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 Ethan MacInlley

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MessageSujet: Ethan MacInlley   Ven 22 Aoû 2014, 21:28
Registre Galactique des espèces
Ethan / MacInlley

Informations primaires

Sexe : Masculin (j'ai failli répondre présent...)
Race : Humain
Âge : Officiellement 32, 30 en réalité
Faction : Alliance
Poste / Grade : Lieutenant (Commando Sentinelle) - agrément N6
Parenté : Orphelin
Situation maritale : Célibataire
Planète d'origine : Terre


Histoire


Le combat final
« - Non »

Ethan avait parlé à voix haute et claire. Il regardait le sergent Reese droit dans les yeux et continua :

« - On a pas le droit d’abandonner. Pas maintenant. Pas après tout ce qu’on a fait. Et tout ce qu’on a perdu. Et surtout pas avec tout ce qui est en jeu ! Le flanc gauche du commandant Shepard a cédé, il se bat à un contre cent. Si on s’enfuit… »
« - Il sera submergé… » Finit Bowers.
« - Il perdra toute chance d’atteindre le faisceau et d’en finir avec ces saloperies de moissonneurs. »
« - On va mourir gamin. » Répondit simplement Reese.

La réaction du jeune Ethan MacInlley ne surprit pas Bowers : il haussa les épaules. « Bon Dieu ! » songea ce dernier : « Quelle guerre peut pousser un gamin de 18 ans à faire la paix à l’idée de mourir ? »
Mais cette guerre n’avait rien de commune avec toutes celles que l’Humanité avait déjà connues, pas vrai ? « 18 ans ! Putain ! » et malgré tout le gamin avait encore assez d’idéalisme, d’espoir, de courage… Pour penser que son sacrifice servirait à quelque chose. Bowers ne pouvait s’empêcher de l’admirer. Depuis des mois que les moissonneurs avaient attaqué la terre, il avait vu MacInlley mourir un peu plus chaque jour. Depuis l’instant où il s’était présenté devant lui avec ces mots : « Je veux me battre. »
Et pourtant c’était loin d’être l’idéalisme qui avait poussé le garçon à entrer dans l’Alliance (« Entrer ? Forcer la porte oui ! ») : c’était la tristesse, et la colère qui allait avec. Une fureur, une haine et un désir de vengeance viscéral à l’encontre de ceux qui avait tué toute sa famille sous ces yeux.
Ce n’était encore qu’un enfant. Il n’avait pas sa place dans l’Alliance, pas dans ces conditions. Pas dans cette guerre. Mais qui l’avait en fin de compte ? Car même avec toutes ces émotions qui l’animaient, MacInlley n’était pas exempt de peur, de terreur. Bowers l’avait vu pendant son premier combat, se liquéfier littéralement sous l’assaut de l’ennemi. Incapable de bouger terrifié par la bataille. A souiller ses vêtements. Et au fils des jours, il se forçait malgré tout à continuer, à se battre, jusqu’à ce que la solution se présente à lui. La peur est une émotion forte. Mais la colère aussi. Et le gamin s’abîmait dans sa colère, commençant à prendre des risques insensés pour tuer le plus de zombies, de marauders, et autres horreurs dont nous gratifiait les moissonneurs. Et malgré tout, au milieu de tout ça, il avait encore assez de jugeote pour voir ce qui était réellement important.
Bowers s’avança au milieu du groupe et posa sa main sur l’épaule de MacInlley :

« - Le gamin a raison. » Il sortit son Avenger VIII, en éjecta la cartouche thermique avant de la remplacer et continua : « On doit tenir la position. Reese, Malcom, vous prenez le char qui reste et vous tirez sur tout ce qui bouge. Johnson, et Dwight, vous prenez de la hauteur, et pareil, vous allumez tout ce qui a une sale gueule. »
« - Je dois vous descendre tout de suite mon Lieutenant ? » répondit Dwight en souriant.
Bowers sourit en retour : « - Attendez que la bataille soit terminée au moins. » Il se tourna vers MacInlley : « gamin, tu restes avec moi sur le terrain. » Ce dernier hocha la tête. Au loin, le cri d’une furie se fit entendre. « On se presse ! Ils arrivent ! »
« - On va tous mourir. » conclut une dernière fois Reese.



La Victoire, la survie...

« Respirer… Respirer ! Respire putain ! » Mais c’est toujours difficile de respirer quand vos côtes ont perforées vos poumons, que ces derniers se remplissent lentement de sang, et qu’une brute écrase l’ensemble de votre corps, pas vrai ?
A gauche, le char de Reese et Malcom continuait de brûler. Ils avaient été les premiers à mourir durant le nouvel assaut des moissonneurs. Un Cycosaure avait atterri sur le toit d’un immeuble, lancé deux projectiles qui avaient fait exploser le char, et était reparti tranquillement sans être inquiété.
La bataille durait depuis quoi ? Trente secondes ? Deux heures ? Impossible à dire. Toujours est-il qu’au bout de ce laps de temps, Dwight fut tué par des Rachnis zombifiées. Peu après Johnson suivait.
Restaient MacInlley et Bowers. La bataille au sol fut ardue, chacun avait l’impression qu’il n’entendrait plus jamais autre chose que le bruit des tirs et des rafales. Le combat les avait séparés. Dans l’arène où ils évoluaient, ils se couvraient à distance l’un l’autre du mieux qu’ils pouvaient.
Jusqu’au moment où il s’envola, propulsé par la décharge biotique d’une furie. Au milieu de la fureur du combat, MacInlley entendit distinctement la nuque de Bowers se briser comme une brindille trop sèche. La tête de la furie explosa comme le bouchon d’une bouteille de champagne quand Ethan épaula son arme et lui tira dessus. Au moins le lieutenant était vengé.
Combien de temps dura encore ce combat solitaire ? Impossible à dire, une nouvelle fois. Il ne restait qu’une furie. MacInlley en avait tué des tas : c’était la fin de cet assaut. Il sourit en rechargeant son arme.
Un bruit. Derrière lui ! « Correction : une furie ET une brute ! » songea le jeune homme en tirant comme un fou furieux sur son agresseur. Une furie et une brute. Il y eut un choc sourd. La brute avait eu le temps de le charger avant de mourir. MacInlley fut pris en sandwich entre l’horreur des moissonneurs et un mur en béton armé. Une gerbe de sang sortie de sa bouche éclaboussa le sol en ruines.
La furie émit son cri une nouvelle fois. Ce n’était sans doute pas le cas, mais MacInlley le prit pour un cri de victoire. Non : il ne pouvait pas laisser passer ça. Juste à côté de lui, le choc avait fait tomber son lance-missiles portable… Juste à côté. Il ne pouvait plus bouger. Le torse écrasé par la brute, les jambes brisées, le bras gauche prisonnier des gravats qui s’étaient écroulés lors du choc. Juste sa tête et son bras droit marchaient encore. Un peu. Il était si faible : le simple fait de remuer provoquait un torrent de douleur. Il avait l’impression que sa main pesait des tonnes. Mais finalement, sa volonté, sa colère lui permirent de saisir l’arme :

