du regard dès qu'ils pouvaient l'apercevoir.

Elle avait soif et décida de s'arrêter à un café, commandant un double cacolac, une très ancienne boisson qui était composée de lait et de chocolat. Elle resta impassible quand l'homme la rejoignit, et elle se maudit intérieurement. Comment avait-il pu la suivre alors même qu'elle n'avait pas été en mesure de déterminer si elle était suivie ?
« Excusez moi, mademoiselle. Vous permettez que je me joigne à vous ? » dit-il en tirant la chaise pour s'y asseoir, sans attendre de réponse de Tricia, puis il reprit la parole : « Excusez moi de m'incruster comme ça, mais j'aurais juste quelques questions à vous poser, je suis touriste et je ne connais pas bien le coin. Vous pourriez m'aider ? »

Si Tricia n'avait pas reconnu l'homme, elle l'aurait aidée, jouant à la perfection son rôle de touriste. Mais elle savait qu'elle ne se trompait pas, l'homme était bien celui-la. Il s'était changé pour un look différent tout comme elle l'avait fait il y avait à peine deux heures. Il était celui qui avait suivie Natalia et qui l'avait suivie aussi. Il s'agissait de plus que simplement un potentiel amoureux : il s'agissait d'un potentiel gêneur. Rien n'arrivait par hasard, il y avait une probabilité sur un million qu'il tombe par hasard sur elle ainsi.

Tricia regarda l'homme et, enlevant ses lunettes de la main gauche, elle sourit à l'homme qui s'était assis. Puis, elle sortit son badge de Superviseur du SSC en le lui montrant et prit la parole, souriante mais d'un ton neutre : « Je ne doute pas que vous êtes intéressé par le tourisme, mais je sais que vous m'avez suivie ainsi qu'une autre personne. Je vais être claire : vous interférez dans une enquête concilienne. Vous mettez en danger les personnes impliquées ainsi que vous-même. J'ose espérer que vous pouvez comprendre que cela ne vous regarde pas et, de surcroît, que cela se compliquera pour vous si vous refusez de coopérer. »

Elle laissa couler quelques secondes pour boire deux gorgées de cacolac, qui marquèrent sans doute un étonnement de sa part pour enchaîner, d'une manière déconcertante : « En ce qui concerne le tourisme, je vous écoute, si toutefois vous avez encore des questions. » fit-elle, toujours souriante, avec un ton plus doux cette fois.

Son attitude avait de quoi déconcerter : elle était souriante mais parlait presque froidement, comme si elle était à moitié excitée de la situation et à moitié lassée. C'était une attitude récurrente chez Tricia, qui se remarquait souvent lorsqu'elle savait ou pensait que les gens mentaient. Si cela avait été un réel touriste, elle aurait adopté un ton enjoué, presque passionné.


Intai'sei - du côté de Xavier

Xavier aurait voulu faire du terrain mais il savait qu'ils - lui et Natalia - étaient déjà en tort d'être resté, et qu'ils ne devaient la prolongation de leur participation dans l'enquête qu'a Tricia. Aussi il estima logique qu'il fasse moins de terrain qu'elle. Dans le couloir, un coup de trompette retentit : un policier fêtait l'abolitionnisme de l'esclavage chez les butariens. Ce n'était pas nouveau bien sûr, mais il avait recoupé les articles et, apparemment, l'information était confirmée réellement. Un de ses amis, en rigolant, lui lança : « Sors et commence à te frapper, j'arrive ! »

La trompette. Cela lui rappelait les cérémonies. Celle à laquelle il tenait absolument à participer était celle qui se produisait un peu partout dans la galaxie : celle qui fêtait la fin de la guerre des Moissonneurs. En cette année 2197, la cérémonie avait été d'autant plus importante qu'elle avait marqué les 10 ans de la victoire, aussi Xavier y avait-il rencontré toutes les espèces possibles. Il y avait évidemment les races conciliennes, siégantes ou pas : asaris, turiens, humains galariens, elcors, volus, ainsi que des races moins proches du Conseil : krogans - qui se rapprochaient cependant de plus en plus - hanaris, drells, pour terminer jusqu'aux races les moins sociales comme les butariens, les vortchas et les geths - qui étaient encadré de manière à éviter tout incident, ils n'étaient pas encore tout à fait accepté, et ce même 10 ans après la fin de la guerre. La blessure entre le GSI et le gouvernement galarien n'avait toujours pas complètement cicatrisé et les deux camps continuaient, tout en coopérant, de se méfier l'un de l'autre.

Il n'arrivait pas à trouver LE détail qu'il fallait. Il bloquait sur les preuves. Il possédait au moins deux empreintes partielles pour chaque affaire, avec des relevés de comptes en zig-zag, une réputation sociale intègre - sauf pour la dernière affaire. Il décida d'aller faire une pause en salle de repos. Une pause qui dura une heure,  d'un sommeil léger mais agité. La gueule de bois au réveil, il mit plusieurs minutes avant de reprendre parfaitement conscience de l'heure et décida d'enlever de l'équation ce qu'il ne pouvait pas résoudre. Il lui restait trois relevés de comptes avec divers achats. Des achats anodins, en apparence. Mais en y réfléchissant, le chlorure de potassium - qui avait remplacé les sels de table au XXIème siècle - semblait anodin, pourtant il avait été utilisé à forte dose comme injection létale lors de peines de mort, aux Etats-Unis. Il restait à trouver toutes les combinaisons possibles, et ça, ça allait demander du temps. Beaucoup de temps.

Intai'sei - du côté de Natalia

Elle avait passé une partie de son temps à s'informer sur Jordan Heist, à savoir tout ce qu'il y avait à savoir sur lui. Divorcé, un enfant, endetté, et surtout fugitif en cavale, il ne semblait pas être un gros caïd. D'un autre côté, un gros caïd n'avait pas forcément un profil prédéfini, parfois il s'agissait des gens d'apparence normale qui pouvaient se révéler les plus dangereux. Prenez un galarien qui a traîné au GSI mais en est sorti : il possède des compétences avancées dans le domaine de l'espionnage notamment. Il possède des techniques de combat, un certain sang-froid, bref, ce n'est pas n'importe qui. Mais pourtant, en tant que galarien lambda, il semble presque inoffensif si on ne connait pas ses antécédents. Vulnérable.

C'était une des tactiques utilisées lors d'opérations - secrètes ou pas. Feinter la faiblesse pour surprendre son ennemi, trop sûr de lui, et le mettre à terre.

Malgré toutes les informations en sa possession, elle ne parvenait pas à identifier quoi que ce soit qui pouvait lier Jordan aux autres. Il avait l'air d'être un pilote qui, ayant besoin d'argent rapidement et illégalement, avait choisit désespérément d'offrir ses talents à des personnes tout sauf recommandables. Il fallait dire qu'elle n'était pas la plus qualifiée pour enquêter sur cela : elle était censée être patrouilleuse. Elle décida de se prendre un café et c'est là qu'elle vit Xavier reprendre ses recherches. Elle le rejoignit et, lui souriant un peu désespérément, lâcha : « Je ne trouve rien. Pas d'indice qui pourrait expliquer cela et nous permettre de coffrer tout le monde avec des preuves solides. Rien. Nada. Je commence à me demander si j'ai bien fait d'insister de poursuivre la traque... »
Il la regarda un court instant : pour la première fois, il lisait le doute dans ses yeux. Le doute sur ses propres décisions. Il ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose : le doute pouvait être constructif tout comme destructeur si vous ne savez pas le gérer. Il était important qu'elle se remette en question sur sa décision d'un point de vue légal, d'un point de vue décisionnel, mais il ne faudra pas que cela soit une habitude. Enfin... Il ne savait même pas s'ils allaient rester au SSC, ni même s'ils allaient travailler ensemble après que l'enquête interne ait aboutie.