« - Hé salope ! » Dit-il dans un gargouillement de sang.

La furie cria de nouveau, et s’approcha du soldat pour l’achever. Ce dernier avait saisi l’arme… Mais n’arrivait pas à la pointer sur son ennemi. Pas après pas, l’horreur asari se rapprochait… Pas après pas, MacInlley cherchait à lever le lance-missiles. Quand il finit par y arriver – au prix d’un effort surhumain – la furie n’était plus qu’à un mètre de lui. Elle arma son bras avec ses longues griffes. Mais il était trop tard pour achever le soldat. Ce dernier pressa la détente, presque à bout portant. La déflagration emporta la furie. Et la proximité de l’explosion déchira le bras de son armure, arrachant des lambeaux de chairs et la brûlant au troisième degré.
Son poing retomba lourdement sur le sol, accentuant la douleur. Mais dans son oreille sa radio crépitait : « Le commandant Shepard est passé ! Il est en route vers le faisceau ! »

« Ha. Passé ! » Il sombra dans l’inconscience, glissant doucement vers la mort.

-----

Il s’est passé du temps avant que des équipes de secours puissent se rendre sur les différents lieux de la bataille finale contre les moissonneurs. Déjà parce que des équipes de secours… Il n’y en avait pas. Les survivants eurent du mal à s’organiser : tout c’était focalisé sur le dernier assaut. Personne n’avait pensé à après. Le temps de constituer ces équipes (à commencer par trouver des volontaires ayant encore suffisamment de ressources pour affronter la suite…), de leur donner les moyens d’intervenir… Et bien ce temps fut fatal à un grand nombre de blessés qui répandaient leurs vies sur le sol glacé et ruiné de Londres. Autre source de problème : les moyens mis en œuvre. Malgré une flotte de combat gigantesque, une armada comme jamais la galaxie n’en eut connue, l’approvisionnement fût chaotique, pour le moins. Ainsi, un grand nombre des équipes de secours eurent à composer sans médigel, et quasiment sans matériel médical de base. Ce fut une autre raison de la mort de plusieurs survivants qui avaient réussi à tenir le temps que les secours arrivent. La dernière cause de mortalité était l’incompétence. N’est pas docteur qui veut. Et la majorité des équipes médicales étaient composées de personnes n’ayant ni les talents ni les connaissances nécessaires à l’exercice de cette pratique. Il est difficile d’estimer le nombre de blessés qui survécurent aux moissonneurs pour finir par mourir faute de soins corrects. La seule chose que l’on pourrait dire à ce sujet est que ce nombre fut trop important.
Et même pour les équipes de secours elles-mêmes, ce fut difficile. On se laisser facilement prendre au piège de penser que tout serait terminé une fois la bataille finie… Les volontaires avaient aussi participé à cette guerre et étaient eux-mêmes épuisés. La tension nerveuse infligea de gros dégâts dans leurs rangs, chose accentuée par les visions d’horreurs qu’ils affrontaient.

« - Bon sang… Quelle hécatombe. » Soupira Philips. Ils avaient gagné, il le savait. Et contrairement à bien des guerres que l’Humanité avait menées, celle-ci avait été incontournable. La diplomatie n’y avait jamais eu sa place. Les moissonneurs venaient pour les détruire. Il ne s’agissait ni d’une guerre de ressources, ni de religion, de frontières ou Dieu sait quoi d’autre encore. Alors pourquoi avait-il le sentiment que les soldats qui avaient donné leurs vies pour tenir le flanc gauche de Shepard avaient perdus ?

« - Morts ! » Cria Andersen sur le promontoire où se trouvaient Dwight et Johnson, «  tous les deux ! »

Philips fit signe qu’il avait compris. Il se tourna vers le seul infirmier de l’unité qui contrôlait le char :

« - Deux morts ici aussi » Dit ce dernier.

Simons vérifia les signes de vie de Bowers. Il secoua la tête en regardant Philips, puis s’orienta vers MacInlley. Le spectacle n’était vraiment pas beau. Il n’avait même pas besoin de vérifier son pouls. « Lui aussi. » dit-il à Philips qui s’approchait de lui.

Philips s’accroupit à côté de MacInlley : « Dieu tout puissant… C’était un gosse… Il venait à peine de sortir de ses couches… » C’est à cet instant que le cadavre s’anima brièvement. Crachant un liquide rouge saumâtre et épais qui atterri directement sur le visage de Philips. Ce dernier, surprit appela Simons :

« - Numéro Un ? »
« - J’écoute ? »
« - Ce putain d’enfoiré est encore vivant ! »

Aussitôt l’équipe de secours se précipita auprès de MacInlley.



Retour de l'Enfer, l'autre combat.