Il prit alors la parole : « Te désespères pas. Je ne trouve rien non plus. On ferait mieux de travailler ensemble, Natalia. On pourrait chacun apporter un oeil neuf sur l'affaire l'un de l'autre. Quand aux décisions à prendre sur notre terrain légal, on en parlera après, quand l'enquête sera finie. On aura tout le temps pour ça après, puisque l'enquête interne s'occupera de nous et qu'on sera suspendus le temps qu'elle aboutisse, comme le veut la procédure... »

Elle acquiesça et ils se mirent au boulot. En une demie-heure, ils trouvèrent finalement LE lien minuscule. Un lien qui allait permettre - en théorie - d'obtenir des preuves pour pouvoir arrêter tout le monde le plus vite possible.





Dernière édition par Tricia Pearson le Sam 20 Sep 2014, 19:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Sam 20 Sep 2014, 17:55
Le membre 'Tricia Pearson' a effectué l'action suivante : Jeu de hasard

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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Lun 22 Sep 2014, 10:43
Quand Liam alla s'asseoir à la table de la jeune femme, il ne fut que moyennement surpris par le fait qu'elle s'adressa à lui sur un ton froid, distant et qu'elle lui fit clairement comprendre qu'elle « savait »  ce qu'il mijotait. En réalité, elle savait seulement qu'il l'avait suivie, et devait aussi se douter qu'il avait suivie sa collègue, ce que Liam ne put que déduire lorsque la jeune femme posa délicatement son badge de superviseur du SSC sur la table.

« Je ne doute pas que vous êtes intéressé par le tourisme, mais je sais que vous m'avez suivie ainsi qu'une autre personne. Je vais être claire : vous interférez dans une enquête concilienne. Vous mettez en danger les personnes impliquées ainsi que vous-même. J'ose espérer que vous pouvez comprendre que cela ne vous regarde pas et, de surcroît, que cela se compliquera pour vous si vous refusez de coopérer. »

Liam eu un petit rictus involontaire en écoutant parler l'autre. C'était exactement ce qu'il voulait. Attirer sur lui les regards inquisiteurs du SSC, afin qu'ils puissent ensuite découvrir Brorok et mettre à jour sa filière de marchand d'esclaves. Bien entendu, il y avait un gros bémol dans ce plan : Liam allait devoir agir vite, car sitôt que Brorok serait capturé et interrogé, il se mettrait sans doute à table et balancerai le nom de Liam Harwick à la figure des enquêteurs, ce qui risquait alors de lui poser problème. Néanmoins, il n'en était pas encore à ce stade, et pour le moment il se concentrait sur la jeune demoiselle du SSC.

« Je ne doute pas non plus que vous avez du remarquer que je vous filais le train depuis quelques temps, à vous et votre collègue. Et croyez bien que mon but n'est pas du tout d'interférer dans votre enquête, quelque soit son objectif. Non, à vrai dire j'aurais bien aimé que vous puissiez me renseigner sur le tourisme du coin, les vols en partance, ce genre de choses … Et j'aurais d'ailleurs de mon côté une petite info à vous communiquer. »

À ce moment là, Liam vit en regardant par dessus l'épaule de la jeune femme que Brorok approchait. Comment cette brute épaisse avait-il pu le suivre jusqu'ici sans qu'il ne le remarque, il n'en savait rien. Peut-être était-ce tout simplement une coïncidence, le hasard des choses qui avait fait en sorte que Brorok se retrouvait au bon endroit au bon moment, ou plutôt au mauvais endroit au mauvais moment si on considérait les choses du côté de Liam. Et alors que Brorok s'approchait de la terrasse du café, Liam cherchait désespérément un moyen de ne pas se faire voir par ce dernier, sans quoi tout son plan tomberait à l'eau et il ne pourrait en aucun cas empêcher le butarien d'ouvrir une fusillade qui risquait de semer une belle pagaille dans la ville, sapant au passage toutes les chances qu'avait Liam de quitter Intai'sei en homme libre.

N'ayant que peu de temps pour réfléchir, il fixa un moment son interlocutrice, rejeta un œil sur sa carte pour en retenir le nom – Tricia, voilà un nom qu'il trouvait peu commun, mais après tout il avait passé beaucoup moins de temps avec des humains « civilisés » qu'avec d'autres rebus de la galaxie – et replongea son regard dans le sien.

« Bon Tricia, écoutez moi bien. Si vous voulez éviter un carnage, et que vous souhaitez rester en vie assez longtemps pour mener votre enquête à son terme, faites ce que je vous dis et soyez la plus naturelle possible. Je n'ai pas le temps de vous expliquer pour le moment, veuillez simplement me pardonner ce que je vais faire. »

Puis, sans lui laisser davantage de temps pour réagir, Liam se pencha en avant, passa sa main derrière la nuque de la jeune femme et l'attira vers lui pour l'embrasser, faisant ainsi passer les deux jeunes gens pour un couple d'amoureux en vacances. Il profita de la longue chevelure de Tricia pour masquer au mieux son visage, tandis que Brorok arrivait sur la terrasse et déambulait entre les tables en fouillant partout de son regard. Il passa à côté des deux tourtereaux en ayant pour seule réaction un « beurk » de dégoût, puis passa son chemin après avoir déduit que sa cible n'était pas là.
Lorsqu'il fut assez loin, Liam mit fin au baiser et relâcha son étreinte sur Tricia. Il plongea son regard dans le sien, puis regarda ailleurs, en sifflotant comme si de rien n'était. Quand il reposa les yeux sur elle, Tricia arborait une étranger expression. Il n'aurait si dire s'il s'agissait de stupeur, de surprise ou bien de colère – peut-être était-ce un mélange des trois, après tout. Quoi qu'il en fut, Liam s'expliqua le plus rapidement possible avant qu'elle ne puisse prendre la parole et potentiellement hurler de colère, ce qui pourrait faire revenir le butarien.

« Je vous prie de m'excuser pour ce baiser – qui était très agréable, soit dit en passant – mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour éviter de me faire voir par ce butarien qui vient de passer. Avant que vous ne me demandiez pourquoi je n'ai pas envie qu'il ne me trouve, c'est parce que ... comment dire, je lui ai un peu causé du tort en le plumant au jeu, une fois, et il y a laissé presque tout son argent. Et j'ai ensuite appris deux ou trois éléments compromettant sur lui, ce qui explique qu'il ne me tienne pas dans son cœur. Qui plus est, vous savez comment son bon nombre de butariens vis à vis de notre race. »

Liam lui débitât son baratin avec un sourire amusé sur le visage. Il était en apparence amusé, et il devait bien reconnaître qu'il avait plutôt apprécié ce baiser, mais au fond de lui il réprimait surtout un soupir de soulagement et s'empêchait tant bien que mal de laisser apparaître son angoisse.

« Bien, à présent, j'aimerais vous faire part de quelques infos que j'ai sur certains touristes butariens, dont notre cher ami qui vient de nous rendre visite il y a quelques instants. J'ai appris, en fouillant un peu dans son passé grâce à quelques connaissance et des rumeurs, que notre cher ami trempait dans un marché peu recommandé, et surtout très mal vu par l'Alliance. Vous savez, ce genre de trafic où la marchandise est plutôt … comment dire … vivace. J'ai pensé que cela pourrait intéresser le SSC, vu que nous sommes dans votre juridiction. Qui plus est, vous êtes une humaine, un très beau spécimen, d'ailleurs, aussi j'ose espérer que votre intérêt pour la sauvegarde et le bien être de notre espèce commune vous tient suffisamment à cœur pour que vous prêtiez un minimum d'attention à ce que je viens de vous dire. Mais je ne vous importunerai pas davantage, je vois que vous êtes débordée, aussi vais-je demander mon chemin à quelqu'un de moins occupé. Ce fut un plaisir, mademoiselle Pearson. »

Il se leva alors, et fit mine de partir. Restait maintenant à voir comment allait réagir Tricia. Soit elle allait accorder quelque peu de crédit aux infos de Liam et détacher quelques agents sur l'affaire, soit elle allait le faire suivre par un de ces mêmes agents, auquel cas il devrait retrouver Brorok de lui-même pour ensuite le faire épingler et fuir par la suite. Même si la première solution était la plus enviable car elle lui laissait le plus de chances de s'enfuir avant qu'on puisse le relier à Brorok, elle n'en demeurait pas moins la plus improbable, aussi s'était-il déjà préparer à fuir dès que possible. Juste au cas où. Malgré tout ce qu'il avait prit comme précaution, il aurait bien du mal à ne pas faire de vague.