C’est toujours désagréable de sortir de l’inconscience. Ça l’est tout autant de sortir du coma. Surtout quand on y a plongé pendant une bataille. La perte des repères habituels (lieux où on se trouvait, position etc…) affolent grandement le patient.
MacInlley n’y fit pas exception. Le premier sens qui se mit à fonctionner quand il revint à lui fut l’ouïe. Un acouphène terrible se déclencha. Ces yeux étaient ouverts, mais toujours voilés de noir. Il les cligna sans résultats. Puis ce fut le tour du goût. Pour découvrir un tuyau en plastique enfoncé dans sa gorge. L’affolement monta d’un cran. Il sentit sa respiration s’accélérer alors que le toucher et la vue refaisaient surface. Il était attaché. Et le grand final fut la perception de la douleur. Son corps n’était qu’une plaie. Il ne pouvait pas crier, il ne pouvait pas bouger, il était littéralement prisonnier. Des gémissements étouffés montaient de sa gorge. Pas moyen d’utiliser ses pouvoirs biotiques. Malgré la douleur et les entraves, l’affolement le força à bouger son corps comme un forcené. Des voix venues de loin se mirent à lui parler. Elles cherchaient à l’apaiser, mais MacInlley ne comprenait pas.

« - Du calme, du calme ! Vous êtes à l’hôpital. Calmez-vous, tout va bien. Vous êtes vivant. (En temps normal, MacInlley aurait répondu « Je le vois bien andouille ! » Mais rien de tout ceci n’était très normal) Infirmière ! Je vais vous donner un sédatif, vous dormirez un peu, et ensuite… »

Et ensuite quoi ? La voix du médecin s’était perdue dans l’inconscience, l’infirmière avait administré une dose de sommeil, et le soldat s’endormit.

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Il y avait eu plusieurs phases de réveil/affolement avant que MacInlley ne puisse recouvrer totalement son sang-froid. Puis le docteur avait pu lui expliquer la situation : il était dans un hôpital de campagne à l’extérieur de Londres. Son coma avait duré quelques semaines. Toute son unité avait été décimée, il était le seul survivant. Ce qu’il avait pris pour des entraves étaient en fait un grand nombre d’attelles et de plâtres. Les cicatrices sur sa peau étaient particulièrement marquées, et ne disparaîtraient probablement jamais. Ses blessures étaient graves, et il lui faudrait plusieurs mois de rééducation, mais après ça, il pourrait reprendre une vie normale. Ne vous inquiétez pas l’Alliance traitera bien ses soldats. Et tout particulièrement ses héros.
Normal ? C’était quoi « normal » ? Tout ce qu’il avait retenu du speech du docteur c’était que son unité avait été décimée. Qu’il était le seul survivant. Qu’il était seul. Seul. Oui, ça résumait bien sa situation actuelle.
Il ne voulait pas. Cette guerre avait pris sa famille. Toute sa famille, décimée sous ses yeux lors de la première attaque des moissonneurs. Il avait réussi à fuir, à se mettre à l’abri. Il avait erré des jours durant, bu de l’eau croupie, mangé ce qu’il trouvait, avant de tomber sur des soldats de l’Alliance, et parmi eux Bowers. Et dans cet état lamentable, il s’était planté droit devant lui et avait lancé :

« - Je veux me battre. » Le temps qu’il avait passé à éviter les zombies et autres cannibales, il l’avait aussi passé à cultiver sa haine de l’envahisseur. Et c’était là l’occasion de leur rendre la monnaie de leur pièce.
« - On va t’amener dans un camp de réfugié. Tu pourras te reposer, te laver et manger un peu. » Répondit Bowers.
« - Je veux pas de tout ça. Je veux me battre. »
« - Sois sérieux fiston : tu as quel âge ? »
Et du haut de ses seize ans, MacInlley mentit effrontément : « J’ai dix-huit ans. »

Et Bowers réalisa qu’il ne pourrait rien faire pour dissuader l’homme qu’il avait en face de lui. Un gamin. Mais on grandit vite dans un environnement pareil. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était le prendre sous son aile. Et c’est ce qu’il fît.
Après quelque temps, et au milieu de tout ce bordel, l’Alliance avait fini par recruter de façon officielle MacInlley, devenu dès lors le « seconde classe MacInlley. » C’était la preuve de la toute-puissance de l’administration et de ses fonctionnaires : même au sein d’une guerre contre un ennemi surpuissant, quelqu’un avait réussi à lui faire passer des papiers de recrutement et à officialiser les choses. Après tout pourquoi pas ? Certaines rumeurs indiquaient bien que les convocations pour le camp N7 continuaient de partir.
Et il s’est battu. « J’ai commencé par me pisser dessus. Au sens propre. » Mais au fils du temps, Bowers lui avait appris tout ce qu’il savait. Et il s’était battu, encore et encore. Perdant des amis, des gens biens. Et au milieu de tout ça, lui avait survécu.

Non, il ne voulait pas. Mais une fois que le docteur fut parti, MacInlley pleura.

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« - Et pour les sacrifices, et les services rendus à l’Alliance, la Terre, et la Galaxie entière, j’ai l’honneur de vous décorer de la médaille de Terra, la plus haute distinction qui soit. »

Au bout du lit, l’Amiral Talbot sourit à MacInlley. Il déposa le cadre sur une table de la pièce.

« - Merci » murmura le jeune homme.

L’officier s’assit au bord du lit et demanda : « Maintenant dis-moi fiston… Comment ça va ? »
« - Ca va amiral. » Sans trop savoir pourquoi, MacInlley était à la fois gêné et énervé par la question.

Talbot réprima un soupir. Ce regard, ce désespoir, il les avait trop vus au cours de cette visite. Une tournée d’inspection, destinée à remonter le moral des troupes, et aussi à médaillé les héros. Et parmi eux, MacInlley faisait figure d’exception. A cause de sa jeunesse principalement.

« - Ecoute, je sais que ce genre de blessure ne se panse pas facilement. Une guerre comme ça… Ca marque les esprits. Ca brise des gens costauds… Et le temps n’aide pas toujours. Mais il faut t’accrocher ! N’abandonne pas ! »
« - Hmm » Fut tout ce que l’amiral put obtenir.