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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Mer 24 Sep 2014, 01:09
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« Je ne doute pas non plus que vous avez du remarquer que je vous filais le train depuis quelques temps, à vous et votre collègue. Et croyez bien que mon but n'est pas du tout d'interférer dans votre enquête, quelque soit son objectif. Non, à vrai dire j'aurais bien aimé que vous puissiez me renseigner sur le tourisme du coin, les vols en partance, ce genre de choses … Et j'aurais d'ailleurs de mon côté une petite info à vous communiquer. »

Elle le vit orienter son regard par deçà son épaule, un regard qui se voulait presque apeuré. Quoi qu'il y ait, il fallait que ça soit gros pour justifier ce qu'il venait de dire ensuite : « Bon Tricia, écoutez moi bien. Si vous voulez éviter un carnage, et que vous souhaitez rester en vie assez longtemps pour mener votre enquête à son terme, faites ce que je vous dis et soyez la plus naturelle possible. Je n'ai pas le temps de vous expliquer pour le moment, veuillez simplement me pardonner ce que je vais faire. »

Intuitivement, elle voulut serrer le pistolet dans son holster mais sa tenue ne lui avait pas permis, pour être crédible en tourisme, le luxe d'en porter un, aussi sa main finit-elle dans le vide. Elle se prépara mentalement à devoir le maîtriser mais ce fut une toute autre chose qu'il fit alors. Il l'embrassa et, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il le fit en prenant le plaisir de le faire. Lorsqu'il relâcha son emprise, elle cracha dans le verre la salive de Liam et, d'un geste, désigna son badge.

Puis, finalement, elle balança une gifle retentissante sur Liam pour le corriger, en lui répondant : « Ce que vous venez de faire s'appelle une agression sexuelle. Recommencez et vous passez directement devant le Tribunal, qui que vous soyez. Je suis déjà assez clémente de ne pas vous embarquer immédiatement. »

« Je vous prie de m'excuser pour ce baiser – qui était très agréable, soit dit en passant – mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour éviter de me faire voir par ce butarien qui vient de passer. Avant que vous ne me demandiez pourquoi je n'ai pas envie qu'il ne me trouve, c'est parce que ... comment dire, je lui ai un peu causé du tort en le plumant au jeu, une fois, et il y a laissé presque tout son argent. Et j'ai ensuite appris deux ou trois éléments compromettant sur lui, ce qui explique qu'il ne me tienne pas dans son cœur. Qui plus est, vous savez comment son bon nombre de butariens vis à vis de notre race. »

« Arrêtez vos salades... » répondit-elle en écho à son excuse pour le baiser. C'était qu'en plus, il avait aimé ça, le salaud ! Il y aurait eu dix façons de se cacher du butarien et il avait choisit la pire de toutes. Tricia n'était fondamentalement pas méchante mais il y avait des limites à ne pas dépasser, et s'il ne se reprenait pas, il allait les dépasser. Cela dit, cela lui fournirait au moins une preuve qu'il se fasse arrêter sur le champ.

Mais la suite de son discours la laissa perplexe quelques instants :« Bien, à présent, j'aimerais vous faire part de quelques infos que j'ai sur certains touristes butariens, dont notre cher ami qui vient de nous rendre visite il y a quelques instants. J'ai appris, en fouillant un peu dans son passé grâce à quelques connaissance et des rumeurs, que notre cher ami trempait dans un marché peu recommandé, et surtout très mal vu par l'Alliance. Vous savez, ce genre de trafic où la marchandise est plutôt … comment dire … vivace. J'ai pensé que cela pourrait intéresser le SSC, vu que nous sommes dans votre juridiction. Qui plus est, vous êtes une humaine, un très beau spécimen, d'ailleurs, aussi j'ose espérer que votre intérêt pour la sauvegarde et le bien être de notre espèce commune vous tient suffisamment à cœur pour que vous prêtiez un minimum d'attention à ce que je viens de vous dire. Mais je ne vous importunerai pas davantage, je vois que vous êtes débordée, aussi vais-je demander mon chemin à quelqu'un de moins occupé. Ce fut un plaisir, mademoiselle Pearson. »

Dénoncer un trafic d'esclave de cette manière était pour le moins originale. Mais rien ne prouvait les dires de l'homme, s'il accusait, il devait fournir des preuves - ou dénoncer de manière officielle pour que les autorités compétentes s'occupent de trouver des preuves. Ce que Tricia n'aima pas était la manière qu'il avait de revenir sur sa beauté. Il se prenait pour qui ? Il croyait pouvoir draguer et embrasser une enquêtrice du SSC impunément en débitant des accusations et s'en aller de suite ? Elle le retint immédiatement par le bras et répondit : « Non, vous ne partez pas si vite. »

Elle le força à se rasseoir et reprit : « Rien ne dit que vous n'avez pas inventé tout ça uniquement pour m'embrasser et me draguer. » fit-elle, d'un regard froid. Mais elle reprit presque immédiatement, d'un ton plus léger, avec un petit soupir : « Toutefois, toute accusation aussi grave est vérifiée par acquis de conscience. »  

Restait à décider si elle le laissait partir ou si, au contraire, elle le gardait à vue le temps de résoudre cette affaire, sous prétexte d'assurer sa sécurité. L'un comme l'autre la tentait assez : il pouvait être un citoyen intègre qui avait juste été maladroit comme il pouvait tout aussi bien être un autre marchant d'esclave à qui il faisait de la concurrence. La raison l'emporta sur la présomption d'innocence et, rangeant son badge dans sa poche, elle répondit : « Bien. Vous allez m'accompagner, je vais vous placer sous protection le temps qu'il soit démonté. Ensuite vous serez relâché et invité à témoigner, bien que votre déposition ne sera pas annulée juridiquement en cas d'absence imprévue, comme une maladie par exemple. »  

Bon, si je tente pas de... Ouais, allons-y Alonso !.

[Hasard joueur 1 : Succès : Elle menotte en douce Liam / Echec : Le menottage échoue et Liam parvient à se défaire de l'emprise de Tricia. ]
[Hasard joueur 2 : Succès : Liam tente de s'échapper mais elle réussit à le rattraper /  Echec : Il réussit à s'enfuir. ]

Elle tenta de le menotter mais sans doute fut-elle trop confiante puisqu'il s'en aperçut. Il lui fit une clef de bras qu'elle contra au mieux en se servant de la table comme de sol pour rouler et se défaire de la prise, mais trébucha sur la chaise. Il sut user de ce temps pour prendre ses jambes à son cou, voyant Brorok revenir, et il s'engagea alors une folle course poursuite entre les deux humains. Tricia se faisait presque distancer par Liam, qui avait sans doute des chaussures plus adaptées à la course rapide que Tricia, qui était en ballerines. Mais heureusement - ou malheureusement selon le point de vue - un camion de transport perdit des marchandises non loin de la trajectoire de Liam, un peu devant lui. Entre regarder à moitié son chemin et regarder à moitié pour s'assurer de ne plus être suivi, Liam ne put éviter à temps la cargaison qui, bien protégée dans des sacs, amorti fort heureusement pour Liam le choc. Toutefois un peu assommé, cela laissa à Tricia le temps pour le rattraper et, cette fois, lui passer réellement les menottes.