Cette fois il soupira pour de bon et se releva. Il n’avait rien à ajouter. Il se releva et s’apprêta à partir quand MacInlley l’interpella :

« - Amiral ? »
« - Oui ? »
« - C’était à Bowers et au reste de l’unité qu’il fallait remettre cette médaille. »
« - Ils ont tous été décoré… A titre posthume. Mais tu mérites cette décoration aussi. Le lieutenant Bowers était un héros, et il n’aurait pas voulu que tu te morfondes ou que tu te punisses comme tu le fais. »

Sans un mot de plus de la part de l’un ou de l’autre, Talbot quitta la chambre. Dehors il héla le docteur :

« - Concernant MacInlley ? »

Le médecin soupira. « Décidemment on soupire beaucoup en ce moment » songea l’amiral :

« - Blessures graves à l’abdomen, bras, jambes et côtés brisées, déplacement de vertèbres heureusement sans paralysie etc… Non le pire, c’est comme pour beaucoup d’autres soldats, il a vécu l’enfer, et ça a des conséquences : Stress post-traumatique articulé autour de cauchemars, dépression, repli sur soi, le tout accompagné de la culpabilité du survivant. Bref… Un bordel psychiatrique qui prendra des mois peut-être des années de thérapie. »

Talbot passa sa main sur son visage : « Bon… Faîtes ce qu’il faut pour remettre MacInlley et les autres sur pied. »
« - On fait notre possible amiral, mais même aujourd’hui, on a des problèmes d’approvisionnement, on connaît des pénuries de médicament, les fournitures les plus basiques manquent à l’appel. On fait de notre mieux, mais les conditions… »
« - Sont loin d’être idéales. Je sais. Je vais voir ce que je peux faire. »

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« - Le lieutenant Bowers était un héros, et il n’aurait pas voulu que tu te morfondes ou que tu te punisses comme tu le fais. »
La réflexion de l’amiral lui était restée en travers de la gorge. Qu’est-ce qu’il y connaissait le gradé ? Si ça tombe ses cicatrices à lui, il les avait eues en tombant d’un escalier ! Il était où pendant que lui était au sol en train de se battre et de voir ses compagnons se faire descendre et dévorer ?
La mâchoire de MacInlley se crispa malgré lui. Des larmes de colère lui montèrent aux yeux. Mais une petite voix au fond de lui murmura que Talbot avait raison. Bowers n’aurait pas voulu ça. Dwight, Johnson, Reese et Malcom non plus. On s’était battu pour avoir un avenir. C’est ce que disait le lieutenant. Il ne pouvait pas gâcher ça. Il n’avait pas le droit. Alors il se promit de ne plus pleurer. De ne plus jamais verser de larmes. De ne plus se morfondre. Il fallait continuer. Coûte que coûte.



Affronter ses Démons...

« - C’est normal de pleurer. Je vois bien que vous faîtes de votre mieux pour vous contrôler caporal. Mais parfois il faut savoir laisser aller. »

La psy asari plongea son regard bleu azur dans les yeux marrons de MacInlley. Après plusieurs mois de rééducation, celui-ci parvenait à se mouvoir à l’aide de béquilles. Bientôt d’après son kiné, il n’en aurait plus besoin.
Il avait décidé de continuer à servir l’Alliance. Après tout, c’est pas comme si il savait faire autre chose. Il était monté en grade, un peu. Et faisait principalement des corvées administratives le matin, et l’après-midi il s’occupait de sa rééducation. Le terrain c’était pas pour tout de suite. Les cauchemars s’estompaient peu à peu. Mais ils étaient encore là, présent à l’affût, MacInlley le sentait.

« - On a trop perdu pour que je m’attarde sur le passé. Il faut aller de l’avant. »
« - Il y a « aller de l’avant » et « la fuite en avant. » C’est ce que vous faîtes caporal. Vous voulez guérir, c’est bien. Mais ne brûlez pas les étapes. Vous pouvez vous donner le droit de faire une pause, le point. Allez à votre rythme. Vous avez insisté pour continuer à travailler malgré votre rééducation, ce n’est pas une bonne chose. »

Une boule naquit dans la gorge du soldat. Il fit de son mieux pour réprimer ses larmes. Comment diable faisait-elle ça ? Le perturber à ce point ? Il fît un effort sur lui-même, effort noté par la psy.

« - Il faut que je m’occupe l’esprit. »
« - C’est exactement ce que je vous reproche. Laissez-vous aller un peu. Je sais que vous voulez honorer les morts. Mais vous n’y arriverez pas de cette manière. Parfois il faut plus de courage pour arrêter la machine et se laisser aller, que pour continuer sa route. Reposez-vous. C’est mon conseil. »

Le lendemain, pour la première fois, il n’allât pas travailler. Pour la première fois depuis si longtemps, il pleura toute la matinée. Sans trop savoir pourquoi, ça le soulagea. Ce n’était pas bon de tout garder en soi. L’après-midi, il le consacra au repos et n’alla pas à la rééducation.

-----

Plusieurs mois ont passé. MacInlley avait trouvé un refuge dans la lecture et dans le cinéma. Les films avaient été salvateurs. Surtout les vieux : 12 Hommes en Colère, La Vie est Belle, la Saga Star Wars (oui les gars, en 2189, ce sont de vieux films !) etc… Ca lui plaisait. Ca le reposait, lui permettait de penser à autre chose. De clarifier son esprit.
C’est par un soir de Décembre 2189, alors qu’il regardait un « Nouvel Espoir » pour la centième fois au moins qu’il réalisa : Leia, Han et Luke étaient prisonniers du compacteur à ordure sur l’Etoile Noire. Les murs se rapprochaient, menaçant de les écraser quand le contrebandier lança : « Y’a une chose de sûre, c’est qu’on va tous maigrir un grand coup ! »
Evidemment il avait entendu cette réplique des centaines de fois. En Anglais, en Français au gré de ses envies. Mais cette fois c’était différent. C’était comme s’il l’entendait pour la première fois. Il rit. Il rit de bon cœur. « Vous êtes venus dans cette casserole ? Oh ! Vous êtes plus braves que je ne croyais ! » Et il rit encore. Et quand le film s’arrêta, il réalisa : le gros de l’épreuve était derrière lui. Il pouvait enfin recommencer à vivre.