Un peu essoufflée, elle s'adressa à lui : « Tentative de fuite... Allez, assez de sport pour aujourd'hui. Je t'emmène, j'ai besoin de ta déposition. Et si t'es sage, peut-être même que tu seras libéré demain. » fit-elle, inquisitrice. Elle savait qu'il n'y avait pas que les coupables - contrairement à ce que l'on pouvait dire - qui s'enfuyaient lorsqu'il était question d'être arrêté. Les personnes qui étaient mortes de peur, d'angoisse, de douleur, ou de sentiments très forts pouvaient tenter de s'enfuir de l'emprise des autorités. Il fallait dire que même au XXIIème siècle - et presque au XXIIIème - la justice pouvait encore se tromper et nul n'était à l'abri d'erreur judiciaire. Les procédures légales de réhabilitation - si procédures il y avait, ce qui demandait de nouvelles preuves puis une réouverture du dossier - étaient très longues : la justice n'a jamais aimé qu'on lui dise qu'elle s'était trompée.

Intai'sei - du côté de Xavier

La mise en commun des dossiers avait aidé : des empreintes partielles avaient pu être mises en commun. Elles se complétaient tout juste assez pour lancer une recherche dans le fichier des empreintes. Le résultat fut quasi-immédiat : correspondance avec un ex-détenu : Robyn Destiu. Le fichier indiquait qu'il avait passé un long temps sur le Purgatory avant d'en ressortir. Il semblait s'être rangé puis avait, juste après la guerre, écopé d'une peine de 15 ans pour homicide volontaire sous le coup de la folie et de circonstances atténuantes. Il en avait fait tout juste neuf ans avant d'être relâché - sous liberté conditionnelle. Malgré tout, il semblait avoir réussi à échapper à la justice et le fichier indiquait qu'il était dangereux et qu'il posséderait très probablement une arme.

Natalia nota le nom de ses complices de l'époque et elle remarqua que l'un d'eux n'avait pas été arrêté depuis la Grande Guerre et pensa que c'était peut-être le point d'arrivée de Robyn. Ils se connaissaient bien, soit Robyn voudrait se venger, soit il chercherait un endroit sûr, chose que pouvait potentiellement lui procurer Alex. Après une rapide recherche, il s'avérait que ce dernier se trouvait sur Intai'Sei !
« On brûle ! » fit-elle à Xavier, qui répondit : « Effectivement l'étau commence à se resserrer sur nos gaillards ! »

Ils reçurent un message de Tricia qui leur donna rendez-vous à l'accueil du bâtiment. Ils attendirent cinq minutes avant que Tricia arrive, alors que repartait un Geth dépressif et son varren, l'avant dernier ayant reçu une contravention pour ne pas avoir mis de laisse et de muselière à son varren, venait d'être relâché. Le varren s'arrêta un instant aux pieds de Tricia pour brouter une touffe d'herbes, qu'il avala peu après puis suivit son maître, qui, bien qu'il n'ait pas un réel visage, n'affichait pas une mine joyeuse.

Liam affichait une mine mi-anxieuse mi-détendue. Il se sentait probablement soulagé d'être à l'abri de Brorok, mais visiblement peu rassuré à l'idée que pouvait prendre sa " détention / protection ". Natalia prit la parole la première : « Tiens tiens. Mais qu'avons-nous là ? Ce ne serait pas mon fileur, par hasard ? » fit-elle en souriant, ce à quoi répondit Tricia : « Il est visiblement en danger et il a des informations à nous procurer sur un trafic d'esclaves humains.

Du nouveau sur l'affaire ? »
fit-elle alors que Natalia emmenait Liam au loin, dans une pièce bien éclairée, où se trouvait nourriture et boisson. A dire vrai, ils n'avaient rien à lui reprocher, si ce n'était qu'il avait failli gêner une enquête concilienne et, de surcroît, avait embrassé de force une agent des forces de l'ordre - Tricia - pour se protéger d'un méchant. Mais Tricia fermerait les yeux sur ça si il disait vrai. Si jamais il mentait, elle n'hésiterait pas à le charger pour agression sexuelle, qui qu'il soit.

Xavier attendit que Liam soit hors de portée d'ouïe pour raconter l'avancée de l'enquête à Tricia. A la fin, elle répondit : « Bien travaillé. Demain, on leur rend une visite. Maintenant, vous allez vous occuper d'épauler Natalia pour obtenir toutes les données que cet homme possède sur le trafic d'esclave. On vérifiera ensuite, et si tout se passe bien, on le relâchera. »

Il acquiesça et rejoignit alors Natalia pendant que Tricia remplissait un rapport de mission.

Intai'sei - du côté de Liam, Natalia et Xavier

« Vous avez sûrement donné quelques renseignements à l'agent Pearson mais j'ai besoin de consigner dans le rapport tout ce que vous pouvez nous dire. Une fois que nous aurons arrêté la filière, vous serez prévenu et vous pourrez partir. Considérez cela comme une mesure de protection et, par la même, une déposition dans le cadre d'une enquête dont vous allez fournir les accusations et dont nous allons vérifier les preuves. »

Xavier s'assit sur le bord de la table, le genou replié, et compléta :« Soyez exhaustif. Le moindre élément qui, pour vous, paraît insignifiant peut s'avérer vital dans une enquête. » fit-il, d'un ton plus avenant que sa collègue. En réalité, Natalia n'avait pas très bien supporté le fait de s'être fait suivre par un civil. Mais elle trouva la force de lui sourire et de consigner chaque élément qu'il lui narra par la suite.





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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Mer 24 Sep 2014, 01:09
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Jeu 25 Sep 2014, 17:21
Liam devait l'admettre : avoir embrasser Tricia était de loin l'idée la plus stupide qu'il avait eu depuis quelques temps. Aussi ne broncha-t-il pas énormément quand celle-ci lui colla une gifle magistrale. Il avait été assez surpris par la force de la jeune femme, puis se rappela quand ses idées se remirent en place qu'elle faisait partie du SSC, ce qui expliquait son excellente condition physique. Quoiqu'il en fut, il lui déblatéra son baratin et fit mine de se lever pour rentrer chez lui, ayant pour projet d'attendre qu'elle ne le contact. Cela dit, Tricia était bien plus vive et réactive que ce qu'il avait prévu, car elle se leva presque en même que lui, et le retint par le bras, sortant une paire de menottes. Ni une ni deux, Liam se défit de l'emprise de la jeune femme, et se mit à courir.


Quelle initiative des plus idiotes : quoi de mieux pour attirer l'attention sur soi que de fuir quand un agent des forces de l'ordre voulait vous emmener à son poste pour vous interroger ? Mais c'était trop tard, Liam avait déjà commencé à courir, aussi n'avait-il plus le choix, car son plan était tombé à l'eau et faisait de bien belles vagues. Alors qu'il jetait un œil en arrière pour s'assurer que Brorok, qui s'était redirigé vers la terrasse peu avant qu'il court, ne l'avait pas suivi, et aussi pour voir s'il avait distancé Tricia, il percuta quelque chose de dur et tomba à la renverse. Il n'aurait sans doute pas été aussi sonné que ça s'il n'était pas tombé sur la tête, l'assommant à moitié. Il resta allongé, sa vision troublée par le choc qui fut pour le moins assez brusque, à défaut d'être brutal. Quand il reprit ses esprits, il entendit la voix de Tricia résonner dans ses oreilles tandis qu'il sentait qu'on le relevait et qu'on lui passait les menottes.


« Cette fois, t'as fait une belle connerie, mon pote. » se dit-il à lui même tandis que Tricia l'emmena vers le poste. Ils traversèrent à nouveau la grand place, où Liam aperçut Brorok. C'est là que ce dernier fit un volte-face et aperçut sa cible, qu'il traquait depuis le début de la journée. Il fut d'abord figé l'espace d'un instant, puis fit mine de se lancer à sa poursuite quand il remarqua la présence de menottes aux poignets de Liam et que Tricia lui tenait fermement le bras. Le butarien dut donc refréner ses envies meurtrières tant bien que mal, alors que Liam ne lui facilitait pas la tâche en le provoquant d'un grand sourire narquois tandis qu'il s'éloignait. Mais Brorok n'avait plus grand chose à perdre. Il alla se mettre un peu à l'écart et contacta son vaisseau.