...Encore et encore.

Douze ans ont passés. La carrière de MacInlley avait été florissante. Maintenant lieutenant, il était devenu un brillant officier, décoré et respecté. Une promotion devait arriver sous peu. Il avait réussi à intégrer le programme de la Villa N et venait tout juste d’avoir son agrément N6.
On peut trouver surprenant qu’un soldat avec un passé psychiatrique aussi lourd que celui de MacInlley puisse intégrer une formation tel que le glorieux programme N7. Deux raisons justifiaient son adhésion : la première est qu’il avait réussi à se relever malgré le traumatisme subi. Il était maintenant en pleine possession de ses moyens tant psychologiquement que physiquement ; et plusieurs évaluations l’avait confirmé. La seconde est qu’à la suite de la guerre, rares étaient les soldats qui n’avaient pas été traumatisés. Il fallait bien l’admettre le bagage de l’armée dans ce domaine avait été lourd, et pour continuer à survivre, le programme N7 avait dû assouplir quelque peu ses restrictions.

Le Kodiak volait à travers la plus grande ville de Terra Nova. Lui et son unité se préparait à intervenir. Beauchamp, ingénieur de son état, fourbissait ses armes. Montoya, improbable rousse à la forte carrure faisait de même. Quand elle releva la tête, elle vit son lieutenant, tranquillement allongé sur les banquettes du Kodiak, en train de lire :

« - Je le crois : il lit juste avant une mission ! »
« - Moi je le crois. » Répondit Beauchamp : « C’est quoi comme bouquin Lieutenant ? »
MacInlley releva la tête : « - Grandes Espérances. »
« - Et alors ? »
« - C’est pas ce que j’espérais. »

Il referma son livre en entendant le pilote annoncer leur arrivé dans dix minutes : « Récap ! » Le bouquin vola sur le siège passager à côté du chauffeur. Une vue holographique de l’immeuble où ils se rendaient apparu alors au milieu de la cabine :

« - Bien, on a affaire à des Butariens en colère. L’Hégémonie jure ses grands Dieux qu’ils n’ont rien à voir avec eux. Et le commandement a tendance à les croire. Ils se sont fait passer pour des marchands, ont investi le dernier étage d’un immeuble administratif, et pris des otages. Pour ce qu’on sait : sept anciens militaires, ils sont équipés, déterminés, et parfaitement organisés. Le commandement fait durer les négociations, mais l’équipe sur place est claire : les Butariens ne sont pas là pour faire la causette. C’est une mission suicide, ils veulent tout faire péter. Le but est d’attirer l’attention sur le rôle de la Terre quant à la destruction du relais Alpha, et le génocide Butarien. »
« - Pourquoi cette cible précisément ? »
« - Cet immeuble abrite des bureaux qui gèrent la colonisation sur Terra Nova. J’imagine que c’est symbolique. »
« - Et pourquoi c’est nous qu’on est sur cette mission ? »
« - Ray, va vraiment falloir faire un effort sur ton parlé… » Raymond Beauchamp haussa les épaules en souriant, MacInlley reprit : « Sérieux : ça te fatigue pas des fois ?... D’être toi je veux dire ? »
« - Ma grandeur et la personne exceptionnelle que je suis sont parfois une croix difficile à porter. » Son sourire s’élargit.
« - Moi aussi ça me fatiguerait d’être toi. » Répondit Montoya.
« - Bref ! » répondit Ethan avec emphase : « Pour répondre à ta question, ce sont les autorités locales qui ont demandé notre aide. Il se sentent un peu dépassé » Il mima des guillemets avec ses mains. « Et on ne peut pas vraiment leur en vouloir. Ces cons de Butariens sont décidés, mais aussi très professionnels. On sait qu’il y en a deux sur le toit, on va approcher par le sud, sur l’immeuble d’à côté – il masquera notre approche. Montoya, tu nous les snipes. Ensuite, Ray et moi, on investit le toit, à la tyrolienne, on le sécurise, et tu nous rejoins, compris ? »

La jeune femme opina du chef.

« - Ray, la porte pour entrer dans le building sera peut-être minée, ça m’étonnerait, mais on est jamais trop prudent. »
« - Je vérifie et désamorce le cas échéant. »
« - « Le cas échéant » ?! Wow ! Tu t’es bien amélioré en trois minutes. » Beauchamp sourit, mais n’eut pas le temps de répondre : « A l’intérieur ça se complique : les autorités locales nous ont annoncé sept terroristes. Avec les deux du toit ça n’en fera plus que cinq, MAIS ! On est jamais sûr, soyez prudent. » Les deux soldats acquiescèrent. « - On comptabilise quatorze otages en tout et pour tout, enfermés dans cette salle de réunion. » Il pointa du doigt un carré clignotant sur le plan : « Sûrement gardés. Malheureusement, ils sont notre priorité numéro deux. La première, Ray est pour toi : on sait grâce aux enquêteurs au sol qu’ils ont deux bombes. Cette info est confirmée, tu dois les désamorcer. »
« - Pourquoi ils n’ont pas déjà tout fait péter ? »
« - Je leur demanderai quand je les verrais. Mais à priori les négociateurs font de leur mieux pour gagner du temps, et les terroristes veulent des journalistes pour filmer leurs exploits, du coup… »
« - Du coup on fait traîner les journalistes pour gagner du temps. »
« - Voilà : tu vois Ray ? Montoya a parfaitement compris elle. Elle fait marcher sa cervelle… »
« - Laissez tomber mon Lieutenant : il est pas équipé pour ça. »
« - Bref, on va trouver les bombes, t’y escorter, tu les désamorces, et ensuite on s’occupe des otages. »
« - On les laisse poireauter le temps qu’on s’occupe des explosifs ? » répondit Montoya un peu scandalisée. »
« - Disons que si ça pète, on aura plus à s’inquiéter d’eux. Je pense que s’ils savaient, ils seraient d’accord pour poireauter un peu. Tu devrais faire marcher ton équipement Montoya ! » S’amusa Ray en tapotant le sommet de son crâne.
« - Hé ! »
« - C’est bon, on se calme tous les deux. Ray, le poste de sécurité est au dernier étage. C’est là qu’on ira pour que tu remettes les caméras de sécurité en route, ensuite je veux que tu transfères les images sur nos omnitechs. C’est comme ça qu’on trouvera les bombes et qu’on pourra avoir un décompte définitif de nos copains Butariens. A ce sujet, il va falloir la jouer ninja le temps d’atteindre le poste de sécurité : ils ont peut-être juste coupé le flux vidéo vers l’extérieur. Il pourrait s’en servir pour garder un œil sur leur terrain. J’espère que vous avez bien mémorisé les emplacements des caméras ? »
« - Oui chef ! » Répondirent les deux soldats en chœur.
« - Bien, j’aime qu’on me parle comme ça ! »