« Rask, c'est Brorok. Tu me reçois ?
-Cinq sur cinq, boss. Que se passe-t-il ? T'as mis la main sur l'humain alors ?
-La situation s'est compliquée. Ce salopard s'est fait arrêté par un agent du SSC en poste ici, de manière provisoire je suppose. Bref, c'est pas la question. Le problème c'est qu'il a été emmené au poste, et que donc je pourrais pas l'approcher sans me faire épingler avec mon claymore. Si je me pointe là-bas avec ce p'tit bijou, ils vont me foutre en taule sans poser de questions.
-Alors qu'est-ce que tu comptes faire, boss ?
-Dans combien de temps tu peux réunir l'équipe au sol ?
-Tu veux dire les Stormwalkers ? Tu veux dire que tu comptes ...
-Ouais, parfaitement. Alors, combien de temps ?
-Ben, je pense que d'ici une heure ou deux, ils seront tous prêts.
-Ok, alors dans ce cas, je t'envoie les coordonnées d'un lieu de rendez-vous. On se retrouve là bas dans deux heures maximum. Hors de question que cet enfoiré s'en tire en vie et qu'il nous balance. Je lui arracherai le cœur de mes propres mains, et tant pis si je dois brûler la planète entière pour ça. » lâcha Brorok sur un ton furieux en coupant la communication.



Du côté de Liam, lui et sa « garde du corps » venaient d'arrivé au poste. Quand Liam leva les yeux sur les deux agents qui les y attendaient, il reconnu la femme qu'il avait filé auparavant. Lorsque celle-ci s'adressa avec lui la voix chargée de sarcasme et d'ironie, il se contenta de lui répondre par un grand sourire niais, comme pour dire « Salut, ça va ? » tandis que Tricia le confiait à cette même personne pour aller l'installer dans une pièce. Liam se posa sur une chaise après que Natalia, dont il avait appris le nom pendant le cour trajet qui l'avait menait jusque dans la salle d'interrogatoire, lui retirait ses menottes pour qu'il n'ait plus les mains dans le dos. Il s'assit alors, baladant son regard partout dans la pièce, puis posa les yeux sur Natalia, toujours ce même sourire sur le visage.



« Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? J'ai un truc sur le visage ?
-Vous préféreriez que je pleure ? Je vous fasse une tête qui vous donnerait l'impression que mon désir le plus profond serait de vous arracher les tripes, de vous pendre avec et de m'abreuver de votre sang ? Non je souris parce que la vie est plus sympa et supportable comme ça. »



Natalia le regarda et émit un simple reniflement dédaigneux, le laissant seul dans la salle qu'elle vérouilla. Liam se leva alors et alla se prendre quelques en-cas au distributeur à l'aide de son Omnitech.



Immédiatement, sur le vaisseau butarien, l'alerte fut donné par le programme de détection du copilote. Il contacta alors immédiatement Brorok pour lui donner la position exact de Liam sur Intai'sei. Ce dernier reçu l'information avec beaucoup de plaisir et jubila tandis qu'il attendait encore plus impatiemment ses troupes.



De retour à la salle d'interrogatoire, Liam avait branché son baladeur MP3, une relique qu'il avait récupéré par sa mère qui elle-même le tenait de son grand-père, et avait mis ses écouteurs, écoutant un peu de musique tout en grignotant de petits amuse-gueules pour passer le temps. C'est alors qu'entrèrent Natalia et son collègue dont il ignorait encore le nom. Natalia se posta contre le mur, près de la porte, tandis que son collègue s'assit sur la table et sortit un bloc note avec un stylo. Natalia prit alors la parole sur un ton froid et cassant.



« Vous avez sûrement donné quelques renseignements à l'agent Pearson mais j'ai besoin de consigner dans le rapport tout ce que vous pouvez nous dire. Une fois que nous aurons arrêté la filière, vous serez prévenu et vous pourrez partir. Considérez cela comme une mesure de protection et, par la même, une déposition dans le cadre d'une enquête dont vous allez fournir les accusations et dont nous allons vérifier les preuves. »


Visiblement, elle semblait de mauvaise humeur. Liam devait reconnaître qu'il avait un don pour énerver les gens. Son collègue prit alors la parole sur un ton plus neutre, conciliant.


« Soyez exhaustif. Le moindre élément qui, pour vous, paraît insignifiant peut s'avérer vital dans une enquête. »


Liam retira alors ses écouteurs, puis penchant la tête sur le côté, toisa l'homme d'un regard incrédule.


« Bon, on va se la jouer franc-jeu, je suis un habitué de ces salles. J'ai déjà fait pas mal de petites conneries qui m'ont valu à chaque fois un ou deux mois de taule ou de TIG. La chanson je la connais. Et je sais aussi comment vous fonctionnez. Alors voilà ce qu'on va faire : je vous dis absolument tout ce que vous voulez, mais vous devrez en contrepartie assurer ma sécurité contre Brorok. On est d'accord ? »



Les deux autres se toisèrent un moment, puis Natalia expliqua qu'elle s'arrangerait pour négocier ça avec Tricia. Liam décida donc de s'en contenter, et répondit aux questions qu'on lui posa. Il fit une rapide description physique de Brorok, bien que pour lui, tous les butariens avait exactement la même tête. Puis il raconta tout ce qu'il savait sur Brorok et ses activités, en omettant bien sûr ce qui le relierai à lui, et inventa de façon plutôt convaincante une histoire pour expliquer comment il avait découvert qu'il était marchand d'esclaves. Une fois l'interrogatoire fini, Liam fut de nouveau laissé seul dans la pièce tandis que les deux autres allaient surement faire leur rapport à Tricia. Profitant d'être enfin un peu seul, et se sentant suffisamment en sécurité pour se détendre, Liam rebrancha son lecteur MP3, mis ses écouteurs et lança sa chanson favorite, « Footloose ». Et il dansa au rythme de la musique, qu'il faisait défiler en boucle sur son lecteur.


Pendant ce temps, une bonne heure avait passé et Brorok avait été rejoint par son équipe de Stormwalkers. Fort de la confiance que lui inspirait la présence de son équipe d'experts en combat, il leur ordonna de se rendre au poste. Ils étaient une dizaine de butarien à se diriger vers un petit poste réquisitionné par le SSC, dans lequel il n'y avait que trois agents bien entraînés et Liam, qui dansait. Peu importe s'ils se faisaient remarquer, à présent. Pour Brorok, l'objectif n'était plus d'éviter les vagues mais d'en faire un maximum, et de bien grandes.


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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Lun 29 Sep 2014, 15:28
Ne pas faire de vague
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▪ Date : Novembre 2197
▪ Classification : Normal / Violent
▪ Liam Harwick ▪ Tricia Pearson ▪
Tricia Pearson
Superviseur du Conseil
Intai'sei - du côté de Natalia et Xavier

« Bon, on va se la jouer franc-jeu, je suis un habitué de ces salles. J'ai déjà fait pas mal de petites conneries qui m'ont valu à chaque fois un ou deux mois de taule ou de TIG. La chanson je la connais. Et je sais aussi comment vous fonctionnez. Alors voilà ce qu'on va faire : je vous dis absolument tout ce que vous voulez, mais vous devrez en contrepartie assurer ma sécurité contre Brorok. On est d'accord ? »

Les deux agents n'étaient pas très surpris. Ils n'avaient pas vérifié son identité mais sa façon de comporter en disait long. Natalia n'hésita que quelques secondes avant de lui répondre : « Je verrais avec l'agent Pearson. Elle seule peut donner son accord, mais je ne me fais pas de soucis. Si vous nous aidez, nous vous aiderons. »

Et la description du trafic et du leader commença alors. Xavier se demandait comment il pouvait être au courant de tant de choses et, comme s'il avait lu dans ses pensées, Liam explicita alors le pourquoi du comment. L'explication convint aux deux agents qui, troublés par les révélations de Liam, ne pensèrent pas à vérifier son identité. Et, en sortant de la pièce pour rejoindre Tricia, ils croisèrent les agents de relève du bâtiment qui allaient se chercher à manger au restaurant d'en face. Ils se saluèrent brièvement et reprirent leur route vers Tricia.

Intai'sei - du côté de Tricia

Tricia avait profité que ses collègues s'occupent de l'humain pisteur pour qu'elle s'occupe, seule, de l'autre humain retenu depuis maintenant presque deux jours. Elle entra dans la pièce et referma derrière elle. Elle s'assit sur la chaise et énonça, à l'intention du prisonnier : « Je sais pourquoi tu ne voulais rien dire. J'ai recoupé des informations et j'ai trouvé les hommes que tu refusais de dénoncer. Alors, ouais je suis un poulet, une fliquette, mais je suis aussi ta dernière chance d'une justice plus clémente. »

Son ton, plutôt neutre, finissait sur une note un peu plus chaleureuse, qui annonçait la couleur de ce qui allait arriver. Elle reprit, avec plus de douceur encore : « Je n'ai plus besoin que tu me dises tout. J'ai juste besoin que tu coopères. Il faut qu'on les choppe tous, en évitant un massacre si possible, et pour ça, il suffirait qu'ils soient attiré dans un endroit désert. Par chance, j'ai fais quelques rapides recherches et j'ai trouvé un endroit... intéressant. »

Pour la première fois, il pouvait enfin s'exprimer. Il répondit donc à Tricia : « Je coopères si vous me protégez. » ce qui arracha un sourire intérieur à Tricia : il avait craqué. Oh oui mon bonhomme, t'inquiètes pas, en zonzon t'aurais toute la sécurité qu'il faut... pensa t-elle intérieurement, avant d'acquiescer et de donner les coordonnés de l'endroit à leur donner. Il leur écrivit un message qui les invita à s'y rendre, prétextant une découverte importante et intéressante.

Tricia sortit de la pièce et retrouva alors ses deux compères qui la cherchaient : « L'informateur a dit tout ce qu'il savait et demande une protection en échange... »
« On accepte. On vérifiera quand même son identité, on sait jamais. Si ça se trouve c'est un autre trafiquant concurrent du butarien qui a décidé de le faire payer en le dénonçant. En tout cas, il a peut-être quelque chose à se reprocher, il avait tenté de fuir quand j'ai tenté de lui passer les menottes. Faudra surveiller ça de plus près. »

Elle fit une pause dans sa phrase pour reprendre, légèrement souriante : « Quand à moi, j'ai convaincu l'autre prisonnier. Il a envoyé le message et ils se trouveront là où on pourra les arrêter sans bavure. Attendez vous à un peu de résistance par contre... Ils ne sont pas du genre à se rendre facilement. »


Ce fut à peu près à ce moment que l'équipe de Brorok se positionna face au bâtiment. Une dizaine de butariens armés firent face et certains décidèrent d'entrer. [Hasard #1 : Succès = Les gardes de la relève aperçoivent les butariens armés et réussissent à en interpeller / blesser quatre avant de mourir sous le feu des ennemis. / Echec = Ils se font tirer dessus dès qu'ils sont à porté des butariens et meurent.]

Malheureusement, les gardes en relève, à peine la sommation d'usage prononcée se firent tirer comme des lapins. A moins de vingt mètres, il ne fallu que quelques tirs pour venir à bout des gardes. C'est d'ailleurs ce qui mit Tricia en alerte immédiate dans le bâtiment. Ils se situaient dans l'aile Nord, la porte d'entrée se situait à l'Est. Ils étaient du côté de l'armurerie et Tricia n'eut aucun problème à forcer la serrure pour entrer, suivi des deux autres agents sur ses talons. Elle leur passa deux Avengers et ils se précipitèrent pour mettre les intrus en joue dans la porte d'entrée à peine trente secondes après. Tricia avisa un M-90 Indra traînant par là et, après avoir mis un casque et une armure, rejoignit l'étage, d'où elle avait une visibilité sur le hall d'entrée. Natalia avait été touchée et devait reculer, alors Tricia ouvrit un canal Omni-Tech dans lequel elle énonça un simple mot : « RETRAITE ! ». Bipied positionné, Tricia ouvrit à son tour les hostilités. La polyvalence, mi-fusil d'assaut mi-fusil de précision convenait bien à Tricia qui blessa deux butariens avant de devoir recharger. Le bilan s'avérait pour l'instant plutôt positif : trois butariens morts, un butarien blessé contre un des trois agent blessé et inapte au combat.

Ce fut à ce moment que retentit une grosse explosion : un butarien équipé d'un lance roquette M-77 venait de détruire le mur où se trouvait Liam. Ce dernier se trouvait donc partiellement à découvert et Tricia intensifia le feu. Les munitions allaient manquer si la situation s'éternisait, mais heureusement, le second tir du butarien rata la cible : au lieu de toucher la salle où se trouvait Liam, le missile fut légèrement dévié vers le premier étage. Tricia fut projetée en arrière par le souffle de l'explosion et mit quinze bonnes secondes à se relever.

Les butariens en profitèrent pour avancer mais, au moment de pénétrer dans la salle où se trouvait normalement Liam, ils ne trouvèrent personne. A la place, Xavier, juste derrière le plus reculé des butariens, en profita pour lui briser le cou et tirer avec sa propre arme sur les autres butariens tout en s'éloignant d'eux. Trois des six butariens furent blessés à divers endroits avant que Xavier finisse par se prendre une balle dans le cou. S'il n'allait pas rapidement à l'hôpital, il allait mourir. Tricia, se retrouvant seule, sortit son pistolet avec prudence : il restait encore trois butariens -  dont Brorok avec un Claymore. Elle eut alors une idée : elle tira dans le distributeur qui était équipé d'un générateur. L'explosion fut minime mais suffit à faire diversion : Tricia visa la tête du premier butarien de son M-11 Silencieux et tira trois coups. Les deux premiers coups manquèrent car il était en mouvement mais le troisième fit mouche. Deux contre un fit-elle. C'est alors qu'un Liam sortit d'on ne sait où et se pointa dans le couloir. Les tirs se firent presque immédiat et Tricia sauta alors en plein sur le second butarien en même temps qu'elle sortit son Omni-lame de sa main gauche. La lame sectionna l'artère carotide. La mort fut presque instantanée.

Brorok s'était retourné pour apercevoir Tricia et tous les deux, au moment de tirer, entendirent un " clic ", annonçant un chargeur vide. Hurlant de rage, il fonça sur Tricia qui, se servant de son élan, lui fit un magistral croc-en-jambe. Au sol, il fut menotté en quelques secondes, ce qui ne lui laissa pas le temps de se rétablir de sa chute. Il cria de rage « LIAAAAAAM MAUDIT HUMAIN J'AURAIS TA PEAU CONNARD ! », mais Tricia le fit taire d'un coup de crosse à l'arrière du crâne.

Le bilan s'annonçait très lourd, et elle remarqua que la salle où se trouvait Liam était vide. Il avait sûrement filé, le lâche.

Intai'sei - du côté des suspects

Le lieu de rendez-vous était un club de strip-tease de turiennes. Le club était très peu fréquenté et, en plein jour, il n'y avait que le propriétaire qui s'assurait que tout était prêt pour le soir. Les suspects et leur prise débarquèrent et le propriétaire les invita à patienter un peu. « Espérons qu'il ne traîne pas, je suis pas venu pour reluquer des turiennes en chaleur.... »





Dernière édition par Tricia Pearson le Lun 29 Sep 2014, 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Lun 29 Sep 2014, 15:28
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Mer 01 Oct 2014, 16:36
La situation n'avait pas eu le temps de traîner et de s'éterniser. Alors que Liam était tranquillement en train de danser dans la salle, seule occupation qu'il avait trouvé pour passer le temps, voilà que les choses se compliquaient. Des coups de feu retentirent dans les couloirs, mais avec son casque sur les oreilles, Liam ne les entendit même pas. Ce n'est que lorsqu'un tir de roquette vint démolir le mur de la salle où il était qu'il remarqua qu'on avait prit d'assaut le poste. Projeté en arrière par le souffle de l'explosion, il alla percuter la porte de son dos et la fit tomber. Quand il se releva, il ne voyant qu'un nuage de poussière de béton et d'acier soulevé par la démolition si brutale et soudaine du mur. Il comprit très rapidement que c'était Brorok qui avait rameuté des alliés pour prendre le poste d'assaut et lui régler son compte.