Le briefing terminé, ils passèrent à l’action. Montoya exécuta un tir parfait. Le premier Butarien s’écroula sans qu’il ait eut une chance de faire quoique ce soit. Le second fit un mouvement en direction de son omnitech, mais c’était sous-estimer le talent de la tireuse. Il s’effondra au sol avant d’avoir pu donner l’alerte.
Rapidement ils descendirent en tyrolienne sur le toit précédemment occupé. MacInlley et Beauchamp le sécurisèrent, sous la couverture de Montoya sur l’immeuble voisin. Puis, elle les rejoignit le temps que l’ingénieur jette un œil à la porte : « Pas de mine, on peut y aller. »

Ils investirent l’escalier, évitèrent les caméras, et trouvèrent facilement le PC sécurité. Un Butarien en gardait la porte, grillant négligemment une clope. Pour l’occasion, MacInlley avait troqué son Phalanx contre un M11 équipé d’un silencieux, et avait obligé son unité à faire de même. Pour une opé de ce genre, il préférait la discrétion : la vie des otages était en jeu. Le chuintement métallique de l’arme fut encore moins bruyant que le corps de l’alien s’écroulant au sol. L’équipe investit le poste de sécurité, tuant un autre terroriste installé devant les écrans au passage.

« - Ray : au boulot. Montoya, porte le corps du garde ici, et contrôle les omnitechs. »

Chacun s’exécuta. Ray parvint à installer une boucle vidéo qui était envoyé sur les omnitechs des terroristes, pendant que eux recevraient les images en direct : « Ca nous laisse peu de temps avant qu’ils ne s’en rendent compte, mais on pourra bouger plus librement. »

« - Plus que trois hostiles et deux bombes. Localise-les. Vérifie les otages aussi. »
« - Je suis dessus. »
« - Montoya ? »
« - Ils nous ont pas vu venir… Ils n’ont pas donné l’alerte. Mais on a un problème : j’ai l’historique de leurs communications. Leur chef fait un check radio de ses troupes toutes les trente minutes (ce qui m’a permis de confirmer qu’ils sont bien sept, soit-dit en passant)…
« - Merde… De quand date leur dernier check ? »
« - Vingt minutes tout rond mon Lieutenant. »
« - Espérons qu’il ait pas l’idée de faire ça en avance. »
« - J’ai trouvé les bombes, et localisé les ennemis. Et je sais pourquoi ils ne les ont pas encore fait péter. » Intervint Beauchamp : « Ces petits génies ont pris du matériel militaire de qualité, je dois l’admettre, mais c’était plus facile à transporter en pièces détachées… Ils ont fini d’en monter une. Elle est sans surveillance. On a deux hostiles en train de garder les otages et le dernier en train de bricoler la deuxième bombe. Je comprends vraiment pas l’intérêt de les placer au dernier étage, dans les fondations ça aurait été nettement plus efficace… »
« - Leur plan a peut-être dérapé, ils n’y ont peut-être pas pensé, etc… On a pas le temps d’y réfléchir. Montoya, tu pars t’occuper d’empêcher notre pote Butarien de finir ses lego, Beauchamp, tu désamorces l’autre, moi je m’occupe des otages. »
« - Attendez mon Lieutenant : j’ai besoin d’un coup de main pour désamorcer la bombe. Il faut qu’on soit deux. »
« - Montoya : tu le rejoindras dès que tu as fini. Décompte ? »
« - Il nous reste un peu plus de sept minutes. »

L’équipe se sépara. Sur son omnitech, MacInlley surveillait les terroristes. Il gagna rapidement la salle de réunion. La caméra de sécurité ne donnait malheureusement pas directement sur cette dernière. Le dispositif était placé dans le couloir, et ne permettait de filmer l’intérieur que grâce au fait que les murs de la salle ne montaient pas jusqu’au plafond : entre vingt et trente centimètres depuis le plafond était constitué de vitres.
L’officier arma son M11, la radio crépita : « cinquième hostile à terre. Bombe inerte. » Montoya avait fait du bon travail. Trois minutes avant le prochain check, MacInlley attendit patiemment, l’œil rivé sur son omnitech pour surveiller les deux derniers terroristes. Le temps s’écoula lentement. La tension avait monté d’un cran. Puis, l’un des Butariens porta son omnitech au niveau de son visage, tentant de contacter son équipe. C’était le moment que MacInlley attendait.
Le terroriste rejoignit son complice, probablement pour lui dire qu’il y avait un problème. Il avait à peine formulé sa première phrase que la porte s’ouvrit, laissant place à un commando de l’Alliance. Le premier ne comprit même pas ce qui se passait. Un projectile perfora sa boîte crânienne et il s’écroula au sol. Le second voulut saisir son arme, mais ça n’en dépassa jamais l’intention. Il rejoignit son compagnon au sol. Dans la salle, les otages restèrent muets de surprise.

« - Je suis de l’Alliance, on vient vous libérer. Il y a des blessés ? »

La stupeur empêcha les gens présents de répondre : « Il y a des blessés ? » répéta MacInlley
« - Non » finit par répondre l’un d’eux : « mais on les a entendu parler de bombes… »
« - Mon équipe s’en occupe, je vais vous escorter jusqu’aux escaliers et… »

Beauchamp le contacta alors par radio : « Mon lieutenant, on a un problème. »

Ethan fit signe aux ex-otages de se lever et de se mettre en route pendant qu’il répondit à son subordonné :

« - Quoi ? »
« - J’ai touché quelque chose, une minuterie s’est mise en route, on a trois minutes… »
« - Putain… » grinça l’officier. Il coupa la communication et lança aux otages : « Au pas de course ! Go go go ! » Ces derniers s’exécutèrent, MacInlley ferma la marche et prit contact avec les autorités locales : « Terroristes au sol, je répète les terroristes sont au sol, j’escorte les otages via l’escalier Est (le plus éloigné possible de la bombe) pour prise en charge… » Il laissa le groupe prendre un peu d’avance : « Une des bombes s’est mise en route, nous comptabilisons deux minutes trente avant explosion, mon ingénieur tente de la déminer. » Il coupa la communication et cria aux otages : « Aller ! On se presse ! »

Le groupe parvint à descendre à l’étage inférieur, là les locaux les firent se hâter. MacInlley resta et reprit contact avec son équipe : « Ray les otages sont en cours d’évacuation, combien de temps avant explosion ? »
« - Un peu moins d’une minute… »
« - Dégagez de là ! Prends Montoya et barrez-vous ! »
« - On sera pris dans l’explosion avant qu’on soit à l’abris. La seule solution c’est de désarmer cet engin. »

MacInlley se mit à courir vers le lieu du dispositif :

« - Tu peux le faire ? »
« - Pas en si peu de temps. Désolé mon Lieutenant. J’ai été content de servir avec vous. »
« - Pour moi aussi. » Compléta Montoya.
« - Bon sang ! Mettez-vous à l’abri ! C’est un ORDRE ! »

Il avait à peine finit sa phrase que la bombe explosait. La déflagration amputa l’immeuble de la moitié de ses trois derniers étages. MacInlley fut soufflé par le dispositif.

-----

Les résultats de l’enquête avait été concluante. Le chef Butarien que MacInlley avait éliminé portait un détecteur de signes vitaux sur lui. Dès qu’il avait réceptionné un projectile avec sa tête, la minuterie avait été enclenchée. Une précaution supplémentaire soigneusement dissimulée au cas où un commando entrerait en action.

« - Tu n’avais pas « touché quelque chose » Ray… C’est moi qui ai commis une erreur. » songea MacInlley grave.

Le Lieutenant n’avait aucun moyen de connaître ce détail et avait agi correctement. Les otages avaient été sauvé, certain avaient reçu des blessures légères dans l’explosion (plus dues à la bousculade qui résultat de l’affolement que par la déflagration elle-même). En conséquence de quoi, le Lieutenant Ethan MacInlley ne fût pas d’avantage inquiété. Il était autorisé à reprendre son poste. Les soldats Beauchamp et Montoya seraient décorés à titre posthume, comme c’était le cas dans ce genre de situation.

MacInlley rédigea lui-même les lettres annonçant la nouvelle aux familles. Il détesta ça. Il s’en voulait terriblement de n’avoir pas pu sauver ses troupes. Ses amis. Et la nuit venue, il refit un cauchemar qu’il n’avait pas fait depuis longtemps. La furie qui avait failli l’achever à Londres revenait hanter son sommeil.
Réveillé en sueur, MacInlley ironisa : et bien ce n’est pas l’asari que je préfère pour me réveiller au milieu de la nuit. De vieux démons venaient lui rendre visite, et il ne savait pas s’il parviendrait à s’en défaire cette fois-ci. S’il parviendrait à se relever.
Mais comme toujours, il continuerait à essayer. A lutter contre lui-même, à honorer les morts, et à se battre pour les vivants.


Apparence

MacInlley mesure un peu moins d'un mètre quatre-vingt. Il est le résultat d’années d’entrainement, tant dans les marines de l’Alliance que dans la Villa N. Il est donc très musclé, endurant, son corps est particulièrement scarifié : il reflète un peu son propre état mental, à savoir cicatrisé, mais toujours présent.
Il porte l’uniforme de l’Alliance avec une certaine fierté. Il est châtain, porte un VanDick (un bouc avec une moustache pour ceux qui ne connaissent pas) Une cicatrice à la lèvre et au sourcil gauche sont apparus suite à sa dernière opération. Il reste avenant quoiqu’il ne soit pas spécialement beau ni même moche. On va dire qu’il est un peu au-delà de « quelconque » ^^ Il a des yeux marrons, un visage carré, et les cheveux coupés court.


Caractère

MacInlley est un soldat, il a passé sa vie dans l’armée. Il s’est engagé, d’abord par besoin de revanche, comme un exutoire à sa tragédie première. Aujourd’hui l’armée est sa seule famille. Il a été particulièrement marqué par la vie, mais il essaie de vivre en laissant le passé derrière lui. « On s’est battu pour avoir un avenir, maintenant qu’on l’a, il faut en profiter » est plus ou moins sa façon de voir les choses. Néanmoins il doit encore composer avec ses vieux démons qui refont parfois surface.
En dehors de ça, il est un bon compagnon, méthodique en tant que militaire, agréable et drôle en tant qu’être humain. Il est digne de confiance. En bref il serait à rapprocher du Shepard de Mindoir et la mission d’Akuze, (il a particulièrement dégusté…) avec une orientation conciliante. La seule différence fondamentale avec ce Shepard serait qu’il a un peu plus de mal à gérer son passif.
Il a un goût prononcé pour les vieux films de la fin du XXème siècle début XXIème et y fait fréquemment allusion.