Il sortit alors un couteau de combat de sa botte, puis se dirigea vers la sortie. Sur la route, il déboula alors dans le couloir, et aperçut Brorok quelques mètres plus loin. Décidé à ne pas mourir, il se précipita vers la sortie pour aller récupérer des armes à feu, conscient que sa lame ne pèseraient pas énormément dans un combat face à un Butarien enragé armé d'un fusil Claymore. Alors que Brorok se lançait à sa poursuite avec un acolyte, Tricia offrit, volontairement ou non, une diversion qui permit à Liam d'attendre l'entrée.


Il entendit alors Brorok hurler « LIAAAAAAM MAUDIT HUMAIN J'AURAIS TA PEAU CONNARD ! » juste avant que Tricia ne lui ferme le clapet avec un bon coup de crosse à l'arrière du crâne. Liam se rendit donc à l'entrée du bâtiment où il trouva deux cadavres encore chauds : les pauvres n'avaient pas eu le temps de se défendre que les butariens les avaient tous les deux criblés de tirs mortels. Il ramassa alors les deux pistolets qui traînaient par terre aux côtés de leurs défunts propriétaire, puis fit volte-face pour évaluer la situation à l'intérieur. Les Butariens étaient vaincus, il n'avait donc aucune raison supplémentaire de rester là plus longtemps. C'est à ce moment que l'un des Omnitech d'un des butariens bippa, attirant son attention. Il se pencha donc sur le cadavre encore chaud et appuya sur le bouton de réponse.


« Chef, bon sang, allumez votre Omnitech ! Notre client s'est mis en route pour Intai'sei et sera là d'une minute à l'autre ! Ils ont débarqué avec leur vaisseau il y a une demi-heure, ils sont surement déjà sur place. Chef ? Chef ?! »


Le Butarien au bout du fil semblait paniqué, et Liam ne pu s'empêcher de répondre : « Brorok et ses collègues sont actuellement indisponibles, veuillez laisser un message et ils vous rappelleront dès qu'ils sortiront de prison. » sur une voix monotone, digne d'un standard téléphonique bien vieillot. Il lâcha ensuite le bras du butarien mort, laissant l'Omnitech s'éteindre puis regarda à nouveau une dernière fois à l'intérieur avant de décider de partir. C'est là que Natalia le mit en joue et lui somma de ne pas bouger.


« Pose tes armes, mets les mains sur la tête et retourne toi lentement !
-Ma grande, franchement, je crois pas que ce soit la meilleure des idées. Je viens d'intercepter une communication sur l'Omnitech de ce macchabée qui disait que d'autres gars allaient se pointer, et qu'ils n'étaient pas trop du genre amical non plus. Alors tu ferais mieux de retourner à l'intérieur soigner ton collègue et appeler un peu de renfort.
-Et pourquoi je te croirais ? Tu nous as menti, tu en sais beaucoup plus que ce que tu nous as dit. Ce butarien te connais trop bien pour et tu en sais vraiment trop pour n'avoir fait que fouiller dans son passé.
-Peut-être que j'ai menti, peut-être que je ne l'ai pas fait. Dans les deux cas, je n'ai aucun intérêt à m'opposer à vous dans un conflit direct. Je ne gagne rien à vous mentir en disant que d'autres vont venir.
-Tu y gagnes une échappatoire en or, espèce d'enflure ! Alors maintenant tu pose tes flingues et tu ramènes ta fraise par ici bien gentiment, compris ?
-Bon si tu insistes ... »


Liam déposa ses armes au sol, dans la plus extrême délicatesse, puis s'avança les mains sur la tête vers Natalia, qui le tenait toujours en joue. Lorsqu'il arriva à son niveau, il profita que Tricia l'appelait, détournant son regard omniscient une fraction de seconde, juste le temps qu'il fallu à Liam pour lui enfoncer son poing dans l'estomac. Sous l'effet de la surprise et de la douleur, Natalia lâcha son arme qui tomba au sol. Liam le poussa d'un violent coup de pied et ramassa le pistolet, prenant ensuite ses jambes à son cou. Il put entendre les deux agents pester au loin tandis qu'il s'éloignait. Il ne commit pas cependant l'erreur de se retourner pour voir si on le suivit, cette fois-ci, et se contenta de courir en regardant droit devant lui.


Il rejoignit très vite l'hôtel où il s'était installé pour la durée de son séjour, fonça dans sa chambre et rassembla toutes ses affaires. Heureusement pour lui, il avait eu la présence d'esprit de n'emporter qu'une simple besace, ce qui lui permit de sortir rapidement. Par mesure de sécurité, il décida de passer par la fenêtre, laissant la carte magnétique de la porte sur le lit encore défait, et une fois en bas, se rua vers le spatioport. Il montra à nouveau ses faux papiers aux douaniers, qui malgré son empressement le laissèrent passer, puis remonta à bord du Lightbringer et quitta Intai'sei. Décidément, il y aura eu de sacrées vagues, et elles auront causé un sacré remoud.




Dernière édition par Liam Harwick le Jeu 02 Oct 2014, 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intai'sei : Ne pas faire de vague   Jeu 02 Oct 2014, 00:48
Ne pas faire de vague
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▪ Date : Novembre 2197
▪ Classification : Normal / Violent
▪ Liam Harwick ▪ Tricia Pearson ▪
Tricia Pearson
Superviseur du Conseil
Intai'sei - du côté de Natalia et Xavier

Tricia avait vécu moult fusillades, mais c'était la première fois que des forcenés entraient dans un bâtiment de forces de l'ordre. D'habitude, s'ils voulaient s'en prendre à un témoin, ils attendaient qu'il soit transféré. Les trois agents du Conseil n'étaient pas préparé à un affrontement en règle, aussi, malgré la neutralisation des suspects, leur tribut s'élevait à deux blessés dont un blessé grave.

Le temps de reprendre ses esprits, elle vit Natalia qui se tenait le ventre, tordue par la douleur : le médigel avait atténuée la douleur de la blessure par balle mais, pour une raison encore inconnue de Tricia, Natalia avait été blessée autrement, un choc qui laissait Tricia perplexe. Elle glissa à l'oreille de Natalia de tenir bon, qu'elle allait voir l'état de Xavier. En se retournant, elle vit Xavier, ou plutôt ses jambes et accourut vers lui. Elle le vit en sang et lui appliqua aussitôt du médigel afin qu'il tienne le coup. Elle appela immédiatement les secours, et tint la main de Xavier pour ne pas qu'il meurt jusqu'à l'arrivée des secours. Ce n'est qu'à ce moment, sur une remarque des secouristes, qu'elle remarqua qu'elle saignait du bras. Le bilan, très lourd, fit qu'aussitôt la force de l'ordre locale boucla la rue.