Compléments

Signe(s) distinctif(s) : Son corps est couvert de cicatrice. Son visage est marqué à la lèvre et au sourcil droit.
Relations avec les autres : RAS
Des liens prédéfinis ? RAS


Hors Personnage

Célébrité sur l'avatar (seulement si besoin) : Aucune idée !
Comment avez-vous connu le forum ? Via le profil Facebook de Mass Effect France
Est-ce un double compte ?
Des remarques ? J'ai un peu faim...





Dernière édition par Ethan MacInlley le Sam 23 Aoû 2014, 00:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Ven 22 Aoû 2014, 21:33
Alors petit double post, désolé !  Batteman 

Juste pour dire "bonjour à tous" déjà  Flower  J'ai pas trouvé le topic de bienvenue alors je me permets de le faire ici.
Aussi pour dire que si vous trouvez mon BG trop long je serais ravi de vous en faire un résumé, quoique j'en suis pas totalement satisfait. L'idée était de jouer un soldat qui avait pris cher (un peu façon Rambo dans le premier film, ou O'Neill dans Stargate ^^) parce que j'avais envie de voir comment pourrait se relever un personnage comme ça. J'apporterai peut être des compléments mineurs à mon BG plus tard, mais là on peut le considérer comme terminé.
Il y a peut être des fôte : je me suis relu, mais il y en a toujours qui arrivent à m'échapper, n'hésitez pas à me le dire, je corrigerais.

Voili voilou !  Gène  (Ils sont sympa les smileys ici !  Brille Redman )

Une dernière chose, il y a deux clin d'oeil (à part les références évidentes à Star Wars) qui se sont glissés dans mon BG, si vous les trouvez, vous gagnez toute ma considération !  Pfff 
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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 00:03
Bonjour et bienvenue à toi.

Alors je commence mal : j'avoue ne pas avoir vu de références particulières dans ton BG. Désolé.


Ensuite, passons aux choses sérieuses.

...

Ben en fait j'ai rien de particulier à dire. Juste une petite remarque comme quoi c'est le flanc gauche de Shepard qui s'écroule, pas le droit.

Après... Peut-être que tu peux révéler ton âge après la guerre, je pense pas que quiconque vienne se plaindre. Surtout si tu le dévoile quelques années après quand tu as bien fait tes preuves.

Si, peut-être une chose. L'amiral Hackett à peut-être d'autres choses à faire que d'aller visiter les hôpitaux après la guerre. D'autres amiraux ont peut-être le temps, mais pour Hackett j'ai des doutes.

Et puis... Peut-être cette histoire de manque de compétences en médecine après la fin de la guerre. Je doute qu'il y ait pas des médecins de disponibles.


Au final c'est peu, et vraiment histoire de chipoter. Mais ta présentation est très bien.


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que quelqu'un dit "avec tout le respect que je vous dois", j'entends "ta gueule" ?


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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 00:21
Adrien Annaz a écrit:
Bonjour et bienvenue à toi.
Merci !

Adrien Annaz a écrit:
Alors je commence mal : j'avoue ne pas avoir vu de références particulières dans ton BG. Désolé.
Je les ai peut être trop bien planquées...


Adrien Annaz a écrit:
Ben en fait j'ai rien de particulier à dire. Juste une petite remarque comme quoi c'est le flanc gauche de Shepard qui s'écroule, pas le droit.
Ha oui tiens, my bad, pourtant je devrais le savoir ^^ Edité !

Adrien Annaz a écrit:
Après... Peut-être que tu peux révéler ton âge après la guerre, je pense pas que quiconque vienne se plaindre. Surtout si tu le dévoile quelques années après quand tu as bien fait tes preuves.
Ouais c'est pas faux, en même temps au bout d'un moment ça devient anecdotique : l'important à la base c'est qu'il puisse s'engager. Je le vois pas attendre le bon moment pour révéler son âge, pour lui à ce niveau c'est devenu un point de détail.

Adrien Annaz a écrit:
Si, peut-être une chose. L'amiral Hackett à peut-être d'autres choses à faire que d'aller visiter les hôpitaux après la guerre. D'autres amiraux ont peut-être le temps, mais pour Hackett j'ai des doutes.
Heu... C'est pas faux ?... Noté et édité par "Talbot".

Adrien Annaz a écrit:
Et puis... Peut-être cette histoire de manque de compétences en médecine après la fin de la guerre. Je doute qu'il y ait pas des médecins de disponibles.
En fait je table plus sur un léger problème d'organisation des secours à la fin de la bataille. Mais effectivement ça pourrait être mieux expliqué, je vais voir comment corriger ça.


Adrien Annaz a écrit:
Au final c'est peu, et vraiment histoire de chipoter. Mais ta présentation est très bien.
Arigato !
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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 00:23
Bienvenue, race inférieure Trollface
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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 00:31
Magnus Naktar a écrit:
Bienvenue, race inférieure Trollface
Watching you

Merci !  Redman 
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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 00:39
Karl Urban pour la célébrité Wink Et ton avatar actuel est tiré du film Doom, si je ne me trompe pas.

Sinon, bien que je te l'ai déjà dit par MP, bienvenue Héhé


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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 00:51
Bienvenue sur le forum.

Afin de trouver une première mission, si tu n'en à pas encore, tu peux poster un sujet ici ( http://www.masseffect-reborn.fr/f49-recherche-de-rp ). Autrement, tu peux contacter un autre joueur en attente au même endroit, dans son topic dédié.

Le résumé des missions passées de la trame du forum est ici ( http://www.masseffect-reborn.fr/t2548-le-contexte-de-mass-effect-reborn#chap5 ).

Voilà, c'est tout ce que tu as à savoir pour l'instant. N'hésite pas à me contacter si tu as des questions.


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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 01:24
Un N6? Hmm.. Distrayant Trollface


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MessageSujet: Re: Ethan MacInlley   Sam 23 Aoû 2014, 10:34
Merci à tous !
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Ethan MacInlley

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