Trois heures plus tard, Tricia avait été soignée. Elle alla alors voir Natalia, qui était la plus près : « Comment ça va ? »
« Ca peut aller. La blessure devrait guérir d'ici quelques jours, et je devrais pouvoir être de nouveau opérationnelle d'ici quelques semaines, voire un mois au maximum, d'après les docteurs. Et vous ? »
« Une blessure bénigne, comparé aux vôtres. Je m'inquiète surtout pour Xavier, il a pris une balle en plein cou... »
« On sait s'il va s'en sortir ? »
« Je ne le sais pas encore, je comptais voir le docteur en charge de l'opération juste après avoir pris de vos nouvelles.» fit-elle d'une voix douce, calme, un calme qu'intérieurement, elle était loin de ressentir. Au contraire, intérieurement, son sang bouillait d'impatience. La dernière fois qu'elle avait été à l'hosto et que cela avait été réellement grave, elle avait perdu une personne qui aurait été son fils. C'était une femme d'action, et rester à ne rien faire n'était donc pas facile...
« Vous avez été chic de ne pas nous renvoyer ... Alors que vous auriez dû. Je n'esquive pas mes responsabilités, vous savez... » répondit-elle à Tricia, d'une voix presque sombre.
« Quand je vois du potentiel disponible, je ne vois pas de raison de le gaspiller, Natalia. Je ferais un rapport complémentaire sur vous, vous avez tous deux du potentiel, si vous désirez poursuivre votre carrière. J'ignore si cela portera ses fruits en revanche. fit-elle, d'un ton plus grave, avant de reprendre doucement : « Maintenant, reposez-vous, vous en avez besoin. Vous aurez tout le temps de culpabiliser plus tard, surtout lors de l'enquête interne. »
« Merci... » fit-elle en voyant Tricia tourner les talons.

Tricia connaissait bien ça, les enquêtes internes. Elle en avait subie plusieurs, dans des conditions pas toujours très agréables. Comme quand elle était au SSC, justement. Le rapport complémentaire de Tricia ne sauverait peut-être pas leurs postes mais peut-être éviterait-il des problèmes ultérieurs, en revanche.

Le docteur fut catégorique : le pronostic vital de Xavier n'était pas en jeu. En revanche, celui des butariens l'était : la moitié au moins étaient entre la vie et la mort. Le reste écoperait d'une peine de prison plus ou moins importante et ceci dans des prisons pas forcément humaines, pour éviter tout... débordement intempestif. Il avait déjà été constaté de trouver un butarien mort dans sa cellule, dont l'auteur s'était révélé être un des gardien. La raison était vieille comme l'arrivée des humains dans la communauté galactique : la haine.

Elle passa rapidement au bâtiment de la fusillade et aida à trier les déchets. Elle retrouva la bouteille qu'avait bue le suspect et décida de lancer une recherche d'empreintes. Elle ne s'attendait pas à ce que la recherche aboutisse à un résultat à peine quelques minutes après. Elle se reprocha de n'avoir pas vérifié en premier lieu son identité... Quel enfoiré, il s'était bien joué de Tricia ! Maintenant elle se retrouvait toute seule pour gérer l'affaire... Elle retourna à son hôtel où elle put enfin se reposer après une journée très chargée. Mais au lieu de se lever le matin, elle se leva à vingt-trois heures : elle avait des criminels à attraper. « Pas de repos pour les braves » comme on disait.

Intai'sei - 23h45


Planète humaine, Tricia avait légalement le droit de demander une équipe aux forces locales, ce dont elle ne se priva pas. Elle avait une visite à rendre à quelques fraudeurs ! Le strip-club turien se faisait encercler par trois groupes de forces de l'ordre. Tricia, en retrait, dirigeait les opérations : elle avait une vision globale comme locale avec les micro-caméras implantées sur les casques des agents de l'ordre.

« Attention... L'opération débute dans 3... 2... 1... Go ! »
A ce signal, les trois groupes enfoncèrent simultanément les trois issues de sortie du club. Piégés, ils savaient qu'ils étaient faits comme des rats, alors ils n'avaient plus rien à perdre : ils défendaient chèrement leur peau, avec des mitraillettes Locust. Le strip-club devint, en quelques minutes, un champ de bataille : les assaillants étaient à dix contre un, niveau rapport de force, mais il n'empêche que les assiégés tenaient bon leur position. Les grenades et balles n'avaient pour l'instant touché grièvement personne, les armures et boucliers tenaient bon.

Les tirs pleuvaient, d'un côté comme de l'autre, et on pouvait à peine entendre les « Rendez-vous, vous êtes cernés » et les « Allez vous faire foutre sales keufs ! ». Les bouteille d'alcool volèrent en éclat et un des assiégé s'en servit alors pour les projeter sur ses agresseurs. Un tir suivit, une cartouche thermique rejoignit l'alcool ayant aspergé les forces de l'ordre et ce fut un policier qui brûlait vif, tandis que ses camarades essayaient d'éteindre le feu tout en conservant un tir nourris.

« TIR DE COUVERTURE » entendit Tricia, avant de sentir de puissantes salves destinées à couvrir le groupe 2 qui était en mauvaise posture. Les forcenés tenaient bon leur siège pour l'instant, jusqu'à ce que l'un d'eux mit deux policiers à terre en lançant une grenade, avant de se prendre une balle en pleine tête. Les autres ne lâchèrent leurs armes que quand ils furent à court de munition, et ne firent rien pour faciliter leur arrestation : bagarre, débattement, insultes, ils utilisèrent même les bouteilles d'alcool restantes comme instruments pour se défendre.

« Situation ?  »
« Agents Simmons et Briens à terre. Tangos maîtrisés, un tango à terre. Agent Idali grièvement blessée, demandons évacuation immédiate.  »
« Accordé. Statut de Simmons et Briens ?  » fit-elle, redoutant de connaître la réponse
« Delta Charlie Delta, Superviseur... » fit-il après avoir écouté le pouls des deux agents.

Tricia plissa les yeux avant de soupirer en se prenant la tête dans les mains. Delta Charlie Delta, le code alphabétique dont les initiales signifient DCD, ou, autrement dit, décédés. Décidément, ce n'était vraiment pas la journée des forces de l'ordre ...

La nuit fut longue, surtout pour Tricia, qui se chargea d'écouter les suspects, d'enregistrer leurs témoignages, puis de prévenir le procureur afin de donner des suites pénales aux contrevenants. L'enquête touchait à sa fin et les révélations allaient faire tomber un viticulteur terrien célèbre au niveau galactique, pour plusieurs charges dont faux témoignage, entrave à la justice, corruption, chantage... Une affaire qui allait faire du remous et qui, malheureusement, allait renforcer les clichés de corruption et malhonnêteté des hautes sphères... Mais cela n'était désormais plus le problème de Tricia : elle, elle se chargeait d'arrêter les méchants, d'observer diverses situations, voire parfois de se charger de transmettre un message du Conseil. Elle venait de sortir de son quadrimestre d'observation il y avait peu et elle devait théoriquement avoir un vaisseau. Mais, de diverses sources, dont Moryn, le Premier Superviseur, elle savait qu'une nouvelle classe de corvettes voyait le jour, au rythme d'une corvette tous les six mois. On lui avait proposé d'attendre quelques mois sans vaisseau, utilisant les transports en commun et, en échange, une fois la prochaine corvette prête, elle hériterait du commandement. Si cela lui avait été proposé, c'était par rapport à ses résultats et son CV, qui ne laissait pas de marbre. Toutefois, elle était loin de figurer en tête parmi les meilleur(e)s Superviseurs puisqu'il devait y avoir pas loin d'une centaine de Superviseurs en activité.

Tricia livra Jordan Heist au procureur en laissant un témoignage en sa faveur pour avoir aidé Tricia à coffrer les voyous et il purgea une peine de trois mois dont deux avec sursis avant de finir par être relâché.

Quand à Xavier et Natalia, l'enquête, malgré les éléments, les considéra comme coupable. Natalia fut renvoyée et Xavier rétrogradé. Les deux ne furent pas poursuivis au civil pénal grâce à l'intervention du rapport de Tricia. Natalia finit par rejoindre l'Alliance où elle obtint un CDD de deux ans afin de voir si son caractère de contestation d'autorité allait redevenir un problème, et Xavier finit par démissionner du SSC en début 2198. Dès lors que Tricia obtint son vaisseau, il tenta d'y avoir sa place mais, au lieu de cela, finit par servir d'indic dans des boulots sous couverture, où Tricia avait besoin d'avoir des yeux et des oreilles. Bien sûr, il s'agissait de métiers légaux, elle avait d'autres indics pour les activités illégales.

[Fin du RP]



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Intai'sei : Ne pas faire de vague

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